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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-03-20, Collections de BAnQ.

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[" x réparation Vde pare-brise \"Sans frais lorsque réclamée à l'assurance\" 7//////mNJES D'AUTOS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE N O U V E A U ! GREICHE & SCAFF OPTOMÉTRISTES 336-4444 AU COMPLET: MONTURE ET LENTILLES MONTRÉAL, SAMEDI 20 MARS 1993 109e ANNÉE N° 148 190 PAGES, 12 CAHIERS îles de La Madeleine: 2 00 150$ Taxes en sus Power La lutte au tabac s'intensifie une participation dans Southam ¦ La nouvelle réglementation fédérale est la plus sévère au monde - MARIE-CLAUDE I.ORTIE du bureau de La Presse OTTAWA MAURICE JANNARD a société Power Corporation mm a fait l'acquisition hier d'un bloc de 16,8 p.cent des actions de Southam inc., au prix de 180 millions, renforçant ainsi sa présence dans le secteur des communications et des médias au Canada anglais.Avec les actions qu'elle détient déjà, Power Corp.possédera 14,3 millions d'actions ordinaires ou 18,7 p.cent du groupe de presse anglophone, propriétaire notamment du journal montréalais The Gazette et de VOttawa Citizen, dans la capitale fédérale.La transaction permet à l'entreprise de M.Paul Desmarais de nommer trois des 15 membres du conseil d'administration de Southam.L'autre actionnaire important de Southam, la société Hol-linger, dirigée par M.Conrad Black, possède 18,7 p.cent des actions de l'entreprise et désigne également trois membres du conseil d'administration.11 s'agit du premier investissement majeur de Power Corp.au Canada depuis la vente des sociétés Consolidated-Bathurst et Montréal Trust, il y a quatre ans.Un porte-parole de Power Corp.a déclaré hier à La Presse que la transaction a pour but de faire un investissement à long terme dans Southam.« Nous croyons que l'action a du potentiel et qu'elle va s'apprécier, a-t-il dit.Southam est bien placée dans plusieurs endroits au Canada.» En plus de 17 quotidiens au pays et de 53 hebdomadaires régionaux, l'entreprise possède les librairies Coles, de même que des magazines d'affaires aux États-Unis.Southam connaît depuis quelque temps de sérieuses difficultés.Ainsi, en 1992, Southam a enregistré des pertes de 263 millions de dollars sur des ventes de 1,2 milliard.Elle a dû mettre en vente plusieurs imprimeries au cours des dernières années.Le communiqué de presse émis par Power Corp., et signé par l'avocat-conseil Edward lohnson, précise que celle-ci peut acquérir jusqu'à 23,5 p.cent de Southam, soit le même niveau qui est permis à Hollinger.En vertu d'une disposition portant sur la propriété de Southam (établie en 1985 lorsque Torstar, I éditeur du Toronto Star, a pris une participation dans Southam ), les actionnaires minoritaires se sont protégés en limitant le nombre d'actions à 25 p.cent pour tout actionnaire.L'entente vaut jusqu'en 1995 et elle vise à empêcher Southam de tomber entre les mains de tout autre groupe de presse.Le gouvernement fédéral avait exprimé ses craintes également devant la menace d'une possible concentration de la presse.LE GROUPE-SOUTHAM \"17 QUOTIDIENS AU CANADA ET 53 HEBDOMADAIRES ¦LIBRAIRIES COLES 1 SERVICE DE CONFÉRENCES ET DE MARKETING (É.-U.) ¦40 MAGAZINES D'AFFAIRES AU CANADA ET 23 AU ÉTATS-UNIS :^.^^«H^#*^':^*-'%SferaB8^fct'*i25îHterr \u2022\u2022 s irr'-\"'.\".j-\"\u2022\".-.r.>.¦16 000 EMPLOYES M e gouvernement fédéral mm poursuit son blitz anti-tabac.Après avoir interdît la vente de cigarettes aux moins de 18 ans le mois dernier et mis en oeuvre les règlements sur la publicité, il resserre maintenant rigoureusement la réglementation sur les emballages pour que les avertissements aux fumeurs soient plus incontournables que jamais.À partir du 1er septembre prochain, les fabricants de ciga- rettes et de produits du tabac devront en effet écrire en gros caractères et plus clairement encore sur leurs produits des messages «plus percutants», comme « La fumée du tabac peut nuire à vos enfants», «Fumer peut être mortel » ou encore « La cigarette cause des maladies du coeur».«Cette disposition portant sur l'emballage des produits du tabac est la plus sévère au monde», s'est réjoui le directeur général de l'Association pour les droits des non-fumeurs, Gar-fîeld Mahood.Les avertissements devront occuper au moins le quart de l'espace des deux faces principales des paquets de cigarettes et de tabac.Ils devront être inscrits en haut du paquet, et non en bas comme c'est le cas actuellement.Les avertissements devront aussi être écrits en noir sur blanc ou en blanc sur noir et être entourés d'un cadre épais de quelques millimètres, a expliqué le ministre de la Santé, Benoît Bouchard.«Actuellement, si vous prenez un paquet de cigarettes rouge avec un avertissement en lettres dorées, on ne le voit presque pas», a-t-il précisé.Les nouveaux règlements pré- voient l'inscription de sept rhè$: sages différents, alors qu'il n'y en a que quatre maintenant.Les sept messages devront aussi être imprimés plus régulièrement.Actuellement, on peut, par exemple, voir le même message imprimé pendant quelques .'semaines avant que la compagnie VOIR TABAC EN A 2 ¦ L'Opposition invite le ministre Savoie à faire pression sur Ottawa pour freiner le commerce illégal du tabac.Page A 12 .¦ La vente de cigarettes aux élevés du secondaire : une affaire en or.Page A 13 ¦ anete < « s ues Infographie La Pieu» Hollinger avait acheté les actions de Torstar en novembre dernier.Dettes Les actions achetées par Power Corp.proviendront d'une émission de la trésorerie de Southam au coût de 14$ l'unité.Southam entend émettre aussi des droits d'achat pour un montant de 75 millions pour ses actionnaires minoritaires.Le vice-président aux Finances de Southam, M.John Craig, a expliqué à La Presse que ces nouvelles injections de capitaux permettront de réduire les dettes de la compagnie.«À la fin de 1992, notre dette s'élevait à 300 millions et nous venons de la réduire de 255 millions», a affirmé M.Craig.En 1991, l'endettement à long terme de Southam s'élevait à 660 millions, et l'avenir apparaissait compromis.Du côté de la société Hollinger, la réaction est également très po sitive.«Cela permettra d'améliorer le bilan financier de Southam, de même que le nôtre», a déclaré hier à La Presse son vice-président M.Charles Cowan.Hollinger a acquis ses actions de Southam au prix de 18 $ l'unité l'automne dernier.Dès l'annonce de la transaction, hier, le titre de Southam fut un des plus actifs à la bourse de Toronto et il grimpa de 2,25$ à 16,25$ l'action dès l'ouverture.En fin de journée, l'action de Southam s'était repliée à 15,63 $.Reste l'épineuse question de la concentration des médias entre les mains de quelques groupes.Une source dans l'industrie a fait valoir que Power Corp., Southam et Hollinger n'auront de quotidien en commun dans aucune ville, à l'exception de Montréal.«Mais The Gazette et La Presse ne desservent pas les mêmes marchés, à ce que je sache», a déclaré cet interlocuteur.Il y a aussi le cas de Huil-Otta-wa avec The Citizen et Le Droit* VOIR POWER EN A 2 Sur la banquise, ce sont surtout les touristes européens et américains qui viennent voir les blanchons.m \u2022 I \u2022 1 « PHOTO ARMAND TROTTIER U Presse ¦ c PIERRE CINCRAS envoyé spécial ¦ On chasse encore le phoque adulte aux îles-de-la-Madeleine, pour Sa Chair et La Presse à CAP-AUXMEULES pour sa peau.Mais on ne touche plus aux blanchons ^ B Bernard Vaïade atten- dont la fourrure ne trouve 1 ¦ dait ce moment depuis plus preneur à la suite des deux jours.Quarante-huit lon- ;î gues heures où les hélicoptères ont été cloués au sol en raison de la tempête de neige.aux Îles-de-la-Madeleine afin d'observer des blanchons, le temps disponible pour réaliser son rêve est toujours trop court.Comme des dizaines d'autres vi- » ¦ encore descendu de l'hélicoptère.