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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le Monde - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-12-29, Collections de BAnQ.

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[" Le Monde f Arts et Spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 29 DÉCEMBRE 1992 Israël avoue avoir expulsé 10 des 415 Palestiniens par erreur d'aprùs Reutcr et AFP JÉRUSALEM \u2022 LW armée israélienne a annoncé hier soir que dix des 4I5 Palestiniens expulsés le 17 décembre vers le Liban pourraient rentrer chez eux.mais que certains devraient comparaître devant la justice israélienne.Dans un communiqué, l'armée précise que la décision de bannir ces dix hommes n'était pas fondée.Leur identité et la date de leur retour éventuel n'ont pas été précisées.« Une enquête menée par l'armée a démontré qu'en ce qui concerne dix expulsés, la décision de les chasser n'était pas correcte», a précisé Tsahal.«Il faut cependant remarquer que pour certains de ces expulsés, il existe des preuves qu'ils ont mené de sérieuses activités (anti-israéliennes).Ils peuvent s'attendre â passer en jugement â leur retour», ajoute le communiqué.«S'ils sont condamnés, ils peuvent aussi s'attendre à des peines de prison plus longues que la déportation.La chose est à l'élude», conclut le document.La période d'interdiction de séjour qui frappe les expulsés ne dépasse pas deux ans.Plus tot, dans la journée, Israel avait interdit à des Arabes israéliens d'acheminer un convoi d'aide alimentaire et médicale aux 4I5 Palestiniens déportés, confinés depuis 11 jours dans le sud du Liban.Israel a fait savoir qu'il «examinait» la proposition du ministre français des Af- faires étrangères Roland Dumas de dépêcher une équipe médicale dans le camp de fortune abritant les intégristes musulmans.Un responsable israélien qui a requis l'anonymat a toutefois fait part de son «étonnement» à la suite de la démarche française.Le Liban a pendant ce temps réaffirmé son refus d'assumer une quelconque responsabilité des Palestiniens bannis et d'accepter la possibilité qu'une aide puisse transiter par son territoire.Sur le plan diplomatique, l'OLP a annoncé que son chef Yasser Arafat se rendra à Genève demain, pour évoquer la situation avec le secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali, une visite qui coïncidera avec celle de M.Dumas.Sur ordre du premier ministre Yitzhak Rabin, la police militaire israélienne a bloqué à la frontière israélo-libanaise un convoi de 60 camions transportant des vivres, des médicaments et des vêtements chauds.Le convoi conduit par des notables, dignitaires religieux et députes représentant les 750000 Arabes israéliens, a rebroussé chemin.«On nous a interdit d'apporter une aide humanitaire aux 415 expulsés, ce qui met leur vie en péril», a déclaré Ta-leb al-Sanaa, député du Parti démocratique arabe à la Knesset.«C'était une action purement humanitaire a laquelle des Juifs ont également participé», a souligné pour sa part le poète Samih al-Kassem.Les déportés ont jeûné hier et annoncé qu'ils s'abstiendraient désormais de s'alimenter les lundis et jeudis.Ils ont néan- moins continue de recevoir une aide clandestine de la population des environs \u2014 nourriture, vêtements et kérosène, acheminés a dos de mulet\u2014 ce qui améliore quelque peu leurs conditions de vie rendues éprouvantes par le froid hivernal, a 1 000 metres d'altitude.Le sous-secrétaire général de l'ONU.lames |onah, arrivé dimanche en Israel pour tenter de trouver une solution à la crise, a rencontre hier une délégation palestinienne.Les 10 délégués, dont un représentant intégriste, lui ont demandé d'intervenir auprès du gouvernement israélien pour le rapatriement immédiat des bannis.M.|onah est attendu a Beyrouth mais il s'est vu interdire par le chef du gouvernement libanais, Rafik Hariri, de rendre visite aux expulsés.Boutros-Ghali veut 10000 Casques bleus de plus en Bosnie Une contre-offensive musulmane à Sarajevo serait imminente d'aprùs AFP et Reutcr NEW YORK Le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a recommandé le déploiement d'une «force d'environ I0000 hommes» supplémentaires pour surveiller toutes les frontières de la Bosnie-Herzégovine, selon un document obtenu hier û New York.Au même moment, sur le terrain, une contre-offensive musulmane semble se préparer à Sarajevo.Selon le porte-parole de la conférence de Genève sur l'exYougoslavie, Fred Eckhard, les forces musulmanes bosniaques ont procédé ces derniers jours à un «renforcement très significatif» en hommes et en matériel de guerre de leurs positions sur le mont Igman, qui surplombe la capitale bosniaque.Ces préparatifs, selon le porte-parole, pourraient être annonciateurs d'une «prochaine offensive musulmane majeure pour reconquérir le terrain perdu» ou même tenter de dégager la capitale assiégée par les forces serbes.M.Boutros-Ghali a fait sa recommandation dans un nouveau rapport que le Conseil de sécurité lui avait demandé en application de la résolution 787 du le novembre, qui avait pour but de renforcer la surveillance de l'embargo et des sanctions contre la Serbie et le Monténégro.La résolution stipulait que des observateurs pourraient être déployés aux frontières de la Bosnie-Herzégovine pour mettre fin notamment à «toutes les formes d'ingérence», y compris l'infiltration d'unités et d'éléments irréguliers dans la république en guerre.À ce sujet, M.Boutros-Ghali souligne d'une part la «complexité» d'une telle opération, liée en particulier aux I I00 kilomètres de frontières et aux 123 points de franchissement, d'autre part les difficultés financières et en ressources humaines qu'entraînerait une «nouvelle expansion de cette envergure» de la Forcé de protection des Nations unies (PORPRO-NU), qui compte déjà quelque 20000 hommes stationnés essentiellement en Croatie et en Bosnie-Herzégovine.Selon le secrétaire général, «il faudrait autoriser la FORPRONU non seulement à procéder à des fouilles, mais aussi à refouler le La crainte d'une guerre en Serbie fait fuir les cerveaux De 17 à 20 p.cent des scientifiques ont quitté le pays, selon le gouvernement personnel militaire, les armes ou les marchandises visées par les sanctions ou à confisquer ces armes et marchandises».Ce rapport a été distribué aux membres du Conseil de sécurité, au moment où ceux-ci examinent la possibilité d'entreprendre des actions aériennes pour faire respecter la zone d'exclusion au dessus de la Bosnie, instaurée en octobre et violée quasi-quotidiennement par des appareils serbes.Haussant le ton, le département d'Ltat a exprimé en outre sa «profonde préoccupation» quant a la situation au Kosovo et a indiqué que les États-Unis considéreraient «très sérieusement» toute action serbe visant à déstabiliser cette région à majorité albanaise.Selon le New York Times, le président Bush, dans un message adressé la semaine dernière au president serbe Slobodan Milosevic, avait fait savoir aux dirigeants serbes que les États-Unis «seraient prêts à recourir à la force militaire, dans le cas d'un conflit au Kosovo suscité par une action serbe».Tant la Maison blanche que le département d'État se sont refusés à commenter l'information du quotidien new-yorkais, mais un porte-parole du département d'État, |oc Snyder, a souligné que les États-Unis étaient «profondément préoccupés par la situation au Kosovo».Pour sa part, le président de la Croatie, I ranjo Tudjman, s'est déclaré inquiet de l'«aide» qu'apportent, selon lui, «des extrémistes russes» à la Serbie, lors d'une conférence de presse à Genève.Il a déclaré que des généraux russes étaient apparus à la télévision serbe il y a quelques jours et que de nombreux volontaires, non seulement de Russie mais d'autres pays comme la Roumanie, avaient «rejoint » les forces serbes.Les généraux vus à la télévision étaient «probablement des généraux en retraite» et les volontaires à la guerre sont sans doute aussi attirés par une solde attrayante, a noté le président croate.