La presse, 23 février 1993, C. Économie
[" Economie f LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 23 FÉVRIER 1993 Air Canada réclame l'aide d'Ottawa et de ses employé! m PHOTOCP Hollis Harris, président d'Air Canada.Artopex revivra PAUL DURIVAGE a gamme Artopex, jadis une vedette boursière mais aujourd'hui faillie, reverra bientôt le jour sous la gouverne de Pro-Meubles, une entreprise familiale de Granby spécialisée dans la fabrication de mobiliers de bureaux.Pro-Meubles a acquis du syndic les principaux éléments d'actif d'Artopex pour environ 5 millions de dollars.Une centaine de travailleurs seront requis à court terme pour repartir la production à l'usine de la rue Berlier à Laval.Selon M.Daniel Pelletier, directeur de la fabrication et co-ac-tionnaire avec ses deux frères de Pro-Meubles, Artopex a succombé à son endettement et sa structure administrative trop lourde.D'importantes économies seront réalisées en conjuguant les achats d'Artopex, rebaptisée Ar-topex-Plus avec ceux de Pro-Saro, ligne acquise en 1991.La nouvelle division, qui fabrique des meubles de gammes supérieurs à ceux de Pro-Saro, conservera son propre réseau de commercialisation.«Cette acquisition nous permet de protéger notre marché canadien contre la venue de compétiteurs étrangers», souligne M.Pelletier en entrevue téléphonique.Le nouveau partenariat favorise même sa percée sur les marchés américains et mexicains, croit-il.Pro-Meubles, qui prévoit demeurer une société fermée, emploie 150 personnes dans ses usines de Granby et St-Romuald.Avec sa dernière acquisition, l'entreprise prévoit doubler son chiffre d'affaires à près de 35 millions.D I.C E S MONTRÉAL 1795,91 (+22,02) (+1,24%) M TORONTO 3447.67 (+21,36) (+0.62%) NEW YORK 3342.99 (+20.81) (+0,63%) MEXIQUE (-1,07) (-0.07%) FRÉDÉRIC TREMBLAY de la Presse Canadienne l'instar de Nationair et d'autres sociétés aériennes au pays, le président d'Air Canada Hollis Harris réclame formellement au gouvernement fédéral un report de deux ans pour le paiement de différents frais d'une valeur de 40 millions.De plus, Air Canada, qui vient de terminer la pire année financière de son histoire, demande à ses employés de consentir dès le premier avril à des réductions de salaire de cinq pour cent pour une période de deux ans.En retour, la compagnie offrirait un programme d'achat d'actions à ses employés, dont les modalités restent à définir.M.Harris a aussi annoncé qu'à compter du 1er mars son propre salaire serait diminué de dix pour 1573,04 cent, alors que les cadres de la société verront leur rémunération amputée de cinq pour cent.Les baisses de salaire de M.Harris et de ses cadres dureront également deux ans.«Compte tenu des résultats financiers que nous venons d'avoir, ces mesures sont nécessaires», a déclaré M.Harris, lors d'une conférence de presse, hier à Montréal, qui a suivi de quelques minutes une allocution qu'il a prononcée devant les membres du Cercle canadien de Montréal.Air Canada a annoncé vendredi avoir enregistré un manque à gagner de 454 millions en 1992, soit des pertes deux fois plus élevées qu'en 1991 (218 millions).«1992 a été une très mauvaise année», a déclaré M.Harris, lors de son discours.Le président d'Air Canada a fait part également de l'intention de sa société de réduire sa capaci- té de plus de dix pour cent l'été prochain, et de privilégier les liaisons rentables.De plus, a-t-il fait savoir, des livraisons d'avions prévues pour cette année seront annulées.Mises à pied Malgré ces mesures, Hollis Harris a indiqué aux membres de-la presse qu'il n'était pas exclu qu'il y ait d'autres mises à pied chez Air Canada en 1993, si cela devait s'avérer nécessaire.^ Le programme de rationnalisa-tion de la société aérienne a coûté jusqu'à maintenant 2200 emplois.Un porte-parole d'Air Canada, Denis Couture, a par ailleurs précisé que si les employés refusaient sur une base volontaire de réduire leur salaire de cinq pour cent, la compagnie serait obligée de récupérer de l'argent ailleurs, ce qui rendrait d'autant plus probable de nouvelles mises à pied.En ce qui a trait à la demande de report pour le paiement de frais de 40 millions, M.Harris a fait savoir qu'il avait envoyé hier une lettre au ministre fédéral des Transports Jean Corbeil pour que sa société obtienne à cet égard le même traitement que Nationair et de quelques autres compagnies aériennes en difficultés.Ces frais de 40 millions sont notamment constitués de droits d'atterrissage devant être versés au ministère fédéral des Transports, ainsi que de taxes sur la vente de billets.M.Harris voudrait que sa société soit dispensée cette année et en 1994 de payer ces frais, pour ensuite les rembourser sur une période cinq ans à partir de 1995, et cela, sans intérêts.L'ensemble des mesures annoncées par M.Harris devrait tout juste permettre à Air Canada de garder la téte hors de l'eau en 1993.D O S S I E QUAND LES KIOSQUES À JOURNAUX FONT chics.RICHARD DUPAUL DOLLAR 79.38 * (-0,0V) 1 fut un temps où les kiosques à journaux avaient la mine d'un ours mal léché: petits bâtiments chancelants, campés sur le trottoir, avec leurs présentoirs de cigares et de revues pornos.sans oublier ce tenancier bourru, dévisageant les clients qui fouinent trop longtemps.Mais les temps ont changé.Il suffit de circuler rue Sainte-Catherine pour réaliser que le modèle «européen » des maisons de presse, avec leurs immenses présentoirs propres et remplis de magazines, est en plein essor.En particulier, deux chaînes ont pris d'assaut la grande artère dans les dernières années: La Maison de la presse internationale, affiliée au géant français Hachette, et les Presse Boutique et Multi-mags, du groupe québécois Presse Commerce.Ensemble, elles comptent aujourd'hui une vingtaine de magasins corporatifs dans la région montréalaise.Presse Commerce créait en plus l'an dernier un regroupement de magasins indépendants au Québec, en Ontario et aux États-Unis qui comptent 76 membres affiliés.Sans oublier que certains indépendants, au premier-chef le café-restaurant le Lux, ont contribué à rehausser l'image du traditionnel comptoir à journaux en créant des environnements plus propices à la lecture.Dans l'industrie de l'édition, on se réjouit du phénomène qui a pour effet de valoriser le «produit».Aussi, le phénomène crée de plus en plus d'émules, affirme M.Michel Bclisle, des Messageries Dynamiques, distributeur d'environ 400 titres québécois.