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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-02-20, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles f Théâtre Musique Télévision F Restaurants : Vins Galeries d'art LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 20 FEVRIER 1993 JOCELYNE LEPAGE uand il a quitté la scène où il donnait un spectacle dimanche soir à Sherbrooke, Daniel Lemire était méconnaissable.Le teint gris comme celui d'un cadavre, il faisait dix ans de plus que dans l'après-midi.Le show avait pourtant si bien roulé sur des roulettes que les deux heures étaient passées en deux fois moins de temps que l'heure et demie du dernier Bye Bye à Radio-Canada.Se pouvait-il que la performance fut si dure et les nerfs du comique si fragiles?La performance fut exigeante, certes, mais Lemire s'était aussi infligé un coup de bâton de golf dans le front en mesurant mal un geste qui avait fait bien rire la salle.11 souffrait.Daniel Lemire exerce, on le voit, un métier dangereux, celui de comique.Et plus un comique est populaire, plus le danger croit, c'est l'usage.Les pressions deviennent de plus en plus fortes, le public, en particulier le public québécois, se fait de plus en plus sévère.Pour son nouveau spectacle qui sera présenté en mars à Montréal, puis dans le reste de la province, plus de 80 000 billets ont été vendus d'avance.C'est énorme! Faites le calcul en multipliant par 30$ le billet.Lemire n'a pas le choix, il doit être le meilleur.C'est ça qui est terrible.L'humour, c'est sérieux Quand La Presse l'a rencontré à l'Hôtel Delta de Sherbrooke, au lendemain de la fabuleuse tempête, juste avant qu'il ne se rende à la salle O'Bready de l'Université de Sherbrooke, Daniel Lemire était visiblement plus tendu que l'image qu'il donnerait un peu plus tard sur scène.Mais il était tout de même plus rose que dans les coulisses après le spectacle.11 avait mal dormi, dit-il, de jeunes hockeyeurs ayant pratiqué leur sport toute la nuit dans les corridors de l'hôtel.Il n'avait pas pu voir ses trois jeunes enfants comme prévu, la tempête les SUITE A LA PAGE E1£ Daniel Lemire, sous les projecteurs de la salle O'Bready de l'Université de Sherbrooke.Daniel Lemire combine, en un seul homme, diverses formes d'humour, du stand-up au clown cynique qu'est l'Oncle Georges.Le métier de comique comporte sa part de risques.On peut, par exemple, s'infliger un coup de bâton de golf dans le front.PHOTOS: BERNARD BRAULT onde ta***- non laiscs;.l'une de ses créations, .io\\\\c exposée à la galerie Micnw.l'artiste de 54 ans nous entraîne dans pcup\\é de dragons et de Inuvcs aux df ace « r » r r GRAPHISME: JACQUES NORWANDiN 1 4M -, m (.y f >&m lui Gôt ve» riment &j Québec Ministère de* Affaires cuJiurelies 1, lfil-MMi m IHUÏ i FEVRIER X LA SALLE Dt GESt llUltS AU GfSÙ 1200 IU( IUUIY US SOUS 01SPKUCUS H À TOUS US C0MP10IIS ADMISSION UN^fROOUCTIOM f OGU-SAIOURIN RÉS^790fl245 1 I f E 2 # # LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 Télévision fi Radio-Canada : la liste des mises à mort s'allonge LOUISE COUSINEAU omme on n'a jamais vu l'héroïne de Lise Payette faire vraiment du grand ménage \u2014 elle est trop occupée à autre chose \u2014 on ne peut pas traiter le nouveau patron de la section socio-culturelle de Radio-Canada de Marilyn.Mais l'énergie que M.André Mé-nard déploie depuis qu'il est en- * tré en fonction il y a quelques .mois à tout balayer sur son passage n'a pas fini de faire trembler Mes artistes et employés qui dépen-\u2022ident de lui.«Ça s'écrit Ménard, de dire 'quelqu'un, mais ça se prononce bourreau.» La section socio-culturelle gère dorénavant les émissions culturelles, les magazines sociaux id'tfprcs-midi et les émissions religieuses.Seule la messe du dimanche n'est pas menacée par le fougueux M.Ménard.La plupart des -«\u2022autres émissions sautent la saison ^prochaine.* On savait déjà que Millefeuille de Gaston L'Heureux et La Ban- Louise Turcot de des six étaient guillotinés.Voilà qu'on apprend que les magazines d'après-midi Vie de famille, L'Art de vivre et Le Temps de vivre sont non seulement mis à mort, mais qu'ils termineront la saison actuelle huit semaines avant le temps, soit à la fin de mars.Il faut faire des économies.On diffusera des reprises jusqu'à la fin de mai.11 est question d'une vaste émission quotidienne cinq jours semaines qui récupérera tous les sujets abordés par les magazines déchus, soit les relations parents-adolescents, la pré-retraite et le troisième âge.«le veux faire le ménage et donner des C'est vrai, je l'ai vu à la télé.Les téléspectateurs apprennent ces jours-ci que ce qu'on voit à la télévision n'est pas nécessairement la vérité vraie.On n'a qu'à se rappeler la che-mise tachée de sang du professeur .Etienne chez Denise Bombardier.; Le sang étant du jus de fraises, a-t-( on appris le lendemain.Voilà que le réseau NBC vient de se faire prendre en flagrant 'délit.L'émission Dateline NBC a \"présenté un reportage très documenté sur les dangers de certai- ' nés camionnettes GM dont le réservoir d'essence risque d'exploser dans une collision.La qualité ' du reportage était parfaite.Le problème c'est que ça manquait \u2022 d'images éloquentes.NBC en a donc fabriqué.On a vu pendant 57 secondes une camionnette prendre en feu.Le problème, c'est que les techniciens avaient ajouté des fusées sous le véhicule pour être sûrs que le feu prendrait.Ça a donné de belles images percutantes.Le problème, c'est que c'était truqué.Et NBC a dû s'excuser, pour ces 57 minutes d'aberration.La recherche du spectacle est en train de transformer les informations télévisées.NBC continuera de faire des reportages.L'inconvénient, c'est que les spec-.tateurs seront de plus en plus cyniques.Et l'affaire Etienne n'a pas empêché le président François Mitterrand de décorer Denise Bombardier de la légion d'honneur.On a vu notre Denise nationale se faire épingler le ruban rouge, bien visible sur son tailleur bleu poudre.Le ruban était rouge, l'ai été incapable de discerner si c'était rouge sang ou rouge fraise.Jacques Boulanger rendez-vous plus précis aux gens», de dire M.Ménard.Ce ne sera pas un Femme d'aujourd'hui puisque la maison n'a plus les moyens de nous offrir des reportages à ces heures-là.Mais un show de chaises avec diverses entrevues.Le grand coup de balai ménar-dien s'applique aussi durant l'avant-midi, alors que le magazine Comme on est animé par Marguerite Biais est lui aussi mis à mort.«Le problème de Comme on est, de dire le patron, c'est qu'il comprend une seule entrevue.Les gens qui rentrent chez eux en fin d'avant-midi et qui ont raté le début sont perdus.A la place, il faut un magazine avec des sujets plus courts, histoire de récupérer l'auditoire qui se présente durant l'émission.» Grande question: que deviendront les animateurs Louise Turcot, Jacques Boulanger, Renée Hudon et Marguerite Biais?«le ne suis pas rendu là», répond M.Ménard.Le magazine La Semaine verte déménagera à Québec, ce qui sera bon pour cette région qui pourra s'équiper convenablement puisque l'émission est en ondes 52 semaines par année et qu'elle réalise 300 reportages, de dire M.Ménard.On n'attend que l'approbation du siège social à Ottawa pour annoncer officiellement le déménagement.Le sort de Second regard est réglé: l'émission religieuse disparait à la fin de la saison, ainsi que .son animatrice Carole Vallières.Mais là, M.Ménard peut enfin révéler comment il va reconstruire.Marguerite Biais «11 s'agira d'une émission en deux parties.La première comprendra trois reportages.Donc, nous n'aurons plus besoin d'une animatrice, mais seulement d'une .présentatrice.« La deuxième partie sera cons- tituée d'une grande entrevue, genre Rencontres, de dire M.Ménard.L'animatrice est trouvée.Il s'agit de la journaliste Isabelle Albert, du magazine Enjeux, dont le grand reportage sur les Moniales a été couvert de prix.» «Mme Albert est superbe», de dire M.Ménard.Elle est profonde, elle a de la culture, elle est parfaite pour ça.» Quant aux émissions culturelles, M.Ménard n'a pas encore .pris de décision.Quelques perles ¦ Le réseau Musique Plus présentera un spécial Lévesque & Turcotte (deux anciens du Groupe Sanguin) le 21 mars.Titre: Raison Caleçon.Reçu dans le courrier une invitation de Radio-Canada pour She-haweh.Sur la première ligne: « Vous avez entendu parlé ».Oui, vous avez bien lu.Parlé.Sans r.Récemment, un communiqué de TV5 nous invitait à regarder Les Victoires de la musique «diffusées en même temps quand (sic) France».Qu'en achèterez-vous des grammaires, chers diffuseurs?PHOTO U Preste Heure Aeweuse aux moutouncs \u2022 Les portes des Foufounes électriques se sont rouvertes, hier à 16 h 30, pour laisser passer une foule d'habitués contente de retrouver le ieux, se décomposent en travaillant.Le vernissage fut l'occasion de jeter un coup d'oeil sur le Musée lui-même dont les salles d'exposition sont tout de même restées fermées aux invités.Mais si le reste du Musée est du même calibre que ce que nous avons pu voir, «les sceptiques seront confondus».Le choix de Luc Laporte a été de dégager complètement la structure du vieux bâtiment industriel (l'ancienne Brasserie Ekers de la rue Saint-Laurent) et de mettre ses espaces en valeur.Les pierres et les briques des murs principaux, dont les couches superposées appartiennent à différentes époques, ont été laissées à nu.Quand on entre au Musée international de l'humour, on le sait qu'on est dans une ancienne usine d'une espèce industrielle en voie de disparition.Le bâtiment devient lui-même objet d'exposition.Le Panthéon de l'humour, au rez-de-chaussée, représente en fait le hall des cérémonies, le lieu des mondanités, des hommages, des réceptions et des conférences de presse.C'est aussi un lieu d'exposition.Ce sont des colonnes le long du temple qui accueilleront les choses exposées.Le Panthéon est un espace magnifique ouvert sur toute la hauteur du bâtiment jusqu'à un puits de lumière actuellement recouvert d'une toile noire pour les besoins de l'exposition inaugurale.Tout autour de cette salle courent des galeries grillagées d'où l'un voit ie Panthéon de pi us ou moins haut selon l'étage où l'on se trouve.Au fond de la salle, des escaliers grillagés placés face à face forment un dessin géométrique symétrique.Le Musée international de l'humour est en fait une boîte, une carcasse, que les responsables peuvent aménager à volonté ajoutant