La presse, 2 mai 1993, Cahier A
[" fi 649 4 18 39 40 42 43 17 2 411 25 28 41 10 SELECT 10115, AV.PAPINEAU.MONTRÉAL 381-3987 \u2022\u2022 T.\u2022 \u2022 \u2022 t ¦.fi Aujourd'hui: ensoleillé et chaud.Minimum 7° Maximum 20* Demain: nébulosité croissante.MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MA11993 109e ANNÉE N°189 Abitibi-Témiscamingue: 55 cents îles de La Madeleine: 1.00 56 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50« Taxes en sus Bonjour! valleyfleld veuf réglementer la vente de colle ceux enfants ¦ La personnalité delà semaine B3 GÉRARD MARCOUX Sports Sommaire Annonces classées.immobilier.B1^, B15.C6 à C8 marchandises:.emplois.:.CB automobiles:______.C9 à C10 propositions d'affaires^.-;.A6 Additions croisées.«.C6 Arts et spectacles i nf o r m at I on s.B9 à B12 c InchorsIrc.B12 tete-horaire.B10 Bandes dessinées.B16 Dgcgs .C1 Étes-vous observateur?.B14 Feuilleton.C7 Horoscope.C8 Le bridge.C10 Lé monde.B13 Livres.Cahier B Loteries.A4' Mot mystère.___.C10 Santé.Cahier C SPORTS Maurice Richard.S 7 \\ MARIE-FRANCE LÉGER La municipalité de Valleyfield veut faire réglementer la vente de tubes de colle afin d'empêcher les enfants et les adolescents d'inhaler les vapeurs toxiques du produit.Une enquête menée par la police de Valleyfield a démontré que chaque semaine environ 500 tubes de colle pour modèles réduits, (certains parlent de 900 tubes), sont vendus dans les maga- Bérégovoy se suicide La classe politique française bouleversée sins à rayons et les dépanneurs.Au prochain conseil municipal, le 11 mai, le maire Gaétan Rousse déposera une résolution réclamant un meilleur contrôle de la vente des tubes de colle par le gouvernement.«De notre côté on va demander aux marchands de ne pas vendre la colle sans le modèle réduit», a expliqué hier le maire à La Presse.Inquiets de la situation, 200 personnes, des jeunes, des parents, des intervenants sociaux, ont marché hier jusqu'au bureau du maire afin de lui porter une pétition de 8000 noms demandant à la municipalité de réagir au plus vite.Des policiers ouvraient la marche.La coordonnatrice de la Maison de la jeunesse 12-17, Marie Franklin, a organisé la protestation à la suggestion des jeunes de Valleyfield.«Nous avons un problème de colle avec les jeunes de huit à 12 ans.Ils «sniffent» dans la cour d'école, sur le perron de l'église, dans la rue.Les policiers ne peuvent rien faire avec la loi puisque c'est un produit légal.Us peuvent juste raccompagner l'enfant chez lui et demander à ses parents de le surveiller», a-t-elle expliqué.Les révélations récentes du directeur de l'école primaire Saint-Esprit, Aurèle Leroux, ont réveillé brutalement la population.Les jeunes se réuniraient, souvent à la nuit tombée, pour inhaler de la colle.Le hic, c'est que des jeunes de huit ans sont maintenant à la merci des plus vieux.D'après VOIR COLLE EN A 2 m m « Pour les battre, il faudra être rapide.» \u2022 \u2022 \u2014 Jacques semsrs voir pages 2 à 4 du cahier sports * \u2022 d'après AFP et Reutcr Pierre Bérégovoy \u2022i PARIS LU ancien premier ministre français, Pierre Bérégovoy, est décédé hier soir lors de son transfert en hélicoptère entre Ne-vers (ville dont il était maire) et l'hôpital militaire du Val-de-Grâ-ce à Paris.L'ancien premier ministre français, se servant de l'arme de service de son officier de sécurité, s'était tire une balle dans la tête en fin d'après-midi, lors d'une promenade solitaire dans la campagne.Transporté dans un premier temps à l'hôpital de Nevers, son état de santé avait été jugé critique.Pierre Bérégovoy était dans le coma.Cependant, les médecins avaient décidé de son transfert au Val-de-Grâce à Paris où une intervention chirurgicale aurait pu être tentée.La gravité de ses blessures n'a cependant pas permis une telle intervention et M.Bérégovoy est mort dans l'hélicoptère.L'ambulance transportant le corps du premier ministre avait fait son entrée à faible allure au Val-de-Grâce vers 23 h 20.Ce n'est que quarante minutes plus tard que son décès a été officiellement annoncé.Dès 21 h 30, alors que Pierre Bérégovoy était encore à Nevers et que son rapatriement était prévu au Val-de-Grâce, le Président de la République, M.François Mitterrand, accompagné de son médecin personnel s'était rendu à l'hôpital en attendant l'arrivée de son premier ministre.L'avaient rejoint au Val-de-Grâce le premier ministre, M.Edouard Balladur, ainsi que le ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua.Des membres de la famille de M.Bérégovoy attendaient également au Val-de-Grâce.Quinze minutes après l'annonce officielle de la mort de M.Bérégovoy, le chef de l'État a quitté l'hôpital.Tout au long de la soirée, plusieurs centaines de personnes anonymes, quelques- unes venues en famille, étaient restées massées devant l'hôpital dans le silence et le recueillement.La classe politique unanime a exprimé son émotion après le suicide de Pierre Bérégovoy et les dirigeants socialistes ont évoqué la «tragédie» d'un homme brisé par VOIR BÉRÉGOVOY EN A 2 ___._ _ _,__¦ -y ^ \u2022 /.,.OMS NOMADES A VELO _¦________¦ .La famillle Garrel va sillonner r Amérique, du nord au sud, à bicyclette.Lucien et Monique entraînent dans leur aventure Gwendoli-ne.trois ans, et, au centre ( avec le chapeau ), Nathalie, Virginie et Valérie.r*0™JEAN *PreKC \u2022 i r il y a 10 mois au Québec, les se rendre à la Terre de Feu MARIE-FRANCE LEGER La famille Garrel n'a pas froid aux yeux.Débarquée depuis 10 mois au Québec, après un périple d'un an en Asie, elle repart avec son baluchon sous le bras, cette fois à bicyclette jusqu'à la Terre de Feu, à l'extrémité méridionale de l'Argentine.La famille Garrel, c'est Lucien et Monique, 40 ans chacun, et leurs quatre enfants: Nathalie, bientôt 18 ans, les jumelles Valérie et Virginie, 14 ans, et la petite dernière, Gwendoline, trois ans.Le voyage prendra la bagatelle de.quelques années.Le départ est prévu au mois de juin.La première véritable étape, c'est Denver, au Colorado, pour la mi-août, juste à temps pour assister au Rassemblement mondial pour la jeunesse.« La bicyclette, c'est un moyen de transport pas onéreux, c'est bon pour la forme physique, pour l'approche de la nature et des populations», assure Lucien Garrel.Après avoir tout liquidé, les Garrel ont quitté Lyon, en France, en 1991, pour un long voyage en Asie, lis ont visité notamment la Thaïlande et le Népal.Ils ont posé leurs bagages en France pendant quelques semaines au retour.Et puis, le mal du voyage les a repris.«Ça a été dur pour les enfants au début de quitter leur école et leurs amis», admet Monique.Mais maintenant, à les voir l'air détendu et le sourire fendu jusqu'aux oreilles, on se dit que ces enfants ne sont pas du tout traumatisés.Bien au contraire.Pour Nathalie, ce sont plutôt les enfants sédentaires qui sont malheureux.«Quand on voit les jeunes d'ici par exemple, l'argent pour eux c'est très important et surtout la façon de s'habiller.Ils sont très stressés.Je préfère être comme je suis», ex-plique-t-elle, l'air enjoué.Oui mais, et les études, et les diplômes des enfants dans tout ça?La question classique, très terre à terre, provoque un gros hochement de tête dans l'assistance.Lucien saute dans l'arène: «Des études, ça peut toujours se rattraper.Quatre ou cinq ans plus tard aujourd'hui ça se fait très bien.Et puis, les enfants parlent anglais et espagnol.|e voulais partir et ils m'ont suivi.Dans la mesure où tout le monde est d'accord.Je prends mes reponsabilités», pré- cise Lucien Garrel.Du Québec, ils ont apprécié de connaître la neige et la mentalité.Mais le temps est venu de repartir.Ils ont pensé un mQr ment faire une demande d'immigration au Canada.Mais le goût du voyage, de «la libernf, du changement» a été le plus fort.Un ami les a hébergés dans une maison à Chambly, mais l'argent commence malgré tout à fondre rapidement.Il leur reste maintenant à se dégoter de bonnes bicyclettes et à aller vivre une grande aventure.«On n'a pas beaucoup d'argent mais ce n'est pas un problème parce qu'on n'a plus les mêmes besoins.Un bol de riz nous suffisait en Asie pour les repas.L'Homme n'est pas fait pou)* être sédentaire.On n'a plus envie de s'arrêter.Ça devient une douce maladie.»?Au Canada, les familles résistent encore RUDV LE COURS et lYlf VILLE 2B «Bertin Nadeau s'est ¦ comporté comme un chien qui mord la main de son maitre» dans le dossier Uni va ( Provigo), affirme Stephen Jarislowsky, qui gère un portefeuille de quelque 11 milliards.Réputé pour ne pas mâcher ses mots, il est d'accord avec la conduite adoptée par la Caisse de dépôt et placement du Québec.Dans cette saga, les ingrédients pour justifier l'intervention d'un actionnaire dans la régie d'une entreprise sont réunis: piètres résultats financiers; cumul des fonctions de président du conseil et de chef de la direction par un même individu, M.Nadeau; un actionnaire de contrôle préoccupé davantage par le règlement des problèmes financiers de sa propre société ( Unigcsco) que par le bon fonctionnement de l'entreprise et par le respect des droits de tous les actionnaires.On connaît en bonne partie le dénouement: M.Nadeau devra quitter Univa et trouver une autre solution que l'endettement du distributeur alimentaire pour régler la crise financière de son holding Unigesco.Warburg Pincus, de New York, pourrait acheter son bloc d'actions dn.is Univa si la vérification détaillée des livres ne réserve pas de surprise glaçante.Univa n'est pas le premier cas au Canada où un investisseur institutionnel obtient la tête d'un président du conseil et chef de la direction parce qu'il se montre insatisfait des rendements ou de la stratégie de la société.Il y a eu ausssi Téléglobe Inc.La Caisse de dépôt et placement, la Caisse de retraite des fonction-naires municipaux d'Ontario (OMERS), ainsi que BCE et Ro-gers Communications sont parvenues l'an dernier à s'emparer de la majorité au conseil d'administration pour en chasser le président et le chef de la direction William McKenzieafin de mettre en place un gestionnaire plus compétent.Depuis, sous la diifec-tion de Charles Si rois.Téléglobe s'est restructurée et amorce ^une belle expansion.Ce ne sont pas là qu'accidents de parcours.Un sondage mené l'an dernier par la faculté de gestion de l'Université Western Ontario auprès de 235 investisseurs institutionnels canadiens (taux de réponse 48,5 p.cent) faisait ressortir que 83 p.cent d'entre eux croyaient que l'industrie se faisait de plus en plus interven- VOIR FAMILLES EN* A 2 Pnx coovenants à tous les budgets ¦ Mi nonacei \u2014r i Distributeurs dans tout le Québec 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E1P8 494-2400 Sans frais : 1-800-NORACEL i à * «l M * A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MA11993 Les hémophiles contaminés : l'éternel retour du bouc émissaire LOUIS B.ROBBTAILLE collaboration spéciale PARIS L » f affaire des hémophiles contaminés par le virus du sida s'était \u2014 provisoirement \u2014 conclue en France en octobre 92 dans un climat de malaise.Plus exactement une atmosphère de lynchage médiatico-ju-diciaire un peu terrifiante, où un homme, au demeurant bien antipathique, devenait le seul et unique responsable de ce «Tchernobyl sanitaire».Michel Garretta, qui la veille encore arborait sa Légion d'honneur et roulait carrosse, se retrouvait enfermé à la prison de la Santé pour quatre ans, après avoir été harcelé par une meute assez terrifiante elle aussi, de journalistes-justiciers.Or voilà que Michel Garretta, seul condamné à la prison ferme (quatre ans) est tiré demain matin de sa prison, où apparemment il n'espérait plus que se faire oublier, pour affronter le même procès.En appel cette fois, et alors qu'il a déjà été condamné à la peine maximum le 23 octobre dernier.Certes, il y avait eu des fautes graves et délibérées de la part du Centre national de la transfusion sanguine entre mai et octobre 1985, aboutissant à la contamination ou sur-contamination d'hémophiles totalement à la merci de cet organisme parapublic et ultra-puissant en France de façon très officielle, le patron du CNTS, le Dr Michel Garretta, avait à la fois admis que tous ses produits sanguins pour hémophiles étaient contaminés, et ordonné qu'ils soient distribués comme si de rien n'était «jusqu'à épuisement des stocks».Motivation unique de Garretta dans cette affaire tragique de santé publique: éviter des frais de quelques millions de dollars qu'aurait représenté la destruction des réserves du CNTS.Bien sûr, on ne savait pas en mai 85 avec autant de certitude qu'aujourd'hui, que les produits non chauffés donnaient le sida à presque 100 p.cent des receveurs, ni que les produits sanguins chauffés protégeaient totalement de la contamination \u2014 et donc sauvaient de la mort les hémophiles non encore contaminés.Disons que le taux de certitude dans ce débat n'était «que» de 85 p.cent.D'un mot signé de sa main, le Dr Garretta a donc laissé des produits «empoisonnés» circuler au moins quatre mois.Les fabricants d'automobiles rappellent leurs voitures défectueuses \u2014 et souvent moins mortelles \u2014 avec plus de rapidité.Ce qui a pu se passer dans d'autres pays occidentaux à la même époque \u2014 \t\tPARIS FRANCE\t mais au niveau local, et du fait de simples médecins traitants \u2014 était en France le fait d'un haut salarié public, détenant le monopole de l'importation du sang dans le pays, et gouvernant de surcroît le CNTS de manière mégalo-maniaque et autocratique.Il y a dans l'histoire du docteur Garretta quelque chose qui rappelle le scénario cauchemardesque au héros du Bûcher des vanités, le roman new-yorkais de Tom Wolfe: un «golden boy» à un million par année, avec appartement princier sur Park Avenue, est mêlé à un délit de fuite dans le South Bronx.C'est alors la descente aux enfers, parce qu'il constitue un bouc émissaire idéal pour le procureur qui a des ambitions politiques, pour les médias qui tiennent un «bon sujet».Une affaire presque banale qui aurait dû normalement se terminer par un règlement à l'amiable, ruine son existence en deux semaines.Dans cette affaire où les responsabilités sont floues, la justice française avait, comme cela était inévitable, coupé la poire en deux, et choisi de n'inculper, outre Garretta, «que» son adjoint, plus le responsable des Laboratoires publics, plus le directeur général de la santé de l'époque.Quatre inculpés pour une accusation de «tromperie sur la marchandise» \u2014 le seul délit qu'on ait réussi à établir, puisque l'accusation d'«empoisonnement» réclamée par les associations et parents d'hémophiles aurait supposé.l'intention délibérée de tuer! Bien entendu, la symbolique du sang et de la mort, le nombre considérable de victimes faisaient basculer toute l'affaire dans l'irrationnel et les débordements publics: tous les jours devant le palais de justice ou à la télévision, des dizaines et centaines de porteurs de pancartes étalaient le mot «Assassin» écrites en lettres rouges.Michel Garretta, qui avait terriblement aggravé son cas en manifestant depuis 1985 une indifférence hautaine à l'égard des contaminés, qui se faisait 200 000 $ par année, sans parler des notes de frais, dans un milieu soi-disant «bénévole»; qui n'avait accepté de démissionner en juin 1991 qu'en se faisant payer de très grosses indemnités et en s'assurant à l'avance contre d'éventuelles poursuites.Un coupable taillé sur mesure, infiniment plus que les trois autres inculpés.Le 23 octobre, Garretta est donc condamné à quatre ans de prison ferme, alors qu'un inculpé est acquitté, un second s'en tire avec prison avec sursis, et que son propre adjoint, deux ans de prison ferme, peut repartir le soir même en Grande-Bretagne pour reprendre ses cours: il a fait appel.Le docteur Garretta, maladroit jusqu'au bout, ne se présente pas pour le verdict et donne l'impression de s'être réfugié à Boston pour se soustraire à la justice.Aussitôt une armée de journalis-tes-paparazzi grouille autour de son «manoir» bostonien.France-Soir pousse la délicatesse jusqu'à publier son téléphone privé à la «une».Garretta, effondré, après (peut-être) 48 heures d'hésitation, rentre se livrer à la justice, et est écroué à la Santé.Renonce même à faire appel.Aujourd'hui, amaigri de 17 kilos, Garretta voit donc le même procès recommencé: le Parquet avait non seulement fait appel contre les autres inculpés, mais contre Garretta également \u2014 «par souci de cohérence».Normalement, il ne «risque» rien de plus, sinon de subir le nouveau défilé de témoins-victimes, les manifestations des parents devant le palais, son nom étalé dans tous les médias.Avec, malgré tout, une hypothèse extrême et encore plus terrifiante: la Cour d'appel décidant de transformer l'ancien chef d'accusation pour empoisonnement.Avec procès à grand spectacle devant la Cour d'assises.Même pour un accusé pas du tout sympathique \u2014 et qui porte sa part de culpabilité \u2014 ce qui devient de l'acharnement judiciaire est difficile à admettre.Demain dans La Presse i i i automobile La meilleure «Jag» de l'histoire ¦ Avec son moteur V12 six litres, la Jaguar XJ12 (notre photo) est non seulement la berline la plus rapide de l'histoire de l'automobile, mais c'est également la mieux construite.Tel est le constat dressé par Denis Duquet à la suite d'un essai sur des routes secondaires, des autoroutes et des chemins de montagne.Et de plus, précise notre chroniqueur dans le cahier Automobile de demain, cette élégante britannique est vendue à un prix nettement inférieur à celui de ses concurrentes allemandes offrant un moteur V12.Sous la rubrique AUTO-retro, les lecteurs pourront admirer la voiture du journaliste Kenneth MacTaggart du Clobe and Mail décédé en 1986 à l'âge de 84 ans.Il s'agit d'une splendlde Packard 115-C Roadster décapotable de l'année 1937, qui est devenue la préférée de la collection d'un industriel montréalais.Pour sa part, Claude Beau-doin y va de ses suggestions du lundi sur l'achat d'un nouveau véhicule, tandis que le CAA-Ouébec rappelle aux automobilistes qu'il faut savoir parier des problèmes de sa voiture au mécanicien pour que celui-ci puisse poser un diagnostic.