«Ic reçois des appels de la part de marchands et de propriétaires de tabagie qui sou-haitent adopter la formule des maisons de presse», déclare le responsable.SUITE A LA PAGE C 2 (-2.10$) «Nous prévoyons faire un bt néfice d'exploitation cette annét Un très petit, mais un bénéfic quand même», a soumis M.Ha ris.Le résultat net de l'exercice, a-il ajouté, sera cependant négatif.«Nos pertes nettes devraier être 50 p.cent moindres cette a» née qu'en 1992», a-t-il fait savoi M.Harris prévoit un retour di profits nets chez Air Canada poi l'an prochain.Dans son discours devant 1 Cercle canadien de Montréal, 1 président d'Air Canada a par ai leurs plaidé de nouveau pour un fusion éventuelle de sa comp.gnie avec le transporteur d l'Ouest, Canadien.M.Harris a souligné notan ment que le Mexique s'apprêtait suivre l'exemple de la France, d la Grande-Bretagne et de l'Au tralîe en se dotant d'u seul gran transporteur national.Autre baisse prévue du taux d'escompte RICHARD DUPAUL La Banque du Canada devrai abaisser à nouveau son tau d'escompte aujourd'hui, profitai! ainsi de la solide performance d> dollar sur le marché des changes.Le taux d'escompte, qui se situ actuellement à 6,30 p.cent, pour rait baisser de 10 à 15 centièmes prévoyaient hier après-midi le experts du marché monétaire.Cela ne devrait pas entraîne une baisse des taux bancaires tou tefois, du moins dans l'immédiat estime-t-on, étant donné que le principales institutions financiè res avaient déjà prévu le coup.Vendredi, la Banque Scotia an nonçaît en effet une baisse d'ui quart de point de son taux préfé rentiel à 6,5 p.cent en prévisioi de la réaction de la Banque di Canada.Son geste a été imité pa l'ensemble des institutions finan cières.Le dollar en baisse Selon Daniel Grenier, vice-pré sident trésorier à la Banque Nationale de Paris (BNP), le dolla canadien a bien fait dans la der nière semaine sur les marchés fi nanciers malgré les incertitude?persistantes autour du dollar américain.En effet, les investis seurs tentent toujours d'évaluer l'impact du plan Clinton sui l'état des finances américaines.Hier, le huard a débuté la jour née en légère baisse.Mais il s'est rattrappé par la suite pour termi ner en baisse de seulement ur centième à 79,38 cents US.A un moment donné, il a touché le ni veau de 79,43 cents US.«Il y a beaucoup de nervosité autour du dollar américain, ce qui affecte généralement notre propre devise», explique M.Grenier.Tendance favorable Selon lui, plusieurs investisseurs européens ont été déçus d'apprendre que le projet du président Clinton d'effacer le déficit américain d'ici cinq ans ne se réa-lisera pas.Aussi, le dollar américain a eu tendance à reculer par rapport au mark allemand.Selon M.Richard Beaulieu.vice-président trésorier à la Banque Laurentienne, certains éléments indiquent une tendance favorable au dollar canadien.II a souligné que les taux d'intérêt à long terme aux États-Unis hier étaient en baisse.Selon les spécialistes, la Banque du Canada a levé le voile sur ses intentions vendredi dernier en refusant d'intervenir sur le marché lorsque les bons du trésor ont reculé de 10 centièmes.Le taux d'escompte est fixé à raison de 25 centièmes au-dessus du rendement des bons du trésor échéant dans 90 jours.DPM vous offre un placement ultraperformant: 1 HP FONDS MUTUEUS TRI MARK Uapproche de Trimark, en ce qui a trait à la gestion de l'argent, comprend une série d'étapes qui convergent toutes vers un seul but : atteindre des performances financières de haut niveau.AFONDS MUTUELS TRIMARK MIEUX PLACER POUR PERFORMER.DPM est le plus important groupe indépendant de spécialistes en planification 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C2 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 23 FEVRIER 1993 Quand les kiosques à journaux se font chics.Les ventes au détail ont progressé en 92 5UITE.DE LA PAGE C1 La Maison de la presse internationale (MPI) est une filiale des Messageries de presse internationale, du groupe Hachette, qui se spécialise dans la distribution de publications françaises, en plus de quelques titres espagnols, italiens et britanniques.Hachette a établi le premier point de vente de MPI à Montréal en 1983, s'inspirant des quelque 900 magasins Relais H du groupe en France.Depuis ce temps, on a ajouté sept autres établissements dans la région montréalaise, un autre à Québec, un à Ottawa et un à Toronto.Les MPI misent avant tout sur ta variété: 4500 à 5000 titres en moyenne chez MPI, dont «une grande partie de revues françaises», précise M.Sauro.I Le concept mise sur le caractère impulsif du consommateur québécois, reconnu comme le plus grand acheteur de magazines en kiosque et comptoir en Amérique; les deux-tiers des magazines vendus au Québec sont achetés en magasin, contre 35 à 40 p.cent pas la voie des abonnements.; Le trafic abondant de clients en milieu urbain est un autre atout.La Ville de Montréal calcule que, chaque mois, huit millions de piétons passent devant les maisons de presse de la rue Saint-Catherine.Les MPI, pour leur part, servent entre 1200 et 1500 clients par jour, sans tenir compte des gens qui ne font que bouquiner avec le consentement des propriétaires, dit M.Sauro.Chez MPI, comme chez Presse Boutique, on ne vous mettra pas à la porte si vous fouinez un peu.«C'est une façon pour les gens de découvrir des titres qu'ils ne connaissaient pas», dit M.Sauro.Maïs on ne tolérera pas les abus.» MPI ne dévoile pas son chiffre d'affaires.Mais les revenus de l'entreprise ont été «stables» en 1992 après la débandade de 1991 où l'entrée en vigueur des nouvelles taxes a fait chuter les ventes de l'ordre de 15 p.cent.La compagnie se dit néanmoins «rentable» et les ventes pour certaines revues seraient fortement à la hausse.Fondée en 1988, Presse Commerce attire de plus en plus l'attention avec ses ramifications diversifiées et un chiffre d'affaires de 11 -millions.! La société exploite neuf magasins corporatifs sous les enseignes Multimagsei Presse Boutique qui reprend «le principe des maisons de presse européennes», explique M.Tony Drouin, vice-président aux finances et l'un des trois fon- dateurs de l'entreprise et un exemployé du groupe Hachette.En plus.Presse Commerce alimente 76 magasins-membres, dont 60 au Québec, sept dans la région d'Ottawa et neuf aux États-Unis.Parmi ceux-là, ont trouve la librairie Renaud-Bray et certains kiosques implantés dans les stations du métro.