même ou retranchant des planchers.C'est un lieu qui se rapproche plus du théâtre que du musée \u2014 son rôle principal n'est pas de collectionner et de conserver \u2014 où l'on mettra en scène des thèmes inspirés par l'humour.Sting à SNL.et à Montréal ting sera l'invité musical de l'émission Saturday Night Live (SNL), ce soir à 23h30 sur les ondes de NBC (canal 16, Vidéotron).Sting lancera son nouvel album le 2 mars et on annoncera vraisemblablement au cours des prochaines semaines sa venue au Forum de Montréal, le 2 juin prochain.Parlant de SNL, ne manquez surtout pas son best-of musical, animé par les deux zigotos de Wayne's World, Wayne et Garth, au même poste, demain à 21 h.Tout ce que le rock compte de vedettes y a mis les pieds depuis 18 ans.Dont Mick Jagger qui se prêtera au jeu de l'interview avec l'ineffable Garth (notre photo).Excellent! Demain, dans le cahier Livres ean Cournoyer débarque avec son Petit Jean, un dictionnaire des noms propres du Québec destiné, dit-il, «à ceux à qui on ne dit rien parce qu'on présume qu'ils savent tout»! Aussi, Maus: une extraordinaire bande dessinée en deux volumes qui raconte l'Holocauste de touchante façon.Et la recension du dernier essai de Gilles Lipovetsky, Le Crépuscule du devoir.J Quand deux gars d'Aerosmlth aa envahissent un lof t du Vieux ALAIN BRUNET ¦ Le haut commandement d'Ae-rosmith était de passage à Montréal cette semaine afin d'y faire mousser un album tout frais: Cet a Gr/p.Le chanteur Steven Tyler et le guitariste Joe Perry, deux figures légendaires du rock dur aux USA, deux vrais de vrais, étaient effectivement sur place.Sous étiquette Geffen, Get a Grip sera en fait lancé au début d'avril.Manoeuvre promotionnelle plutôt bizarre.Mercredi soir, on avait invité les scribes et les caméras dans une bamboula vachement médiatique, nous annonçant que Perry et Tyler pourraient éventuellement s'adresser aux journalistes sur place.La jungle en perspective.|e me pointe à ce loft perdu dans un racoin du Vieux-Montréal.Une centaine de personnes causent tranquillement sur l'étage.Canapés et cervoise à volonté, clips d'Aerosmith sur grand écran, écoute intégrale du nouveau disque, dont évidemment la première chanson mise en marché, Living On The Edgc.Plutôt croustillant, le nouveau disque, davantage que Pump, le précédent.Et voici surgir cette fameuse paire de hard-rockeurs.Tous se ruent sur Perry et Tyler, les flas-hes se mettent à mitrailler, les caméras à tourner.Jamais une rencontre avec la presse n'a été organisée de cette façon depuis que je pratique ce métier.On cause à l'un des artistes pendant que les photographes vident leurs chargeurs et que les fans nous dévisagent.Puis on nous fait signe de se pointer vers le suivant.Fort gentils garçons, ces hard-rockeurs.Mi-quarantaine, la belle forme malgré les abus passés (et Dieu sait que les boys d'Aerosmith ont abusé!), pas un mili-gramme de tissus adipeux, le verbe cru, mais encore la maturité des grands.Notre ville et la vôtre Exhibitionniste comme il se doit, Tyler est tout aussit affable et sympathique.Quelle bouille! L'animal est grand, maigre comme un chicot et facétieux à souhait.Il porte un long manteau rouge, des pantalons psychédéliques aux pattes d'éléphant et des souliers Patof.Son faciès de macaque (souvent comparé à celui de Mick Jagger) n'hésite pas à adopter toutes les mimiques nécessaires aux besoins médiatiques.Comme prévu, il reluque les filles, leur passe des remarques assez directes merci.Un vrai rockeur, quoi.«11 n'y avait pas beaucoup de monde à notre dernier show du Forum », se rappelle Steven Tyler, le regard interrogatif, après que je l'eus félicité de cette mémorable performance de janvier 1990.Fort du disque Pump, Aeros-mith avait alors livré tout un show.devant 8000 fans.Une assistance relativement faible, si on la compare à ces légions de dévots qui n'hésitent pas à remplir les arénas de ce continent.Or à Montréal, ce groupe quasi mythique n'a toujours pas l'impact et la reconnaissance de Led Zeppelin.Mais où est le problème?Le PHOTOS ARMAND TROTT1ER.U Presse Maigre comme un chicot et facétieux à souhait, Steven Tyler joue volontiers de son faciès de macaque pour les besoins médiatiques.Calme et nettement moins démonstratif que son comparse, Joe Perry soutient que Cet a Crlp, le nouveau Aerosmith, et nettement supérieur au précédent Pump.marché québécois devrait importer peu pour ces méga-stars du rock américain, non?«Justement, non, rétorque Tyler.Nous sommes de Boston et avons vu comment le Québec était plus porté sur Led Zeppelin que nous durant les années 70.C'était un peu frustrant, d'ailleurs», confie la rock star.« Nous connaissons bien Montréal car nous ne vivons pss très loin d'ici, explique Tyler.11 y a d'ailleurs plusieurs similarités entre notre ville (Boston) et la vôtre, ne seraient-ce que l'architecture et l'influence européennes.D'autant plus que nous sommes proches du son new-yorkais, celui de la Côte Est.«C'est que nous ne nous identifions pas à la scène de Los Angeles.La Californie est super, mais les cerveaux ont tendance à ramollir lorsqu'ils sont trop longtemps exposés à la chaleur.Et, que je sache, Montréal est une ville de la Côte Est, n'est-ce pas?» Roximus maximus Steven Tyler et son collègue sont visiblement fiers de Cet a Grip.«Roximus maximus!», se plaît à clamer le chanteur.Produit par Bruce Fairbairn, un artisan de Colombie-Britannique ( this old son of a bitch, dixit affectueusement Tyler) qui a déjà collaboré avec les musiciens d'Aerosmith pour leurs deux disques précédents, enregistrés à Los Angeles et à Vancouver, ce nouvel album semble avoir été difficile à mettre au monde.«Nous avons mixé chacune des chansons à au moins quatre reprises.Mais nous n'étions jamais satisfaits du résultat.Nous avions toujours l'impression qu'elles étaient trop chargées.Nous sommes alors retournés en studio et avons enregistré de nouvelles versions plus épurées, plus simples.Et nous avons dû tout remixer.Il fallait en fait laisser vivre, ces chansons en les laissant pratiquement comme elles étaient lors des ' premières prises de son », raconte Steve Tyler.« Je crois que nous nous améliorons avec le temps», renchérit Joe Perry, qui a signé la majorité des musiques de Get a Grip \u2014 l'album incluerait, dit-on, des collaborations d'un certain Mark Hudson, du bien connu Don Henley et de Lenny Kravitz.«Ce nouvel album est supérieur à Pump, que je considère trop commercial, soutient Perry.Les guitares y sont cette fois plus rock, l'attitude générale du groupe est plus irrévérencieuse.Cela nous ressemble davantage», ajoute cet homme articulé, calme et nettement moins démonstratif que son comparse.L'âge du président Survivants d'une époque où l'aiguille qui se plantait dans le bras du hard-rockeur allait souvent de paire avec celle qui labourait le 33 tours, les boys d'Aerosmith sont désormais en pleine forme physique.On est déjà loin de cette sombre période où Tyler était tellement gelé qu'il n'avait même pas conscience des changements de personnel dans son propre groupe! Et comment se sentent nos vétérans hard-rockeurs, issus de la même génération que Bill Clinton?«J'ai eu un pincementlau coeur en réalisant que nQjJs avions sensiblement le même âge, confie Tyler, qui aura bientôt 45 ans.C'est effectivement un peu dur à réaliser! J'ai d'ailleurs rencontré le frère du président, un musicien, dans un studio de Floride.Il était très sympathique.» «Comment expliquer notre longévité?11 n'y a pas de formule magique, de réfléchir Joe Perry.Nous avons appris de nos erreurs et nous aimons le rock toujours aussi profondément qu'à nos débuts.Nous vivons encore ce sentj-ment de rébellion face à la musique pop.voire toute cette culture doucereuse que l'on nous sert encore.«Il y a dix ans, je croyais que les Stones étaient finis.Je suis le premier surpris de leur effervescence.Alors comment interpréter la nôtre?Who the fuck knows.» EU | théâtre d'aujourd'hui es Direction artistique : Michelle Rossisnol ! fa'>e or m coe\"r d'eî.jgp* 2 '> tant les gens de la publicité à Ra-> dio-Canada ne la connaissent même pas: «Quand je dois changer un chèque, il faut que je me nomme et que je dise ce que je I fais là.C'est pas grave, ils sont jeunes.Et puis, je pense souvent à ce que me disait Jean-Pierre Mas-son quand nous travaillions en%* semble à la radio: \"Chez nous, il n'y a nen d'assez bon ou d'assez ; mauvais pour qu'on en reparle dans une semaine\"».ouvert le spectacle avec ma chanson.l'ai rencontré Madeleine Renaud qui m'a dit: \"Vous devez être une bonne comédienne\" Elle ne me connaissait pas.Elle me regardait dans les yeux.«J'ai failli faire une carrière aux États-Unis: ça ne s'est pas fait et c'est sûrement mieux ainsi.Quand je vois les comédiens américains qui ont trois ou quatre psychiatres, je me dis que c'est peut-être mieux ainsi.Les acteurs tev*r \"Un triomphe\", France Soir \"Un oiseau rare\", Le Figaro \"Délicieusement savoureux\", Pariscope \"L'Art de la comédie\".Le Quotidien de Paris n'ont pas besoin de psychiatrie parce que le théâtre sauve tout.11 nous protège, il nous enveloppe, nous permet de jouer en nous cachant.Bien sûr qu'on fait ce métier pour être aimé, et ce besoin n'est jamais assouvi.Moi, je n'ai jamais cru qu'on m'aimait vraiment.J'y repense, ne parlez pas de ma carrière aux États-Unis, ça fait prétentieux!» Permettez-moi madame de vous redonner la gloire que vous avez toujours méritée et que vous n'avez peut-être pas toujours reçue.Parce que Gisèle Schmidt n'a jamais déçu les gens de théâtre.On s'est peut-être trop habitué à son intensité, à sa rigueur et à son professionnalisme.«Mais je n'ai jamais été ambitieuse, dit-elle.|e n'ai jamais apporté mes rôles à la maison.|e devais m'occuper de mon fils, de ma maison et de mes affaires personnelles.|e n'ai jamais eu de plan de carrière et je tenais à vivre ma vie».Elle n'a pas envie qu'on exploite sa passion de vivre.Denise Bombardier l'avait invitée à Radio-Canada pour la St-Valentin et if I Mme Schmidt avait évité le piège des histoires de coeur.Sûrement qu'elle aurait pu raconter des histoires torrides, des histoires de clair de lune sur le bateau dans les bonnes années quand elle voyait Montréal-Paris sur mer.Mais elle est timide, fragile comme tous les comédiens et puis, elle s'intéresse aux autres, écoute, comprend et donne beaucoup plus qu'elle ne reçoit, comme toutes les natives du signe de la vierge.Elle a connu Brassard tout jeune.Il avait seize ou dix-sept ans.Elle a connu Dubé au sommet de sa bonne fortune: «Il était toujours avec les comédiens.11 s'attardait au restaurant Chez son père ou au 400.Quand il a écrit' Le Temps des lilas, il devait lire Tchékhov.Cette pièce a été créée à rOrpheum le 25 janvier 1958.C'est Jean Gascon qui faisait la mise en scène, le me souviens».Elle n'était pas de l'équipe de la création du Temps des lilas, mais elle a fait partie de la première production de l'équipe dirigée par Pierre Dagenais: «C'était dans Altitude 3200.