«Mais il y a un réel danger que la guerre (en ex-Yougoslavie) déborde et atteigne une dimension indésirable qui mettrait en danger la paix globale», a déclaré le président croate.M.Tudjman a rappelé que différents pays musulmans s'étaient déclaré prêts de leur côté à aider militairement les musulmans bosniaques.Une femme âgée transporte des branches qu'elle a coupées dans le cimetière central de Sarajevo dimanche.Ironie de la guerre, c'est dans ce cimetière que seront inhumés plusieurs vieillards de la ville morts à cause du froid intense.À Sarajevo, les vieillards meurent aussi de froid Reutcr SARAJEVO La vague de froid qui frappe actuellement la Bosnie-ller/égovine fait en moyenne deux morts par jour parmi les pensionnaires d'un hospice de Sarajevo.«C'est juste un avant-goût de ce qui va se passer dans tout Sarajevo», a précisé hier Peter Kessler, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (I ICR).Les premières neiges abondantes ont recouvert dans la matinée la capitale bosniaque assiégée d'un manteau blanc.Le personnel de cet hospice situe dans le quartier de Ned-zarici, près de la ligne de front, a déclaré que huit personnes âgées avaient succombé depuis Noel.Deux autres pensionnaires étaient proches de la fin.«Ils meurent de froid.On peut le lire sur leur visage deux ou trois jours avant la fin », explique Rada Vokic, employé.Le doyen des résidents.Huso Sisic.95 ans, ne dort qu'avec une seule couverture pour faire lace à une température polaire.« Nous sommes a l'intérieur, il devrait faire plus chaud mais le chauffage ne fonctionne pas et nous avons froid», raco nte-HI.Les 380000 habitants assièges de Sarajevo sont privés d'eau et d'électricité depuis plusieurs semaines et la température est tombée à moins II, dimanche.Au cours du week-end.une équipe du HCR a visité l'hospice, situé à deux km seulement du siège de la FORPRONU.Peter Kessler estime que 35 personnes âgées y sont mortes ces dernières semaines.Selon le personnel, réduit a si\\ membres, 50 des 114 pensionnaires actuels ne peuvent plus marcher Cl restent nuit et jour dans leur lit sans aucun chauffage.«Ils ne peuvent se lever et aller aux toilettes et ils font donc tout dans le lit.Nous n'avons pas le temps de les nettoyer ou de les changer.Il n'y a ni vêtement ni médecin pour eux, juste une infirmière», déclare Ramisa Prasevic.27 ans.L'hospice a perdu une centaine de personnes âgées depuis le debut de la guerre en Bosnie.Onze ont été tuées par des tireurs isoles ou par des obus et cinq souffrent de blessures d'obus.Pour le porte-parole du HCR, il ne sera pas facile de trouver un refuge pour les survivants car Sarajevo abrite déjà environ 100000 réfugiés.Les Nations unies fournisssent des vivres et un peu de fioul à l'hospice, dont sept chambres seulement sont équipées de poêles.Le commandant adjoint des forces serbes â Nedzarici.le capitaine Miro Petrovic, a declare que la protection des pensionnaires incombait â l'ONU.«l'observe la situation depuis neuf mois.L'ONU n'a pas suffisament agi.S'ils n'évacuent pas les gens (de l'hospice) dans les prochains jours, j'arrêterai tous les convois venant de la route de l'aéroport ».assure-t-il.Agence France-Presse BELGRADE nviron un millier de chercheurs, soit près d'un cinquième des scientifiques, ont quitté la Serbie cette année par crainte de voir le conflit en Bosnie-Herzégovine s'étendre à cette république, et la fuitedes cerveaux devrait encore s'accélérer en I993.Le Monde Autres informations ?B3 Le ministre yougoslave des Sciences et Technologies, Vlasti-mir Matejic, a récemment indiqué que ce chiffre représentait entre 17 et 20 p.cent des scientifiques serbes.La «fuite de cerveaux» n'est pas un phénomène nouveau, mais cette année il a atteint «le seuil de l'acceptable», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.Selon une estimation publiée hier par le quotidien belgradois llorba.entre 100000 et 150000 personnes suivant ou ayant déjà achevé des études supérieures ont quitté la Serbie dans le courant de l'année par peur d'un conflit et pour échapper à une éventuelle mobilisation générale.La fuite des cerveaux devrait s'accélérer l'an prochain, 2000 scientifiques pourraient quitter la Serbie et causer au pays une perte estimée a I40 millions, le coût de la formation de chaque universitaire étant évalue a 70000$, selon M.Matejic.Dans les années 60-70.la premiere grande vague d'émigration avait touché essentiellement des manoeuvres.À la fin des années 80.ce sont des cadres de haut niveau qui avaient pris la route de l'exil sous prétexte de vouloir enrichir leurs connaissances notamment aux Ltats-Unis, au Canada, en Australie ou en Allemagne.Aujourd'hui cette raison est citée en troisième position, la premiere étant la peur de mourir dans un conflit, la seconde la crainte de vivre dans des conditions difficiles.L'entrée en force de l'extrème-droite ultra-nationaliste du sociologue Vojislav Seselj au parlement de Serbie et de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) â l'issue des elections du 20 décembre^ne manquera pas de renforcer l'inquiétude des intellectuels.La Yougoslavie va terminer l'année a^ec un taux d'inflation dépassantl20000 p.cent, scion les économistes.Elle comptera trois millions de chômeurs (pour 10,5 millions d'habitants) et sa production industrielle sera de moi-lie inférieure à celle de I99I, revenant au niveau de I975.La politique belliciste du régime de Slobodan Milosevic, tenu par la communauté internationale pour être le principal responsable de la guerre en Croatie puis en Bosnie-Herzégovine, semble déplaire surtout à l'élite intellectuelle.Selon Borba, 5 200 convocations de mobilisation adressées à ctes chercheurs, ingénieurs et médecins sont restées sans réponse.Le nombre d'étudiants et de professeurs a déjà considérablement baissé dans les facultés et les instituts de Belgrade.Le portrait de rémigrant serbe d'aujourd'hui figure une personne âgée entr^ 20 et 25 ans, généralement un diplôme universitai- Les soldats canadiens à Skopje re ou un doctorat en