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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-01-07, Collections de BAnQ.

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[" Aujourd'hui: nuageux avec neige légère Minimum -9° Maximum -3° Demain: nuageux avec neige légère DÉTAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL.JEUDI 7 JANVIER 1993 109e ANNÉE N° 76 56 PAGES, 4 CAHIERS îles do La Madeleine: 1.00 se* Taxes en tus Aujourd'hui Cours contre ¦ A6 ANGUILLES Après la disparition du bar rayé dans le Saint-Laurent au cours des années 1960, c'est maintenant au tour de l'anguille d'être menacée.A14 IRAK Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie menacent l'Irak de représailles s'il ne retire pas ses batteries de missiles sol-air.A16 JOHN DE CHASTELAIN Le général John de Chastelain, chef d'état-major de la Défense depuis 1989, est nommé ambassadeur à Washington par Brian Mulroney.Sommaire Annonces classées - Immobilier.B10-B11 marchandises.B11 emplois.\\0V yj-J automobiles.C9-C10 propositions d'affaires.B6 Arts et spectacles informations.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 A12 ciné-horaire.C6 Télé-horaire.C6 Télévision.C7 Bandes dessinées.C9 Bridge., C10 Décès .C11 Économie.B1, B4 à B9 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.B10 Feuilleton.C8 Horoscope.B11 Le monde.A14-A15 Loteries \u2014 résultats:.A6 Mots croisés.C10 Mot mystère.B11 Quoi faire.____.C5 Sortir.C1 à C4 montre pour éviter désastre d'après A Pet Rcutcr SUMBURGH, Ecosse rofitant d'une légère accalmie dans la tempête qui frappe les îles Shetland, les autorités ont entamé hier une course contre la montre pour tenter d'enrayer la marée noire qui menace toute la côte sud de l'archipel des Shetland, au lendemain de l'échouage du Braer, un pétrolier chargé de 84000 tonnes de brut.En dépit de l'importance des moyens mis en oeuvre, les experts admettaient à demi mot leur impuissance face à une mer démontée, tout en se refusant encore à considérer comme inévitable une catastrophe écologique majeure.De leur côté, les défenseurs de l'environnement et les habitants de l'île faisaient part de leur colère quant à la piètre organisation des premiers secours et se mobilisaient pour venir en aide aux oiseaux et aux colonies de phoques prisonniers du pétrole.Une centaine de canards sauvages, de mouettes et de cormorans ont déjà été retrouvés morts sur le rivage.Tandis que l'épave du Braer, coincée dans une petite crique rocheuse, continuait de s'enfoncer lentement dans les flots, la nappe de brut avait déjà atteint hier soir une quinzaine de km de long sur 3 km de large.Mais elle semblait contenue par une orientation favorable du vent.jusqu'à la tombée de la nuit, qui survient dans ce secteur dès 15 h, six bimoteurs DC3 ont effectué une ronde incessante au ras des flots pour y disperser des tonnes de solvant.Deux remorqueurs ont dû rester au large en raison de la grosseur des vagues, qui risquaient de les drosser à leur tour sur les rochers.Leur intervention pourrait aussi pécipiter ce que tout le monde craint: la rupture de l'épave, qui risquerait de laisser échapper toute la cargaison qui lui reste.Lord Caithness, secrétaire d'État à la marine, qui a survolé l'épave, a estimé que la moitié de la cargaison de brut pourrait déjà s'être déversée dans l'océan, en notant toutefois qu'il n'y avait pas eu d'estimation scientifique.Une intervention à partir de la terre, où l'on pourrait pomper directement le pétrole des soutes, paraît exclue, tant la falaise qui domine le navire est difficile d'accès.Les conditions météo laissaient craindre hier soir un regain de la tempête, qui suspendrait aujourd'hui les opérations aériennes.Bravant une pluie battante et un froid glacial, plusieurs dizaines de Shetlandais ont sillonné les plages touchées par la marée noire pour venir en aide aux espèces menacées.Certains étaient munis de masques pour se protéger de l'odeur de brut incroyable- VOIR DÉSASTRE EN A 2 ¦ On se dit prêt à intervenir rapidement sur le Saint-Laurent en cas d'accident.Page A 4 Un pétrolier du type du Braer ne dispose que d'une coque simple plus sensible aux avaries que les constructions récentes à double coque protégeant mieux les cuves de brut.AFP infographie \u2022 Landry \u2022 Deré L'épave du Brêtr s'enfonce lentement dans les flots.PHOTO AP PHOTOS AP Rudolf Noureev (1938-1993) Dïzzy Glllesple d'après AFP, A Pet UPI eux personnalités légendaires de la danse et de la musique sont décédées hier.Rudolf Noureev, l'un des plus grands danseurs de ballet de notre siècle, a succombé à une longue maladie, à Paris où il vivait depuis trois décennies.Il était âgé de 54 ans.Et le trompettiste Dizzy Gillespie, l'une des grandes figures du jazz moderne, est mort dans son sommeil à l'hôpital d'En-glewood, au New lersey, où il était soigné pour un cancer du pancréas.Il avait 75 ans.Terrible maladie Les hommages à Noureev, qui électrifia pendant trente ans les passionnés du ballet, tant sur la scène qu'à l'écran, commencèrent d'affluer immé- (1917-1993) diatement après que son médecin eut annoncé la triste nouvelle.«M.Noureev est décédé aujourd'hui à Paris de complications cardiaques consécutives à une terrible maladie, a annoncé le docteur Michel Canesi.Par respect pour les voeux du disparu, je ne peux en dire plus.» Plusieurs de ses proches avaient laissé entendre, à la fin de l'année dernière, que le danseur étoile d'origine russe était atteint du sida, et salué le «courage exemplaire» avec lequel il luttait contre la maladie.Pierre Berge, directeur de l'Opéra de Paris, a décrit sa disparition comme «une perte immense, irréparable».Noureev, dont le nom restera attaché au Kirov de Leningrad, au Lac des Cygnes, à ses duos avec Margot Fonteyn et au Ballet de l'Opéra de Paris, était apparu une dernière fois en public le 8 octobre 1992 à l'Opéra de Paris pour la première de La Bayadère.C'est avec ce ballet de Marius Petipa que les Occidentaux l'avaient découvert il y a 31 ans sur la même scène.Mais en octobre dernier, il marchait avec peine, soutenu par des danseurs.Le public lui avait alors réservé une énorme ovation de dix minutes.Pour une de ses dernières prestations en Amérique, Noureev était venu à joliette, au Festival international de La-naudière, en juillet 1988.Il VOIR RUDOLF EN A 2 ¦ Un dieu de la danse, un géant du jazz.Page A12 De sérieux problèmes de discipline au cégep aussi MICHÈLE OUIMET 3B Les problèmes de disci-¦ pline font tache d'huile: dans les cégeps, les jeunes étudiants sont plus durs, plus récalcitrants et moins respectueux.Issus d'une génération baveuse, ils ne sont pas impressionnés par l'autorité.Un système de gestion des plaintes a été mis sur pied au cégep André-Laurendeau.Au grand étonnement de tous, ce sont surtout les professeurs qui portent plainte contre les étudiants, et non le contraire.Au cégep Bois-de-Boulogne, un des meilleurs au Québec, les cours de rattrapage ont été perturbés par de sérieux problèmes de discipline.Le collège a donc décidé d'établir des contrats qui forcent l'étudiant à respecter certaines consignes sous peine de congédiement.Des enfants ira 4* ¦ 1 «.-» » Le cégep de Drummondville aussi se heurte aux mêmes problèmes.Cet automne, la direction du collège a invité Raoul Côté, un professeur en sciences de l'éduca-i tion à l'Université du Québec à Hull et apôtre d'une nouvelle discipline axée sur les droits et les devoirs de chacun.M.Côté a donné une conférence et distribué quelques conseils, mais le problème reste entier.Selon lui, les problèmes de discipline n'ont pas été réglés au primaire et au secondaire; alors, il ne faut pas s'étonner qu'ils se perpétuent au cégep.«Un jeune, par exemple, va entrer dans une classe avec son baladeur sur les oreil- VOIR CÉGEP EN A 2- M * Les rescapés n'étaient rien d'autre que des.piquets ÉRIC TROTTIER - -r ne fausse alerte a mis en lumière les carences flagrantes dans les opérations de sauvetage des services d'urgence maritime de l'île de Montréal, hier soir.Trois présumés rescapés suppo-sément échoués sur un pylône d'Hydro-Québec, entre les ponts Victoria et Champlain, ont été signalés aux autorités vers 16 h 10, mais ce n'est que deux heures plus tard que des secouristes ont pu se rendre sur place en bateau pour constater que les trois personnes avaient été confondues avec de simples.piquets de métal.«Heureusement que personne ne se trouvait réellement sur les pylônes parce qu'avec le temps que la police a mis avant d'intervenir, ils seraient sûrement morts de froid», a souligné Marc Rioux, qui passait par là par hasard et qui était consterné devant la lenteur des opérations.«Il n'y avait personne, il n'y â jamais eu personne en détresse 1» a lancé sèchement le sergent Paul Ludvik, de la police de Ports Canada, sans doute exaspéré par toute l'attention médiatique dont son service a fait l'objet, hier.Tout a commencé vers 16 h 10 lorsqu'un inspecteur de la STRSM, qui circulait sur le pont Champlain, a cru apercevoir deux personnes à la dérive sur une petite embarcation, un radeau ou une chaloupe, près d'un pylône d'Hydro-Québec situé au beau milieu du fleuve Saint-Laurent.: La Garde côtière, la Sûreté du Québec et la police des Ports nationaux ont alors été alertées.A la demande de la SQ, un journa- VOIR PIQUETS EN A 2 14 vols par jour.!ÉA 'Tarif régulier, aller simple.Une* en ws.MONTREAL-TORONTO À NATIONAIR CANADA A U J O U R' D H U I Pour réservations, consultez voire agent de voyages ou contactez Nationairau 875-8111 ou 1-800-361-0511 1 A 2* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 JANVIER 1993 Demain dans La Presse SUITE DE LA UNE Popularité du billard ¦ Le billard, qui a déjà eu mauvaise réputation, connaît une nouvelle vague de popularité depuis quelques années.Le cahier WEEK-END SPORTIF s'y attardera demain, dans un reportage de Richard Charrier.Parmi les choses à faire et à voir au cours du prochain week-end, nous vous suggérerons un saut à Laval pour une compétition de patinage synchronisé, et quelques heures de télévision pour la première visite de Pat Burns au Forum à la tète des Maple Leafs de Toronto et pour la suite des matches éliminatoires de la Ligue nationale de football.Insolite « Dizzy » et la légende de sa trompette coudée Agence France-Presse WASHINGTON ¦ C'est par le plus grand des hasards que «Dizzy» Gillespie a troque, en I954, son habituelle trompette pour un bugle bizarre au pavillon coudé dont il fut le seul à jouer.La légende veut que cette substitution se soit produite dans une boîte de la 44e me de New York, le «Snookie's Bar», où était donnée une fête pour l'anniversaire de Lorraine, l'épouse du musicien.Au cours d'une bousculade survenue lors d'une pause, un danseur a malencontreusement tordu le pavillon de la trompette que l'artiste avait laissée sur la scène.Surmontant sa colère, «Dizzy» a essaye de souffler quelques notes dans cet instrument bizarre et, à sa grande surprise, il constata que le son parvenait mieux à ses oreilles.Il décida alors de garder cette trompette qui fit partie de son personnage pendant près de quarante ans.Collectes de sang M Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue \u2022Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Pré-fontaine), de 9 h à 20 h ; \u2022 à Montréal : organisée par l'hôpital du Sacré-Coeur et le Club Optimiste de Cartierville, salle polyvalente, aile |, 5400 ouest, boul.Couin, de 10 h à 20h; \u2022 à Repentigny : organisée par les agents du Permanent, succursale de Repentigny, mail, 100, boul.Brien, de 14 h 30 à 20 h 30.