La presse, 30 décembre 1992, Cahier A
[" A mettre dans vos valises: L'ASSURANCE-VOYAGE! B^B CROIX 286-8403 LE PLUS CRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE 7050 JEAN-THON EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU 352-1010 VU LA HAUTE TECHNOLOGIE Nikon POUR VOS LUNETTES Aujourd'hui: Couvert et humide.Minimum - 6° Maximum - 2° Demain: Nuageux avec neige et verglas.Aujourd'hui C4 MONIQUE SIMARD En raison de ses décevantes cotes d'écoute, Monique Simard, ex-vice-présidente de la CSN devenue animatrice à CJMS, perd son émission Questions d'information.3 YOUGOSLAVIE Les socialistes serbes de Slobodan Milosevic et leurs alliés du Parti radical serbe déposent une motion de censure qui renverse le premier ministre yougoslave Milan Panic.£i O CANADIEN 6 ,3 O OILERS 3 Belle performance du Canadien, qui met fin à une série de trois défaites consécutives et remporte une victoire décisive contre les Oilers d'Edmonton, 6 à 3.Sommaire Annonces classées immobilier.C7, C8 marchandises.C8 emplois.C9 automobiles.C10, C11 propositions d'affaires.B4 Arts et spectacles informations.C4 à C G, C12 horaires \u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C6 Bandes dessinées.C10 Bridge \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C10 Carrières et prof.B5 Décès.C11 Économie.B1, B3 à B8 Êtes-vous observateur?.C7 Feuilleton.C9 Horoscope.C8 Le monde.A14, B3 Loterie.A4 Mots croisés.C10 ;«Mot mystère».C8 Tète d'affiche.A10 Vivre.61 à C3 DETAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, MERCREDI 30 DÉCEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 70 52 PAGES.4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus American Airlines injectera 246 millions dans Canadien MAURICE JANNARD Le transporteur American Airlines et la société PWA, propriétaire des lignes aériennes Canadien International, ont conclu hier une entente de principe qui amènera l'entreprise américaine à investir 246 millions dans son partenaire, en échange de la fourniture de plusieurs services administratifs dont le coût est évalué à près de 140 millions dès la première année.L'accord a été mis au point après plusieurs mois de négociations; toutefois, il ne pourra être entériné qu'à l'automne 1993, puisque d'importantes conditions devront être remplies au préalable.Au départ, les deux transporteurs acceptent de relier dès le début de l'année leur programme de grands voyageurs, qui permet aux passagers d'échanger leurs points.Puis, l'entente prévoit qu'en échange d'une mise de fonds de 246 millions, American Airlines recevra des actions privilégiées convertibles qui lui assureront une participation financière de 33,3 p.cent et un droit de vote de 25 p.cent dans Canadien.De son côté, le transporteur de Calgary achètera des services administratifs d'une va- leur de 2,5 milliards sur une période de 20 ans, dont une somme de 140 millions pour la première année.Le président de Canadien International, Kevin (enkins, a déclaré, lors d'une conférence de presse donnée à Calgary, que 1 300 emplois devront disparaître dans le cadre de cette entente.Trois problèmes majeurs De plus, le transporteur aérien devra résoudre trois problèmes majeurs avant de mener à bien le projet avec son partenaire américain.VOIR CANADIEN EN A 2 Les moines bouddhistes vont prier pour Hydro ÉRIC TROTTIER ne quinzaine de moines bouddhistes partis à pied de New York au début de décembre ont passé Noël avec les Mohawks d'Akwesasne et la nuit dernière avec ceux de Kahnawake.Ils s'apprêtent ce matin à se diriger vers le siège social d'Hydro-Québec afin de protester contre les effets du futur barrage hydroélectrique de la rivière Sainte;Margueri-te, au nord de Sept-iles.Les moines bouddhistes américains ont été «sensibilisés» à la cause des Montagnais de Malioténam \u2014 qui s'opposent catégoriquement à un projet d'Hydro-Québec sur la rivière Sainte-Marguerite \u2014 à la suite, notamment, de la diffusion aux États-Unis d'un communiqué mensonger dépeignant le Québec comme un État répressif qui n'hésite pas à faire appel aux Forces canadiennes et aux chars d'assaut pour mater les Amérindiens.« Le Québec et le Canada ne traitent pas les autochtones comme des êtres humains», a déclaré à La Presse une jeune étudiante japonaise, Atsuko Mapsumoto, qui s'est jointe au groupe de marcheurs.«Votre gouvernement ne devrait pas avoir recours à la force et à la violence pour régler ses différends avec les Montagnais», a-t-elle poursuivi, convaincue qu'Hydro-Qué-bec a bel et bien fait appel à l'armée pour venir à bout des opposants à son projet.Rappelons que même les Montagnais de Malioténam, à l'origine du communiqué, ont reconnu la bourde commise par leur porte-parole américain, Tom Dostou, auteur du texte controversé.Les marcheurs bouddhistes sont partis de Grafton, près de New York, le 10 décembre.Ils VOIR MOINES EN A 2 La quinzaine de marcheurs bouddhistes sont partis de New York le 10 décembre.Ils vont manifester boulevard René-Lévesque, ce midi.phot0 paul-menri talbot ta Pms* Ravi de son exploit, le capitaine Carlos Canso, pilote de l'appareil cubain détourné sur Miami hier avec 53 personnes à bord, salue les journalistes à sa descente d'avion, photo «uter Un pilote cubain détourne son avion sur Miami 48 défections d'âpres A P.UPI et Reuter MIAMI Après avoir maîtrisé l'équipage avec l'aide des passagers, le pilote d'un avion de ligne cubain a détourné hier l'appareil sur Miumi, où 48 des 53 personnes qui se trouvaient à bord ont demandé l'asile politique.«Ils étaient tous de joie; ils dansaient et s'embrassaient; c'était le délire», a relaté Mario Miranda, porte-parole de la Cuban American National Foundation , qui s'est chargée de re^ présenter les défecteurs devant les services d'immigration.L'un des passagers, un jeune garçon, a déchiré sa carte d'identité cubaine devant les journalistes.«Ils avaient évidemment projeté leur coup longtemps à l'avance, et if ne s'agit aucunement d'une décision spontanée», a affirmé Michael Sheehan.un représentant des douanes américaines, en ajoutant que le pilote, le capitaine Carlos Canso, semblait être l'un des principaux instigateurs du détournement.Peu après que l'avion eut quitté La Havane à destination du centre de villégiature cubain de Varadero Beach, les passagers attirèrent le copilote hors de la cabine et le maîtrisèrent, rapporte Sheehan.Ils endormirent en même temps VOIR PILOTE EN A 2 Acs Wd de prtfflglp© mww START £ Les traités START d'après AFP.Reuter et AP GENEVE es États-Unis et la Russie sont parvenus hier à Genève à un accord de principe sur un traité START-2 réduisant encore davantage le nombre de leurs missiles nucléaires, mais autorisant les Russes à conserver les silos des fusées SS-18.Les présidents Boris Eltsine et George Bush publieront aujourd'hui un communiqué commun sur cet accord, qu'ils devraient signer lors d'un sommet «les 2 et 3 janvier», a indiqué le ministre russe de la Défense Pavel Gratchev, à son retour à Moscou.Ce sont les deux présidents qui décideront de l'endroit où se tiendra cette rencontre, a précisé le chef de la diplomatie russe Andrei Kozyrcv.Un peu plus tôt, lors d'une escale à Vienne, M.Gratchev avait estimé que la ville de Sotchi, station balnéaire du bord de la mer Noire, était l'endroit « le plus probable» pour ce sommet.En vertu de ce traité, dont les derniers détails ont été négociés à Genève, par M.Kozyrev et le secrétaire d'État Lawrence Eagleburger, des centaines d'armes nucléaires parmi les plus redoutables \u2014 missiles à longue portée et à têtes multiples basés au sol \u2014 seraient interdites et les stocks d'ogives stratégiques américaines et russes seraient réduits à un niveau égal pour les deux pays, soit environ un tiers des niveaux actuels.Chacun n'aurait plus droit qu'à 3000 à 3500 têtes stratégiques d'ici l'an 2003.START-1, signé mi-91, autorisait Washington à en posséder 8 500 et Moscou 6 500 au terme d'une période de sept ans après ratification (les États-Unis, la Russie et le Kazakhstan l'ont ratifié mais pas l'Ukraine, ni la Belarus).Au total, les deux pays en comptent actuellement 20000 environ.Il s'agirait du troisième accord important de désarmement signé par M.Bush, après celui Est-Ouest de réduction des forces conventionnelles en Europe conclu en 1990 et START-1 l'année suivante.Cet accord représente un «compromis raisonnable», a affirmé M.Kozyrev.«Les Américains sont venus à notre rencontre et ont pris en considération nos problèmes, y compris les problèmes économiques», a-t-il ajouté.M.Gratchev a précisé que la Russie a obtenu de garder les silos de ses missiles SS-18 et d'y placer des SS-25.Selon un négociateur américain, les États-Unis ont accepté d'altérer l'accord de principe passé le 17 juin entre MM.Bush et Eltsine parce qu'il aurait coûté trop cher à Moscou.Moscou s'était inquiété du coût trop élevé pour son économie affaiblie de la destruction de silos de lancement, ou de la mise au point de nouveaux systèmes de défense pour remplacer ceux interdits.«Us ont défendu leur dossier d'un point de vue économique », a expliqué ce négociateur, qui parlait sous le couvert de l'a- »- 8 ¦ À.\\ j ti.Yt.Uli:iltSlUl&=r &0Ge./ : \\- ¦ \u2022ugCiSHjTfl USA Russie VOIR START-2 EN A 2 AFP infographie \u2022 francis Nallior SPÉCIAL DÉPARTS DE GROUPE TUNISIE les 8, 24 jnn.5,12 février 23 jours : 1 semaine de circuit 3 repas 2 semaines de ^ CO OS séjour : 2 repas 1599 ESPAGNE \u2014 COSTA DEL SOL 24 janvier, 7,14 février 20 nuits APARTHOTEL PYR FUENGIROLA SPÉCIAL DÉPARTS DE cuba 9-10 janvier AQUAZUL ROOS 1 som : SOL PALMERAS : 1 som.: 2 ropas CLUB TROPICAL tout compris 1 som 869s 679s r.DOMINICAINE 9 lan.EMBASSY BEACH RESORT 1 sem.11 OS tout compris flu LAESPLANADA ^fOOS 1 som I uu SEE JANVIER 1 som 100 $ US Credit basson PARAISO RADISSON MM fort lauderdale é, 7, 6.10|«nvier voisou* es e va 729* 699$ 699s 198s VANCOUVER spécial départ du nam 30-12-92 399 aller SIMPLE 299' VOL SEULEMENT paris 478s bruxelles 489s tunis 789s alger 999s casa 760s MADRID 680s i Les prix par personne incluent les taxes,et frais de service et sont basos sur une occupation poublc/.Ils sont sujets a changemonts sans préavis 'Auparavant Isla dol Soi es es Perm* du Qiràtoc r-cniiH* au yui fombr» d* plaça» limité Pour de plus amples renseignements consultez-nous au 858-6260 8403, rue Saint-Denis Montréal H2P 2G9 A2 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 DECEMBRE 1992 .j Demain dans La Presse Taxi! a Une balade nocturne en taxi dans les rues de Montréal, c'est ce que propose SORTIR demain.Laissez-vous conduire par un chauffeur qui connaît sa ville sur le bout des doigts et qui, fidèle à la réputation de ses collègues, aime jaser, surtout quand on l'y invite.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Pré-fontaine), de 9 h à 18 h ; \u2022 à Montréal : Place Alexis-Nihon, 1500, rue Atwater, de lOhà 17h; \u2022 à Brossard : en collaboration avec CIEL 98,5, Place Portobel-lo, 7400, boul.Taschereau, de lOhà 17h.d'aprùs AFP et AP WASHINGTON ¦ Les autorités américaines et canadiennes ont autorisé hier l'utilisation du Taxol, un médicament extrait de l'écorce d'if du Pacifique, pour le traitement du cancer des ovaires.Quelques minutes après que la FDA (Food and Drug Administration), organisme fédéral de contrôle de médicaments et pratiques médicales des États-Unis, eut autorisé l'utilisation du Taxol, les autorités canadiennes en ont fait autant à Ottawa.Le nouveau médicament, qui agit sur le mécanisme de reproduction des cellules cancéreuses dans les ovaires, peut ralentir la maladie mais ne peut guérir les patientes, selon la FDA.Des essais cliniques ont démontré que le Taxol produit son effet dans 25 à 30 p.cent des cas, avec une durée d'efficacité moyenne comprise entre cinq et sept mois, a précisé un responsable de l'organisme.David Kessler.Des expériences sont en cours pour étudier l'effet de ce médicament dans le traitement d'autres cancers, notamment ceux du sein et du poumon.Le Taxol, qui entraine certains effets secondaires comme la chute des cheveux ou un appauvrissement du tissu sanguin, est fabriqué à partir d'extraits d'écorces d'if du Pacifique, une espèce rare poussant dans le nord-ouest des États-Unis.Il faut environ l'écorce de quatre arbres (30 kg) pour obtenir assez de Taxol pour traiter une patiente.Le coût du nouveau médicament est estimé à près de 700S par malade, a précisé M.Kessler.Méga-plantation de mari Agence France-Presse AMSTERDAM ¦ La police néerlandaise a découvert cette semaine dans le sud-est d'Amsterdam une énorme plantation de cannabis de 2000 mètres carrés, a-ton annoncé hier.La découverte a été faite par hasard dans un hangar de meubles, conçu comme une valise géante à double fond.