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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-12-27, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 _ - « f KATIA GAGNON collaboration spéciale - LW écriture acquiert sa noblesse dans les livres, mais dans la vie, les auteurs ne sont pas les seuls à vivre de leur plume.La littérature est aussi le pain quotidien de moult illustres inconnus, qui apprivoisent timidement I écriture par le biais d'un livre qui pourrait passer incognito sur une table de cuisine: leur journal intime.Pour vivre, eux aussi ont besoin des mots, comptent sur les phrases.La différence, c'est que leurs écrits ne concernent qu'eux.Impossible, donc, de savoir combien ils sont, ces littérateurs du dimanche.Bien qu'ils aient tendance à peu exhiber ce journal qui recèle toute leur vie intime (certains veulent qu'on le brûle à leur mort) quatre écrivains-amateurs ont bien voulu nous faire partager leur passion pour ce petit livre dans lequel ils griffonnent presque à chaque jour.Celte pulsion de l'écriture, ils l'ont ressentie plus ou moins tardivement, mais tous pour un même motif: se comprendre.«Mon journal, c'est un peu comme un miroir ou je vois mon âme», explique Rodrigo Gonzalez, un auteur de contes et de pièces de théâtre pour enfants.C'est l'écriture comme thérapie, comme déversement du trop-plein d'émotions.«Lorsque j'écris, c'est pour me vider l'âme», ajoute Rodrigo.« La vie, pour moi, c'est un grand apprentissage.|e suis là pour en comprendre le maximum.C'est en écrivant que je le fais», dit Diane Picard, qui tient un journal depuis près de 20 ans.Durant notre conversation, les cahiers où s'étale toute sa vie s'élèvent en une pile impressionnante sur la table du salon.«Le rapport à l'intimité, c'est quelque chose qui se perd, aujourd'hui.Si tu n'es pas capable de vivre l'intimité avec toi-même, tu ne seras jamais capable d'en vivre avec quelqu'un d'autre ».La force du journal intime, c'est l'entière liberté qu'il procure.Aucune règle ne le régit, sinon celle de la sincérité.L'écriture du journal reflète cette entière liberté.Certains écrivent comme ils parlent, d'autre empruntent la forme poétique, collectionnent les photos, les articles de journaux, «le me sens totalement libre lorsque j'écris.C'est l'émotion à l'état pur, sans censure, sans contrôle», dit Rodrigo.La forme du journal donne souvent une image très fidèle de la personnalité de l'auteur.Chantai Cance, par exemple, a complètement réinventé le concept du journal pour l'adapter à son naturel expansif.Dans le petit livre qu'elle appelle son «journal de couple».Chantai consigne tout depuis ses 20 ans de mariage: émotions, faits, explications.Dans un autre elle a noté tout ce qui concerne ses deux filles.De leur naissance à l'âge de 14 ans, elle leur a adressé de longues lettres quotidiennes.SUITE À LA PAGE B-4 2 LU 5 t i ES S 0 VOUS OFFRE DE RABAIS SUR UN BILLET CENTREE POUR ADULTE AU SALON INTERNATIONAL DE L'AUTO DE MONTREAL AVEC UN PLEIN MINIMUM DE 25 LITRES / ' LE SALON INTERNATIONAL DE L'AUTO DE MONTRÉAL AU STADE OLYMPIQUE DU 14 AU 24 JANVIER 1993 BONS-RABAIS DISPONIBLES EN QUANTITÉ LIMITEE Uno ,nv,Ll,,on dc CHEZ LES DETAILLANTS ESSO PARTICIPANTS B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 Opinions l A votre tour fi Mathieu Rainviile Être jeune adulte ou pourquoi je passe mon temps au café étudiant MATHIEU RAINVILLE L'auteur est étudiant en sciences pures au cégep foliette-Lanaudiè-re.ous pourrions pratiquement résumer la fin de l'adolescence comme étant une multitude de contrastes venant nous balayer l'esprit, une légère symphonie se terminant dans un finale grandiose où tous les instruments se confondent; comme être dans un «dancing bar» à une heure du matin regardant fixement les éclairages de la piste de danse.En fait, avez-vous remarqué comment nous pouvons faire face à des choix où les options sont contradictoires.Par exemple, la société demande aux jeunes d'être sensibles et émotifs tout en ayant une bonne culture personnelle; par contre, du point de vue scolaire et professionnel, elle leur demande d'être les meilleurs et sans pitié face aux autres: la loi de la jungle.D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que l'on affirme vivre dans un monde de fous, une vraie jungle.Aussi, la société nous incite à être parfaits dans tout et à nous acquitter de nos tâches le plus rapidement et le plus efficacement possible, sans toujours savoir pourquoi ou comment, sans poser de questions.Plus c'est vite, propre et sans bavure, mieux c'est! Finalement, la société (encore elle) reproche aux jeunes d'être de moins en moins sensibles à la valeur de l'éducation ; mais le gouvernement augmente de plus en plus le nombre d'étudiants par classe et gonfle les programmes tout en réduisant le nombre d'heures de cours.En bout de ligne, l'étudiant se retrouve avec un enseignement très «concentré» et «indigeste» ne stimulant pas énormément sa curiosité.Allons, ne soyons pas si pessimiste et regardons ensemble quelques faits troublants.Émotion contre profession La société nous demande d'avoir un visage à double face: souriez à vos proches et mordez celui qui a une moyenne plus élevée que la vôtre! Mais comment voulez-vous qu'un jeune se cherchant justement une identité puisse commencer à jouer avec les sentiments d'une telle façon?11 faut cependant remarquer que tout n'est pas si simple: les jeunes qui réussissent à l'école ne sont pas tous nécessairement des tueurs sans émotions et les cancres des sentimentaux.Plus souvent qu'autrement, nous avons a faire face à une ambivalance idéologique du genre essai-erreur où à un certain moment, le jeune trouve un équilibre ou tombe fatalement dans un excès «sentimental» ou «professionnel ».Efficacité contre compréhension Ensuite, il y a l'aspect du « fast-food » sociologique où tout, je dit bien tout, nous pousse à agir rapidement et/ou proprement: les ordinateurs, de plus en plus puissants et rapides, dépassent les besoins réels; les « soaps » télévisés nous font, supposément, passer par toute la gamme des émotions, quotidiennement, en vingt minutes; les calculatrices scientifiques facilitent les calculs mais compliquent la compréhension du calcul effectué; et il y a aussi les micro-ondes, les jeux vidéo, la musique « dance », les accessoires de cuisine, etc.Tout cela peut potentiellement être efficace ou divertissant mais seulement dans certains cas spécifiques.Au bout du compte, nous rendent-ils meilleurs ou plus heureux?Améliorent-ils notre qualité de vie ou nous rendent-ils tout simplement (et a notre insu) plus stupides et dépendants?|c n'ai rien contre cette évolution sauf que la population devrait être mieux renseignée.Pour en revenir au cas plus spécifique du jeune adulte, il doit donc choisir entre un moyen efficace de résoudre un problème donné ou une méthode plus longue mais potentiellement plus enrichissante.Souvent le choix n'est même pas présent et il opte pour la première solution.Par exemple, un dimanche soir pluvieux où il n'a rien à faire, le jeune adulte classique a le choix entre: a) aller se louer un bon film pas trop compliqué ou b) lire un bon roman.Comme vous l'aurez deviné, le jeune adulte moyen choisira plus souvent qu'autrement la première option.Encore là, je n'ai rien contre ce choix.Cependant, le danger se situe dans la fréquence du choix.Opter pour (a) quatre fois par semaine peut vider un individu de tout esprit critique.Un jour il tombera sur un film ayant vraiment un contenu intéressant et il ratera le message car sa culture ne sera pas assez vaste pour l'accueillir.Opter pour la facilité amène un individu à limiter son champ de connaissances et par le fait même à restreindre sa capacité de communiquer et d'exprimer ses intentions.En fait la culture nous donne accès à la vraie liberté.l'aimerais seulement pour terminer sur ce point guider votre attention sur un paradoxe assez amusant: la société accuse les jeunes de ne pas être cultivés mais elle ne leur offre pas de supports intéressants pour les stimuler.Les jeunes sont seulement encouragés à consommer et encore consommer.sans rien digérer.Indifférence contre curiosité Il est évident que notre système d'éducation n'est pas parfait.Le nombre d'heures de cours est assez faible comparativement à la matière à assimiler.Cependant, je ne crois pas que le principal problème se situe dans l'aspect structural des programmes d'enseignement mais plutôt dans la façon de communiquer la matière.Les étudiants ne s'intéressent pas à l'école parce qu'ils n'ont pas été formés jeunes à s'y intéresser.Leurs parents et professeurs ne leur ont pas appris à être curieux.Cet apprentissage doit débuter à l'intérieur de la famille dès le plus jeune âge et être cultivé tout au long de la vie.Au niveau secondaire l'effort de l'enseignement doit redoubler car l'élève commence sa crise d'adolescence et son attention est détournée.Je crois qu'une des plus grandes faiblesses de notre système d éducation se situe au niveau secondaire ou dans beaucoup d'écoles l'élève est laissé à lui-même lorsqu'il est justement à une phase importante de son développement intellectuel.À cet âge l'adolescent apprend à structurer ses idées et ses émotions.Si sa curiosité n'est pas stimulée par son entourage immédiat, il risque de s'accrocher à des idéologies superficielles qui pallieront son besoin d'identification immédiat.Finalement, le règne de I'lgnorano: Bref, je me permets de ramener les trois principales constatations en une seule plus générale: la société actuelle étouffe la curiosité et la créativité des gens (particulièrement des jeunes), car elle semble en avoir peur.|e comprends qu'un minimum de structures doivent être respectées pour que chacun ait sa place au soleil, mais ici nous ne parlons plus de soleil, nous parlons d'ombre: l'ombre de l'ignorance, du superficiel et du nivellement par le bas.Par exemple, les directions d'école facilitent les programmes pour que le taux de réussite augmente.C'est grave! Ce n'est plus les étudiants qui doivent s'ajuster aux difficultés de la matière mais l'inverse: la matière à l'ignorance des étudiants.Il y a de quoi s'interroger sur notre élite québécoise, surtout en ces temps où l'on ne cesse de parler de «qualité totale».\u2022 » 4 -f- La boîte aux lettres // ne faut pas cacher la réalité D'avoir pourfendu cette initiative par l'absurde et par l'ironie, fait ressortir de façon encore plus palpable l'irres- MAf.Veillcux et Watson.¦ Juste un mot pour vous dire combien j'ai apprécié la série télévisée «La bravoure et le mépris» et pour vous exprimer ma déception de ne pouvoir la regarder à nouveau sur vos ondes.En ces jours où les débats sur la violence à la télévision ont cours, il me semble que cette série avait l'avantage de bien montrer toute l'horreur des guerres tant pour ceux qui y sont morts ou mutilés que pour ceux qui en sont revenus sains et saufs de corps mais lourdement affectés psychologiquement.En fait, cette série m'a tellement captivé par son traitement équilibré et crédible (selon moi) de la dimension humaine, de la conduite et des conséquences des guerres que j'aurais aimé la faire regarder à mes deux jeunes fils de 10 et 7 ans.De cette façon, ils saisiraient mieux toutes les retombées réelles de ces événements tragiques qui pour eux sont plutôt des occasions de jeux et de plaisirs.pour le moment.En fait, leurs yeux d'enfants auraient certainement été sensibles et touchés par la sincérité des témoignages (et des larmes) de ces valeureux anciens combattants.(.) Avant de conclure, je m'en voudrais de ne pas aborder les arguments des détracteurs de la série.Pour moi, tous les participants aux combats, sans exception, méritent un très grand respect et je les comprends de craindre que cette série puisse entacher la mémoire de ceux qui ont participé à ces événements tragiques.Cependant, il faut s'attendre à ce que de tels événements puissent aussi bien faire ressortir les plus grandes qualités de l'homme que les pires.À mon avis, il n'est pas utile de cacher cette réalité même si elle peut être déchirante à revoir et je n'ai pas perçu la série comme un exercice de dénonciation ni de blâme, au contraire.