- Tirage d'hier LeLotto6/49 316 20 22 37 39(31) e-x-t-r-a 8 5 7 6 3 1 La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 212 4451 DÉSASTRE Course contre la montre pour éviter le désastre ment forte qui imprègne le sud de nie.Tout en nettoyant soigneusement avec une éponge gorgée d'eau douce un cormoran noirci par le pétrole, un ornithologue de l'île, Jonathan Wills, affirmait, la voix tremblante de colère, que le brut léger «allait condamner des centaines d'oiseaux à une mort lente mais inéluctable dans les semaines qui viennent».Gerald Flaws, un ingénieur de 43 ans, levait les bras d'impuissance en contemplant la plage dévastée: « Nous avons toujours craint une chose pareille et voilà que c'est arrivé; les conséquences risquent d'être désastreuses pour tous ceux qui vivent ici de la pêche et du tourisme».Simultanément, une polémique se développe sur les premières opérations de sauvetage du navire.Il a fallu en effet près de deux heures avant qu'un remorqueur n'intervienne après l'appel de détresse du Bracr, mardi à l'aube.En outre, la totalité de l'équipage a d'abord été évacuée avant que quatre hommmes, dont le capitaine, ne soient ramenés par hélicoptère sur le bâtiment pour tenter une dernière maneuvre.Mais il était trop tard.Le capitaine du Braer, toujours interrogé hier par les autorités de l'ile, avait accusé mardi soir les secours d'avoir tardé à intervenir.Un représentant de la compagnie B and H (basée à New York et enregistrée aux Bermudes), propriétaire de ce tanker battant pavillon libérien, est venu sur place affirmer à la presse que les propos du capitaine avaient été «mal interprétés».Il a aussi démenti que deux seulement parmi la trentaine d'hommes à bord parlaient anglais correctement, ce qu'ont pourtant affirmé plusieurs sauveteurs, qui s'étaient plaints de leurs difficultés à communiquer avec l'équipage alors que la catastrophe se précisait.?De sérieux problèmes de discipline au cégep aussi les et sa casquette sur la tête.11 va sortir sans demander la permission et revenir avec des chips et un Coke et il va déranger tout le monde.» Que faire avec ces jeunes \u2014 qui sont d'ailleurs majeurs, ou presque, et vaccinés \u2014 qui se sont incrustés depuis quatre ou cinq ans dans les salles de classe des cégeps, empoisonnant la vie des professeurs et déroutant les directions des collèges?L'école n'est pourtant plus obligatoire.Alors, que font-ils là?La récession a amené une clientèle incapable de se caser sur le marché du travail et peu intéressée aux études.«La clientèle est plus difficile», confirme le directeur des services pédagogiques au cégep André-Laurendeau, Pierre Cadieux.«Nous avons plus de problèmes de discipline, d'irrespect et d'écoute.Nous pouvons, par exemple, avoir deux ou trois élèves qui se tiennent ensemble et perturbent le cours.Les interventions du professeur ne suffisent pas à les calmer.Quelques professeurs ont eu des menaces voilées du genre: On va te régler ton cas après le cours.Ce choses-là n existaient pas avant.» «Les étudiants disent à un professeur: T'es payé pour m'enseigner, endure-moi7», raconte de son côté la directrice-adjointe des services pédagogiques au cégep de Drummondville, Françoise Ri- 4% Madeleine Mayer.présidente du Syndicat de l'enseignement du cégep André-Laurendeau: «Je l'ai vue venir cette vague de violence et aujourd'hui, elle est bien installée.» photo pierre mccann.u presse cher.« Les professeurs sont dému- Le ru, par exemple, s'tst généra 1 i-nis, ils ne savent pas comment se.» réagir.Avant, ça n'arrivait pas.«Une collègue, professeur de français, me racontait qu'elle a essayé de discuter des problèmes de discipline avec une de ses classes qui n'était pas facile», raconte Madeleine Mayer, présidente du syndicat de l'enseignement du cégep André-Laurendeau.«Ils ont été très durs avec elle.Certains lui ont dit: T'es payé pour nous enseigner et on veut rien savoir de tes états d'âme.On a le droit d'avoir notre cours.» «Je l'ai vue venir cette vague-là et aujourd'hui, elle est bien installée, ajoute-t-elle.Mes collègues en parlent et je leur dis qu'ils ne doivent pas endurer ça.Mais ils sont divisés.Certains sont en faveur de la discipline tandis .que d'autres prêchent plutôt la tolérance et le il-faut-les-comprendre-et-aller-chercher-leur-belle-éner-gie.» «Cet automne, un professeur de philosphie a eu un groupe particulièrement difficile et, pour la première fois, il a mis une étudiante à la porte, rappelle Pierre Cadieux.Elle riait, un rire sonore qui dérangeait tout le monde.» La jeune fille a été convoquée au département de philosophie, car elle voulait réintégrer le cours.«Elle affrontait trois professeurs, explique Madeleine Mayer.Elle refusait d'accepter sa responsabilité.Elle n'était pas du tout impressionnée.Au contraire, elle était baveuse et arrogante.Ces étudiants ont, derrière eux, 15, 20 ans de vie où les parents ont refusé d'assumer la lourde tâche de leur dire non.»D - FIN - photo michel cravel.LJ Presse Les secouristes descendent de leur aéroglisseur après avoir constaté qu'il n'y avait pas de rescapés sur le pylône d'Hydro-Ouébec.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces .Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tété* Vacances, Voyseas nominations 285-7111 | 285-7202 I 285-7306 285-7285 | 285-7320 ~l PIQUETS LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) ChamplaJn N.Y.12319-1518.RENSEIGNEMENTS 2B5-7272 I i \u2022*.* \"S- I I Lî CODE DU JOUR 01-4 I I I -1 I | JEUDI I 7 JANVIER 1993» i Les rescapés n'étalent rien d'autre que des.piquets liste de la station radiophonique C|AD affecté à la circulation, De-rek Conlon, est allé vérifier en hélicoptère.À 16 h 45, il a confirmé avoir bel et bien observé des formes humaines sur le pylône, «l'étais persuadé qu'il y avait trois personnes, j'ai même vu l'un d'eux faire des signes de détresse», a-t-il répété à plusieurs reprises, hier soir.Après quelques tergiversations, la police des Ports nationaux, qui a juridiction dans ce secteur, a dû faire appel aux pompiers de Verdun pour la dépanner, les ba- RUDOLF LES ANNONCES CLASSEES 285-7111 Rudolf Noureev (1938-1993) Dizzy CUIesple (1917-1993) avait dansé avec Patrick Dupont a la salle Rolland-Brunelle du cégep de lolietle.Dans un comunique.le ministre français de la Culture, |ack Lang, déclare que «ce seigneur de la danse a transfiguré les personnages qu'il a interprétés par la passion avec laquelle il les habitait et s'y consumait.Sa technique éblouissante, apprise au Ki- teaux de sauvetage des policiers étant remisés pour l'hiver! La Ville de Verdun compte parmi les rares municipalités à avoir une embarcation de sauvetage maritime.Mais leur hors-bord est hors service depuis un sauvetage réalisé samedi dernier.Les pompiers verdunois ont donc dû se tourner vers leurs confrères de Lasalle.Ceux-ci leur ont prêté une embarcation de type Zodiac, mise à l'eau vers 17 h.Mais avant même d'avoir fait le tour des pylônes d'Hydro, le Zodiac est resté pris dans les glaces et son moteur est tombé en panne.Les trois pompiers qui se trouvaient à bord sont partis.à la dérive, dans les rapides de Lachine.rov, lui permettait la virtuosité la plus transcendante, à laquelle il ajoutait un sens inné du style et le génie de magnifier le geste et l'espace par un engagement scenique envoûtant».CUIesple De son cote.Diz/y Gillespie passera à l'histoire pour avoir insufflé une vie nouvelle au jazz en combinant une grande rapidité d'exécution à une chaleur mélodique toute personnelle.Avec Charlie Parker, Theloniu* Monk, |ohn Coltranc cv'Mites Da- 11s ont été repêchés plus tard par un remorqueur, à l'est de l'île Sainte-Hélène.En désespoir de cause, la police des Ports a dépêché sur les lieux les sauveteurs de la Carde côtière.Et ce n'est que deux heures après le signalement de l'appel de détresse, vers 18 h 25, qu'un aéroglisseur et un hors-bord ont pu s'approcher du pylône où avaient été aperçus les présumés rescapés.«Nous n'avons rien aperçu: pas de vêtements, pas d'embarcation, rien», a expliqué Paul Chamber-land, de la Garde côtière.Il devait toutefois retourner faire d'autres vérifications en soirée.« Mais c'est très difficile de naviguer dans ces eaux qui sont très agitées», a-t-il ajouté.vis, Gillespie était l'une des grandes figures du jazz moderne.On se souviendra de ce musicien dont les joues se gonflaient comme un ballon lorsqu'il soufflait dans sa trompette, dont l'embouchure était orientée à 45 degrés.Il a influencé le jazz d'au moins deux façons: d'une part en tant que père fondateur de ce style qu'on a appelé le be-bop, et de l'autre, lorsqu'il s'est associé à des musiciens cubains, pour offrir à la musique afro-américaine des compléments rythmiques latins.C'était un improvisateur de gé- Le plus cocasse de l'affaire, c'est que les secouristes de la Garde côtière ont vu, eux aussi, une de leurs embarcations partir à la dérive, après leur retour du pylône.Vers 19 h, des plongeurs de la Sûreté du Québec et des pompiers de Montréal sont arrivés sur les lieux, prêts à se rendre en Zodiac pour constater ce qui se trouvait sur le fameux pylône.Us ont finalement reçu l'ordre de ne pas intervenir, la police des Ports nationaux étant persuadée que les piquets de métal étaient à l'origine de la méprise, d'autant plus que personne n'avait signalé de disparition dans le secteur, en fin de soirée.?nie.Peut-être plus que personne depuis Louis Armstrong, il a popularisé le jazz grâce à sa personnalité, à son humour et à son incroyable sens du spectacle.Dizzy Gillespie s'est éteint alors qu'il dormait dans un fauteuil, bercé par l'une de ses compositions, Dizzy's Diamonds.«Tout le monde aimait Dizzy, a déclaré Lorraine Gordon, propriétaire du légendaire Vilagc Vanguard, dans Greenwich Village.Qu'allons-nous faire sans lui?» n LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 JANVIER 1993 \u2022 A3 La police démasque une vaste fraude de la pègre nigériane andre cedilot ¦ Après avoir fait une victime aux Etats-Unis, une vaste opération présumément lancée par la pègre nigériane pour frauder les hommes d'affaires d'importantes sommes d'argent bat son plein dans la région de Montréal depuis l'automne.C'est la mise en garde qu'a faite, hier, le lieutenant Emile Bisaillon, responsable de la section des fraudes de la police, en exhibant une vingtaine de lettres qui ont été expédiées à des industriels québécois, dont certains bien connus, afin qu'ils s'associent à des Nigérians dans une transaction qui pourrait leur rapporter plusieurs millions de dollars.Même s'ils portent parfois des noms et des adresses différentes au Nigeria, les documents sont tous rédigés en anglais et marqués du sceau «strictement confidentiel».A peu de choses près, on y explique à peu près ceci: se faisant passer pour un haut fonctionnaire nigérian, le signataire de la lettre prétend vouloir «laver» dans des entéprises légitimes 22,5 millions $ qu'un ministre a acquis en montant de fausses factures pour la réalisation de contrats.Une importante banque du Nigeria (le nom est inscrit dans la lettre) n'attend supposément que le feu vert pour libérer Le taux de criminalité en hausse de 9 p.cent en 1991 andré ced ilot ¦ Le taux de criminalité au Canada a augmenté de neuf p.cent en 1991 par rapport à l'année précédente.Cette augmentation est non seulement la plus importante depuis 1981, mais elle surpasse de près de 20 p.cent la moyenne des dix dernières années! Le rapport du Centre canadien de la statistique juridique publié hier indique que les policiers ont relevé Tan passé un nombre record de 2,9 millions d'infractions de nature criminelle à travers le pays, poursuivant une tendance à la hausse qui se manifeste depuis quelques années.Fait à noter, le cinquième de tous ces crimes, environ 600 000, ont été commis au Québec.