La presse, 30 mai 1993, Cahier A
[" Aujourd'hui: généralement ensoleillé.; Minimum 4° Maximum 20° Demain: nébulosité croissante.MONTRÉAL, DIMANCHE 30 MAI 199S 109e ANNÉE N° 216 54 PAGES, 4 CAHIERS Abitibi-Témiscamingue : 55 cents îles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents Taxes en sus 5Q« Bonjour! Les fonctionnaires menacent de faire la grève générale - \u2022 HllIlTf* La personnalité de la semaine BO MARCEL O TRAHAN Sports _ Sommaire - 'Annonces classées Immobilier B12, B15, C6 à C8 * * marchandises.C8 emptols.C8etC9 outomoblies.C9 et C10 \u2014 t ¦ té I n n m ~ \"m ' *- AC pfWPvMliOnS Q «TTJUrC».no Additions croisées.C6 Arts et spectacles Infonnttlons .\u2022.\u2022\u2022.».\u2022 B8 à B11 c^né'horiif e.B1 ?; - téle-horalrs .B1J0 Bandés dessinées.814 Décès.C11 Ètes-vous observateur?.B12 FeùHleton.813 Horoscope.C8 Le bridge.C10 Le monde .A9 Loteries.A4 Mot mystère.C7 1 RAYMOND GERVAIS i le gouvernement québécois ne fait pas marche arrière avec son projet de loi 102 décrétant un gel des salaires et des réductions salariales pour tous les employés de l'État, le président de la CSN, Gérald La rose, n'écarte p?s la possibilité de recourir à la grève générale pour faire reculer le gouvernement.Participant hier avec, entre autres, Fer-nand Daoust (FTQ) et Lorraine Page (CEQ), à une grande manifestation organisée dans les rues de Montréal par le Front commun CSN-FTQ-CEQ-SFPQ-SPGQ, M.Larose a déclaré pour la première fois que si rien d'autre n'ébranlait le président du Conseil du Trésor, il envisagerait sérieusement le recours à la grève pour forcer le gouvernement à négocier.Us étaient plus de 60000 hier, enseignants, fonctionnaires, membres du réseau des affaires sociales des secteurs public et parapublic à manifester dans les rues de Montréal, répondant ainsi massivement à l'appel lancé par leurs chefs syndicaux pour dire non au gel de leurs salaires et à l'imposition, une fois de plus par le gouvernement, de leurs conditions de travail.À Québec, où se tenait également une manifestation sur la colline parlementaire, de 15 000 à 20 000 personnes ont défilé dans la Vieille Capitale.Les syndiqués exigent que le président du Conseil du Trésor, Daniel lohnson, retourne à la table des négociations et accepte de renégocier leurs conventions collectives au lieu d'imposer un gel des salaires.Les discours des leaders syndicaux n'ont laissé place à aucune équivoque.Les syndicats ont décidé de déterrer la hache de guerre et de brandir le spectre de la grève générale.Us semblent bien décidés à forcer la main du gouvernement et n'ont pas l'intention de plier l'échiné.Si les négociations ne reprennent pas, l'été s'annonce chaud dans le monde des relations de travail entre le gouvernement et ses employés.Rappelons que le gouvernement désire par le projet de loi 102 imposer aux employés du secteur public et parapublic le gel de leurs salaires et de leurs conditions de travail pour les deux prochaines années en plus de récupérer 1 p.cent de la masse salariale, sous la menace d'imposer à tous ses employés trois jours de congé sans solde par année.De plus, Québec désire introduire un élément nouveau dans la convention collective, soit les primes de rendement.Selon le président de la FTQ, Fernand Daoust, et Lorraine Page, de la CEQ, les syndiqués ont cette fois-ci l'appui du grand public puisque la loi aura notamment des effets sur l'éducation, prétend Mme Page.«On commençait à sortir de cette période là avec le mouvement massif qui s'était fait en faveur de la réussite scolaire et c'est à ça que M.Johnson met fin en choisissant la voie de l'affrontement», a précisé la présidente de la CEQ.Fernand Daoust a précisé pour sa part qu'« avant même qu'il y ait eu négociation et avant même qu'il y ait eu des échanges sérieux entre les parties, le gouvernement avait dit non à toute forme de négociation précisant que c'est par là que les syndicats devaient passer.Il n'a certainement pas été chercher l'appui de l'opinion publique en agissant ainsi», a déclaré M.Daoust.Gérald Larose a soutenu quant à lui que Daniel lohnson abusait de son autorité et qu'il volait littéralement les syndiqués.Les syndicats ont donc démontré hier au gouvernement tant à Québec qu'à Montréal, qu'ils n'accepteraient jamais un tel recul au chapitre des droits qui ont été acquis au cours des 30 dernières années de négociation.Rappelons enfin que le projet de loi 102 prévoit aussi des gels de salaires dans les sociétés d'État comme Hydro-Québec, Radio-Québec et la Société des alcools.?