(.) Hugues MOISAN Saint-Lambert I ponsabilité des éducateurs qui considéraient ce texte-dictée comme une simple routine pédagogique.Que personne, semble-t-il, ne se soit rendu compte de l'énormité de la chose et n'ait pas été bouleversé à la lecture de ce texte, en dit long sur nos sensibilités émoussées.Notre système d'éducation manque littéralement son coup en voulant tout axer sur l'actualité, l'immédiat, le rendement matériel, en compartimentant à outrance, délaissant ce qui contribue à la culture générale, à l'appréciation morale, à l'appréhension 'in toto* des êtres et des agissements humains.Dans le cas qui nous occupe, il s'agissait de relever les erreurs grammaticales, un point c'est tout! Toute autre considération était nulle et non avenue, de se dire ces enseignants.Bêtise humaine! Les élèves ont abordé le texte comme si son contenu ne les concernait pas, tout comme ils ont été habitués, dans notre civilisation de l'image, à voir se dérouler au cinéma et à la télévision, mille et un méfaits, une violence plus violente et plus facile que celle réelle, y assistant en spectateurs, en voyeurs, donc non concernés.Pas surprenant alors que s'installent peu à peu, comme le fait remarquer si bien Mme Pétrowski, l'« inconscience, le cynisme, la distanciation».Georges LESSARD Hull 1 ¦à Omnipraticiens et optométristes ¦ Je viens de lire un de vos articles intitulé «Pour voir plus loin que le bout de son nez» et je tiens à souligner une erreur qu'on y retrouve.L'article tend à dire que le coût d'une visite pour une conjonctivite est moindre chez un optométriste que chez un omnipraticien.C'est complètement faux et l'exemple donné est erroné.Une visite à un omnipraticien dans un tel cas coûte 14,80 $ à la RAMQ (et non pas 30 $), ce qui est exactement le même tarif que celui mentionné pour l'optométriste.On prétend aussi que l'optométriste a une formation différente, ce qui est vrai.Les deux sont complémentaires.Et on oublie de mentionner que les omnipraticiens collaborent avec les optométristes et leur réfèrent des patients lorsque c'est indiqué.Puisqu'on a choisi de comparer les omnipraticiens aux optométristes, on aurait dû expliquer le rôle des deux (pour bien faire la comparaison) et non pas seulement celui des optométristes.L'o m ni praticien compétent est un spécialiste de toute la personne.Contrairement à l'optométriste, il peut évaluer l'effet systématique de certains médicaments oculaires, il peut suivre le patient lorsque son problème oculaire fait partie d'un problème plus général (ex.: conjonctivite allergique, trouble de la vue secondaire à un autre médicament, troubles visuels faisant partie d'un syndrome inflammatoire).L'approche de chacun de ces deux types de professionnels comporte certains avantages et certains défauts mais leurs coûts sont identiques, contrairement à ce qui était mentionné.Jean De SERRES médecin Montréal Une lettre-dictée abjecte ¦ |e voudrais dire combien j'approuve les propos de madame Nathalie Pétrowski, dans sa chronique du 13 décembre, concernant la lettre de Marc Lépine donnée en «pâture» aux élèves de secondaire IV du Petit Séminaire de Québec.Il fztèà Une preuve de générosité ¦ À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, au département de la greffe de moelle osseuse, on n'est pas avare de son temps.Ça, tous les greffés pourraient vous le dire.l'aimerais vous raconter un anecdote qui vous donnera un aperçu de leur générosité.Le 20 décembre, Claude Lafortune, alias «Jéricho», a accueilli à son émission «Parcelles de soleil» des jeunes greffés de la moelle osseuse.Ces jeunes étaient heureux de témoigner de leur guérison à l'occasion de la fête de Noél.Cependant, rien n'obligeait des médecins à aller donner temps et énergie pour cette émission.On sait tous comment ces professionnels sont débordés et en voilà trois qui ont assisté à deux réunions préparatoires au bureau de l'association et consacré un après-midi entier à l'enregistrement de l'émission à Radio-Canada.l'en profite pour souligner le professionnalisme et la sympathie manifestés à l'égard de notre famille par tout le personnel de l'unité de greffe autant que de celui de l'aile pédiatrique lors des nombreuses hospitalisations de notre fille qui a été greffée à deux reprises.Un merci et un bravo donc pour le Dr Yvette Bonny (une perle), le Dr Robert Bélanger et le Dr Stéphane Pion (chercheur).Jacques et Marie-Andrée FORGUES Repentigny CHRISTIAN NE ÉTHIER Q deTa uelle est cette ombre qui passe sur l'Église dès qu'il est question ^accession des femmes au sacerdoce ministériel?Jésus aurait-il défini des tâches qui reviendraient de droit aux hommes?11 s'est choisi douze apôtres pour continuer sa mission.Ces douze étaient des hommes.Jésus a vécu à une époque où la femme n'était guère «reconnue».Ne lit-on pas dans saint Paul: «Femmes, soyez soumises à vos maris, comme vous l'êtes au Seigneur.» Éph.5,22 On sait que Jésus n'a jamais voulu s'insurger contre les coutumes établies sauf quand il s'est agi de promouvoir la gloire de son père.L'offrande du sacrifice du corps et du sang du Christ n'a rien à voir avejc des différences de sexe.L'Ame qui anime le corps de l'homme ne diffère en rien de celle qui anime le corps de la femme.Que vient faire en ces temps modernes «ce particularisme de sexe» tellement fustigé par Marguerite Your-cenar, première dame à conquérir un siège à l'Académie française?Admettre des femmes au sein de la hiérarchie actuelle de l'Église répondrait aux couleurs d'une époque où les tâches perdent peu à peu de leur spécificité reliée à un sexe précis.Dans un foyer bien assorti, l'homme et la femme n'usent-ils pas à tour de rôle de leur influence attachée à leur vocation maternelle ou paternelle.L'histoire appelle toujours aux changements, aux transformations.L'évolution est à ce prix.L'acceptation de la femme au sacerdoce ministériel ouvrirait sûrement de nouvelles avenues à une Église accusée â juste titre «d'immobilisme, de rigidité».Seigneur, délivre-nous des préjugés de races, de peuples, de nations, de sexes.Quelle est cette ombre sur l'Église ?Jésus aurait-il défini des tâches qui reviendraient de droit aux hommes? LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ Semaine du 27 décembre 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence ¦ » Elle a remporté le premier prix du deuxième concours international de pièces en un acte, VaVen scène ANNE RICHER Al 1 ans, elle écrivait sa première pièce de théâtre.11 n'est pas étonnant que 30 ans plus tard, le rêve, le travail, le talent donnent leurs fruits.Isabelle Doré a remporté le premier prix du deuxième concours international de pièces en un acte, Val'en scène, organisé par l'Atelier-Théàtre du Vieil Es-cault à Valenciennes, avec sa pièce intitulée César et Drana.Pas moins de 166 manuscrits ont été présentés à ce concours par des auteurs français, suisses, belges et québécois.Parmi les 13 finalistes, on retrouvait deux autres Québécois: Claire Dé et François Archambault.Lu Presse rend hommage à cette auteurc de théâtre et la désigne Personnalité de la semaine.Avant de se consacrer à l'écriture théâtrale, Isabelle Doré avait songé à l'interprétation théâtrale.Elle en a tâté un peu, croyant que c'était là sa voie, ne voulant pas décevoir sa mère comédienne, Charlotte Boisjoly! Isabelle avait sous les yeux, dans sa vie, une sorte de modèle incontournable.Il était naturel qu'elle croie que le théâtre était sa destinée, tracée d'avance, inéluctable.jusqu'à ce qu'elle découvre qu'elle n'était «pas très bonne», malheureuse même sur scène.Et plus grave, qu'elle «haïssait ça pour mourir».Évidemment il lui a fallu regarder la vérité en face: «le n'ai pas le tempérament d'acteur.l'ai rêvé d'être actrice mais sur scène je n'ai pas l'abandon nécessaire à ce métier : je ne peux m'arrèter de penser.» Mais: «Ça prend du temps avant de casser le miroir.» C'est à 25 ans qu'elle décide d'orienter sa vie autrement.Une drop-out L'écriture est un moyen d'expression privilégié dès son plus jeune âge.L'atavisme familial donne à cette créativité un sens théâtral.Elle est née le 6 novembre 1951, à Montréal.«J'ai fait l'école buissonnière dès la première année.Quelle horreur!» À la manière du comédien Pierre Richard, qui dans son discours à l'occasion de la remise du prix a rappelé qu'il avait été renvoyé de toutes les écoles et qu'on le surnommait «le cancre de Va-lenciennes».Inscrite à l'Académie St-Paul à Westmount, elle est elle aussi renvoyée une première fois en deuxième année, et une autre fois plus tard.«|c me faisais un devoir d'être dernière», dit-elle en faisant la nique à ceux qui désespéraient peut-être de la voir jamais réussir.C'est une élève attentive et studieuse dans les matières qu'elle aime: français et sciences humaines, mais pour le reste.Son rêve: que l'horaire de l'école coïncide avec l'agenda fort bien rempli de sa mère afin d'être avec elle le plus souvent ISABELLE DORÉ «Je n'ai pas le tempérament d'acteur.J'ai rêvé d'être actrice mais sur scène je n'ai pas l'abandon nécessaire.» possible.Elle réussit tout de même à se rendre au cégep «par la peau des dents».Une petite enfance où la révolte gronde.Un point d'ancrage à l'adolescence: elle découvre chez son père des qualités pédagogiques qui lui plaisent, une certaine façon d'élever les adolescents, «axée sur l'autonomie de la personne et le respect de l'enfance».Elle a sans doute hérité de ce goût pour l'enseignement, garde un grand respect pour les gens dont c'est la vocation.«Ic croule de ravissement devant un enseignant extraordinaire.C'est le souvenir qui reste de quelqu'un qui était là dans ta vie en pleine période de transformation, qui agit sur le présent et sur l'avenir.» Pédagogie et théâtre «Si j'avais pu.» La nostalgie d'une vocation dans laquelle elle aurait aussi donné sa mesure: l'enseignement.Elle se souvient d'une expérience: «Artiste à l'école», qui l'a menée dans une dizaine d'écoles au Québec.Et elle n'a jamais craint la turbulence, l'enfant difficile.Pour Isabelle, l'expérience théâtrale commence avec Le Marchand de Venise qu'elle a vu au moins 15 fois, enfant.C'est à la suite de cet envoûtement qu'elle inscrit, à 11 ans, ses impressions et son monde imaginaire sous la forme d'une pièce de théâtre de 20 pages, où les personnages portent tous des noms italiens.C'est le coup de coeur pour la magie.Un crayon, un papier.Rien ne peut l'empêcher d'écrire.«Je me taisais ou bien je hurlais.» Car la parole est plus difficile, semble-t-il.Depuis lors les écritures et les expériences suivent leur cours.Voici au hasard: Le soir de la dernière, en 1984; Après le délire, téléfilm, écrit en 1990; Une soirée à la campagne, dramatique-radio écrite en 1991 ; Le déclin de Sophie, nouvelle publiée en 92 ; La cabane des rêves, série-télé pour TVOntario.etc.Sa pièce gagnante en France: César et Drana, dure 45 minutes et est «une sorte d'allégorie sur le peuple québécois, grand voyageur, grand déménageur, traitée à la manière tzigane, ni légère, ni noire».La pièce va être jouée à l'Ate-lier-Théàtre de Valenciennes au printemps et publiée aussi.File va aussi être présentée à d'autres grands concours internationaux grâce à Radio-Canada, notamment à Berlin et au Japon.Gagner sa vie par l'écriture, demande une sérieuse dose d'humilité et de solidité.Isabelle Doré, mère d'un garçon de 18 ans, n'en manque pas; elle connaît si bien les hauts et les bas de ce métier, les heures de gloire et les difficiles fins de mois.Elle se dit « un peu plus angoissée qu'avant».Ce qui ne l'empêche pas de continuer.De créer en dépit de tout: «que ce soit un temps de miche de pain sec ou de brioche aux raisins».Car ce qu'on a à écrire n'attend pas.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Hydro-Québec Bell Le meilleur de nous-mêmes des eens de ALCAN le plaisir de découvrir LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE à CBF 690, l'émission EN DIRECT Christiane Charette Demain matin dès 9h30 Réalisation: Louise Carrière SRC CBF 690 Montréal «4 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 Tout en lisant,.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Celui qui croyait à l'homme.celui qui n y croyait pas ¦ C'est une parodie, ce titre.Vous vous souvenez peut-être de ce très beau poème de la resistance, écrit par Aragon, qui disait ceci: «Celui qui croyait au ciel.Celui qui n'y croyait pas.Ils aimaient tous deux la belle.Prisonnière des soldats.».Ce n'est pas vilain de relire les poèmes d'Aragon, parfois, cela vous met un peu de musique en tète.Les deux personnages dont j'ai lu les biographies se ressemblent donc par ceci: ils sont écrivains, et bons écrivains français.Ils diffèrent en ceci : Zola a toujours cru en l'homme, ce fut un moraliste, un combattant, qui n'a jamais douté qu'une idée noble puisse faire bouger l'homme.L'homme considéré comme une fin.Queneau, au contraire, s'est toujours méfié de cet étrange animal aux réactions imprévisibles dont on sait, pourtant, que s'il a le par une mère miséreuse, journaliste pour gagner son pain ( noir), à peine étudiant, et très vite devenu une sorte de fonctionnaire de l'écriture, travaillant a heures fixes, bourgeois parfait \u2014et en même temps ce bagarreur, cette grande gueule de conscience morale qui partage sa vie entre sa femme et sa mai tresse.Tout cela est évidemment passionnant à lire, surtout sous la plume d'Henri Troyat, le biographe multiple qui nous mène par le bout du nez (ou de l'oeil) le long d'une vie de «star de l'écriture» qui vaut cent fois celle d'une star du cinéma ou de la chanson.Celui qui n'y croyait pas?Oh le bon Queneau que voilà! Si tu t'imagines, fillette, fillette, qu'il est sérieux ce monsieur-là, avec ses grosses lunettes à monture d'écaillé, ses cheveux gris bien peignés, ses costumes trois morceaux et cravate, et son bureau de directeur de l'Encyclopédie de la Pléiade chez Gallimard.ce que tu te goures! Queneau, pour moi, ce fut surtout un poète hurluberlu lancé par une main négligente au milieu des zécri vains français de Paris après guerre.Il les mit tous dans sa poche, bavants d'admiration et de respect.Ceux qui restaient, il leur offrit les Exercices de style, afin qu'ils comprissent, prissent, prissent, qu'il avait tout compris de leurs méthodes et manigances.Les choix des bêtises il choisira la plus grosse.Zola le sérieux, dira-t-on.Voire le grave.Queneau le drôle.Voire le comique.Zola, l'indigne perpétuel d'une époque assez conformiste où tout ce qui faisait des vagues ou dépassait la médiocrité ambiante pouvait très vite passer pour diabolique.Zola l'indigné, Zola la grande gueule \u2014il eût aimé, on en est persuadé, être appelé ainsi.C'est évidemment à propos de Dreyfus qu'il manifesterait le mieux, et le plus fort, sa colère.Pourtant, au début, Zola croyait comme tant d'autres, comme Clemenceau, comme laurès.que Dreyfus était coupable de trahison.Mais lentement le doute puis la certitude d'une horrible erreur judiciaire le font «monter aux rideaux».Alors il écrit l'accuse, une pleine page du Figaro.D'autres suivront.Zola est le créateur de ce que l'on appellera l'affaire, et qui par contre-coup le rendra célèbre dans le monde entier.On regretterait presque une célébrité qui atténue l'oeuvre littéraire.Celle-ci est une énorme machinerie qui tourne avec une efficacité redoutable.Thérèse Raquin, le romantisme naturaliste: un succès.Les Rougon Macquart, 20 volumes (! ).L'Assommoir: la gloire.Germinal, l'épopée des mineurs du charbon, le socialisme: un bruit énorme.Tout cela avant l'affaire Dreyfus.