«f'ai marché sur une autre planète.Mettre les pieds sur les glaces, au milieu de l'océan, siteurs sur place lors de ce week- c'est extraordinaire.C'est une campagnes de boycottage d'il y a 10 ans.Un journaliste et un photographe de La Presse en reviennent Leur reportage paraît aujourd'hui et demain dans nos pages.;Si>\\\\%yJ'V.,ï -.y.'v:-.v .V Quand on vient de Valley-fiel d et qu'on dépense 1200$ pour un voyage de quatre jours end, il y a deux semaines, Bernard Valade, un technicien de 42 ans, a vu plusieurs films sur le sujet.U en a rêvé.Ses premiers blanchons vivants, il les a vus lundi matin.À son retour, il flottait un peu sur un nuage, comme s'il n'était pas thérapie.Les blanchons sont de toute beauté.Le voyage m'a \u2022.» VOIR GLACES EN A 2 ¦ Le phoque du Groenland : trois millions de bëtes qui soulèvent beaucoup de questions.Page C 1 ¦ Aujourd'hui: ensoleillé, se couvrant par la suite.Maximum 0, minimum -6.Demain : nuageux avec neige occasionnelle.Maximum 0.minimum - 8.| Détails en page D16 I VACAN CES/VOYAGE LAS vecas : Dans le monde artificiel et extravagant de Las Vegas, où dominent k> toc et le pastiche, où se dressent des hôtels grands comme des villes, se pressent chaque année 21 millions de touristes.Les joueurs V vont comme en pèlerinage dans l'espoir insensé de faire fortune.Page 11 TOURNANT t Depui prédit régulièrement à René Simard une carrière de «bas-jfeen*.il lance pourtant dans quelques jours son 47e album, E - MC2, auquel ont collaboré de es pointures.Page E1 PHÉNOMÈNE: La France est depuis quelques semaines secouée de rire.Avec la comédie «Les Visiteurs», le cinéaste Jean-Marie Poiré aurait-il trouvé la potion magique qui spuVera le cinéma SOMMAIRE Annonces classées gfttoobHtef.PI à F7, 02 è 0*: marchaodH^s.,.C4àCS dtftoox)t)U49.-.ça, we propositions d'affaires.Ç$ Arts infofntstiw.Cshfor e c*f>£-hon}ros.D6 ^^éi*fl0f9lr(6.Avis:.Rio, im *t mis Bandes dessinées.ti2 Bridge/échecs, philatélie.K17 Carr.etprof.CaWtr J CinefYvâ.Cahier 0 c c è s «.\u2022\u2022\u2022.\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022t».».».».».fr4S et H9 économie.i.Cahier C ClfWNIs .«.\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.Êtes-vous observateur?.F1 Feuilleton.j.J10 Horoscope.«2 te monde.D10 à D12 Loteries.A4 Malsons d'enseig.D14 Mots croisés.F5.H2 \u2022 Mot mystère\u2022*\u2022«.-.\u2014.F7 Otto Jelinek se désiste * Je veux voir grandir mes enfants », explique le ministre du Revenu national ¦ MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OIT A WA gwfc arce qu'il veut connaître ses Déjeunes enfants et les voir grandir, le ministre du Revenu national, Otto Jelinek, a décidé de ne pas poser sa candidature à la succession de son chef Brian Mulroney.C'est avec des sanglots dans la voix et les yeux tournés vers son épouse et ses deux jeunes garçons que M.Jelinek a annoncé, hier, a la presse, qu'il ne serait pas candidat au leadership et qu'il quitterait la politique active après la prochaine élection.« J'étais décidé à aller de l'avant jusqu'à ce que je regarde ma femme et mes garçons de 10 et cinq ans.Soudainement, la réalité m'a LEADERSHIP frappé, là où ça compte, c'est-à-dire en plein coeur, car ces enfants ont grandi avec un père à temps partiel », a confié le ministre avec émotion.Député de Oakville-Milton depuis 1972, M.Jelinek est âgé de 52 ans.D'autres politiciens ayant de jeunes enfants ont ou vont tenter leur chance à la direction du parti.C'est le cas du ministre Jean Charest, père de trois enfants, et c'était le cas de M.Brian Mulroney en 1983.Mais les deux hommes l'ont fait ou le feront à un plus jeune VOIR JELINEK EN A 2 \u2014 ___,_  7 + MOA/r/ï£AL 8251 St-Hubert 385-7777 t l A VA l ?SS3 Autoroute 440 ouest 688-TOOf l OAfGU£U/l 22OSc/temin o4* Cfismà/y 468-56~Sf PUISSANT ORDINATEUR \"Notebook\" CHEZ DUMOULIN.If plus grand choix des meilleurs ordinateurs au plus bas pm.GARANTI.a-3lù Panasonic \\ * tAém0ir> A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 MARS 1993 Livres Monique Proulx et les écorchés ¦ Demain dans le cahier Livres, Monique Proulx, l'auteure de «Homme invisible à la fenêtre», raconte pourquoi elle voue un amour irrépressible aux êtres écorchés par la vie.Gaston Miron prêche pour sa part plus de solidarité entre les éditeurs de collections de poche, et Réginald Martel fait la critique du roman de son frère, Emile Martel qui vient de publier - Dictionnaire de cristal».Criminaliste et non criminologue S C'est par erreur que nous avons identifié Me Robert La-Haye comme criminologue en page A 4 de notre édition d'hier.Me LaHaye est criminaliste.Nos excuses.Les TCA s'implantent chez Hyundai à Bromont FRANÇOIS BERGER Q Le puissant syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a finalement réussi, après quatre ans de tentatives infructueuses, à s'implanter à l'usine d'assemblage de voitures de Hyundai à Bromont.L'usine de Hyundai, filiale du conglomérat coréen du même nom, compte actuellement un millier de travailleurs qui ont accepté majoritairement de joindre les rangs des TCA à l'issue d'une guérilla ponctuée de congédiements et de recours aux tribunaux.Le Commissaire général du travail du Québec a confirmé que les TCA ont déposé hier une demande d'accréditation syndicale.Il s'agit de la première percée syndicale dans le parc industriel de Bromont, qui compte des entreprises de prestige comme IBM, General Electric, Mitel, Québécor, etc.Lés 4000 travailleurs de ce parc industriel «haut de gamme» ne sont pas syndiqués, et les TCA ont dit espérer hier que la syndical isation chez Hyundai va ouvrir la voie à d'autres mouvements d'organisation syndicale dans la petite ville industrielle de l'usine.Déjà, les TCA avait tenté saris succès de syndiquer en 1988 lés employés de l'usine bromon-toise de General Electric.La direction de Hyundai Canada à Bromont a convoqué hier après-midi l'ensemble de son personnel pour l'exhorter «au calme et au respect mutuel», afin d'assurer la paix industrielle pendant je processus de syndicalisation, a indiqué le directeur des ressources humaines de l'usine, M.René Paquet.Les dirigeants de l'usine s'étaient opposés avec acharnement aux tentatives de syndicalisation, dès l'ouverture des installations en janvier 1989.Des employés ont été congédiés et d'autres suspendus en 1990, 1992 et au début de cette année.Ces pratiques avaient été dénoncées devant le Tribunal du travail qui a conclu que la direction avait tenté d'entraver les activités syndicales des salariés, et les employés congédiés ont dû être réembauchés.L'entreprise, qui a bénéficié de subventions de 100 millions de dollars de Québec et Ottawa, avait même menacé de déménager son usine au Mexique devant l'insistance des organisateurs syndicaux.Hyundai était jusqu'à maintenant la seule firme du secteur de l'automobile au Québec où les travailleurs n'adhéraient pas à un syndicat.Là où existe un syndicat, comme chez GM à Bois-briand, les salaires sont de 22 p.cent plus élevés.La demande d'accréditation syndicale signifie que le Commissaire du travail devra procéder à une enquête après en avoir avisé l'employeur, ce qui sera fait au cours des prochains jours, a indiqué hier un porte-parole du ministère du Travail.Le Code du travail du Québec prévoit qu'au moins 35 p.cent des employés doivent avoir donné leur accord à la syndicalisation (en signant de cartes d'allégeance syndicale) pour qu'un enquêteur du gouvernement ordonne la tenue d'un scrutin parmi les employés.Le vote doit évidemment être majoritaire (la moitié des travailleurs plus au moins un ) pour que le ministère accorde l'accréditation syndicale.La quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 549 6332 [^ABONNEMENT 285-6911 ILe service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7hà17H30 I RÉDACTION 285-7070 I PROMOTION : COMPTAS SUÏÉ 285-7100 Grandes annonces Annonces classées 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi dt 8 h 30 à 17 h 30 285-7111 GRANDES ANNONCES DéUUUntt National, Tel é+ Vacance», Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 SUITE DE LA UNE TABAC La lutte au tabac s'Intensifie ne passe au message suivant.Avec les nouveaux règlements, les fabricants seront forcés de changer continuellement pour qu'ils soient tous diffusés également.