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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-04-11, Collections de BAnQ.

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[" fi La brique de Pétillon : un regard français sur Vécriture américaine CAROLE-ANDREE Lf TJIEL collaboration spéciale près l'Histoire du roman américain de __Marc Saporta ( paru dans la collection Idées chez Gallimard en 1976), voici un autre Français qui part à la découverte de YHistoire de la littérature américaine.Tandis que le premier prétend être une étude exhaustive de la création romanesque aux États-Unis, le second traverse amoureusement l'Amérique depuis un demi-siècle, soit de 1939 à 1989.La littérature américaine, selon Pierre-Yves Pétillon, commence avec les explorateurs des terres neuves, vers le milieu du XVle siècle, où Christophe Colomb était passé un demi-siècle plus tôt.L'auteur entr'aperçoit aussi l'Amérique, la «terre vierge», dans La Tempête de Shakespeare: «O, mon Amérique, ma Terre-Neuve, quelle joie j'ai à te découvrir.».Cependant, l'ouvrage que nous présente Pétillon ne tente pas de retracer les permiers moments de la littérature américaine.Et ce, malgré une introduction où il montre l'impossible tentative.Le professeur, qui a sillonné le nouveau pays en autocar Greyhound alors qu'il était étudiant, parcourt maintenant l'Amérique à travers des romans et des dates clés depuis cinquante ans.Les rideaux de cette histoire se lèvent sur une oeuvre de Delmore Schartz, In dreams beginsresponsabilises.«Certes infiniment moins connue, reconnaît l'auteur, mais hautement symptomatique, en revanche, des «nouvelles directions» que la littérature américaine va prendre au cours du demi-siècle à venir».Les raisins de la colère de John Steinbeck paraît cette même année.En 1940: Richard Wright, T.S.Eliot, Thomas Wolfe, Saul Bellow, puis Eudora Welty, Tennessee Williams, Arthur Miller, Paul Bowles.Et encore, John Irving, T.C.Boyles, Don DeLillo, Toni Morrison.Cinquante ans plus tard, Paul Auster clôt cette histoire d'une littérature américaine.Si on a le courage de traverser ce volumineux ouvrage de 816 pages et 216 articles \u2014comme un roman en fait\u2014 on découvrira au fil des ans les oeuvres qui ont tissé le réseau de livres, de thèmes littéraires, d'auteurs, qui ont peu en commun sinon un espace géographique.Mais on connaît ce genre de livre que l'on consulte comme un ouvrage de référence.L'histoire devient individuelle.On tombe sur un texte sur Paul Auster qu'on ne comprend pas tant il manque de clarté et d'indications sur l'auteur et le roman en question, Moon Palace.Ou, à l'inverse, on est estomaqué à la lecture du bel hommage rendu au Beloyed de Toni Morrison.Il arrive parfois, aussi, que certains textes soient un peu simplets ou trop emportés.On sent souvent le commentaire propre aux critiques français qui chouchoutent et encensent de la même manière des auteurs mineurs et les auteurs marquants, comme, dans le premier cas, David Leavitt, et dans le second, Paul Auster.Il y a actuellement en France une fascination pour les auteurs américains à laquelle Pétillon n'échappe pas.Les auteurs ténébreux et exotiques ont la cote en ce moment.Les déplacements dans le bois de Jim Harrison sont suivis à la trace, on s'émeut pour un regard de Paul Auster (encore celui-là) et on rêve d'une partie de pêche céleste avec le défunt Norman Maclean.11 n'est pas nécessaire d'avoir lu les oeuvres approchées par Pétillon pour mesurer l'ampleur du travail, d'une part, et le regard original de l'auteur.Parce que, malgré tout, cette histoire aura réussi une chose essentielle: nous faire découvrir et aimer une littérature forte et complexe, aussi originale que diverse.HISTOIRE DE LA LITTERATURE AMERICAINE NOTRE OEMI-SIECLE 1939-1989.Pierre-Yves Pétillon.Editions Fayard, Paris, 1993.816 pages.77 95$.Washington : l'espoir ¦ Bill Clinton: la nouvelle Amérique de Gilles Delà fon, et L'Amérique de Clinton de Nicole Berheim lancent des hypothèses sur l'avenir a court et à.long terme des Etats-Unis.En outre, est publiée en traduction une oeuvre du nouveau vice-président Al Gorc, Sauver la planète terre.Le JR de Gaddis ¦ Publié il y a 18 ans aux Etats-Unis.IR, de William Gaddis, nous montre un capitaliste de onze ans qui se retrouve à la tête d'un empire financier.Satire délirante du système capitaliste et charge sans pitié contre l'époque et^ le rêve américain, IR est un chef-d'œuvre.v, -7r.Joyeuses Pâques tout de même ! i Tintin jouit de la sainte protection de Casterman, laquelle se manifeste sous la forme de poursuites juridiques contre quiconque blasphème au sujet du jeune reporter \u2014 il est interdit de lui faire prendre un verre, fumer un joint, avoir une blonde\u2014 lé-sus semble bien, lui, avoir été complètement abandonné.Comme si Dieu avait renoncé, à ses droits d'auteur! Mais peut-être le Créateur sor-tira-t-il ses foudres divines en voyant ce que le dessinateur Tronchet a fait de son fils dans Sucré /ésus.une petite plaquette de bandes dessinées qui réunit les quatre évangiles.Dessiné grossièrement comme s'il s'agissait d'un grafitti, deux cercles pour la téte et le corps, des bâtons pour les jambes et les bras, le front en forme de couronne d épines qui lui donne un air punk, et les couilles toujours à l'air, lésus exerce son métier de sauveur de l'humanité comme n'importe quel travailleur protégé par une convention collective: il ne fait pas de miracle le week-end.Son tic nerveux: répéter la scène de la multiplication des pains avec n'importe quoi, aussi bien les seins chez une femme que les lépreux.Très drôle dans l'ensemble, mais (strictement ) réservé aux irrévérencieux.locelyne Lcpagc SACRE JESUS.Tronchet Editions .Delcourt.Pans.1993 48pages.15.95$ \u2022 ! ouvrages éclairants en TE MENTALE En vente en librairie pu au (514) 449-7886 ?gaëtan morîn éditeur \\A RÉADAPTION PSYCHOSOCIALE EN PSYCHIATRIE Use Tessicr, Michèle Clément et Vcsta Wagcncr-Jobidon mars 1992, 25 $ LA SANTÉ MENTALE ET SES VISAGES G.Bibeau.$M Chan-Yip, M.Ijjck, C.Rousseau.C.Sterlin et 11.Fleury avril 1992.30$ LA VIEILLESSE: VOIE DEVOTEMENT OU VOIE D'AVENIR R.Champagne, P Ijidouccur.Il de Ravine! J.Stryckman et D.Paul novembre 1992.26 $ POUR DONNER UN SENS AU TRAVAIL A/.Vezina.Af Cousineau, D.Mergler, A.Vinet et A/.-C.Laurendeau mai 1992, 25 $ LE DÉFI DE LÉGALITÉ N.Guberman.J.Hroué, J Lindsay, L Spector.L Blanchit, F.Dorion et F.Frcchcttc avril 1993.22$ y B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AVRIL 1993 Opinions Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins Alain Dubuc éditeur adjoint directeur de l'information éditorialiste en chef À votre tour La boîte aux lettres Il faut cesser de dire que Mirabel est trop loin de ses clients.À la défense de l'aéroport de Mirabel PIERRE ST-GERMAIN L'auteur est un résidant de l'ouest de l'île de Montréal qui travaillée Mirabel.\u2022M e dossier des aéroports de Mont-Bal réal, Dorval et Mirabel, fait ressortir un préjugé favorable à Dorval parce que -cet aéroport est situé sur l'île de Montréal à moins de trente kilomètres du centre-ville.Une opinion prédomine dans les médias: il faut fermer Mirabel.L'aéroport de Mirabel se fait reprocher depuis sa construction d'être situé trop loin du centre-ville de Montréal, d'être moins pratique pour le passager qui transite vers une autre destination principalement à cause de la distance entre Mirabel et Dorval - les vols domestiques et les vols vers les États-Unis étant surtout concentrés à ce dernier aéroport -, et principalement pour ces raisons d'être la cause de tous les malheurs du transport aérien de la région de Montréal.Pourtant, ces arguments sont faibles si on tient compte du fait que, dans bien des pays, les aéroports sont loin des grands centres et que des solutions importantes existent mais dorment dans les tiroirs.Un autre argument veut qu'il faille fermer Mirabel ou Dorval car il n'y a de place que pour un seul aéroport à Montréal.Il est vrai que cela peut être plus coûteux, mais je crois que depuis le jumelage administratif des deux aéroports de Montréal, ceux-ci sont devenus tous les deux profitables.De plus, je ne crois pas que la population de l'île de Montréal veuille que la circulation aérienne au dessus de sa tête s'accentue davantage.Cela est encore plus vrai pour les gens vivant autour de l'aéroport de Dorval.Depuis quelques années, Mirabel a perdu plusieurs vols importants au profit de Toronto: la cause de cette perte réside dans la passivité des intervenants.Les aéroports de Dorval et Mirabel ensemble ont plus à offrir qu'on le prétend.Les politiques qui régissent le transport des passagers ont été préjudiciables pour les aéroports de Montréal.Une bonne partie du marché de Montréal s'est artificiellement transférée à Toronto, non pas parce que Mirabel et Dorval sont géographi-quement éloignés, mais parce que la division des vols entre Dorval et Mirabel ne permet pas d'exploiter tout le potentiel des deux aéroports réunis.Il y a quelques mois, dans La Presse, l'ex-président d'Air Canada faisait des recommandations pour améliorer le service à la clientèle à Mirabel-Dorval.Les propositions qu'il mettait de l'avant favoriseraient grandement l'intégration des «terminaux» de l'Aéroport de Montréal.Proposer de concentrer les charters et le cargo à Mirabel est un leurre.Si Mirabel coûte cher aujourd'hui ce n'est pas une solution plus limitative qui corrigera la situation.Bien sûr, si on joue le jeu des transporteurs, l'effort viendra des gouvernements essentiellement et tout le monde ira à Dorval pour prendre son avion et, pourquoi pas, tout le monde fera Montréal-Toronto-Paris puisqu'on ne semble pas contester énergiquement le déplacement du marché vers Toronto.Pourquoi concentrer les vols quotidiens domestiques et américains vers une même destination à Dorval?Cette spécialisation des vols entre Mirabel et Dorval est le problème et elle est très loin des préoccupations.On préfère le gros coup d'éclat avec la fermeture d'un aéroport moderne d'avenir.Jusqu'à présent, les intervenants se sont contentés de solutions sans envergure et, après dix-sept ans d'existence, le dossier est comme au point de départ.Si quelqu'un peut se décider à faire bouger les choses, il y a amplement de place pour l'imagination et pour beaucoup de réalisations.Il y a un potentiel qu'on étouffe: d'abord les transporteurs en boudant Mirabel, puis les gouvernements en tergiversant \u2014 principalement sur quelques kilomètres d'autoroute à finir depuis 17 ans.Présentement, Mirabel fait l'objet de transformations: des sommes d'argent importantes sont dépensées au chapitre des boutiques et restaurants.Pourquoi faut-il maintenir davantage l'incertitude chez les investisseurs et les travailleurs?Il faut changer l'opinion qui veut que Montréal soit un centre-ville.Montréal est une région qui englobe les banlieues nord et les Basses-Laurentides.Le gouvernement du Québec s'apprête à recommander la fermeture de Mirabel, lisais-je récemment dans un journal ; Québec s'apprête à capituler alors que rien de tangible n'a été fait dans le dossier.Il faut cesser de dire que Mirabel est trop loin de ses clients.La distance et le temps sont deux choses distinctes.Il est, pour beaucoup de gens, moins long d'aller à Mirabel qu'à Dorval, notamment à cause des axes routiers, de l'endroit d'où ils partent, de la densité de la circulation.Et il peut, dans bien des cas, être plus court d'atterrir à Mirabel pour transférer à Dorval que de faire une heure de vol supplémentaire et d'attendre à Pearson (Toronto) une autre heure pour sa correspondance.Je travaille à Mirabel depuis plusieurs années et je sais que, chaque jour, Mirabel connaît de fortes périodes d'achalandage, notamment entre avril et septembre.Il passe plus d'un million de passagers à Mirabel par an.je doute que Dorval ait la capacité d'absorber autant de nouveaux passagers sans que les gouvernements n'aient à y investir de fortes sommes.Maintenant, les regards sont tournés vers Mirabel où Nationair, son plus gros transporteur, risque la faillite d'un jour à l'autre.Avec un minimum d'imagination, il est pensable que cela faciliterait une décision défavorable à l'avenir de l'aéroport.Ce serait un aveu d'échec et la victoire de la passivité.«J'en ai marre des abus!» M M.Hervé Fil ion, dans une lettre parie dimanche dernier, affirme qu'après mûre réflexion, cela ne vaut pas la peine d'aller travailler.Tout compte fait, M.Filion réalise que ses revenus provenant de l'aide sociale lui suffisent amplement, étant donné qu'il n'a pas à payer l'impôt, les assurances, l'assurance-chômage, la RRQ, la RAMQ, et tout le reste, sans compter les frais de médicaments et de dentiste qui lui sont payés (il pourra même aller à la Ronde tout l'été sans avoir à débourser les frais d'entrée, sans compter toutes les activités offertes par la ville de Montréal).Et en plus, il n'a pas «à s'éreinter de huit à dix heures au boulot».Il a bien raison d'affirmer qu'après toutes ces déductior s, il ne reste plus grand chose du chèque de paye.11 est vrai que travailler à temps plein prend beaucoup de temps et d'énergie et que l'on manque de temps, et bien souvent d'argent, pour des petits divertissements personnels.Sauf que, ce que M.Filion ne mentionne pas, c'est que c'est à cause de gens comme lui que les travailleurs paient tant d'impôt.C'est pour pouvoir répondre à une demande sans cesse grandissante de personnes à faibles revenus que chaque ouvrier doit contribuer aussi durement aux exigences de notre société.Nous vivons une époque extrêmement difficile, où les seules mesures prises par les différents paliers de nos gouvernements» sont des mesures agressives qui, pour arriver à leurs fins, écrasent de plus en plus les travailleurs en leur arrachant toujours un peu plus de ce qu'ils réussissent à gagner.|e suis pourtant très sensible au problème de pauvreté vécu dans notre société et je considère épatant qu'il y ait des mesures sociales mises en place pour venir en aide aux plus démunis.J'accepte de plein gré de participer à ces mesures car il est du devoir de tout le monde d'apporter sa contribution.Mais, j'en ai marre des abus! Et des abus, il y en a.Habitant une coopérative d'habitation où plus de 78 X des membres reçoivent des subventions de deuxième recours, j'ai déjà entendu des arguments proclamant le droit fondamental à ces subventions comme s'il s'agissait d'un cadeau du ciel.Eh bien moi, je considère que ces fonds ne sont pas un cadeau du ciel.Ils proviennent des travailleurs qui paient leurs impôts et qui se font enlever une grande partie de leurs gains, chaque semaine, afin de pouvoir répondre aux exigences de notre société.Alors, de lire des commentaires comme celui de M.Filion, cela m'enra-ge.Je n'ai pas un revenu élevé et pourtant, chaque semaine, on m'enlève 25% de ce que j'ai gagné.Que cet argent serve aux démunis, tant mieux! Je suis parfaitement d'accord pour y participer .Mais permettre à M.Filion et à ses acolytes de boire tranquillement leur bière, assis devant la télé, pendant que je vais gagner de quoi les faire vivre, cela me dégoûte.Marie! PÉPIN Montréal-Nord Un peuple sans histoire, disait Durham ¦ Lord Durham, gouverneur du Canada après la conquête, aurait fort probablement raison aujourd'hui, car, parmi les moins de trente ans, quels sont ceux qui connaissent leur Histoire du Canada?Certaines réflexions entendues dernièrement, me laissent croire qu'ils sont peu nombreux.