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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-04-10, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles 1 Théâtre Musique Télévision Restaurants Vins Galeries d'art LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 > ici ¦t.f c Une vue de l'atelier j encombre:- «- de l'artiste, qui occupe le premier : étage d'un chalet édifié en bordure d'un lac dans les Laurentides, et qui sert de tanière a Jean-Paul Riopelle.A 70 ans, le coeur, le corps et l'esprit ne vibrent encore que pour la nature S'il n'a plus bon pied, bon oeil, le peintre a conservé toute sa verdeur de langage I 3 X O \u2014« \u2014j « S es O ce i/i O »-O z a 4 .\\ Des kilowatts d'énergie en spectacle 7- ,i \u2022 ' ' IOS,/ I M | .\u2022 .P R Ê S F, N T F.N T 2 soirs seulement ven.30 avril 2011.sam.1er mai i%.llliràlrr 4 EftU\t>»\u2022>)>\u2022 k/vftl » a ;m, \t En vente maintenant III I l « f U I t Mon i.y nrs cOuvEUKriuts.- i u.t uajjj.* et en province: 24 avril Grand théâtre de Québec 25 a\\ ril Salle Maurice O'Bready.Sherbrooke 28 avril Centre culturel.G a tin eau 2l> avril Centre culturel, Joli.Ile 5 mai Salle J.A.Thompson 1 rois-Rivières I ¦ E 2 T LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 SPECTACLES PHOTOS JEAN COU PI L.Julie Masse La belle chanteuse au Spectrum plus d'un an après l'Olympia .s \u2022 * \u2022 ^ M»J ?\u2022 j MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale ¦ M «Au départ, l'idée de faire le Spectrum me faisait un peu peur, m'explique lulic Masse en déposant un morceau de fromage sur sa toast après l'avoir tartinée de confiture (wouache!).j'ai surtout fuit des spectacles dans des salles où le public est assis et puis je me disais que les gens de moins de 18 ans ne pourraient pas venir me voir, tout ça., poursuit-elle en croquant dans sa toast.Mais le Spectrum a maintenant un per-mîs semblable au Forum, tout le monde pourra donc venir voir mon spectacle et puis ma belle-soeur m'a dit 'Yeah, au Spectrum, on va pouvoir danser!'».Il fait soleil dans le paisible restaurant de l'ouest de Montréal, que j'ai choisi en espérant que nous ne serons pas trop dérangées.En effet, Julie Masse est certainement l'une des artistes les plus abordées du milieu artistique québécois.Lors de la première du spectacle de Marie Carmen (qu'elle admire énormément), ses fans faisaient la file près de son fauteuil pour obtenir un autographe, lui parler, la regarder.lui sourire, aussi bien avant le spectacle qu'à la pause.«|e prends toujours une demi-heure à une heure après tous mes spectacles pour signer des autographes, confirme-t-elle, et vraiment, ça me fait plaisir.» Notre entrevue ne fera pas exception à la règle: le garçon de cuisine prendra son courage à deux mains.pour demander à un de ses collègues d'aborder la si jolie chanteuse afin de lui obtenir un autographe et le cuisinier viendra lui apprendre qu'il habite tout juste en arrière de la maison de sa mère! C'est sans doute là le secret du charme de Julie Masse: elle est à la fois ravissante et simple, éclatante et naturelle \u2014vraiment ce que les Anglais appellent «the girl-next-door».La fort belle fille d'à côté sera donc au légendaire Spectrum pour trois représentations, soit une le samedi 17 avril et deux le dimanche 18, sans première partie, lulic Masse présentera à cette occasion un tout nouveau spectacle, plus d'un an après son tout premier à l'Olympia.«C'est vrai qu'à l'époque, je ne savais pas trop comment occuper la scène.Tout a été si vite, après OTAM Une production du THÉÂTRE DES CONFETTIS texte de Louise Bombardier mise en scène de Brigitte Haentjens jusqu'au 18 avril samedi et dimanche 15 heures 1875?09 -403 wm 255, rue Ontario Est (Métro Berri-UQAM) Renseignements et réservations: 288-7211 le premier album! Cette fois-ci, j'ai fait appel à un metteur en scène, Jean-Pierre Brouillé, qui a travaillé notamment avec Jean-Marc Parent.Ce show, on l'a donné plus de quinze fois déjà, je me sens prête.J'ai hâte!» Tout va incroyablement vite, en effet, pour la blonde Julie depuis ses débuts fulgurants en 1990.Son premier album s'est écoulé à ce jour à plus de 200 000 exemplaires, il lui a valu trois Félix, son second album, À contre jour, dépasse déjà les 100 000 unités un an à peine après sa sortie et elle vient tout juste de remporter le Juno de la chanteuse la plus prometteuse au Canada.D'ailleurs, le souvenir de ce Juno la fait encore sourire de pur plaisir.«Je n'en revenais pas, je suis allée à Toronto vraiment sans y croire.Après la cérémonie, je me suis demandée pourquoi le milieu du show-business anglophone avait songé à moi.Et puis, finalement, je pense que c'était peut-être normal.Après tout, l'an dernier, j'ai été faire une présentation aux Junos et j'ai également participé à un spectacle, le Life Unity Concert, avec plein d'artistes de tous les genres, comme Buf-fy Sainte-Marie.C'était un show justement pour démontrer que nous étions tous de la même famille, indépendamment de notre langue, de notre culture, de notre origine, de notre style.C'a été super.À cette époque, j'ai fait des entrevues avec différents médias anglophones, notamment parce que les Canadiens-Anglais n'en reviennent pas qu'on vende 200 000 exemplaires d'un disque dans un marché aussi petit que le nôtre.» Les fans de Julie Masse pour- ront également la voir au petit ; écran le 23 avril prochain, à 19h, dans le cadre de l'émission L'Aventure, produite par le Club Aventure et diffusée à Radio-Canada.Pour les besoins de cette série, Julie a visité le Kenya.Dès qu'il est question de ce voyage, le visage de Julie s'éclaire encore plus, si c'est possible.«J'ai plein d'images qui me reviennent sans cesse du Kenya, j'ai vu des choses.» Et Julie de ra- : conter le mode de vie des Massais, la structure de leurs villages, puis de relater une incroyable balade en montgolfière («Hey, fallait que je sois au Kenya pour accepter de faire cela!») au-dessus de milliers de gnous \u2014un étran- i ge mammifère qui rappelle à la ; fois l'antilope, le taureau et le \u2022 cheval.Cette balade s'est d'ail- '.leurs terminée par un petit déjeuner en pleine savane, arrosé au Champagne! Mais avant de revoir ces souve-.nirs de voyage, Julie aura occupé les planches du Spectrum, sur lesquelles elle interprétera les pièces de ses deux albums, plus deux reprises.«Le spectacle comprend des.moments forts et des moments plus intimes.Et je chanterai bien sûr C'est zéro.C'est drôle, cette chanson, je l'ai écoutée cent fois avant de l'enregistrer, je l'ai écoutée cent autres fois après l'avoir endisquée, je l'ai chantée à des centaines de reprises.Eh bien, chaque fois, elle me fait le même effet, je me sens portée.Ce n'est pas à cause de ce que dit la chanson.C'est à cause de tout ce qu'elle a représenté dans ma vie.de tout ce qu'elle m'a apporté, le ne te mens pas, chaque fois que je la chante, j'ai la chair de poule.» Votre soirée de télévision fi i Fi \\r 11 11 i i j i 11 \u2022 i « \u2022 [ : CHOIX D'ÉMISSIONS ! par Louise Cousineau 34:00 QD \u2014 Parade des succès A compter de maintenant et pendant tout le weekend, on diffusera les 160 clips les plus populaires des dernières années.30 O \u2014 La Course Destination Monde Manuel Foglia y sera interviewé.Sera-t-il plus lo- 3uace qu'au Gala de imanche dernier ?18:00 © \u2014 Le Téléjoumal Edith Butler commente.18:30 :\\7 - 1 - \u2014;Seuil y rencontre L'animateur de Nightline au réseau ABC, Ted Kop-pel, un des meilleurs journalistes de la télé.21:00 (D \u2014 « Le Festin de Babette » Quel beau film ! Une grande cuisinière française devenue servante chez des Danois super-puritains leur fait découvrir le plaisir quand elle gagne la loterie.A enregistrer pour revoir et revoir.Avec Stéphane Audran.112 :00 3D \u2014 The Dame Edna Expérience Dame Edna est un monsieur déguisé en fille qui fait souvent les entrevues les plus drôles de la télé.Si vous avez l'oreille anglaise, c'est à essayer.CD ©t O ® ® CD 18 h 00 leTétejoumil The Km NewsonS Saturday Report 18 h 30 Scufy rencontre CBS News NBCNews Bestof Mtdday 19 h 00 19 h 30 Juste pour rie StarSearch jeoparuy TheMonarthy JubûeeYet* Cmê-extra: Deux Super-Flics.Cinè-exto: Deui Super-Flics.Newsane Eyewitness News LeTétèjoumal BrcddcastN.Enotand ScuRy rencontre Or.Qumn, Medicjne Woman Whed ot Fortune I Jeopardyl Juste pour rire Cmê-extra: Deux Super-Fin.Put» LeTèléjoumal Vrsé© ABC News PotkaDotDoor Hockey Wortd Scufly rencontre Omni Science Didn't Think That Sttf Trek; The Next Generition Juste pour rire Oxygène Remparts Star Trek: The Next Génération 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 Hockey, les Bruira de Bostcn vs te Canadien de Montréal Dr.QkJm, tftedcfie Wonsn Nurses LeagueolTheirOwn E/npty Nest Brooklyn Bridge MadAboutYou 22 h 30 Tëéjoumai/Sports Raven ReasonableDoubtt Ciré**** Oei pour oti.Ciflè-eitrerOei pour oeil Alrott Htm IW TOUnj fnOwni *JHc3 UflgrUOC?KittsmdOog wroenown TheCornmish Top Musique Top Musique Courtier stiike The Commish Kocker.tes finira do Boston va le Ceradéen de Montréal Tèiéjoumal/Sports Cin^extcOeipouroei KtftsendDog Countefitrfte Top Musique TheCornrnish Hacker les finira de Boston vs te Carâende Montréal Perler pour psr%: Li Dépression.National Géographie Lawrence Welk Show: The Easter Show.Sports Plus Hockey Gardensof The World Week-end des Nos Un Les Simpson Sneik Previews Dossiers Justice Perfecto Senior Report AustJnCrtyUmrts Ele écrit au meurtre TheEdHors Journal télévisé The Melaugtfn Group VWon 5 (19H3S) Fax: rinfoPlus Hockey international: Canada vs États-Unis (17h).L'Equipe de casse-gueule (17H30) Q23Z TheWaterdance(17h15) The Young Inoiina Jones Chronicies GAémasawrVontièrt^UFt^deBabeUfi.TheCommish Mone.* The Robe.AlCrutmQreitvidSmal MayToDecember Warbng For God Cmémat le Patriarcht.TV» AjmmI ThaAasaa ConcertRus: The Brit Awards.LaOassigue de bowling URssurell(19h?0) PoaArvely True Adventures Of.(1SH15) VanDerVat i e£)oumaf / opons 23 h 00 23 h 30 Qnémales Baleines du mois d'août (23h10).The News News on 5 The National Le TVA/Sports Le TVA/Sports CTV Weekend News Eyewitness News Ed SuHivanShow SaturdayNightLive City Beat (23h25) Lotto/Cinéma Lotto/Cinéma Nightline Saturday Night Spf Cinêmtles etMnes du mois d'août (23h 10).Le TVA /Sports CTV Weekend News Lotto/Cmèma Puise CWmaies Baleines du mois d'août (23h10).Points de vue (22h45) Ths Commun uomreriaaons \\2Zn2v) The Dame tara Expérience! Le Journal (22h08) RedDwarl Sacrée Soirée: Spécial HoBday On ka.Sports Plus (22h38) WKRP in Cincinnati Conwmmaction(23h45 Baywatch MovicThrte Coins in The Fountam (23hOS).A Tribute To Hany Chapin Plein Air (23h0ê) Survivors Le Cefde de minuit Spécial Matsse.Bleu Nuit (23h38) Movie Bon Weekend Week end des Numéros Un La Boxe Ligue en questions Mon cousin Vinny DreamOn Ûladator Sports 30 Héros de l'hiver Sans rémission (23h05) OneGoodCop (23h15) Changement de dernière heure. LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED110 AVRIL 1993 E3 Lamarre fait des vagues: les marchands d'art sont frustrés JOCELYNE LEPAGE epuis quelques mois, le nom de Bernard Lamarre fait se dresser les poils des marchands d'art et gens de musées canadiens, en particulier ceux de Toronto.Mais la grogne commence à se faire entendre, sur un mode mineur, à Montréal.Depuis que l'ancien P.D.G.de Lavalin a été nommé, il y a deux ans, président de la Commission d'examen des exportations de biens culturels \u2014et que son nom est plus facile à retenir que celui de la commission en question \u2014 on accuse M.Lamarre de bien des maux.Résumons les ainsi: la Commission révise à la baisse l'évaluation, qui est faite par des experts, d'oeuvres d'art offertes en dons (contre des crédits d'impôt) aux musées et autres institutions canadiennes.Conséquence: au lieu de donner des oeuvres aux musées, les collectionneurs les garderaient pour eux ou préféreraient les vendre aux enchères.C'est ce qu'aurait fait le collectionneur Joey Tannenbaum cité dans le Globe and Mail et The Gazette avec quatre Tissots qu'il a vendus récemment par l'entremise de Sotheby's au lieu de les donner à l'AGO (Art Gallery of Ontario) ou au Musée des beaux-arts du Canada.Le hic dans l'affaire, c'est que M.Tannenbaum n'a jamais soumis ses Tissots à la Commission canadienne d'examen.Les mauvaises langues disent qu'il a seulement fait beaucoup de bruit pour attirer l'attention sur des oeuvres qu'il comptait vendre à New York.Il faut savoir que la valeur des dons telle qu'acceptée par la Commission d'examen donne droit à des crédits d'impôt équivalents pour les donateurs.Il faut savoir aussi, que faute de budgets d'acquisition dignes de ce nom, les musées canadiens en général comptent beaucoup sur les dons qui leur sont faits.Et ils n'en auront que dans la mesure où il existe des «mesures incitatives» en ce sens, comme il en existe ailleurs, dans les milieux de la science ou des affaires, par exemple.Mais le milieu des arts n'est pas exempt des péchés qui se commettent également ailleurs, notamment en manière d'abus et de combines pour obtenir des évaluations gonflées et payer le moins d'impôt possible aux gouvernements.Il y a même des marchands qui se sont faits une spécialité de grossistes en oeuvres à «donner» aux musées, c'est-à-dire qu'ils vendent des oeuvres à bas prix et émettent des certificats qui correspondent à une évaluation plusieurs fois plus élevée que le prix payé en sachant que l'oeuvre en question sera acceptée par un musée, ce qui rapporte parfois plus en crédits d'impôt que le montant payé pour l'oeuvre.Parfois, le supposé donateur n'a même jamais eu l'objet entre ses mains.L'arrivée de Lamarre coïncide avec un ménage entrepris par Revenu Canada pour éliminer ces abus, et avec un resserrement des règles.Selon le Secrétaire de la Commission d'examen, David Walden, le montant annuel des évaluations d'oeuvres d'art approuvées par la Commission se situe entre 50 et 60 millionsS.Le pourcentage d'oeuvres évaluées à la baisse est de l'ordre de 10 p.cent, la baisse qui touche ce 10 p.cent serait de l'ordre de 30 à 50 p.cent.Frustration normale La frustration des musées et marchands d'art torontois à l'égard de la Commission est facile à comprendre.Ce sont eux, les musées torontois, qui choisissent les marchands à qui ils confient les expertises.Ces évaluations, faites habituellement par deux marchands d'art, sont soumises à l'examen de Léo Rosshandler (un Montréalais et ancien conservateur de la collection Lavalin) et à ses associés, quand il s'agit d'art canadien et d'art contemporain.Quand les oeuvres sont européennes ou américaines, on fait appel à d'autres services.«Il y a des gens qui vivent encore dans les années quatre-vingt, dit Léo Rosshandler.Le marché de l'art dans les années quatre-vingt-dix, aussi bien à New York qif à Paris qu'au Canada, fonctionne à moitié de ce qu'il était.Le rôle de la Commission, au fond, est d'ajuster les concessions fiscales, car c'est de cela qu'il s'agit, à la valeur réelle des choses.» M.Rosshandler reconnaît cependant que l'on ne peut pas vraiment ne tenir compte que de la valeur marchande réelle des tableaux pour établir une évaluation.«Il y a des tableaux qui ne se vendent pas du tout, dit-il, ça ne veut pas dire qu'ils sont sans valeur.» La situation des musées montréalais est différente de celle des musées torontois, explique quant à lui le directeur du Musée des beaux-arts, Pierre Théberge.«Pour qu'un don soit accepté par le Musée, dit-il, il faut qu'il soit offert accompagné d'une évaluation d'experts déjà faite.Si le montant de l'évaluation est contesté par la Commission, c'est au donateur de régler le problème.» Le Musée d'art contemporain fonctionne de la même manière.Mais le Musée du Québec, qui commande lui-même les expertises, se trouve un peu dans la situation du Musée des beaux-arts de l'Ontario.«Habituellement, dit le responsable des acquisitions, Yvon Milliard, on s'arrange pour répondre aux exigences de la Commission.L'an dernier, toutes les évaluations fournies par le Musée du Québec ont été retenues.Cette année, je dirais que 2 pour cent ont été contestées.» Le problème, selon M.Milliard, c'est que le marché est dépressif et que le prix des oeuvres est évalué, par la Commission, en fonction du marché actuel.