À lire demain dans La Presse.Insolite À la morgue : le mort ronflait ¦ Un Espagnol donné pour mort a été placé au réfrigérateur par des employés de la morgue alors qu'il ronflait, rapportait hier le quotidien El Pais.Rafaël Guardiola, âgé de 52 ans, a été hospitalisé d'urgence .le 10 mars dernier à Elda, dans le sud de l'Espagne, pour une attaque.Les médecins ont constaté la mort à son arrivée à l'hôpital.Il a alors passé deux heures dans un casier réfrigéré avant que les employés de la morgue ne se rendent compte qu'il était en vie.Selon ses proches, il ronflait lors de son arrivée à la morgue, mais les employés ne s'en sont pas rendu compte.Retiré du casier, Rafae Guardiola a pu être réanimé.Il est mort la semaine dernière d'insuffisance rénale.La quotidienne\tà trois chiffres\t436 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t8434 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES hindi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Talé* Vacances, Voyagea Caméras et professions, nominations 285-71 ïï\"^ 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i SUITE DE LA UNE COLLE_ Valleyf ield veut réglementer la vente de colle aux enfants Marie Franklin, le directeur aurait d'ailleurs fait installer une clôture autour de l'établissment pour empêcher les voitures de revendeurs (pus h ers) de colle de s'aventurer dans la cour de l'école.Il est encore trop tôt pour donner des statistiques sur le nombre exact d'enfants et d'adolescents qui s'intoxiquent à la colle dans la région.L'enquête policière, menée par l'agent Réal La vigne, a cependant permis d'observer que LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i i ) i î L2 17-7 I CODE DU JOUR DIMANCHE 2 MA11993^ | LES ANNONCES CLASSÉES C 285-7111 la vente de tubes de colle a fait un bond étonnant depuis l'an dernier.Ces tubes, vendus séparément, coûtent à peine plus qu'un dollar.Le produit contient des hydrocarbures volatiles destinés à sécher très rapidement les modèles réduits d avions ou de voitures.Les jeunes se servent de sacs de plastique, ou de sacs de papier.Ils peuvent également se plaquer un chiffon imbibé de colle devant le nez et la bouche.Les vapeurs leur donnent une sensation d'euphorie, de griserie.Us ont des visions colorées et deviennent surexcités.L'effet dure de cinq à 10 minutes.Les parents peuvent sentir l'haleine des enfants qui en ont respiré.Jean Dechène, directeur de la maison de désintoxication le Centre Autre-Rive, à Saint-Timothée, près de Valleyfield, espère que d'autres municipalités du Québec vont emboîter le pas.«Le but de cette pétition, c'est que les marchands ne puissent pas vendre un tube de colle sans le modèle réduit à un jeune de moins de 18 ans à moins qu'il ne soit accompagné.» Il ajoute que bien des toxicomanes ont avoué avoir commencé très jeunes à «sniffer » de la colle avant de passer à des substances plus fortes, des drogues recon- nues comme telles.A ce sujet, le maire est d'avis que le gouvernement devrait classer la colle au même titre que les autres drogues dans la loi.On est conscient que nous avons un problème, a dit hier le maire Gaétan Rousse.« Mais nous allons prendre nos responsabilités», a-t-il souligné.Rappelons qu'à Laval, dernièrement, un adolescent de 13 ans qui venait de respirer de la colle s'est lancé du pont de la voie ferrée qui relie Sainte-Rose à Rosemère.L'enfant, fort heureusement, s'en est tiré avec des blessures superficielles.?BÉRÉGOVOY Bérégovoy se suicide «l'injustice» politique.C'est le geste d'un «homme public psychologiquement très atteint» qui «n'avait pas admis que son honneur ait été ainsi mis en cause», a déclaré Jean Glavany, porte-parole du Parti socialiste.«Je pense qu'il souffrait d'une certaine injustice, du jugement porté sur lui.Mais cela datait de plusieurs mois», a-t-il ajouté sur France-infos.Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Philippe Seguin (RPR) et René Monory (Centre) ont tous deux exprimé leur émotion et leur sympathie pour la famille de l'ex-premier ministre.Les proches de l'ex-premier ministre ont souligné qu'il avait encore plus souffert de l'affaire du prêt d'un million de FF que de l'échec des socialistes aux législatives.Le responsable socialiste Jean Poperen a déclaré qu'il ressentait cet événement comme une 'tragédie4: «Il avait été très profondément atteint par ce qu'il ressentait comme très injuste.Il n'a pas supporté qu'on mette en doute son honnêteté.» «Il a été affecté par le caractère injuste des critiques, par la polémique personnelle dont il a été l'objet», a renchéri Michel Charasse, son ancien ministre du budget.L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a exprimé son «sentiment de profond bouleversement».Pierre Mauroy a rendu hommage à «l'ami d'un même combat et d'un même idéal», au «grand ministre de l'économie et des finances qu'il a été, au premier ministre pour son action décisive et reconnue».«Il a été la cible de beaucoup d'attaques injustes et personnelles et je sais qu'en homme d'honneur il en a beaucoup souffert», a dit l'ancien premier ministre dans un communiqué.Le sénateur-maire de Lille y précise avoir reçu deux jours plus tôt une lettre de Pierre Bérégovoy dans laquelle il exprimait «ses regrets que son action gouvernementale, qui avait bien commencé, se soit terminée aussi difficilement».L'ancien premier ministre et président du parti socialiste fran- çais Michel Rocard s'est déclaré «abasourdi et bouleversé» par le suicide de l'ancien premier ministre Pierre Bérégovoy.Michel Rocard a cité parmi les qualités de Pierre Bérégovoy «la détermination, la rigueur, le dévouement».«Dans toutes ses tâches, les plus humbles comme les plus hautes, il a toujours été digne de la confiance qui lui a été faite», a t-il ajouté.«Son bilan a été contesté, il a été même dit sans sourciller que la France n'avait jamais été dans une situation économique aussi mauvaise depuis 1945, son honneur même a été mis en cause, alors qu'il a servi comme personne l'intérêt général.L'injustice est flagrante.Elle doit être réparée», a t-il encore affirmé.Pierre Bérégovoy a occupé, lorsqu'il était premier ministre, une place à part dans une France politique dominée par les énar-ques.Pur autodidacte, cet ancien ouvrier a sans cesse gravi l'échelle sociale pour devenir, après la victoire de François Mitterrand en mai 1981, ministre des Finances puis, en 1992, Premier ministre.Avec pour tout diplôme un brevet élémentaire et un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) d'ajusteur, puis des études à l'Institut du Travail de l'université de Strasbourg alors qu'il avait déjà rejoint le monde du travail, Pierre Bérégovoy, sans renier ses origines ou ses convictions, a su se faire respecter des milieux financiers et de ses homologues étrangers.Apôtre de la probité, défenseur des Français modestes, il avait été très affecté par les révélations, au début de l'année, concernant un prêt de un million de FF (environ 250000$) sans intérêt que lui avait accordé l'homme d'affaires Roger-Patrice Pelât pour l'achat d'un appartement à Paris.Roger-Patrice Pelât, un ami du président François Mitterrand, avait été inculpé, avant sa mort en 1989, dans l'affaire du délit d'initiés liée au rachat de la société américaine Triangle par Pechiney, une entreprise nationale.Pierre Bérégovoy n'a cessé de répéter qu'il n'avait rien à se reprocher, qu'il avait agi dans la stricte légalité.Mais en privé, il n'a pas caché une certaine amertume.«C'est dur», confiait-il à quelques journalistes qui l'accompagnaient pendant une tournée électorale en mars dernier.?FAMILLES Au Canada, les grandes familles résistent encore tionniste.De plus, 85 p.cent pensaient que le phénomène allait s'accentuer encore au cours des prochaines années.« Les caisses de retraite constituent le gros de l'épargne des Canadiens, souligne Robert L.Sil-cox, premier vice-président investissements d'OMERS.C'est une industrie qui doit croître et être gérée de manière responsable.» Pour mesurer le poids de cette affirmation, précisons que les caisses de retraite canadiennes détiennent 70 milliards en actions canadiennes, soit environ 28 p.cent de la capitalisation des entreprises.Ceci en fait les plus gros propriétaires au pays après les grandes familles canadiennes comme les Desmarais, les Wes-ton, les Sobey, les Bombardier ou les Bronfman qui détiennent des blocs de contrôle qui totalisent environ 30 p.cent de la capitalisation boursière.«On se doit d'être des propriétaires responsables parce que personne d'autres que nous ne peut jouer ce rôle, souligne Tullio Ce-drashi, président de la Caisse fiduciaire des employés du CN.Mais nous ne sommes pas des militants aveugles.Notre but final, c'est une plus grande compétitivité des entreprises.» Militants aveugles, certes pas, mais néanmoins de puissants pugilistes dans une petite arène.La capitalisation des compagnies canadiennes représente à peine trois p.cent de celle de la planète, d'où le poids relatif considérable des caisses de retraite ici.Mais il y a plus.La concentration du capital est nettement plus grande au Canada qu'aux États-Unis.Selon une étude faite en 1991 par MM.Donald H.Thain et David Lcighton, toujours de l'Université Western, 73 p.cent des compagnies américaines ont un actionnariat dispersé contre 15 p.cent des sociétés canadiennes.À l'inverse, la moitié des sociétés canadiennes étaient aux mains d'un holding familial qui détient un bloc de contrôle, contre 25 p.cent aux États-Unis.Mais ça change, et rapidement.Avec la déconfiture des Reich-mann et de la branche torontoise des Bronfman, avec les difficultés de Thomson, la capitalisation de quelques joyaux des grandes familles canadiennes est désormais dispersée: Hudson Bay, Interprovincial Pipe Line, John Labatt, MacMillan Bloedel et Torstar.Tout cela en moins de six mois! La dynamique canadienne en matière de régie d'entreprise est donc fort différente de l'américaine.Alors que les administrateurs américains sont les fiduciaires de tous les actionnaires, les administrateurs indépendants de l'actionnaire majoritaire au Canada doivent défendre les intérêts des actionnaires minoritaires.Or, ce n'est pas toujours facile car l'actionnaire de contrôle aime bien se nommer des administrateurs oui ressemblent à des béni-oui-oui.Ce qui complique le tout, c'est qu'il arrive souvent au Canada que le détenteur d'un bloc de contrôle possède un nombre de votes beaucoup plus grand que son nombre d'actions.On émet deux catégories d'actions, une première qui comporte plusieurs droits de vote, disons 20, et une deuxième qui n'en compte qu'un seul.C'est cette seconde qu'on cherche à vendre sur le marché boursier et que détiennent surtout les investisseurs institutionnels.Voilà pourquoi la lutte contre les actions subalternes menée sous le slogan Une action, un vote est au coeur des revendications des investisseurs institutionnels canadiens qui réclament une plus grande démocratie dans les entreprises.Dans l'industrie.Canadien Tire est la cause célèbre qui a mobilisé les investisseurs institutionnels contre les actions subalternes en 1986-87.Dans cette histoire, la famille Billes (Alfred, David et Martha) voulait céder ses actions à des détaillants avec une forte prime par rapport au cours des actions subalternes.Les porteurs de ces actions étaient exclus de la transaction malgré un acte de fiducie prévoyant le contraire.Le conseil d'administration, inféodé à la famille, avait refusé de se tenir debout.Sous le leadership de feu Bill Allen du Groupe Allenvest, les actionnaires lésés ont dû exiger l'intervention de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario pour empêcher la transaction.«C'est sûr que, quand ça va bien, on peut être plus patients, note Claude Lamoureux, président et chef de l'exploitation du Conseil du régime de retraite des enseignants de l'Ontario (TEA-CHERS) doté d'un actif de 27 milliards.Mais ces principes-là sont là pour quelque chose.Et on a plus d'impact quand une compagnie a besoin d'argent.et de nous.» «Dans la majorité des cas, il y a moyen de négocier des arrangements en autant qu'on a affaire à des gens honnêtes et modérés», note M.(arislowsky.En fait, les personnes de l'industrie interrogées par La Presse sont unanimes; des divergences entre investisseurs institutionnels et directions d'entreprises qui dégénèrent en conflit sont l'exception.«Les plus belles batailles sont invisibles», résume M.Ce-drashi dont las compétences en la matière ont été retenues par la Commission américaine des politiques de compétitivité ( Competi-tiveness Policy Council).Néanmoins, les investisseurs se font de plus en plus pressants pour obtenir des changements, tandis que les directions se rendent de plus en plus compte qu'elles doivent les prendre en considération.Même les moins militants des investisseurs institutionnels veulent savoir ce qui se passe derrière le huis clos des conseils d'administration.C'est d'ailleurs la mission d'informer cette industrie que s'est donnée le Groupe Allenvest, spécialisé dans le courtage institutionnel et la régie d'entreprise.Allenvest publie un bulle* tin mensuel où chercheurs et investisseurs échangent opinions et expériences sur la régie d'entreprise.«Allenvest est une sorte de carrefour», décrit Michel Nadeau, premier vice-président affaires stratégiques de la Caisse de dépôt.Au Québec, plus modestement, on retrouve depuis 1989 le discret Réseau des caisses de retraite importantes dont les membres doivent disposer d'un actif minimum de 200 millions.Autour de la table: un actif de 15 milliards.En matière de régie d'entreprise, ses initiatives restent timides.Tout de même, note Richard La-flamme, initiateur du réseau et responsable de la caisse de retraite du Mouvement Desjardins, «on discute de la possibilité de prendre en commun certains votes pour exercer une influence, mais il n'y a rien d'arrêté».On a néanmoins une préoccupation pro-Québec: ainsi, les membres favorisent la Bourse de Montréal à prix égal.Pas question cependant qu'on assiste à une cartellisation des caisses de retraite en ce qui concerne la régie d'entreprise.Car au-delà de préoccupations et d'intérêts communs, chacune «est en compétition par rapport à l'autre et cherche pour elle le meilleur rendement», précise M.Cedrashi.On entendra quand même parler d'elles de plus en plus, de leurs humeurs et de leurs interventions.La raison est fort simple: les sociétés canadiennes auront un besoin grandissant de capitaux et ce sont les caisses de retraite qui ont le plus d'argent à investir.Que les dirigeants d'entreprises se le tiennent pour dit ! ?DEMAIN: Derrière le huis clos des vénérables conseils d'administration: le vide LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MAI 1993 Fête du 1er mai: les ex-travailleurs de Steinberg manifestent contre leur syndicat RAYMOND CEE?VAIS ¦ Les ex-travailleurs de Steinberg étaient au premier rang de la manifestation du 1er mai qui se tenait hier dans les rues de Montréal et qui a attiré seulement 3500 personnes, comparativement à 10000 Tan dernier.Estimant qu'ils ont été abandonnés et trompés par les dirigeants de la section locale 501 des TUAC lorsque Steinberg a fermé ses portes, les ex-employés en avaient gros sur le coeur, hier, particulièrement lorsqu'un dirigeant syndical est venu leur demander d'aller prendre place à l'arrière de la manifestation.«On ne désire pas vous expulser de la manif, mais ce n'est pas votre place ici, on aimerait mieux avoir d'autres personnes », leur a dit sèchement un organisateur.Mais les ex-employés ont refusé de bouger, affirmant que ce n'était pas parce qu'ils poursuivaient en justice leur syndicat qu'ils n'avaient pas le droit de manifester à l'occasion de la Fête des travailleurs.Les anciens de Steinberg ont alors serré les rangs et se sont rapprochés de la première ligne où se trouvaient les Larose, Page et Brouillette.M.Maurice Dupont, ex-employé de Steinberg qui portait fièrement un ancien drapeau de la compagnie qui l'a fait vivre pendant 30 ans, ne pardonne pas à son bureau de direction syndical «d'avoir vendu» ses membres pour 18000 $.«J'estimais pouvoir prendre une préretraite à l'âge de 55 ans et laisser ma place à un jeune.Mais lorsque la compagnie a fermé, je n'ai retiré que des miettes de mon fonds de pension.Je suis condamné à travailler jusqu'à 65 ans parce que mon syndicat m'a abandonné.Et là, on me demande de disparaître pour ne pas nuire à l'image du syndicat.C'est aberrant», a tonné cet homme dont le groupe prépare une grande manifestation en juin pour souligner le PHOTO JEAN GOUPIL, La Presse Travailleurs et chômeurs se sont regroupés hier dans le quartier Villeray, à Montréal, pour célébrer la Fête du 1er mai.Arborant pancartes et drapeaux, c'est en scandant des slogans parfois hostiles au gouvernement qu'ils ont quitté le parc Jarry pour la rue Émile-Journault, où trois orateurs ont pris la parole.premier anniversaire de la disparition de Steinberg.Une des manifestantes, Mme Louise Théorêt, membre du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, a déclaré hier qu'elle prenait part à la manifestation pour démontrer au gouvernement que les fonctionnaires voulaient négocier et non pas se faire imposer une fois de plus leurs conditions salariales par l'employeur.Chez les enseignants, même son de cloche, Diane Fortier, vice-présidente à l'Alliance des professeurs de Montréal, a précisé que les ensei- gnants participaient à la manifestation du 1er mai parce qu'il y avait un lien direct entre la Fête des travailleurs et l'éducation.