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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-04-20, Collections de BAnQ.

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[" fi Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 AVRIL 1993 Loi 178 : Libman veut divulguer le contenu de la plaidoirie du Québec devant l'ONU Robert Libman CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le député du Parti égalité Robert Libman veut déposer, à l'Assemblée nationale, un document de 32 pages comportant la plaidoirie que le Québec a soumise au Comité des droits de l'Homme de l'ONU pour défendre sa loi 178 sur la langue d'affichage.Le député de D'Arcy-Mcgee a reconnu être en possession du document que le gouvernement Bouras-sa refuse de rendre public, du moins pour le moment, se retranchant derrière le respect de la confidentialité auquel l'oblige le Pacte international entre les pays membres, tant que la décision et les motifs sur lesquels elle s'appuie n'auront pas été divulgués.Au cabinet du ministre de la justice du Québec, comme l'a indiqué l'attachée de presse Linda Dion, on s'attend à la publication à la fin du mois ou au tout début de mai de l'avis du comité qui soutient que la loi 178 viole le Pacte.international relatif aux drois civils et politiques.L'ONU a entrepris de faire traduire cette décision en cinq langues, ce qui expliquerait ce délai.Dans les circonstances, il est fort possible que le parti ministériel s'oppose à la présentation du document en chambre, aujourd'hui ou plus tard cette semaine, comme le redoute d'ailleurs Robert Libman.L'opposition officielle, le Parti québécois, a déjà fait savoir qu'elle exigerait que le gouvernement Bourassa rende publique la plaidoierie écrite qu'il a fournie au Comité des droits de l'Homme de l'ONU, avant de formuler tout commentaire sur cette décision.L'avocat montréalais julius Crey, qui a défendu devant l'ONU la plainte portée en 1989 par un entrepreneur de pompes funèbres de Hunting- don, Gordon Mclntyre, et quatre autres personnes, a lui aussi insisté hier sur le caractère de confidentialité de tout ce qui a trait à cette cause, tant que la décision ne sera pas publiée, mais il soutient «que le Québec a très bien défendu sa cause».«|'ai le plus grand respect pour les avocats qui ont travaillé à cette plaidoirie.Le Québec s'est défendu très fortement, comme il l'a toujours fait dans les causes où j'ai personnellement été mêlé», assure Me Grey qui se dit en désaccord avec toute perception voulant que le Québec ait agi sans y mettre toute la conviction nécessaire.11 précise que les principaux arguments présentés par le Québec devant la Cour suprême, dont celui que le français est grandement menacé au Québec, figurent dans la plaidoirie soumise à l'ONU.Par ailleurs, selon nos informations, le comité de l'ONU a conclu que la loi 178, qui interdit l'usage de l'anglais sur les affiches extérieures des commerces, viole le paragraphe 2 de l'article 19 de la Charte internationale des droits de l'homme, qui se lit comme suit: «Toute personne ¦à droit à la liberté d'expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.» En 1988, la Cour suprême avait annulé des dispositions de la toi 101 parce qu'elles contrevenaient à la Charte québécoise des droits, mais elle avait blâmé le gouvernement du Québec pour n'avoir pas fourni une preuve suffisamment substantielle.C'est par la suite que le gouvernement Bourassa adoptait la loi 178.Ottawa rejette les demandes des Indiens hors réserves Presse Canadienne OTTAWA es ministres fédéraux ont refusé au Conseil des autochtones du Canada, hier, d'accorder aux Indiens vivant à l'extérieur des réserves les mêmes privilèges qu'à ceux qui y demeurent, comme celui d être exemptés de toute taxe.Le chef du conseil, Ron George, voulait que le gouvernement respecte l'esprit de l'accord de Charlottetown, qui aurait placé les Indiens habitant à l'extérieur des réserves sur le même pied que ceux des réserves.Seulement la moitié du million de personnes qui se proclament d'origine autochtone sont considérées par le gouvernement fédéral comme des Indiens avec statut.«Nous n'avons pas encore réglé la question d'apartheid avec ce gouvernement», a commenté M.George après un entretien de deux heures avec les ministres, dont MM.Joe Clark (Affaires constitutionnelles) et Tom Sid-don (Affaires indiennes).Les provinces M.Siddon a souligné qu'Ottawa ne peut pas reconnaître les Indiens sans statut sans la coopération des provinces et des organismes représentant les Indiens inscrits.«fe ne peux pas faire participer aux programmes du ministère les Indiens sans statut dont nous n'avons même une liste.sans causer des répercussions importantes et très malheureuses, je crois, dans le statut et les traités des premières nations», a déclaré M.Siddon.Le ministre a signalé qu'Ottawa et les provinces devront se rencontrer de nouveau pour discuter des préoccupations des Indiens vivant à l'extérieur des réserves et que cela ne pourra pas se faire avant les élections fédérales, qui auront lieu plus tard cette année.Kim Campbell dévoile un plan «pour changer la façon de faire la politique » Les Québécois s'opposaient dès le départ à Charlottetown Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement fédéral a finalement rendu publics, hier, les résultats de sondages qu'il a fait exécuter avant le référendum du 26 octobre dernier sur l'entente de Charlottetown.Dès le 11 septembre, a-t-on appris, c'est-à-dire une semaine seulement après l'annonce du référendum, les Québécois étaient déjà majoritairement défavorables à l'accord.(In sondage d'Andersen Stratégie Research, effectué du 8 au 10 octobre, montrait par ailleurs que les forces du NON menaient au Québec, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Manitoba.Tout au long de la campagne, le premier ministre Brian Mulro-ncy avait soutenu qu'un vote négatif produirait l'instabilité économique et menacerait l'avenir du pays.Le sondage Anderson fait voir que beaucoup de Canadiens ne l'ont pas cru.Au Québec et dans l'Ouest, 51 pour cent des sondés ont trouva que l'argument d'incertitude était faible.MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Les critiques ont dit que Kim Campbell ne faisait que remâcher de vieilles propositions, mais les députés qui l'appuient, eux, ont applaudi à tout rompre le plan en 25 points «pour changer la façon de faire la politique» qu'a dévoilé hier la candidate à la direction du Parti conservateur.Confrontée à une vague montante de critiques concernant son manque de propositions bien concrètes, Mme Campbell a rendu public un programme qui veut mettre un peu de chair sur l'idée dont elle parle sans cesse depuis le début de sa campagne à la direction: inclure les Canadiens dans le processus politique et changer «la façon dont on fait la politique» dans ce pays.