«Les nouveaux paquets feront savoir directement à ceux qui en ont le plus besoin que le tabac tue», a remarqué Mélodie Tison, porte-parole de la Fondation des maladies du coeur.En vertu de la loi, des amendes pouvant aller jusqu'à 300 000$ sont prévues pour les compagnies qui contreviendraient aux règlements.Selon le ministre, il est évident que ces avertissements ont contribué à la diminution de la consommation de cigarettes.«On sait que ça marche parce que ça marche actuellement.Je suis absolument convaincu que la force du message fait peur», a affirmé le ministre.i i LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÉE, 7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(U5PSO03692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 Les messages font peur parce qu'ils utilisent des mots clés, comme «cancer» ou «mortel», mais aussi parce qu'ils font référence aux enfants, croit M.Bouchard.«Parfois, les adultes sont beaucoup plus sensibles quand on leur parle de leurs enfants», a dit le ministre, comparant son initiative à celle sur les ceintures de sécurité.M.Bouchard a répété hier que depuis le début des mesures fédérales anti-tabac, il y a environ sept ans, la production de cigarettes a diminué de 21 p.cent, même si on inclut les cigarettes qui sont fabriquées au Canada pour l'exportation aux États-Unis et qui reviennent ensuite au Canada par contrebande.Le prédécesseur de M.Bouchard, Perrin Beatty, avait tenté de faire adopter des règlements semblables il y a quelques années, mais il avait suspendu la procédure parce que les compagnies de tabac avaient décidé d'aller devant les tribunaux pour contester le droit du gouvernement fédéral d'intervenir dans ce domaine.On sait que depuis ce temps, deux jugements ont été rendus sur la validité de la Loi fédérale sur les produits du tabac, dont un jugement de la Cour d'appel du Québec qui a donné raison au gouvernement fédéral au début de l'année en statuant que la loi n'était pas anticonstitutionnelle.Les fabricants de tabac veulent maintenant aller en Cour suprême.Quoi qu'il en soit, le gouvernement a profité du jugement de la Cour d'appel pour reprendre ses opérations anti-tabac.«Nous n'avons aucune raison de ne pas aller de l'avant», a assuré le ministre Bouchard.On a mis en vigueur les règlements sur la publicité dans les commerces et on a déposé un autre projet de loi pour interdire la vente de cigarettes aux mineurs, assortis d'amendes pouvant aller jusqu'à 50 000 $.Plusieurs ont alors douté de l'efficacité d'une telle interdiction, demandant publiquement comment le ministère de la Santé pourrait contrôler la vente de ci- garettes aux jeunes alors que les forces de l'ordre du gouvernement ont énormément de difficulté à contrôler la contrebande de cigarettes.Le ministre de la Santé a indiqué qu'il allait bientôt rendre publiques de nouvelles initiatives contre la contrebande mais n'a pas voulu donner de détails à cet égard.Dans un mois, il devrait aussi rendre public un programme pour aider les jeunes à cesser de fumer.L'Association pour les droits des non-fumeurs a accueilli les nouveaux règlements avec grande satisfaction, parlant du «leadership international» du Canada dans le domaine de la santé publique.En revanche, le Conseil canadien des fabricants des produits du tabac s'est dit grandement déçu et étonné que le gouvernement s'entête à aller ainsi de l'avant alors que le droit du gouvernement de légiférer dans ce domaine pourrait être remis en question par la Cour suprême.?POWER Power Corporation prend une forte participation dans Southam mais là encore, les marchés desservis sont différents.M.Graig a précisé que la Commission des valeurs mobilières de i J I I -I 11-6 CODE DU JOUR L2 MIKASA \u2022 STUDIO NOVA CHRISTOPHER STUART ÉCONOMISEZ plus de 55 % ! Choix de plus de 30 motifs, allant au lave-vaisselle et au micro-ondes, en ensembles de 20 pièces (pour 4 personnes) : de 59,95 $ à 99,95 $.Maison Blanche de Studio Nova (20 pièces) Prix cour.135$.Solde 59,95 $ i f I M t I OUVERT DIMANCHE ROdÂND 341-7810 l'Ontario, la Bourse de Toronto et la Bourse de Montréal devront approuver l'entente.Le Bureau fédéral de la politique de concurrence examinera aussi la transaction.Les partenaires privés se donnent jusqu'au 26 mars pour terminer les discussions.Hollinger et Power Corp.ont également signé une entente assurant la parité des voies entre elles, même si celles-ci n'ont pas tout à fait le même nombre d'actions.De même, ces deux sociétés acceptent que la majorité des admi- nistrateurs de Southam soient indépendants de la direction de Power et de Hollinger.En revanche, les deux groupes pourront détenir ensemble jusqu'à 47 p.cent des actions, leur assurant virtuellement le contrôle de l'entreprise.?i SAMEDI I 20 MARS 1993 [ GLACES «Au milieu des glaces, c'est extraordinaire* comblé.La prochaine fois, je reviens avec ma femme».Solange Aubert, elle, a 81 ans.Parisienne, elle a traversé l'Atlantique pour venir ici.Elle est enchantée, même si elle a trouvé la couche de neige un peu trop épaisse sur la glace.Elle n'est plus jeune.Mais les blanchons, c'était extraordinaire, inoubliable.Betty et Albert Fischer sont au début de la soixantaine.Us viennent des États-Unis.«Nous avions vu tellement de photos de blanchons.La réalité est encore mieux que ce que je pensais», explique Mme Fischer, qui confie avoir entraîné son mari dans cette aventure.«Leurs grand yeux, leur fourrure, les voir attendre leur mère près d'un trou dans la glace, c'est très touchant, ajoute-t-elle.Et puis il y a cette sensation de marcher sur la glace et dans la neige.Vous savez, la neige est plutôt rare à San Antonio, au Texas».Le séjour des Fischer leur coûte plus de 3000 $ US.La réaction est toujours la même.Les blanchons sont des animaux adorables, beaux à croquer.Impossible de rester froid devant leurs grands yeux noirs, un peu pleurnichards, devant leur attitude souvent familière.Leur cri, qui rappelle parfois celui de l'agneau, attendrit les visiteurs.Aucun doute, les blanchons séduisent.Et on comprend facilement, en les voyant de près, que l'issue de la campagne contre la chasse, menée à la fin des années 70, était inévitable, n'en déplaise aux 14 000 Madelinots.«Ce sont des bêtes magnifiques, dit Xavier Pinon, administrateur à l'Assemblée nationale française.Je comprends pourquoi les chasseurs ont eu des problèmes», confie-t-il après sa première excursion sur les glaces.Géraldine Oliver, elle, est allé trois fois au Kenya.Elle travaille dans l'immobilier dans le comté de Kent, en Angleterre.Cette fois pour 2 600 $, elle marche dans la neige.«Mais cela en valait la peine.Leur beauté, leurs cris, leur vulnérabilité, c'était émouvant», dit-elle.Patron du Château Madelinot, André Bourque est très satisfait de la saison.L'hôtel de 100 chambres affiche complet du 28 février au 18 mars.Cette année, sa clientèle a augmenté de 35 p.cent et il comprend mal pourquoi une des plus importantes agences spécialisées dans l'observation des blanchons, Natural Habitat, soutient accuser une baisse de clientèle de 30 p.cent.