La presse, 5 mars 1993, Cahier A
[" 1\t\tl) E .P U 1 S \\ 9 b /, Popular \u2022 \u2022 {Audi)\t\t5441.rue St-Hubert, Montréal 2 7 4-5471 9 LE PRÊT À PORTER DE L'OPTIQUE VU 7050 JEAN-TALON, EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU Aujourd'hui: De 6 a 12 cm de neige Minimum - 7° Maximum - 3° Demain: Nuageux avec neige légère DETAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 109e ANNÉE N°133 60 PAGES, 4 CAHIERS Mes de La Madeleine: 1.00 50* Taies en sut I Aujourd'hui La crjSe d'Oka fut une.«bonne affaire»» Le Club de golf et certains notables ont reçu de très généreuses indemnités de Québec ANDRE NOËL Cl DANIEL LEMIRE Daniel Lemire a donné une performance époustouflante hier soir, mais l'Oncle Georges, lui, a eu l'effet d'un «casseux de party».Bl UNIVA La Caisse de dépôt et placement estime que la proposition Blacksto-ne-Unigesco visant à offrir 11 $ aux actionnaires d'Univa est illégale.S4 BEN JOHNSON La Commission antidopage de la FIAA se prononce aujourd'hui a Paris sur le sort de Ben Johnson, qui risque le bannissement à vie.Sommaire Annonces classées immobilier.B9 à B11, C9 marchandises.C9 emplois.C9, CIO automobiles.C10, C11 propositions d'affaires.B5 Arts et spectacles informations.C1 à C8, C12 cine-horaires.C7 tele-horaires.C7 télévision.C2 Bandes dessinées.B11 Bridge.C10 Decés .**.\u2022.*.\u2022.C111 C12 Economie.B1, B4 à B8 Editorial.\u2022.«.\u2022«.\u2022¦\u2022\u2022.B2 Ètes-vous observateur?.B9 Feuilleton.B10 Horoscope.B10 Le monde.A14, A15 Loteries \u2014 résultats:.A4 -Mot mystère».B11 Mots croisés.C9 OBHAtiPET A Périr frite MO&tXJ-Hûfi/mlt, &&&& m wê c gouvernement québécois s'est mon-Bb tré très magnanime envers certains notables d'Oka quand il a distribué les fonds d'aide financière après la crise autochtone de 1990, selon des documents qui viennent d'être obtenus grâce à la Loi d'accès à l'information.Le ministère de la Sécurité publique a été particulièrement généreux avec les membres du Club de golf Oka Inc., dont les projets d'agrandissement avaient déclenché la crise parce qu'ils touchaient un terrain revendiqué par les Mohawks.Le ministère a ainsi versé 170052$ au club lui-même à titre de dédommagement, seulement pour les pertes de profit pen- dant les 84 jours de la crise.Le club de golf d'Oka est un petit club privé de neuf trous.C'est une entreprise sans but lucratif, qui compte autour de 200 membres.Les gérants de clubs de golf joints par La Presse cette semaine ont indiqué que les profits annuels des petits clubs privés de neuf trous dépassaient rarement quelques milliers de dollars par année.« Le tiers des petits clubs privés sans but lucratif ne font pas de profits du tout, a expliqué le directeur général de l'Association de golf du Québec, Philippe Gribbin.Un autre tiers subissent de légères pertes, qu'ils compensent par des cotisations spéciales de leurs membres.Et les autres enregistrent quelques profits.Il est très rare de voir de tels clubs réaliser plus de 20000 S par année.» Le décret 1595-90 prévoyait une aide financière pour les dommages matériels subis par les citoyens, mais pas pour les entreprises.Il précisait que les entreprises pouvaient seulement réclamer des pertes de revenus nets.Le club de golf d'Oka ne pouvait donc pas réclamer de dédommagement pour les actes de vandalisme commis sur les verts ou dans le chalet.Le gérant du club, Roland Lalonde.a déclaré à La Presse que des demandes avaient été faites à une compagnie d'assurances pour les dommages matériels.^ Par ailleurs, le terrain de golf n'appartient pas au club, mais à la municipalité d'Oka.La corporation municipale d'Oka a fait ses propres réclamations au gouvernement.Le club de golf d'Oka Inc.comptait parmi ses membres, en cet été 1990, des gens comme le maire d'Oka, Jean Ouellette, un conseiller municipal, Réjean Larocque cl le député libéral des Deux-Montagnes.lean-Guy Bergeron.En plus, le ministère de la Sécurité publique a versé 94462$ au propriétaire de (a boutique du club (le pro-shop), Serge Pilon, toujours à titre de pertes de revenu net d'entreprise.Encore là, les gérants des clubs de golf interrogés cette semaine se sont dits étonnés qu'une boutique d'un club de 200 membres fasse autant de profits en 84 jours.Et là encore, cette somme ne couvre pas les dommages matériels.M.Pilon nous a VOIR OKA EN A 2 L'attentat meurtrier de New York : le FBI arrête deux suspects ENCORE UN POIDS LOURD d'après AFP New York eux personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du World Tra-de Center et l'un de ces suspects, lié à un groupe fondamentaliste musulman, a été déféré devant la justice hier soir à New York, inculpé et placé en détention sans possibilité de libération sous caution, a t-on appris de source officielle.Arrêté hier matin, Mohammed Salameh, 26 ans, dont la nationalité n'a pas été divulguée, a été inculpé devant un tribunal fédéral peu avant 21 hOO pour «aide et incitation à un attentat à la bombe et l'incendie qui s'en est suivi ».Le second suspect arrêté hier soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du World Trade Center, est le frère de El Sayyid Nosair, actuellement en prison aux États-Unis pour des faits liés à l'assassinat du rabbin israélien d'extré-me-droite Meir Kahane, ont annoncé les autorités.Ibrahim Elgabrowny a été interpellé hier lors de la perquisition de son appartement.11 a été inculpé «d'obstruction à la justice» pour avoir frappé un représentant des forces de l'ordre.Cette perquisition avait permis de découvrir des outils, des câbles et un manuel sur la fabrication d'explosifs.«Cette enquête, à l'évidence n'est pas terminée, mais un un grand pas a été franchi», a souligné hier soir à New York le responsable local du FBI, M.lames Fox.L'attentat du World Trade Center a fait vendredi dernier 5 morts, un disparu et plus de mille blessés.Mohammed Salameh, homme de carrure moyenne portant une barbe soignée, a comparu sans dire un mot.Il est apparu calme et détendu et un interprète lui a signifié les termes de son inculpation en langue arabe.11 s'est contenté de faire des hochements de tête en direction de son avocat.Selon les éléments de l'enquête divulguée par le FBI (la Sûreté fé- VOIR ATTENTAT EN A 2 PHOTO JEAN GOUPIL, Lê presse Un tronçon de l'autoroute Décarie, l'une des artères les plus achalandées de Montréal, a totalement été fermé à toute circulation tôt hier matin, après qu'un camion-remorque de la compagnie Azimut eut fait une spectaculaire embardée et se soit renversé, laissant échapper sur la chaussée une bonne partie de sa cargaison de marchandises diverses destinées au Club Price.L accident, qui s'est produit en pleine heure de pointe, en direction sud à la hauteur de la sortie Jean-Talon, serait attribuable au fait que le chauffeur ait freiné brusquement pour éviter une collision avec une automobile.Le chauffeur du camion a été traité à l'hôpital St.Mary's pour des blessures superficielles.Il a fallu plus de cinq heures aux employés de la compagnie pour récupérer la marchandise répandue sur la voie rapide, forçant des milliers d'automobilistes à quitter temporairement ce tronçon de l'autoroute, qui a été rouvert en début d'après-midi.Le président Eltsine prépare un coup d'État pierre bocev Le Figaro MOSCOU Les signes de nervosité se multiplient à Moscou.La frange la plus dure des militaires conservateurs russes a accusé hier Boris Eltsine de préparer un coup d'État.L'affrontement décisif parait proche entre réformistes, menés par le président russe, et conservateurs, conduits par Rouslan Khasboulatov, l'homme fort du parlement.La crise remonte à mercredi, lorsque Boris Eltsine a reçu le haut commandement des forces armées à l'issue d'une.réunion du Conseil de sécurité.À en croire un compte-rendu des Izvestia qui affirment avoir eu un journaliste sur place, les militaires «ont exprimé leur inquiétude devant le développement de la crise politique et demandé au président de prendre des mesures résolues pour y mettre un terme».Pavel Gratchev, le ministre de la Défense, a immédiatement démenti toute rumeur de coup de force et réaffirmé que l'armée se tenait à l'écart des luttes politiques.Mais le chef de file des militaires ultra-conservateurs, le lieutenant-colonel Stanislav Terekhov, président d'une «assemblée des officiers» déclarée illégale par le ministère, a informé hier la cour constitutionnelle de la «préparation d'un coup d'État».Sur la foi de «sources secrètes mais sûres», il affirme que les ministères de la Défense et de l'Intérieur, mandatés par le Kremlin, avaient mis au point un document sur la création de «détachements militaires spéciaux pour soutenir l'ordre policier».Un des leaders des conservateurs au parlement, le député Ser-gueï Babourine, a proposé de con-voquer Boris Eltsine et de lui demander compte-rendu, minute par minute, de son entretien avec les militaires, ainsi que de la réunion du «Conseil de sécurité».Le Soviet suprême a entériné sa proposition, et le président est ainsi supposé venir s'expliquer ce matin devant les ë'vus.Boris Eltsine, il est vrai, n'a pas peu contribué, ces jours-ci, à entretenir l'incertitude sur ses intentions.D'un côté, il a fait une série de gestes de conciliation.Son apparition devant les «centristes» modérément conservateurs* de l'«Union civique».Ou mieux, une interview à la Pravda \u2014 du jamais vu depuis le putsch d'août 1991 \u2014 pour* fajre |a distinction entre «bons» et «mauvais» communistes et promettre une coopération avec la frange acceptable.Mais il s'est également fait menaçant en annonçant l'existence d'une «ultime variante» qu'il mettrait en oeuvre en cas de refus net par les conservateurs de ses propositions de compromis.«|e ne pense pas que les choses en arriveront là, expliquait-il, et je ne le souhaite pas: la constitution doit être respectée.» De quoi fai- VOIR ELTSINE EN A 2 ROYAL LA FLORIDE AU DEPART DE D0RVAL ¦ *.fit» m» mm Course au leadership : Charest met les bouchées doubles ANDRÉ PRATTE et PHILIPPE DUBUISSON urpris par l'envolée fulgurante de sa collègue Kim Campbell, le ministre de l'Environnement et député de Sherbrooke Jean Charest met les bouchées doubles pour rattraper le terrain perdu auprès des députc> et militants du Québec.Un relevé efectué par La Presse auprès du caucus conservateur du Québec indique que chacun des deux camps peut déjà compter sur l'appui d'une dizajne de députés.Les autres n'ont pas fait leur niche, mais la plupart affichent une sympathie pour l'un ou l'autre de ces deux candidats, qui semblent occuper la presque totalité du terrain au Québec.Mais contrairement à Mme Campbell, qui peut compter sur le soutien de poids lourds tels Gilles Loiselle (président du Conseil du trésor) et Marcel Masse (exministre de la Défense), M.Charest ne peut encore tabler sur l'appui d'un gros nom du cabinet provenant de sa propre province.\" L'organisateur en chef de |ean Charest au Québec admet ce fait et avoue que ces apppuis au sein du caucus sont encore fragiles.«Mais ils sont plus solides qu'ils ne l'étaient, et si on continue de travailler, d'ici une semaine, nous allons avoir l'appui d'une majorité des membres du caucus du Québec», affirme Pierre-Claude Nolin, directeur général du PC-Québec lors des élections de 1988.Les députés Gabriel Desjardins (Témiscamingue), Guy Saint-lu-lien (Abitibi), Fernand Jourde-nais (La Prairie), Yvon Côté ( Richmond-Wolfe ), Gabrielle J Bertrand ( Brome-Missisquoi ), Al- f lan Koury ( Hochelaga-Maison-neuve), Gilles Bernier (Beauce), t André Harvcy (Chicoutimi) et Vincent Délia Noce (Duvernay) feront tout probablement campagne pour M.Charest à la course à la direction.Selon un conseiller du ministre Charest, ce dernier vise à obtenir l'appui de 50 p.cent des délégués du Québec, qui représenteront le quart des délègues au congrès à la direction du parti conservateur qui se tiendra à la mi-juin.«Si ces appuis se solidifient, il sera candidat», dit-il.D'autres députés québécois, qui n'ont pas encore arrêté leur choix, souhaitent que M.Charest présente sa candidature pour donner une voix au Québec, «le n'ai pas fait mon choix, mais j'espère que M.Charest sera de la course.Il faut que des gens expriment le point de vue du Québec pour le bien du parti», dit le député de lonquièrc, |ean-Pierrc Blackburn.Stratégiquement, le camp Charest compte réaliser une percée auprès des jeunes du parti, qui représenteront environ le tiers des délégués au congrès à la direction.M.Charest, qui n'a que 34 VOIR CHAREST EN A 2 Départs du 05 mars au 28 avril 1993.Nouvelles réservations ettectuéeb et payées avant le ?û mars 1993.Taxe Places limitées selon la disponibilité au moment de la réservation.Les vols de ROYAL sont nolrsoipar Vac mcos Jet USA et Sol-Vac Tours, conjmmgmini -j p- en sus Séjour d inc durée maximum ae 14 jours.Prix promotionnel sujet à changement sans préavis.i OSil'Qiy, \\if\\u\\ y .n-vn-a\"; d.u.s h' tellement styi?'.^\"'^^iLli! 'ilZllJ A2» LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI b MARS 1993 emain dans La Presse SUITE DE LA UNE fi Plus La Catherine.¦ Que de souvenirs! Au milieu du siècle, c'était la rue la plus fréquentée par les Montréalais.À l'époque, on disait de l'intersection des rues Sainte-Catherine et Peel.qu'elle se trouvait à la croisée des chemins du Canada.Mais la Catherine a bien mal vieilli.Demain dans La Presse, Guy Pinard nous raconte comment le foisonnement des grands centres d'affaires dans les banlieues et la construction de galeries souterraines ont entraîné la désaffection et la perte de prestige de la Catherine.Un nouveau feuilleton ¦ La Presse offre à ses lecteurs à compter de demain en feuilleton le livre de Mario Roy sur Gerry Boulet, Avant de m'en aller.Consacrant toute sa vie au rock, Gerry Boulet a vécu à cent milles à l'heure, chantant comment un coyote, se saoulant de nuits folles, d'alcool et de drogue avant de s'en aller prématurément, il y a presque trois ans.Correction Aux adeptes de la bourse ¦ À la suite d'une erreur technique, les cotes de la bourse de New York que nous avons publiées hier étaient les mêmes que celles de mercredi.Toutes nos excuses.Les adeptes de la Bourse de Montréal remarqueront avec plaisir que La Presse publie maintenant un tableau plus complet des transactions du jour incluant celles des mines junior.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine), de 9 h à 18 h; \u2022 à Candiac : organisée par la section Croix-Rouge Candiac avec la collaboration du Club Optimiste, Candiac Toyota, salle de montre, 185, boul.de l'Industrie, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Montréal : Tour de la Bourse, Place Victoria, 800, place Victoria (hall d'entrée), de 9 h 30 à 16 h 30; \u2022 à Saint-Janvier : organisée par le Club Optimiste de Mira-bel, Centre communautaire, route 117 (coin Sacré-Coeur), de 15 h à 20 h 30; \u2022 à Saint-Sauveur : Chalet Pauline-Vanier, rue de l'Église, de 14 h 30 à 20 h 30.La quotidienne Tirage d'hier a trois chiffrés à quatre chiffres 332 9021 OKA La crise d'Oka fut une.«bonne affaire- confié qu'il avait obtenu environ 90000 $ de sa compagnie d'assurances, en sus du montant reçu du gouvernement.Sa boutique avait été saccagée par les War-riors.' Les réclamations de Pierre Marinier \u2014 membre fondateur du club de golf, ancien maire d'Oka et secrétaire de la Chambre de commerce locale pendant la crise \u2014 semblent avoir été analysées avec beaucoup de sympathie au ministère de la Sécurité publique.Son magasin de matériel de construction, P.Marinier et frères Ltée, a reçu 94897 $ en manque à gagner.Son concurrent, Le Carrefour du bricoleur d'Oka \u2014 un magasin qui a la même taille \u2014, a reçu seulement 28271 $, soit trois fois moins! Pourquoi?Personne ne le sait.Le vice-président du club de golf, Gaétan Cataford, a reçu 38570 $ pour sa petite entreprise de construction.Les autres petits entrepreneurs en construction ont dû se contenter de dédomma- Sements moins importants: 00$; 653$; 674$; 4353$; et 16987 $ dans un cas.L'analyse des dédommagements d'entreprises et de fermes laisse songeur à d'autres égards: selon les documents officiels, l'entreprise «International Jo-liance Inc.» s'est enregistrée au programme d'aide financière le 17 mars 1992, soit très en retard, mais n'en a pas moin?rcvu une aide substantielle.Dannie Cro-teau, du ministère de la Sécurité publique, a indiqué hier que la date limite pour s'enregistrer au programme était le 12 février 1991.Les documents officiels montrent pourtant qu'International Joliance a reçu un montant important \u2014 144 321 $ \u2014, avant même de s'enregistrer au programme.Un des propriétaires de l'entreprise est Jean (olicoeur, président de l'Association des propriétaires à l'intérieur de Ka-nesatake.Par ailleurs, la ferme d'un autre porte-parole des Blancs d'Oka, le vétérinaire Réjean Mongeon, a reçu une aide financière de 180604$ pour cette crise de 84 jours.(Cela ne comprend pas les dédommagements personnels, comme les frais d'hébergement.) Or, la majorité des autres fermes \u2014 toujours selon les documents divulgués en vertu de la Loi d'accès \u2014 ont obtenu moins de 20000-$.Beaucoup d'entre elles ont reçu des montants de 2000$ ou 6000$.La société immobilière Vivaldi Ltée., alors propriété de notaires de Laval, a reçu pour sa part 5140$ en pertes de revenu net.Le montant semble petit.mais difficilement explicable.En effet, Vivaldi détenait des terrains dans les Jardins d'Oka, qui ont fait l'objet d'une offre d'achat par le gouvernement fédéral pendant la crise: où était la perte de revenus?Une autre entreprise de développement immobilier, Environnement Supérieur, a reçu 15635 $ en perte de revenus nets.Ses terrains, pourtant, existaient toujours après la crise.Un des propriétaires de l'entreprise, Serge Pharand, occupe plusieurs fonctions municipales dans la ré- gion.C'est en tant qu'inspecteur municipal d'Oka qu'il avait signé une déclaration appuyant une requête en injonction pour chasser les Mohawks qui campaient dans le parc, où le club de golf voulait s'agrandir.En revanche, les autochtones ont reçu une aide financière minime.Le Conseil de bande de Ka-nesatake a demandé 103000$, mais n'a rien obtenu.La corporation municipale d'Oka a demandé au moins 399468 $; le gouvernement lui a accordé 175051 $.Tous ces documents ont été obtenus par un citoyen d'Oka, Pierre Minville.Mais ils sont incomplets.Le ministère de la Sécurité publique a remis des documents partiels, en dépit d'un ordre de la Commission d'accès à l'information.La décision de la Commission a été déposée cette semaine à la Cour supérieure du Québec, ce qui lui donne la force d'un jugement.M.Minville \u2014 qui rédige un livre intitulé «Okagate, Ryan-gate» \u2014 cherche une aide financière pour poursuivre le ministère pour outrage au tribunal.?Ottawa dépensera encore 15 millions pour acquérir des propriétés au profit des Mohawks de Kanesatake ABONNEMENT 285-6911 ILe service des abonnements est ouvert du lundi au i i vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrodions lundi su vendredi do 8 h 30 a 17 h 30 285*7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacancst, Voyages Carrières et professions, nominations ~i 285-7202 285-7306 285-7265 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule J la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières a LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400» Port de retour garanti.* (USPSH03G92) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i-.-1 i i i L2 l I CODE DU JOUR 09-5 VENDREDI 5 MARS 1993 | JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Le gouvernement fédéral dé* pensera une somme de l'ordre de 15 millions d'ici à la fin de l'année pour acheter des propriétés appartenant à des Blancs dans le secteur Kanesatake et dans une partie du village d'Oka, pour ensuite les confier au conseil de bande local qui aura la responsabilité de les remettre à des membres de sa communauté.C'est Ottawa qui paiera chaque année aux autorités municipales de la paroisse (secteur Kanesatake) et du village d'Oka les impôts fonciers que doivent acquitter les propriétaires de ces espaces.Mais il se pourrait bien que le gouvernement fédéral paie des taxes foncières pour des terres et des maisons qui ne sont pas occupées.Récemment, le grand chef du conseil de bande de Kanesatake, Gerry Peltier, a fait savoir qu'il mettait fin aux pourparlers avec Ottawa parce qu'il n aimait pas la façon de procéder du fédéral.Hier, une porte-parole du ministère des Affaires indiennes, Hélène Philippe, a déclaré que les dicusslons se poursuivaient avec le conseil de bande afin de trouver un terrain d'entente.