« Notre réseau de membres s'apparente aux regroupements du secteur de l'alimentation, comme Métro-Richelieu.On essaie d'approvisionner nos membres au meilleur prix et dans les meilleures conditions possibles», dit M.Drouin.Les ventes de la division du commerce de détail génère des revenus de six millions.Le reste du chiffre d'affaires provient des services d'abonnement pour les salles d'attente; Presse Commerce alimente quelque 15000 bureaux de professionnels à travers le Canada.Selon Drouin, les maisons de presse ne concurrencent pas les dépanneurs et les pharmacies qui vendent des publications «de masse».Les maisons de presse visent surtout le créneau des produits «spécialisés» Aux Messageries Dynamiques, du Groupe Québécor, on rapporte de «fortes augmentations des ventes» aux différentes maisons de presse à Montréal, affirme M.Bélisle.M.Jacques Dorion, président de la firme de placement-média Strategem, se réjouit aussi du phénomène des maisons de presse.«Ce sont des locaux accueillants et bien garnis qui rendent agréable l'expérience d'acheter un magazine.» De même, la clientèle des kiosques à journaux n'est plus la même qu'autrefois.Le temps où on voyait surtout des hommes acheter leurs cigares et «leurs» revues est révolu.Les maisons de presse ont provoqué «une recrudescence de la clientèle féminine», dit M.Drouin.M.Sauro croit qu'il y a «encore de la place» pour d'autres points de ventes au Québec, ce qui ne fait pas l'unanimité dans le monde de l'édition cependant.On souligne notamment que le Québec est considéré comme un marché saturé avec ses 14000 points de ventes \u2014 soit la moitié de tous les magasins de journaux au Canada.Mais chez MPI, on ne démord pas.«Le Québec a changé.Le centre-ville de Montréal à changé.On trouve plus d'ethnies qu'avant.Et les étudiants sont plus ouverts sur le monde.Les gens veulent pouvoir lire d'autres magazines», dit M.Sauro.LISA BINSSE ¦ Les ventes au détail pour décembre n'ont pas bronché par rapport à novembre, alors qu'elles avaient grimpé de 0,5 p.cent par rapport au mois précédent.Toutefois, le commerce au détail affiche une progression de 1,8 p.cent pour l'année, indiquant une reprise faible mais mesurable des dépenses de consommation au Canada.Denis Boudreau, économiste chez Statistique Canada, souligne que les données à l'échelle du pays pour les mois d'automne indiquent une progression constante sauf en décembre qui s'est avéré plus décevant que prévu.On s'attendait à une hausse de 0,7 p.cent.Les consommateurs canadiens ont devancé leurs achats relatifs à la saison des Fêtes, fait remarquer M.Boudreau.En décembre, le total désaison-nalisé des ventes au détail au Canada était de 15,6 milliards de dollars, soit au même point qu'en novembre.Des diminutions ont été enregistrées dans le secteur pharmaceutique où les ventes ont fléchi de 1,5 p.cent.Automobile Toutefois, les ventes dans le secteur automobile (qui comprend voitures, stations-service et pièces) se sont améliorées de 0,2 p.cent en décembre.Ce secteur représente35 p.cent du commerce au détail.Les ventes dans les magasins de meubles et d'appareils ménagers ont grimpé de 1,6 p.cent.Selon M.Boudreau, ces résultats indiquent que les consommateurs reprennent lentement confiance et recommencent à magasiner, notamment pour les gros articles, comme les voitures, ce qui est positif.Les ventes au détail en 1992 ont atteint 184,5 milliards de dol- lars, une amélioration de 1,8 p.cent comparativement à 1991.Statistique Canada note que ces ventes progressent depuis le mois de mars, mais plus lentement depuis juin.Il s'agit donc de la première croissance dans ce secteur depuis 1990.En 1991, les ventes au détail avaient chuté de 1,8 p.cent.Au Québec, les ventes au détail ont atteint 3,7 milliards de dollars en décembre, soit un fléchissement de 0,5 p.cent par rapport au mois précédent, mais une amélioration de 0,5 p.cent comparativement au même mois en 1991.Pour l'année, ces ventes totalisent 45,1 milliards de dollars, une hausse de 0,6 p.cent par rapport à l'année précédente.Mais, précise M.Boudreau, l'indice des prix à la consommation se situait à 1,8 p.cent au Québec en 1992.Donc, en terme réel, les ventes ont chuté.Malgré une croissance de la valeur, le volume a donc reculé de 1,1 p.cent si l'on tient compte de l'inflation.Mais tout est relatif, ajoute-t-il.C'est quand même la première progression du commerce au détail au Québec depuis 1989.Deux améliorations Au Québec, deux secteurs importants se sont améliorés en 1992, soit l'alimentation (3,3 p.cent) et le secteur automobile (1,3 p.cent).Ces hausses ont compensé pour le recul de 2,9 p.cent enregistré dans l'habillement.Les ventes dans les grands magasins au Canada en décembre ont totalisé 1,08 milliard de dollars, un recul de 0,7 p.cent comparativement au mois précédent.Les analystes prévoyaient une hausse de 0,9 p.cent.Les ventes pour l'année ont atteint 12,9 milliards, un progrès de 0,5 p.cent par rapporta 1991.Les ventes dans les grands magasins au Canada, en décembre, ont totalisé 1,08 milliard.Selon Statistique Canada, les au Québec, en décembre compa-ventes dans les grands magasins rativement au même mois il y a ont grimpé partout au pays, sauf un an.Ford Canada : des pertes record Presse Canadienne TORONTO ¦ Ford du Canada a accusé des pertes de 364 millions pour 1992, soit les pires pertes annuelles de son histoire.Les pertes ont été de 221 millions en 1991.Les ventes pour 1992 ont pourtant atteint 14,4 milliards, soit 2,3 milliards de plus que l'année précédente.Un porte-parole de la compagnie, Tony Fredo, a attribué une partie des pertes de l'an dernier à la baisse du dollar canadien par rapport au dollar américain.Ford Canada, a-t-il souligne.achète plusieurs pièces aux Etats-Unis et subit une baisse de son revenu annuel de 40 millions chaque fois que le dollar canadien baisse d'un cent par rapport au dollar américain.Une autre cause des pertes, a