À elle seule, la police de la CUM a eu à se pencher sur 227776 dossiers, comparativement à 90533 à la Sûreté du Québec.Le reste a été traité par les autres corps policiers de la province.Dans l'ensemble, les policiers québécois ont solutionné moins du tiers de ces crimes, 28,6 p.cent plus exactement.La moyenne nationale tourne autour de 34 p.cent.Des provinces, comme l'Ontario qui affiche un taux de solution de 48 p.cent, ont toutefois tendance à fermer beaucoup plus de dossiers sans mettre qui que ce soit en accusation.En vérité, c'est deux fois plus qu'au Québec (14,6 comparativement à 6,3) si l'on se fie à l'étude de Statistique Canada.En tout, plus de 615000 personnes, dont 208702 juvéniles, se sont retrouvés devant les tribunaux de juridiction criminelle répartis d'un bout à l'autre du pays, en 1991.Bien qu'ils représentent seulement huit p.cent de la population canadienne, note-t-on dans le rapport, les adolescents de 12 à 17 ans comptaient pour 23 p.cent des accusés! Comme par les années passées, les crimes décrits comme violents (homicides, agressions sexuelles, voies de faits, vols qualifiés) comptent pour dix p.cent des dossiers ouverts par les policiers canadiens en 1991.Le taux de chacun de ces crimes a fait un bond moyen de 11 p.cent de 1990 à 1991.On en a répertoriés 296838, dont 749 homicides, 33225 vols qualifiés et presque autant d'attentats à caractère sexuels.Les cambriolages, les fraudes et les vols de toutes sortes représentent toutefois 60 p.cent de l'ensemble des crimes signalés à l'échelle nationale.De 1987 à 1991, le nombre de vols de véhicules a notamment fait un bond de 51,8 p.cent, passant de 87061 à 139310.Autre détail notable: plus de 430000 commerces et résidences ont été visitées par des voleurs dans la seule année 1991.Il s'agit d'une augmentation de près de 15 p.cent par rapport aux douze mois antérieurs.Curieusement, le nombre de fraudes n'a presque pas augmenté, à peine trois p.cent, depuis dix ans! A la lumière de toutes ces données, il est facile d'imaginer que la criminalité a progressé partout au Canada pendant la dernière décennie, sauf au Yukon où elle est restée à peu près stable.Le Québec et l'Ontario ont connu des hausses respectives de 14 et 16 p.cent.En Colombie-Britannique, le taux général de criminalité a par ailleurs grimpé de 26 p.cent.En 1991, il y a eu plus d'homicides en Ontario (244) que dans la Belle Province ( 180) et la Colombie-Britannique (138).Le nombre de vols qualifiés ( 12 850) commis ici est par contre beaucoup plus élevé que dans les deux autres provinces, où l'on en a enregistré respectivement 9822 et 4864.l'important magot.Comme toutes les transactions doivent se dérouler dans le plus grand secret, on demande aux intéressés d'envoyer au Nigeria un tas de documents officiels de leur compagnie, dont des chèques en blanc! En retour, on leur promet une ristourne équivalente à 30 p.cent des millions de dollars en placements qu'ils auront effectués grâce à diverses combines.«Tous les paiements seront faits en douce (smooth payment)et il n'y a absolument aucun risque», précise-t-on à la fin de la missive.«De toute évidence, il s'agit d'un document frauduleux», estime le lieutenant Bisaillon.Personne n'est encore tombé dans le piège à Montréal.A sa connaissance, seul un homme d'affaires de New York aurait perdu 400000$ dans une affaire semblable.Quant aux lettres qu'il a en mains, elles lui proviennent justement d'hommes d'affaires montréalais qui ont flairé l'arnaque.«Il serait surprenant, de toute façon, que quelqu'un qui a été piégé porte plainte à la police puisqu'il est lui-même complice d'un crime grave», soutient l'officier.Bien qu'il n'ait pas poussé l'enquête tellement loin encore, le lieutenant Bisaillon a la quasi certitude que ce coup est l'oeuvre d'une organisation structurée du Nigeria.Il dit avoir décidé de don- ner l'alerte, parce que les envois de let-\u2022res se font de plus en plus fréquents depuis l'automne.(oint par La Presse, un spécialiste des services de renseignements de la police de Pasadena, en Californie, a pour sa part confirmé que la pègre nigériane était fort active partout aux Etats-Unis depuis une vingtaine d'années.«Elle n'est peut-être pas tellement connue au Canada, mais elle est très active aux Etats-Unis», a souligné le policier américain.Selon lui, la mafia nigériane est bien organisée et surtout raffinée (wcll educated).Us trempent dans toutes sortes de rackets, surtout la fraude, le trafic de drogues et la contrebande des armes à feu.Dans les pays étrangers, d'importants réseaux cherchent par tous les moyens à profiter des systèmes bancaires et des programmes d'aide sociaux.Se référant à un rapport qu'il a rédigé en 1989, l'expert américain affirme que des Nigérians ont notamment empoché frauduleusement 30 millionsS avec des chèques de voyages American Express.«Dans notre patelin, on a découvert que c'est dans une église que certains des leurs apprenaient tous les trucs pour frauder», rappelle le policier.A ses dires, l'argent retourne en grosse partie au Nigeria.«Certains sont repartis avec de grosses voitures; un autre s'est même acheté un château là-bas.» D'après le spécialiste toujours, les criminels nigérians, tous comme ceux d'autres ethnies, sont difficiles à repérer parce qu'ils utilisent de nombreuses identités.La majorité des fraudeurs sont des réfugiés ou des personnes qui sont arrivés récemment aux Etats-Unis.Ici même au Canada, on s'en souviendra, les policiers avaient arrêté au printemps 1991 une cinquantaine de Nigérians qui revendiquaient le statut de réfugié et qui sont soupçonnés d'avoir touché illégalement des prestations d'aide sociale.Le montant de la fraude s'élèverait à plus de 300000$.Depuis cette affaire, la majorité des accusés sont disparus.Au moins 35 n'ont pas été retracés ou ne se sont tout simplement pas présentés en cour pour répondre aux accusations portées contre eux.Quatre ont aussi été déportés, a fait savoir l'agent Richard Bourdon, de la Sûreté du Québec.Les fraudeurs auraient aussi été actifs en Ontario.Us agissaient de deux façons: certains sous le couvert de plusieurs identités, d'autres à l'aide de plusieurs adresses.La SQ, assure l'agent Bourdon, n'est toutefois pas en mesure d'avancer que les suspects faisaient partie d'une organisation structurée qui a des ramifications au Nigeria.4 II! \u2022 I I La rue Dubuc, à Saint-Nicéphore, avait cet aspect désolant hier.PHOTO ROBERT NADON.U Prw« 225 familles évacuées à Saint-Nicéphore Presse Canadienne DR U M MON DV IL LE ¦ Encore une fois, la rivière Saint-François a donné des sueurs froides aux quelque 225 familles de Saint-Nicéphore, près de Drummondville, qui vivent sur ses rives.Elles ont été forcées d'évacuer leurs résidences pendant plusieurs heures hier.En milieu de soirée hier, une soixantaine de résidants d'une vingtaine de maisons encore entourées d'eau étaient toujours hébergés chez des parents ou des amis.Pour tous les autres, le conseiller Yvan-Marcel (utras, à la suite de l'analyse de la situation par le comité des mesures d'urgence, a décrété la levée de l'état d'urgence à 21 h hier soir.Monte, descend, monte, descend, le débit de l'eau a joué au yoyo aquatique depuis mardi soir, pour atteindre l'inquiétant cote de 1350 mètres cubes à la seconde à certains moments hier midi, pour baisser à 850 à 15h et 750 à 17h.Mais on craignait toujours une remontée soudaine, advenant que des embâcles, formées en aval à Windsor et Brompton-ville, ne viennent à céder.Le débit normal, à ce temps-ci de l'année est de l'ordre de 500 à 700 mètres cubes à la seconde.La terrible inondation du 29 mars 1989, qui avait atteint les 225 maisons et fait des millionsS de dommages en raison de la poussée dévastatrice des glaces, avait permis de répertorier un débit de 5000 mètres cubes à la seconde.Une vingtaine de sous-sols et quelques portions de rue ont été inondés, hier, mais il n'en aurait pas fallu beaucoup plus, deux ou trois mètres seulement, pour atteindre les 225 familles qui sont logées surtout entre le boulevard Allard et la rivière, sur la rive gauche.Les autorités n'ont pas tardé à réagir et à ordonner l'évacuation massive des 225 familles de façon à prévenir tout risque de détérioration.Hier matin, après quelques mouvements de glace dans la nuit, le Comité des inondations, dirigé par le conseiller Yvon-Marcel futras, déclarait la situation normale.Vers 10 h 30, il ordonnait l'évacuation des résidants situés en aval de la route de l'aéroport et à midi 30, les autres, jusqu'aux limites de Drummondville.Une voiture à propulsion solaire réalisée à Me Gili carole thibaudeau ¦ Trois étudiants de l'université McGill ont dévoilé fièrement hier une voiture «solaire» de leur composition, rutilante, aérodynamique et légère, très «sexy», pour tout dire.La Râ Power Team, première québécoise solaire de catégorie transcontinentale, participera à la course Sunrayce 1993, une épreuve bi annuel le internationale pour véhicules mus à l'énergie solaire.Rappelons que Râ est le grand dieu solaire de l'ancienne Egypte.On pense que sa vitesse maximum sera de 100 knvheure (le maximum atteint par une voiture de la même catégorie est de 125 knvheure) et que sa vitesse de croisière oscillera entre 50 et 60 knvheure.«Son fonctionnement normal ne demande pas plus d'énergie que celui d'un séchoir à cheveux», a précisé Pedro Gre-gorio, l'un des trois principaux meneurs du projet.Il n'entraîne pas non plus de pollution.La coque de kevlar rouge et le dos lambrissé de cellules photovoltalques bleues, le Râ Power Team rivalise de longueur avec une limousine (six mètres de long).Sa largeur est plus normale (deux mètres), ainsi que sa hauteur (un mètre).Ses pneus s'apparentent à des pneus de vélo.Mais le véhicule n'a encore jamais été testé sur la route, les futurs ingénieurs et les techniciens ayant complété l'assemblage seulement avant-hier.La voiture doit être prête pour le Salon de l'automobile de Montréal, du 14 au 24 janvier, et bien rodée pour la course, qui se déroulera du 20 au 26 juin, entre Arlington (Texas)et Indianapolis (Minnesota).L'épreuve consiste à franchir sept étapes, une par jour, le plus rapidement possible ( on additionne les temps à la fin).Le trajet total fait 1600 kilomètres.«Nous avons concentré nos efforts sur l'efficacité, la simplicité et la fiabilité de la machine», dit M.Gregorio.PHOTO ROBERT WADON.Lf Prêts* Mike Mastroglacomo, étudiant en gér pulsion solaire mise au point à McGIII.Le principal défi technique a résidé dans la construction de la coque.Un premier moule de mousse de polystyrène a servi à en faire un second, en fibre de verre, dans lequel on a posé le kevlar, un matériau composite (fibre et polymère), léger et résistant à la corrosion.Pour tester le véhicule, l'école de pilotage de course Iim Russell a offert ses pistes d'essai et son expertise technique aux concepteurs de la voiture.Elle leur offre aussi un cours de pilotage de trois jours.Si la Râ Power Team est loin d'atteindre la vitesse d'une Formule 1, elle peut lui ressembler par l'étroitesse du poste de pilotage et certaines difficultés de conduite.Estimée à 125000$, et soutenue par une quinzaine de commanditaires, la Râ Power Team a demandé 13000 heures de travail.Il y a deux ans que |oey Mennito, Mike Mastrogiacomo et Pedro Gregorio ont initié leur projet de voiture solaire, dans le cadre d'un cours à la faculté de génie.Ils ont réussi à obtenir quelques crédits académiques pour leur travail, mais leur vaste entreprise est surtout un engagement gratuit, pour le plaisir de réaliser cette prouesse.Les trois jeunes ont consacré un nombre incalculable de soirées et de week-ends à leur projet.«Mon amie en a un peu ras-le-bol, mais elle est contente et fière pour moi », commente Mike.Ils ont entraîné dans leur sillage une trentaine d'étudiants et une dizaine de techniciens, qui ont participé à des degrés divers.M.Gregorio ne croit pas que des véhicules à propulsion solaire seront facilement disponibles avant une cinquantaine d'années.