« Mais pendant ce temps, préci-se-t-elle, Travaux publics Canada poursuit ses négociations avec les propriétaires actuels de ces propriétés afin de leur présenter des offres d'achat.» \u2022 Assise territoriale » Ottawa espère bien, au 31 décembre prochain, avoir terminé l'achat des 106 propriétés visées.Actuellement.58 ententes ont été conclues.Lors de l'entretien téléphonique;, Mme Philippe a souligné qu'avec l'achat de ces propriétés, (ne comprenant parfois que des terres), Ottawa veut créer une «assise territoriale» pour loger les membres de la communauté autochtone de Kanesatake.Une «assise territoriale» n'a rien d'une réserve, il s'agit simplement d'un espace spécifique habité par une communauté amérindienne.Sur les 58 ententes déjà conclues, il y a 41 maisons dont plusieurs sont vides, leurs occupants étant partis habiter ailleurs.Mme Philippe ne peut cependant pas dire combien de ces maisons sont inoccupées.Elle a aussi mentionné que les politi- ques du gouvernement ne permettaient pas de rendre public le montant exact alloué pour l'achat de toutes ces terres, afin d'éviter toute surenchère.Mais le chiffre de 15 millions a été avancé par un expert qui suit la situation de très près et qui possède la liste des prix offerts par Ottawa.Les offres sont faites sur la valeur marchande de 1990, mais elle n'a cependant pas tellement augmentée depuis à cause du contexte économique.Mais, selon l'expert, même si d'importantes sommes ont été versées aux Blancs, ils demeurent pénalisés : «Premièrement, ils ne voulaient pas vendre, mais n'ont plus le choix devant les événements et, deuxièmement, ils ne pourront pas retrouver, dans la majorité des cas, des endroits aussi beaux pour y demeurer.Ces personnes voulaient terminer leur vie à Oka.» CHAREST Course au leadership: Charest met les bouchées doubles ans, aurait cultivé avec beaucoup d'attention cette clientèle lors de son séjour comme ministre d'État à la jeunesse ainsi qu'à l'occasion des nombreuses activités des jeunes conservateurs.Auprès des jeunes, M.Charest entend notamment faire valoir son dossier à titre de ministre de l'Environnement.Tesha Kheiriddin, qui siège sur l'exécutif national des jeunes du parti et qui dirige la campagne pro-Charest chez les jeunes du Québec, affirme que son candidat est très populaire auprès de cette clientèle.Mais, admet-elle, «les jeunes sont aussi sensibles à Kim Campbell, et la majorité ne se sont pas encore prononcés».En fait, le camp Campbell semble aussi mener une dure bataille sur ce terrain.Le travail en ce sens du fils du ministre Gilles Loiselle, Frédéric, permettra à Mme Campbell de compter sur un appui substantiel des jeunes conservateurs du Québec.Ailleurs au pays, le président des jeunes de l'Ontario, |oe Conrad, est déjà passé dans le camp Campbell.Et les jeunes de la Colombie-Britannique se rangent massivement derrière la candidate locale.S'il compte d'abord sur sa province pour bâtir des appuis, la camp Charest affirme aussi obtenir un solide soutien ailleurs au pays.Le sénateur Michael Mei-ghen, ex-Montréalais qui fait affaire à Toronto, devrait diriger la campagne Charest en Ontario.Percepteur de fonds, il apporterait avec lui un soutien financier important à la campagne du député do Sherbrooke.Mais dans cette province, qui pourrait compter jusqu'à cinq candidats locaux, les députés ne sont pas pressés d'arrêter leur choix.Dans l'Ouest, plusieurs députés et organisateurs ne cachent pas leurs sympathies pour M.Charest.Mais ils soulignent deux handicaps majeurs \u2014 son jeune âge et le fait qu'il est Québécois, comme Brian Mulroney.«Quand on parle aux gens de Jean Charest, la première réaction, c'est de dire qu'il est du Québec et que ce n'est pas son tour», mentionne le député David Bjornson, président du caucus conservateur du Mani-toba.Certains organisateurs de M.Charest affirment avoir obtenu l'appui des députés Robert Wen-man (Colombie-Britannique), Lee Clark (Mçnitoba) et Lee Ri-chardson (Alberto).Le premier ministre conservateur de l'Alber-ta, Ralph Klein, aurait aussi signifié son appui en privé à M.Charest.Mais comme au Québec, la ministre de la Défense Kim Campbell a aussi le vent dans les voiles dans l'Ouest, notamment parce qu'elle dispose d'une organisation très dynamique.Au point que l'ancien ministre de l'Énergie, |ake Epp, identifié à la droite du parti, ne croit pas que les démêlés de Mme Campbell avec les groupes qui militent contre le droit à l'avortement et contre le contrôle des armes à feu lui nuisent autant qu'on peut le croire.«le ne crois pas que ces questions seront aussi importantes qu'on le dit.Avant tout, les gens de l'Ouest cherchent quelqu'un qui pourra maintenir la coalition bâtie par Mulroney et remporter les prochaines élections», dit M.Epp.Par contre, le président du caucus de la Colombie-Britannique et partisan de Mme Campbell, Stan Wilbee, avoue que «des gens s'interrogent sur ses politiques sociales, et ces gens-là cherchent une solution de rechange».Selon plusieurs organisateurs et députés du parti dans l'Ouest, le succès remporté jusqu'à présent par Mme Campbell au Québec pourrait aussi nuire sensiblement à M.Charest ailleurs au pays.«Si les appuis que Mme Campbell semble recueillir au Québec se concrétisent, elle pourra s'afficher comme la candidate pouvant le mieux préserver la coalition.En ce sens, M.Charest perdrait quelque peu de son attrait dans l'Ouest», dit l'un d'eux.?ATTENTAT L'attentat meurtrier de New York : le FBI arrête deux suspects dérale), Mohammed Salameh avait loué, avec un autre homme, la camionnette qui a servi à transporter la bombe qui a explosé sur une rampe d'accès à un parking, au second sous-sol du WorM Tra-de Center vendredi dernier à 12h08.Des fragments calcinés de ce véhicule retrouvé dans les décombres ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à Mohammed Salameh.11 avait loué sous son propre nom cette camionnette pouvant transporter une charge de 1000 kilos.Il a été interpellé hier matin peu après lOh alors qu'il revenait réclamer la caution de la location en déclarant le véhicule volé.Une perquisition à son domicile a permis de découvrir des outils, oes cables et un manuel sur la fabrication d'explosifs, selon M.Fox.ELTSINE Le président Eltsine prépare un coup d'État re comprendre qu'elle ne le serait pas si on en arrivait à l'extrémité de l*« ultime variante».Privatisations en panne Comme s'il en dessinait les contours \u2014 proclamation de l'état d'urgence, voire dissolution du parlement \u2014 Boris Eltsine a fait savoir que s'il avait effectivement prêté serment sur la constitution, en 1991, le texte en a depuis été Selon un porte-parole de la mairie de Jersey City, M.Brian Dorf, «il a été établi! (par le FBI) qu'il avait des relations avec la mosquée El Salam» (dans le New Jersey ) connue pour être le foyer d'un groupe islamique intégriste.Depuis cette mosquée, installée au premier étage d'un immeuble décrépi, le Cheikh Orner Abdoul Rahman prêche la violence pour renverser le régime égyptien.Cette accélération inattendue de l'enquête n'a pas résolu nombre de questions, comme le mobile de l'attentat et l'identité réelle de ses auteurs où commanditaires.De même, la nature de l'explosif utilisé n'est toujours pas connue.Les enquêteurs n'étaient pas encore parvenus hier soir au fond de l'immense cratère provoqué par la déflagration de la bombe, en raison des risques d'effondrement.La nature des relations liant Mohammed Salameh à la mosquée El Salam et à son chef spiri- prot onde nient altéré par le «Congrès des Députés du Peuple», pour réduire les pouvoirs de l'exécutif et établir la toute-puissance du législatif.En attendant l'apparition plus qu'hypothétique de Boris Eltsine au Soviet suprême ce matin, les parlementaires ont illustre de manière éclatante le degré de confusion générale.Hostiles au référendum prévu pour le 11 avril, ils ont pourtant voté à deux reprises contre les dates de convocation d'un Congrès extraordinaire, qui seul pourrait annuler le vote populaire.Suite du chaos ce matin.attention particulière du FBI, car il est soupçonné d'une implication dans le meurtre il y a un an de Moustafa Shalabi, un immigrant égyptien à Brooklyn, et d'un autre meurtre à Clevcland (Ohio).Par ailleurs, le FBI a pu établir que El Sayid Nosair, actuellement en prison aux États-Unis pour des faits liés à l'assassinat du rabbin israélien d'extrême-drohe Meir Kahane, fréquentait assidûment la mosquée du Sheikh Abdoul Rahman.?tuel n'avait pas non plus été établie dans la nuit d'hier.Le mouvement islamiste inspiré par le Sheikh Omar Abdoul Rahman faisait déjà l'objet d'une Conscients du rétrécissement presque quotidien de leur marge de manoeuvre, les réformateurs accélèrent le mouvement.Anato-li Tchoubaïs, le vice-premier ministre chargé de la privatisation, a fait adopter hier un oukaze, qui donne jusqu'au 1er août à tous les établissements du commerce et des services, pour quitter la tutelle de l'État.Les réformateurs avaient déjà dû recourir à un artifice de procédure, le mois dernier, pour retirer du Soviet suprême leur programme de privatisations.Sous prétexte de l'amender, ils empêchent ainsi \u2014 mais pour combien de Arrêté hier matin, Mohammed Salameh, 26 ans, dont la nationalité n'a pas été divulguée, a été inculpé devant un tribunal fédéral peu avant 21 h OO pour «aide et incitation à un attentat à la bombe et l'incendie qui s'en est suivi».PHOTO AP temps?\u2014 les parlementaires de l'émasculer.D'ici là, et pour donner un peu de valeur aux «chèques de privatisation » qui ont été distribués à la population, Anato-li Tchoubaïs ordonne qu'un minimum de 80 p.cent de la valeur de toute entreprise soustraite à l'État, soit vendu contre ses « vou-chers».Sinon, met-il en garde, la privatisation «ne sera pas reconnue».Vaine menace, il le sait: le blocage politique au sommet se solde par un non-respect quasj-systé-matique des décisions de l'exécutif par le législatif.?\\ \\ > SS» w\u2022 .*nml .n ~ Consultez Yves Perrier, chroniqueur à La Presse.M V, f/Tous tes {ours de 17h à 21 h au SALON NATIONAL DE L'HABITATION Kiosque des décors V.I.P.IPmtrttàlm ii .\"vv\"VNvv\\, La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 \u2022 A3 Climat d'affrontement entre Montréal et ses syndicats FRANÇOIS BERCER ¦ Avant même que les négociations démarrent véritablement entre la Ville de Montréal et ses 13 000 employés, une guerre de chiffres se profile à l'horizon entre l'administration municipale et les syndicats.Le responsable des négociations pour la municipalité, M.Michel Brousseau, a indiqué hier que les employés de la ville ont des salaires largement supérieurs à ceux des personnels comparables dans l'entreprise privée et les autres organismes publics.Selon M.Brousseau, les cols bleus ont une rémunération globale (incluant salaires et avantages marginaux) de 15,2 p.cent supérieure à ceux d'un «marché de référence» ( MR ) identifié par les experts de Montréal l'automne dernier.Les cols blancs se trouvent 17,1 p.cent au dessus du MR, et les professionnels 23 p.cent.Le «marché de référence» a été mis au point, pour le compte de la ville l'automne dernier, par un groupe de spécialistes en rémunération qui ont analysé les niveaux de salaire dans les secteurs des transports, des communications et des services publics.L'écart des coûts entre l'entreprise pri- Poignardé par cinq jeunes dans un bus de la STCUM vée et les services de la ville de Montréal est tel, selon M.Brousseau, que cela crée une «pression intolérable».L'administration municipale menace même de privatiser une partie de ses services si elle n'arrive pas à en réduire les coûts.«On peut faire dire n'importe quoi aux chiffres», ont rétorqué hier plusieurs dirigeants syndicaux de la ville de Montréal, qui entendent démontrer, chiffres à l'appui eux aussi, que les employés municipaux ne sont pas «surpayés» pour le travail qu'ils accomplissent.Des rencontres doivent avoir lieu au cours des prochaines semaines entre les patrons de la municipalité et les principaux syndicats.Les dirigeants syndicaux promettent de présenter leurs propres chiffres, «aussi, sinon plus valables» que ceux de la ville, a dit le président du syndicat des 500 professionnels, M.Michel Vézina.«Nous avons nos propres statistiques qui ne sont pas pareilles à celles de la ville», a dit le président du syndicat des 6500 cols blancs, M.Georges Bazi-net, qui invite l'administration du maire |ean Doré à «ouvrir ses livres».La ville a déjà annoncé en décembre qu'elle est à l'étroit financièrement et qu'elle n'a d'autre choix que de demander des concessions à ses employés s'ils ¦ Un homme de 30 ans reposait la nuit dernière dans un état extrêmement critique après avoir été poignardé dans un autobus de la STCUM, hier soir, par une bande de voyous.Cinq suspects âgés de 15 à 17 ans ont été arrêtés relativement à cette affaire et devraient être inculpés devant le Tribunal de la jeunesse, aujourd'hui.Le drame est survenu vers 21 h 30 dans l'autobus 10 circulant rue DeLorimier, en direction nord.Les cinq adolescents, résidants du secteur Notre-Dame-de-Grâce, s'amusaient depuis un bon moment à se moquer d'un homme qu'ils trouvaient bizarre parce qu'il soliloquait.Le ton a monté graduellement, les blagues sont devenues plus cruelles.Soudain, l'homme s'est levé, en colère, pour faire face à la bande.«Ils l'ont rassis à coups de couteau», a relaté un des premiers policiers arrivés sur les lieux, dégoûté de la situation.La victime a reçu six coups de couteau au thorax, dans la région du coeur.L'homme, dont l'identité n'avait pas été révélée en fin de soirée, a été transporté à l'Hôpital Notre-Dame où il reposait entre la vie et la mort.11 devait d'ailleurs subir une délicate intervention chirurgicale durant la nuit, dans l'espoir de le sauver.Pour leur part, après avoir accompli leur geste, les cinq jeunes suspects se sont enfuis en direction du Plateau Mont-Royal.La police arrivée à l'autobus, les té^ moins et le chauffeur ont raconté ce qui s'était passé et donné une bonne description des agresseurs.Quelques minutes plus tard, les policiers les ont retracés à l'intersection des rues Mont-Royal et Parthenais, devant un dépanneur.Us ont été arrêtés sans difficulté et ramenés au poste 33.Les enquêteurs les ont interrogés une partie de la nuit et tentaient notamment de déterminer lequel (ou lesquels) d'entre eux a donné les coups de couteau.Us seront accusés aujourd'hui de meurtre ou tentative de meurtre, selon de l'état de santé de la victime.Kordic: l'enquête du coroner reprend le 29 mars Presse Canadienne______ QUÉBEC ¦ L'enquête du coroner sur les causes et les circonstances de la mort du hockeyeur (ohn Kordic se poursuivra tel que prévu le 29 mars à Québec.Les avocats Gratien Boily et Benoît Mailloux, représentants les assureurs et la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec métropolitain, ont en effet renoncé, hier, à déposer en Cour supérieure une requête en évocation du coroner Gérald Locas.C'est l'imminence de la signification d'une poursuite de 1,8 million de la famille Kordic (au milieu du mois) contre les villes de l'Ancienne-Lorette et de Québec et les ambulanciers qui a amené les deux avocats à ne pas donner suite à leur intention de contester la compétence du coroner Locas.Ce dernier s'était attiré les foudres des procureurs des ambulanciers en refusant à quelques reprises le dépôt de rapports de police que réclamait Me Boily à l'enquête, ajournée prématurément le 17 février dernier.veulent conserver leurs emplois.Outre le réaménagement des horaires de travail \u2014 les employés seront notamment appelés à travailler les samedis et dimanches sans toucher de primes pour les «heures supplémentaires» \u2014 l'administration propose le gel des salaires pour cette année et la réévaluation de certaines échelles de salaires jugées trop élevées.Les cols blancs, qui constituent le plus gros syndicat, affilié à la FTQ, entendent demander une majoration des salaires au moins équivalente au taux d'inflation (prévision de 2,2 p.cent en 1993).Le syndicat des professionnels, dont certains membres participent à la préparation des budgets municipaux, «n'accorde aucune crédibilité» au discours chiffré de l'employeur, a dit le président, M.Vézina.On semble loin du «bon climat propice à des ententes» dont a parlé M.Brousseau hier, au cours d'une rencontre avec les médias.Le climat semble au contraire à l'affrontement.Outre la guerre des chiffres, certaines catégories d'employés se préparent à un combat plus traditionnel, faisant notamment appel à la grève.Les 150 ingénieurs, qui ont manifesté devant l'hôtel de ville lundi dernier, vont débrayer pour une journée le 30 avril et vont organiser des «marches» une fois par mois.Les ingénieurs se sont d'ailleurs alliés aux syndicats des professionnels, des architectes, des chimistes, arpenteurs-géomètres et vétérinaires, qui ont formé un front commun.La ville refuse de négocier avec ce front commun, qui entend quand même coordonner les négociations de ses différents syndicats.Au syndicat des 4500 cols bleus ( membres de la FTQ), une directive du bureau de direction émise le 2 février enjoint les membres à «s'asseoir sur le statu quo» de la convention collective.La ville a annoncé son intention de démolir le «plancher» de 4061 emplois dont bénéficient ces employés.Les cols bleus ont fait en 1991 trois mois de grèves sporadiques ponctuées d'actes de violence.M.Brousseau a admis hier que la ville avait préparé un «plan de sécurité», en collaboration avec la police de la Communauté urbaine, pour faire face à des événements qui pourraient ressembler à ceux de 1991 et dont l'ampleur avait à l'époque «pris par surprise» l'administration.Le président du syndicat des cols bleus, M.Jean Lapierre, a été le seul responsable syndical à ne pas répondre aux appels de La Presse, hier.Il n'a fait aucune déclaration publique depuis plusieurs mois.Les bénévoles tiennent à garder intact le remboursement de leurs frais de déplacement LUCIE CÔTÉ ¦ Des centres de bénévolat s'alarment d'un projet de loi du ministère des Transports qui, en réduisant les frais de déplacement accordés aux bénévoles, mettra en péril la poursuite de leurs activités.Ce projet de loi 62, déposé en décembre, qui doit modifier le transport par taxi, et pourrait être adopté ce printemps, réduit de 60 p.cent les frais alloués aux bénévoles qui, en utilisant leur voiture, assurent les services de popote roulante, d'entretien ménager et de transport et d'accompagnement de personnes âgées.La modification projetée prévoit que la «rémunération totale pour un tel transport ne constitue qu'une contribution ne pouvant excéder un montant calculé selon le maximum des frais variables fixés par la Commission des transports», c'est-à-dire environ 0,13$ du kilomètre plutôt que le taux actuel de 0,29$.«Si la loi passe, je vais devoir laisser tomber», avoue Richard Todd, un bénévole de Lachute précocement à la retraite et qui passe le temps en conduisant des personnes âgées de sa région à leurs rendez-vous chez leurs médecins montréalais, une expédition d'environ 200 kilomètres, aller-retour.Hier, il attendait dans sa voiture, à la porte d'une clinique de Lachine, que M.Dwyer, âgé de 90 ans, ait terminé sa visite chez le dentiste.«Ça me fait vraiment plaisir de rendre service, mais je ne peux pas payer pour faire le transport, je n'ai pas assez d'argent.L'an dernier, j'ai fait environ 100000 kilomètres avec ma voiture, en me rendant notamment à Montréal une douzaine de fois par mois, l'évite les frais de stationnement des hôpitaux à mes «clients» en restant dans la voiture, parfois pendant des heures.Mais j'ai dû payer une contravention, malgré l'affiche sur ma voiture qui signale que je suis un bénévole, parce que j'étais sorti pour aider une passagère aveugle.» Le Regroupement des corporations de maintien à domicile des Laurenti-des, situé lui aussi à Lachute, appréhende ce genre de réactions qui risque de se multiplier.«C'est injuste de changer les règlements comme ça après 13 ans.Ça va être désastreux si cette loi passe.On va perdre les gens moins fortunés qui font du béilévolat et au moins 80 p.cent de nos bénévoles sont eux-mêmes des retraités.Les gens qui utilisent nos services \u2014 nous faisons 13000 ou 14000 transports par année \u2014 n'ont pas les moyens de prendre un taxi.Us vont rester en plan», souligne Richard Trépanier, directeur de l'association Solidarité Argcnteuil, un organisme bénévole de maintien à domicile des personnes en perte d'autonomie.