«Cette année, nous recevons 300 clients et ça augmente à chaque année.» Mais la saison du blanchon est bien courte.Il y a deux ans, en raison du mauvais temps, il a perdu 26 000$ en location d'hélicoptères.Plutôt photogéniques L'observation des blanchons est surtout prisée par les Américains, les Européens et, dans une moindre mesure, par les Japonais.Lors de notre passage, une équipe de tournage de la télévision japonaise produisait un documentaire d'une heure qui doit être présenté à plusieurs dizaines de millions de spectateurs.M.Bourque s'attend à ce que le film lui amène des clients.Quant aux Québécois, ils forment à peine 10 p.cent de la clientèle.« Mais là aussi on note une aug-mentation.Il faut comprendre que six mois d'hiver peuvent inciter les Québécois à aller dans le sud plutôt qu'aux lles-de-la-Ma-deleine.Les blanchons ont aussi le don d'attirer journalistes et photographes du monde entier.Durant notre séjour, on comptait au moins une vingtaine de photographes sur place.«Certains dépenseront 6 000$ pour voir les phoques durant la semaine.Us passeront des journées complètes sur la glace, à prendre des centaines de photos, j'ai déjà vu l'un d'entre eux prendre 7000 photos durant son séjour».Les frais d'excursion sur la glace sont de 150 $ pour 45 minutes et de 700 $ pour huit heures.Se déplacer en hélicoptère coûte toujours très cher.Mais les Madelinots jouissent de tarifs spéciaux, quand il y a de la place à bord.?JELINEK Otto Jelinek se désiste âge que lui, a souligné M.Jelinek.«T'ai plus de 50 ans, mes enfants sont jeunes et mes chances d'affaires dans le secteur privé existent toujours aujourd'hui.Ce ne sera peut-être pas le cas dans quatre ou cinq ans», a-t-il fait remarquer.Il a avoué que s'il avait eu 10 ans de moins, il aurait vu les choses différemment.Le ministre a aussi souligné qu'il avait déjà une longue carrière parlementaire derrière lui.II a été député pendant 21 ans et a été responsable de cinq portefeuilles différents depuis 1984.Confronté au scepticisme de certains journalistes, le ministre a insisté sur la sincérité de ses motifs.Il a précisé qu'il a été lui-même surpris par l'appui financier spontané qu'il a reçu.On lui aurait déjà promis environ 500 000$, assez pour se lancer dans une campagne musclée, a-t-il précisé.Au cours des derniers jours, sa présence à la ligne de départ lui est apparue moins essentielle.Il a appris que deux ou trois personnes dont on ne soupçonnait pas les ambitions comptaient se porter candidates.Ces personnes s'ajouteraient à l'albertain Jim Edwards et au ministre ontarien Tom Hockin.M.Jelinek a laissé entendre que certaines d'entre elles pourraient venir de l'extérieur des rangs parlementaires mais il n'a pas voulu en dire plus.M.Jelinek n'a pas donné son appui à un candidat en particulier mais il est confiant de voir ses idées défendues.À son avis, on verra une distribution plus équitable des appuis à l'approche du congrès de juin.Il a invité les médias à faire preuve de prudence avant de parier du couronnement de Mme Campbell.11 a clairement dit qu'il n'était pas d'accord avec le jugement porté par son collègue Perrin Beatty à ce sujet.«l'espère qu'il n'aura pas à le regretter», a-t-il ajouté.M.Jelinek est né à Prague en 1940 et a immigré au Canada en 1950.En 1962, sa soeur Maria et lui sont devenus champions du monde de patinage artistique en couple sous la bannière canadienne.?partager le même économique avec un Québec SUZANNE DANSERE AU de la Presse Canadienne TORONTO 9 Le reste du Canada doit s'habituer au fait qu'il devra partager le même espace économique avec un Québec souverain, a averti hier le chef du Parti québécois Jacques Parîzcau.Lors d'un discours prononcé à Toronto devant le Foreign Exchange Association of Canada \u2014 une association qui regroupe des cambistes oeuvrant pour des banques ou des courtiers en investissement \u2014 M.Parizeau a fait valoir qu'avec le traité nord-américain de libre-échange (ALENA), il ne serait pas question d'isoler le Québec commercialement et financièrement du reste de l'Amérique.Il a également indiqué qu'il voulait maintenir avec le Canada les mêmes liens: même dollar, même union douanière.En bref, «nous voulons garder intact le même espace économique canadien ».a-t-il déclaré.Le chef péquiste faisait hier sa première incursion en territoire canadien-anglais depuis le référendum du 26 octobre dernier.Cela ne sera pas sa dernière, a-t-il promis.Selon lui, il faut penser dès maintenant à un «nouveau cadre de politique économique» et pousser le Canada anglais, «où les réactions émotionnelles (face à l'éventualité de la séparation du Québec) sont les plus fortes», à «ramener les choses à des dimensions commerciales, financières, industrielles, bref, rationnelles».États-Unis M.Parizeau revient d'une visite à Washington, où pour la première fois, il a rencontré des émissaires du Département d'État, du Conseil national de sécurité et du Département du Commerce \u2014 la preuve, selon lui, qu'on commen- ce à prendre au sérieux à Washington l'accession du Québec à l'indépendance.Hier, il a dit aux cambistes à Toronto que les Américains comprenaient très bien l'intérêt du Québec à demeurer au sein de l'ALENA et étaient sensibles à ce désir.«Le Québec c'est la moitié des échanges commerciaux avec le Mexique.C'est neuf fois les échanges commerciaux avec le Chili», a-t-il fait remarquer.Quant à l'idée de garder le dollar canadien, le chef péquiste a expliqué que le risque était trop grand de créer un dollar québécois.Connaissant le monde actuel de la finance internationale et des prêts à court terme, «la monnaie québécoise pourrait être détruite en trois Jours» à cause de la crainte des investisseurs, a-t-il lancé.«Nous ne tomberons pas dans le piège».Parlant comme d'habitude avec \u2014 Jacques Parizeau éloquence, M.Parizeau n'a toutefois pas réussi à convaincre son auditoire fortement sceptique, mais à plusieurs reprises, il a soulevé des rires dans la salle.Steve Bickerstaffe, qui travaille pour la Citibank, une banque américaine, était déçu que le chef péquiste ne réponde pas à sa question: Comment le Québec financera sa dette, une fois séparé du Canada?M.Bickerstaffe croit que le gouvernement québécois aura de la difficulté à trouver des acheteurs pour ses obligations sur les marchés internationaux.Corey Nicholson, de la Banque Toronto-Dominion abonde en ce sens et ajoute que le problème s'étendra au Canada si le Québec garde la monnaie canadienne: «Les investisseurs qui détiennent des papiers en dollar canadien les vendront.Le dollar canadien chutera et les taux d'intérêts augmenteront (.) Les investisseurs n'ont tout simplement pas confiance», a-t-il ajouté.ACHAT SPÉCIAL ÉCONOMISEZ PLUS DE 55 % Coutellerie de qualité en acier inoxydable 18 / 8 en boîte-cadeau.Service 40 pièces (pour 8 personnes).Atlanta, Action, New York, Aspen.Prix cour.260 $.Solde 109,95 $ Sainte-Catherine et University |es promenades de la 282-9525 CATHÉDRALE .>\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 » r« ., ,-.¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 MARS 1993 \u2022A3 Pas question d'affronter les criminels sans pistolet Le président de la Fraternité des policiers critique le recours potentiel à des armes inoffensives GILLES PAOUIN ¦ Il n'est pas réaliste de s'imaginer qu'on peut remplacer les pistolets des policiers par des «armes alternatives inoffensives», telles que des pulvérisateurs de poivre de cayenne ou des balles en caoutchouc, estime le président de la Fraternité des policiers et policières de la CUM, M.Yves Prud'homme.Selon lui, la Commission de sécurité publique de la CUM «rêve en couleurs» lorsqu'elle demande au chef Alain Saint-Germain d'envisager l'usage de ce type d'armes pour certains de ses policiers.Le chef doit présenter un rapport sur le sujet en mai prochain.