\t\t\t \t\t\t H\t\t\t \t\t\t L'EXPRESS DU IVI ¦ * ¦H : \u2022 j ¦:¦¦¦/: / , il t.i PHOTO ROBERT MAILL0UX.Là Presse INCENDIE À L'HÔPITAL GÉNÉRAL ¦ Près de 75 pompiers ont combattu un incendie qui a ravagé un immeuble qui abritait des bureaux de l'Hôpital général de Montréal, hier soir.Le feu, qui a pris naissance vers 19 h 30 au 1610 avenue des Pins, a été maîtrisé au bout de 90 minutes d'efforts dans le froid.Personne n'a été blessé et aucun patient de l'hôpital n'a été transféré.CADAVRE CONGELÉ ¦ Le cadavre congelé d'un homme de 59 ans a été découvert hier après-midi sur un terrain appartenant à Hydro-Québec, à l'intersection des rues Wiseman et Beau-mont, dans le nord de la ville.La macabre découverte a été effectuée par un employé de la société d'État, à 15h20.Les causes de la mort n'étaient pas connues hier.Une autopsie devrait éclairer les enquêteurs de la section des homicides de la police de la CUM, aujourd'hui.L'AFFAIRE KELLY ¦ Les policiers de la SQ poursuivent leur enquête sur la mort de Trevor Kelly, abattu d'un projectile d'arme à feu à Montréal dans la nuit du 1er janvier.Ayant déjà rencontré plusieurs témoins et avant de rédiger leur rapport, les policiers demandent la collaboration de toute personne qui aurait été témoin de l'événement vers 23 h 15, avenue Mountain Sights, près de la rue Paré.Les personnes désireuses d'entrer en communication avec les enquêteurs peuvent le faire au numéro (514) 598-4043.FUNESTE COLLISION ¦ Une collision entre une automobile et une camionnette survenue en fin de soirée, mardi, sur la route 55, à la hauteur de Saint-Nicéphore, au sud de Drummondville, a fait deux morts et un blessé.Les victimes sont les conducteurs des deux véhicules, Gilles Goupil, âgé de 45 ans, de Saint-Nicéphore, qui était au volant de l'automobile, et Benoit Roussel, 46 ans, de Rock Fo-rest, près de Sherbrooke, un agent de sécurité qui conduisait une camionnette de la compagnie Pinker-ton.RÉFECTION SUR LA 112 ¦ Transports Québec désire aviser la population de la Montérégie que l'on procédera à compter d'aujourd'hui et ce, jusqu'à dimanche inclusivement, à la réfection complète du système d'éclairage de la portion de la route 112 comprise dans les limites des municipalités de Saint-Hubert, Carignan et Cham-bly.Ces travaux seront exécutés hors des heures de pointe et nécessiteront la fermeture sporadique d'une voie sur deux dans les deux directions, en alternance selon le tronçon.Transports Québec invite aussi les automobilistes à user de prudence et à respecter la signalisa- \u2022 tion installée sur les lieux.SAISIE DE CIGARETTES ¦ La Gendarmerie royale du Cana- .da a saisi un peu plus de 900 caisses de cigarettes dans la région de Valley field au cours des derniers jours.La valeur de la marchandise est évaluée à deux millions.Du même coup, les policiers ont démantelé un centre de distribution de tabac de contrebande.Il s'agirait d'une des plus importantes saisies de ci-garettes à être effectuées au Canada depuis le déclenchement d'une; guerre d'usure contre les trafiquants.MORT DE DAVID SCOTT ¦ L'artiste de variétés David Scott, qui a connu ses heures d'une certaine gloire voici quelques années en imitant le défunt Elvis Presley, a été trouvé mort mardi à sa résidence de Valley field, a-t-on appris hier.Scott, qui était âgé de 30 ans, avait commencé à se produire dans les boites de nuit en imitant le «King» il y a une quinzaine d'années.Cette spécialité lui avait permis, à un moment, de se produire aux Etats-Unis. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 7 JANVIER 1993 LA CATASTROPHE DU BRAER Saint-Laurent: on se dit prêt à intervenir en cas d'accident GILLES NOKMAND du bureau de La Presse QUÉBEC m Si les services de protection cn-vironnemeniale s'estiment prêts à intervenir avec efficacité advenant qu'un pétrolier d'importance s'échoue dans le Saint-Laurent, nul n'a d'idée précise de l'ampleur de la catastrophe que signifierait l'écoulement d'une partie, voire de la totalité de sa noire cargaison.Tant aux services d'urgence d'Environnement Québec que d'Environnement Canada, on s'entend cependant sur une chose: un tel accident serait beaucoup plus grave s'il survenait dans la région de Québec que dans la région métropolitaine, en raison des difficultés supplémentaires qui proviendraient des marées, toujours prononcées, et des courants.Les vents aussi agissent sur le fleuve de manière plus significative à Québec qu'à Montréal.En hiver, il faudrait ajouter la circulation des glaces aux éléments hostiles.' Les zones fragiles Parmi les zones les plus fragiles identifiées, il y a celle du Cap Tourmente, aire de repos de cen-taine?de milliers d'oies sauvages en migration, chaque automne et chaque printemps, et où les coques des navires passent près des fonds rocheux dans ce que les inities appellent la traverse nord du chenal, précise Claude Rîvest, directeur d'Environnement Canada, à Montréal.Certains espèrent beaucoup cependant d'une espèoc de bouée cmettrice de sons destines à éloigner les volatiles et que Pèches et Océans Canada teste actuellement.Ultramar laisse partir le «jumeau» du Braer Presse Canadienne SAINTROMUALD ¦ Le pétrolier Celtic, qui appartient au même armateur que le Braer, a quitté Saînt-Romuald, hier soir, après qu'une entente soit intervenue entre la raffinerie Ultramar et ce propriétaire au sujet du dédommagement sur la cargaison perdue.Tout au long de la journée d'hier, la direction de la raffinerie a multiplié les discussions avec la compagnie Bergvall and Hudner Shipping, afin d'obtenir les garanties qu'elle serait compensée pour la perte sèche de 20 millions $ en pétrole brut que transportait le pétrolier Braer, dont l'arrivée à Saint-Romuald était prévue pour la mi-janvier.Aussitôt la catastrophe connue, Ultramar avait frappé le Celtic d'une interdiction de départ et d'une saisie de 20 millions S.«Nous avons conclu une entente à la satisfaction des deux parties.Le chargement perdu sera compensé intégralement», a indiqué en fin d'après-midi le porte-parole d'Ultramar, Louis Forget.; Projeté sous les réflecteurs en raison de ses nombreux points en commun avec le désormais célèbre Braer \u2014 outre un même propriétaire, ils ont tous deux été construits en 1973, au lapon (par des compagnies différentes toutefois), et possèdent sensiblement le même tonnage \u2014 le Celtic a été jugé sécuritaire, hier, après une inspection par la Garde-côtîère.«I! ne représente pas une menace», a expliqué un porte-parole, Richard Lessard.Le pétrolier de-.vrait être de retour à Saint-Romuald dans quelques semaines.^ La Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent, qui avait noté des problèmes de moteur à bord du Celtic durant le voyage entre Les Escoumins et Québec, entend bien toutefois y apporter une attention particulière sur le chemin du retour.Le président de la Corporation, Michel Pouliot, croit que le Celtic n'est pas fait pour naviguer dans le Saint-Laurent.Outre les ennuis au système de pompage d'eau, le chauffage de la timonerie et la compétence de son équipage laisseraient à désirer, a-t-il laissé entendre.Mais le Celtic ne serait qu'un cas parmi d'autres.Pour Louis Forget, de la firme Ultramar, les risques qu'un accident comme celui du Braer survienne dans le Saint-Laurent, sont «minimes sinon inexistants».«Nous n'avons pas des conditions climatiques comme en haute mer.Quand avez-vous vu ici des vagues de six métrés et des vents de 100 noeuds?Si les moteurs fianchcnt, le capitaine n'a qu'a jeter l'ancre.Les navires qui empruntent le Saint-Laurent ne sont pas si dangereux que ça.Notre réglementation est très sévère.» Mais il n'y a pas que les oiseaux ou les poissons qu'il faudrait protéger ou secourir.Il y a des risques pour les prises d'eau des municipalités en divers endroits, les quais, les bateaux de plaisance selon la saison, explique le coor-donnateur des mesurs d'urgence et responsable des alertes pour l'Est du Québec à Environnement Québec, Carol Drouin.Un plan d'intervention existe bel et bien depuis quelques années, mais on peut dire qu'il est plus consistant depuis la création en avril 1989, d'une compagnie appelée COPIM (Coopération dans la prévention et l'intervention maritime), qui dispose d'un budget 1,2 million strictement pour la formation d'un personnel qualifié, ayant pour mission d'intervenir'à l'occasion de déversement de produits toxiques dans le fieuve.Cette compagnie, est formée de quatre pétrolières, Ultramar, Shell, Pétro-Canada et Esso, qui en sont les actionnaires.MIL \u2014 chantier maritime \u2014 s'y est tout récemment ajouté à titre de souscripteur.Selon le directeur général de COPIM, Denis Montambault, cette société possède des instruments sp^ialisés dans la récupération des déchets liquides.Le personnel qu'elle forme travaille généralement pour les compagnies spécialisée dans le nettoyage à la suite de catastrophes envi- ronnementales, Sanivan, Sani Mobile et Sani-|el comptant parmi les plus connues.Ainsi, 60 spécialistes ont été formés pour prendre part à une éventuelle intervention de récupération, entre Sept-iles et Québec, et 80 autres pour la zone s'élcndant de Québec à Montréal.«Si un bateau comme le Braer s'échouait ici, les dugâls seraient certainement moins importants que ce qu'on voit actuellement aux Shetland, notamment parce que les vents et les vagues sont moins forts.Le gros de la cargaison serait resté dans le bateau», soutient M.Montambault.Endroits à risque Le directeur de COPIM ajoute que les endroits à risque ont été répertoriés de Sepi-lles à Montréal, en 1992, par un comité spécial, et que 14 sites de déviation avaient en conséquence été prévus pour y détourner les nappes de produit pétrolier provenant d'un déversement.«On détournerait le produit dans une baie et on le récupérerait», dit-il, reconnaissant qu'il y a des limites à ce qu'on peut recueillir.Il estime par ailleurs que les vraquiers représentent autant de risques que les pétroliers, parce qu'ils ne sont pas équipés de réservoirs de réserve.Selon M.Montambault, les compagnies pétrolières n'affrètent que des navires à double fond.Les bateaux qui n'ont pas de double-fond, ce sont d'anciens bateaux.Il n'y en a pratiquement plus.Il fait une distinction en ce qui a trait aux bâtiments qui s'adonnent au trafic intérieur.Une affirmation que n'hésite pas à contredire le directeur de la division de la sécurité des navires à la Garde côtière, Yvon Houde, qui estime à quelque 500 le nombre de pétroliers qui viennent jusqu'à Québec en une année.«Pas moins de 98 p.cent des bateaux que nous inspectons sont à coque simple.Des doubles coques, il n'y en a quasiment pas qui viennent ici et les doubles fonds, il y en a très peu», soutient M.Houde, dont l'équipe, en vertu d'un protocole international, inspecte 25 p.cent des bâtiments étrangers qui viennent dans les ports canadiens.Le Rio Orinoco, qui s'est échoué à rile d'Antîcosti, en octobre 1990, comportait une double coque, ce qui selon lui a empêché un désastre plus important.Pour en revenir au plan d'urgence, il est appliqué par plusieurs participants: la Garde côtière.Environnement Canada, Environnement Québec, Pèches et Océans, la Protection de la faune, COPIM, qui tous se placent souî la direction du maître d'oeuvre, le pollueur, qui est économiquement responsable des dé^ts sous peine de voir son bateau frappé de saisie.24 mars 1969 rExxoN\\»u)Er 45 000 tonnes 3 juin 1979 puils*MTOXONE 1000 000 tonnas 5 janvier 1993 mmM§m \"BREAR\" ilililil 12 mai 1976 'URQUIOU- 100 000 tonnes 3 décembre 1992 \"AEGEAN SEA\" 79 000 tonnes mi é 85 000 tonnes 11 avril 1991 ¦HAVEN\" 10 000 tonnes -v.'i'.yv.\".*.;.' 