«C'est une erreur que s'apprête à fai- v / \u2022 - mû A m m mi m Richard Todd, un bénévole de Lachute qui conduit des personnes âgées comme M.Dwyer à leurs rendez-vous chez des médecins montréalais, craint que l'adoption du projet de loi 62 ne le contraigne à cesser ses activités, faute d'argent.photo je an goupil, u presse re le ministre des Transports (Sam El-kas), qui a l'impression que les bénévoles font de l'argent avec les frais de déplacement; nous espérons arriver à le faire reculer grâce à l'impact d'un maximum d'organismes qui protestent contre l'adoption du projet de loi.» Car Richard Trépanier a convaincu les organismes de sa région et leurs bénévoles d'écrire des lettres de protesta- tion aux ministres concernés, dont celui de la Santé, Marc-Yvan Côté.La Fédération des Centres d'action bénévole du Québec, qui regroupe près de 90 organismes, a lui aussi emboîté le pas.Elle tient ce matin à 11 h une conférence de presse à Québec, à l'Auberge des Gouverneurs, boulevard Saint-Cyrille, pour sensibiliser le gouvernement et le public.Attaqué, le «client» d'un guichet automatique blesse son assaillant à coups de couteau ! MARCEL LAROCHE ¦ Atteint d'une balle de revolver au moment où il effectuait une transaction dans un guichet automatique, un individu a bondi sur son assaillant en le frappant à coups de couteau! Les deux jeunes gens reposent aujourd'hui clans différents hôpitaux de la métropole, l'un souffrant d'une blessure à l'abdomen causée par un projectile et l'autre étant traité pour de multiples lacérations sur tout le corps.L'incident s'est déroulé vers 2 h 50 dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le hall du centre bancaire CIBC situé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain, en plein centre de Montréal.La victime de cette agression s'affairait à compléter une transaction au guichet automatique lorsqu'un voleur a surgi dans le hall pour la dépouiller de son argent.Une altercation a aussitôt éclaté entre les deux jeunes gens, sous les yeux de quelques passants.t Devant la résistance inattendue de sa victime, le voleur a soudainement sorti un revolver pour l'atteindre à bout portant d'un projectile à l'abdomen.Loin de vouloir s'en laisser imposer, le jeune homme de 22 ans s'est emparé d'un couteau et a littéralement bondi sur son agresseur, un individu de 24 ans qui a écopé une dizaine de coups au corps avant de prendre la fuite à pied.Pendant que la victime de cette tentative de meurtre était transportée à l'hôpital Royal Victoria, son assaillant s'est retrouvé à l'hôpital de Verdun où un complice l'a transporté quelques minutes après ce vol raté.Traité pour de multiples lacérations superficielles, le voleur n'a offert aucune résistance lorsque les policiers de la CUM l'ont appréhendé, vers 4 h 30 hier matin, à l'urgence de l'hôpital de Verdun.www* w w w w w w w w w t L'EXPRESS DU IY/1 DEMANDES D'ANNULATION ¦ Une cinquantaine de résidants de la région de Châteauguay demanderont aujourd'hui, en cour d'Appel de Longueuil, l'annulation de leurs condamnations par la cour de Kahnawake pour infractions au Code de la sécurité routière.La pltf: part de ces personnes ont été condamnées â une amende de quelque 200$ ou un séjour en prison de 25 jours.Les citoyens en cause entendent expliquer au juge qu'ils n'ont pu se rendre défendre leurs droits parce qu'ils se sentaient menacés par la présence de Mohawks aux guérites dressées à l'entrée de la réserve.Par conséquent, ils demandent l'annulation des amendes et des mandats d'emprisonnement émis contre eux par le juge Michael Diabo de Kahnawake.SAISIE DE CIGARETTES ÉVALUÉES À 146500$ ¦ Une perquisition effectuée hier par des policiers de la GRC dans un garage, situé au 3565 Jarry est, a permis de saisir 3250 cartouches de cigarettes illégales (65 caisses).La valeur marchande des cigarettes saisies est évaluée à 146500$.LES FILLES DU ROY CONDAMNÉ À 1000$ ¦ Deux mois après sa fermeture, le restaurant Les Filles du Roy, dans le Vieux-Montréal, et son directeur, Gaétan Trottier, ont été condamnés, à la fin du mois de février, à verser une amende de 1000$ pour tentative d'entrave à une association de salarié-es, entrave due notamment à l'usage d'intimidation et de menaces dans le but d'amener les employé-es de l'établissement, tous membres de la CSN, à renoncer à leur syndicat.Selon la preuve présentée devant le juge Marc Brière, M.Trottier aurait convoqué les 30 employé-es, le 15 octobre 1992, pour leur dire qu'il était prêt à relancer son entreprise à condition qu'ils abandonnent leur syndicat.ARRESTATION DE TRAFIQUANTS ¦ Des policiers de la SQ ont arrrèté 34 personnes lors de dix perquisitions exécutées dans la région de Vaudreuil.Ces actions policières, font suite à une opération d'infiltration qui a eu lieu en novembre et décembre 1992 dans huit bars et brasseries situés dans les municipalités de Vaudreuil, Dorion, Saint-Lazare et de l'Ile-Perrot.Ces bars ont été perquisitionnes ainsi que deux domiciles privés.Un total de 26 hommes et huit femmes ont été arrêtés par les policiers pour trafic de stupéfiants et possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.Les policiers ont saisi 254 grammes de cocaïne, 189 grammes de marijuana et 219 grammes de haschich d'une valeur totale d'environ 170000$ sur le marché noir.BAISSE DE LA PRESSION D'EAU ¦ La Ville de Montréal tient à prévenir les résidants d'un secteur du sud-ouest de l'île que la pression de l'eau dans le réseau de distribution a été réduite hier, et continuera de l'être aujourd'hui, afin de permettre aux employés municipaux de procéder aux interventions requises, en raison du bris d'une condui- .te principale d'eau d'un diamètre de 36 pouces dans le secteur des rues Dunn et Pitt.Le secteur touché par cette baisse de pression est celui de Ville-Émard, Côte Saint-Paul, de même que la municipalité de LaSalle qui est alimentée en partie par l'eau provenant du réseau de la Ville de Montréal.CÔTE SAINT-LUC CONTRE L'INCINÉRATEUR ¦ À sa dernière réunion, les membres du conseil de la ville de Côte Saint-Luc ont résolu à l'unanimité de rejeter le projet de construction d'un incinérateur aux limites de la ville de Montréal.Les conseillers croient que l'incinération ne doit être utilisée qu'en cas d'échec de la récupération, de la réutilisation, et de tout autre forme de diminution du total des déchets à détruire.VENTE AUX ENCHÈRES DE VINS RARES ¦ Dans le but de recueillir des fonds â Opération Enfant Soleil, un organisme dont la mission est de venir en aide aux enfants malades du Québec, la Société des alcools invite les amateurs de vins de tout le Québec à une vente aux enchères qui se tiendra à 13 h 30 le 13 mars, au salon Ovale de l'hôtel Ritz-Carlton.Lors de cet événement, le commissaire-priseur légor de Saint-Hippolyte mettra en vente un Lafite 1947 et 1961, un double magnum Château d'Yquem 1984, un mathusalem de Richebourg 1979 du domaine Romanée-Conti, etc.4 COUPLES S'ENVOLERONT VERS PARIS grôcoà CKAC73AM VOÏRt HOIL AVEC, EN POCHE, 1500$ EN BONS D'ACHAT ÉCHANGEABLES CONTRE DES VÊTEMENTS SIGNÉS VOTRE HOU De plus, tous les jour», du 8 mars au 2 avril, à l'émis- Remplissez lo coupon do sion de Louise Doschâtoleh «En toute franchi so», on procédera au tira go d'un coupon et la personne gagnante méritera un magnifique pantalon «fuseau» VOTRE NOM, d'uno valeur do 140$.Trouvez la réponse à l'émission «En toute franchise».Los règlements du concours tont disponiblesà CKACet à La Presse, j ,-^ Si les personnes gagnantes sont abonnées a la Presse, elles recevront un bon cf'achat addi-rionnel de 300$ échangeable chez lo distributeur do la collection VOlPf flOU.à Montréal.participation en répondant correctement à la question et retournez-le à l'adresse indiquée avant midi, le 2 avril 1993.La valeur dos prix est do 17.000$.i i \u2022 \u2022 i i i i \u2022 i i \u2022 i i.Concours \"Magasinez à Paris\" CKAC 73 Case postal 7474 Succursale A Montréal H3C4A9 Question: Sur quelle rue se trouve tAtx de Triomphe?Réponse:_-\u2014-\u2014.\u2014- Nom__Âge Adresse Ville _ App, Code postal Tél.(rés.)_(travail) Je suis abonné(e) à La Presse: oui O non d] . A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 victimes RICHARD M ÉTUI ¦ Hindra est terrorisée à l'idée de retourner à Trinidad, son pays d'origine, où vit son mari.«Mon mari m'a dit qu'il me tuerait, de même que mes enfants, si je retourne», a déclaré cette femme de 38 ans, qui s'est vu refuser le statut de réfugié en octobre dernier.«|*ai vraiment peur de retourner.» Le témoignage de Hindra (un nom fictif) a été livré hier lors d'une conférence de presse tenue à Montréal par le Comité canadien d'action sur le statut de la femme (CCASF).Selon le CCASF, l'histoire de Hindra, de même que celle d'au moins 13 autres revendicatrices du statut de réfugié au Canada, devrait inciter le ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Bernard Valcourt, à décréter un moratoire sur l'expulsion des femmes victimes de violence conjugale ou de persécutions liées à leur condition féminine dans leur pays.Flora Fernande/, responsable du dossier Immigration au CCASF, a émis le souhait que le moratoire soit annoncé le 8 mars, lournée internationale des femmes, et qu'il reste en vigueur jusqu'à ce que la politique canadienne sur toute cette question soit révisée.«Si M.Valcourt refuse, la lournée ne sera pas fêtée, a dit Mme Fernandez.Ce sera une journée de lutte.Les bureaux d'Emploi et Immigration seront pris d'assaut par les groupes de femmes.» Un nouveau critère M.Valcourt a déjà reconnu, au début de février, que les directives de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) devaient être revues dans les cas de violence conjugale et des problèmes liés à la condition féminine dans certains pays.La déclaration du ministre suivait sa décision d'accorder l'asile politique à Nada, une Saoudienne qui craignait d'être persécutée dans son pays parce qu'elle refusait d'y demandé sur l'expulsion de femmes suivre les préceptes religieux, dont le port du voile.Présent lors de la conférence de presse, |ean Lanoue, du Conseil canadien des réfugiés, a cependant douté qu'un changement dans les directives de la CISR suffirait à régler la question.Selon lui, l'application de ces directives risquerait de ne pas être uniforme au sein de la CISR.Me Lanoue a affirmé que le Conseil canadien des réfugiés préférerait qu'un amendement à la loi ou un règlement soit adopté pour assurer que la persécution du fait du sexe et la violence conjugale soient prises en considération dans l'analyse des dossiers.Présentement, une personne peut demander le statut de réfugié seulement si elle craint avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques.Aucune protection Hindra, qui est mère de six enfants, dont trois sont à Montréal avec elle, estime évidemment que cette définition ne tient pas compte d'une réalité qu'elle a vécue de trop près pendant 14 ans de mariage, soit la violence conjugale.Hindra est arrivée à Montréal en novembre 1989.soit neuf mois après son mari.En avril 1990.alors que le couple attendait une réponse à sa demande du statut de réfugié, Hindra a été accueillie dans une maison d'hébergement de Montréal après avoir été battue tellement violemment par son mari qu'elle en a perdu le bébé qu'elle portait.En mai de la même année, Hindra a réclamé le divorce et déposé une demande de statut de réfugié en son nom propre.Son mari, qui a été expulsé du Canada en octobre dernier après le rejet de sa demande de statut, ne lui a jamais pardonné cette démarche.Selon Jean Parris, présidente du chapitre montréalais du Frais d'entretien de deux enfants: 1444$ par mois « MARTHA GAGNON Comme Hindra, Anelia Detcheva craint les mauvais traitements de son mari si elle était déportée, elle, en Bulgarie.Conseil des femmes noires, la crainte de Hindra de retourner à Trinidad est justifiée.«Aux Antilles, il n'existe aucune structure pour protéger les femmes victimes de violence conjugale, a-t- PHOTO CP elle déclaré.Ce terme n'existe même pas là-bas.» Sur les 14 femmes dont la vie est menacée par une éventuelle expulsion, selon le CCASF, dix vivent dans la région montréalaise.Les religieuses n'ont pas droit à la pilule, rappelle le Vatican Rcuicr É SULTATS I btoquebec Tirage du 93-03-03 22 24 28 33 38 46 q u é b * LOTS 857 459,70$ 188 428,40$ 2 373,90$ 86,30$ 10,00$ Numéro complémentaire:.31 GAGNANTS 6/6 3 5/6+ 4 5/6 254 4/6 13 392 3/6 258 711 Ventes totales: 16 915 263,00$ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000,00$ Prochain tirage: 93-03-06 Tirage du 93-03-03 NUMEROS 062069 62069 2069 069 69 9 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 93-03-04 9 13 18 21 21 3Ql 21 12 36 38 39 M 45 46 51 58 60 66 Prochain tirage: 93-03-05 CITE DU VATICAN ¦ Le Vatican a fait savoir jeudi qu'il n'avait jamais autorisé les religieuses à prendre des contraceptifs lorsqu'elles étaient en mission dans des zones où elles risquaient d'être violées.Cette déclaration a fait suite à des articles parus dans la presse italienne, qui citait notamment un expert en théologie du Vatican selon lequel le pape aurait autorisé des religieuses à prendre des contraceptifs dans des zones comme la Bosnie, où elles courent le risque d'être violées.Selon le magazine Famiglia Cristiana (Famille chrétienne).plusieurs religieuses ont été violées l'an dernier en Bosnie et un certain nombre d'entre elles seraient enceintes.La semaine dernière, le pape jean-Paul II avait exhorté les victimes de viol à ne pas se faire avorter et demandé à la communauté catholique de l'ex-Yougoslavie de les aider en recherchant des parents adoptifs pour les enfants à naître.Selon des rapports italiens, dans les années 60 et 70 des religieuses en mission en Afrique et en Amérique latine ont pris en toute tranquilité des contraceptifs lorsqu'elles se trouvaient dans des régions de troubles politiques et sociaux.¦ La Cour d'appel du Québec évalue à 1444$ par mois les frais d'entretien de deux enfants de 11 et 7 ans que devra assumer presque entièrement un père divorcé.Dans un jugement rendu, la semaine dernière, le Tribunal dresse une liste complète des besoins des enfants dont la mère a la garde.Cette décision pourrait bien servir d'exemple dans d'autres causes de divorce où l'une des difficultés est souvent d'évaluer ce qu'il en coûte pour élever un enfant.La Cour d'appel estime que la pension alimentaire doit couvrir les frais d'entretien mensuels qui se détaillent comme suit: 446 $ pour le loyer qui comprend une chambre pour chaque enfant, 41 $ pour l'électricité et le chauffage, 300$ pour la nourriture, 125 $ pour les vêtements, 282 $ pour les frais de scolarité, 86 $ pour la garderie, 20 $ pour les médicaments, soins dentaires et articles de toilette, 60 $ pour les divertissements, 41 $ pour les cadeaux et livres, ainsi que 41 $ pour les vacances.Le Tribunal considère que ces dépenses permettront à la famille de conserver un niveau de vie satisfaisant.La situation des parents est la suivante: le père, 37 ans, professeur d'université, à Montréal, fait un revenu annuel brut de 57 000$.Quant à la mère, 44 ans, elle travaille à temps partiel comme secrétaire administrative et son revenu brut s'élève autour de 18 900 $ par année.En plus du salaire, cela comprend les allocations familiales, des revenus de placement et des soins thérapeutiques qu'elle donne à la maison.Après avoir évalué les revenus de chacun, la Cour d'appel considère qu'il appartient à monsieur de payer 75 p.cent des frais d'entretien des enfants.Pour ce faire, elle fixe la pension alimentaire à 1600$ par mois en tenant compte des incidences fiscales.Le Tribunal affirme que monsieur doit payer ce montant pour permettre à madame de recevoir une pension «nette» de 1083 $ étant donné que celle-ci est imposable.Une notion dont les tribunaux doivent maintenant tenir compte.La Cour d'appel souligne que la mère doit voir quotidiennement à l'entretien et l'éducation des enfants.«Il y a là un facteur difficilement quantifiable en argent mais qu'il ne faut pas perdre de vue.» C'est, entre autres, pour cette raison qu'elle exige du père qu'il assume la majorité des frais.Ce dernier affirmait que l'entretien des enfants s'élevait à 1150 $ au lieu de 1400 $ comme le dit la Cour d'appel.Il insistait sur le fait que les vêtements des enfants provenaient la plupart du temps de la famille ou d'amis, ce qui permettait des économies.Selon lui, l'habillement ne représentait pas plus de 40$ par mois.Le Tribunal considère, pour sa part, que le montant de 125$ fixé par la mère est conservateur.Au Canada, un comité provincial-fédéral étudie actuellement la possibilité d'établir des barèmes communs pour fixer les pensions alimentaires des enfants.Les juges et les avocats se plaignent souvent du fait qu'ils ne disposent d'aucune norme de base pour déterminer le coût de l'éducation d'un enfant.Il y a tout de même certaines règles.On doit, par exemple, tenir compte d'un pourcentage de certaines dépenses (nourriture, services ménagers, téléphone, etc.), l'incidence fiscale dans la détermination des besoins des enfants, la contribution non monétaire aux soins de ceux-ci et la nécessité de maintenir un niveau de vie comparable à celui qui existait avant le divorce.Le CSF voudrait un Code des professions plus sévère pour les fautes sexuelles de professionnels T V A; le réseau des tirages de Loto-Oùëbec Les modalités d'encaissement des billets Gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.ANDRE BELLEMARE de la Presse Canadienne OUÏHllC ¦ Le Conseil du statut de la femme (CSF) réclame des sanctions beaucoup plus sévères pour les professionnels, en particulier ceux de la santé, qui agressent sexuellement leurs clientes dans l'exercice de leurs fonctions.L'avant-projet de loi modifiant le Code des professions prévoit dans sa forme actuelle des amendes allant de 600 $ à 6000 $ pour les professionnels qui contrevien- nent au Code des professions, «ce qui parait faible pour décourager les pratiques d'abus sexuel», selon le CSF.Témoignant hier devant la commission parlementaire chargée d'examiner l'avant-projet de loi, la présidente de l'organisme, Marie Lavigne, a proposé des amendements de manière «à inclure des règles claires afin que les Québécoises qui portent plainte pour abus sexuel puissent s'attendre à un traitement juste et équivalent, quel que soit le groupe professionnel auquel l'abuseur appartient».Les auteurs du mémoire soumis à la commission parlementaire rappellent certaines études sur le sujet, dont celle de Brigitte Mor-neault, qui conclut que les sanctions sont peu sévères et qu'on accorde beaucoup plus d'importance à la situation personnelle du professionnel accusé qu'au principe de donner une sanction exemplaire.Mme Morneault, dans l'étude qu'elle a menée sur les sanctions imposées par les comités de discipline en matière d'inconduite sexuelle entre 1976 et 1988, suggère que la radiation temporaire 89 RM** 000 MEC UH GRAND A Nouvelle dramatique de Janette Bertrand sur le viol collectif Cesoifà21h Suivied'unParlerpourparler péaUsateur: Jacques Cholette L'autre Radio _ Buébec tSeTl?autte\"vision.devrait être utilisée plus souvent et pour une plus longue période de temps.Le CSF ne précise pas la nature des sanctions qui devraient être prises mais rappelle qu'en Ontario, l'amende maximale pour les professionnels coupables de faute sexuelle est de 55 000$, en plus de la révocation du permis de pratique pour au moins cinq ans.Le Conseil a aussi rappelé que le comité sur l'inconduite sexuelle des médecins de la Colombie-Britannique recommande que la sanction privilégiée soit la suspension plus ou moins longue du droit de pratique, assortie éventuellement d'une amende, et qu'on n'attribue pas seulement une amende aux médecins coupables.Le déshabillage Les remarques et suggestions des dirigeantes du CSF concernent principalement les médecins et thérapeutes de toutes sortes qui prodiguent des soins physiques et de nature psychologique, mais d'autres professions sont également visées.Le Conseil recommande que chaque corporation adopte un règlement «interdisant les actes sexuels entre professionnel et cliente».L'énumération des actes prohibés pourrait varier d'un secteur à l'autre.Par exemple, la Corporation des médecins pourrait défendre à ses membres de regarder une patiente se déshabiller ou s'habiller.Mme Lavignc a expliqué à la presse que l'un des points impor* tants demeure l'information du public.Il lui apparaît en effet de première importance que les gens soient bien au courant des actes défendus.L'éducation et la sensibilisation des professionnels sont également primordiales pour prévenir les agressions, selon le CSF.« Le CSF considère que les actes sexuels entre thérapeute et cliente sont inacceptables parce qu'ils constituent des abus de pouvoir et de confiance de la part d'une personne, presque toujours un homme, qui profite de sa situation d'autorité pour obtenir des gratifications sexuelles de la part d'une autre personne.«Cette autre personne, qui est presque toujours une femme, est en position de dépendance à cause du contexte thérapeutique», souligne-t-on dans le mémoire.Le Conseil a également tenu a faire ressortir devant les membres de la commission parlementaire «qu'on ne saurait minimiser les conséquences néfastes pour les femmes des abus sexuels commis dans le cadre d'une relation thérapeutique: sentiment d'humiliation ou de culpabilité, anxiété, ambivalence, colère, in- LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 5 MARS 1993 L'heure des bilans et des leçons à tirer JEAN-PAUL spolié_ ¦ Hier, à l'heure des bilans et des leçons à tirer des dramatiques carambolages de mercredi matin sur la route 20, l'équipe de nuit du détachement de la Sûreté du Québec de Saint-Hyacinthe patrouillait la zone du sinistre, à nouveau noyée dans une épaisse nappe de brouillard.«Leurs gyrophares en action, les voitures ont retenu volontairement la circulation, selon la technique du pack patrol», expliquait hier l'agent Gérard Carrier.A partir du kilomètre 134, sur six kilomètres, les mêmes conditions de visibilité quasi nulle prévalaient.En plus de la patrouille à vitesse réduite, la SQ diffusait à destination des postes de radio des informations sur l'état de la route et sur la visibilité.La SQ a rendu publics les noms des deux victimes des trois empi-lades de mercredi.Il s'agit de M.Michel Marin, 40 ans, de Upton, et de M.Claude Bernier, 53 ans, de Saint-Hubert.Au chapitre des dégâts matériels, il y a eu un camion à remorque et cinq voiture impliquées \u2014 dont une de la SQ \u2014 au kilomètre 134, et cette première empila-dc a fait un blessé et un mort.Il y a eu cinq camions à remorque, deux camions et sept automobiles dans l'accident au kilomètre 135, où on a compté un mort et sept blessés, et enfin sept camions à remorque, onze autos et sept blessés au kilomètre 139, direction Montréal.Hier midi, tous les blessés étaient déclarés hors de danger.La SQ ne semble pas vouloir faire d'enquête plus poussée sur ces carambolages.«Sans accuser personne, a dit l'agent Gérard Carrier, on peut affirmer que les gens n'adaptent pas leur conduite aux conditions de visibilité.Il est forcément imprudent de rouler à 100 knvheure dans un banc de brouillard, et de rester trop près des autres véhicules.» Les conseils du CAA De son côté, le CAA-Québec a profité de l'occasion pour lancer quelques précieux conseils concernant la conduite dans les zones de brouillard: la réduction progressive de la vitesse, le pompage des freins pour aviser les autres véhicules, l'utilisation des phares normaux \u2014 bas \u2014 et, si les conditions sont trop mauvaises, le rangement sur le côté de la route, progressivement et prudemment, et enfin l'utilisation des signaux de détresse.Le CAA note enfin que les acc-cidents dus au brouillard ont lieu généralement le matin entre 6 h et 9 h, et arrivent surtout aux automobilistes qui connaissent bien la route sur laquelle ils circulent.De quoi rendre prudents les habitués des heures de pointe.Quelque 13 camions à remorque, dont celui-ci, ont été impliqués dans les trois carambolages survenus mercredi matin sur l'autoroute 20.Selon un porte-parole de la SAAO, toutefois, le nombre de poids lourds impliqués dans des accidents mortels diminue au Québec depuis quelques années.PHOTO JEAN GOUPIL.Lê Presse - IL '**\"'- 4U Poids lourds : les accidents mortels diminuent Plusieurs dénoncent toutefois les accrocs à la sécurité dans l'industrie du camionnage LILIANNE LACROIX ¦ « Le nombre des accidents mortels impliquant un camion poids lourd, si l'on excepte 1992, n'a cessé de baisser dans les dernières années.La situation n'est pas aussi pire qu'on peut l'imaginer.» M.Daniel Gagnon, porte-parole de ia Société de l'assuran-ce-automobile du Québec (SAAQ), réagissait ainsi aux critiques sévères contenues dans le rapport du coroner Luc Malouin.Les carambolages impliquant notamment des poids lourds et qui ont fait deux morts et douze blessés mercredi sur l'autoroute Jean-Lesage, ont en effet remis en lumière les conclusions du coroner publiées en janvier dernier et présentant ces mastodontes comme de véritables bombes à retardement.