|e faisais par- LE D É SIR SOUS LES ORMES i\\0 r.Uiii-iir ( )' \\rill Une faculté qui oublie Pas étonnant qu'après toutes* ces années, on lui demande de passer une audition pour un rôle au cinéma.Chez nous, la mémoire est une faculté qui oublie.-.De-, mandez aux Français s'ils connaissent Barrault-Renaud ou Louis Jouvet.Demandez aux Québécois s'ils connaissent Pierre Da-1 gênais ou Fred Barry.Mais ça c'est une autre histoire.Revenons au présent et à l'avenir.Celle d'une nouvelle gé-' nération: «Les jeunes comédiens sont courageux parce que maintenant les producteurs ont le choix.Ils sont nombreux à sortir des écoles à chaque année.À l'époque, pour travailler à la radio, nous étions cinq ou six mais nous, on aurait payé pour jouer.«À un certain moment dé nia vie, j'ai choisi de quitter le Boulevard et de participer aux créations.|*ai joué du Languirand, du Langevin au théâtre Club.Il y avait du Ionesco dans l'oeuvre de Languirand, du Tchékhov dans celle de Dubé.» Et il y avait toute la passion du monde dans Le Temps des lilas.Mais chez Gisèle Schmidt, la passion a largement dépassé le temps des lilas.C'est on ne peut plus évident.Du 11 au 20 mars à 20 heures à la Maison de la culture Frontenac 2550, Ontario Est, Métro Frontenac Réservations: 598r5810 m UNE FURIEUSE COMÉDIE de AGNÈS JA0UI et JEAN-PIERRE BACRI mise en scène de GERMAIN H0UDE avec MICHELINE BERNARD, LOUISE BOMBARDIER, JACQUES GIRARD, ROBERT MARIEN et CLAUDE PREGENT décora et costumes de ANDRÉ BARBE, éclairages de CLAUDE ACCOLAS conception sonore de CHRISTIAN THOMAS MARS KÉÂTRE ST-DENIS 2\u2022 1594, RUE ST-DENIS \u2022 TÉL.: 849-4211 \u2022 TICKETMASTER \u2022 TÉL.: 79Q-1111 Nattant 19 T\\ Patrick Goyerio Gémont Onéuh PfeÊpp* Cousin* Traduction: Yves Souvageau et Robert Ripps Décors: Richard Lacroix Costumes: Jean-Yves Cadieux Eclairages: Jocelyn Proulx Musique: Vincent Bèaulne Groupe La Mutuelle .le profil de l'avenir l e Théôtrc poDuloirè du Québec .Intcr-Can«»\u20ac Ouot.Méto F\\>a-oc-Ajro TAJDf utourr 30 mjnutis avant u IfVDt DO MOtAU 90 $ (AKMNT COMPTANT UUUMENT) dimanches MARCEL DUBE mise in scène d.LORRAINE PINTAL Les Arts du Maurier Liée niQCONŒfïïUKS AHGEIOIÀRSEÏÏ1 MICHEL BEAUUEU JEAN-MARIE GUAY FRANÇOIS LAPLAHÎE CLAUDE LEMEUN DAN1ÊLE LÉVESQUE PHILIPPE MÉNARD DU 19 JANVIER AU 13 FÉVRIER 1993 MARDI AU VENDREDI : 20H \u2022 SAMEDI : 16H ET 21H UMpriurtabon* Uni tolabartftan fa Q^M¥d.0ou.t»« (7771 I r m.11.in tir mm* iwfim -» CKAC73AM RÉSERVATIONS : 844-1793 4664, RUE ST-DENIS R É S E R V A T I O \u2022y E6 DISQUES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 Natasha Alexandrovna: Madonna russe ou Samantha Fox des steppes?ALAIN BRUNET ¦ Depuis les grands succès de Pa-tof;aucun artiste russe n'a suscité autant d'intérêt médiatique dans notre joli monde des variétés.Nous ne sommes pas seuls, remarquez.«Madonna russe», insiste-t-on chez les amerloques.Parce qu'étonnamment osée pour une cosaque, Natasha Alexandrovna a bénéficié d'une visibilité certaine dans les médias américains: Time, USA Today, People, Vanity Fair, l'émission quotidienne Entertainment 7b-nîght ont tous mordu à l'hameçon, réservant au pétard en question un espace de choix.On qualifie Natasha Alexandrovna de «Madonna russe» parce que sexy, n'hésitant pas à jouer à la topless haut de gamme et s'affubler de lingerie évocatrice.Madonna parce que portée sur la dance music (son nouvel album, carrément intitulé Russian Révolution, en témoigne), Madonna parce que déterminée à tenir bien serrés les guidons de sa carrière.«Je n'ai que peu de choses à voir avec Madonna, réfute la plantureuse Natasha.Nous sommes totalement différentes l'une de l'autre».L'esthétique que charrie cette prétendante au statut de star révélerait même des aspirations supérieures à la madone de la cravache.Citant à souhait Marlene Dietrich, Barbra Streisand, Bette Midler, Tina Turner, Lisa Minel-li, cette femme qui se veut fatale vise un certain classicisme pop.De la classe, s'il-vous-plaît.« Il y a une différence entre être sexy et une catin, affirme-t-elle.Madonna exploite une mode plus rude, proche de la rue.Poser nue pour moi représente une forme d'art.Le langage du corps peut être magnifique; tout est dans la façon de poser, de te présenter devant la caméra.Par exemple, j'ai posé nue sur un cheval blanc, c'était très beau.» On la croira sans hésiter.Pourquoi ce look sexy, cette tendance à l'effeuillage partiel?Et la reproduction des clichés sexistes à travers cette image, qu'en faites-vous, belle Natasha?«Les femmes devraient connaître une carrière, travailler, mais conserver leur féminité.Elles doivent avoir de grands rêves et faire preuve de ténacité pour réaliser leur rêve», rétorque la dame.Plus déterminé que ça.Naturellement sexy Elle ne peut d'ailleurs cacher son intention de faire boum dans les médias.«Il fallait trouver une façon d'attirer l'attention pour ensuite passer à autre chose, dit-elle carrément.Tu dois commencer quelque part! Mais je suis naturellement sexy, je l'ai toujours été.Même lorsque j'étais petite fille, j'étais très coquette, je simulais même des défilés de mode, je portais des maillots de bain affriolants.» Enfance dorée à Leningrad (St-Petersbourg), fille de bonne famille de la nomenclatura, qualités athlétiques certaines (à 15 ans, elle s'entraînait pour l'équipe olympique de l'URSS, ce qui n'est pas peu dire), éducation top niveau et, par-dessus le marché, du sang royal.«La vraie Russie a été construite par l'aristocratie», ET C'EST TOUT! DERNIERE CHANGE POURVOIR LE PHANTOM! \\.HrrZi*L va*/[Mot tiitwr r>i\\/A ''tir \\ VI» il I w * in > ii u, i it ii i ii \u2022 >.t\u201er 11 n H i i i 11 i« u i s « y DI-RNIÈRE CHANCE POUR Bài^fe cû u\u201e\u201e.,\u201e ,\u201e,.i\u201e, VOIR l.h l'HAMUM fitkctMàiur U'uùvf ,l.ms «nain* À MONTRÉAL! .,.\u20141.i,it,\u201e, MAINTENANT «.«.\u2022\u2022 BILLETS: «1.25$ 1*25$ 27.00$ 37.50$ Q LACX)kH>w.uii'\\ PKLMIUU cji l.nii SALLE WILFRID-PELLETIER EN VENTE À LtOSM: K42-995! ET AUX GUICHETS DE LA PLACE DES ARTS: S42-2112 (taxes et redc\\ ance Place des Ans en sus) *2 U M \u2022 » II ' I fl m m ¦ > r.\u2022t » ¦ KM m * mm V '4 me.Le beau |on, lui aussi, ne le sait que trop.«Tout le monde avait une étiquette particulière à nous accoler, se rappelle-t-il.On nous a traités de corporate parce que, simplement, nous avons obtenu un succès énorme.Avec nous, ça s'est passé ainsi parce que nous avons été à l'origine d'une énorme vague de hard-rock.à partir de notre album Slippery When Wei» (1986).Nous sommes mainte* nant à la croisée des chemins et* on se demande si Bon |ovi franchira la barrière du temps.EhZ bien, vous verrez!» Lucia^ lammermoor UN CHATEAU EN POUR LES AMOUREUX .UNE PASSION CRUELLE.GRANDES HISTOIRES D'AMOUR.UN OPERA AUSSI EMOUVANT QUE ROMEO ET JULIETTE DONizrm (EN ITALIEN, AVEC SUR TITRES FRANÇAIS ET ANGLAIS) LUCIA : SHERYL WOODS, EDQARDO : JOHN FOWLER.ENRICO : GAETAN LAPERRIÈRE.RAIMONDO : JOSEPH ROULEAU.ARTURO : RAUL HERNANDEZ.ALiSA : GABRIELLE LAVIGNE.NORMANNO : CHRISTIAN CHIOSA CHEF D'ORCHESTRE : JOSEPH RESCIGNO.METTEUR EN SCÈNE : DAVID PFEIFFER L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Sait* WlrfHd-P«H«tior Place des Arts BILLETS EN VENTE 27 FÉVRIER, 1ER, 4,6, 10 ET 13 MARS .1993, À À L'OPERA DE MONTREAL : (514) 985-2258, A LA PLA 20 H PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 ET AUX COMPTOIRS ADMISSION t (514) 790-1245 OU 1 800 361-4595.L'OPÊRriAoNTREAL DE Bernard Uzan Directeur général et artistique ^iii POSTE >M AIL Canadien Pacifique ¦ Limitée BANQUE ROYALE SPINELLI Sous le distingué patronage de la cSucztuion Q. [£>^à m m m * m Retourner à : L'Opéra de Montréal 260, bouL de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H2X1Y9 JE DÉSIRE ÊTRE TENU AU COURANT DES ACTIVITÉS DE L'OPERA DE MONTREAL \u2022 * Nom :_ Adresse :__,__ Ville :____ m Province : Téléphone (rés.) : Code postal (bur.) :_ i ES LA PRESSE, MONTREAL, samedi ?0 FÉVRIER 1993 i Paris reçoit très mal I la Traviata de Cruber V 4*\" Agence France Presse PARIS Le metteur en scène Klaus «Michael Grubcr a été vigoureusement contesté au cours ^de la première de sa nouvelle production de La traviata, le plus populaire opéra de Verdi remonté par 1c théâtre du Chapelet pour dix représentations (jusqM'au 10 mars), et dont la -première avait lieu cette se-mainc à Paris.Des huées de la majorité du public qui n'a guère compris le parti-pris constamment sombre et macabre du spectacle, ont contraint cette figure de proue du théâtre contemporain allemand à regagner la 'coulisse, laissant les applaudis-'sements saluer les interprètes «vocaux.j Le chef italien Antonio Pap-pano.directeur de la Monnaie de Bruxelles qui dirige le Phil-;harmonia orchestra de Lon-£dres, a été également un mo-Sment contesté pour la lenteur *de ses tempi.mais ses partisans tse sont imposés.C'est la deuxième fois depuis 16 ans que Grubcr essuie un tel échec dans le domaine lyrique à Paris.En décembre 1976, il avait causé tout un émoi avec une Walkyrie reçue comme une parodie de l'opéra wagnérien.Pour Traviata, Gruber a cherché à sortir ce mélodrame de la quincaillerie Second-Empire sous laquelle on l'étouffé souvent, avec plus ou moins de bonheur.D'entrée de jeu est indiqué au spectateur que Violetta la demi-mondaine est une morte en sursis avec son visage plâtré.La fatalité semble s'être abattue sur cette poitrinaire, amoureuse d'un fils de bourgeois qui donne l'impression de défendre son amour avec guère de pugnacité.Le chant émouvant de la soprano italienne Giusy Devini, accentue encore cette tendance face à un sympathique Al-fredo (le ténor espagnol Vin-cente Ombuena), écrasé par son père (le baryton argentin Victor Torres).Un film canadien sans.Canadiens Imax aurait trop mis l'accent sur les Américains dans son film sur le Koweït Presse Canadienne CALCARY ¦ Une femme d'affaires de Cal-gary dénonce le fait qu'un film canadien en nomination aux Oscars mette plutôt l'accent sur les efforts des Américains dans la lutte aux incendies de puits de pétrole, après la guerre du Golfe.Les Feux du Koweït, une coproduction de la société Imax et des films Black Sun, est en lice pour l'Oscar du meilleur documentaire, qui sera remis lors de la cérémonie présentée le 29 mars.La présidente de Safety Boss Ltd., Stacy Miller, soutient que le film nie les efforts faits par les compagnies canadiennes comme la sienne.