«Tout travailleur doit essentiellement passer par le système d'éducation.Avec les coupures actuelles, on doit se demander si un jour, les sans-emploi auront la chance d'accéder au marché du travail», a déclaré Mme Fortier.Pour elle et pour bien d'autres, il est temps de serrer les coudes et de faire font commun contre le gouvernement.Gérald Larose, président de la CSN, a déclaré pour sa part que le ministre Daniel Johnson devra se raviser et satisfaire aux conditions minimales des relations de travail.Pourquoi fête-t-on le 1er mai au Québec?«Parce que s'il y a plusieurs idées et idéologies véhiculées au sein du monde syndical, il y a une condition commune à tous, le travail », a précisé M.Larose.«On ne fête pas un régime, ni une forme de gouvernement aujourd'hui, on fête une condition qui est celle des travailleurs et travailleuses», a conclu M.Larose.Le Mois de l'environnement débute par la remise d@ 20000 pousses d'arbre au complexe Desjardins RAYMOND GERVAIS_ ¦ «Les gens qui se donnent la peine de venir chercher un arbre, le plantent rapidement et s'en occupent bien», a déclaré hier l'animateur ra-diophonique bien connu et président de la Fondation québécoise de l'environnement, Louis-Paul Allard, lors la remise de 20000 pousses d'arbre, au complexe Desjardins.Cet événement s'inscrivait dans le double cadre de la Semaine de l'arbre et du Mois de l'environnement.Selon M.Allard, de 85 à 90 p.cent des arbres offerts par la Fondation québécoise en environnement au cours des derniers cinq ans, ont survécu.«Tout réside dans la façon de distribuer les arbres.Si vous les distribuez à des enfants dans les écoles ou lors d'activités où les gens ne sont pas là expressément pour venir chercher un arbre, c'est mauvais.Par contre, s'ils se déplacent, le taux de succès est supérieur.C'est ce qui nous permet de croire à la réussite de l'opération pour un meilleur environnement», a expliqué M.Allard.Hier, une quarantaine d'artistes de la télévision et de la chanson ont participé à la remise de 20000 pins rouges.Cassandra, huit ans, et Jennif er, trois ans, posent avec leur petit arbre, en compagnie de la mascotte Planton.photo jean gouph.u pmm Mme Ginette Beaucage, une résidante de Laval, a précisé hier qu'elle venait chaque année chercher des arbres pour reboiser son terrain en bordure de la rivière des Mille-Iles.«U y a quelques années, nous avons acheté une magnifique terrasse en bordure de la rivière, mais il semble que l'ancien propriétaire avait une dent contre les arbres: il n'y en avait pas un sur la propriété.Comme les arbres sont chers, nous avons décidé de planter des pousses d'arbre et de les regarder pousser.Étonnamment, la croissance des pins est rapide; trpis ans après nos premières plantations, nous avons déjà de jolis arbustes», a confié Mme Beaucage.Louis-Paul Allard a expliqué pour sa part que le but visé par la Fondation était de protéger l'environnement et de sensibiliser les gens aux espaces verts.«Le fait de donner des arbres s'inscrit directement dans la ligne de pensée de l'organisme», a dit M.Allard.Quelque 500000 arbres seront distribués au cours de la semaine à travers le Québec, grâce notamment à la participation des pharmacies Jean Coutu, qui offriront gratuitement les pousses d'arbre.Grâce à la participation du ministère des Terres et Forêts et de commanditaires, la Fondation a donné quelque deux millions d'arbres.Comme l'a précisé M.Allard, les arbres sont gratuits, mais tout don à la Fondation est grandement apprécié SB USE PRÈS DE 20 000$ POUR LE RADIOTHON DE CIBL ¦ Le radiothon de CIBL roulait à un train d'enfer hier alors que les auditeurs de cette station communautaire témoignaient de leur attachement à ce diffuseur en plongeant la main dans leur porte-monnaie.En fin de journée hier, la station avait reçu des dons d'une valeur de 19361 S et inscrits 538 nouveaux membres.L'opération se terminera par une émission spéciale intitulée «Sprint final» à 17 heures, en fin d'après-midi.SAISIE DE STUPÉFIANTS H Tôt hier matin, vers minuit 20, les policiers de l'escouade du crime organisé de Québec, à Joliette, ont saisi pour 22000 $ de stupéfiants et près de 4000 $ de tabac de contrebande dans une résidence de Saint-Damien-de-Brandon, dans la région de Lanaudière.Les policiers ont saisi 890 grammes de haschisch, 43 plants de marijuana, 53 cartons de cigarettes de contrebande, 42 cannettes de tabac de contrebande, cinq bâtons de dynamite ainsi que einq détonateurs.Un homme de 34 ans et une femme de 27 ans ont été arrêtés.L'homme est détenu et devra comparaître demain matin au palais de justice de Joliette.La femme devra comparaître par voie de sommation.CADAVRE REPÊCHÉ ?Le cadavre d'un homme de 50 à 60 ans a été repêché hier après-midi dans le port de Montréal, dans le bassin numéro 1 situé près des rues Mill et de La Commune.Selon une première hypothèse, il pourrait s'agir d'un itinérant.La mort ne remonterait pas à plus de .quelques jours, car le cadavre ne L'EXPRESS flottait pas à la surface.Ce sont des piétons qui ont remarqué le corps entre deux eaux, en fin de matinée.Les membres de la section technique ont finalement réussi à sortir le cadavre vers 15 h.La police classe l'affaire comme une mort douteuse pour le moment.DESCENTE DANS UN BAR ¦ Tard, vendredi soir, les enquêteurs de l'escouade du crime organisé de la sûreté du Québec de Trois-Rivières, ont procédé à une descente au bar Sainte-Julie, à Sain-te-Julie-de-Laurierville.Les policiers ont procédé à huit arrestations, soit deux tenanciers, trois danseuses, et trois clients trouvés en possession de stupéfiants.Cinq frammes de cocaïne, évalués à 000 $ sur le marché noir, en plus de cinq appareils vidéo-poker ont été saisis.Les tenanciers sont présentement détenus et comparaissent demain au palais de justice d'Arthabaska.Les autres personnes arrêtées seront poursuivies ultérieurement par voie de sommation.SAISIE DE VIDÉO-POKER ¦ Vendredi, en fin d'après-midi, les policiers de l'escouade du crime organisé de la sûreté du Québec de Montréal, assistés des policiers de Saint-Constant, ont effectué une perquisition dans un salon de quilles de l'endroit où ils ont saisi neuf dispositifs de jeux de type vidéo-poker.La marchandise saisie aurait une valeur approximative de 27000$.Ce même établissement avait été visité la veille par les policiers de la SQ et 11 dispositifs de jeux du même type avaient été saisis.POUR RIRE ET CONTRE LE SIDA Le nouveau Musée.pour rire tient un marathon de l'humour de 24 heures au cours du week-end, afin d'amasser des fonds pour la lutte contre le sida.Depuis minuit hier soir, le public peut visiter le Musée au coût de 20$ et assister à des spectacles continuels d'humoristes.Le comique new-yorkais Paul Rei-ser et les Québécois Patrick Huard et Lise Dion sont au nombre des vedettes invitées.L'argent recueilli servira à améliorer les services offerts au sidéens.Plus de 21000 visiteurs ont franchi les tourniquets du Musée depuis son ouverture, le 1er avril.Selon le directeur du Musée, Pascuale Iacobacci, ces premiers chiffres officiels correspondent aux attentes de la diection, dont l'objectif est d'attirer 300000 visiteurs annuellement.MISES A PIED CHEZ AIR ALLIANCE ¦ Le transporteur régional québécois Air Alliance procédera à une vingtaine de mises à pied le 1er juin.Des employés des groupes de mécaniciens, agents de bord et pilotes seront touchés.La compagnie justifie ces compressions budgétaires en invoquant le ralentissement économique.Selon le porte-parole d'Air Alliance, Bernard Juteau, le marché québécois est en régression significative depuis plusieurs mois et de telles mesures s'imposaient afin de maintenir la performance financière de la compagnie.Le transporteur soutient que ce réaménagement n'affectera pas les services régionaux de l'entreprise, mis à part les réductions normales de service pour la période estivale.FEMME ARRÊTÉE ¦ Une femme d'une vingtaine d'années a été arrêtée^ vers 3 h samedi matin, après avoir assené un coup de couteau à un jeune homme, lui-aussi dans la vingtaine.La victime n'a pas été blessée gravement et elle a reçu son congé d'hôpital peu de temps après son admission.Ces événements se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi, dans un logement du quartier Montmorency à Beauport.La victime a été menée à l'hôpital par une connaissance, qui a prévenu les policiers.La jeune femme aurait poignardé la victime à la suite d'une querelle amoureuse.La suspecte a pris un couteau et elle a frappé le jeune homme au bras gauche à la hauteur du biceps à une reprise.La victime a pris la fuite et les policiers de la sûreté municipale de Québec (SMQ) ont procédé à l'arrestation de la suspecte dans les minutes qui ont suivi l'altercation.La passion CIBL Louise Harel a ramassé 4000$ à elle seule.Pas tout à fait seule.le libéral Jean-Claude Gobé a contribué lui aussi.Mais c'est elle qui a tout organisé.En riant.Quand elle est allée saluer les téléphonistes avant de partir, ils l'ont accueillie avec une ovation.«L'an prochain, si on s'y prend plus tôt, on va aller chercher 20000$, leur a-t-elle promis.Cinq pé-quistes d'un bord, cinq libéraux de l'autre, on va décupler les dons des auditeurs.Ça va marcher, vous allez voir.» Les invités se succèdent.Des conseillers municipaux plus qu'on peut en asseoir autour d'une table, des représentants de toutes les centrales syndicales, des journalistes, des artistes, des travailleurs du milieu communautaire, ça n'arrête pas.Voir y a consacré sa Une, Radio-Canada a partagé 10 minutes d'antenne en direct, du rarement vu, tous les journaux en ont parlé: le téléthon de CIBL est devenu un des événements les plus courus en ville.Vendredi soir, vers 18 h: M.le maire, dites-nous pourquoi il faut donner généreusement au téléthon de CIBL.Ben voyons.«Pour apprendre ce qui se passe dans les quartiers de Montréal ; pour la culture, pour la contre-culture; pour connaître les enjeux dans les arrondissements.Pour être branché sur Montréal, il faut se brancher sur CIBL.» Un maire proche de ses concitoyens.Personne n'aurait pu lancer la première soirée du téléthon avec plus de ferveur.«Parce que CIBL est irremplaçable», a-t-il insisté.« Parce que CIBL permet à des centaines de jeunes Montréalais de se former, de se développer, de s'enrichir, qu'ils soient techniciens, journalistes ou artistes.on n'a qu'à penser à RBO.» Intarissable.M.Doré a aussi profité de son passage dans les studios du boulevard Pie IX pour rappeler qu'il était lui-même un gars de l'Est, né dans le faubourg à m'Iasse.l'école Fullum, les coups pendables au coin d'ibervillè et Frontenac.«CIBL, a-t-il repris avec sa verve coutumière, contribue à instaurer un sentiment d'appartenance.grâce à sa projection culturelle de chaque arrondissement.être membre de CIBL, c'est contribuer à l'effort de prise en charge.256-7272.» Pour accompagner ces paroles éloquentes d'un geste concret ( une fois n'est pas coutume ), le maire a offert une paire de billets pour le match de mardi au Forum contre les Sabres, à faire tirer parmi les auditeurs qui souscriront un minimum de 15$ dans la prochaine demi-heure.C'est l'extase dans les studios, Jean-Claude Germain est au bord de la crise, attrapez-le vivant.Les témoignages d'amour et de fidélité vont affluer sur ce rythme-là jusqu'à ce soir.Un délire d'amour et de fidélité au 101,5.M.Bibeau, le président de la RIO, a fait un don de 500$ (en notre nom à tous); il nous a rappelé les dimensions de la tour et de combien de degrés elle penchait et la nécessité de recouvrir le stade d'un toit solide, il a donné des dizaines de billets pour visiter les installations olympiques.Marcel Brisebois, le directeur général du Musée d'art contemporain, a parié d'une «jeune génération de journalistes qui possédaient l'imagination pour relever les nouveaux défis».U a ajouté que CIBL , comme le MAC, entretenait des relations étroites avec son public, sans facilité ni complaisance.Et il a conclu, dans un élan grandiose: «Comme un musée, vous avez fonction d'éducation, vous devez provoquer l'admiration, l'exaltation et l'enthousiasme sans lesquels la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.» Jaycee Germain braillait presque lorsqu'il est venu rappeler que le voyage pour deux à Paris serait tiré au hasard vers 20 h 30 dimanche et que l'on obtenait un tee-shirt avec un don de 50$.«Ah Paris!» s'est exclamé Robert Gravel qui venait de terminer une impro de trois minutes sur le thème du temps qui passe.«Ah Paris.Il faut voir Paris.boire du Champagne à un bistro en admirant la tour Eiffel.CIBL, c'est une porte qui vous fait déboucher sur un monde en couleurs, c'est une radio vivante, basée sur l'énergie humaine plutôt que sur la richesse.526-7272» CIBL 101,5.* * * «Ah tu veux savoir.les crapets soleils, jamais deux pareils.» pour annoncer le passage de Louise Forestier et Michel Tremblay «qu'on est bien chanceux d'avoir, lui qui vit surtout à Paris et à Key West».On veut bien sûr savoir pourquoi il faut appeler immédiatement le 256-7272.«Parce que la passion-radio, 101,5, est une chose essentielle à notre vie.Parce que CIBL sent bonne et forte», assure l'écrivain.«La radio n'a pas abusé de mon corps récemment, sauf vous autres», fait savoir la chanteuse, reprenant du même élan un thème que Dan Bigras avait développé un quart d'heure plus tôt : « Vous faisiez jouer mes tounes quand j'pognais pas encore.» Raoul Duguay a interprété un rap composé spécialement pour l'occasion, Jim Corcoran est venu dire qu'il se passait des choses à CIBL qu'il ne se passait pas ailleurs.Ricet Barrier a chanté « Y'a des vers dans l're-blochon ».Attention, revoici JC Germain avec des nouvelles extraordinaires, libérez le pont, les femmes et les enfants d'abord.Oui, mesdames-messieurs, nous allons faire tirer une bicyclette d'une valeur de 600$» et c'est une dame Tremblay qui a gagné les billets de hockey du maire, bravo madame Tremblay.M.Roger Gallagher est venu remettre 500$ au nom des marchands de la promenade Ontario qui devraient tous être branchés sur CIBL, il lance un défi aux autres associations de marchands de Montréal.Plume a chanté «j'ai vendu ma chèvre.on vend toujours queq'chose pour acheter n'importe quoi.n'empêche que moé, l'beau cave, j'iai vendue pareil.» Sylvie Paquette a chanté, live: «l'ai fait naufrage dans tes yeux, mais tu vogues en d'autres lieux.hé-hé-hé, han-han-han.» Hier matin, j'étais en voiture, branché ai) 101,5, vous pensez bien.Michel Chartrand a cité une locution latine, donné son 100$ «comme à toutes les années parce que les autres, c'est juste du marketing pis du profit alors que dans les radios communautaires, y'a d'ia fraternité, d'ia solidarité pis d'I'épa-nouissement.Ça prend des outils pour que le peuple se défende pis c'est pour ça que c'est important d'envoyer des sous à CIBL.» Le numéro de téléphone, M.Chartrand.«l'ai pas peur de l'dire, c'est le 256-7272.» LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 2 MA11993 Quatre des candidats à la direction du PC photographiés avant !e débat de Calgary : Patrick Boyer, Kim Campbell, Carth Tu mer et Jean Char est.photo pc Un autre sondage donne un nouvel élan à la campagne de Jean Charest Presse Canadienne RÇD DEER.Alberta ¦ La ministre Kim Campbell vient de voir fondre un de ses plus solides arguments pour con- LES NCEUX! eront bientôt futés comme pas un.Î0BM : Chaque jour, 25 abonnés chanceux de La Presse reçoivent la première édition du guide «Le Petit Fu té » de Montréal ! Us pourront explorer leur ville jusque dans ses moindres recoins.Voici les chanceux d'aujourd'hui : t Mme Verreault de Montréal M.Gagpi de Montréal M.Lambros de Dollard-des-Ormeaux M.Adam de Montréal M.Montgrain de l'île-Perrot M.Beauregard de Pont-Viau Mme Laurence de LaSalle Mme Partikian de Longueuil M.Cyr de Boucherville Mme Laquerre de Boucherville M.Caron de Saint-Lambert M.Bérubé de Saint-Lambert Mme Dipisa de Montréal-Nord M.Bilodeau d'Anjou M.Calvi de Montréal M.Dagenais de Boisbriand Mme Lavoie de Candiac M.Gariépy de Léry M.Caron de Beloeil Mme Laurin de Saint-Bruno M.Raymond d'Anjou Mme Larouche de Longueuil Mme Zavallone de Saint-Euttache Mme Bernier de Boisbriand M.Brûlé de Duvernay n' n' n' n* n\" n' n' n\" 210189V00 210690G07 210861L04 210903A02 210929M01 213365B01 216427L02 222091P02 n* 222608C01 n° 222810L04 n° 224292C03 n° 2243S3B05 n° 227360D02 n° 234345B02 n° 240063C03 n° 243007D03 n° 260230L03 n° 270300G03 n° 286212C04 n° 28656SL01 n° 234422R01 n9 237553L06 n* 242026Z01 n° 243228B02 n° 246210B00 ¦¦¦¦¦ an ¦¦i Du 2 au 9 mai, les noms de 25 chanceux et chanceuses seront publiés chaque jour.La Presse leur offrira gracieusement un guide «Le Petit Futé» 1993 consacré à Montréal.La valeur totale des prix offerts est de 2 590$.Les règlements sont disponibles à La Presse.POUR ÊTRE CHANCEUX, IL SUFFIT D'ÊTRE ABONNÉ À AB0NNEZ-V0USI 285-6911 vaincre les délégués de l'élire à la direction du Parti conservateur, croit son rival, Jean Charest.Car désormais, elle n'est plus la seule candidate conservatrice susceptible de gagner la prochaine élection, fait-il valoir.Un sondage Angus Reid, publié hier, semble en effet indiquer que l'un ou l'autre des deux ministres pourrait tout aussi bien battre les libéraux aux prochaines élections.«L'argument voulant qu'elle seule pouvait porter le parti au .cIIe feraU ,e meilIeur premier pouvoir lors des prochaines elec- 2*:~:~*~* tions ne tient plus.Maintenant, vorite depuis le début de la course au leadership conservateur, la ministre de la Défense, Kim Campbell.Cependant, Mme Campbell n'en continue pas moins à gagner l'appui d'un plus grand nombre de délégués.Et ce sont eux qui devront choisir le prochain chef conservateur.Un sondage, fait entre le 21 et le 29 avril, indiquait samedi que la ministre Campbell obtiendrait 42 p.cent des votes de 1500 électeurs sondés, qui ont dit croire nous sommes nez à nez», a dit M.Charest hier, lors d'une tournée-éclair qui l'a conduit à travers 1*Alberta, en vue de gagner de nouveaux appuis parmi les délégués.