«Sheha-weh, ài-je entendu, c'est de la vraie Histoire du Canada! le ne doute pas un seul instant que ce film soit une oeuvre qui vaut la peine d'être vue; mais c'est une oeuvre d'imagination, un roman situé dans une époque de l'histoire canadienne.Ce n'est pas l'Histoire du Canada.Affirmer que c'est là la VRAIE Histoire du Canada, c'est ou bien afficher son ignorance ou mentir effrontément.Nos ancêtres n'étaient quand même pas des barbares! La plupart étaient des hommes et des femmes de coeur, venus de France ou nés ici, qui ont peiné et souffert pour bâtir un pays, le nôtre.\\V **-\u2022\u2022!>¦\".* *'l * ! 11 serait grand temps de réinscrire notre Histoire au programme d'études de nos écoliers afin qu'ils apprennent à la connaître et à en être fiers.Il serait bon aussi que les adultes qui ont oublié ou connaissent mal notre Histoire se renseignent.Alors, nous, Canadiens-Français pourrons manifester toute la fierté de nos origines et notre reconnaissance envers ceux qui nous ont précédés et qui peuvent servir d'exemple par leur courage et leur ténacité, par leur attachement aux valeurs qui font les grands hommes et les vrais héros.Aline FRENETTE Montréal Il serait grand temps de redonner toute sa place à l'histoire dans les écoles.Jésus est vivant et à l'oeuvre dans le monde IRÉNEE BEAUBIEN L'auteur est prêtre jésuite et Directeur de Sentiers de Foi.our les personnes gui se réclament du christianisme, la fête de Pâques est centrale et fondamentale.Elle rappelle aux croyants que Jésus de Nazareth a vaincu la mort, qu'il est vivant et mystérieusement à l'oeuvre dans le monde.Eclairé par une rencontre fulgurante avec le Christ sur le chemin de Damas, le pharisien Paul, persécuteur des premiers chrétiens, est profondément bouleversé et interpelle.Il ne peut plus ne pas croire que Jésus est Vivant.Et il va consacrer son intelligence et sa fougue à faire connaître cet homme qu'on a crucifié à Jérusalem, qui est mort et, fait absolument inouï, qui est maintenant vivant à jamais.Il écrira à la jeune communauté chrétienne de Corinthe: «Si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi».Du Proche Orient jusqu'à Rome, où il acceptera de mourir martyr, toute la pijédtcation de Pi)u\\ est bâtie sur le phénomène exceptionnel et unique de la résurrection de Jésus.Il existe un lien et une continuité entre le Jésus historique, qui a vécu à telle époque en tel pays, et le Christ ressuscité.Les apôtres et les autres disciples qui, par choix délibéré, avaient suivi Jésus au cours de sa vie publique, repensèrent ses paroles et ses gestes à la lumière de la résurrection.Le but des quatre évangiles et des autres écrits du Nouveau Testament, c'est de transmettre le message d'amour, de fraternité et de vie éternelle, proclamé par Jésus.Et depuis 20 siècles, le rôle essentiel du corps ec-clésial, qu'on nomme Église, c'est de partager cette «bonne nouvelle» du salut qui nous est gratuitement offert par la vie, la mort et la résurrection de celui que les croyants appellent Christ et Sauveur.Il m'arrive de rencontrer des chrétiens en recherche qui ne fréquentent plus l'Église.Et je constate souvent que ces gens n'ont jamais eu la joie de connaître ce que devrait être la vraie vie chrétienne, le vrai visage de l'Église révélé par Jésus en proclamant la venue du Royaume de Dieu.De façon plus ou moins confuse, ces personnes sont en quête d'ung «bonne nouvelle», d'une spiritualité éclairée qui pourrait com- Irénée Beaubien bler un vide intérieur et donner sens à leur vie.Institution à la fois locale et universelle, l'Église a besoin d'une structure pour se présenter comme éducatrice de la foi et signe vivant du Royaume.Hélas!, trop souvent la structure semble l'emporter sur la fonction spirituelle qui doit animer et vivifier l'Église.Or, il est impossible aux chrétiens de vivre à la hauteur de la mission confiée par Jésus Christ à ses disciples, s'ils ne se ressourcent pas auprès de Celui sans lequel il n'y aurait jamais eu de christianisme.À la suite de Paul, des Apôtres, des chrétiens de la primitive Eglise et de tant d'autres, il ne peut y avoir en nous de vraie vie chrétienne sans une rencontre avec Jésus Christ.Au sein de l'Église-institution, il semble bien qu'on a beaucoup trop insisté sur la hiérarchie, sur les commandements et sur la morale, et pas assez sur le message vivifiant de l'Amour infini de Dieu manifesté en son Fils incarné pour nous.Dans sa mission évangélisa-trice, l'Église se doit de proclamer avant tout que Jésus, à l'instar d'un serviteur, a assumé totalement notre nature humaine afin de partager avec nous sa nature divine.Grâce à lui, nous sommes des êtres divinisables.Par lui et en lui, nous avons accès à la vie éternelle.Cette vision de foi vient enrichir et illuminer ce qu'il y a déjà de beau et de noble en toute personne qui essaie loyalement d'être fidèle à sa conscience.Le message intégral de Jésus constitue un appel à discerner la volonté de Dieu, en même temps qu'un appel à l'unité et à la solidarité humaine, C'est une invitation à nous montrer sensibles aux besoins particuliers des gens de notre temps et de notre milieu.Pour bien témoigner du Royaume promu par Jésus Christ, le chrétien d'aujourd'hui se doit de redécouvrir avec des yeux neufs les valeurs inhérentes à l'Évangile.C'est dans la mesure où l'ensemble des chrétiens et chrétiennes vivront un renouveau spirituel et un engagement social, inspirés par Celui qui est source de vérité et de vie, que l'Église arrivera a mieux manifester son identité spécifique: Corps Mystique du Christ, Temple vivant de l'Esprit Saint, peuple de pécheurs certes, mais aussi Peuple de Dieu en marche vers la plénitude du Royaume déjà en germe parmi nous.Est-ce une utopie?S'adresse-t-cllc à nous aussi cette parole de Jésus: «Hommes de peu de foi»? LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AVRIL 1993_B 3 |La Presse i SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 11 AVRIL 93 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence 9 Ce camionneur émérite a été couronné grand lauréat des conducteurs québécois par la Ligue de sécurité \u2014 ANNE RICHER Il a passé 45 ans sans accident sur la route.Il ne sait pas combien de kilomètres il a ainsi parcourus, mais il connaît par coeur ses routes, peut dessiner les yeux fermés tous les chemins, reconnaît les courbes, les paysages, les bétes et les hommes qui les habitent.Roger Lépine, doyen des routiers, camionneur émérite, a été couronné grand lauréat des conducteurs québécois par la Ligue de sécurité du Québec, plus tôt cette semaine.La Presse tient à féliciter cet homme prudent en le nommant Personnalité de la semaine.La route: qu'il s'agisse de celle du fleuve au bord duquel il est né, ou celle de béton qui le longe prend une importance capitale dans sa vie.« le suis né à Pierre* ville, dans le bout de Sorel, au bord de la 133.» Le 28 août 1925.Son père est fermier; il y a dix enfants, «quatre filles et six garçons», chez les Lépine.Roger, deuxième rejeton, n'a pas le temps de rêver, ni d'imaginer ce que serait sa vie autrement: «Mon père avait besoin d'aide sur la ferme.» Un point c'est tout.11 fait du temps aussi à l'abattoir local, pour gagner des sous.# Mais au-delà de la ligne d'horizon tracée par le bout de sa terre, il y a la route.C'est là, de temps en temps, que le jeune garçon se grise de vitesse et de témérité en faisant de la course automobile.Le rêve.«On verrait les jeunes faire ça aujourd'hui, on dirait qu'ils sont fous.» Dans ce temps-là, tient-il à préciser, les routes étaient désertes et la surveillance inexistante.Son permis de chauffeur À 21 ans, il décide de passer son permis de chauffeur.«Pas seulement de conducteur, tant qu'à faire!» Il vient d'élire domicile rue Masson, avec sa femme native du comté de Bellechasse et elle-même issue d'une famille de 13 enfants.Ils habitent par la suite, successivement, Boucher-ville et Saint-Mathias-sur-Riche-lieu.Aujourd'hui, à 67 ans, Roger Lépine est employé du groupe Robert de Boucherville.Il fait du transport général.Il raconte que de 1952 à 1955, employé chez Miron, aux commandes des gros camions de la carrière, il apprend son métier: les manoeuvres et la sécurité sur les routes.Plus tard: «l'ai aussi charroyé des quartiers de boeuf, chez Montréal Smoked Meat.» Un ouvrage dur pour cet homme doux qui adore conduire, mais beaucoup moins porter des charges de 200 livres, lui qui n'a pas la carrure nécessaire pour ce travail.L'hiver, c'est le chômage, l'exode vers les chantiers d'Abi-tibi ou d'Ontario.Roger Lépine n'est pas du genre à se laisser vivre et il prend tôt la mesure de ses responsabilités: huit enfants Lépine ont vu le jour durant leurs 33 années de mariage.«On est dans les dernières grandes familles», admet-il, conscient des difficultés aujourd'hui d'une tel- PHOTO PIERRE McCANN LJ Presse ROGER LEPINE « C'était plus relaxe avant.Il faudrait prendre plus son temps.Il y en a qui prennent des risques.» le entreprise.11 n'était donc pas question pour lui de partir longtemps.«J'ai livré de la viande de Montréal à Québec.Mais le plus loin que j'ai fait c'est Pointe-au-Pic.Pour être plus souvent avec la famille, si on a le choix, on fait pas de longues distances.» Le dernier de ses enfants vient de quitter la maison.Sa femme et lui se retrouvent à la tête d'une grande maison vide.Ils se retrouvent deux, au lieu de dix! Ils vont sans doute réorganiser leur vie, trouver peut-être une maison plus petite.Mais la vie continue.Le grand-père Lépine est fier de ses cinq petits-enfants: «Ils me sautent au cou et m'appellent pépè-re, j'aime ça!» Être dehors avant tout Il devait avoir 22 ou 23 ans.C'était au petit jour, sur la route 20 tout près de chez lui.Au volant de son camion de viande, au moment de passer sur un petit pont étroit, une voiture lui barre la route.Il descend de son camion voir ce qui se passe et se fait braquer par deux voleurs qui s'emparent de son camion et l'abandonnent, ligoté, dans leur voiture.Cette aventure, la seule vraiment pénible de son immense carrière, l'a rendu nerveux au moins pendant une année.C'est sa femme surtout qui était inquiète.Chanceux.Prudent.Les deux pôles de ce quasi demi-siècle sans accident.« Il ne faut pas suivre les autres de trop près, c'est dur de freiner un mastodonte», conseille-t-il.Ce qui a changé surtout au cours de ces années de route, c'est le stress des autres.Leur façon de conduire plus nerveuse.«C'était plus relaxe avant.Il faudrait prendre plus son temps.Il y en a qui prennent des risques.» Lui, ce qui le détend vraiment ce n'est pas le cinéma où il gigote sur son siège au bout d'une heure, mais une belle journée de pêche tranquille, «même si ça mord pas».Ou alors, il enfourche sa bicyclette et arpente les petits sentiers, avec le vent dans les oreilles.Juste pour être dehors.Juste pour bouger.Cette semaine, pour aller recevoir son prix de la Ligue de sécurité du Québec, monsieur Lépine a lavé son auto et se préparait, avec les enfants, à passer un bon moment: «Tout à coup juste avant de partir, une limousine est arrivée! On a pu tous monter dedans.Et on a eu qu'à téléphoner pour que la limousine nous ramène à la maison », raconte-t-il content de ce petit plaisir.La retraite ?Pas tout de suite Bon pied mais surtout bon oeil, Roger Lépine repousse année après année, sa retraite.Dans cet avenir pourtant inéluctable, monsieur Lépine s'imagine aider au jardinage de sa femme, aller de temps en temps magasiner avec elle, visiter la parenté.Et pécher tant qu'il voudra.Mais il y aura toujours au fond de son âme de routier une petite nostalgie.«J'aime ça le camionnage.Pas de routine.La route.J'ai vraiment eu de la chance de faire un ouvrage que j'aime!» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole i ALCAN le plaisir de découvrir LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE à CBF 690, l'émission EN DIRECT Ghristiane Charette Demain matin dès 9h30 Réalisation: Louise Carrière «!§}» SRC CBF 690 Montréal B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AVRIL 1993 ¦ t ¦ ¦ .¦¦su h .*,-.' ¦.La vie des livres PIERRE VENNAT < vvmmMMMSIIM L/ne Fête du //Vre à Québec ¦ Québec s'apprête à connaître sa Fête du livre annuelle.C'est en effet jeudi soir, à 18 heures, au Centre des congrès de la Vieille capitale que s'ouvrira le Salon du livre dé Québec, qui s'étendra jusqu'à lundi soir prochain, le 19 avril.Encore une fois, on promet aux bouquineurs qu'ils pourront s'en donner à coeur de joie.Comme le prétendent les publicistes du salon, «du roman noir à la science-fiction, du roman historique à l'autobiographie, de la biographie à la poésie, du roman d'amour à la bande dessinée, c'est à un véritable voyage littéraire que vous convie la lecture de leurs oeuvres».475 éditeurs doivent être présents.226 auteurs québécois ont confirmé leur présence et 16 auteurs étrangers, parmi lesquels Irène Frain, l'auteure de Devi, Marie Garât, qui s'est mérité le Fémînaavec Aden (de Seuil), Claude Michelet, peu connu ici mais dont les lecteurs français se comptent par millions ainsi que Robert Châtier de l'Académie concourt.Mais bien sûr, plusieurs écrivains québécois seront en vedette eux ausi.L'interprète-compositeur Plume Latraverse, par exemple, lance un roman policier.Pas d'admission sans histoire chez VLB.Colette Beauchamp, Jacques Grand'Maison, Robert Lalonde, Henriette Major, Louis-Martin Tard et Louis Hamelin, pour ne nommer que ceux-là, seront tous présents pour rencontrer les lecteurs et discuter de leur oeuvre.Et puis on en profitera comme à chaque année pour décerner quatre des plus prestigieux prix littéraires du Québec, le Prix Robert Cliché pour la relève romanesque, publié par les Quinze; le prix Adrienne-Choquette, pour la nouvelle, publié par les éditions l'Instant même; le prix Octave-Crémazie, pour la relève poétique, publié par les Écrits des Forges et le prix Monique-Corriveau, le meilleur livre jeunesse paru au cours de l'année.Tous ces prix seront décernés jeudi soir le 15 avril.Enfin, toujours jeudi soir, on fera connaître le nom des gagnants du Concours Littéraire Richelieu.Il s'agit d'élèves du secondaire de la grande région métropolitaine du Québec invités à pondre de courtes nouvelles dont les meilleures seront publiées dans un ouvrage, en septembre prochain, par les Éditions Liberté.Claude Trudel revient à l'édition Claude Trudel, ancien président et directeur général du Centre éducatif et culturel (CEC) revient à l'édition à titre de directeur général de