18 décembre 1969 ¦KHARQ- 70 000 tonnes 19Mile(1S79 CoWsion Mitft 2pj;x-:':-::g>^>y:::?ftgftg^ 5 août 1983 'CASTILLO DE BELIVER' 100 000 tonnes AFP infographie - fmncis Nallier Les mers du globe sillonnées par 5000 pétroliers vieillissants Agence France-Presae iX>NDRES ¦ L'échouage d*un pétrolier libérien sur les lies Shetland, refuge de centaines de milliers d*oiseaux protégés, a relancé la polémique sur la sécurité et les itinéraires empruntés sur les océans par près de 7000 pétroliers, dont 70 p.cent, vieillissants, sont accusés d'être des «bombes flottantes à retardement».LES PAVILLONS DE COMPLAISANCE Comment le Braer a-t-il pu se retrouver à cet endroit, en pleine tempête?Les accusations pieu-vent sur les «pavillons de complaisance», les «équipages sous-qualifiés», la course au profit des armateurs et des compagnies pétrolières et même sur le gouvernement de Londres, qui se voit reprocher de ne pas avoir imposé des conditions d'accès plus rigoureuses aux eaux britanniques.Selon les assureurs LLoyd's, il existe dans le monde 6833 pétroliers, représentant 142,9 millions de tonnes de jauge brute, soit le tiers de la flotte marchande mondiale.UUbériamtèto C'est le Libéria qui a le plus grand nombre d'enregistrements de «super-pétroliers» (150000 tonnes et plus, selon les Lloyd's).441 pétroliers de toutes dimensions naviguent au total sous pavillon libérien.507 sont enregistrés au Panama, 291 en Grèce et 1072 \u2014 généralement petits \u2014 au lapon.En tonnage, selon les Lloyd's, 68 p.cent des pétroliers ont dix ans ou pltts, le vieillissement des bateaux ayant empiré avec la récession.lohn Preecott, porte-parole de l'opposition travailliste pour les Transports, accuse les pavillons de complaisance: «des navires de plus en plus gros, avec des équipages de moins en moins çiualifiés, trouvés à bon marché ici ou là dans le monde».Mais pour le secrétaire général du Syndicat international du marché maritime, Chris Hor* rocks, «exploiter l'accident des Shetland pour dire que pavillon de complaisance équivaut à navigation au rabais est irts simplis- m ¦\u2022^^i:i:::i:::::i::^::::::X::::iX:Xi:| .>X\", .vOa*.'^-!>,^ iiiiï ^xvx.:-::x:::x.x \u2014 /m^:-,,:.-.te».Selon lui, 40 p.cent de la flotte mondiale navigue sous pavillon de complaisance, pour des raisons économiques, mais en respectant les normes de sécurité.À cause du vieillissement de la flotte, beaucoup de pétroliers ont encore des coques simples, non protégées par une deuxième cloison.C'était le cas du Braer, construit en 1975 au lapon, appartenant en majorité à un syndicat norvégo-américain, battant pavillon libérien et commandé par un capitaine grec à la tête d'un équipage majoritairement philippin.Lois américaines Après la catastrophe de l'Exxon Valdez, en 1989 en Alaska, le gouvernement américain a initié des lois restrictives pour interdire dans les ports américains ces pétroliers de conception ancienne.Selon l'organisation maritime internationale (OMI).tout pétrolier construit à partir de juillet prochain devra avoir une double coque ou avoir un système spécial anti*pollution.D'ici 1995, les navires existants devront être adaptés à ces nouvelles normes.Mais la plupart des experts se demandent si une double coque Mick Mollor transporte un cormoran couvert d'huile, sur la plage de QuencMe Bay.rHOTOREUîER La mort guette des dizaines de milliers d'oiseaux, phoques.^ Agence France-Presse LONDRES M La mort guette des dizaines de milliers d'oiseaux, phoques, loutres de mer, saumons, dauphins et autres animaux menacés par la marée noire aux Iles Shetland, après réchouage, mardi, du pétrolier libérien Braer.Les plus grosses inquiétudes concernent les oiseaux, dont 10000 risquent de mourir dans les prochaines heures, selon la Société royale pour la protection des oiseaux (RSPB).Cinquante seraient déjà morts et 150 pris au piège du pétrole gluant, indique de son côté la Société écossaise pour la prévention de la cruauté envers les animaux, qui s'apprête à ramener à Aberdeen des centaines d'entre eux pour les nettoyer.En 1979, 4000 oiseaux avaient été ttiés dans les Shetland lors de l'échouage du pétrolier Esso-Ber-nicia, qui transportait 300 tonnes de brut dans ses soutes.Le Braer en avait 84 Le pétrolier est venu s'échouer à quelques kilomètres seulement d'une réserve ornithologique d'intérêt international gérée par la RSPB.Des milliers de cormorans et de canards, venus du Grand nord, y passent l'hiver.La réserve abrite é^lement des alci-dés \u2014 pingouins, guitlemots et macareux \u2014 trots espèces particulièrement sensibles à la pollution par les hydrocarbures.Une chance cependant, le désastre est intervenu en plein hiver, époque où des milliers d'oiseaux migrateurs ont quitte l'archipel et n'y reviendront pas avant le printemps pour nicher.Ils ne seront donc pas directement affectés par la marée noire, mais les écologistes pensent cependant que les effets de la pollution seront encore perceptibles à leur retour, dans trois mois.La pollution des eaux des îles Shetland risque également de mettre en péril la vie des quelque 800 loutres et des diverses espèces de phoques qui y vivent.Outre le danger de se trouver englués dans le pétrole, le centre de recherche sur les mammifères marins de Cambridge craint pour ces animaux une contamination mortelle par les petits poissons dont ils se nourissent, qui seront eux aussi touchés par la marée noire.Ce danger existe également pour les quelques dauphins qui vivent au large des Shetland.Les éleveurs de saumons s'inquiètent quant à eux pour leur avenir.Plusieurs centres d'élevage sont situés autour de la principale île de l'archipel où est échoué le pétrolier.Les dispersants chimiques déversés en grande quantité par les équipes de secours sont au moins aussi dangereux que le pétrole.L'élevage de saumon est la seconde activité économique de l'île, après le pétrole, que l'on extrait non loin, dans la mer du Nord.Un désastre semblable peut se produire «n'importe où Canada Presse Canadienne aurait évité la marée noire des Shetland, où la côte rocheuse a immédiatement percé le bateau.«lamais il n'aurait dû être là, mais il est tombé en panne en pleine tempête, et c'est de là que vient le problème», a estimé un porte-parole de TOMI.Le Braer se trouvait dans un couloir international dans les eaux britanniques, au milieu d'un chenal de 22 miles (35 km) entre les Shetland et l'île Pair.Quelque mille pétroliers empruntent ce passage chaque année.«S'il se confirme qu'il se trou* vait là, il n'était pas en infraction», selon l'OMI.Les îles Shetland ont en effet un statut de «secteur spécial à éviter», protégé par une zone interdite de 10 miles (16 km).Les pétroliers n'ont pas d'itinéraire spécial et choisissent toujours les chemins les plus directs et donc les moins coûteux.La météo fait aussi partie des frais que l'on peut réduire: selon l'organisme «Oceanroutes», les navires n'achètent leur carte météo que pour trois jours et non dix, comme ils pourraient le faire et comme la longueur de leurs étapes le justifierait.¦ L'avocat de Vancouver David Brander-Smith a prévenu les Canadiens, hier, qu'un désastre semblable à celui du pétrolier Braer, sur la côte écossaise, pouvait se produire «n'importe où au Canada».Me Brander-Smith est au cour rant de la situation, puisqu'il a dirigé le groupe de travail mis sur pied par Ottawa, après la catastrophe de l'Exxon Valdez, en 1989, pour analyser les oroblèmes de sécurité créés par les pétroliers.Selon lui, il est urgent que le gouvernement fédéral applique l'une des recommandations du groupe de travail : la double co-qtie sur les pétroliers.Les environnementalistes sont d'accord sur plusieurs points, qui rendent le Canada particulièrement sensible aux dangers des naufrages de pétroliers: \u2022 la plus importante raffinerie du pays, font-ils remarquer, se trouve dans la baie de Fundy, où de fortes man^ répandraient rapidement un déversement de pétrole sur une vaste étendue; \u2022 qtielque 240 super^pétroliers pourraient franchir bientôt le détroit de Canso chaque année, si se réalise le projet de transvider à cet endroit dans de plus petits pétroliers le pétrole destiné aux Etats-Unis; \u2022 selon une étude du gouverne* ment fédéral, le champ pétroli-fére Hibemia, au larye de Terre- Neuve, pourrait être responsable d'une fuite de pétrole plus importante que celle du Valdez; \u2022 des super-pétroliers passent régulièrement le long de la côte de la Colombie-Britannique, mais à l'extérieur des eaux canadiennes, ce qui leur permet d'éviter toute inspection.Le nunivals temps Le président de l'Association des armateurs canadiens, Norm Hall, a noté que la double coque constitue peut-être une protection dans les cas de faibles impacts, mais sûrement pas dans un naufrage du genre de celui de l'archipel Shetland.Le vrai problème au Canada, a suggéré Randy Simmons.représentant d'Environnement Canada à Bedford (Nouvelle-Ecosse), est le mauvais temps, «comme à Shetland».Les tempêtes d'hiver sont menaçantes, a-t-il rappelé, et la technologie moderne ne permet pas encore de «contenir des vagues de plus d'un mètre et demi de hauteur et des courants de plus de deux noeuds».Parmi les déversements de pétrole considérables au Canada, on mentionne celui de l'Arrow, avec un million de gallons dans la baie Chedebucto, en Nouvcllc-Écosse, en I9M; celui de l'Irving Whale.au large de l'Ile-du-Prince-Edouard, en 1970; et celui du Kurdistan, qui a causé des dégâts de 10 millions en Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve, en 1979. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 JANVIER 1993 A5 Les étudiants de l'École nationale de cirque prennent goût à la scène internationale Après Pékin et Monaco, Vérone et Paris accueillent les trapézistes montréalais Hfc Pierre Foglia * JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ Six artistes de l'École nationale de \u2022 cirque de Montréal présenteront quatre numéros aux festivals de Vérone \u2014 Italie \u2014 du 11 au 18 janvier, et de Paris, du 20 au 27 janvier.Les gens des médias étaient invités hier à admirer leurs prouesses.L'école, située dans le Vieux-Montréal, n'en est pas à ses débuts sur la scène internationale.Elle compte des «anciens» au prestigieux Cirque Knie, en Suisse, d'autres à Pékin, sans parler des stars du Cirque du Soleil.Le jeune trapéziste qui ouvrait l'émouvant spectacle d'hier, Xavier Lamoureux, n'a que 16 ans.En décembre dernier, avec son numéro de guerrier sans ennemi, de batailleur sans arme, toujours plus haut, plus vite, plus loin, tout seul sous le grand chapiteau avec son trapèze grand ballant, il a gagné le Grand prix du jeune jury au Festival Première Rampe de Monaco.Esther Fallu, une minuscule blonde de 27 ans et son partenaire, Alain Veilleux, 30 ans, présenteront leur duo de trapèze fixe à Vérone, sur le Palio, au pays de Roméo et de Juliette.Gageons que les juges italiens vont craquer devant leur prestation, une recherche esthétique, une variation sur les thèmes du désir et de la transcendance.Les Italiens pourront admirer aussi Caroline Therrien, 15 ans, dans son double numéro de trapèze fixe et ballant.Pour la première partie, l'adolescente qui prend son envol n'est pas «longée», entendez par là qu'elle n'a pas de courroie de sécurité.Mais le cirque est une famille.Et Pierre Carrier et André Simard \u2014 celui-ci est le formateur de la jeune artiste\u2014 veillent au sol, six ou huit mètres plus bas, juste sous elle, sur la sécurité de Caroline.«Longée», elle l'était fort heureusement pour sa prestation au trapèze ballant, quand elle échappera sa barre.Pantin au fils cassés, visiblement blessée au moral, mais sauve, elle sera déposée au sol sous les applaudissements bien mérités des spectateurs.PHOTOPC Esther Fallu et Alain Veilleux: Phébus et Borée, une rencontre tout en douceur entre la grâce et la pesanteur.Une aventure semblable était arrivée il y a quelques mois à Esther Fallu, à Pékin.