^ Son plan se fonde sur 25 propositions, dont, notamment: \u2022 accorder plus d'importance aux opinions individuelles des députés en leur permettant de participer plus activement et plus tôt au processus législatif; o tenir plus de votes libres aux Communes; \u2022 permettre aux députés de voter quand ils sont dans leur comté comme s'ils étaient en Chambre; LEADERSHIP \u2022 rendre publiques certaines rencontres du caucus conservateur; \u2022 étudier la possibilité d'avoir un obudsman à l'écoute des doléances des citoyens; \u2022 considérer la possibilité de ne pas accorder de crédit d'impôt pour certains dons politiques; \u2022 examiner la possibilité de rendre déductibles d'impôt les frais de garde pour les candidats potentiels durant leur campagne à l'investiture puis, éventuellement, durant leur campagne électorale, une mesure destinée à encourager les femmes à se présenter en politique.Selon Mme Campbell, l'ouverture et la consultation sont des moyens pour accélérer et rendre plus efficace le travail gouvernemental parce qu'on cesserait ainsi de gaspiller de l'énergie à convaincre la population d'une mesure douloureuse une fois le fait accompli.«Le leadership, c'est préparer le terrain pour le changement, parce qu'en démocratie, on ne peut pas faire avaler les choses de force, du moins, pas pour très longtemps», a-t-elle déclaré.Mme Campbell a fait son annonce à son quartier général d'Ottawa, dans le cadre d'un événement savamment préparé, comme si les stratèges de la ministre de la Défense avaient décidé d'en mettre plein la vue pour faire oublier la décevante performance de leur candidat au débat de jeudi dernier.Des hauts-parleurs hurlaient les derniers succès de U2.Derrière Mme Campbell, la scène était remplie d'une belle petite brochette bien diversifiée de nouveaux convertis au Parti conservateur ei à Kim Campbell.Une femme d'origine asiatique tenait même un bébé dans ses bras.Et l'énergie des quelque 250 supporters réunis réussissait presque à faire oublier que, depuis quelque temps, la Campbellmania a commencé à se dégonfler.Toutefois, selon les critiques de Mme Campbell, adversaires de la course ou membres de l'opposition, les idées énoncées hier ne sont pas vraiment nouvelles.«le n'ai rien vu de neuf ou de révolutionnaire», a lancé Audrey McLaughlin, leader néo-démocrate, qui a elle aussi maintes fois expliqué qu'elle avait envie de «changer la façon dont on fait la politique» en permettant plus de participation des citoyens et des députés.Garth Turner, député ontarien Charest reçoit comme un compliment les attaques de Kim Campbell MANON CORNELLIER de lu Presse Canadienne OTTAWA our le candidat au leadership conservateur |ean Charest, les attaques personnelles lancées par la ministre Kim Campbell à son endroit sont une forme de compliment.«C'est un compliment quand votre adversaire se préoccupe de vous.Il faut reconnaître qu'il y a là un signe», a-t-il déclaré aux journalistes à sa sortie des Communes, hier.«11 y a un changement dans le débat et ce n'était pas le cas la semaine dernière», a-t-il ajouté, laissant entendre que la performance jugée décevante de Mme Campbell lors du débat de jeudi dernier pouvait expliquer ses propos.En fin de semaine, Mme Campbell a soutenu qu'elle avait accompli plus en quatre ans au cabinet que M.Charest en huit ans.Interrogée à ce sujet hier, la ministre de la Défense ne s'est pas rétractée.Elle a simplement répété qu'elle était fière de sa feuille de route comme ministre de la Justice.Pendant les trois années passées à ce poste, Mme Campbell a piloté des projets de loi sur l'avor-tement, le contrôle des armes à feu et la protection des victimes de viol.Avant d'être ministre de la Justice, elle fut ministre d'État aux Affaires indiennes.Elle dirige la Défense depuis janvier dernier.M.Charest a été ministre d'État à la Jeunesse et au Sport amateur.Il a dû démissionner après être intervenu auprès d'un juge.Durant son séjour à.l'extérieur du cabinet, il a présidé un comité constitutionnel sur l'accord du lac Meech.11 a ensuite été réintégré au cabinet où il a remplacé Lucien Bouchard à la téte du ministère de l'Environnement.11 a ainsi vu à la mise en oeuvre du Plan vert et a fait adopter le projet de loi fédéral d'évaluation environnementale.Cette derniè- re loi a été très critiquée au Québec.Hier, le ministre Charest a invité les gens à faire leur propre comparaison.«Je n'ai pas l'intention de m'embarquer dans ce genre de débat.Ça ne m'intéresse pas de faire ce genre d'échange.Je n'ai pas l'intention non plus de commenter (les bilans de chacun)», a-t-il ajouté.11 a attribué les commentaires de Mme Campbell à la polarisation normale qui prévaut dans une course à la direction d'un parti.Quant à lui, il promet de s'en tenir à une campagne d'idées.Cependant, vendredi dernier, il a invité une auditrice d'une ligne ouverte à lui citer une seule politique de son adversaire.Hier, il a nié vouloir faire croire que Mme Campbell n'avait pas de programmes.11 a expliqué qu'il voulait répondre au défi soulevé par l'auditrice et rien de plus.Le PQ invite Ottawa à prévoir des mesures fiscales contre la contrebande du tabac Presse Canadienne QUEBEC Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de revenu, Jean Filion, a incité hier le gouvernement fédéral à proposer, dans son prochain budget, des mesures fiscales efficaces pour contrer le fléau de la contrebande du tabac.M.Filion a rappelé qu'en 1992 la perte de recettes fiscales fédérales et provinciales se situe à 1,6 milliard et que le Québec occupe 49,3 pour cent du marché total de la contrebande.«Ottawa, a-t-il dit, dans son prochain discours sur le budget, doit cesser sa politique fiscale de l'autruche qui engendre 50 pour cent de la contrebande du tabac en territoire québécois.» Pour mettre fin au marché noir, M.Filion a parlé des solutions de rechange que les budgets 1993-1994 des gouvernements fé- déral et québécois devraient peut-être opposer au statu quo, soit une taxe à l'exportation ou une réduction des taxes «pour éliminer l'incitatif de profit des contrebandiers».Le député a expliqué que si les gouvernements maintiennent le niveau de taxation actuel, ils devront prévoir des mécanismes à toute épreuve et coûteux pour les percevoir tout en s'assurant que tous les produit du tabac importés au Canada qui sont fabriqués à l'étranger seront frappés de droits de douane.Si l'option retenue est d'imposer une taxe à l'exportation, M.Filion estime encore une fois que les deux niveaux de gouvernement devront mettre en place d'autres mécanismes rigoureux de perception.Quant à l'idée de réduire les taxes, elle permettrait de porter un dur coup «à la concurrence déloyale des prix entre les pro- duits fabriqués, au Canada et ceux fabriqués aux États-Unis».«Cependant, a ajouté M.Filion, cette solution pourrait être accompagnée d'une nouvelle dynamique fiscale, soit un mécanisme de taxe sur le tabac en main remboursable, perçue chez les fabricants canadiens.» Une enquête menée pour le compte du Conseil canadien des fabricants des produits du tabac et dont les résultats ont été rendus publics le 13 avril indique qu'en 1992 les Canadiens ont consommé 9,7 milliards de cigarettes de contrebande (48,7 millions de cartouches).L'étude souligne aussi que le marché noir des cigarettes au Québec a augmenté de 112 pour cent en un an.Il est passé de 11,3 millions de cartouches en 1991 à 24 millions en 1992.Cette situation a sérieusement affecté les revenus des détaillants québécois qui ont perdu 50 pour cent de leurs ventes.candidat à la direction, a rappelé que l'idée des votes libres, par exemple, circule depuis déjà un bon moment.«Ce n'est pas nouveau», a-t-il dit.Jean Chrétien, leader libéral, s'est quant à lui moqué de la proposition visant à permettre aux députés de voter quand ils ne sont pas en Chambre.