«La juste valeur marchande est appliquée dans un sens restrictif, dit-il.Peut-être pourrait-on la calculer en fonction d'une plus longue période.» Mais si la grogne est plus grande à Toronto qu'à Montréal contre la Commission, poursuit-il, c'est tout simplement parce que c'est là que se font les dons les plus importants.Plus le montant d'une oeuvre est élevé, plus est grande la sévérité de l'examen auquel il est soumis.Galeries inquiètes Mais le mécontentement commence tout de même à prendre forme dans les galeries montréalaises comme l'ont fait comprendre à La Presse des représentants de l'Association des galeries d'art contemporain de Montréal, notamment Christiane Chassay, présidente, Éric Devlin, vice-président, et Michel Tétreault, ex-président.Les galeries montréalaises font elles aussi des expertises pour le compte de particuliers ou d'institutions.Selon l'Association, on ne connaît pas les règles sur lesquelles se base M.Rosshandler pour contester les évaluations qui sont faites.Si la valeur marchande actuelle est la seule à prendre en compte, c'est terrible pour le marché de l'art québécois et canadien que l'on travaille actuellement à consolider, et pour les musées qui comptent sur les dons pour approvisionner leurs réserves.«Le problème au Canada, c'est qu'il n'y a pas de points de repères comme à New York ou à Paris.Les encans d'art, ici, ce sont pratiquement des bazars.On ne peut se fier sur les marchés secondaires pour établir la valeur des oeuvres», dit M.Devlin.«Une oeuvre d'art, ce n'est pas un objet comme un autre, c'est un produit culturel, dit Christiane Chassay.On ne peut pas tenir compte uniquement de la valeur du moment.Il faut ajouter la carrière de l'artiste, son importance historique, sa présence dans les musées, etc.» «C'est de notre histoire qu'il s'agit, de notre patrimoine», renchérit pour sa part Michel Tétreault, qui aimerait bien que la Commission fasse plus confiance en la valeur culturelle de l'art, une valeur difficile à chiffrer.ARTS VISUELS Demain, dans le cahier Livres êêb Presse explore l'écriture américaine et s'intéresse à une ttm Histoire de lu littérature américaine dressée par Pierre-Yves Pétillon, au JR de William Gaddis et à des récits de William Faulkner destinés aux jeunes.Aussi, des essais sur la présidence Clinton.Aussi, la recension des dernières parutions dans le roman québécois.Et la plus récente création de Peter Ustinov.L'embarcation de glace, peinte récemment par Riopelle.ROBERT MAILLOUX.Lê Presse Que de souvenirs dans la gibecière de Riopelle! SUITE DE LA PAGE E1 Et Riopelle parle d'un autre ami d'origine Scandinave, Her-man-Smith lohannsen, Jack Rabbit.Né en Norvège, lohannsen s'est installé chez nous et a implanté au pays la pratique du ski de randonnée.|ack Rabbit occupe une grande place dans la vie de jcan-Paul Riopelle.Lorsqu'il a construit sa maison clans les Laurentides au début des années I970, Riopelle voulait tout bonnement bénéficier d'un endroit pour pécher et chasser, l'automne et l'hiver.lack Rabbit devint rapidement un familier de la maison.Entre ses doigts devenus malhabiles, Riopelle fait tournoyer une mouche a pèche.«Cette mouche-là, c'est la |ack Rabbit.» Avec un autre vieil ami, Paul Marier, ex-officier de l'armée canadienne, Riopelle fabrique des mouches.Il a pour Marier, pour ses dons de pêcheur, de concepteur de cannes et de leurres, une admiration sans borne.«Nous avons l'intention de constituer ensemble, dit Riopelle, un coffret de I00 mouches et d'en vendre quelques exemplaires».Parmi ces mouches, il y en aura une, faite de plumes, que j'ai pu admirer et qui porte aussi un nom célèbre: la Riopelle.Il devient intarissable, |ean-Paul Riopelle lorsqu'il parle de pèche, de chasse, de canot, d'avion, de sport.Dur sur le bambou, il ne parvenait plus à trouver de cannes à moucher.Paul Marier a dû lui en confectionner une en démontant sa propre canne avec laquelle il avait gagné des tournois dans les années 20.Sa plus belle prise?Une omble de l'arctique de huit à 10 livres capturée sur la rivière Georges qui se jette dans la Baie de l'Ungava.Et Riopelle de raconter comment un vrai pécheur ramène la prise à l'embarcation en employant à la toute fin ses mains pour la capturer tout doucement, alors que le vulgaire pécheur a recours à l'épuisette.fit Riopelle de s'offusquer lorsque l'on opère un rapprochement entre lui et Ernest Hemingway, «l'ai connu Hemingway à Venise.Il avait écrit Le vieil homme et la mer.|e peux affirmer une chose: Hemingway ne connaissait pas grand-chose à la pèche.On s'en rend compte en lisant ses livres.» ROBERT MAILLOUX Lit Presse Riopelle: taux ».«Ne me parlez surtout pas des médecins et des hôpi- Riopelle devient fascinant lorsqu'il laisse tomber les noms de gens qu'il a connus et fréquentés à une certaine époque.«|oan Miro, qui était plus petit que vous.Des peintres canadiens qui ont réussi en Europe, il y en a eu d'autres.Il y a eu |ohn Lyman, Morrice, puis Scotty Wilson.Scotty a commencé comme vendeur itinérant de casseroles.Il possédait une pawn shop sur la rue St-Laurent lorsque le docteur Stern l'a découvert et lui a acheté 100 toiles.Il est venu vivre avec nous à Paris, nous prenions un verre ensemble avec Breton et les autres.C'est lean-Paul Sartre qui payait le loyer de Scotty à Paris.» lean-Paul Riopelle a vécu pleinement sa jeunesse, dangereusement.Né en 1923 à proximité du Plateau Mont-Royal, son père qui avait été formé au Monument National lui a inculqué, à l'âge de quatre ans, sa passion pour le dessin.C'est à l'école primaire qu'il a fait ses premiers «faux» Riopelle, en signant de son nom les dessins de son père.Il s'amusera plus tard à en commettre d'autres, en modifiant sa propre signature sur certaines oeuvres pour confondre les experts.Les premiers dangers, il les a affrontés sur la patinoire de hockey avec l'équipe de l'immaculée-Conception.Il jouait dans l'équipe avec Maurice Richard.Blessé au dos, il en ressent toujours les séquelles aujourd'hui.Durant la guerre, il s'est retrouvé dans l'Air Force en train de patrouiller les eaux du St-Laurent pour chasser les sous-marins allemands.«Les eaux en étaient infestées, assure-t-il.Au début, avec les avions de chasse, c'était risqué parce qu'ils tiraient plus rapidement sur nous que nous sur eux.» Chasseur chassé, Riopelle devait plus tard inverser le processus en chassant, en partant de terre cette fois, les oies qui tentaient de filer vers le ciel.«Pas facile de tuer une oie.À plus de 40 pieds il n'y a plus rien à faire c'est trop tard.On n'y arrive pas de dos non plus.Pour tuer l'oie, il faut lui voir les yeux et le poitrail.» Il n'est pas plus facile de tuer l'oie que de mettre Riopelle dans sa gibecière.Robert Guy Scully en sait quelque chose.lean-Paul Riopelle conserve toutefois un excellent souvenir de Fernand Seguin qui a pris le temps de l'apprivoiser avant de braquer une caméra du Sel de la semaine en sa direction.«Nous avions d'abord fait connaissance.Nous avions passé un mois ensemble à chasser et à pécher sans parler de peinture.» Riopelle a vécu sportivement des années durant.En s'adonnant à la course automobile professionnelle, en naviguant dans la Méditerranée sur son voilier de 45 pieds, le Sérica, acheté dans les années 1940 de Pierre Matisœ.Riopelle possède toujours le Sëri-ca et s'impose toujours une règle, ne jamais utiliser le moteur, même pour rentrer au port.lean-Paul Riopelle aime les embarcations.Celle qu'il vient de peindre appartenait il y a peu de temps encore à une équipe de course sur glace.L'embarcation était employée autrefois pour assurer le transport du courrier et du médecin, l'hiver, sur les eaux du fleuve.L'idée de Riopelle est la suivante.Intéresser quelqu'un à faire l'acquisition de l'embarcation peinte par lui et donner tous les bénéfices de la vente à l'équipe de l'ile-aux-Grues et du Château Frontenac pour subventionner leurs opérations.Le goût du sport toujours.¦m Le sport qui lui est dorénavant interdit, son dos étant dans un piètre état, ses os étant semble-t-il perclus d'ostéoporose et ses yeux embrumés par les cataractes.Riopelle refuse par contre l'aide des médecins.«Il y a plusieurs années, mon ami Diego Giacometti (le frère de Giacometti) a eu un problème de cataractes.Pierre Matisse lui a recommandé le meilleur médecin.Giacometti a réuni une trentaine d'amis pour leur demander de le conseiller, l'étais parmi eux.Certains étaient pour l'intervention et d'autres contre.Il a pris la décision de subir l'intervention et il est mort quelques jours plus tard à l'hôpital.Mon ami |ack Rabbit a toujours été en pleine forme ( il a fait du ski de randonnée jusqu'à 108 ans et il est décédé à 111 ans) lorsqu'il a eu une grippe alors qu'il faisait un voyage dans sa famille en Norvège.On l'a hospitalisé et il est mort dans les jours qui ont suivi.Alors ne me parlez pas des médecins et des hôpitaux.» Si Riopelle n'a pas gardé bon pied, ni bon oeil (les verres qu'il porte sont ceux d'un ami, pas question pour lui de consulter un ophtalmologiste), il a par ailleurs conservé toute sa verdeur d'esprit et de langage.Et le Champagne lui fait toujours le plus grand bien.- ^ » « théâtre d'aujourd'hui Direction artistique : Michelle Rossignol T h i \\ T i* r.n v: QUAT'SOl'S -.-.-.'t r I«h.v AVK !>»:> PINS rsT MTT.Du 22 mars au 17 avril 199*3 citorm/ t> UM H ON n i\u2022 i .i -\\ .i 1 L'HOMME LAID de BRAD FRASER - - ' F~ AVERTISSEMENT AVERTISSEMENT mise çn scène de Derek Goldby Ce spectacle contient des scènes traduction de Maryse UUarda susceptibles de choquer certains spectateurs.avec Jean-François Beaupré.James Hyndmarv Stéphane Jacques.Micheline Lanctôt.Mâcha Limonchtk, Mane-Chantal Perron, Mario Saint-Amand ei i*s.coni:fpUurs Mane Bernard.Uean-Yve9 Cadieux Dnvd Gaucher Claude Lemelm StéphandjMongeau et Olivier Xavier tàfà faaftff au^ffbdi£0 h, dimanche 15 h.RESERUATIONS : 845-7277 ADMISSION -790 124b D'après la vie et l'oeuvre de Marina Tsvétaéva de Michèle Mqgny mise en scène de Martine Beaulne avec Élise Guilbault, Anne Dorval, Emmanuel Bilodeau Représentations à 20h du mardi au samedi et à I 5K le dimanche Réservation* ; 282-3900 3900,rue St Denis.Montréal , Billets également disponibles à La Licorne 4559.rue Papineau et a la Nouvelle Compagnie Théâtrale 4353, rue SteCathenne est toiacunt !.i E4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 EU DISQUES SUPPLÉMENTAIRES Dessaints : un coup de maître CLAUDE GINGRAS ESPACE LIBRE OU 23 MARS AU 10 AURIL nombre de places limite ADMISSION : 790-1245 ESPACE LIBRE : 521-3391 ¦ L'Ensemble Amati, que dirige son fondateur Raymond Dessaints, vient de réussir un autre coup de maître.Ce premier disque d'une intégrale des douze petites Symphonies pour orchestre à cordes que Mendelssohn composa entre les âges de 12 et 14 ans est un succès complet qui rejoint celui des six Sonates de Rossini que la petite formation de seize cordes enregistra en 1991.Ce «volume 1» contient quatre symphonies (les nos 2, 7, 9 et 10); on en conclut #5% / » % * * I .TV- mm / A / f BTIVAi » THEATRE h D U 2 7 A I A U 1 2 J U I Allemagne Lights ïh\u20acilijïtj w i l s 0 h Canada fronteras Americaoas VERDECCHIA Canada The Lorca Play brooks/macivor Chili Molfljondre c e l e 0 ô n Chili Popol Vu h ferez a r a y a Espagne Lu Grenyn de Pflsqudl Pkanya 16 spectacles remarquables venant d'Allemagne, du Canada, du Chili, d'Espagne, de France, du Québec, de Roumanie et de Russie.Les metteurs en scène Le page, Purcarete, Wilsoii.Les auteurs Garneau, Koltès, Stein.Les compagnies québécoises sont à l'honneur avec L'Opsis, Repère, la NCT et Le Carrousel qui propose un spectacle destiné tant aux 8 à 12 ans qu'aux adultes.Deux créations torontoises de la nouvelle génération.Deux spectacles du Chili.en plein cœur du Parc Lafontaine.Un Shakespeare roumain, un Tchékhov moscovite.Un concert théâtral tout à fait unique de Caries Santos.Des rencontres, des mises en lecture, des tables rondes, un cabaret.n s Québec Comédie Russe denoncourt Québec (ont» d'enfants réels a u d r e a u l t BILLETS EN VENTE DES LE 13 AVRIL Billetterie: Monument national, 1182, boul.Saint-Laurent Admission': 790-1245 ou 1 800-361-4595 \u2022Sauf pour Doctor Faustus Lights The Lights - Ticlcetmaster: 790-1111 Pour tout renseignement sur la programmation: INFO-FESTIVAL: (514) 842-3997 CFGL IU>./ I «-4 fi 19 9 3 l Québec Coriolan (Cycle Shakespeare) e p a g e Québec l (Cycle Shakespeare) e p a g Québec Le Tempête (Cycle Shakespeare) e l e p e Québec Joie pol pelletier Québec Roberto Zucco m a r l e a u Roumanie Titus Andronicus purcarete Roumanie-France Six personnages en quête de.10ucachevsky Russie les Trois sieurs pogrebnichko i que l'intégrale fera trois disques.Ces oeuvres de jeunesse ne sont certes pas de la grande musique mais elles sont habilement tournées, mis à part le fait qu'elles sont d'un adolescent.Habituellement, leur mérite s'arrête là.Dessaints et ses jeunes musiciens vont plus loin : ils confèrent à cette musique un relief et un brio, une tendresse et une affection, bref un engagement total qui, appuyé sur une technique collective absolument irréprochable (quelle justesse!) et une prise de son détaillée et vivante, a produit un disque que l'on prendra un immense plaisir à écouter.Si j'en juge par ce premier disque, l'intégrale Amati n'aura rien à envier aux trois actuellement disponibles.j'irai plus loin: avec son disque Rossini déjà mentionné et maintenant ce premier Mendelssohn, le tandem Des-saints-Amati risque de menacer sérieusement la suprématie de Turovsky et ses Musici.MENDELSSOHN: quatre Symphonies pour cordes no 2.en re maieur; no 7.en re mineur; no 9 en do mineur; no 10.en si mineur.Ensemble Amati Dir.Raymond Dessaints (Ana-lekta.AN 2 9503).Minicritique \u2022 BEETHOVEN les neuf Symphonies.Cham ber Orchestra of Europe, dir.Nikolaus Har-noncourt (Teldec.coff 5 d .2292-46052-2).¦ Une lecture très détaillée mais plutôt distante, presque indifférente, avec des vents et des timbales soulignés au détriment des cordes, qui du reste ne chantent jamais.M.Harnoncourt a peut-être fait trop de baroque.Il n'a rien à dire dans Beethoven.MESSIAEN Turangalila Symphonie Orchestre de l Opéra Bastille.Yvonne Loriod.pianiste.Jeanne Loriod.ondiste.dir.Myung-Whun Chung (Deutsche Crammophon.431 781-2).¦ L'orchestre de la nouvelle scène lyrique parisienne et son jeune chef coréen, manifestement inspirés par les indispensables soeurs Loriod, donnent de la colossale partition en dix mouvements une vision éblouissante et poétique opposant maintenant une forte concurrence à Salonen (CBS).Seule version en un disque, toutes les autres (y compris Salonen) étant jumelées en coffret avec une deuxième oeuvre.PROKOFIEV: oeuvres peur violon et piano.Sonates op 80 et op 94a.Cinq Mélodiesop.35b Cidon Kremer.violoniste, et Martha Ar-gerich.pianiste (Deutsche Crammophon.431 803-2) ¦ Un disque manifestement fait à la hâte.Kremer passe souvent à côté des notes, l'accord violon-piano n'est pas irréprochable et l'expression reste en surface.Le son du violon est même assez laid.DEBUSSY : Le Martyre de Saint Sébastien, musique de scène pour le -mystère» de D'An-nunzio Leslie Caron.recitante.Sylvia McNair.soprano.Ann Murray et Nathalie Stutzmann.mezzosopranos.Choeur et Orchestre Sym-phonique de Londres, dir.Michael Tilson Thomas (Sony.SK 48240).¦ L'orchestre et le choeur sont très beaux, mais le français des solistes est le plus souvent incompréhensible et la voix parlée de l'ex-danseuse franco-hollywoodienne Leslie Caron a manifestement été surajoutée à l'enregistrement original.Retourner à Tune des deux versions d'Inghelbrecht, qui dirigeait les choeurs à la création.PENELLA El cato montes Placido Domingo, ténor.Veronica Villarroel.soprano.Juan Pons, baryton.Teresa Berganza.mezzo-soprano.Choeur La Zarzuela et Orchestre Symphoni-que de Madrid, dir.Miguel Roa (Deutsche Crammophon.coff.2 d.435 776-2).