Étrange bonhomme que ce Zola, orphelin de père, élevé JEAiN-MÂHHï GÀTÛNNfi QUENEAU lés dossiers bclfohd râleurs, il leur offrit Zazie dans le métro, pour les écœurer comme on dit au Québec.Pendant ce temps-la, lui Queneau, il écrivait des poèmes, des tonnes de livres de poèmes, et des romans, des tonnes de romans, à faire pleurer d'émotion (et de rire, souvent ) des lecteurs qui découvrirent grâce à lui que, premièrement, la poésie n'est pas de la nourriture pour chats malades, deuxièmement, la littérature n'est pas forcément l'art d'embêter son prochain en lui coupant les poils en quatre et, troisièmement, que tout ce que est écrit est vrai, le reste ne valant pas la peine d'être consigné.La biographie de Queneau se lit ( presque ) comme du Queneau.C'est vous dire qu'on l'a aimée.Ht puis quoi, elle donne envie de relire Queneau.ZOLA.Henri Troyat.Grandes biographies Flammarion, Paris, 1992.405 pages.32.75 $.QUENEAU Jean-Marie Catonne.Editions Belfond.Paris.1992.295 pages, 43 S.V .Pour les philatélistes PIERRE VENNAT ¦ Tous les lecteurs de La Presse qui s'intéressent aux timbres connaissent Denis Masse qui, depuis des années, tient une chronique de philatélie chez nous.Sous le titre de L'Almanach de la philatélie canadienne, notre confrère, qui est membre de l'Académie québécoise d'études philatéliques, vient donc de lancer un petit ouvrage qui se veut «une nouvelle façon de voir les choses en philatélie ou une nouvelle façon de voir les timbres que nous ont offert les postes canadiennes depuis le début du XIXe siècle».Ce petit ouvrage pourrait également être considéré comme un dictionnaire philatélique puisque toutes les rubriques, au nombre d'environ 200, y sont présentées par ordre alphabétique.Selon l'auteur, «après l'avoir lu.vous ne regarderez plus vos timbres comme vous le faisiez avant.L'ancctocte à tirer d'un timbre-poste prendra le dessus Denis Masse sur les autres aspects qu'il peut avoir pour les uns et les autres».Avec les suggestions de ses lecteurs, l'auteur entend donner un deuxième tome à son Aima-nach de la philatélie canadienne dans un avenir rapproché.L'ALMANACH DE LA PHILATÉLIE CANADIEN- NE, Denis Masse.Denis Masse Éditeur.Montreal.1992.175 pages.¦ lin\"-?¦ «Quand je vais mourir, je veux qu'on brûle mon journal avec moi», lance Nathalie Ruest.\" L'écriture intime a la fluidité de l'eau.Il faut attendre que la pluie tombe», estime Rodrigo Gonzales.«Un jour, je remettrai leur journal à mes filles pour leur montrer à quel point je les aime», dit Chantai Cance.Une vraie drogue ! Le journal intime, une fois commencé, devient bien vite essentiel SUITE DE LA PACE B1 «L'adolescence de mes filles me faisait paniquer, l'avais peur de perdre le contact avec elles.|e me suis dit que si un jour ça arrivait, je leur remettrais leur journal pour leur montrer à quel point je les aime», souligne Chantai Cance.Ces journaux, malgré leur caractère intime, sont en quelque sorte publics \u2014elle a donne leurs journaux à ses filles, fait souvent lire des passages à son mari.Une conception unique, puisque la plupart des auteurs tiennent jalousement à cette intimité.«Quand je vais mourir, ie veux qu'on le brûle avec moi».lance Nathalie Ruest, une jeune femme d'affaires de 26 ans.«L'écriture m'a sauvé d'une thérapie.Quant tu écris, tu as l'impression que quelqu'un t'écoute.Il n'y a personne pour couper ta pensée.Tu peux aller au bout de tes sentiments», dit Chantai.Nathalie acquiesce.«Tu ne peux pas te faire de cachettes dans un journal.C'est un exercice d'honnêteté incroyable.Et comme tu ne peux plus l'effacer.il faut que tu vives avec».Le journal intime, une fois commencé, devient bien vite essentiel.«C'est une vraie drogue», lance Diane Picard.L'écriture, épisodique ou régulière, s'entoure souvent d'un rituel immuable.On écrit a la chandelle, devant une fenêtre ouverte, dans le calme d'une pièce intime.On emploie toujours le même crayon, ou on place un verre d'eau fraîche sur sa table.Mais il ne faut surtout pas forcer les confidences.L'écriture rigoureusement quotidienne est un mythe, disent la plupart de nos auteurs amateurs.«L'écriture intime a la fluidité de l'eau.Il faut attendre que la pluie tombe, on ne peut pas la forcer.», dit Rodrigo.Cependant, pour certains, la discipline fait partie du rituel: «Tous les soirs, avant de me coucher, j'écris mon journal.Même si je rentre à quatre heures du matin.T'es obligée de manger, moi je suis obligee d'écrire tous les jours.Sinon, c'est trahir», explique Nathalie.À l'instar d'Anais Nin et d'André Gide, nos auteurs en herbe publieront-ils un jour leur journal?Si certains répondent un «jamais» retentissant, d'autres semblent plus hésitants.«La publication, c'est un peu dans le tiroir des rêves», dit Diane.Mais pour ceux qui aspirent a une activité littéraire plus publique, le journal a surtout été l'occasion d'apprivoiser l'écriture, de préciser son style.Rodrigo conclut : «Un journal, c'est les premiers brouillons de l'écriture officielle.Comme les premières esquisses d'un artiste avant d'entreprendre son chef d'oeuvre.» Des journaux intimes au rang de la «vraie» littérature K ATI A GACNON collaboration spéciale I ¦ La littérature québécoise est riche en littérature personnelle.Bien que le l'écriture intime proprement dite sgit plutôt rare sur les tablettes des libraires, les journaux existent sous les appellations les plus diverses, journal dénoué, journal de réflexion, journal d'ironie, dans lequel les auteurs nous livrent leurs impressions sur leur vie et sur la société.Le journal représente près du tiers des récits autobiographiques au Québec, écrit Yvan Lamonde, dans un essai sur la littérature personnelle.André Carpentier, professeur à l'UQAM, est un spécialiste du genre.Dans les multiples titres disponibles, il en retient un, particulièrement réussi selon lui: Le journal de Saint-Denys Garncau.«C'est le plus célèbre au Québec parce que la forme est très classique, elle correspond exactement a ce qu'on attend d'un journal intime».Passionné de cette forme d'écriture, M.Carpentier explique qu'elle est très populaire chez les écrivains, mais moins chez les lecteurs.«Ce qui est intéressant, dans un journal intime, c'est la signification que prend l'insignifiant.À force de lire sur le quotidien de l'auteur (températures, vêtements) on finit réellement par entrer dans son intimité, à le connaître.Les lecteurs de journaux intimes sont souvent un peu voyeurs».\u2022 A ces voyeurs invétérés, M.Carpentier suggère quelques lectures.Le loumal.de Claude Jasmin (Guérin), la Tentation de dire de Madeleine Ouellette-Mi-chalska (Québec-Amérique), le lournal dénoué, de Fernand Ouellet (Presses de l'Université de Montréal), le Champion de cinq heures moins dix, de |ean-Maric Poupart ( Lcméac).Sur un ton résolument moins moderne, le lournal d'Henriette Dessaules ( Presses de l'Université de Montréal ), une jeune étudiante du XIXe siècle, est passionnant.Cette couventine de 15 ans jette un regard parfois ironique, souvent caustique, sur cette société de fin de siècle.Une véritable chronique sociale des moeurs religieuses, amoureuses, et du mode de vie de l'époque.Le livre est annoté par André Major, qui nous informe efficacement sur les personnages dont parle Henriette Dessaules.Dans la littérature étrangère, les suggestions de lecture ne manquent pas: les journaux d'André 3Ï V â W Le Journal de Saint-Denys Carneau « correspond exactement a ce qu'on attend d'un journal intime».Dans la littérature étrangère, à lire: les journaux d'André Gide (photo), d'Anais Nin, de Leautaud, de César Pavese.Gide, d'Anais Nin (un classique lier.«Mais Leautaud est certaine- du genre), de Leautaud, de César ment le plus grand écrivain de Pavese.«Si il fallait lire un jour- journaux intimes.Il ne se gène nal, c'est celui de Pavese que je rc- pas pour prendre des risques avec commanderais», dit M.Carpcn- l'écriture».! î Des journaux pour tous les goûts ¦ Tous les auteurs de journaux intimes le disent bien: remballage, c'est important.Un journal intime ressemble généralement â son auteur ou à ce qu'il y noie.Les unies simples se contenteront donc de cahiers Canada à 3 pour 99 cents chez lean Coutu.D'autres, aux goûts plus sophistiqués, ne coucheront leurs emotions que dans un cahier importe de Prance, à la couverture de cuir (véritable, évidemment), au papier épais et crémeux.Un modeste 200$ a l'Essence du Papier, sur St-Denis.Même chose pour les crayons: de la plume Mont-Blanc (300$) au Papermate, en passant par les plumes fontaines imitation granit, bois, marbre, et les stylos-billes plaqués or.Une simple question de goûts.et de budget! Le journal intime typique, muni d'une petite serrure qui preserve les confidences des regards indiscrets, est toujours aussi populaire, â un prix raisonnable tournant autour de 20 $.Les écolos, eux, tiendront mordicus au papier recyclé.Des cahiers «verts» (disponibles chez Carton, aussi sur St-Denis) ou des petits livres reliés de carton épais (aux fibres non blanchies au chlore) feront le bonheur des amoureux de la nature.Le prix?De 3 $ à 10 $, selon le format et la qualité du papier.Les passionnés de l'art adopteront le journal où figure une reproduction d'oeuvre célèbre: de Gauguin à Picasso, le choix ne manque pas.à tous les prix.De 15 $ pour cette superbe tablette reproduisant en couverture des oeuvres du musée Guggenheim, à ces véritables livres de confidences dont la couverture rappelle Gauguin, à 25 $ (toujours à l'Essence du papier).Les artistes opteront aussi pour ce magnifique livre dont la couverture de papier marbré a été réalisée â la main.(40 $ â l'Essence du papier).Tous les formats possibles et imaginables sont offerts: du petit carnet de poche à l'immense livre, des feuilles lignées (pour les disciplinés), carrelées ( pour les sur-disciplinés), des pages blanches (pour une entière liberté).Des agendas d'émotions, où on note le sentiment qui nous a terrassé jour après jour.Mais le top du top des journaux intimes, c'est ce magnifique livre de papier-chiffon fait à la main, incrusté de fleurs et d'herbes sauvages.Directement des ateliers de la papeterie Saint-Gilles, dans la région de Charlevoix, il se vend autour de 200 $.Un vai péché.; LIVRES LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 27 DECEMBRE 1992 B 5 LIVRES Courrier des arts Le combat des écrivains inconnus ¦ Les nouveaux auteurs québécois, les débutants démunis, les inconnus absolus, sans expérience ni relations, sans beau-frère éditeur ni ma-tante chroniqueuse, bref les nouvelles recrues qui en sont à leurs premières armes, et qui du jour au lendemain se retrouvent en plein milieu du champ de bataille, doivent-ils pour sauver leur peau se mettre à tirer à droite et à gauche, viser l'ennemi dans les quilles (ouille!), se vautrer dans les pires bassesses, devenir hargneux et recourir aux astuces les plus dégradantes?Oui.Bien sûr.Comme disent les Anglais, tous les coups sont permis en amour et à la guerre.Et la littérature, c'est un peu des deux.Si j'écris ces lignes, c'est d'abord pour me présenter, en tant que nouvel auteur.(La franchise.la plus désarmante des ruses.) le le fais également à l'intention de ceux qui se retrouveront un jour dans une situation semblable à la mienne, pour qu'ils se sentent moins seuls.Et afin qu'ils soient mieux préparés à se défendre, je leur propose quelques règles élémentaires, tout en dressant le profil de ceux dont ils auront à taper sur le micro.Éditeur: l'éditeur est avant tout un homme de lettres.La première qu'il vous enverra sera sûrement pour refuser votre manuscrit.Il en a l'habitude.Songez à tous ceux qu'il a ainsi écartés: lacques Perron (refusé au Québec parce qu'il avait un style trop français, et en France parce qu'il avait un style trop québécois), Réjean Ducharme (publié en France après avoir été rejeté au Québec), et combien d'autres, d'ici et d'ailleurs, qui ont publié à leur compte \u2014 Ernest Hemingway, Marcel Venez revivre le passé dans un complexe architectural des plus spectaculaires et vous faire conter l'histoire de Montréal par des approches innovatrices qui n'ont vraiment rien de vieillot! POJNTE-À-CALliÈRE Le musée à voyager dans le temps ! 