«Je ne trouve pas que c'est une très bonne idée de pouvoir voter à partir d'un terrain de golf », a-t-il déclaré à la sortie des Communes.Mais les députés qui appuient Mme Campbell ont applaudi ses propositions parce que, selon eux, on y retrouve un très grand nombre de réponses aux frustrations qu'ils vivent quotidiennement dans leur travail.«Pour nous, il y a énormément de bonnes nouvelles dans tout cela», a déclaré le député ontarien Bob Horner, président du comité de la Justice.«Et ce qui est vraiment nouveau, c'est qu'elle les mettra en place, elle, ces réformes», a-t-il ajouté.«Enfin, quelqu'un qui croit vraiment que les élus peuvent être autre chose que des Yes Man», a ajouté Jean-Pierre Black-burn, de Jonquière qui a subi très durement récemment les pressions et les affres de la discipline de parti à cause de son opposition à la réforme de l'assurance-chô-mage.Bill McKnight McKnight appuie Charest Presse Canadienne SASKATOON Le ministre fédéral de l'Énergie, Bill McKnight, a pris partie dans la course à la direction du Parti conservateur en appuyant Jean Chares:.M.McKnight a décidé d'appuyer M.Charest parce que le ministre de l'Environnement comprend l'Ouest et qu'il détient les qualités de leader que recherche le public.«Il a une véritable compréhension de l'ouest du Canada », a déclaré M.McKnight en entrevue hier.«Jean Charest est non seulement bilingue, il est aussi biculturel.Et les appuis qu'il a développés à la base démontrent que les membres ont apprécié le travail qu'il a accompli en tant que député et en tant que ministre prenant la parole devant les associations de comté à travers le pays.» M.McKnight a fait partie d'un groupe de conservateurs haut placés qui ont tenté récemment de convaincre le chef de cabinet de Brian Mulroney d'être candidat.Toutefois, Hugh Segal a décidé de ne pas participer à la course à la direction des conservateurs.Le parti choisira un nouveau chef en juin à Ottawa.Les négociations dérapent en Ontario Presse C.*r*aic-ne TORONTO Les négociations en vue de réduire la masse salariale de la fonction publique de l'Ontario ont dérapé hier: le gouvernement a décidé de reporter les rencontres à vendredi à la suite des menaces des dirigeants syndicaux de boycotter les pourparlers.Le gouvernement devait commencer aujourd'hui des négociations secteur par secteur avec les syndicats et les autres employeurs de la fonction publique.Elle reprendront vendredi, alors que la province dévoilera ses propositions pour réduire le déficit provincial d'au moins 9 milliards.Une coalition de 26 leaders syndicaux a fait savoir au négociateur cji* chef de la province, Michacl Dectcr, qu'ils ne discute- raient pas du soi-disant contrat social tant qu'on ne leur dirait pas où le gouvernement compte faire des compressions budgétaires.«Nous ne voulons pas nous asseoir à la table.tant que nous ne verrons pas leur programme», a déclaré Fred Upshaw, président du Syndicat des fonctionnaires de l'Ontario.Le syndicat s'est joint à la coalition qui a refusé de négocier des compromis pour contrôler les dépenses.Les néo-démocrates tentent de réduire leur budget afin d'empêcher que le déficit n'atteigne les 17 milliards prévus en 1993-94.Les parties d'opposition et les syndicats ont accusé le gouvernement de gontfter le déficit projeté de plusieurs milliards de dollars.Un voyage d'adieu discutable, selon l'opposition libérale Canadian Press OTTAWA Les Canadiens souffrent autant que les habitants du tiers monde, pendant que le premier ministre Mulroney dépense un million pour un voyage d'adieux à l'étranger.«Le gouvernement s'obstine à ne rien comprendre, a déploré hier en Chambre le député libéral Sergio Marchi.L'an dernier, les banques d'aliments canadiennes ont distribué plus de 75 millions de livres d'aliments aux Canadiens dans le besoin.Ce sont là des statistiques dignes d'un pays du tiers monde.«Comment les Canadiens peuvent-ils ajoute/ foi au sens des priorités du gouvernement, lors- que celui-ci dépense un million pour la tournée d'adieux de son premier ministre?» Brian Mulroney a rétorqué que la question était grossière, et a accusé le député de la circonscription torontoirc d'York-Ouest de calomnier le Canada en le comparant à un pays du tiers monde.«Nous avons certes des problèmes, mais le Canada traite tous ses citoyens mieux que n'importe quel autre pays dans le monde entier.C'est déshonorer le Canada que de l'abaisser au rang des pays du tiers monde, qui, malheureusement, se trouvent dans une situation totalement différente de la nôtre.» Le premier ministre doit se rendre le mois prochain à Moscou, Bonn, Londres et Paris. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 AVRIL 1993 Editorial Paul Desmarals président du conseil d administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Les dangers de l'indifférence Comment cela a-t-il pu arriver?Comment s'assurer que cela ne se reproduise plus?Cinquante ans après que le ghetto de Varsovie, confronté à l'ultime phase de la «solution finale \\ eut été embrasé par une révolte perdue à l'avance, ces deux questions n'ont rien perdu de leur actualité.Elles se posent même, un demi-siècle plus tard, avec une acuité renouvelée.Le 19 avril 1943, une poignée de Juifs qui avaient jusqu'alors réussi à échapper aux camps et à la famine ont accueilli avec des cocktails Molotov et autres armes de fortune les nazis venus vider définitivement le ghetto et les conduire vers les camps de la mort.Pendant trois semaines, ils ont conduit leur bataille avec l'énergie du désespoir.Sachant # que sans aide extérieure, tout ce qu'ils pou- vaient y gagner, c'était le droit de choisir leur ÏM .X.façon de mourir.Ce qui fut le sort de la majorité d'entre eux.Le ghetto a été réduit en cendres, emportant avec lui tout un univers.La Pologne abritait avant la guerre la plus importante communauté juive en Europe; il n'en reste plus que des miettes.Au total, ce sont six millions de Juifs, l'équivalent du Québec entier, qui ont péri dans le délire nazi.Plus qu'un retour horrifié sur le passé, la commémoration de l'anniversaire de cette insurrection c'est aussi, ainsi que l'ont constaté quelques uns des survivants, l'occasion de faire un triste constat.L'humanité est toujours plus prompte à oublier l'Histoire - un sondage publié hier montre que près du quart de la population américaine croit que l'Holocauste n'a jamais eu lieu -, qu'à en tirer un enseignement.Au moment même où des scènes poignantes d'émotion avaient lieu devant les vestiges de l'horreur nazie, une guerre sans merci se poursuivait en Bosnie.L'extermination qui guette les Musulmans de l'ex-Yougoslavie n'est certes pas aussi ar-gumentée idéologiquement que ne le fut celle des Juifs.La Serbie cherche davantage la «pureté territoriale» que la pureté raciale.Et la comparaison entre Milosevic et Hitler comporte d'immenses dangers de banalisation.Il n'en demeure pas moins que dans les faits, c'est un peuple entier qui est en train de disparaître sous nos yeux, sans que l'on bouge le petit doigt.Comme ce fut le cas pour le nazisme, le monde a ici aussi négligé de s'inquiéter devant les signaux du drame à venir, a refusé de croire au pire, a rejeté comme farfelus les scénarios apocalyptiques, jusqu'à ce qu'il soit trop tard et qu'il devienne pratiquement impossible d'intervenir.Et c'est peut-être là que tient l'essentiel de la leçon que l'on aurait dû retenir de l'Holocauste et de toute l'histoire de l'hitlérisme: si Ion veut prévenir la tragédie, il faut savoir déceler ses germes et agir avant qu'il ne soit trop tard.En 1928, Hitler dirigeait une formation