¦ Ce «Gato montés» («le Chat sauvage») est un bandit amoureux d'une femme déjà aimée d'un bouillant torero.Ils meurent tous trois au cours de ce tumultueux opéra véristc espagnol de 1916 rappelant Cavalleria et Fan-ciulla.Une petite découverte, une brillante réalisation.FAURE : les deux Ouatuors avec piano: op.15.do min .et op.45.sol min.Emanuel Ax.pianiste.Isaac Stem, violoniste.Jaime Laredo.altiste, et Yo-Yo Ma.violoncelliste (Sony.SK 48066) ¦ «La Petite Bande», modem style.Une lecture agressive, bousculée, vulgaire.Presque une parodie.Comme du Tchaikovsky mal joué.66 10 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 E5 THÉÂTRE 4 r> ¦ V Emmanuel Bilodeau et Elise Cuilbault au Théâtre d'aujourd'hui jusqu'au 25 avril Marina, une pièce à revoir JEAN BEAUNOYER ¦ Le Théâtre d'Aujourd'hui nous présente son meilleur spectacle de la saison en nous faisant pénétrer avec autant d'imagination, de.chaleur et d'intensité dans l'univers secret du poète russe Marina Tsvétaéva.Michèle Ma-gny a accompli un travail magistral en réussissant à théâtraliser la vie, l'oeuvre et l'intimité de Marina Tsvétaéva.Tâche ardue s'il en fût, rarement réussie par tant d'autres auteurs qui nous ont assommés avec des pièces hermétiques qui sombraient dans d'interminables lectures.Merveilleux travail de découpage, de dramatisation qui nous a permis d'assister à un véritable spectacle et surtout à une performance d'actrice tout à fait inattendue d'Anne Dorval.Non pas qu'on s'attendait au pire de sa part mais son personnage devait être secondaire et dans l'ombre du poète.Curieusement, le personnage de Sonetchka a pris beaucoup de place, et nous étions tous médusés par le jeu enflammé d'Anne Dorval qui nous a littéralement coupé le souffle.J'irais jusqu'à dire que c'est le meilleur numéro d'actrice que nous ayons vu cette année.Le personnage qu'elle interprète est celui d'une jeune comédienne vouant une admiration sans borne et sans retenue au grand poète.C'est le délire, la démesure et l'instabilité faite femme.Marina, interprétée avec sobriété, intensité et beaucoup de générosité par Elise Guilbault regarde le spectacle que lui offre cette jeune femme et se nourrit de cette relation presque amoureuse.L'auteur a compris que Marina s'exprimait par l'écriture et elle a fort bien illustré une certaine passivité du poète qui vivait dans un monde intérieur avec grande passion.Elle a illustré la dépendance d'une femme envers les êtres qui nourissaient son imaginaire.11 y a d'abord la jeune actrice et puis le jeune acteur dont elle attendra tout.Marina fume constamment, ne dort pas, cherche le sucre, vit la liberté absolue dans un monde austère, déchiré par la révolution au début du siècle en Russie.C'est une femme qui pensait à contre-courant, dégagée de toute doctrine et qui affirmait sans cesse sa liberté.Elle était belle et a embelli les gens de son entourage.C'est le propre des êtres magiques.Elle donnait la grâce et ne demandait rien en retour.Elle donnait son argent, son temps, sûrement son talent et son esprit, voyait un avenir qui échappait à ses contempo- rains.On a reconnu son génie bien après sa mort.Elle était au-delâ du féminisme comme elle était au-delà du communisme.Et c'est sa chaleur qu'a réussie à emprisonner Michèle Magny.Martine Beaulne qui est un être tout autant inspirée, a réussi à toucher aux cordes les plus sensibles de ses comédiennes surtout et à en tirer le maximum.Cette pièce épurée à la limite est un formidable condensé de l'oeuvre et l'esprit de Marina.Il fallait une rigueur de tous les artisans de cette pièce pour en arriver à une telle pureté, je ne vous conseille pas d'aller voir la pièce une fois mais à plusieurs reprises parce qu'elle est éclatante de toutes parts et se lit et relit comme un grand livre de vie.Il y a autant de force, de passions, de faiblesses et finalement d'un désespoir qui amènera Marina à choisir de ne plus vivre, dans cette pièce tissée avec un amour évident.Du grand théâtre, enfin! MARINA, LE DERNIER ROSE AUX JOUES de Mi- chele Magny.mise en scène de Martine Beaulne.scenograpnie de Martin Ferland.éclairages de Jean-Charles Martel, costumes de Jean-Yves Cadieux avec Elise Cuilbault, Anne Dorval et Emmanuel Bilodeau.Au Théâtre d Aujourd'hui jusqu au 25 avril.Anne Dorval, le meilleur numéro d'actrice ¦ t GENEVIEVE CADIEUX mm igffiiy 253-8974 les billets de la ncTTomTégalenTlTl)ismïïilÉ$~aui guichets du théâtre d'aujourd'hui et de la licorne 1 : : : : : i I I I I I I I I I I I \u2022 I I I I I I I ) ! \u2022 I I \u2022 I \u2022 \u2022 LE CORPS DANS TOUS SES ÉTATS Les week-ends, participez à nos ateliers de création.Gratuit avec le billet d'admission.4/75S Ouvert du mardi au dimanche : 1 lh à 1 8h mercredi : 11 h à 21 h (gratuit 18h - 21 h) Métro Place-des-Arts Renseignements : 847-6212 Tarifs réduits pour aînés, étudiants, groupes, familles.\"> i II n ¦ : i i I : \u2022 : i! il I \u2022 : il : MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Onn.viàvn CadUuM, La FSlur*, au choeur dmt corpt (détail), 1900 Installation photographique, 223 X Ô38.3 cm Coll.i Muté* du Quiboc Photo t looU luuior C EUX ET CELLES QUI SE MORDENT ENCORE LES DOIGTS D'AVOIR MANQUÉ LE SPECTACLE LE PLUS COURU DES FÊTES DU 350 DE MONTRÉAL ONT DE QUOI SE RÉJOUIR ! Un fabuleux spectacle son et lumière.Une expérience unique.SIÈGES RÉSERVÉS devant la Basilique Notre-Dame Du 29 juin au 10 juillet (tous les jours sauf le dimanche) Gonw»*wrt du Québec ¦?I Billets do 14,50 $ h 19.50 $ (plus taxes).: : I i \\ : \u2022 ! t \u2022 t : : i : : t t \u2022 : : ! i t : : I : : : E6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 THEATRE PHOTOS ARMAND TROTTlER.La Presse Guillermo de Andréa L'homme qu'il fallait à la direction artistique du Rideau Vert JEAN BEAUNOYER ¦ En écoutant parler Guillermo de Andréa, je ne voyais plus que lui à la direction artistique du Théâtre du Rideau Vert.Je comprenais fort bîen le choix de Mercedes Palo-mino qui lui avait offert le poste, l'automne dernier.Je sais bien que tous les deux sont originaires de l'Argentine, qu'ils se connaissent depuis longtemps et que Guillermo a signé de nombreuses mises en scène au Rideau Vert, mais il y a plus que ça.Ce sont deux artisans dans le sens le plus noble du terme qui fuient les caméras, le clinquant du théâtre et qui préfèrent la fidélité, la discrétion, le long terme, étape par étape et qui ont l'âge de ne plus avoir d'âge.Une longue amitié Quand j'ai posé à Guillermo, l'incontournable question sur l'orientation qu'il entendait donner au Rideau Vert, j'ai eu un souvenir aussi vif qu'un flash, j'entendais Yvette Brind'Amour qui me disait lors de l'ouverture du Rideau Vert, complètement rénové: «C'est un cadeau qu'on a voulu donner à la nouvelle génération en rénovant ce théâtre qui dispose de tous les moyens techniques modernes».Avec le recul, cette réflexion ressemble à un testament.Les travaux avaient été complétés en un temps record.Le gala d'ouverture et la rencontre de presse avec Yvette Brind'Amour et Mercedes Palo-mino étaient empreints d'une telle intensité, d'une telle émotivité.Nous aurions dû comprendre.Et voilà qu'un homme bon, dé-.licat prend la relève.L'homme qu'il fallait.L'homme qui n'a aucune envie de bousculer 45 ans de théâtre au Rideau Vert: «le suis l'associé de Mercedes.DU CAFÉ DE LA PLACE \u201e Les Arts du Maurier Ltée présentent Du 24 mars au 8 mai Une production de la Société de la Place des Arts de Montréal Les Mei I leu rs Amis de Hugh Whitemore Adaptation de Pol Quentin Mise en scène de Jean Faucher Avec Françoise Faucher, Gabriel Gascon, Gérard Poirier Scénographie de Véronique Borboën Éclairages de Michel Beaulieu \u2022 Bande sonore de Richard Soly Du mardi au vendredi à 20 h, samedi 16 h 30 et 21 h.f\\ Théâtre du Café de la Place U U Place des Arts Rotuîr v.mon:, téléphoniques .: Redevance de 1.25 S (+ taxes) 51/4 8422112.Frais de service.;; sur tuut:bilLct de pins de 10$, C'est de la connivence avec elle: le territoire de chacun n'est pas nécessaire à notre âge.Honnêtement, je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'offre la directrion artistique du Rideau Vert, l'ai mis une journée pour accepter le poste.)e pensais m'orienter du côté du cinéma, un vieux rêve, mais j'ai bifurqué vers le théâtre pour relever un nouveau défi.et puis, ça aurait été absurde de ne pas profiter de toute l'expérience de ce théâtre.U y a également cette longue amitié et cette profonde admiration que j'ai toujours eu pour ces deux femmes qui se sont battues pour le théâtre dans les années 50 et 60.À cette époque, ce n'était pas évident.Quand j'ai remplacé )ean Doat à l'université Laval à Québec, il m'a dit un jour que je devrais connaître Mercedes Palomino et Yvette Brind'Amour qui accomplissaient une oeuvre énorme pour le théâtre au Rideau Vert.l'ai connu Mercedes avant Yvette.Elle venait voir mes pièces à Québec et étape par étape, nous avons échangé et nous avons appris à nous connaître».Guillermo de Andréa a enseigné au Conservatoire de Québec avant de diriger le théâtre du Trident pendant onze ans, après avoir étudié le théâtre en Argentine, à Paris, en Italie où il a travaillé avec Strehler au Piccolo Teatro.«Je veux arriver à l'âme» « le suis resté au Québec à cause du talent, me dit-il.À Québec j'ai formé de remarquables comédiens et je suis particulièrement attaché à Marie Tifo.La complicité est tellement grande que je commmence une phrase et elle va la terminer, je la compare à Anna Magnani, l'actrice italienne».Guillermo de Andréa a toujours enseigné, que ce soit à Québec, au Nouveau-Brunswick, plus récemment à l'École Nationale de Montréal et bien avant les gens du cinéma et de la télévision, il a LE PUBLIC A FAIT SON CHOIX ¦¦! UN SUCCÈS REMARQUABLE\u2014 PLUS DE 70 OOO BILLETS VENDUS À TRAVERS LE QUÉBEC découvert Roy Dupuis, à qui il a confié le rôle de Roméo dans Romeo et Juliette, produite par le TNM.Il a également permis à André Montmorency d'atteindre son apogée en interprétant le rôle principal du Bourgeois gentilhomme dont il avait signé la mise en scène.H a aussi dirigé Jean Gascon dans son dernier rôle dans La cerisaie.Au total, plus de soixante mises en scène à Québec, Montréal, Ottawa et Toronto et un souvenir encore très précis de son premier spectacle au Québec, Le balcon de Genêt dans les années 70.Il y a quelques années, quand il a quitté la direction du Trident, il a tourné doucement la page et il a pris du recul, pour la première fois de sa vie: « )'ai fait le silence dans ma vie.C'est comme descendre du cheval et regarder le chemin à parcourir, le veux mieux choisir durant les années à venir et je sais maintenant mieux ce que je veux.|e ne vous dirai pas mon âge, mais je suis parvenu à une étape de ma vie où je concentre mes énergies.Dans mons travail, je veux arriver à l'âme avec ce qu'il y a de plus dépouillé.Je ne veux épater personne, je veux émouvoir avec la lumière sur l'être humain.l'aimerais en arriver à ce qu'il y a de bon eii l'homme: je suis fatigué de la destruction, de la violence qui n'est pas nécessaire».L'homme est parvenu à une belle sagesse.Fascinant à écouter et dans ce petit restaurant italien, le temps passe si vite que le dîner s'étire jusqu'au souper.C'est une vie qui défile devant moi.Une vie riche qui réunit l'Argentine au Québec, deux pays qui se ressemblent, deux carrefours des cultures européennes, deux mondes isolés en Amérique.Une vie si pleine, si riche et encore tant de projets, de défis.Guillermo me remettait la programmation de sa première saison à titre de directeur artistique du Rideau Vert et me parlait de sa mise en scène de La nuit des rois de William Shakespeare qui prendra l'affiche du Rideau Vert à compter du 20 avril : «l'ai attendu 20 ans avant de monter une premier Shakespeare.Un Shakespeare, c'est très bon ou très mauvais: il n'y a pas de milieu.Il y a une dualité intéres- sante chez cet auteur.La nuit des rois, c'est la pièce comique la plus achevée de Shakespeare.Quand il a écrit cette pièce, il pensait déjà à Hamlct et en ce sens, ce n'est pas seulement une pièce drôle.C'est le jeu des masques alors que les gens se travestissent pour devenir quelqu'un d'autre.A la fin, les masques deviennent insupportables.Si le théâtre de Tchékhov c'est le non-dit, dans le théâtre de Shakespeare tout y est.Son théâtre est impossible à traduire mais il faut absolument le faire.Antonine Maillet a réussi la meilleure traduction de cette pièce et c'est sa traduction que nous allons présenter avec de-grands copmédiens qui interpréteront des rôles dans lesquels nous ne sommes pas habitués à les voir».Dans la plus imposante production de l'année, on retrouvera Normand Chouinard, Marie Tifo, Michel Dumont.Guy Nadon, Martin Drainville, Markita Boies, Linda Roy et beaucoup d'autres comédiens qui participeront au dernier spectacle de la saison.Guillermo de Andréa signe la mise en scène mais cette fois-ci, il occupe la fonction de directeur artistique depuis janvier dernier.|c lui demande si cette nouvelle responsabilité influence son travail de metteur en scène: «Sûrement.Surtout au niveau économique, l'avais pensé à un éclairage spécial pour créer l'effet d'une tempête.Ça coûte 5000$ et je sais très bien qu'il ne faut pas dépasser le budget.Alors, il.faudra trouver une autre idée.Écoutez! dans ce métier de risques, il faut remplir la salle du Rideau Vert à 82% pour ne pas faire de déficit.Ce qui nous laisse très peu de marge de manoeuvre».Guillermo est un idéaliste qui doit boucler le budget.Un paradoxe qui ne le désarme pas.Il en a vu d'autres au Trident ou ailleurs: «Il faut faire un pas en avant du public.Il faut permettre que des gens de 50 ans et de 18 ans soit assis dans notre théâtre et goûtent le même spectacle.le respecte le passé du Rideau Vert et je vais grandir avec ce théâtre à l'écoute de son temps, l'ai aimé vivre à Québec.Je préfère toujours la mise en scène à tout le reste mais je commence un nouveau chapitre de ma vie et le Rideau Vert, c'est maintenant ma maison».SunLife PUÎ SI \\ Il NI W ' A V _ ' \u2022A JAMAIS JDEUX SANS TOI ËSBÉ! ; , ANGELE C0UTU JEAN BESRE WIDEMIR NORMIL * PATRICIA PÈRE2 w m LA VIE, S ANS \"| M é DE II'EMPL ©'.I .Ni?' U II [ COMEDIE 0 I l -A REVANCHE .V£ \"â T|EXTE ORIGINAL DE GUY FOURNIE!?MISE EN SCÈNE DE CÉLINE H ALLÉE DU 28 AVRIL AU 16 MAI THEATRE OLYMPIA 1004* RUE SAINTE-CATHERINE EST.RÉSERVATIONS 790-1245 LA ^ LIC(§)RNE Ml 'i 1 ALIH AN 1 Il M A 1 I t I l\".'3 I RUF .l'APiNL AU 523-2246 / ./ / / / (3 l lii)|>«-fi,tlr> nofondu Un.l|.iii.lit) « \u2022 lia ft LA PRESSE, MONTREAL, SAMED110 AVRIL 1993 E7 \u2014 THEATRE .r.Le procès Allen-Farrow, 13e jour : des avocats de Mia auraient proposé un « marché » à un avocat de Woody Agence France Presse Marie Tifo Gilles Pelletier Monique Mercure De remarquables comédiens sur la scène du Riveau Vert pour la saison 1993-1994 JEAN BEAU NOYER ¦ La saison 1993-1994 du Rideau Vert me semble particulièrement intéressante avec deux mises en scène de Denise Filiatrault et une distribution de remarquables comédiens.D'abord une pièce qu'on attendait depuis longtemps à Montréal, Mademoiselle lulic de Strindberg qui débute la saison en septembre avec Sylvie Drapeau qui revient à Montréal après une année d'absence et Luc Picard qui lui donnait la réplique dans Trace d'étoiles, le succès de l'an dernier au Quat'Sous.La mise en scène?Tenez-vous bien: Denise Filiatrault.Et ce n'est pas une comédie.En novembre, Yerma de Garcia Lorca avec Marie Tifo et Guy Thauvette, un comédien qu'on n'a pas vu depuis très longtemps au théâtre.Guillermo de Andréa signe la mise en scène de la pièce.En janvier, du Feydeau à son meilleur avec Le dindon et des comédiens qui maîtrisent le rythme de la comédie.Parmi eux citons Pierrette Robitaille, René Gagnon, Gérard Poirier, Alain Zouvi, Maude Guérin, Yvan Be- Lénîe Scoffie noit et d'autres comédiens qui viendront s'ajouter.En mars, une création québécoise de Michel Garneau, Hélio- Gérard Poirier tropes dans une mise en scène de Alice Ronfard dont ce sera la première expérience au Rideau Vert.Pauline Martin et Mimi Biais ont été retenues pour les rôles principaux alors que la distribution est à compléter.Finalement on termine la saison par la foire, dans un spectacle signé par Guillermo de Andréa et traduit par Antonine Maillet.Il s'agit de La foire de la Saint-Bar-theîemyée Ben Johnson avec Monique Mercure, Pierrette Robitaille, Gérard Poirier, Gilles Pelletier, Lénie Scoffié, Marcel Lebnoeuf, Paul Cagelet et autres comédiens à déternminer.Guillermo de Andréa nous promet une fête et du cirque pour cette dernière production.Pour l'ensemble de la saison, il a insisté sur la musique.De la guitare pour Yerma, du ragtime dans Héliotropes et la musiquede cirque dans La foire de Saint-Bar-thelemy.NEW YORK ¦ L'un des avocats de Woody Allen, Irwin Tenenbaum, a accusé hier deux avocats de l'actrice Mia Farrow de lui avoir proposé de faire avorter la plainte contre le cinéaste en échange d'une somme de sept à huit millions de dollars.Cette accusation a été lancée au cours du 13e jour du procès qui oppose devant un juge de New York Mia Farrow et Woody Allen pour la garde de leurs trois enfants, Moses et Dylan, un garçon et une fille adoptifs âgés respectivement de 14 et 7 ans, et Sat-chel, 5 ans, enfant biologique du couple.M.Tenenbaum a précisé que le marché lui avait été mis en mains en août 1992 par David Lewitt et Alan Dershowitz, avocats de Mme Farrow, peu de temps après que l'actrice eut accusé son ancien compagnon d'avoir abusé sexuellement de Dylan.Selon M.Tenebaum, M.Levitt a affirmé que «les accusations (contre Woody) pourraient disparaître» car l'enquête prendrait fin si l'on s'arrangeait pour que Dylan ne puisse pas rencontrer les autorités et ne puisse pas témoigner.