poche, souhaitant « fuir ce pays de la peur».La Nouvelle-Zélande repond le plus a son attente, selon liorbu.Toutefois, les files d'attente s'allongent de jour en jour devant les ambassades d'Allemagne, du Canada, des États-Unis et même d'Albanie à Belgrade.La première reçoit quelque 300 demandes de visas par jour.La dernière, aussi surprenant cela soit-il, des dizaines.La rumeur s'est répandue parmi les candidats à l'exil que l'on obtient plus facilement en Albanie le feu vert pour l'Occident.La plupart ties Yougoslaves arrives a l'étranger avec un visa touristique restent au bout de trois mois sans papiers et survivent tant bien que mal grâce à des petits emplois au noir.Ainsi, les pays d'accueil d*Europe et d'Amérique ont-ils le plus grand nombre de maçons, peintres en bâtiment et préposes au vestiaire dotes d'un diplôme universitaire d'après PC et AFP SKOPIE Un détachement de reconnaissance canadien est arrivé hier en Macédoine, afin d'ouvrir la voie aux Casques bleus canadiens attendus sous peu dans cette république des Balkans.Le major-général Robert Gau-dreau, commandant adjoint des forces des Nations unies dans Pcx-Yougoslavie, a fait savoir que la formation de neuf hommes est arrivée à Skopje, capitale de la Macédoine, pour y inspecter la région et y rencontrer les autorités locales.Le commandant de la mission de reconnaissance, le lieutenant-colonel Thomas Geburt, rentrera en Croatie d'ici trois jours et procédera au déploiement d'une compagnie de I50 Canadiens en Macédoine.Ceux-ci font partie d'un bataillon de I 200 Canadiens postés dans la ville croate de Daruvarv qui devaient initialement être déployés â Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine.Mais après des semaines de négociations infructueuses, les Nations unies ont renonce à s'y rendre.Quelque l 200 autres Canadiens se trouvent également à Da-ruvar, ou ils effectuent des patrouilles pour l'ONU.La compagnie canadienne de-vrait arriver en Macédoine au début de janvier, a fait savoir le major-général Gaudreau depuis la capitale croate, Zagreb.Les Canadiens «observeront et feront un rapport» sur la situation a la frontière de la Macédoine et de l'Albanie, en attendant l'arrivée, a la mi-février, d'un bataillon Scandinave de 650 membres.Les Canadiens seront alors redéployés ailleurs.Les troupes des Nations unies ont été invitées en Macédoine par le président Kiro Gligorov, pour le cas où la tension qui se fait sentir dans d'autres parties de l'ex-Yougoslavie se communiquerait à son pays.lusqu'a present, la Macédoine est demeurée paisible, mais on craint qu'elle ne soit entraînée dans le conflit si la violence éclate entre les Serbes et leurs compatriotes d'origine albanaise au Kosovo voisin, qui fait partie de la Serbie.Entre-temps, le ministre de la Défense.M.Marcel Masse, s'est envolé hier pour Zagreb, pour une visite de deux jours des troupes canadiennes basées à Daru-var.Il en profitera probablement pour discuter du déploiement du bataillon canadien avec le général Satish Nambiar, chef des forces des Nations unies dans l'ex-Yougoslavie.LA FORPRONU EN MACEDOINE ADRIATIQUE AL IE GRECE - 700 hommes (infanterie) - 33 observateurs civils 26 policiers - 50 employés administratifs ^ Kumanovo ïl Tetovo SK0PJE A- o o Stip 1\\ Gostivar °, Tiîo Vêles Pnlep MACEDOINE AFP infographie \u2022 francs NaMer B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 29 DÉCEMBRE 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Écrire ici, aujourd'hui, le catéchisme de demain Rien de plus trompeur que des mots ayant changé de sens avec les années.Surtout lorsqu'ils font référence à des realites lointaines.Dans le temps ou dans l'ordre des pré-occupations.Leur reapparition subite dans les grands titres de l'actualité risque même de provoquer une immense confusion.C'est le cas avec le nouveau Catéchisme de l'Eglise catholique publie récemment.Il était inévitable que l'événement fasse la nouvelle.Ne serait-ce qu'en raison de son caractère exceptionnel, la dernière initiative du genre remontant à 1566.Ce n'est pourtant pas cette dimension historique qui a retenu rattention.On y a plutôt vu un baromètre pour juger de l'évolution de l'Église depuis quatre siècles.D'où la curiosité générale pour cette présumée mise à jour d'un catalogue officiel des péchés.C'était la plus mauvaise façon d aborder ce document qui a peu à voir avec le petit catéchisme de notre enfance.Pour la plupart des gens de plus de 30 ans, la simple mention de ce titre fait remonter à la surface toute une gamme de souvenirs.Attendrissants ou amers.Au même titre que les tables de multiplication ou les verbes irréguliers.Une interminable liste de questions et réponses ânonnées en classe et apprises par coeur en vue de la visite de monsieur le curé! Mais ceux qui ne chercheront dans cet ouvrage que la version moderne du vieux code moral des catholiques seront déroutés et déçus.D'abord par l'ampleur de l'exposé doctrinal dans lequel les règles d'interprétation des « commandements de Dieu» n'occupent qu'une centaine de pages sur plus de 600.Ensuite par légale importance que les auteurs semblent accorder à tous les péchés.Ainsi un catholique distrait, uniquement soucieux de ce qui est prescrit ou interdit pour assurer son salut, aura la troublante impression que la messe dominicale est traitée sur le même pied que le devoir de charité envers son prochain.Ce qui n'est évidemment pas le cas à la lumière de l'ensemble du texte.La pratique religieuse y est en effet analysée dans la perspective globale d'une relation à développer entre la créature et son Créateur.Et non dans un cadre d'obligations et d'interdictions.La déception sera profonde aussi pour ceux qui espéraient y trouver le reflet des courants novateurs qui, depuis Jean XXIII, remettent en question certaines orientations traditionnelles de l'Eglise.Par exemple, sur la théologie de la libération.Ou sur l'apparent monopole de la Vérité révélée entre les mains du pape et de la Curie romaine.Sans parler de la confusion entretenue depuis des siècles entre l'essence même du message evangélique et les interprétations successives qu'en ont donné les différents pontifes.Au point de confondre aujourd'hui la Révélation proprement dite avec la tradition de l'Église et le Magistère.Bien des catholiques resteront donc sur leur faim devant ce document.Mais il n'y a pas lieu de s'en étonner.D'abord parce que ce n'est pas à eux qu'il est destiné mais à la hiérarchie.Et surtout qu'ils en attendaient ce qu'il ne pouvait pas leur donner.Un tel catéchisme, dit majeur, n'est en effet rien d'autre ; qu'un portrait complet de la doctrine fondamentale professée aujourd'hui par l'Église universelle.Sans égard aux forces en \u201e gestation en son sein qui la feront graduellement évoluer.C'est aux Eglises locales que revient le travail d'acculturation.En clair, le pouvoir et la responsabilité de traduire, d'adapter et de nuancer cet enseignement officiel en fonction de sa réalité particulière.Tout en restant en communion, sur le fond, avec l'ensemble de