politique insignifiante, qui ne recueillait que 2,6 p.cent des voix lors d'élections générales.Cinq ans plus tard, il remportait le pouvoir, avec le soutien de la droite allemande, qui avait décidé de faire alliance pour des fins de stratégie politique avec un homme qu'elle méprisait.On connaît la suite.Au moment où le Nouvel Ordre Mondial nous apporte une moisson impressionnante de tensions raciales et de foyers de guerres inter-ethniques, au moment où l'idéologie nazie recrute de nouveaux adeptes sur fond d'économies chancelantes, de crises d'identité et de peur de l'Autre, le retour sur ces souvenirs douloureux nous dit qu'on risque bien plus à ignorer les premiers symptômes d'intolérance qu'à les dénoncer, quitte à paraître un peu alarmistes.L'humanité, nous rappelle ce 50ème anniversaire, est capable des pires destructions.Elle est aussi capable de révolte, de courage et de dignité, même au milieu de l'horreur la plus pure.Mais elle jouit surtout, en tous temps, d'une immense aptitude à l'indifférence.Agnès GRUDA Le train.de nuit Pas besoin d'une enquête exhaustive pour imaginer que ce ne doit pas toujours être drôle d'habiter dans le Vieux-Montréal.Surtout l'été quand les touristes, les flâneurs et les fêtards prennent possession des lieux.Souvent sans aucun respect pour la quiétude des citoyens qui ont décidé de s'y installer à demeure.Ce qui surprend, par contre, c'est que certains s'en étonnent.Au point de dénoncer la présentation de spectacles qui y attirent des foules considérables.Comme c'est le cas présentement avec la pétition de résidants du secteur contre la reprise, cette année, du Grand Jeu de Nuit qui, l'été dernier, amenait quotidiennement 2 000 spectateurs sur la Place d'Armes.Une initiative qu'on a tolérée, dit-on, dans le contexte des fêtes du 350e de Montréal mais qu'on ne voudrait surtout pas voir se transformer en tradition.Si cette frustration est compréhensible, elle n'inspire pas par contre beaucoup de sympathie.Par définition, le coeur du Vieux Montréal est une attraction touristique dont la popularité entraîne inévitablement des inconvénients pour ceux qui, en toute connaissance de cause, ont choisi d'y habiter.Surtout qu'il ne s'agit pas d'un quartier d'habitations familiales qui se serait subitement transformé comme ce fut le cas, par exemple, avec les installations olympiques dans un secteur résidentiel de l'est.Ceux qui ont acheté des condos de luxe ou aménagé dans des lofts pittoresques du Vieux devaient savoir à quoi s'en tenir.Y compris à être dérangés par l'impact «brutal et intolérable» de spectacles conçus précisément en fonction d'un cadre unique qui appartient au patrimoine collectif.Ils sont aujourd'hui mal venus de se plaindre.C'est justement grâce à des manifestations comme le Grand Jeu de nuit, que ce quartier devient un centre d'animation culturelle populaire et non plus seulement un musée architectural qu'on visite en calèche aux heures convenables pour les privilégiés qui ont la chance d'y habiter.Et qui peuvent toujours se réfugier à l'Ile-des-Soeurs si cette évolution leur paraît à ce point insupportable.Normalement, quand on élit domicile près d'une gare, on ne proteste pas parce que les trains passent.On déménage.Pierre gravel Los Angeles respire n pouvait craindre le pire à Los Angeles, la semaine dernière, alors que le jury semblait incapable d'en arriver à un verdict au sujet des assaillants de Rodney King.L'affaire était pourtant si claire pour ceux qui avaient vu la fameuse bande vidéo et qui étaient encore outrés par l'exonération des policiers, il y a un an.La menace de nouvelles émeutes a sans MB&SÉr doute pesé sur les jures.On cherche généraie- k^CSr ment à les mettre à labri de toute Pression wk Jfef^^ 3^ pourrait fausser leur interprétation des Wm vrmÊÊtk témo'9nages tels qu'ils ont ete présentés de- «^^W vant le tribunal.Mais dans le cas de Rodney King, on ne pouvait faire oublier aux jurés qu'un acquittement pourrait de nouveau entraîner des dizaines de morts dans les rues de Los Angeles.Dans ces circonstances, sept jours de délibérations n'étaient pas trop pour rendre un verdict dans une affaire bien plus complexe que ne le laisse supposer la bande vidéo.Pendant six semaines, les jurés ont entendu des témoignages et des plaidoyers pour déterminer si les accusés avaient eu «des intentions criminelles» et avaient utilisé «une force excessive».La bande, si éloquente quant au fait qu'il y a eu passage à tabac, ne répond pas à ces questions.Le travail du jury était encore compliqué par le fait que les témoignages étaient souvent si contradictoires qu'il était impossible d'en arriver à une version raisonnable des faits qui puisse mettre tout le monde d'accord.On peut douter des «intentions criminelles» des deux policiers qui ont été acquittés.L'un était une recrue à l'essai.L'autre aurait par moment cherché à protéger Rodney King des coups de ses collègues.Dans un jugement qui n'est pas inspiré par la colère, il est normal de leur accorder le bénéfice du doute.Les deux autres sont clairement responsables de l'attaque.L'un s'en donnait à coeur joie avec sa matraque et s'en est vanté par la suite.L'autre était le supérieur en grade.Mais, à la lumière de ce verdict, on s'étonne d'autant plus de celui que le premier jury a rendu.Le second procès s'est déroulé devant une cour fédérale en vertu d'une loi des années 60.Il arrivait alors dans le Sud que des Noirs soient assassinés et leur meurtrier aussitôt acquitté par un tribunal local.La loi fédérale permet maintenant de poursuivre le meurtrier pour avoir privé sa victime de ses droits.Il est étonnant que cette loi soit utilisée dans un État comme la Californie qui n'a rien en commun avec le Sud raciste des années 60.En dépit de l'image laissée par Perry Mason et L.A.Law, le système judiciaire de la Californie laisserait à désirer.Les émeutes de l'année dernière ont peut-être des causes plus graves qu'une simple réaction à un verdict aberrant mais isolé.Frédéric WACNIÈRE IOS ANK '\u20227* ¦ .:vN.::.v.w.*.s\\' ¦.,> \u2022 PHOTO AP Des manifestants se sont dispersés pour le moins dans le désordre, hier près du stade de soccer de Soweto, où avaient lieu les obsèques de Chris Hani, après que la police eut tiré des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc dans leur direction.Tandis que Mandela réclame des élections, de Klerk craint la dérive d'après Reuter et AFP BOKSBURC Le dirigeant nationaliste noir Chris Hani a été enterré hier, au terme d'une semaine de manifestations violentes qui, selon le président Frederik de Klerk.a conduit l'Afrique du Sud au bord de la guerre civile.Plus de 50 personnes, des Noirs pour la plupart, ont été tuées depuis que Chris Hani, chef du Parti communiste sud-africain et idole des jeunes militants noirs, a été abattu par un Blanc il y a neuf jours.Dix-neuf personnes ont été massacrées dimanche soir à Sebo-keng, cité noire proche de Johannesburg.Sept autres ont été tuées lors de divers incidents, hier, jour des obsèques.Le chef de l'État a réagi à ces violences en déclarant au Parlement, au Cap: «Ces meurtres absurdes de membres du public, de femmes et d'enfants, noirs ou blancs, peuvent déclencher un terrible conflit racial.Ce conflit peut à son tour semer la dévastation dans notre pays.» M.de Klerk a indiqué qu'il ne laisserait pas l'Afrique du Sud «se transformer en Yougoslavie» et a mis en garde le Congrès national africain (ANC) contre la campagne qu'il s'apprête à lancer pour obtenir que soit fixée la date des premières élections multiraciales.Il répliquait ainsi au président de l'ANC, Nelson Mandela, qui avait violemment critiqué le gouvernement sud-africain le matin même, l'accusant d'être «illégitime, corrompu et incapable de gouverner» et qui avait réclamé PHOTO AP Le président de l'ANC, Nelson Mandela, exige des élections «non ctes» au plus vite en Afrique du Sud.des élections «honnêtes», sans plus attendre.M.de Klerk a affirmé que son gouvernement était décidé à avancer rapidement dans les négociations sur l'avenir du pays et que l'ANC et ses alliés n'avaient pas besoin de faire «pression».