350, place Royale, Vieux-Montréal Renseignements : (514) 872-9150 Proust, Edgar Allan Poe, André Maurois, D.H.Lawrence.Bien que tous les éditeurs reconnaissent que le marché québécois est envahi par l'étranger, certains se trompent carrément de cible.Il y en a un, par exemple, qui.dans le but évident de réduire la concurrence, a demandé récemment au gouvernement d'imposer un moratoire sur les nouvelles maisons d'édition ! ( Pour laisser plus de place aux éditeurs étrangers?) Un autre, plutôt que d'encourager les nouveaux auteurs, déclarait avoir l'intention de s'en tenir strictement à la «crème» des écrivains.Et c'est qui, croyez-vous, qui est la vache qui décidera qui est la crème?P'tit Jésus.Qu'attend l'Union des écrivains pour faire des noeuds dans leurs ficelles?Critique littéraire: se dissimule parfois sous les traits d'un journaliste ordinaire.C'est lui qui dit au peuple «ceci est beau, ceci est laid».Il peut être génial ou abject.Tout dépend de ce qu'il dit à votre sujet.Si son jugement ne vous plaît pas, vous pouvez toujours subtilement l'envoyer «se moucher».Nous voici arrivés à la première règle: apprendre à être baveux.Libraire: le libraire (dans certains cas) est bien taquin.Il aime s'amuser.Son jeu préféré?La cachette.Il cache votre livre et le lecteur le cherche.Avec tous les volumes venant de l'étranger, il dispose de beaucoup d'endroits où le cacher.La plupart des marchands de livres au Québec (libraires, pharmaciens, dépanneurs, etc.) tiennent très peu d'ouvrages québécois.Même dans les librairies agréées, ce pourcentage n'est que de 30 p.cent.C'est le chiffre officiel, reconnu par le ministère des Affaires culturelles.Afin notamment d'encourager les libraires à promouvoir le livre québécois, le gouvernement du Québec a adopté une loi il y a une dizaine d'années, la Loi 51, appelée Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre.De deux choses l'une: ou elle est mal appliquée ou elle ne vaut pas tripette.Qu'attend le gouvernement du Québec pour redresser la situation?Quant au gouvernement fédéral, avec sa TPS soutirée aux lecteurs puis transformée en subventions aux éditeurs, il est difficile d'être plus machiavélique.Croit-il vraiment qu'il parviendra à acheter l'âme d'un peuple à coups de millions?Il faut le craindre.Lecteur: celui qui lit (de préférence des livres).Parfois, il en achète.Où?Oups! Problème.Comment peut-il acheter votre livre s'il est trop bien caché?Avec un peu de perspicacité, il le trouvera.(Si c'est vous qui lui en faites cadeau, ça ne compte pas! ) Un jour, si vous êtes chanceux, vous connaîtrez peut-être la joie d'avoir un lecteur.Heureusement, le monde du livre québécois compte aussi des gens qui font leur part.Par exemple: Gaston L'Heureux.Malgré ses détracteurs, il a su démontrer au cours des derniers mois ce que la ténacité et l'humour permettent d'accomplir.La popularité de son émission Millefeuille prouve qu'il a eu raison de persister.Et si j'en parle, ce n'est pas du tout parce qu'il aurait mentionné à son émission \u2014ou serait sur le point de le faire, m'a-t-on dit \u2014 le roman que je viens de commettre.Ah oui! La deuxième règle: apprendre à être téteux.Pour terminer, une dernière règle très importante: ne pas rater les occasions qui se présentent.Il est impératif que le nouvel auteur fasse des pieds et des mains pour s'adresser directement aux lecteurs.Après tout, n'est-ce pas un peu pour eux .qu'il écrit?S'il en a la chance, il pourra leur déclarer, par exemple: «Psitt! l'ai un roman à vous proposer.C'est l'histoire d'un amour impossible entre un jeune homme d'une timidité maladive, obsédé par la mort, et une prostituée, perverse, menteuse, imprévisible, à l'image de la vie.Ils baisent dans un arbre.Comme des oiseaux! Non, ce n'est pas du tout obscène.Juste un peu insolite.Mais la vie, elle, peut-être qu'elle ne l'est pas?C'est publié par Les Presses d'Amérique.Le titre?L Arbre.De telles occasions sont rarissimes.Il ne faut pas en rater une.Que la chance soit avec vous! Gérard CHARLAND Auteur de L'Arbre ¦ Les lettres destinées au Courrier des arts doivent être claires, concises et signées du nom complet de leur auteur.LA PRESSE se réserve le droit de les abréger.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, LA PRESSE, 7 rue Saint-|acquesf Montréal, H2Y IK9.S 4 tiré?% m Anne Hébert Roger Lemelin Pauline Harvey Louis Hamelin De prix et de valeurs.REGINALD MARTEL_ ¦ L'attribution du prix Athanase-Dayid au romancier André Major, dernier événement important de l'année littéraire, fut un geste élégant.Comme il arrive parfois, les jurés ont sans doute voulu remercier à la fois un écrivain de premier plan et un animateur culturel infatigable.Le lauréat de cette année est un homme chaleureux et discret, peut-être timide; on aura apprécié d'autant plus la colère à peine contenue que lui a inspirée la publication par la maison Robert d'un dictionnaire qui est une in- \u2022A LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE suite aux Uuébécois et à la francophonie tout entière.Les prix littéraires sont ici peu de chose.C'est-à-dire qu'ils n'apportent pas, comme en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, la notoriété et le succès de librairie qui viendraient s'ajouter à l'hommage des pairs.La responsabilité est en partie celle des jurys, en partie celle des organismes qui patronnent ces prix.On voit mal par exemple comment le jury du prix Molson de l'Académie des lettres du Québec a pu préférer un premier roman agréable mais maladroit, celui de Paul Bussières ( Mais qui donc va consoler Mingo?) à celui de Madeleine Monette (Amandes et melon); ou comment le jury du prix de la ville de Montréal a pu choisir une oeuvre certes intéressante ( la Pisseuse, d'Anne Elaine Cliche), mais susceptible de décourager la plupart des lecteurs.Pour attirer l'attention des médias sur les prix littéraires, il est d'usage désormais de révéler dans un premier temps les noms de ceux qu'on appelle abusivement les finalistes: dans un deuxième.celui du lauréat.Le procédé ne devrait abuser personne, puisque les mêmes jurés choisissent les finalistes et le gagnant d'un prix, généralement au cours de la même séance de travail.Il serait certainement opportun de revoir cet usage, quand on songe par exemple qu'au concours du prix du Gouverneur général, un écrivain de la qualité d'Anne Hébert a semblé être mis en ballottage.Elle a remporté le prix, évidemment, mais on aurait pu lui épargner l'impolitesse de la désigner comme finaliste.Les prix ne sont pas toute la vie littéraire, il s'en faut de beaucoup.Il reste qu'au delà de la production et de la diffusion des oeuvres, les manifestations publiques sont relativement rares.On s'attendrait par exemple que l'Académie des lettres du Québec, dont Taction en matière de colloques et rencontres est importante et nécessaire, intervînt plus souvent dans les questions relatives à la langue et à la culture.La dénonciation d'un dictionnaire détestable est venue à point nommé; le projet de révision des lois linguistiques pourrait tout aussi bien inspirer les académiciens, puisque le statut juridique de la langue est aussi important que son statut symbolique.Quelques romans Il n'est plus possible depuis longtemps de proposer une revue de l'année littéraire qui ait quelque validité.Les titres qui paraissent, même dans le seul domaine romanesque, sont beaucoup trop nombreux pour qu'une seule personne puisse les lire tous.Une revue se présente donc comme un échantillon tiré d'un échantillon, reproduisant, plutôt que de les corriger, des choix éminemment subjectifs.Heureusement, les commentaires sont assez nombreux dans les journaux et revues pour qu'une oeuvre significative, même celle d'un débutant, n'échappe pas à tous les chroniqueurs et critiques à la fois.Il serait intéressant, quoique difficile, de faire le compte des guerin mmÊiïii des 'écofe m A Dictionary for tfec World Le BBC English Dictionary, crédité par BBC English et Collins ÉLT, accorde une place importante au langage parlé.Conçu à partir d'une analyse des émissions radiodiffusées par le célèbre BBC World Service, ce dictionnaire unique exploite le langage des bulletins de nouvelles, des magazines d'actualité, des reportages et des documentaires sportifs aussi bien que l'anglais standard.On y trouve: \u2022 près de 60 000 exemples d'usage; \u2022 plus de 1 000 entrées géographiques et biographiques pour les noms des pays, des capitales et des leaders politiques mondiaux; \u2022 des notes grammaticales détaillées; \u2022 un guide de prononciation; \u2022 des distinctions claires entre l'anglais parlé en Grande-Bretagne et l'anglais des Etats-Unis.Le BBC English Dictionary, facile d'accès et instructif, aidera les utilisateurs et utilisatrices de tous les niveaux à lire, à écrire et à mieux parler l'anglais international.¦ ISBN 2-7601-3326-5 (1 374 p.) 28,95 $ En vente dans les librairies Guérin: Librairie \u2022 Station métro Longueuil -677-6525 Librairie \u2022 4560, me Saint-Denis, Montréal -849-1112 Librairie «4440, rue Saint-Denis, Montréal -843-6241 Librairie \u2022 168, rue Sainte-Catherine, Montréal -861-5647 Librairie \u2022 335, rue Sainte-Catherine, Montréal -284-2210 Guérin, éditeur ltée 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 cadeau Guérin distributeur exclusif écrivains qui chaque année, souvent après l'avoir bien servie, a-bandonnent la littérature; dans certains cas, cette défection, qu'il ne faut pas juger, vaudrait qu'on la ressentit comme un deuil.Ce qu'on aperçoit mieux cependant, c'est l'arrivée des nouveaux écrivains.Ils se comptent par douzaines, ce qui témoigne de la vitalité relative de la création littéraire, capable de s'imposer à tant de Québécois jeunes ou moins jeunes comme activité valorisante, nécessaire pour les uns, au moins agréable pour les autres.Au risque de constituer une sorte de palmarès terriDic.r.°nt lacunaire, il faut oser rappeler les promesses de nouveaux écrivains tels Lise Bissonnette ( Marie suivait l'été), François Jobin (Max ou le sens de la vie) et Hélène Le Beau ( la Chute du corps); ou Andrée A.Michaud ( Portraits d'après modèle) et Guylène Saucier ( Sarabande) \u2014qui en sont à leur deuxième roman.Ceux-là, et d'autres, feront peut-être partie plus tard de ces nouveaux amis dont les amateurs de littérature, pour ce qu'il en reste, n'ont jamais assez.Pour ce qu'il en reste.Comment savoir?Un écrivain américain écrivait récemment dans le Monde que le bassin de lecteurs de son pays se rétrécit sans cesse et qu'il n'en reste guère plus que dix ou quinze mille; selon le même journal, il y aurait en France plus de lecteurs qu'avant, mais qui lisent moins.Les nouveaux écrivains entrent en littérature discrètement, noyés dès le départ par tous ceux qui chaque année ou moins souvent livrent au jugement du public de nouveaux titres.Ce sont pourtant ces écrivains chevronnés et fidèles qui inscrivent dans la durée la littérature québécoise.Leurs livres peuvent décevoir, comme ce fut le cas pour Louis Caron (la Tuque et le Béret).Roch Carrier ( Fin) ou lean O'Neil ( Lise et les trois lacques ).mais une oeuvre n'est pas faite que de sommets; ils peuvent aussi révéler, ces livres d'écrivains reconnus, l'approfondissement d'une démarche créatrice, le renouvellement d'une inspiration ou le perfectionnement d'une écriture.Sous l'un ou l'autre de ces aspects, on doit retenir au moins les livres de Pauline Harvey (Un homme est une valse).Louis Hamelin (Cowboy), Pierre Morency (Lumière des oiseaux), Louis Lefebvrc (Guanahani) et Marcel God in (le Chemin de la lune).Sans oublier ceux d'Anne Hébert et de Madeleine Monette déjà cités.Ouelques adieux Ces courtes listes cachent certainement des oublis.Ce qui ne doit pas être oublié, c'est la disparition de quelques écrivains.; Leurs oeuvres, selon leurs mérites, continuent de faire partie de la littérature qui se lit.Parmi les disparus de 1992, je pense avec émotion à mon ami Roger Lemelin, dont certains livres sont des classiques; je pense à Jean Basile, dont l'oeuvre n'a pas fini d'être actuelle; je pense aussi à feanne-d'Arc lutras, pour sa ferveur, pour sa fidélité à ce qu'elle était.le me relis.Curieux bilan.Pendant que le Québec semble s'écrouler tout entier, un peu beaucoup parce que ses leaders nous ressemblent, la littérature continue malgré tout de construire le pays et de témoigner de notre façon singulière d'inventer le monde.Rien n'est encore tout a fait perdu.À RADIO-CANADA EN REPRISE MARDI 7 3 h ?il thème de l'émission d'aujourd'hui: Le Sud Les invités: André Bergeron Heure\"* Francis Bebey Normand Cazelais Hafhed Djedidi LE JEU MILLEFEUILLE Participez au jeu Millefeuille en composant un texte inspiré par la phrase que Gaston L'Heureux vous donne à la fin de chaque émission.Chaque semaine, 3 textes seront retenus.Les auteurs mériteront un dictionnaire de la maison Larousse et la première personne gagnante recevra, en plus, une plume Waterman offerte par l'Essence du papier.» Les gagnants cette semaine: Charlotte Lavertu, Montréal Jean-Guy Dagenais, Montréal.Anne-Marie Boucher, Saint-Valentin À la fin de la saison.3 gagnants seront choisis parmi tout le courrier reçu et pourront gagner: Un voyage d'une semaine à Paris pour 2 personnes, transport et hébergement compris, une gracieuseté de Voyages Malavoy 2« et 3 recevront une machine à écrire Smith-Corona, avec traitement de texte intégré, offerte par les Magasins Pilon Le second finaliste recevra également une plume Waterman de luxe_ offerte par l'Essence du papier ip> SRC .aigoft LaiDusse m£» Télévision r \u2022 Pilon r I Envoyer il CONCOURS MILLEFEUILLE Cas* Postals 41027 Montréal, Qtibtc 12V 4SI i | Nom.A9e \u2022\u2022\u2022\u2022 | Adresse.APP- Ville J Code postal.Tél.I À la fin de la saison, deu» bons d'achats d'une valeur de $ 500 chacun seront offerts par la f^Nbrairie Renaud-BrayeX seront remis par tirage au sort.Pour participer, remplisse: ce coupon^J I I I I I S V. LIVRES \u2022 « ¦ « > - La vie des livres PIERRE VENNAT Pour revaloriser l'histoire politique ¦ Deux événements importants dans l'histoire politique du pays, soit le bicentenaire de l'Assemblée nationale du Québec et le 125e anniversaire du Canada fédéral, ont permis la parution d'ouvrages d'histoire consacrés à nos institutions politiques.Dans le cadre de la célébration du Bicentenaire des Institutions parlementaires du Québec, l'ancien ministre péquiste Denis Vaugeois signe un magnifique album intitulé Québec / 792: Les acteurs, les institutions et les frontières.Préfacé par le président de l'Assemblée nationale, Jean-Guy Saint-Ongc, l'ouvrage vise justement à répondre à la question «Un Parlement pour quoi faire?» Les deux hommes, Denis Vaugeois, élu jadis sous la bannière péquiste et Jean-Pierre Saint-Onge, un libéral, ont tous les deux la même vision sur le parlementarisme.Saint-Onge écrit