Ï8& i je - & %& ,-~*r ¦ F* Y- '¦\u2022¦.-.gr**-* m ¦M 'm tSB&i \u2022m «M 1 PHOTOPC Ils étaient plus de 60 000 hier, enseignants, fonctionnaires, membres du reseau des affaires sociales des secteurs public et parapublic à manifester dans lés rues de Montréal, répondant ainsi massivement à l'appel lancé par leurs chefs syndicaux pour dire non au gel de leurs salaires et à l'imposition, une fois de plus par le gouvernement, de leurs conditions de travail.Nous aurons un autre été pourri ! AU SEMAT ù&veNu un MARIE-FRANCE LÉGER omme Tan dernier, le temps maussade et les températures fraîches risquent fort d'assombrir la saison estivale.C'est ce que nous annonce Environnement Canada dans ses prévisions climatiques pour le centre et l'est du pays.«Si la tendance se maintient», les températures se situeront au-dessous des normales saisonnières.Et, à l'opposé, les précipitations seront plus élevées que de coutume, pour les mois de juin, juillet et août.Le grand responsable de ces sombres conditions atmosphériques serait encore une fois le volcan Pinatubo, dont l'éruption en juin 1991, aux Philippines, fut l'une des plus violentes du siècle.Il ne faut pas parler d'un été « pourri », a tout de même tenu à préciser Jacques Pelletier, spécialiste de l'information météorologique chez Environnement Canada, à Saint-Laurent.«Disons qu'on s'attend à des températures plus froides et à des nuages.On n'aura pas un vrai été.On aura un été plus printanier qu'estival», a-t-il expliqué.Mais pour plusieurs, un été «printanier» c'est un été raté.Si les températures devaient rester aussi fraîches que ce mois-ci, ce serait sûrement la grande déprime.Depuis le 12 mai en effet, celles-ci se maintiennent sous les normales.On se croirait presque à la fin septembre.Environnement Canada prévoit en outre des températures sous la moyenne pour les mois de juin et août.Les météorologues ne peuvent pas préciser si tôt ce qu'elles seront exactement.Sachons que la moyenne de saison est de 18 degrés en juin, 20,8 degrés en juillet et 19,4 au mois d'août.L'an dernier, en juin, on a atteint 17,7 VOIR ETE EN A 2 Le chef libéral adopte un look décontracté MARIO FONTAINE Québec ne doit pas ouvrir l'école anglaise aux immigrants, estime le juge Deschênes GILLES PAQUBN Alliance Québec peut continuer d'exercer toutes les pressions qu'elle voudra, mais dans le contexte actuel, il n'est pas question d'ouvrir les écoles anglaises aux immigrants, a déclaré hier l'ex-juge en chef de la Cour Supérieure du Québec Iules Deschênes.S'adressant aux quelque 200 délégués de cet organisme réunis dans un hôtel de Sainte-Adèle à l'occasion de leur congrès annuel, le juge Deschênes a affirmé qu'ils ne pourraient atteindre cet objectif dans un «avenir prévisible».«La communauté de langue anglaise devra compter sur ses propres forces pour combler les rangs de sa population scolai- re», a souligné le magistrat en commentant une des résolutions à l'étude lors de ces assises.Selon lui, la campagne d'Alliance Québec visant à modifier la Loi 101 afin de permettre aux immigrants provenant de pays de langue anglaise de fréquenter les écoles anglaises du Québec va à rencontre de l'opinion publique et de la position du gouvernement.Le Conseil de la langue française s'est d'ailleurs opposé à cette mesure récemment et le ministre responsable de la langue, Claude Ryan, a tenu compte de cet avis en excluant cette mesure du projet de Loi 86 qui modifie d'autres aspects de la Charte de la langue française, a noté M.Deschênes.Les propos du magistrat ont visiblement déçu une partie de l'auditoire, mais pour Robert Keaton qui venait tout juste d'être réélu à la présidence d'Alliance Québec, son message d'une «grande