«Nous pouvons conclure un marché qui porterait sur une somme de 7 à 8 millions de dollars», aurait ajouté M.Lewitt, cité par M.Tenenbaum.Puis toujours selon la même source, M.Dershowitz aurait proposé de fai- * i r i « t » t » « ¦ ; re baisser la somme a 5 millions Cet argent aurait été destiné a payer l'éducation des enfants et a financer des projets de films pour Mia Farrow, a ajouté M.Tenenbaum qui a affirmé avoir refuse ces propositions et avoir quitté sur-le-champ ses interlocuteurs.Immédiatement après cette déposition, l'avocate de Mia Farrow.Eleanor Alter, a indiqué qu'elle allait contacter le plus rapidement possible MM.Lewitt et Dershowitz pour répondre à ces accusations.Deux baby-sitters, présentes lu2 jour ou Woody Allen est accu&rj d'avoir eu un comportement încfKj gne avec sa fille, ont témoig)i te mettre sa main sur la cuisse de « la fillette tandis que l'autre ajouté que le père et la fiUC* avaient disparu pendant 20 mlnù-* tes, et que Dylan n'avait plus d£i sous-vêtements lorsqu'elle est revenue.«Mia Farrow m'avait dit de f;ii re très attention, car M.Allen avait couché avec Soon-Yi ( La fille adoptive aînée de Mia Fàr-> row, âgée de 22 ans) et quSi^ l'avait photographiée nue.Le comportement de Woody avec^ Dylan était un sujet d'inquiétude pour elle», a déclaré Kristi Grote-ke.Le 18 mars, un rapport d'experts de l'hôpital de Yale-New Haven (Connecticut)a innocenté ï Woody Allen de l'accusation i d'abus sexuel contre sa fille.mm 1 3» Woody Alien Mia Farrow fi \\A .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 W THÉÂTRE DU RIDEAU VERT ?YVÉïTf Nid AV.CtJR MéRÇtDES.PAtOlWNÔ \u2022 - \u2022\u2022 Ha, nuit.des lois DÉCOR : richard lacroix costumes : François Barbeau éclairages : michel Beaulieu SHAKESPEARE Traduction : Antonine Maillet Mise en scène : Guillermo de Andréa Marie Tifo \u2022 Markita Boies normand chouinard \u2022 llnda roy michel du mont \u2022 guy nadon Martin Drainville \u2022 Benoit Gouin Eric Cabana \u2022 Benoit Dagenais Louis de Santis \u2022 Luc Pilon Patrick Huneault musique : michel smith DU 20 AVRIL AU 15 MAI 1993 DU MARDI AU VENDREDI 20H \u2022 SAMEDI 16HET21H* DIMANCHE 15H RÉSERVATIONS : 844-1793 4664, RUE ST-DENIS Un fabuleux spectacle son et lumière.Une expérience unique.SIÈGES RÉSERVÉS 4 Du 29 juin au 10 juillet (tous les jours sauf le dimanche) SacreUrut aux aftak** région*** ¦?I f Billets de 14.50 $ à 19,50 $ (plus luxes).\u2022 - E8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 DISQUES Détournement majeur: Dufresne, la magnifique MARIE-CHRISTINE BLAIS n \u2022//.*/'«ir.ilion %/>«-i iule ¦ Oh, j'avais tellement peur, l'avais tellement peur qu'Elle écrive mal, qu'Elle soit sentencieuse, qu'Elle ait fait un disque pour le marché français, l'avais tellement peur de ne pas aimer Détournement majeur, le dixième album de Diane Dufresne interprète, le premier album de Diane Dufresne autcure.C'est que je suis comme ses milliers de fans : je pourrais pasticher Flaubert et affirmer, sans crainte du ridicule ni de la prétention, «Diane Dufresne, c'est moi».C'est moi \u2014ou vous\u2014 mais en absolue, en excessive, en démesurée.|'a;i encore peur, mais cette fois, de ne pas réussir à vous convaincre d'une chose toute simple: Détournement majeur est l'un des meilleurs disques de 1993 et l'un des plus grands, sinon le plus grand, de Diane Dufresne.Paroles de Diane Dufresne Détournement majeur marque un point tournant pour Diane Dufresne d'abord et avant tout parce qu'elle en signe tous les textes.Et il se trouve qu'elle est une parolière digne de ce nom, avec un petit quelque chose d'incroyablement personnel.Ainsi, Kamikaze semble à prime abord une chanson d'amour comme toutes les autres.La différence tient au fait que l'Autre, ce n'est pas un amoureux, c'est explicitement nous, ses fans.Dans I écris c'qui m'ehante, c'est encore à nous qu'elle s'adresse et, tout comme à chacun de ses spectacles, elle réussit à nous convaincre que nous sommes ceux et cel- les qui importent le plus dans sa vie.Elle nous surprend encore en écrivant en pur québécois La fureur du cash, aussi bien pour ce qui est du vocabulaire, de la syntaxe que de la prononciation.Y a rien là, me direz-vous.Ah non?Nommez-moi une autre parolière qui en fait autant.À part la Bol-duc, il n'y en a pas des masses.Enfin, Elle fait preuve d'un humour caustique ou souriant.Notamment dans Les scélérats, un règlement de comptes avec la presse culturelle qu'il est impossible d'écouter sans sourire, ne serait-ce qu'à cause de la jubilation I Les nds ni évidente de Dufresne à être celle qui, cette fois, a le dernier mot.C'est aussi le cas d\\ Addict, un hymne carrément cochon à la cigarette, désormais le symbole par excellence de la délinquance.Musiques de Marie Bernard Oui, mais la musique?La musique est à la hauteur des textes.Dufresne a notamment confié l'écris c'qui m'ehante à Daniel Deshaime, qui lui a composé un rock à saveur de flamenco à la fois efficace et hilarant alors que Pierre Flynn signe la musique sensuelle à souhait, torride même, de Addict et qu'Yves La-ferrière y est allé d'une musique dance pour l'écologique Le locataire.Mais pour «emmusiquer» la majorité de ses textes, Diane Du- fresne a fait appel à l'un des meilleurs compositeurs québécois qui soit, Marie Bernard, également coréalisatricc (avec Dufresne), arrangeure et directrice musicale de l'album., Et Marie Bernard a écrit des musiques qui portent plus haut, plus loin les textes comme la voix de Dufresne.Elle s'est particulièrement surpassée pour l'émouvante Cendrillon au coton, dont la facture classique rappelle Ravel, et pour New York Requiem, une espèce de mini-opéra sur l'horreur au quotidien.Qu'ajouter?Que Dufresne s'est entourée de grands musiciens, comme Alain Caron à la basse, lorry de Villiers à la guitare ou Louis Lortie au piano.Que la prise de son et le mixage de Paul Page sont particulièrement réussis.Que les arrangements, notamment ceux des cuivres et des choeurs, sont d'une beauté à couper le souffle.Qu'ajouter, sinon qu'Elle nous est revenue et qu'Elle demande: «Dis-moi cette fois comment m'trouves-tu/Avec des mots qui disent c'que j'pense».je te trouve bonne et courageuse et drôle et bouleversante et humaine.Merci.DETOURNEMENT MAJEUR.Diane Dufresne.Amerilys GSI Musicor.AMC 1005, compact-?cassette.Pour la première fois, Diane Dufresne a écrit tous les textes de son nouveau disque.tJNWRENCE RHODES, DIRECTEUR ARTISTIQUE présente ANDRE GAGNON En première montréalaise .* plaisirs solitaires de James Kudelka P RI V AT E D A N C E S En première mondiale nouvelle création de I Godden Dédié à Madame Cniriaell la sonnamrola de George Balanchine Avec l'Orchestre des^rands Ballets Canadiens sous la direction de Jacques Lacombe Les 6,718 mai 1993, à 20 h avec (en af/criiaiuvj Colette Boky Denis Brott Robert Charlebois Renée Claude An gèle Du beau Louise Forestier Guy Fouquet Luis Grinhauz Claude Léveillée Marie Denise Pelletier Le Quatuor Morency Gilles Vigneault L ¦ - h » v .y | j.*.: .\",nr il - àlit \u2022 .*\u2014\u2022« I- *a 1 I .\u2022 |.a» % r k -; l w s.Va p-.\u2022 - ¦ r -toi L -v ! Présentes dans le cadre des Feux de la danse Banque Royale MAGOG : Au Vieux Clocher \u2022 23-24 avril à 20 h 30 Billets à partir de 147\" V^py taies el redevance incluses.Rabais rte 33'V pour eludianlsel 3 âge.\u2022'\u2022 Salle Wîlfrid-Pelletier Place des Arts ADMISSION 790-1245 ou 1-800-361-4595 ou à tous les comptoirs ADMISSION.Place des Arts: (514) 842-2112 Redevance de 1 ?5 S sur tous les billels de plus de 10 S _ frais de service /cTT^N ©CFGL »^»< 105,7 F.iyi l r S O M l'A *\u2022 5ION- CONCERTOUR Soyesuill 2001 f\\ Cinquième salle tTD Place des Arts Place clos Arts Réservations M^jophonrqiK\".B42 2112, Frais île-soi vu i^Hl«v.n>Cûilei25Sl.i.iweîii .sut tout billet do plus de 10 V @> Llmpériale À partir du 28 avril 19937 20H \u2022 Place des Arts, Cinquième salle MADAMAB MADAMA BUTTERFLY DE PUCCINI (en italien avec surtitres français et anglais) CIO-CIO-SAN : DIANA SOVIERO PINKERTON : TONIO Dl PAOLO SUZUKI : YUN DENG SHARPLESS : CARLOS SERRANO GORO : HOWARD BENDER DIRECTION D'ORCHESTRE : CHRISTIAN BADEA MISE EN SCÈNE : BERNARD UZAN L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL LE CHOEUR DE L'OPÉRA DE MONTRÉAL L'OPÉRA Après avoir séduit les publics de New York, San Francisco, Houston et Vienne, Diana Soviero chante Madama Butterfly à Montréal, avant Londres et Paris.MONTRÉAL lltMAID UIAN.OIIICTIUI tlNltAl IT AITIITIQUI ¦ Il cfb Salle Wîlfrid-Pelletier Place des Arts 17, 19.22, 24, 28 AVRIL ET 1W MAI 1993 BILLETS EN VENTE À L'OPÉRA DE MONTRÉAL : (514) 985-2258, À LA PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 ET AUX COMPTOIRS ADMISSION : (514) 790-1245 OU 1 800 361-4595 Hydro-Québec BANQUE çTAwnARn i ipf sllCARONBtlANCER NATIONALE STANDARD LIFE EknsixYOUN(.U N ! VA SPINELLI M.CAN li.26 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 AVRIL 1993 £9 Concert de percussion Les rythmes du monde à l'UQAM (Brésil, Cuba, Pérou, Egypte, musique contemporaine) Classes de Jean-Guy Plante, Luc Boivin et Pierre Cormier LE MERCRED114 AVRIL À 20 H SALLE PIERRE-MERCURE c * i I CENTRE PIERRE-PELADEAU 300, boul.de Maisonneuvc Est (Métro: Berri-UQAM, sortie St-Denis) Université du Québec à Montréal Entrée libre The Black Crowes :Chris Robinson, Steve Corman, Rlch Robinson, Johnny Colt, Marc Ford.Les Black Crowes: une réputation de rebelles ALABN DE REPENTIGNY ¦ Le 7 mars dernier, les Black Crowes ont battu le record de G un s N* Roses.Les frères Robinson et leurs quatre acolytes ont mis fin à leur spectacle à Louisvil-1e, Kentucky, après une seule chanson! Le guitariste Rich Robinson venait de remarquer que, tout près de la scène, deux de leurs employés se bagarraient avec deux autres hommes, des policiers de la division des narcotiques.Quelques minutes plus tard, son frère Chris, chanteur du groupe qui se produira à l'Auditorium de Verdun demain soir, annonçait au public médusé que la police avait tabassé un ami du groupe et le band quittait la scène pour n'y plus revenir.Même s'il s'agit là du seul incident du genre en trois ans de carrière, les Black Crowes, Chris Robinson en tète, ont une réputation de rebelles qui livrent toujours le fond de leur pensée.Ils en ont contre les millionnaires qui font du rock-â-recette, ils refusent systématiquement toute forme de commandite et prônent la légalisation du pot, ce qui n'en fait pas précisément des révolutionnaires, vous en conviendrez.Au bout du fil, Rich Robinson me confiait même qu'il n'a pas parlé depuis un an et demi à George Drakoulias, celui-là même qui leur a fait signer un contrat avec la compagnie de disques Def American et qui a réalisé leurs deux albums.«George n'a pas grand-chose à voir avec notice deuxième album, proteste Robinson.Mais comme il nous avait découverts, il a fallu mettre son nom comme co-réali-sateur sur le deuxième album.L'expérience a été tellement mauvaise que nous avons rompu tous les liens avec lui.» Mais en entrevue, Chris Robin-son, grande gueule du rock dont Keîth Richards doit être fier, est un monsieur tout à fait gentil.Charmant même.Il se souvient de son dernier séjour à Montréal, quand les Crowes s'étaient arrêtés au Forum avec Robert Plant, en octobre 1990.«Nous nous sommes bien amuses a Montréal, dit-il.Nous avions » i G congé la veille du spectacle et sommes allés aux Foufounes où nous avons vu un band montréalais fantastique.Ils me faisaient penser au Soul Asylum des débuts.sauf qu'ils chantaient en français.» Les Black Crowes ont été accusés de plagier Rod Stewart et les Faces, de faire trop années 70, niais leur succès leur a donné raison.La preuve?Voilà maintenant que d'autres, comme la chanteuse montréalaise Sass |or-dan, se font reprocher «d'imiter» les Black Crowes.«|e suppose que c'est cool, répond Robinson, amusé.Mais le band évolue au plan musical, il progresse.Il y a un inonde de différence entre nos deux albums.Au début, nous étions un groupe de gars qui apprenaient à jouer, qui avaient quelques bonnes chansons et qui ont fait un disque immensément populaire.Aujourd'hui, nous sommes six personnes qui savent beaucoup plus où elles s'en vont.Nous avons plus de soul et nous nous approchons du but que nous nous étions fixé.Et tout cela en trois ans seulement.«le suis beaucoup plus satisfait de ma façon de chanter qu'il y a un an quand nous avons enregistré The Southern Harmony and Musical Co m pan ion \u2014 leur deuxième ulbum.Et j'espère que je ne serai jamais complètement satisfait.Mon frère et tout le groupe ont fait la même progression.Le band est fondé sur la confiance et l'honnêteté.Tout le monde prend des risques et c'est bien ainsi.» Chris et Rich Robinson ont commencé très jeunes dans le métier et les Black Crowes sont leur tout premier groupe.«J'ai commencé à écrire des chansons, à savoir ce que je voulais à l'âge de 21 ans.Mon frère en avait 17.l'avais 22 ou 23 ans quand nous avons fait le premier album.» On sent sur The Southern Harmony que le groupe d'Atlanta s'éloigne du blues-rock british des années 70 et s'imprègne davantage d'une musique proche de ses racines géographiques.\"C'est que le rock est né dans le sud des Etats-Unis», acquiesce Robinson.Pour le pot Les Black Crowes sont tout aussi connus pour leur appui à la campagne de légalisation du pot.Ils ont notamment participé au Atlanta Pot Festival, un événement annuel.«L'essentiel pour moi, c'est de ne pas être menteur, explique Chris.|e ne veux pas discuter du fondement moral de ma position, l'essaie de ne juger personne, mais je sais que des avocats, des policiers, des politiciens, des parents et des professeurs fument du pot.Alors comment peut-on dire que c'est mauvais et illégal?Et surtout pourquoi dépenser de l'argent pour les envoyer en prison?je sais que ça soulève la question des drogues dures, mais j'essaie de ne pas dicter de ligne de conduite aux gens.Comme le disait le film Life or Brian de Monty Python: à chacun son opinion!», lance-t-il dans un éclat de rire.«La plupart des gens ne regardent que les gros titres.Le citoyen moyen se dit: oh! les méchants drogues des Black Crowes s'amènent en ville.Mais pour moi, il s'agit avant tout de ne pas mentir aux jeunes.» Robinson estime que sa franchise ne lui a pas trop causé de problèmes jusqu'ici.Au contraire, dit-il, la vie est beaucoup plus simple quand tu dis ce que tu penses.« Peut-être que j'ai moins d'amis parmi les musiciens, mais j'ai d'autres amis qui pensent comme moi, dit-il.Parce que je suis un chanteur et que des gens aiment ce que je fais, j'ai du pouvoir.|e préférerais qu'il en soit autrement, mais bon.» Depuis trois ans, entre le spectacle au Forum avec Plant et celui de demain à Verdun, les Black Crowes n'ont pas chômé.«Nous prenons notre musique très au sérieux, dit Robinson.Nous avons besoin de ce son.Nous n'avons pratiquement pas cessé de donner des spectacles.Parfois, c'est dément.11 m'arrive de pleurer dans ma chambre d'hôtel.» Jeunesse et nostalgie Si les Black Crowes ont mal réagi face a la critique qui les comparait à de vieux groupes, ce n'est pas tant qu'ils refusaient de reconnaître leurs influences, mais plutôt qu'ils ne se considèrent pas comme des passéistes donnant dans la nostalgie.L'OPERA MONîîRLAL ôrrnjid Hzjn.directeur général et artistique Votre histoire, Monsieur Strauss, est un papier, noir de mensonges! \u2022 .r - .v; ¦ H' i \u2014 4 1 -, LA CHAUVE-SOURIS c!(j l'ûhann Si-uniss .7 ' ' ' Ch.inlé'rn .illcm.iml i-f NT*éALEXPI>Essltc U-*BASBANCOVRT.UV!:,n\u201ec .Rousseau n IINTHE .t.frappe ;U tornade Stéphane R^ ^ la région maskou^ Trois soirs /olés dans un temps recoiu.SAINT- l i i ii r l LE SOLEIL .a tmma LE PROGRES te.NVQ.m 1 *» '« Propos ï« U£* \"\u2022««gén.Uon AT A ST-JEAIV fou.» * OTTAMM de'humour F?* b,emeo'occuoé* rïa^&r- Avec U tout raire ir ê,e ,ous genre* DE SHERBpJ^lDE L'UNIVERSITÉ Une présentation Gouvefr;err>ent du QucOoc Ministère dos AHsIres cutîur»ltos OLYMPIA 1004, Ste-Cothèrinè est (Itir 286-7884) ACHAT PAR HIIPIIOIIl ADMISSION 790-1245 À L'AFFICHE JUSQU'AU 18 AVRIL i E 12 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1995 SPECTACLES £ii passion selon .Jones BRUNET L'office de Jésus Jones sera célébré lundi, en l'église Notre-Dame du Spectrum.Cela va de soi.