«Nous sommes déçus parce que nous considérons que les faits n'ont pas été rapportés correctement», a dit Mme Miller.«La contribution des Canadiens n'accapare que 30 secondes du film, au mieux.» Mme Miller a fait valoir que sa compagnie a éteint environ le quart des feux de puits de pétrole, en plus d'entraîner les Koweïtiens à combattre les incendies.Cependant, le président et directeur général d'Imax, Robert Kerr, a pris la défense du documentaire.«Le réalisateur a tourné son film comme il l'a vu et selon ce qu'il a jugé approprié», dit-il.«Les fonds investis pour réaliser ce film ne sont pas canadiens, et le sujet du film non plus.11 n'y avait donc pas d'obligation de mettre l'accent sur l'implication canadienne, quoiqu'elle soit de toute évidence reconnue.» «C'était un événement de portée internationale auquel ont contribué 10 000 personnes à travers le monde.» ¦i «.\u20224 m il 1 7 effet est saisissant! Huguette Ro berge \u2022 La Presse IMM 30: Oèbut Divertissant qui rend complètement Dingue! faut le voir pour le cruire.Claude Deschënes*- Montreal Ce Soir/Radio*Canada Saisissant! Jamais le cinéma 30 n'a été aussi réussi.Oaniel Oaigneault - CKAC Superbe! fascinant! Du 30 qui functiunne à merveille! Marc Coiteux- MusiquePlus IU IIlIEie « ei,a (v.f.Th© La*i Buffalo) m CINÉMA IMAX ou VIEUX-PORT DE MONTRÉAL \"V.% TOUT MONDE PARLE, SHOW VOIR! «un DI A 100¦'.Stc Cmheimo csi (lllf ?B6 78B4) Billots en vcnle au ihéôlte M L VLI Iflr IMeipQ- admission 790-1245 23 au 28 FÉVRIER \u2022 24 au 28 MARS \u2022 2 au 4 AVRIL\u2022 7au 11 AVRIL r All'l»! Culur».*» Ln Concert Billets en vente aux guichets du Forum, a tous les comptoirs admission ou en appelant le 790-1245.Billets 35.50 S* *?Frais de Service Pas de caméra, d'équipement vidéo ou d'enregistrement Date et heure peuvent être sujet a changement LES PRODUCTIONS MUSICALES OONALD K 00NALO INC EN VENTE MAINTENANT SAMEDI 12 JUIN 20h LES PLUS GRANDS SUCCES DE 1966-1992 Oouble CD Sur étiquette Sony Partout où la musique se vend.; i LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 en s/>ec(ucfv Ven.30 avril 20h.Sam.Ier mai I9h.2 soirs seulement En vente maintenant La plupart des gens croient qu'il n'y a qu'une façon d'aider le monde en développement.Nous en avons 26.n ., H I i \u2022 CODE Pour plus de renseignements, téléphone/ au 1-800-661 -CODE dit h Butler Au New Orléans CE SOIR J225, boul.St>Laurent Dîner débutant à 18 heures Spectacle à 21 heures Réservations: 874*9424 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONELLES DU 31 MARS AU 3 AVRIL 1993 ON S'EN VA?II II - Daniel Daignault, CKAC et Le Lundi ¦m | Doschamps a iuit la preuve s- - mordant, il l'a même peut-être piu^ ' »*urs jouissaient.C'était du gron sse t mou s spectateurs Yvon Deschampc Jocelyn* Lepage - La Pre.' On Coi .Le De voir \"Avec Yvon Deschamps, on ne peut pas ne pas rire; c'est irrésistible.Il est adorable.Allez en courant voir Yvon Deschamps.\" - Monique Giroux, Montréal Express.CBF \"Il n'a rien perdu de son mordant On rit beaucoup, on s'essuie des larmes de bonheur.\" - Daniel Guérard.CITE FM On rit à s'en décro*.\u2014.la mâchoire de le voir si n**.\u2014 ramener des pages d'h.- \" avec tant d'habileté , les traverm de notre société Manon Guilbert - Journal de * -r^rocher !\u2022 décrire \u2022'*n t JoTd'Wstoira.do « iéte.Montre^ Slfta [Mer.; jeu.28,50 $ - 24,50 $ - Balcon 8 $ Ven., sam.32,50 $ - 28,50 $ - Balcon 8 $ \"J'ai pleuré, tellement j'ai ri.\" - Annie Lessart.CITÉ FM il ifI ! M U fH I fit ry Théâtre Maisonneuve ut) Place des Arts \u2022 Reserviliions ttHeplumiiitius.514 842 2112 Fraissde service.Redevanceetc i.2bSi- taxëSî Siu t0l/i hill.-! 11» \u2022 plus'l'iC 10S CJmS$1280 Le dimanche 21 février, de 11 h à 12 h yegor dyachkov violoncelle nari matsuura piano Gagnants ex aequo du Tremplin international des Concours de musique du Canada, édition 1991.Animatrice: Lise Daoust Sons et Brioches 20e anniversaire Billet: 4 S (Brioche, jus et café servis gratuitement entre 10 h 20 et 11 h) Piano n obi le Salle Wilfrid-PeUetier 6b Place des Arts JtWtl 'MUSICALESDU CANADA Une coproduction des JMC «t de la Société de la Ptoco des Arts do Montréal grâce à une subvention du CACUM ot des commendilcs do ZURICH CANADA DU 23 AU 27 FEVRIER 1993 CINQUIÈME SALLE PLACE DES ARTS RESERVATIONS : 842-2112 ADMISSION : 7904245 MISE.EN SCÈNE : RENÉ-RICHARD CYR DÉCOR : ANDRÉ BARBE \u2022 ÉCLAIRAGES : YVES AUCOIN COLLABORATION AUX TEXTES : JEAN FRANÇOIS'PEDNEAULT un ¦«>\u2022* .^r\u2014 (Antetcrc de» Affole* cuifurçfc* m LE 2 MARS SUPPLEMENTAIRES DU 16 AU 20 MARS THÉÂTRE ST-DENIS1 \u20221594 ST-DENIS \u2022TÉL.: 8494211 MtSE EN SCÈNE : DENS GOwCHARO TEL: 790-1111 \\ \\'r.vn»*>».\\ i \\ i n.i\\ iii > \\ \u2022 \u2022 ,'AMf.U; , \u2014 É'estïfal \u2022 I M\\|»\\ I ' .li DtVOIB HfflWi'lUKUDM Wmmn ejSJB^^S^JJ^tsup*1^ 1 * De avouresses observations « Show subtllefflcace, «nteJBçjwU ** * Jj** LE RETOUR DE L'ENFANT TERRIBLE! , ¦ vtsIoR cki iwoocte Hatëritaeitt phi «rtkulée» J r Ull presenlolioi C LOB \"^ÎÏÏÏÏsTiT:WBS0DA 270-7848 & ADMISSION.RÉS.790-1245 DUl llhcâtrc n 1 594 rue St-Oinh Rtnttigntmtnti : \u202249-4211 Achats par ttrti di aédits: 790-1111 Magasins La liii Ventes de groupes: 527-3644 w paj I E10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 DISQUES Un Messiaen difficile à réaliser CLAUDE GINGRAS ¦ Le Quatuor pour la fin du Temps est, avec la Turanga H la -Sy m -phonie, l'oeuvre la plus célèbre d'Olivier Messiaen.Le compositeur l'écrivit pendant la deuxième guerre mondiale, plus précisément pendant l'hiver de 194041, au moment où il était prisonnier des Allemands en Silésie.Avec Messiaen, alors âgé de 32 ans, se trouvaient là un violoniste, un violoncelliste et un clarinettiste et c'est pour cette formation, complétée par lui-même comme pianiste, qu'il conçut ce quatuor dont l'instrumentation inhabituelle fut commandée par les circonstances.Dans ses entretiens avec Antoine Goléa (Julliard, i960), Messiaen explique ainsi l'origine du titre: «Pour la fin du Temps, c'est-à-dire pour la fin des notions de passé et d'avenir.pour le commencement de l'éternité», ajoutant que, catholique fervent, il y fait référence à l'Apocalypse de saint fean, d'où ces noms assez délirants donnés à certains des huit mouvements: Vocalise, pour l'Ange qui annonce la fin du Temps, Danse de la fureur, pour les sept trompettes et Fouillis d'arcs-en-ciel, pour l'Ange qui annonce la fin du Temps, trois morceaux réunissant les quatre instruments, Louange a l'Eternité de lésus, pour violoncelle et piano, Louange à l'Immortalité de lésus, pour violon et piano.Abîme des oiseaux, pour clarinette seule, etc.\u2022 Quelques années après leur libération, Messiaen au piano et le violoncelliste Etienne Pasquier, son compagnon de captivité, enregistrèrent l'oeuvre à Paris, avec deux collègues.Ce document historique n'existe qu'en 33-tours (Musidisc, RC 719) et son report en compact est vivement souhaité.De nombreux enregistrements du Quatuor furent réalisés par la suite et, encore aujourd'hui, le catalogue s'augmente régulièrement de nouvelles versions.En voici justement quatre autres.Yvonne Loriod, deuxième femme de Messiaen et créatrice et interprète au disque de nombre de ses oeuvres, n'avait encore participé à aucun enregistrement du Quatuor.Cette inexplicable lacune vient d'être comblée: elle est au piano dans la récente version EMI (CDC 7 54395 2) réunissant également Wolfgang Meyer à la clarinette, Christoph Poppen au violon et Manuel Fischer-Dieskau au violoncelle (dont on n'indique Mgr In \u2014\u2022 1 : è l î r < ê \u2022 5 ' 41 il Coïncidence révélatrice: Teldec et EMI ont «vu» dans le Quatuor pour la fin du Temps le même surréalisme, signé Dali (en haut) ou Magrttte ( ci-contre).pas le lien de parenté, s'il y a lieu, avec le célèbre chanteur).Il s'agit d'une très bonne interprétation, avec de fortes oppositions de dynamiques, malheureusement affligée d'un violoncelliste aux portamentos forts laids.À cause de lui, l'extatique Louange à l'Éternité de lésus (le cinquième mouvement) devient une chose pénible à écouter et suffit à déclasser le disque.Dommage car, des quatre disques, c'est le seul comportant une oeuvre supplémentaire: Thème et Variations, pour violon et piano, de 1932, qui révèle un Messiaen jeune et encore influencé par Fauré, et qui fut créée par sa première femme, la violoniste Claire Delbos.Le Trio Fontenay vient également d'enregistrer le Quatuor, avec Eduard Brunner à la clarinette.Là encore, une version qui serait parfaitement recommanda-ble si Teldec s'était donné la peine de reprendre le troisième mouvement, Abime des oiseaux, pour clarinette seule.Brunner y respecte les moindres détails et réalise parfaitement les trois passages en crescendo indiqués «ppp \u2014 ffff».Hélas! on l'y entend respirer à tout moment, les raccords («splices») sont apparents et il y a même un bruit de toux vers la fin (plage 3, à 5'23 sur l'indicateur).Dommage, ici encore, car le Fontenay, pris à part, propose une interprétation inspirée et unifiée, avec un violoncelle sublime dans Louange (9031-73239-2).