la communauté des croyants réunis autour du pape.C'est sur ce difficile équilibre entre une nécessaire autorité unificatrice et la non moins nécessaire liberté des communautés locales que se fonde la vitalité de l'Église.Pour des raisons évidentes, on ne saurait s'attendre à ce que la dynamique du changement vienne de Rome.Au contraire.Surtout si elle doit ; refléter l'influence croissante des laïcs dans l'évolution dune Eglise qui leur appartient au moins autant qu'au clergé.Cette Église à venir, c'est au niveau local, dans chacun des diocèses, quelle prend forme et prépare sa survie.Et c'est là que peut s'écrire déjà le catéchisme de demain.Pierre GRAVEL Un premier dimanche Dimanche, les magasins ouvraient leurs portes pour la première fois en vertu de la nouvelle loi.Cette première experience a suscité des réactions variées, enthousiasme des consommateurs, irritation des commerçants qui n'y ont pas trouve leur compte, satisfaction de ceux qui ont fait de bonnes affaires.Ces réactions ne nous apprennent pas grand chose.Elles ne font que reprendre les points de vue qui se sont affrontés dans le débat sur l'ouverture du dimanche.Cela n'a rien d'étonnant.Il est bien trop tôt pour tirer un quelconque bilan de cette expérience d'une seule journée, de surcroit le dimanche le plus atypique de l'année.C'est sans doute en raison du vide d'information du temps des Fêtes que les médias ont manifesté tant d'empressement à analyser un phénomène a peine amorce.Les reactions des commerçants, qui reflètent leurs expériences commerciales heureuses ou malheureuses, préfigurent toutefois un processus qui s'accélérera durant les mois qui viennent a mesure que la poussière retombera.On a en effet tendance à oublier que la nouvelle loi québécoise ne force absolument personne à ouvrir le dimanche.Elle permet de le faire.La nuance est de taille.Ce n'est pas une réglementation bureaucratique mais une mesure qui permet aux forces du marché de s'exprimer.Et parce que le marché est souple, il s'ajustera aux besoins.Pour beaucoup de commerces, le choix intelligent sera de rester fermés, comme avant.Eventuellement, certaines artères commerciales seront fébriles le dimanche, d'autres seront inactives, les magasins ouvriront leurs portes dans certains villages et pas dans d'autres, certaines sortes de commerces n'ouvriront pas.Cela signifie, qu'en fonction des succès et des échecs de chacun, les commerçants s'ajusteront et choisiront au bout d'un certain temps de fermer ou d'ouvrir le dimanche.C'est exactement ce qui s'est produit avec les restaurants ou avec les stations-service, où une multitude de formules et d horaires se côtoient sans que l'on en ait fait un débat de société.Alain DUBUC DRorrs RESERVES La boîte aux lettres Des enfants, des parents et des familles avant tout CAROLE DELISLE L'auteure de cet article est la fille de Françoise et de Michel Detisle.la soeur de Martine et de Michel et la tante de Sophie et de Fannie.l'Ile est membre de la Corporation des travailleurs et travailleuses sociaux du Québec depuis 1987.Elle a travaillé auprès de personnes agees au Centre d'accueil François Seguenot durant plus de 4 ans et elle est actuellement à l'emploi du C.S.S.L.L.à la protection de la jeunesse depuis près de 6 ans.Elle a assumé des fonctions d'évaluation d'enfants abusés ou négligés durant 5 ans et vient d'obtenir un poste à la prise en charge.Équipe abus physiques et négligence à Re pentigny.Comme, avec du recul, tout devient relatif, je constate aujourd'hui que la constance de mon affection et ma loyauté indéfectible envers ces personnes ont été, en quelque sorte, ma marque de commerce.Les journalistes traitent, malheureusement, rarement de l'aspect humain rattaché aux personnes dont ils font mention.On pourrait me rétorquer que ce n'est pas leur métier, mais ne pourrait-on davantage tenir compte des sentiments et des émotions qu'une série d'articles comme «Des crimes et des hommes» peut susciter chez les membres des familles dont l'histoire est ainsi étalée.En tant que travailleuse sociale au C.P.EJ.Lanaudiêre, je ne peux qu'être d'accord qu'il faille faire la lumière sur certains actes inacceptables afin d'y apporter les correctifs nécessaires au développement d'une société plus structurée, saine et harmonieuse.En ce sens, je réprouve la loi du silence dans toute relation, couple, famille, organisme ou société dysfoncl ion nulle.Toutefois, je vous demande en quoi votre chronique «Des crimes et des hommes» apporte des faits nouveaux susceptibles de favoriser l'évolution d'une société plus juste et plus équitable.Au contraire, les articles publiés dans votre chronique vont carrément à ren- contre de ce qui est prôné actuellement dans notre société: refréner la violence.Vous faites pratiquement de gens qui ont été vus comme des «criminels», il y a plusieurs années, des héros.En quoi celte altitude est-elle de nature à favoriser une prise de conscience collective et une réprobation générale face à la violence?Également, en quoi cette attitude est-elle de nature à favoriser des répercussions positives au courageux geste de Virginie Larivière?Vous l'aurez peut-être deviné, je suis l'aînée de la famille dont vous avez ressassé l'histoire le 10 mars 1991.Une histoire qui datait de 31 ans, nous laissant à tous un arrière-goût amer, un epuis plus d'un an et demi, votre quotidien public une série d'articles intitulée «Des crimes et des hommes».Mon père ayant été le «malheureux acteur principal» de votre chronique du 10 mars 1991, ma famille a alors vivement réagi, oscillant entre une gamme d'émotions diverses.Comment faire autrement, quand on songe que, durant toutes ces années, nous avions soigneusement réussi à tenir mes frère et soeur à l'écart des incidents que vous relatez.Mon pere, quant à lui, semble avoir souffert du cauchemar que vous faisiez revivre à sa famille et surtout à sa femme qui l'a aimé et soutenu durant toutes ces années.De plus, il avait déjà paye très cher pour des actes qu'il avait commis entre 24 et 28 ans.Pour ma part, à plusieurs reprises dans ma vie.des personnes qui me sont chères ont fait les manchettes des journaux.Certaines pour des actes jugés ré-prehensiblcs et d'autres pour des actes jugés remarquables.Philosophie et humour de la mort DORIS LUSSIER Vous allez me dire : « Il n'y a rien de drôle là-dedans» et vous avez raison.Mais surgissent quelquefois dans la vie des situations qui, elles, sont comiques.Après tout la mort, ça fait partie de la vie; et la sagesse, c'est de la prendre comme elle vient, c'est-à-dire avec philosophie.Parlant de philosophie justement, j'ai eu l'occasion, il y a un mois environ, de participer à un colloque à l'Université de Montréal.Il y était question de l'existence de Dieu, dont tous ne sont pas aussi certains que nous, semble-t-il.Ce qui fait qu'il y avait là une faune idéologique aux couleurs très variées, allant des athées aux croyants en passant par les agnostiques de toutes farines.Bref, des gens dont le sérieux ne pou- vait être mis en doute.Or le titre de ma communication devant cet aréopage de grands esprits, c'était «L'humour et la vérité.» Au départ c'était plutôt suspect, mais à l'arrivée ce fut sympa, lu vous ferai part plus tard du contenu de mes propos, ne serait-ce que pour parfaire votre culture théologique.Ce qui me chatouille pour le moment, c'est le désir de vous narrer un fait et un dialogue imprévus.