en préface qu'il est certain qu'il faut lutter contre l'érosion de la fonction législative: accroître la compétence du Parlement, lui adjoindre au besoin ses propres experts, spécialiser ses commissions et surtout mieux contrôler la législation déléguée.Tandis que Vaugeois conclut son album, abondamment illustré en affirmant qu'après deux siècles de parlementarisme, les mêmes luttes restent nécessaires.Les élus doivent toujours se battre pour contrôler la législation et le budget.Le Parlement est toujours l'ultime bastîn de la vie démocratique et le député, le gardien de la volonté populaire.Par ailleurs, dans le cadre du 125e anniversaire du Canada, Fernand Tanguay, diplomate pendant une trentaine d'années et maintenant président du conseil d'administration des : Éditions du Méridien, y publie, sous le titre de Canada 125: ses constitutions 1765-1982, un ; magnifique album, très luxueusement illustré, préfacé il par l'ancien co-président du I; Comité Beaudoîn-Dobbie, le sénateur Gérald A.Beaudoin.Fernand Tanguay y présente I une quinzaine de textes qui ont aidé à façonner la constitution ucanadienne actuelle, depuis la {'Proclamation royale de 1763 et l'Acte de Québec de 1774 I! jusqu'à la loi constitutionnelle ;de 1982, toujours en vigueur vu \u2022 l'échec de Meech et du |! référendum d'octobre dernier, y 'compris l'Acte constitutionnel II de 1867 et les diverses lois ayant servi à constituter les diverses provinces et les deux territoires venus s'ajouter au Canada initial d'il y a 125 ans.Tandis que le sénateur Beaudoin, dans sa préface, rédigée avant le référendum d'octobre dernier, fait remarquer que la Constitution canadienne de 1867 est Tune des plus vieilles au monde et qu'elle fut la première constitution fédérale de l'Empire britannique de l'époque, puisque le Canada fut la première constitution fédérale de l'Empire britannique de l'époque, puisque le Canada fut la première fédération à allier le régime parlementaire au système de gouvernement responsable.Notons enfin que Robert Comeau et Michel Lévesque, tous deux du Département d'histoire de l'Université du Québec et du tout premier comité exécutif de la nouvelle Association québécoise d'histoire politique, viennent de lancer ce mois-ci une volumineuse biographie restropective sur les Partis politiques et élections provinciales au Québec de 1867 à 1991 à la Bibliothèque nationale du Québec.Un prix pour des profs de Sherbrooke Deux professeurs de l'Université de Sherbrooke, Louis Racine et Georges-A.Legault et un ancien étudiant et chargé de cours de la même université, devenu depuis professeur à l'Université Laval, ont remporté récemment le prix francophone du livre et de la communication en technologie dans la catégorie de l'enseignement supérieur pour un ouvrage intitulé Étique et ingénierie.Le choix du jury avait été rendu public au début du mois, à Paris, lors d'une réunion en présence du ministre français de la Recherche et de l'espace, Hubert Curien.Créé à l'initiative du Conseil général de l'Oise et de l'Université de technologie de Compiègne, le Prix Roberval couronne, chaque année depuis 1987, un manuel destiné à l'enseignement supérieur, de même qu'un ouvrage de réflexion qui s'adresse au grand public et traite des rapports de la science et de la technologie avec la culture et la société et un document audiovisuel concernant la technologie et télédiffusé en langue française.: \u2022I t t Regarder les choses d'une certaine manière, la sienne RÉGI! kKTCL t ¦ Rien n'est plus agréable que de passer une soirée en compagnie de qui ne cesse de vous étonner, le dois ce plaisir à M.'Robert G.Girardin, premier homme à être reçu dans le gynécée littéraire qu'était depuis sa fondation La Pleine Lune.Ainsi vu est un recueil de courtes nouvelles et d'aphorismes dont le titre est un programme en soi : regarder les choses d'une certaine manière, la sienne.On se promet de relire un roman ou un essai dont on sait n'avoir pas épuisé la substance.Kot>cf( C ai din AINSI VU o LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 27 DECEMBRE 1992 Arts et spectacles Le jardin du philosophe W LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE S MÈgMtoa Mais d'autres livres sollicitent une attention immédiate.Heureusement, Ainsi vu peut se relire à toutes petites doses.11 ne faut pas le ranger mais le garder près de soi, pour y cueillir à sa guise, en moins d'une minute» une fleur d'humour ou de sagesse.Celle-ci par exemple, d'humour noir : « LE PETIT PROPRIETAIRE avait acheté ses titres dès le lendemain de la naissance de sa fille.« Vingt années avaient passé.Austères, laborieuses, éprouvantes.L'hypothèque, suspendue comme l'èpée de Damoclès.« Le jour où sa fille lui apprit qu'elle allait se marier avec l'héritier de la plus grande agence immobilière de la ville, toutes ces années gaspillées lui tombèrent dessus, le tuant net.» M.Girardin, n'en doutons pas, connaît le poids des mots et leur usage.D'une certaine manière, on pourrait le qualifier d'écrivain engagé.Non pas dans quelque cause partisane, mais dans celles qui devraient mobiliser tous les intellectuels, la lutte contre la bêtise, par exemple.La bêtise en général et celle, en particulier, qui tue des innocents.Sans faire la morale, l'auteur remet à leur place, la première, les valeurs morales.Il s'inscrit ainsi d'une certaine manière dans les courants les plus actuels de la philosophie.Il le fait dans une langue claire, à peine obscurcie parfois par une ponctuation incertaine.Mats on pardonne ces vétilles à un écrivain qui fait de la rigueur une vertu aimable, à un penseur dont les traits d'esprit vont plus loin que les jeux d'esprit, à un linguiste \u2014 ce qu'il est de métier\u2014 capable de vous glisser comme ça, entre deux a-phorismes, un beau sujet de méditation : « Si te langage était parfait, l'homme cesserait de penser.» ainsi vu, Robert c.Girard in.La Pleine Lune.Uchine, 1992.160 pages.16.95 S.Les ice Capades Deux heures de magie ¦ 1 SONIA smkfati collaboration spéciale PHOTO BERNARD BRAULT.LJ Presse À titre d'invitée spéciale, Mitsou a eu le privilège de dire bye bye à une douzaine de cow-boys.Ce qui ne les a pas empêchés de tendre une main secourable à la chanteuse que Ton a déjà vue plus à l'aise sans patins.b e spectacle a commencé avec Hn une quarantaine de patineurs vêtus aux couleurs du Stars and Stripes.Il s'est terminé en compagnie des mêmes artistes, patinant au rythme des « proud to be an American» et des «God Bless America»; avec, en fond de scène, sur vidéo, la Maison-Blanche et le drapeau que l'on sait, flottant dans un ciel bleu liberté.Bref, le dernier spectacle des Ice Capades, présenté jusqu'au 31 décembre au Forum de Montréal, s'intitule Made in America.Ce n'est pas pour rien.Mais rendons à César ce qui lui appartient: les producteurs du spectacle ont tout de même fait des efforts pour «québéciser» le tout.Plusieurs numéros ont en effet été spécialement conçus pour les représentations données à Montréal et à Québec.Ainsi, la présence de Mitsou.Même si elle est moins à l'aise en patins qu'à califourchon sur une certaine chaise \u2014 comme nous l'a fait découvrir le vidéoclip Dis-moi, dis-moi\u2014 l'artiste invitée a tout de même réussi ses trois prestations sans trop d'anicroches.Il faut dire qu'elle avait, aux moments opportuns, l'aide d'une douzaine de cow-boys auxquels elle disait joyeusement « bye bye!» A noter aussi, le spectaculaire numéro aérien présenté sur l'Aigle noir \u2014 maintenant \u2014 de Marie-Carmen.Sous éclairage tamisé, six «oiseaux» noirs et blancs se sont envolés dans le ciel du Forum.Si, d'année en année, les Ice Capades exploitent régulièrement ce type d'exercice, il n'en demeure pas moins efficace auprès du public.Il est de ces magies qui ne démordent pas.Iulie Brault, de Saint-Jérôme, qui fait partie de la distribution internationale des Ice Capades, a pour sa part exécuté deux très belles chorégraphies sur les airs de La Légende d'Oochidéas de Roch Voisine et de Tue-moi de Dan Bigras.Finalement, les médaillés olympiques Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler ont fait deux apparitions remarquées.Au cours de la seconde, surtout, les spectateurs ont vibré à l'unisson au rythme de There will never be another tonight (dc Bryan Adams), et de la chorégraphie athétique des deux patineurs \u2014qui, pour l'occasion, avaient abandonné les vêtements «traditionnels» du patinage, et opté pour cuir, jeans et T-shirt.Privilégiant plus que certaines années, l'aspect véritablement artistique à l'aspect théâtral, humoristique et athlétique du patinage.Made in America retrace en quelques numéros l'histoire.d'un certain pays.Amérindiens, cowboys, jeunes filles très «petite maison dans la prairie», danseuses de saloon y ont leur place.De même qu'une émule de Barbie.Une drôle de poupée, que cette Sylvia Froescher, qui en fait voir de toutes les couleurs à Terry Head, ce patineur-clown \u2014ou clown-patineur?\u2014 que les petits adorent.Quant a Steve Taylor, originaire de la Colombie-Britannique, ses exploits sont toujours aussi attendus.Hop, il saute pardessus un traîneau et une demi-douzaine de blocs.Ouf, il passe a travers des cerceaux mobiles en flammes.Et youppi, il s'envole par-dessus une fourgonnette \u2014 oui, oui, grandeur nature.Deux heures de magie, donc.Dommage seulement que la flamboyance des couleurs et des patineurs n'ait pu masquer cette trop grande présence de bleu, de blanc et de rouge.Les événements musicaux de l'année 1992 CLAUDE CINGRAS L# événement marquant de notre année musicale fut non seulement l'addition, de la salle Pierre-Mercure de l'UQAM à nos équipements culturels mais, surtout, la réussite que constitue le nouveau lieu: de proportions humaines, avec ses 873 places, la salle est moderne, élégante et, mieux encore, tout à fait adéquate au plan acoustique.La Société de Musique contemporaine du Québec et les Musici, qui y donneront désormais leurs concerts, en ont fait le baptême avec grand succès.On a aussi vu s'ouvrir la souterraine et très obscure Cinquième salle de la Place des Arts.que l'on finira sans doute par transformer en cafétéria.Une rétrospective comme celle-ci englobe, en ce qui concerne les concerts, trois périodes.Dans le cas présent: la deuxième moitié de la saison 1991-92, c'est-à-dire des mois de janvier à juin; la saison d'été; la première moitié de la saison 1992-93, soit la période de septembre à décembre.C'est ce qui explique que certains événements qui faisaient partie de la saison dernière se sont effectivement déroulés cette année.Rappelons d'abord quelques grands concerts à l'Orchestre symphonique de Montréal.Cinq chefs invités y laissèrent une impression particulièrement forte tant auprès des musiciens que du public: l'octogénaire Erich Leinsdorf dans la septième Symphonie de Mahler (28 et 29 janvier), le Russe Valéry Gergiev dans la troisième Symphonie ( Le Divin Poème) de Seriabine ( 10 et 11 mars), le jeune Claus Peter Flor dans le Requiem allemand de Brahms (28 et 29 avril) et plus récemment Robert Shaw dans la Missa solem-nis de Beethoven et Mariss (ansons dans les deuxième et troisième Symphonies du même compositeur.Des anniversaires Le 350e anniversaire de Montréal fut marqué par une longue série de manifestations inaugurée par Charles Dutoit et l'OSM et un grandiose et émouvant Te Deum de Berlioz, assorti de la présentation des drapeaux, à la basilique Notre-Dame ( 18 mai).Le 50e anniversaire du Conservatoire donna également lieu à plusieurs manifestations, dont une remarquable audition de l'oratorio dramatique Jeanne d'Arc au bûcher qui soulignait du même coup le centenaire de Honeg-ger, à l'église Saint-Jean-Baptiste (10 et 12 avril ).Pour sa part, le Ladies' Morning Musical Club a couronné sa saison de centenaire par un mémorable concert du Trio Schubert de Vienne (26 avril ) et a consacré aux compositeurs québécois le programme marquant le 100e anniversaire, jour pour jour, de son tout premier concert ( 17 novembre).Pour souligner le 200e anniversaire de la naissance de Rossini, deux chanteuses spécialisées dans ce répertoire furent les solistes de concerts qui comptent parmi les réussites de l'année: Marilyn Horne (27 janvier) et Cecilia Bartoli (8 octobre).Enfin, le 125eanniversaire du Canada a donné lieu à un «Super-Concert» qui n'en avait que le nom et qui réunit l'OSM et le Toronto Symphony au Stade Olympique (8 juillet).Un été chargé L'OSM a connu un été très chargé, consacrant presque entièrement sa programmation de Notre-Dame à Beethoven.On y a entendu les cinq Concertos pour piano et la musique de chambre de jeunesse, avec en vedette un Louis Lortie dans sa meilleure forme.De Beethoven encore, l'Orchestre Métropolitain offrit l'intégrale des neuf Symphonies au Festival international dc Lanaudière, sous la direction de Stanislaw Skrowaczewski.L'été musical proposait également, dans le ¦Ai' Louis Lortie John Cage cadre des récitals du mercredi soir à l'orgue de l'Oratoire Saint-Joseph, neuf exécutions différentes, par autant d'organistes, de la grande Passacaille et Fugue en do mineur de Bach.Pour sa part, l'Opéra de Montréal a connu deux grands succès à la fois artistiques et de box-office avec Yevgueny Onieguinc, de Tchaikovsky, en février, et Nabucco, de Verdi, en avril.Il faut cependant qualifier d'erreur son «Festival Mozart» du printemps.Le Festival international dc piano s'est déplacé de septembre à juin, mais sans le succès espéré.L'an prochain, on reviendra à l'ancienne formule, celle d'un festival d'automne ouvrant en fait la grande saison.Cette année encore, plusieurs noms nouveaux ont fait leur apparition sur la scène musicale, le plus remarquable étant très