franchise» ne fait que reporter l'échéance.Devant le rejet de cette proposition, M.Keaton a laissé entendre que son organisme pourrait se tourner vers une autre solution.Si le Québec permet aux enfants provenant des autres provinces de fréquenter le réseau scolaire anglophone, cela se traduira par une augmentation de 12,5 p.cent dans ces écoles et d'une simple baisse de 1,5 p.cent du côté français, a-t-il dit.Pour le juge Deschênes, l'avenir de la communauté an- V0IR ECOLE EN A 2 Le col détaché sous un pull rouge, c'est un |ean Chrétien réusiné qui a entrepris, hier, une tournée pré-électorale au Québec, véritable répétition pour la campagne de l'automne prochain.De Montréal à Québec en passant par Saint-Bruno et Drum-mondville, le chef libéral a rodé son personnel, ses candidats, quelques thèmes aussi, sans pour autant oublier l'actualité.Surtout, M.Chrétien s'est employé à montrer une image rajeunie aux électeurs, lui qui devra affronter Kim Campbell ou |ean Charest au prochain scrutin.Ni veston ni cravate pour le leader libéral hier, dont l'épouse Aline demeure toutefois d'une grande élégance.Le look relax en somme, plus caustique que belliqueux.«On me reproche d'avoir de l'expérience.L'expérience c'est important, moi j'en ai trop, c'est un de mes problèmes, s'étonne, mi-figue mi-raisin, l'ancien bras droit de Pierre Elliott Trudeau, qui a été élu pour la première fois aux Communes il y a 30ans.Et de passer à la contre-attaque, en affirmant qu'il ne craint pas d'af- Col détaché sous un pull rouge, Jean Chrétien s'emploie à montrer une image rajeunie aux électeurs, lui qui devra affronter Kim Campbell ou Jean Charest au prochain scrutin fédéral.PHOTO LUC-SMON PERRAULT, lê Presse fronter un Brian Mulroney en jupon ( Mme Campbell ) ou aux couches (M.Charest ).M.Chrétien a maintenu ce cap toute la journée d'hier, qui avait des airs de campagne électorale.Début à 8 h 40 par un petit déjeuner organisé par l'association libérale de Verdun.Puis arrivée, à 10 heures, à l'assemblée d'investiture de Laurier-Sainte-Marie, quelques kilomètres plus à l'est.À l'entrée, des militants distribuent des drapeaux du Canada montés sur épinglettes et un macaron sur lequel M.Chrétien, très décontracté, pose vêtu d'une chemise de denim.La salle se remplit ¦*>\u2022 & VOIR CHEF EN A 2 ¦ Chrétien trouve assez inélégante la charge de Mulroney contre deau.Page A 7 rnx convenants a tous les budgets noRacei Distributeurs dans tout le Québec 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E1P8 494-2400 Sans frais : 1-800-NORACEL ¦ .tf.i**p**\"'' ¦ ** i .s A.2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 MA11993 Olympique de Marseille : la fin de la « malédiction » ! i % f » i » » LOUIS B.ROBITA1LLE collaboration spéciale elon ma voisine italienne, le déchaînement des passions populaires françaises pour cause de victoire au football est très peu de chose en comparaison de ce qui se passe à Rome ou à Milan \u2014 sans parler de Naples! \u2014 quand les (onze) dieux locaux du ballon rond viennent d'enfoncer leurs adversaires.Quant à mon voisin (jeune) patron de bistrot d'origine portugaise, et lui-même supporter déchaîné du «c Paris-Sain; Germain » (le grand club parisien ), il considère franchement honteuse l'indifférence des Parisiens vis-à-vis «leur» club: «à Lisbonne, il y a vingt fois plus de supporters actifs», déplore-t-il.À quoi aurait-on assisté mercredi soir si en plus les Français se passionnaient VRAIMENT de football?TFl, qui avait les droits de la finale de Coupe d'Europe Marseille-Milan qui se déroulait à Munich, a dépassé les 15 millions de téléspectateurs et raflé en même temps 62 % de l'audience nationale (contre 38 % pour les cinq autres canaux nationaux).Les segments de pub de 30 secondes se vendaient à des tarifs exceptionnels, mais spécialement calculés sur le nombre de mâles téléspectateurs, À Munich «seulement» 25 000 Marseillais avaient fait le déplacement pour aller soutenir «leur» club.Au cas où quelqu'un ignorerait cet événement mondial, sachez qu'en effet l'Olympique de Marseille, brillamment redressé depuis sept ans par un certain