«Nous pouvons tous les deux remporter les prochaines élections», a affirmé le ministre de l'Environnement, qui a également abordé la question du Sénat, advenant son élection.# «Une fois élu premier ministre, si j'ai l'occasion d'abolir le Sénat, je n'hésiterai pas à le faire», a-t-ii déclaré, au cours d'une rencontre avec une quarantaine de militants, à Red Deer, au centre de I'Alberta.Mais il a indiqué qu'il ne prendrait pas l'initiative de mettre en branle le processus de reforme constitutionnelle.Au cours des derniers jours, trois sondages sont venus coup sur coup indiquer une baisse de popularité de celle qui était la fa- ministre.Jean Chrétien aurait pour sa part 20 p.cent des appuis, et huit p.cent iraient à Audrey McLaughlin, du NPD.Si c'était M.Charest qui emportait la course, il pourrait compter sur l'appui de 39 p.cent des électeurs lors des prochaines élections, contre 28 p.cent pour M.Chrétien et 17 p.cent pour Mme McLaughlin.Ce nouveau sondage donne un nouvel élan à la campagne de M.Charest.Le ministre de l'Emploi et de l'immigration, M.Bernard Val-court, a annoncé quant à lui qu'il appuyait la candidature de Mme Campbell.M.Charest a accusé le coup en rétorquant qu'au cours des derniers jours il avait reçu plusieurs appuis, dont celui de la ministre des Affaires extérieures, Mme Barbara MacDougall, de la ministre Monique Vézina et du ministre de l'Énergie, Bill McKnight.DÊi U LTATS fl\\A loto-quôbec uêbec Tirage du 93-05-01 4 18 39 40 42 43 Numéro complémentaire: 17 Prochain tirage: 93-05-05 Tirage du 93-05-01 NUMEROS 701580 01580 1580 580 80 0 lots 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 93-05-01 9 13 21 2& 2Sl 15.42 46 47 49 56 57 60 62 65 66 Prochain tirage: 93-05-02 S Fit CI Tirage du 93-05-01 GAGNANTS 2 4 11 25 28 41 Numéro complémentaire: 10 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 2 44 1 895 28 899 lots 1 000 000,00$ 12 928,30$ 391.70$ 42,40$ 5$ mise-tôt 10 12 29 40 lots 555,50$ gagnants 90 ventes totales: 1003 732,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ T V A, le réseau des tirages de Loto-Ouebec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Un match nul entre Campbell et Charest ANDRÉ PRATTE ¦'^aat e fut certainement la meilleure performance de Kim Campbell depuis le début des débats entre les aspirants au poste de chef du Parti conservateur.Attaquée à plusieurs reprises par ses cinq poursuivants, elle a répliqué avec assurance et décoché elle-même quelques flèches.Mais cela n'a pas été suffisant pour éclipser Jean Charest, qui grâce à son humour et à ses talents de plaideur, a pu arracher un match nul à la ministre de la Défense.Sur les différents sujets abordés \u2014 le financement des méga-projets, les compressions budgétaires, la loi sur les jeunes contrevenants \u2014 les deux principaux candidats ont exposé des idées aussi similaires que vagues.Ni Mme Campbell ni M.Charest n'ont relevé le défi que leur a lancé le député Garth fumer de dire précisément quelles compressions ils proposaient pour venir à bout du déficit du gouvernement fédéral.M.Charest a répété son plan en cinq points, ce qui lui a valu une réplique cinglante de sa collègue: «C'est un excellent plan Jean, c'est d'ailleurs la politique actuelle du gouvernement.».L'auditoire est resté de glace.Mme Campbell elle-même a parlé de sa stratégie à trois volets, a laquelle on aurait tout aussi bien pu répondre: «C'est un excellent plan Kim, c'est d'ailleurs la politique actuelle du gouvernement.» M.Turner et les trois autres candidats marginaux ont dès lors eu beau jeu de se moquer de l'imprécision des engagements des deux favoris.Cela leur a permis de voler la vedette.Garth Turner et Patrick Boyer ne manquèrent pas une occasion de montrer à la caméra leur livre respectif, et d'en citer les solutions précises \u2014 mais souvent simplistes \u2014 qu'ils mettent de l'avant pour réduire le déficit.«Avec tous ces livres dont on parle, je me demande s'il ne faudrait pas abolir la TPS sur les livres ! », a lancé un Jean Charest blagueur.L'homme d'affaires ontarien John Long, qui a choisi cette course au leadership pour tenter de ressuciter les idées du Crédit social, a été frappé par un éclair de lucidité lorsqu'il s'en est pris aux promesses de ses adversaires: «Vous promettez d'éliminer le déficit en quatre ou cinq ans.Cela veut dire réduire les dépenses du gouvernement de 25 p.cent ! le crois qu'en faisant cela, nous plongerions le pays dans une profonde dépression !».Trop de français Durant les deux heures du débat, on a eu droit à deux questions en français, auxquelles la plupart des candidats ont répondu en français.C'était trop pour certains conservateurs albertains: lorsque, au milieu d'un de ces échanges, le député Jim Edwards a annoncé qu'il allait répondre en anglais, il a eu droit à des applaudissements.M.Edwards n'a pas apprécié: «je vais répondre en français si vous êtes impolis.» Si courageux à Montréal la semaine dernière lorsqu'il s'est agi de prendre la défense des Québécois anglophones, M.Charest ne l'a pas été assez pour saisir cette occasion et adresser aux gens de Calgary un plaidoyer semblable en faveur des droits des francophones.Mme Campbell non plus d'ailleurs.La ministre de la Défense n'a pas hésité cependant à s'en prendre de front au Reform Party, dans la province où il est le plus menaçant.Au cours d'une discussion sur la réforme du Sénat, Mme Campbell a lancé l'avertissement suivant: « Les Canadiens devraient faire très attention de ne pas être séduits par des partis régionaux, parce que ce que font ces partis est d'écarter cette région de la table autour de laquelle les décisions sont prises.» Sûre de gagner?Cette performance, pas éclatante mais correcte, suffira-t-elle à endiguer la menace posée par la naissance d'un fort courant favorable à Jean Charest?À plusieurs moments durant le forum, Mme Campbell s'est assise, un peu en retrait, laissant les cinq autres candidats discuter.L'air de dire: «Allez-y les gars, moi de toute façon, je suis sûre de gagner».C'est le message que ses organisateurs transmettent à leurs troupes et aux médias: si tout le monde fait son travail, d'ici la fin de la semaine prochaine, les assemblées qui auront eu lieu dans les 295 circonscriptions du pays auront élu une forte majorité de délégués pro-Camp-bell.L'organisation Charest admet que Mme Campbell peut compter sur l'appui de près de la moitié des délégués choisis jusqu'à maintenant.Mais elle estime qu'environ 20 p.cent des délégués élus n'ont pas encore pris position, un pourcentage qu'ont contribué à gonfler les bonnes performances de M.Charest au cours des deux premiers débats, et que pourraient maintenant influencer les récents sondages indiquant qu'il est presque aussi populaire que sa collègue.Dans une entrevue à La Presse hier, l'organisateur en chef du jeune candidat soulignait aussi qu'outre les 2700 délégués élus dans les comtés, 1100 autres conservateurs \u2014 députés, membres des exécutifs national et provinciaux du PC, députés conservateurs provinciaux, etc.\u2014 auront droit de vote à Ottawa.«40 p.cent des délégués élus ne veut donc pas dire 40 p.cent du vote au congrès», de dire M.David Small.«La moitié des délégués seront choisis cette semaine, et notre objectif est de faire en sorte que le plus grand nombre possible d'entre eux ne s'engagent pas dès maintenant à l'égard d'un candidat», a fait savoir M.Small.Ce qui explique l'appel lancé à la fin du débat de vendredi soir par le ministre de l'Environnement: « Je veux rappeler à tous les délégués qu'ils ont la liberté de choisir.Le 13 juin, vous devriez faire le bon choix pour le parti et le bon choix pour votre pays.Gardez votre liberté de choisir!» Une accalmie temporaire Presse Canadienne WASHINGTON ¦ Le calme actuel au Canada et au Québec dans le dossier constitutionnel n'est que temporaire, estiment des spécialistes en relations canado-américaines.Ces experts, qui se rencontraient hier à Washington dans le cadre d'un symposium, célébraient ainsi, à leur façon, les 50 ans de l'école des études internationales avancées de l'Université Johns Hopkins.e tofco-cju£i)£C R E S U LTATS o t q u é b NUMÉROS 616276 16276 6276 276 76 61627 6162 616 \u2022 Tirage du 93-04-30 ?LOTS 50 000$ 5 000$ 250$ 25$ 5$ iiiii $ 100$ 10$ PR'OAflIN.GIAI Tirage du 93-04-30 NUMÉRO DÉCOMPOSABLE NUMÉROS 3150499 150499 50499 0499 499 99 LOTS 1000 000$ 5000$ 500$ 100$ 25$ 5$ Tirage du 9304-30 11 16 21 22 23 50 Prochain 59 31 60 93-05-01 35 67 40 68 47 69 48 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirages du 93-04-25 au 93-05-01 3 4 517 2174 548 3200 453 1917 314 3956 287 2343 291 8138 436 8434 Tirage du 93-04-30 NUMÉROS LOTS 232159 250 000$ 32159 2 500 $ 2159 250 $ 159 25 $ 59 10 $ TV A, .le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Le directeur suppléant du centre d'études canadiennes de cette école prestigieuse, M.Greg Mar-childon, a profité d'un atelier sur l'avenir du Canada et du Québec pour affirmer que l'accalmie actuelle ne durera pas plus de deux ou trois ans.«Ça ne peut pas tenir, a-t-il déclaré.U est nécessaire d'apporter une solution.Le Québec et le Canada sont trop dynamique pour permettre quoi que ce soit d'autre.» U a soutenu qu'il serait erroné d'interpréter le calme actuel comme une acceptation du statu quo.Une étudiante en études canadiennes, Mme Adair Roberts, a abondé en ce sens.Selon elle, le report de l'attention générale sur l'économie à la suite de l'échec de l'Accord de Charlottetown sera de courte durée.Torontoise d'origine, elle a dit croire que le mauvais état de l'économie pourrait contribuer à la victoire de l'indépendance au Québec.M.Charles Doran, le directeur du centre d'études canadiennes, a fait remarquer que le rejet de l'Accord de Charlottetown n'avait rien réglé.Les Canadiens anglais veulent toujours un Canada uni, mais ils ne sont pas prompts aux compromis, a-t-il affirmé.De son côté, M.Joseph Jockel, le directeur du Centre d'études stragétiques et internationales, un institut de recherche situé à Washington, a fait remarquer que les Québécois et les Canadiens auront à prendre beaucoup de décisions cruciales au cours des prochaines mois et des prochaines années. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MA11993 Souveraineté : le PO se fait rassurant face aux fonctionnaires fédéraux du Québec A5 CILLES PAQUIN ¦ Le Parti québécois a décidé de prendre les grands moyens pour convaincre les 72 000 fonctionnaires fédéraux travaillant au Québec que la souveraineté ne se fera pas sur leur dos.«Nous allons demander au prochain congrès du Parti, en août, de s'engager fermement à garantir leur intégration à la fonction publique du Québec», a déclaré la députée de Taillon et responsable de ce dossier Pauline Marois.Un comité extraordinaire du PQ a longuement étudié cette question pour en arriver à la conclusion que l'intégration des fonctionnaires fédéraux était non seulement possible mais nécessaire.Possible, car le Québec n'a jamais eu, dans la fonction publique fédérale, le nombre d'emplois (18 p.cent) correspondant à sa proportion de la population canadienne (25 p.cent) ou à sa contribution au produit intérieur brut (23 p.cent).11 détient donc la capacité d'intégrer les employés fédéraux au service du nouvel État souverain, soutient le document du PQ.Nécessaire, car le Québec devra assumer l'ensemble des pouvoirs normalement dévolus à un État.Pour accomplir cette mission élargie, le Québec doit pouvoir compter sur un appareil gouvernemental capable d'offrir au public les services de qualité auxquels il a droit, ajoute le texte.Selon Mme Marois, l'enjeu principal est d'assurer le maintien du niveau d'emploi dans la fonction publique ainsi que l'activité économique qui en découle.Question particulièrement importante dans les régions où se trouvent un nombre important de fonctionnaires fédéraux, soit 19 277 à Hull ; 23 613 à Montréal et 6441 à Québec.Pour rassurer ceux qui sont préoccupés par l'existence même de leur emploi et pour répondre aux appréhensions de l'actuelle fonction publique québécoise face à ce fort contingent de nouveaux employés, le PQ doit adopter une position claire.Ainsi, il s'engage à offrir à chacun des fonctionnaires fédéraux du Québec un poste équivalent dans la nouvelle fonction publique québécoise; à reconnaître leurs structures de représentation syndicales et à négocier avec elles l'intégration.À l'endroit des membres de l'actuelle fonction publique du Québec, le PQ s'engage à les associer à la démarche visant à créer le nouvel appareil gouvernemental.Finalement, la Parti québécois prend l'engagement de maintenir dans chacune des régions un niveau d'emploi d'administration publique et un niveau de masse salariale équivalents à ceux en vigueur lors de l'accession à la souveraineté.Si ces objectifs ne sont pas atteints, l'État devra compenser en versant la différence dans un fonds de développement régional qui sera administré par les institutions locales, précise le document du PQ.Comme de tels changements auront un impact plus important dans l'Outaouais en raison de la proximité d'Ottawa, le rapport du PQ propose également d'y mettre sur pied un «vigoureux plan de diversification économique».Tout une gamme de mesures susceptibles de rassurer la population de l'Outaouais autant que les fonctionnaires fédéraux, viennent donc s'ajouter à celles énumérées plus haut.Il reste à voir maintenant si ce plan sera bien reçu par les employés fédéraux, une catégorie de travailleurs qui croyaient jouir d'une garantie d'emploi totale, mais qui a perdu cette certitude depuis que l'État fédéral multiplie les compressions budgétaires et les abolitions de postes dans la fonction publique.Nathalie Petrowskï PHOTO JEAN GOUPIL.La Presse Le candidat à la mairie de Laval, Jean Rizzuto, et son organisateur en chef, Jean Fournier, étaient visiblement forts satisfaits, hier, devant le succès du brunch-bénéfice d'Option-Laval.Face à l'affluence, on a dû dresser d'urgence, 235 couverts de plus que prévu.Laval : plus de 1100 personnes « bravent » le beau m temps pour assister au brunch de Jean Rizzuto le candidate la mairie d'Option-Laval dénonce l'administration du PRO de Cilles Vaillancourt JEAN-PAUL CHARBONNEAU S Plus de 1100 personnes ont fait fi du beau temps hier matin, pour aller écouter le candidat à la mairie d'Option Laval, Jean Rizzuto, qui s'en est pris à l'administration du maire Gilles Vaillancourt, l'accusant principalement de trop et mal dépenser.Les organisateurs du brunch avaient demandé à la direction de la salle de mettre 900 couverts, mais on a dû en ajouter 235 à la dernière minute pour satisfaire tous ceux qui se sont présentés.Parmi l'assistance, on pouvait remarquer les trois candidats du Bloc québécois des comtés lavallois aux prochaines élections fédérales.Michel Leduc, Maud Desbiens et Madeleine Dalphond-Guirald ont tous joué un rôle de premier plan dans le passé avec le Parti québécois.M.Leduc a même été député à l'Assemblée nationale.Le sénateur Pietro Rizzuto, frère du candidat à la mairie d'Option Laval et responsable de la campagne de Jean Chrétien au Québec, n'était pas à ce rassemblement, tout comme les trois candidats choisis pour représenter le Parti libéral du Canada, lors du prochain scrutin.Pour |ean Rizzuto, il est urgent de défaire Gilles Vaillancourt, qui est à l'hôtel de ville depuis 20 ans.«Il a été élu conseiller avec Lucien Paiement, qui avait à ses côtés Michel Fréchette et Pierre Viau.Ces deux éminences grises sont encore là.Rien n'a changé.En 20 ans, c'est toujours pareil.Option Laval n'est pas le parti d'une clique, d'un petit club sélect.C'est votre parti», a lancé le prétendant aux hommes et femmes venus l'entendre.Il a soutenu qu'Option Laval était le parti de toutes les souches de la société lavalloises.«Nous étions 75 à la fin de janvier, poursuit-il, lors du lancement du parti.Puis, 250 lors de l'annonce de ma candidature et, aujourd'hui, pour assister à un brunch par un beau samedi matin, nous sommes plus de 1100.Option Laval est un parti démocratique, pour nous financer nous avons organisé ce premier brunch à un prix populaire, 15$.Pendant que l'autre parti (Parti du ralliement officiel des Lavallois de maire Gilles Vaillancourt) tiendra une activité à 150$ demain.Notre financement reposera vraiment sur la participation de tous.» « Ca va mal » Puis à l'endroit de l'assistance, il a lancé: «Pourquoi êtes-vous si nombreux ce matin?» 11 a répondu lui-même rapidement: «Parce que ça va mal à Laval.» 11 a repris en lançant: «Option Laval s'engage à gérer cette ville afin que tous les citoyens y vivent mieux.» Pour lui l'adminisration en place dépense trop et surtout mal.«Nous sommes endettés pour 800 millions de dollars.Ça na pas de sens quand il faut emprunter pour faire l'épicerie.» Dans son allocution, il s'en est pris au transport en commun, au chômage, à la pauvreté et au mauvais taux de solution des crimes dans Laval.«Nous avons, précise-t-il, pourtant d'excellents policiers, mais l'administration Vaillancourt ne leur a pas donné les moyens de faire leur travail.» Les élections municipales à Laval auront lieu le dimanche 7 novembre prochain et déjà, soit à six mois du scrutin, les Lavallois sont entraînés dans la campagne.Aujourd'hui, c'est au tour du PRO du maire sortant de faire un rassemblement public.Le Parti Égalité demandera à Ottawa de forcer la main de Robert Bourassa CILLES PAQUIN ¦ Selon le Parti Égalité le gouvernement fédéral a le devoir et le droit de désavouer toute nouvelle loi linguistique du Québec imposant des restrictions à l'usage de l'anglais dans l'affichage commercial.