Québec-Livres, une filiale du Groupe Québécor.Claude Trudel M.Trudel est bien connu dans les milieux politique et culturel.Il fut en effet sous-ministre adjoint des Affaires culturelles de 1975 à 1979, plus particulièrement responsable du secteur des arts et lettres au sein du ministère.Puis.de 1985 à 1989, il fut député libéral de Bourgeî s l'Assemblée nationale et président de la Commission de la culture.Par la suite, et jusqu'à sa récente nomination, M.Trudel fut d'abord directeur général du Festival international de Lanaudière \u2022 puis, de 1991 à 1993, représentant du Québec à l'Exposition universelle de Séville.Le Pixel d'Or au Dictionnaire le Visuel Le Visuel, le grand projet des Éditions Québec-Amérique, dictionnaire thématique publié sous la signature de )ean-Claude Corbeil et de Ariane Archambault vient de remprter le Pixel d'Or, la plus importante distinction dans le domaine de l'infographie au Canada.Plus de 300 personnes ont participé à la soirée de Gala où le prix a été remis à Jean-Louis Martin, directeur artistique aux Éditions QuébecAmérique tout heureux que l'on reconnaisse les prouesses techniques que son équipe et lui ont dû déployer pour concevoir ce dictionnaire entièrement réalisé sur ordinateur Macintosh.m GRAND PRIX OU M Ht Oh \"MO NI RI Al Règlements | attire du prix Le prix consiste en une bourse de 10 000 $ offerte par la Ville de Montréal à l'auteur ou aux coauteurs d'un ouvrage de langue française ou anglaise pour la facture exceptionnelle et l'apport original de cette publication.De plus, dans le cas des ouvrages de langue française exclusivement, l'œuvre primée pourra, selon les ententes contractuelles du Grand Prix du livre de Montréal et si l'auteur et l'éditeur y consentent, être publiée en édition club par Québec Loisirs et bénéficier d'une série de lectures publiques à la charge du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.ri tares d'admissibilité Tout ouvrage (de création, d'analyse, de compilation ou de référence littéraire, artistique ou socio-historique) de langue française ou anglaise, publié pour la première fois entre le 1er octobre 1992 et le 30 septembre 1993 par un auteur ou un éditeur de la Communauté urbaine de Montréal est admissible au Grand Prix dû livre de Montréal.|odalités d'inscription Les ouvrages admissibles doivent être inscrits en bonne et due forme sur les formulaires appropriés, au nom des auteurs, par leur éditeur, et déposés en sept exemplaires au plus tard le 30 avril pour les titres publiés entre le 1er octobre 1992 et le 30 mars 1993; et le 1er octobro pour ceux publiés entre le 1er avril et le 30 septembre 1993, au Secrétariat du Grand Prix du livre de Montréal.Pour obtenir les formulaires d'inscription ou tout autre renseignement complémentaire, prière de s'adresser au Secrétariat du Grand Prix du livre de Montréal: Ville de Montréal Commission d'initiative et de développement culturels (CIDEC) 500, bout.René-Lévesque Est 4e étage Montréal (Québec) H2L 4Y3 Téléphone: (514) 872-4629 ou 872-1162 Télécopieur: (514) 872-0425 Reviens, Ti-Lou ! C'est l'histoire d'un amour qui va grandir en se nourrissant du mystère du temps et de l'infini de l'espace RÉGtNALD MARTEL ¦ Ce qu'il y a de bien chez Dieu, ce n'est pas la création du monde; c'est qu'il l'ait réalisée à partir de rien.Une saute d'humeur, je pense.Les romanciers devraient se rappeler la leçon: elle vient de haut.Plutôt que de se laisser emporter par le déluge de leur imagination, pourquoi ne pas explorer tout simplement des presque rien?Un brin de nostalgie, peut-être.LITTERATURE QUÉBÉCOISE M.Pierre Gobeil n'a pas agi autrement, qui a construit pourtant une oeuvre très forte.Une famille vivait dans une ile.La mère, le père, leur monde à eux.Trois enfants, un tout autre monde.Pour les deux petits, l'aîné est plus qu'un frère.Il est celui par qui la connaissance arrive.Pas celle qui instruit des règles du catéchisme, des règles d'accord des participes passés ou de la règle de trois.Non, la vraie connaissance.Celle qui ne sert à rien mais qui sert à vivre.Entre le grand et les petits, une histoire d'amour total, sans conditions, au-delà même Pierre Gobeil a retrouvé la magie qui avait tant séduit les lecteurs de son premier roman, Tout l'été dans une cabane à bateau.des mots qui pourraient la décrire.«Et nous croyions alors», disent les petits, «que rien ne pour-rait vraiment nous arriver.» Ils le diront encore et encore, écho d'une incurable blessure.Car Ti-Lou \u2014c'est lui, le grand frère\u2014 est parti.Pour aller au collège, sur la terre ferme.On se résignerait à de tels abandons: ils sont provisoires.Mais Ti-Lou s'enfuit du collège, il s'en va sur la route qui mène au bout du nord, si un tel Heu existe.Parti à quinze ans, Ti-Lou a sauté tout droit dans sa propre légende.Les petits sont inconsolables, le narrateur est l'un d'eux, il se rappelle tout cela qui faisait leur bonheur, promenades et baignades et rigolades et fanfaronnades en compagnie du jeune dieu.Les parents sont plus sages, ils font semblant d'oublier, ils demandent d'oublier.Oublier! Les en- fants ne peuvent pas, ne veulent pas.Ils touchent le globe terrestre, refaisant l'itinéraire quasi sacré dont parlait Ti-Lou, jusqu'à ce point ultime où on bascule de l'autre côté de la terre; dans «les dessins et cartes du territoire», qui sont ce qui leur reste quand l'essentiel est perdu, ils inventent le passage du grand frère, ici, là et ailleurs.Une histoire d'amour comme on n'ose pas les écrire.Un amour privé, né dans une maison ordinaire d'une ile ordinaire et qui désormais va continuer de grandir en se nourrissant de cela même qui échappe à l'enfance, le mystère du temps et l'infini de l'espace.On ne sait plus rien de Ti-Lou?Ti-Lou n'écrit jamais?«Il nous écrit des lettres et nous ne recevons rien.» Pour éviter le piège et la douleur du doute \u2014si Ti-Lou s'était perdu, là où la route s'enfonce sous les glaces?\u2014, les petits vont écrire les lettres à sa place.Ainsi le grand frère sera obligé de rester bien vivant.M.Gobeil a retrouvé, mais enrichie par une plus vaste expérience de ses immenses moyens, la magie qui avait tant séduit les lecteurs de son premier roman.Tout l'été dans une cabane à bateau.Un style, une voix singuliers.Tout juste ce qui est nécessaire et suffisant pour faire de belles histoires avec presque rien.DESSINS ET CARTES DU TERRITOIRE, Pierre Gobeil Collection Fictions.Editions de l'Hexagone.Montréal.1993.14a pages.16.95$.Les sirènes n'ont pas de sexe RÉGINALD MARTEL ¦ Il y aura bientôt trois ans, Mme Lucie Côté commentait dans ces pages quelques premiers romans.Parmi ceux-là.Appelez-moi Isaac, de M.Richard Cyr.Ma collègue avait trouvé à ces souvenirs d'enfance quelque saveur, beaucoup de tendresse et de l'humour, mais regrettait l'abus des mots rares.Bref, l'article plutôt gentil qu'on réserve à un débutant, en espérant qu'il fasse mieux la prochaine fois.Vaine espérance en l'occurrence.Dans le deuxième roman.Ma sirène, le narrateur se désole: «le ne serai jamais un grand écrivain.».Et il confirme tout de suite son diagnostic: «Écrire exige de trop longs voyages sur l'océan du vécu.» L'océan du vécu! Écrire ainsi, a-t-on idée?Une naïveté passagère peut échapper à un auteur, à un éditeur même.Le cas de Ma sirène est bien plus grave, car la naïveté y devient la nature même du style, «le baissai mon regard dans l'assiette et voguai sur le jus de rôti tout autour de Vile de purée dont les grumeaux foncés me rappelèrent des corps recroquevillés de sirènes pudiques.» Au moins, M.Cyr a de la suite dans les images: l'océan du vécu, la navigation du regard, les sirènes à la clé.Le romancier, qui éprouve tant de difficultés à donner quelque réalité aux êtres, dont son narrateur écrivain \u2014car il le masque plus qu'il ne le dévoile\u2014, saisit mieux les choses.Les objets inanimés, et qui devraient le rester selon moi, non seulement ont une âme \u2014 la poète romantique a enfin sa réponse\u2014 mais encore, des états d'âme.On le saura dès la première page : «l'abandonne la poubelle indifférente et reprends ma promenade matinale, le nez dans le vent automnal, en luttant contre mes frusques animées d'une curieuse attirance vers les déchets dans lesquels elles devinent quelques vieilleries parentes.» La vie du narrateur, quand tant de choses s'en mêlent, n'est déjà pas de tout repos.Avec les humains, ce n'est guère mieux.Il n'a que sa mère, elle est très malade et très exigeante; il doit lui prodiguer des soins, de toilette entre autres, qui demandent et amour et abnégation.|e le soupçonne de n'aimer qu'elle, qui l'a bien mérité : son mari en allé était alcoolique et la battait.Cet amour exclusif fait ressortir l'invraisemblance des rapports du garçon avec les filles réelles, qu'il méprise d'ailleurs trop pour même les désirer.Le défilé des monstres Alors il les invente, notre narrateur, fiction dans la fiction, et je vois d'ici les psychocritiques se régaler.Il y a d'abord Supoorna, qui «devint aussitôt l'incarnation de la Vierge, l'âme soeur, l'edelweiss des décombres glacés».Même fictive, Supoorna s'en va.Commentaire de l'amant \u2014 il affirme l'avoir été, le fut-il vraiment?: «Maudite chienne!» La prochaine création.Maria, une négresse, est plus inquiétante.Elle est vierge (elle aussi) et le brave garçon, qui croyait trouver du plaisir à la posséder, sera littéralement absorbé tout entier par elle, ramené aux eaux originelles: «.et je m'engouffrai sans lutte possible dans le sexe devenu abîme.» Il y aura encore Lolita.Le narrateur assistera passivement à sa mise à mort et il aura une surprise (souhaitée?) quand le meurtrier aura arraché les vêtements Richard Cvr Ma sirène Roman « l'Hexagone de sa victime: «Le pubis était lisse.Pas de sexe, la vulve avait été cousue, probablement dès !a naissance, et s'était depuis longtemps cicatrisée.» Le temps passe \u2014 «luillet souffla dans ses trompettes, se courba et laissa son trône à août.»\u2014 et l'amour n'attend pas.Après Lolita, voici Lola, la nouvelle amoureuse.C'est une araignée, et puis après?«le l'embrassais souvent.Ses poils ne me répugnaient pas.Poils d'araignée ou poils de femme, quelle différence?» Dommage que le narrateur ait cru utile d'inventer des histoires fantastiques que leur manque de rigueur transforme sans cesse en histoires ridicules, auxquelles aucun lecteur ne saurait croire un instant.Si Ma sirène est une éducation sentimentale, elle aurait gagné à emprunter des raccourcis.On imagine sans peine que le narrateur trouvera la paix dans les bras de Marc, son amant.Serait-ce là le sujet du troisième roman de M.Richard Cyr?_ MA SIRENE.Richard Cyr Collection Fictions.Editions de IHexagone.Montréal.1995.112 pages 14.95$.\" Les best-sellers Perturbés par les magazines Agence France Presse Ville de Montréal LONDRES ¦ Une psychologue britannique a lancé une mise en garde contre l'image du physique masculin idéal véhiculée par les magazines, qui pourrait conduire certains hommes à souffrir d'anorexie, une maladie jusqu'alors surtout £résente chez les femmes.Selon arah Grogan, de l'Université de Manchester, les hommes sont aussi influençables que les fem- mes par le reflet que leur renvoie les médias.Un groupe d'hommes a rempli un questionnaire dénotant la façon dont ils se voyaient avant et après avoir regardé une série de photos de mâles «parfaits» \u2014 grands, musclés et bien bâtis.Us se jugeaient nettement plus sévèrement dans le deuxième questionnaire.À partir de là on peut s'attendre a trouver de plus en plus d'hommes souffrant de troubles comme l'anorexie ou la boulimie.Editions québécoises Fiction (romans) 1 Au nom du père et du fils Francine Ouellette La Presse\t\t(4) 2 Ces enfants d'ailleurs Ariette Ci usture\tLibre Expression\t(19) 3 Un homme est une valse Pauline h arvey\tHerbes Rouges\t(6) Essais 1 Retrouver l'enfant en soi J.Bradshaw\tLe Jour\t(5) 2 Les dessous du palais H.Steinberg\tPierre Tisseyre\t(6) 3 La génération lyrique François Ricard\tBoréal\t(16) Editions étrangères Fiction (romans) 1 Les soupers du prince San Antonio Fleuve Noir\t\t(2) 2 Leviathan P.Auster\tActes Sud\t(6) 3 Nous n'irons plus au bois Mary Higgins Clark\tAlbin Michel\t(23) Essais 1 Mariene Dietrich Maria Riva\tFlammarion\t(10) 2 Jamais sans ma fille 2 Betty Mahmoody\tFixot\t(19) 3 Vendues Betty Mahmoody\tFixot\t(36) Livres pratiques 1 Le petit Jean Jean Cournoyer\tStankô\t(7) 2 Le petit futé En collaboration\tVivre Montréal\t(1) 3 Guide de l'auto '93 DuqueVLachapelle\tL'Homme\t(4) Les listes nous sont fournies par tes librairies suivantes: Bertrand, Champigny, Demarc, Ducharme, Le Fureteur (St-Lambert), Gallimard.Garneau (Québec), Guèrin, Hermès, René Martin (Joliette).Monet, Le Parchemir., Las Bouquinistes (Chicoutimi).Maison de la Presse Internationale, Payette (Sherbrooke), Guy Poirier (TroivRiviôros).Raffin, Re-naud-Bray, Sons et Lettres, W.H.Smith & Classic.\t\t LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 11 AVRIL 1993 B5 Livres '.¦.\u2022.i.- .¦\u2022 ' \u2022 \u2022¦ En quelques lign -.