«Quand on pense que 50 p.cent des camions sur nos routes sont en infraction, il y a de quoi s'inquiéter», dit le coroner.Routiers épuisés et mal formés, véhicules conçus pour dépasser la charge maximale, trains routiers dans un état mécanique lamentable, mécaniciens qui acceptent des pots-de-vin pour apposer leur signature au bas d'une feuille de vérification, compagnies prêtes à tout pour faire plus d'argent, le coroner Malouin présente un portrait assez noir de l'industrie du camionnage.Selon M.Gagnon, on a enregistré 162 accidents impliquant des poids lourds en 1989 contre 154 en 90 et 122 en 1991.L'année dernière a toutefois vu une augmentation de tels accidents qui ont atteint 130.M.Gagnon poursuit en disant que les vérifications se font de plus en plus nombreuses et toujours plus sévères.Selon lui, le coroner, s'il a raison sur certains points, a malheureusement généralisé et exagéré les problèmes.Dans l'industrie, si on admet que les choses s'améliorent, on croit toutefois qu'il y a encore fort à faire et que le rapport du coroner n'est pas loin de décrire la situation présente.«Les conclusions du coroner confirment ce qu'on dit depuis des années, déclare Pierre Deschamps, président de la section locale 931 des Teamsters, qui regroupe environ 95 p.cent des routiers syndiqués.Les règlements sont là, tant sur la condition et l'entretien des équipements, la limite de la charge, les heures de conduite maximales.Reste maintenant à les faire respecter!» \u2014 C'est seulement en 1991 que la SAAQ s'est vu confier la tâche de surveiller cette industrie.Nous avons déjà fait des pas immenses.Il y a beaucoup plus de vérifications, réplique M.Gagnon, qui rappelle notamment les 90 896 interceptions réalisées l'an dernier contre 28 567 en 1991.Le taux de conformité des camions est d'ailleurs passé de 35 à 50 p.cent.\u2014 Ce n'est pas encore assez, disent les gens de l'industrie.«11 y a des règlements, qu'on les applique! reprend lui aussi M.Daniel Brulotte, président de l'Association des propriétaires de camions à remorque indépendants du Québec (APCRIQ).Prenez notre mémoire de 1987 présenté en commission parlementaire.Vous allez y retrouver, mot à mot, plusieurs des recomman- LANCEMENT OFF ASPIRATEUR CENTRAL ^ LANCEMENT o lu présente « I à Tachât cf un aspirateur central i i il ASPIRATEUR CENTRAL VENEZ \"ENTENDRE\" SON SILENCE AU SALON NATIONAL DE L'HABITATION kiosque #269 LE SALON NATIONAL DE L'HABITATION infos 449-9400 LANCEMENT OFFICIEL^ LANCEMENT OFFICIEL^ LANCEMENT dations avancées par le coroner Malouin.» Formation La formation des routiers par exemple est Tune des marottes de M.Brulotte, tout comme la charge maximale qui devrait être respectée en tout temps, dit-il.Selon lui, il y a aussi une bonne dose de bon sens à inculquer à ceux qui prennent le volant, qu'ils soient automobilistes ou camionneurs.Ainsi, «dans un brouillard comme celui de mercredi, dit-il, on conduit plus lentement et idéalement, on ne conduit pas du tout.Mais, même une personne aussi avertie que le coroner Bou-lianey était».Selon le coroner Malouin, la formation des routiers, tout comme la surveillance et la vérification de la condition mécanique font grandement défaut.Certains routiers, certaines compagnies fonctionnent en se moquant allègrement du règlement.G.R.C.Transport, dont les bureaux sont sur la Rive-Sud, fut l'une des compagnies sur laquelle le coroner Malouin s'est penché.Lors de l'examen du train routier impliqué dans la mort de Mélanie Ouellet et de Frédéric Savard, on devait découvrir des cassures, des boulons manquants, des freins usés hors limite et de nombreuses autres défectuosités.Un examen de 21 véhicules de la compagnie devait révéler qu'une seule remorque était en état de circuler.Malgré la saisie de cinq plaques d'immatriculation, l'un des véhicules était aperçu quelques jours plus tard par un inspecteur sur la route et avec une fausse plaque.«Cette compagnie n'est plus en véhicule», déclare M.Desopération », déclare M.Gagnon.champs.Pourtant, hier, on répondait comme à l'habitude à la compagnie GRC.Le numéro de téléphone avait toutefois été changé.À notre demande d'entrevue, on répondait sèchement qu'on n'avait rien à dire, mais que tout cela ( incluant le rapport du coroner) contenait «un paquet de mente-ries».Problèmes A l'Association du camionnage, qui regroupe 225 entreprises de transport, M.Pierre Charette déplorait le fait qu'on ressorte le rapport au lendemain d'une tragédie comme celle de mercredi.«Rien ne prouve que les routiers soient responsables dans ce cas bien précis.Mais de toutes façons, il est évident qu'il y a des problèmes dans l'industrie.La SAAQ s'en va dans la bonne direction, mais il faut renforcer le contrôle routier.Un véhicule qui n'est pas en condition devrait rester là jusqu'à ce qu'il soit réparé, un point, c'est tout.Malheureusement, pour l'industrie, la rentabilité passe souvent par le non-respect des lois.» M.Charette donnait en exemple Besner Transport qui a équipé ses camions d'appareils les empè-chant de dépasser 90 km/h.«Quand ils voient leurs concurrents les dépasser à 130 krnli et faire deux voyages alors qu'ils ne peuvent en faire qu'un à cette vitesse, ils ont l'impression d'être les dindons de la farce.» «Souvent, pour les indépendants, un voyage supplémentaire permet de faire le paiement sur le Chez les propriétaires indépendants, on refuse toutefois d'être montrés du doigt comme les méchants hors-la-loi.«Pour économiser, les entreprises sous-con-tractent avec nous.Eh! bien, certains donnent même des cours à des camionneurs pour leur apprendre à tenir deux journaux de bord et empêcher ainsi qu'un inspecteur ne découvre que le chauffeur a dépassé le nombre d'heures de conduite permises.Pourquoi le chauffeur indépendant est-il seul pénalisé en cas d'infraction, alors que la compagnie l'a menacé de ne plus utiliser ses services s'il ne fait pas le voyage?Si le gouvernement aidait les indépendants à se détacher un peu de la dépendance avec les transporteurs, le chantage que certains exercent pourrait enfin cesser.D'ailleurs, est-il normal que certaines compagnies inspectent elles-mêmes leurs véhicules?La SAAQ exerce bien un certain contrôle mais ses inspecteurs ne sont pas assez nombreux pour suffire à la tâche et décourager les tricheurs.» Le coroner invitait pour sa part-l'industrie du camionnage à s'autodiscipliner rapidement et à faire un nettoyage au sein de ses membres pour protéger tant la qualité de vie de ses routiers que la vie des autres usagers de la route.Ce faisant, il conviait la SAAQ à jouer de façon encore plus tangible le rôle qui lui est imparti et à s'assurer, à travers la sensibilisation et la surveillance, que la sécurité sur les routes est assurée.Un couple réclame 320 000 $ à la police y de la CUM pour traumatisme psychologique YVES BOISVERT ¦ Un jeune couple qui a eu la peur de sa vie en étant arrêté par erreur poursuit pour 320 000 $ la CUM et les deux policiers qui leur ont tiré dessus sans raison apparente.Le 6 mars 1992, vers 20h.Vitale Teolis, 21 ans, et Giulia Sacripants 20 ans, étaient restés quelques minutes à «discuter» dans la voiture du père de Vitale, arrêtée rue Cobourg, à Montréal-Nord.Après une dizaine de minutes de ce bavardage, le couple se dirige en voiture vers le sud.Soudainement, deux voitures leur bloquent le passage.Un homme sort d'une de ces voitures et crie: «Sortez de l'auto!» Comme l'homme s'approchait de la voiture.Vitale lui demanda ce qu'il voulait.L'homme ne répondait pas.Vitale a alors pris peur et a tenté de démarrer.L'homme a fracassé sa fenêtre de portière pendant qu'un autre homme, du côté de Giulia, ouvrait la porte.Mais effrayé et ne sachant pas à qui il avait affaire.Vitale se met en marche arrière et fuit le plus vite possible.Les deux hommes se mettent à leur tirer dessus! Une balle va se loger dans la porte du conducteur, juste en dessous de la fenêtre.Une autre va se loger dans l'appui tête de Giulia! Mais le couple réussit à fuir tout de même.Ils croisent une voiture de police immobilisée non loin de là.Vitale arrête alors sa voiture et va chercher de l'aide auprès du policier.Celui-ci, sans explication, lui ordonne de se coucher, et il ordonne à Giulia d'aller le rejoindre sur l'asphalte.Alors, les deux véhicules rejoignent le policier et Vitale comprend que les deux hommes qui lui ont tiré dessus étaient des po- liciers, les agents Jean Lacroix et Yves Morin, allègue-t-il dans la poursuite conjointe déposée mercredi en Cour supérieure.Vitale et Giulia furent fouillés, on leur passa les menottes, on les arrêta et on les amena au poste de police.Après interrogatoire au poste 45, les deux furent reconduits chez eux sans explication.Ces deux étudiants ont été très traumatisés par les événements et ont dû être suivis par un psychologue.Ils affirment que les policiers ont été négligents dans leur opération et ont mis en danger leur vie et leur sécurité sans motif raisonnable.Malgré tous les événements, aucune excuse n'a été présentée de la part du service de police.Les deux demandeurs réclament chacun 160 000 $ pour traumatisme psychologique, humiliation et arrestation arbitraire.3000 $ à un ex-danseur nu dont la photo avait été publiée dans une revue pour homosexuels YVES BOISVERT f \u2022 ¦ Un apprenti-mannequin dont la photo s'est retrouvée sans son consentement dans une revue pour homosexuels a obtenu en Cour supérieure des dommages et intérêts de 3000 $ pour atteinte à son droit à l'image.Patrick, un étudiant de Laval, suivait des cours pour devenir mannequin au printemps de 1991.Pour payer ses cours, il dansait nu, le soir, dans un bar du quartier gay de Montréal.Le 14 mars, on l'approche pour participer à un défilé de mode pour la ligne de sous-vêtements «body talk» rendus en exclusivité à la boutique spécialisée Pria-pe, du quartier gay.Des photos sont prises de lui et d'autres jeunes hommes devant participer à ce défilé.Patrick reçoit 100$, mais n'entend plus parler du défilé.qui n'aura jamais lieu.Le 29 avril 1991, quelle n'est pas sa surprise d'apprendre, par l'intermédiaire de son agent, que sa photo était publiée dans les re- vues homosexuelles Fugue et R.G.( Revue Gay ), qui ont un tirage respectif de 30 000 et 8500 exemplaires.Patrick apprend quelques jours plus tard que le photographe Raoul josset a remis ses photos à Bernard Rousseau, actionnaire de Priape pour 350$.Patrick va voir Rousseau, qui admet que toute l'opération avait pour but de mousser la vente de ses sous-vêtements.Patrick a abandonné sa carrière de mannequin.11 a dit au juge Lyse Lemieux, de la Cour supérieure, que « face à cet étalage de sa photo, il s'est senti exploité, n'ayant jamais consenti à leur publication, que sa famille, sauf sa mère, ignorait qu'il était danseur nu, qu'il n'est pas homosexuel, qu'au centre sportif où il s'entraîne, il a dû expliquer de deux à trois cents fois son histoire, qu'il s'est senti honteux, déprimé, outré, en colère et dégoûté», ce que sa mère est venue# corroborer.Le juge Lemieux constate que Patrick n'a jamais consenti à ce que ses photos soient publiées dans une revue, surtout pas dans une revue identifiée à une orientation sexuelle.Cette utilisation commerciale de la photo est illégale, tranche le juge.Comme il s'agit de revues destinées aux homosexuels, la diffusion de sa photo devient en plus une atteinte à sa vie privée, son honneur et sa réputation, dit le juge Lemieux.Rousseau et Priape ont commis une faute en faisant diffuser cette photo, et les éditeurs de ces deux revues ont aussi commis une faute en publiant la photo sans autorisation.Patrick, maintenant âgé de 22 ans, réclamait 50 000$.Le juge estime qu'il ne peut invoquer de perte de revenu à cause de cette affaire: sa carrière débutait à peine.Il n'avait aucun contrat en vue ni aucun projet sérieux.Mais Patrick peut réclamer des dommages moraux pour «humiliation, atteinte à la vie privée et à la réputation».Des dommages que le juge Lemieux évalue à 3000 $.m a a6 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 5 MARS 1993 Les hémophiles veulent une enquête indépendante sur le sang contaminé JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ La Société canadienne de l'hémophilie estime, à la lumière des documents dont elle a obtenu la connaissance par le moyen de la Commission d'accès à l'information, que des retards ont pu se produire dans les années 1983-1985 au sujet des méthodes de contrôle de la qualité des réserves de sang.Aussi réclame-t-elle du gouvernement fédéral qu'il ouvre une enquête publique indépendante sur cette question.Cette requête a été formulée hier par le président de la Société, M.David Page et le président de la section québécoise, M.Yves Bernier.Les porte-parole des hémophiles oni produit un volumineux document dans lequel ils établissent la «chronologie» complexe des événements qui sont survenus à partir de 1983.Le Center for Di-sease Control des États-Unis détenait au début de 1983 la preuve de la transmission du sida par les produits sanguins.Us ont fait parvenir ce document au sous-comité parlementaire fédéral sur la santé (qui étudie actuellement la question de la distribution du sang) dans l'espoir que ledit comité appuie la demande d'enquête.Le gouvernement fédéral a accordé, à travers le Canada, on le sait, une compensation de 120 000 $ sur quatre ans aux victimes (quelque 800 à travers le Canada dont 200 sont mortes).Les provinces ont été invitées par le gouvernement fédéral à offrir une compensation elles aussi ; seul le Québec négocie actuellement à cet égard, ont dit les porte-parole.Par ailleurs la Cour supérieure a refusé à un citoyen la permission de poursuivre en recours collectif; celui-là en appelle actuellement de cette décision.Selon les dirigeants de la Société de l'hémophilie les documents étudiés donnent de nouvelles indications selon lesquelles les responsables de la distribution du sang auraient pu tarder à utiliser les meilleures méthodes de contrôle.En tout cas, a dit M.Page, des questions se posent au sujet des méthodes d'exclusion des donneurs à risque, de la distribution de produits non chauffés, dont une part, par conséquent, était infectée, et de l'utilisation du test Elisa.M.Page signale par exemple qu'à la fin de 1984, les produits du sang étaient chauffés aux USA, mais que, selon des mémos datés du 30 mai 1985, la Croix-Rouge canadienne mentionne que «les traitements de routine de facteur VIII devaient encore se faire avec des produits non chauffés afin de permettre une conversion équitable et ininterrompue; cette mesure est justifiée par la quantité insuffisante de produits chauffés pour répondre à toutes les demandes de traitement de routine».La Société ne tire pas de conclusion de ce fait mais «se pose des questions».Elle signale en tout cas, que la Croix-Rouge devait recevoir 10 millions d'unités produits chauffés (devant être livrés le 15 avril 1985); elle dit que cette quantité devait suffire pour répondre aux besoins des hémophiles pendant trois mois.Le 7 mars 1935, par exemple, aussi, le groupe de travail du Comité consultatif national sur le sida recommande que le tri des dons de sang puisse s'amorcer le Clus tôt possible dès le 30 avril, a Société de l'hémophilie se demande si les faits connus n'auraient pas dû entraîner «une révision immédiate du calendrier pour l'introduction des produits chauffés ou envisager d'autres mesures d'urgence, telles l'abandon des traitements ou les cryo-précipités.».M.Page a dit qu'une enquête devrait permettre d'améliorer les méthodes actuelles de détection des virus en situation d'urgence.Les ex-dirigeants d'Oxfam ne seront pas poursuivis au criminel MARTIN PELCHAT ¦ Aucune accusation criminelle ne sera portée contre les deux exdirigeants d'Oxfam-Québec visés par une plainte déposée en juin 1992, à la police de la CUM, par la nouvelle administration de cet organisme de secours au tiers monde.Ainsi en a décidé l'adjoint au procureur-chef de la Couronne, Me Maurice Galarneau, après avoir fait le tour du dossier, mercredi, avec le sergent-détective Pierre Pouliot, qui a mené l'enquête pour la section des fraudes de la police de la CUM.La nouvelle administration d'Oxfam-Québec avait porté plainte contre l'ex-président du conseil d'administration, Jean O'Keefe et son ex-directeur général, Gaston Truchon, après avoir pris connaissance d'un accablant rapport des vérificateurs-comptables Ernst & Young faisant état de plusieurs irrégularités dans la gestion de l'organisme sans but lucratif entre novembre 1986 et octobre 1991.Dans une grande ville comme Montréal, n'est «i pas rassurant de savoir que Tel-Aulc cm là pour écouler I ! I.AID1 I Al I M \\IN II N \\N I Al'l'll V\\ HI s Nuu cl jour.^65 jours par année.Tel-Aide csi toujours la.Service essentiel à la coin- Cette année Tel-Aide a répondu à plus de 60 000 appels.Tel-Aide est un service téléphonique anonyme et confidentiel a l'écoute des personnes en difficulté de la grande région montréalaise F n français et en anglais, plus de 300 bénévoles assurent un service continu.24 heures par jour.365 jours par année, et ce.sans interruption depuis plus de 21 ans.Or.Tel-Aide ne reçoit aucune subvention, ni du gouvernement, ni de Centraide.Vous vous demandez comment nous faisons7 Nous comptons sur votre générosité.\\ K I IMI n 1)1 1 \\ V II M«»|i| MM Dans une grande ville comme Montréal, c'est facile de se sentir isolé.I.c rythme trépidant de la vte modeme peut paraître grisant pour certains, mais pour d'autres, il peut être effrayant À qui peut-on parler lorsqu'on se sent seul7 Dépression, suicide, toxicomanie, inceste, violence conjugale, chômage, ne sont que quelques-uns des problèmes qui nous sont confiés.Bien souvent c'est dans l'impuissance et une grande solitude qu'ils sont vécus, et ils sont encore plus douloureux quand on a personne a qui en parler Tel-Aide n'est jamais reste sourd a I appel de ceux et celles qui sont en détresse.Chaque année, nos bénévoles répondent a plus de 00 000 appels.14 \\jllf tir*mur «W Trl-Aidc munauté.nous devons continuer notre travail, mais nous ne pouvons le faire sans vous.Comme vous le savez, nous ne recevons aueune subvention.Il nous faut donc compter sur la générosité de donateurs privés.Notre objectif de campagne est de 250 000$ 1 I |ll»N |l| Si M « V< «»\\ir I I M l\\M Les temps sont durs, nous le savons.On voudrait donner mais on ne le peut pas toujours Or.donner n'est pas seulement une question d'argent.Nous cherchons aussi * agrandir notre équipe de bénévoles.Si vous voulez vous joindre à nous, laissez-nous vos coordonnées au W>-1105 Nous vous donnerons plus de renseignements L'équation est simple: plus nous serons d'écoutants, plus il y aura d écoutés SI vous voulez faire un don.il vous suffit de remplir le coupon-reponse annexe a ce dépliant et nous le retourner avec votre don dans l'enveloppe de retour ci-jointe Noire numéro d'enregistrement fédéral est le: 0379255-00-08.Merci de votre appui TEL-AIDE 935-1101 I I I I I I I I I I I I I svp coMPurrtz ktachezktn routtNtz avec votai, don, Même si le service est gratuit et l'écoute est faite par des bénévoles, le service occasionne certains frais de téléphone, de loyer, de photocopies, de secrétariat, de mise à l'horaire des bénévoles, etc.Chaque journée est divisée en quart de 4 heures et les nuits en un seul quart de 8 heures.Notre salle d'écoute peut accueillir jusqu'à cinq bénévoles à la fois.Je veux faire ma part et commanditer: Q Commandiirr un» heurt d ex mit au montant de Z8.00S ?Commanditrr 2 heutet dYroutc au montant tlf So.OOS Q Cotnmanditor un quart d (touir de 4 hruret au monunl 6e 112 00 S Signature Dr» revut pour dm d*tmpoti «ont rmb pour In dom de I \"> jOOS ri phn Drvtti-voui rrcrwa un mu pour fui de f impôt ?Nom Q Moniteur [J Madame Villr Numéro de téléphone ( ) «ride pottal I ) r] Commanditer une nuit d'écoute quart de H heure-.' au montant de 224.00S [J ou taire une contribution au montant de CKeque nu mandai (a I ordre de Tel-Aide) fc évidence huieau Jl ?Vtw f J Mawer Ord Numéro de la carte Date deaptraiion 'Veuilles cocker » il y a une erreur dam vos nom et adret* QJ Tel-Aide Ct 20S.Suecumle \"H* Montréal (Quebec) M K.2K?Notre numéro dcnir|nirrmcni lederal eu le OWHV09X» Les policiers ont mené une enquête de six mois.Ils ont rencontré quatre firmes de vérificateurs, dont ils ont aussi étudié les rapports.Ils ont parlé à plus de 70 témoins, parmi lesquels des collaborateurs de l'organisme ainsi que des représentants de l'Agence canadienne de développement international ( ACDI ).«On n'a pas trouvé d'intention criminelle de la part de quiconque ayant oeuvré de près ou de loin à Oxfam-Québec», déclarait hier le responsable de la section des fraudes du Service de police de la CUM, le lieutenant Emile Bisaillon.«Le dossier est fermé», a-t-il conclu.«La seule chose qu'on fait, c'est qu'on en prend acte», disait de son côté le nouveau président du conseil d'administration d'Oxfam-Québec, Jean-Pierre Char-bonneau, à propos de la conclusion de l'enquête policière.