«Cinq fractures, plusieurs dislocations.J'ai encore une dizaine de dents à faire réparer», dira Esther en descendant de son trapèze fixe après une prestation parfaite avec Alain Veilleux.Nathalie Sabourin, 27 ans, a connu une expérience semblable et le directeur de l'école, (an Rok Achard, le soulignera aussi, en présentant son numéro de fantaisie sur une balançoire, clown aérien, diva intrépide: un artiste de cirque peut tomber, il reprend toujours son envol.Pas de drame pourtant, dans le numéro de Geneviève Bessette, 15 ans, et Emilie Grenon-Émiroglou, 14 ans.Deux gamines espiègles, rigolotes, qui dansent et cabriolent dans un cerceau, loin dans les airs, entre la lune et le soleil.Dans la petite foule des journalistes et des invités, au sol, col tordu vers les hauteurs fascinantes, deux jeunes avocates.Lucie Mogan, 27 ans, est arrivée de Londres la semaine dernière.Elle ne dort plus depuis qu'elle a vu les salles d'entraînement de l'école, «je commence lundi prochain! En Angleterre, j'étais avocate en droit criminel et en immigration.|'ai appris le français en m'occupant de cas de Nord-Africains.» Son rêve, faire du trapèze volant, après la danse, la gymnastique.«En Angleterre, les endroits où on faisait ça, c'était vieux et sale! Ici, c'est le luxe!» A l'Ecole nationale de cirque, elle a rencontré une collègue du Québec.Me Chantai Cousineau a 24 ans.Elle a terminé son stage au service juridique de la CEQ.Droit du travail.Depuis septembre elle est en formation de base pour devenir artiste de cirque.Tout un progrès.Les deux jeunes femmes ont décidé de se moquer des lois, comme beaucoup de leurs collègues du Barreau.Mais elles ont choisi, honnêtement, celles de la pesanteur.Me Lucie Mogan, d'Angleterre, et Me Chantai Cousineau, du Québec, deux avocates qui ont décidé, en toute honnêteté, de I défier les lois de la pesanteur au trapèze.PHOTO JEAN GOUPIL.L2 Prtvx DE NUIT COMME DE JOUR '\u2022iSiV V LANCOME, PARIS VOUS PROCURE UN AIR DE JEUNESSE REMARQUABLE ¦ NI0SÔME+, le système antiâge réinventé, marque un pas important dans la lutte contre les signes de vieillissement de la peau.À l'aide de son système breveté A.R.L., NI0SÙME+ travaille a la neutralisation des effets nocifs de l'environnement.Votre peau parait ainsi plus jeune et tend à conserver cette apparence.Pot de 50 ml, 50 $ ch.Le système rénovateur NOCTOSÔME agit la nuit et s'accorde parfaitement avec le processus de régénération de vos cellules épidermiques.De plus, il est renforcé par le complexe niosôme à effet ralentisseur d'âge.NOCTOSÔME est conçu pour agir en harmonie avec les rythmes biologiques de la peau et ce, de façon continue durant la nuit.À tous les matins, vous vous éveillerez avec une peau plus fraîche et reposée, pleine de vie et reflétant l'éclat et la luminosité de la jeunesse.Pot de 50 ml, 59 S ch.PRIME: à l'achat du système antiâge réinventé NIOSÔME+, 50 ml ou du système rénovateur de nuit NOCTOSÔME, 50 ml, vous recevrez, sans frais, une chic trousse de beauté comprenant: RÉNERGIE, soin double performance antirides et fermeté, 4 ml; HYDRATIVE, ressource permanente d'hydratation, 2 ml; NIOSÔME +, système antiâge réinventé, 7 ml.En vigueur jusqu'au 16 janvier.Une prime par personne.Tant qu'il y en aura! Produits de beauté, rayon 2*0.ON PEUT PAS DEMANDER MIEUX! L émigré ¦ epuis quelques années déjà quand le téléphone sonnait à des heures inhabituelles, tard la nuit par exemple ou très tôt le matin, j'y pensais: c'est peut-être «pour» mon père.96 ans, mon père.Il fallait bien que cela arrive.Cela est arrivé.L'autre nuit le téléphone a sonné.Au bout de la ligne, étrangement proche, une voix administrative a demandé: \u2014 Vous êtes Pierre Foglia, fils de Pasquale di Guiseppe Foglia?S.i.\u2014- Votre père est mort.l'ai même pas pleuré.J'ai aussitôt appelé mes soeurs en Californie.Celle que j'aime bien était absente.Il a fallu que je parle à l'autre.\u2014 C'est moi.Papa est mort.\u2014 De quoi?\u2014 De quoi, quoi?\u2014 Ben de quoi il est mort?\u2014 Il est tombé en faisant du trapèze dans le gymnase de l'hospice.\u2014 Tu changes pas toi.Toujours aussi bête.\u2014 De quoi veux-tu qu'il meure, à 96 ans.l'étais furieux.Ma soeur, cette dinde.Et ce salon un peu froid au milieu de la nuit.Et ces larmes qui ne venaient pas.Et mon dos, mon putain de dos refucké depuis Noël, qui me faisait marcher penché, une main sur les reins.Jamais je ne pourrais me rendre à M ira bel.Encore moins passer sept heures assis dans un avion.Et tout le barda là-bas, les papiers, le curé, le notaire, les pompes funèbres, jamais.Finalement mes soeurs non plus n'y sont pas allées.Finalement ils étaient quatre à l'enterrement de papa.Quatre petits vieux, pensionnaires de l'hospice où il est mort.l'ai joint un de ces quatre-là \u2014 c'était mercredi de la semaine dernière\u2014 au moment où il revenait justement du cimetière.\u2014 Monsieur Bariviera?Excusez-moi votre nom ne me dit rien.Étiez-vous un ami de papa?\u2014 Non, je ne le connaissais pas beaucoup.Les trois autres qui m'accompagnaient non plus d'ailleurs.Mais il ne faut pas vous en faire avec ça, plus on meurt vieux plus on meurt seul, forcément.Souvent, il n'y a personne aux enterrements des vieux d'ici.Pas un chat.Quand il fait froid surtout.\u2014 Il faisait froid aujourd'hui ?\u2014 Non, il faisait beau.11 y avait même du monde dans les jardins.C'est pour ça qu'on est monté là-haut, tous les quatre.Pour la promenade.Dites, vous me parlez vraiment du Canada?Quelle heure il est là-bas?Quand j'ai raccroché je pleurais enfin.C'est bête, les larmes sont montées quand il a dit qu'il y avait du monde dans les jardins.(Ebmpagnie De la$aie tffyftson * ?* Mon père était un petit bonhomme très doux qui a gardé toute sa vie une valise en carton sous son lit.C'était un émigré mon père.Plus émigré que ça, t'es juif.Tout jeune, il a quitté son village pour aller travailler chez un fermier dont il devait marier une des filles: ma mère.Des trois enfants qu'il lui fit, pas un qui lui ressemblât, même de loin.Trois clones de sa femme, trois visages longs, trois foutus caractères.Ce n'est pas la France qui a fait de mon père un émigré.Il s'accommodait plutôt bien des Français: il les ignorait.Comme des millions d'Italiens de cette génération-là, il avait emporté l'Italie avec lui.La France, l'Argentine ou le Canada, bof, tant qu'il y a, pas trop loin, une épicerie où acheter la farine pour faire la polenta, et un café où jouer à «briscola » le dimanche après-midi, c'est toujours l'Italie.Mais c'est le soir, lorsque mon père rentrait à la maison.Lorsqu'il retrouvait cette longue et anguleuse épouse et ces trois enfants complètement pareils à elle, écorchés, venimeux, et fous comme elle.C'est dans sa propre maison que mon père était un émigré.Combien de fois l'ai-je surpris, hébété par nos disputes, se faire plus rond encore pour rouler sous nos cris et se dépêcher de filer au jardin.Ou à la pêche.Et je le sais pour l'avoir souvent accompagné, dès qu'il avait tourné le coin de notre rue, il se mettait à chantonner.Il a vécu les plus belles années de sa vie après notre départ pour l'Amérique et surtout après la mort de sa femme.Ce n'est pas qu'il ait vécu si vieux mon père.C'est qu'il a commencé à vivre très très tard.Les plus belles années de sa vie ont été celles qui ont suivi son entrée à la maison de retraite.À quatre-vingts et quelques.Il est même tombé en amour.Il chantait alors tout le temps.Il donnait même des shows au réfectoire, l'avais un peu honte.\u2022 - r.¦¦ )\\ Le matin il nourrissait un million d'oiseaux sur le bord de sa fenêtre, puis il allait parler de la température avec les paysans, dans les champs.Quand j'allais le voir, je pleurais à chaque fois.Qu'est-ce que j'ai pu brailler ces années-là.C'était de le voir si vivant et en même temps si près de la mort.* * * l'ai fouillé dans mes paperasses.Je n'ai rien de mon père.Deux photos.Une qui le montre assis dans la cuisine, les bras croisés.Une autre au retour de la pêche, la musette autour du cou.Sur les deux il tient son béret à la main avec un petit sourire résigné.Il me semble entendre la voix de ma mère: « Enlève-moi ce béret!» Il a dû le remettre aussitôt la photo prise.l'ai aussi une découpure d'un journal où on le voit qui vient d'être décoré (avec cinquante ans de retard!) de la Croix de guerre et de la médaille d'or Vittorio Veneto, «pour son extrême bravoure au combat en territoire autrichien» dit la légende.Jamais il ne nous parlait de la guerre sauf pour dire qu'au front, il avait survécu à une terrible épidémie de grippe espagnole en bouffant des citrons.Il me l'a encore raconté quand je l'ai vu l'été dernier: «Avec du citron, tu seras jamais malade ».Pour ce qui est de ces décorations presque posthumes, il était convaincu que c'était une erreur: «C'est tellement le bordel * dans leur ministère, qu'ils se seront trompés de soldat».Quand il a su qu'une tante m'avait envoyé le journal, il s'est même un peu fâché: «Jette-ça, je te jure que je n'ai jamais rien fait de mal, même à la guerre».Pour ça j'en suis bien sûr.Mon père était le plus doux émigré de la terre.* * * Plus tard, cet été.l'aurai un bouquet à la main.Il y aura plein de monde dans les jardins.Le jour baissera, les croix s'allongeront sur le mur du cimetière.Dors bien l'émigré. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 JANVIER 1993 La qualité de l'air s'améliore au Québec selon les rapports de l'Environnement NORMAN DELISLE Presse Canadienne QUÉBEC ¦ La qualité de l'air s'améliore au Québec, si on en croit les dernières données de surveillance de la qualité de l'atmosphère du ministère de l'Environnement.Il y a eu diminution des concentrations d'anhydride sulfureux et de monoxyde de carbone et les concentrations de dioxyde d'azote n'ont pas excédé les normes, précisent les rapports d'analyse de l'air compilés à partir des 106 postes de mesure de l'air ambiant installés à travers le Québec par le ministère de l'Environnement.Ces postes d'observation permettent de mesurer les concentrations dans l'air de six types de substances, soit l'anhydride sulfureux, le monoxyde de carbone, l'ozone, les oxydes d'azote, l'hydrogène sulfuré et les particules en suspension.Les compilations ont été effectuées au cours des années 1989 et 1990.Au sujet de l'anhydride sulfureux, appelé aussi dioxyde de sou- fre, le rapport souligne que «dans la continuité des tendances observées au cours des 15 dernières années, les concentrations d'anhydride sulfureux sont en général à la baisse partout au Québec».La norme annuelle pour cette substance a été respectée presque partout.On a signalé des dépassements à seulement trois endroits, soit dans le quartier Limoilou à Québec, au poste de la rue Frigon à Shawinigan et au poste placé près de l'école Martel à Tracy.Il y a eu aussi des dépassements ponctuels à Rouyn-Noranda, Murdochville, Trois-Rivières, jonquière et Baie-Comeau, par des émissions provenant de sources industrielles localisées aux environs des lieux d'échantillonnage.Monoxyde de carbone 11 y a eu également diminution des concentrations de monoxyde de carbone au cours des dernières années.Ces diminutions «sont at-tribuables à la réduction des émissions des véhicules automobiles à la suite de la généralisa- tion et de l'amélioration des dispositifs antipollution, ainsi qu'à la réduction des émissions provenant de sources fixes», précise le rapport.On note qu'en 1990, les concentrations de monoxyde de carbone «ont toujours été en deçà des normes établies», même au centre-ville de Montréal où on a atteint parfois une norme de 11,1 ppm sur une moyenne de huit heures alors que la norme maximale est de 13 ppm.Trop d'hydrogène sulfuré En ce qui a trait à l'ozone, la norme n'a jamais été dépassée, même aux postes de mesure montréalais situés à proximité des voies de circulation intense.«Les résultats des dernières années ne permettent pas de distinguer de tendance significative», mentionne le rapport du ministère de l'Environnement.Le document signale de plus que «contrairement à 1989, les concentrations de dioxyde d'azote n'ont en aucun cas excédé les normes d'air ambiant ».