-.M .M, : ÊNT AN^I Cent ans.cette vieille coupe arement la pertinence d'une traduction aura-t-elle été plus évidente.Pensez, la Coupe Stanley a été pendant près du quart de son centenaire la «propriété» du Canadien de Montréal.Bien plus, aucun joueur n'y a inscrit son nom plus souvent qu'Henri Richard, le frère de Maurice et sans doute le plus fier francophone de l'histoire du Canadien.Vraiment, la Ligue nationale de hockey \u2014par ailleurs souvent ignorante du fait français\u2014 n'avait pas le choix: elle se devait de publier Cent ans de Coupe Stanley, la version française de l'album officiel du centenaire de ce fameux trophée.C'aurait d'ailleurs été dommage de priver les francophones de ce livre fort intéressant à tous les points de vue.En ce qui a trait aux textes, l'histoire de la Coupe, présentée dans son ordre chronologique, est complétée par une série de textes thématiques, le confrère Réjean Tremblay signant par exemple un article sur les frères Richard.Pour ce qui est de l'illustration, ce sont plus de 250 documents qui sont présentés, le plus souvent en couleurs, et même les plus passionnés découvrent des photographies inédites.En annexe, l'amateur trouve tous les records et statistiques reliés a la Coupe.Michel Marois CENT ANS DE COUPE STANLEY.SOUS la direction de Dan Diamond Publication officielle de la LNH.Montréal.1993.279 pages.39 99 S Dl MÉMOÏRK !)K.VILLES 'M mm i Il était une fois .la ville e n'est pas d'hier que les hommes ont éprouvé le désir de vivre.certains diront les uns sur les autres, évoquant ainsi ce «concept» communément appelé ville.Concept qui, comme il se doit, a grandement évolué depuis son apparition, il y a quelque 8000 ans.Que l'on compare les métropoles modernes à Catal Huyuk, ville préhistorique située en Turquie du Sud, dont les maisons en bois et briques de boue séchée étaient accolées les unes aux autres par souci de sécurité \u2014la «porte d'entrée» se trouvait donc sur le toit.Que l'on compare la Grosse Pomme new-yorkaise à son.pépin «planté» en 1626 par une poignée de Hollandais qui ont construit un fort, 30 logis et un moulin à vent sur des terres achetées aux Indiens \u2014 contre le lot habituel de tissus, breloques et verroterie.Entièrement illustré en couleurs.De mémoire de villes-/Les plus prestigieuses cités du monde, de l'Antiquité à nos jours raconte, par le biais de textes très courts, les principales villes qui ont marqué et marquent encore l'histoire, de même que la vie que Ton y a menée, que l'on y mène.et que l'on y mènera.Sonia Sarfati DE MEMOIRE DE VILLES/LES PLUS PRESTIGIEUSES CITES DU MONDE.DE l ANTIQUITE A NOS JOURS.Fiona Mac Donald, adaptation française de Dominique Pie.Hachette Jeunesse.Hachette.Paris.1993.48 pages.19.95S (a partir de 10 ans).Le racisme dans toute son horreur ans les années trente, le roman noir n'hésita pas à montrer les contradictions de la société américaine, inéga-litaire et raciste sous son vernis démocratique.Censure, calomnie, chasse aux sorcières furent \u2014on l'oublie un peu trop vite\u2014 le lot des ces écrivains courageux, aussitôt qualifiés de «rouges», qui soulevaient ainsi au nom de la vérité le voile des scandales.Parmi eux figurent bien sûr Dashiell Hammett (La moisson rouge), Horace McCoy ( On achève bien les chevaux et Un linceul n 'a pas de poches) et aussi Don Tracy.Auteur prolifique, connu aux États-Unis surtout pour les récits qu'il signa du pseudonyme de Roger Fuller, Tracy s'est imposé ailleurs grâce à six romans noirs qui figurent parmi les classiques du genre.Abordant dès ses débuts (Flash) le thème explosif du racisme, il en montra toute l'indicible horreur dans son chef d'oeuvre: La bête qui sommeille (1938).Publié en Angleterre après avoir été refusé par les éditeurs américains, ce roman réquisitoire au rythme implacable raconte comment les habitants d'un petit port du Maryland lynchent un Noir un peu demeuré qui, un soir d'ivresse, a tué une prostituée blanche.Traçant par chapitres courts la montée de la haine, puis l'explosion de brutalité et de sadisme collectif, sous couvert de justice populaire, Tracy n'épargne personne: la foule, bète immonde et incontrôlable; les citoyens bien pensants qui, par lâcheté, se terrent chez eux; des délégués communistes qui renient leurs idéaux et sauvent d'abord leur peau; la police et les autorités locales qui, soucieuses de leur réélection, ne bougent que lorsqu'il est trop tard.Terrifiant et nécessaire.Gilbert Grand LA BETE OUI SOMMEILLE.Don Tracy.traduit de l'américain par Marcel Duhamel et Jacques-Laurent Bost.Folio Gallimard.Paris.1992.218 pages.8.95$.VO revampé vec sa nouvelle couverture, des enquêtes fouillées et surtout des dossiers approfondies, ce bimestriel s'est considérablement revampée depuis sa fondation en 1951.VO se veut un magazine d'information alternatif, au service des classes populaires.Effectivement, le titre fait «masses laborieuses» et un aura de go-gauche flotte encore dans les textes mais rien pour rebuter un lecteur.De même, si VO s'inspire du courant chrétien libérateur, il garde un très laïc bras de distance avec les organismes chrétiens qui le supportent.Comme toujours, les articles sont variés: la chanteuse flyée Karen Young, les dessins de Claude |utra, les sondages, les protestants francophones et un article incisif impliquant le ministre Côté.«Toute la province connaît le ministre Côté et sa manière combien subtile et délicate de mener ses dossiers.» Mais ce sont surtout les dossiers qui assurent à VO des lecteurs (3 500) de plus en plus satisfaisants.Dns ce numéro-ci, la revue analyse en profondeur la Beauce et la région de l'Amiante.Malgré l'omniprésente publicité syndicale dans la revue, VO réussit, malgré une sympathie évidente, à ne pas tomber à gauche comme d'autres tombent dans l'enfance.Claude Marcil V O LE MAGAZINE DE LA VIE OUVRIERE.1212.rue Panet.M2L 2Y7.523-5998.Abonnement : 20$ par année Cout au numéro: 3.75$.Musique dans le sang : plus de sang que de musique Bourget, un jeune musicien professionnel, aspire à la gloire.Comme elle ne vient pas assez vite à son goût, il décide de tuer Duranceau, un des compositeurs les plus éminents du Québec, et de lui voler sa dernière partition.REGINALD MARTEL ¦ Le roman policier n'a pas de tradition chez nous.Situation difficile pour les rares auteurs, qui ne peuvent pas se comparer à leurs pairs; délicate pour les éditeurs, qui ne disposent pas de lecteurs spécialisés; gênante pour les critiques, à moins qu'ils ne se soient institués experts.Tel n'est pas du tout mon cas.le ne déteste pas le roman policier, surtout quand il est écrit par un écrivain ; je veux dire par quelqu'un dont l'oeuvre a des qualités littéraires telles, celle de Georges Simenon par exemple, que la dimension policière, transcendée par l'art, devient presque secondaire.Sa ROMAN POLICIER ï < j .-> \\ m Carole Tremblay Musique clans ié sai- C'est donc en amateur modéré, et peu éclairé, que j'ai lu Musique dans le sang, de Mme Carole Tremblay.Dès le départ, j'ai ressenti le malaise de celui qui doute.Pour un détective, c'est bien; pour un lecteur de polar, c'est plus délicat.|c me suis mis à douter du choix des mots, important dans tout texte littéraire mais plus encore, il me semble, quand il est question de vie et de mort.La chose et son mot )e ne parle pas de cette boursouflure propre aux auteurs inexpérimentés ou maladroits et qui donne des phrases comme celle-ci (le narrateur s'adresse à sa victime déjà morte): «ElleIl'arrogance des autresI tue en moi chaque jour un peu plus le germe de la création et ce meurtre quotidien allège dans la balance le poids de ton corps flétri.» Non, je pense à des détails, qui ont leur importance et qui sont nombreux.Par exemple, peut-on parler de cachet à propos d'un comprimé?de meurtre quand il s'agit d'un assassinat?de cartouches au lieu de balles, quand ce sont les munitions d'un revolver?Autre exemple, est-il possible de se relever spontanément en moins d'une demi-heure, quand on a avalé quelques somnifères?Et un musicien peut-il écrire au complet, en une seule journée, un quatuor pour cordes?Quand le doute s'insinue, il devient difficile de ne pas l'étendre à tout, même à la vérité psychologique des personnages.Je ne veux pas chicaner sur des riens, je veux seulement pouvoir entrer en toute confiance dans un univers peu familier, où un homme peut en tuer un autre.Un beau cas, pourtant Bourget, un jeune musicien professionnel, aspire à la gloire.Comme elle ne vient pas assez vite à son goût, il décide de tuer Duranceau, un des compositeurs les plus éminents du Québec, et de lui voler sa dernière partition.Il tue le bonhomme à coups de couteau, mais ne trouve pas le document qu'il souhaite.|e ne révèle rien : la victime, le coupable et le mobile, tout est là, dès le départ.Mme Carole Tremblay nous racontera donc l'enquête policière, sans perdre de vue Bourget, que la police ne soupçonne pas.L'assassin est un beau cas: il a des tendances suicidaires, cela arrive à tout le monde; il a surtout un esprit très rationnel, capable de calculs subtils, ce qui ne l'empêche pas d'agir assez souvent en psychopathe qu'il est.Bourget a beau être intéressant, ses gestes et ses pensées ne suffisent pas à remplir un roman de près de trois cents pages.Qu'à cela ne tienne! La romancière fera du remplissage.En étirant le texte surtout, avec une écriture passablement besogneuse, sans aisance et sans naturel ; en ajoutant aussi à la narration des éléments que même le narrateur ne peut pas connaître; en compliquant l'affaire par une autre affaire, de trafic de drogues celle-là, avec en prime un nouveau cadavre.Où est la musique ?Un tel délayage est risqué.Quand on met en scène trop de personnages dans trop de situations, on oublie parfois de caviar-der le petit détail invraisemblable.Par exemple, peut-on imaginer que deux employés de l'hôpital Saint-Luc se donnent rendez-vous, pour aller déjeuner en ville, «devant l'entrée principale» et qu'il faille préciser «bou- levard René-Lévesque»?Et comment une chambre, dont on suppose qu'elle est éclairée par une fenêtre et non par un lanterneau, pouvait-elle être inondée de soleil quand «le soleil était à son zénith»?Ce n'est pas tous les jours qu'un violoniste tue un compositeur.On s'attendrait que Mme Carole Tremblay apportât des réflexions originales sur la création musicale, sur l'art et sur la vie.Elle avait pourtant trouvé un fameux prétexte, en imaginant un parallèle entre la vie de Bourget et celle de Gustav Mahler, nés le même jour à cent ans près.Malheureusement, l'idée tourne court, encore qu'elle soit exploitée lourdement.De même, mettre en concurrence une psychiatre et un détective, dans la recherche de l'assassin de Duranceau, c'est assez astucieux.On y croirait presque si on pouvait éviter de soupçonner que les rapports entre les deux professions sont probablement définis par un protocole très strict.Si c'est le cas, la romancière ne nous en dit rien.Cherchons le coupable Les lecteurs de Musique dans le sang, s'ils ont lu ce qui se s'écrit ici dans le genre ou autour, regretteront l'absence de ces qualités qui font l'intérêt des thrillers extrêmement efficaces de Mme Chrystine Brouillet ou, dans le registre de l'humour noir et rose, l'intérêt des romans de la série Arlène Supin de M.|ean Dau-nais.Les fanas du polar ont la mémoire longue, paraît-il.L'éditeur de Mme Tremblay aurait dû y songer et lui demander, compte tenu de leur commune inexpérience, de revoir encore et encore son manuscrit.Il lui aurait évité un bien mauvais départ.MUSI0UE dans le sang.Carole Tremblay.Boréal.Montréal.1993.296 pages.19.95$.**** du livre 1 ancien de Westmount le dimanche 25 avni 1993 au Victoria Hall.?4626.ru e Sherbrooke Ou es t.Westmount de 10 h à 17 h Entrée: 1$ Rens.: 935-9581 § Alexandre Jardin sera à Montréal du 13 au 15 avril et au Salon du livre de Québec les 16 et 17 avril 1993.Il rencontrera ses leeteurs au stand Gallimard, le vendredi 16 avril à 18 h30 et le samedi 17 avril à 12h00.LES LIVRES CHANGENT MONDE LE PRIX ONÉSIME DU MEILLEUR DE L'ANNEE Bungalopolis Jean-Paul Eid Bande dessinée LX-147 - ISBN 2-89381-113-2 48 pages - 12,95 $ Les aventures banlieusardes du roi de la banlieue.Jérôme Bigras! Bien connu des* lecteurs du célèbre magazine CROC, Jérôme Bigras vous entraîne dans un monde merveilleusement fou.LA TELE MORTE DE RIRE Comme disait onfucius.logiques .Comme disait Confucius.Yves Taschereau LX-156 - ISBN 2-89381-127-2' 224 pages - 9,35 $ \u2022 \u2022 \u2022 En plus des proverbes.de Confucius, vous trqûyêrêz, comme aux Détecteurs! de mensonges, deux vérités (de vrais proverbes) et u» *Hfei}-songe (de fausses citations de personnages aussi «délici}e*4X» qu'Elizabeth II, Eric Lindros, etc.).Quel est le mensonge?MILLE ET UNE PELURES DE BANANES Ne riez ça pour votre voisin! choc logiques GALLIMARD Ne riez pas, ça pourrait être votre voisin! Gilles Daigneault LX-157 - ISBN 2-89381-146-9 224 pages - 9,35 $ Voici, pour ceux et celles que la nature humaine désespère, des raisons de plus de désespérer! Regroupés par catégorie, ces événements bizarres vous feront rire aux larmes! LOGIQUES DES LIVRES QUI NE SONT PAS DU MONDE LOGIQUES Dist.excl.: LOGID1SQUE Tél.: (514) 933-2225 FAX 16 L4 I 933 2192 Venez nous voir au Salon du livre de Québec: STAND 150 B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AVRIL 1993 1 -?v.* M ¦ v; | .v.'X p Tout en lisant.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Dieu, le Diable et Peter Ustinov ¦ Quand je vois et entends Peter Ustinov à la télévision, je suis fort aise: voilà quelqu'un qui ne se prend pour rien, et qui est tout.Conteur, romancier, acteur, auteur dramatique?Il a écrit des pièces de théâtre très belles, que des millions de personnes ont vues, et ne s'est pas pris pour Guitry \u2014 il aurait pu.Encore moins pour Brecht dont le nom seul fait trembloter les délicats intellos, qu'on se demande s'ils l'ont lu.C'est que Peter Ustinov ne se prend pas au sérieux.Seulement voilà: il a du talent pour tout.C'est l'homme-orchestre, égaré au siècle de la spécialisation.Le meilleur exemple, le plus récent, ce serait ce roman loufoque intitulé Le Vieil Homme et M.Smith.Une sorte de pochade, un conte philosophique, une allégorie politique, quoi encore?Sachant que l'auteur est Peter Ustinov, on commence à lirae en se didant bah, ça doit être légèrement comique, sûrement bien ficelé, et cela ne tire pas à conséquence.Ce qui est vrai aussi.Mais.Un jour, Peter Ustinov fut engagé pour parler, à la télévision, de l'Orient-Express, ce train fabuleux.Ustinov montait dans son wagon, à Londres, et nous partions.Il se faisait servir un verre de porto au wagon-restaurant.Il comme faux-monnayeurs.Car le Vieil Homme, inscrit à l'Hôtel sous le nom de Dieudonné, fait jaillir de ses manches un peu de l'argent nécessaire.Ce sont des pièces de monnaie romaines.Il s'est trompé de siècle.Puis, enfin, des dollars.Le FBI n'apprécie pas.Ceci sera donc la première aventure de nos deux compères.11 y en aura beaucoup d'autres.Nous suivrons M.Smith, ravi, dans un sauna pour homosexuels et travestis.Puis entre les mains, si je puis dire, d'une charmante prostituée tellement minable qu'il s'endormira.Et se fera voler, bien sûr.Petites expériences, vétilles que tout cela, mais le Diable et le Bon Dieu vont découvrir la sottise de la créature, dans toute sa splendeur.Ce n'est pas triste, le lecteur s'amuse.Surtout, nous découvrirons en même temps que le Diable une boîte noire qui s'illumine et qu'on appelle la télévision.Alors là, le délire.L'enfer.Un meurtre toutes les dix secondes, des chairs défoncées par des balles de mitraillette, des drogués, des fous, et des commentateurs, et des acteurs bien plus dangereux encore.M.Smith jubile.Il deviendra un fan de la télévision (il voudra même emmener un Peter Ustinov : il a du talent pour tout.parlait, il racontait, mais calmement, l'air du voyageur qui a toute la vie devant lui, il semblait deviser de choses et d'autres, sans appuyer, comme il paraît qu'il faut faire entre gens de bonne compagnie.Il perdait énormément de temps.Le contraire de ce qu'il faut faire, d'après les imbéciles professionnels toujours pressés qui énoncent soudain: \u2014Bon, alors, en deux minutes, Monsieur Chose, dites-nous ce qui vous pensez de l'existence?Bref, le règles de la Tivi, lui, il s'en moquait.Le résultat fut le meilleur, le plus complet, le plus subtil des reportages sur l'Orient-Express.Arrivés à Istambul, nous étions tous convaincus d'avoir fait le voyage.C'est Peter Ustinov, ça.Peter Ustinov LE VIEIL HOMME ET M.SMITH bûfcnd L'idée de ce roman, c'est que Dieu (le Vieil Homme) et le Diable ( M.Smith ) descendent sur terre afin de voir comment fonctionne cette foutue création.Ils se matérialisent et essaient de vivre parmi les hommes.On se doute que ce ne sera pas facile, ne serait-ce que pour cet étrange costume que le Vieil Homme refuse d'abandonner et qui ressemble plutôt à un drap de lit ou à une robe de chambre fripée.Arrivés aux États-Unis, nos deux compères vont commencer par se faire arrêter appareil en Enfer, au moment de quitter les hommes).Je vous dis: c'est allégorique.Ainsi, de pays en pays, le couple divin (après tout, M.Smith a été créé par Dieu et Peter Ustinov, non?) parcourt l'incroyable pagaille de la Terre que le Vieil Homme avait laissée un peu dans l'oubli, depuis le temps, ayant sans doute d'autres créations à fouetter.Il ira, ce couple, en Israël (tourisme historique)en Russie (morne Moscou, bonjour tristesse) au lapon et en Chine (où sévit la Bande des Vieux ) pour aboutir enfin en Inde et au sommet de l'Everest, d'où il lui sera plus facile, semble-t-il, de s'envoler vers les espaces sidéraux.Car il faut bien comprendre que les deux astronautes commencent à manquer de carburant.La question est: qui donc va prendre le Vieil Homme et M.Smith au sérieux?Qui va croire en eux, sur cette Terre?L'autre question : qui va croire Peter Estinov, qui va aimer son roman?Moi, Moi.LE VIEIL HOMME ET M.SMITH.Peter Ustinov.traduit de l'anglais par Jean Rosenthal.Editions Belfond.Paris, 1993.330 pages.PIERRE VENNAT ¦ Vous voulez tout savoir sur Pierre Bourgault, Pierre Bour-que, Edith Butler ou Gilles Vi-gneault?Vous avez manqué le portrait qu'en a fait à la une de La Presse Anne Richer, ou au contraire, vous l'avez lu et avez le goOt de le conserver, comme celui des 30 personnalités qu'elle a interviewées et qui ont été retenues par Stanké en volume, sous le titre de 30 à la une?Alors, procurez-vous le bouquin.Comme écrit notre éditeur-adjoint Claude Masson dans sa préface, Anne Richer est «une collègue et une amfe qui sait écouter, qui sait faire sortir l'essentiel, qui sait scruter l'intériorité de la personne interviewée.Ce ne furent pas des entrevues de façade, impressionnistes, su-pcrficiellccs.Des heures de confidences.Des heures de partage.Des heures de convivialité.En se confiant à Anne, des personnes se sont découvertes elles-mêmes.C'est la puissance du sens poussé de la communication de la journaliste qui a poro-voqué la richesse des témoignages.