«11 y avait en fait un double mur, explique le brigadier Nico van de Hoven.Devant le mur, il y avait bien quelques vieux meubles de bureau.C'est par hasard que de l'autre côté nous avons découvert trois salles couvertes de plants de cannabis.» Selon la police, la plantation aurait pu rapporter plusieurs millions de dollars.Les installations, sur plusieurs niveaux, étaient dotées de tous les perfectionnements techniques, dont un système informatisé de contrôle de la température ambiante.SUITE DE LA UNE CANADIEN American Airlines injectera 246 millions dans Canadien Canadien devra trouver un terrain d'entente pour mettre fin à sa participation dans le groupe Gemini, un système de réservations informatisé exploité conjointement avec la société Air Canada.Les deux transporteurs ont porté le litige devant les tribunaux, et les poursuites mutuelles dépassent 2 milliards.Les créanciers de PWA devront accepter dans une prochaine assemblée (fin janvier) le plan de redressement soumis par l'entreprise, qui prévoit la conversion d'une dette de 800 millions en actions ordinaires.Enfin, l'Office national du transport du Canada, un organisme fédéral de réglementation, devra approuver l'accord et veiller à ce que le contrôle réel du transporteur de Calgary demeure entre les mains des Canadiens.Scepticisme Malgré le projet d'association, le scepticisme continue de planer sur l'avenir de Canadien.«L'entente ne se fera pas», déclare Le Taxol autorisé contre le cancer des ovaires La quotidienne\tà trois chiffres\t008 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t9825 nr.I I ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7hè 17hSO REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h50à17h30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tét*+ Vacances, Voyaçts Carrières et professions, nominations ~\\ i 285-7202 285-7306 285-7265 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les irrfonrutions de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400 «Porta* retour garanti.(USPS003692) Champteln N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 28S-7272 d'emblée à La Presse Jacques Ka-vafian, analyste de la maison Lé^ vesque Beaubien Gcoffrion, qui dit douter que PWA puisse satisfaire aux conditions posées.«American Airlines ne risque pas grand-chose.Ils disent à Canadien: si vous réglez vos problèmes, nous allons signer l'accord.» M.Kavafian souligne qu'avec le contrat de services passé entre les deux transporteurs, American Airlines aura récupéré en deux ans son injection de fonds de 246 millions.Puis, le transporteur de Dallas-Fort Worth obtient des actions privilégiées, moins risquées que des actions ordinaires.M.Kavafian note qu'il s'agit d'abord d'un accord commercial, suivi d'une mise de fonds.En vertu du contrat de services, AMR, la société-mère d'American Airlines, fournira, d'après un communiqué de presse, un large éventail de services administratifs, notamment dans les secteurs de la comptabilité, de l'informatique, de la planification de l'exploitation, de la gestion du rendement, de l'exploitation de certaines escales internationales et des réservations à l'extérieur.du Canada.«Nous retrouvons chez American Airlines des services qui sont offerts à meilleur coût, ce qui abaissera nos frais d'exploitation», a précisé Béatrice Pepper, porte-parole de Canadien International.Le transporteur texan obtiendra deux des huit sièges du conseil d'administration de Canadien.On se rappellera que le gouvernement fédéral s'est opposé au premier projet des deux transporteurs, qui prévoyait que les deux représentants américains obtiendraient un droit de veto sur les décisions de Canadien.L'investissement d'American Airlines fait suite à une aide financière de 50 millions d'Ottawa, d'une mise de fonds de 190 millions des 15000 employés de Canadien et d'une injection de 70 millions des gouvernements de la Colombie-Britannique et de l'Al-berta.Air Canada Pour sa part, la société Air Canada s'est montrée prudente dans ses premières réactions.Le porte-parole de l'entreprise, Ronald White, a affirmé à La Presse que le transporteur de Dorval continuera de s'opposer au projet d'American Airlines devant l'Of-fice national du transport.«Canadien et American reconnaissent eux-mêmes qu'ils devront trouver des solutions à des défis majeurs avant de concrétiser l'entente», a souligné M.White, qui rappelle que le dossier de Gemini est loin d'être conclu et que les chaînes d'hôtel, les compagnies de location de voitures et Via Rail, notamment, ont un mot à dire.Canadien s'est engagé à faire partie de Gemini jusqu'en 1997.Un représentant du ministre fédéral des Transports, lean Cor-beil, a affirmé hier qu'Ottawa veillera à ce que le contrôle réel de Canadien demeure au pays et laissera à l'Office national du transport le soin de compléter l'examen de la transaction.De son côté, Transport 2000, un groupe de pression favorisant le transport en commun, a affirmé par la voix de son président, Bob Evans, qu'il craignait de voir disparaître un transporteur canadien au profit d'intérêts américains.Par contre, l'Association des agents de voyage se dit satisfaite de voir que la concurrence dans le transport aérien continuera au Canada.?PILOTE Un pilote cubain détourne son avion sur Miami l'agent de sécurité du bord à l'aide de chloroforme, puis lui passèrent les menottes.Alors que l'appareil turbopro-pulsé approchait de Miami, les contrôleurs cubains appelèrent ceux de Miami pour les aviser que le pilote était entré en contact avec eux pour leur apprendre qu'il faisait l'objet d'un kidnapping, relate de son côté Anne El-dridge, de la Régie américaine de l'aviation civile, en disant ignorer s'il s'était agi d'une ruse du pilote ou d'un appel provenant d'un autre membre de l'équipage.Dès qu'il se fut immobilisé, l'avion fut entouré de policiers, d'agents du FBI et de représentants des douanes, et le copilote, de toute évidence outré du traitement qui lui avait été imposé, fut emmené par la police, tandis que l'agent de sécurité était placé sur une civière et conduit à l'hôpital, sans avoir semble-t-il trop souffert de cette épreuve.Un porte-parole de l'aéroport a fait savoir que seuls cinq des 45 adultes et huit enfants présents à bord avaient manifesté le désir de retourner à Cuba.Il s'agit de l'agent de sécurité, d'un agent de bord, du eepiiote, ainsi que de la femme et de la fille de celui-ci.L'agence de presse officielle de Cuba, Prensa Latina, a décrit l'incident comme «un nouvel acte de terrorisme international encouragé par la politique anticubaine des États-Unis».Cette défection massive par voie aérienne, si elle n'est pas la première, n'en est pas moins l'une des plus importantes.En janvier 1992, 35 Cubains avaient fui leur pays à bord d'un hélicoptère et avaient demandé l'asile politique aux États-Unis.Cinq ans plus tôt, le numéro deux du ministère cubain de la Défense, le général Rafael del Pino Diaz, avait fui avec sa famille à bord d'un petit avion.L'opération la plus spectaculaire a eu lieu le 19 décembre dernier, lorsqu'Orestes Lorenzo, un ancien pilote de l'aviation cubaine qui avait fui Cuba à bord d'un Mig-23 en mars 1991, est revenu chercher sa femme et ses deux fils à bord d'un avion de tourisme en déjouant les contrôles cubains.La majorité des candidats à l'exil ont généralement recours à des bateaux pour effectuer la traversée de quelque 140 kilomètes entre Cuba et les côtes de Floride.?START-2 Accord de principe sur START-2 nonymat à des journalistes dans l'avion qui ramenait à Washington la délégation américaine.M.Eagleburger avait laissé entendre dimanche que les États-Unis étaient prêts à des concessions pour aboutir à un traité que le président Bush souhaite signer avant la fin de son mandat, le 20 janvier.Ces concessions concernent les trois chapitres qui pour Moscou posaient problème: les missiles russes à têtes multiples et à longue portée SS-18 (dix ogives) et 19 (six ogives) et les bombardiers américains.« Nous avons accepté qu'un certain nombre de silos de SS-18 soient convertis» en aires de lancement pour des missiles à une tète, au lieu d'être détruits comme le prévoyait l'accord de juin, a expliqué ce négociateur qui a refusé de donner un chiffre.11 a également indiqué que les Russes pouvaient conserver des SS-19 dans une proportion qu'il n'a pas précisée à condition de réduire le nombre d'ogives de six à une.Les silos des SS-19 peuvent être également utilisés pour de nouveaux missiles à ogive unique.Il n'a pas voulu dire si Washington allait fournir une aide financière supplémentaire à Moscou.Dans le cadre des accords de désarmement déjà existants, notamment START 1 signé en juillet 1991, les États-Unis ont promis plus de 400 millions de dollars à la Russie pour l'aider à éliminer une partie de l'héritage nucléaire de l'ex-URSS.Enfin, il a affirmé que la question des bombardiers américains B-52, Bl et B2 avait été réglée, les Russes voulant être assurés de la conversion à des fins conventionnelles des bombardiers stratégiques.Les premières réactions enregistrées à Washington étaient positives.Pour Lee Hamilton, prochain président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, il s'agit d'un «beau cadeau à la nation et au monde».Le président-élu Bill Clinton a estimé que l'accord avait «l'air bien» et qu'il attendait maintenant de l'examiner dans les détails.«|c pense que Boris Eltsine veut que l'accord soit conclu maintenant», a-t-il déclaré le président-élu, en notant que le président russe «voulait faire avancer la phase de réformes de son programme, ce qui suppose qu'il continue à réduire l'énorme arsenal d'armes nucléaires» de son pays.Par ailleurs, l'Ukraine a estimé également que son désarmement nucléaire lui coûterait au moins 1,5 milliard de dollars (plus de 2 milliards de dollars).Cela «n'est pas seulement l'affaire de l'Ukraine», qui «ne peut pas se permettre de mener ce programme seule» et réclame donc «une contribution» de l'Occident.?MOINES I 1 MERCREDI J^30 DÉCEMBRE 1992 53-3-01 J Les moines bouddhistes vont prier pour Hydro ont parcouru une trentaine de kilomètres par jour avant de traverser la frontière, le 24 décembre.Ils ont passé le réveillon de Noël en compagnie de Mohawks traditionalistes d'Akwesasne.Hier midi, ils se trouvaient dans un temple bouddhiste de Beacons-field.Après un repas et des prières,, ils ont repris la route en direction de Kahnawake.Épuisés, plusieurs des marcheurs rencontrés par La Presse semblaient mal informés de la situation des autochtones au Québec et préféraient s'en tenir à des généralités.«Nous marchons pour sauver votre terre dévastée, pour les futures générations», a lancé Hattie Nestel, en soirée, lors d'une cérémonie au Lon-ghouse des traditionalistes de Kahnawake.« Un de nos sages nous a enseigné que les Premières nations doivent demeurer liées de près à la terre», a poursuivi une moniale japonaise, (un Yasuda, qui a récité de nombreuses prières pour la paix.Interrogé à son tour par La Presse, un autre marcheur, Yasu-hiro Nakamuto, ne savait pas que Malioténam était la destination finale de cette grande marche.Le coordonnateur de la marche au Québec, Gerry Pascal, du Centre de ressources sur la non-violence, a expliqué que «ces gens-là» ne font pas de politique.«Ils veulent donner leur appui à la cause des autochtones, pour protéger leur style de vie et leur environnement.C'est tout.», a-t-il précisé.N'empêche que les moines bouddhistes vont entamer une vigile devant les bureaux d'Hydro-Québcc, ce midi, boulevard René-Lévcsque à Montréal.Il est question d'une série de prières pour faire «entendre raison» à la société d'État afin qu'elle stoppe son projet de la rivière Sainte-Marguerite.