«Sans équivoque, nous sommes engagés dans ce processus, et les échéances qui nous sont réclamées sont celles que nous nous sommes nous-mêmes fixées», a-t-il déclaré.L'ANC et ses alliés du SACP (parti communiste) et de la confédération syndicale COSATU ont annoncé vendredi que les manifestations allaient se poursuivre au-delà des funérailles de Chris Hani pour obtenir la mise en place, avant la fin mai, d'institutions transitoires ainsi que la fixation d'une date d'élections.Plus de 80000 Noirs, dont Nelson Mandela, ont assisté aux obsèques de Chris Hani dans un stade proche de Soweto.Non loin du stade, des centaines de jeunes gens ont mis le feu à cinq maisons au moins et ont affronté la police, qui a riposté en tirant des grenades lacrymogènes.Selon la télévision nationale, deux cadavres carbonisés ont été extraits d'une des maisons incendiées.Les fauteurs de troubles ont été désavoués par l'ANC.Mandela a été acclamé lorsqu'il a dit que l'apartheid était bien vivant malgré les réformes engagées par le président de Klerk.Pour sa part, l'archevêque Des-mond Tutu a affirmé que rien ne pourrait stopper la marche de la majorité noire vers la liberté.Les milieux d'affaires ont fait savoir qu'ils comprenaient la colère des Noirs mais que la poursuite des manifestations porterait préjudice à l'économie et risquait d'aggraver encore l'état des relations entre communautés.Les Italiens rejettent l'ancien système Une importance historique comparable à l'abolition de la monarchie ?REPÈRES ¦I Mme Benazir Bhutto PHOTO REUTER Le pardon calculé de Benazir Bhutto JOONEED KHAN ¦ «l'ai pardonné», a dit hier Benazir Bhutto à propos de son renvoi comme premier ministre du Pakistan par le président Ghulam Ishaq Khan, en août 1990.Vu son appui calculé à la décision de celui-ci de limoger cette fois son successeur Nawaz Sharif, le vieil Ishaq Khan aurait tout intérêt à s'en méfier, même si Mme Bhutto a cru utile de rappeler que «les femmes sont différentes des hommes».Car le renvoi de Sharif, industriel de 44 ans qu'lshaq Khan lui-même désigna comme premier ministre en pleine crise du Golfe en novembre 1990, malgré des élections douteuses, est le résultat de dures tractations entre le président, le général Abdul Waheed, chef de l'armée, et Mme Bhutto, réfugiée à Londres avec sa mére, son mari et ses enfants depuis l'échec de sa Longue marche de novembre dernier, destinée à obtenir de nouvelles élections.«Ishaq Khan et Nawaz Sharif sont tous deux ses adversaires; elle n'avait donc pas à choisir entre eux, a dit à La Presse Zaheer Khan, du Conseil des Pakistanais à l'étranger.L'ennemi réel à abattre, c'est le huitième Amendement de la Constitution légué par feu le général Zia ul-Haq, qui permet au chef de l'État de limoger les gouvernements et de dissoudre les Assemblées fédérale et provinciales à sa guise.» Mme Bhutto, 39 ans, avait ainsi promis son appui à Nawaz Sharif, qui en était venu lui aussi à vouloir abolir ce huitième Amendement.Vu le rapport des forces toutefois, elle décidait samedi de jeter le poids de son Parti du peuple (PPP) dans le camp du président \u2014 et de l'armée: elle ordonnait la démission en masse de ses députés, fournissant à Ishaq Khan la justification juridique de dissoudre l'Assemblée nationale.Au moment où Mme Bhutto disait hier avoir «pardonné», elle avait en fait obtenu l'essentiel de ce que sa Longue marche de novembre n'avait pu lui donner: un gouvernement de «consensus national» où siège un de ses lieutenants, Farooq Leghari, et la promesse pour le 14 juillet de nouvelles élections, «libres et impartiales».Y croit-elle?«Je crois que le président restera neutre», a-t-elle dit.Mais Malik Wazir Awan, 52 ans, ancien député PPP réfugié à Montréal depuis février, attendra «la révocation des Assemblées provinciales et des mesures d'exception » avant de rentrer.Prudence de mise car, selon Zaheer Khan, «si le PPP est élu en juillet, son premier objectif sera d'abroger le huitième Amendement» \u2014 il est peu probable qu'lshaq Khan et l'Establishment militaro-in-dustriel se fassent ainsi hara-kiri.Même si l'Establishment a soudain besoin de Mme Bhutto pour renouer avec les États-Unis, qui ont coupé toute aide l'an dernier au Pakistan en raison des contentieux majeurs touchant le potentiel nucléaire du pays, son alliance avec l'Iran depuis la fin de la Guerre froide, son rôle dans le trafic de la drogue, et sa filière islamiste tournée contre l'Arabie Saoudite, l'Egypte et les États-Unis depuis la fin de la Guerre afghane.C'est dire que Mme Bhutto n'est pas encore premier ministre, et que le huitième.Amendement, Ghulam Ishaq Khan et l'armée sont toujours! en place.D'ailleurs, c'est un' vieux routier de la vie politique pakistanaise, Balkh Sher Mazari, 64 ans, que l'Establishment a placé à la tète du gouvernement intérimaire.Signataire de la première Constitution de 1956, il fut élu député la même année.En 1977, il se fit élire sous la bannière du PPP, mais il s'en sépara à la suite de différends avec Zulfi-qar Ali Bhutto, le père de Benazir, renversé en 1977 et exécuté en 1979.Ayant navigué sous la dictature de Zia ul-Haq, Mazari adhéra ensuite à la Ligue musulmane de Nawaz Sharif, mais opta vite pour la dissidence.Bref, ce Mazari présente le profil d'un homme politique qui, dans le contexte du Pakistan en tout cas, semble avoir maîtrisé le secret d'une longévité à l'abri des controverses et de toute notoriété.Lui, en tout cas, n'a rien à pardonner.Nawaz Sharif par contre, qui risque des poursuites judiciaires du même type que celles intentées contre la famille Bhutto en 1990, ne semble guère porté au pardon: il préparc l'agitation, traite Ishaq Khan de «menteur», et promet d'extirper «ce système pourri » s'il est élu le 14 juillet \u2014 tout en sachant que la promesse d'élections peut toujours être violée, ou encore qu'il peut être arrêté ou exclu d'y participer.Avertissement de Boutros-Ghali aux militaires haïtiens d'après AFP NEW YORK Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, examine «les mesures à prendre dans les prochains jours» après le refus des dirigeants haïtiens du plnn de l'ONU et de l'OEA et «n'est pas disposé à accepter des tactiques dilatoires», selon son porte-parole.La réponse négative des autorités de facto» à Port-au-Prince, à la proposition présentée la semaine dernière par le représentant spécial de l'ONU et de l'Organisation des États américain* (OEA), Dante Caputo.