(.).Anne Richer a humanisé le contenu d'un grand quotidien ».30 À LA UNE.Anne Richer.préface de Claude Masson.Éditions internationales Alain Stanke.Montréal.1993.256 pages.18.95$.W.Caddis : tout peut arriver JR Son empire de papier, c'est le cauchemar.Le Figaro Littéraire PARIS ¦ JR sera disponible cette semai-ne en traduction française dans les librairies québécoises.C'est un événement.Publié il y a dix-huit ans aux États-Unis, ce roman prophétique nous montre un capitaliste de onze ans qui se retrouve, presque par mégarde, à la tête d'un empire financier.Satire délirante du système capitaliste et charge sans pitié contre l'époque et le rêve américain, JR est un chef-d'oeuvre.Tout comme les Reconnaissances, l'autre maître livre et roman-culte de William Gaddis.Nous avons rencontré cet écrivain qui semble avoir pour intention de mettre en pièces son pays.\u2014 Un gamin de onze ans qui conquiert un empire finacier en passant des coups de fil d'une cabine de téléphone publique: n'est-ce pas un peu invraisemblable?\u2014 Les gens sérieux ont pris cette histoire comme une satire.J'ai fait de mon mieux pour ne décrire que des situations possibles \u2014 même si elles restent improbables.Car tout ce qui est imaginé dans IR peut arriver.l'ai aussi fait beaucoup de recherches sur le monde des affaires, de la Bourse et dé la finance, afin de rendre cette histoire plausible auprès des spécialistes.\u2014 J R a été écrit il y a près de vingt ans.Aviez-vous alors le sen- William Gaddis timent d'écrire un roman prophétique, auquel les golden boys et les années 80 finiraient par ressembler?\u2014 Je n'ai jamais songé à faire oeuvre prophétique.|e voulais simplement brosser une satire du monde économique américain et montrer les imperfections d'un système qui risque à tout moment d'échapper à notre contrôle.Depuis, les pires de mes suppositions se sont réalisées.C'est Anatole France, je crois, qui disait en substance que le fou est plus dangereux que le roué.Parce que l'homme rusé se repose de temps en temps alors que l'imbécile, lui ne s'arrête jamais.Ce sont exactement les portraits des présidents Reagan et Bush.Avec, toutefois, une différence: Reagan avait quelques convictions simples, tandis que Bush ne croyait à rien, sinon à assurer sa promotion dans les média.\u2014 A quoi servent les lois si, comme vos personnages, on ne cherche qu'à les contourner?\u2014 C'est le sujet de mon nouveau roman.Le grand paradoxe, à la fois tragique et comique, c'est que la loi a été conçue pour donner l'ordre à la civilisation.En fait, elle entraîne plus de confusion que d'ordre.Ce qui me semble important dans le personnage de J R, c'est qu'il ne trangresse jamais la loi: il lui obéit à la lettre mais il en contourne l'esprit dès qu'il le peut.Cette pratique s'est aujourd'hui généralisée.\u2014 On retrouve ce paradoxe avec les média, qui ont pour but théorique de faciliter la communication.Or vous montrez que la multiplication des média engendre une saturation et la dégradation de la communication.\u2014 Bien sûr.Le langage est devenue une barrière à la communication.\u2014 Êtes-vous hostile à un système, celui de la libre entreprise, qui permet les aberrations que vous décrivez?\u2014 Ma réponse ne peut-être que nuancée.Au milieu du XIXe siècle, la corruption, la fraude et les manipulations étaient ommipré-sentes, mais elles avaient pour but de produire des chemins de fer, des ponts, des mines.La libre entreprise érigée en système a permis de construire l'Amérique et le rêve américain.Mais, depuis les années Reagan-Bush, ce rêve s'est effondré.Nous ne produisons plus rien aujourd'hui.L'empire de papier de JR, c'est le cauchemar.\u2014 Justement, dans votre roman, l'empire bâti par JR finit par s'effondrer.Est-ce, selon vous, le même avenir qui attend le système capitaliste?\u2014 Regardez les journaux de ce matin! Si Clinton lève de nouveaux impôts, c'est pour sauver l'économie américaine de JR.Car, dans les États-Unis d'aujourd'hui, tout le monde a fini par ressembler à JR.Souvenez-vous du leitmotiv de Reagan pour justifier la dérégulation: il faut moins de lois et de réglementations afin que tout le monde puisse devenir millionnaire.Depuis, nous avons des milliers de JR aux États-Unis.\u2014 Certains critiques ont prétendu que vous étiez à l'origine du «nouveau roman».Que répondez-vous à cela ?\u2014 Je suis toujours éberlué quand les critiques les plus sérieux me disent: «Vos livres marquent le début du post-modernisme.» Qu'est-ce que cela veut dire, le post-modernisme?Je n'en avais jamais entendu parler quand j'ai commencé à écrire.Dans le même ordre d'idées, on a prétendu que j'avais été très influencé par Faulkner.Mais je n'ai jamais lu plus d'une page de Faulkner.C'est le travail des critiques que de gloser sur les livres des autres.Le mien est d'écrire.Et il ne faut surtout pas perdre son temps à répondre aux affirmations des critiques et des universitaires.Pendant ce temps-là, l'oeuvre n'avance pas.\u2014 On a également dit de vous que vous étiez un «écrivain pour écrivains».Qu'attendez-vous de vos lecteurs: qu'ils aient la culture d'un écrivain ?\u2014 Je suis au regret de dire gue j'attends du lecteur une collaboration.Je sais que je prends un risque, car la plupart des gens préfèrent lire Daniele Steel.Quand les Reconnaissances ont paru, les critiques ont dit qu'il s'agissait d'un livre pour érudits \u2014 ce qui a effrayé les gens\u2014, mais ils n'ont jamais dit que c'était d'abord un roman drôle.Tout comme JR.Je crois que je cherche aussi à distraire mes lecteurs.\u2014 Vous travaillez depuis plusieurs années sur un quatrième roman.Où en êtes-vous ?\u2014 Je viens tout juste de l'achever, mais il ne paraîtra pas avant un an aux États-Unis.Il y est beaucoup question du monde judiciaire par le biais de cinq ou six procès gui forment la trame du livre.À l'origine du premier procès, un homme est blessé par sa voiture.II décide alors de poursuivre le propriétaire de la voiture \u2014 qui n'est autre que lui-même.La seconde affaire, qui est aussi le procès central du roman, touche aux problèmes de propriété littéraire.On y voit un écrivain poursuivre un cinéaste qui lui a volé sa pièce de théâtre afin d'en faire un film.Le troisième procès oppose un prêtre à un homme dont le fils s'est noyé dans une rivière au cours de son baptême.Sans oublier le cas d'un chien qui, après s'être aventuré dans un sculpture moderne, ne réussit plus à en sortir.La SPA veut découper la sculpture pour sauver le chien, mais l'artiste s'y oppose.Lorsque l'affaire arrive enfin devant les juges, la sculpture et le chien ont été anéantis par la foudre.D'une certaine manière, là encore, les gens espèrent gagner de l'argent en intentant des procès à la moindre occasion.Clinton et Core : l'espoir dune ère meilleure PIERRE VENNAT ¦ «Cette élection est un vigoureux appel à notre pays pour affronter les débris de la guerre froide et le début du prochain siècle, restaurer la croissance et les opportunités pour notre peuple.affronter les problèmes trop longtemps ignorés du sida, de j'envi-ronnement, de la conversion de notre économie.», a dit Bill Clinton, le 3 novembre dernier, lorsqu'il devint président des États-Unis d'Amérique.Richer: des portraits qui humanisent le journal Selon Gilles Delafon, qui livre Bill Clinton: la nouvelle Amérique 9 la campagne victorieuse qu'a menée Bill Clinton ne permet pas de deviner quel président il sera.Il s'agit d'un vote de protestation qui l'a porté au pouvoir.George Bush, tenant du titre, gérait depuis quatre ans les affaires internationales et comptait bien sur cette rente de situation pour s'en faire un avantage.Clinton a attaqué sur un autre terrain, celui de la désespérance des classes moyennes.Dans un autre ouvrage paru simultanément à Paris, l'Amérique de Clinton, Nicole Berheim affirme elle aussi qu'en élisant l'équipe Clinton-Gore, les Américains ont voté pour le changement : pas Bill Clinton et Al Core.seulement pour une nouvelle génération, pas seulement pour se préparer à entrer dans un siècle nouveau, mais pour sauter du XIXe au XXIe siècle! «L'équipe Clinton-Gore, c'est la génération de Woodstock, de l'assasinat de JFK, de la défaite au Viêt-Nam, de la société permissive, idéaliste et égalitaire, de Martin Luther King, des Panthères noires, des hippies et du sida.C'est celle de tous les espoirs entrevus et des certitudes éclatées.Celle des mères célibataires, des femmes qui font carrière, des yuppies qui se retrouvent en chômage ou en prison, des nouvelles angoisses apportées par la1 chute du Mur de Berlin, c'est celle de la crise économique mondiale.Une génération à laquelle on ne peut plus faire prendre des vessies pour des lanternes, mais qui a grand besoin d'être rassurée sur son avenir».À ces deux essais déjà fort complets, s'ajoute un troisième ouvrage, oeuvre du nouveau vice-président Al Gore: Sauver la planète terre.Il s'agit de la traduction de Earth in the Balance, que le vice-président a rédigé l'an dernier, alors qu'il n'avait pas encore été choisi comme colistier du nouveau président.Al Gore, que ses adversaires appellent «M.Ozone» par dérision, est comme son livre le révèle: un curieux mélange d'audace réformiste et de tradition morale.Écologiste radical, baptiste candide, et pur-sang du système politique américain.Comme l'écrit le politicien-écologiste français Brice Lalonde, en préfaçant son livre, «statistiquement, un vice-président a quelque chance de succéder au président.Assiste-t-on seulement à l'élection de Clinton, ou à une étape dans la carrière de Gore?Il n'est pas habituel en tout cas de savoir aussi intimement ce que pense l'un des principaux hommes politiques de la planète.C'est un visionnaire, non un manoeuvrier de parti ou d'assemblée.Il veut réconcilier l'humanité avec le monde, et cette cause lui paraît non moins urgente que les combats de naguère contre le totalitarisme».Au fait, on peut s'étonner toutefois qu'aucun politicologue, sociologue ou journaliste d'ici n'ait songé à produire tel ouvrage, bien que nous soyons collés à la frontière américaine (Plattsburg est plus près de Montréal que ne l'est Québec), liés aux États-Unis par un traité de libre-échange et qu'une bonne partie de notre population passe tout l'hiver en Floride chaque année.Faut croire que nos essayistes préfèrent publier ad nauseam des livres qui se vendent de moins en moins sur nos états d'âme constitutionnels que de s'essayer à interpréter nos voisins du Sud.L AMERIOUE DE CLINTON.Nicole Dcrnho.m Lieu Commun, Edima, Paris, 1993.286 pages.BILL CLINTON ; LA NOUVELLE AMÉRIOUE.Cilles Delafon.Editions Jean-Claude Lattes.Paris.1993.216 pages.SAUVER LA PLANÈTE TERRE.Al Core.Traduit de l'anglais par Jeanffîarc Mendel.Édition* Albin Michel, 1993.351 pages. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AVRIL 1993 B7 Bourassa tient en mains le sort des libéraux québécois \t\t \t\t i I g ) E w\tPaifï Ifeal\" Ju Quéiice\t! » - \tAlliances, rivalités et neutralités\t \t\t PIERRE VENNAT ¦ Au lendemain du référendum d'octobre dernier, le parti libéral du Québec redevient un parti plus fédéraliste qu'il ne l'a été entre l'échec de l'accord du lac Meech, en juin 1990, et l'entente de Charlottetown, en août 1992.-.s.'