certainement le St.Lawrence String Quartet, de Toronto, lauréat du Concours international de Quatuors à cordes de Banff.Tout à l'opposé, le plus mauvais concert de l'année fut certainement celui du pianiste Tàmas Vàsàry, à Pro Musica.Le plus ennuyeux: celui de l'ensemble Arraymusic, de Toronto, à la SMCQ.Ft le spectacle le plus miteux de l'année: Sis-si, opérette de Francis Lopez.On a aussi vu deux films à sujets musicaux: Tous les matins du monde, d'Alain Comeau, d'une inoubliable beauté, et La Note bleue, d'Andrzej Zulawski, grossière parodie de la vie de Chopin.Au domaine des «consécrations», rappelons l'attribution à la Société de Musique contemporaine du Québec du Grand Prix de 25000$ du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal.La création L'année 1992 fut aussi celle de plusieurs créations.Retenons la Messe du 350e anniversaire dc Montréal, de Pierre Grandmai-son, les Quatuors à cordes de Raoul Sosa et d'André Prévost créés par le Quatuor Moren-cy et, présentés dans le cadre de la «Quinzaine du violoncelle», Pacan, pour violoncelle seul, d'Otto Joachim, créé par Guy Fouquet, et La Théorie du Chaos, pour violoncelle et bande magnétique, d'Alain Thibault, créé par Claude Lamothe.Par contre, le « wampum symphonique» de Gilles Tremblay restera sans doute sans lendemain et l'opéra de Claude Ballif // suffit d'un peu d'air fut un échec à tous égards.Au chapitre des tournées à l'étranger, l'OSM est retourné au japon en avril et en Europe en juin, en plus de donner ses deux concerts annuels à New York dont l'un fut radiodiffusé ici en direct, pour la première fois.L'année 1992 marqua aussi les débuts en Olivier Messiaen Europe du Nouvel Ensemble Moderne, au printemps, et des Musici, à l'automne.Rappelons enfin le petit scandale qui ébranla le très respectable Concours international de musique de Montréal, consacré cette année au piano.Une panne de courant retarda d'une heure la prestation de Roberto Corliano, dernier concurrent à passer en demi-finale.En finale, le jury le classa, précisément, dernier.mais l'auditoire lui fit un triomphe et lui décerna le «Prix du public».Ce n'est pas tout: le jury s'opposa publiquement à la façon dont la compétition s'était déroulée et boycotta le concert des lauréats.\u2022 Les disparus Signe des temps, peut-être, un nombre record de musiciens sont disparus en 1992.Chez les compositeurs, deux noms viennent immédiatement à l'esprit: Olivier Messiaen et John Cage, chacun oeuvrant dans un monde très particulier mais tous deux figurant parmi les créateurs marquants du XXe siècle.D'autres compositeurs sont également morts cette année: l'Américain William Schuman, le Hongrois Sàndor Veress, le Gallois William Mathias, le Britannique Stephen Oliver et les Français Maurice Ohana et Georges De-lerue, surtout connu pour ses musiques de film.Chez les chefs d'orchestre: Pierre Dcrvaux, Sir Charles Groves, Andrew Schenk, Valentin Kojin, Roland Douatteet Arthur Davison, Canadien faisant carrière en Angleterre.Chez les chanteurs: les barytons Sir Ge-raint Evans, Gustav Neidlinger (illustre wag-nérien) et Eberhard Wachter (qui était devenu directeur de l'Opéra de Vienne), les sopranos Dorothy Kirsten, Stella Roman et lna Soùez, le contralto Alfreda Hodgson, les ténors Eugenio Fernandi et Henri Legay.Chez les instrumentistes: l'émincni violoniste Nathan Milstcin, les pianistes Jean Hu-beau, Andor Foldes et Erik Wcrba, le flûtiste Scverino Gazzclloni, les violonistes Jean Pas-quier et Arpad Gercez, les organistes Xavier Harasse et Patrice Caire.Aussi: le metteur en scène Margarita Wall-mann, l'imprésario Albert Sarfati, l'administrateur et commentateur musical John Gut-man (ancien assistant de Rudolf Bing au Metropolitan Opera) et Joseph Pa tel son, fondateur d'un magasin dc partitions situe derrière Carnegie Hall et fréquenté par tous les musiciens dc passage.Des Montréalais aussi: le pianiste William Tritt, l'organiste Anthony King, la violoncelliste Yvette Lamontagnc, sans oublier l'animatrice d'émissions musicales Renée Laro-chelle.t LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 B7 Les uns et les autres > nH'iiiunitmii spéciale Pas facile de survivre à Noël p$g\\ u moment ou j'écris celte lfo*4A chiunique, je me sens dans un étal second! C'est le jour de Noel et mon jour de tombée pour La Presse .Difficile, difficile! |e n'ai même pas de SCOOP pour vous, pas aujourd'hui.Noel s'est passé en jam il le, car j'ai la chance d'avoir encore mes pare nls.Maman est jeu- Jean chmaldi ne ( 70 ans ), mais papa lean Gritr.aîdi en était à son 95e Noel! Chaque année, il nous dit que ce sera son dernier.Cela a bien failli rire vrai: il n'a pas digéré mes Honeymoon Oysters (avec caviar, jaune d'oeuf de caille, corail d'oursin, etc.).Heureusement, il a survécu au réveillon et a une grosse indigestion.Je lui souhaite de rester en santé pour pouvoir fêler, comme la maman de Gilles Vigneau It aujourd'hui, son 100e Noel! Papa se souvient des Fetes au temps de son enfance en Corse: on ne recevait pas de cadeaux à Noel.Les hommes allaient en foret couper le plus haut des conifères et après la messe de minuit, tout le village se reunissait sur la place de l'église autour du feu de joie.On mangeait des charcuteries et des beignets, on ajoutait du bois pour que le feu dure plus longtemps, puis on allait se coucher sagement.«C'est à l'aube du jour de l'An que nous étions très excités.Notre pere nous emmenait en chantant faire la tournée de la parenté qui nous attendait avec des et rennes.» SAVEZ-VOUS QUE?B Savez-vous que le mot ëtren-nes vient du nom de la déesse Si renia?Au VIIIe siècle avant I.C.on of Irait des rameaux \\erts, provenant du bois consacré à Strenia, au roi sabin Ta-tius! Savez-vous quel est l'ancêtre de la carte de Noel ?Bien avant l'invention de Monsieur Cole, en Kxtrême-Orient on envoyait une carte de voeux en papier de riz.Plus elle était longue, mieux c'était! Les ajets: les 12 jours qui séparent Noel de l'Epiphanie (6 janvier) présagent les 12 mois de l'année g venir! Je ne sais pas d'où ni à quand remonte celle croyance populaire mais s'il faut croire que le temps qu'il a fait le 26 décembre prévaudra pendant tout le mois de janvier.Connaissez-vous la fête Kwanzaa?Moi non plus, mais je viens d'apprendre dans mon calendrier dé PUNICEF, que c'est l'une des fêtes les plus récentes au monde, célébrée chaque année pur un nombre toujours croissant d'Afro-américains, du 20 décembre au 1er janvier.En Kiswahili ( Kwan-zaaï désigne les premiers fruits), on utilise les symboles et les coutumes des fêtes africaines de la récolte et chaque soir on souligne les valeurs africaines correspondant aux sept principes fondamentaux (Nguzo Saba): unité, autonomie, travail et responsabilités collectives, économie coopérative, détermination, créativité et foi, en allumant une des sept branches du Kinara (chandelier ressemblant à celui des juifs, mais entouré d'épis de mais qui représentent tous les enfants de la famille, ainsi que de fruits et de légumes tropicaux, représentant la récolte).Au jour de l'An, on donne aux enfants des cadeaux faits à la maison et en soirée, la famille et les amis partagent un festin (karamu) composé de plats africains et afro-américains.À la fin des célébrations, l'hôte se lève et formule le voeu que «l'année prochaine nous soyons de nouveau réunis, ayant accompli davantage et ayant amélioré la qualité de notre vie».Voilà une nouvelle coutume dont on entendra peut-être parler un jour?UNE BIEN BELLE CARTE B La plus belle carte de Noèl que j'ai reçue cette année, c'est une carte entièrement «faite-main » à Londres par la sympathique et brillante actrice et comédienne acadienne, My-riam Cyr\\ Chapeau! Elle a dessiné sa nouvelle adresse, ses fenêtres illuminées, le nom du couple West-Cyr dans le puit de lumière et dans une bulle on peut lire « I wonder if Santa will remember that we moved » car elle vient de déménager.Myriam dit qu'elle a connu une année formidable et elle a de beaux projets pour 1993 dont une série pour la te'é qui veut rivaliser avec Star Trek le litre de travail est / lue I icltlb < C est, dit-elle, un science Vu lion futuriste qui se passe en l'an 2500.Si le projet soumis a la BBC et a Hollywood recoil le feu vert, ça veut dire quatre mois de tournage dans les Caraïbes! En attendant j'ai eu beaucoup de plaisir à être habillée d'argent avec des armes interplanétaires aux hanches.Bonne et heureuse année!» LES ICE CAP AD ES AU FORUM ¦ Ce soir, j'irai voir le nouveau spectacle des Ice Capades au Forum: 53e édition! C'est une institution à laquelle je suis fidèle depuis au moins 30 ans, car ma mère ne manquait jamais de m'emmener voir les Ice Capades et les Ice Follies au Forum chaque année, quand j'étais petite.Il y a trois troupes différentes des Ice Capades sur la route, et le Québec a toujours droit à la primeur de la nouvelle production.La compagnie américaine, consciente d'être en pays francophone, apporte des changements à son spectacle pour les représentations au Québec.Il y a au moins 35 minutes de couleurs locales! Le chorégraphe américain Chris Mettra ha m travaille toujours très fort à Noel puisqu'il vient mettre au point, avec Louis Vachon qui est de Shawinigan, les nouvelles chorégraphies à exécuter sur des succès de Marie Carmen % de Rock Voisine, de Dan lii gras ( lu lie B renuit, de Saint-|érôme, danse Tue-moi\\) et il voit à l'entrainement de sa vedette locale invitée: Mitsou.LE NOËL DE NOS ARTISTES ¦ Cillés Carie et Chloé Sainte-Marie passent les Fêtes à leur chalet de l'Ile Verte.An-gcle Coutu se repose dans les Laurentides.Diane Dufresne a célébré Noël en famille à Montréal et retourne en studio mardi pour enregistrerson nouveau disque.Gilles Proulx rentre de voyage en Equateur.Le cinéaste André Melançon a réveillonné en fa-mille puis s'est envolé le jour de Noel pour l'Argentine.Un nouveau tournage?Non, seulement six semaines de vacances, en amoureux, m'a dit son fils Benoît.Louis Mauf- \u201e _ feue (agent Anare de Diane Melançon Dufresne et nouveau relatio-niste du Théâtre du Nouveau Monde) et le metteur en scène René-Richard Cyr célèbrent les Fêtes chez Michel Tremblay, qui passe ses hivers en Floride depuis qu'il s'y est acheté un condo.Ginette Reno a offert un cadeau de rêve à ses proches: elle emmène toute sa famille, même les blondes de ses fils, au Club Med de Huatulco (Mexique) pour commencer la nouvelle année dans la joie.DUBOIS AU VIEUX MUNICH ¦ Les «jeunes mariés» Louise Marlcau et Claude Dubois passent les Fêtes en famille à Montréal, tranquilles et heureux dit Louise.Claude travaille mardi soir.Ça risque d'être très spécial comme spectacle: La fête des Fêtes au Vieux Munich, le 29 décembre à partir de 18 h 30.Enfin le dîner commence tôt quoi! C'est le party du jour de l'An qui promet parce qu'il sera animé par Claude Dubois! Il va interpréter des chansons du Bon vieux temps, accompagné non pas par son groupe habituel mais par des accordéonistes et des violoneux, dont l'excellent André Proulx.DE LA GRANDE VISITE ¦ Christophe Lambert arrivera à Montréal le 22 janvier pour parler de son nouveau film Knight Move (Face à face) de Carl Schenkel qui prendra l'affiche le 29 janvier.Ce n'est pas parce qu'un acteur joue le rôle d'un champion aux échecs qu'il doit l'être pour vrai! En tout cas Christophe semble être un pas-s i o n n é d'échecs car il affrontera le jeune Christophe Alexandre Lambert Lesicge, 16 ans, champion canadien d'échecs toute catégorie, l'un des grands espoirs du Québec, dans un «face à face».BESOIN DE SANG B Pour la vie.La période des fêtes constitue toujours pour la Croix Rouge un défi.Ce n'est pas facile de recruter un nombre suffisant de donneurs de sang afin de contrer tout danger de pénurie.Sous le thème de Marathon pour la vie.4000 donneurs de sang sont demandés d'ici le 31 décembre.Est-ce qu'on nous accepte dans tous nos états ?Sur ce, bon dimanche de repos?de plaisir?À la bonne vôtre! « Mon nom est Bond James Bond.» m I y a maintenant trente ans que Sean H Conncry s'est présenté comme l'agent 007 dans Dr.No: «Mon nom est Bond, lames Bond.» Seize films plus tard, l'agent secret créé par lan Fleming n'a rien perdu de son énigmatique charme.À l'occasion de cet anniversaire, voici vingt secrets que vous ignorez peut-être tirés de The Incredible World of 007publié aux États-Unis chez Citadel Press.1.\u2014 On a demandé à Sean Connery d'auditionner pour le rôle de lames Bond dans Dr.No après l'avoir vu dans un film de Walt Disney, Darby O'Gill and the Little People.2.\u2014 Pour l'habituer à l'élégance de Bond, le réalisateur Terence Young a contraint Connery, issu d'une famille pauvre, à dormir pendant un temps, en smoking, avec chemise de soie et boucle noire.3.\u2014 Les producteurs ont choisi Ursula Andrcss, alors inconnue, pour tenir le rôle de Honey Rider dans Dr.No après avoir vu une photo d'elle en T-shirt mouillé.4.\u2014 Pour la scène ou elle est entièrement recouverte d'or dans Gold finger ( 1964), le maquillage de Shirley Maton prenait deux heures.Sa pression artérielle et la température de son corps étaient constamment contrôlés pour éviter qu'elle ne soit asphyxiée comme c'est le cas de son personnage dans le film.5.\u2014 Après cinq films, Sean Connery a cédé la place a George Lazenby, un Australien de 28 ans, vendeur de voitures de collection.Il n'a fait qu'un film.On Her Majesty's Secret Service ( 1969 ).6.\u2014 Les producteurs ont d'abord pensé à Brigitte Bardot et à Catherine Deneuve pour le rôle de la femme de Bond, Tracy, dans On Her Majesty's Secret Service.C'est finalement Diana Rigg qui obtint le rôle.7.