«jette le doute» sur la volonté des militaires de parvenir à une solution politique, a ajouté Joe Sills, porte-parole de M.Boutros-Ghali.Le plan présenté au premier ministre, Marc Bazin, et au commandement militaire haïtien, prévoit le retour au pouvoir du président déposé Jean-Bertrand Aristide, la nomination d'un premier ministre provisoire accepté par toutes les parties, une amnistie générale et d'autres garanties pour les militaires, selon des sources diplomatiques.L'Assemblée générale de l'ONU doit examiner aujourd'hui la situation en Haïti et pourrait adopter un texte réaffirmant les objectifs politiques de l'Organisation pour un retour de la démocratie dans ce pays.Par ailleurs, dix associations patronales haïtiennes ont réclamé au cours du week-end six garanties précises dans le cadre d'un règlement de la crise politique que connaît le pays.Ces garanties sont le respect de la vie et des biens, le droit à la santé, à l'éducation et au logement pour toute la population, le respect du droit de propriété, la libre entreprise, la libre concurrence et l'égalité devant la loi.Le patronat a aussi demandé le respect de la Constitution et des lois et que l'expression de la volonté populaire «se manifeste exclusivement par les moyens et à travers les institutions prévus par la Constitution ».Ces associations, parmi lesquelles figure la Chambre de commerce et d'industrie d'Haïti, ont également souhaité que les débats sur les grandes options économiques, sociales et politiques du pays soient «transparents» et que le secteur des affaires participe à l'élaboration des programmes à caractère économique et social et à leur exécution.Elles soulignent enfin qu'elles «n'appuient aucun candidat ni aucun parti politique pour aucune fonction». Arts et spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 AVRIL 1993 B5 Cinéma F' MM 4' ¦ Automne, octobre à Alger, de Malik Lakhadar-Hamina (Algérie).Gtto l'Ingrat, de Léonce Ngabo (Burundi/Suisse).Neuf jours de soleil avec Vues d'Afrique KUGUETTE es vendredi, on s'embarque! Devenu en neuf ans l un des événements culturels multi-disciplinaires les plus importants au calendrier de Montréal, Vues d Afrique, qui attirait Tan dernier plus de 30 000 participants, nous promet de nouveau, du 23 avril au 1er mai, un gros «coup de soleil», avec spectacles rythme et couleur, expositions, forums, kiosques d'information, et une cascade de films, présentés dans trois salles du carrefour Berri-UQAM.Intitulé Journées du cinéma africain et créole, cette grande fête annuelle propose 132 productions africaines, créoles, canadiennes et internationales, représentant pas moins de 40 pays et réparties dans les sections suivantes: ¦ Panorama du cinéma africain \u2014 Cette section comporte 36 films (courts ou longs métrages, provenant de 16 États africains, où la contestation, le courage et.l'humour sont à l'ordre du jour.Us reflètent, assure-t-on, les préoccupations d'une société en train de se redéfinir, où l'individu se cherche un rôle nouveau.Plusieurs jeunes réalisateurs africains, francophones et anglophones, y présentent leurs premiers films.Entre autres, Octobre, Automne à Alger, film-choc actuellement interdit en Algérie, dont la rigueur a rapporté à son auteur, Malik Lakhdar-Hamina, le prix de la meilleure première oeuvre au dernier Festival de Cartage; Gito l'ingrat du Burundais Léonce Ngabo.Les Zazous de la vague de Mohamed Ali El Okby (Tunisie); et Den-ko du Guinéen Mohamed Camara.On y touvera aussi les géants du cinéma africain, Ousmane Sembène (Sénégal), avec son dernier film Guelwaar, et bien entendu, Idrissa Ouédraogo (Burkina Faso), avec Samba Traoré.¦ Regard sur les télévisions africaines \u2014 Ici, sont regroupées 23 productions des télévisions africaines, du documentaire criant d'actualité à l'exploration des fonds marins, en passant par la mythologie africaine, les rites initiatiques, la superstition, le théâtre populaire et les comédies de moeurs.Pour les passionnés des rythmes tropicaux, des vidéos «chauds-chauds» sur le Zouk et le Sou-kous, la très populaire musique zairoise, qui déborde largement les frontières de son pays d'origine.¦ Images créoles \u2014 Cette section comprend 26 films, qui s'emploient à démystifier l'image «folklorique» des îles, au profit d'un monde méconnu, encore imprégné d'un passé extrêmement riche et vivant.Du Brésil à la Guadeloupe, en passant par Haïti, l'île Maurice, la Martinique, la Réunion, et les mythiques Seychelles, cette section est un véritable carrefour culturel.Soulignons, parmi les productions de ce groupe, le long métrage Siméon de la Martiniquaise Euzhan Palcy.¦ Regard canadien sur l'Afrique et les pays créoles \u2014 Une sélection de 27 films canadiens, qui se sont attachés à explorer, expliquer, dévoiler et comprendre le Sud.Nos cinéastes se sont penchés sur les tragédies qui frappent actuellement l'Afrique ou les pays créoles.Sans se montrer cruels ou voyeuristes, ils nous plongent dans une culture complexe, où tribalisme, religions, pauvreté, sida, dica-tatures sont des défis quotidiens.Au delà du drame, l'humain est abordé avec sensibilité, vision artistique, intérêt pour la culture et les droits des personnes.Deux grandes primeurs sont annoncées dans cette catégorie: la série Rêves d'Afrique de Daniel Berto-lino, et L'Église du sida de Gil Courte-manche.À ne pas manquer! ¦ Écrans Nord-Sud \u2014 Vingt et une productions internationales, qui nous permettront de nous familiariser avec des situations tantôt insolites, tantôt déchirantes: Quelque part vers Conakry et Mammy Mamours (France), In and Out of Africa (États-Unis), Kofi chez les Fran~ çais (l'histoire du Togolais devenu maire d'une commune en France), Apartheid de Jean Michel Meurice, et Les orphelins du sida de Serge Moati.Des films auxquels, dit-on, il est impossible de demeurer insensible.Le prix d'entrée aux visionnements est de 5$, à la Cinémathèque québécoise et à la Salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM.tandis que le Nouveau Cinéma ONF (1364, rue Saint-Denis, angle de Maison- neuve) affiche deux prix: 5$ pour les séances du soir et 2$ pour les matinées.Des carnets de cinq billets sont proposés à 20$, et donnent la chance de gagner deux voyages d'une semaine pour deux personne en Martinique.En fin de semaine, l'UQAM organise des «après-midi famille» incluant spectacles et films, dont l'entrée est de 2$ seulement pour les aînés, mais gratuite pour les enfants de dix ans et moins, accompagnés.Matinées Ciné-Jeunesse Vues d'Afrique offre de nouveau cette année des Matinées Ciné-Jeunesse, soit des séances spéciales (et gratuites) à l'intention des groupes de jeunes des écoles du Grand Montréal, tous les matins, du lundi 26 au vendredi 30 avril.L'an dernier, plus de mille écoliers ont profité de ces visionnements, suivis de discussions avec le réalisateur, ainsi que d'une visite des expositions donnant accès à des jeux-questionnaires dotés de plusieurs prix.Vidéo Femmes e jeudi à dimanche de cette semaine, Vidéo Femmes présentera en primeur à Montréal ses dernières réalisations et acquisitions.Les séances auront lieu au Cinéma Parallèle, à 21 heures.Le menu comprend en primeur: Locus in mémoriam, essai de Chantai Vézina, et Toujours vivantes, documentaire de Lise Bonenfant, qui ont reçu tous deux une mention spéciale à la Mondiale de films et vidéos, qui se tenait récemment à Québec, ainsi que Montagnaises de parole, documentaire signé Johannc Fournier sur la vie en réserve des femmes montagnaises.En «presque primeur»: Un enfant venu d'ailleurs, documentaire de Louise Giguère sur l'adoption internationale, qui a connu un succès incontestable lors de son lancement à Montréal en novembre dernier; Comme une tempête, essai de Lise Bonenfant primé