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.La Presse Le petit groupe de moines bouddhistes s'apprête à franchir le pont Mercier avant de pénétrer dans la réserve mohawk de Kahnawake.Ce fameux barrage, dont on n'avait presque pas entendu parler jusqu'à tout récemment, devrait être mis en branle l'année prochaine, si tout se passe bien.D'une puissance de 800 mégawatts, la centrale construite à 90 km au nord de Sept-îles, au coût de 1,6 milliard, serait quatre fois moins importante que Grande-Baleine.Les audiences publiques sur les conséquences environnementales doivent commencer au début de l'année prochaine.«Les États-Unis et le Canada ont suffisamment d'électricité.Personne n'a besoin de cette centrale», a poursuivi Yasuhiro Nakamuto.Hydro-Québec, évidemment, soutient plutôt le contraire.Après leur manifestation de ce midi, les moines marcheurs doivent dormir ce soir dans un monastère bouddhiste tibétain de Verdun.Demain, ils reprennent leur chemin, route 132 à Lon-gueuil, vers Québec.Us feront une autre vigile devant l'assemblée nationale, le 15 janvier, après quoi leur seule destination est Malioténam.Rappelons que La Presse révélait en début de semaine que le premier ministre Bourassa avait reçu une quinzaine de lettres d'indignation en provenance du lapon en réponse à Hydro-Québec et sa supposée attitude à l'égard des autochtones.Hier soir, le leader de la bande de Malioténam, Gilbert Pilot, a dit ne pas être en mesure de confirmer qu'un démenti ait été émis aux Etats-Unis pour réparer la bourde de Tom Dostou.Il y a deux semaines, M.Pilot avait promis de laver, en partie du moins, la réputation du Québec.?Télé-horaire quotidien ¦ La publication du télé-horaire quotidien, «Votre soirée de télévision», est interrompue pour la période des Fêtes.Ce complément au Télé-Plus du samedi, qui inclut les choix d'émissions, reparaîtra le mardi 5 janvier 1993.À l'aube de la nouvelle année, ce cahier spécial de La Presse sera le reflet de la rentrée hivernale CAHIER SPÉCIAL  SAMEDI PROCHAIN DANS PUBLIREPORTAGE PAS MANQUER LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 DÉCEMBRE 1992 \u2022A3 Un policier accusé d'avoir travaillé ivre et d'avoir rudoyé des fêtards ¦ Un policier de la CUM est accusé par des citoyens d'avoir travaillé en état d'ébriété, durant la soirée de Noél, et d'avoir brutalisé indûment deux fêtards.Bernard et Michel Dubé ont porté plainte au Commissaire à la déontologie policière, hier, à la suite d'un incident survenu en fin de soirée, le 24 décembre, pris sur le vif par une caméra vidéo amateur.Selon nos informations, les deux policiers se sont rendus à la résidence de Bernard Dubé, coin Laurier et Des Ërables, pour répondre à une plainte formulée par ses voisins, à cause du bruit provenant de son appartement.Deux fausses alertes nucléaires à Laval WON LABERGE ¦ Deux sirènes de la Défense nationale ont perturbé la quiétude des Lavallois d'autant de quartiers de l'île Jésus.La première pendant presque une heure lundi après-midi, l'autre dans la nuit d'hier pendant une bonne vingtaine de minutes.Bien sûr, il s'agissait de fausses alertes et on n'exclut pas que le déclenchement des sirènes ait pu être causé par des vandales.Un porte-parole de la police de Laval précisait hier que le son monotone de la première sirène, lundi après-midi, a pu être entendu de Chomedey jusqu'à Pont-Viau pendant une bonne soixantaine de minutes.Le son tout aussi monotone de la deuxième sirène a surtout fait sursauter les dormeurs du quartier Duvernay.Après une vingtaine de minutes, près de 250 d'entre eux ont jugé bon composer le 9-1-1.11 y a au Québec 282 sirènes de la Défense nationale et elles ont été installées au début des années 60, au plus fort de la guerre froide, après la crise des missiles soviétiques à Cuba, du blocus qui a suivi jusqu'à leur retrait, pour prévenir la population en cas d'alerte nucléaire.Dans la région de Montréal, où vit la moitié de la population du Québec, on compte 161 sirènes pour l'utilisation exclusive de la Défense nationale.La mise en marche des sirènes se fait depuis la base militaire de Valcartier, sous la responsabilité du capitaine Gilbert Marin.Joint hier à Valcartier, le capitaine Marin a rappelé qu'une fausse alerte survient en moyenne une fois par mois, qu'elle est causée par un vandale, par la foudre ou que sa cause peut être aussi d'origine accidentelle (bris d'un câble).Pour l'essentiel, ajoute le capitaine Marin, on peut distinguer une fausse alerte d'une alerte par le son de la sirène: monocorde en cas de fausse alerte et modulé en cas d'alerte.Une chose est sûre, dit-il en substance, en cas d'alerte mieux vaut écouter la radio alors qu'en cas de fausse alerte mieux vaut appeler policiers ou pompiers pour que ces derniers en avisent la Défense nationale qui elle demandera à Bell Canada de couper le circuit.Et ça peut se faire en moins de cinq minutes! Opération Nez rouge: ça ne dérougit pas ! ¦ Les dirigeants de l'Opération Nez rouge étaient une fois de plus heureux de constater hier à quel point leur mouvement prend de l'ampleur.« L'Opération fait de plus en plus partie de la tradition ; nous en sommes très fiers», a déclaré Ronald Poiré, porte-parole de l'organisme.Au Québec, plus de 45 000 automobilistes éméchés ont appelé les bénévoles de l'Opération à leur rescousse depuis le début de la période des Fêtes.Plus de 5300 transports ont été effectués à Montréal depuis le 10 décembre et les 4500 bénévoles espèrent pouvoir atteindre les 6000 raccompagnements d'ici le 1er janvier.Prés de 275 transports ont été réalisés en moyenne chaque jour.La nuit la plus active: le 18 décembre.Huit cents Montréalais ont ainsi pu se faire reconduire en toute sécurité à la maison, ce soir-là.L'Opération Nez rouge (849-1011 ) fournira des services jusqu'au premier de l'an, à 5 h du matin.Cette entreprise florissante, dont le budget d'opération frise maintenant le demi-million, n'a toutefois pas empêché cenains automobilistes de se faire prendre en flagrant délit de conduite avec facultés affaiblies.À Montréal seulement, plus de 200 automobilistes ont été accusés d'avoir conduit leur véhicule en état d'ébriété, depuis le début du /mois.«i Dans la maison des Dubé, la soirée s'éternisait.Michel, neveu de Bernard, était plutôt amoché par l'alcool et insistait pour prendre son véhicule afin de rentrer chez lui.Ses proches discutaient fort avec lui pour le convaincre de ne pas conduire.C'est dans ce contexte que les deux policiers sont intervenus.L'un d'eux, la chemise à moitié ouverte, paraissait aussi émèché que Michel Dubé.Lorsque celui-ci a tenté de monter à bord de son automobile, le policier l'aurait alors agrippé et bousculé.coups, a relaté Bernard Dubé.Lorsque la mère de Michel a voulu s'interposer, l'agent l'a bousculée à son tour.» L'altercation n'a pas été plus loin, mais elle a été filmée en partie par une caméra vidéo amateur appartenant à Bernard Dubé.Plusieurs membres de la famille Dubé ont remarqué que le policier impliqué était en boisson.Ils ont fait des reproches aux deux agents.«Monsieur est en état d'ébriété, oui ou non?», a demandé une dame aux deux agents.«Le policier a commencé à porter des «Ce n'est pas un problème, a répondu le collègue du policier impliqué, car c'est moi qui conduit.» Hier, la direction du Service de police de la CUM était plutôt mal à l'aise de se retrouver avec un incident du genre sur les bras.Il a été impossible d'obtenir le nom ou les commentaires des deux policiers.Michel Beaudin, directeur du poste 34, d'où provenaient les deux agents, a plutôt suggéré aux plaignants de porter plainte au criminel, pour voies de fait et brutalité.Il a indiqué également que les deux policiers ne seraient pas suspendus de leurs fonctions en attendant la suite de l'enquête.PHOTO PIERRE LALUMiERE.U Presse Les agents de police spéciaux Robert Baillargeon, à gauche, et Jacques Martin, veillent au grain au palais de justice.«On doit être un peu psychologues et infirmiers.D'ailleurs, presque tous les jours, on doit appeler les ambulanciers», signale Jacques Martin.Les journées mouvementées des agents de police spéciaux au palais de justice LUCIE CÔTÉ ¦ Dans un immense immeuble de 20 étages, où se joue tous les jours la grande comédie humaine, ils sont une soixantaine, à arpenter la salle des pas perdus, à surveiller discrètement les allées et venues dans les corridors, à veiller au respect du décorum dans les salles d'audience, à protéger les juges et les avocats, et à intervenir dés qu'une menace se présente au palais de justice de Montréal.Il arrive qu'on les remarque à peine, on ignore généralement quel est leur rôle exact, mais les agents de police spéciaux du palais de justice passent souvent des journées mouvementées.On froissera ces agents de police en les confondant avec des gardes de sécurité, parce qu'ils sont un peu chatouilleux sur la désignation de leur métier \u2014 comme n'importe oui, note Robert Baillargeon, agent de police depuis 17 ans.L'écusson qu'il arbore sur son uniforme indique en fait qu'il est un « constable » spécial.Mais il s'agit là d'un anglicisme.En Angleterre, le mot désigne un officier de police.Armés mais discrets Armés, relevant du ministère de la Sécurité publique, les agents de police du palais \u2014 dont quatre seulement sont des femmes \u2014, qui assurent la sécurité dans un Heu accessible à tous, fréquenté cha- 3ue jour par des centaines de personnes, ans un va-et-vient incessant, accomplissent notamment les tâches de tout vrai policier.\"'ils mènent donc des enquêtes, pr^cè-(!¦ m à des fouilles et à des arrestations.«En général, on le fait si discrètement, en entraînant la personne à l'écart, par exemple dans un cubicule attenant à une salle d'audience, que personne ne s'en aperçoit», indique Jacques Martin, responsable des relations publiques, qui spécifie que la plupart du temps, ces gens se rendent coupables de menaces, de voies de fait, d'entrave au travail d'un agent de la paix ou d'attentat à l'ordre public.Il faut dire que l'endroit est propice aux grands déchaînements, à l'exarcer-bation d'émotions violentes comme l'amertume, le désespoir, la colère, le désir de vengeance.«On doit être un peu psychologues et infirmiers.D'ailleurs, presque tous les jours, on doit appeler les ambulanciers», signale Jacques Martin.Tous les jours, les gens qui se présentent au palais de justice vivent des situations particulièrement éprouvantes comme un divorce, une faillite, une comparution, une condamnation, une sentence sévère.11 y a quelques semaines, une femme est venue se suicider au palais.Ceux qui n'arrivent pas à se dominer ont parfois besoin de secours parce qu'ils s'évanouissent, entrent littéralement en transe ou sont victimes d'une crise d'épi-lepsie.Ou ils deviennent dangereux.Us s'en prennent à leur conjoint, au juge, aux témoins, aux jurés, à l'accusé quand ils font partie de la famille d'une victime ou lorsqu'ils craignent ses révélations.Ou, cible de prédilection, ils s'attaquent à l'agent de police spécial.L'agent Jacques Martin s'est ainsi déjà fait frapper par des gens venus qn foule manifester dans une salle d'audience.Une greffière a été blessée lorsqu'un homme, furieux, a lancé une petite table en direction du juge.Et tous les agents spéciaux se souviennent du détenu Rory Shayne, arrêté après un vol qualifié plutôt original qui comprenait une fuite en hélicoptère, qui connaît la gloire grâce à une prise d'otage (ratée) en pleine salle d'audience, il y a quelques années.Bondissant du banc des accusés avec, à la main, une petite arme à feu de fabrication artisanale, il avait pris en otage un agent et tiré sur son avocat et sur le juge Martineau de la Cour supérieure qui présidait alors la Chambre de pratique.Mais son arme s'étant enrayée, Shayne avait été rapidement maîtrisé.Les agents de police spéciaux doivent aussi escorter les jurés et les isoler du reste du monde jusqu'à ce qu'ils aient rempli leur devoir de citoyen.Robert Baillargeon n'a pas oublié le procès des frères Dubois pendant lequel, suite à une décision du juge Boilard qui voulait assurer leur sécurité, les jurés ont été séquestrés du début à la fin du procès et non pas seulement pendant leurs délibérations.