«Nous croyons que la liberté d'expression reconnue par l'ONU s'applique à toutes formes d'affichage.Il n'est pas question de tolérer des exceptions comme veut le faire le Parti libéral », a déclaré hier le chef du PE Keith Henderson.S'adressant au Conseil général de son parti à Montréal, M.Henderson 6*est engagé à solliciter l'intervention d'Ottawa pour forcer la main de Robert Bourassa si jamais Québec voulait encore une fois déroger à la Charte des droits.L'Acte de l'Amérique Britannique du Nord (AABN) donne à Ottawa un pouvoir de désaveu des lois provinciales et celui-ci l'a utilisé à plusieurs reprises au siècle dernier dit M.Henderson.Même si de nombreux législateurs soutiennent que ce pouvoir est désuet, le chef du PE affirme qu'il existe toujours et pourrait contrer la volonté des libéraux.Selon lui, il est tout à fait injustifiable de faire des distinctions entre l'affichage devant un commerce et les panneaux réclame le long des routes ou dans les transports en commun comme semble disposé à le faire Québec.«Le Canada a déclaré devant le Comité des droits de l'homme des Nations unies qu'il n'accepterait pas de laisser un gouvernement brimer les droits des citoyens en utilisant la clause dérogatoire de la Charte canadienne», prétend M.Henderson.Si Ottawa refusait maintenant d'intervenir au Québec pour ménager son allié politique il ferait preuve d'une hypocrisie inqualifiable croit M.Henderson.Pour sa part le Parti Égalité entend aller encore plus loin advenant que le gouvernement Bourassa donne suite à son intention de limiter encore une fois l'affichage bilingue.Le PE encouragera les citoyens à retourner devant le Comité de l'ONU pour dénoncer le Québec dit M.Henderson.Ouvrir l'école anglaise Mais il n'y a pas que l'affichage qui inquiète le Parti Égalité, l'éducation le préoccupe tout autant.Le Conseil général du parti libéral a demandé au gouvernement de maintenir le statu quo dans le domaine scolaire déplore M.Henderson.«Nous voulons que le gouvernement cesse d'interdire aux immigrants de fréquenter les écoles de langue anglaise.Qu'il rétablisse la liberté de choix totale des parents et qu'il n'établisse plus de distinction entre les citoyens», souligne-t-il.Même si les inscriptions aux écoles de langue française connaissent également un chute importante depuis quelques années, M.Henderson soutient que la situation est plus dramatique dans le secteur anglais en raison de la Loi 101.Tant que les libéraux maintiendront ces articles de la Loi 101, les anglophones n'auront aucune raison de leur faire confiance affirme M.Henderson.Le combat du Parti Éga- Keith Henderson lité se poursuivra et il sera de nouveau présent lors des prochaines élections pour offrir aux électeurs unef^oic fédéraliste.Le retour de l'écrivain errant eux tuiles majeures attendaient Jacques God-bout à son retour de Paris après six mois d'exil passés à écrire un nouveau roman dans le bûcher des vanités parisiennes.D'abord une tempête aussi inattendue qu'indésirée le fit brutalement renouer avec ces quelques arpents de neige comateuse qu'il avait cru pour un temps pouvoir déjouer.Et puis la dernière livraison de la revue Liberté, une revue qu'il a fondée avec quelques amis il y a 30 ans, l'attaquait sauvagement par le truchement d'un jeune blanc bec du nom de Serge Cantin.Dans un texte de 30 pages, songé à souhait et intitulé La fatigue culturelle de Jacques Godbout, titre à moitié emprunté à Hubert Aquin, l'auteur inconnu mais plus pour longtemps vu la rapidité avec laquelle la revue s'envole dans les librairies, démolit l'écrivain qu'il accuse d'avoir sciemment exploité l'ambiguïté des Québécois, écrivain dont la réputation reposerait sur une méprise et qui entretiendrait avec Robert Bourassa non seulement une amitié de collège mais «un même profond et déléthère attachement à une vision statique et minoritaire du Québec».Le texte est dévastateur et Godbout moins dévasté que furieux à l'idée que ses ex-amis aient publié un tel torchon sans avoir eu la décence de l'avertir.Ce jeune homme dont je ne veux pas savoir le nom, dit Godbout, ne connaît rien à rien.Il prétend que je refuse le titre d'intellectuel sans même savoir que j'ai commencé ma carrière médiatique en m'en prenant à l'auteur de téléromans Jean Desprès et en osant lui rappeler que j'étais un intellectuel! Il m'accuse d'abnégation culturelle quand je dis que Mordecai Richler est un des grands écrivains du Québec.Mordecai n'est peut-être pas un Canadien français, mais c'est un écrivain d'ici comme Gabrielle Roy qui vient des Prairies ou Antonine Maillet qui est une Acadienne qui vit maintenant à Outremont.Visiblement, Jacques Godbout n'apprécie pas la critique même celle diffusée au nom de la liberté.Heureusement qu'avec la critique viennent aussi les fleurs.À peine remis de sa colère, Godbout apprenait dans ce journal-même que plusieurs de ses pairs le voyaient comme prochain ministre de la Culture.Godbout reçut le compliment comme un baume sur ses blessures de guerre avant de s'interroger sur cet étrange paradoxe voulant qu'un même homme dans une même semaine soit démoli et porté aux nues par une même société.Mais n'était-ce pas un peu dans l'ordre des choses et dans l'ordre de ce personnage ironique, en proie à un éternel tiraillement de schizophrène, toujours entre deux eaux, deux chaises, deux cultures, deux pays.Dans un sens, il n'y a rien d'étonnant à ce que Jacques Godbout ait été accueilli à son retour avec une brique, un fanal et des fleurs.Un autre serait parti et revenu qu'on l'aurait jamais su.Pas Godbout.* * * \u2014 Tu ne pourras jamais écrire de papier avec ça! m'annonça presque triomphalement Godbout assis rue Bernard à la première terrasse du printemps devant un café crème typiquement parisien.\u2014 Et pourquoi pas?fit la journaliste amusée.Mais l'écrivain ne put en dire davantage, trop accaparé par ce foutu décalage horaire et culturel et par la nécessité physique de rejeter l'eau, l'air, la densité démographique, le bruit et la bouffe parisienne qu'il avait mis six mois à intérioriser.C'est la première fois que Godbout et sa femme, éternels amants de la métropole parisienne, y passent un aussi long séjour.C'est la première fois aussi qu'ils reviennent un peu à contrecoeur, pas tout à fait rassasiés du luxe intellectuel et du débordement des musées, des librairies, des débats et des discours.\u2014 Après six mois en Afrique, je m'ennuyais du boulevard Décarie, dit Godbout.Après six mois en Californie, j'avais l'impression d'avoir fait le tour, mais au bout de six mois en Europe, j'ai l'impression qu'il me reste une foule de choses à découvrir.Godbout n'a pas prolongé son séjour pour autant ni décidé de tout liquider ici pour recommencer à zéro là-bas.L'écrivain a trop besoin d'exister dans sa province pour devenir une simple rumeur dans la cacophonie parisienne.De là à annoncer qu'il accepte le titre vénérable de ministre de la Culture, il y a un pas qu'il refuse de franchir.Godbout a pourtant la tête de l'emploi et toute la culture nécessaire pour devenir une sorte d'André Malraux décontracté.Son aisance et sa distinction naturelles, comme l'écrit son jeune ennemi, nous changerait des curés sans aisance et des comptables sans distinction qui se sont succédés dans ce ministère aux allures maraîchères.Mais Godbout ne veut rien entendre.11 esquive la question en se rabattant sur sa plus sûre compagne, l'ironie.\u2014 Je ne suis pas sûr que la voirie ne m'intéresserait pas plus que la culture, badine-t-il.Et puis pourquoi s'arrêter en chemin?Pourquoi pas maire de Montréal?Pourquoi pas pape.l'adore Rome l'hiver.Godbout ne livre pas facilement le fond de sa pensée.Et le fond de sa pensée c'est que la politique \u2014 et non le politique \u2014 l'emmerde souverainement.\u2014 Te rends-tu compte des étapes par lesquelles il faut passer?D'abord il faut se faire élire et pour cela, il y a le porte à porte, les bingos, les soupers de salle paroissiale, les épluchettes de blé d'Inde.J'admire les gens qui le font car moi j'en suis parfaitement incapable.Sans compter qu'une fois élu, on ne se retrouve pas forcément dans le ministère de son choix ni entouré de gens avec qui on veut travailler.Et puis de toute façon, qui dit que je n'ai pas d'autres choses à faire.Godbout est pourtant déjà passé à un cheveu de se retrouver au fameux ministère.C'était à l'époque de René Lé-vesque, qui venait de nommer Denis Vaugeois à la Culture et lui suggéra de prendre Godbout comme sous-ministre.\u2014 l'ai passé une journée complète avec Vaugeois.À la fin, il était convaincu qu'en m'erabau-chant je deviendrais rapidement ministre et lui mon subalterne.Godbout rit de l'incident tout en en tirant une certaine fierté.Celle du fauteur de troubles ou du mouton noir, celle du réfractaire professionnel qui ne se laissera jamais embrigader par aucun pouvoir.Nous voilà donc prévenus.Le prochain ministre de la Culture ne s'appellera pas Jacques Godbout.De toute façon si |ean Chrétien est élu, Godbout a juré devant témoin de s'exiler.\u2014 La promesse tient toujours, dit-il.l'espère pour lui que |ean Chrétien aura la gentillesse de s'abstenir, sans quoi le Canadien errant risque bientôt d'avoir un frère écrivain. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, OmilANCHE 2 MAI 199S LÉS ELECtldNS À TERRE-NEUVE Shannon Parle, 7 ans, Cox's Cove.PHOTO CP est très attentif aux propos de Clyde Wells, à Clyde Wells a été bien accueilli, vendredi, par des électeurs de Sheppardville, dans l'ouest de la province.PHOTO CP Le secteur public goûte à la médecine de Clyde Wells Les observateurs lui prédisent une victoire moins forte qu'en 89 alors qu'il avait remporté 32 des 52 sièges gCrald leblanc envoyé spécial La Presse à SAINT-JEAN L es Québécois n'oublieront jamais la rigide logique de Clyde Wells.Le fossoyeur de raccord du lac Meech au nom de l'intangible égalité de tous les Canadiens.C'est maintenant le tour des syndicats de goûter à la médecine du docteur Clyde, dont la détermination n'a d égale que la simplicité des arguments, qui a déclaré la guerre aux employés de l'État.Terre-Neuve détient le championnat de l'endettement et la pire cote de crédit au Canada.En préparant son budget 93-94 de 3,2 milliards, Clyde Wells avait décidé qu'il ne pouvait afficher un déficit de plus de 50 millions et qu'il fallait donc couper 70 millions dans le secteur public.11 a offert aux fonctionnaires, enseignants et infirmières le choix entre une réduction de salaires, déjà gelés depuis deux ans, ou une diminution des fonds de pension.Ils o(it dit non et les enseignants ont donné un mandat de grève à leur syndicat.«On va voir qui dirige la province, les syndicats ou le gouvernement», leur a répondu Clyde Wells en déclenchant inopinément des élections de demain, avec une très courte campagne de 28 jours, incluant les deux longs week-ends de Pâques et de la Saint-Georges, la fête des Anglais chômée a Terre-Neuve.Comme on n'a pas eu le temps de refaire la liste électorale, on fonctionne avec celte de 1988 et dans certains comtés, Saint-Iean centre par exemple, plus de 25 p.cent des électeurs ne son pas inscrits.Une orgie d'assermenta-tions en perspective pour demain! Les deux seuls sondages effectués durant la campagne donne une confortable avance de 15 points aux libéraux de Wells sur les conservateurs de Len Simms, qui n'a jamais réussi à faire le poids devant le héros national de Meech.Les observateurs s'entendent pour prédire une victoire de Wells, moins forte cependant qu'en 89 alors qu'il avait remporté 32 des 52 sièges.La brièveté de la campagne et l'apathie générale d'un électorat désespéré permet- tront à Clyde Wells de se faire réélire sans avoir à rendre compte de son premier mandat.Un bien petit monde Tôt jeudi matin, le premier ministre était dans la circonscription de Saint-fean centre, le coeur de la capitale et métropole, où son ministre de la Santé, Hubert Kitchen, est en danger.C'est un autre Clyde Wells, serrant des mains et participant à un concert de klaxons qu'on a pu voir arriver à bord de son autobus de campagne «Le Libéral Express».«La campagne se déroule selon nos plans mais il ne faut prendre aucun électeur pour acquis», a dit le leader acclame par les travailleurs d'élection libéraux de Saint-Iean.«Dans le reste du Canada vous n'avez vu que la partie académique et aristocratique de Clyde Wells, mais ici on a droit à l'homme tout entier, avec son vieux fond terre-neuvien de bagarreur électoral», faisait remarquer |im Wînter, courtier en immeubles et commentateur politique à ses heures.La campagne n'a pas été de tout repos pour Clyde Wells qui s'est fait chahuter à maintes reprises et qui s'est fait interpeller par les I 1 100 minutes pour maman Achetez un cellulaire et mettez-le en service sur le réseau Cantel et obtenez, EN PRIME de Radio Shack, 100 minutes de temps d'antenne \u2014 une valeur de ^50! EXPIRE À LA FÊTE DES MÈRES, LE 9 MAI 93 * - t \\ I m m» ,cxj .pat ¦< .il) m m 100 tninu^l^ Technophons RABAIS ^169.Avec mémoire alphanumérique de 100 numéros avec les noms correspondants.Pile rechargeable de longue durée.171-8503 Les cellulaires doivent être mis en strvicc avec un nouveau numéro nu moment de la vente pour un minimum de fî mois.Aucun plan d'usager occasionnel éli((ible.RABAIS M49.La charge de la pile permet 72 minutes de communication et dure 10 heures en attente.Mémoire de 30 numéros.285 grammes.17-8008 uc 27Q95 RABAIS «219.Mémoire alphanumérique pour des noms avec les numéros.Le cellulaire compose le numéro que vous indiquez par un code.Mémoire de 48 numéros.Il fera dans votre poche et dans votre budget.285 grammes.17-1060 % k % à ¦ ¦ ¦ ^50 I Les prix sont valides Jusqu'au gaNtel 9 mai AGENT AGRÉÉ ¦4 DEMANDtZ-LAt M«K''>)«*'' pluk tacite* mi'nl a\\ft unr carte Kadtu ^hMk Dcmaii-dri*)a dam Ict ma^-\u2022ini cl driailUnli Kaàio T,%?l ¦.^irJlt l'1/IIMC'AtJ.AUhLTlE Radié/hâiél^ Rrtdin Shack rtjftti* tmilc n-s-poiisabitilû relativement aux erreurs photographiques ou typO(^raphi()U(-.s.Nousindiquoni» les prix de d.a7-5 > DANS 15 STADES OLYMPIQUES, ILYA SÛREMENT UN ACHETEUR POUR VOTRE AUTO 1 ta al z*** i ^8 5> 13,49 5 JOURS.Placez votre annonce dans La Presse.Elle compte 936 000* lecteurs par semaine.De quoi remplir 15 stades olympiques ! 285-7111 1 800 3 6 1 - 5 0 1 3 C E Aucun changement au texte en cours de publication.Annulation possible dès la première parution.Facturation pour les 7 jours dans tous les cas.'Source: NAOBank (£) 92.Selon une étude commanditée par les quotidiens de Montréal.Calcul orfectué uniquement auprès des adultes 18 ans* de la grande région de Montréal s .s e E \u2022 S : r i i i i 4 I I En spécial jusqu'au 7 mai, seulement chez.Broadway VOTRE NISSAN EN VILLE GXE 1993 Automatique \u2022 Climatiseur Stéréo/cassette AM FM Vitres électriques Verrouillage électrique *Tran\\pon.préparation et Lues en sus mm \u2022 \u2022 .*\u2022\u2022.* ¦m prix de liste pour seulement 18 489$ ¦ !\u2022 \u2014 \u2014\u2014 -.2223 LEGER LAS AL LE 366=8931 A8 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 2 MA11993 À L'affaire Boyer ^/i septembre 1945, quelques mois à peine après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, un jeune diplomate soviétique de 27 ans, affecté depuis deux ans au service du chiffre de l'ambassade de l'URSS à Ottawa, demande l'asile politique aux autorités canadiennes.À l'appui de sa requête, Igor Gouzenko a emporté des documents démontrant, prétend-il, que les services de renseignement de son pays ont monté des réseaux d'espionnage au Canada.Ses révélations déclenchent une gigantesque chasse aux sorcières dans toute l'Amérique du Nord.La «guerre froide» peut commencer.m 9 ¦ Échec au complot pour dominer le monde DANIEL PROULX collaboration spéciale as plus hier qu'aujourd'hui, Ottawa n'était-elle reconnue pour un lieu de débauche.Mais enfin, c'était plus rigolo là qu'à Leningrad ou à Moscou.Igor Gouzenko goûte donc dans notre capitale aux plaisirs de la démocratie et du capitalisme.On peut imaginer sa déception, en cet automne Î945, quand il apprend qu'il va être rapatrié.H veut rester ici, encore lui faut-il nous démontrer qu'il est en danger de mort si on le laisse repartir.Il tombe pile avec ses révélations sur la menace communiste.Les dangers du nazisme écartés, rOccident peut renouer avec ses vieux démons.Le socialisme ronge depuis plus d'un quart de siècle nos sociétés démocratiques: sa patrie, qui a la main haute sur la moitié de l'Europe, est une menace pour Tordre mondial.Les Soviétiques, alliés d'hier dans la guerre contre l'Allemagne, ne le sont plus aujourd'hui.Dans ses papiers, le transfuge a une liste de noms de code d'informateurs qui, selon lui, constituent un vaste réseau d'espionnage.Il n*en connaît aucun, il n'en a jamais vu un seul.Au début d'octobre, le Conseil des ministres met en vigueur la Loi des mesures de guerre, la même qui sera invoquée par le gouvernement Trudeau 25 ans plus tard.La police est ainsi autorisée à détenir des suspects indéfiniment, sans porter d'accusation.Une Commision royale d'enquête est mise sur pied.Présidée par les juges R.L.Kellock et Robert Taschereau, de la Cour suprême, elle a pour mission de découvrir les espions et de les traduire en justice.Le 15 février, une douzaine de suspects sont arrêtés.La presse internationale reprend l'affaire, il n'est plus question que de la cinquième colonne russe au Canada.Le complot communiste international ' Six des présumés espions refusent de témoigner devant la Commission, s'évi-tant ainsi d'éventuelles poursuites en justice.Les six autres auront moins de chance, tels Fred Rose et Raymond Boyer qui, croyant n'avoir commis aucun acte contraire à la loi, déposent sans réserve.Le premier est député de Montréal-Cartier aux Communes et un communiste avoué.Le deuxième, un chimiste québécois de réputation internationale, a travaillé dans les laboratoires de l'Université Mc'Gill à la conception d'un explosif militaire appelé RDX.Au début de mars 1946, la Commission publie un rapport intérimaire qui fait sensation.Elle y suggère que le ré* seau d'espionnage établi au Canada n'est que la pointe de l'iceberg.11 ferait partie d'une organisation internationale qui n'est rien de moins qu'une vaste conspiration communiste pour dominer le monde! La Guerre froide est lancée.On ne peut plus, dès lors, sous peine d'être accusé de trahison et de connivence avec les communistes, parler de «coexistence pacifique» avec le bloc de l'Est.En mars toujours, aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy préside un comité du Congrès qui enquête sur les activités «antiaméricaines» de certains milieux.La communauté scientifique y passe d'abord, viendra ensuite le tour de la presse, des universités, d'Hollywood et de toute Tadminstration fédérale qui seront accusés d'être noyautés par les communistes.Le maccarthysme est né.Des procès que l'on fera aux supposés espions canadiens, deux attireront un maximum d'attention chez nous.Celui de Fred Rose, d'abord, à qui l'on reproche d'avoir, en novembre 1943, transmis à l'attaché militaire de l'ambassade de l'URSS au Canada des renseignements sur l'explosif RDX qu'il tenait du professeur Raymond Boyer.La presse du monde entier, dans ses comptes rendus sur cette affaire, relie sans cesse le RDX à la bombe atomique, avec laquelle il n'a pourtant rien à voir.Elle laisse entendre que les «espions» canadiens ont contribué aux préparatifs militaires de l'Union soviétique en vue d'une troisième guerre mondiale l'opposant à l'Occident.D'origine juive.Rose est né en Pologne puis a émigré avec sa famille au Canada quand il avait 13 ans, en 1920.Déjà élu député du Parti ouvrier progressiste à Ottawa en 1943, il a été réélu en 1945.