«On ne peut laisser un policier se pré- senter devant des criminels avec des balles blanches alors que ceux-ci sont armés de véritables fusils.Quand les bandits n'auront plus d'armes, nous n'en aurons plus également»» a ajouté M.Prud'homme.La Section technique d'intervention de la police de la CUM a mis les armes «alternatives» à l'essai depuis un certain temps, reconnaît M.Prud'homme, mais ses agents ne les utilisent qu'en certaines circonstances très particulières et après avoir reçu une formation spéciale.Les policiers qui répondent à des appels d'urgence ne savent jamais à qui ils ont affaire lorsqu'ils frappent à une porte, ajoute M.Prud'homme; on ne peut leur demander d'apporter tout un arsenal à chacune des interventions.Pour la Fraternité, il serait également peu pratique d'exiger que le policier a-joute une arme «alternative» à sa ceinture lorsqu'il patrouille une rue à pied.II-porte déjà une quantité encombrante d'équipement, dit le président.«C'est uniquement lorsque leur vie est en danger que les policiers utilisent leurs armes et ils le font très rarement», soutient M.Prud'homme.En 10 ans de service, ce dernier affirme d'ailleurs n'avoir jamais tiré un seul coup de revolver.Le président de la Commission de sécurité publique, M.Peter Yeomans, réplique pour sa part que les autorités n'ont pas l'intention de remplacer tous les pistolets des policiers par des armes «alternatives».«La sécurité des policiers vient en premier lieu.Nous ne demanderons pas aux agents de faire ce que nous ne ferions pas nous-mêmes», souligne M.Yeomans.L'étude commandée au chef Saint-Germain vise plutôt à répondre aux besoins particuliers de la Section technique et de certaines équipes spéciales, note M.Yeomans.Elle ne vise aucunement à éliminer les armes traditionnelles dans les autres services.Les statistiques démontrent que les policiers utilisent de moins en moins leurs armes alors que les criminels sont de plus en plus violents, de conclure M.Yeomans, qui ajoute qu'il faut donner aux forces policières tous les moyens requis pour faire face à la situation.Une usine de recyclage de pneus détruite par le feu JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Des travailleurs et des résidants du secteur des rues de la Station, Daniel et La-mer, dans le quartier Vimont, l'ont échappé belle, aux petites heures hier matin, quand un incendie a éclaté dans une usine de recyclage de pneus, mobilisant les pompiers, les policiers, les différents services d'environnement et la direction générale de Laval.Lorsque les flammes se sont déclarées, trois employés se trouvaient à l'intérieur de Scop Cat, au 150, rue de la Station.Mais ils ont réussi à sortir indemnes.Il était 4 h 58 quand l'alerte a été déclenchée.En moins de cinq minutes, les pompiers, dont le poste est situé à moins de deux kilomètres, étaient sur place et commençaient à arroser les flammes.Rapidement, un énorme champignon noir est monté vers le ciel.La rue de la Station, située au sud de la 440 et à l'ouest du boulevard des Lauren-tides, est zonée industrielle, mais jouxte un secteur résidentiel.Les policiers ont donc immédiatement sonné aux portes des maisons privées pour inviter les gens à quitter leur domicile, même si le danger ne semblait pas trop menaçant, grâce à l'intervention rapide des pompiers.Un autobus de la Société de transport de Laval a été mandé sur les lieux afin que les évacués s'y réfugient; il n'a cependant été utilisé que par très peu de personnes.La compagnie Scop Cat, qui détient un permis provincial d'exploitation, recycle les pneus pour fabriquer des tapis de caoutchouc utilisés sur les chantiers de construction où l'on fait exploser de la dynamite.Au moment de l'incendie, il y avait une centaine de pneus dans le bâtiment.Une pelle mécanique a été utilisée pour repousser les décombres \u2014 les deux tiers du bâtiment se sont effondrés \u2014 et permettre aux pompiers de copieusement les arroser.À l'extérieur du bâtiment \u2014 plus précisément à l'entrée de l'ex-dépotoir Bo-mar\u2014 près de 2000 pneus sont entreposés et, à un certain moment, il y a eu danger de propagation des flammes.Cet amoncellement de pneus fait peur aux résidants du secteur qui ont déjà porté plainte aux autorités municipales.Mais selon le Service d'environnement municipal, il n'y a aucun risque, puisque les pneus sont disposés par îlots.La directrice adjointe du bureau régional Laval-Laurentides-Lanaudière d'Environnement Québec, Brigitte Bérubé, a déclaré que l'incendie n'avait causé aucun danger environnemental.L'incendie de l'usine Scop Cat a mobilisé les pompiers, les policiers, les différents services d'environnement ainsi que la direction générale de Laval.PHOTOS PIERRE McCANN.La Presse L'EXPRE DU IVI FEMME DISPARUE r ¦ La police de la CUM recherche une jeune femme de 32 ans, Ginette Robert, disparue de son domicile du 7680, rue de la Roche, depuis le 2 février dernier.La femme mesure 1,55 mètre et pèse environ 55 kilos.Elle a les yeux pers et les cheveux bruns.Toute information à son sujet peut être communiquée au 280-2501 ou au 280-2201.A- ¦ UN SERVICE TÉLÉPHONIQUE SUR LA CRUE DES EAUX ¦ Le ministère de l'Environnement vient de mettre à la disposition des résidants de la région de Montréal un service téléphonique sur les crues printanières des eaux.Les citoyens qui composent le numéro 627-7406 pourront connaître les niveaux et débits des lacs Deux-Montagnes et Saint-Louis, ainsi que des rivières des Outaouais, des Mille-îles, des Prairies et du fleuve Saint-^ Laurent.< DES DOUCEURS AUX EX-RÉVOLTÉS DE L'AVENUE DU PARC ¦ Pour avoir abandonné ses procér* dures légales à l'endroit de la Ville de Montréal et de la STCUM, le président du conseil de la STCUM, -Robert Perreault, a offert hier $uT regroupement des marchands de l'avenue du Parc de s'associer à la Société de transport pour réaliser .une campagne de promotion cotjmt: mune du transport en commun et ; de cette artère commerciale.Les marchands ont déjà obtenu un engagement de la Ville afin d'a: méliorer la signalisation de la rue et ils négocient présentement la question du stationnement.ACCIDENT MORTEL EB Un citoyen de Saint-Roch-de-Mé^; kinac, en Mauricie, Alain Grenier, ' 33 ans, a perdu la vie hier quand son automobile est entrée en collision avec un camion-remorque chargé de copeaux de bois, sur la route 155.M.Grenier se dirigeait vers son travail à Saint-Georges-de^ Champlain au moment de l'accident, qui s'est produit à la sortie d'une courbe.Le chauffeur du'ça-; mion en a été quitte pour des blessures mineures.INCENDIE MORTEL ¦ Une femme de 35 ans a péri hier ; dans un incendie qui a détruit un édifice de plusieurs logements, à : Sherbrooke.La victime a été idènr tifiée comme étant Mme Suzie Ga-gnon, âgée de 35 ans, qui occupait habituellement le logement avec son fils de 16 ans.Pendant un mt>, ment, on a cru que l'adolescent avait subi le même sort que sa mère.Or, il se trouvait ailleurs 'au \u201e moment de l'incendie.Selon le service des incendies de Sherbrooke» \\ une défectuosité électrique dans un.mur aurait été à l'origine du sinis:-tre.Une douzaine de personnes ont ; été jetées sur le pavé.i Avec l'afficheur combiné au système téléphonique Norstar\"0, vous voyez à vos affaires.Un simple logiciel vous donne accès aux numéros des 160 derniers appels reçus.De quoi faire un bien meilleur suivi de votre clientèle et saisir un maximum d'occasions.Cette nouvelle fonction s'ajoute aux nombreuses possibilités du Norstar.et de votre entreprise.Appelez nos conseillers au 1 800 363-BELL.Norstar, une autre solution de Bell pour la PME.