.:- POLITIQUE Mais, écrit le politicologue Vincent Lemieux dans Le Parti libéral du Québec, des tensions continuent de se manifester à l'intérieur du Parti libéral, à la fois de la part des anglophones et des allophones qui le voudraient plus fédéraliste, et des nationalistes, comme Jean Aliaire et Mario Dumont, qui le voudraient plus souverainiste.11 ne semble pas, toutefois, que les nouvelles positions constitutionnelles que le parti prendra d'ici quelque temps entraînent des défections importantes.Du moins tant que Robert Bourassa demeure le chef et qu'il cherchera à faire du parti l'instrument de la solution dont il rêve depuis les années 1970: un fédéralisme décentralisé, sauf en matière des grands leviers économiques, et qui sauvegarde un parlement et un gouvernements canadiens dont il est bien utile de pouvoir faire, à l'occasion, un rival.Lemieux ne se risque toutefois pas \u2014et c'est dommage\u2014 à imaginer un Parti libéral du Québec après Bourassa, si celui-ci doit céder son poste suite à la dure lutte qu'il mène contre le cancer.L'auteur constate qu'en ce printemps 1993, le Parti libéral demeure l'allié des hommes d'affaires qui ont évolué un peu comme lui de juin 1990 à octobre 1992.Alors que les déclarations de leaders et les mémoires présentés à la Commission Bélanger-Campeau avaient pu laisser croire que les gens d'affaires eux aussi étaient tentés par la souveraineté, ceux-ci se sont ensuite montrés plus discrets et parfois même opposés à la souveraineté.La récession éenomique n'est sans doute pas étrangère à cette évolution.Par contre, note Lemieux, les leaders des milieux syndicaux se sont engagés à promouvoir la souveraineté et sont eh cela les alliés du Parti québécois.Le gou- vernement libéra) à Uuébec entretient cependant avec eux des liens plutôt coopératifs en matière de relations de travail, un peu comme s'il voulait neutraliser la rivalité sur le plan constitutionnel par une alliance sur le plan des autres préoccupations des syndiqués.Lemieux a toutefois émis ce jugement avant que Daniel Johnson n'annonce sa volonté de geler pour deux ans le satire des employés du secteur public, ce qui pourrait retransformer le mouvement syndical en ennemi du PLQ comme au début des anées 1970 et lors de la grave crise sociale de 1972.Enfin, note le politicologue de l'Université Laval, la polarisation entre péquistes et libéraux laisse un peu de place à de nouveaux, petits partis, comme le Parti Égalité pour les anglophones ou un éventuel Parti vert, mais on n'entrevoit pas au Québec, dans un avenir prochain, un véritable tripartisme comme présentement à Ottawa, avec les conservateurs, les libéraux et les néo-démocrates, auxquels s'ajoutent maintenant la menace du Reform Party, dans l'ouest canadien et du Bloc québécois ici.LE PARTI LIBERAL DU OUEBEC.Vincent Lemieux.Presses de l'Université Laval, Ouebec, 1993.257 pages.EXTRAITS William Faulkner Des histoires de Faulkner écrites par son.fantôme SONIA SARFATI collaboration spéciale ¦ Le titre est alléchant : les fantômes de Rowan Oak.Le sous-titre l'est encore plus: Histoires de William Faulkner pour les enfants.Mais, précise-t-on beaucoup plus bas sur la page couverture, racontées par Dean Faulkner Wells.On retombe alors sur terre.Dean Faulkner Wells est la nièce de William Faulkner.Et si elle a repris les idées et les récits de son oncle pour rédiger Les Fantômes de Rowan Oak, elle n'a pas \u2014 loin s'en faut!\u2014 la plume si particulière de l'écrivain qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1949.Pour la petite histoire, notons que Dean a été en partie élevée avec les filles de William Faulkner, à Rowan Oak, le domaine que l'auteur de Le bruit et la fureur avait baptisé du nom d'un arbre aux soi-disant propriétés magiques \u2014 il faut en clouer une brandie sur la porte pour écarter les sorcières, les farjtômcs et autres mauvais esprits.Pas très efficace, comme technique: la grande maison blanche que l'écrivain avait achetée dans le Mississipi, était hantée.C'est du moins ce que Faulkner s'amusait à raconter aux enfants de son entourage, parmi lesquels se trouvait Dean.Une quarantaine d'années plus tard, celle-ci a reconstitué \u2014 fidèlement, nous af-firme-t-on \u2014 ce récit et d'autres, qui ont marqué son enfance.Intitulée Judith, la première histoire raconte le pathétique destin d'une jeune fille du Sud qui, après la guerre de Sécession, attend vainement le retour du soldat nordiste qu'elle a soigné.Il ne reviendra pas, elle se suicidera.et hantera les murs de Rowan Oak.Histoire de fantôme?Non, puisque le récit prend fin au moment de la mort de Judith.Pas de bruits de chaînes ni de hurlements nocturnes.En fait, on est ému plus qu'apeuré.La peur, toutefois, donne rendez-vous au lecteur dans Le loup.Il fait nuit, un jeune homme se retrouve dans une gare inconnue avec, pour seule compagnie, un homme immense, velu et voûté.Pourquoi tu as de grands yeux?Pourquoi tu as de grandes mains?Non, le jeune homme ne pose pas ces questions.Son destin n'en ressemble pas moins à celui du Petit chaperon rouge \u2014 le lecteur, contrairement à la future victime, l'aura d'ailleurs compris dès les premières pages de I histoire.Pour le suspense, donc, on repassera.Dernier .volet.Le chien.Dans lequel le meilleur ami de l'hom- LES FANTÔMES DE ROWAN OAK HrttKi.+ .ir \\X7W.wi EiulkihT (wtrlatifittto DtANFAULKNfâ WfLLS »fc M A »«»» Vf fm- .kV» VW .Vn.HhPS me venge son maître, traîtreusement assassiné par son voisin et ennemi.Un peu plus de suspense, là.Mais si la conclusion est surprenante, elle pêche par son invraisemblance.Finalement, sans être inintéressant.Les fantômes de Rowan Oak est le livre des fausses pistes par excellence.Fausse piste quant à son auteur: on nous fait miroiter le grand William, on nous sert l'obscure Dean.Fausse piste quant à son titre: on nous vend des fantôme?on nous livre une ludith encore vivante, un loup-garou et un chien-vengeur! LES FANTOMES DE ROWAN OAK HISTOIRES DE WILLIAM FAULKNER POUR LES ENFANTS.racontées par Dean Faulkner Wells, traduction de Marc Saporta.Seghers, Paris.1993.142 pages (a partir de 12 ans).Un itinéraire spirituel ¦ La Presse a le plaisir d'offrir en exclusivité à ses lecteurs un extrait du premier livre de Jean-Noël Tremblay, Le lieu de mon espérance.Initié très jeune à la politique, député au fédéral en 1958, délégué du Canada à i'ONU et à l'OTAN, il poursuivra une carrière d'enseignant en devenant conseiller du premier ministre Daniel Johnson.En 1966, il est élu député à l'Assemblée nationale et ministre des Affaires culturelles.Plus tard, il deviendra conseiller culturel du Gouverneur général du Canada, Madame Jeanne Sauvé, et il est aujourd'hui conseiller culturel du maire de la ville de Québec.L'ouvrage dont nous publions un extrait se présente, à travers sa vie, comme un itinéraire spirituel.\u2022 0 Jean-?*s»\"8 Tremblay Le lieu de mon espérance Je voulais devenir prêtre.Il fallait faire des études que m'interdisait la situation financière de ma famille.Ma mère prit l'initiative.À l'occasion d'une retraite prêchée par deux Oblats, les pères Fontaine et Cabana, elle leur en parla, sans résultats.Elle me fit écrire à l'École apostolique de Lévis; on n'y acceptait pas de jeunes qui vivaient hors de l'ar-chi-diosèce de Québec.J'écrivis au directeur du Seraphicum des Capucins à Ottawa.Ma demande fut refusée, faute de places.J'avais entretemps obtenu mon certificat d'études de septième année et fait avec ma soeur Ra-chel, à la maison, le travail de préparation qui nous permit de décrocher le certificat de neuvième.Cet été-là, deux Rédempto-ristes, les pères Morin et Gignac, prêchèrent la retraite.Je vis le père Morin, qui achemina ma demande au directeur du Juvénat de Sainte-Anne-de-Beaupré.Le 16 juin 1942, je recevais une lettre du père Gaston Bourbeau m'informant qu'on acceptait de me faire subir un examen d'admission.Tout se déroula très vite.Le père Philippe Lussier me fit passer les tests nécessaires et je fus admis pour la rentrée du 2 septembre 1942.Je quitterais mon milieu, je ferais des études, je réaliserait le rêve de ma mère qui, perdue dans un environnement aux antipodes de ses connaissances, de ses goûts et de ses aspirations, m'avait convaincu que je devais me déraciner.Mon père ronchonna; il perdait deux bras pour la terre qu'il avait agrandie de sorte que mes deux frères et moi puissions nous y implanter.Il protesta de son incapacité de payer.Le collège exigeait cent cinquante dollars par année, tout compris: pension, livres, blanchisserie, etc.On me fit l'aumône de m'accepter pour cent dollars.Je ne sais qui avait arrondi les angles.Je fus muni d'un trousseau conforme aux exgien-ces du prospectus.Tout cela tenait dans une petite malle que me prêta ma soeur Jeanne.Je devais partir par le train de vingt heures trente qui me conduirait à Québec.Avant de m'absenter, je fis et refis avec Rachel le chemin qui séparait notre maison de celle du voisin.Elle était heureuse; c'est avec elle que j'avais échafaudé mes projets d'avenir.Elle-même se préparait à aller enseigner.Nous nous confiâmes nos secrets; notre mère y tenait une grande place.Puis ce fut le départ vers Ce village.Malade depuis déjà trois ans, ma mère ne put m'accompagner.J'ai vu ses larmes; lourdes de ses chagrins accumulés et de sa joie de voir prendre la route qu'elle avait elle-même tracée.Mon père vint-il à la gare?J'ai oublié, tellement me pressait le moment de rompre avec le passé.Dans le train qui, à travers la forêt, contournait lacs et montagnes, je dus sommeiller, pas assez pour ne point éclater le soleil sur des arbres aux couleurs inaccoutumées que dominaient des tons de rouge comme je n'en avais jamais vus.11 était près de sept heures et j'arrivais à destination.Je venais de sortir de l'enfance.Quel regard porter sur cette par-tic de ma vie?Comment peser à leur poids mes bonheurs et mes peines?Entouré par ma mère et mes six soeurs, je reçus beaucoup d'affection.J'ai toujours douté que mon père m'aimât.Plus âgés, robustes travailleurs, mes frères se moquaient de ma faiblesse et de mon peu d'abtitude au travail des champs.J'assumai pourtant très jeune, vers six ou sept ans, les responsabilités qu'on confiait aux enfants: poulailler, traite des vaches, approvisionnement en bois du poêle de la maison et cent autres tâches qui allégeaient le fardeau des aînés.On nous re- tirait de l'école pour 'e temps des semailles et de la récolte des légumes.L'été, il fallait besogner au grand soleil pour sarcler le potager ou les grands champs de pommes de terre, faire les foins, engranger l'orge et l'avoine, nourrir et surveiller les animaux, cueillir les fruits sauvages et sans cesse refaire la provision d'eau pour une maisonnée de onze personnes plus, très souvent, des hommes de journée.Revenus des chantiers forestiers, mes frères repartiaent pour la drave.De retour, ils coupaient du bois pour les usines de pâtes et papiers afin de gagner l'argent nécessaire au paiement du bien foncier.Je n'insiste là-dessus que pour montrer la toile de fond de mon existence et de celle de mes semblables.Les cultivateurs de mon pte-lin trimaient dur pour élever des familles et garder leurs terres.Les femmes, malgré les matrnités répétées, travaillaient comme les hommes à l'extérieur.Il y avait de la misère, mais les gens s'en-traidaient.Très tôt, requis pour la relève, les enfants ne dépassaient pas le stade primaire des études.Quelques filles allaient à l'École Normale.Devenues institutrices, elles contribuaient de leur pauvre salaire au budget familial.D'autres devenaient domestiques dans des maisons du village.Toutes cherchaient un mari, le bon parti, pour se retrouver à la fin dans le cercle vicieux du labeur qui les consumerait.Bien des années passeront avant que ne s'éclaire cet horizon bouché.Quelle place le surnaturel y tenait-il?L'Église encadrait ces petites communautés qui trouvaient consolation et évasion dans les célébrations liturgiques.Gens du village et des rangs, fraternisaient.Dois-je dire dans la foi?Pour une part, oui.Les chrétiens convaincus s'en remettaient à Dieu de leur sort et cherchaient appui auprès du curé qui, avec quelques notables (marchand général, maire, président de la commission scolaire, médecin et notaire dans les villages plus populeux), gérait la collectivité.En cas de maladie, on appelait le prêtre avant le médecin.Les dévotions personnelles nombreuses s'accompagnaient de gain d'indulgences dont il était difficile de ternir la comptabilité.On faisait grand usage des sacramentaux, des neuvaines, des premiers vendredis du mois.Maladies, accidents, décès trouvaient leur explication dans la volonté de Dieu.Il fallait tout mettre au pied de la croix, qui était davantage le signe de la résignation que celui de l'espoir.La prédication sur la mort et le péché empêchait que s'établit entre les croyants et le Seigneur une relation de confiance et d'amour: Dieux voyait tout, jugeait tout, récompensant les bons et punissant les méchants.Seuls la Vierge et les saints s'occupaient d'accueillir les prières et de cons-oller.On recherchait cette médiation qui risquait de tourner à la superstition.La notion de sacrifice tenait une place prépondérante dans la vie personnelle.Chacun devait expier, pour lui-même et pour les autres.Le mode de rachat, outre la prière et le jeûne, c'était les dons: dîmes, ca-pitation, aumône du carême, dernier de saint Pierre, oeuvre des vocations, propagation de la foi, quête du dimanche pour l'entretien du curé, du presbytère, de l'église et pour l'extinction de la datte de la fabrique, quête de VEnfant-Jésus à l'occasion de la visite paroissiale sans compter les offrandes aux missionnaires, le coût des baptêmes, des mariages, des funérailles, des messes recommandées, tout cela à tarif fixé par les autorités diocésaines.Misant tantôt sur la foi et tantôt sur la fierté des paroissiens, on bâtissait de grandes églises et des presbytères qui ressemblaient en certains cas à des manoirs.Il y allait de la dignité du curé.On vénérait le prêtre, cet autre Christ, alter Christus comme on ne cessait pas de le rappeler.Dans mon village de Saint-André, les paroissiens ne connaissaient pas les bienfaits de l'électricité: munis d'un système électrogène, l'édifice du culte et l'habitation du prêtre avaient cette commodité.Cela allait de soi, comme de voir le curé rouler en automobile quand, à part le marchand général et un cultivateur, les gens se déplaçaient en voiture à cheval.Ce paradoxe de i'homme de Dieu, mieux nanti que ses fidèles ne m'apparaissait pas encore choquant.Nous vivions en chrétienté.L'Églisse constituait l'axe de la vie individuelle et collective ; on eût trouvé inconvenant de mettre en cause cette situation : l'aura du prêtre nous enveloppait tous et nous gardait des maux qui affligeaient les infidèles; on évoquait à cet égard le cas de la France, qui avait maltraité le clergé et les religieux.J'étais personnellement convaincu de la qualité des conditions de vie spirituelle des mes coreligionnaires.Mes problèmes de conscience étaient de peu de conséquences.J'imaginais qu'il en était de même pour tout le monde.Je découvris plus tard qu'au for interne, les paroissiens étaient les orages du curé (ou du vicaire, là où il s'en trouvait un) à qui ils devaient tout avouer.Je n'avais pas compris pourquoi, à l'occasion des quarante heures ou des grandes retraites, les paroissiens allaient en confession requérir auprès de prêtres étrangers absolution et directives.J'en eus la révélation quand j'entendis le pasteur de la paroisse de Chambord tancer ses ouailles qui allaient raconter lerus turpitudes aux Capucins qui dirigeaient le sanctuaire mariai de Lac-Bou-chette.Ce curé, admirable au demeurant, entendait bien connaître et régenter son troupeau; il faisait, de bonne foi, peu de cas de la liberté des femmes et des hommes qui se sentaient mal à l'aise et cherchaient ailleurs la paix intérieure.Il ne mesurait pas le risque de désaffection que pouvait engendrer sa sollicitude autoritaire.Un soir, l'une de mes soeurs, qui avait quatre enfants, revint en pleurant de l'église où elle était allée se confesser.Le curé lui avait demandé si elle empêchait la famille.J'étais outré autant qu'elle était traumatisée.