¦ Quoi de plus inspirant pour terminer le congé pascal que de se recueillir aux pieds de Jésus.Jones! L'office sera célébré lundi soir à l'église Notre-Dame du Spectrum.Cela va de soi.Liquidizcr et Doubt, respectivement premier et deuxième compacts de Jésus Jones, avaient généré un intérêt certain.Or, ce dance-rock costaud, à forte teneur technologique, ne laissait pas présager d'une longue carrière pour cette formation anglaise; joignant des publics post-pubères, Jésus Jones semblait surfer sur une vague qui ne roulerait pas très longtemps.Jusqu'à la mi-carême?Dans le champ, étions-nous.Le troisième album de lesus Jones, Perverse, s'annonce effectivement plus audacieux que les précédents, criant d'imagination, fort en émotion, corrosif de facture.«Je ne vois pas ce nouveau disque comme un album de rock», soutenait pourtant Mikc Edwards en février dernier.De passage à Montréal, le leader et ses acolytes étaient évidemment sur place pour faire la promotion de Perverse.Dance music?«Ce disque est beaucoup plus proche de la dance music que du rock.Nous avons choisi cette approche car nous considérons la dance music comme le genre ayant le plus évolué ces dernières années», affirme Mike Edwards.\u2014 Pardon, monsieur?Vous avez bien dit dance music?\u2014 Absolument.Parmi les musiques populaires, ce style est celui qui exploite le plus les nouvelles technologies.C'est là où l'on trouve le plus de créativité dans la musique pop.Vantez-lui les potentialités de guitaristes rock tels Nuno Bctten-court, Vernon Reed ou Steve Vai, louez leurs contributions à la musique populaire, Mike Edwards vous rétorquera ceci: «Un guitariste rock n'est qu'un détail infime dans une composition».Pas étonnant que J'on n'entende aucun solo sur Perverse.Et le nouveau rock, qu'en est-il, mon cher maître?Et le grunge?Et le trash funk?Et Nirvana?Pearl |am?Living Colour?Fish-bone?Alice in Chains?Faith No More?Intraitable, le leader de Jésus i- i \" -\" i Jones: «Le rock actuel est totalement nostalgique.Les plus grands succès sont des revivais, le rock est ii l'image des actuels courants sociaux; à défaut d'aller de l'avant, on essaie tant bien que mal de se réfugier dans le passé: «Aux États-Unis, renchérit Edwards, le conservatisme domine de toutes parts.Et le grand public ne tient surtout pas à la singularité en art.D'ailleurs, la télévision, la mode et la publicité sont tout autant nostalgiques que le rock par les temps qui courent.» Vachement pessimiste, l'ami Edwards?Il hausse les épaules.«Bof, laisse-t-il tomber, l'influence culturelle de l'Amérique diminue avec le temps.«Nous désirons le changement, le progrès, reprend le musicien.Nous ne prétendons pas faire la révolution, mais nous désirons demeurer progressistes en art.Comme Nick Cave, The The ou Peter Gabriel.» Un tantinet centré sur l'esthétique européenne, Mike Edwards?Prétentieux?Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne fera pas une indigestion de nuances.Mike Edwards n'en demeure pas moins talentueux.Son point de vue radical, voire puriste,^'accompagne de résultats tangibles sur le plan artistique.L'univers sonore de Jésus Jones en térripi-gne ; les arrangements de perverse, incluant entre autre?couleurs indiennes et maghrébines, sans compter les textures4vt-trioliques à la Ministry, ne marf-quent pas d'inventivité.Mike Edwards fondait Jésus Joues en 1988 pour ensuite lancer^ l'album Liquidîzer en octobre 1989.Succès d'estime, impact'direct dans les milieux alternes.En \\ janvier 1991, on lançait Doubt, qui s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires sur (erre.On n'en dira pas tant de Per-verse, qui n'a pu se hisser que jusqu'en 59^ position sur les palmarès américains.Qu'importe, Mike Edwards et ses collègues se fichent totalement des modes.«Nous ne pouvons avoir de prise sur les médias.De tout façon, nous n'avons que faire de leurs: commentaires.Nous ne voulons 1-5 surtout pas être associés aux phénomènes de mode, quels qu'ils-, soient.» La légende raconte que, après-S avoir livré ces allégations quasi divines, Mike Edwards et ses collègues de Jésus Jones auraient pris une petite marche sur le lac de Ti-beriade.T.ta» j :* K - if* ' 5W Dès mardi, deux tirages chaque jour.Écoutez le ZOO de Montréal à 7 h 25 et 8 h 05.répondez correctement à la question du jour et gagnez INSTANTANÉMENT un voyage en Jamaïque toutes dépenses payées! Si vous êtes abonné(e) à La Presse: vous gagnez 2 voyages! 4 VOYAGES À GAGNER CHAQUE JOUR! JAMAICA GRANDE »H\\\\lU»*.WSWvUM I Kl VMl ffé0fom«nf« klmponlbl** * CKAÎF 94,3 of o La Pro»o 3f axes âirîiansâT ACCOMPAGNEZ GILLES PA YER, PIERRE OUIMET , ET MARIO PELCHAT! T LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 \"Très beau tour de chaut, dramatique, théâtral, vibrant et intense.» * Franoni Grimaidi, cbf-bonjour \u2022\u2022 * - \u2022 # F £ l * «Joe Bocan.tente d'habiter, et de se laisser habiter, par les chansoas, par les mots, par les émotion!».^., (e qu'elle réussit parfaitement.» \u2022 Paîrkk Gauihiir, journal de montréal \u2022 Joe llocan sort gagnante de ce p;îri dtr! épuration.» '¦¦ n IA nnrrPj.\u20ac 1 1 Alain Bruhii, la presse mm .-\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 m 1 II ¦¦I ,¦: U mm MAlf THEATRE PMIIt £ II A I Ô BILLETS EN VENTE AU THEATRE ST-DENIS (849-421 1 hET WM S-CT-flLiTltC5 iTlill ^ COMPTOIRS TICKETMASTER RÉS.:790-1 1 1 1 Sylvie Tremblay & Hélehe Pedneault m.Ê {Viens,.on va se faciliter la vie.» avril, utte St-Jacques 50, 9>aint-Jacques ouest Place d'Armes Réservation : 748-7288 L'interurbain Bell présente LES GRANDS EXPLORATEURS ¦a çKpi [96,9 FJVÎ] Ùiniftére des Affaires culturelles Egalement en vedette des champions du Canada et du monde et des champions olympiques.EKATERINA GORDEEVA lt SERGEI GRINKOV BARBARA UNDERHILL et PAUL MARTINI TOLLER CRANSTON JOSÉE CHOUINARD MICHAEL SLIPCHUK CHRISTINE HOUGH eiOOUG LADRET Participation spéciale de ELVIS STOJKO Sous la direction deSANDRA BEZIC VENDREDI 23 AVRIL, 19 H 30 AU FORUM DE MONTRÉAL prix des billets : 29,50$, 24,00$ et 16,00$ ACHAT DE BILLETS AU GUICHET DU FORUM.À TOUS LES COMPTOIR ADMISSION, OU PAR TELEPHONE (CARTE DE CRÉDIT SEULEMENT) AU 514-790-1245 OU 1 800 361-4595.Pour tout renseignement sur les achats de groupe, composer le 1 800 361-2567.Réservez une place de choix grâce à Avcnt - première de American Express.Composez le 514-790-1245 et mentionnez le programme cAvont-première».'AirCanada G SunLife -r*rr «Vous voulez dérider vos muscles endoloris par l'hiver?Allez faire un tour au nouveau Musée.pour rire» Paule Des Rivières-LE DEVOIR «Il se passe là quelque chose de magique!» Jccelyne Lepage \u2022 LA PRESSE : mm «Fin, intelligent et divertissant.C'est génial!» Claude Deschênes-R ADIO-CANADA «Très, très, très beau!» Johanne Despins-TÉLÉ-MÉTROPOLE «Une véritable histoire du rire mettant en valeur les ressources et les techniques les plus innovatrices!» Paul-Henri Goulet-LE JOURNAL DE MONTRÉAL «Une réussite magistrale! Unique au monde! Spectaculaire et qui devrait faire courir les foules!» >Paul Toutant - RADIO-CANADA «Le musée de l'humour est un véritable \"eye popper\" \u2014 des décors impressionnants, de grands éclats de rire.Mais mieux encore.cette exposition interactive innovatrice attirera toutes les cultures et tous les groupes d'âge car offre aux visiteurs un cours intensif sur les origines de la comédie.Bill Brownstein \u2022 THE GAZETTE \u2022 -\"5 - « 4 -\u2022 - r l t l S te les plus grands comiques de tous les temps réunis dans quatorze mises en scène audacieuses grâce à une technologie ultra-sophistiquée! UN VOYAGE DE DEUX HEURES TRENTE à travers l'histoire de l'humour.LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI DIMANCHE mu h Al h es ET TARIFS-ADULTES ENFANTS FERMÉ 16H è 23H 16H à 23H 10H « 23H 10H à 18H 18H à 111 AM 10H à 1H AM 10H à 18H 7.20S 11.80S 11,80$ 11.80$ 14,20$ 14.20S 14,20$ 6.40$ 6.40S 6,40$ 6.40$ 6,40$ 6.40S 6.40S INFOMUSÉE: 845 4000 RÉSERVATIONS DE GROUPES: 845 2322 TARIFS SPÉCIAUX ÉTUDIANTS ET ÂGE D'OR \u2022T»it» «n bu* un nouveau Musée .pour p#re MUSEE INTERNATIONAL OE L HUMOUR-MONTRÉAL* INTERNATIONAL MUSEUM OF HUMOUR EJst-laurent 2111 BOULEVARD SAINT-LAURENT «24.Sherbrooke POUR ALLER AU MUSEE, PRENDRE LE METRO ET L'AUTOBUS, C'EST INTELLIGENT.STCUM #SRC CKVti$J850 ckoi Corr.muiucatioru.Mmulero (*\u2022 la Cortur?> ViHc du Montréal CCndrvdi 10 avril, 20 lieurrs Le Nouvel Ensemble Moderne Garant Scebi Xenakta direction Lorraine Vaillancourt (Jiiirttrttc Kyu.Pranam II Evitante.Palimpsvst, U tnir^ Salle Claude*Champagne.220 .«\\.\\ in< \u2022 ni D'Inil).1 nitreihonl 20*/rJ« (Hmliaiii-.m.- .IWl SRC + Kdd.oFM Billetterie Réseau Mmisiion: (514)790 1245 V- Manon Gauthier ^Tm'Tm^^ Coallie Gagnon.r LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 \u2022E 15 A L'AFFICHE CETTE SEMAINE EXPOSITIONS MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185.Ste-Catherine o > \u2022 Auj.et dem, de 11 h a 18 h, exposition «Joseph Branco».Exposition «la Collection.second tableau* et oeuvres de Geneviève Cadieux.Ou mar.au dim, de 11 h a 18 h; merc.de 11 h a 21 h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL M 379.Sherbrooke o.) - Pavillon Jean-Noël Desma-rais: Auj.de 11 h a 21 h; dem .de 11 h a 18 h.exposition «Figures dans l'espace».Expositions «Construire: un art».«Toucher du bois*.«Un art de vivre: le meuble de goût a l'époque victorienne au Québec» et «Corps crucifies».Du mar.au dim., de 11 h » 18 h; merc.sam.de 11 h a 21 h.MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS \u2022 LE CHATEAU DUFRESNE (Pie IX et Sherbrooke e.) - Exposition «Vues de nuit: un panorama de la photographie de nuit au 20e siècle».Du merc.au dim., de 11 h a 17 h.Jusqu'au 6 Juin.MUSÉE MARC-AURÉLE FORTIN (118.St-Pierre) \u2022 Oeuvres de Madeleine Tailleur et Marc-Aurele Fortin.Du mar.au dim., de 11 h a 17 h.UN NOUVEAU MUSEE.POUR RIRE (2111.St-Laurent > \u2022 Exposition «Histoire Orole».Mar.et merc , de 16 h a 23 h; Jeu., de 10 h a 23 h; ven.et sam.de 10 h a 13 h; dim., de 10 h a 18 h.MUSÉE McCORD (690.Sherbrooke o.) - Expositions «Boites et soufflets».«Les premières nations du Canada», «Plumes et pacotilles: une exposition sur les symboles de l'indianité».«1900: le Québec a un tournant».«L'art du savoir-vivre: les règles vestimentaires au X1Xe siècle» et «Avec Amour, du McCord».Mar.merc.ven.de 10 h a 18 h; icu .de 10 h a 21 h; sam.dim., de 10 h a 17 h.MUSÉE DAVID M.STEWART (Vieux Fort de i île Sainte-Melene) \u2022 Exposition «Au fil des collections» et collection Cordon T.Howard d'armes anciennes.Tous les iours de 10 h a 17 h.sauf mar.POINTE-A-CALLIÉRE - MUSÉE D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTREAL (350.Place Royale) \u2022 Expositions «Du wam-nu m a la carte de crédit».«Des couches et des couches d histoire» Du mar.au dim., de 10 h a 17 h: merc.de 10 h a 20 h (gratuit de 17 h a 20 h et en tout temps pour les enfants iîe 12 arts et moins).(372, Ste-Catherine o., Suite 410) - Exposition «Témoins», de Jean Brillant.Denis Le Bel et Real Patry.Jusqu'au 24 avril.ARTICULE (15.boul.Mont-Royal o.Suite 105) \u2022 Exposition «La constitution d'une nation*.Du merc.au dim.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 25 avril.ATELIER A (796 A.Champagneur) - Peintures de Pandeiis Tsakpinis.Jusqu'au 1er mai.ATELIER CIRCULAIRE («10.Molière.4e étage) Oeuvres sur papier de Paul Reynard.Jusqu'au 23 avril.ATELIER-GALERIE LES EDITEURS D ART ASSOCIÉS (113.Laurier o.) - Estampes et gravures de Derouin.Alechmsky Laliberte.Patry, Bergeron Montoya.Martmeau.Pellan.Pelletier.Riopelle et Zao-Wou-Ki.Du mar.au sam., de 10 h a 18 h B-31 2 (372.Ste-Catherine o.Suite 312) \u2022 Dessins de Johanne Gag non.Du mar.au sam., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 24 avril.MIREILLE BRISSET ART-ARTISTES (1640.Sherbrooke o.) \u2022 Oeuvres de Louisa Nicol.CAFÉ LE PÈLERIN (330.Ontario e.) \u2022 Illustrations de Philippe Béha.Jusqu'au 15 mai.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (279.Sherbrooke o.) \u2022 Exposition «Reflets et empreintes».d'Angele Verret.Du merc.au dim.de 12 h â 17 h.Jusqu'au 25 avril.CENTRE CONSTANTIN BRANCUSI (8060.Christophe-Colomb) \u2022 Auj.et dem.de 12 h a 20 h.exposition «Québec-multiculturel art contemporain».CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170.Chemin de la Cote Ste-Catherine) \u2022 Oeuvres des étudiants de l'Ecole d'arts plastiques du Centre.Jusqu'au 18 avril.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920.Baile) \u2022 Expositions «Apprendre de toutes pièces», «images de villes dieales: les expositions universelles».«Eadweard Muybridge et le panorama photographique de San Francisco.1850-1880».Merc.ven.de 11 h a 18 h; jeu., de 11 h a 20 h: sam.dim.de 11 h a 17 h.CENTRE DE DESIGN (Université du Québec.200.Sherbrooke o.) - Auj.et dem., de 12 h a 18 h, f oeuvres de Etienne Delessert.CENTRE DE DIFFUSION (angle St-Denis et Ste-Catherine.toc.JR-930) \u2022 Auj.de 12 h a minuit, exposition «Étalage», de Philippe Méthé et Joli-Coeur.CENTRE D'ART DENIS GAGNON (650.Cre-mazie e.) \u2022 A compter de dem.exposition «Artistes d'ici et d'ailleurs».Jusqu'au 24 avril.CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN (3680.Jeanne-Mance) \u2022 Exposition «Nouvelles perspectives - identités interculturelles».Du mar.au ven.de 12 h a 20 h; sam.dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 2 mai.ESPACE VERRE (1200, Mill) \u2022 Oeuvres de 17 artistesartisans de la Relève.Du lun.au ven., de 9 h a 17 h.Jusqu'au 9 mai.GALERIE ARTS TECHNOLOGIQUES (813.Ontario e.) \u2022 A compter de merc.oeuvres de Daniel Cabanis, James Durand et Jean Mathiaut.Du mar.au dim., de 12 h a 18 h.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY (372.Ste-Catherine o.Suite 418) \u2022 Dessins des artistes de la galerie et oeuvres de Laurent Pilon.Du mar.au sam.de 12 h a 18 h.Jusqu'au 24 avril.GALERIE CLARK (1591, Clark.2e étage) \u2022 Auj.et dem.de 12 h a 18 h, oeuvres de Pierre Lamar-che et Mark Vatnsdal.GALERIE COLBERT (5196.Pare) - Oeuvres de R.Briansky.P.G.Dubois.C.Hébert.C.Segal.P.Soulikias.L.Tiengo, U.E.Prawdzik.E.Wertheimer C.Lorain et Maurice Domingue.Mar.merc.de 10 h 30 a 18 h; jeu., ven., de 10 h 30 a 21 h; sam., de 10 h 30 a 17 h; dim.de 13 h a 17 h.GALERIE DARE-DARE (279.Sherbrooke o.) \u2022 Exposition «Lieux-dits: les similitudes», installation, sculptures et photographies de Sarla Voyer.Du merc.au dim.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 25 avril.GALERIE DAZIBAO (279.Sherbrooke o.) \u2022 Auj.et dem., oeuvres de Bob Vershchueren et Ariane Theze 6ALERIE D'ART DE BOUGAINVILLE (4511.St-Denis) \u2022 Oeuvres de Andrée Vézina.Jusqu'au 14 avril.GALERIE DE LA VILLE (12001.de Salaberry.Dollard-des-Ormeaux) \u2022 Exposition «R Voyage», de Sarah Singer.Du mar.au ven., de 14 h a 17 h; merc, de 18 h a 21 h; dim., de 13 h a 16 h.Jusqu'au 18 avril.GALERIE ENTRE CADRE (4897.St-Laurent) -Exposition «Melting Pot».Jusqu'au 30 avril.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108.Laurier o.) \u2022 Oeuvres de Basque.Bellefleur.Corno et Tougas.Du mar.au sam., de 11 h a 18 h; dim.de 13 h a 17 h.GALERIE JOCELYNE GOBEIL (2154.Cres cent) \u2022 Oeuvres d'artistes internationaux.Du mar.au ven.de 11 h a 18 h.sam .de 11 h a 17 h.Jusqu au 8 mai.GALERIE GRAFF (963.Rachel e.) \u2022 Auj.et dem.de 12 h a 17 h.oeuvres de Louise Robert A compter de jeu., peintures de Raymond Lavoie.Du merc au ven.de 11 h a 18 h; sam., dim.de 12 h a 17 h.GALERIE KASTEL (1368.Creene) \u2022 Oeuvres de B.Bobak, J.Brooks, C.Chuke.J.Dallairc, N.Lake-maker.C.LeSauteur, T.Tremblay et P.Wiselberg.Jusqu au 14 avril.GALERIE JOHN F.KENNEDY (3030.ViUeray) \u2022 A compter de jeu., peintures de Walter Casara-villa.Alejandro Escribano.Sung Pyo Han, Nella Khamv Nydia Preede.Meyer Tannenbaum et Bra-cha Tumer.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1455.de Maisonneuve o.) \u2022 Photographies d époque provenant de dépôts d'archives montréalais.Du lun.au ven.de 10 h à 20 h; sam.de 10 h a 17 h.Jusqu'au 17 avril.GALERIE L'EMPREINTE (272.st-Paui e.) -Oeuvres des artistes du Centre d'Apprentissage Parallèle de Montréal.Du dim.au merc, de 10 h a 18 h; du jeu.au sam.,1 de 10 h a 21 h.Jusqu'au 25\" avril.GALERIE LIEU OUEST (372.SteCatherine ouest.Suite 523) \u2022 Oeuvres de Tanya Morand.Du mar.au sam.de 11 h 30 a 17 h 30.Jusqu'au 1er mai.GALERIE LOTO-OUEBEC (500, Sherbrooke o ) - Exposition «Artistes chiliens d'ici».Du lun.au ven.de 9 h a 17 h.Jusqu'au 30 avril.GALERIE MICHEL-ANGE (430.Bonsecours) -A compter de merc.oeuvres de Michel Le Roux.Ou mar.au dim.de 11 h a 17 h.GALERIE MME ALONZO (219.Prince-srthur t.) \u2022 Exposition «Femmes en art 93).Jusqu'au 23 mai.GALERIE OPTICA (3981.St-Laurent.Suite 501) \u2022 Oeuvres de Franc Pétrie et François Cormier.Jusqu'au 9 mai.GALERIE PINK (l456.