«Ça ne change rien à la décision prise par le conseil d'administration, à la suite du rapport de notre conseiller juridique, d'intenter une poursuite de 800 000$ au civil», d'ajouter M.Charbonneau.Oxfam-Québec a déposé en septembre dernier en Cour supérieure une poursuite de 822 000 $ contre MM O'Keefe et Truchon.L'organisme allègue que les deux hommes ont eu une conduite fautive en privilégiant leurs intérêts personnels au détriment de ceux d'Oxfam.Jean O'Keefe a démissionné de son poste de président du conseil d'administration d'Oxfam-Québec le 17 octobre 1991, quelques jours après la publication par La Presse d'un dossier sur les problèmes de l'organisme.Le 10 mars 1992, Gaston Truchon était pour sa part congédié.Marches exuforatoires do nuit Un sondage mené l'an dernier démontrait que les deux tiers des Montréalaises n'aiment pas marcher dans les rues, le soir, de peur d'être agressées.La ville de Montréal a réagi en mettant sur pied des « marches exploratoires » de quartiers qui * visent à identifier les éléments de l'aménagement urbain qui portent atteinte aux femmes».Ces marches serviront notamment à créer un guide d'évaluation de la sécurité des lieux publics dans la métropole.Sur notre photo, on reconnaît André Lavallée, membre du comité exécutif de la ville, qui participait avec quelques femmes à une de ces marches, hier soir, sur le Plateau Mont-Royal.photo michel cravel.u pmse Menace de conflit au Journal de Montréal FRANÇOIS BERCER ¦ Les journalistes et employés de bureau du journal de Montréal pourraient déclencher une grève «de durée limitée» si l'employeur persiste dans ses demandes de réduction des conditions de travail.Les 263 membres du syndicat, affilié à la CSN, ont donné mandat à leur comité exécutif, cette semaine, de prendre «tous les moyens de pression, sauf la grève générale illimitée».Cela signifie qu'il pourrait y avoir des débrayages, mais de durée limitée, a expliqué hier le président du syndicat, le journaliste Michel Auger.Les moyens de pression pourraient également inclure des manifestations.La publication du quotidien montréalais du Groupe Québécor de Pierre Péladeau, qui tire à quelque 300 000 exemplaires sur semaine, n'a jamais été menacée auparavant par des conflits de travail.Il y a eu une grève de deux heures en 1974 et des débrayages de courte durée en 1990, sans que la parution du journal ne soit menacée, malgré des retards.L'employeur est «en demande sur tout», a dit M.Auger.C'est la première fois que Québécor demande des reculs importants à ses employés dans ce que M.Auger a qualifié d'«offensive d'envergure contre nos droits acquis».Le contrat de travail est échu depuis le 31 décembre dernier.Selon le syndicat, le journal veut chambarder les horaires de travail, éliminer la rémunération à «temps supplémentaire» et réduire les bénéficies des assurances collectives tout en augmentant considérablement les cotisations au régime.Les syndiqués tiennent pour leur part à conserver une clause d'indexation des salaires au taux d'inflation, clause dont ils bénéficient depuis 1978.Selon le porte-parole syndical, Québécor affiche des «profits à la hausse».Mais l'entreprise a jusqu'à maintenant refusé de fournir des informations financières au syndicat.Le négociateur patronal, M.Yves Dubuc, a indiqué hier que les négociations «vont bien».Elles se déroulent depuis la mi-janvier en présence d'un conciliateur du gouvernement québécois.Le loumal de Montréal emploie 700 personnes et le Groupe Québécor, dirigé par Pierre Karl Péladeau ( le fils), embauche 2500 personnes dans des journaux, magazines et entreprises de distribution.Québécor est également en négociation avec ses employés syndiqués (CSN) de l'hebdomadaire Le Peuple, de Lévis.Une collision entre deux autobus fait plusieurs blessés à New-Carlisle Presse Canadienne NEW CARLISLE ¦ Un chauffeur d'autobus a subi de graves blessures, hier, à New-Carlisle, en Gaspésie, lorsque son véhicule transportant des voyageurs a percuté l'arrière d'un autobus d'écoliers.En plus du chauffeur, qui a été conduit à l'hôpital de Maria, une quinzaine d'autres personnes ont été blessées.Dans leur cas, la po- lice parle de blessures mineures.Selon des témoins, il y avait une quinzaine de passagers dans l'autobus de la compagnie Orléans Express tandis que l'autobus scolaire transportait trois étudiants d'une école de New-Carlisle.Les pompiers de Paspébiac et ceux de Caplan se sont rendus sur les lieux avec leurs cisailles hydrauliques.«Le chauffeur était coincé sur son siège par son volant, a déclaré le chef des pompiers de Paspébiac, M.Aurèle Horth.Nous avons dû travailler plus d'une heure avant de le dégager.» Les passagers de cet autobus ont pu quitter le véhicule grâce à un témoin demeurant tout près des lieux de l'accident.Celui-ci s'est rendu sur place avec une courte échelle.Les passagers sont sortis par une fenêtre et ont pu descendre en empruntant l'échelle.Si ûm 1736231 226 LANAUDIÈRE LAURENTIDES MONTÉRÉGIE SECTEUR RICHELIEU Caban*» Choquât 10 km du tunnel L-H.Lafontalne Salle privée, cap.de 30 a 300 personnes.Spécial groupe.Tel.: 652-2282.Érablièra Chai Jacquet.1336, côte Georges.Samt-Roch-de rAchigan.Samedi midi et dimanche Enfanta de 10 et moins, gratte.514 588-5645 ou 588-4211 Cabarta St-Vincant 267, chemin Rfvtere du Nord St-Colomban.(eut.15, sortie 39) Ouvert 7 jours, musique et animation (week-end ou groupe) (614) 436-1785 (capacité 500 personnes) Érablièra au Soue-Bois 164.ch.Soui-Bois.Mt St-Grégoire J0J 1K0 25 min Mil.Au t.10.sortie 37.suivre enseignes bleues: érabbéres Mt St-Grégoire.Rooas^Ure^ajjte^BO^^ Érablièra au Pain do Sucra.St-Jean- sur- Rich elieu.Repas, danse, brunch le dimanche.346-3442 ou 1 800 663-3442.Érablièra laa Femmes CoPin 248.rang des Conunuattone, St-Esprtt (MontcaJm) JOK 210.Repas, dense, produite.(600pers.).(614) 589-4552 ou 83^6105.MAURICIE : t i i i i Cabatta Bernard Duquette 440.rang MontcaJm.Ste-Jueenne (Montcaim).JOK 2T0.Repas, danse, produits.(Location de salles).(514) 831-2472 ttgne dir.de Montrée!)._^^^^^ T 3X3 Érablière Raymond Meunier et Rie 325.rang 54, Richelieu.QC J3L 4A7 30 min.MU, eut 10 sortie 29 Adulte: week-end ou groupe 12 $ taxes Incluses (semaine 9$) sleigh-hds gratuit) (514) 347-0757 Érablièra Dania Bédard 185.route 159 Nord.St-Stanlslas.G0X 3E0 Repas ?Danse ?Produits de l'érable sleïgh ride \u2022 visite de la salle d'évaporauon (418) 328-3015 ou rte.:328-3800 Érablièra Maurice Jeannotte 200, ch.de la Savane, St-Marc-sur-Rlcielieu J0L 2E0 Partie de sucre \u2022 réceptions de tous genres Apportez votre boisson (514) 584-2039 (spécial groupe en semaine) Cabane à suera Chas Pepere 2975.Grand Rang (route 341) Nord.St-Jacques (MontcaJm).JOK 2R0.Repas, danse, produite de l'érable purs.(514) 839-3369.Cabane à encre Dupuie 1705.rang dee Continuations.St-Jacques (Montcaim).JOK 2R0.Repaa.produits de l'érable.Réservation: (514) 839-2672.0ïr>2ttO9 m Chemises à capuchon et col cravate, coton et pure voile de coton, H et F.Prix cour.Prix Altrans 140* 68$ 288 Pantalons de chasse et pantalons plissés, en tissu microfibre importé d'Italie, H et F.Prix cour.264 Prix Altrans 128 w r Chemises de tissu et de pur coton teint sur fil importé de France, pour H.Manteaux capuchon, longs à melton Vestes et jupes longues, pur lin, délavé.Prix cour.Prix Altrans $ 4AQ$ Prix cour.$ 160 Prix Altrans 68$ laine, pour H.Prix cour.Prix Altrans 948$ 348$ 238 Jupe 288 Veste 108 Jupe 128 Veste évêque de Saint-)ean-LongueuiI, Mgr Bernard Hubert, de même que l'archevêque de Québec, Mgr Maurice Couture, ont souligné avec insistance que l'appui donné aux petites communautés chrétiennes par l'épiscopat et les responsables de la coordination de ia pastorale dans les diocèses ne signifie aucunement une perte d'importance des paroisses.On sait que le bilan d'enquête Risquer l'avenir, publié en septembre dernier à la suite de la recherche sur l'état des communautés chrétiennes, rendait compte de la situation difficile vécue dans les paroisses catholiques du Québec.On y faisait mention notamment d'une pratique religieuse passablement réduite, de l'absence presque totale des adolescents et des jeunes adultes à l'église, ainsi que des prouesses fi-.nancières que doivent réaliser plusieurs communautés paroissiales pour conserver et entretenir des églises souvent immenses.Selon Mgr Hubert, la présence de communautés restreintes bien vivantes au sein d'une communauté paroissiale devrait produire un effet tout à fait positif: par leur dynamisme propre, ces groupes et mouvements divers, qu'ils soient axés sur la spiritualité ou sur l'action apostolique, dynamiseraient la grande communauté paroissiale.Mgr Couture a signalé que de plus en plus de personnes intéressées à vivre et approfondir leur foi chrétienne, comme il l'a constaté dans son diocèse, souhaitent découvrir «des lieux de prise de parole ou d'échange en petits groupes».Elles existent déjà L'archevêque de Québec a par ailleurs indiqué, au sujet de la vitalité des paroisses, qu'elle ne peut être mesurée sur la base de la pratique religieuse dominicale dans les paroisses.Et il a ajouté que la photographie d'une église vide «prise on ne sait pas trop quand » ne devrait pas être considérée comme la preuve de la mort d'une paroisse.La coordonnatrice de la pastorale diocésaine du diocèse de Saint-Hyacinthe, Mme Hélène Petit, a témoigné du fait que de nombreux groupes ou petites communautés chrétiennes existent déjà au Québec.«Des groupes, a-t-elle dit, qui ont différentes formes et différents noms.» Mais elle a fait remarquer qu'il faut trouver des moyens pour que les personnes intéressées à y adhérer puissent le faire.Les évêques et les responsables de la coordination de la pastorale, suivant en cela un voeu exprimé lors du congrès d'octobre, ont dit vouloir mettre un accent particulier sur l'éducation de la foi des adultes.Ils estiment en effet que les efforts considérables déployés dans la préparation des enfants aux sacrements n'ont pas donné les résultats espérés.Pour ce qui est des jeunes, Mgr Hubert est convaincu qu'il faut, tout en leur fournissant l'accompagnement dont ils ont besoin, leur permettre de faire eux-méme l'expérience de la découverte de la foi.«Il y a certainement des liens à tisser pour que les jeunes faisant partie de petits groupes soient en lien avec la communauté paroissiale, a-t-il dit.Mais être en lien avec la communauté paroissiale, ça ne signifie pas qu'on dit à un jeune: «Écoute, il faut que tu sois à la messe dimanche prochain !» \tQ \tA rri nous avez-vous m OUBLIÉS?SPCA.MIS Jrjn-Tataium.M.*nrjllVjitfw«l M4P IX4 \u2014\u2014 > \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 5 MARS 1993 \u2022 A 9 Deux blessés dans une fusillade: règlement de comptes ?ÉRIC TROTTIER ¦ L'un des deux hommes blessés grièvement.mercredi soir dans le quartier Côte-des-Neiges était recherché pour le meurtre du frère de l'autre, commis en 1990.Dean Forester, 24 ans, était toujours considéré comme « cérébral ement mort», hier soir, à l'Hôpital général de Montréal, après avoir été atteint de deux balles à la tête, la veille, dans le hall du 7795, rue Mountain Sights.L'autre blessé, Sande Mitchell, 25 ean ans, est hors de c .danger, même Forester si un projectile s'est logé dans son abdomen.Selon la police, les deux victimes de cet attentat ne se connaissaient pas.Il semble qu'elles se soient retrouvées par hasard au même endroit, au mauvais moment.Ironie du sort, Forester était recherché depuis le 17 août 1990 pour le meurtre de Harrold Mitchell, frère de Sande, abattu d'une balle à la tête dans des circonstances encore nébuleuses.Les sergents-détectives Serge Côté et André Dupuis, aidés du lieutenant Claude Lachapelle, de la section des homicides de la CUM, ont commencé à démêler cette affaire, hier.Mais le mystère reste presque entier.Après avoir interrogé Sande Mitchell sur son lit d'hôpital, en milieu d'après-midi, ils ignoraient encore le mobile du crime, ainsi que les agresseurs.Vers 18 h mercredi, Sande Mitchell et son beau-frère ont rendu visite au deuxième frère de Mit- chell, qui demeure dans l'immeuble où a eu lieu la tragédie.À 18 h 20, ils sont sortis de l'appartement et s'apprêtaient à quitter l'édifice lorsqu'ils ont croisé six ou sept personnes, dont Dean Forester, qui se tenaient dans le hall.Pour des raisons inconnues, une altercation a éclaté.Un (ou deux) agresseur (s) a sorti une arme à feu.Cinq ou six coups ont été tirés.Deux projectiles ont atteint Forester.Une balle lui a transpercé la tête tandis qu'une autre s'est logée dans le cerveau.Mitchell a été blessé à l'abdomen.Son cas est sérieux mais il s'en sortira.Il pourrait même quitter l'hôpital dans quelques jours.Comme c'est souvent le cas dans ces affaires de règlements de comptes entre gangs jamaïcains, tous les témoins du drame sont disparus dans la nature, y compris le beau-frère de Mitchell qui se trouvait pourtant avec lui à ce moment-là.Maintenu en vie artificiellement, Forester pourrait bien devenir la 14e victime de meurtre à Montréal, depuis le début de l'année.Il avait un lourd casier judiciaire, des affaires de vols à main armée et de violence, mais il ne faisait plus partie du paysage montréalais depuis le jour du meurtre de Harold Mitchell.La police croyait savoir qu'il se terrait quelque part à New York.Sa mère vit toujours à Montréal.Quant à Mitchell, il est peu connu des autorités policières.Ce double attentat est survenu dans un des secteurs les plus cri-minalisés de la métropole, surnommé le «Bronx montréalais» par la police et où rayonnent les crackhouses.Depuis le début de l'année, trois membres de gangs de «posses» jamaïcains ont été abattus dans Côte-des-Neiges.Mine Westray : la Couronne suspend les procédures ¦ Afin d'éviter tout conflit avec des accusations criminelles qui pourraient être portées dans l'avenir, le ministère public de la Nouvelle-Ecosse a fait part de sa décision, jeudi, de suspendre les procédures dans les 18 causes de sécurité au travail impliquant les propriétaires de la mine Westray et quatre de ses gérants.Vingt-six mineurs ont été tués par un coup de grisou, le 9 mai dernier, à la houillère de Ply-mouth.Le procès sur les 18 inculpations devait débuter le 19 avril prochain.Jason Gabriel condamné à deux ans moins un jour jean-paul charbonneau ¦ Un jeune Amérindien de Kane-satake, lason Gabriel, a été condamné à deux ans moins un jour de prison pour voies de fait et vol qualifié.Le juge Hughes Saint-Germain, de la Cour du Québec, siégeant au palais de justice de Saint-Jérôme, a ainsi accepté une recommandation commune de la Couronne et de la défense.Le ministère public a retiré une accusation de conduite avec les facultés affaiblies portée après que l'un de ses amis, André Simon, eut sombré dans le lac des Deux-Montagnes, le 2 janvier dernier, à Oka.Gabriel, 21 ans, était détenu depuis cette date.L'une des accusations de voies de fait a été portée à la suite d'une raclée infligée à Roger Be-nedict, un autre membre de la communauté autochtone de Ka-nesatake, tandis que le vol a été commis sur un chauffeur de taxi de Deux-Montagnes venu conduire des clients amérindiens dans ce secteur de la paroisse d'Oka.En le condamnant à moins de 24 mois de prison, la Cour a le droit de fixer une période de pro-bation.C'est ainsi qu'à sa sortie de prison, Gabriel devra se rendre au centre de désintoxication Partridge House, à Akwesasne, pour y subir une cure fermée de plusieurs semaines.Il devra aussi, pendant deux ans, ne pas conduire de véhicule moteur, ne pas fréquenter de débit de boisson et ne pas avoir d'arme en sa possession.Le juge l'a bien avisé qu'au moindre manque, il serait envoyé dans un pénitencier.Me lulio Péris (défense) et Me François Brière (Couronne) se sont entendus afin de donner une chante à ce jeune homme de se réhabiliter.Me Péris a expliqué que Gabriel a toujours commis ses crimes alors qu'il était sous l'influence de l'alcool.lason Gabriel sera éligible à une libération conditionnelle dans six mois.11 appert que l'un des* plaisirs de Gabriel, quand il avait pris un verre de trop, était de provoquer au volant de son véhicule les patrouilleurs de la Sûreté du Québec.Une fois poursuivi, il disparaissait dans les bois de Kanesata-kc.Le journaliste Benoît Proulx poursuit pour 1,6 million PC QUÉBEC ¦ Le journaliste Benoit Proulx a intenté hier en Cour supérieure, à Québec, une poursuite au montant de 1,6 million contre le Procureur général du Québec et les enquêteurs de la police de Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Accusé du meurtre de l'étudiante France Alain, survenu en 1982, Proulx a été acquitté par la Cour d'appel qui a renversé le verdict rendu lors d'un premier procès.Son avouai.Me Lawrence Cur-riveau, soutient que le Procureur général n'avait pas de preuves suffisantes pour accuser son client.Il allègue que cette affaire a sérieusement entaché la réputation du journaliste, entraînant du même coup des pertes de revenus importantes.La culture du chanvre indien ne peut être autorisée CP B Le permis de production et de vente de chanvre indien demandé par un résidant d'Ormstown ne peut être accordé en vertu de la législation actuelle.Néanmois, a fait savoir hier Santé et Bien-être Canada, une modification des règlements qui autoriserait la culture du cannabis «(n'est pas impossible».Robert Hamon avait entrepris des démarches auprès des autorités fédérales en vue de l'obtention du premier.pcrmis de pro- il i duction et de vente de chanvre indien.Son avocat, Pierre Clou-tier, avait fait valoir que cette plante est un produit agricole légitime, puisqu'avant que sa culture ne soit interdite au Canada, en 1923, elle servait à la production de papier, de textiles, de cordages et de nombreux produits d'usage domestique.Ross Hossie, directeur intérimaire du Bureau des produits dangereux du ministère, a souligné hier qu'une modification des règlements régissant le chanvre indien «n'était pas inconcevable», f ïgf 14e SALON NATIONAL DE L'HABITATION HABITAS INNOVATION Voici la liste des lauréats du Concours Habitas «La Capitale» maître courtier inc.Les produits gagnants sont en démonstration au Salon national de l'habitation PLUS le Salon de l'aménagement extérieur, au Stade Olympique, jusqu'au 7 mars.Découvrez aussi toutes les nouveautés présentées dans tous les secteurs de l'habitation.EU LE SALON DE L'AMÉNAGEMENT SECTEUR: MAISONS NEUVES SECTEUR: ENERGIE, CHAUFFAGE ET CLIMATISATION SECTEUR: SERVICES À L'HABITATION SECTEUR: RÉNOVATION DOMICILIAIRE Lauréat: «Les Villas Cochères» de Norwes Construction, un concept d'habitation révolutionnaire formé de cinq unités disponibles en options condo, duplex et triplex STAND 303 SECTEUR: PORTES, FENETRES, SERRES w m -h i m 1 ûntmtmm Lauréat: Le«système domotique» de Domotique Sécant inc.pour la gestion intelligente et intégrée des fonctions de la maison.STAND 700 Mentions d'honneur 1 ) La «thermopompe Turcotte» de C.E.C.Turcotte.STAND 236 2) «Monsieur Fred», le ramoneur automatique, de Distributions Robochem inc.STAND 74 SECTEUR: AMEUBLEMENT-DÉCORATION Lauréat: La plate-forme élé-vatrice résidentielle de Kino inc.qri s'installe dans un escalier pour ainsi éliminer la nécessité de bâtir une cage d'élévateur vertical.STAND 254 Mentions d'honneur 1 ) «GRIK», une grille d'entrée en PVC, de Camijo Innovations.STAND 471 2) Démonstration des nouvelles technologies dans la «Maison Contech».STAND 700 SECTEUR: CUISINES ET SALLES DE BAINS Lauréat: «Rénovaide», un programme d'aide à la rénovation résidentielle de la Ville de Longueuil, qui veut encourager les propriétaires occupants à conserver et à améliorer la qualité de leurs habitations.STAND 314 Mentions d'honneur 1) Le revêtement intérieur/exté-rieur flexible «Poly-Flex» de Daubois inc., STAND 463 2) Le «pin traité écologique» de Mer-Can inc.STAND 555 SECTEUR: AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR Lauréat: «Isobarre», un nouvel isolant en polyamide pour cadre de fenêtre d'aluminium, présenté par Arcon Canada, rendant la fenêtre énergé-tiquement plus performante.STAND 403 Mentions d'honneur 1) Le «Solarium 3 saisons» de Technisolar Solarium inc.STAND 459 2) La «fenêtre-serre architecturale» de Avie Fenêtre.STAND 427 Lauréat «Barbara», un système de rangement modulaire audio-vidéo de Création Visu inc.Dessiné par Francine Couture, ce produit tout à fait original particulièrement par son esthétisme se caractérise par la forme ondulée des panneaux de fond et des portes de caissons.DÉCORS VIP.Mentions d'honneur 1 ) Les «plafonds tendus mur-à-mur Exten?o» de Plafonds Pan-O-Laq acoustiques inc.STAND 283 2) Le «meuble de rangement» dessiné par Gilles André Vaillancourt et fabriqué par Les Armoires de cuisine Confessa inc.PYRAMIDE DU SOLEIL -m- ¦\u2022\"\"V VVË/ÊÊÊÊÊÊÊÊÈtÊiÊtoÊËÊÈËIiÊÈÉÈÊÊÊÊÊ \u2014 Lauréat: La «hotte de cuisinière», de Venmar Ventilation, conçue pour éliminer jusqu'à 97% des polluants et odeurs générés lors de la cuisson.STANDS 218-238 Mentions d'honneur 1) La «base de douche magique» de Rénovations Martin & Martin inc.STAND 109 2) Le «concept de cuisine au cadre environnemental a-dapté» présenté par Les Cuisines Richelieu.STAND 136 Lauréat: L'«outil de jardina* ergonomique Plantextrac» de RoH'Erg Enr.Finis les maux de dos.Ce nouveau produit enlève les racines rapidement et facilement.Il permet aussi la plantation de bulbes et facilite la pose d'engrais.STAND 584 Mentions d'honneur 1) Le «Rhododendron Yaku» de Pépinière Cramer inc.STAND 515-F 2) Le «système de revêtement de cèdre préfini Classic Coat» de Matériaux de construction MacMillan Bloedel.STAND 515-C PERSONNALITÉ DE L'ANNÉE Lauréat: Pierre Bourque, directeur du Jardin botanique de Montréal.Grâce à lui, la Ville de Montréal s'est dotée d'un biodôme unique au monde.Au cours des dernières années, il a aussi enrichi Montréal de plusieurs réalisations tout à fait originales et spectaculaires dont le jardin de Chine.ENTREPRISE DE L'ANNÉE Lauréat: Le Groupe Deschênes et Fils inc.Cette entreprise familiale fondée en 1940 a connu un taux de développement extraordinaire et compte vingt cinq points de vente et sept divisions à son actif dont Plomberium, parmi les plus connues du grand public.Plomberium a toujours fait preuve d'originalité, d'innovation et a'esthé-tisme dans l'aménagement de son stand au Salon national de l'habitation.HOMMAGE SPÉCIAL DE PROMEXPO À SES BATISSEURS Lauréat: Raymond Godbout, vice-président délégué efficacité énergétique chez HYDRO-QUÉBEC pour sa participation importante au Salon national de l'habitation depuis quatorze ans.ES IDEES NEUVES POUR VOTRE MAISON AU PLUS IMPORTANT SALON DE L'HABITATION AU PAYS DU 26 FÉVRIER AU 7 MARS AU STADE OLYMPIQUE Heures d'ouverture venoreai et sameat: Dimanche: Lundi, mardi, mercn 'm.0r(!V H redi et jeudi: 10hà23h lOhà 20h ÎOhà 22h Prix d'entrée: Adulte: 8,50 $ Étudiants et aînés: 6,50 $ Enfants de 6 à 12 ans: 3,50$ La billetterie fermera une heure et demi avant la fermeture du Salon.Un événement CFTfïî §m /// CKAC73AM Informations nationales A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 Les Franco-Manitobains ont droit à leurs écoles leur reconnaît le MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne Serge Joyal Joyal ne sera pas candidat i i i Tout indique que l'avocat libéral Serge loyal, qui fut ministre durant les trois dernières années du gouvernement Trudeau, ne sera pas candidat aux prochaines élections générales.M.loyal, qui est resté très actif dans le parti depuis la défaite des libéraux en 1984, hésitait à se re> lancer dans une bataille électorale.Il se serait probablement laissé tenter par un comté sûr, et c'est pourquoi il n'a pas dit non quand des militants de St-Henri-Wes-mount, mécontents de leur député actuel David Berger, l'ont approché.Mais l'ancien député de la circonscription.Don Johnston, ayant décidé de faire la lutte à M.Berger, l'hypothèse d'une candidature de M.loyal est maintenant écartée.On croit savoir aussi que M.loyal aurait pu se présenter dans Outremont si Mme Lucie Pépin, qui a été député du comté de 1984 à 1988, avait décidé de ne pas être candidate.Mais il semble maintenant acquis que Mme Pépin tentera de se faire élire à nouveau.Ottawa veut transférer aux autochtones la gestion de leurs terres KIRK LAPOINTE de la Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement fédéral projette de transférer prochainement la gestion de leurs terres aux peuples autochtones, en vertu d'une législation qui pourrait amoindrir ce qui est déjà considéré comme une base de discussion inadéquate.Le projet de loi en question aurait préséance à la fois sur des traités signés depuis longtemps, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, voire la proclamation royale de 1763, qui prévoyait la dévolution de pouvoirs et d'obligations aux aborigènes.Une ébauche du projet de loi, datée du 27 janvier, et dont la Presse Canadienne a obtenu copie, prévoit la création d'un Conseil des territoires appartenant aux Premières nations ( First Nations Land Board) et entraînerait l'adoption de «chartes» territoriales ainsi que la gestion de ces terres.Les Conseils de bande pourraient, en théorie, transformer les réserves en territoires qu'ils auraient le loisir de vendre ou sur lesquels ils pourraient prendre une hypothèque.Cela constituerait un changement radical par rapport aux lois en vigueur.