\u2014 On a pensé aux futurs lames Bond Roger Moore et Timothy Dalton pour remplacer George Lazenby dans Diamonds Are forever ( 1971 ), mais Sean Connery reprit du service après avoir obtenu un cachet faramineux.8.\u2014 Pour obtenir le rôle de James Bond Z O O M dans Live and Let Die{ 1973).Roger Moore a d'abord dù maigrir pour la peine et se faire tailler les cheveux.9.\u2014 The Man with the Golden Gun ( 1974) a été le premier lames Bond tourne au Kremlin.10.\u2014 L'agent 007 n'a chante qu'une fois.Dans Dr.No.11.\u2014 Les James Bond n'ont remporté que deux Oscars: en 1964 pour les effets sonores dans Goldfingercl en 1965 pour les effets spéciaux dans Thundcrhall.12.\u2014 lames Bond a finalement eu une nouvelle voiture dans The Living Daylights, une Aston Martin Volante.13.\u2014 Goldfinger a été le premier lames Bond à passer a la télévision, à ABC, en 1972.14.\u2014 Le fameux attaché-case de 007 dans I rom Russia With Love se vendait un prix très raisonnable en 1965; aujourd'hui, il faut compter plus de mille dollars.15.\u2014 On a demandé au dramaturge Noel Coward de tenir le rôle du Dr.No.La réponse tenait dans un bref télégramme: «Au sujet du Dr.No, c'est NO! NO! NO!» 16.\u2014 Les producteurs avaient d'abord choisi Thunderball pour le premier lames Bond, mais à cause de poursuites légales ils ont plutôt opté pour Dr.No.17.\u2014 On a estimé que Julie Christie avait la poitrine trop plate pour jouer dans Thunderball.18.\u2014 Le personnage principal dans le premier projet de scénario de Dr.No était un singe.19.\u2014 Il a fallu trois mois et demi pour construire le volcan de You Only Live twice.20.\u2014 Raquel Welch aurait bien aimé jouer le rôle de Tiffany Case dans Diamonds are forever ( 1971 ), mais on l'a jugée trop «animale».C'est |ill St.|ohn qui a eu le rôle.Les caprices de Liza \\ Emmanuelle Béart «j' ai passé des moments, à la fin de mon adolescence, parfaitement heureux et insouciants.En même temps, j'avais une grande lucidité intérieure.Le plus beau spectacle, pour moi, c'était de regarder les gens vivre, l'aimais m'asseoir à la terrasse d'un café et observer comment les gens marchent dans la rue.comment un couple parle et s'embrasse.le regardais et j'écoutais.\" studio LES MOTS ENFANT DE L'AMOUR \u2014 Enfant né hors mariage.Le Robert des expressions et locutions souligne que cette expression, qui valorise l'infraction aux contraintes institutionnelles en assimilant les relations hors mariage a la passion, représente une réaction contre le rejet impitoyable des enfants naturels par une société où la morale est informée par les règles de transmission de la richesse.11 est intéressant de noter que son premier emploi est dù à la plume de Voltaire.Aujourd'hui, l'expression est quelque peu archaïque ou ironique, la caractérisation des enfants d'après le statut social des parents semblant en voie de disparition.! : pop-corn Vous recevez ?Vous recevez à diner?Ne laissez surtout pas votre conjoint vous aider à la cuisine, ce qui serait selon 77 pour cent des personnes qui ont participé à un sondage sur la question, la première erreur à éviter.Voici d'autres gaffes relevées par le magazine Pfal/.gratf.\u2022 « |'ai oublié de servir un plat.» \u2022 «j'ai servi le repas beaucoup trop tard.» \u2022 « |c me suis surmenée et j'étais trop fatiguée pour pouvoir m'amuser.» \u2022 « l'ai passé plus de temps à la cuisine qu'avec mes invités.» \u2022 «Le plat principal a brûlé.» \u2022 « l'ai manqué de vaisselle.» \u2022 «l'ai essayé une nouvelle recette et c'était immangeable.» \u2022 «l'ai renversé du bouillon sur un de mes invités.» \u2022 « |e me suis engueule avec mon mari.» ¦ En faisant ses réservations au Peninsula Hotel de Beverly Hills, Liza Minnelli exigea que l'on place un piano dans sa suite, sinon elle irait ailleurs.La direction de l'hôtel s'exécuta, même si la location du piano devait lui coûter 2000 dollars.Liza demanda de plus qu'un service de limousine lui soit fourni tous les soirs, durant les quatre jours qu'elle devait passer à l'hôtel, pour la conduire à un restaurant situé à quatre pâtes de maison de là.il s'ensuit que même à 1600 dollars la nuit pour la luxueuse suite louée à l'actrice, l'hôtel considère celle-ci comme une cliente peu rentable, et préférerait sans doute qu'elle descende au Hilton la prochaine fois qu'elle se rendra à Beverly Hills.¦ Le traitement que suit à grands frais Michael Douglas pour apaiser son appétit sexuel semble voué à l'échec.Alors qu'il séjournait dans une clinique de Tue-son, trois jeunes admiratrices dressèrent leur campement sur la pelouse de rétablissement et refusèrent de bouger avant que leur idole ne leur ait fait parvenir son autographe.Au lieu d'ignorer simplement leur présence comme ses thérapeutes le lui avaient conseillé, la vedette de Basic Instinct leur fit remettre sans attendre trois photos signées de lui qu'il avait «par hasard» sous la main.¦ Déjà découragé par le fait que Mr.Saturday Night, le film qu'il a écrit et dirigé en plus d'y jouer lui-même, n'ait pas connu plus de succès au box-office, Billy Crystal a été réduit au désespoir lorsque, à un match de boxe auquel il assistait à Las Vegas, personne ne le reconnut, si ce n'est trois vieilles dames qui lui adressèrent un large sourire.¦ Katharine Hepburn, qui détient les droits de distribution sur son film de télévision The Man Upstairs, a choisi personnellement Ryan O'Neal pour incarner le prisonnier évadé qui loue un appartement au personnage qu'elle interprète dans le film, parce que, a-t-elle avoué, il lui rappelait Spencer Tracy dans sa jeunesse.¦ Elton John vient de s'acheter une |a-guar XW220 qui lui a coûté 800 000 dollars.Il n'en existe que huit de ce type dans le monde, dont deux appartiennent au sultan de Brunei, Hassanal Bol kin h Muizzadin Wadanlah, l'homme le plus riche du monde.¦ Arsenio Hall a congédié son garde du corps parce qu'un admirateur qui désirait un autographe l'avait touché au bras pour attirer son attention.L'animateur déclara au malheureux: «|e vous paye pour empêcher que les gens ne me touchent, et cet homme m'a touché, le n'ai plus besoin de vous!».¦ Valerie Bertinclli et Eddie Van Ha-len sont déterminés à s'aider mutuelle- Liza Minnelli ment a demeurer fidèles a leur régime.Ils se sont rendus récemment dans un supermarché et y ont rempli deux chariots de mets diététiques congelés.La facture s'est élevée a 700 dollars.¦ Michael Keaton a offert a la Warner Brothers 60 000 dollars pour la Batmobi-le qu'il conduit dans Batman et Batman Returns, et a essuyé un refus catégorique.Les patrons du studio ont expliqué à l'acteur qu'ils préféraient garder la voiture, au cas où ils décideraient de tourner Batman III.¦ lohn Travolta a importé de France une nouvelle «gardienne» pour son bébé, en la personne d'un jeune homme de six pieds du nom d'Olivier M assagi ia, qui partage désormais la vie de l'acteur, de sa femme Kelly Preston et de leur fils de huit mois.¦ Debbie Reynolds n'est peut-être plus l'actrice la plus recherchée de nos jours dans le showbiz, mais l'argent n'en continue pas moins à rentrer.Elle vient de toucher 45 000 dollars pour vanter les prouesses de deux médiums dans une nouvelle émission de télévision, ce qui lui a demandé à peine une demi-journée de travail.¦ Les amis de Daryl Hannah affirment qu'il y a cinq ans, elle avait juré qu'elle épouserait John Kennedy Junior, et elle ne le connaissait même pas.Elle ajoutait que dès qu'elle serait devenue sa femme, elle ferait tout pour qu'il devienne président.Elle n'a pu cacher sa déception devant le peu d'empressement manifesté par |ohn pour sortir exclusivement avec elle, et peut-être est-ce pour le rendre jaloux qu'elle s'affiche avec Jackson Browne.Ou peut-être a-t-elle simplement renoncé à devenir un jour la première dame des États-Unis.¦ Il y a maintenant 25 ans que Dustin Hoffman se faisait connaître pour son rôle magistral dans The Graduate.L'acteur a affirmé récemment au scénariste Buck Henry qu'il songeait à une merveilleuse suite qu'on pourrait donner à ce film.Mais le budget serait considérablement plus élevé que le 1,8 million qu'avait coûté la production originale.¦ Après avoir pris 24 livres en quelques semaines à peine, Elizabeth Taylor a décidé de congédier son cuisinier, lui reprochant de lui préparer des mets auxquels elle ne pouvait résister.Tout d'abord, elle ne s'était pas trop inquiétée de prendre du poids, puisque son mari, Larry For-tensky, lui jurait que cela ne le dérangeait aucunement.Mais lorsqu'elle atteignit 154 livres, elle fut prise de panique, se souvenant des années terribles où elle avait pesé jusqu'à 180 livres.Liz a maintenant un nouveau cuisinier, et elle affirme que les livres superflues s'en vont les unes après les autres.Sources : AP.AFP, Star.Examiner, Globe Charlotte et famille.harlotte Gainsbourg reste en famille.Sortant d'Amoureuse, mis en scène par lacques Doillon.le compagnon de |ane Birkin, l'héroïne de Merci la vie a enchaîné avec le tournage des lardins de ciment mis en scène par son oncle, Andrew Birkin.Scénariste ( King David, Le nom de la rose, La pirate, de Doillon, dans lequel il jouait également), Andrew Birkin est passé à la réalisation en 1988 avec Burning Secret, interprété par Klaus-Maria Brandauer et raye Dunaway et qui lui valut trois prix au festival de Venise et le prix du meilleur réalisateur au festival de Bruxelles.Les jardins de ciment est sa troisième mise en scène et raconte la destinée de deux adolescents, un frère et sa soeur, qui se retrouvent tout seuls avec un petit frère et une petite soeur dans une maison vide et vont vite s'affronter.Une histoire d'amour et de rivalité, de désir et de pouvoir.La sortie du film est prévue pour le début de 93.Charlotte Gainsbourg et Andrew Birkin Studio B8 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 BBBMBBBBBJBOMBaBBBM 96,9 FM prétcnti CALE DRIER je r< i^; rvr e w I I s-»* SPÉCTRUJïl 318, RUE STE-CATHERINE OUEST MÉTRO PLACE DES ARTS (Tel: K1-051) | Billets en vente au Spectrum (tous les jours de 10hOO à 22hOC) et dans les comptoirs Admission {+ frais de service) | Les temps sont difficiles pour les éditeurs canadiens d'après Canadian Press i i r .I r I » I I I \u2022 » I I ».* \\ K I ' l » « t v {.r i i 31 décembre 22H00 et 2 janvier 21H00 1 m.vidéos.16 janvitr^ 21h30 entrée: 20$ I 0 ' * * » \u2022S.4 i 4 i ¦ Les ventes des éditeurs au Canada ont légèrement augmente en 1990-1991, mais cette bonne nouvelle a été compensée par l'accroissement des coûts et une baisse dans la division la plus profitable de l'industrie.Statistique Canada a rapporté cette semaine que les ventes de livres avaient augmenté de quatre p.cent pour atteindre 1,5 milliards en 1990-1991.Mais l'indice des prix des produits de l'édition et de l'imprimerie a augmenté de trois p.cent, a précisé l'organisme fédéral dans une publication intitulée L'édition du livre 1990-1991.Les ventes de livres reliés, la section la plus profitable de l'édition, ont baissé de 33 p.cent.«Les temps sont difficiles pour les éditeurs canadiens», de dire Avie Bennett, président de McClelland and Stewart Inc., un des grands éditeurs du Canada.Le directeur général de l'Association des éditeurs canadiens a reconnu que les subventions gouvernementales avaient permis à l'industrie de l'édition de se maintenir à flots.En janvier dernier, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il allait consacrer 140 millions au cours des cinq prochaines années pour renforcer l'édition et la distribution des livres canadiens à la suite de la faillite de deux impor-tantsa éditeurs canadiens.M.Garry Neil, président de l'Association des éditeurs, a dé- clare que si les ventes continuent d'augmenter, les éditeurs canadiens, dont la situation est stabilisée grâce à l'injection de fonds gouvernementaux, seraient en mesure de mettre sur pied un programme d'édition plus agressif.En 1990-1991, 72 p.cent des titres publiés au Canada étaient l'oeuvre d'auteurs canadiens.Parmi ces titres, 41 p.cent étaient des livres commerciaux et 33 p.cent des manuels scolaires.«Nous avons toujours la satisfaction de savoir que nous publions certains des meilleurs livres au monde comme celui de Michael Ondaatjc (auteur canadien ) qui a remporté le prix Booker ».a déclaré M.Avie Bennett.Les ventes des propres titres des éditeurs \u2014ceux qui ont les plus fortes chances d'avoir été écrits par des Canadiens\u2014 ont augmenté de six p.cent par rapport à Tannée précédente et atteignent 602 millions.Et si l'on compare les chiffres de 1987-1988 avec ceux de 1990-1991 ils sont encore plus encourageants.Parmi ces chiffres, citons ceux-ci : le nombre des titres d'auteurs canadiens était en augmentation de 28 p.cent; les ventes de livres d'auteurs canadiens publiés au Canada étaient en hausse de 39 p.cent; le nombre total des titres publiés au Canada s'est accru de 19 p.cent; la part des titres publiés par des maisons d'édition étrangère installées au Canada a baissé, passant de 25 à 20 p.cent; les 153 éditeurs et agents exclusifs situés en Ontario (42 p.cent de tous les éditeurs du Canada) représentaient 70 p.cent des ventes.I ARC ANGELS 22 janvier 20H30 avec Charlie Sexton &&&&& r B I 1 B 1 1 B B I le disquaire le plus grand et le plus connu au canada SOLDE TRADITIONNEL ! 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POUR TOUS Jusqu'au 3 janvier Théâtre Biscuit, Montréal Réservations : (514) 845-7306 SEULS Création québécoise.Texte et mise en scène d'Ariane Buhbinder.Production du THÉÂTRE DE CARTON.Décor et costumes d'Yvan Gaudin.Éclairage d'Alain Rouillier.Diapositives de Paul St-Jean.Musique de Michel Smith.Chorégraphie de Véronique Watters.Distribution : Jérémie Boudreault, Gilles Pelletier et Véronique Watters.