À la pause qui coupait la soirée en deux (pour reposer le monde un peu, car, comme disait un jour Vigncault, pour présenter l'intermission d'un de ses spectacles: «la tète ne peut pas en prendre plus que les fesses peuvent en endurer!), un jeune étudiant en théologie s'approche d'un professeur qui était là et dont le renom de philosophie s'étend partout dans le monde.C'était un très grand philosophe.mais il était obsédé par l'idée de la mort.Le problème des fins dernières de l'homme revenait constamment dans son oeuvre et son enseignement comme une espèce de hantise.Il voyait de la mort partout.Alors le jeune étudiant s'approche du maitre et, plein d'une timide révérence, lui demande: «Dites-moi, maître, vous qui êtes un si grand philosophe et qui connaissez sans doute tous les grands noms de la pensée humaine, quel est dans toute l'Histoire l'homme qui a le plus influencé votre état d'âme?» Le jeune homme s'attendait à recevoir comme réponse, je ne sais pas, moi.Aristote, Saint Thomas d'Aquin, Teilhard de Chardin, Doris Lussier, les plus grands, quoi.Eh! bien, savez-vous ce que le maitre lui a répondu?\u2014 «C'est Urgcl Bourgie!.» sentiment d'impuissance et de colère, de révolte, même à l'idée que les filles de ma soeur et de mon frère auraient pu être elles aussi d'innocentes victimes, comme ce fut mon cas à l'époque.Vous aviez fait intrusion dans ma famille.Lors de l'incarcération de mon père, j'avais 7 ans, je savais lire, mes amies ainsi que leurs parents aussi.Quoi qu'en dise votre article, je n'ai jamais quitté Montréal à bord d'une rutilante Cadillac Eldorado, j'étais tout simplement pensionnaire dans un couvent montréalais.Ma mémoire a délibérément banni certaines images trop pénibles et certains articles trop explicites.Les séquelles n'en sont pas moins toujours vivantes et surgissent sans crier gare lorsque des situations les provoquent ; votre article en est un exemple.Ma fonction m'amène aujourd'hui à travailler quotidiennement avec des parents qui ont souvent vécu des enfances très difficiles.Plusieurs d'entre eux prendront un temps infini à résorber les traumatismes qu'ils ont vécus.Ne pourriez-vous prendre davantage en considération cet aspect lorsque, «pour raconter des histoires», vous n'hésitez pas à troubler l'intimité de certaines de ces familles.Pourquoi ai-je tant tardé à vous faire part de ces quelques commentaires?Peut-être me fallait-il, dans cette périlleuse reconquête de mon identité, d'abord ressentir pleinement les emotions que votre article a suscitées.Pourquoi me suis-je enfin décidée?Sans doute, parce que l'intégrité des personnes représente une valeur fonda* mentale à mes yeux.Et, en ce sens, la femme de 40 ans que je suis souhaite qu'on lui raconte davantage d'histoires qui parlent de courage, de respect et d'amour. Le Monde LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 29 DÉCEMBRE 1992 B3 L'Irak promet de venger la destruction d'un de ses appareils par les Américains d'après Renter et AFP ttkà Y.' Le secretaire d'État américain, Lawrence Eagleburger (a gauche), a ete accueilli à Genève par son collègue russe Andreï Kozirev.Les deux hommes étaient optimistes, hier, quant aux chances de conclure une entente des aujourd'hui.PHOTO REUTER START II : entente possible aujourd'hui BAGDAD agdad a promis, hier, de venger la destruction d'un de ses appareils, la veille, par la chasse américaine dans la zone d'exclusion décrétée par l'ONU en août dans le sud de l'Irak.À Washington, le département américain de la Défense a annoncé que le porte-avions Kitty Hawk avait quitté hier les côtes soma lien nés.Le Pentagone n'a pas précisé la destination du Kitty Hawk mais, selon la chaîne de télévision CNN.le bâtiment qui transporte 85 appareils se dirige vers le Golfe, où il contribuera à faire respecter les zones d'exclusion aériennes en Irak.Le vice-premier ministre irakien.Tarek Aziz, a estime dans un communique que son pays n'était nullement tenu de reconnaître la zone d'exclusion établie au sud du ^2 parallèle afin de protéger les populations chiites.«L'Irak ne reconnaît pas cette interdiction de survol.Il ne s'agit pas d'une resolution soumise aux Nations unies et à la communauté internationale.C'est une décision américaine, a laquelle la Grande-Bretagne et la France ont pris part.C'est un acte unilatéral de nature purement politique, qui ne repose sur aucune résolution de l'ONU», a déclaré Tarek A/iz.Soufflant le chaud et le froid.l'Irak a d'autre part donne son accord de principe a l'escorte et à l'inspection par des gardes de l'ONU des convois d'aide humanitaire destinée aux Kurdes, a déclaré hier un haut responsable des Nations unies.Les agences des Nations unies ont suspendu leur aide aux Kurdes du nord de l'Irak après l'attaque de plusieurs convois humanitaires ce mois-ci.Le secretaire-general de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali.avait propose d'envoyer des gardes munis d'armes légères pour inspecter les camions aux points de passage situes entre le territoire irakien et les zones kurdes, et les escorter pendant le trajet.L'Irak avait accepte le principe des inspections mais s'était refuse a autoriser l'escorte des convois par des gardes, affirmant que cela constituerait une violation des précédents accords conclus avec l'ONU.Le sous-secrétaire des Nations unies chargé des questions humanitaires, |an Fliasson, a déclare que l'Irak avait «accepté le principe d'une escorte par des gardes de l'ONU».«Mais nous devons encore dis- cuter des problèmes pratiques», a-l-il ajoute.Il a dit avoir etc informé de cette décision dimanche par l'ambassadeur irakien auprès de l'ONU.Nizar Hamdoun.Les Liats-Unis, la Grande-Bretagne et la Irance avaient menacé de saisir le Conseil de sécurité de celte question aujourd'hui si une solution n'était pas trouvée avant cette date.La presse de Bagdad a vivement réagi a la destruction de l'avion, fustigeant « la lâcheté» de George Bush qui, ajoute-t-elle, va quitter la Maison-Blanche pour «la poubelle de l'Histoire».Pour sa part, l'ambassadeur irakien aux Nations unies a démenti que son gouvernement ait cherche a éprouver la determination de Washington, comme l'avait cs-time dimanche le président américain.George Bush a somme le gouvernement irakien de se plier aux sanctions décrétées par l'ONU et a estimé que l'incursion des appareils irakiens dans la zone d'exclusion élait une «grave erreur» du president Saddam Hussein.La Chine a réclamé hier le respect de l'unité de l'Irak et a souhaite que la situation ne dégénère pas de nouveau dans le Golfe après l'incident de dimanche.