\u2022 Mf offtm cfe Noël réduit* en copeamr Les citoyens de Montréal ont pu, pour la première fois hier, aller chercher des copeaux offerts gracieusement par la Ville de Montréal.Les sacs de copeaux, produits de la campagne de déchiquetage des arbres de Noèl, ont vite trouvé preneurs.Les matériaux ainsi récupérés servi' ront de paillis de jardin.La distribution a été faite dans un terrain de stationnement du parc La fontaine.photo jEANooupn,unnmè f i V » f ta t i LES PLUS BEAUX MANTEAUX POUR HOMMES ET FEMMES MANTEAUX LONGS, 7/8 ET 3/4 QUANTITÉS L.IM - / I à m9 wm MANTEAU D'HOMME LONG PRIX COUR.NOTRE PRIX 229.00 $ MANTEAU DE FEMME 3/4 AVEC CAPUCHON GARNI DE FOURRURE PRIX COUR.-7000 - NOTRE PRIX 279.00 $ MANTEAU DE FEMME LONG AVEC CAPUCHON GARNI DE FOURRURE PRIX COUR.NOTRE PRIX Il y a eu plus de problèmes avec l'hydrogène sulfuré, une substance qui émane des industries de la pétrochimie et des usines de pâtes et papiers.Deux postes de mesure sont é-tablis pour suivre ces industries, soit à Pointe-aux-Trembles (Est de Montréal ) et au Cap-de-la-Madeleine (Mauricie ).En 1990, il y a eu 154 dépassements de la norme en Mauricie et 60 dans l'Est de Montréal.Mais le document signale que «l'augmentation des fréquences de dépassements de la norme a été attribuée à des problèmes ponctuels liés à des modifications de procédés ou dans les systèmes d'épuration ».Enfin, dans le dossier des matières en suspension, «les concentrations moyennes annuelles de la plupart des postes d'échantillonnage ont respecté la norme».Mais le document parle de dépassements de la norme à La Baie (Saguenay ), dans un secteur commercial à proximité des installations portuaires.Promotion de la STCUM : 50000$ en prix ¦ Plusieurs commerçants et médias de l'île de Montréal s'associeront à la STCUM au cours des six prochaines semaines pour faire la promotion du transport en commun.Du jamais vu! Avec comme slogan Le transport en commun, tout le monde y gagne, cela permettra à une centaine de personnes de se partager 50 000$ en prix, ce mois-ci et le mois prochain, grâce a la contribution financière de 18 centres commerciaux ou regroupements de marchands (S1DAC).La STCUM lancera ces prochains jours un jeu questionnaire inédit qui, tout en fournissant une foule de renseignements sur ses nouveaux services, mettra à l'épreuve les connaissances du réseau de transport en commun.La STCUM veut ainsi rappeler à la population la mise en place, en 1992, de 30 nouveaux services.Du lundi au vendredi, à compter du 11 janvier et jusqu'au 18 février, la population pourra prendre connaissance, dans La Presse et The Gazette d'une capsule d'information portant sur l'une ou l'autre des innovations apportées par la STCUM.Pour s'inscrire, les lecteurs devront remplir le bulletin de participation publié dans ces quotidiens, et répondre correctement à la question du jour tirée de la capsule d'information.Chaque jour, à partir du 18 janvier l'animateur de l'émission du réveil des stations radiophoni-ques CKAC et C|AD dévoilera le nom des deux premiers gagnants de la journée.Chacun des 100 gagnants remportera une CAM valide pour trois mois et un certificat-cadeau de 200 $, échangeable chez les marchands participants.I M 299,99 $ MANTEAU DE FEMME LONG PRIX COUR.NOTRE PRIX 0^° o^l 189,99 $ MANTEAU DE FEMME LONG AVEC CAPUCHON DE FOURRURE PRIX COUR.NOTRE PRIX 399.00 $ LA MODE À L'EUROPÉENNE BEAUCOUP D'AUTRES SPÉCIAUX EN MAGASIN f i VERSANT HROMONT 120.BOUL BROMONT BROMOMT 1 LA MODE À L'EUROPÉENNE VERSANT ST-SAUVEUR 11.CH.DU LAC-MILLETTE ST-SAUVEUR 1 227-8100 EN DIRECT à Montréal, 5395 CH.QUEEN MARY 485-0718 m\tM MÉTROPOLITAIN w l ¦I\tRUE JEAN-TALON \tE \tCH QUEEN MARY S \t Chez la Mère TUCKERf Rosbif \u2022 lrults * ¦ y ' * y > \u2022 m ¦ 1 M -| .«» .; ¦ r< ; C ï J CHAUSSURES ET BOTTES POUR HOMMES Économisez 60$ Chaussures Athlét Brittaaia POINTURES 8ft k 12 SEULEMENT Se vend.AS$ Économisez 50 $-95$ Chaussures habillées Se vend, jt f\\% Économisez 85$ Bottes d'hiver doublées Se vend.135$ 50* 85$ tttes d'hiver Anthony Se vend.185 S 100$ 50$ ittes d'hiver Anthony Se vend.135$ 85$ Êcoooai%z85$.12S$ Chaussures Enrico Bruno Seteod.185 $-225$ 100* AUJOURD'HUI.9ha21 h VENDREDI.9 h a 21 h SAMEDI.9 h a 17 h DIMANCHE .H\".9 h a 17 h FWMgQCHTXB«EOV 10* Femmes Économisez 20 $-125 $ Blouses à manches longues Ordinaire *r% tjft 45 $-150$ «St> Économisez 171 $ Manteaux en duvet Ord.240 $ 69* SUPERBES AUBAINES POUR DAMES ÉeofKffliisez 46 S-ll 1S PANTALONS ET JUPES decontnriers Ord.95 $-180 $ Économisez 56 S-166 S Sélection de CHANDAILS en laine, coton, etc.Ord.75 $-225 $ Économisez 126$ IMPERMÉABLES STYLE TRENCH Économisez 266 $ BLOUSONS EN CUIR POUR DAMES Noir ou épinette \u2022 Tailles P-M-G Sh 129* Économisez 146$ TAILLEURS Frederick Kelly Ord.195 $ 49$ Économisez 121 $-151 S ENSEMBLES 2 PIÈCES La Chine Gassic Ord.170 $-200$ 49$ Economisez 101 $-216$ TAILLEURS DE PRINTEMPS Oleg Cassini Ord.200 $-315$ 99$ Economisez 16 $ FOULARDS ITALIENS EN PLUSIEURS COULEURS! 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poing.Si tout le monde faisait ça, on n'aurait plus besoin d'avocats!» C'est par ces paroles que îe juge Claude Guérin, de la Cour supérieure, a condamné à 15 jours de prison un étudiant refusé au département de sciences juridiques de l'UQAM coupable de voies de fait.Cet étudiant, André Rousseau, 40 ans, subissait un procès devant jury pour avoir décoché un jab à l'un des membres d'un comité ayant confirmé le rejet de sa candidature.Rousseau, qui se défendait seul devant jury a été rapidement reconnu coupable, hier après-midi, au terme d'un procès entamé la veille.Il a aussitôt été condamné à 15 jours de prison par le juge Guérin.Rousseau avait été refusé au printemps 1991 au département de sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal.Quelques mois plus tard, il s'en était pris à un étudiant siégeant au comité d'appel des candidatures, qui avait recommandé au département de confirmer le refus.Devant les 12 citoyens qu'il avait convoqués pour le juger, Rousseau, 40 ans, a plaidé la légitime défense.Il prétendait prévenir une supposée attaque de la victime en le frappant.Me François Legault, du ministère public, a recommandé un mois de prison car Rousseau avait déjà été condamné à «garder la paix» en juin 1990 pour s'être reconnu coupable de voies de fait une première fois.Il avait également commis des méfaits par le passé.«L'accusé a démontré une absence de remords et une indifférence», a ajouté Me Legault, qui a précisé que la victime, un étudiant de 37 ans, a subi des points de suture.«La première fois, le juge vous a donné une chance, a dit le juge Guérin.|e ne suis pas sûr que vous avez compris, car vous avez recommencé un an plus tard.» Pour ne pas «encombrer inutilement les pénitenciers» pour des affaires de ce genre, le juge Guérin a condamné Rousseau à 15 jours de prison.René Bilodeau jugé non responsable du meurtre de son père pour cause d'aliénation mentale YVES BOISVERT SPÉCIAL DE JANVIER REMBOURRAGE IHS ATllLII'liS lî/\\lîIlîl;A11 «.TRÈS BEAU CHOIX DE COTON IMPRIMÉ EN STOCK ¦ Le juge |ohn Hannan, de la Cour supérieure, a déclaré non responsable pour cause d'aliénation mentale un homme de 31 ans qui a assassiné son père pendant qu'il était en proie à un délire religieux.René Bilodeau, 31 ans, était accusé d'homicide involontaire pour avoir poignardé à plusieurs reprises son père, Denis Bilodeau, 71 ans, le 26 août 1992.Pour une rare fois, tant le psychiatre de la défense que celui de la Couronne s'entendaient pour dire que l'accusé n'était pas sain d'esprit au moment où il a tué son père, qu'il prenait pour le diable.Bilodeau sera donc envoyé à l'Institut Louis-Philippe Pinel.Et selon les termes de la nouvelle loi, après au plus trois mois, un comité décidera s'il y a lieu de le garder interné pour être traité.Dans ce procès d'une brièveté exceptionnelle, la mère de l'accusé est venue dire au tribunal comment elle a tenté d'empêcher son fils de tuer son mari.Mme Pauline Bilodeau, 64 ans, dans un témoignage émouvant, a dit que depuis des années, elle tentait de convaincre son mari de forcer René à quitter la maison pour voler de ses propres ailes.René ne travaillait pas et s'était replié sur lui-même.Il n'avait plus d'amis, ne sortait plus du tout.11 dormait le jour et passait ses nuits à dessiner.«Toutes sortes de dessins, a dit sa mère.Des jeux de sociétés, des cartes géographiques.Des beaux dessins.Peut-être qu'il espérait les vendre un jour.» La communication avec le père était carrément impossible.De toute façon, René mangeait seul, dans sa chambre.Les rares moments où il avait un contact avec son père, «ça tournait mal», a dit Mme Bilodeau.Pourtant, quand Mme Bilodeau suggérait à son mari «d'envoyer dehors» leur grand garçon, «il me disait que j'étais sans coeur».M.Bilodeau avait lui-même de lourds antécédents psychiatriques.Il était à la retraite depuis l'âge de 51 ans.Son employeur l'avait congédié après qu'il eut fait une dépression.Depuis, il avait séjourné au moins sept fois pour des périodes d'un mois et plus en institution psychiatrique et était sous médication.Sa seule occupation, outre le sport à la télévision, était la messe.«Quand il faisait une crise, j'appelais la police et ils l'emmenaient à Hippolyte-Lafontaine», a dit Mme Bilodeau.La soeur de la victime est morte en institution psychiatrique et un de ses frères s'est suicidé en période de dépression.René, ces derniers temps, développait peu à peu une schizophrénie paranoïde, a expliqué le psychiatre Paul-Anré Lafleur.C est-à-dire qu'il commençait à perdre le contact avec la réalité et développait des idées délirantes qui le menaient à croire que son père lui en voulait et le menaçait.Le 26 août dernier, à 14 h, sa première crise de folie a éclaté.Cet après-midi là, sa mère, qui était au salon, a entendu des cris nom' \u2022sonnes \u2022 Tapis \u2022 Draperies Peinture Westray sera inondée Presse Canadienne de rabais sur tissus en stock 30% à 50% 728-1116/728-4138 STELLA RTON, Nouvelle-Ecosse ¦ Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse a décidé, hier, de permettre aux propriétaires de la mine Westray, près de Stellarton, d'aller de l'avant avec leur projet d'inonder le site.Le ministre du Travail, Tom Mclnnis, en a fait l'annonce après une réunion avec les familles des 26 mineurs tués dans l'explosion du 9 mai dernier.Les familles s'étaient opposées au projet d'inondation, affirmant que la mine contenait toujours des éléments de preuve pouvant expliquer la tragédie.Mais la compagnie affirme que l'inondation permettra à la mine de demeurer stable jusqu'à ce qu'elle puisse être rouverte.mm® VENEZ À -LALTREC.par chambre, par nuit.Comprend le petit déjeuner et des laissez-passer pour le musée.Henri de Toulouse-Lautrec menait une vie joyeuse.Il aimait passer ses soirées dans les cabarets.Bloc et crayons en mains, il n'en ressortait qu'après avoir couché sur papier les nombreux personnages qu'il y avait rencontrés.Maintenant, ces oeuvres paillardes sont exposées à Québec pour la 0 première fois.En effet, du 9 décembre au 28 février prochain, le Musée du Québec présente 95 croquis, affiches et gravures de Toulouse-Lautrec Voir cette collection à Québec, quoi de plus merveilleux! Et loger dans le plus grand confort au Loews Le Concorde, à deux pas du Musée du Québec, quoi de mieux! Planifiez un voyage à Québec.Pour réserver, appelez-nous sans frais au 1800 463-5256.L O t w s LE CONCORDE IHÔTEl SUR US CHAMPS-HYSaS 0! QUEBEC 1225.Place Montcalm.Québec (Québec)G1R-M6 \u2022 Valable n importe QUd jour.Le* tarih pour les 5.6.12 et 13 lévint seront donnes sur demande Tous les tarirs sont par chambre, par nuit, en occupation simple oj doci>le et en classe Hospitalité Les grovpts et les congres ne peu;\\ nt se prévaloir de ces Unis.20 40 JUSQU'A sur toutes nos collections.ANNUEL venant de la chambre à coucher.Dans la chambre, elle a vu son fils qui poignardait son mari en criant : « |e t'haïs, je vais te tuer ! » La femme a tenté de l'arrêter, sans succès.