^otre-Dame o.) \u2022 Auj.et dem .de 13 h a 17 h.exposition «Résurrection».A compter de jeu., peintures d'Alain James Martin.Du jeu.au dim., de 13 h a 17 h.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES (2.M.st Paul o.) \u2022 Oeuvres de Monique Bédard.Gérard Castonguay.Liliane Foumier, Georges Dedoyard, Marcel Delorme, Lynda Schneider Granatstein, Ai-bric Soly.Marie Versailles c hoquet et Anne Van Mierlo.Du mar.au ven., de 11 h a 18 h; sam.de 12 h a 17 h; dim.de 13 h a 17 h.GALERIE SKOL (279.Sherbrooke o.Suite 311 A) \u2022 Oeuvres de Sylvain Robert.Du merc au dim.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 25 avril.GALERIE STORNAWAY (1069.Bleury) \u2022 Auj.oeuvres de Pierre Duranleau.GALERIE TROIS POINTS (307.SteCatherine o.local 555) \u2022 Oeuvres de Christiane Ainsley et Pierre Bellemare.Jusqu'au 24 avril.GALERIE VOX (4060.St-Laurent) \u2022 Exposition «Mémoires» de Anne Ballesteret «L'Heure bleue», de Françoise Cormier.Jusqu'au 18 avril.GALERIE WADDINGTON (2155.Mackay) \u2022 Oeuvres de maîtres québécois.Jusqu'au 29 avril.GALERIE BRENDA WALLACE (372.Ste-Catherine o.) \u2022 Oeuvres de John Heward et Ginette legare.Du mar.au sam., de 11 h a 17 h.Jusqu'au 24 avril.GALERIE WESTMOUNT (4912.Sherbrooke o.) \u2022 Peintures de Gérard Castonguay.Jusqu'au 18 avril.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART DU OUÉBEC (2025.Peel) - Exposition «Les Oiseaux du Ressac», de Jon c.Jones.Jusqu'au 23 avril.GUILDE GRAPHIQUE (9.St-Paut o.) \u2022 Monotypes de Anahit Abramian et Mireille Morency, gravures au carborundum de Henri Bavieria.Du mar.au ven.de 10 h a 18 h; sam.dim., de 12 h a 18 h.Jusqu'au 30 avril.INSPECTEUR ÉPINGLE (4051, St-Hubert) \u2022 Installation de Gerald Zahnd.Jusqu au 24 avril.YVES LE ROUX ART CONTEMPORAIN (5505.St-Laurent) - Exposition «Objet de découverte».Ou mar.au sam.de 12 h a 18 h.Jusqu'au 1er mai.MAISON D'ART FRA ANGELICO (1520.woife) \u2022 Exposition «Le chemin de la croix-.Jusqu'au 17 avril.MICHEL TÉTREAULT ART INTERNATIONAL (55, Prince) - Oeuvres de Stéphan Ballard, Jean Louis M or m.Ross Racine et Lucie Robert.Jusqu'au 18 avril.OCCURRENCE (911, Jean-Talon e.Bureau 039) \u2022 Oeuvres de Denyse Gérin.Du mar.au dim.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 2 mai.PLACE DES ARTS \u2022 Affiches - 25e anniversaire du Festival international de la chanson de Gran-by.Jusqu'au 18 avril.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Service des activités culturelles.2331.boul.Edouard-Mont petit.4e étage) \u2022 Photographies.Du mar.au ven.de 12 h a 18 h; sam.de 14 h a 17 h.Jusqu'au 22 avril.MICHEL ROUX Vernissage le mercredi 14 avril à 19 h L'exposition 9e poursuivra jusqu'au 25 avril 1993 HORS MONTREAL LE BALCON D'ARTS (650.Notre-Dame.St-Lambert) \u2022 Oeuvres de Tex Lecor.Pauline Paquin et Normand Hudon.CAISSE POPULAIRE (30.St-Antoine Sud.Grnnby) - Oeuvres d Elise Brodeur.Jusqu'au 29 avril.CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS (90.Chemin des Patriotes, sorel) - Auj.et dem de 13 h a 17 h.exposition «Temps de pause 11 \u2022 de Nicole M on q eau-Cardin.CENTRE D'EXPOSITION DE ST-HYACIN- THE (495.St-Simon) \u2022 Exposition «Autour de I autoportrait*, de Denyse Gerin.Du mar.au ven.de 10 h a 17 h; sam.dim.de 13 h a 17 h.Jusqu au 18 avril.CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS (185.du Palais.St-Jerome) \u2022 Dessins de Giouseppe Di Léo.Annie Paquette et Céline Al-lard Du mar.au ven.de 12 h a 17 h; dim.de 13 h a 17 h.Jusqu au 18 avril.CENTRE D'ART OZIAS LEDUC (1090.Chemin de la Montagne.Mont-3t-Hilaire) \u2022 Oeuvres de P E.Borduas.L.Bellefleur.M.A.Fortin.O.Leduc et J.P.Riopelle.Du merc.au dim.de 12 h a 20 h.GALERIE ARTS SUTTON (7.Academy.Sut-ton) - Peintures de Stéphanie Belivcau.Massimo Guerrera et Cari Trahan.sculptures de Suzanne Ferland Du jeu.au dim.de 13 h a 17 h; sam.de 10 h a 12 h et de 13 h a 17 h.Jusqu au 27 avril.SUITE A LA PAGE E21 4v - CRIC 430, rue BONSECOURS VIEUX-MONTREAL \u2022 875-8281 Du mar.au dim.de 11 h à 17 h «S 1 COURS D'ART pour adultes, enfants, et aines m \u2022 PEINTURE \u2022 DESSIN \u2022 AQUARELLE ! \u2022 PEINTURE SUR SOIE \u2022 BIJOUTERIE \u2022 VITRAIL \u2022 GRAPHISME PILM D'ANIMATION- \u2022 CALLIGRAPHIE \u2022 ARRANGEMENT FLORAL \u2022 I MJX.-FINJ \u2022 DF.CORATIÛN DE MEUBLES Le Centre d'Arts Denis Gagnon inc.«ARTISTES D'ICI ET D'AILLEURS» regroupant 12 artistes.Le vernissage aura lieu dimanche, le 11 avril 1993 de 13h30 à 17h.Les artistes seront présents.L'exposition te poursuivra jusqu'au 24 avril inclusivement Plus de 80 oeuvres de différentes tendances (sculpture, gravure, huile, acrylique, aquarelle, pastel, encre) seront présentées.g 050, Crémazle Est, Montréal, tél.361-4404.s RIOPELLE Rétrospective gravée de 1967 à 1992 Du 10 avril au 3 mai Tous les jours de 10 à 19 h GALERIE BROCARD 2691, boul.Labelle à Prévost (Mrtia 46 1% l'aittrHrtt 16 6,) Tél.: 224-4294 L'association des artistes du Lakeshore présente au profit des infirmières de l'Ordre Victoria: IN ET VENTE printanière de tableaux les 17 et 16 avril, 10 h a 17 h è la Ferme Fritz 20477, Bord-du-Lac, Baie d'Urfé (Québec) i VIEUX-PRESBYTÈRE CAMILLA 6UAY SERGE 8EAUM0NT Du 4 au 25 avril PASTELS A L'HUILE ET SCULPTURES 15, rue des Peupliers Saint-Bruno-de-Montarville 653-7872 Ouvert tous les jours de 13 h à 16 h 30 et le vendredi de 19 h à 22 h * ouvert le Lundi de Pâques 12 h 30 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED110 AVRIL 199S HUMOUR L'humour au quotidien au Musée du rire, présenté dans des décors comme celui de la chambre à coucher, est aussi l'un des plus appréciés.Le buste de Mulroney dans la salle où il est question d'humour politique.Histoire drôle: mettez vos casques, c'est pas une farce ! JOCELYNE ¦ Brigitte et Alexis, 20 ans tous les deux, étudiants au Cégep du Vieux-Montréal, j^H| sont sortis absolu-H&vÇfcPBE* ment ravis et pleinement rassasiés de leur visite au Musée.pour rire, itirs et certains que si les Moiueèalais choisissent de snober leur musée, les touristes américains, eux.viendront à Montréal uniquement pour voir la nouvelle institution.Du travail bien fait que les étrangers nous envieront, croient-ils.Non, ils ne travaillent pas pour Gilbert Rozon.La seule chose contre laquelle ils auraient à redire, c'est le pop corn, l'unique mets, pour le moment, du «restaurant» du Musée.I i les prix d'entrée quand ce n'est pas mardi.L'autre remarque, de Brigitte, c'est que l'exposition n'est pas laite, par contre, pour les enfants de moins de sept, huit ans.L'Histoire drôle est trop complexe pour eux, il n'y a rien à pilonner et on s'imagine mal courir après les petits, casque à infrarouge sur la tête.Alexis estimait, quant à lui, que le contenu audiovisuel présenté dans Histoire drôle était supérieur à celui de Citès-cines (qu'il avait vue deux fois) parce que le choix des documents visuels était plus cohérent.Que par ailleurs, le voisinage des artistes d'ici et des célébrités d'ailleurs montre à quel point nos humoristes peuvent souvent être bons.Il se demandait, par contre, pourquoi il n'y avait pas de Woody Allen dans l'exposition et pourquoi Pierre Labelle, que l'on voit dans un extrait, était aujourd'hui disparu de la circulation.La visite d'Histoire drôle en compagnie des deux étudiants a duré deux heures et aurait pu facilement s'étendre sur trois, tellement il y a de matière à voir et à entendre.Mais la vieille qu'ils accompagnaient, appartenant à la génération pré-walkman, en avait plein les oreilles et ne pouvait plus rien absorber.La visite de l'exposition se fait un peu comme un'voyage en avion, en groupe, et commence avec les instructions d'une hôtesse sur ce qu'il faut faire et ne pas faire.Pendant que l'on attend l'ascenseur dans lequel tout le groupe sera invité à monter casqué, on regarde douze vitrines en forme de colonnes qui contiennent des exemples de sortes de rires.Le Musée commence par nous faire peur en nous laissant croire qu'il sera un musée comme les autres, avant de nous faire peur dans l'ascenseur.L'essentiel de l'exposition, qui se déroule en douze étapes, consiste a faire voir, dans des décors spectaculaires qui charrient leur propre message, des extraits de films, de pièces de théâtre ou de.spectacles comiques regroupes selon différents thèmes.Dans les décors se trouvent donc des écrans de toutes tailles, depuis un minuscule dans une assiette ou une lessiveuse, jusqu'à des écrans de cinéma.Le son qui sort de tous ces écrans arrive à nos oreilles par le casque, quand on entre dans la zone appropriée.Il y a des salles mieux réussies MUSEE Quand je i serai grand, je serai guéri Pour l'aménagement du Centre de cancérologie pëdiatrique provincial Charles-Bruneau (514) 256-0404 5100, ruo Sherbrooke est bureau RC 15 Montréal (Québec) H1V 3R9 1 \u2022a ù 14 a y Musée ord PLUMES ET PACOTILLES Une exposition sur les symboles de l'indianité Du 26 mars au 2 3 mai 1993 OVO m?Sherbrooke outal Montréal OI4HV&7IOO Heures» J ouvertur«.nur n»er wi\\ 10h - 16h nu ICI.2lh(cntr6 libre ISh 21 h); \u2022ni dim 10h 17 li.Icrnu U iunJi Visiu-i commentées : niar jeu 11 het 14h C;iu i^i.nmci .>/un.^e pur It Ccrurc cutnnfl U txxii«nd M rruu axenckijwr.par U Muur rr»)aii< l'Onumo que d'autres, mais sans> doute est-ce une question d'intérêt particulier, l'ar exemple, celle de l'Antiquité où règne Yves lacques en Mulroney et où il est question d'humour politique avec des extraits venant d'Angleterre, de France, des États-Unis, du Québec et même de Russie.Le bonheur de voir passer, ridiculisés, les Ueagan.Lli/abeth, Bush.pape, et compagnie.On retrouvera Yves lacques dans Les Fourberies de Scupm.le film de la pièce présentée l'été dernier au Saint-Denis dans une autre section du Musée.L'épisode du cirque, également, est drôlement bien pense.On s'asseoit autour d'un demi-cercle, au-dessus d'un miroir dans lequel se reflètent des extraits de numéros de bouffons parmi les meilleurs au monde.On se croirait vraiment au cirque.Dans une autre salle représentant en gros plan une table de ma-quillage sont regroupés sur écrans asse* imposants des extraits de sland-up de différents pays.D'un cote les comiques anglais, de l'autre les français de France et du Québec.C'est l'une des salles où l'on rit le plus.L'humour au quotidien, présente dans des décors de cuisine, salle de bain et chambre à coucher est aussi l'un des plus apprécies.S'y côtoient Ail in the Family et Moi et l'autre, par exemple.Quand les documents visuels sont anglais, il y a des sous-titres.Ne manquez pas l'épisode de la salle de bain que l'on regarde assis sur un trône, il est désopilant.Panthéon de l'humour avec vue sur certains tableaux.Il ressort finalement de tout ce que l'on voit et entend l'impression que ce n'est pas parce que c'est drôle que ce n'est pas sérieux.Et c'est parce que le Nouveau musée.pour rire demande, comme tout musée, un certain ef- fort a ses visiteur^ pour suivre et comprendre ce qui est présente, qu'il ne dotl pas demander trop cher l'entrée.Même si l'exposition, dans son ensemble, est un formidable spectacle.ECOLES OXFAM-QUEBEC S D Donnons-leur.juste un peu! OXFAM-QUEBEC (514) 866-1773 169, rue Saini-Paul Ksi Montréal (Québec) Canada 1121 Mi S CLASSE DE DESSIN ET DE PEINTURE (début - intermédiaire -avancé) \u2022 Méthode unique et structurée \u2022 Bases complétée, par étapes \u2022 Enseignement individuel \u2022 Aucun prérequis \u2022 Inscription en tout temps «JOUR OU SOIR» 3623, St-Denis (métro Sherbrooke 843-6830 permis culturel «CP0520 \u2022 Dessin \u2022 Peinture à l'huile \u2022 Aquarelle \u2022 Pastel \u2022 Couleur 477-3846 I ' I II S T I T U T BE PHOTOGRAPHIE D A W O N Programme d'appoint: Arts & Technologies de la prise d'images Cours du soir et de fin de semaine P h o Vidé PHOTO i o g r a p h i e Infographie Inscriptions Les 20 & 21 avril 1993 12n00 à 19h00 c 0.L l \u2022 0 ~^tz i -001.ou.eslJ}otiL r^MateonnèuvQ DAWSON Montréal (Québec) \u2022 ' Brochure DispbNiiiu.sur dema^dl h3z.3g4.ATWATER (514); 933-0047 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 E17 m-.t voyages pour deux à CUBA m m assortiments «Les Cieassiques» de la S.A.Q.et de nombreux billets de spectacles et des disques compacts de vos artistes préférés.Complétez le coupon ci-dessous en y inscrivant 3, 6 ou 9 pièces entendues sur es on CITÉ ROCK \u2022 DÉTENTE 107,3 FM W if «.-4 C'EST TOUT! Pas d'attente près du téléphone.Trois piges par jour, du lundi au vendredi, du 1 er mars au 16 avril ar \u2022 » » y INSTANTANÉMENT : 3 CHANSONS: Des billets de spectacles, des disques compacts de vos artistes préférés.I Tu 6 CHANSONS: Des assortiments de 6 bouteilles v4 i «Les Classiques» de la S.A.Q.9 CHANSONS: Des voyages pour de ux personnes sous le solei de Cuba.COUPON DE PARTICIPATION (les reproductions mécaniques ne sont pas acceptées) Pièce ou artiste/Jour et heure Pièce ou artiste/Jour et heure I.Etes-vous au type: «Je suis très occupé(e), mais j'ai pu retenir 3 pièces?» Pièce ou artiste/Jour et heure II.Ou plutôt «Trop facile, j'en ai retenu 6, au rai s-je un plus gros prix?» I.À moins que vous soyez du type: «Sans blague.pour 3 autres pièces, je peux gagner un voyage au soleil.» 5£ Faites parvenir à : ROCK \u2022 DÉTENTE C.P.107, Succursale B Montréal H3B 3J5 [Règlements disponibles à la station.) Nom: Adresse:__ Code Postal: Tél.: (rés.)_ Date d'anniversaire: __(bur.)_ E18 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED110 AVRIL 1995 Marian Anderson meurt à l'âge de 96 ans La célèbre cantatrice fut la première artiste lyrique noire à chanter au Metropolitan Opéra Agence France-Presse Marian Anderson en 1982 PORTLAND ¦ La cantatrice américaine Marian Anderson, qui fut la première artiste lyrique noire à chanter au Metropolitan Opéra de New York et à la Maison-Blanche, est décédée jeudi à Portland, en Ore-gon à l'âge de 96 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.L'artiste, qui avait été victime d'une attaque cardiaque la semaine dernière, est morte au domicile de son neveu, James DePreist, directeur de l'Orchestre sympho-nique de l'Oregon.En Europe Habituée des grandes salles lyriques du monde, Marian Anderson, dont la voix de contralto couvrait plus de deux octaves, avait travaillé son art en Europe.Tout en ayant contribué à dissiper avec son talent éblouissant le préjugé selon lequel les chanteurs noirs n'étaient pas faits pour l'opéra, elle avait également milité toute sa vie en faveur des droits civiques.Née le 17 février 1897 à Philadelphie, en Pennsylvanie, Marian Anderson avait commencé à chanter à 12 ans pour subvenir aux besoins de sa famille après la mort de son père.À 19 ans, elle avait été acceptée comme élève par le maître italien Giuseppc Bo-ghetti.Après un concert triomphal à Berlin, en Allemagne, en 1933, elle avait tourné dans les plus grandes salles avec un répertoire éclectique comprenant des «ne-gro spirituals», des lieder de Schubert, des chants de Noël, du Verdi, du Haendel, du Mendels-sohn, voire même La Marseillaise.