«C'était en 1983, le procès a duré 45 jours.Les jurés passent toujours par trois phases: au début ils s'amusent, puis, si le procès s'éternise, il se rebellent, et finalement se soumettent.Entre temps, ils passent leur états d'âme sur nous.» II arrive heureusement qu'un agent spécial puisse se réjouir avec les personnes auxquelles il vient en aide.Ainsi l'agent Baillargeon a-t-il sefrvi deux fois de témoin lors de mariages.L'EXPRESS il il URGENCES FERMÉES ¦ Le service des urgences du Centre hospitalier Anna-Laberge, à Châteauguay, ferme temporairement ses portes à partir du 1er janvier jusqu'au 14.Raison invoquée par la direction: pénurie de médecins.Le fait est qu'en novembre dernier, une vingtaine d'entre eux avaient démissionné pour protester contre l'installation d'un système informatique complexe mais jugé inefficace par eux.Depuis, la phase II du programme a été suspendu, a précisé hier un porte-parole de la direction, et une quinzaine de médecins ont accepté de reprendre leurs lettres de démission.C'est dire, a ajouté ce porte-parole, qu'il faudrait recruter cinq nouveaux médecins pour que la situation revienne à la normale.Ce à quoi s'affaire la direction du centre hospitalier.Entre-temps, d'ici à la mi-janvier, les urgences sont assurées par les hôpitaux de LaSalle, Verdun, Charles-Lemoyne et Valleyfield.LE VÉLO ET LE DÉNEIGEMENT ¦ La Ville de Montréal rappelle aux cyclistes que les trottoirs ne sont ni des entrepôts ni des remises à ciel ouvert où l'on peut garer son vélo en permanence en l'attachant aux arbres, lampadaires, parcomè-tres et autres pièces du mobilier urbain.Bien sûr, les déneigeurs de la Ville n'ont pas été très actifs depuis le début de l'hiver et les cyclistes en profitent.Or, avertit la Ville de Montréal, en cas d'opération de déneigement, les vélos seront déplacés vers la fourrière municipale de la rue Louvain où les propriétaires fautifs devront aller les récupérer.LE MINISTRE CONFIRME ¦ Le cabinet du ministre Pierre Paradis a confirmé hier que la direction régionale de la Montérégie du ministère de l'Environnement a pour mandat de demander des offres de service auprès des firmes de génie-conseil pour la préparation de plans et devis et la surveillance de la première phase des travaux de restauration des anciennes lagunes de Mercier.Cela étant, M.Paradis confirme aussi que la proposition faite par la compagnie Laidlaw ne le satisfait pas et qu'elle ne répond pas aux exigences de la Loi sur la qualité de l'environnement.La première phase des travaux consiste à excaver et à entreproser tous les sols contaminés.La facture sera expédiée à Laidlaw.ACCIDENT MORTEL ¦ Une dame de 88 ans est morte hier après avoir été heurtée par une voiture alors qu'elle traversait la rue Saint-Denis, à l'intersection du boulevard Saint-Joseph.Tout indique que le feu de circulation est passé du vert au rouge alors que la victime n'avait qu'à moitié traversé la rue.NOMINATION ¦ Le directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, M.Alain St-Germain, vient d'être nommé membre du conseil d'administration du Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies.M.St-Germain est le seul policier à siéger au conseil d'administration de l'organisme.Le Centre a été créé en 1988, et son rôle est de faciliter, à l'échelle nationale, les efforts des gouvernements, du secteur privé, des groupes professionnels, des organisations communautaires et syndicales afin de réduire les abus des drogues et d'alcool.Le mandat de M.St-Germain est de trois ans.INDIVIDU RECHERCHÉ ¦ Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal recherche un individu ayant commis un vol qualifié dans une banque du chemin de la Côte-des-Neiges, à Montréal, le 18 décembre.Le suspect a la peau blanche, les cheveux bruns et les yeux bleus.11 mesure environ 1,64 mètre, pèse 63 kilos et s'exprime en français.Au moment de commettre son vol, il portait un blouson de cuir brun et des espadrilles blanches.Une récompense de 1000 $ est offerte par l'Association des banquiers canadiens.On communique avec la section des Vols qualifiés de la police de CUM en composant le 280-2067 ou le 280-2777.COLLECTE SÉLECTIVE ¦ Les fabriquants et les distributeurs de produits prêts à jeter de-vraient être forcés de financer la collecte sélective, estime Collecte sélective Québec.L'organisme a demandé au ministre Pierre Paradis, de réglementer soi) financement., **' A4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 DECEMBRE 1992 Parizeau laisse les libéraux déçus en arriv à la souveraineté « chacun à son rythme » ANDRÉ BELLEMARE de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Bien que plusieurs semblent à portée de la main, le Parti québécois ne brusquera pas les libéraux déçus et de leur parti et des négociations constitutionnelles pour tenter de les amener à l'objectif d»4aSouveraineté du Québec.«Personnellement, je n'ai eu aucun contact avec M.lean Allaire ou Mario Dumont ou quelqu'un d'autre (chez les libéraux dissidents) depuis le référendum, explique Jacques Parizeau dans une entrevue à la Presse Cana-d fen lie.«Aller faire des pressions sur ces gens, et à plus forte raison chercher à leur tordre les bras, serait la dernière chose à faire.Chacun arrive à la souveraineté à son propre rythme et en vertu de ses expériences personnelles.Moi-même j'ai été fédéraliste trop longtemps dans ma vie pour ne pas comprendre qu'on ne se détache pas de ça en criant lapin.L«Je les regarde donc aller et je reconnais trop dans leur cheminement celui que j'ai parcouru moi-même (et d'autres) et qui mène à la souveraineté.Ils vont y arriver.ils vont y arriver», ajoute avec une conviction tranquille le président du Parti québécois, bien calé dans son fauteuil.L'année 1992 aura été bonne à tous égards pour le leader souverainiste qui donne l'impression d'un homme qui a fini de manger son pain noir.Sur le plan personnel, il a terminé son veuvage et pris épouse le 12 décembre.Ses conseillers se sont appliqués à projeter une image plus chaleureuse du chef auprès du public.M.Parizeau a réussi le tour de force de cesser de fumer: «Moi qui consommais plus de deux paquets de cigarettes par jour depuis 40 ans», confesse-t-il sans cacher une grande fierté.Québécois extraordinaires Au niveau politique, des événements majeurs comme l'échec du référendum sur le renouvellement de la constitution (le 26 octobre), la division parmi les libéraux et des désillusions chez plusieurs d'entre eux, les révélations de fonctionnaires sur le comportement de Robert Bourassa aux négociations constitutionnelles et le virage franchement fédéraliste, sans ambiguïté, du premier ministre ont largement contribué à améliorer la cote du PQ, de son chef et de l'idée de la souveraineté dans l'opinion publique.«le trouve remarquable qu'en dépit du matraquage du concept de la souveraineté depuis un an et demi, la souveraineté demeure aussi fortement ancrée, explique-t-il.«C'est assez extraordinaire, pensez-y bien : les deux gouvernements (Ottawa et Québec) sont contre la souveraineté, à peu près tous les commentataurs et éditorialistes politiques sont contre, toutes sortes d'histoires d'horreur ont été véhiculées là-dessus et voilà que la moitié des Québécois, dont une majorité de francophones, appuient encore la souveraineté.«|e les trouve extraordinaires les Québécois», ajoute avec satisfaction M.Parizeau.Ce dernier demeure cependant conscient que la partie est encore loin d'être gagnée, mais le président du PQ a acquis la conviction que les Québécois n'ont jamais été «si proches d'accorder enfin le mandat à leur gouvernement de proclamer la souveraineté de leur pays le Québec».M.Parizeau aime rappeler que la conclusion du rapport Allaire indiquait que si les dernières tentatives de renouveler la constitution canadienne échouaient, il ne restait qu'une alternative: la souveraineté.«Sont-ils assez déçus à l'heure actuelle de l'évolution des choses pour opter en faveur de l'ultime conclusion de leur propre rapport?Moi, je les regarde aller, il faut qu'ils fassent ce cheminement qui, de mon point de vue, est très compréhensible.)'ai travaillé avec eux pendant la campagne référendaire et j'ai vu à quel point leur déception était profonde», explique le chef du PQ en insistant encore sur le fait qu'il ne veuille rien brusquer.Troisième voie Non seulement n'est-il pas acquis que ces libéraux qui ne croient plus en leur parti joignent les rangs souverainistes, mais il semble que certains d'entre eux songent à former un parti politique dont le programme constitutionnel se situerait entre la souveraineté prônée par le PQ et le fédéralisme défendu par le parti libéral.Si tel devait être le cas, M.Parizeau estime que la présence d'une telle force au prochain scrutin général nuirait davantage aux libéraux.« Dans l'hypothèse que lean Allaire prenne la direction de cette troisième force, sa clientèle serait constituée essentiellement de libéraux.S'il est vrai qu'une fraction relativement importante de ces libéraux (francophones) déçus sont devenus souverainistes mais hésitent à passer du côté du PQ, c'est vers eux que se tournerait ce nouveau parti.|e ne peux pas me plaindre de ça », soumet le leader souverainiste.Le chef du Parti Québécois, Jacques Parizeau, lors d'une entrevue à son bureau de l'Assemblée nationale, zeau a cessé de fumer.Incidemment, M.Pari- PHOTO CP La réouverture du débat linguistique, un véritable « cadeau » pour Parizeau et le PQ Parizeau s'inquiète par ailleurs, estimant qu'un gouvernement usé est dangereux ANDRÉ BELLEMARE de la Presse Canadienne QUÉBEC B Le chef de l'Opposition Jacques Parizeau n'en demandait pas tant au premier ministre Bourassa en ce temps des Fêtes.L'annonce de la réouverture du débat linguistique au début de 1993 comble d'aise le leader souverainiste.Il jubile devant ce qu'il considère comme «un cadeau».«le trouve extraordinaire que le gouvernement, en décidant de rouvrir le débat linguistique dès maintenant, nous offre ainsi une superbe tribune qui nous permettra de présenter de la façon la plus claire nos idées sur ce dossier jusqu'à ce que le Québec devienne un pays souverain et le genre de politique que nous pouvons envisager une fois le Québec souverain, explique M.Parizeau à La Presse Canadienne.«11 n'était pas facile de le faire et ça faisait un bout de temps que je me demandais de quelle manière aborder cette épineuse question linguistique tant que le Québec possède son statut de province.«Je dis au gouvernement: vous êtes merveilleux, je vous adore.Jamais je n'ai demandé un cadeau pareil.Je ne comprends vraiment pas la démarche du gouvernement en ce moment-ci», ajoute le chef péquiste.Pas d'élections Ce dernier estime que son parti n'aurait pu choisir meilleure rampe de lancement du rapport Blackburn-Marsolais-Dionne que le débat prochain.Ce groupe de travail du parti a justement étudié toute la question du statut et de la place des Anglophones au Québec.m IcteKjuÊbec RÉSULTATS loto-nu ébec Tirage du 92-12-23 7 14 32 36 39 44 GAGNANTS 6/6 2 5/6-»- 6 5/6 396 4/6 18 240 3/6 320 332 LOTS 1208 021,60$ 120 802,10$ 1 464,20$ 60,90$ Numéro complémentaire- 43 10,00$ Ventes totales: 17 856 459,00$ Prochain gros lot (approx.): 2 500 Prochain tirage: 92-12-26 in .00$ Eftra Tirage du * 92-12-23 » i I NUMÉROS 171288 71288 1288 288 88 8 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 92-12-24 11 12 13 24 28 31 41 45 48 64 66 68 I T V A.le réseau des tirages de Loto-Ouebec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.