À l'heure actuelle, un Conseil de bande qui cherche à se départir d'une portion de son territoire doit obtenir l'aval du ministre fédéral responsable des questions autochtones.Aux États-Unis, durant les années 50, une loi semblable a entraîné la vente massive de réserves, avant d'être finalement abrogée.Un porte-parole de l'Assemblée des premières nations, le plus important regroupement aborigène au pays, a déclaré que l'Assemblée rejetait le concept même du projet de loi parce qu'il pouvait éventuelement affaiblir les positions autochtones et rendre le gouvernement moins responsable.Ironie du sort, alors que certains autochtones s'opposeront vraisemblablement au projet de loi, ce dernier se veut la réponse d'Ottawa à ceux qui prétendent que la Loi sur les Indiens a, jusqu'ici, été trop paternaliste.En vertu du projet de loi, la propriété légale des réserves serait modifiée de manière à ce que celles-ci ne soient plus considérées comme propriété du Canada pour l'usage et le bénéfice des autochtones.Au lieu de cela, elles deviendraient des terres sur lesquelles les autochtones exerceraient leur autorité, sans que celle-ci soit exclusive.Par exemple, les territoires visés tomberaient sous le coup des lois fédérales.La loi pourrait permettre aux tribunaux d'amender la définition des terres amérindiennes et d'affaiblir les pouvoirs des peuples autochtones.OTTAWA Les francophones du Manitoba ont le droit constitutionnel d'instruire leurs enfants en français dans leurs propres écoles, a statué hier la Cour suprême du Canada.Le plus haut tribunal du pays a ainsi donné raison à la Fédération des comités de parents du Manitoba, opposée dans cette cause au gouvernement provincial depuis 1985.Il a été établi, hier, qu'en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, les Franco-Manitobains ont droit à des établissements d'enseignement distincts, gérés par un conseil scolaire francophone autonome.«Ce jugement s'applique non seulement au Manitoba mais à toutes les provinces», a déclaré hier à Ottawa le directeur général de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, Marc Godbout.«Cela rappelle au gouvernement de Bob Rae qu'il est très très en retard et qu'il doit agir dès maintenant dans la mise en oeuvre de conseils scolaires francophones en Ontario», a renchéri M.Jean Tanguay, président de l'Association canadienne-française de l'Ontario.Comptant 500 000 francophones, soit 10 fois plus que le Manitoba, l'Ontario reçoit ainsi un message très clair, estiment les deux hommes.La Cour suprême a indiqué, hier, que les francophones du Manitoba sont suffisamment nombreux pour avoir leur propre conseil scolaire.Le premier conseil scolaire regroupera les 3000 élèves de la région métropolitaine de Winnipeg.Ce conseil pourra également contrôler les établissements d'enseignement francophones éventuellement établis ailleurs en province.«Cela éviterait les conflits juridictionnels avec les autres conseils scolaires, nous sommes prêts à accepter cela», a indiqué hier Me Michel Bastarache, procureur de la Commission nationale des parents francophones et de la Société franco-manito-baine, alliés des comités de parents dans cette cause.Les inévitables répercussions financières de la création d'établissements spécifiques varieront d'une région à l'autre en fonction des populations scolaires a desservir.Il faut donc, notent les juges, que l'exa- men de ce qui constituera des établissements appropriés aux populations francophones du Manitoba soit entrepris dans des secteurs géographiques précis.On signale notamment la région de Saint-Boni-face, réputée francophone.Le jugement rendu hier établit aussi que la Loi sur les écoles publiques du Manitoba est anticonstitutionnelle, estime Me Bastarache.La cour demande au gouvernement de Gary Filmon de remédier à cette situation.La législation manitobaine, stipule le jugement, ne prévoit «pas la mise en oeuvre des droits que possède la minorité linguistique relativement à ses établissements d'enseignement, ni d'ailleurs les mécanismes appropriés de gestion et de contrôle».Les juges ont donc décrété que «les autorités manitobaines doivent, sans retard, mettre en place un régime et un système qui permettront à la minorité francophone d'exercer pleinement ses droits».Mais le tribunal se garde de «décrire précisément le genre de texte législatif que ie gouvernement du Manitoba doit adopter pour satisfaire à ses obligations constitutionnelles».Des négociations avec les organismes franco-manitobains porteront sur le contenu de cette future version de la législation provinciale.Ce jugement de la Cour suprême s'ajoute à l'arrêt Mahé contre l'Alberta, rendu en 1990.Dans cette affaire, on reconnaissait aux Franco-Albertains le droit d'instruire leurs enfants en français dans des établissements autonomes.«Les gouvernements ont maintenant suffisamment de jurisprudence pour aller de l'avant, ils n'ont plus d'excuses», a déclaré M.Godbout, qui a immédiatement pressé le gouvernement fédéral de s'acquitter de ses responsabilités en ce domaine.Les associations francophones de tout le pays feront front commun pour établir une stratégie politique destinée à promouvoir le respect des droits des francophones en matière d'éducation partout au Canada.Les gouvernements provinciaux, comme l'Alberta et l'Ontario, risquent à cet égard d'être la cible d'ordonnances des tribunaux.Les francophones n'excluent pas des mesures «punitives comme la mise en tutelle de certains ministères de l'Éducation», a indiqué M.Godbout.«C'est une victoire politique, a-t-il ajouté, ce qui doit suivre, c'est une volonté politique de faire respecter, partout au pays, la Charte et les dispositions de la plus haute cour du Canada».La projet de foi sur la protection des renseignements subira des mof if ications NORMAND du bureau de La Presse QUÉHLC Le projet de loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé sera modifié à plusieurs égards, mais il ne faudra pas s'attendre à des changements significatifs quand au fond.C'est ce qu'a déclaré hier le ministre des Communications, Lawrence Cannon, à l'issue des travaux de la commission parlementaire qui a étudié le projet 68 à la lumière des dépositions et des mémoires soumis par une quarantaine de groupes ou organismes.Lorsqu'il estimera le projet à point, le gouvernement le soumettra à nouveau à une commission parlementaire pour qu'il soit étudié article par article, avant son adoption au cours de la prochaine session parlementaire qui s'ouvre mardi.M.Cannon souhaite que l'éventuelle loi soit applicable vers la fin de décembre ou en janvier 1994 au plus tard.Précisant que les recommandations soumises par les uns et les autres «contribueront sans aucun doute à enrichir le projet de loi», M.Cannon a tout de suite tenu à rassurer hier le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, qui insistait pour que l'éventuelle loi respecte la dynamique particulière à la structure coopérative des caisses.«|e suis disposé à modifier la loi pour que les caisses soient au même niveau que les institutions bancaires», a indiqué le ministre à M.Béland, qui ne souhaiterait pas une loi empêchant que des dossiers de crédit puissent être communiqués entre les caisses ou autres entreprises du Mouvement.Lawrence Cannon Le Mouvement Desjardins est venu inviter les parlementaires à prendre soin de ne pas accoucher d'une loi trop complexe ou trop coûteuse, dont la facture, en fin de compte, reviendrait au consommateur.«Il n'est pas opportun de construire une grosse machine pour régler des abus qui existent mais qui, compte tenu du nombre de transactions qu'on fait, ne sont pas significatifs», a expliqué le président Béland.Le Mouvement des caisses Desjardins approuve et appuie les intentions du projet de loi 68, il souhaite que ses principes généraux soient clairement explicités pour en faciliter la compréhension et la diffusion.Il estime toutefois que les intentions du législateur seraient, pour certaines applications, mieux servies par un meilleur ajustement aux situations particulières dans certains secteurs.Pour des raisons d'équité con- currentielle, il recommande que toutes les entreprises, organisations et institutions en activité au Québec soient assujetties, par secteurs, aux mêmes règles.M.Béland a abondamment insisté sur la non pertinence selon lui d'obliger les entreprises à envoyer des millions de lettres à des clients pour les informer qu'elles détiennent un dossier de crédit, opération qu'il qualifie de très coûteuse.Il soutient par ailleurs que les caisses populaires ne refusent jamais d'informer leurs clients qui veulent connaître ce que contient leur dossier de crédit.Il met en garde contre l'obligation pour une institution d'obtenir un consentement écrit du principal intéressé, pour permettre la communication ou l'utilisation d'un renseignement personnel.«Cela pourait accroître considérablement les frais d'enquête et allonger la période d'approbation d'une bonne proportion des demandes de crédit», explique-t-il.Claude Béland s'est dit prêt à prendre part à un comité de travail appelé à bonifier le projet de loi.Le ministre des Communications a indiqué, à l'issue des travaux, qu'il veillerait à ce que le projet de loi ne vienne pas, par certaines formulations, restreindre la liberté de la presse.Précisant qu'il allait réexaminer plusieurs points et introduire certains amendement, M.Cannon a indiqué qu'il avait pour objectif principal de «donner au citoyen la maîtrise des informations qui le concernent et lui fournir un recours législatif, dans un esprit de justice et de non-partisanerie».Il a exprimé sa volonté d'harmoniser le projet avec d'autres législations comparables dans le monde.La Commission d'accès à l'information disposée à devenir gardienne de la loi GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC L a promulgation d'une loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé dénouerait l'impasse dans laquelle se retrouvent souvent nombre de citoyens et répondrait à 99 p.cent des plaintes que reçoit la Commission d'accès à l'information.C'est ce qu'a soutenu le président de cet organisme, Paul-André Comeau, devant la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 68.La Commission d'accès à l'information est de plus prête à jouer le rôle de surveillance de la loi que le parrain du projet, le ministre ses Communications, Lawrence Cannon, veut lui confier.«La Commission est prête à assumer de nouvelles responsabilités.Après l'adoption du projet de loi, et si la Commission d'accès à l'information recevait l'aval du législateur comme organisme de surveillance et d'adjudication, elle engagerait rapidement démarches et initiatives pour informer du contenu de la nouvelle loi, citoyens et entreprises», a déclare hier M.Comeau, M.Comeau se réjouit de ce que le projet de loi 68 semble sur la bonne voie, et il a fait valoir que les mécanismes de recours à la disposition des citoyen se devraient d'être souples et peu coûteux.«Le recours devant la Commission d'accès à l'information comporterait des délais d'audition beaucoup plus courts que ce ne l'est devant les tribunaux de droit commun», a-t-il soutenu.«La Commisssion reçoit quotidiennement des dizaines d'appels téléphoniques, dont plusieurs sont relatifs à la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Certains exemples sont très révélateurs», a-t-il indiqué en donnant une série de cas justifiant largement l'adoption d'une loi.En voici quelques-uns: \u2022 l'accès d'une personne aux renseignements la concernant lui est refuse sans motif, spécialement dans les cliniques médicales privées ou chez son employeur, actuel ou ancien ; \u2022 le refus d'un ancien employeur, détenant un dossier d'employé sur une personne, de confirmer à celle-ci l'identité d'autres employeurs potentiels qui ont eu accès à ce dossier; \u2022 le refus d'un employeur de transmettre à la personne con- cernée les résultats d'un examen médical de pré-embauche qui a servi à lui refuser un emploi; car la clinique médicale refuse d'en remettre copie à la personne sans le consentement de l'employeur; \u2022 la collecte de renseignements personnels apparaît abusive ou non pertinente par rapport au service demandé: par exemple, lors d'un paiement par chèque où il faut fournir le numéro d'assurance et le numéro d'assurance maladie ou le numéro de parmis de conduire; par carte de crédit où on demande de préciser le numéro de téléphone; \u2022 la cueillette par les compagnies d'assurance de données qui ne sont pas pertinentes à l'objet d'une réclamation : colli-ger l'état matrimonial de la personne lors d'une réclamation pour le vol d'une bicyclette; \u2022 le refus d'une compagnie d'assurance de permettre l'accès à l'expertise médicale d'un assuré qui a servi pour lui refuser le remboursement de prothèses; \u2022 la surveillance électronique en milieu de travail; \u2022 la collecte d'informations très précises par l'informatique sur les habitudes d'achat des consommateurs.Filmon ne changera rien à son projet de loi Presse Canadienne WINNIPiiC Le gouvernement manitobain n'a aucunement l'intention de modifier quoi que ce soit à son projet de loi sur les écoles francophones, et ce, malgré la décision rendue hier par la Cour suprême dans ce dossier.« Le plan d'action et le projet de loi que nous sommes en train de préparer ont été annoncés lors du discours du Trône, en novembre.La Cour suprême semble seulement nous dire d'aller de l'avant», a déclaré le premier ministre du Manitoba, Gary Filmon, en réaction au jugement du plus haut tribunal du pays selon lequel les parents francophones ont la juridiction exclusive sur leurs propres écoles.«C'est exactement ce que nous leur donnons», a ajouté M.Filmon.Le gouvernement Filmon s'est engagé à adopter une loi, durant la présente session, qui créerait des conseis scolaires autonomes pour les francophones avant septembre 1994.Parizeau à Paris en pleine campagne électorale LOUIS-BERNARD RO BIT AILLE collaboration spéciale PARIS >c chef de l'opposition du ¦ Québec rencontrera le Prési-frat de la république française jeudi soir à 18 heures à l'Elysée.C'était à la fois le but et le prétexte de cette visite de cinq jours à Paris de M.Jacques Parizeau, et le reste de la visite s'est organisé autour de cette entrevue.Dans un contexte, rappelons-le, extrêmement particulier la visite a lieu du 8 au 12 mars, et le premier tour des élections législatives en France est le 21.Autant dire que le monde politique est déjà saisi d'une frénésie totale: de très gros leaders du Parti socialiste sont menacés dans leur propre circonscription; le raz-de-marée de droite est tenu pour certain, mais justement la compétition s'exacerbe entre RPR de Chirac et l'UDF de Giscard pour le plus gros groupe parlementaire; la coalition écologiste, enfin, se demande avec angoisse si elle obtiendra 15 p.cent des voix, ce qui serait bien, ou 20 p.cent des voix, ce qui serait une révolution.Pourquoi M.Parizeau vient-il à cette période éminemment troublée?Tout simplement parce qu'elle lui a été proposée par le président Mitterrand lui-même qui, ayant fait les interventions télévisées qu'il souhaitait dans cette campagne pour les législatives, a décidé de ne plus s'en mêler (il part à Washington rencontrer le président Clinton aussitôt après avoir vu M.Parizeau).Ayant établi ce rendez-vous officiel (le premier depuis deux ans entre les deux hommes), le cabinet et l'entourage du chef du Parti québécois ont donc organisé au mieux un programme qui, dans les circonstances, est à peu près satisfaisant.Les grands médias, on s'en doute, ont beaucoup de chats électoraux français à fouetter: une interview en bonne et due forme avec «Le Monde» est programmée, de même qu'avec «Ouest-France» (750 000 exemb-plaires), le grand quotidien de Bretagne.La «petite» chaîne publique France 3 doit diffuser à la fois une interview de M.Parizeau et un sujet sur le Québec dans la foulée de ce voyage.À deux semaines du premier tour de ces élections qui mettront la droite au pouvoir \u2014 avec un avantage annoncé pour le RPR \u2014 cela parait un peu curieux pour le chef de l'opposition de ne voir ni Jacques Chirac, ni Giscard d'Es-taing.Admettons qu'une rencontre avec Edouard Balladur, «favori» au poste de premier ministre de «cohabitation» aurait pu paraître indiscrète.Mais Jacques Chirac s'est depuis toujours posé en «grand ami du Québec» et toutes les visites de ce genre à Paris sont toujours passées par l'hôtel de ville de Paris.Jacques Parizeau, en l'occurrence, passera par l'hôtel de ville.mais pour voir le bras droit de Chirac au RPR, Alain Juppé.Un «jeune» homme de grand talent, mais qui n'est certainement pas actuellement un «patron» de la droite française (pas plus que Raymond Barre d'ailleurs).Dans l'entourage de M.Parizeau, la thèse qui prévaut est qu'il a déjà vu Jacques Chirac «plusieurs fois».Mais on suppose que si Jacques Chirac avait insisté pour rencontrer M.Parizeau, ce dernier aurait trouvé du temps sur son agenda.Il ne faut pas accorder plus d'importance qu'il ne faut à cette « non-rencontre » avec Chirac: mais le contre-temps! pourrait s'expliquer par cette visite «officieuse» de M.Parizeau au président Mitterrand à quelques jours du scrutin.Le chef péquiste n'est pas sans s'avoir.La plus puissante section des TCA se dissocie du NPD Presse Canadienne OS H A WA La plus importante section locale des Travailleurs canadiens de l'auto (TCA) s'est dissocié hier soir du NPD, au cours d'une assemblée particulièrement tumultueuse.«Le NPD nous promet la lune, puis ne donne maintenant plus rien à personne», a lancé Fred Hamm, l'un des quelque 1000 travailleurs de l'auto entassés dans une salle enfumée de cette ville industrielle située à l'cs^ de Toronto.Le vote de 553 voix pour et 337 contre, consacrant la rupture du cordon ombilical historique qui liait le syndicat au NPD, n'impliquait qu'une très faible partie des 22 000 membres du Local 222 des TCA.La totalité de l'effectif syndical ne sera appelée à se prononcer sur ce sujet qu'en mai, à l'occasion d'un référendum.Entre-temps, toutefois, le syndicat local a suspendu le versement de sa contribution annuelle de 40 000$ au piMi. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 A11 Gérald Tremblay favorise un contrat social entre Québec et ses employés FRÉDÉRIC TREMBLAY de In Presse Canadienne ¦ Pour le ministre de l'Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, les temps sont mûrs pour la conclusion d'un premier contrat social au Québec entre le gouvernement et ses employés.Refusant de commenter spêci-quement la possibilité que les 300 000 employés de l'État soient de nouveau appelés à consentir à un gel salarial, M.Tremblay croit qu'il sera possible pour les parties d'en arriver «à une entente négociée» mais de nature différente à ce qui s'est fait par le passé.Au cours d'un entretien, hier, avec La Presse Canadienne, le ministre Tremblay a dit estimer que les circonstances sont propices à la conclusion d'un accord inédit dans la fonction publique, où on irait au-delà de considérations à courte vue.Le ministre juge qu'il y a «une volonté de tous les partenaires, tant gouvernemental que syndicaux, d'en arriver à un contrat social ».M«»trèil \u20221174*1 lUiirin» 144-2721 Util SilaMiMird IIHIM IM4471 Ltt|itfR 171-2850 2S44I2I m wsê CENTRE INFO-JARDIN 13h 14h30 16h 17H30 lOh 20K30 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18b 10h 20h Pour le ministre, ce type d'entente pourrait contenir des éléments à long terme, qui permettraient d'éviter de devoir «remettre en cause à tous les deux ans des choses qui peuvent affecter la productivité de nos employés.» Dans l'esprit de Gérald Tremblay, il faut pouvoir constituer un cadre de travail durable «permettant l'épanouissement des employés de l'État dans un environnement favorable».Sans vouloir entrer dans le détail du contenu d'un tel type d'entente, M.Tremblay suggère que cela pourrait prendre la forme d'accords de longue durée, de quatre ou cinq ans par exemple.M.Tremblay songe aussi à une révision radicale du régime de négociations lui-même.