^ Pourtant très honnête, la version Harmonia Mundi de l'Ensemble Walter Boeykens (HMC 901348) est handicapée par des imperfections de jeu chez le violoncelliste et chez le clarinettiste.Et là aussi, on entend celui-ci respirer.La version Adda (581029), réalisée en 1986 mais maintenant disponible au Canada d'une façon suivie, offre une interprétation très valable, manifestement animée par Pierre-Laurent Ai-mard, le pianiste de l'Ensemble InterContemporain.Mais il y a, là aussi, quelques problèmes de justesse chez le violoncelliste.Quelques mots sur les autres versions.Ces longues et mortelles tenues de notes donnent aussi du mal au violoncelliste de l'indifférente version Deutsche Grammo-phon et même à Anner Bylsma dans la version pourtant admirable réalisée chez Philips il y a douze ans avec Vera Beths, George Piéterson et Reinbert de Leeuw.Dans le précédent enregistrement EMI, de 1976, le jeu non toujours très précis du violoncelliste Siegfried Palm est accompagné de bruits étranges.Dommage encore car il y a là ce dynamisme et cette couleur qui manquent à la version du groupe Tashi (RCA), longtemps considérée comme la meilleure.Bref, il n'existe pas actuellement de version absolument parfaite du Quatuor pour la fin du Temps, l'aime imaginer une version idéale.Elle réunirait \u2014 à la condition qu'ils soient tous en très grande forme et servis par une technologie irréprochable \u2014 Martha Argerich au piano, Mstis-lav Rostropovitch au violoncelle, Gidon Kremer au violon et Richard Stoltzman à la clarinette.Une précision concernant le titre.La partition Durand donne Quatuor pour la Fin du Temps (avec un grand F) niais, dans sa préface, Messiaen écrit Quatuor pour la fin du Temps (avec un petit f).Les deux mouvements qui rappellent le titre général donnent également «.la fin du Temps».Chose certaine, l'oeuvre ne s'appelle pas «Quatuor pour la fin des temps», comme on l'entend et le lit encore.Il y a quelques années, l'université Conccr-dia avait même traduit «Quartet for the End of Time» et retraduit «Quatuor pour la fin du monde».Les spectateurs sont les stars d'un soir au - cinéspectacle interactif Tournage Prise 1 » du CJuffiBoda.PHOTO.ROBERT.MA»U?00jif'ja Presse Tournage Prise 1 : suffit de joue jeu avec le gars des vues pour ri MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale ¦ Ma copine Carole n'est pas vraiment du style à s'esclaffer pour un oui ou pour un non.Lorsqu'elle m'a dit qu'elle avait failli mourir de rire lors de la première du «cinéspectacle interactif Tournage Prise l » au Club Soda, je l'ai crue.C'est donc sans déplaisir que je m'y suis rendue à mon tour.Et j'ai beaucoup ri.Le concept du spectacle me semblait pourtant assez tortueux au départ.Il s'agit, pour des spectateurs qui le veulent bien, de monter sur scène pour incarner pendant quelques minutes soit Humphrey Bogart et.Ingrid Bergman dans Casablanca Claudia Cardinale et Charles Bronson dans // était une fois dans l'ouest, El vis et sa délicieuse femme Linda dans Elvis Gratton.Ces «stars d'un soir» sont dirigées par des réalisateurs hauts en couleur \u2014un Américain, un Italien et une Québécoise, sur scène et dans la vie \u2014 et entourées d'une véritable équipe de techniciens.Après visionnemerït des extraits de films choisis, on passe, au maquillage, à la répétition et à l'enregistrement proprement dit, dans de jolis décors de carton-pâte signés François Bélànd.Le public dans la salle n'est pas laissé en reste puisqu'on .lui demande de faire les bruits de fond clesdits extraits: vous devez donc imiter des bruits de pas, de.porte, de bataille, de spaghetti qui s'engouffre dans une bouche.À la fin de la soirée, le meilleur acteur et la meilleure actrice sont couronnés, en vue du gala de remise du Ken d'or et de la Barbie d'or en mai prochain.L'incroyable, c'est qu'il se trouve des gens qui n'hésitent pas à monter sur scène pour «passer une audition» et peut-être obtenir un rôle.Le pire et le meilleur se côtoient: des «show-off», des ordinaires, des naturels, des pas mal bons, des petits comiques, des gros ego, des talentueux et même, ce soir-là, le Capitaine Nô qui a pu, dans le plus parfait anonymat, incarner le barbu de // 'était une fois dans l'ouestl Bien sûr, la formule privilégie le comique facile et n'évite pas toujours la tentation du «freak show».Mais les bons moments rachètent les autres.Par exemple, quand, par le plus pur des hasards, c'est un anglophone qui est choisi pour incarner Elvis Grat-ton dans son célèbre monologue «C'est ça les Canadiens-Français: une belle gang de sans-dessein!».La scène était à hurler, surtout que le jeune homme en question en remettait sans se faire prier.Un grand moment! Par ailleurs, les comédiens professionnels qui font office de scriptes et de réalisateurs sont en général très bons.Soulignons en particulier lé travail de Claire Jacques, qui tient le rôle de la scripte dont tous les réalisateurs abusent ic 111iiiil uu icr uaii> ww.kuih apier sablé à !a répartie -trière! Petites natures s'abs- et qui fait par ailleurs jd'uQjè salle tout ce qu'elle veut, et i.cwui de Diane Gareau dans la péaUde la réalisatrice Denise.Falàrd$|u, véritable main de fer dans ut* gant de p meurtrière tenir.On pourrait a tort p3fëtif rçue ces conditions de tourrçajg} sont tout à fait invraiscmblabté&ct ne ressemblent en rien.à ce-^ui se fait dans la vraie vie.t'estpublier que, bien souvent à la télévision, les acteurs n'ont pu répéter et qu'ils lisent leur texte en ofrect à l'écran.Et que, parfois, le£chéix de la distribution de oosvjéléro-mans est aussi discutable ijjye lors de Tournage Prise t.Chafign des trois réalisateurs a d'ailleujfts souvent réussi le tour de foré£d'ob-tenir de ses «acteurs» exactement l'effet voulu.La formule du spectacîfc pourrait encore être raffinée, fc^phoix des films étant peut-être \\$roi£ le bât blesse le plus puisqjik c'est bien sur l'extrait iï Elvis umtton, véritable film culte, qui obtient généralement le plus dc^iccès.Mais quoi qu'il en soiUÏÏtë tout tient en deux heures, viteanissèes si on joue le jeu.Sans auftè prétention que celle de néfiS faire rire de bon coeur, Tournate^Prise 1 a en effet l'avantage de;gj>us réapprendre à jou« r :i « fnirejfcmme si on était dans un film ».Une sortie réussie surtô'ut si vous y allez en gang o&j$téc des gens qui sont «batgame».; h* > professionnels qui font office de scriptes et de réalisateurs sont en général très bons PHOTO ROBERT MAILLOUX.U PrtSSe IP .y .^.J.A.».>^-.\u2022.«¦.y.MRS lu* } 1.[ ; i.^^^^^^ I \u20222 ¦*« \\1 [te ^rcviiti 650 S Club Aventure \u2022 I rés beau tour de chant, dramatique, théâtral, vibrant et intense.\" Francini Gbmaidi, CBF-BONJOUR «Joe Bocan tente d'habiter, et de se laisser habiter, par les chansons, par les mots, par les ^ émotions.Ce quelle réussit parfaitement.» Pajrkk Gauimm, & JOURNAL DE M0NTR|^' v ;.\u2022Joc liocan sort gagnante dt ce pari dH'cpùration.n Aiam BRum, IA PRESSE 161 -18-19-20 B 25-26-27 ïJFEVRIER A LA SALLE DU GESl ,.\u2022 \u2022 ¦ \u2022 )¦\u2022.¦' ¦ ¦ .BIUITS AU GESU 1200 RUE BIEUR Y US SOIRS DE SPKTACtES ÏHÙm LES COMPTOIRS ADMISSION RÉS.:790 1 S UNF PRODUCTION fOCEl-SAIOURiH, .«Les Cahiers Secrets de Joe Bocan sont les pages d'un journal intime on partage avec grand bonheur.on en sort bouleversé.» Paui joutant Monlrèol Ce Soir m cKQi 96,9 FM M»n>uït:w des AMane* cuUuf *-.'|.\\ Du mardi 2 ^§9 m dimanche 7 ^ mars 1993 ^ ao Forum de Montréal mer.3 MAR.Dernière chance ce soir Avec CLAIRE PELLETIER et JEAN-PIERRE LAMBERT Un spectacle slçjne JEAN-GUY MOREAU et JACQUES BEAU DRY Ha 4IIAA sert 6 MAIL .19(30 F.19TC01A UMOtF 1»30tA 19rO0F tJournées pour enfants 1 OLYMPIA 1004.St.Cul»» un' « »\u2022 (ml ttt, /8rt}) b.AcU o 1 Olympia, .bel Mmivion-r|'«n49Q-|74S (.\u2022doit) \u2022\t\u2022\t \tf GIT info\tSeCFGL «M.¦> .-_\u2022 MIS./ 1 M ^^^^^^^^^^ : groupes 522-6200 BILLETS EN VENTE ?AUX GUICHETS DU FORUM ?Réseau Admission ?PAR TÉLÉPHONE: 790*1245 et 1 800 361-4595 (+ Frab ôo seevice) oélïn*A4flftffl X___!______1 \"- un apcvtavic a vuu j/uui uccuu* vrir la richesse culturelle de Montréal à l'intérieur d'une pièce sympathique.LE CERF-VOLANT de Pan Bouyoucas, mise en scène de Guy Beausoleil, scénographie de Daniel Castonguay, éclairages de Jean-Charles Martel, costumes de François laplante avec Jacques Godin, Michelle Rossignol, Emmanuel Bilodeau.Lionel Villeneuve et Dominique Quesnel.A l'affiche du Théâtre d'Aujourd nui jusqu'au 28 février.(Mi Pdrwapacnon ECOLES COURS DE RADIO ANIMATION, PUBLICITÉ, INFORMATION, DICTION, MISE EN ONDES, DÉMO.S19041S1 CFTR: 397-8522 ACADÉMIE WATTIER Fondée en 1975 669-4944 COURS DE DESSIN, PEINTURE Pastel, aquarelle, modelage SESSION DU PRINTEMPS 1993 Début: semaine du 9 mars \u2022 Sorte gratuite d'information lundi 8 mars à 19 h.Retenez vos place* \u2022 Varie de I école et inscription, tous les samedis de 13 h à 16 h.Dépliant offert surpUc* 6595, me Saint-Denis (métro Beauoten) _A19Q4W0 Jusqu'au K) Janvier 1994 Aimi prétenté L'ART DU SAVOIR-VIVRE : les règles vestimentaires au XIXe siècle mm++*n ****** e* f M ¦ ¦ \u2014 i^f-^^nr «¦*\u2022¦¦¦¦! 1 **** * ne* saJk*: du McCord Musée McCord d'histoire canadienne 690, rue Sherbrooke oueat, Montréal Métro McGill, Autobus 24 Rerucignemcnu : (514) 398 7100 Heure» d'ouverture : mar mer vert 10 h -18 h jeu 10h-21h(emreelibrel8h-21h) »am Jim lOh -17h Fermé le lundi sauf les jours fériés Visites commentées : mar jeu 11 h et 14 h rt .Armin Hofmann, rétrospective de l'oeuvre graphique du grand designer suisse * \u2022M Né| a r 63 1-fAÎ du 5 février au 28 mars 1993 du mercredi au dimanche 11 hà 17h Musée des Arts décoratifs de Montréal angle Pie IX et Sherbrooke Renseignements : (514) 259-2575 Centro Canadien d'Archifocturo/Canadian Centre for Architecture Musée et centre d'étude voué à l'architecture et son histoire *ej Archive» notionoîe* du Conodo, Diviiions dot manuscrits.Collection Gaspard Chauisegros do Léry Montréal, ville fortifiée au XVIIIe siècle Du 9 septembre 1992 au 28 février 1993 dans les grandes salles Pour commémorer le 350e anniversaire de la fondation de Montréal, le CCA présente une exposition sur l'évolution de la ville au XVIIIe siècle, alors qu'elle était une ville fortifiée.Cet événement est une occasion unique de se renseigner sur l'essor de la ville commerciale et militaire à l'origine de la métropole actuelle.l'eipeeUeii o été réeh i i met fa cesVboi ideii des Atéèm mùteéi% du Québec, avec lossittonce du Service conoelen des porcs d'tmironnement Conodo.l'exposition est commanditée par le Groupe SNC Inc.et fWer Corporation du Conodo.L'éa^pement infc*motiqve dons le cadre de cette exposition o été fourni par Silicon Graphics Conodo.l'exposition fort partie de fa proçyonsmotion ottriete des Célébrations du 350* oretfversoire de Montréal.Les salles d'exposition et la Librairie du CCA sont ouvertes aux heures suivantes: mercredi et vendredi, 11 h à 18h; jeudi, 11 h à 20h; samedi et dimanche, 11 h à 17h Pour plus de renseignements sur les expositions du CCA veuillez composer le (514) 939-7026 1920, rue Baile, Montréal, Québec, H3H 2S6 Stations do métro Guy-Concordia et Atwater.Stationnement disponible -y-»-!