À la Maison-Blanche En 1939, elle fut la première cantatrice noire à chanter à la Maison-Blanche où elle fut invitée par Eleanor Roosevelt, la femme du président, à l'occasion d'une visite du roi d'Angleterre George VI.Puis, en 1953, elle chanta devant la cour impériale du japon, première cantatrice accueillie par cette cour en 2 600 ans d'histoire.i \\ I Concertas î i se met sur son J>v delannee.wm V La plus tçlé Qualifiée de «plus grande voix au monde» par le «grande maestro» Arturo Toscanini, Marian Anderson avait donné en 1939 devant 75 000 personnes un concert au Lincoln Mémorial après qu'on lui eut refusé en raison de sa race l'accès au Constitution Hall, à Washington.Enfin, le 7 janvier 1955, elle fit ses débuts sur la scène du «Met».Bien que sa voix de l'époque n'avait plus son lustre d'antan, le public l'avait applaudie avec une telle frénésie que l'orchestre avait dû s'interrompre.En 1991, elle avait reçu un Grammy pour l'ensemble de son oeuvre.En 1943, elle avait épousé l'architecte Orpheus Fisher dont elle était veuve depuis 1985.De Palma chassé du métro de New York Agence France-Presse NEW YORK M L'équipe du cinéaste Brian De Palma, qui avait été autorisée à filmer des scènes de son prochain film Carlîto's Way dans le métro new-yorkais, a été priée d'aller tourner ailleurs, la direction des transports en commun trouvant l'attitude de l'équipe incorrecte et dangereuse, a rapporté jeudi le quotidien New York Newsday.Selon des responsables de la Transit Autority (TA), qui gère les transports en commun de New York, l'équipe de Brian De Palma qui tournait depuis lundi dans la station Times Square a «endommagé des installations» et a menacé la sécurité des voyageurs mercredi.Toujours d'après la TA, l'équipe a percé un plafond pour installer une caméra, a commencé à scier un poteau qui était dans le champ d'une autre caméra, braqué des projecteurs de forte puissance sur les rames arrivant dans la station, ce qui éblouissait les conducteurs et a demandé des mouvements de trains sans tenir compte des règles de signalisation.Seu! point positif, selon les salariés de la TA, les vedettes du film Sean Penn et Al Pacino, ont eu une attitude parfaite.erry Boulet AVANT DE M'EN ALLER Av>unt de m3 en aller Gerry Boulet Marie Rey 34 La première fois, Roger Belval se présenta à l'appartement de la rue Bleury avec un T-shirt sur lequel était imprimé un magnifique dessin de perroquet.Harel l'apostropha en disant: « Tiens, regarde donc l'wézo! » Le mot s'incrusta.Même si la mère de Belval, lorsque les chums de musique de son fils lui rendaient visite, à Granby, se tuait à répéter: « Y' s'appelle pas Wézo, mon garçon.Y' s'appelle Roger.Roger, avez-vous compris, là!.» La trouvaille d'Harel était d'autant plus appropriée que Belval était un albinos \u2014 d'où le cheveu blanc et rare \u2014 et qu'il était pourvu d'un nez un peu cornu ainsi que d'yeux très doux, que l'on aurait dit toujours un peu effrayés.Un oisillon, c'était frappant! Un jour, alors que Belval dormait rue Bleury, Harel cassa un oeuf, plaça une moitié de la coquille sur la téte de Wézo et l'autre moitié juste à côté de son visage, au-dessus du drap qui le recouvrait jusqu'au menton.et il prit une photo! C'était splendide.Un oiseau tout frais éclos! Wézo, quoi!.Outre ses caractéristiques ornithologiques, Belval se révéla un batteur accompli.En deux semaines, il fut parfaitement intégré à Offen-bach et réussit à insuffler une nouvelle énergie au groupe.C'est à ce moment-là qu'Offenbach se mit en affaires avec René Malo.Malo avait trente ans.Alors qu'il étudiait à l'Université de Montréal, il avait monté une boite à chanson.le Cabcstran \u2014 selon un vieux mot du patois provençal repris dans une chanson de Félix Leclerc.Puis, il avait produit les spectacles donnés au Pavillon de la jeunesse d'Lxpo 67 avant de faire partie de la première équipe de la toute nouvelle télévision de Radio- Québec.René Malo s'était ensuite consacré à la production audiovisuelle avant de se tourner vers le monde du spectacle et de s'associer à Guy Latraverse dans Kébec-Spec, Kébec-Disc et Kébec-Film.Son bureau de la place Jacques-Cartier voyait défiler ensemble ou à tour de rôle Claude Dubois, Robert Charlebois, Diane Du-fresne, Yvon Deschamps, Jean-Pierre Ferland.Malo, qui avait vu et entendu Offenbach à l'hôtel Nelson, se montra plus qu'intéressé lorsque Lucien Ménard lui proposa de prendre le premier véritable groupe rock québécois dans son écurie.Il ne savait pas dans quoi il s'embarquait.Très tôt, en plus de voir au booking, il hérita des fonctions que Lucien Ménard occupait depuis une couple d'années mais qu'il avait de plus en plus de mal à assumer seul: materner les musiciens, se charger de faire leurs courses pour qu'ils aient à bouffer, leur prêter du fric au besoin, les sortir des impasses invraisemblables dans lesquelles, parfois, ils s'engageaient.Car Gerry et les autres poursuivaient leur existence en conformité avec le style de vie qu'ils avaient développé depuis qu'ils étaient devenus de vrais rockers: musique, filles, alcool et dope.Pour les habitués de la place (acques-Cartier, ils étaient devenus des célébrités.Ils entreposaient des quantités industrielles de champignons magiques dans les réfrigérateurs à bière de l'hôtel Nelson.À une occasion, on les avait vus jeter deux douzaines de comprimés de mescaline dans une bouteille de vingt-six onces de vodka.qu'ils s'étaient dépêchés d'ingurgiter séance tenante.Lucien Ménard étant souvent le premier à rouler sous la table, c'est Malo qui accourait lorsque survenait un coup dur: petits ennuis avec la police ou les hôteliers, drames d'amour ou de cul, querelles intestines \u2014 car, entre eux, les membres d'Offenbach étaient incapables de se livrer à des discussions ordinaires, évidemment.Leurs débats se terminaient souvent par un échange de coups de poing, ou de bouteilles de bière vides qu'on se lançait à la tête avant de se réconcilier et de se donner l'accolade.René Malo croyait avoir tout vu avec Claude Dubois, ce jeune chanteur qui n'était pas de tout repos lui non plus \u2014 et qui avait un jour emmené chez Malo, où il logeait, une sorte de chat sauvage, ou de lynx, qu'il fallait nourrir en garrochant à intervalles réguliers une pièce de viande crue dans la pièce où le monstre était confiné.Or, c'était pire encore avec Offenbach.Malo ne fut donc pas surpris outre mesure lorsque Harel lui téléphona de La Sarre, où le groupe était de service ce week-end là, pour lui dire: «On veut faire l'Oratoire, René.\u2014 L'Oratoire?Quoi, l'Oratoire?\u2014 On veut jouer à l'Oratoire.\u2014 L'Oratoire?.Y'a pas assez de salles à Montréal pour donner des spectacles, Pierre?Qu'est-ce que tu veux faire avec l'Oratoire?\u2014 On veut pas jus'fairc un show, René, on- veut faire une messe, une vraie messe! À l'Oratoire!» Entre eux, Harel et Gerry parlaient plutôt d'une messe noire.L'idée en valait une autre.Elle était venue à Harel, comme ça, alors qu'il s'emmerdait dans une chambre d'hôtel de l'Abi-tibi.Il s'agissait de créer un événement tout à fait spécial, de frapper l'imagination, de monter un truc qui ne s'était jamais fait auparavant.Gerry avait été emballé; encore une fois, des souvenirs d'enfance remontaient à la surface, il jouerait de l'orgue dans le choeur, derrière la balustrade.Malo ne dit pas non.Les contacts avec les patrons de l'Oratoire s'engagèrent de plusieurs côtés à la fois.Harel mit dans le coup sa mère, qui connaissait du monde chez les membres du clergé.Lucien Ménard se mêla de l'affaire.Malo également.Même Stéphane Venne prit part aux premières conversations avec Marcel Taillefer, un père de Sainte-Croix alors directeur de la pastorale à l'Oratoire Saint-Joseph.Celui-ci confia le dossier à un autre prêtre, Yvon Hubert.Hubert avait trente-sept ans, portait les cheveux longs et était considéré, selon l'expression de l'époque, comme un prêtre à la mode .Il avait étudié la philosophie et la théologie à Ottawa, puis aux États-Unis, en Belgique et en France.C'était un religieux de l'ordre des Capucins.Les membres de cette communauté avaient la réputation de prendre au sérieux leur voeu de pauvreté, ainsi que la mission qu'ils avaient à remplir auprès des moins favorisés de la société.Bref, ils étaient en général plus proches des ouvriers et des chômeurs que des notables de la hiérarchie cléricale.Après les chambardements provoqués par le concile Vatican II, tenu entre 1962 et 1965, Yvon Hubert avait été parmi les premiers au Québec à intégrer (avec l'aide de jeunes et obscurs musiciens: François Dompierre et Michel Donato) le chant et la musique populaires à la célébration de la messe, dorénavant dite en français.Il avait ensuite emmené ce concept à la télévision de Radio-Canada où, pendant toute une saison, l'office du dimanche matin obtint un auditoire de trois cent cinquante mille téléspectateurs, du jamais vu jusqu'alors.En outre, il avait enregistré quelques-unes des deux cents chansons composées pour cette série d'émissions.À l'automne 1972, il donnait dans les églises des concerts populaires d'inspiration religieuse étonnamment bien faits, tant du point de vue de la qualité musicale que de celui de l'innovation technique: Hubert trimbalait dans les temples un système d'amplification quadraphonique! Une première rencontre officielle eut lieu le soir du neuf octobre dans une salle de l'Oratoire.La scène était presque hallucinante.Dans cette pièce austère, garnie de boiseries sonbres et de meubles sévères, on voyait les deux hommes de robe mêlés à une bande de hippies hirsutes, Gerry et sa grosse barbe, Harel et sa mine patibulaire, Wézo et ses grands yeux.d'oiseau, Willie et ses cheveux aux épaules, Johnny et son faciès impénétrable.Lucien Ménard était là aussi.Toute cette horde essayait de se tenir à peu près convenablement, de ne pas blasphémer, de ne pas mettre les pieds sur les tables et de ne pas coller de gomme à mâcher sous les sièges.Harel, avec sa grande gueule, parvint à présenter clairement \u2014 et avec respect \u2014 le concept aux deux prêtres.Ceux-ci se contentèrent d'écouter et de sonder subtilement les coeurs des membres d'Offenbach, cherchant à savoir quelles motivations au juste les animaient.Harel, à l'aise dans ce rôle, dit aux curés: «L'Oratoire, c'est un lieu ben spécial: le temple sur la montagne, le lieu des célébrations.presque un décor de science-fiction! Ensuite, ce qu'on vous apporte, c'est la résurrection d'un rôle que vot' Eglise a joué pendant des siècles et qu'elle a abandonné.L'Église, la gardienne du théâtre et de l'art!.Pis vous l'savez qu'y'a un lien entre la foi et l'émotion.C'est ça qu'on vous apporte, une aventure d'émotion!» Lorsque les rockers furent repartis, Marcel Taillefer, visiblement secoué, demanda à son confrère: «Qu'est-ce que t'en penses, Yvon?\u2014 D'après moi, c'est positif.\u2014 Est-ce que t'as une idée de ce que ces gars-là cherchent en montant un événement pareil?\u2014 C'est difficile à dire.ça.Mais j'pense que j'eomprends un peu.('suis pas prêt à dire qu'ils n'accordent aucune importance à la publicité qu'y vont en retirer: faut pas faire d'angélisme non plus! Mais y'a aut'chose dans leur tête, je suis certain.T'as écouté Harel?Ils recherchent un accomplissement aussi.Une sorte de dépassement, l'sais pas exactement, mais j'ai confiance.C'est des gars qui ont du coeur, qui manifestent une forme de spiritualité.\u2014 T'as confiance?\u2014 Oui.» 11 y eut un moment de silence, puis Marcel Taillefer reprit: «Écoute: si tu penses que ça a du bon sens, j'suis prêt à embarquer.Mais à une seule condition: c'est toi qui t'en occupes de A à Z.Et puis t'en prends la responsabilité.\u2014 D'accord.» La messe noire aurait donc lieu.Dans les jours qui suivirent, le haut clergé montréalais, mis au courant, ne s'opposa pas au projet; il est vrai que l'Église catholique, dont les affaires étaient en chute libre, ne pouvait pas se permettre de lever le nez sur une occasion de rejoindre les jeunes, qui ne pratiquaient plus.a suivre ©Art Global, inc., 1991 1009, avenue Laurier ouest Montréal, Québec H2V 2L1 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 AVRIL 1993 E 19 Tintin, le dernier des Belges YVES CLARISSE de» l'Agence f(euter BRUXELLES ¦ Peu de héros populaires auront autant atteint à l'universel que Tintin, ses 21 albums vendus à quelque I50 millions d'exemplaires et traduits en 40 langues.Le jeune reporter à la houpette est pourtant inscrit dans un paysage culturel, linguistique et urbain très particulier et étroit, celui de la Belgique et, surtout, de Bruxelles.Une exposition montée à Bruxelles sur le thème de « La Bel-gitude d'Hergé» pour le dixième anniversaire de sa mort, situe l'ampleur de ce phénomène connu des seuls tintinophiles.Qui sait, par exemple, que le langage exotique utilisé par les Indiens Arumbayas dans L'Oreille cassée, et par les Syldaves dans Le Sceptre d'Ottokar, n'est en fait qu'un dérivé du marollien, un dialecte bruxellois teinté de flamand?«Eih bennek, Eih Blavek», devise du roi de Syldavie Muskar XII, loin d'être issue d'une quelconque langue balkanique, signifie très prosaïquement: «J'y suis, j'y reste».Quand un policier syldave arrête le capitaine Haddock et pointe sur lui une mitraillette en hurlant: «Hélt!.Ihn dzekhoujsh blaveh!.» , il lui intime simplement Tordre de «rester dans la voiture».L'Emir ««Morceau de réglisse» Seuls les Bruxellois de pure souche pourront reconnaître ces clins d'oeil en marollien, la langue maternelle de la très bruxelloise mère de Georges Rémi, alias Hergé.Tintin au pays de l'or noir prend des intonations burlesques lorsque l'on sait que le félon Cheik «Bavard» (Bab El Ehr) veut prendre la place du bon Emir «Morceau de Réglisse» ( Ben Kalish ) pour le contrôle du pétrole de l'État du «je l'ai!» (Khemed), capitale «Qu'est-ce que c'est?» ( Wadesdah ).Qui sait que le langage exotique utilisé par les Syldaves dans Le Sceptre d'Ottokar n'est en fait qu'un dérivé du marollien, un dialecte bruxellois teinté de flamand?«Eih bennek, Eih Blavek », par exemple, la devise du roi Muskar XII, signifie très prosaïquement: «J'y suis, j'y reste».Les rues de la ville natale d'Hergé, ses petits bourgeois affairés, ses commerçants âpres au gain et ses ménagères obsédées par la propreté offrent un décor idéal pour comprendre la vie de la classe moyenne bruxelloise dans les années 1930.Les albums de Tintin constituent également un guide irremplaçable pour les amoureux des joyaux de l'architecture bruxelloise détruits par la spéculation immobilière ou pour faire place aux institutions européennes.C'est au Marché aux puces, place du Jeu de Balle, que le jeune héros flâne avant d'acheter le modèle réduit du bateau qui le ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX L'ÉCHANGE DISQUES, LIVRES, CASSETTES ET DISQUES COMPACTS NEUFS ET USAGÉS CHOIX ET QUALITÉ 3694, ST-DENIS, MTL 713, MONT-ROYAL EST, MTI.MÉTRO SHERBROOKE 849-1913 MÉTRO MONT-ROYAL 523-6389 en s/weiac/e Ven.30 avril 20h.Sam.1er mai 1%.e2 soirs seulement En vente maintenant - llbêâtrc 1 ÉL\u201e.«I Denis I r££S5È.> Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Améli oréz votre français écrit Cours sur mesure à la maison, au bureau, en vacances.Date limite d'inscription : 30 avril 1993 Pour recevoir le dépliant d'information, appeler au (514) 343-7393 ou remplir la formule suivante et ia retourner à : Cours autodidactique de français écrit (CAFÉ) Université de Montréal, C.P.6128, succursale A, Montréal (Québec), H3C 3J7 Nom et prénom Adresse Ville Code postal lancera sur la piste du Secret de la Licorne.Une serviette oubliée dans le parc du Cinquantenaire l'enverra à la recherche du Sceptre d'Ottokar, un appel angoissé à l'Observatoire météorologique d'Uccle le pousse vers VÉtoile mystérieuse, et la gare de Moulinsart dans Les Sept Boules de cristal est la réplique de celle de Watermael-Bois-fort.Armé d'une simple barre de chocolat Côte d'or, il affrontera les marchands d'esclaves et le redoutable Rastapopoulos.L'inévitable Séraphin Lampion Quand ce marcheur infatigable n'utilise pas ses pieds, il prend l'un des tramways jaunes tout en angles qui tintinnabulaient sous l'éternelle pluie bruxelloise, ou un avion bleu et blanc de la compagnie nationale Sabena.Un voyage au Congo belge fait remonter à la surface tous les clichés colonialistes sur les «bons Noirs» naïfs qui ont bien besoin d'être encadrés par les généreux missionnaires.Le tableau dressé dans Tintin au Congo fait sourire mais rend bien le paternalisme extrême de la colonisation belge.Lorsque le reporter coiffé d'un casque colonial entame une leçon devant des petits Noirs par «Et maintenant, je vais vous parler de votre pays, la Belgique», cela ressemble furieusement aux classes de latin qui commençaient, au Congo comme en Belgique, par « Nos ancêtres, les Gaulois».^ Une fête au village?Voici l'Harmonie de Moulinsart, copie conforme des innombrables fanfares composées de musiciens rougeauds et alcoolisés sans lesquelles il n'est pas de célébration digne de ce nom dans le plat pays.L'arrivée de Séraphin Lampion, insupportable vendeur de polices d'assurances, muni d'une intarissable réserve de blagues stupides qui s'incruste à Moulinsart, prototype du Bruxellois affairiste et mèle-tout, a fait hurler de rire des générations de Belges de 7 à 77 ans.Tous ces clins d'oeil appartiendront peut-être bientôt au passé si la Belgique, comme le souhaite une part croissante du monde politique flamand, éclate en deux.Hergé et son personnage de Tintin, vedette du 7e Salon du livre de Montréal où a été prise cette photo, sont en même temps foncièrement bruxellois.Ce que s'emploie à démontrer une exposition organisée à l'occasion du 10 anniversaire de la mort de l'auteur.