«Ça pourrait être aussi une formule qui permettrait une forme de négociations permanentes.Il y a plusieurs formules possibles», soumet le ministre.À ce propos, le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, et les dirigeants syndicaux avaient convenu l'an dernier de former un groupe de travail pour réviser le régime de négociations.Ce groupe de travail, dont le fonctionnement a été plutôt chaotique, n'est arrivé depuis à aucun résultat concret.Mil Davie La proposition du ministre Tremblay n'est pas sans rappeler l'entente de quatre ans signée en 1991 entre la compagnie Mil Davie, à Lévis, sur la rive sud de Québec, et le syndicat de ses 1050 employés.Gérald Tremblay n'avait pas manqué de saluer cet accord, qualifié à l'époque de «contrat social».Le ministre disait estimer que ce «contrat social» s'inscrivait dans le nouveau cadre économique de la mondialisation des marchés, où la paix industrielle s'avère un atout important.La conclusion de cette entente de longue durée avait d'ailleurs été posée comme condition au versement de subventions gouvernementales totales de 363 millions à la Mil Davie, provenant d'Ottawa.et du ministère québécois de l'Industrie et du Commerce.Le ministre Tremblay fait valoir que c'est également dans cette perspective à long terme, où la recherche de la productivité et de la qualité totale doivent être des priorités, que le gouvernement du Québec s'apprête à réduire bientôt ses dépenses de 500 millions.M.Tremblay déplore que l'on s'acharne à vouloir identifier à la pièce des secteurs qui pourraient faire l'objet de ces compressions.«Il ne faut pas cibler une activité gouvernementale contre une autre activité.Il faut avoir une approche globale», plaide le mi-niste de l'Industrie et du Commerce.Gérald Tremblay reconnaît cependant qu'il faudra bien décider en bout de ligne de sabrer des programmes ou des ministères précis.Les syndicats rejettent catégoriquement l'hypothèse d'un gel des salaires LIA LÉVESQUE de la Presse Canadienne ¦ Les syndicats du secteur public et parapublic lancent à l'unisson un non catégorique à l'hypothèse d'un gel de salaire.Le président du Conseil du trésor, Daniel lohnson, de son côté, ne confirme pas la rumeur, mais prévient que «tout le monde» devra faire un effort pour assainir les finances publiques.La rumeur d'un autre gel de salaire des 300 000 employés de l'État planait depuis quelque temps, particulièrement depuis la commission parlementaire sur les finances publiques, mais elle a été évoquée clairement, hier, dans La Presse.Interrogé par les journalistes alors qu'il visitait une usine de Pointe-Saint-Charles, hier midi, le président du Conseil du trésor n'a pas confirmé la nouvelle, mais ne l'a pas infirmée non plus.«Il n'y a rien d'annoncé, l'ai expliqué que pour l'équilibre budgétaire, tout le monde, de toutes sortes de façons, doit faire son effort.Ça, je l'ai dit et je le répète, c'est la position gouvernementale», a souligné le ministre lohnson.«Quant à savoir à quel moment on va indiquer les précisions, ce que ça veut dire d'être juste, d'être équilibré dans cet exercice-là, ça c'est à venir.» M.lohnson n'a pas encore convoqué les parties syndicales.Syndicats Même s'il ne s'agit pour le Daniel Johnson moment que d'une rumeur, les organisations syndicales du secteur public et parapublic ont poussé les hauts cris.Pour la plupart, les conventions collectives viennent à échéance le 30 juin prochain \u2014 le 30 juin 1994 pour la CEQ \u2014 et plusieurs préparent déjà leurs demandes.À la CSN, Mme Claudette Carbonneau riposte: «Les travailleurs du secteur public, leur effort est fait, après deux prolongations.Il y a des problèmes à régler.L'inflation existe encore dans la société.Il y a aussi de la discrimination faite aux femmes.Il y a la réforme de la santé et des cégeps, qui appellent des ajustements aux conditions de travail.» A la FTQ, le coordonnâtes de la négociation dans le secteur public, Alain Foisy, soutient lui aussi que les syndiqués du secteur public et parapublic «ont fait suffisamment d'efforts jusqu'à date ».« Pour nous, il n'en est pas question.» La FTQ représente quelque 45 000 membres dans le secteur public et parapublic.À la CEQ, la présidente.Lorraine Page, était outrée.«Le gouvernement nous gèle et l'année d'après, il a le même problème de finances publiques.C'est peut-être la preuve que ce n'est pas nous le problème.» Mme Page rappelle que contrairement à un préjugé populaire sur la sécurité d'emploi, 35 pour cent des enseignants ont un statut précaire.À la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, la présidente, Diane Lavallée, rejette aussi catégoriquement cette rumeur d'un gel de deux ans.Elle s'en prend aussi à la façon de laisser planer cette information, «sans avoir pris la peine de rencontrer les milieux syndicaux et faisant fi des mécanismes normaux de négociation entre l'État et ses salariés».Au Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (43 000 membres), même son de cloche du président Jean-Louis Harguindeguy : non à un autre gel, une vraie négociation s'impose.«Il est plus que temps que le gouvernement s'astreigne à l'exercice d'une véritable négociation, une obligation à laquelle il développe la manie de se soustraire.» A la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le président.Claude Gingras, proteste également, y voyant un lien avec le gel de salaire des fonctionnaires fédéraux pour deux ans.«Le gouvernement provincial ne peut faire mieux que de suivre cet exemple pourtant déplorable.» «L'éclairage en aménagement paysager, un concept accessible à tous».«Dix vivaces de culture fadie».\u2022Mon premier aménagement paysager, je le fats moi-môme ou je le confie a un spécialiste».\u2022Des arbres performants pour votre terrain».«La qualité de l'eau dans les Jardins aquatiques».«Mon premier aménagement paysager, je lo fais moi-même ou je le confie a un spécialiste».THÉÂTRE PROTECTRON DE LA PRÉVENTION Les systèmes électroniques, une protection 24 sur 24.Comment faire son inspection sécuritaire.La sécurité incendie «parlons-en».Les systèmes électroniques, une protection 24 sur 24.Film choc sur ta incendies à domicile.Si vous étiez victime.Installation, entretien et utilisation d'un foyer selon les normes.La sécurité incendie «parlons-en».Le bon voisinage.Film choc sur les incendies à domicile.20h30 Les systèmes électroniques, une protection 24 sur 24.21h (le vendredi ttlt samedi) «Les systèmes électroniques, une protection 24 sur 24».INFOCENTRE INTERACTIF PULSAR Consultation en permanence, apportez votre plan et vos dimensions et obtenez gratuitement le plan couleur informatisé de votre nouvelle cuisine ou salie de bains.PAVILLON DES INVENTEURS QUÉBÉCOIS Visite continuelle TRUCS ET TROUVAILLES COUP DE POUCE 10H30 Utilisation de rubans et tissus dans la décoration.11K30 Arrangements floraux (fleurs naturelles et de soie).13h30 Initiation a la peinture au pochoir.14hd0 Peinture sur verre (imitation vitrail).15H30 L'art de récupérer des vieux objets.16h30 Peinture sur verre (imitation vitrail).1SH30 Utilisation do rubans et tissus dans la décoration.19hJ0 Initiation è la peinture au pochoir Des experts de L'Oiseau Bleu vous recevront en permanence dans le stand.'HoralrB sujet a changement sans pré-vis Ce n'est pas pour nous vanter, mais.La Corrado VR6.Déclarée Meilleure nouvelle voiture sport 1993 par l'AJAC t La nouvelle Golf.Déclarée Meilleure nouvelle voiture économique 1993 par l'AJAC.Voilà qui n'arrive pas tous les jours.Mais cette année, après que les membres de l'Association des Journalistes Automobile du Canada aient mis à dure épreuve 45 des meilleures nouvelles voitures, les nouvelles Volkswagen Golf et Corrado VR6 ont été déclarées les meilleures dans leur catégorie.Et puisque nous sommes dans le sujet.la nouvelle Golf n'a cessé de remporter des prix depuis son lancement: Voiture européenne de l'année 1992, Voiture de l'année 1992 au Royaume-Uni, Prix de la sécurité décerné par AutoCar and Motor Magazine (R.-U.), et le Grand prix automobile d'Autriche.Et notre Coccinelle, elle, vient d'être nommée Voiture du siècle.Essayez une Volkswagen aujourd'hui, avant que tout cela ne nous monte à la tête Association d«t Joumoti»>»s AutomoMo du Caraco.Les Automobiles Popular Ine 5441.RUE ST.HUBERT, MONTRfAl 274^47! CompbeH & Cameron Inc 4030.Vf ROUN AVE.VERDUN 767 9777 Arbour Automobiles liée.700,50UI DES LAURENTIDES, LAVAI 967*1345 Autohous ! 855.DO t LARD AVE, LASAILE 1642753 Automobiles G.M.F.Liée.3050.BOUl ST CHARIES.KIRKLAND 6941378 Nordest Volkswagen liée.10395.80UI PIE IX.MONTREAL 3753472 Auto Strasse Inc 5905.ROUTE TRANSCANADIENNE.ST-LAURENT 7466961 Automobiles Place De Bleiny Inc 2144.RUE DE BLEURY.MONTREAL 8454267 Automobiles Rimar Inc 5500.BOUl METROPOLITAIN E .SUEONARO 2534688 En Route Volkswagen 13255.SHERBROOKE EST.MONTREAL 6426242 Les Automobiles Duval Inc 400.BOUl ROLLAND THERRIEN, LONCUEUIl 8670890 Euro-Centre Inc 2470.BOUl CURE LABEUE.CMOMEDEY.LAVAI 9738000 Automobiles E.Louzon Inc 1384.BOUl lABEUE.BLAINVIU! 4301460 Pork Avenue Volkswagen J OUEST.BROI 8805.BOUl TASCHEREAU 6564811 SSARO f Burx Automobile Inc 421.BOUl SAUVE.ST EUSTACHE 627-4466 Automobiles André Rive si Inc 839.RUE NOTRE DAME.REPENTiGNY 5851700 Chambfy Automobiles Inc 335.BOUl TASCHEREAU.CREENFIEID PARK 671 7238 Les Automobiles Nique* Inc 1905.» WtHBD lAURJER.RTE.116.ST BRUNO 6531553 Intermonoe Auto Inc 20.BOUl INDUSTRIEL CHATEAUGUAY 6982261 Automobiles A Bélanger Inc 118.MONTEE MASSON.MASCOUCHE 474-2428 Antilles Automobiles Inc 649.CHEMIN IAROCOUE.VAllEYf IEID 3715563 Automobiles Sobnc Inc 125.RUE AIME VINCENT.VAUOREUIL 4557941 i i ¦ » J f » A 12 LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 Les urbanistes proposent une nouvelle communauté urbaine métropolitaine JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ La tension politique qui existe entre la ville et ses banlieues est stérile, et, pour la faire disparaître, pour unir les «deux Montréal», il faudra créer une «agence de coordination des interventions gouvernementales» et une Communauté «métropolitaine» de Montréal, soit une Communauté urbaine (une CUM) élargie.C'est, fondamentalement, ce que la Corporation professionnelle des urbanistes du Québec proposera samedi (à 16h à l'hôtel Holiday lnn Crowne Plaza) au groupe gouvernemental sur l'avenir de Montréal et de sa région (comité Pichette).Ce groupe se penche sur la brûlante question de l'aménagement territorial métropolitain.L'important mémoire des urbanistes rappelle que l'actuelle croissance du Montréal métropolitain «se caractérise par l'étalement urbain» et par l'effet du «trou de beigne», c'est-à-dire « l'exode massif des classes moyennes vers la lointaine périphérie».Il arrive qu'il existe maintenant «deux Montréal dans un, comme l'a signalé jadis le Conseil des affaires sociales».Il y a lieu, dit M.Serge Filion, président de la corporation, d'unir maintenant les deux pôles de la région; d'envisager «serei-nement» une solution à ce problème.Le mémoire, intitulé Vision du Grand Montréal, signale que la transformation des organismes métropolitains devant englober toute la région, de Chambly à Mi- rabel et de Vaudreuil à l'Assomption, «n'a pas pour objet de remettre en question le choix des ménages montréalais de quitter la ville centrale, mais bien de répartir adéquatement cette croissance et ses coûts inhérents».Actuellement la région «gaspille l'espace» et «les interminables querelles stériles villes-banlieues compromettent les efforts économiques de tout le Québec à l'heure du libre-échange».Avant tout, dit le mémoire, la création d'une «agence de coordination des interventions gouvernementales» s'impose.Elle serait composée d'élus municipaux, de députés et même de ministres qui «réconcilieraient les stratégies gouvernementales et municipales à l'heure du délestage du déficit gouvernemental dans la cour des municipalités».Mais le coeur du projet consiste en la création d'une «Communauté métropolitaine de Montréal».Il s'agirait d'une CUM élargie «qui exercerait ses compétences dans les champs de l'aménagement du territoire, de l'environnement, de l'habitat, du développement économique et du transport».Ce serait une centralisation à l'échelle du Montréal métropolitains de certains pouvoirs actuellement dévolus aux villes, aux sociétés de transport et à la CUM.Le président Filion a précisé que la nouvelle communauté aura juridiction sur le plan de développement, le schéma d'aménagement, le fonds métropolitain.Il en résulterait, indique-t-il, la création d'un périmètre plus judicieux ; la création d'une couronne verte, aussi, pourrait être envisagée.Le mémoire précise que le plan de développement économique du Montréal métropolitain doit être «axé vers la spécialisation des pôles actuels de développement et vers des alliances villes-banlieues».Le cadre de gestion du territoire du Montréal métropolitain serait appuyé par une «charte du développement urbain viable» préconisant une croissance urbaine «conforme à la réalité démographique, ainsi qu'une réduction des disparités locales basée sur une fiscalité plus équitable».Un fonds métropolitain de développement économique serait «issu des cinq fonds régionaux métropolitains de développement annoncés récemment par le gouvernement».On imposerait un moratoire «sur l'utilisation de tout territoire non-desservi par des infrastructures publiques» d'ici la confection d'un schéma d'aménagement métropolitain.La représentation politique de la nouvelle communauté métropolitaine «respecterait le poids des villes centrales face à celui des villes de la banlieue.Le maire de Montréal pourrait présider le conseil».L'étalement urbain, conclut le mémoiree, «est un problème de société et les coûts qu'il engendre doivent fatalement être assumés par tous les citoyens du Québec».Les acteurs de la scène métropolitaine, dit le président, M.Filion, «sont condamnés à s'unir, à être partenaires d'une métropole québécoise compétitive dans un marché nord-américain des plus concurrentiels».14e SALON NATIONAL DE L'HABITATION M i le salon de l'aménagement £/I£ricuR i ¦ *5s \" Saint-Laurent VILLE DE SAINT-LAURENT SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPEL D'OFFRES PUBLIC Projet numéro TP 93-12 Des soumissions, sous pli scellé, seront reçues au Greffe de la Ville de Saint-Laurent, à l'Hôtel de ville (777, boulevard Laurcntien, Saint-Laurent, Québec H4M 2M7) jusqu'au lundi 15 mars 1993.avant 10 heures, pour l'exécution des travaux suivants: TRAVAUX DE RÉPARATION DE GAZON k DIVERS ENDROITS DANS LA VILLE DE SAINT-LAURENT Les formulaires et conditions de soumission, ainsi que les cahiers des charges pourront être obtenus au bureau de la Direction générale, situe au premier étage de l'Hôtel de ville, durant les heures de bureau, moyennant un dépôt non remboursable de trente dollars (30 $) (incluant toutes les taxes applicables), en argent ou par chèque visé, payable à la Ville de Saint- Laurent, à partir du vendredi 5 mars 1993, à 10 heures.L'entrepreneur devra faire la preuve qu'il possède une expérience dans la réparation de gazon pour des quantités annuelles supérieures à 4 000 verges carrées.Toute soumission pourra être rejetée si l'entrepreneur n'a pas fait la preuve qu'il possède l'expérience appropriée et requise au présent contrat.Les soumissions seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l'Hôtel de ville, le lundi 15 mars 1993, a 10 heures.Le Conseil de Ville de Saint-Laurent n'est pas tenu d'accepter la plus basse ni aucune des soumissions présentées.Saint-Laurent, le 5 mars 1993 Pierre Lebcau Directeur général Ville de Saint-Laurent 777, boulevard Laurentien Saint-Laurent (Québec) H4M 2M7 I ên > ' « 19 I \u2022 VILLE DE GREENFIELD PARK APPELS D'OFFRES I - Un mini tracteur avec un épandeur d'abrasifs pour trottoirs et une tondeuse type rotative II - Deux charrues avec accessoires III - Équipements informatiques La ville de Greenfield Park recevra jusqu'au 19 mars 1993 à 15 h des soumissions publiques, sous enveloppes scellées et adressées au greffier, pour la fourniture des trois (3) items cités en rubrique.Les documents portant les numéros A-312-06T (tracteur), A-312-06C (charrues) et A-312-02E (équipements informatiques) seront disponibles au bureau de l'acheteur de la Ville, 156, boul.Churchill, Greenfield Park.à compter du 8 mars 1993.Seules les soumissions sur les formulaires prépares par la Ville seront acceptées.Ces soumissions seront ouvertes publiquement à l'Hôtel de Ville le 19 mars 1993 à 15 h.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Donné à Greenfield Park, ce 5 mars 1993 Le Greffier de la Ville Carole 1 .vr»u\\ > T LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 «De ceux qui ne signent que des vêtements qui vous vont à la perfection» OUVERT MANCHE nuiv =A.Gold & Sons est fière de vons présenter\u2014 DES ÉTOILES DU CANADIEN DE MONTRÉAL A.Gold & Sons salue le Club de Hockey Canadien de Montréal, l'organisation sportive professionnelle avec le plus de succès au monde.Nos Glorieux \u2014 nos Canadiens, gagnants de 23 coupes Stanley, ont gagné plus de championnats que toute autre équipe, dans toute discipline sportive, dans le monde entier.À toute l'équipe, nous souhaitons sincèrement tous les succès pour la saison.Bravo ! Défenseur du Canadien de Montréal J.-J.Daigneault Capitaine et centre du Canadien de Montréal Guy Carbonneau De notre COLLECTION AFFAIRES Prix soldé 297 $ De notre COLLECTION SOIE Prix soldé 497 $ De notre COLLECTION PIED-DE-POULE Prix soldé 397 $ Des vêtements magnifiques contribuèrent à la célébrité de A.Gold & Sons depuis 1899.Notre présentation 1993 s'ensuit avec cette même tradition.Nous vous invitons dès maintenant à venir voir nos incomparables collections dans tous nos magasins ainsi qu'à notre entrepôt.Nous sommes fiers de vous les offrir.Vous serez fiers de les porter.C'est avec fébrilité que nous anticipons votre visite.\u20221993 Nous avons des boutiques pour dames à tous nos magasins et un rayon pour tailles fortes pour hommes au 960, Ste-Catherine O.m.Notre foineux entrepô£205p|^ Bleur* 4 960, Ste-Catherine Ouest » I.a Place Vertu ' Fa i rv i é w Po i n te-C l a i re \u2022 \u2022 i -, ¦ les Pr,Hne\u201e;ules SahU.Bn.no tv: j__ American lApress, Visa, MastorC anL Dîners.Intente, A.Cnlri & Sons i l Le Monde A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL; VENDREDI 5 MARS 1993 Accord de l'ONU avec les Serbes pour laisser partir les populations piégées Clinton étudie de nouvelles sanctions pour que cessent les massacres d'après Rcuicr.UPI.AI» et AFP_ SARAIF.VO Les forces serbes bosniaques assiégeant l'enclave de Srebrenica, en Bosnie orientale, accepteront d'en laisser partir librement samedi les populations musulmanes prises au piège depuis dix mois, a annoncé l'ONU.Un accord de principe en ce sens a été conclu hier entre le responsable civil de l'ONU en Bosnie.Victor Andreiev, et le chef des forces serbes bosniaques, le général Ratko Mladic.À Washington, le président Bill Clinton étudiait de son côté hier de nouvelles sanctions contre la Serbie pour forcer les milices serbes à arrêter leur offensive dans Test de la Bosnie-Herzégovine, qui se poursuit malgré une ferme condamnation de l'ONU la veille.Cette nouvelle initiative intervient au lendemain de l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU, sur proposition des États-Unis, d'une déclaration sommant les milices serbes à cesser leurs «tueries» et «atrocités» dans l'est de la Bosnie.Au moment où les responsables de l'ONU et les responsables Musulmans faisaient état d'un accroissement par les Serbes de diverses actions d'épuration ethnique, l'accord entre l'ONU et les Serbes bosniaques de Srebrenica prévoit que, durant 24 heures, les civils musulmans \u2014 dont beaucoup sont affamés ou malades \u2014 pourront quitter librement les secteurs encerclés de Cerska.Zepa et Srebrenica.! Les Serbes, qui, selon un porte-parole de l'ONU, paraissent souhaiter une «évacuation en masse», ont proposé hier «par souci humanitaire» aux civils assiégés de mettre des camions à leur disposition pour faciliter leur évacuation.- Mais il est probable que le gouvernement de Sarajevo dénoncera cette offre comme un nouvel effort de la part des Serbes pour mener à bien leur entreprise de «purification ethnique».! Un officier de l'ONU à Sarajevo, Barry Frewer, a déclaré à Reu-ter que l'ONU ne se prêterait pas a ce type d'opération et n'envisageait que l'évacuation des blessés.Par ailleurs, des informations confuses et contradictoires continuent à circuler sur la situation sur le terrain, où la chute de Cerska n'est pas confirmée avec certitude.Les Serbes poursuivaient leurs attaques autour de Cerska, a déclaré hier Radio-Sarajevo, après avoir affirmé 1a veille que les villages alentour avaient été détruits et que les Serbes contrôlaient dès lors la ville \u2014 ce qu'un porte-parole militaire serbe a démenti.L'ONU espère que la brève levée du siège serbe, entre samedi 7 \\ Ce convoi de l'ONU était bloqué, hier, dans les rues de Zvornik.Les camions, porteurs de nourriture et de médicaments, n'ont pu entrer dans les territoires contrôlés par les Serbes.et dimanche, permettra à un convoi de douze camions spécialement dépéchés mercredi à l'aube de Belgrade de recueillir au moins 1500 réfugiés malades et blessés.Le convoi est arrêté à la frontière bosniaque dans l'attente de l'accord des Serbes.Près de 20000 personnes, selon Radio-Sarajevo, cherchent à fuir la région et l'ONU s'attend à ce que les réfugiés soient nombreux à profiter de la levée temporaire du blocus serbe.