«Il ne m'entendait pas, d'après moi.» À la police, qui est venu le chercher peu après, René Bilodeau a déclaré que son père était «le diable incarné», que lui était Joseph et que sa petite amie s'appelait Marie \u2014 une vendeuse qu'il avait entrevue brièvement, en qui il voyait la Sainte Vierge.Il leur a dit aussi: «|e l'ai tué pour sauver le monde».Le psychiatre John Wolwerts, convoqué par le ministère public, s'est dit en tout point d'accord avec son collègue Lafleur: Bilodeau ne savait pas ce qu'il faisait et n'est donc pas responsable de son geste.Le juge Hannan ayant accepté la recommandation commune des avocates, Bilodeau sera traité à Pinel pour une période indéterminée.RECLAMATIONS?COMPTES/CHÈQUES/LOYERS/ BILLETS/AUTRES.Honoraires payables en cas de succès seulement suivant un pourcentage déterminé préaiabiement en fonction du travail requis.GRÉGOIRE PERRON & ASSOCIÉS © 5 Tél.: avocats 84, rue Notre-Dame Ouest, 5e étage Montréal (Québec) H2Y 1S6 285-6441 TÉLÉCOPIE: 285-8589 : i L'EVENEMENT NUPTIAL DE CANNEE LA I 1 ?1 0 il S Cl D 1 0 I i LE 9' SftLON HATIOHAL DES FUTURS MARIES ?Le samedi 9 janvier et le dimanche 10 janvier 1993 10 h à 21 h, PLACE BONAVENTURE BON POUR ENTRÉE GRATUITE, VALEUR 10 $ Plus de 350 kiosques spéciaux 3 magnifiques défilés de mode 13 h -16 h - 19 h les deux jours COMMANDITÉ PAR LINEN CHEST RENSEIGNEMENTS: 748-2015 : - ABORDAGE MARIETTE CLERMOMT profile de l'extrême obliqeance de ses fournisseurs el de son lalenl de négociateur pour vous offrir des valeurs sûres à prix piralés par les scubressaufs de l'économie.V â Ses quatre maqasins contiennent présentement des trésors encore plus abordables que jamais el chacun vous invite à passer à abordaqe afin de profiter d'opportunités de beaucoup plus irrésistibles que < elles qui vous ont été offertes en 82 lorsque le marebé a fléchi.1^ < «t 0 * >\u2022 t \u2022 ti M V mariette clermont partaqe votre désir de vivre plus confortablement el vous le prouve de façon non équivoque.PROFITEZ-EN À SOUHAIT El VIVEZ HEUREUX.OUVERT LE DIMANCHE 1 - \u2022 * \u2022 \u2022 \u2022 ¦m \u2022 MONTRÉAL» 6555.rur Soinl-HuM - 373-7711 3020, PIM t MX); rur P.Lo Soxxim- - 735-1212 I \\\\ AI JJOC.Château 15 d'aujourd'hui Montréal: Complexe Desjardins (514)288-4191 L EXPRESSION ACCESSIBLE DU BON 00UT 55 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 7 JANVIER 1993 LES QUÉBÉCOIS EN CALIFORNIE » «Il ne fallait pas avoir peur de prendre des risques» FXC, l'entreprise de François Chevrier, emploie 73 personnes à Santa Ana MARIE TISON Presse Canadienne SANTA ANA ¦ Il fallait pousser, ne pas avoir peur, prendre des risques.C'est ainsi que .François Chevrier explique le succès de son entreprise, FXC, installée à Santa Ana, dans la région de Los Angeles.En 1973, FXC (pour François-Xavier Chevrier) comptait 20 employés et fabriquait un seul produit.Aujourd'hui, elle manufacture une vingtaine de produits et compte 73 employés.Son chiffre d'affaires, qui était de 100000SUS à l'époque, se situe maintenant entre six et sept millions.il.«C'est ce qui nous a tenu», dit- Le restaurant «Chez Hélène», situé à Beverly Hills, appartient à Micheline Hébert.Elle était venue en Californie il y a 18 ans pour s'occuper des enfants de la chanteuse Ginette Reno.photo pc FXC fabrique surtout des systèmes qui ouvrent automatiquement les parachutes dont sont équipés les sièges éjectables des appareils militaires.«Mon but, c'est d'être dans tous les avions du monde libre», a lancé M.Chevrier, bien campé dans un fauteuil de cuir, dans un bureau aux murs couverts de photos d'avions militaires et de modèles réduits.M.Chevrier est venu visiter la région de Los Angeles en 1962, alors qu'il était à l'emploi d'une entreprise américaine à Montréal.Dessinateur mécanique, il s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup d'emplois disponibles.Il s'est rapidement installé et s'est joint à une petite compagnie, Master Spécialties.En 1973, il a fini par acheter sa division, qui s'est diversifiée peu à peu.11 dit que les compressions dans le secteur de la défense et la récession qui frappe la Californie ne l'ont pas vraiment affecté.Comme la défense américaine n'a plus d'argent pour s'acheter du neuf, elle fait réparer le vieux.Affaires Le goût des affaires, bien présent dans la culture américaine, a saisi bien d'autres Québécois installés dans la région de Los Angeles.Le hockeyeur Luc Robitaille, un des piliers des Kings de Los Angeles, s'est laissé prendre avec son partenaire Pat Brisson.«l'aime le côté business ici, j'apprends beaucoup, dit Luc Robitaille, originaire d'Anjou, rencontré à l'issue d'une pratique à la patinoire de Culver City.La pensée est différente, la façon de dépenser est différente.» Pat Brisson était allé le visiter a sa première saison, il y a sept ans.Robitaille a aimé sa façon de travailler.Brisson est resté et les deux sont devenus partenaires.Ensemble, ils se sont lancés dans les affaires et ont bâti une patinoire intérieure.Los Angeles est devenue une ville de hockey, affirme Robitaille.«C'est une ville de gagnants.Si tu gagnes, tu pognes.» Un cardiologue comme le Dr Marcellin Si-mard et une psychiatre comme Nicole Péloquin se sont aussi laissés tenter par le monde des affaires.Pendant plusieurs années, le Dr Simard a possédé une galerie d'art, alors que Mme Péloquin, pour se changer les idées après des heures passées enfermée dans son bureau, a commencé à importer du sirop d'érable du Québec.Mme Micheline Hébert, venue en Californie il y a plus de 18 ans pour s'occuper des enfants de Ginette Reno, s'est aussi lancée en affaires en ouvrant un restaurant.Maintenant bien situé à Berverly Hills, «Chez Hélène» fonctionne très bien.Peut-être trop.«C'est très accaparant, j'ai 23 employés, dit Mme Hébert, rencontrée juste avant l'ouverture de son établissement, l'aimerais peut-être un plus petit restaurant, avec cinq ou six employés.» Draperies Martial Arseneault, propriétaire avec sa femme Pauline d'une boutique de draperies dans la vallée de San Fernando, n'a pas hésité longtemps, il y a 28 ans, avant de déménager à Los Angeles.«l'avais une ronde de lait à |on-quière, ce n'était pas difficile à laisser», dit-il.11 ne parlait pas l'anglais, mais il s'est rapidement trouvé de l'ouvrage à polir de l'acier inoxydable.Avec les années, il a épargné de l'argent et a acheté une mai- son de draperies avec des partenaires.Puis, il a acheté leurs parts.Même si la récession fait mal, ça va assez bien, soutient-il.«l'ai très bien réussi, déclare ce natif de Campbelton, au Nou-veau-Brunswick.J'ai atteint mon but: être à l'aise.» Un nouvel arrivé, M.Benoit Beaulieu, tente de suivre ses traces.Entrepreneur en construction, il se présente comme «The French Gentleman ».Et ça marche, a affirmé sa femme Solange, une Gaspésienne d'origine.«C'est drôle, mais on dirait que lorsqu'on est français, ça aide, a-t-elle déclaré.On dirait qu'ils savent que les Canadiens français font du bon travail.» Un marché important pour le Québec Presse Canadienne LOS ANGELES ¦ En dépit du ralentissement économique, la Californie demeure un marché important pour, le Québec.En fait, la récession qui frappe la Californie pourrait même créer certaines occasions pour le Québec, a indiqué en entrevue M.Luc Carignan, responsable des affaires commerciales à la délégation du Québec à Los Angeles.Par exemple, la région de Los Angeles sera probablement forcée de développer le transport en commun, actuellement presque inexistant.Cette situation entraîne des problèmes aigus de pollu- » Résolutions 0 \u2022\u2022 British I ! Reserver avec British f- ¦ » M envoler avec British Airways i < I \u202241 , i Si | I \u2022 - Réservez maintenant! m A compter de 588 \u2022 Ml Si vous songez souvent à vous envoler vers Londres, il faut réserver votre vol avant le 28 février.Faites un dépôt de 250 $ maintenant et nous vous garantissons de très bas tarifs à compter de seulement 588 $*.Appelez votre agent de voyages ou British Airways (287-9133) au sujet de l'offre spéciale de réservation anticipée.Quand on fait voyager 25 millions de passagers par année, on aime qu'ils se sentent bien.BRITISH AIRWAYS Partout, la préférée de tous.\u2022Pour le» depara entre le T avnl et le 31 octobre IWJ; les ttnfc oevivent varier veloo les dates de départ.La durée minimum/ maximum du séjour, les réservations antxspco et d'autres conditions prévalent.Pour garantir le uni.réserve* avant le 2H (èvner et faites un dépôt de 2501 dans lei 7 jours.Cette orîre est sujette 1 l'approbation |çouvemememale.tion, de congestion, et même de violence.«S'il fallait que le prix de l'essence augmente comme chez nous, ils auront un gros problème», déclare M.Carignan.Actuellement, seul un embryon de métro fonctionne au centre-ville de Los Angeles.Mais des voitures Bombardier y roulent déjà.La délégation organise justement une mission d'entreprises québécoises impliquée» dans, le transport en commun ce mois-ci.«Bombardier est un leader dans l'assemblage, mais nous essayons aussi d'attirer ceux qui fabriquent les composantes», indique M.Carignan.Le domaine de l'aérospatiale pourrait également être prometteur, en raison, ironiquement, des compressions dans le secteur de la défense.Ces compressions ont libéré de la main d'oeuvre extrêmement spécialisée dans des domaines de haute technologie, qui pourrait se recycler dans l'aérospatiale.La défense elle-même fera de plus en plus appel à ce domaine.C'est la première fois que la récession affecte véritablement la Californie, souligne M.Carignan.En 1982, l'État s'en était bien sorti.Les échanges commerciaux entre le Québec et la Californie ont augmenté entre 1990 et 1991, mais de bien peu.Ils étaient de 1,37 milliards SCAN en 1990, et sont passés à 1,39 milliards en 1991.Les ventes du Québec en Californie ont augmenté de 5,9 pour cent entre 1990 et 1991, mais les ventes de la Californie au Québec ont baissé de 2,7 pour cent.«Ces fluctuations sont dues à la conjoncture économique», dit M.Carignan.11 explique que même si l'économie n'est pas particulièrement reluisante, la délégation surveille de près la situation en cas de.reprise.Marché important La Californie est un marché important, dit-il.Si cet État était un pays, son produit national brut le placerait au 5e rang dans le monde.La seule grande région de Los Angeles se classerait au 1 le rang.«La distance ne doit pas être vue comme un facteur important», insiste-t-il.Non seulement la Californie est-elle l'État le plus populeux des États-Unis, mais la présence d'un important secteur de haute technologie est un facteur particulièrement alléchant aux yeux du Québec, fait-il valoir.Il précise qu'actuellement, les échanges commerciaux entre le Québec et la Californie se font surtout dans le domaine des télécommunications et de l'informatique.L'aérospatiale reliée à la défense, l'optique, le laser et la biotechnologie sont également des secteurs que la délégation tente d'encourager.Le Québec vend également en Californie beaucoup de produits liés à la construction, notamment des portes et fenêtres et des cabinets de cuisine.«Dans certaines niches, on a des entreprises excellentes au Québec», explique M.Carignan.L'équipement de sports d'hiver est une autre niche que le Québec a développé, tout comme le matériel destiné aux aéroports.M.Carignan affirme que le rôle de la délégation es i û'aiuer les entreprises québécoises, surtout les petites et moyennes entreprises, à pénétrer le marché.Une fois les contacts faits, il leur appartient de tirer elles-mêmes leur épingle du jeu.FIN Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec Mtoéatfc*
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