> \u2022 1 i » v \u2022 i Bel des gens de paroleMC :* 4 A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 MARS 1993 Pierre Bourque chapeautera plus de services municipaux l ¦ L'administration Doré-Cou-; sineau passe enfin de la parole 'aux actes en regroupant, sous ; la direction de Pierre Bourque, \u2022la planification, l'aménagement et l'entretien des petits comme des grands parcs de ! Montréal.I La restructuration administrative décidée plus tôt cette semaine par le Comité exécutif [ de la Ville de Montréal touche -quatre services municipaux» ; 900 employés et crée le Service \u2022 des loisirs, des parcs et du dé-j veloppement communautaire.Montréal à eu un Service des ' parcs jusqu'à la fin des années 70.Au début de la décennie j 80, l'administration Drapeau-: Lamarre confiait la gestion des ; parcs et des espaces verts au Service des travaux publics {alors dirigé par Richard Vannier.Pierre Bourque prenait la (direction du module parcs.; A l'époque, la Rassemblement des citoyens de Montréal avait dénoncé cette décision en criant haut et fort le peu d'intérêt qu'avait l'administration du Parti civique pour les espaces verts.Il aura pourtant 'fallu attendre six ans d'administration RCM pour qu'on «réunisse sous un même toit 'planification, aménagement et entretien des petits et grands \u2022parcs.| fèan-Vianney Jutras, directeur du Service des loisirs et du développement communautaire, prendra la direction du nouveau Service des loisirs, des parcs et du développement -communautaire aussitôt que le Conseil municipal, à sa réunion du 5 avril, aura entériné la décision du Comité exécutif.Pierre Bourque en deviendra le directeur associé tout en conservant ses fonctions au Jardin botanique et à l'Insecta-rium de Montréal.Pierre Bourque, qui veut depuis toujours faire de Montréal un immense jardin, croit pouvoir, avec les 900 employés qu'il aura sous ses ordres, doter la métropole d'un réseau efficace de beaux parcs où les Montréalais pourront se détendre en toute sécurité.«On veut faire de Montréal un jardin, a-t-il répété.Ça aura un impact important sur la qualité de vie des Montréalais et, a-t-il ajouté, ça pourrait ramener d'ex-Montréalais à Montréal.» Pour la présidente du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Mme Léa Cousineau, il s'agit \u2014 comme le veut un certain nouveau credo politique inspiré \u2014 d'être plus efficace pour le même prix.Essentiellement, elle reconnaît que 80 p.cent des 850 parcs de Montréal sont dans un bon état mais qu'il y a place à l'amélioration au chapitre de la propreté notamment.Et il importe à ses yeux d'apporter une attention spéciale au parc du mont Royal comme aux autres grands parcs de Montréal.Selon elle, M.Bourque \u2014 qui a pourtant eu maille à partir avec l'administration Doré-Cousineau \u2014 est l'homme tout désigné pour prendre la direction associée du Service des loisirs, des parcs et du développement communautaire.Tant Mme Cousineau que M.Bourque veulent développer ce qu'ils appellent «la solidarité chez nos employés» tout en associant les citoyens à la conservation et à l'entretien des parcs et espaces verts.C'est pourquoi \u2014 l'un comme l'autre \u2014, ils invitent les citoyens à adopter autant un arbre qu'à devenir partenaires pour la protection de «la masse verte de Montréal ».À 19 mois des élections.cumque médicale pharmacie \u2022 chapelle centre commercial activités et lchsws salle d'exercice dépanneur service de sécurité 3fc medeon visiteur infirmière 24 h/24 service bancaire piscine intérieure bibliothèque cuis5nette entretien ménager 4.SEULE.MâlS PAS TOUTE SEULE PROMOTION SPÉCIALE Nous sommes spécialises pour vous offrir les meilleurs soins légers pour personnes en perte d'autonomie que vous puissiez obtenir à prix réellement compétitJJLBjsponible a Laval.LAVAL Spécial 499* Grand studio, salle de bain privée 682-6686 SAINT-LAURENT SUPER SPÉCIAL sur nos ZVi et 4!/a 748-1396 \u2022I LES RESIDENCES œnoirJEe Çprbnster\\ Agnès Grossman Louise Roy Andrée Ruffo Lorraine Page Pour une «Année de l'harmonie» réussie RICHARD HIÉTIP ¦ Andrée Ruffo, Agnès Grossman, Lorraine Page et Louise Roy font partie des huit personnalités montréalaises qui se sont engagées à ce que «l'Année de l'harmonie interculturelle et interraciale à Montréal» soit plus qu'un simple exercice de relations publiques.Ces personnalités ont accepté de présenter au cours de 1993 et de réaliser par la suite des projets qui auront un effet «concret et durable» sur les relations interculturelles à Montréal, pour reprendre l'expression du maire Jean Doré.Leur engagement a été rendu public hier à l'occasion du lancement officiel de «l'Année de l'harmonie interculturelle et interraciale», une initiative que les gouvernements municipal, provincial et fédéral avaient conjointement annoncée l'an dernier à la même date.Les «chefs de File» de «l'Année de l'harmonie» ont été choisis en raison de leur réseau d'influence et leur accès à des sources de financement privées.Les projets dont ils devront assurer le financement, la mise en chantier et la réalisation correspondront à leur - spécialité.Ainsi, Mme Ruffo, juge au tribunal de la jeunesse, a accepté d'être responsable du chantier «Famille et Jeunesse»; Mme Grossman, directrice artistique et chef de l'Orchestre métropolitain du Grand Montréal, du chantier «Arts et Culture»; Mme Page, présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, du chantier «Éducation»; et Mme Roy, vice-présidente principale de la Corporation du Groupe La Laurent ienne, du chantier «Gestion de la diversité et Ressources humaines».Un «partenariat» inédit Les gouvernements municipal, provincial et fédéral contribue- ront 390 000 $ à la coordination de «l'Année de l'harmonie».Le quart de cette somme servira à créer un fonds d'initiative qui servira à lancer les projets.Au cours d'une conférence de presse, le maire Doré a souligné le caractère inédit du «partenariat» dans lequel s'étaient engagés les différents palliers gouvernementaux et le secteur privé.Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, et Gerry Weiner, ministre du Multiculturalisme et de la Citoyenneté du Canada, étaient également présents lors de la conférence de presse.Le public devra cependant patienter encore quelques semaines, voire quelques mois, avant d'avoir une idée concrète de la nature des projets qui seront présentés dans le cadre de «l'Année de l'harmonie».Les autres «chefs de file» de «l'Année de l'harmonie» sont: Yves Prud'Homme, de la Fraternité des policiers de la CUM (chantier «Sécurité publique»); Jocelyn Proteau, de la Fédération des caisses populaires Desjardins (chantier « Employabilité et Création d'Emploi»); Gaétan Marois, d'Hydro-Québec ( chantier «Montréal et les Régions»); et Martin Oré, du Regroupement des organismes du Montréal ethnique pour le logement (chantier «Logement»).Chacun des chefs de file dirigera son «chantier» en collaboration avec une personnalité issue des communautés culturelles.Hier, seulement deux des chefs de file étaient accompagnés de leur collaborateur.11 s'agit de M.Prud'Homme, qui travaillera avec Marlene Jennings, commissaire adjointe à la déontologie policière, et Mme Roy, qui sera épaulée par Hélène Wavroch, présidente du Centre de recherche-action sur les relations raciales.Laval déblaie plus efficacement ses rues grâce à l'ordinateur JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Même si l'hiver a été difficile, plus précisément lors des dernières semaines, Laval aura réussi à faire diminuer sensiblement les plaintes à l'hôtel de ville pour les rues non déneigées, en procédant plus rapidement au déblaiement, tout en faisant économiser près d'un million aux contribuables.Ce tour de force a été réussi parce que toute l'opération déneigement à travers l'île Jésus est maintenant informatisée, ce qui donne une flexibilité incomparable lorsqu'il est nécessaire de changer les parcours de la machinerie pour répondre aux urgences.Avec ce système, terminé le temps où l'opérateur tournait en rond quand il arrivait à une intersection, ou retournait au garage municipal à la fin de journée en oubliant de passer dans un petit coin.