-\u2022\u2022\u2022V-1.LE 11 AVRIL \u2022 \u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« i\\ \u2022\u2022 .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 .I»\".\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 L'.V.V.V.\u2022'.V .1.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 Hydro-Quebec Ville de Montréal PAQUES If.@ STCUM En effet, à l'occasion de ia grande fête de Pâques, la Société de l'île Notre-Dame organise une immense chasse aux oeufs de Pâques, au Parc des îles.Dame Poule avait préparé des milliers de surprises et de cadeaux pour tous les enfants de 12 ans et moins.I Mais Vilain Piraton les a camouflés quelque part sur l'île.Nous avons besoin de votre aide pour les trouver.Venez et vous gagnerez des milliers de prix.m V - Ouvert .JÊ :¦ JET /Vf*'.4Ww Parc des îles Société de l'île Notre-Dame » .» Y l'Amphithéâtre Bell Venez patiner tous les jours! Du dimanche au vendredi, de 11 h3G à 22h00 et le samedi jusqu'à minuit, rAniphithcât iv Bell vous invite à enfiler vos patins et laisser aller votre fantaisie.sur glace! ¦ DIET s ¦ Une présentation de La Doutiquo I Sur présentation de cette annonce, obtenez un bHtet gratuit à Tachât d'un bttet adulte à prix régulier pour une séance de patinage libre à F Amphithéâtre Bell Valide du lundi au vendredi jusqu'au 30 juin I993.Pour renseignements: 395.0555 *(uuf en cas d'événements specuux) Ce coupon ne peut être |ume*e a aucune autre offre en cours.Non-monnayable.Reproduction mécanique interdite.LE 1000 DE LA GAUCHETÎlRË e20 LA PRESSE, muni REAL, SÂrvîEDi 10 AVRiL 1993 Le Centre Info-Arts est ouvert Après deux ans de préparation, le Centre Info-Arts Bell a ouvert ses portes cette semaine.Avec l'inauguration de ce cen- tre, la Société de la Place des Arts voit l'aboutissement d'un projet qui lui tenait particulièrement à coeur.Elle tenait à instaurer un service pour favoriser la promo- tion des arts de la scène et rendre plus accessible la culture à l'ensemble de la population.CO PT Wl cette semaine TOP 2b FRANÇAIS LES c0-l0cs JULIE MASSE MARIE CARMEN DANIEL BÉLANGER : Q] JULIE [I] COMME ON L'A CHOISI GD À MA FAÇON 0 SÈCHE TES PLEURS \\J\\ LE COEUR À CÔTÉ DU LIT LES B.B.[Tj PLEURS DANS LA PLUIE MARIO PELCHAT H AILLEURS 0 BÊTE HUMAINE [T] CLAIRE [Î5| JALOUSIE 0 JE M'ENVOLE AVEC TOI [Î2J Y FAIT DUR DUR MON CD ïâl ET S'IL ETAIT TROP TARD m FRANCE D'AMOUR DAN BIGRAS LES PARFAITS SALAUDS PAUL SARRASIN COLLAGE FRANÇOIS PÉRUSSE JOE BOCAN 0 Y'A LES MOTS FRANCINE RAYMOND \\ïs\\ QUE MON COEUR LÂCHE MYLENE FARMER ~ TE PLAIRE LE GRAND MANÈGE [Tt] À CHAQUE SECONDE JOËL LEGENDRE [îs] MONA LISA BRUCE HUARD [îij METS UN PEU DE SOLEIL DANS NOTRE VIE GILLES VALIQUETTE ~~ TA VIE DÉVIE MAURANE f:i«i| t .'¦«' t lit < .i .:.«\u2022 t t .- «litt|>Of*tt>f«tu sur «*t it%\\> -*à?\"** \u2022 ******* * **\u2022' ** * */\"' 1415, rue de lu Montagne 987-8168 Hôtel Vogue avec clown et buffet pour enfants* 7 $ *de moins de 12 ans ]r k Buffet-brunch de Pâques dimanche 11 avril de 11 h à 15 h Buffet-petit déjeuner PLUS Table d'omelettes et gaufres, quiches.Rôti de boeuf, pâtes du jour.Buffet de dessert et délices au chocolat.13j95 $ P^rpersonne taxes ot service en sus Le Centre de conférence de Montréal POUR INFORMATION (514) 288-6666 3625, ave du Parc, Montréal Choisir le restaurant Le Centaure, son excellent buffet et sa délicieuse table de desserts, c'est une riche idée pour le brunch de Pâques! Dès 12 h, l'Hippodrome Blue Bonnets vous invite à venir célébrer avec vos enfants.Le populaire lapin Energizer sera sur place pour vous accueillir et vous offrir plein de surprises : tirages de petits lapins Energizer en peluche et d'animaux tout en chocolat.De plus, chaque enfant présent recevra un sac rempli de surprises! LE DIMANCHE 11 AVRIL, faites une sortie pleine de \"mordant\" à l'Hippodrome Blue Bonnets et vous en garderez un savoureux souvenir! Une collaboration de * Entrée : Club House I g Admission 16 ans et plus : 5,00$ i Brunch-adultes: 10,95$ | \u2022enfants: 5,95$ ®| NAMUR Navette d'autobus .; (V'c;in»' et Jean Talon L.'Hippodrome £3II te Bonnets S Vaste stationnement gratuit Information: (514) 739-2741 V E24 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED110 AVRIL 1993 Toutes les caries et données météorologiques proviennent de Accu-Weather, Inc.Les prévisions pour les cinq prochaines journées sont pour Montréal seulement.samedi dimanche lundi mardi mercredi nuageux avec périodes de pluie généralement nuageux et assez frais nuageux avec quelques averses quelques périodes mélange de nuages ensoleillées et de soleil , 12/4\t8/4\t8/2 ,\t9/-2\t9/-2 \t\t\t\t Toronto |/lax.et min.pour T aujourd'hui.Sherbrooke l3/5 La carte montre remplacement des systèmes météorologiques et des précipitations à midi.Les bandes da température indiquent les maxima pour aujourdhui.Averses Pluie Orages Ralales Neige Verglas ^/asse d'air Irais Masse d'air chaud Masse d'air stagnante Vàl-d'Or\tMont-Laurter\tLa Tuque généra ement nuageux Demain: nébulosité partielle Auj: 7/1 Dom: 6/0\tgénéralement nuageux Demain: nébulosité partielle Auj: 11/-1 Dem: e/-1\tnuageux avec périodes de pluie Demain: nuageux Auj: 9/2 Dem: 8/-3 \tdhfcoutimi\tRimoùskl nuageux avec périodes de pluie Demain: nuageux Auj: 12/3 I3Gm:11/-1\tnuageux avec périodes de pluie Demain: nuageux Auj: 9/2 Dem: 8/-3\tnuageux avec périodes de pluie Demain: pluie Auj: 10/2 Dem: 7/2 Gàspé\t\tBaie James ensoleillé, se couvrant par la suite Deniain: pluie Auj: 9/3 Dem: 7/2\tnuageux avec périodes de pluie Demain: pluie Auj; 9/2 Dem: 8/0\tgénéralement nuageux Demain: nébulosité partielle Auj: 5/-4 Dem: 4/-4 Au Soleil\t\t\t\t\t \t\tAlU.\t\tDEM.\t Acaputeo\t32\t22\t©ns\t33 22\tens Barbades\t30\t23\tnp\t31 23\tnp Cancun\t32\t21\tnp\t3122\tens Caracas\t30\t19\tnp\t31 19\tnp t a Havane\t29\t21\tnp\t30 22\tnp Honolulu\t28\t20\tnp\t29 20\tnp La Maflfnlque\t31\t24\tnp\t30 23\tnp Monlego 6ay\t31\t22\tnp\t30 23\tnp \t28\t19\tor\t2718\tnp Puerto Vanarta\t29\t17\tens\t28 17\tens Rio\t27\t21\tnu\t29 20\tnp San Juan\t31\t22\tnp\t30 23\tnp 24/13 : ^ Jackson villa 4Ja .Tamp^St.Peie, 23/13 SarasûtaA/«nlo«^ 24/13 «ns - ensol»K4, np - nAbulocrté partielle, nu - nuageux, pl - pluie, «v - «varaes, or -orage» Mm.et mtn.pour aujourd'hui 4 ' Key West Les Records\t\tLes Vents\t Jusqu'à à 15h.hier\t\tAujourd'hui\t T*eiT)p6raiure \u2022\u2022*\u2022.\u2022.(.*.¦*¦\u2022.1^.2\t\tMontréat .;.\tS iS-30 Km/h Température minimale\t6 o ¦\tLaurentides.\tS 15-30 Km/h Température moyenne\t\tCantons de UEst.\tS 15-30 Km/h Précipitations .\u2022\u2022.¦.\u2022\u2022\u2022.¦.\u2022¦\u2022i>*B**.t.>.T\t\t\t Lever du soieil: 6:19 a.m.Coucher du soleii: 7:35 p.m.La lune dernier 3 avr.13 nouv.avr.21 premier \u20ac avr.29:,,.pleine mais Au Canada\t\t\t\t\tDans le monde\t \tAUJ.\t\tDEM.\t\t\tAUJ.DEM.Calgary\t8\t-1 nu\t7\t-2 nu\tAmsterdam\t13 7 av 11 6 av Charlottelown\t11\t-1 ens\t8\t2 np\tBeijing\t16 6 ens 18 7 ens Edmonton\t\u2022 7\t-1 nu\te\t-1 nu\tBerlin\t11 4 nu 11 2 np Frédéric ton *\t11\t-1 nu\t11\t1P*\tBuenos Aires\t26 16 ans 28 18 ens Halifax\t11\t-1 ens\t8\t2 np\tLondres\t13 7 av 14 7 av Regina\t9\t-1 nu\t9\t0 nu\tLos Angeles\t28 13 ens 28 13 ens SLJohn*s\t8\t-2 ens\t7\t0 ens\tMadrid\t18 8 av 18 8 np Sudbury\t9\t0 nu\t7\t-4 np\tMexico\t27 12 ens 27 12 ens Thunder Bay\t6\t-4 np\t1\t-4 nu\tMoscou\t4 0 ne 6 -1 ni Vancouver\t12\t4 av\t12\t3 nu\tNev; Delhi\t33 20 ens 34 19 ens Whitehorse\t8\t2 nu\t9\t3 nu\tNevi/York\t12 3 pl 13 8 or Windsor\t16\t3 np\t12\ta av\tParis\t14 8 av 12 9av Winnipeg\t7\t-3 nu\t7\t-2 hp\tRome\t21 10 np 18 11 av Yellowknife\t1\t\u20227 np\t4\t¦4 np\tWashington\t16 6 pl 19 9 ens \tens\t- ensoleine, np - riébulosité partielle, nu -\t\t\t\t-nuageux.pi - pluie, ay -.averses, or -\t\t\t\torages, ni\t- neige légôre.ne\t- neige, vg - verglas A L'AFFICHE CETTE SEMAINE Belmondo Associated Pn^s l'AKIS ¦ Ican-Paul Belmondo apparti-; ont à la famille des «acteurs venus du fond des âges, qui n'auront jamais d'âgo», écrivait Henri Verneuil en préface de Touvragc de Philippe Durant consacre à ce monument du cinéma français.Pourlanl, sans tambours ni trompettes, «Ûébel» fêtait hier ses 60 printemps.Après quatre ans d'absence au grand écran* le lauréat du César du meilleur acteur en 1989 pour Itinéraire d'un enfant gâté de Claude Leiouch a fait son retour à l'automne dans Les Inconnus dans la maison.Mais malgré sa présence, ce remake signé Gepr-ges Lautncr, adapté d*un roman de Georges Simenon, n*a pu dé-; passer la barre des 150 000 entrées à Paris.Un échec inattendu pour «Tas des as».Fils du sculpteur Paul Belmondo, boxeur à 16 ans, élève du Conservatoire, qu'il quittera en 195b avec un mémorable bras d'honneur, « Bébel » a fait ses premières armes en public sur les planches.Trente ans plus tard, il revenait au théâtre avec Robert Hossein pour deux triomphes à la hauteur de sa réputation: Kean puis Cyrano de Bergerac.Il reste aujourd'hui l'heureux propriétaire du Théâtre des Variétés, la plus vieille salle parisienne qu'il s'est offerte en 1991.Fidélité aux planches oblige^ il montera en outre à la rentrée une comédie de Francis Veber, Le Dîner des co/is, qui réunira en haut' de l'affiche Claude Brasseur et Jacques Villeret.Entre ces deux parenthèses^ théâtrales, |ean-Paul Belmondo* s'est imposé au cinéma comme l'un des monstres sacrés du sep-, lième art hexagonal.D* À bout de souffle, film culte de la Nouvelle Vague qui révélait son talent en 1950, aux Inconnus dans la maison, il a joué avec les plus grands réalisateurs français: lean-Luc Godard, |ean-Pierre Melville, Claude Leiouch, Marcel Carné, Louis Malle, Henri Verneuil, François Truffaut, Claude Sautet, Philippe de Broca, pour ne citer qu'eux.Tour à tour séducteur, prêtre, flic ou voyou, le plus populaire des acteurs français (76 p.cent des Français disent l'aimer) a tourné plus de 60 films \u2014 avec uu sans cascades \u2014 et presque autant de triomphes.Chacun garde en mémoire ses prestations dans La Sirène du Mississippi, au côié de Catherine Dencuve.Borsalino, avec Alain Delon, Un singe en hiver, avec Jean Gabin, Modcrito Cantabile, avec leanne Morcau, ou encore Les Mariés de l'An II, avec Laura Anionelli, 5 SUITE DE LA PAGE E21 MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (Studio 1.2550 Ontaro e.) \u2022 -Le desir sous les ormes-, de Eugène 0 Neill.Mise en scène de Martin Beaulne assistée de Claire L'Heureux.Avec Nathalie Gascon.Aubert Pailascio, Patrick Coyet-te.Michel Daigle.Clément Cazelais et Philippe Cousineau: 20 h.Jusqu au 9 mai.GESÙ (1200.de Bleurv» - Au).20 h 30.-Si tu meurs \u2022 je te tue», de Claude Poissant, Avec François Chenier, Suzanne Lemoine, Guy Mignault, Da-niele Panneton.Jean-François Pichette et Chris-tiane Proulx.UOAM (Studio-théâtre Alfred-Laliberte.salle J-M400.pavillon Judith-Jasmin.405.Ste-Catherine e.l \u2022 Merc .jeu.20 h; ven.14 h.20 h, -La persécution et l'assassinat de Jean-Paul Marat représentes par le groupe théâtral de IHospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sadev Mise en scène de Yvon Peirier.UOAM (Salle Marle-Cerin-Laiole.pavillon Judith-Jasmin.405.Ste-Catherine e.» -Merc.jeu.20 h; ven .14 h.20 h.-L Eveil du printemps», de Francis Weoekind.Mise en scène d Alain Fournier.THEATRE DE L'EDEN (Ville des Laurentides) \u2022 Auj 20 h 30.«Parasol Club-, de Gaétan Fournier.THEATRE ARAGON (288 Chemin des Patriotes.St-Msthias-sur-ie-Richelieui - Ven 20 h 50.¦Les années guitare», avec Pierre Letourneau, Priscilla.Michel Robidoux et Louise Poirier.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (600.bout.Richelieu.Beloeill \u2022 Ven.20 h 30.-Medee-, de Marcel Dube.Mise en scène de Marc-Alain Robi-taille.THEATRE BISCUIT (221 St-Paul o.) - 'L Oiseau d or-.Mise en scène de Vladimir Ageev, Avec Luc Charest Alain Olivier Lapointe et Êric Pettigrew.Sam.dim 15 h, Jusqu au 27 juin THEATRE DE L'ESQUISSE (1550.Marie Anne e.) - Dem .13 h 30.-Le Fantôme du Grand Castor-, de Sylvi Bellleau, Mise en scène de Gerardo Sanchez.Avec Sylvi Belleau et Annie Arsenault.(5 ail ans) VARIETES POUR ENFANTS MAISON-THÉÂTRE (255.Ontario e.» \u2022 -Hippo-potamie>.de Louise Bombardier avec la collaboration de Hélène Blanchard et Judith Savard.Mise en scène de Brigitte Haentiens assistée de Philippe Soldevilla.Avec Hélène Blanchard et Judith Savard.Présentation du Théâtre des Confettis.Sam., dim.15 h.Jusqu'au 18 avril.(6 a 10 ans) THÉÂTRE ST-DENIS 1 - Ven.20 h.Jean-Marc Parent SPECTRUM (318.Ste-Catherine o.) - Auj.21 h.Bob Harrisson Blues Band; lun,, 20 h, Jésus Jones-1ère partie; ven.20 h 30.Me.Mom & Morgenta-ler.CLUB SODA (5240 Ave.du Parc) ¦ Mar.21 h.Empire des Futures Stars.GRAND CAFÉ (1720.St-Denis) \u2022 Auj.20 h.Jim- my James: 23 h Dr Sax: dem.20 h.Bilty Char-coal 23 h Jam session.BISTRO FLORESTA (4670 St Denis) - Merc, 21 h.place aux poètes avec France Boisvert.FOUFOUNES ELLECTRIOUES (87 Ste Catherine e.) - Auj.Napalm Death et Brutal Truth; jeu.Possession Simple et Eruption: des 20 h 30.CAFÉ CAMPUS (3315, Chemin Queen-Mary) -Dem., 20 h 30, Molodoi; merc, 22 h.Blues Trave-ler.CAFÉ THÉLEME (311.Ontario e.» - Auj.21 h 30.Straight Ahead Jazz Quartet.LES RETROUVAILLES (1709.St Denis) Auj.20 h 30.Password; mar.et merc.21 h.Manon divemess: jeu.22 h.Front Door; ven.20 h 30.MoCactus.LA BUTTE ST-JACOUES (50.St-Jacques o.) -A compter de mar.20 h.«Viens, on va se faciliter la vie», avec Sylvie Tremblay et Hélène Pedneault.LES DEUX PIERROTS (104 st-Paul e.) - Auj.des 20 h.Croupe Red et Alex Sohier.LE PIERROT (114.St-Paul e.) - Auj.et dem.20 h.Dany Pouliot et Michel Durocher.L*AIR DU TEMPS (191.St-Paul o.) \u2022 Auj.et dem Pony and the Kissing Bandits: lun.Danny Christianson: des 21 h.P'TIT BAR (3451.St-Denis) \u2022 Auj.André The-riautt: dem .Jean Viau, Jennifer Aubry et Isabelle Brossard: des 21 h.CAFÉ KALOUM (4621.St-Laurent) - Auj.des 23 h.groupe de percussion africaine.LES BEAUX ESPRITS (2073.St-Denis) - Auj .et dem.Bob Walsh Blues Band; merc et jeu., Rythm Rockers: des 22 h 30.LA BOÎTE  MARIUS (5885, Papineau) \u2022 Dem.des 22 h 30.Steve Rov^e.BIDDLE'S (2060, Aylmer) \u2022 Auj.de 18 h-a 21 h 30.Trio Billy Georgettc; des 22 h.Charlie Biddie, Ray Downes et Wali Muhammad et Clenn Brad-ley: dem.de 18 h 45 a 23 h 45.Trio de Bernard Primeau et Jacques Labetle.LE FLIP (1148, Mont-Royal e ) \u2022 Auj.et dem.des 21 h.les Pièces d Hommes (blues).AU HASARD (803, Ontario e.) \u2022 Dem.des 17 h 30, John McCale et le Elue Beaver Band, BALATTOU (4572.St-Laurent» - Mar et merc.22 h.Miguel Fenton et son groupe Sainagua.LE NEW ORLEANS (1225 St-Laurent) - Auj!.des 21 h Barbara Araya et son groupe.JAILHOUSE ROCK CAFE (30 Mont-Royal o.l -Auj, Bone Head, the Poupe Conflab et Assembly Required dem.Ode et Mant^J Rays; lun.Slaves on Dope et The Umbrcllas: des 21 h.MAISON CHAPMAN (8225, St-Hubert) - Auj.des 19 h Louise et Erik.C-SHARP (4062A.St-Laurenti ¦ Auj.Derrick Martin: dem,.Michael Browne: des 21 h.PIONNIER (286, Ulceshore.Pointe-Claire) - Auj!.des 21 h Riff Raff.SOLMAR (111.St-Paul e ) \u2022 Helena Cros.Carlos et José Jouo: des 21 h.Jusqu'au 12 juin.LA CAVE DU ST-CABRIEL (420.St Gabriel) -Auj des 20 h 30.Nelson Minville.AUBERGE LE VmUX SAINT-GABRIEL (426 Saint-Gabriel) -Auj, des 18 h 30.-Le Barman s'appelait Ceor-yes.» (souper-spectacleO.LE PORT DE CHINE (SteAgathe) - Auj., des 21 h Pob Adams.pianiste.Oeuvres de Cershwin.Ellington.POLO (307, rue Principale.St-Sauveur) - Aui.et dem , des 21 h.Black Cat Bone.Paul Deslauners, Paul Buonassissi et Craham Chambers.PATRICK LEDUC SAINT-LAMBERT Éducation Internationale SIMON HËTU MONTRÉAL Collège Stanislas MARC-ANDRÉ ROY FABREVILLE Polyvalente Jeunesse Les jeunes choisis comme porteurs d'ôlke de la semaine recevront un certificat d'honneur, un dictionnaire Micro-Robert Plus, quatre invitations gratuites à visiter la Tour olympique et un coton ouaté avec le dessin du Stade etdela Tour.DICOROBERT PARC OLYMPIQUE MONTR L'équipe des porteurs de La Presse, c'est le lien direct avec nos abonnés.Nous tenons à rendre hommage à ces partenaires de premier ordre et à souligner leurs efforts constants pour bien servir nos abonnés.Cette semaine encore, nous vous présentons cinq jeunes dont le travail remarquable mérite une mention particulière.ELYSE-ANN FAUBERT MONT-SAINT-HILAIRE Polyvalente Ozias-Leduc MARTIN CARON SHERBROOKE Séminaire de Sherbrooke Joignez-vous à Téquîpe des porteurs de La Presse au 285-e91-| "]
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