-*-I- \u2014T Maintenant que le dossier constitutionnel a été réglé pour un petit bout de temps, la question linguistique risque fort de monopoliser l'actualité politique de Tannée qui vient.Elle risque en particulier de diviser profondément les troupes libérales de M.Bourassa.Du côté du Parti québécois, tous les députés tirent dans la même direction (sauf peut-être le néophyte Richard Holden mais il serait en infime minorité dans le parti ).C'est pourquoi M.Parizeau croit que si le premier ministre Bourassa devait déclencher des élections générales en 1993, ce serait surtout à cause d'un tel déchirement de ses députés et partisans sur la politique linguistique.Autrement, il n'entrevoit pas de scrutin général à court et moyen terme.Légalement, le gouvernement libéral actuel peut demeurer au pouvoir jusqu'en septembre 1994, ayant été élu le 25 septembre 1989, mais la tradition veut qu'un gouvernement se présente devnt le peuple aux quatre ans.L'échéance de la loi 178 (à la fin de décembre prochain) doit amener le gouvernement à revoir la clause dérogatoire qui avait permis en 1988 de décréter l'uni-linguisme français dans l'affichage extérieur des commerces au Québec (loi 178).Un gouvernement usé L'attention que pourrait retenir le débat autour de la langue l'an prochain pourrait reléguer encore une fois le problème économique au second rang, comme il l'a été lors des interminables négociations constitutionnelles depuis deux ans.Là-dessus, le chef de l'Opposition estime que cette situation ne déplairait pas trop au gouvernement Bourassa.«On sort de trois semaines de débat avec le gouvernement sur ces questions économiques et voilà un gouvernement qui ne sait manifestement pas trop quoi faire (pour redresser l'économie), dit-il.«C'est un gouvernement qui a lancé la serviette, qui jette de la poudre aux yeux et qui a un peu tendance à tourner le tout à la rigolade.Que voulez-vous alors que je fasse?Je ne peux pas.mais je vais continuer à intervenir pour au moins tenter d'éviter le pire», poursuit M.Parizeau en citant le cas de la rumeur de vente de Provigo à des intérêts américains.Le président du PQ blâme le gouvernement pour son «inaction» dans cet important dossier que constitue la situation de Provigo.«Us (les ministres) sont là à attendre.il ne se passe rien.Je suis inquiet parce qu'un gouvernement usé, vous savez, est un gouvernement dangereux», dit encore M.Parieau.Celui-ci, qui a déjà réclamé des élections dans les derniers jours de la session d'automne, se réjouit par contre de voir son parti en bonne santé tant financière qu'au niveau de son membership (150 000 membres environ) et prêt à toute éventualité.RÉSULTATS I o I o \u2022 q u é bt c lança Tirage du 92-12-29 7 12 13 16 22 24 25 33 40 41 46 47 51 52 55 58 59 62 64 Prochain tirage: 92-12-30 T V A.le reseau des tirages , Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.LES CHANCEUX! Skiez les stations 5 étoiles ***** - - Ça n'arrive pas qu'aux autres ! Tous les abonnés peuvent gagner Voici les abonnés chanceux qui gagnent 2 billets de ski pour l'une des stations 5 étoiles.I ¦ ¦ M.Roy de Montréal\tN°\t210623R12 Mme Jalbert de Montréal\tN°\t210630J01 M.St-Arnaud de Montréal\tN°\t220144S02 M.Leroux de Longueuil\tN°\t224179L05 M.Lemieux de Saint-Lambert\tN°\t224372L00 Mlle Duhamel de Montréal\tN°\t233082D04 M.Basîien d'Anjou\tN°\t234510B00 Mme Champagne de Saint-Hubert\tN°\t237400C00 M.Lachapelle de Montréal\tN°\t237461L03 Mme Choquette de Pont-Viau\tN°\t237462C02 Mme Lebrun de Chomedey\tN°\t238816L06 Mme Lefebvre de Lorraine\tN°\t248160L05 Mme Provost de L'Acadie\tN°\t260295P01 M.Bellerose de Saint-Jean\tN°\t260655B06 M.Lacoste de Saint-Hubert\tN°\t2S4155L02 Mme Morin de Brassard\tN°\t264520M02 M.Dufour de Granby\tN*\t269007D05 M.Viens de Châteauguay\tN°\t280013V00 Mme Garrido de Châteauguay\tN°\t280380G01 M.Grignon de Saint-Bruno\tN°\t286554G03 Quotidiennement, jusqu'au 2 janvier 1993, nous publierons les noms de 20 chanceux et chanceuses.Ils gagneront automatiquement 2 billets de ski pour l'une des stations 5 étoiles.La valeur totale des prix offerts est de 16 800 $.Vous pouvez obtenir les règlements à La Presse.Un délai de 3 semaines peut s'écouler avant la réception des prix.Les chanceux ont composé le pour s9abonner.Faites comme eux! ¦mi LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 30 DÉCEMBRE 1992 \u2022 A5 Comme la GRC, les É.-U.surveillaient les Acadiens Presse Canadienne ¦ La GRC n'était pas la seule, dans les années 60 et 70, à surveil-ler les Acadiens par crainte de voir s'implanter au Nouveau-Brunswick les idées véhiculées par les séparatistes du Québec: le département d'État américain les tenait également à l'oeil, selon un rapport confidentiel daté du 25 novembre 1970 et rédigé par le consul américain à Halifax, Alexander Peaslee.Ce rapport, dont le quotidien montréalais «The Gazette» a obtenu copie grâce à la loi américaine sur l'accès à l'information, démontre que le département d'Etat craignait que les idées séparatistes venant du Québec et du Nouveau-Brunswick ne gagnent lés descendants des Acadiens installés dans le nord-est américain.Un autre rapport, obtenu en octobre dernier par la Presse Canadienne, indiquait pour sa part que la GRC surveillait les communautés acadiennes des Maritimes, craignant de voir s'y implanter les sentiments indépendantistes nés au Québec.Le rapport Peaslee a été distribué à Washington aux ambassades des États-Unis à Ottawa et à Paris, de même qu'au consulat américain de Québec.On v mentionne la formation, en 1966, d'une «alliance» entre le premier ministre du Québec Daniel Johnson, le président français Charles de Gaulle et les Acadiens du Nouveau-Brunswick.Le but de cette alliance, selon le rapport : « La séparation des régions francophones du Nouveau-Brunswick, lesquelles se joindraient au Québec afin de former une nation française en Amérique du Nord».On indique également, dans le rapport, que Daniel Johnson était persuadé que «le Québec est la mère-patrie de toute la culture francophone de l'Amérique du Nord».On affirme aussi que le premier ministre du Québec était désireux de manipuler la France et les Acadiens du Nouveau-Brunswick.Alexander Peaslee écrit également que le président de Gaulle avait lancé un programme afin d'aider Daniel Johnson \u2014 ceci, contre le volonté de diplomates français travaillant en France et au consulat de Moncton.Toujours selon le rapport, la France avait, comme «directeur des opérations» au Canada, le haut-fonctionnaire Philippe Roussillon qui avait provoqué tout un émoi, à la fin des années 60, en procurant de l'aide financière aux communautés francophones hors Québec, sans tenir compte des démarches diplomatiques officielles.Pierre Trudeau, alors premier ministre du Canada, avait accusé M.Roussillon d'être «plus ou moins un agent secret français» et l'avait expulsé du pays en 1968.Alors que beaucoup d'Aca-diens, dont le premier ministre du Nouveau-Brunswick Louis Ro-bichaud, étaient opposés à la séparation, beaucoup d'autres voyaient dans la démarche indépendantiste une occasion d'obtenir de l'argent afin de «développer des liens culturels avec ces Acadiens d'origine vivant dans le Maine, le Massachusetts et en Louisiane», peut-on lire dans le rapport.En guise de conclusion, Alexander Peaslee écrit que le programme séparatiste «pauvrement articulé», soutenu par Charles de Gaulle au Nouveau-Brunswick, avait échoué à cause du décès de Daniel Johnson et de l'expulsion de Philippe Roussillon.Selon le rapport, aucun Aca-dien n'a par la suite \u2014 c'est-à-dire à partir de 1970 \u2014 soutenu le séparatisme.Ottawa interdira la prise de bélugas pour l'exportation Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le Canada va interdire la capture de bélugas vivants à des fins d'exportation, a annoncé hier le ministre des Pêches et Océans, John Crosbie.M.Crosbie a souscrit mardi aux 12 recommandations formulées par un comité consultatif sur la capture et la garde des mammifères marins.Le rapport du comité précise Sue le ministère des Pêches et Icéans «devrait considérer qu'il existe d'autres moyens de se procurer des bélugas, y compris par les naissances en captivité».Le ministère a décidé que «désormais, le Canada n'autorisera plus la capture de bélugas vivants destinés à l'exportation».La question de la capture de bélugas vivants a défrayé les manchettes, en août dernier, alors que de nombreux groupes environne-mentalistes avaient protesté contre la capture de deux couples de bélugas dans la baie d'Hudson, pour l'aquarium Shedd de Chicago.Deux de ces bélugas sont morts le mois suivant.Le comité consultatif, présidé par le zoologiste lan McTaggart-Cpwan, a commencé ses travaux en février.Les membres ont finalement recommandé que le ministère travaille en collaboration avec les aquariums afin d'établir des normes pour l'entretien des cétacés.«En acceptant ce rapport, je lance un avertissement à l'industrie des zoos et des aquariums», a déclaré M.Crosbie.Le rapport souligne que le procédé de capture des cétacés a gagné en efficacité et en humanisme, mais plusieurs organisations ont exprimé des objections au principe de la captivité de ces mammifères marins.Quand il a un moment libre, le barbier Gérard Biais sort ses poids et haltères.PHOTO BERNARD BRAULT.U Presse Un octogénaire se repose de ses ciseaux de barbier en soulevant des poids et haltères STÉPHAN DUSSAULT collaboration spéciale ¦ Le minuscule salon de barbier de Gérard Biais se transforme tous les mardis soir en salle d'haltérophilie.Couché sur le dos, la barre qu'il tient plie sous le poids des rondelles d'acier qui s'accumulent.Après 45 minutes d'entraînement, le poids ultime: 160 livres, qu'il soulèvera à trois reprises.Gérard Biais a 81 ans.Ce barbier de cinq pieds un pouce est une véritable force de la nature.Il pratique ce sport depuis 1938, huit ans après que l'homme originaire de la région de La Tuque s'établisse à Montréal pour pratiquer son métier, jovial et espiègle, il ne tarit pas d'anecdotes: «À quatorze ans, je m'amusais à lever la chaise où était assis mon père, pis faire le tour de la table avec jusqu'à temps qu'il me dise: «Okay, c'est assez là!» Il se faisait pas achaler longtemps!» Fier, il retrousse la manche de sa chemise pour bomber son biceps jusque-là discrètement camouflé.La peau est fatiguée, mais le muscle ferait rougir d'envie plus d'un culturiste.Nostalgique, il dépoussière une revue jaunie par les années.C'était en 1946, où il fait la première page du mensuel Culture physique sous le titre «Un petit homme fort de Montréal»! Le même biceps, rajeuni de 35 ans, sous le même visage flegmatique, où les veines remplacent les rides.Est-il périlleux de pratiquer l'haltérophilie à un âge où certains meurent juste à tomber du lit?«Le docteur m'a dit qu'il n'y avait pas de danger, je vendrai mes haltères quand je ne serai plus capable d'en faire.Peut-être que lui va les acheter», dit-il en pointant du doigt son compagnon de pratique qui, à 51 ans, tente tant bien que mal d'en faire autant.Il va dans l'arrière-boutique et ramène une barre avec 60 livres à ses extrémités.D'un geste brusque, sa main droite pointe le plafond.Ses yeux crispés fixent la barre une dizaine de secondes.Le temps d'un instant, l'image d'un vieil homme de 81 ans soulevant la moitié de son poids d'une seule main semble si fausse qu'on croirait à un photo-montage de Pierre Guimond.Gérard Biais dépose doucement sa charge et s'asseoit sur son banc de barbier pour haleter un peu.Une vie bien remplie Le poids des années ne pèse pas lourd sur les épaules de ce père de deux enfants, dont un garçon de 59 ans.aujourd'hui à la retraite.Gérard Biais lui, ne voit pas le jour où il troquera sa paire de ciseaux pour une chaise berçante.Liberté 55, connaît pas! Il fait partie des 7 p.cent de Ouébécois de plus de 65 ans toujours sur le marché de l'emploi.«C'est vrai que si j'arrêtais j'aurais une meilleure pension.C'est drôle, y'en a plein qui me disent ça, mais je suis pas pressé.J'aime ça de même! Moi, rester à la maison avec ma femme pis faire la vaisselle ou essuyer le plancher.je le fais des fois, mais pas à la journée longue.» Ce n'est pas vraiment sa femme, mais plutôt une très bonne amie avec qui il vit depuis 12 ans.La sienne, il l'a perdue en 1967.«Mon plus beau souvenir, c'est quand je me suis marié.l'étais jeune, pis j'avais pas fait une grosse vie de garçon.C'était quasiment la première.Aujourd'hui, c'est pas pareil, y'ont quinze ans pis y jouent aux fesses.Le matin à l'église, on disait trois Je vous salue Marie à genoux, pis à tous les bancs.Il me semble que c'était plus beau.» Peu de temps après la mort de sa femme, son employeur, le Ritz-Carlton, ferme son salon de barbier.Le fonds de pension de 900 $ lui permet d'ouvrir sa propore «shop à barbe», rue Gar-nier.