À la suite d'un procès qui ne passera pas à l'histoire comme un exemple d'exercice de la justice, il est condamné à six ans de prison.Libéré ' en 1951.on profitera d'un voyage qu'il fera dans sa Pologne natale en 1957 pour révoquer sa citoyenneté canadienne.L'année suivante, on lui refuse la .permission d'assister au mariage de sa fille à Montréal.Efi 1966, David Lewis, Igor Gouzenko, à gauche, et sa femme.Fonctionnaire soviétique à Ottawa pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est rappelé à Moscou après les hostilités, mais choisit de faire défection et divulgue un plan d'espionnage russe qui Impliquera nombre de Canadiens.À droite, Gouzenko lors de certains témoignages en cours, photothèque lb Presse Le député Fred Rose de Montréal-Cartier, sympathisant communiste, comparaît sous des accusations d'espionnage consécutives aux déclarations de Gouzenko.Le professeur Raymond Boyer, célèbre chimiste de McCill, accusé d'avoir refilé à Fred Rose des renseignements sur de nouveaux explosifs.chef du NPD, demande au ministre de l'Immigration Jean Marchand d'autoriser Rose à visiter sa fille au Canada.On lui opposera une fin de non recevoir.Le professeur au banc des accusés Raymond Boyer est appelé devant ses juges le 10 mars 1947.Il s'agit du dix-huitième procès entendu depuis le début de l'affaire Gouzenko.Dix présumés conspirateurs ont été condamnés.Pour le reporter de La Presse, c'est «l'une des causes les plus importantes des annales judiciaires du district de Montréal».Le savant professeur est accusé d'avoir violé la Loi ses secrets officiels du Canada et d'avoir conspiré contre la sécurité de l'État.Deux redoutables procureurs, Philippe Brais et Antoine Rivard, occupent pour le ministère public.Deux grosses pointures aussi assurent la défense de l'accusé: Lucien Gendron est probablement le plus grand plaideur de sa génération, la réputation du Québécois Mark Drouin n'est plus à faire.Quant au tribunal, il est présidé par l'austère Wilfrid Lazurc qui était déjà de la partie au procès de Fred Rose.L'accusé n'est maintenant un inconnu pour personne.Cet élégant fils d'une grande famille montréalaise possède de la fortune mais ce n'est pas un oisif.Après avoir obtenu des doctorats en philosophie et en chimie organique de l'Université McGili, il a ensuite étudié à Harvard, à Vienne et enfin, à la Sorbonne, à Paris.Dès le début de la Deuxième Guerre mondiale, il a offert ses services bénévoles au gouvernement canadien qui l'a versé au projet de recherche sur le fameux explosif RDX.Jamais, tout au long des procédures, ne perdra-t-il son flegme.Tout au plus, s'amusera-t-il à l'occasion de la bétise de certaines questions de la partie adverse.Dans son exposé des faits au jury, le procureur Brais annonce la couleur: «C'est le plus important procès de toute l'histoire juridique canadienne.La Russie, qui était en apparence notre alliée, a organisé chez nous un service d'espionnage qui, par l'exploitation des idéologies de certains individus et l'idéalisme de certains autres, a fonctionné durant toute la guerre.Des secrets formidables ont été révélés.11 sera de notre devoir de prouver que l'accusé a transmis des secrets de cette nature à la Russie.» La preuve de la Couronne repose essentiellement sur le témoignage du transfuge Gouzenko.Les premiers témoins viennent rappeler au jury qui il était de même que les circonstances entourant sa défection.Puis, c'est devant une salle pleine à craquer que l'ancien commis au chiffre de l'ambassade soviétique fait son apparition.Le personnage est célèbre mais entouré de mystère, jusqu'à tout récemment, il apparaissait en public la tète couverte d'une cagoule ou d'un sac de papier.Il a maintenant jeté le masque mais il est interdit de le photographier sous peine des plus graves sanctions.Gouzenko déballe ses secrets Il relate d'abord des faits qui n'ont rien à voir avec l'acte d'accusation mais qui ne manqueront pas d'influencer le jury.Il décrit les lieux de travail secrets qui étaient les siens à l'ambassade puis ses fonctions quand, à titre de préposé au chiffre, il codait ou décodait toute la correspondance secrète de l'ambassade.Malgré les protestations de la défense, le tribunal lui accorde la permission d'exposer les motifs de sa trahison.D'une voix étranglée par l'émotion, il se lance dans une longue tirade: «Le gouvernement soviétique a organisé dans tous les pays démocratiques une cinquième colonne destinée à miner leur puissance en attendant le déclenchement d'une nouvelle guerre mondiale qui permettrait aux chefs du parti communiste d'établir leur dictature dans le monde entier.» Il est aussi autorisé à lire et à commenter les documents qu'il à subtilisés à l'ambassade.Ils sont constitués de notes du chef du service de renseignement, de divers dossiers sur des individus, de télégrammes échangés entre Ottawa et Moscou et de rapports manuscrits de rencontres avec des contacts canadiens.Certains passages indiquent que Fred Rose a fait rapport aux Soviétiques d'une conversation avec le professeur Boyer au sujet du RDX.La conclusion s'impose: Rose, qui a été reconnu coupable d'espionnage au profit de l'URSS, a recueilli certaines de ses informations auprès de l'accusé.La boucle est bouclée.^ Questionné par la défense sur le sort qui l'aurait attendu s'il était tombé aux mains des siens après sa défection, le témoin perd une fois de plus son calme et ponctue ses propos de gestes éloquents : «La police secrète russe n'hésite pas.C'est l'exécution sans procès ou le camp de concentration à vie.» Pourquoi ne voulait-il pas rentrer chez lui à l'automne 1945?Parce qu'il y vivrait dans la pauvreté, explique-t-il, et n'y jouirait pas de la liberté qui était la sienne au Canada.Finalement, il n*a jamais vu Boyer à l'ambassade russe, il ne le connaissait pas, il Ta vu pour la première fois en cour.L'accusé s'explique À la défense du professeur, ses avocats, dans un premier temps, démontrent que la formule du RDX avait été trouvée puis publiée à la fin des années 30.Un nouveau procédé, inventé par l'équipe de chercheurs de McGill en novembre 1943, en constituait tout au plus une amélioration.En outre, les ingrédients qui le composaient n'étaient plus secrets après la mise en train de la production à l'usine-pilote de Shawini-gan en 1942.Le ministre canadien des Munitions avait d'ailleurs prop>osé de renseigner les Soviétiques mais les Américains et les Britanniques s'y étaient objectés-Appelé à témoigner ù sa propre défense, l'accusé confirme que le fameux secret n'en était plus un: «Les renseignements que j'ai transmis à Rose étaient du domaine public.» Pourquoi l'avoir fait?Parce qu'il était révolté que l'on n'informe pas les Soviétiques sur un explosif qui leur aurait permis de mieux se défendre de l'invasion des hordes nazies.11 y voyait là un exemple de première main de l'hypocrisie alliée.Aussi, se montre-t-î! réceptif lorsque Fred Rose, qu'il connaît quelque peu, ayant lu un reportage sur le RDX dans un journal montréalais, l'interroge sur ses travaux.Peu après, quand le professeur Boyer entend dire qu'une mission technique soviétique en visite au Canada a du mal à obtenir des renseignements sur le nouveau procédé, il lui semble qu'elle aurait plus de succès si elle orientait mieux ses recherches.Il en fait alors part ù Fred Rose.Il lui énu-mère la liste des matériaux qui composent le nouveau procédé et décrit le potentiel du RDX afin, dit-il, «que la mission technique sache quoi demander.» Il n'a nullement l'impression de divulguer un secret.Au laboratoire de chimie de McGill, où il travaille, les mesures de sécurité sont pratiquement nulles.Aucune porte n'est fermée, des douzaines d'étudiants y passent chaque jour.De plus, il juge que l'URSS est défavorisée par ses alliés et que, par conséquent, elle n'est pas.aussi efficace qu'elle pourrait l'être.À cette époque, rappellera-t-il plus tard, la situation semblait désespérée: «Nous perdions sur tous les fronts.Les États-lJnis n'étaient pas encore entrés en guerre.L'armée nazie était sur la Volga.» Il va de soi, dans son esprit, que les Soviétiques ont besoin de toute l'aide qu'on peut leur apporter.Le général américain Douglas MacArthur déclare lui-même au même moment: «La situation est grave et l'espoir de la civilisation repose sur la courageuse armée rouge.» Dans sa plaidoierie, Lucien Gendron choisit d'accabler Fred Rose, déjà condamné: «Raymond Boyer a été trompé par lui!» Quant à la Couronne, elle n'a rien perdu de ses convictions: «Pour tout homme qui travaillait aux munitions de guerre, il existait une obligation morale de ne pas tenter de se substituer à ses dirigeants, pour décider ce qui peut se faire ou ce qui ne peut pas se faire pour la défense du pays.» Nous sommes en avril 1947, le procès a subi des retards du fait de la maladie de deux jurés.Après quelques heures de délibérations et malgré des explications supplémentaires du juge, le jury se déclare inapte à s'entendre.Il faudra recommencer.En novembre 1947, le professeur Boyer comparaît de nouveau devant ses pairs.Cette fois, il est déclaré coupable et condamné à deux ans de réclusion.Il en appelle aux plus hauts tribunaux du pays, mais en vain.Son internement ouvre paradoxalement des horizons à cet esprit curieux.La condition de ses compagnons d'infortune à la prison de Saint-Vincent-de-Paul l'amène à s'intéresser à la criminologie, science à laquelle il apportera une remarquable contribution par des recherches et par la publication de nombreux articles et d'une somme intitulée Les crimes et les châtiments au Canada français du /A au 20-' siècle)^.Cet iiomme de coeur et d'action présidera aussi la Ligue des droits des détenus, vouée à Vamélioration des condi' tions de vie des parias de nos prisons.En 1972, il fait aussi paraître aux Édi' tions du jour un compte rendu de ses années de détention sous le titre Barreaux de fer, hommes de chair, Raymond Boyer aura pris une éclatante revanche sur la bétise de ses contemporains.dimanche prochain ILY A 30 ANS.LA PREMIÈRE VAGUE DU FLQ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MA11993 A9 L'Egypte sous Moubarak: une guerre civile larvée JOONEED KHAN envoyé spécial La Presse au CAIRE f est un bien curieux Intifada qui ébranle l'Egypte depuis un an, plongeant ce grand pays clé du monde arabe dans une guerre civile larvée qui n'ose pas dire son nom.«C'est exagéré de parler de guerre civile.Il y a un terrorisme.L'État veut rétablir l'ordre.C'est tout.Ça se calmera d'ici la fin de l'année», affirme Al-Sayed Yassine, expert de questions de stratégie et de sécurité nationale.Mais Ali Nimr, chauffeur de taxi harcelé par les soldats jusque dans son petit logement d'Imbaba après le meurtre d'une touriste en octobre dernier, n'en revient pas.Selon les sources, plus de 10 000 soldats furent alors déployés dans ce quartier infrahumain, sale et miséreux, et jusqu'à 3000 présumés islamistes arrêtés.«le ne sais ce qui nous arrive, dit-il.l'ai 55 ans, j ai vu la Révolution de 1952, les guerres de 1956, 1967, 1973, Camp-David, l'assassinat de Sadate, la guerre du Golfe.Mais je n'ai jamais connu l'Egypte dans un tel état.» La veille, quatre suspects et trois policiers étaient tués dans des fusillades séparées dans Imbaba.Dans un des heurts, la femme et le bébé d'un des suspects furent aussi abattus.«Il s'en était servi comme des boucliers», a dit la police.Des descentes analogues eurent lieu dans d'autres quartiers du Caire ainsi qu'à Aswan, en Haute-Égypte.Bilan de la journée : 22 tués ( la mère et le bébé, 16 suspects et quatre policiers).Nous sommes en plein Ramadan, le mois du jeûne islamique, saison de trêve selon la tradition.Mais dans cette guerre, il n'y a pas de trêve, et on ne fait pas de quartier.Discrétion La presse cairote, pourtant, se montre discrète.«11 ne faut pas en faire un plat», dit Mursy Saad al-Dine, ancien porte-parole de Sadate et chroniqueur au quotidien semi-officiel Al-Ahram.«Il y a des bombes à Londres et à Madrid, des violences en Israël, mais les touristes continuent d'y affluer», lance-t-il.Avec quatre milliards de revenus en 1992, le tourisme s'impose comme la première richesse de l'Egypte.«Ces terroristes veulent saboter l'économie et déstabiliser le gouvernement, poursuit-il.Et nos concurrents en profitent: Israël, la Grèce, la Turquie.Bien que je sois démocrate, j'approuve les tribunaux militaires.» Ali Nimr est moins formel.Il ne peut plus prendre des touristes à l'aéroport avec sa vieille guimbarde.«De nouvelles firmes nées à la faveur des attentats et dotées de camionnettes Toyota neuves sont seules autorisées à desservir l'aéroport», dit-il, ajoutant: «Les attentats sont bons pour certains, mais pas pour moi.» La semaine d'avant, 43 suspects avaient comparu devant une cour militaire à Hikestep, sur la route d'Ismallia, accusés d'attaques contre un autobus et un bateau transportant des touristes, et de complot terroriste.Relations publiques obligent: la presse fut admise mais sur invitation et à la séance d'ouverture seulement.Comme prévu, les accusés en ont profité pour se réclamer de la Gamaa al-lsla-.miya et du cheikh Omar Abdel Rahman, l'imam aveugle réfugié aux États-Unis, revendiquer les assassinats de Sadate en 1981, du speaker du Parlement en 1990 et de l'écrivain laïc Farag Foda en 1992, Avec quatre milliards de revenus en 1992, le tourisme s'impose comme la première richesse de l'Egypte.Beaucoup d'Égyptiens craignent que les terroristes ne sabotent l'économie et ne déstabilisent le gouvernement.et dénoncer le régime du président Kos-ni Moubarak.Les Coptes aussi En Haute-Égypte, les islamistes ciblent aussi les Coptes, grande minorité chrétienne de 10 millions, ses paysans, ses commerçants, ses églises.«C'est un climat de suffocation », dit Amin Fahim, de l'Association chrétienne pour les écoles et la promotion sociale.«Nous sommes habitués à durer avec peu d'oxygène, mais là c'est l'asphyxie», souligne-t-il.Fahim admet que l'islamisme cible autant les musulmans que les chrétiens.«Le fondamentalisme menace l'Egypte», dit-il, «et il nous faut une nouvelle Union nationale».Qui est déjà sur pied et qui rassembla 10000 personnes dans le quartier populaire de Hussein en octobre 1992, en présence d'imams et du pape Chenouda.L'attentat à la voiture piégée contre le World Trade Center à New York, l'arrestation rapide de suspects liés à l'Egypte et au cheikh Omar, et l'évocation d'une supposée «menace islamique» par les médias ont toutefois traumatisé les Égyptiens, qui découvrent que les liens tissés avec l'Occident restent très fragiles.Les penseurs d'Al-Ahram se déchaînaient.Ali el-Samman dénonçait «le nouveau Grand Jeu» de l'Occident et d'Israël qui «encouragent l'Iran à exporter le terrorisme au Proche-Orient».Sa-lama Ahmad Salama accusait Israël d'avoir «défini l'islamisme comme nouvel ennemi de l'Occident après la chute de l'URSS» et disait craindre «que l'Amérique n'accepte cette thèse».L'écrivain Naguib Mahfouz, Nobel de littérature, qui a lui aussi sa place à Al-Ahram, comme il se doit, évoquait «nos rêves d'une renaissance de l'islam, religion égalitaire guidée par la Raison et tournée vers le progrès», avant de conclure: «Mais le réveil s'est buté sur l'autoritarisme, la corruption, l'injustice, les défaites militaires, la crise économique, autant de distractions qui nous bloquent le chemin du progrès.» La tornade islamiste charrie plus de questions que de réponses.Certains blâment Israël, mais l'Egypte officielle blâme l'Iran et le Soudan.Le torchon brûle avec ce voisin du Sud, deux fois plus grand que l'Egypte et maître des eaux du Nil: l'Egypte occupe la région disputée de Halayeb, sur la mer Rouge; les Soudanais se sont emparé du campus de l'Université du Caire à Khartoum.Et le bruit court d'une prochaine somalisation du Soudan, avec un rôle spécial pour l'Egypte peut-être, l'Occident et l'ONU aidant.Selon le New York Times, (âmes Woolsey, le directeur de la CIA, a séjourné secrètement en Egypte la semaine dernière, et Moubarak l'a mis en garde contre le rôle de l'Iran dans la création de bases d'entraînement du terrorisme islamiste au Soudan.Le Times ajoute que Moubarak s'est aussi inquiété de la volonté du Soudan de céder une base navale à l'Iran.Et Khartoum vient d'accuser l'Egypte de comploter en vue d'une agression contre le Soudan.La filière égypto-saoudienne, qui mit l'islamisme au service de l'Occident durant la Guerre froide, et qui opéra surtout à partir du Pakistan durant les années 1980 pour combattre l'occupation de l'Afghanistan par l'URSS, n'y est guère évoquée.Sauf peut-être par le biais de ces actrices qui, grassement payées dit-on par des filières du Golfe, ou menacées, troquent le cinéma pour le hidjab, faisant ainsi la publicité de l'intégrisme islamique.