- 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 GALERIES D'ART Jacques Hurtubise, à gauche, et le directeur de galerie Michel Tétreault.PMTO JEAN GOUPIL.U Presse Les mondes fantasmagoriques du peintre Jacques Hurtubise RAYMOND BERNATCHEZ ¦ Le produit des extrêmes est égal au produit des moyens.Au Québec, dans les années 1960, deux courants s'opposaient en art visuel.11 y avait d'une part les tenants de l'école automatiste de Borduas et les plasticiens de Molinari.On pourrait croire qu'ayant tout inondé sur leur passage ils ont cessé d'exister en dispersant leurs énergies.On pourrait le croire en effet en constatant qu'il y a de nos jours tellement de courants en art visuel au Québec que cela équivaut à dire n'y en a plus du tout.Pourtant l'énergie vitale déployée par les automatistes et les plasticiens est présente encore de nos jours dans l'oeuvre d'un artiste de 54 ans, lacques Hurtubise, qui est parvenu au fil des ans à sublimer les deux tendances, à les synthétiser en quelque sorte, et dont les oeuvres sont exposées actuellement dans deux galeries montréalaises.À tort ou à raison, Hurtubise qui sortait à peine de l'École des Beaux-Arts de Montréal au début des années 1960 a été rapidement assimilé au courant plasticien.Plutôt .a tort puisque de retour d'un séjour d'un an à New York, Hurtubise avait déjà subi dans le sillage de Pollock, Kline, de Koo-ning, une autre influence marquante, de l'école américaine celle-là, l'expressionnisme abstrait.Comme l'enfant né d'un père ingénieur et d'une mère astronome qui concevrait aujourd'hui des plates-formes dans l'espace, lacques Hurtubise après avoir puisé aux sources des influences diverses a réinterprété l'art à sa propre manière, créant son propre courant.L'art d'Hurtubise est d'ici et d'Amérique.Technique complexe Dans son atelier de Margeree Harbour à l'isle du Cap Breton, où il vit seul avec son épouse depuis 10 ans entre mer et montagne dans une maison isolée, Hurtubise peint.La technique est complexe.À partir d'un dessin rapidement ébauché, il réalise des «stencils» qui, déposés ensuite sur des toiles ou des panneaux, lui permettent de créer à même les tubes d'acrylique des juxtapositions de formes et de couleurs.L'impression de la matrice sur d'autres toiles et panneaux lui donne ensuite la possibilité de constituer, par jumelage des éléments avec ajout de couleurs, et de collages parfois, d'étonnantes compositions.Nous avons dit déjà des oeuvres de lacques Hurtubise qu'elles se présentaient comme autant d'images kaléidoscopiques.Elles s'étalent à la manière des ailes d'un papillon sur les toiles et panneaux multiples.Au gré de l'inspiration du peintre ou de l'imagination de l'observateur, elles projettent des images psychédéliques de lobes gauches et droits de cerveaux avec des synapses et des circonvolutions, ou nous entraînent dans des mondes fantasmagoriques peuplés de fauves aux dents acérées prêts à bondir la gueule ouverte, de dragons, de scarabées, d'êtres étranges masqués.Pour peindre ses images dans son atelier sur une île au bout de nulle part, Hurtubise combine son énergie propre à celle du rock n'roll qui déferle en cascades des caisses de son.Hurtubise est un paradoxe vivant.Un dur au coeur tendre, comme le furent Charle-bois, Dubois et Gerry Boulet en leur temps.Un créateur avec une voix de tough mais qui s'exprime également par le body language comme s'il était un danseur des Grands ballets.Pas facile de décrire les tableaux d'Hurtubise lorsqu'il s'adonne à ses grandes voltiges avec les tons chauds.C'est comme essayer de décrire avec des mots l'énergie pure, le courant qui passe dans les fiJs électriques à haute tension, le mouvement de rotation et la vitesse d'une balle qui va vous frapper en plein front.Mais il n'en tient qu'à vous d'aller vous brancher sur cette énergie-là.La Maison de la culture Côte-des-Neiges expose jusqu'au 14 mars, Maskarade, huit tableaux de grand format, de huit pieds par huit pieds, qui ont été conçus au point de départ par Jacques Hurtubise comme autant de projets pour une verrière gigantesque qui aurait été réalisée à l'édifice Lavalin si Bernard Lamarre avait gardé les commandes de la firme.L'entrée à cette galerie est gratuite, du mardi au jeudi, de 13h à 21 h, et du vendredi au dimanche, de 13h à 17h.Puis jusqu'au 28 février, la galerie Michel Tétreault Art International, qui représente les intérêts de lacques Hurtubise, expose une soixantaine d'oeuvres de l'artiste dans son nouvel espace du 55 rue Prince dans le Vieux-Montréal.Fabuleuse exposition que celle-là puisqu'elle constitue une mini-rétrospective de la démarche du peintre du début des années 1960 à nos jours.La galerie Michel Tétreault Art International est ouverte gratuitement au public, sept jours chaque semaine de 11 h à I8h.ça se li.\u201e m se mit.AU MUSEE DE VAUDREUIL-SOULANGES «TRANSPARENCES ET ÉMOTIONS» EVE RELL AVEC I.A.F.DU 20 FÉV.AU 14 MARS 93 \u2014 VERNISSAGE: 21 FÉV.A14 h RENCONTRE SPÉCIALE «PUBLI-CARTISTE» 7 MARS À14 h 431, boul.Roche, Vaudreuil (514) 455-2092 3an PAULINE PAQUIN Vernissage (35 tableaux) Le dimanche 28 fév de 13 h à 17 h Le samedi 27 fév.(Ouvert au public) o A L c « i c Itii0iel'0@e 430, rue Bonsecours, V*ux-*4omrèri 87S4281: Du mardi au dimanche 11 h A17 h ACHAT \u2022 ÉVALUATION a LOCATION ça se lit.\u201e câ se mil.\u2014 Peintures françaises du XVIIe siècle dans les collections publiques françaises 116 tableaux d'une époque glorieuse qui conserve, derrière son faste, une large part de mystère et de poésie.L'âge d'or de la peinture française.du 21 janvier au 28 mars 1993 MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL Pavillon Benaiah Gibb, 1379, rue Sherbrooke ouest INFO : 285-1600 Le Musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h et jusqu'à 21h le mercredi et Se samedi cjms^i2oo ¦R BP V//À LANCEMENT DU LIVRE PAULINE PAQUIN \u2022L'artiste sera présente N.B.L'exposition se poursuivra jusqu'au 7 mars 1993.Galerie Normand Pàquin 880, De la Roche.Ste-Adele (514) 229-9054 «Téléphoner pour l'itinéraire \u2022 PLEINS FEUX SUR RAYMONDE DUCHESNE AU CENTRE D'ART MORENCY du vendredi 12 février au dimanche 21 février IREN Heures d'ouverture : dimanche tic' 11 h à 17 h, mardi et mercredi de 10 h à 18 h, jeudi el vendredi de 10 h à 20 h el samedi de 10 h a 17 h.Fermé le lundi.2180, rue de la Montagne Montréal H3G 1Z7 (514)845-6442 BILL VIOLA LA PLUS SPECTACULAIRE EXPOSITION D'ART VIDEO CY l S *V9 0 6 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Les week-ends, participe/ à nos ateliers de Création et visite?.le Musée accompagne d'un conlei encier .Gratuit avec lé billet d'i.idniisstun 185.rue Sainte-Catherine ouest 8*17 Oifrêrt(lumardi audiiitàw bé1 C«t» tmtêim wdrt 1W Ws*r.T**m Mwirtwi wnaWatxw wHoQrtfN»* rltfteli f oundiiton tôt tho Visual Ans.Inc.te National Endowment Kx tte Arts, un o.'gjnnmu tedérêl tt tes C*emt City Stores ! par rtnaljisjjli ot CWMporsry Art, «teto*tea \u2022f Hm Ans.|rftc«Mi parTtesA** EU LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 20 FEVRIER 1993 HUMOUR Stéphane Rousseau roule sa bosse de comique depuis 13 ans déjà Presse Canadienne QUEBEC ¦ Dès l'âge de 12 ans, Stéphane Rousseau s'est mis à fréquenter les concours d'amateurs et les cabarets de tout acabit à la recherche d'un job de comique.Et un jour, un dénommé Roméo Pérusse décide de prendre le jeune garçon de Ville LaSalle sous son aile protectrice.C'est là que tout a démarré pour Stéphane Rousseau.Singulier cheminement pour cet artiste qui, depuis l'automne dernier, fait tout un malheur dans la région montréalaise avec son premier véritable spectacle solo qui affiche complet jusqu'au 4 avril.Une neuvième série de supplémentaires démarrera le 7 avril.Élevé par des «tantes» sympathiques \u2014 il a perdu sa mère à 12 ans\u2014, Stéphane Rousseau décroche son diplôme d'études secondaires entre deux numéros comiques présentés dans des clubs d'une qualité parfois douteuse.À 26 ans, Stéphane Rousseau roule sa bosse de comique depuis déjà 13 ans.«Mon père trouvait pas ça drôle, reconnaît l'artiste.Bref, il ne m'a jamais encouragé là-dedans.Mais d'un autre côté, il savait que j'ai toujours été sage dans ce milieu, l'en ai vu d'autres se maga-ner un peu.disons.» Tempérament nerveux, un brin timide et étonnamment sérieux, notre bonhomme vert de la publicité de Sprite a déjà présenté 52 spectacles à guichets fermés à Montréal et en Estric avant les Fêtes, sans oublier l'émission qu'il coanimait jusqu'à récemment avec Mario Lirette sur les ondes de CKMF.Comme carte de visite, l'artiste compte beaucoup sur «l'aide de M n'a me ligger», cette énorme marionnette au langage fleuri, inspirée par une ancienne auditrice assoiffée de concours radio-phoniques.I Jusqu'au 23 février, des oeuvres de l'exposition internationale LES MAÎTRES DE L'ARCTIQUE sont exposées pour la première fois à Montréal, sur la Place du Complexe Desjardins.L'exposition, qui regroupe des sculptures, impressions et tapisseries, a pour but de montrer les liens harmonieux entre le peuple inuit et son environnement.* * » LES JEUNES TALENTS, ÇA SAUTE AUX YEUX! Les 24, 25 et 26 février, LESJEUNES ENTREPRISES occuperont toute la Place du Complexe Desjardins! Durant ces trois jours, des jeunes de la relève entrepreneuriale québécoise présenteront des produits ingénieux et pratiques, qu'ils ont eux-mêmes conçus, manufacturés et mis en marché! * C'est gratuit * Bienvenue à tous! RENSEIGNEMENTS: 845-INFO COMPLEXE DESJNtoINS Ça vous change du simple magasinage.Stéphane Rousseau On avait eu droit à un aperçu des prouesses verbales de ce duo au dernier gala de l'ADlSQ, où Rousseau avait été invité à présenter la liste des nominations pour la chanson la plus populaire de l'année.«Ce texte, je l'ai écrit en 10 minutes, se remémore-t-il.C'est extrêmement facile d'écrire pour Ma'ame ligger.C'est comme si elle me dictait les mots.» Mais la ligger ne représente tv qu'un reflet des multiples facettes du spectacle de Stéphane Rousseau: doué pour l'imitation et pour l'improvisation, celui-ci fait aussi un peu de stand-up, quel-jjj ques effets spéciaux, sans oublier de la danse, du piano et du dessin.£ «Un message, c'est ça que re-~ cherchent les critiques.Ben non, j'en ai pas de message.Mais c'est mon premier spectacle; peut-être que je vais écrire des textes à message plus tard, fait-il, d'un air «-pourtant bien peu convaincu.