À 74 ans, il déménage sur Gilford, au coin de Chambord, où il est toujours.Bien loin de fermer boutique, l'octogénaire caresse plutôt des rêves d'expansion et de modernisation.«Si j'hérite de mon frère, je me fais une shop à barbe neuve! je m'achète deux chaises, celles avec le pied chromé qui valent 900 $, et je refais mon comptoir.Pis, quand je la vendrai, j'aurai plus cher que dans le moment.» C'est sa façon d'investir pour ses vieux jours qui tardent à venir.Il aime passionnément ce métier, qu'il pratique depuis 1929.Gérard Biais se plaît à raconter qu'à cette époque, il lui fallait asseoir quatre clients sur sa chaise avant de récolter un premier dollar.Pas comme avant Soixante-trois ans tard, la qua- rantaine de clients qu'il reçoit; chaque semaine débourse la mo-* dique somme de six dollars pour ses services, avec en prime le récit de ses exploits de jeunesse.Un peu comme s'il ne s'était pas aperçu de l'augmentation du coût de la vie.Les coupes de cheveux de ses clients lui rappellent toutefois que la mode a bien changé.«Aujourd'hui, le métier de barbier, c'est pas comme avant.Le monde reste les cheveux longs, pis c'est pas remarqué.Les queues en arrière, c'est pas des bons clients!» Gérard Biais parle simplement et ouvertement d'à peu près tout.De sujets difficiles comme le suicide jusqu'à la folle époque des prostituées à deux dollars l'heure.Mais sur la mort, qui semble le guetter à son insu, il lance cette* boutade.M «Avez-vous remarqué qu'on se couche le soir pis qu'on se lève le lendemain?» Deux entretiens n'arrivent pas à lui faire confesser ses souvenirs les plus douloureux.C'est le petit tiroir qu'il ouvre lorsqu'il est ' seul, en regardant de sa fenêtre déambuler les piétons, en attente ' du prochain client.Dès que quelqu'un franchit la porte de sa boutique, un éclatant sourire se fixe sur le visage de Gérard Biais: «Bonjour monsieur», dit-il poliment.C'est le début d'un entretien à la fois futile et , intime.Cette conversation est probablement la principale raison qui fait que ce salon de bar-1 bier est encore ouvert.i Les parents vont en vacances, laissant seules leurs petites filles Dès leur descente d'avion, les accusations pleuvent sur «le couple le plus haï d'Amérique» Dfcvid Schoo a été arrêté à l'aéroport de Chicago immédiatement à son retour de vacances du Mexique.j photo ap d'après AP et UPI CHICAGO ¦ Des parents indignes sont partis en vacances au Mexique la semaine dernière en abandonnant leurs deux petites filles dans leur maison de Saint Charles, en banlieue de Chicago, sans même leur dire où ils allaient.Us ont été arrêtés à leur retour hier, et accusés d'abandon d'enfant.«Pendant un long moment, je me suis vraiment sentie seule et je me demandais ce qu'ils faisaient», a relaté Nicole, âgée de neuf ans.Nicole et sa soeur de quatre ans, Diana, ont été secourues dès le lendemain du départ de leurs parents quand l'aînée, effrayée par le déclenchement accidentel d'une alarme anti-incendie, a composé un numéro d'appel d'urgence.Les deux fillettes ont été envoyées chez leur grand-mère» mais un juge a désigné le service de l'enfance de l'Ulinois comme gardien légal, ce qui obligera les parents à aller en justice s'ils veulent les reprendre, a indiqué un porte-parole du service.La grand-mère a expliqué qu'elle avait proposé aux parents de s'occuper de ses petites-filles pendant leur absence, mais ces derniers lui auraient répondu qu'ils avaient pris leurs dispositions.Le couple, David et Sharon Schoo, a été arrêté par la police de Chicago peu après que 1 avion qui le ramenait à Chicago se fut immobilisé à l'aéroport international O'Hare.En entendant la lecture de l'acte d'accusation, les autres passagers leur ont lancé des insultes, ce qui a fait répondre un peu plus tard à un agent de police auquel la foule, intriguée par ce brouhaha, demandait qui se trouvait à bord de l'avion : «Le couple te plus hal de l'Amérique».photo ap Nicole Schoo *' V Diana Schoo David et Sharon Schoo ont été écroués sous un cautionnement de 50000 dollars chacun en attendant leur comparution en cour, prévue pour aujourd'hui.À l'accusation d'abandon d'enfant, les autorités ont ajouté quelques heures plus tard une inculpation de cruauté envers des enfants et de mise de leur vie en danger.Le couple n'a donné aucune explication de sa décision de laisser les fillettes seules à la maison.À la suite de l'alerte donnée après l'appel de la petite Nicole, les autorités avaient été averties de surveiller l'itinéraire des parents et de procéder à leur arrestation à leur retour à Chicago.«Us n'avaient de toute évidence aucune idée de ce qui les attendait, a déclaré le sergent Jerry Thornton, qui a procédé à l'arrestation du couple.le ne crois pas qu'ils se doutaient qu'ils étaient recherchés.» «C'est une affaire extrêmement bizarre, a fait remarouer de son côté David Clark, chef du bureau du procureur général du comté de Kane, dont dépend Chicago.Je pensais jusqu'à maintenant que Home Alone était de la pure fiction et que rien de semblable ne se produisait jamais dans la vie réelle.» (Dans ce film, dont l'action se déroule elle aussi dans la banlieue de Chicago, une famille part accidentellement en vacances sans son fils, qui a manqué l'avion.) H - ¦ A Sharon Schoo, la mère des deux enfants laissées les vacances des parents.seules pendant photo ap A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 DÉCEMBRE 1992 Gérald Larose estime que 1992 a été l'année des rendez-vous manques LUCIE CÔTÉ ¦;Pour Gérald Larose, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), 1992, qui devait être une année de restructuration et de choix, a plutôt été Tannée des rendez-vous manques.Récapitulant hier les décisions prises par les deux gouvernements au cours de l'année qui s'achève, Gérald Larose a brossé sans ménagement un tableau peu reluisant de la situation, faisant ainsi écho aux propos tenus dimanche par le président de la FTQ, Fernand Daoust.Larose reproche aux gouvernements fédéral et provincial de toujours suivre les mêmes vieilles recettes au lieu de passer à l'offensive en ces temps de morosité.« Le projet de privatisation d'Hydro-Québcc est un exemple parfait de la vieille méthode qui dilapide le patrimoine, comme le déménagement de l'Hôtel-Dieu qui n'est qu'un détournement des fonds publics», a-t-il affirmé.Selon Gérald Larose, les occasions ratées de relancer l'économie et d'améliorer la société ont abondé en 1992.«Cette année, on a ajouté au ca-fouillis de la formation professionnelle en créant des comités coast to coast; on a poursuivi l'ouverture tous azimuts des marchés; les finances publiques se sont aggravées, malgré trois occasions d'ouvrir ce débat au cours de l'année.«11 y a d'abord eu les négociations du secteur public au prin- \\fous êtes perdu dans un labyrinthe de systèmes téléphoniques compliqués?temps dernier, puis la fabrication du budget en mai, et enfin la démarche systématique du mouvement syndical pour demander une commission d'enquête élargie sur la fiscalité, qu'on nous annonce maintenant pour février.« 11 y a du gossage et du rognage dans bon nombre de nos acquis de société, notamment en ce qui concerne les personnes âgées, les cégeps et l'Aide juridique, mais le plus honteux demeure la charge de Mazankowski à l'endroit des chômeurs.« Finalement, on a raté le coche de façon magistrale avec un immense détournement, un hold-up de la volonté populaire.Après l'accord du Lac Meech, la Commission Bélangcr-Campeau et le rapport Allaire, 1992 devait être l'année du choix et de la clarification.C'a plutôt été lamentable.Jamais un premier ministre, responsable de la société québécoise, n'a été aussi bas en ce qui concerne la question nationale.«Maintenant on nous promet une saga sur la langue.Veut-on notre peau?», s'est interrogé le président de la CSN avant d'indiquer ce que nous réserve 1993 selon lui.«En fait, le pays doit devenir un chantier.Ce qui nous manque, c'est du courage, de l'adrénaline.On veut du monde qui veut se battre, qui a la volonté de construire et de mener la société quelque part.Et tout ce qui n'a pas été fait en 1992 devra être fait en 1993», croit Gérald Larose qui é-numère: «Il faut régler la question des marchés, changer la pratique monétaire, réviser la fiscalité du gouvernement du Québec, débureaucratiser bon nombre de programmes et d'institutions, régler la question des faillites qui négligent les travailleurs, réviser le code du travail, s'occuper de l'endettement, prendre des dispositions contre les briseurs de grève, régler le vieux dossier de la formation professionnelle, réviser les politiques de la main d'oeuvre, de l'assurance-chômage, du bien-être social, enrayer l'érosion des pouvoirs d'achat.» Le président de la CSN, rappelant que 1993 sera une année d'élections au fédéral, propose au gouvernement de montrer sa bonne foi.«Le gouvernement fédéral pourrait commencer par abandonner son offensive contre les chômeurs et investir 250 millions dans le site actuel de l'Hôtel-Dieu.Et s'il n'y a pas de changement de politique, ce sera la bataille rangée.Ou bien ils passent à l'offensive, ou bien on fait le ménage», avertit-il.Gérald Larose CHRONIQUE NEZ ROUGE Coopers et Lybrand demeure séquestre temporaire de Malenfant Presse Canadienne QUÉBEC ¦ La firme Coopers et Lybrand, séquestre intérimaire dans le dossier de l'homme d'affaires Raymond Malenfant, continuera à exercer ses fonctions.Le juge Paul-Arthur Gendreau, de la Cour d'appel, a en effet rejeté hier à Québec une requête du syndic Pierre Poliquin réclamant de remplacer Coopers et Lybrand.Cette intervention découle du jugement rendu la semaine dernière par le juge René Le-tarte, de la Cour supérieure.Celui-ci nommait alors Pierre Poliquin syndic à la faillite de la famille Malenfant jusqu'à l'assemblée dès créanciers prévue pour le 25 janvier.Le jour même, cependant, les Malenfant ont inscrit en appel le jugement Lctarte, ce qui en suspendait l'exécution comprenant, entre autres, la nomination du syndic Poliquin.C'est pourquoi le juge Gendreau a rejeté la requête de ce dernier.Dans son argumentation, l'avocat du syndic.Me Maurice Dussault, soulignait que Coopers et Lybrand a déjà signifié au tribunal son intention de ne pas agir en tant que syndic à la faillite des Malenfant.Bien que le syndic Poliquin ait entrepris sa tâche à la suite du jugement rendu en Cour supérieure, les Malenfant lui auraient toutefois refusé l'accès à leurs établissements.Panasonic vous en sortir! \u2022 Choisissez entre 3 systèmes avec de grandes possibilités d'extension qui vous offrent de 3 à 12 lignes de réseau et de 2 à 32 postes téléphoniques.\u2022 fturce qu'ils sont exceptionnellement flexibles et faciles à raccorder, vous pourrez y brancher presque toutes les marques ou tous les modèles de téléphone à ligne simple.\u2022 Vous pourrez également y adjoindre facilement des modems, des télécopieurs, des téléphones sans fil, des vérificatrices de cartes de crédit, etc., sans que des modifications coûteuses ne soient nécessaires.\u2022 Ainsi, vous pourrez réduire les coûts de tout votre système.Panasonic,, _/r\\ Cimtel SYSTÈMES TÉLÉPHONIQUES 481-0151 !| Au môme numéro uopuls 35 ans $ SOCIÉTÉ OE L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC PARTENAIRE NATIONAL J'ai mangé en buvant, je suis correct! 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MARY 485-0718 1 ROUI\tM MÉTROPOl ITAJN 8 W 1 H\tRUE JEAN-TALON \tE \tCH QUEEN-MARY s \\ \t ^ h$ CM?C^p c§p C&ft CJMp c^> c^p c^yp cjQp CjQp ASSEMBLEE NATIONALE AVIS DE CONSULTATION GÉNÉRALE Projet de loi 68 \u2014 Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé La Commission de la culture est chargée de procéder à une consultation générale et de tenir des auditions publiques, à compter du 23 février 1993, sur le projet de loi 68, Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet peut soumettre un mémoire à la Commission de la culture.Le mémoire devra être reçu au Secrétariat des commissions au plus tard le l^r février 1993 et être transmis en 25 exemplaires de format 21,5 cm sur 28 cm (8% pouces sur 11 pouces).Il devra être accompagné d'autant d'exemplaires d'un résumé de son contenu.La Commission prendra connaissance des mémoires reçus.Elle choisira alors, parmi les personnes et les organismes qui lui ont fait parvenir un mémoire, ceux qu'elle entendra.