Bernard Tapie, champion de France (saison régulière) depuis cinq ans, a bel et bien battu les favoris du Milan A.C., propriété du magnat de la télé italienne Sylvio Berlusconi.Un coup de tête de l'armoire à glace Basile Boli (d'origine ivoirienne) à la 44e minute (sur 90), et ce fut, comme le disaient les commentateurs sportifs, «la fin de la malédiction».Le football me désespère parce que c'est un jeu où l'on marque très peu de buts (sinon sur penalty), et une équipe qui prend un avantage d'un seul point a de bonnes chances de tenir la partie.Ce fut donc le cas à Munich où, après le coup de sifflet «libérateur», on vit Bernard Tapie essuyer une larme, l'entraîneur belge sexagénaire Raymond Goethals (un poème ambulant) se jeter sur le terrain, tandis qu'à Paris les klaxons, les pétards et les hurlements commençaient.À trois heures du matin, le calme revenait sur le quartier de la Bastille, et les Champs-Elysées avaient été pris d'assaut.Je ne parle pas de Marseille, où la ville se transforma en carnaval de Rio jusqu'aux petites heures du matin (en attendant le retour triomphal des héros le jeudi sur la Ca-nebière).Même la bonne ville de Lille qui, a priori, n'a rien à voir avec les affaires marseillaises, avait vu défiler quelque 3 000 amateurs enthousiastes dans la soirée.Le jeudi matin, bien entendu, le quotidien sportif L'Equipe vendait quelque 950 000 exemplaires ( le triple de sa diffusion habituelle).Aussi «tièdes» soient-ils vis-à-vis du football, les Français avaient l'air de considérer que l'événement était historique.Dans les quotidiens populaires nationaux ( Le Parisien ou France-Soir), la moitié de la pagination.Le Monde, toujours aussi sérieux, spéculait à pleine colonne sur le fait de savoir si, après cette victoire, le député Bernard Tapie ne venait pas de gagner son fauteuil de maire de Marseille, la deuxième ville de France, en 1995.Qu'il y ait de grands émois à Marseille et dans la région, rien que de très normal.Non seulement l'OM gagnait, mais encore Marseille et LA ville fran- çaise du foot.C'est une ville d'un rail-lion d'habitants, à la fois sinistrée, chaude et populaire, contrairement aux grandes villes françaises où le centre est exclusivement bourgeois.En plus elle est méditerranéenne, et la «footoma-nie» atteint son paroxysme sur les bords de la Mer Intérieure ( Italie, Espagne, Grèce etc.).(Alors que des villes chic comme Paris, Bordeaux.ou Monaco, ont des clubs performants, mais qui ne provoquent pas les passions).Pourquoi la fièvre marseillaise a-t-elle gagné tout l'Hexagone?Parce que, même dans les régions européennes où le ballon rond suscite le moins d'émeutes, le fameux football constitue LE sport unique et universel, depuis l'Algérie jusqu'à la Suède, et de la Bulgarie jusqu'à l'Angleterre.C'est comme si au Québec on fondait en un seul sport le hockey, le baseball et le football.Les Parisiens peuvent s'exciter sur la boxe ou le tennis, les Toulousains sur le rugby, mais le ballon rond n'a aucun rival et réunit tout le monde.Un mâle français, même intellectuel de gauche, qui avoue se désintéresser du dernier grand match, a un problème pour survivre dans les bistrots.Par contre, c'est un sujet sur lequel le joueur de cornemuse écossais peut trouver un terrain d'entente avec le docker d'Athènes, et l'Ukrainien avec le Croate.Or, dans un domaine aussi centra], l'orgueil national français avait de quoi souffrir depuis.37 ans, si j'en crois les meilleurs spécialistes.Des Coupes d'Europe entre clubs locaux (à ne pas confondre avec les équipes nationales composées à partir des meilleurs joueurs locaux), il y en a à longueur d'années, selon moi.Et en effet je vérifie: il y en a eu 106 depuis 1956, année où l'infortuné club de Reims échoua en finale.\u2022 L'an dernier, Monaco échouait de la même manière.Marseille, déjà, en 1991, Saint-Étienne, c'était en 1976; le seul fait d'arriver en finale paraissait si important que l'équipe avait descendu solennellement les Champs-Elysées.Pendant ces même 37 années, les grandes équipes d'Italie, d'Allemagne et d'Angleterre ( les trois pays les plus performants) accumulaient les trophées.Par chance et par hasard,' des équipes de «petits» pays accédaient elles aussi au palmarès.La France, qui a toujours eu (forcément) quelques grands champions (dans des sports plutôt individuels), a le plus souvent perdu à la RFA et à l'Italie).