aux Rendez-vous du Cinéma québécois en 1991, et La soif de l'oubli, documentaire percutant sur l'alcoolisme chez les femmes, réalisé l'an dernier par Lise Bonenfant et Johan-ne Fournier.Egalement au programme, les productions étrangères Mujeres en contrapunto de Beatriz Vêlez (Colombie), Dialogues de Nicole Widart (Belgique), et des États-Unis, Survivre de Theresa Toliini et Table for One de Doris Chase.Musique Roger Norrington et Schubert à l'OSM CLAUDE CINGRAS L 9 Orchestre Sympho-nique de Montréal reprend cette semaine ses concerts habituels à la salle Wilfrid-Pelletier, où il s'est produit pour la dernière fois le 9 mars, quittant quelques jours plus tard pour une tournée Floride-Mexique.Le programme de ce soir et demain soir, 20 h, est le septième et avant-dernier de la série «Gala».Il n'y a pas de soliste.Le chef invité, Roger Norrington, également connu pour ses travaux musicologi-ques, dirigera deux symphonies de Schubert: la huitième, dite Inachevée, et la neuvième, dite La Grande.Roger Norrington fit ses débuts à l'OSM en décembre 1990.Il y dirigea alors sept concerts, dont trois auditions de Messiah, de Handel.Il n'est pas revenu depuis.Ce soir et demain soir, à 18 h 45, dans le Hall central de la PdA, Georges Ni-cholson interviewera M.Norrington.LES MUSICI JEUDI ¦ Le dernier concert d'abonnement des Musici de Yuli Turovsky a lieu jeudi soir, 20 h, salle Pierre-Mercure.On y entendra le Concerto pour piano et cordes, avec obbligato de trompette, de Chostakovich, joué par le pianiste britannique David Owen Norris et le trompettiste canadien Jens Lindemann.On se rappelle que cette oeuvre figurait sur le tout premier disque des Musici, réalisé en 1984.Elle y était jouée et dirigée par Dmitri jr.et Maksim, respectivement petit-fils et fils du compositeur.Le pianiste Norris, gagnant du premier Concours Gilmore, avait joué au Festival de Lanaudière en 1991.Également au programme: le Quatuor op.95 de Beethoven transcrit par Mailler, une nouvelle oeuvre du Montréalais Wolfgang Bottenberg et le Concerto grosso op.6 no 5 de Corelli.Dimanche soir, 20 h, les Musici donneront un concert gratuit à l'église Saint-Marc de Rosemont.LE «MET» AU SPECTRUM ¦ L'Orchestre Métropolitain, qui organisait hier soir un encan-bénéfice au Spec-trum, présente ce soir et demain soir, 20 h, même endroit, le «Concert des générations», avec deux pianistes noirs, Stewart Goodyear dans le premier Concerto de Beethoven et Oliver Jones dans du jazz.Au pupitre: Agnes Grossmann.AU LMMC DIMANCHE ¦ La pianiste canadienne An gel a Hewitt donnera le concert de fin de saison du Ladies' Morning Musical Club dimanche, 15 h 30, Pollack Hall.Elle jouera la Pathétique de Beethoven, la Sonate de Barber, des Schumann et des Chabrier.JESSYE NORMAN ¦ Comme on ie sait, toutes les places Le jury du Concours de chant ¦ Le 24e Concours international de Musique de Montréal, consacré cette année au chant, se déroulera du 26 mai au 9 juin.La direction doit annoncer dans quelques jours les noms des membres du jury.Comme nous les connaissons déjà, les voici, par ordre alphabétique: Martina Arroyo, Judith Blegen, Colette Boky, Suzanne Danco, Ernst Haefli-ger, Cesare Siepi.Tous ici connais* sent Mme Boky.Les autres chanteurs ont fait des carrières nord-américaines, européennes ou internationales et ont laissé de nombreux enregistrements.Hier, le nombre des participants était passé de 37 à 35.On compte 23 femmes et 12 hommes.Dix pays sont représentés.Il y a 14 concurrents du Canada, dont cinq du Québec.pour le récital de Jessye Norman, le 16 mai, sont déjà vendues, et ce avant même que le programme ne soit connu.À cet égard, la Guilde de l'Opéra de Montréal, qui organise cet événement-bénéfice, doit recevoir aujourd'hui même ce programme de l'imprésario de Mme Norman.Nous devrions donc être en mesure de le publier dans les prochaines heures.LANCEMENT À QUÉBEC ¦ Les deuxième et troisième disques de la collection «Les Grandes Voix du Canada», que dirige l'historienne Renée Ma-heu chez Analekta, seront lancés à Québec mardi prochain.Ces deux disques sont consacrés respectivement à deux grands ténors, Edward Johnson et Raoul Jobin.Dans le cas de Jobin.il s'agit d'enregistrements «live», donc inédits, provenant de la collection de Mme Jobin, qui sera présente au lancement.Mardi également a lieu, au Grand Théâtre, la création de La Messe sur le monde, de Clermont Pépin, marquant le 90e anniversaire de l'Orchestre Sympho-nique de Québec.L'ENFANT DE BUTTERFLY ¦ C'est une petite fille de 5 ans, Laurence Boissonneault, qui incarne l'enfant de Cio-Cio-San dans Madama Butterfly à l'Opéra de Montréal.Le rôle, bien que muet, est remarquablement joué par la petite.Son nom a été omis de la liste des interprètes dans le programme-maison de la PdA.EN TROIS MOTS ¦ Demain soir, 20 h, salle Maisonneuve: première de l'opérette Viva Napoli, de Francis Lopez.Jeudi soir, 20 h, Chapelle du Grand Séminaire: dernier programme de l'intégrale Couperin de Yves G.Préfontaine, qu'on entendra cette fois à l'orgue, avec le Choeur Grégorien.Jeudi soir également, 20 h, Redpath Hall: le Quatuor Morency et l'altiste Bruno Pas-quier.Programme Mozart-Pépin-Brahms.Télévision f^ Serge Lama parle de Québécoises « fortes et prédatrices » LOUISE COUSINEAU ncore sexy, Serge Lama, qui fêtait ses 50 ans dimanche soir à l'émission Frou-Frou à TV5.Le visage plus plein, le nez moins pointu, mais toujours les grands éclats de rire du bon vivant.Questionné sur son machisme passé (pas évident1 qu'il ne soit que passé d'ail- ; leurs), Lama se défendait avec sa truculente bonne humeur.Non, il n'a pas vraiment eu 543 femmes, ou à peu près.11 avait dit ça pour se débarasser d'un journaliste fatigant.Les filles de l'émission lui ont servi des vidéoclips d'époque.La chanson La Nymphomane a provoqué quelques fines réflexions sur les femmes et les excès du féminisme.Lama se met à parler des fans.Ajoute que c'est au tour de Patrick Bruel de subir le martyre des filles en folie.Et conclut qu'au Canada, il y a des femmes «fortes et prédatrices» avec qui il a eu maille à partir.Je me demande si on va en faire un incident international.Non seulement les Québécois n'ont pas beaucoup le sens de l'humour quand il s'agit de leurs travers (l'incident du Guide du Routard est l'exemple le plus récent), mais si nos féministes décident d'entrer dans le dossier, je sens que ça va barder! En général, le féminisme est au point zéro de l'humour! Fortes et prédatrices.l'aurais bien aimé voir ça de près.Notre réputation est faite en Europe pour un bout de temps.Jusqu'à ce que tout le monde oublie» sauf bien sûr quelques Québécoises rancunières.L'animatrice Christine Bravo a beaucoup ri à la boutade, mais a immédiatement rappelé à M.Lama que Frou-Frou passait au Canada.Un grand éclat de rire, un haussement d'épaules.Le beau Serge regarde la caméra et dit: «Je reviens».Pascal de Duve emporté par le sida à 29 ans Agence France-Presse PARIS L9 écrivain belge Pascal de Duve, 29 ans, auteur de Cargo Vie, est décédé à son domicile à Paris, des suites du sida.Professeur de philosophie néà Anvers, Pascal de Duve avait publié en 1990 son premier roman, Izo.Paru en janvier, Cargo Vie, le «journal de bord d'un jeune homme atteint du mal du sida», avait pour sous-titre Vingt-six jours du crépuscule flamboyant d'un jeune homme passionné.Début mars, après la sortie de Cargo Vie, Pascal de Duve avait participé à plusieurs émissions de