«La chose qui m'a touchée, c'est quand Dora disait à son père : «pourquoi il faut qu'on ait des amis ?» Martin Ruel, 9 ans.Une odyssée de l'âme.Un spectacle onirique dont la féerie visuelle se déploie avec ingéniosité et émerveillement.POUR LES 6 ANS ET PLUS Jusqu'au mardi 29 décembre Maison de la culture Frontenac, Montréal Réservations : (514) 674-3061 Pour plus d'information, veuillez consulter le dépliant THÉÂTRE À L'AFFICHE.- Lo Conseil québécois du théâtre DONNEZ- inoi /VILES Un enfant handicapé, c'est un enfant comme les autres.En lui ouvrant votre coeur, vous lui donnerez des ailes.Six II 11 l\\xjr Lis i-NIANIS i lANPU AIÏS Du Qui ni ( 2300 ouetl.boulevard Mené-lévetqui Montréal (Québrc) M3M 2R5 Tél.(514)9370171 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 1992 B9 Plusieurs artistes canadiens et québécois nous ont quittés en 1992 Presse Canadienne ¦ De nombreuses personnalités canadiennes ci québécoises de la scène culturelle sont déeédées au cours de l'année qui vient de s'écouler.¦ Février 6 \u2014 Le « photographe des vedettes» Daniel Poulin, à 44 ans, des suites d'un cancer.10 \u2014L'écrivain et journaliste lean Basile, à 60 ans, des suites d'un cancer généralisé.20 \u2014 Le peintre A.J.Casson, à 93 ans, à Toronto, le dernier survivant du groupe des Sept.21 \u2014 Le peintre-graveur Gérard Tremblay, à 64 ans, après une carrière internationale de 45 ans.Mars 1 \u2014 Le journaliste et publiciste lames Laston McDougall.â Montréal, à 90 ans.Il avait été superviseur de toute la publicité internationale d'Expo 67.Fondateur en 1920, à 19 ans, du magazine humoristique Goblin le plus populaire au Canada anglais.\u2014 Le chorégraphe, maître de ballet et ancien danseur Reynald Kabu, à 46 ans, à Montréal, des suites du sida.16 \u2014 L'écrivain Roger Lemc-lin, auteur du célèbre roman Les Plouffe, i\\ Québec, à 72 ans, des suites d'un cancer du poumon.Avril 4 \u2014 La comédienne et fondatrice du Théâtre du Rideau-Vert, Yvette Brind'Amour, a 73 ans, d'un cancer.Jean Basile 10 \u2014 L'acteur canadien de télévision et de cinéma Cec Under, à 71 ans, de problèmes cardiaques.15 \u2014Le fantaisiste Roméo Pé-russe, à 65 ans.d'un infarctus.Mai 9 \u2014Le «peintre de la Mauri-cie» François Déziel, à 77 ans, à Montréal.Juin I \u2014 La romancière, dramaturge et essayiste Adèle Wiseman, à 64, à Toronto, de complications dues au sarcome.Louise Arcand \u2014 L'auteur et comédien aca-dien Bernard Dugas, jumeau de Bertrand, lui aussi comédien, à 37 ans, à la suite d'une longue maladie.7 \u2014 La romancière Jeanne d'Arc luiras, auteur entre autres de Plaxie Piton, à 65 ans, des suites d'un cancer.18 \u2014Le réalisateur et annonceur de Radio-Canada International, lean Boisjoly, à 64 ans.il avait été la voix de l'ours et de Fan fan de l'émission Pcpinot et Capucine.Roger Lemelin \u2014 La violoncelliste Yvette La-montagne, à Montréal à 93 ans.Elle avait travaillé avec Pablo Casals et Marcel Hubert et fait partie du premier Trio de Montréal dans les années 1920.27 \u2014 Le chanteur country Lé-vis Bouliane, à 60 ans, d'un arrêt cardiaque à Sherbrooke.\u2014 Paul |.Reynolds, ancien metteur en scène et producteur du festival Shaw a Niagara-on-the Lake, à 40 ans.de complications attribuables au sida.Yvette Brind'Amour Juillet I \u2014 Alan Lund, choréographe et metteur en scene, a 67 ans.du cancer.Ancien danseur, directeur du Festival de Charlottctown de 1966 à 1986 et pionnier des émissions de variétés à la télévision canadienne-anglaise.6 \u2014 Paul Hackman, batteur du groupe rock ontarien Helix, dans un accident de la route en Colombie-Britannique.Août 3 \u2014 La comédienne Manda Parent (de son vrai prénom leanne- ARCHAMBAULT LA PLUS GRANDE MAISON DE MUSIQUE AU QUEBEC de réduction 2 jours seulement 26-27 décembre a (étiquettes rouges non comprises) IGraiid soldi après Noël sur tous nos disques compacts \u2022 cassettes \u2022 accessoires r D.C OU CASSETTE DE NOTRE CHOIX AUX 700 PREMIERS ACHETEURS SE PRÉSENTANT AU 500, RUE STE-CATHERINE.EST ET AUX 150 PREMIERS ACHETEURS SE PRÉSENTANT AU COMPLEXE DESJARDINS ACHAT MINIMUM REQUIS 10,00 S (TAXES NON INCLUSES) SUPER SPECIAUX SAMEDI 26 DÉCEMBRE SUPER SPECIAUX DIMANCHE 27 DÉCEMBRE ANDRÉ GAGNON XI ¦M ANDREGAGNON Noël MADONNA Erotica MICHEL SARDOU Sardou ROCK ET BELLES OREILLES Le gros cru BON JOVI Keep the Faith 100 DISQUES COMPACTS SEULEMENT (COMPLEXE DESJARDINS \u2022 25 D.C SEULEMENT) UN PAR CLIENT 100 DISQUES COMPACTS SEULEMENT (COMPLEXE DESJARDINS \u2022 25 D.C SEULEMENT) UN PAR CLIENT I \u2022 \\ \u2022 I K V I |'< M-.AC0SÎMK \\ \\\\HliSfYHO0>TOti JHE BQDY< -I099 STEPHEN FAULKNER Catxwse 13?899 \" Bande sonore originale du film avec Whitney Houston PETRU GUELFUCCI Corsica 139£ 899 99 VHS * 13?.899 4 DC 169,?ch.vol ESSENTIAL OPERA Pavarotti, Te Kanawa, Domingo YOUR UNDRED BEST TUNES Los plus belles mélodies classiques Vol.l.Vol.ll I 49* ^13 FABIENNE THIBEAULT JEAN-PIERRE DEBARBAT Sur ma vole VILAIN PINGOUIN Roche et roule 899 G3 99 ., .\u2022tit MICHAEL BOLTON Timeless (The classics) m I ¦ ¦ m-m Q99 \u2022; JOHN LEE HOOKER Boom Boom LA SUPER COLLECTION1 Les grandes chansons 899 £3 ' 99 13 2 jours seulement \u2022 samedi 26 décembre de 13 h à 17h \u2022 dimanche 27 décembre de 9h30 IMPORTANT: aucun échange ou commande spéciale avant le 29 décembre 17h TROIS-RIVÈRES \u2022 SHERBROOKE \u2022 500 EST, STE-CATHERINE |© BERRl roMi'inik UOAM ADMISSION > COMPLEXE DESJARDINS PLACE DES ARTS Willie Lamothe Mance).a 85 ans.Grande vedette du vaudeville des années 1930 a 1950, notamment avec Olivier Guimond et Rose Ouellettc.15 \u2014 La journaliste-animatrice Louise Arcand, à 48 ans.des suites d'un cancer au cerveau.19 \u2014 Adrian Croll, à 43 ans, a Montréal, considéré comme le meilleur mixeur de l'ONF.21 \u2014Le comédien et animateur de télévision Mario Verdorrji Windsor, en Estrie, à 68 ans, d«p cancer.Septembre 2 \u2014Auteur de plus de 200j5lê-ces musicales, le violonneux fenîî-le Benoit, a 79 ans, d'un cancer, a Stephcnville.a Terre-Neuve.9 \u2014Le dramaturge néo-êçtfc-sais Don Wetmore, à 85 ans.15 \u2014Le cinéaste Derek May, de l'ONF, à 59 ans, auteur de nombreux films dont The Ernie Game, Helicopter Canada et The Boulevard of Broken Dreams.19 \u2014L'animateur de radio et chanteur country André Breton, â 59 ans.d'un infarctus a sa résidence de larnham en Estrie.Octobre Il \u2014 La comédienne Marie-Michelle Matteau, interprète de Emma Beauchamp dans le téléfo-man La montagne du Hollandais, d'un cancer.1 19 \u2014Le chanteur country ;et acteur de cinéma Willie Lamothe.à 72 ans, d'un arrêt cardiaque.25 \u2014 Le pianiste William Trftt.à 40 ans.des suites du sida.Novembre j 5 \u2014 L'animatrice et journaliste â Radio-Canada Renée Larochel-le, connue pour sa participation à de nombreuses émissions littéraires, artistiques et d'affaires publiques, h j» 14 \u2014L'artiste pluridisciplinaire Greg Curnoe, à 55 ans, â London en Ontario, tué par un- camion qui heurte un groupe dcJ3 cyclistes.21 \u2014Le réalisateur de television et aquarelliste lean-Paul Ca-douceur, à 70 ans, créateur de Pe-pinot et Capucine et fondateur de |PL Productions.27 \u2014 Yves Gagnon, fondateur du Festival de la chanson de Granby en 1968, a 56 ans, des suites d'une thrombose mésanthéri-que.Décembre I \u2014 Le scénographe locelyn loly.du cancer, â Montréal./Il avait ete le décorateur de la plupart des films de Gilles Caries.Ses derniers décors ont été ceux des Filles de Caleb et de Blanche pour la télévision.UN DON D'ESPOIR POUR LA VIE s r Association pour les enfants atteints de leucémie et autres formes de cancer I ft LEUCAN 3045 Chemm Côte Ste-Cathenne Montreal.Quebec.H3T 1C4 (514) 731-3696 (1-800) 361-9643 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 DECEMBRE 1992 IFAMOUS PLAYERS \"OLn Génie Génial! Le merveilleux plaira aux enfants.L humour séduira les parents.Senjr Dastêull.lAPfilSSf \"ALADDIN est le meilleur film de Disney.Mieux que ses derniers succès, encore mieux que ses classiques.Un film étourdissant et explosif» exaltant, magnifique et très drôle.\" ¦CéthcntvDurpt* TORONTO STAR VERSION FRANÇAISE CENTRE EATON »\"'?» 705 Stp-Caihenne O W tS 12:302304:306:308:30 1 :003:005:007:009:00 VERSAILLES_»'\u2022\"» I GREENFIELD PARK «»\u2022«» I CENTRE LAVAL Place Versailles \"j* v ^ [J 519 bout Tascttereau t.\\ I 1600 Le Corbusiei w _\\ 1 00-3 00-5 00-7 00-9 00 1 00-3 00-5:00-7:00-9 00 12 30-2:40-4:50-7:00-9 00 PLA2A REPENTIGHY I JULIETTE ?'««a ITROIS-RIVIÊRES * \"J\"»' *17*'«MM Cj-» l^'f'6*'»'»' Wo| iMPER'AL - ?:0 >uc Bej-d'f «S | IMPERIAL \u2022 J-i25 BouL Ro>a.Oa' 12:00-2004 00-6 00-7:40 12:00-2:00-4 00-6 00-7:40 12:002004 006 00-7:40 CARREFOUR DU NORD Sf-Jtrom* * Pour les cinémas suivants veuillez consulter le guide horaire Cinéplex-Odéon CREMAZIE 849FiLM|DU PLATEAUS2i-787o|TERREBONNE 8610 rue Si Oerii» \u2022 * 9¦ \\\\ I \\58J Mortt-Po»ai est w |i | iQ71 Çhem.n du Qpieau * < ST-HYACINTHE7739W|ST-JEAN 3«-4i4i |CHATEAUGUAY6S'-«« l,P,,,, .* J Bo-'f j F.imi_* ;.J40 St Jran 8-^p''Ste * £ ST-BAsiLE \"'-\"\"Iomega mmimiqranby 776 6959 267 Boui Launer * $ H^SSC* C*j^&Y lonoufu»» .* I f**ut de lys W version o.anglaise LOEWS .\u2022\u2022»'«\" \u2022 : r.t» Cal\"»' \"r O W FAMOUS PLAYERS 8 i57!Mfb| DOR VAL ^«w 1 CENTRE LAVAL -fV \u2022 , I ;»f A.» Dot.ji W I ueo l>to'tuwi w DECARIE b49-film|ASTRE ?7;50w|BROSSARD 'UNE VICTOIRE PLEINE DE RIRES.On retrouve l'Eddie Murphy de TRADING PLACES et de 48 HOURS.On retrouve l'Eddie Murphy qu'on aune.1 ¦JodSiegel.GOOD MORNING AMERICA \"Eddie Murphy à son plus di Son charisme, son esprit vif, ses personnages impulsifs son rythme de comédie n jamais été aussi frappants \u2022 Chock HtntyABC- IV L os tngtm _Un Monsieur Distingué version française de: DISTINGUISHED GENTLEMEN CENTRE EATON Mi5™ï VERSAILLESmM I CENTRE LAVAL»\"?*.705 S1e-Calhenry5 O'.iS- P Place Versailles *W \"J D | 1600 Le Corbusier W VS \u2022h tl 1:15-3:45-0:30-9 15 12:30-2:45-5:00-7:10-9 35 12:10-2:30-4:50-7:10-9:30 IPLAZAREPENTIGHYJULIETTE ?'«\u2022«« Il TROIS-RIVIÊRES*™\"' lTVuilim Om«is**«r»iMti ito.J.IMPERIAL.- 220 rye Bfiud'VD M IMPERIAL \u2022 Bou< Po>j> £\\ 12 00-2:10-4 40-7:00-9 30 12.00-2:10-4:40-7:00-920 12:00-2:104:40-7:00-9:20 Pour les cinémas suivants veuillez consulter le guide horaire Cinéplex-Odéon TERREBONNE «m 1071 Of mm du Coteau * £> OMEGA 647-H22 ¦ CHATEAUGUAY 691-2463 |CARREFOUR OU NORD «\"^ Cr«*me>ry Lonqweo-i * fl 2-10 Sl-Jean Bapi | St-Jerom# DRUMMONDVILLE474 6926( ST-HYACINTHE 773 9J?2| GRANBY 776-69°?Capitol- La Paru *¦ Fleur ôaLv» * version o.anglaise CENTRE EATON 70S Sir C«l»rr.r>r Q W FAMOUS PLAYERS 8 CINÉMA DU PARC 5470 JS75 A.r dw P*ic 1:30-4:00 6 45-9 25 12:05-2:25-4:45 7:05-9:35 Tous les soirs 7:00-920 dim 2:25-7:00-9:20 PALACE »m?' b-H Si» Ci^fiin' O ' GREENFIELD PARK S19 bout lr.'^rj.CENTRE LAVAL 12.20-2:45-5:15-7:45 1:10-3:35-6:05-835 2:004:25-7:009:25 1:30-4:00-7:05-9:15 i 12:20-2:40-5:00 7:20-9:40 Pour tes cinémas suivants veuillez consulter le guide horaire Cinéplex-Odéon DECARIE 849-FILMIASTRE 327-SOOI Decane sudôe Jeao-Ta»on |^4S0 t>owi lacorda>r» ^ UN NOUVEAU CLASSIQUE DES FÊTES EST NÉ.TBE MUPPET CHRISTMAS CAROL9 est un grand succès.\" -BHIDiehl.ABC RADIO NETWORK \"La nouvelle \"L'histoire CHRISTMAS CAROL la plus charmante jusqu'ici.Un excellent film.\" -Gary Franklin, KCOP-TV \"Un film charmant pour toute la famille.1 - Joseph Gelmis, NEW YORKNEWSOAY Lécrivaine Monica Dickens est décédée vendredi Agence Fra née- Presse Monica Dickens lors de son premier voyage à New York en 1948.LONDRES ¦ L'écrivain britannique Monica Dickens, arrière petite-fille du romancier Charles Dickens, est decedée vendredi à Reading (sud de l'Angleterre) à l'âge de 77 ans des suites d'un cancer.Monica Dickens était l'auteur de plus d'une cinquantaine de romans populaires et de fiction, pour la plupart inspires des divers métiers (cuisinière, infirmière, journaliste) qu'elle avait exercés dans sa jeunesse.bile avait publie son premier roman, A pair or hands, devenu un best-seller, à l'âge de 20 ans.Elle avait ensuite émigré aux États-Unis, d'où elle n'était revenue qu'en I985, à la mort de son mari.Son dernier roman doit paraître en mai I993.Décès du pianiste Magaloff Agence France-Presse VEVEY, Suisse J Nikita Magaloff IFAMOUS PLAYERS CES HORAIRES COUVRENT LA PÉRIODE DU 27 AU 31 DÉCEMBRE ras.il ard II B°HRJNGEft l'en* safonova CENTRE ÉflTON 70s sL-chenoeo.985-5730 é>' ALADDIN (V.F.) (Q) dolby 1:00-3 00-5 00-7:00-9 00 UN MONSIEUR DISTINGUE (Q) dolby 1:15 3:45-6:309:15 ALADDIN (V.F.) (Q) ooujy 12 30-2:3l\\4 30« 308 30 ALADDIN (V.F.) (G) dolby 1230-2 30-4:30-6 30-830 BODYGUARD (13-e) dolby 1245-3306:20-905 DISTINGUISHED GENTLEMEN (Q) 1:304:006:45-9:25 l\u20ac PARISIEN 480 Sle-Calheiineo 866-3856 INDOCHINE (G) dolby 1:0cm:3LVe 00 L'AMANT (16 + ) dolby 12:40-2 50-5:00-7:10-9:20 UN COEUR EN HIVER (G) 1 45-4:1*6:45-9 15 EN TOUTE BONNE FOI (G) dolby 12:15-2:30-4:45-705-925 CEUNE (G) 12 55-3:00-5 05-7 10920 L'ACCOMPAGNATRICE (G) dolby 1:30-4 00-6:30-9:00 LE ZEBRE (G) 1:10-3:15 5 20-7 25 9 30 IMPÉRIAL THX 1430Bleury 288-7102 oan/*v -TANPîS MOi.PAVOÎR UM AMî Aî P'ALJTRE.PAKëîUcJE VOUS .MAi£> OIS SUifc UN PEU ÏU N'Ai ME.pa£ QuEdë NOiR.a suivre .».>.'V' AS-TU PENSÉ À CE QUE TU M'OFFRIRAIS POUR NOËL?NOËL.C'ÉTAIT AVANT-HIER.ÇA VA ÊTRE REVENU AVANT QUE TU AIES LE TEMPS D'Y PENSER DEVRAIS-JE NE JAMAIS l OUVRIR POJR CONSERVER l ESPOIR ET IA MAGIE QUI CONSIITUINI » VERITABLE CADEAU DE IA PERIODE DESFEUS» PEROfNANO CERTAINEMENT' TOUT EST PAIT !ES ^ lUMlERES VÉRIFIÉES.IES DÉCORATIONS RANGEES El L'ARBRE AUX ES.y\u20147 l ARCKt ai (\u2022pl VIDANGES FRANK et ERNEST AVOCAT y.J'AIMERAIS LAISSER MON CORPS À I ECOLE D'AGRICULTURE MONSIEUR TÊTE DE PATATE DICTE SON TESTAMENT B>8V CANDIDE MARMADUKE MA RM A DUKE
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