«Même si les coûts augmentent partout (essence, réparations, rémunérations, etc.) le budget de CECM : nouvelle structure qui n'offusque pas la Fédération des commissions scolaires \u2022 déneigement de Laval n'a presque pas augmenté depuis les dernières années.Il a même baissé en 1993 (11,9 millions) par rapport à 1991 (12 millions).L'an passé, il était de 11,8 millions», explique le directeur du service des Travaux publics de Laval, Gilles Girard.«Il faut aussi mentionner, ajou-te-t-il, que nous employons moins de camions et autres véhicules, que le déneigement se fait plus rapidement et que le nombre de plaintes pour des rues non déneigées, qui atteignait le millier lors de grosses tempêtes, a été réduit à 200 environ.Regardez nos rues (jeudi après-midi) rien n'indique que nous avons reçu en fin de semaine la troisième plus importante tempête de neige depuis 1955.» Montréal veut voir Fièrement, M.Girard dit que son système informatique a tellement été bien monté que les responsables du déneigement de Montréal, venus le rencontrer il y a quelques semaines, l'ont informé qu'ils aimeraient revenir examiner le fonctionnement de son logiciel.C'est à une firme privée, Consultants CEDEGER, que Laval a demandé de concevoir un système unique sur logiciel.L'un des artisans de cette réalisation, Hélè- ne Gauvin, peut faire apparaître sur son écran, pour un secteur donné, toutes les rues de la municipalité.Aucun détail n'y manque.Les nouvelles rues sont immédiatement entrées dans le programme.C'est ainsi que les écoles, les zones d'autobus et autres éléments prioritaires sont clairement identifiés, tout comme les rues dont un seul un côté est déblayé.«Chaque responsable de secteur a son cahier qui explique clairement chaque tracé que les véhicules doivent suivre.Quand l'opérateur arrive à une intersection, il sait quelle rue prendre afin de ne pas s'engager à l'envers dans un sens unique», précise M.Girard.Cet été, ce programme sera utilisé afin de guider les préposés à l'entretien du territoire.«Ils vont aussi savoir dans quelles rues passer prioritairement le balai mécanique, ou savoir qu'ils doivent commencer leur journée par l'arrosage des fleurs des artères.Ils connaîtront même les endroits où il y a des problèmes, comme de l'asphalte abîmé ou un panneau d'arrêt (STOP) brisé», souligne M.Girard.«À Laval, il y a tellement de nouvelles rues que les experts n'en finissent plus de remonter le logiciel», a-t-il conclu.LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Même en temps de compressions budgétaires, l'ajout d'une structure politique à la Commission des écoles catholiques de Montréal n'offusque pas la présidente de la Fédération des Commraissions scolaires, Mme Diane Drouin.Mme Drouin ne commente pas les projets de coupures de dépenses gouvernementales dans le secteur des commission scolaires \"SEMAINE NATIONALE DE LA PHYSIOTHERAPIE\" : » \u2022 : » - - * v S \u2014 La Presse parlait il y a deux semaines d'une cinquantaine de millions.Les crédits du gouverne^ ment qui seront publiés mardi prévoieront aussi des coupures dans les budgets de l'enseignement aux adultes.Selon ces mêmes sources le gouvernement annoncera aussi des coupures de postes au sein même du ministère de l'Éducation, des compressions d'effectifs qui s'étaleront sur plusieurs années.Mais hier Mme Drouin refusait carrément de commenter ces informations.L'annonce de la création de nouveaux services à la CECM \u2014 doté d'un budget annuel de 175 000 $ \u2014 n'inquiète pas outre mesure Mme Drouin.De nombreuses municipalités disposent de tels services et, avec un budget de 700 millions, la CECM dispose de plus de revenus que plusieurs villes fait-elle valoir.Le fait qu'un chef de cabinet puisse être davantage rénuméré qu'un président élu \u2014 le poste de cabinet à la CECM sera payé 60 000 $ par année \u2014 soit davantage que les 45 000$ attribués au président François Ouimet, ne 1 offusque pas.Pour Mme Drouin, s'il fallait soulever des questions sur cette situation c'est davantage sur le niveau de salaire de l'élu, qui ne reflète pas du tout la somme de travail exigée de la présidence d'un organisme comme la CECM.Tirage du: 93-03-19 LT AT S u é b Numéros 812757 12757 2757 757 57 Numéros 81275 ¦ 8127 BB 812 5 Hyundai Sonata GL 1993* (numéros non décompo sables) *\t577 H 300 | 233 J 649\t\t | 304 J 258 | 751 J 876\t\t816 J 259\t * Chaque voilure est échangeable contre un lot de 15 000 S 50 iOtS bonis de 500 $ Chacun (nos non dfeomposablcs) 102H348 211H243 751H054 318J301 603J164 120H436 239H766 784H394 327J831 622J910 139H766 302H427 832H498 339J135 634J910 145H658 356H611 836H055 497J605 656J186 149H816 404H106 848H354 499J345 663J929 150H660 459H241 895H361 514J112 714J283 174H424 498H308 133J782 555J210 739J135 177H730 510H292 262J590 568J634 767J892 179H075 526H837 268J159 571J890 781J083 207H768 539H085 293J639 585J463 863J635 les modalités (rencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.55 autres lots bonis le vendredi 26 mars v.X ¦» V C'est grâce aux soins gratuits qu'il a reçus dans un service externe de physiothérapie d'un hôpital, qu'aujourd'hui ce petit garçon peut se tenir debout.Comme société, nous devons conserver les acquis de notre système de santé, et permettre à d'autres enfants de bénéficier des mêmes soins, gratuits, accessibles et universels.[dans le secteur public LA PHYSIOTHÉRAPIE m loin & efee hh ktxel Syndicat dn ph/iloihérapnuti et iin thtrafmut en réadaptaacm phyuque duQtttbtc 1001.RUE SHERBROOKE EST.BUREAU 850 MONTKÉAl (QUÉBEC) H2L \\l\\ TEL: (514) 526-Î719TÉLEC: (514) 521-0086» o R É S O LTAJLS O t O NUMÉROS 812757 12757 2757 757 57 Tirage du 93-03-19 LOTS 50000$ 5 000$ 250 5 25 5 5$ 1000$ 100$ 10$ PROATÏÏiCI-AI.Tirage du 93-03-19 NUMÉRO DÉCO M PO SABLE NUMÉROS 4671213 671213 71213 1213 213 13 LOTS 1 000 000$ 5000$ 500$ 100$ 25$ 5$ Tirage du 93-03-19 15 33 62 17 34 65 23 39 69 25 43 Prochain tirage: 93-03-20 SAMEDI DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI q u é b Tirages du 93-03-13 au 93-03-19 3 4 755 2197 259 2102 495 7039 566 7412 643 2493 521 9898 549 6332 Tirage du 93-03-19 NUMÉROS 165700 65700 5700 700 00 LOTS 250 000$ 2 500$ 250$ 25$ 10$ T V A, Je réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entro cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 MARS 1993 \u2022 A 5 Le déclin de l'orgueilleuse Cité écologique de l'Ère du Verseau est commencé JEAN-PAUL SOULIÉ HAMNORD ¦ L'étrange cocktail de la Cité écologique de l'Ère du Verseau a bien changé.C'était un mélange d'organisations communautaire, écologique, capitaliste, coiffé d'une spiritualité camouflée.Un groupe élitiste \u2014 on disait le ticket d'entrée fixé à 100 000 $ \u2014 à tendance survivaliste, retiré du monde vicié et criminalisé pour se lancer, malgré tout, à l'assaut des marchés d'alimentation naturelle, dernière planche de salut de l'humanité.Il en reste un «dernier carré» d'une centaine de personnes autour d'un atelier de couture comme il en existe une demi-douzaine dans la région de Ham-Nord.Des femmes piquent des bouts de tissus sur des machines alignées serrées dans une vaste salle.Quelques hommes distribuent des pièces à coudre, ramassent les pièces cousues.Image d'exploitation industrielle, qui évoque les bas salaires et la syndicalisation bidon.Ces gens travaillent comme des milliers d'ouvriers de Montréal, de Ham-Nord et d'ailleurs.Eux sont entassés dans les bâtiments d'une ancienne ferme réaménagée, située au bout du rang 8 de Ham-Nord.Ils sont les survivants de l'orgueilleuse Cité écologique de l'Ère du Verseau.1986.Les médias n'arrêtent pas de raconter à quel point ils sont géniaux, propres, écolos et radieux, les adeptes de la Cité écologique de l'Ère du Verseau.Ils arrivent au bout du rang 8 avec 100 000 $ par famille.mettent tout ensemble, et mènent une vie patriarcale et saine.Loin des villes, de la pollution, du crime et du pauvre monde.