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Veuillez adresser les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements à: M.François Rousseau Secrétaire de la Commission de la culture Secrétariat des commissions Hôtel du Parlement Bureau 3.28 Québec (Québec) G1A 1A3 Téléphone: (418) 643-2722 Télécopieur: (418) 643-0248 Avis publié par le Secrétariat des commissions era era c^ip cjMp qMp ASSEMBLEE NATIONALE AVIS DE CONSULTATION GÉNÉRALE Accord de libre-échange nord-américain La Commission des institutions est chargée de procéder à une consultation générale et de tenir des auditions publiques, à compter du 9 mars 1993, sur l'accord de libre-échange nord-américain.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet peut soumettre un mémoire à la Commission des institutions.Le mémoire devra être reçu au Secrétariat des commissions au plus tard le 5 février 1993 et être transmis en 25 exemplaires de format 21,5 cm sur 28 cm (8% pouces sur 11 pouces).Il devra être accompagné d'autant d'exemplaires d'un résumé de son contenu.La Commission prendra connaissance des mémoires reçus.Elle choisira alors, parmi les personnes et les organismes qui lui ont fait parvenir un mémoire, ceux qu'elle entendra.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Veuillez adresser les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements à: Mme Marie Tanguay Secrétaire de la Commission des institutions Secrétariat des commissions Hôtel du Parlement Bureau 3.28 Québec (Québec) G1A 1A3 Téléphone: (418) 643-2722 Télécopieur: (418) 643-0248 Avis publié par le Secrétariat des commissions \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 DÉCEMBRE 1992 A7 Constitution : repartir à zéro Les présidents mexicain et américain, Carlos Salinas et Ceorge Bush, et le premier ministre canadien, Brian Mulroney, ont paraphé en décembre une entente sur une zone de libre-échange nord-américaine.PHOTO AFP L'année de l'ALENA marquée par de nombreux conflits commerciaux canado-américains MARIE TISON Presse Canadienne WASHINGTON ¦ La signature d'un accord de libre-échange nord-américain a marqué l'année 1992 dans les relations canado-américaines.Cependant, des conflits commerciaux ont continué à assombrir ces relations, même si le gouvernement canadien affirme que la visite du premier ministre Brian Mulroney à Washington en mai a contribué à «abaisser la température».L'année 1992 n'a pas non plus été particulièrement heureuse pour Hydro-Québec sur les marchés américains.Apres des mois de négociations, c'est le 12 août 1992 aue le Canada, les États-Unis et le Mexique en sont venus à une entente sur une zone de libre-échange nord-américaine.Ce n'est toutefois qu'à la toute fin de l'année, le 17 décembre, que le premier ministre Mulroney, le président américain George Bush et le président mexicain Carlos Salinas de Gortari ont signé formellement l'entente, chacun dans sa capitale.Le processus de ratification dans les assemblées législatives des trois pays ne s'enclenchera véritablement que dans les premiers mois de 1993.Selon le gouvernement canadien, l'élection du démocrate Bill Clinton, le 3 novembre dernier, ne devrait pas modifier la nature des relations canado-américaines.Le président élu s'est notamment déclaré en faveur de l'Accord de libre-échange nord-américain.S'il a émis certaines réserves au sujet de la protection de l'environnement et des droits des travailleurs, il a fait savoir que des ententes parallèles pourraient régler ces problèmes.Deux dossiers Dans le domaine commercial, deux dossiers en particulier ont dominé l'année 1992.Le 7 juillet, après des mois d'enquêtes, le département américain du Commerce a déterminé que la firme Norsk Hydro bénéficiait de subventions et qu'elle écoulait son magnésium pur à un prix artificiellement bas sur le marché américain, effectuant ainsi du dumping.Par conséquent, le département a imposé des droits de 52,94 pour cent sur son magnésium pur et de 21,61 pour cent sur son magnésium en alliage.Norsk Hydro a réussi à faire effacer une bonne partie de ces droits en acceptant d'amender un contrat à partage de risque signé avec Hydro-Québec.Toutefois, les droits infligés relativement au dumping sont demeurés intacts.Norsk Hydro a demandé à ce qu'un groupe spécial d'experts soit constitué en vertu de l'accord de libre-échange canado-américain pour réviser cette question.Le groupe devrait rendre sa décision en juin 1993.Le conflit sur le bois d'oeuvre a également affecté les relations canado-américaines.Dans une décision préliminaire rendue le 6 mars dernier, le département du Commerce a imposé un droit compensateur de 14,48 pour cent sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre parce qu'elles bénéficieraient de subventions.Toutefois, le département a ramené ce taux à 6,51 pour cent dans sa décision finale.Ce taux s'applique aux exportations québécoises, même si le département a reconnu que l'industrie québécoise du bois d'oeuvre ne bénéficiait que de 0,01 pour cent de subventions.Deux groupes spéciaux d'ex-pet-ts sont également à réviser cet- commerciaux Le Canada, les États-Unis et le Mexique signent l'Accord nord-américain de libre-échange.1991 543 millions $ CANADA 109,2 milliards $ 2,6 milliards $ 89,3 milliards $ 34,6 milliards ?MEXIQUE 32,5 milliards* IcNffres pour 1990 Statistique Canada - Dept.américain du Commerce Andrée Lachapelle \u2014 (PC) te question.Ils devraient rendre leurs décisions au printemps 1993.Dictateur La situation commerciale entre les deux pays a irrité le premier ministre Mulroney à ce point qu'il a comparé les États-Unis à un «dictateur au petit pied».Au mois de mai, il s'est rendu à Washington pour rencontrer le président Bush.À l'issue de la rencontre, M.Bush a promis de porter une plus grande attention aux disputes commerciales entre le Canada et les États-Unis.Cependant, un mois plus tard, un nouveau conflit commercial est apparu: l'industrie américaine de l'acier a déposé au département américain du Commerce des plaintes contre 21 pays, y compris le Canada, pour pratiques commerciales déloyales.Le département devrait rendre une première décision a ce sujet le 26 janvier prochain.D'autres conflits ont agité les relations commerciales canado-américaines cette année.Le Canada a notamment demandé la mise sur pied d'un groupe spécial d'experts pour régler le différend sur le lait Grand Pré.Ce conflit a pris naissance lorsque Porto Rico a subitement décidé d'interdire l'importation du lait Grand Pré, un produit stérilisé à ultra-haute température (U HT).L'industrie de l'automobile a également eu sa part d'émotions.Au mois de mars, le service américain des douanes a déterminé que des Honda Civic fabriquées en Ontario n'avaient pas un contenu nord-américain suffisant pour bénéficier des avantages de l'Accord de libre-échange.La ratification de l'accord nord-américain, qui comporte des règles d'origine plus claires, pourrait toutefois régler ce conflit.Les relations n'ont pas été au beau fixe non plus dans le domaine de la bière.Les États-Unis ont notamment imposé une taxe de 50 pour cent sur la bière onta-rienne en juillet, et ont indiqué qu'ils gardaient un oeil sur le Québec.Hydro-Québec L'année 1992 a aussi apporté une mauvaise nouvelle à HydroQuébec.Le 27 mars, l'État de New York a annulé un important contrat d'achat de 1000 mégawatts d'électricité, après des mois d'une campagne mente par les Cris et des groupes environnementaux américains contre le projet de Grande-Baleine.L'année iTe cependant pas été totalement négative pour Hydro-Québec: mois d'octobre, la Cour suprême du Vermont a débouté le Grand conseil des Cris, qui s'opposait à un contrat de vente de 340 mégawatts d'électricité signé entre Hydro-Québec et le consortium Vermont Joint Owners.NORMAN DELISLE Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Après cinq ans de discussions constitutionnelles intenses, le Québec est revenu à la case départ en 1992: l'entente conclue entre le gouvernement fédéral et les 10 premiers ministres provinciaux a été massivement rejetée par les Québécois lors du référendum du 26 octobre.Les souverainistes sont sortis vainqueurs de l'affrontement référendaire mais le débat définitif autour de la souveraineté du Québec n'a pas été fait et reste encore à venir.Entre temps, le Québec se retrouve devant un vide constitutionnel, au point que le premier ministre, Robert Bourassa, a dû admettre à l'Assemblée nationale au début de décembre que son gouvernement n'a plus aucun calendrier précis en vue d'une reprise des négociations avec Ottawa.Tout au long de l'année 1992, c'est la préparation d'une entente constitutionnelle qui a retenu l'attention des dirigeants politiques et de la presse.Ces négociations ont été pénibles et la route a été parsemée d'embûches.Le premier mars, un comité fédéral présidé par le sénateur Gerald Beaudoin et la député Dorothy Dobbie présentait un rapport très attendu, où on prévoyait l'inscription dans la constitution du caractère distinct du Québec.De plus, le Québec pourrait négocier le partage de 15 champs de compétence avec Ottawa.Mais les réactions tant au Québec qu'au Canada, ont été tièdes, voire même négatives face au rapport Beaudoin-Dobbie.Quant au premier ministre Robert Bourassa, il a profité de son pèlerinage annuel auprès des investisseurs européens pour tester une question référendaire.De passage à Bruxelles, M.Bourassa suggérait la mise en place de deux États souverains associés dans une union économique avec un parlement commun élu au suffrage universel.Mais deux mois plus tard, M.Bourassa effectuait un virage: dans une entrevue au quotidien Le Monde, il expliquait que le référendum porterait sur les offres constitutionnelles du Canada et non sur la souveraineté, en dépit du libellé de la loi 150.En mai, M.Bourassa effectuait une tournée auprès de ses homologues provinciaux des quatre provinces de l'Ouest.À son retour, il rencontrait les autres premiers ministres provinciaux pour faire part de ses exigences constitutionnelles.Négociations Au début de juillet, en l'absence du Québec qui boycotte les conférences constitutionnelles depuis 1990, les autres premiers ministres en sont venus à un accord.Cette entente marque des progrès mais doit être améliorée, a réagi le premier ministre Robert Bourassa qui acceptait mal- ALCOOL - DROGUE un problème dans ta vie?le Père Paul Aqùin s j veut t'aider (5i4) 229-3426 DEPUIS 1978 PAVILLON GRAND ÉLAN C.P.119, Mt-Rolland.Que.J0R 1G0 w la Cordée fête son 40e anniversaire C'est l'occasion pour vous de profiter de rabais exceptionnels du 26 décembre au 9 janvier 1993 0 0 I , M' ,1 m Les souverainistes sont sortis vainqueurs de l'affrontement référendaire mais le débat définitif autour de la souveraineté du Québec n'a pas été fait et reste à venir.p*010 gré tout de retourner à la table des négociations.Mais plusieurs voix du Québec, dont le sénateur Claude Caston-guay et le politicologue Léon Dion, qualifiaient l'accord d'inacceptable.Après d'intenses négociations estivales qui durèrent jusqu'au 28 août, des modifications ont été apportées au texte du 7 juillet et l'unanimité a finalement été créée.Le texte sera soumis à l'approbation référendaire de tous les Canadiens le 26 octobre 1992.