déclaré M.Fredo, serait le coût plus élevé de la production et du marketing.Le président de la compagnie lames O'Connor a quant à lui fait remarquer que «plusieurs des problèmes qui ont affecté la compagnie en 1992 existent toujours en 1993, dont la faiblesse de l'économie, la concurrence effrénée et l'excès de capacité de l'industrie».GATT : des agriculteurs manifestent Agence France-Presse PARIS ¦ Les agriculteurs français ont fortement perturbé,hier matin le trafic ferroviaire en France par des manifestations surprise, pour exiger du gouvernement d'opposer le veto de la France au projet d'accord sur le volet agricole du GATT ( Accord général sur le commerce et les tarifs douaniers).Le trafic a été progressivement rétabli en fin de matinée, mais, selon la direction de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), la situation restait quasi- ment inchangée dans la région Midi-Pyrénées, berceau du mouvement, où le trafic était toujours interrompu ou fortement ralenti sur plusieurs axes au départ de Toulouse.Dans cette région, une centaine d'agriculteurs continuaient de bloquer le trafic en gare d'Auch et de l'isle Jourdain, commune qui abrite le siège de la Coordination rurale, syndicat minoritaire mais très actif qui a appelé au mouvement.Les forces de Tordre sont intervenues près de Saint-Sulpice pour dégager la voie ferrée, mais le barrage s'est reformé à l'opposé de la ville.UN INVESTISSEMENT DANS L'AVENIR DE GAUCHE À DROITE, FRANÇOIS CHARTRAND, GUY TREMBLAY, MARJOLAINE LORD, CLAUDE P1CHER, USE LEBEL, JOHANNE HARVEY, MICHEL GIRARD.QUI PEUT MIEUX VOUS PARLER \"ECONOMIE\" QU'EUX?UNE ÉQUIPE DYNAMIQUE ET SYMPATHIQUE QUI VOUS REFILE SES MEILLEURS FILONS EN MATIÈRE D'ÉCONOMIE ET DE FINANCES PERSONNELLES.i i § i > i i QUESTIONS D'ARGENT EN DIRECT Producteur délégué: Gaétan tavoie CE SOIR A'19 h 30 ».Immigration C.i.tJ* lirmtgrtuon Canada L'autre télé.Lfautre vision.Radio Québec Jacques Lalonde, Patrick Hofman, Claude Forget, L.Jacques Mênara\\ vice-président du conseil et Gérard J.Taillont administrateur délégué, Québec, à notre bureau de Laval.Résolus à investir dans l'avenir, nous avons décidé d'offrir nos services à Laval, cette ville animée et dynamique.C'est donc avec plaisir que nous annonçons l'ouverture de notre nouveau bureau de Laval.Nous avons confié ce bureau à l'une des meilleures équipes de conseillers en placement du secteur.M.Patrick Hofman, premier vice-président*, est l'un des conseillers en placement qui a le plus de succès au Canada.Il continuera à conseiller ses clients sur la gestion de leurs actifs, avec le même soin que pendant ses nombreuses années au sein du secteur.M.Hofman sera assisté de M.Claude Forget, conseiller en placement depuis plus de cinq ans, qui se consacre particulièrement à la planification de la retraite par le biais de RËER personnels et collectifs.L'équipe est complétée par M.Jacques Lalonde, qui dirigera* le bu- reau.Depuis de nombreuses années, M.Lalonde offre aux investisseurs des conseils complets et un service de premier ordre.Nous sommes ravis d'intégrer Laval à notre réseau actuel de 32 bureaux canadiens et neuf bureaux étrangers.Nos services sont destinés aux investisseurs qui apprécient les conseils de professionnels et qui veulent bénéficier d'un service de recherche de la plus haute qualité.Si nous pouvons vous être utiles, veuillez communiquer avec nous 3080, boul.Le Carrefour, bureau 800 Laval (Québec) H7T 2K9 (514) 336-0740 * Sous réserve de l'approbation des organismes de réglementation.BURNS FRYuMTTED Garantie 30 (ours ou remboursement Si vous êtes insatisfait(e) de votre Jaguar (achetée ou louée), et ce.quelle que soit la raison, rapportez-nous-la dans les 30 jours pour un remboursement complet SANS PROBLÈME.[\u2022Cette offre prend fin le 31 mal 1993.Pour plus de renseignements, téléphonez à un de nos représentants.Le service primé du groupe automobile SILVER STAR comprend une voiture de remplacement gratuite.De plus, nous allons chercher votre voiture et nous vous la rapportons sans frais.845, boul Taschereau Greenfleld Park (Québec) Tél.: (514) 672-2720 Rive-Sud 19050*6-221 LE GROUPE AUTOMOBILE S1LV12K STAK 0 ICE0E8- JAGUARS MERCEDE3-0EKZ I N F I N I T I l LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 23 FÉVRIER 1993 C3 REER : les institutions financières feront des heures supplémentaires cette semaine PAUL DURIVAGE ¦ Les institutions financières feront des heures supplémentaires cette semaine pour le sprint final de la campagne 1992-93 des régimes d'épargne-retraite (REER).Les retardataires devront toutefois se hâter pour profiter des hauts taux d'intérêt encore en vigueur.La plupart des succursales sont ouvertes cette semaine jusqu'à 20 heures le soir.Plusieurs recevront les épargnants samedi, entre 10 heures et 15 heures le plus souvent, mais dimanche sera généralement chômé.Lundi, premier mars, jour limite pour les contributions aux fins de l'exercice fiscal de 1992, les comptoirs de service seront ouverts en soirée également.L'appétit des institutions financières pour les nouveaux dépôts quide généralement l'élaboration de leur grille horaire.Ainsi, certaines fiducies ferment plus tard, soit à 21 heures, en plus d'offrir des taux souvent supérieurs pour leurs certificats de dépôts garantis (CPG ).Au Mouvement Desjardins, les caisses ferment en général à 20 heures mais des taux supérieurs sont là aussi offerts (jusqu'à 8 p.cent pour un CPG de cinq ans).«C'est un fait qu'on veut avoir plus d'épargne pour rejoindre la demande de crédit.L'an dernier la croissance des prêts a été supérieure à celle des dépôts», note M.François Aubin, vice-président aux affaires publiques à la Fédération des caisses populaires de Montréal.Malgré tout, les caisses ont, jusqu'à maintenant, levé moins de fonds que prévu.«Avec la récession, les gens ont moins d'argent disponible», explique M.Aubin.L'émission de parts permanentes Desjardins a aussi fait compétition aux CPG.Ces parts admissibles au REER se sont envolées comme de petits pains.