À qui ils veulent quand même vendre des tomates et des concombres cultivés sans engrais, des légumes biologiques.Le ver de terre est leur esclave dévoué.11 enrichit leur sol en les enrichissant.La Cité reçoit le grand public, des princes de 1 Église, un millionnaire beauceron, un ministre de Québec, Robert Dutil.1988.La guerre du pain fait rage à Ham-Nord et dans la région.Les artisans boulangers de la région luttent contre la concurrence «déloyale» de la Cité écologique qui écoule son pain biologique à un prix dérisoire.Les frictions sont nombreuses: interdiction de fumer dans le rang 8, absence de communication, etc.On parle désormais de la «secte» de Ham-Nord.Plusieurs désertions sont signalées, certaines largement étalées dans les journaux.1990.Des serres d'un hectare, équipées de systèmes électroniques, des tracteurs et autres pièces de machinerie sont mis en vente à la Cité écologique.Les sociétés Serres et Jardins Biosolaires font une faillite de 1,65 million de dollars.La «commune» de la Cité écologique de l'Ère du Verseau, considérée par beaucoup comme une secte, se replie sur elle-même.Plus de réceptions, plus de petits spectacles du dimanche avec lunch biologique dans la vaste salle communautaire décorée de personnages bibliques.«Pendant six mois, au moment de la faillite, le grand patron, Corne- lier, avait disparu.Et puis il est revenu.Quant à Guy Bélanger, il a toujours été là, note un client de l'hôtel de Ham-Nord.» Son voisin explique que «ceux qui étaient venus travailler dans les shops avec nous ont vite abandonné.Ils ne tof-fent pas longtemps.» Le climat s'est pourtant rasséréné à Ham-Nord.La boulangerie du village a prospéré, avec la fin de la concurrence de la Cité.Quand aux tomates biologiques, on comprend qu'à 4,50$ les deux ou trois, elles n'aient pas conquis le marché.Un accueil réservé Dans l'ancienne ferme convertie en atelier de couture, l'entrée de deux journalistes semble semer un début de panique.«Ah! Voilà Pierre! ça va aller!» Pierre Miron, c'est un ancien policier, quatorze ans au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Il est à la Cité écologique depuis les débuts.En 1990, il avait déjà expliqué à La Presse qu'il n'imaginait pas d'élever ses deux fillettes à Montréal.«Trop de crimes, trop de dangers, la drogue, la pollution.» Son opinion n'a pas changé.La semaine dernière, il est allé voir jouer le Canadien au Forum.«Vivre à Montréal, c'est épouvantable, l'ai encore des amis dans la police, je sais ce qui se passe.le ne voudrais pas que mes filles vivent au milieu de tout ça!» La visite sera brève, et ne dépassera pas le petit hall d'entrée de la vieille bâtisse.Immédiatement après l'arrivée de Pierre Miron, quatre hommes jeunes viennent se poster dans les issues.Pas menaçants.Silencieusement réprobateurs.«Nous restons ici pour l'école et pour nos enfants», déclare Pierre Miron.Ils sont une quarantaine à l'école du rang 8, maintenant rattachée à la commission scolaire locale.L'institutrice, Denise Lepitre, dit ne pas pouvoir répondre aux questions.Elle laissera quand même tomber que «oui, les enfants du ministre Robert Dutil sont encore ici.» Les anciens dirigeants \u2014 Corne-lier, Bélanger, etc.\u2014 sont invisibles.«Il n'y a plus de «patron», nous sommes maintenant une coopérative de travailleurs», affirme Pierre Miron.Quelque cent résidants demeurés à la Cité écologique continuent de vivre ensemble leur aventure communautaire.Us ont choisi la couture comme moyen de survie, mais ne veulent pas dévoiler leur chiffre d'affaires.« Nous ne sommes pas le seul groupe qui soit tombé, dira Claude Fo-rest, un ancien psycho-éducateur, lui aussi résidant depuis les débuts de la Cité.Les serres coûtaient très cher à chauffer.» Il est vrai que deux gros camions de livraison d'huile venaient tout juste de quitter le rang 8 et les merveilleuses serres qui n'appartiennent plus à la Cité.Dans le grand bâtiment tout neuf qui abrite l'école, les salles communautaires, et depuis la nouvelle orientation de la Cité, une salle de «Contrôle de la qualité», le travail continue, même s'il est cinq heures et demie.Mais on ne visite pas.L'ex-policier Pierre Morin a presque gardé intacts ses vieux réflexes: Circulez, il n'y a rien à voir! Les serres de la Cité sont devenues un jardin de fleurs ¦ Que ce soit au garage sur la grande route ou au restaurant du village voisin, tout le monde connaît le nouveau propriétaire des serres construites par la Cité écologique de l'Ère du Verseau.Et tout le monde est bien fier de lui.«Vous voulez voir Yves Lafrance?Il est sûrement au travail dans ses serres, il est toujours là!» Un enfant du pays, Yves, actionnaire majoritaire de la compagnie qui a racheté pour 1,5 million de dollars un hectare de serres toutes neuves, parfaitement équipées.Son père et quelques proches sont également actionnaires.11 a fait ses études à l'école d'agriculture de Saint-Hyacinthe.Avant d'acheter les serres de Ham-Nord, il en avait construit à Warwick.Yves Lafrance a 27 ans.Dix ans de métier dans l'agriculture en serre.Il est célibataire.« Mais j'ai une amie ! » s'empresse-t-il d'ajouter.Il fait un chiffre d'affaires de 1,5 million de dollars par année avec sa production de fleurs en pots.Très accueillant, heureux de faire visiter son domaine, il explique en détail les hortensias, les cyclamens, les géraniums, les azalées, les poin-settias, les paniers suspendus.Chaque saison a sa production particulière, Pâques, la Fête des Mères, la Toussaint, Noèl.et on recommence.Il y a maintenant trois cycles de saisons qu'Yves Lafrance est installé à Ham-Nord.«Nous sommes merveilleusement situés, et les installations sont extraordinaires.Notre production est écoulée par des grossistes qui vendent au Québec, dans les Maritimes, et un peu en Ontario et aux États-Unis.Vous voyez ces violettes africaines toutes fleuries?Il y en a 100 000 pots en ce moment.Chaque année on en fait 400 000.» Yves Lafrance et son agronome Johanne Chauvette au milieu des cyclamens fleuries.PHOTO J6AN GOUPIL.Ut Presse Avec sa douzaine d'employés \u2014 il en a seize en tout à l'année longue \u2014 secondé par son agronome, Johanne Chauvette, qui a fait ses études à l'université Laval, Yves plante 100 000 pots par semaine.Au moment où il fait visiter son domaine, son équipe met en pots 400 000 boutures de géranium arrivées par avion des îles Canaries.«Nous n'avons personne de la Cité, dit-il.Les employés viennent tous des villages voisins.Au début, j'ai cru comprendre que les membres de la Cité écologiques voulaient travailler ensemble.Il aurait fallu embaucher tout le personnel chez eux.» Les serres ont coûté plus que leur prix d'achat.Il a fallu vider la terre «biologique», enrichie par les vers de terre, et installer des tables pour les pots de Heurs, et améliorer tout le système d'irrigation.Mais ces systèmes sont perfectionnés à mesure que la production progresse.Vers cinq heures, quand les employés des serres quitteront le travail, ils passeront devant les ateliers de couture de la Cité écologique où, dos courbé sur leurs machines, les couturières continuent à faire défiler les pièces de tissus.Vous pensez hifli Vous voulez du choix.,.Pfvj dû 80 (empesantes différentes! .des informations?H Mous avons 20 ton&eUhrs-experts .les meilleurs prix?H Hous vous h garantissons! 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