«Le gouvernement chinois ne veut pas voir la situation dans la If curer GENEVE Le secretaire d'État américain, Lawrence Lagleburger, a fait état, hier soir, de progrés dans ses discussions a Genève avec le ministre russe des Affaires étrangères, Andrei Kozirev, sur «Nous progressons», a-t-il déclare lors d'un diner offert au chef de la diplomatie russe, à l'issue de la premiere journée de discussions dans la ville suisse.\u2022Prié de dire si un accord pouvait être conclu dès aujourd'hui, le responsable américain a répondu: «|c ne peux pas vous répondre.Nous ne dirons plus rien jusqu'à ce que tout soit terminé.Nous ferons de notre mieux.» Le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, a déclaré que les négociations se poursuivraient aujourd'hui.M.Lagleburgerentend rentrera Washington ce soir, avec ou sans accord.Au debut des discussions, Andrei Kozirev avait fait part de son optimisme sur l'issue des pourparlers.« |e suis prêt à parier une bouteille de whisky que nous allons faire en sorte que nos présidents puissent prendre une décision positive après nos entretiens», avait-il dit.De son côte, Lawrence Eagleburger avait reconnu que les deux parties faisaient preuve de souplesse et avait estimé à «plus de 50 p.cent» les chances de s'entendre sur un nouvel accord START réduisant des deux tiers les tètes nucléaires des deux grandes puissances.Il a souligné qu'il s'agissait sans doute de la dernière chance de conclure cet accord START II avant le 20 janvier, jour de l'entrée en fonctions du président élu Bill Clinton.Il s'est dit prêt à la saisir.Le premier accord START, conclu l'an dernier, réduisait de >0 p.cent environ les arsenaux nucléaires stratégiques des deux Grands.Le projet de START II va beaucoup plus loin.Il prévoit l'abolition de toute une classe d'armes, les missiles à tètes multiples basés a terre, et une réduction des deux tiers des autres armes stratégiques des deux pays.Si les négociations de Genève sont couronnées de succès, les présidents George Bush et Boris Eltsine se rencontreront la semaine prochaine pour signer le traité dans la station balnéaire de Sotchi, sur les côtes de la mer Noire.Trois obstacles se dressent encore sur la voie d'un accord : \u2022 Combien les Russes devront-ils détruire de silos abritant actuellement I54 missiles géants SS-IS.ci combien pourront-ils en garder?En vertu du projet de traité, la Russie doit détruire tous Is SS-18 mais elle a exprime le souhait de conserver leurs silos pour abriter ses missiles mobiles SS-25 afin de les rendre moins vulnérables à une attaque.lusqifa récemment, les Etats-Unis avaient insisté sur une destruction totale des silos, mais Lawrence Eagleburger a laissé entendre que Washington serait prêt à laisser la Russie en garder, sans que l'on sache combien.\u2022 Combien de ses 170 missiles mobiles SS-/9 à six tètes la Russie pourra-t-elle reconvertir en missiles à tètes simples pour se conformer au traité?Là encore, le secrétaire d'État a indiqué que Washington, qui exigeait leur élimination complète, avait assoupli sa position.\u2022 Quel sera le sort des bombardiers américains B-l et B-2?Les B-l doivent être désarmés mais Washington veut conserver la faculté de les rearmer au fur et a mesure qu'il abandonnera ses B-2.La Russie estime que tous les B-l doivent tomber sous le coup des dispositions du traité.DÉPÊCHES PEROU Voitures piégées ¦ Deux attentats à la voiture piégée commis par les rebelles du Sentier lumineux près des ambassades de Chine et du lapon ont fait environ 25 blessés, hier, à Lima, la capitale du Pérou.Des sources proches de la police avaient auparavant fait état de deux morts dans l'attaque de l'ambassade du lapon, mais les pompiers ont affirmé n'avoir évacué que des blessés.Le véhicule, chargé de 200 kg d'explosifs, était gare à une trentaine de mètres de l'entrée de la mission diplomatique nippone.Tokyo a apporté son soutien au président péruvien Alberto Fujimori, qui est le fils d'immigrés japonais.Une demi-heure plus tard, une camionnette piégée a explosé derrière l'ambassade de Chine.Ces attentats pourraient être liés au 99e anniversaire de la naissance de Mao Tsé Toung, le maure à penser des rebelles du Sentier lumineux.AYODHYA Decision contestée ¦ Hindous et musulmans ont exprimé leur desaccord hier après la décision du gouvernement indien d'acquérir le site de la mosquée détruite d'Ayo-dhya, tandis qu'à New Delhi, des manifestants extrémistes hindous se sont heurtes avec la police, qui a arrêté 2000 d'entre eux.Le parti extémistc hindou BIP (Bharatiya Janata Party) a estimé que l'acquisition du site par le gouvernement, qui y construirait un temple et une mosquée, «ne résoudra pas le différend», et «compliquera encore» les choses.UKRAINE Arrêtés pour corruption ¦ Le vice-ministre ukrainien du commerce extérieur, Léo-nid Stechenko, et deux de ses adjoints ont été arrêtés sous l'accusation d'avoir touché des pots-dc-vin en échange de licences d'exportations de pétrole ou d'autres marchandises «stratégiques».La commission d'enquête mise en place par le gouvernement pour traquer la corruption dans les organes d'Etat a découvert que le ministère du Commerce extérieur a délivré 13 licences d'exportation de produits pétrolier après que le gouvernement eut interdit de telles exportations en septembre.L'Ukraine manque cruellement de pétrole, qu'elle doit acheter à la Russie a des prix toujours plus élevés.L'opposition a poursuivi avec vigueur sa dénonciation du president kenyan Daniel arap Moi (ci-contre), notamment au cours de rallyes qui ont eu lieu au cours du week-end (ci-haut).PHOTOS TOUTER AFP infographie \u2022 trancts Nallier region du Golfe subir de nouvelles tensions», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaire étrangères cile par l'agence officielle Chine Nouvelle.«L'unité ci l'intégrité territo-rialc de l'Irak devraient cire respectées ».a-t-il ajoute sans fournir de precision.L'opposition kenyane dénonce par avance le trucage électoral d'aprè% Renter et AFP NAIROBI p.e président Daniel arap Moi, Bb au pouvoir depuis 1978.met son mandat en jeu aujourd'hui à l'occasion d'élections pluralistes dont l'opposition, divisée, dénonce par avance le trucage.Le chef de l'État kenyan affronte une opposition ambitieuse et incisive mais minée par des dissensions internes calquées sur des clivages tribaux.Un candidat unique a l'élection présidentielle, qui sera doublée d'un scrutin législatif, aurait pu prétendre contester le leadership de Daniel arap Moi, qui règne sans partage sur le pays depuis M ans.Mais ils sont trois à lui disputer le pouvoir: Mwai Kibaki.un ancien vice-president qui s'est éloigne du chef de l'Etat pour fonder le Parti démocratique, laramogi Oginga Odinga, chef du Forum pour la restauration de la démocratie (FORD-Kenya) et opposant de longue date, et Kenneth Mati-ba, qui a connu la prison pour avoir invite le président a démocratiser son régime.Ils ne sont unanimes que pour accuser le président sortant de manipulations électorales.Le pouvoir rétorque qu'il s'agit-là d'accusations d'hommes désespères sachant n'avoir aucune chance de gagner et cherchant a s'attirer la sympathie des observateurs internationaux.Cinq cents partisans de l'opposition ont été arrêtés et plusieurs autres blesses par la police ke-nyanne lors de la dispersion d'une manifestation dimanche à Nakuru (centre), a affirme hier le FORD-Kenya.Durant le week-end, au moins sept personnes ont ete blessées lors de violences survenues a l'occasion de rassemblements de l'opposition.Les observateurs du Commonwealth, qui surveilleront le bon déroulement de ces premieres elections pluralistes depuis 2b ans.ont déjà exprime leurs inquietudes après les violences électorales qui ont fait une trentaine de morts ce mois-ci.