«II n'en reste plus que quelques-unes, dans quelques caisses», note le vice-président de la Fédération.Les horaires peuvent varier À l'intérieur d'une même institu- tion financière, les horaires peuvent varier d'une succursale à l'autre.Ainsi, les établissements financiers du centre-ville de Montréal ont des horaires apparemment plus contraignants mais ont embauché du personnel additionnel pour répondre à l'affluence durant les heures de bureaux.De même, les succursales logeant dans des centres commerciaux suivront probablement l'horaire des commerces, samedi.La Banque Laurentienne mène pour sa part une «offensive globale» cette année, souligne M.Rock Du-mais, directeur des produits de dépôts.Toutes les succursales partagent les mêmes horaires étendus, sauf en de rares exceptions.Déjà, ces deux dernières semaines, la banque recevait les déposants jusqu'à 20 heures les mardi, mercredi et jeudi.« Les caissiers ont reçu une formation spéciale qui leur permet de répondre à la plupart des questions.Pour les cas plus compliqués, comme les transferts entre conjoints, les épargnants sont dirigés vers les comptoirs de services ou les bureaux», souligne M.Dumais.Les épargnants qui ont déjà contracté un REER auprès de leur banque peuvent effectuer leur contribution additionnelle en autorisant un virement de compte, par un simple appel téléphonique.Ce mode de cotisation, bien que pratique, est toutefois peu répandu, note M.Dumais.Les taux offerts Pour le moment, les taux offerts aux épargnants demeurent aussi élevés que par les semaines passées, malgré la baisse du taux privilégié bancaire vendredi.Toutefois, aucun des spécialistes interrogés par La Presse n'a voulu s'engager pour les jours à venir.La baisse attendue du taux d'escompte aujourd'hui, la quatrième consécutive, ajoutera encore aux pressions à la baisse, particulièrement sur les dépôts à court terme.La dernière semaine de la campagne des REER est cruciale pour les institutions financières car celle-ci peut rapporter jusqu'à 40 ou 50 p.cent de la récolte annuelle des épargnes en vue de la retraite.Hydro soumet à la population son plan de développement PIERRE APRiL de la Presse Canadienne QUEBEC ¦ En commission parlementaire, aujourd'hui, Hydro-Québec entreprend «un dialogue ouvert avec sa clientèle et son milieu», comme elle s'est engagée à le faire en déposant, en novembre dernier, son plan de développement 1993-95.Dans les remarques préliminaires de son plan, la Société a franchement noté qu'elle n'a pas toujours été à la hauteur des attentes de sa clientèle, surtout au cours des années 1980, mais qu'elle a entrepris de redresser la situation en 1990.L'exercice public qu'amorce la Commission de l'économie et du travail se veut une consultation sur le plan de développement d'Hydro-Québec et servira avant tout à lui refaire une image plus positive.La société d'État vise haut et est déterminée à convaincre ses clients et le gouvernement en utilisant des concepts et des expressions à la mode, comme par exemple «la culture de la qualité».Au cours des quatre prochaines semaines, les dirigeants d'Hydro-Qué-bec entendront, en compagnie de la ministre de l'Énergie et des Ressources Lise Bacon, des députés ministériels et les critiques de l'Opposition officielle, les porte-parole de plus de 85 groupes et associations représen- tant les consommateurs, les écologistes, les milieux syndicaux et des entreprises sur les enjeux de la vision hydroquébécoise.Les priorités Aux derniers jours de ce processus de consultation, la question de l'augmentation des tarifs sera abordée.Pour satisfaire une certaine logique, Hydro-Québec expliquera comment elle entend satisfaire aux demandes prioritaires de ses clients avant de leur dire combien ils paieront.Hydro-Québec dira aux consommateurs qu'elle entend investir, d'ici à l'an 2002, quelque 15 milliards en distribution, répartition, amélioration du réseau de même qu'en entretien et en remplacement d'équipements.Puisque les questions environnementales et sociales sont maintenant placées au centre du débat, Hydro-Québec sait qu'elle.ne peut rien entreprendre si elle ne réussit pas à convaincre les autres de sa bonne volonté à ce chapitre.Sans approfondir spécifiquement la construction des grands barrages, qui fait partie d'un autre processus d'évaluation plus pointu, elle parlera, entre autres, des efforts qu'elle consent pour produire des équipements et disposer de ses déchets de façon sûre.Hydro-Québec répondra ainsi aux voeux exprimés par différents grou- pes environnementaux afin qu'elle s'attarde à l'amélioration du réseau et à l'efficacité énergétique et environnementale avant de penser à la réalisation de grands travaux, même si le plan prévoit toujours l'entrée en service de Grande-Baleine pour 2001-2002.Les tarifs Au chapitre des tarifs pour 1993-1994 et jusqu'à l'an 2000, HydroQuébec demandera l'autorisation d'augmenter les factures de ses clients au niveau annuel du taux d'inflation, qu'elle fixe à 2,3 p.cent en 1993 et à 2,7 p.cent en 1994.La société d'État proposera aussi de refondre graduellement la grille tarifaire en introduisant le concept du tarif variable selon les saisons.Selon elle, cette dernière réforme peut être mise en oeuvre assez rapidement dans les secteurs résidentiel et des grandes entreprises.L'ensemble des orientations proposées par Hydro-Québec et les projets en cours exigeront des investissements de quelque 53 milliards d'ici 2002.Les revenus anticipés par l'éventuelle augmentation des tarifs en 1993 et 1994 sont respectivement de 152 millions et 186 millions.XEROX CANADA INC.DÉCLARATION DE DIVIDENDES Avis est donné par les présentes qu'un dividende, conformément au taux de change du dollar canadien, équivalant à 0,25 dollar US par action échangeable sans droit de vote classe B entièrement libérée du capital-actions en circulation de Xerox Canada Inc.a été déclaré payable le 1er avril 1993 aux actionnaires détenteurs d'actions échangeables sans droit de vote classe B inscrits à la fermeture des livres le 5 mars 1993.L'équivalent en dollars canadiens du montant en dollars américains sera déterminé selon le taux de change officiel de la Banque du Canada à midi le 5 mars 1993.Howard J.Kaufman Vice-président, secrétaire et chef du contentieux North York (Ontario) Le 23 février 1993 RWMMHMMMMI ¦MnMMMK DES ENTREPRENEURS TROUVENT INDUSTRIEL CENTRE DE h CODEL, Laval Des industriels à la recherche d'un emplacement pour relocaliser une entreprise ont eu la suiprise de leur vie en mettant à jour une ve'ritable mine d'or dans le parc industriel Centre de Laval.