télévision sur le sida.Le 9 mars, il avait été pris d'un malaise en direct pendant l'émission Durand la nuit, sur la chaîne de télévision privée TF1.Selon Daniel Radford, le directeur des Éditions Lattes, «Pascal de Duve fut avant tout et jusqu'à la fin un écrivain.Cargo Vie restera le livre emblématique d'une génération».Ses obsèques auront lieu jeudi après-midi au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.L«i Presse 1B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 AVRIL 1993 Les Québécois à l'honneur à Bruxelles: Marie-Claire Biais à l'Académie et un prix à Jacques Lazure « Les plaisirs du TNM » En pièces détachées, de Michel Tremblay; La locandiera, de Goldoni ;Les bas-fonds, de Maxime Gorki; Andromaque, de Racine; Le marchand de PCEKRE VENNAT ¦ Les Québécois seront vraiment à l'honneur à la Foire internationale du livre de Bruxelles et dans les jours qui suivront.L'écrivain québécois Jacques Lazure, auteur du Domaine des Sans Yeux% publié par Québec-Amérique, recevra officiellement jeudi, à Bruxelles, le prix Québec-Wallonie-Bruxelles de littérature jeunesse, doté d'une bourse de 3500$.Ce prix vise à encourager le développement, la diffusion et la coédition de la littérature jeunesse de langue française.Le S mai, Marie-Claire Biais, autcurc notamment de Une siison dans la vie d'Emma* \u2022nuelf qui succède à la duchesse Edmee de la Rouchefoucauld, sera, pour sa part, admise à l'Académie royale de langue et de littérature françaises, dont le siège est à Bruxelles.Ce n'est pas la première fois que Lazure, auteur, rédacteur et scénariste, remporte des prix.11 a effectivement été lauréat, à deux reprises, du con-Tcours des jeunes scénaristes de 'Radio-Québec.11 a écrit également-plusieurs textes pour en-fants THE SANDLOT (v.o.anglaise) (G) Sam.et Dim.: 1:20 - 3:20 \u2022 5:20 - 7:20 Sem.: 7:20-9:20 9:20 COUP DE FOUDRE (v.française) ?Sam.et Dim.: 1:10-3:10-5:10-7:10 Sem.: 7:10-9:10 9:10 POINT CRITIQUE (v.française) * Sam.et Dim.: 1:05 - 3:05 - 5:05 - 7:05 - 9:05 Sem.: 7:05-9:05 CENTRE-VILLE 849-film (TS ,t 2001.Université.Métro McGill X& & AGAGUK (v.française) (13 ans) Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:30 - 7:00 Sem.: 3:30 - 7:00_ JACK L'OURS (v.française) (G) 9:15_ FATALE (v.française) (16 ans) Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:30 - 6:45 \u2022 9:05 Sem.: 3:30-6:45-9:05_ UNE ENFANCE A NATASHQUAN (v.o.française) (G) Sam.et Dim.: 1:05 - 3:05 \u2022 5:00 \u2022 7:00 \u2022 9:00 Sem.: 3:05 - MO \u2022 7:00- 9:00_ PARFUM DE FEMME (v.française) (13 ans) Sam.et Dim.: 1:05 - 4:30 - 8:00 Sem.: 4:30 - 8:00_ SCENT OF A WOMAN (v.o.anglaise) (13 ans) Sam.et Dim.: 1 .-05 - 4:30 - 8:00 Sem.: 4:30 - 8:00_ LA BELLE HISTOIRE (v.o.française) (G) Sam.et ?«m : 1:05 - 4:35 - 8:10 Sem.: 4:35-8:10_ SANS RETOUR (v.française) (13 ans) Sam.et Dim.: 1:10 - 3:30-7:00 - 9:15 Sem: 3:30 - 7:00 - 9:15_ LES NUITS FAUVES (v.o.française) (16 ans) * Sam.et Dim.: 1:00-4:00 - 6:45 - 9:20 Sem.: 4:00 - 6:45 - 9:20_ IMPARDONNABLE (v.française) (13 ans) Sam.et Dim.: 1:00 - 4:00 - 6:45 - 9:20 Sem.: 4:00-6:45-9:20 COMPLEXE DESJARDINS (J\\ Basiliaire 1 849-FILM \\& MAX ET JEREM'.E (v.o.française) (13 ans) * 2:10-5:00-7:20-9:45_ LA CRISE (v.o.française) (G) * 1:30 - 3:25 - 5:20 - 7:15 - 9:10 L 627 (v.o.française) (13 ans) * 1:00 - 3:45 - 6:30 - 9:15 XANGELIER- Carrçfour Langelier 255-5551 THE SANDLOT (v.o.anglaise) (G) ?Sam.et Dim.: 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 Sem.: 7:00_ L'ENRAGE (v.française) (16 ans) » 9:05 LES TORTUES NINJA 3 (v.française) (G) * Sam.et Dim.: 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 Sem.: 6:45__ SANS RETOUR (v.française) (13 ans) ?Sam.et Dim.: 9:00 Sem.: 8:45 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:10_ COUP DE FOUDRE (v.française) * Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 2:45 - 4:45 - 7:15 - 9:00 Sem.: 7:15-9:00 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:00_ JACK L'OURS (v.française) (G) ?Sam, et Dtm.: 1:00 \u2022 7:00 Sem.: 7:00_ PARFUM DE FEMME (v.française) (13 ans) * Sam, et Dim.: 3:00 - 9:00 Sem.: 9:00_ LA FLORIDA (v.o.française) (G) * Sam.et Dim.: 12:45 \u2022 2:50 - 4:55 - 7:00 - 9:10 Sem.: 6:45 \u2022 9:00 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:00_ POINT CRITIQUE (v.française) ?Sam.et Dim.: 1:10 - 3:10 \u2022 5:10 - 7:10 - 9:10 Sem.: 7:10-9:10 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:10 LAVAL 2000 849-film.Centre 2000 \u2022 3195 ouest, boul.St-Martin LES TORTUES NINJA 3 (v.française) (G) * Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 Sem.: 7:00 \u2022 9:00_ LA FLORIDA (v.o.française) (G) Sam.et Dim.: 2:15 \u2022 4:30 - 7:10 \u2022 9:20 Sem.: 7:10-9:20 LONGUEUIL 849-film (T\\ t Place Lonqueuil - 825 o.rue St-Charles Vj/ ^ LA FLORIDA (v.o.française) (G) Sam.et Dim.: 2:00 - 4:30 - 7.-00 - 9:20 Sem.: 7:00 - 9:20_ L'ABOMINABLE LUTIN (v.française) (13 ans) Sam.et Dim.: 2:10 - 4:10 - 7:10 - 9:00 Sem.: 7:10-9:00 CGTE-DES-NEIGES 6700.Côte-des-Neiqes 849-FILM CRYING GAME (v.o.anglaise) (16 ans) * Sam.et Dim.: 1:35 - 4:10 - 7:05 - 9:25 Sem.: 7:05 \u2022 9:25_ BORN YESTERDAY (v.o.anglaise) (G) * Sam.et Dim.: 1:35 ?3:30 - à:25 \u2022 7:25 - 9.30 Sem.: 7:25 - 930_ THE CRUSH (v.o.anglaise) * Sam.et Dim.: 1:40 \u2022 3:30 - 5:20 - 7:10 - 9:20 Sem.: 7:10-9:20_ BOILING POINT (v.o.anglaise) * Sam.et Dim.: 1:» - 3:25 - 5:20 - 7:15 \u2022 9:15 Sem.: 7:15-9:15_ THE SANDLOT (v.o.anglaise) (G) ?Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 3:25 \u2022 5:30 - 7:25 - 9:20 Sem.: 7:25 \u2022 9:20_ INDECENT PROPOSAL (v.o.anglaise) * Sam.el Dim.: 1:40-4:15-7:00-9:25 Sem.: 7:00 - 9:25_ POINT OF NO RETURN (v.o.anglaise) (13 ans) * Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 3:25 - 5:20 - 7:20 - 9:30 Sem: 7:20-9:30 POINTE-CLAIRE 849-film L 6361,Trans-Canadienne // v/\" TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES M 3 (v.o.anglaise) (G) * Sam.et Dim.: 1:00 - 3:00 - 5:00 \u2022 7:00 Sem: 7:00_ JACK THE BEAR (v.o.anglaise) (G) * 9:00_ SCENT OF A V/OMAN (v.o.anglaise) (13 ans) * Sam.et Dim.: 2:00 - 5:00 \u2022 8:00 Sem.: 8:00_ LEPRECHAUN (v.anglaise) (13 ans) * Sam.et Dim.: 1:40 - 3:30 - 5:20 - 7:20 - 9:20 Sem.: 7:20 \u2022 9:20_ THE SANDLOT (v.o.anglaise) (G) ?Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 3:30 \u2022 5:30 \u2022 7:30 \u2022 9:30 Sem.: 7:30 - 9:30_ COP AND A HALF (v.o.anglaise) (G) * Sam.et Dim.: 1:30 \u2022 3:25 - 5:15 \u2022 7:10 - 9:10 Sem.: 7:10-9:10_ UNFORGIVEN (v.o.anglaise) (13 ans) ?Sam.et Dim.: 1:30 - 4:10 - 6:45 - 9:20 Sem.: 6:45 - 9:20 NOUVEL ELYSEE 288-1857 35.me IWton (anole Clark, une rue au nord de Sr^f^cokei ATLANT1S (G) Ven.au Dim.: 1:45 \u2022 2:30 - 7:15 Sem.: 5:30-7:15_ FATALE (16 ans) Ven.au D!m.:12:30 \u2022 5:00 \u2022 9:30 Lun.etMar.: 7:15 mer.1)eu.: 5.00 - 9:30 AGAGUK (13 ans) Ven.au Dim.: 2:45 - 7:15 - 9:30 Lun.et Mar.: 5:00 - 9:30 mer.t fru.: 7:15 PARFUM DE FEMME (1J ans) Von.au Dim.: 4:15-9:00 Sein: 9:00 m REMY GIRARD PAULINE LAPOINTE La FLORIDA ONtOMDf GEORGES MIHA1KA UN I ILM \"UNIOUI \" u \\>it\\ii SANDRINE BONNAIRL Le CîeI Vous en avez assez des vendeurs qui ne cherchent qu'à faire une bouchée de votre portefeuille?Chez Avo Mazda, il n'y a aucun requin, juste des sourires amicaux et du café chaud.Aucune pression, aucune décision spontanée, nous prenons le temps de comprendre vos besoins.Il n'y a que la compétition qui a peur de nous! 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