«Nous nous préparons au pire», a dit Shannon Boyd.Le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, qui a été prié dans la nuit par le Conseil de sécurité de déployer d'urgence des hommes dans la région, a reçu une lettre du haut commissaire aux réfugiés Sadako Ogata faisant état de « massacres et atrocités» qui y seraient commis par les Serbes.Le Conseil de sécurité s'est dit «horrifié de voir que, tandis que les pourparlers de paix continuent, l'offensive d'unités paramilitaires serbes, comportant apparemment l'assassinat de civils innocents, continue en Bosnie orientale».Enfin, le gouvernement américain a qualifié hier d*«irres- À Sarajevo, nombreux étaient les gens qui faisaient la queue pour acheter du pain, hier matin.ponsables» et de «honteuses» les remarques du chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, qui a mis en garde les États-Unis contre les conséquences de leur implication dans le conflit bosniaque.M.Karadzic qui se trouve à New York dans le cadre des négociations de paix sur la Bosnie, avait mis en garde les États-Unis contre de possibles attentats \u2014 comme celui contre le World Trade Center de New York \u2014 si Washington poursuivait une politique d'engagement illustrée, selon lui, par les parachutages d'aide en Bosnie.L'Allemagne va limiter le droit d'asile d'après AFP HONN Après des mois de dissensions, la coalition du chancelier Helmut Kohi et l'opposition sociale-démocrate (SPD) ont présenté ensemble hier au parlement un projet de loi destiné à limiter strictement le nombre des demandeurs d'asile, en hausse vertigineuse depuis la chute du communisme en Europe.«11 est grand temps d'adopter ce projet», a affirmé le ministre de l'Intérieur Rudolf Seiters à la tribune du Bundestag (chambre basse), où le texte était examiné en première lecture.Aucune des mesures de durcissement auxquelles a eu recours le gouvernement jusqu'à présent n'a permis de limiter «l'utilisation abusive» du droit d'asile, a affirmé Erwin Marschewski, au nom de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de M.Kohi.En février, a-t-il rappelé, 38000 demandeurs d'asile supplémentaires se sont présentés aux fron- tières alors que dans le même temps, seulement 1,6 p.cent des demandes traitées ont reçu une réponse positive.Pour l'ensemble de l'année 1992, l'Allemagne a accueilli un nombre record de 438000 demandeurs, un chiffre sans aucun équivalent en Europe.Sous la pression de son électoral le SPD a, malgré les critiques de nombre de ses membres, négocié en décembre un compromis avec la coalition de M.Kohi.Le SPD a en particulier accepté de modifier l'article 16 de la consti- Les États-Unis ouvrent un centre pour les réfugiés à Port-au-Prince d'après AFP POR1AUPRINCF LW ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a annoncé hier qu'elle avait ouvert un «Centre pour les réfugiés en Haïti », situé dans un immeuble commercial du centre-ville, dans le cadre d'un programme gouvernemental pour ces réfugiés.Dans un communiqué, l'ambassade précise que le «programme est ouvert à tous les Haïtiens qui estiment qu'ils ont été persécutés, ou qui ont une raison fondée de persécution à cause de leur opinion politique, leur appartenance à un groupe social, ainsi que leur race, leur religion ou leur nationalité».L'ambassade, qui donne le numéro de téléphone de ce centre, demande «à toute personne ayant soumis une demande pour le programme des réfugiés et qui n'a jamais eu de rendez-vous» de se manifester.Auparavant, les candidats au statut de réfugié politique devaient se rendre dans les locaux consulaires de l'ambassade.Le gouvernement américain a annoncé récemment un renforcement des modalités d'accueil des demandes d'asile des réfugiés haïtiens potentiels, afin d'opérer un tri sur place et de décourager les voyages clandestins.Depuis le 1er mars, l'ambassade des États-Unis a réouvert ses bureaux pour le renouvellement des visas multiples détenus par les citoyens haïtiens.Cette formalité avait été suspendue après le coup d'État qui avait renversé le président |ean-Bcrtrand Aristide, le 30 septembre 1991.Dans une autre affaire, des éléments du groupe de 56 observateurs de l'Organisation des États américains (OEA) en Hal- -1 ti vont se rendre dans les plus brefs délais à lérémie (extrême sud-ouest du pays) pour protéger l'évcque Willy Romélus de la ville, a annoncé mercredi le médiateur de l'OEA et de l'ONU en Haïti, l'ancien ministre argentin des Affaires étrangères Dante Caputo.M.Caputo, qui a accusé le gouvernement haïtien de ne pas tenir ses engagements envers l'OEA et l'ONU, a estimé que «la répression politique de ces derniers jours en Haïti » constituait «une situation très grave».Faisant référence à l'agression dont Mgr Romélus avait fait l'objet le 25 février à l'issue d'une messe à la mémoire des victimes d'un naufrage qui avait tourné à la manifestation politique en faveur du président renversé |can-Bcrtrand Aristide, M.Caputo a affirmé qu'il était «très inquiet pour la sécurité» de l'évêque.t tution qui affirme tout simplement que «les persécutés politiques jouissent du droit d'asile», obligeant l'Allemagne à ouvrir une procédure pour tout demandeur, même fantaisiste.La réforme de la constitution fait l'objet d'une procédure séparée qui a été entamée le 21 janvier devant le parlement.Le projet de réforme établit une liste de pays «sûrs», dont les ressortissants ne pourront plus demander le droit d'asile.Une seconde liste définit les pays dont les ressortissants auront droit à une procédure accélérée.Si le SPD a souligné hier son souhait de voter au plus vite le projet de loi, il a réclamé que des accords soient conclus, avant l'adoption de la réforme, avec la Pologne et la République Tchèque, afin que les demandeurs qui ont transité par ces pays y soient renvoyés.M.Seiters a rétorqué qu'une telle exigence risquait de saboter les négociations difficiles qu'il mène actuellement avec Varsovie et Prague.Le SPD refuse aussi de diminuer l'aide aux demandeurs d'asile, qui fait l'objet d'un projet de loi séparé.«Si cette baisse n'est pas votée, l'Allemagne continuera à être attirante pour les réfugiés économiques», a souligné le député libéral (I DP, coalition) loerg van Essen.Par ailleurs, le gouvernement Kohi a mis hier la dernière main au «pacte de solidarité» qu'il espère conclure avec les dirigeants des Lacnder pour remettre sur les rails l'économie est-allemande.Le gouvernement et les groupes parlementaires ont adopté hier les projets de loi relatifs au pacte de solidarité et au programme de consolidation financière élaboré par le ministre des Finances Théo Waigcl, ainsi qu'un collectif budgétaire pour 1993 d'un montant de 8,8 milliards de DM qui s'y rapporte.v ?REPÈRES Les giboulées de mars et la rose socialiste CHARLES DAVID ¦ Plus d'une décennie après le mai fou de 1981, les giboulées législatives françaises de mars s'apprêtent à faner les dernières pétales violacées de la rose socialiste.Autant en emporte le vent d'une saison majeure de l'histoire politique française de l'après-guerre qui aura vu, sous la houlette de François Mitterrand, la Gauche revenir au pouvoir, s'y maintenir somme toute durablement, avant de sombrer dans les déliquescentes combines politico-financières d'un Parti Socialiste usé par le temps, corrompu par le pouvoir, arc-bouté par l'impudence.Dernière en date de ces affaires qui concrétisent ces temps difficiles pour les mandarins socialistes: la révélation d'écoutes illégales téléphoniques d'un journaliste du quotidien Le Monde, Edwy Plenel, alors qu'il enquêtait sur les menées de la cellule anti-terroriste de l'Elysée qui avait prétendument débusqué les Irlandais de Vincennes et porté un coup sérieux au terrorisme international.On sait ce qu'il advint des conséquences de cette aventure rocambolesque: les dangereux terroristes furent simplement relâchés, l'un des gendarmes condamné pour subornation de témoins, la cellule anti-terroriste de l'Elysée dissoute et le prestige du GIGN (groupe d'intervention de la Gendarmerie Nationale) en prit pour son rhume.Du coup, après Libération qui a levé le lièvre, Le Monde ne s'est pas fait faute d'emboucher les trompettes de la renommée pour mieux accroître la solitude de Mitterrand, discréditer davantage le PS, en stigmatisant ces pratiques de basse police.Les oreilles de l'Elysée ont donc fonctionné en toute impunité, hors du champ du droit et du champ démocratique.«Après douze ans de présidence, une cohabitation, cinq gouvernements socialistes, une brassée d'affaires,.cet éclairage rétrospectif sur les méthodes de police politique, qui avaient cours au plus près du plus haut de l'État, ne devrait laisser indifférent aucun citoyen».Cela sent décidément la curée.D'ailleurs, chronique d'une fin de régime annoncée, les sondages, à deux semaines et demie des élections législatives, n'en finissent pas de prévoir un raz-de marée électoral pour la Droite.Selon les résultats escomptés, elle devrait, avec un minimum de 400 dé- putés, sur les 555 sièges de la France métropolitaine, contraindre le premier parti de France à innover dans l'art de la figuration intelligente.Même si François Mitterrand, connaisseur remarquablement averti des frémissements de l'électoral français, juge encore possible un redressement de la descente aux enfers aux alentours de 20 p.cent, tout laisse croire que la partie est jouée.À moins d'un miracle et de bouleversements telluriques qui atomiseraient la société politique française, il est à peu près évident que Matignon (siège du premier ministre) va glisser dans l'escarcelle de la Droite et que désormais le Château (le palais présidentiel de l'Elysée) se trouve à portée.On peut faire confiance aux manoeuvres florentines de François Mitterrand pour brouiller les cartes et diviser les ambitions présidentielles des Chirac et autres Giscard.Il n'en demeure pas moins que, sur le fond des choses, la nouvelle cohabitation, prévisible et probable, va tourner la page d'une certaine France.Dans cette optique, beaucoup plus qu'une fin de règne qui se vit, c'est bel et bien à la fin d'une époque que l'on assiste.Michel Rocard, le prétendant hai, ne s'y est pas trompé.Son appel du 17 février, à Tours, réclamant un bingbang politique, est certes une ouverture pour décrisper la Gauche française et rcformuler une sensibilité socialiste dans un mouvement moderne qui rassemblerait socialistes, communistes rénovateurs ( !), écologistes et centristes sociaux.Mais il est d'abord une tentative élcctoraliste dans le but de s'éloigner de l'ombre archaï-' que de François Mitterrand pour mieux lorgner l'Elysée.En ce sens, le message de Tours est en fait, en pleine agonie, le faire-part officiel du décès de l'instrument politique de François Mitterrand forgé en 1971 à Epernay.Au bout de la course, François Mitterrand demeure seul.Après avoir épuisé tous les tourments de la patience pour parvenir au faîte, le revoilà aujourd'hui bousculé vers la sortie, forcé de mieux maîtriser cette vertu pour mûrir son départ.Est-ce, dans cette prévision et dans une ultime défiance face à la Droite, qu'il a décidé de retourner aux sources?Le premier président de Gauche de la Ve République vient de réclamer, trente ans après son pamphlet anti-gaulliste Le Coup d'Etat permanent, l'abrogation de l'article 16 de la Constitution qui offrait à son bénéficiaire \u2014 le Président de la République \u2014 un pouvoir personnel absolu.DÉPÊCHES ZAMBIE État d'urgence ¦ Le président zambien Frederick Chiluba a décrété jeudi l'état d'urgence dans le pays pour contrer une campagne de désobéissance civile que s'apprêterait à lancer l'ancien parti unique du président Ken-neth Kaunda, destinée a renverser le gouvernement.« La menace qui pèse sur notre jeune démocratie est réelle)», a déclaré le président Chiluba à la télévision, «aussi ai-je décidé d'user de mes pouvoirs constitutionnels et de décréter l'état d'urgence avec effet immédiat».TURQUIE Kurdes ¦ 44 rebelles kurdes et 4 civils ont été tués depuis lundi dans le sud-est anatolien à majorité kurde dans des opérations aéro-terrestres de l'armée turque contre des rebelles kurdes et une attaque rebelle contre un village, a-t-on appris hier à Ankara.Les forces de l'ordre turques ont intensifié ces derniers jours leurs opérations contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) dans le sud-est anatolien frontalier avec l'Iran, l'Irak et la Syrie et ont arrêté à Istanbul, Izmir (ouest) et Antalya (sud, Méditerranée) des membres présumés du PKK accusés de «préparatifs d'opérations» à l'approche du Newroz (le Nouvel An kurde, 21 mars).ULSTER Négociations ¦ Les gouvernements irlandais et britannique ont, tour à tour ces derniers jours, affirmé leur détermination à relancer les pourparlers sur l'avenir de l'Ulster, interrompus sur une impasse en novembre dernier.Dans sa première intervention -A- sur l'Ulster, le nouveau ministre irlandais des Affaires étrangères, Dick Spring, avait évoqué dimanche l'un des principaux obstacles à ces négociations: les articles 2 et 3 de la Constitution irlandaise qui revendiquent les six comtés du Nord, sous administration directe britannique depuis 1972.SOMALIE Plan de transition ¦ Les États-Unis, décidés à se désengager de Somalie, ont salué hier le plan de transition proposé par l'ONU et tenté de calmer les dernières inquiétudes du secrétaire général Boutros Boutros-Ghali.«Nous saluons le rapport du secrétaire général et les efforts qu'il a faits» pour l'achever, a déclaré le porte-parole du département d'État Richard Boucher.La référence aux efforts de M.Boutros-Ghali est apparue comme une allusion au délai dans la mise au point de ce rapport, dont se sont plaints des responsables américains, notamment l'envoyé spécial en Somalie Robert Oakley.CONGO Immigrés zaïrois ¦ Les expulsions d'immigrés zaïrois ont repris mercredi au Congo et la police a reconduit à la frontière 900 personnes depuis, ont constaté des témoins.La police avait suspendu les expulsions à la suite d'un accident de ferry qui a fait 147 morts parmi les immigrés dimanche au port de Brazzaville.Les victimes ont été inhumées au Congo et la Belgique a contribué aux frais des obsèques.Les expulsions ont débuté la semaine dernière et selon la télévision zaïroise 10000 personnes avaient déjà été rapatriées avant l'accident du ferry.-1-L LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 MARS 1993 A 15 Les négociations sur le partage du pouvoir reprennent en Afrique du Sud d'après AFP IOHANNF.SIWRG ¦ Plus de dix mois après avoir échoué, les négociations pour un partage du pouvoir entre Blancs et Noirs reprennent ce week-end en Afrique du Sud.Aujourd'hui et demain, les mêmes organisations politiques qui s'étaient réunies durant quatre mois au sein du forum de négociations constitutionnelles de la CODESA (Convention pour une Afrique du Sud démocratique) vont se retrouver dans la banlieue de lohannesburg pour tenter de renouer les fils du dialogue interrompu en mai 1992.La dernière réunion de la CODESA avait abouti à une impasse en raison de divergences politiques de fond entre le gouvernement et le Congrès national Africain (ANC) notamment sur le niveau de majorités qualifiées nécessaires à l'adoption de projets constitutionnels.À l'ouverture de ce que ses organisateurs nomment une «Conférence préparatoire», des nouveaux venus que la presse sud-africaine appelle les «trouble-fête» vont se joindre au Parti national (au pouvoir), à l'ANC, aux partis des homelands (territoires tribaux) et aux mouvements indiens ou métis qui étaient présents en mai 1992.Les deux extrêmes de l'échiquier politique sud-africain seront représentés: le Parti conservateur (CP, pro-apartheid) et l'Union du peuple afrikaner (AVU, extrême droite blanche) d'un côté et le Congrès panafricain (PAC, noir radical) de l'autre.Depuis l'échec de la CODESA Il (la première s'était tenue en décembre 1991), la situation a en effet évolué sur le plan politique et ces partis extrémistes noirs et blancs ont peur d'être exclus d'un accord au sommet ANC-gouvernement.Pour éviter la répétition de l'échec de la réunion à grand spectacle qu'avaient constituée les réunions de la CODESA où pas moins de 19 partis ou mouvements avaient voix au chapitre, le gouvernement de Frederik de Klcrk et l'ANC se sont engagés dans des discussions secrètes qui ont abouti le mois dernier à un rapprochement sensible.Les deux principaux négociateurs, le ministre du Développement constitutionnel, Roelf Meyer et le secrétaire général de l'ANC, Cyril Ramaphosa, sont parvenus sinon à un «accord» qu'ils ont tous deux démenti, du moins à un relatif consensus en matière constitutionnelle.L'organisation nationaliste noire a en effet admis que même si elle gagnait les prochaines élections générales de fin 1993-1994 elle devrait, pour «stabliser» le pays, siéger au gouvernement durant une période «transitoire» de cinq ans avec les partis ayant obtenu un minimum de cinq p.cent des voix.Une divergence existe toutefois entre les deux parties qui devra être clarifiée lors des futures négociations constitutionnelles, selon Roelf Meyer, L'ANC estime qu'il s'agira d'un gouvernement d'« unité nationale» formé par le président (en l'occurrence Nelson Mandela, selon l'ANC) qui choisira ses ministres et gouvernera «sans obstruction» de la part de la minorité blanche.Le gouvernement du président de Klcrk n'a pas défini explicitement ce qu'il entend par un «partage du pouvoir» durant cinq ans mais le mouvement de M.Mandela assure aue le parti de la minorité blanche souhaite avoir un droit de veto au sein de ce futur exécutif, ce que refuse l'ANC.Rwanda : un casse-tête que la France aimerait transférer à l'ONU d'après AhV PARIS ¦ Le Rwanda, ensanglanté par une guerre civile qui a repris de plus belle depuis le 8 février, est devenu pour la France un casse-téte qu'elle aimerait transférer aux Nations unies afin de pouvoir retirer ses 600 militaires envoyés sur place pour assurer la sécurité de ses ressortissants, selon plusieurs sources diplomatiques à Paris.Actuellement quelque 400 civils Français résident au Rwanda outre les 600 militaires chargés d'assurer leur protection et, éventuellement, celle des autres communautés étrangères.Paris souhaite favoriser un règlement politique entre les autorités rwandaises, y compris le président luvénal Habyarimana et l'opposition à laquelle appartient notamment le premier ministre Dismas Nsengiyaremye \u2014 la plupart de la majorité Hutu au pouvoir \u2014 et les rebelles armés du Front patriotique rwandais (FPR), de l'ethnie minoritaire Tutsi, qui bénéficient d'un soutien certain en Ouganda, considéré comme une de leurs bases arrière.Le FPR s'est déclaré favorable à un éventuel déploiement d'une force multinationale pour remplacer les troupes françaises au Rwanda, mais pose des conditions quant à sa mission sur le territoire rwandais.Le FPR a cependant précisé qu'il n'acceptera que le déploiement d'une force de l'Organisation de l'unité africaine (OuA), et non de l'ONU, dans une éventuelle zone tampon entre les positions tenues par les forces gouvernementales et les rebelles, les troupes de l'ONU pouvant être basées ailleurs dans le pays «pour arrêter les massacres à caractère ethnique».La France avait renforcé sa présence militaire au Rwanda après le lancement, le 8 février dernier, d'une offensive du FPR dans le nord du pays.Les rebelles avaient déclaré vouloir répliquer au massacre de plus de 300 Tutsis en janvier dernier par des membres de l'ethnie majoritaire des Hutus.Ces massacres ont été confirmés par le Comité international de la Croix rouge (CICR), mais les rebelles ont eux aussi été accusés d'avoir tué des civils.Selon une source bien infor- mée à Kigali, mercredi, les principaux partis politiques participant au gouvernement rwandais souhaitent eux aussi que la France retire ses troupes en cas de déploiement d'une force d'interposition des Nations unies sur le territoire rwandais.Mais un communiqué de presse émanant de la présidence rwan-daise et parvenu mercredi à Paris donne un son de cloche différent.Il fait état de deux réunions, mardi, du président luvénal Habyarimana avec le premier ministre, le ministre de la Défense et un certain nombre d'autres membres du gouvernements, qui appartiennent à des formations de l'opposition dans lequel les signataires préconisent la supervision d'un cessez-le-feu par des observateurs militaires neutres de l'OUA et de l'ONU et ne mettent pas en cause le rôle des militaires français.Bien que l'Ouganda démente toute aide directe au FPR, les services secrets français estiment que les rebelles bénéficient d'un soutien, notamment logistique, venant d'Ouganda.De son côté le FPR accuse les militaires français d'aider les forces gouvernementales.Notre objectif: faire lès meilleurs vêtements qui soient pour le voyage et l'aventure PLUS OH s ooo points OA**s 40159715 24589150 65443002 55780347 0641947 CODE BONI DE 500 POINTS Un chapeau Tilley a été mangé trais fais par un éléphant C'est difficile à avaler, mais Michael Hackenburger, directeur du zoo de Bowmansville, jure que c'est vrai.Un éléphant a mangé son chapeau Tilley trois foisl Le temps a fait son oeuvre, le chapeau aussi! Michael nous dit qu'un bon lavage a suffi pour le réutiliser.Un cadeau suporbel Susan et Alex THiey n'ont pas été sélectionnés pour ks derniers Jeux olympiques d'été.Por contre, les chopeoux.eux, l'ont été.T3,45$ 158, rue Laurier ouest 272-7791 lundi-mercredi: 9 h - 18 h jeudi-vendredi: 9 h -21 h somadl:9h- 17h avec carte Celé et btKVfti offerts peedoAt votre mogasanne MEFBBTOH Voici pourquoi tout le monde s'accorde pour dire que c'est le meilleur chapeau et le plus pratique qui soit: \u2022 Il est beau et confortable \u2022 Il est inusable, c'est garanti \u2022 Il flotte (quelle aubaine pour les marins et les pêcheurs!) \u2022 Il s'attache avec un cordon réglable avant et arrière \u2022 Il arrête les rayons UVA et UVB \u2022 Il est lavable à la machine, et ne rétrécit pas \u2022 Il est accompagné d'un manuel d'utilisation de 4 pages, d'une griffe élégante et est confectionné dans toutes les tailles imaginables.\u2022 Est-il remboursable?Oui, quand vous voulez.Alex Tilley .P.S.il est fabriqué ou Conado pour que je poisse tout surveiller! m MOMéMStf Tilley EnduraJrfes Salon des animaux de compagnie! 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