«Je croyais qu'il n'y avait plus de place dans le parc industriel Centre, a dit l'un d'eux, mais on m'a appris que Ville de Laval avait préparé de nouveaux terrains.Alors je suis allé voir l'emplacement et j'y ai trouvé des avantages en or!» Le filon comprend une forte teneur en communications routières et en aéroports, ainsi que des infrastmetures complètes et de qualité.«Pour moi, ça vaut de l'or, a lancé un industriel enthousiaste, parce que j'applique la formule juste-à-temps et il faut que tout fonctionne bien, dans le respect des échéanciers.D'autre part, il existe là une masse critique importante dans mon secteur d'activité, ce qui m'assure de trouver sur place un choix de fournisseurs et de sous-traitants.» Interrogé à ce sujet, le maire de Laval a rappelé que Laval a obtenu au cours des dernières années l'un des plus hauts taux de croissance économique enregistrés au Québec.¦ Gfcooa ^q, Corporation Corporation de développement économique de Laval (514) 662-439 3 Claude Picher II mm m La crise de l'assurance-dépôts m 1 ne se passe pratiquement plus une journée sans ¦ que des épargnants inquiets n'appellent mon collègue Michel Girard, à La Presse, pour en savoir ptus long sur la protection fournie par l'assurance-dépôts.Il y a de quoi.En quelques mois à peine, nous avons eu droit au naufrage du Central Guaranty Trust, aux tribulations du Trust Royal et aux déboires du Trust Général, entre autres.Pendant ce temps, les profits des banques plongent en chute libre.La Banque Nationale a vu fondre son bénéfice net de 99 p.cent Tari-* née dernière, et c'est par la peau des dents qu'elle est parvenue à terminer l'exercice avec un famélique profit d'un million.Cette épidémie de mauvaises nouvelles empêche bien du monde de dormir sur leurs deux oreilles, notamment les retraités qui ont confié leurs épargnes de toute une vie à des institutions dont les titu-bations font régulièrement la une.0 I J I \u2022 Pourtant, au Canada, tous les dépôts sont couverts par l'assurance-dépôts, jusqu'à concurrence de 60000 $ par personne et par institution, en cas d'insolvabilité de l'institution.Cette protection ne couvre pas seulement les dépôts bancaires ordinaires, mais aussi les dépôts inclus dans les REER et les FERR.Elle est automatique et gratuite; pour les banques et fiducies à charte fédérale, elle est accordée par la Société d'assurance-dépôts du Canada; pour, les caisses populaires et les fudicies sous juridiction^ provinciale, par la Régie de l'assurance-dépôts.au ; Québec.Dans ses chroniques sur les finances persôri-nelles, Michel Girard a longuement expliqué, en;, long et en large, les détails de cette protection.», - \u2022.'A' Sauf que le moment est peut-être venu, au Canada, de se demander si l'assurance-dépôts, telle que nous la connaissons, rend vraiment service.L'assurance-dépôts protège les épargnants; mais aux dépens de l'ensemble des citoyens, comnfe on l'a vu il y a quelques années lorsqu'Ottawa a remboursé, à coups de milliards, les déposants de deux banques albertaines en faillite.Le gouvernement a consenti, dans cette affaire, à crever le plafond des 60000 $ «pour ne pas ébranler la réputation de solidité du système bancaire canadien ».* Dans l'affaire du Central Guaranty Trust, la Société d'assurance-dépôts a allongé quatre milliards - \\ en prêts et garanties pour faciliter la récupération dé l'épave par la Banque Toronto-Dominion.Le système actuel a un inconvénient grave: iF n'incite personne à prendre ses responsabilités au se-, rieux.Pire: il encourage l'irresponsabilité.La Northland Bank et la Canadian Commercial Bank, les deux banques de cow-boys prises en étau lorsque s'est effondré le grand rêve pétrolier alber-tain, avaient massivement et imprudemment investi l'argent de leurs épargnants dans un secteur aussi imprévisible que volatil.Pas grave: l'assurance-dé-* pots était là.Quant aux déposants, ils en sont venus à oublier le bon vieux solide et immuable principe de base de toute stratégie de placement: plus le rendement augmente, plus le risque augmente aussi.Oubliant la prudence, ils ont confié leurs épargnes à des fiducies qui misaient tout sur l'immobilier, parce que ces institutions leur offraient un quart ou demi-point de plus.Pas grave: l'assurance-dépôts nous protège.Disons-le franchement: l'assurance-dépôts est fondamentalement malsaine.Il faut la repenser de fond en comble.En fait, telle qu'on la connaît maintenant, il faut l'abolir! L'idée est beaucoup moins farfelue qu'on peut le croire à première vue.Le réputé économiste américain lames Tobin (ex-conseiller économique du président Kennedy, Prix Nobel d'économie èn*> 1981 ) a été le premier à dénoncer les failles d'un 'M système qui permet aux institutions et aux épargnants d'abdiquer leurs responsabilités et de s'en rè- -mettre au gouvernement.I Dans l'ensemble, les institutions américaines l d'épargne et de crédit reposent sur des bases plus fra- \\ giles que celles du Canada.De nombreux scandales, dont le spectaculaire effondrement des Savings &\\ Loans, sont là pour nous le rappeler.L'urgence'de ; penser un système entièrement nouveau pour proie-»*; ger les dépôts des petits épargnants est donc plu£Z; criante au sud de la frontière.Ce n'est pas une raison pour négliger les propositions de lames Tobin.Dans son système, toutes les institutions financières autorisées à recevoir des dépôts devront clairement identifier deux sortes de dépôts.Les premiers seront uniquement et exclusivement dirigés vers des titres qui ne comprennent pas ; de risques, comme les bons du Trésor, les obligations gouvernementales, les hypothèques résidentielles garanties.L'épargnant consent à se contenter d*urï -rendement moindre, mais son capital est en toute \u2022 sécurité.La banque ou la fiducie peut devenir insolvable, mais pas les titres en question, qui conservent toute leur valeur, plus les intérêts.Seuls ces dépôts pourraient faire l'objet d'une garantie qui s'apparenterait à notre actuelle assurance-dépôts.Les autres dépôts sont ceux dont les institutions se servent pour financer leurs prêts commerciaux ou industriels, les engagements de leurs clients dans l'immobilier, le pétrole, les mines, le manufacturier, le transport, ce que voudrez en fait.Ces dépôts ne donneraient droit à aucune protection d'assurance, et seraient clairement identifiés comme tels.En revanche, leur rendement serait plus alléchant.Il appartient à l'épargnant de décider s'il doit ou non faire confiance, et pour combien de temps, à la compétence, à la réputation, au sens des responsabilités des gestionnaires de l'institution à qui il confie son argent.L'institution, de son côté, a la responsabilité de démontrer à l'épargnant, avec une politique de placement prudente et équilibrée, qu'il a raison de lui faire confiance.