«Les Frères musulmans en Egypte remontent à 1928, et ils ne sont pas violents», soutient le ministre des Affaires étrangères, Amr Moussa.Us sont d'ailleurs hors-la-loi depuis 1954.Mais il y a les avatars, les organisations centrées sur les 170 000 mosquées du pays, établies en cellules, et infiltrant les secteurs laies, inspirées de Sayyid Qutb qui, sous Nasser déjà, déclara l'Egypte en état de jahi-liya, comme l'Arabie avant l'islam.Dont surtout Al-Djihad, l'Organisation de libération islamique, le Groupe académique technico-militaire (qui signa l'assassinat de Sadate), Al-Takfir wal-Higra.Et la filière de Peshawar, au Pakistan, qui mène à la présence du cheik Omar Abdel Rahman aux États-Unis, à la fusillade d'il y a quelques mois devant le siège de la CIA, à Langley, et à l'attentat du World Trade Center.Selon Inas Nour, une spécialiste diplomatique d*AI~Ahramt «la minorité chrétienne et la majorité musulmane d'Egypte détestent toutes deux les islamistes», qui sont «bien organisés», dit-elle, et qui «tirent profit du combat historique des Frères musulmans contre les Britanniques».Elle estime que «Sadate commit 1 erreur de les cultiver pour faire pièce aux communistes».Pour Bahira Mokhtar, chargée des grandes enquêtes à Al-Ahram, le virage islamiste en Egypte a aussi de profondes causes endogènes.« Les maris, les fils travaillent dans le Golfe.Laissées à elles-mêmes, les familles éclatent.Trop d'ar- gent et trop de liberté.La drogue fait des ravages.Les élites, corrompues, ne sont plus crédibles.Alors, désemparés, les gens se tournent vers la mosquée, vers l'islam primaire», dit-elle.La corruption, peu dénoncée dans les médias, revient dans les conversations.Mais c'est l'entourage de Moubarak qui est blâmé, pas le chef de l'État lui-même.Début mars, le maréchal Abdel Halim Abou Ghazala, héros de la guerre de 1973 déjà démis en 1989 comme ministre de la Défense, était discrètement limogé du poste très symbolique d'«adjoint présidentiel», avec deux autres chefs militaires.Aux rumeurs de tentative de coup d'État, Moubarak opposa vite la version d'une «affaire de moeurs, strictement privée».L'armée serait donc avec Moubarak.Mais elle aussi est infiltrée d'islamistes et c'est de ses rangs que bondirent les assassins de Sadate.Et les professionnels s'agitent.Les islamistes ont pris le contrôle de plusieurs corporations (syndicales) \u2014 ingénieurs, médecins.Sur 120 000 avocats, seuls 12 000 ont participé à l'élection du nouvel exécutif.Pour contrer cette «dictature de la minorité».Moubarak vient d'imposer une loi du quorum \u2014 qui requiert la participation minimale de 50 p.cent des votants.Le ministère des Biens religieux a de son côté nationalisé les quelque 150 000 mosquées «civiles» du pays, celles bâties par les fidèles eux-mêmes.En Haute-Égypte, c'est autour des mosquées que les fusillades éclatent quasi quotidiennement.Et la menace de dissolution pèse sur l'opposition, notamment sur le Parti socialiste du travail (SLP), fondé en 1978 par l'ancien ministre de l'Agriculture Ibrahim Shukri et allié depuis 1987 aux Frères musulmans.Mais l'Assemblée nationale, soumise au Parti démocratique national (NDP) de Moubarak, est elle-même issue d'élections boycottées par l'opposition en novembre 1990.L'espace démocratique réel est donc fort étroit.De pair avec la privatisation menée à la vapeur, les élites égyptiennes exigent plus d'ouverture politique.Et les islamistes les talonnent avec, sur les murs du Caire, le slogan omniprésent Al-islam huwa al-halou «l'islam est la solution».«Le gouvernement ne contrôle plus le changement en Egypte», dit-on dans les milieux aisés, «il réagit à l'impact du changement».«Et il combat mal les islamistes; il doit se rapprocher des gens, s'implanter dans les villages», ajoute-ton, en estimant que «lis quatre à cinq prochaines années s'annoncent difficiles».Les grandes organisations de défense de droits de l'Homme ayant critiqué les méthodes répressives utilisées contre les islamistes en Egypte, Moubarak vient de se débarrasser de son ministre de l'Intérieur, le général Abdel Halim Moussa, pour le remplacer par le général Hassan al-Alfi, gouverneur de la province d'As-siout et qui passe pour un «homme de dialogue».Afin de corriger cependant toute impression d'une concession aux islamistes, il nommait un copte, Youssef Boutros-Ghali, neveu du secrétaire général de l'ONU, ministre d'État.« Les attentats des islamistes contre les cibles touristiques sont dérisoires, c'est frapper un éléphant avec un tue-mouches», dit Mursy Saad al-Dine, mais il a-joute: «Ce pauvre Moubarak, il a un problème d'image après ces géants que furent Nasser et Sadate.Il a aussi un problème de crédibilité.Hier il a averti que les temps des discours enflammés étaient révolus.Pourtant, il ne fait que ça, des discours enflammés.Les gens ne le croient pas.» « Al-Ahram », métaphore élu dilemme égyptien JOONEID KHAN envoyé spécial La Presse au CAIRE » f est à l'invitation d'Al-Ahram, le grand quotidien cairote, que je visitais l'Egypte le mois dernier.Quotidien, c'est peu dire.Même s'il se vend chaque jour plus d'un million d'exemplaires de la publication en langue arabe et à multiples éditions, dont celle du soir, Al-Ahram al-Masaii, (pour 57 millions d'habitants, dont 15 millions au Caire, la capitale).Al-Ahram9 c'est un quotidien d'un genre très particulier, peut-être unique au monde, tout à la fois organe du pouvoir et vaste forum où les critiques du régime trouvent aussi leur place.«Mais nous sommes indépendants», lance Kamal Ibrahim, l'affable directeur des relations publiques et ancien militaire, en réponse à une remarque sur les liens du journal avec le pouvoir.C'est en effet le chef de l'État égyptien qui désigne lui-même le président du conseil d'administration et le rédacteur en chef d9Al-Ahram d'une liste soumise par la Haut conseil de presse.11 en est ainsi depuis la Révolution républicaine de 1952, quand Gamal Abdel Nasser confisqua ce journal privé, l'un des plus vieux du monde arabe, fondé en 1876 par les frères Takla, des chrétiens du Liban, pour en faire un organe du pouvoir et une plate-forme pour les intellectuels de tout le Proche-Orient.Le plus connu des patrons d'Al-Ahram fut sans nul doute Mohammad Hassa-nain Haikal, compagnon de Nasser et témoin de l'ère héroïque du tiersmondis-me et du non-alignement, mis à l'écart par Anouar Sadate, qui s'aligna sur les Etats-Unis et «libéralisa» le journal, mais toujours «dans l'intérêt commun».L'actuel directeur, Ibrahim Nafle, ancien journaliste économique et grand patron en poste depuis une dizaine d'années, passe pour un proche confident du président Hosni Moubarak.Autre originalité: ce pdg issu du sérail, champion des sciences, du libéralisme économique et de l'industrialisation 1 vient de se faire réélire à la tête du puissant «Syndicat des journalistes» d'Egypte (en tait une corporation de 4000 à Published in Cairo by AL-AHRAM established in 1875 .Mil membres).Cela après avoir critiqué une nouvelle loi qui exige que 50 p.cent au moins des membres d'une organisation professionnelle élisent leur bureau de direction pour que l'élection soit valide! Du point de vue du pouvoir pourtant, il s'agissait de barrer la route aux islamistes, minoritaires mais activistes.Et ce n'est pas tout.Al-Ahram est un empire tentaculaire, passé de 900 employés en 1960 à 6000 en 1990, dont 450 journalistes, et avec des revenus croissant de 425 000 livres égyptiennes en 1960 à 280 millions en 1990 (95 millions).Il y a bien le quotidien arabe, 14-18 pages, et 50 à 60 p.cent de publicité, avec une édition internationale imprimée au Caire, dans le Golfe, à Londres et à New York.Les pages, montées électroniquement, sont transmises par satellite \u2014 bien que les journalistes écrivent encore à la main des textes qui sont ensuite informatisés par des dactylos maîtrisant un clavier arabe à 186 touches! Mais il y a aussi l'hebdomadaire anglais, et plusieurs hebdos en arabe, pour les femmes {Nisf al-Duniya, La moitié du monde), sur les sports et spectacles, sur les jeunes, un mensuel économique, et un trimestriel de politique internationale fondé par Boutros Boutros-Ghali en 1965, ainsi que l'annuaire « Rapport stratégique arabe» publié par le Centre d'études politiques et stratégiques du journal \u2014 lancé par Haikal en 1968.L'empire Al-Ahram dispose en outre d'imprimeries commerciales, de réseaux de distribution national et international, d'agences de publicité, du monopole d'importation et de vente de livres étrangers en Egypte, de clubs de livres et des sciences, d'un centre de traduction, d'une maison d'édition, et d'un centre de recherche scientifique informatisé, avec banques de données et bibliothèque spécialisée.Et Al-Ahram, c'est aussi un vaste entrepôt de recherche et de documentation sur le monde arabe qui, ayant bien servi le choix pro-américain de Sadate, et les priorités régionales des USA, cherche à se redéfinir avec la fin de la Guerre froide.C'est dire que les requêtes pour aller en Haute-Égypte voir les communautés coptes et l'Université d'Assiout, vraie pépinière de l'islamisme, pour assister au procès des suspects de l'attentat à la bombe du café Wadi al-Nil en février, pour suivre les débats à l'Assemblée nationale, ou pour rencontrer des critiques du régime Moubarak au sein même d Al-Ahram, sans être jamais repoussées, se perdaient dans les dédales de considérations pratiques.Du genre, le temps nous manque.Nous avons du mal à rejoindre ces gens.Nous tenons à votre sécurité.Ou, c'est le Ramadan, le mois du jeûne musulman, quand les activités tendent à ralentir.C'est dire aussi, toutefois, que le programme retenu fut exécuté avec autorité, efficacité et chaleur.Dont les interviews avec le ministres des Affaires étrangères, celui du Développement international, et le ministre adjoint de l'Agriculture.La visite à la Cité-du-10-Ramadan, ville nouvelle conquise sur le désert, avec un haut fonctionnaire pour guide.Les rencontres avec des grandes figures du journal, depuis la responsable du journalisme d'enquête jusqu'au patron du Centre d'études politiques et stratégiques (CEPS), en passant par des chroniqueurs de renom et le grand romancier Naguib Mahfouz, Nobel de littérature.Et malgré tout, l'horaire réduit du Ramadan aidant, le temps libre en fin d'après-midi et en soirée permit, grâce aux contacts personnels, et aussi à l'initiative de l'infatigable Nagy, mo/i jeune guide d*Al-Ahram, de faire autre chose.de voir du monde, de frayer avec le petit peuple, d'aller à l'opéra et au théâtre, et de visiter Alexandrie.Le dilemme d'Al-Ahram?Facile à deviner.Comment une telle entreprise, qui prêche la privatisation en Egypte, envi-sage-t-elle sa propre privatisation ?«Ça c'est la question clé», fait Taher Nour, adjoint d'Ibrahim, traducteur arabe de Tintin et francophone écorché par la rudesse des Parisiens lors de séjours qu'il ne souhaite plus renouveler.L'entreprise pourra-t-elle se passer de la protection de l'État?Saura-t-ellc faire face à la concurrence?Les journalistes, qui suppléent à leurs bas salaires grâce à un système de primes sur la productivité et de participation aux bénéfices, s'inquiètent.C'est pourquoi ils ont élu Naf ie à la tête de leur corporation.«Allons-nous privatiser la presse?Le pouvons-nous?A mon avis, sur cinq à 10 ans, oui.Mais le FMI le veut tout de suite», dit Abdel Rahman Aql, chef de la division Économie et Finances.«Question cruciale», dit Osama al-Ghazali Harb, boss du mensuel Al-Siya-sah al-Dawliyah (Politique internationale).«Nous devons tout libéraliser, culture, droits de l'Homme, politique, économie et médias.Mon objectif, c'est l'autofinancement de la revue.Il nous faut changer de mentalité.Je pense que 50 à 60 p.cent du personnel de l'entreprise est superflu», poursuit ce jeune loup, adjoint au directeur du Centre d'études stratégiques (CEPS).11 est aussi secrétaire général du « Nouveau Forum civique» lancé par l'économiste Sald al-Naggar pour accélérer le rythme de la réforme économique et de la démocratisation en Egypte.Homme de la génération précédente, El Sayed Yassine, directeur du CEPS et donc patron d'Al-Ghazali Harb, n'est pas du même avis.Rencontré séparément, il déclare, catégorique: «L'Egypte ne va pas libéraliser.Nous avons une économie mixte, une tradition de justice sociale.Nous ne pouvons pas accepter le libéralisme intégral, à l'occidentale.D'ailleurs, aux États-Unis mêmes, le marché libre est un mythe, soumis aux monopoles, aux cartels et aux lobbies.» Sur les médias, il enchaîne: «En Egypte, les médias relèvent de la sécurité nationale.Notre sécurité requiert le respect de la justice sociale.La démocratie sans justice sociale n'est rien.» L'Egypte de Moubarak traîne ainsi tout un fond de nassérisme.Et le journal de Nafie n'est pas encore sorti de l'ombre de Haikal, qui écrit toujours de son côté, étant peut être le seul intellectuel de renom en Egypte qu* Al-Ahram n'ait pas coopté.Ce que confirme Bahira Mokhtar, adjointe de Nafie en charge des grandes enquêtes et qui se dit volontiers haikalien-ne, produit de la culture ahramiya, «qui croit à l'attitude scientifique et à le perfectibilité de la vie individuelle et sociale», dit-elle.Issue d'une famille «planifiée» de deux enfants dans une Egypte en pleine explosion démographique, Mme Mokhtar, la quarantaine joyeuse et assurée, refuse de sa marier et s'en porte très bien, dans une société où les femmes célibataires sont traitées comme des pariahs.« |c suis proche des enfants de mon frère», dit-elle.«Il y a un millier de journalistes femmes en Egypte, dont tÇois adjointes d'Abdel Adel Hatim, le boss de la radio-télévision», dit-elle, en recevant une jeune journaliste de son équipe d'une vingtaine de reporters venue lui soumettre un projet.«)'ai des recherchistes, des reporters et des rédacteurs, et ce n'est pas facile de coordonner tout ce monde», dit-elle, montrant dans le journal du jour deux pages avec photos, sur le trafic de la drogue dans les rues et les places publiques du Caire.«Le journalisme d'enquête est jeune en Egypte, et Haikal dit que c'est l'avenir du métier», dit-elle.Son meilleur coup jusqu'ici?«Une enquête sur l'utilisation du précieux limon de la vallée du Nil par des hommes d'affaires sans scrupules pour fabriquer des briques: le gouvernement fut obligé d'agir, et vite», fait-elle. A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MA11993 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie inc.3535.boul.Rosemont.Montréal H1X 1K7 Il SURRÉALISME EN LITTÉRATURE 1.Dans quel ouvrage Breton jette-t-il les bases du surréalisme?2.Quel poète a annoncé le surréalisme dans L'Esprit nouveau et les poètes en 1917?3.De qui sont ces vers: « La terre est bleue comme une orange Jamais une erreur, les mots ne mentent pas»?4.À quel branche du surréalisme associez-vous les noms de Tristan Tzara et Hans Arp?5.Quel poète français a écrit : Deuil pour deuil et Corps et biens?2.Quel pays européen a un drapeau tricolore, comme la France, mais avec des bandes horizontales?3.Qu'est-ce qui orne le centre du drapeau israé- lien?4.Comment a-t-on surnommé le drapeau de la Grande-Bretagne?5.Quels sont les deux outils qui apparaissent sur le drapeau de l'U.R.S.S.?BASEBALL Orne le centre du drapeau israélien.F ASTRONOMIE 1.Quels coéquipiers formaient le tandem lanceur-receveur lors de la partie d'étoile de 1982 à Montréal?2.Quel baseballeur est revenu du Japon en 1990 pour devenir le champion frappeur de circuits de la ligue américaine en 90et91?.3.Qu'ont en commun Fer-guson Jenkins, Terry Puhl et Kirk McCaskill?4.Pour quelle équipe évoluait Phil Niekro juste avant de prendre sa retraite?5.Quel gérant a dirigé les Expos entre Jim Fanning et Buck Rodgers?\u20ac CINÉMA Associez deux à deux les films aux actrices qui en ont tenu la vedette.1.Le Dernier métro 2.Le Mépris 3.Le Quai des Brumes 4.Jules et Jim 5.Le Rouge et le Noir A.Jeanne Moreau B.Michèle Morgan C.Danielle Darrieux D.Catherine Deneuve E.Brigitte Bardot D SUISSE 1.Quelles sont les quatre langues officielles de la Suisse?2.Près de quel lac est situé Genève?3.Quel pays est coincé entre l'Autriche et la Suisse?4.Quels traités, mettant fin à la guerre de trente ans, reconnurent la Confédération helvétique comme état indépendant?5.Quel fleuve coule dans la ville Suisse de Bâle?DRAPEAUX 1.Quel arbre apparaît sur le drapeau libanais?1.Quelle est la galaxie la plus près de la nôtre?2.Dans quelle théorie ren-contre-t-on les ères ha-dronique, leptonique et radiative?3.Comment appelle-t-on la vitesse minimale qu'il faut communiquer à un G ARCHITECTURE corps pour qu'il quitte définitivement l'attraction d'une planète?4.Dans quel état américain retrouve-t-on l'observatoire du Mont Palo-mar?5.Quel astronome hollandais a découvert les anneaux de Saturne?4 Jà \u2022 V ¦ On y retrouve une Mihràb.1.Comment appelle-t-on la pierre au sommet dune voûte en arc?2.De quel style architectural est l'Arc de Triomphe à Paris?3.À quel architecte doit-on le Hampton Court, en Angleterre?4.Dans quel pays et en quelle année fut fondée l'école architecturale du Bauhaus?5.Dans quel type d'édifice religieux retrouve-t-on une Mihrâb?H IDENTIFICATION PAR INDICES DÉCROISSANTS 1.Il est mort en 1824 à Missolonghi lors de la résistance grecque face à la Turquie.2.