«Si Moi pense qu'il peut gouverner ce pays sur la base d'élections truquées, il va avoir des problèmes», a prédit un des dirigeants du FORI) Kenya.Ce genre de prediction est de nature a inquiéter l'Occident, qui a contraint le president arap Moi à concéder le pluralisme en lui coupant les vivres il y a un an.Le Kenya, autrefois le modèle des pays africains fraichement décolonises, n'est plus aujourd'hui considère «bien gouverne, responsable et transparent» par les bailleurs de fonds occidentaux.Le chef de l'État kenyan, qui est âge de 68 ans, a du promettre des reformes économiques et politiques pour tenter de recouvrer une aide cruciale de 40 millions de dollars par mois.La reprise de l'aide de l'Occident, qui exige notamment la liberalisation des secteurs du the.du cale et de la banque, est suspendue au jugement que porteront l'an prochain le FMI et la Banque Mondiale sur les performances de Nairobi.Celles-ci ne sont pas brillantes.Le pays ne connaît qu'une pénible croissance de deux p.cent \u2014 en baisse de moitié par rapport aux années précédentes- alors que son taux démographique est double.L'inflation dépasse largement les 20 p.cent officiellement admis et le taux de fréquentation touristique, un des indicateurs eles île l'économie, a chute de 40 p.cent en raison de l'incertitude qui règne sur le plan politique.«Ce pays dispose d'énormément d'atouts.Il a les ressources, les gens.Ce qui lui manque, actuellement, c'est une politique économique adéquate», estime un banquier de Nairobi.Des pêcheurs d'origine vietnamienne exécutés par de présumés Khmers rc d'après AFP PHNOM PENH es éléments armes appartenant presu-mément aux Khmers rouges ont massacré 14 pécheurs d'origine probablement vietnamienne prés du lac Tonle Sap, dans le centre du Cambodge, a annoncé hier le porte-parole de l'ONU, Eric Fait.Les personnes d'origine vietnamienne sont l'objet d'une campagne de violence depuis plusieurs mois au Cambodge, notamment de la part des Khmers rouges.Ouatorze autres pécheurs ont été blessés au cours de l'attaque, survenue dans la nuit de dimanche à hier, et six ont été hospitalisés, selon Fric Fait.Le massacre s'est produit dans le village de Kompong Tralach, dans la province de Kompong Chhnang, a noté le porte-parole.Fn juillet, huit immigrés vietnamiens, dont un nourrisson, avaient été tués dans un village du sud par des Khmers rouges.Trois pécheurs vietnamiens avaient également été égorgés la semaine dernière.D'autre part, plusieurs violations du cessez-le-feu, dont un attentat contre le siège d'un parti politique et une tentative de sabotage d'une des seules lignes de chemins de fer fonctionnant au Cambodge, ont ete rapportées hier par le porte-parole de l'ONU à Phnom Penh.Dans la province de Battambang (nord-ouest), des gens de l'ONU ont découvert, non loin d'une zone où des coups de feu avaient efcr entendus, quatre mines anti-pcrsonnrcl po- ; secs le long des voies utilisées pour rapatrier les milliers de Cambodgiens des camps situés a la frontière thaïlandaise, a précisé M.Fait.Ces mines n'ayant pas explose, le Sisophon Express devait finalement arriver comme prévu hier avec I 200 personnes.Dorénavant, des membres du contingent malaisien de l'ONU base a Battambang inspecteront les voies régulièrement, a ajoute M.lait.Dans la même province, lot hier, un bureau du I UNCINPEC.parti fidèle au prince Norodom Sihanouk, a ete la cible d'une attaque à l.i roquette qui a tue deux personnes travaillant pour ce parti, a également indiqué M.lait.Le FUNCINPFC a lait l'objet de multiples attaques ces dernières semaines dans tout le pays.I es Nations unies ont demande aux dirigeants du gouvernement de Phnom Penh de taire cesser ces violences que la radio et la television ont attribuées aux Khmers rouges.Dans le district île Bavcl.également situe dans la province de Battambang.des milliers de Cambodgiens déplaces en raison des récents combats sont arrives dans des camps où ils sont pris en charge par l'ONU et la Croix-Rouge.X - Arts et spectacles B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 DÉCEMBRE 1992 Ice Cube : sept blessés Associated Press SEATTLE cpi personnes ont etc blessées dont quatre par balles dans une bagarre à la fin d'un concert du rappeur Ice Cube au Paramount Theater de Seattle.L'une des personnes blessées par balle a été admise au centre medical Harboview dans état grave.La condition des trois autres est satisfaisante.La bagarre s'est déclarée à l'intérieur de la salle avant de se poursuivre dans la rue.À la fin du concert, des coups de feu ont etc tires par une voiture qui passait et une personne a reçu un coup de couteau.Une cinquantaine de personnes ont été interpellées.Le fils de Hoffa ne retrouve pas son père dans le film Le fils unique de l'ancien chef des Teamsters affirme que si la performance donnée par lack Nicholson de limmy Hoffa est assez convaincante, le film lui-même ne donne pas de son pére l'image qu'il aurait souhaitée.Le film de 40 millions, produit par la 20,h Century Fox et realise par Danny DeVito d'après un scénario de David Mu met.décrit la carrière de Hoffa, qui, de simple organisateur du syndicat, en devint finalement le president.Il examine aussi les liens que Hoffa aurait entretenus avec le crime organisé et qui.selon certains, auraient causé sa disparition, en juillet I975.