À l'heure où nous nous demandons jusqu'où peut aller notre régime actuel, ces propositions méritent qu'on s'y arrête.Plus nous persisterons à main- \" tenir un système qui encourage l'irresponsabilité, plus nous finirons par payer cher, comme déposants ou comme contribuables.' ^ En préparation du G7 Agence France-Presse TOKYO ¦ Le ministre canadien des relations extérieures Barbara McDougall est arrivée hier au lapon pour une visite de trois jours destinée à préparer le sommet des sept grands pays industrialisés ( G7 ) qui se tiendra à Tokyo en juillet.Durant cette visite, Mme McDougall rencontrera le premier ministre Kiichi Miyazawa, le ministre des affaires étrangères par intérim, Yohei Kono, ainsi que le directeur-général de l'Agence de défense, Toshio Nakayama.-\u2014 .-.- LAVAL, LA VILLE QUI FAIT SENSATION! C4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 FÉVRIER 1953 : Clinton lance un avertissement aux Européens Agence France-Presse \u2022 * ¦ Bill Clinton a averti hier la CEI-qu'il voulait «changer les règles du jeu» dans l'industrie aéronautique en obtenant des Européens qu'ils, limitent \u2014 comme ils s'y sont engagés\u2014 les subventions publiques au consortium Airbus.Parlant dans un hangar d'une usine.Boeing à Everctt, dans l'État de Washington ( nord-ouest des États-Unis), devant un groupe d'ouvriers du constructeur aéronautique américain, M.Clinton a employé le ton ferme que son auditoire attendait visiblement de lui, en déclarant qu'il demanderait à l'Europe «une nouvelle discipline sévère» dans ce domaine des subventions.Il a clairement laisse entendre qu'il ne faisait pas confiance à la CEE pour respecter l'accord, conclu l'an dernier, par lequel les Européens se sont engagés à limiter l'aide publique à Airbus afin d'aboutir à «une compétition honnête».Le représentant américain pour le commerce Mickey Kantor «surveillera de près» l'application de cet accord, a-t-il souligné.Reprenant l'un de ses propos favoris, le président a de nouveau affirmé que «la plupart» des li- cenciements survenus dans l'industrie aéronautique américaine étaient dus aux 26 milliards de subventions publiques de la CEE à Airbus.ISoeing avait annoncé jeudi le licenciement de 28000 employés au cours des dix huit prochains mois, soit environ 20 p.cent du nombre total de ses salariés, qui s'élève actuellement à 141 500.Pas de miracle «le ne peux pas vous promettre de miracle instantané», a-t-il toutefois lancé à la foule, qui avait accueilli par des applaudissements son avertissement à la CEE.Lé m*racle ^1' H «3v \u2022 WJ VOTRE CARRIÈRE m- SZNOUS ICD Institut Carrière et Développement Ltée Auparavant Institut Control Data DEVENEZ: TECHNICIEN(NE) EN ÉLECTRONIQUE * (247.50 C.E.C.Micro-ordinateur général) PROGRAMMEUR (E)-ANALYSTE (420.52 C.E.C.) EXPERT(E) EN BUREAUTIQUE (900.62 A.E.C.Actualisation en burcauiiq- Enseignement professionnel de niveau colK Aide au placement as \u2022 Admissibilité aux prùts et bourse \u2022 Possibilité de prolongation .'des prestations d'assuranec-chomage.\u2022 PROGRAMME SPRINT if ' *% \\ MAÎTRISEZ: C, Windows, Assembleur.Oracle, Novell, Clipper.Word.m ivoir de Réussir.LONGUEUIL 677-9191 1111.rue St-Charles Ouest Bureau 101, Longueuil Permis no 749747 ' MlSSISSAUGA \u2014 TORONTO \u2014 OSHAWA \u2014 BURNABY \u2014 VANCOUVER \u2014 SURREY \u2014 EDM0NT0N \u2014 OTTAWA \u2014 HALIFAX \u2014 VICTORIA \u2014 SASKAT00N \u2014 QUÉBEC Montréal 285-8585 Tour de LaCité, 300, rue Léo-Paribcau Bureau 500, Montréal laval 662-9090 3, Place Laval Bureau 10, Laval Bill Clinton a aussi rappelé que le Congres voterait bientôt un projet de loi mettant sur pied une commission qui aura 90 jours pour lui présenter des recommandations afin de venir en aide à l'industrie aéronautique américaine.M.Clinton parlait au coeur de l'industrie aéronautique américaine, puisque l'usine Boeing d'Everctt, avec 27000 employés, est la plus grande du constructeur américain, Boeing étant lui-même, de très loin, le numéro un mondial dans ce secteur.La compagnie, qui détient encore 60 p.cent du marché mondial des avions de ligne, est le premier exportateur américain.Après son allocution, qui a duré 20 minutes, M.Clinton a rencontré les dirigeants de plusieurs compagnies aéronautiques américaines.Cette brève halte à Evcrett, près de Seattle, était la dernière étape d'une tournée pré- Déficit US : un adolescent donne 1000$ Agence France-Presse FARGO, L.-U.¦ Un adolescent de 14 ans, mais déjà chef d'entreprise depuis trois ans, a envoyé un chèque de 1000 dollars à la Maison Blanche pour apporter son soutien au programme économique du président Bill Clinton, qui prévoit notamment de fortes hausses des impôts pour réduire le déficit budgétaire.«L'économie va mal en ce moment.|c pense que nous devons faire quelque chose maintenant pour faire avancer les choses», a déclaré dans une lettre au nouveau président le jeune Larry Vil-loi la.de Fargo ( Dakota du Nord), qui a lancé sa propre société il y a trois ans.REINVENTE Illï I ¦ , -\u2022 Les imprimantes laser conven- IL tionnellesfont appel à un complexe f\\l système de rayons laser mobiles, de ' miroirs rotatifs et de lentilles de focalisation pour imprimer chaque page.Cela vous semble compliqué.