À ce moment-là, au terme de mes études classiques, j'avais profondément évolué.Je rassurai ma soeur en me servant de ce que m'avaient appris des hommes d'Église remarquables par leur largeur de vues et leur capacité de discernement.Au sortir de l'enfance, j'étais un adolescent timide et peu loquace.J'avais été protégé par ma mère, choyé par mes soeurs.Il me manquait d'avoir eu des compagnons masculins.J'avais développé !un exigeant instinct religieux.Fondée sur des connaissances suffisamment sûres, la foi occupait une large place dans mon existence.J'aimais la nature, qui me parlait de Dieu sans savoir encore que les merveilles de la création me fourniraient éventuellement les preuves les plus fermes de la vérité du donné révélé que l'opposition foi-science n'a jamais ébranlée.Je me sentais appelé au sacerdoce; je ne voyais pas d'autre issue.J'ignorais que -les voies de Dieu sont insondables.La vie en dehors du monde refermé que j'avais habité me purgerait de mes illusions eh même temps qu'elle me donnerait la grâce de garder le sens de l'absolu.Mon entrée au collège marquerait le commencement de mon combat avec l'Ange. Francine Grimaldi LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 11 AVRIL 1993 Les uns et les autres collaboration spéciale Histoire d'eau, d'oeuf et de pain Joyeuses Pâques! Avcz-vous la chance de recevoir La Presse à l'aube?Si oui.je vous rappelle que vous avez jusqu'au lever du soleil, pas après, pour aller «ramasser l'eau de Pâques» à la rivière ou au ruisseau! Cette eau, selon la croyance populaire chez nos ancêtres, possède des propriétés curati-ves! On l'utilisait pour soigner les petits problèmes rattachés à la vue, comme les orgelets, ainsi que pour les maladies bénignes de la peau ! Si votre eau a «perdu» ses propriétés, vous pourrez toujours arroser vos plantes avec!.Vous connaissez sans doute tout sur la tradition de l'oeuf de Pâques.L'oeuf étant le symbole de l'immortalité, les échanges d'oeufs le jour de Pâques annoncent une renaissance, une vie nouvelle-Mais il y a aussi le pain ! La brioche pascale en forme de colombe chez les Italiens, la couronne de pain ornée d'oeufs colorés chez les Grecs, et aussi les Corses (campanili ), le: pain triangulaire, symbolisant la Sainte Trinité chez les Finlandais, le pain en forme de V ou de X chez les Russes, pour symboliser la Résurrection ou commémorer la mort du Christ sur la croix.En Angleterre, on suspendait la brioche pascale au-dessus de la porte pour protéger sa maison du feu ou son bateau du naufrage!.SOIRÉE FRICASSÉE B Vous ne savez pas quoi faire ce soir pour vous divertir?Si vous avez l'esprit à la décou- tut de M.Puisais existe depuis 25 ans, et la Journée du Goût depuis quatre ans déjà.Il faut dire que deux Français sur trois souhaitent que le goût soit enseigné à l'école, au même titre que l'instruction civique.63 p.cent des Français estiment que l'on mange de plus en plus mal dans l'Hexagone, et que la tradition culinaire est menacée.L'Institut offre un programme d'éveil du goût des écoliers: dégustation comparative, identification des produits (fruits, légumes, fleurs), identification des arômes et des saveurs (leur addition constituant la (laveur.).Au Québec, cette première journée se tiendra le 11 septembre.Elle aura lieu dans la «ruelle» de l'hôtel Intercontinental, à compter de 10 h, et tout le monde pourra y participer à des débats, des dégustations gastronomiques de mets traditionels d'ici et d'ailleurs, en compagnie d'élèves de classes d'éveil sensoriel, et de M.Puisais lui-même qui a promis d'être présent.Il doit présider le «souper d'accord mets et vins» qui promet d'être le clou de l'événement.Andy Brasseur a les yeux pleins d'étoiles quand elle parle des 80 enfants (sur 5000 demandes!) qui ont suivi les cours d'éveil des sens à Québec l'an dernier.L'expérience aurait été formidable, à l'en croire: «Je vis en voyant toujours le regard des enfants.Alors je sais que ça vaut la peine de continuer, l'avais offert à Métro d'intégrer notre concept d'éveil des sens aux activités pour les enfants au Palais des L'oeuf étant le symbole de l'immortalité, les échanges d'oeufs le jour de Pâques annoncent une renaissance.verte, je vous suggère L'Ou-vre-boîtes du Lion d'Or ( 1676 rue Ontario est).On y tient la première «Soirée Fricassée», organisée par la jeune maison de production des Films Klaxon.Isabelle Bourduas, Marie-Julie Dallaire et Julie Breton n'ayant reçu aucun support financier de la part des institutions gouvernementales pour produire de nouveaux films, ont décidé de se lancer dans la promotion de jeunes artistes de talent qui n'ont ni les moyens financiers, ni de local pour se produire! Si la réponse du public est bonne ce soir, on renouvellera la formule deux fois par mois jusqu'à l'automne.La «fricassée» (de talents) mijotte de 20 h à 3 h du matin au Lion d'Or.En entrant au club, vous verrez une exposition de photos et de peintures de Charles Dal-ceggio.Daniel Gauvin, David Pelletier et Nicolas Simard.En salle, il y aura lecture d'un texte intitulé Les Asticots par des membres de la Lune Rouge, puis projection des trois premiers courts métrages produits par Klaxon et du premier de Marc-André Forcier: Chroniques labradoriennes.Forcier .ne sera pas présent ce soir car il met au point la dernière version de son scénario avec ses producteurs avant d'entrer en pré-production.Au Lion d'Or ce soir, il y aura beaucoup de musique: du bon rock funky avec le groupe Wètbags, du rétro, style fifties, avec le Boum Ding Band, du style folk avec Isabelle Ligot et lean-François Beaupré, et de la musique médiévale avec Deus ex Machina.Enfin, une performance de Gum boots (oui ! oui ! des bottes de caoutchouc ! ) C'est une danse de mineurs africains exécutée par trois des sept membres de la Famille Bottes que vous entendez aux percussions sur l'album des Co-Locs.Bref, pour la modique somme de 7 $, il y aura plein de découvertes à faire pendant ces sept heures de spectacle.Le mot de Cambronne a tous! L'ÉVEIL DES SENS ¦ Pour la première fois au Québec il y aura une « fournée nationale du Goût», m'annonce fièrement Andy Brasseur, présidente de l'Institut québécois du Goût, la seule personne en Amérique mandatée par M.Jacques Puisais, le fondateur de l'Institut français du Goût.«En France, dit-elle, l'insti- Merveilles.Pas de budget qu'on me répond.Ça ne les a pas empêché de présenter la «Féerie des sens» animée par Jean-Louis Thémis.» L'an dernier, Andy Brasseur donnait ses cours à l'Institut National des Viandes, mais comme l'Institut a désormais pignon sur rue à Montréal, c'est à l'Institut Québécois du Goût que se donnent les cours d'éveil de vos cinq sens, avec dégustation de recettes de soeur \u2014 supposément-retrai-tée-maîs-incapable-de-rester-inactive » Monique Chevrier! CA VA CHAUFFER! ¦ Attention ça va chauffer, et plus tôt que vous ne le pensez! L'infernale Yondo Sister, aux tresses multicolores et aux coups de reins dévastateurs, arrive en ville avec les Soukous Stars \u2014 yes brothers! \u2014 y compris le légendaire guitariste et arrangeur Lokassa ya Mbongo.C'est la première tournée nord-américaine de ce groupe africain (de Paris) irrésistible! À ne pas manquer, pour éveiller vos sens! Jeudi, 15 avril, au Balattou, puis au New Orléans, sur la Main, vendredi et samedi.Ça fait une bonne soukous qu'on les attendait!.MARATHON DE LECTURE ¦ Un geste pour la Paix! «Si pendant une seule heure chaque être humain de ce monde s'attardait, en même temps, à une forme d'art, quelle qu'elle soit, plus aucune guerre ne serait possible.Amen», dixit le comédien Wajdi Mouawad qui, à partir de 22 h 30 le 14 avril se plongera dans un marathon de lecture de quatorze heures par jour pendant 14 jours consécutifs, donc jusqu'au 27 avril! Il a heureusement des supporieurs: quatre artistes se joindront à lui pour appuyer son «geste pour la Paix» en improvisant chacun pendant trois heures.Marc Bé-land devrait danser ( si sa santé est rétablie d'ici là), Dominic Champagne offrira son talent pour l'ériture, le comédien Charles Imbeau jouera de la trompette (pas question de le laisser somnoler!) et André Labbé aura trois heures pour peindre un tableau.Le Marathon de lecture commencera sur la scène de l'Espace La Veillée, et l'entrée sera libre le 14 avril.Les lectures auront lieu dans un endroit différent chaque soir.Beau geste pour la paix à encourager, non?.Sur ce, je vous souhaite de très Joyeuses Pâques.Jerry Lewis epuis les années 60, la France manifeste à l'égard de Jerry Lewis un .intérêt qu'il ne connaît plus aux États-Unis.L'Evénement du leudi en a parlé avec lui.\u2014 Martin Scorsesc dit qu'il est impossible de tourner avec vous dans une rue de New York parce que immédiatement vous provoquez une émeute.C'est vrai ou pas?\u2014 Pour les gens de la rue.oui, je suis un bonhomme sympathique qui fait des shows à la télé au profit des handicapés, mais ils n'établissent pas le rapport avec mon travail de cinéaste.Parce que les Américains qui vont au cinéma se moquent de savoir qui a dirigé le film.Il n'y a pas un Américain sur mille qui vous dira qui a tourné Citizen Kane.Alors, vous imaginez pourquoi la reconnaissance que j'ai trouvée en France m'a donné du courage et m'a permis de continuer à faire des films.La critique américaine n'a jamais désarmé contre moi et elle continue à répéter: «Les Français sont fous, qu'est-ce qu'ils peuvent bien trouver à lerry Lewis?» \u2014 Pendant une dizaine d'années, vous n'avez pas fait de films.Est-ce que le cinéma vous a manqué?France ZOOM Michel serrault \u201e 55 e suis 1res pudique.Quand je suis sur scène et que j'entends les gens s'esclaffer, je me dis intérieurement: «C'est cela, riez, riez, car vous allez bientôt déchanter.11 va y avoir un retour de bâton quand je vous expliquerai le passé du personnage.» C'est la revanche du rire en quelque sorte.11 y a un moment où l'on dépasse le cadre du comique.On tombe dans le tragique.Le rire et la catastrophe marchent main dans la main.\" Première LES MOTS ENVIE DE FEMME ENCEINTE \u2014 Désir vif et subit (notamment alimentaire) que l'on attribue aux femmes enceintes.L'expression a donné naissance au début du XVIIe siècle à un sens d'envie* «tache sur la peau d'un nouveau-né qui reproduirait l'objet d'une envie de la mère».Au XVIIIe siècle, selon Le Roux, une envie de femme grosse se disait d'un appétit déréglé pour quelque chose de mauvais.Pop-corn Il est de ces questions que vous ne devriez jamais soulever avec votre femme si vous ne voulez pas vous retrouver en pleine guerre du Vietnam.Voici, de l'avis d'experts consultés par Enquirer, vingt questions que vous avez tout intérêt à ne pas poser à votre douce moitié.I.Pourquoi ne me dis-tu jamais ce que tu penses?2.Es-tu encore en colère?3.Trouves-tu que je commence à être vieux/ennuyant/bedonnant?4.Pourquoi réagis-tu toujours comme ça?5.De quel côté es-tu, à la fin ?6.Pourquoi fais-tu exprès pour me contrarier?7.Trouves-tu Untel séduisant?8.Me trompes-tu?9.Pourquoi réagis-tu toujours comme ta mère?10.Pourquoi n'es-tu pas plus responsable?I I.Pourquoi tiens-tu toujours à avoir raison?12.Pourquoi ne fais-tu jamais rien comme il faut?13.Ne serais-ce pas ton tour.d'aller chercher les enfants^ à l'école (ou n'importe quoi d'autre)?14.Qui t'a montré à faire ça?15.Es-tu sûre que ça ne te dérange pas que ma mère vienne nous visiter?16.M'aimes-tu autant qu'au début de notre mariage?17.Pourquoi tiens-tu tant à me contrarier?18.Pourquoi ne me demandes-tu jamais ce que je souhaite?19.Pourquoi n'es-tu pas plus rationnelle?20.Pourquoi ne nous parlons-nous plus?«Il n'y a pas un Américain sur mille qui vous dira qui a tourné Citizen Kane.\u2014 |e ne sais pas s'il m'a manque mais moi, en tout cas, j'ai dû manquer au cinéma si j'en juge par le nombre de scénarios qu'on m'a proposés.Je ne voulais plus écrire moi-même et j'espérais qu'on me proposerait un script intéressant.Je n'ai reçu que de la merde.Rien que des histoires de traverstis, d'homosexuels, de drogués, de meurtres, de mort et de folie.Inepties! l'ai enfin trouve une histoire que je vais peut-être accepter de mettre en scène, à condition de tourner à Paris (gros clin d'oeil).Et puis je vais tourner Docteur lerry et Mister Love II pour Disney.L'idée, bien sûr, est de reprendre les mêmes personnages vingt-sept ans plus tard.\u2014 Est-ce que vous vous considérez comme le dernier héritier des comiques, dans la grande tradition de Keaton et Chaplin ?\u2014 Quand les gens associent mon nom à celui de Chaplin, je suis très fier évidemment, c'est un immense honneur, mais il y a erreur.11 n'y a qu'un Chaplin sur terre.Personne n'approche de son génie cl personne ne peut entrer en compétition avec le génie.\u2022te Femme-sandwich pour Arsenio ¦ L'an dernier, il fallait attendre des mois pour se procurer un billet pour le show d'Arsenio Hall, mais aujourd'hui, l'animateur ne peut même plus remplir son studio.En désespoir de cause, les producteurs ont décidé d'envoyer une femme-sandwich dans la rue, porteuse d'un écritcau déclarant: «Billets gratuits pour le spectacle de ce soir d'Arsenio Hall», mais il y a peu de preneurs.¦ David Keith avait amené une amie au Sunset Social Club de Hollywood, mais après plusieurs cocktails, il devint un peu trop agressif, et se fâcha tout rouge lorsqu'elle lui déclara qu'elle voulait partir.Elle finit par se cacher dans une pièce isolée du club jusqu'à la fermeture, et Keith fut obligé de partir sans elle.La malheureuse rentra finalement chez elle en taxi.¦ Le pianiste Billy Si ritch ne peut se faire à l'idée que Liza Minnelli l'a réellement laissé tomber.Il était son accompagnateur en plus de se considérer comme son fiancé, puisque le couple envisageait il y a à peine quelques semaines de se marier.Et maintenant, la chanteuse est tombée dans les bras de Bill LaVor-gna.Elle l'a engagé comme son nouvel accompagnateur, et le décrit à ses amis comme «le nouvel homme de sa vie».¦ Pour paraître plus grand à l'écran, Syl-vester Stallone insiste pour ne se produire qu'avec des acteurs plus petits que lui.Pour son nouveau film.Démolition Man, la vedette de cinq pieds dix pouces a demandé à l'agence chargée de la distribution de refuser d'engager qui que ce soit qui mesurerait plus de cinq pieds huit.¦ Pensant rendre service à son vieil ami Ncd Beatty, Burt Reynolds le convainquit de l'accompagner sur les lieux du tournage de leur célèbre film, Deliveran-ce.Ned y incarnait la victime d'un terrible viol, et le souvenir de cette scène le hantant encore 20 ans plus tard, Burt avait cru que de revoir «les lieux du crime» aiderait son ami à oublier.Mais il ignorait que des plaisantins avaient apposé à l'endroit où s'était déroulée cette '-.orrible scène, au bord d'une rivière, un écritcau rebaptisant le cours d'eau «So-domy Creek».Beatty faillit se trouver mal.¦ Lorsque le père de Sylvester Stallone, qui est âgé de 73 ans, fut stoppé par un policier de la route qui le soupçonnait d'ébriété, ce fut sa faconde, et non son haleine, qui lui attira des ennuis.«Après que je me fus arrêté, raconte Frank Stallone, le policier se pencha à ma portière, approchant de plus en plus son visage du mien.À tel point que finalement, je lui ai La vie secrète Arsenio Hall demandé: «Essayez-vous de sentir mon haleine ou de m'embrasser?» L'insolent fut amené au poste, où, après lui avoir fait subir l'alcootest, on le garda menotte à une table pendant une heure avant de lui permettre enfin de rentrer chez lui.Outré, Frank songe à obtenir réparation devant les tribunaux.