À mesure que la date référendaire approchait, Robert Bourassa a dû faire face à une opposition grandissante.D'abord celle des forces nationalistes conjuguées: Parti québécois, Bloc québécois, centrales syndicales qui estimaient que l'entente constituait «un recul pour le Québec».Mais opposition aussi au sein de son propre parti politique.Réuni en congrès spécial à Québec le 29 août, le Parti libéral connaissait une scission: plusieurs membres de l'exécutif du parti et presque toutes les têtes dirigeantes de la Commission jeunesse du PLQ claquaient la porte et annonçaient qu'ils feront campagne pour le Non.Les têtes dirigeantes des contestataires sont Jean Allaire, Mario Dumont et le député de Drummond, Jean-Guy Saint-Roch.Au cours de la campagne référendaire qui s'amorçait, les gaffes s'accumulaient au sein des forces du Oui: utilisation de publicité unilingue anglaise dans la région; d'Ottawa, débat autour d'une conversation téléphonique enregistrée de hauts fonctionnaires québécois qui prétendent que Robert Bourassa «s'est écrasé» au cours des pourparlers constitutionnels, retard dans la publication des textes légaux de l'accord, dissension chez les autochtones, etc.Finalement, le 26 octobre, les Québécois, qui se présentent aux urnes dans une proportion de 82,7 pour cent, rejettent l'accord de Charlottetown par 56,7 pour cent des voix contre 43,3 pour cent.Le texte constitutionnel est également rejeté dans cinq autres provinces et dans l'ensemble du Canada.Depuis ce temps, le couvercle a été mis sur le dossier constitutionnel.Rien ne permet de croire qu'il sera levé avant que des élections ne soient tenues au niveau fédéral, où le mandat du gouvernement Mulroney prendra fin en 1993.Entre temps, au Québec, le désarroi demeure grand au sein des forces fédéralistes qui n'ont plus de projet précis de renouvellement du fédéralisme.Pour sa part, le chef de l'opposition, Jacques Parizeau, soutient que la souveraineté est clairement devenue la seule solution pour l'avenir du Québec.\u20221 s \\ I I I 1 t t I « I i I t I I t \u2022 I I \u2022 \\ I I \\ l I 60% 70% 80% 90% } SUR TOUT ENTREPÔT 1043, AUTOROUTE 113 » SI GALERIES D'ANJOU, CARREFOUR LAVAL, ANGRIGNON, CENTRE LAVAL, PL.VERSAILLES, GALERIES TERREBONNE * FERMETURE TOUT DOIT ÊTRE VENDU 1 SUR VÊTEMENTS ENGOUE-TOC* SUR SACS A DOS SUR SANDALES TeVa SUR BOTTES DEMARCHE MODÈLE TAHOE- AUCD AUTRES RABA/S °£ 20«\u201e A ^AGASI/V» » t I I i I 59, STE-CATHERINE (près de Do Lonmier) métro Papineau (514) 524-1106 t » i i l » i t » * i i » i LE5 b0UTIQUÇ5 Q U A L I T E riTUBIÇB : i i ( l I \\ ttOHTIÉAL 1604, St-Do«!«, OUÉtlC T*l.i(41f)*14.90ll Btrrl.UQAM.Tél.t|914| 849-4100 J / CNICOUTIMI Tél.i(414) 349.923 1 J r WU.tét * LAVAI*.I A8 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 DÉCEMBRE 1992 L'occupation du bureau de poste continue paisiblement à St-Clément Une forme de contestation qui pourrait s'étendre?FRANÇOIS FOREST ment comptait une population de 2000 personnes.^^^Vv .w/^OT .¦¦V .Mors, ça mora ?Tandis que le soleil se couche lentement à l'horizon, un pêcheur solitaire surveille ses lignes, sur la glace de la rivière des Mille-Îles, à Lavai Peut-être soupera-t-il de poisson frais ce soir?photo pc ¦ L'occupation du bureau de poste dans le petit village de Saint-Clément, près de Rivière-du-Loup, est toujours aussi paisible et rien ne laisse présager un coup de force de la part de la Société canadienne des postes (SCP) pour y mettre fin à court terme.Le bâtiment a été envahi le 5 décembre par les citoyens qui s'y relaient depuis, et il a résisté jusqu'à présent aux pressions des fonctionnaires et des politiciens locaux qui ne veulent pas voir cette contestation s'étendre à d'autres municipalités.Depuis 1987, la SCP a fermé 150 bureaux de poste à la suite des décès, démissions, ou mise à la retraite des fonctionnaires de faction.Toutefois, pour maintenir une présence, la société de la Couronne offre de relocaliser les services chez un commerçant qui peut trouver un certain profit dans la vente de produits et services postaux.C'est justement ce dont Saint-Clément ne veut pas.Non pas tant parce que les citoyens ne pourraient pas s'en accomoder \u2014 la SCP prétend qu'ailleurs» on aime bien la relocalisation des services dans les entreprises locales \u2014 mais parce que la fermeture de la poste représente un pas de plus vers la «désintégration» de la municipalité.11 y a dix ans à peine, Saint-Clé- Richard Cimon, 35 ans, citoyen de Saint-Clément et professeur à Rivière-du-Loup, dirige la «rébellion» par consensus populaire.Appuyé par les administrations municipales environnantes et l'Assemblée des évoques du Québec, il demande un moratoire sur la fermeture, expliquant que le maintien du bureau de poste est directement lié à la possibilité d'attirer de nouvelles entreprises dans le village.«On n'est pas contre la rationalisation, dit-il, mais il est des endroits où la SCP ne peut pas fermer.La façon de procéder de la SCP est sauvage.La fermeture du service entraînera pour le cas d'une seule entreprise, l'Agromécanique, une hausse des frais postaux de 7000$ à 25000$.Ce type d'entreprise reçoit et achemine des colis qui coûteront dorénavant beaucoup plus cher à recevoir ou à expédier puisqu'il faudra se déplacer à 18 kilomètres (Saint-Cyprien) pour effectuer les transactions.» Le comité de citoyens a proposé d'absorber le déficit de 25000$ qu'occasionne le maintien du bureau de poste, mais Postes Canada a refusé en invoquant les grandes lignes de la politique de privatisation des services.Le barrage routier en plein centre de la municipalité a Été temporairement levé pour les fêtes; mais il sera de nouveau en place dans quelques jours.«Ce barrage est symbolique, dit Richard Cimon, mais il représente beaucoup pour la région en terme de solidarité.» Ce barrage pourrait, selon lui, devenir dans quelques temps plus qu'un symbole à la grandeur du Québec si Postes Canada maintient sa décision.«Nous révisons toutes les options, à l'exception d'une: le maintien du bureau de poste tel qu'il était», réplique Dorice Roussel du bureau administratif de la SCP à Québec.Il n'est donc pas question pour l'instant d'injonction, non plus que d'expulsion: «Nous croyons, espère Mme Roussel, recréer un service postal à St-Clément sous une autre forme.Mais la politique de fermeture de ces petits bureaux régionaux ne saurait être remise en question: ils ne sont pas rentables.» Selon M.Cimon, la population n'accepterait pas la relocalisation des services postaux si le gouvernement fédéral \u2014 pour éviter que l'exemple de Saint-Clément ne fasse tache d'huile partout au pays\u2014 consentait des subventions à la création d'emplois.Après avoir reçu 70000$ récemment pour l'aménagement d'une manufacture d'étuis à lunettes, Saint-Clément est présentement en attente d'une autre subvention qui aiderait à la mise sur pied d'une fabrique de yaourt qui générerait sept ou huit emplois.PUISQUE LA RÉDUCTION DE 750 $ DU FABRICANT TIENT LIEU DE VERSEMENT INITIAL AUCUN INTÉRÊT AVANT 90 JOURS AUCUN PAIEMENT AVANT 120 JOURS a® CHOIX DE 2 SYSTEMES DE 4 ROUES MOTRICES FREINS ANTIBLOCAGE EN OPTION » 0 t » MONTREAL Concordia Auto Ltée Montréal 273-2373 Le Cartier Jeep Eagle Inc.Montréal 323-4330 Micor Auto Inc.Montréal 645-1611 La Salle Jeep/Eagle La Salle 595-5995 A Ma Baie Automobiles Inc.Pierrefonds 684-4400 Pointe-Claire Chrysler Inc.Pointe-Claire 694-8333 RIVE SUD Rendez-Vous Auto Ltée Brossard 466-2065 Grégoire Jeep/Eagle Inc.St-Jean sur le Richelieu 348-6835 André Fortin Auto Inc.Chambly 447-1234 Automobiles Sega Inc.St-Bruno 653-3333 Sauvé Plymouth Chrysler Inc.Mercier 698-2792 St-Francois Auto Inc.Valleyfield 371-5103 Rond Point Dodge & Chrysler Lt S t-Hubert 656-4110 RIVE NORD Auto Voisin Inc.Uval 668-9222 Garage H.Fortin Ltée Ste-Rose 625-2491 Excellence Dodge Chrysler Inc.St-Eustache 491-5555 Jeep.Eagle VENEZ VITE! OFFRE DE DURÉE LIMITÉE! Pas de 2e chance pour les jeunes, dit Lewis Presse Canadienne TORONTO ¦ Le Solliciteur général Doug Lewis croit que la plupart des criminels adolescents ne devraient pas jouir d'une deuxième chance.S'ils sont accusés d'un second crime, après avoir été condamnés une première fois en vertu de la Loi des jeunes contrevenants, ils devraient automatiquement» dans la majorité des cas, être traduits devant un tribunal pour adultes, a affirmé M.Lewis dans une entrevue qu'il a accordée au Toronto Star.De nombreux policiers canadiens lui ont dit qu'ils avaient de la difficulté avec les jeunes récidivistes, qui se moquaient de la loi et lui faisaient une mauvaise réputation, a rapporté M.Lewis.«Les policiers me disent que la loi fonctionne pour l'auteur d'un premier crime qui la prend au sérieux et se dit4Hé là! J'ai une chance; il vaudrait mieux que je la saisisse*», a souligné le Solliciteur général.Selon M.Lewis, la Loi des jeunes contrevenants devrait comporter une disposition comme quoi elle peut être invoquée pour un premier crime, mais pas nécessairement pour chaque crime subséquent.«Peut-être pour le deuxième crime, dépendarament de sa gravité, mais certainement pas pour le troisième», a-t-il dit.La peine maximum pour la plupart des actes couverts par la loi, qui s'applique aux jeunes âgés de 12 à 17 ans, est de trois ans.Plus tôt cette année, la loi a été amen-, dec pour porter la peine maximum applicable aux a-dolescents reconnus coupables de meurtre à cinq ans.La police se plaint que la loi n'est pas suffisamment dissuasive et que cela pourrait avoir contribué à accroître la criminalité juvénile.M.Lewis a indiqué qu'il avait fait part de ses préoccupations à la ministre de la Justice, Mme Kim Campbell, qui est responsable de la loi.Un moyen détourné de causer des fusions ?Cette offre est exclusive et ne peut être combinée avec aucune outre offre en vigueur de Chrysler Le programme t'applique à tout les modèles Jeep Cherokee 1992 et 1993 neufs.L'achat et la livraison doivent être faits à partir des stocks du concessionnaire.Pas de versement comptant exigé sur application do la romise de 750 $ du fabricant au prix d'achat du véhicule.Pas do paiement pendant 120 jours.Chrysler Canada Ltée paiera l'intérêt pour les 90 premiers jours.Exemple, contrat du 48 mors eu taux de crédit de 11.5 %: le coût de l'emprunt pour les 90 premiers (ours est 0.00 $.ovoc une remise de 750 $ du fabricant comme versement initial au concessionnaire et un montant de 20 000 $ financé sur 48 mois, lu paiement Mensuel est do 521.U $ pour un total des frais de crédit de 5 045.44 $ et\\>ne obligation totale du consommateur de 25 045.44^$ Offre valable pour les acheteurs ou détail soulemont finançant leur achat par Chryslor Crédit Canada LtekSous Nfcscrve de l'approbation du crédit En vigueur du 3 décembre 1992 jusque ce, que Chrysler Canada Ltée y mette fin Des restriction^ s'appliquent.Garanties alternatives offertes sur les voit i*es importées Voir votre concessionnaire pour lespetails Presse Canadienne * NOTRE-DA ME-DE-MONTA VBA N ¦ Le transfert de la voirie aux municipalités est un moyen détourné pour augmenter les impôts des contribuables et provoquer à long terme la fusion des petites localités moins fortunées, soutient le maire de Notre-Dame* de-Montauban et préfet de la MRC de Mékinac, en Mauricie, M.|ules Paquin.«C'est grave: le gouvernement nous oblige à hausser la taxation de 25 cents aux 100$ d'évaluation en un an, dont 14 cents pour la voirie et 11 cents pour les services de la Sûreté du Québec», a-t-il souligné.M.Paquin croit que certaines localités plus vulnérables seront dans l'obligation de fermer des routes de rangs durant l'hiver, faute de budget.«Il y a tellement de commissions de toutes sortes au gouvernement qu'il me semble qu'on pourrait réduire les dépenses au lieu d'alourdir le fardeau fiscal des contribuables.Au gouvernement, ils s'empêtrent dans les lacets de bottines», a-t-il ajouté.M.Paquin reconnaît que Que bec entend subventionner les petites localités qui héritent d'un kilométrage important.Mais l'aide financière, note-t-il, va se concrétiser après que les municipalités auront fait un effort fiscal en imposant un minimum de 14 cents additionnels aux 100$ d'évaluation foncière.En ce qui concerne l'entretien des ponts, Québec s'est ravisé et en assumera la responsabilité durant les trois prochaines années avant de la renier aux municipalités.Ainsi donc, les restrictions budgétaires de plus en plus sévères a-mènent les conseils municipaux à songer à organiser des achats en commun.\u2022 s MARIEX ODE RABAIS SERVIETTES DE PLAGE ET DRAPS DE BAIN IMMENSES Unis et rayés cour.% 93$ 40$ SOLDE IL Y A PLUS DE 100 000 $ - .FIELDCREST ROYAL VELVET CLASSIQUE (légères imperfections) ÉCONOMISEZ 50% Prix cour.SOLDE Bain 30$14M Toilette 20$ 9,B Débartouillette 10$ 4*5 Les plus beaux tapis et serviettes que vous pouvez trouver! 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