^ Mais on n'est pas obligé d'avoir un message dans un spectacle, a-joute-t-il avec conviction après un instant de réflexion.On peut divertir pour divertir.Quand les gens vont voir Céline Dion, ce n'est pas pour sortir de la salle après le spectacle, avec un message.» Touche-à-tout dans son humour, l'humoriste semble aussi attiré par différentes directions quant à son avenir artistique.Tout le tente: la réalisation d'un disque notamment, mais aussi le;., cinéma.ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX L'ÉCHANGE DISQUES, LIVRES, CASSETTES ET DISQUES COMPACTS NEUFS ET USAGÉS CHOIX ET QUALITÉ 3694, ST-DENIS, MTL 713| MONT-ROYAL EST, MTL MÉTRO SHERBROOKE 849-1913 MÉTRO MONT-ROYAL 523-6389 r.CRISTAUX CHIROLOGIÇ CLAIRVOYANCE NOUVEL AGE MEDITATION NUMEROLOGIE RE INCARNATION LIVRES 17e SALON INTERNATIONAL DE ÊSOTÉRISME MEDIUMS ASTROLOGIE DE MONTREAL \u2022Mi a» 7 HEALING AURAS TAROT Prix d'entrée: 12 mars 16 h-23 h adultes:7,50 $ 13 mars 11 h-23 h Ainé(e)s: 5.50 S 14 mars 11 h-19 h Taxes incluses \u2022 Conférences et démonstrations continues \u2022 PLACE BÔNÀVENTURE i - Mai et» if II 3Xk.0 T ** Téléboutique Bell / ^ UN SPECTACLE POUR VOIX ET PATINS! m i > ¦4 r if\" rr*» hrv J3 f .LES CHAMPIONS \u2022 .« Brian Orser Tôlier Cranston 'A Gary Beacom .Â?2!k Usova&Zhulin ?jtfi Charlene Wong Glace Comédies-et plusieurs autres Y LES CHANTEURS J' Richard Groulx ^-*f*f?Marc-Andre Larocque Vm) Brigitte Marchand Manon Méthot Ykj ^ Robert Robitaille LA DIRECTION MUSICALE iean Robitaille Daniel Barbe I Jfc.r N ENSEMBLE SUR SCÈNE ET SUR GLACE LES PLUS GRANDS CHAMPIONS LT£S P L U S : BE-Lr t E S V O IX Du 2 4 à.ù '28.février à 2 O h O O rAmphithcVuiv' Bell looonn V'OAI CHÏ \\\\\\-\\;\\ r^):\\iivsi1o\\j ( .i i)7*m> r.- ir.MM info: (514) 395-0555 // Chàuau Champbm fi il n il ki 11 m Du lundi au vendredi de 6h à 9h I Le cahier Arts et Spectacles de La Presse, c'est la bible de tous ceux qui bougent en ville.La couverture complète de tout ce qui s'expose, se danse et se joue à Montréal.De la Place des Arts aux 38 places d'un café-théâtre d'essai.Je pense donc je lis E16 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 HUMOUR Daniel Lemire est un Bye Bye à lui tout seul PHOTOS BERNARD BRAULT, U Presse Daniel Lemire combine diverses formes d'humour en un seul homme SUITE DE LA PAGE E1 avait retenus à Montréal.«Les enfants me groundent, dit-il, ils me ramènent sur terre, c'est important pour mon équilibre».Notre conversation allait bon train jusqu'à ce que le pianiste du bar commence à chanter pour les rares clients (dont nous formions la majorité), sans même avoir demandé l'avis de qui que ce soi t.C'était digne d'un sketch humoristique.Mais la conversation était très sérieuse.Daniel Lemire prend l'humour très au sérieux.«L'art du comique, dit-il, doit avoir l'air d'un art très facile.Il faut installer un climat de détente avec le public, il faut que ça ait l'air improvisé, mais il y a en fait bien peu de place pour l'improvisation.Pensez à Ding et Dong, par exemple.» Lemire est l'une des principales décou- vertes des Lundis des Ha!Ha! au Club Soda.Il fut même du premier lundi, ra-conte-t-il, et juste avant que ce soit son tour d'entrer en scène, ce fameux lundi-là, France Castel s'était jetée dans ses bras en larmes: elle venait de manquer son coup.Dans son personnage d'Yvon Travaillé, Lemire, lui, allait remporter la victoire qui le propulserait en héraut de la nouvelle scène comique québécoise.Daniel Lemire, un descendant à la fois de la comédienne Dominique Michel et de l'auteur Jean-Pierre Plante, est un Bye Bye à lui tout seul.Il combine, en un seul homme, diverses formes d'humour» du stand-up au clown cynique qu'est l'Oncle Georges, en passant par le comédien jouant différents personnages depuis le haut fonctionnaire jusqu'au «métal» et illettré Ronnie.Il a de l'humour différent à donner à différents publics, dans Je même spectacle.C'est peut-être ce qui fait sa très grande popularité.À 37 ans, l'humoriste en est à son quatrième show qu'il espère bien pouvoir présenter dans tout le Québec pendant la prochaine année et demie.Il n'est pas seul sur scène, trois comédiens y sont des faire-valoir: Luc Roy, Marie-Josée Guin-don et Charles Migneault.La trouvaille de Lemire pour son nouveau show, c'est que la plupart des sketches ont des liens entre eux.Denis Bouchard a assuré la mise en scène et Jean-Pierre Plante (justement) a agi comme consultant.Les projets de Lemire en Europe sont en veilleuse pour la durée de la tournée, mais l'humoriste concocte une série télévisée pour la France où il serait plus concepteur qu'acteur.Il y a des comiques français en mal d'idées.«Peu de gens là-bas écrivent pour la télé, dit-il.Les comiques peuvent rouler le même show pendant quatre ou cinq ans.Le spectacle devient terriblement rodé et les humoristes finissent par per- dre le réflexe d'écrire.Certains m'ont demandé d'écrire pour eux.» Au Québec par contre, la télévision fait peur à Daniel Lemire.«La télé, ça brûle beaucoup, dit-il.Si ton show passe à la télévision, il est fini.» Quand on lui parle de la surexploitation de l'humour au Québec, Lemire dit que la surenchère vient surtout de la radio et de la télévision où l'on finit par faire du fast-food comique.Il croit aussi que cette offre abondante de comiques rend les spectateurs de plus en plus exigeants.Lui-même est devenu moins bon public qu'avant.Normal, dit-il, quand on monte un show.Il est aussi plus inquiet.Daniel Lemire, qui a été un adolescent difficile, un écolier «nul» selon ses propres termes, est certainement un des comiques les plus intelligents de sa génération.C'est aussi un gars de maison.11 aime être chez lui.Il lit beaucoup, dit-il, en particulier des auteurs britanniques ¦ ¦ * ¦ dont il apprécie l'humour, lesTom Shar:~ pe et David Lodge, par exemple.11 les lit, > en français.Il est un fan fidèle de Claude4 Dubois qui est peut-être notre seul chanteur vraiment «soul» selon lui.Il est res-1 té accroché aux folk-singers comme Paul Simon, par exemple, et aime bien Suzanne Vega, de même que Jean-Pierre Fer-land et Richard Desjardins.«J'aime les chansons à textes», précise-t-il.11 joue aussi au hockey avec Michel Côté et les: autres gars de Broue, et les Rozon ses , producteurs.Daniel Lemire exerce peut-être un mé4* tier dangereux, mais il le préfère de loin à celui d'homme politique.«Les politiciens mènent une vie impossible, dit-il.Ils gagnent 80 000 $ par année et subissent des pressions considérables.En plus, personne ne les aime.C'est pour ça qu'il y a si peu de bons candidats.» Bref, il a presque pitié d'eux commet vous pourrez le voir dans un des sketches\" de son nouveau spectacle.^ \u2022 4 - ¦ 22 La confusion permanente qui entoure l'île se trouve également dans son toponyme.Cham-plain, le premier, a parlé de «l'isle au ruos», et après lui toutes les orthographes ont semblé bonnes: réaux, ruaux, rôts, rheau et j'en passe.J'écris «ruau» parce que la Commission de Toponymie du Québec s'est prononcée pour cette graphie mais je dois à la vérité de dire que je ne l'ai jamais entendu prononcer ainsi.Dieu sait pourtant que j'en ai entendu parler, de cette maudite île.Elle revenait toujours dans les histoires de ma mère, qui avait passé les étés de son enfance à l'île d'Orléans.Elle revenait dans tous les récits de voyageurs ou même de plaisanciers qui baguenaudaient entre Québec et La Malbaie, et, plus tard, dans les conversations des insulaires de l'île aux Grues, qui la fréquentent plus que quiconque et qui disent toujours «l'île à Rô».La Commission appuie sa décision sur le vieux français «ruau», qui signifierait «bras secondaire se formant dans le lit d'une rivière», et c'est tout à fait conforme à la réalité géographique.En effet, pour le marin qui remonte le Saint-Laurent en longeant le pied des caps sur la rive nord, c'est à l'île au Ruau que s'ouvre une option vers le sud, un bras secondaire, quoi.Du moins en était-ce ainsi pour les barques du dix-septième siècle, qui pouvaient également poursuivre par le bras nord, entre l'île d'Orléans et la côte de Beaupré.L'ensablement de ce chenal et le tonnage des navires actuels ne le permettent plus et c'est invariablement par le sud que l'on poursuit sa route.Aujourd'hui, c'est le bras nord qui est devenu secondaire et accessible aux plaisanciers seulement ; les embarcations de quelque importance changent de cap à l'île au Ruau, comme fit Champlain, et empruntent le passage qui la sépare de l'île d'Orléans, un passage toujours ensablé et sans cesse dragué qui seul donne accès au port de Québec et, par delà, au coeur même de l'Amérique industrielle et agricole, jusqu'au fin bout du lac Supérieur.Et qu'est-ce que j'allais faire sur le quai de Saint-François?Je regardais la pointe ouest de l'île au Ruau et je me demandais comment j'allais finir par m'y retrouver.Car j'étais bien certain de m'y retrouver un jour.La pointe, voyez-vous, est toute bien défrichée, toute verte, toute grasse d'herbe, avec, à l'orée des premiers bosquets, une maison de pierre, chaulée, superbe sous son toit rouge mansardé.De loin, elle ressemblait à une carte postale au verso de laquelle Gaston Bachelard eût écrit: «La terre et les rêveries du repos.» Ça n'était pas une quelconque maison.Non, non! C'était la maison de George Mellis Douglas.Il l'avait construite après avoir pris possession de l'île en 1848 et il s'y était suicidé d'un coup de poignard dans la poitrine le 1er juin 1864.Le pauvre s'était manqué et ne mourut que le lendemain.On imagine assez bien l'horreur de sa dernière nuit.Surtout quand on sait qu'il était médecin.Encore faut-il savoir qui était George Mellis Douglas.Un médecin écossais émigré au Canada et à qui on avait confié la quarantaine de la Grosse-Ile en 1836.La Grosse-Ile est à mi-chemin de l'île au Ruau et de l'île aux Grues.En 1832, elle fut choisie comme station de quarantaine pour tenter d'enrayer l'épidémie de choléra apportée d'Europe par les immigrants.Des immigrants, il en arrivait de partout, mais surtout d'Irlande, où les nouveaux propriétaires terriens, des Anglais, payaient les pauvres pour qu'ils s'en aillent ailleurs.Us s'embarquaient à Liverpool dans des bateaux qui servaient au transport du bois d'oeuvre entre Québec et les grands chantiers maritimes britanniques.Une fois libérés de leur cargaison, à Liverpool, les bateaux remplissaient les cales avec des Irlandais plutôt que de revenir allèges chercher un autre chargement.Ce qui pouvait ressembler à une sinécure au début devint un cauchemar quand la grande famine de la patate vida l'Irlande.Douglas eut la responsabilité d'organiser les secours pour cent fois le nombre d'immigrants que ses établissements pouvaient accueillir.En 1847, il en mourut peut-être dix mille, seulement à la Grosse-Ile, sans compter les cadavres jetés à la mer en cours de route ou avant l'accostage.Or je cherchais et je cherche encore les circonstances exactes de l'arrivée de mon ancêtre Jeremiah, né dans les environs de Tipperary en 1820 et marié à Québec en 1860.