¦ David Letferman est d'avis que Bob Hope devrait songer sérieusement à prendre sa retraite.«Son dernier show fut bien difficile à regarder, affirme l'animateur, c'en était réellement embarrassant.» ¦ Les voisins de Robert Redford sont las des demandes d'adop-tion d'« adorables chiots» que l'acteur affiche constamment dans les magasins locaux.Il semble que la chienne de Redford passe son temps à s'enfuir de la maison et à y retourner enceinte.«Pourquoi ne se donnc-t-il pas la peine de la faire castrer?», se demandent les voisins, outres du peu d'intérêt que l'acteur semble manifester envers l'animal.¦ Dans un geste qui ne manquera pas d'aller droit au coeur de tous les amis des animaux, Rudolf Nou-reev modifia son testament, peu avant sa mort, pour léguer 250 000 dollars au fonds d'aide aux animaux administré par sa vieille amie Brigitte Bardot.Profondément émue, BB s'est empressée de baptiser un pékinois nouveau-né «Rudy», en mémoire du grand danseur.¦ Le magnat de la télévision Tcd Turner songe à créer un réseau de câblovision qui s'adresserait exclusivement aux femmes.Il serait, comme il se doit, dirigé par sa femme, lane Fonda.¦ Depuis que TIRA a menacé de l'enlever, il y a quelques années, Martina Na-vratilova a un revolver.«Et, précise-telle, je l'utiliserais si ma vie.ou celle de la personne que j'aime, était menacée.» Et la retraite?Malgré sa fortune, qui est colossale, il n'en est pas question.«Si pm-my Connors fait ce qu'il fait à 40 ans, pourquoi pas moi à 35?|'ai toujours la même envie de gagner», conclut-elle.¦ Brigitte Nielscn fait des ménages.Dans le jargon du showbiz, faire des ménages signifie louer sa présence pour des manifestations non artistiques (et peu brillantes).Elle était à I inauguration oc Los City, un centre d'attractions en Afrique du Sud.Faisant d'une pierre deux coups, elle a alors présenté au public son futur mari, un homme d'affaires qui a fait fortune dans la fourrure industrielle.Sources: AP.AFP.Star.Examiner.Globe de J.Edgar Hoover JEdgar Hoover était un homosexuel \u2022 corrompu, qui aimait à s'habiller en femme pour se livrer à des orgies avec des adolescents, et un chef de la pègre avait fait prendre des photos de ses ébats pour assurer sa protection.L'écrivain Anthony Summers, dans une biographie intitulée La vie secrète de I.Edgar Hoover, précise que Meyer Lansky, qui était passé maître dans l'art de recueillir des preuves accablantes grâce auxquelles il manipulait les hommes publics, s'était notamment procuré des photos montrant Hoover et son adjoint, Clydc Toison, sous-directeur du FBI, dans des situations pour le moins embarrassantes.Lansky et un autre mafieux notoire, Frank Costello, forcèrent ainsi Hoover à les laisser se livrer impunément à des activités illégales qui leur rapportèrent des milliards de dollars.Lansky garda ces photos compromettantes dans un coffre-fort de sa demeure de Floride jusqu'à sa mort.J.Edgar Hoover, à droite, et son sous-directeur au FBI, Clyde Toison.- r LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AVRIL 1993 B9 Arts et spectacles Un rare Cherubini admirablement réalisé CLAUDE CINCRAS_ \u2022 ¦ Le Requiem de Verdi reste, bien sûr, un choix idéal pour célébrer la Semaine sainte ; on reviendra certainement à cette tradition dès l'an prochain.Il faut cependant louer l'initiative de deux de nos sociétés qui, cette année, avaient porté leur choix ailleurs.Le Stabat Mater de Rossini, rare- ment chanté, méritait certainement l'audition qu'il partageait avec celui de Verdi lundi soir au Choeur de l'Orchestre Métropolitain.Autre oeuvre connue surtout des discophiles mais absente des programmes de concerts, le Requiem en do mineur de Cherubini était le choix de Miklos Ta-kàcs pour le traditionnel concert du Vendredi saint de la Société Philharmonique (il existe un au- tre Requiem de Cherubini, celui-là pour choeur d'hommes).Données à l'église Saint-Jean-Baptiste, qui est l'une des plus vastes de Montréal, les deux auditions avaient attiré des auditoires considérables, soit chaque fois quelque 2500 personnes.Comme on le sait sans doute, cet «Orchestre de la Société Philharmonique de Montréal» est formé de musiciens professionnels recrutés à l'OSM, au Métropolitain et ailleurs, ce qui explique la qualité de la prestation de vendredi.Dans le Mozart d'entrée, une absence de réel drama-tisme dans l'adagio et quelques flottements dans la fugue étaient manifestement attribuables à la direction orchestrale assez sommaire de Miklos Takàcs.Celui-ci excelle dans la direction chorale et, à cet égard, l'interprétation qu'il anima du Cherubini fut plus que remarquable aux plans technique et expressif.Souvent audacieuse pour l'époque, l'écriture chorale de Cherubini utilise des agencements d'accords «orchestraux», un effet que Takàcs traduisit admirablement.Pour souligner la gravité du sujet, Cherubini élimine les solistes, omet la flûte ( qu'il détestait d'ailleurs, comme Mozart) et ne fait entrer ses violons qu'au troisième mouvement, le Dies irae, qui comporte un saisissant coup de tamtam (lequel est, rappelons-le, une grande plaque de métal suspendue et non un petit tambour indien!).Utilisant la plate-forme d'un camion pour scène, Joan Baez a donné un premier concert hier, dans l'ex-Yougoslavie, pour les enfants du camp de Vukovar.La chanteuse s'est ensuite rendue à Sarajevo où elle doit passer cinq jours.photo reuter Joan Baez à Sarajevo Agence France Presse SARAJEVO ¦ La chanteuse américaine [oan Baez est arrivée hier en provenance de Zagreb à Sarajevo où elle devait donner un concert en public sHes conditions minimum de sécurité étaient réunies.Elle a décrit la ville assiégée par les Serbes depuis plus d'un an Tango argentine* primé à Laon d'après AFP et AP ¦ Le Grand Prix du Festival de Cinéma Jeune Public de Laon a été attribué jeudi à Tango argen-tino, un film de Goran Paskalje-vic, présenté sous l'étiquette Yougoslavie.Le prix spécial du jury a été décerné à Lot tu ia futée, de Johanna Hald (Suède), et une mention spéciale récompense L'Apprenti voleur, d'un autre Suédois, Henry Meyer.Le prix du jury international jeune public est attribué au film danois Les Garçons de Saint Pétri, de Soren Kragh-Jacobsen.Le réalisateur américain Ed Be-gley |r remportait par ailleurs vendredi le Cinémalia d'Or 1993 décerné pour son film Le Cheval Noir par le jury du 3e Festival International «Animal et Cinéma» de Beauvais.Le Cinémalia du Public a été décerné au film américano-allemand de Michael Schoemann Les Aventures de Pico et Christophe Colomb.Palmarès fi VIDÉOCLIPS PALMARÈS MUSIQUE PLUS es i K âlTBTI\u2014TTTlf 6 STEREO MC'S Connecttd 2 3 5 SPIN DOCT0R3 Two Prince» 3 5 4 SNOW Informer 4 4 4 \u2022MARIO PELCHAT Pleure dent le pluie 5 8 3 LANCINE RAYMOND Y'e lee mots 6 1 5 B0NJ0VI Bed ot Rotee 7 9 4 DEPECHE MODE IFeelYou 8 12 3 COVERDALE/PAGE Prkle And Joy 9 14 2 STING IH Ever low My Faith In You 10 16 1 LENNY KRAVITZ Are You Gonne Go My Way CS SD NS 11 6 6 12 17 2 13 7 6 14 18 15 19 18 11 1 1 17- 18 20 19 15 20 - 1 3 ARTISTE\u2014TTîlE WHITNEY HOUSTON l*m Every Women \u2022DANIEL BELANGER Sèche tee pleure PAUL McCARTNEY Hope Of Deliverence 'DAN BIGRAS Pourquoi tu veut TASMIN ARCHER Sleeping Satellite THE TRAGICALLY HIP Courage \u2022GILLES VALIQUETTE Mete un peu de aoieil dene.PAUL SARRASIN Jr.lousio MADONNA Bed G i r i \u2022ROCH VOISINE L'idole CSj Cette semaine Sûi Semaine dernière.N8; Nombre de semaines au palmarès.Le tamtam n'est entendu qu'une fois dans tout le Requiem.mais on l'entendit une deuxième fois vendredi soir.En effet, le bref Mozart et le Cherubini formaient un concert très court: 72 minutes très exactement, sans entracte.Takàcs avait pourtant fait chanter deux fois la fugue à quatre voix de VOfferto-ri uni (comme l'indique la partition) et il avait ignoré l'«attacca» qui mène du Sanctus au Pic fesu pour y faire plutôt une assez longue pause.N'ayant pas préparé une autre oeuvre, il fit bisser d'abord VAgnus Dei, puis le Dies irae, avec son tamtam (frappé t»ar Louis Charbonneau, de 'OSM), pour constituer une soirée substantielle qui nous mena à 21 h 30.Le Choeur mixte de l'UQAM, porté vendredi soir à 250 chanteurs, domina l'audition, appuyé sur un orchestre toujours attentif.Les passages à découvert des ténors révélèrent quelques faiblesses chez eux et la période des rappels, un rien de fatigue chez les sopranos.L'ensemble reste néanmoins très impressionnant par la qualité de ses voix réunies et par la pensée qui l'animait vendredi soir.ORCHESTRE DE LA SOCIETE PHILHARMONIQUE DE MONTREAL et CHOEUR DE L'UOAM.Dir.: Miklos Takàcs.Vendredi soir, église Saint-Jean-Baptiste.Programme Adagio et Fugue en Co mineur, pour cordes.K 5^6(1788) \u2014 Mozart Requiem en do mineur, pour choeur mixte et orchestre ( 1816) \u2014 Cherubini comme «surréaliste», après avoir parcouru à bord du véhicule blindé du général Philippe Morillon, commandant de la FORPRONU en Bosnie, et en sa compagnie, la «Snipers] alley», avenue ou opèrent les tireurs embusqués.(oan Baez chantera à la télévision et la radio, et un concert aura lieu en public, à un endroit non encore déterminé, si les conditions «sont assez sûres» pour le public.«l'ai le sentiment que les gens ici sont abandonnés par le monde extérieur», a-t-ellc déclaré, «mais je n'ai pas plus de solution à proposer pour un conflit qui a commencé au XIVe siècle que qui que ce soit».Joan Baez, rendue célèbre par ses chansons pacifistes des années 60, a ajouté qu'elle venait partager les cinq jours qu'elle doit passer à Sarajevo avec les habitants de la capitale bosniaque.Plus tôt dans la journée, la chanteuse américaine avait été chaleureusement applaudie par plus d'un millier de personnes venues assister à son concert, organisé au coeur de Zagreb, par la télévision croate et l'ambassade des États-Unis.La foule n'a que timidement répondu à son appel à chanter avec elle la chanson Amazing Grâce, très populaire jadis dans l'ex-Yougoslavie.La chanteuse avait auparavant chanté dans un camps de réfugiés de Vukovar, ville tombée aux mains des sécessionnistes serbes en novembre 1991, après trois mois de siège.Les enfants de Vukovar ont chargé la chanteuse d'une mission symbolique: ils lui ont remis un coeur en papier pour les enfants de Sarajevo.Répertoire acadien.D'Antonine Maillet.Production du THÉÂTRE MIC-MAC.Mise en scène d'Yves Éric Marrier.Décor de Christian Roberge.Distribution : Gervais Arcand.Céline Gagnon.Réjean Gauthier.Francine Joncas.Oenis Lavoie.Suzie Tremblay et Glen Wood.Jusqu'au dimanche 25 avril Salle du Théâtre Mic-Mac, Roberval Réservations: (418) 275-1778 LE DERNIER ROSE AUX JOUES Création québécoise.De Michèle Magny, d'après la vie et l'oeuvre de Marina Tsvétaéva.Production du THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI.Mise en scène de Martine Beaulne assistée d'Ann-Marie Corbeil.Décor de Martin Ferland.Costumes de Jean-Yves Cadieux.Éclairage de Jean-Charles Martel.Musique de Gaston Lemieux.Distribution : Emmanuel Bilodeau.Anne Dorval et Élise Guilbault.Jusqu'au dimanche 25 avril.Théâtre d'Aujourd'hui, Montréal Réservations: (514) 282-3900 LA FONTAINE AUX MOUTONS (FUENTE 0VEJUNA) Répertoire espagnol.De Lope de Vega Traduction et adaptation de Jacques Lessard.Production du THÉÂTRE REPÈRE.Mise en scène de Jacques Lessard assisté de Nancy Bernier.Décor de Cari Fillion.Costumes de Jean-François Couture.Musique de Bernard Bonnier.Distribution : Yves Amyot.Bobby Beshro.Carol Cassistat.Lorraine Côté.Josée Deschênes.Marie Gignac.Gaston Hubert.André Lachance.Antoine Laprise.LmrJa Lee.Michel Nadeau.Karl Petersen.Normand Poirier.Patrie' Saucier.Serge Thibaudeau et Guy-Daniel Tremblay.Jusqu'au samedi 1er mai.Théâtre Périscope, Québec Réservations : (418) 529-2183 LES MEILLEURS AMIS Répertoire contemporain.De Hugh Whitemore.Adaptation de Pol Quentin.Production de la SOCIÉTÉ DE LA PLACE DES ARTS.Mise en scène de Jean Faucher.Scénographie de Véronique Borboën.Éclairage de Michel Beaulieu.Bande sonore de Richard Soly.Distribution : Françoise Faucher, Gabriel Gascon et Gérard Poirier.Jusqu'au samedi 8 mai Théâtre du Café de la Place, Place des Arts, Montréal Réservations: (514) 842-2112 L'OISEAU D'OR Création québécoise.Texte et mise en scène Vladimir Ageev.Production du THÉÂTRE BISCUIT.Conception visuelle inspirée des illustrations de Maria Senzani.Éclairage de Philippe Malo.Musique de François Gauthier.Chorégraphie de Jean Grand-Maître.Distribution : Luc Charest, Alain Olivier Lapointe et Éric Pettigrew.POUR TOUS Jusqu'au dimanche 27 juin Théâtre Biscuit, Montréal Réservations : (514) 845-7306 Pour plus d'Information, veuillez consulter le dépliant THÉÂTRE À L'AFFICHE.0 SurtLife le Conseil québ«col» du théâtre 96,9 FM présente CALE D R I E R SPÉCTRUIÏl 318, RUE STE-CATHERINE OUEST MÉTRO PLACE DES ARTS (Tél.: 861-5851) Billets en vente au Spectrum (tous les jours de lOhOO à 21h00) et aux comptoirs Admission (?frais de service) l JESUS JONES ï Wi ï 15 ^ STEREO MC's partie STEREO MCs BVIA1N 20h00 COMPLET 16 AVRIL SUPPLEMENTAIRE 1ER MAI 20H30 \u2022\u2022v:;r The Jeff Healey Band mercredi 5 mai, 20h30 JULIE MASSE 17-1S avril PHISH 29 avril ORCHESTRE METROPOLITAIN 20-21 avril VILAIN PINGOUIN 20-21-22 mai Bud DU MOIS Découpez cette annonce et écoutez CKOI-FM tous les soirs à 1% pour obtenu un laisscz-passcr gratuit.ckoi Ui Presse FRANCE \u2022 QUÉBEC lundi 26 avril, 18 ANS et + AUJOURD'HUI, 16 h 30 PAS TOUJOURS FACILE MAIS.INTÉRESSANT! Un concours qui s'adresse à tous les jeunes et moins jeunes qui n'ont pas la chance de participer en studio à l'émission Génies en herbe et qui veulent tester leurs connaissances.Lors de chaque émission, le dimanche à 16 h 30, à la télévision de Radio-Canada, répondez à la question de La Presse et vous pourriez GAGNER CHAQUE SEMAINE Un sac sport de La Presse, un gilet et un sac à dos «Génies en herbe» et un jeu questionnaire adapté de l'émission (une valeur de 125$) Pour participer: \u2014 Remplissez le coupon de participation, en répondant correctement à la question posée, et retournez-le à l'adresse indiquée.\u2014 À chaque semaine on procédera au tirage au sort d'une lettre gagnante parmi le courrier reçu.\u2014 Ce coupon de participation sera publié tous les dimanches dans La Presse et donnera le nom de la personne gagnante ainsi que ia réponse à la question de la semaine précédente.Réponse à la question du 4 avril 1993: Victoria La gagnante: Mme Colette Lesage de Montréal «Question Génies-La Presse» Radio-Canada C.P.11007 Montréal (Québec) H3C 4T9 ~i Question du 11 avril: Ce fort a d abord été érigé par les Français sous le nom de Fort Carillon.Montcalm y remporta une éclatante victoire en 1758.Les Britanniques le baptisèrent d'un autre nom.Lequel?Réponse____ Nom_ Adresse.Ville._Age_ -App.| Code postal_Tél.-1 : i
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