À dix ans, il fut l'héritier de Newstead Abbey et reçut le titre de lord.3.Après avoir vécu de nombreuses amours houleuses dont une idylle incestueuse avec sa demi-soeur, il se réfugia en Suisse, puis en Italie.4.Poète prolifique, sa vie exaltée a fait de lui un personnage de légende.SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSEES Mots croisés LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (ODEURS ET NEZ) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Opération chirurgicale consistant à refaire le nez en cas de malformation \u2014 Il ne galope pas.2.Adverbe \u2014 Substance végétale odoriférante \u2014 Parfum.3.Calife né à La Mecque \u2014 Odeur particulière que prennent les objets longtemps exposés d l'air vicié.4.Relatives a la veillesse \u2014 Pronom pesonnel \u2014 Oui n'est pas protégé 5.Son odeur peut incommoder certaines personnes \u2014 Se dit d'un corps gras qui a contracté une odeur forte.6.Qui exhale de mauvaises i odeurs \u2014 Propose.T 468 7.Dialecte gaélique \u2014 Toile imperméable \u2014 Article contracté.8.Il est coloré \u2014 Sensation produite par certains corps sur l'organe du goût \u2014 Elle sent bon.9.Libéralité faite par testament au bénéfice d'une personne \u2014 Sert à désigner \u2014 Semblable \u2014 Petit cube.10.Il fabrique des cierges \u2014 Reçoit le Tessin \u2014 Rage.11.Tenta \u2014 Ce qui produit u\\ effet de douceur \u2014 Chicago s'y trouve.12.S'inscrit en faux \u2014 Prend sa source dans le Perche \u2014 Périodes.13.Réprimandes \u2014 Souverains \u2014 Roulement bref.*, -\u20141- 14.Odeur agréable \u2014 Relatif au corps jaune de l'ovaire.15.Cérémonie religieuse \u2014 Labiées à odeur forte.VERTICALEMENT 1.Odeur d'une chose que le feu a brûlée superficiellement \u2014 Son odeur est particulière.2.Sent \u2014 Ver marin vivant dans la vase ou sur les rochers \u2014 Dans la rose des vents.3.Division d'une olympiade \u2014 Parfums agréables.4.Parfois elles sont bouchées \u2014 Affirmation \u2014 Atomes.5.Se dit d'un coeur généreux \u2014 Femelles des chiens de chasse \u2014 Altéré par l'air.6.Installent \u2014 Piquant à l'odorat \u2014 Un des points collatéraux.7.Lumen \u2014 À lui \u2014 Salut romain \u2014 Largeur d'une étoffe \u2014 Article.8.Rivière de Suisse \u2014 Taché \u2014 Agrès de gymnastique féminine.9.Virage, en ski \u2014 Oiseaux rapaces diurnes.10.Qui est inspiré par une audace extrême \u2014 Se disait d'une galère.11.Divisions du temps \u2014 Fleur \u2014 Moment de l'accouplement.12.Déformer la silhouette en faisant paraître le cou enfoncé dans les épaules, en parlant d'un vêtement \u2014 Famille princière d'Italie.13.Aluminium \u2014 Démonstratif \u2014 Émanation \u2014 Entre docteur et sciences.14.Espace public où s'affrontent des partis \u2014 Résine d'odeur fétide \u2014 Deviendra.15.Idem \u2014 Ne sent pas bon \u2014 Relative au nez.¦ SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN 1 2 3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER - Crucigrammes fi Nicole Hannequart Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot codé (dont les lettres sont écrites entre parenthèses).Ce dernier vous est dune grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille.(Par ex.1-2 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2 3, celle des mots 2 et 3, etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés.MOT CODÉ 1-2 4-5 3-4 8-9 2-3 6-7 DÉFINITION Évanouissement.(AIMNOOPS) MOTS DÉFINITIONS 1.D_______ Rebuter.( 8 lettres ) 2.P- Réduirai en poudre.( 7 lettres) 3.A- Intégré a un groupe social.(8 lettres) 4.B- Deviendrai d'un blanc mat et terne.(8 lettres) 5.0- Présentant en cadeau.(7 lettres) 5-6 7-8 MOTS DÉFINITIONS 6.P.Mettras dans une boite aux lettres.(8 lettres) 7.C-Comblerons de choses agréables.(8 lettres) 8.R_\u2014_\u201e Serra dans un coin.(8 lettres) 9.A- Aiment passionnément.(7 lettres) SOLUTION DU No 267:\t\t 1.\tOBTURÉES\t\u2014 OBSTRUÉE 2.\tENROBENT\t\u2014 BRETONNE 3.\tCOMBINÉ\t\u2014 INCOMBÉ 4.\tCHIMÈRES\t\u2014 CHEMISER 5.\tSINCÈRE\t\u2014 CENSIER 6.\tECOLIERS\t\u2014 CLOSERIE 7.\tERMITES\t\u2014 ESTIMER 8.\tMERITER\t\u2014 ESTIMER 9.\tTORDUE\t\u2014 DÉTOUR R 8 R N 268 Anacroisés Philippe Guèrin L'Utilisation du terme « anscrciscs \u2022 esi possible grâce à l'amabilité de Michel Charîemagne.Les anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots à découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1: AECIS V 5:CCHIOT 9: ABSSTU 13: A ACEENV 14:EHIRSTU(2) 16: ABEETTV 18: AIILOPRTC2) 21 : A E M O R T U (2) 22: AENORTTY 24: ABILNORS(3) 25: I NOOSTI2) 26 : E E E G I N P R R (2) 27: ACEENO 29 : A D C I N R R (2) 31: C H M 0 S 34: AIORSVC3) 36: A ACISST 38: ADEEMTT 41 : A C C E R S T U (2) 42 : E E O R S T T 43:ACEEHIN(2) 44:EINN0SU 45: B I L R T U Y 46:AEIMNNU 47:EEOPSS 48: E E I M R S (7) 49:EEFSSU(2) 50: ABEENRSU VERTICALEMENT 1: A B I O R T V 2: AEEIRSTV(6) 3: AEGNORSTC4) 4: E E N N N O T (2) 6: A ACEHILRC4) 7: AEGORRTU(2) 8: I I O R R T 9:INORTT 10: E E E L N S 11: A AEEFFMS 12: A A I I I R S S 15: AINRTUC3) 17: A ACORTU(2) 19: A B E C M O R (2) 20: H I I L P S 5 Y 23: A E O S ST(2) 28:CEEENNOR(3) 29.-EECRSUUU 30:EENORTTY 31 : C E E N N O O T (2) 32 : B C O R S U 33: A B C I O R U (2) 35:EEERSUV(2) 36: ABEEIT 37: ACLPSS 39: A ADEMS 40 : E E E S V X SOLUTION A LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble là Philippe Guérin M CHEVAL ontinuons notre étude du cheval par son anatomie et ses maladies.Le cheval se déplace sur la pointe des pieds.Sa jambe se termine par la phalange UN-GUEALE surmontée du PATURON autour duquel on peut glisser un ABOT (sorte de menotte) pour entraver ses déplacements.En remontant la jambe, on trouve le BOULET, le CANON, le GRASSET puis le JARRET.L'ARS est le point de jonction du membre antérieur mec le tronc.Le GARROT se trouve à la base du cou.La tête comprend le CHANFREIN entre le front et les NASEAUX.La GANACHE est une partie des mâchoires tandis que le LARMIER se trouve au coin de l'oeil.Enfin la CROUPE constitue son postérieur.Notre cheval peut montrer certaines tumeurs, souvent au jarret comme la |ARDE ou |ARDON et le VESSIGON ou aussi à la jambe (le JAVART).Le SUROS est une tumeur osseuse et la GOURME est une maladie des voies respiratoires.Le VERTIGO donne des vertiges à notre monture Le FIC est une grosse verrue tandis que le LAMPAS est une enflure du palais.Si notre cheval ne veut plus avancer, peut-être est-il FOR-TRAIT (excédé de fatigue) ou montre-t-il une FOURBURE (inflammation du pied) ou une SE1-ME (maladie du sabot).Certains parasites peuvent l'attaquer comme la gale (le ROUV1EUX), comme certains vers appelés STRON-GLE (ou STRONGYLE) ou ASCARIS (ou ASCARIDE).Sans être malade, note coursier peut avoir une démarche bizarre.Si son BOULET est en avant, il est dit BOULETE(E).Quand ses pieds sont tournés en dehors, il est PA-NARD(E).Des genoux rapprochés le rendent CAGNFUX(SE).Quand en marchant il s'appuie sur le devant du sabot, il est PINCARD(E).S'il PIAFFE (verbe intransitif) souvent, c'est un PI A FFEURJEUSE).Lorsque ses incisives supérieures sont en avant des incisives inférieures, il est dit BEGU(E).Dans le cas contraire, il est GR1-GNARD(E).Un dos cambré le fait appeler ENSELLE(E).Notre cheval peut marcher au pas, TROTTER, GALOPER (c'est un cheval GALOPEUR.EUSE), AMBLER (intransitif).Dans ce cas c'est un animal AMBLEUR(EU-SE).S'il trotte et galope à la fois, il AU BINE, c'est-à-dire qu'il va l'AUBlN.Un cheval de haute-école fait des figures plus compliquées comme la VOLTE, le PIAFFER, la CARACOLE (demi-tour), la PESADE (dressé sur ses pattes arriére), la CROUPADE (sorte de RUADE).S'il refuse de franchir un OXER (obstacle), on dit qu'il se DEROBE.Si l'équitation vous tente, procurez-vous une CASAQUE (veste de jockey), des JODHPURS (pantalon, toujours pluriel), une paire de HOUSEAUX (guêtres), une CRAVACHE.Fixez le MORS dans la bouche du cheval, attachez-le aux RENES et bonne promenade.N'oubliez pas: HUE pour avancer, DlA, pour aller à gauche, HUHAU pour aller à droite! Tournoi à Sainte-Agathe Le Comité de l'équipe nationale vous convie à un tournoi bénéfice de trois parties le samedi 8 mai à Sainte-Agathe à la Polyvalente des Monts, 101, rue Légaré.Le premier tirage se fera à 10 h.U en coûtera 20 dollars et un maximum de 120 joueurs sera accepté.Renseignements: Monique Lapcrle (514) 773-6362.La Détente Le club «La Détente», fondé dernièrement par André Houle (272-0105), change ses heures.Il se réunit toujours au 7301, Saint-Zotique (Anjou) mais le vendredi après-midi à 13 h 30 et le dimanche soir à 19 h.-p- De plus, André Houle vous propose pour 6 dollars (frais inclus) un recueil de 40 parties de plus de 1000 points (générées par le logiciel de scrabble Dupliscra).S'adresser au 6959, Hutchison, app.7, Montréal, KSN 1Y9.Comment louer la partie de dupllcate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à Philippe Guérin, rubrique du scrabble, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Partie louée au club des \u2022 Trouble-Tête- de Usai le le 26 avril 1993.{Club de lasalle les lundis soirs a l'Hôtel de Ville - Pierrette Clermont, 363-2894).TIRAGE MOT RETENU RÉF.PTS 1.AENPRSV 2.NR*CEEE0 3.EERGUSO 4.FULMINI 5.UNUIRSE 6.DRILLE7 7.AAEEMTV 8.MTAA.PUO 9.BU.AETHl 10.CISJOTE 11.EINHRSZ 12./NNFILU' 13.LWUATQK 14./YADOETU 15.ADETU.MS 16.AADGT7U 17.TTvDOQAX 18.TBOQA+SR 19.TBOOtOEK 20.TBQOEtNN VAPES H4 28 ECORNEES 8A 83 ROGNEUSE E5 86 FILME 12A 26 USINIERE (1) Al 77 D(E)VRILLE(2) 4F 72 FEVE A12 30 VAMPAT 14A 28 HABITUE 15E 93 J0CISTE(3) L9 98 HIEREZ M2 56 INFLU0N(S) C3 74 WALE 6J 33 YOD (4) F2 33 MAUDITES 12H 63 DAGUAS(5) 07 24 TEX 70 26 RAS N4 35 LOOK 6C 33 BOSQUET 10A __19 1015 Commentaires: 1\u2014 REUNIFIES en A7 pour 86 points.,- 2\u2014 DEVRILLER.détordre.3\u2014 JOCISTE, membre de la Jeunesso ouvrière chrétienne.4\u2014 OYADE (ensemble do doux choses) en F1 pour 38 pts 5\u2014 DAGUER.frapper à coup de dague.Réauttata: Pts 1er: Renée Tricoire.900 2o: Philippe Guérin.883 10e: Colombe Murphy.714 ; -:-\\-V LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 MA11993 Ail Religion fi Le cardinal Edouard Cagnon prend la défense de Mgr Escriva de Balaguer jules bMliveau Le cardinal Edouard Ga-gnon s'est porté à la défense du fondateur de l'Opus Dei et a surout expliqué pourquoi le prélat a été proclamé bienheureux si peu de temps après sa mort et au terme d'un procès canonique décrit dans certains milieux comme beaucoup trop rapide.On sait que Mgr (osemaria Escriva de Bialaguer a été béatifié par lean-Paul 11 le 17 mai dernier, soit seulement 17 ans après sa mort.Une foule incroyablement nombreuse \u2014 elle débordait littéralement de la place Saint-Pierre de Rome, ce qui ne s'était apparemment encore jamais vu lors d'une cérémonie de béatification \u2014 a assisté à cet événement.Mais ici et là dans le monde, quelques voix ont protesté, soulignant leur étonnement devant le fait que le fondateur de TOpus Dei précède sur les autels le bon pape |ean XXIIi, décédé en 1963, et mentionnant au passage qu'un homme comme Mgr Oscar Romero, l'évêque assassiné de San Salvador, ne risque probablement pas d'accéder de sitôt à un pareil honneur.«Certains ont été surpris de ce que le procès de béatification de Mgr Escriva de Balaguer se soit terminé en si peu d'années, écrit le cardinal sulpicien canadien en poste à Rome.Cette rapidité trouve son explication dans le travail des responsables de la cause.Tous ceux qui ont contribué à préparer le procès \u2014 historiens, canonistes.\u2014 ont travaillé avec amour et avec grande compétence.Tout a été fait sans aucun retard et avec tellement de précision qu'il n'a été nécessaire de rien répéter.» Le cardinal Gagnon fournit une autre raison expliquant la rapidité avec laquelle les choses se sont déroulées dans le cas de Mgr Escriva.Cela, dit-il, est conforme à l'esprit des nouvelles normes édictées par les derniers papes au sujet des béatifications et des canonisations: depuis le concile Vatican 11, la législation de l'Église stipule que toute la documentation possible soit recueillie durant les cinq années suivant le décès d'une personne et que le procès de béatification peut être officiellement ouvert au terme de ce délai \u2014 et non pas seulement après 50 ans, comme le prescrivait l'ancienne législa- tion.On vise ainsi, selon le cardinal canadien, à présenter comme modèles de sainteté non pas uniquement des personnages du passé, mais également des personnes «dont la vie parle aux gens d'aujourd'hui, qui montrent comment on peut servir Dieu et l'Église en ce moment-ci».De Mgr Balaguer, qu'il a rencontré à Rome en 1972 et avec lequel il s'est entretenu spécialement de l'apostolat familial» le cardinal Gagnon souligne qu'il a su, grâce à l'Opus Dei, favoriser le développement d'une formation spirituelle profonde bénéficiant aux parents et, à travers eux, à tous les membres de la famille.EMILIE GAMELIN BIENTOT VÉNÉRABLE ¦ Quelques semaines ou'quelques mois tout au plus, si tout se déroule comme prévu, s'écouleront avant que Jean-Paul II appose sa signature sur le document proclamant vénérable la Montréalaise Emilie Gamelin, fondatrice de la communauté des Soeurs de la Providence.C'est mardi dernier que les supérieures des Soeurs de la Providence ont appris, dans une communication reçue de Rome, que les neuf théologiens chargés d'étudier le dossier d'Emilie Ga-melin ont reconnu unanimement la pratique héroïque de ses vertus.Le dossier en vue de la béa-t if ication d'Emilie Ga-melin est à l'étude à Rome «lepuis ÈmWle 1989.Camelin Dans l'Église catholique, la proclamation comme vénérable est l'étape essentielle à franchir avant celle de la béatification.L'échelon ultime est la canonisation, par laquelle l'Église dit sa certitude qu'une personne est sainte.Comme quelques autres fondatrices de communautés religieuses nées au Canada français, Emilie Gamelin a passé une partie de sa vie à Montréal.C'est dans cette ville qu'elle a ouvert d'abord avec ses premières compagnes et ensuite avec toutes les autres femmes qui se sont jointes au noyau initial des refuges pour les personnes indigentes, pour les malades, pour les ex-prisonniers, pour les immigrés et pour les personnes sans emploi.Aujourd'hui, les Soeurs de la Providence souhaitent que la Ville de Montréal identifie de façon particulière l'angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert comme le lieu d'où, il y a 150 ans, l'oeuvre d'Emilie Gamelin a commencé à rayonner.LE DALAÎ-LAMA A L'ORATOIRE ¦ Le Dalal-Lama est attendu le 22 juin prochain à l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal, où il doit présider une rencontre interreligieuse.Chef spirituel et temporel du peuple tibétain, le Dalal-Lama est vénéré comme la réincarnation du «bouddah en devenir» I>ar les bouddhistes de la tradition du Grand Véhicule.Depuis l'occupation du Tibet par la Chine en 1959, il vit en exil.Détenteur du Prix Nobel de la Paix, il est considéré comme une des grandes figures de paix dans le monde.Le Dalal-Lama doit parcourir l'Amérique du Nord l'été prochain pour visiter les communautés tibétaines.À Montréal, en plus de présider à une rencontre interreligieuse à l'Oratoire Saint-losepn, il participera à des cérémonies au Palais des congrès de Montréal les 24 et 25 juin.Et du 28 août au 4 septembre, il sera à Chicago pour la célébration du 100^ anniversaire du Parlement des religions.¦i.DES ROSES DE LA PART DES BAHA'IS ¦ Aujourd'hui, sur le mont Royal, les baha'is de Montréal célébreront la journée sainte du 12^ jour du festival de Ridvan en distribuant 2500 roses aux personnes qu'ils rencontreront.Pour les baha'is, le festival de Ridvan (mot qui signiHe «paradis») commémore les 12 jours que le fondateur de leur religion, le prophète Baha'u'Ilah, a passés il y a 130 ans dans un jardin couvert de roses situé au bord de la rivière Tigris à Bagdad avant son exil et son incarcération.À la veille de son départ de Bagdad, après avoir distribué chaque jour des roses à ses disciples, Baha'u'Ilah a réuni plusieurs d'entre eux et a proclamé n'être nul autre que le Messager de Dieu pour l'ère de la maturité humaine, le porteur de la Révélation divine promise par toutes les religions antérieures et celui qui doit engendrer la force et le courage spirituels nécessaires à l'unification de tous les peuples de la terre.nnOEBEMUX CARDE-ROBES BIEN OiOUISÊS! \u2022 Prix abordables \u2022 Qualilé soignée \u2022 Sur mesure \u2022 Concept flexible EsMknèiariUô MUiÊttttntctÊOÊtn.\t.^-^^ af -''C^ ¦ 'fhm'^''^^ \t eurojD^ 881-1811\t Motivation reprogramnurtion Raymonda Forget B.S.O.T.(814) 23M767 Aussi: Session de groupe Débutant le 10 mai (soir) 1S3S5d7-42S y.¦ V I Bien plus qu'une grilladerlel Vous propose Dimanche, 9 mat 1993 de 1 IhSO à 20h00 CÔTE DE BOEUF RÔTIE ÂVOLOmÉ POVE SEWJBNEfrr: 16,95$ adulte 14,95$ âge d'or 9,95$ enfants (lomamii^l GRATUIT enfants fSasscmÈ^ Incluant six sélections chaudes supplémentaires, salades saisonnières, viandes froides et pâtés, multitude de desserts.(Taxes et service extra) Quality Hôtel Pour réservera '\u2022(514)731-7821 -/iWCoiedcL^SEé.Maiîfeai.; .(QuéBecjH4T1E7 : mmm il ¦¦¦-.X :.- .¦¦T¦3r*^¦:.^;¦:r¦.-:>>V .'¦y- /'ri.,'.Xi loyr lisifs .- \u2014 «^^-j\"-;* DUS I v- CELEBRONS LflSEMHINE DE LflRBREET DESF0RETS.1993 ?Forêts Québec- 'o»«ti*r\\ Epargnez jusqu'à DES MILLIERS ET DES MILLIERS DE MÈTRES DE TISSUS.Cotons, challis, tricots, polycotons et plus.90cm-150cm.Prix courant jusqu'à: 14\"m SEULEMENT /PSStI / Confectionnez cette / ravissante robe pour \\ moins de 23$ de .\\ cballls Nystiqne.^3 ¦ M# ^ous donne des ™\" STORES GRATUITS!* Horizontaux Micro 1/2\" en P.V.C.& Mini 1\" en P.V.C.Verticaux en P.V.C.faits sur-mesure et prêts en 48 iieures \u2022 Verticaux en P.V.C.pour portes-patios \u2022 Assortiment de toiles à rouleaux Achetez-en 1 obtenez-en 1 1/2 PRIX* Achetez-en 3 obtenez-en 1 GRATUIT* Achetez-en 5 obtenez-en 2 GRATUITS* Achetez-en 7 obtenez-en 3 GRATUITS* tes artldee à nx>ttl4 prix ou oratutts dosent être de 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