À moins d'avoir échappé au sort de la majorité de ses compatriotes, il était passé par la Grosse-Ile, il y était probablement resté quarante jours et c'est probablement de George Mellis Douglas qu'il avait reçu son congé.Et ce George Mellis Douglas, que je ne connaissais évidemment ni d'Eve ni d'Adam, m'était fort sympathique, comme peuvent l'être les fantômes que l'on invente pour occuper son temps.Lors de sa nomination à la tête de la quarantaine, il avait défriché une partie de l'Ile pour y faire un potager ainsi qu'un pacage à bestiaux.Comme les denrées fraîches ne pleuvaient pas sur l'île et comme il ne tenait pas absolument à donner ce qu'il produisait de ses propres moyens, il se mit à vendre les fruits de son agriculture et se le fit vertement reprocher par son employeur de gouvernement.De là lui vint l'idée d'acheter l'île voisine et de s'y établir à sa guise avec maison, communs et potager.Mais il était à couteaux tirés avec ses supérieurs pour d'autres raisons, notamment parce qu'un de ses élèves et protégés, Anthony Von Iffland, ne voulait rien de moins que le poste de son maître et multipliait les courbettes appropriées pour l'obtenir.La Fonction publique ne change jamais.C'est un organisme qui n'excrète pas.Douglas avait d'autres raisons de se suicider.Sa première épouse était décédée en 1852; il s'était remarié en 1858 avec Suzan Cleghorn, qui mourut en novembre 1860; il en avait un fils, en plus des six autres de son premier mariage.En ajoutant à cela les niaiseries combinées de ses supérieurs et de ses subalternes, on comprend un peu.Pour toutes ces raisons, il m'arrivait souvent de penser à lui quand je descendais au quai de Saint-François.Mais je ne passais ni mes journées ni mes soirées là; j'y allais comme d'autres vont au base-bail ou au cinéma car je devais tout de même travailler entre les repas, comme Douglas, dans l'organisme qui n'excrète pas.Et j'inventais des moyens d'explorer, île par île, cet archipel qui me fascinait.Je les rejetais également à mesure pour n'en retenir qu'un: le canot des Amérindiens, la seule embarcation qui puisse aller n'importe où en un minimum de temps.Pour voyager en canot, il suffit de mesurer son itinéraire et de le rendre conforme aux conditions de navigation.Il suffit également de savoir attendre: attendre que la marée revienne, que la pluie cesse, que le vent tombe, toutes choses pour lesquelles les gens n'attendent plus.Moi, ces choses-là, je puis les attendre éternellement.Ce sont les gens que je n'attends plus.Mais là, plus jamais.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je n'ai jamais exploré l'archipel en canot: je n'ai jamais trouvé quiconque pour m'y accompagner.Pour faire ça avec un gros moteur dans une petite demi-journée, ils étaient tous prêts.Pour y mettre une semaine, j'attends encore les volontaires et je crains de les attendre trop longtemps.Sur les entrefaites, mes parents s'achetèrent une maison à l'Isle-aux-Grues pour y vivre leurs années de retraite et leurs enfants s'y succédèrent gentiment, qui pour peinturer^ qui pour corder le bois d'hiver dans la cave, qui pour présider au ménage du printemps, qui pour s'occuper du potager.En mai 1975, j'avais hérité du potager et j'en avais disposé tant bien que mal en une petite semaine, mais je n'étais pas rentré chez moi, à Longueuil, depuis vingt-quatre heures quand ma mère me rappela.Monsieur Albert se cherchait un aide pour l'Ile au Ruau.\u2014 Quoi?4 I \u2014 Oui! \u2014 Mais il y a plein de monde à l'Isle-aux-Grues, Albert n'a qu'à choisir.\u2014 Personne n'en veut.\u2014 Pourquoi?\u2014 Il paraît que ça paye mieux partout ailleurs que là.Ceux qui y vont font rire d'eux autres.\u2014 Ça paye combien?\u2014 Le salaire minimum, je suppose Le salaire minimum! Jamais je n'ai gagné le salaire minimum avec mes propres écritures et voici qu'en plus on me propose de satisfaire une de mes curiosités les plus vives: mette les pieds sur l'île au Ruau et être payé pour y rester.Ils étaient seulement quatre, assis sur la jetée, à nous regarder partir, mais, à mon goût, ils' étaient quatre de trop, tous solides et farauds, qui regardaient aller Monsieur Albert avec son nouveau «helper».Le nouveau «helper» aurait pu leur apprendre le calcul différentiel, le gérondif en o et la loi de Murphy, mais, pour tirer une chaloupe à l'eau et la garder à vif en pataugeant \" dans la houle, ils étaient tous meilleurs que lui.Surtout que leurs cuissardes avaient déjà servi et n'étaient pas flambant neuves comme les siennes, même s'il les traînait dans la vase plus que de raison pour les salir au plus maudit.Et ce fut un des beaux départs de ma vie.Pas question que je m'assoie à l'avant: c'était la place de Minette, qui se tenait le nez à la proue comme la Victoire de Samothrace.J'aurais dicté l'itinéraire pour inventorier l'archipel qu'Albert n'eût pas fait mieux.Piquer d'abord au nord-ouest pour doubler l'Ile Ronde, virer au sud-ouest devant l'île à Deux Tctes, serrer de près le Gointon, contourner Patience et se laisser porter par le montant jusqu'au mouillage de l'île au Ruau.Une affaire de trente minutes et j'en avais rêvé pendant vingt ans.Pour ce qui est de la maison de George Mellis Douglas, vive les paradis imaginaires, car celui-ci était pour le moins inconfortable, inhabité depuis six mois, humide, glacé, sordide.Notre premier souci fut de faire du feu partout et malgré ça je décidai de passer la nuit dehors dans mon sac de couchage.Si Albert avait tenu son journal de voyage, il m'aurait inscrit «moins un».Minette, par contre, était tellement fière qu'elle n'allait plus jamais me laisser coucher seul, ni à l'intérieur ni à l'extérieur.Moi qui méprise un peu les chiens, j'ai un talent certain pour les subjuguer et, en règle générale, ils m'adorent.Oh oui, la vie est difficile! ¦«G KZ ».-» KO .tvl >7VJ à suivre © Éditions Libre Expression, 1989 T ; I I » S » l il LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1993 E17 A L'AFFICHE CETTE SEMAINE EXPOSITIONS MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185.Ste-Catherine o.) \u2022 Expositions «Bill Viola-, «La Collection: second tableau» et -Joseph Branco».Ou mar.au dim., de 11 h a 18 h; merc.de 11 h a 21 h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (1379.Sherbrooke o.» \u2022 Pavillon Jean-Noel Desmarais: Expositions «Construire: un art».«Figures dans respace», «Toucher du bots».\u2022 Pavillon Be-natah Gibb- Exposition «Grand Siècle» \u2022 peintures françaises du XV11e siècle dans les collections publioues françaises.Dessins d'anciens maitres italiens de la collection de Jeffrey E.Horvitz.Du mar au dim.de 11 h a 18 h; merc.sam.de 11 h a 21 h.MUSÉE McCORD (690.Sherbrooke o ) \u2022 Expositions «La tunique aux couleurs multiples: deux siècles de présence juive au Canada».«Les premières nations du Canada».«Le studio de William Notman: objectif Canada».«1900: le Québec a un tournant*.Mar.merc.vert., de 10 h a 18 h; jeu., de 10 h a 21 h: sam.dim., de 10 h a 17 h.MUSÉE DAVID M.STEWART (Vieux Fort de lileSainte-Hetene) \u2022 Exposition «Aufil des collections» et collection Gordon T.Howard d armes anciennes.Tous les jours de 10 h a 17 h, sauf mar.POINTE-A-CALLIERE ¦ MUSÉE D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350.Place Royale) \u2022 Expositions «Du wam-pum a la carte de crédit».«Des couches et des couches d'histoire» Du mar.tu dim., de 10 h a 17 h: merc.de 10 h a 20 h (gratuit de 17 h a 20 h et en tout temps pour les enfants de 12 ans et moins).ARTICULE (15 rue Mont-Royal Ouest) \u2022 Barbara McGill Balfour.ATELIER A (796A.Cnampagneur.Outremont) -Exposition «Structures», dessins et peintures de Pandelis Tsakpinis.ATELIER-GALERIE LES ÉDITEURS D'ART ASSOCIÉS 1113.Laurier o.) - Estampes, gravures de Derouin.Alechinsky.Laliberté.Patry.Ber-geron.Montoya, Martineau, Peiian Pelletier, Rio-pelle et Zao-wouKi.Du mar.au sam.de 10 h a 18 h.B-312 (372.Ste-Catherine 0.Suite 312) - Oeuvres de Claire BeaiHieu.Du mar.au sam., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 27 février.CAFÉ LE PÈLERIN (330.Ontario e.) - Collages de Maurice Trepanier, jusqu'au 13 mars.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170.ch.de la Côte Ste-Catherine) - «Les Cupidons» peintures et média mixtes textiles de Robert Venor; Ellen Phelan «From the Lives of Dolls*.Lun.au jeudi: 9h a 2ih.vendredi 9 h a 15 h; Dim.10 h a 17 h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920.Baile) \u2022 Expositions «Cubes, sphères et cônes», et «Apprendre de toutes pièces».Merc.ven.de 11 h a 18 h; jeu., de 11 h a 20 h; sam.dim.de 11 ha 17 h.CENTRE D EXPOSITION CIRCA (372.Ste-Catherine o.) - Exposition «Un touriste dans l'empire des ténèbres».Du merc.au sam., de 12 h a \\f h 30.Jusqu'au 27 février.CENTRE DE DESIGN DE L'UOAM (200.Sherbrooke o.) \u2022 100 affiches japonaises.Du merc.au dim.de 12 h a 18 h.Jusqu'au 21 février.CENTRE D'ART MORENCY (2180.de la Montagne) - Peintures de E.Barrette.A.vezina.G.Lacroix.C.Lomay.B.Simard.J.R.Veilleux, B.Côte.J.Daigle, A.M.Bost.RE.Fortin et C.Perdreau.Sculptures et bijoux de A.Bassani.Mar.merc.de 10 h a 18 h; jeu., ven.de 10 h a 20 h; sam.de 10 h a 17 h; dim.de 11 h a 17 h.GALERIE ART ET ARTE (3886.St-Hubert) \u2022 Oeuvres sur papier de Jan Voss.Du merc.au sam., de.12 h a 17 h 30.Jusqu'au 27 février.CHAMPICNY (4380 rut St-Oents) - Oeuvres de Lev Podolsky.Jusqu'au 7 avril.GALERIE ARTS TECHNOLOGIQUES (Centre Copie-Art.813.Ontario e.) -Exposition «Que cherche le prince dans (a foret?».d'Alex Kempkens.Du mar.au dim.de 12 h a 18 h.Jusqu'au 21 février.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY (372.Ste-Catherine o.) \u2022 Oeuvres de Guy Bourassa.Du mar.au sam.de 12 h a 18 h.Jusqu'au 20 février.GALERIE CLARK (1591.Clark) \u2022 Auj.et dem.de 12 h a 18 h.oeuvres de Susanne Olligschlâger et Eimyna Bouchard.GALERIE COLBERT (5196.Paré) - Oeuvres de R.
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