Ça l'est.C'est pourquoi / ingénieurs d'Okidata ont remplacé ce système par une tête d'impression à DEL transistor i produisant 2 560 points de lumière précis.La tête d'impression sans pièce mo, Okidata est accompagnée d'ui garantie de 5 ans - la plus longue de l 'industrie.Mais t e n 'est qu 'une raison parmi tant d' pour choisir Vimprimante 4 pages/minute OLA00 d'Okidata, qui assure de i ésultats prof n-nels à domicile et dans les petites entrepri I La OL400 dispose également de 17 polices de caractères résidentes, offre une pleine compatibilité avec les logiciels les plus utilisés et comporte un plateau d'alimentation de 200feuilles.Vous pouvez \u2022 ifmter d'autres polices, plus de mémoire et même des plateaux d'alimentation spéciaux.Par-dessus tout, la OL400 vous offre la légendaire fiabilité Okidata, qui en fait l'une des meilleures imprimantes de base actuellement sur le marché.Vous n'aurez pas à vous casser la tête lors de l'achat de votre première imprimante page par page.Okidata vous facilite la vie.APPELEZ LE 1-800-OKI-ÏÏÀNt POSTE 409, POUR OBTENIR LE NOM DU REVENDEUR LE PLUS PROCHE.i \u20224 OKIDATA oi OKI OKI sont dos marques déposées do Oki Electric Industry Co.Ud if sidenticllc de deux jours dans l'ouest du pays, sa deuxième depuis l'annonce mercredi soir de son programme économique.Dans la matinée, M.Clinton avait annoncé à San lose, dans la Silicon Valley (Californie), une série de mesures financières, d'un montant de 17 milliards de dollars sur quatre ans, destinées à favoriser le développement de nouvelles technologies.Croque-midi Midi.belle Italie FRANÇOISE KAVLER ¦ C'est un restaurant petit et chaleureux, avec une ambiance particulièrement enveloppante, une atmosphère de détente et de convivialité peu commune.Un petit restaurant qui ne s'est jamais départi de cette forme de simplicité faite d'une foule de petites choses étudiées.Da Marcello réussit à reproduire l'image d'une belle Italie.Presque aussi vraie que si on y était.^ La salle n'est pas grande et s'enfonce entre une jolie fenêtre côté rue et un bar de service scintillant côté ruelle.On a peint en jaune, un jaune bon teint, et habillé les murs d'affiches bien choisies.Les tables sont éclatantes de blanc (nappes et serviettes de tissu, midi et soir), les sièges ont le confort élégant des chaises cannées.Le service est bien fait, agréablement présent, mené le midi comme si l'on était le soir.Sur la table, la corbeille est faite de pains multiples, le panier de noix arrive entre plat et dessert et l'on sert, au verre, des vins dont on présente la bouteille.À l'apéritif, et même si l'on esquive cette formalité, la maison sert de belles tranches de pain grillé et parfumé d'une huile d'olive ensoleillée.Le menu est celui de chaque jour, tout à fait hors carte puisque celle-ci n'existe pas, écrit à la main et.en italien.Ce qui oblige le service à donner des explications, et ce qui établit bien la communication! Assurance-vie Desjardins ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLE ET EXTRAORDINAIRE Avis vous est donné que rassemblée générale annuelle et une assemblée extraordinaire d\" Assurance-vie Desjardins inc.auront lieu au Centre municipal des congrès de Québec, le vendredi 19 mars 1993, à 14 h 35 : - pour recevoir et considérer le rapport annuel de la Compagnie et le rapport des vérificateurs, pour procéder à l'élection des administrateurs et au choix des vérificateurs: - pour ratifier le règlement 1992-2 relatif à la date des assemblées annuelles de la Compagnie; - pour ratifier les décisions prises et les actes posés par les administrateurs et dirigeants de la Compagnie depuis la dernière assemblée générale annuelle et pour discuter toute autre question qui pourra être soumise à l'assemblée.Lévis, le 23 février 1993 Le Secrétaire de la Compagnie Gilles Juneau AFFAIRES JURIDIQUES AUTO DIVORCE (en collaboration avec une firme de notaires) Divorce, séparation de corps, convention de rupture et garde d'enfants À L'AMIABLE FAITES-LE VOUS-MÊME À BON PRIX ET SANS DÉLAI Tél.: 671-0804 1 800 667-0505 Le menu du jour proposait, dessert non compris, des suggestions de repas allant de 10,95$ à 17,95$ comptant des plats servis si copieusement que Ton pouvait oublier les fins sucrées.Minestrone ou salade verte, en entrée, puis: pâte du jour, chou farci, foie grillé, langue de veau en sauce verte, rôtis de veau et de porc réunis, ragoût servi sur polenta, ravioli de saumon en sauce crème.La minestrone mêlait légumes et haricots blancs dans une bonne préparation simple, servie en assiette creuse, agrémentée de fromage râpé directement de la moulinette.L'assiette aux deux rôtis était servie aussi copieusement que l'assiette de ragoût et polenta; les deux avaient les mêmes qualités de cuisine maison, naturelle, simple, sans surplus d'assaisonnement: deux grandes tranches de viande tendre, accompagnées d'un jus plus que d'une sauce, et de légumes nature, pomme de terre avec pelure et verdure; un petit ragoût de plusieurs viandes coupés en dés dans une sauce qui avait du goût, servi sur un coussin de polenta, cette préparation au maïs dont le goût particulier répondait bien à celui des viandes.Pour ceux qui ne peuvent se passer de dessert, le tiramisu (5,50$) est un beau et bon choix.DA MARCELLO 825 est.rue Laurier 276-1580 DATES D'ASSEMBLEE Données fourmes par la société ernettric* par rentreroisa de LA CAISSE CANADIENNE DL DÉPÔT DE YALEIRS LIÉE ' Modifications aux renseignements déjà publies.A - annuelle ; S «= spéciale ; G «» générales X - supplémentaire ; E « extraordinaire.0mm Date Date Type «Xf fm d?s< Aî|9s!i Central Ccrpcratica 15 mars 22 ami Lii't Caaanaa Teiepnone Co 28 mars 30 ami Anooraq Resources Ccrpcratioa 10 mars 15 ami AostH lafce Ressorces Itd 10 mars 15 ami luttes Ir.dustpes la: 1?mars ISaml Arca-.na In justnes Inc 9 nars 14 ami Asean Holdings Inc 22 mars 21 avril Aviva Petroleum Canada toc 1 mars 8 ami Bat mit on Eflterpnses lld.8 mars 1S avni Bestar Inc 22 mars 21 avni Biocàem Pltarma Inc 27 avni I7p>a Bfd Construction Co Itd.12 mars 16avn! Black Hawv.M:rww Inc 16 mars 21 avni BTlanikrarkLUPartMrsi:p92 24 ter.30 mars Corporation Camec* 15 mars 27 avni Canadiaa Jcrei limirted 11 mars 22 avni Cana j-renne), Claire (Réal Froment), ses beaux-frerc!*., belles-soeurs, neveux.ei-nièces.Une liturgie de fa parole sera célébréc\"jeudi\" le 25 février 1993 a I f h en la chapelle du ' \u2022 ' -Complexe funéraire -St-François d'Assise-, 6700 est Beaubien .Montréal (membre RFAÛ) * Parents et amis sont pries d'y assister sans autre* invitation.Heures de- visites mardi de 19 a 22 h.mercredi de 14 a 17 \"h
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