« Mon pére était un homme brillant et charismatique, et je n'ai pas retrouvé cela dans le film», a déclaré lames Hoffa, un avocat en droit du travail de 51 ans qui pratique à Détroit.Gunter Crass quitte le Parti social-démocrate Agence trance-Presse RERUN Cunter Grass, l'un des plus grands écrivains allemands vivants, a démissionné du Parti social-démocrate (SPD, opposition ) pour protester contre le récent revirement du SPD.qui a accepté de restreindre le droit d'asile, dans un entretien à une télévision diffusé hier soir.Gunter Grass, 65 ans, membre du SPD depuis I982 et sympathisant depuis les années soixante, a justifié sa décision en affirmant que le revirement de la direction du parti était «irresponsable».Il relève de l'« hypocrisie», a déclaré l'écrivain à la télévision publique ARD.Il s'agit d'une «rupture» dans la tradition social-démocrate dont est responsable le président du SPD Bjoern Lngholm, estime Gunter Grass, qui juge celui-ci «trop mou, trop malléable».Apres s'y être opposé pendant de longs mois, le SPD a finalement cédé aux demandes des chrétiens-démocrates du chancelier Helmut Kohi et accepté en novembre le principe d'une modification de la Constitution pour restreindre le droit d'asile en Allemagne, le plus libéral en Europe.) Musique L OSM dans une semaine CLAUDE CINGRAS o uelques jours encore de «temps des Fêtes» et la saison des concerts reprendra.Le premier organisme à se manifester en I993 sera l'Orchestre Sympho-nique de Montréal, mardi et mercredi prochains, les 5 et 6, 20 h.salle Wilfrid-Pelleticr de la Place des Arts.Ce cinquième programme de la série «Gala», dont chaque concert double est consacré cette suison a un compositeur, comprendra trois oeuvres de Schumann : l'Ouverture, Scherzo et Finale, op.52.rarement entendu, la troisième Symphonie, dite Rhénane, et le célèbre Concerto pour piano.Ce concert marquera deux debuts à l'OSM: ceux du chef Daniclc Gatti et ceux de la pianiste Maria Tipo, tous deux italiens.LE «MET» A LA RADIO O La Bohème, de Puccini, est l'opéra a l'affiche de la radiodiffusion en direct du Metropolitan de New York samedi, I > h 30.à CBF-FM.Leona Mitchell et Richard Leech chanteront les deux rôles principaux, Mimi et Rodolfo.Dans le rôle secondaire de Musetta, on entendra Diana Sovic-ro.bien connue à Montreal.Au pupitre: |ohn Fiore.Le soprano Colette Boky et le pianiste Michel Dussault participeront aux entractes montréalais.A AJOUTER : MACALOFF ¦ Mon article sur les événements musicaux de l'année, paru dimanche, comportait une liste aussi complete que possible des musiciens décèdes un cours des douze derniers mois.Il faut y ajouter celui de Nikita Magaloff, pianiste d'origine russe décédé en fin de semaine à 80 ans.Nikita Magaloff était né en I9I2 à Saint-Pétersbourg.La future Leningrad portait alors le nom qu'elle a repris récemment.Son pére était un prince de la cour du tsar Nicolas II et, bien sur.la famille avait dû fuir la Russie à la Révolution de I9I7.M.Magaloff était venu trois fois à Montréal.Il avail joue le Concerto de Schumann avec Charles Munch et l'OSM en I947 et avait donné un récital au ladies' Morning Musical Club en 1955.Il n'était revenu que trente ans plus tard: les 22 et 23 octobre I985, avec Dutoit et l'OSM, il avait joue le cinquième Concerto de Prokofiev, oeuvre qu'il avait travaillée avec le compositeur.le pianiste avait épousé la fille du célèbre violoniste loseph Szigeti, qui accompagnait son mari à Montréal en I985.Nikita Magaloff fit beaucoup de disques, notamment une intégrale Chopin, chez Philips.VIOLON ET PIANO A l'UdM ¦ La Faculté de Musique de l'Université de Montreal annonce la creation d'une classe spécialisée dans le répertoire pour violon et piano.Le violoniste lean-lrancois Rivest et le pianiste Claude Savard sont les responsables de cette nouvelle classe pour élèves de b à 17 ans, qui ouvrira le Ib janvier, pour une session hiver-printemps de 21 semaines.Renseignements à 343-5479.Bram Goldstein Antoine-J.Lefebvre Jean Catudal Violoniste Violoniste Pianiste Deux jeunes violonistes au Noël des Musi ci: des défauts, mais surtout des qualités CLAUDE CINGRAS Le traditionnel «concert de Noël» des Musici, réunissant les gagnants du Concours pour |cu-nes Solistes organisé par notre principal orchestre de chambre, était donné trois fois: dimanche en après-midi et en soirée ainsi qu'hier soir.Et il avait lieu, bien sûr, à la nouvelle salle Pierre-Mercure de l'UQAM où les Musici se produisent maintenant.Le programme devait comporter chaque fois un certain nombre des mêmes oeuvres pour l'orchestre seul.Quant à la partie réservée aux solistes, elle devait varier â chaque séance.|e ne saurais dire quelle fut la composition du programme de dimanche soir et de celui d'hier soir puisque dimanche après-midi, soit la séance à laquelle j'avais choisi d'assister, le programme différait déjà de celui qu'on avait annoncé dans le communiqué (lequel comportait du reste une contradiction ) et qu'au moment du concert, on apporta encore des changements au programme imprimé.Ainsi, on élimina le charmant Concerto de Noel de Corelli, qu'on aurait dû maintenir, au contraire, de préférence à cette interminable «sélection viennoise» de fin de concert.m 21 JE CHAMBRE suspendu au menton pendant qu'il ne joue pas.Le regard lancé sur l'auditoire est non équivoque: « Mesdames et messieurs, vous allez maintenant entendre le meilleur violoniste du monde!» L'attaque est en effet d'une sûreté prodigieuse; l'articulation, incisive; la sonorité, pleine, riche et brillante.Mais l'enchantement est vite rompu.Tout d'abord, le style: il est d'une déconcertante vulgarité.Pis encore, les écarts d'intonation ne se comptent plus, à travers, pourtant, un parcours continuellement fébrile et une sonorité qui reste toujours très violonis-tique.En résumé: deux jeunes violonistes présentant de grandes qualités et de graves défauts.À cet âge, les défauts ne m'inquiètent pas: les deux débutants s'en corrigeront, et probablement malgré eux.Il restera leurs qualités qui, déjà, sont incontestablement celles de violonistes nés.lean Catudal, très appliqué à son piano, a apporté à son Mozart un grand sérieux et un jeu très net, sinon beaucoup de tempérament.Quelques fausses notes sont certainement attribuablcs à la nervosité.La cadence entendue était celle de Beethoven.Tort heureusement, le programme de dimanche après-midi nous permettait d'entendre les trois lauréats du concours.Le gagnant du premier prix (2000$) est Bram Goldstein, violoniste de 15 ans.Quant au deuxième prix (800$), il a été partagé entre |can Catudal, pianiste de 13 ans, et Antoine |.Lefebvre, violoniste de 14 ans.Les deux violonistes avaient choisi des pièces mettant d'abord en valeur leur virtuosité.Plus musicien \u2014 dans son choix, en tout cas \u2014, le pianiste proposait un Mozart, et rien de moins que le dernier mouvement du Concerto K.466.Virtuoses, les deux violonistes le sont assurément.Bram Goldstein est un gros garçon à qui on donnerait volontiers 30 ans.Très à son affaire, les deux pieds rivés au plancher, il joue sans manières et manie l'archet avec, tout simplement, la technique et le style qu'on lui a appris.L'articulation et la sonorité sont celles d'un vrai violoniste, avec, même, certains «trucs» de professionnels.Au grave, il a cependant tendance à jouer un peu bas et à grossir le son.À la rigueur, cette couleur d'alto et ce schmalz caractéristique de l'école juive de violon conviennent au pot-pourri assez trivial de Wic-niawski sur des airs de Faust.Mais je ne voudrais pour rien au monde entendre les Sonates et Partitas de Bach jouées de cette façon-là.De l'autre violoniste, Antoine J.Lefebvre, qui avait lui aussi choisi Wicniawski (le dernier mouvement du deuxième Concerto), je dirais qu'il appartient au genre gypsy.Une tête d'Oriental (malgré le nom), un petit costume de spectacle plutôt que de concert, l'attitude \u2014 j'allais dire l'arrogance \u2014 d'un garçon très;fier et très sûr de lui, le violon .Va ut ' *» i ïll)D§ PIERRE ROBERCE
de

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