¦ \u2022 \u2022 Une première victoire en 37 ans et-106 finales, c'était la grande revanche sur les pays rivaux, une sorte d'affront-historique lavé.La question étant de sa* ' voir pourquoi on avait attendu la 106* finale pour gagner.Demain dans La Presse ÉÊiààM Une maturité rassurante ¦ Avec son moteur V6 et sa suspension modifiée, la Bulck Régal Cran Sport est l'une des berlines intermédiaires les plus intéressantes sur le marché, écrit Denis Duquet à la une du cahier Automobile de demain.« Sa slhouette ( notre photo ) n'est plus tout à fait dans le coup, mais l'équilibre général de cette voiture n'est pas à dédaigner-, conclut notre chroniqueur après avoir passé quelques jours derrière le volant de cette voiture qu'il n'hésite pas à qualifier de -drôlement homogène*.En page deux, notre collaborateur Claude Beaudoin conseille à un couple de futurs retraités l'achat d'une mini-fourgonnette pour la campagne.Sous la rubrique AUTO-rétro, dans le même cahier, Jacques Cagnon relate l'histoire de Mario Boies et sa Dalmler SP.2501963, une britannique qui fait frlsonner.Enfin, le CAA-Ouébec aborde les problèmes de la direction et de la suspension, ces deux éléments d'une voiture qui doivent former un couple assorti afin d'empêcher l'automobiliste de faire une rencontre du troisième type avec le décor à la moindre courbe.À lire demain dans La Presse.Le soleil Indice ultraviolet 3 du 30 mai i Montréal (O 1893MTI Inc.10 I Bas Coup de soleil (en minutes) Modéré ! I 60 30 Elevé T 20 T 15 Avec un indice ultra-violet B inférieur à 4, le soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7.il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court.Ville MaxUVB à UVB plus de 4 Hull /Ottawa 7.4 13h01 10hà16h Montréal 7.2 12h52 10hà16h Ste-Agathe 7.2 12h53 10hà 16h Sherbrooke 7.1 12h46 10hà16h DrummondviUe 7.0 12h48 10hà16h Québec 6.8 12h43 10hà16h La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 018 2907 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 90 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 tr.I ! LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400 «Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 CODE OU JOUR 21-7 I -1 I I DIMANCHE I 30 MA11993 | SUITE DE LA UNE Nous aurons un autre été pourri I degrés, en juillet, 18,5 et le mois suivant, 18,7 degrés.Les précipitations seront au-dessus des normales de saison pendant les trois mois d'été.En juin, la moyenne se situe à 82,5 millimètres.En juillet, elle est de 85,6 millimètres et de 100,3 millimètres au mois d'août.Les précipitations seront-elles sous forme d'orages ou de pluies continues?«On ne peut pas le savoir à l'avance.Sous forme d'orages, ça tombe beaucoup plus vite et en moins de temps.La moyenne est plus vite atteinte, mais ça peut tomber en pluie et là, les précipitations sont plus fréquentes», a expliqué M.Pelletier.Il reste à espérer quelques bons orages.Grâce aux satellites, les clima-tologues ont pu apprendre par ailleurs que la partie occidentale du Canada connaîtrait un été plus chaud que de coutume, principalement à cause d'El Nino, le courant chaud du Pacifique, situé à la hauteur de l'Equateur.De façon cyclique, les vents d'est en ouest déplacent El Nino entre les continents asiatique et américain.Par contre, les habitants du centre et de l'est du pays, devront prendre leur mal en patience, peut-être pour deux années encore, à cause des retombées des cendres volcaniques du volcan Pina-tubo.Ces cendres en suspension arrêtent le rayonnement solaire dans une proportion de 2 p.cent.La poussière et l'acide sulfurique crachés dans l'atmosphère ont eu pour effet de filtrer les rayons solaires.?ÉCOLE lÉNH^: -™-m Québec ne dort pas ouvrir l'école anglaise aux immigrants, estime le juge Deschénes glophone n'est pas si sombre que l'on pourrait être porté à le conclure.De retour d'un voyage au Chili et à Chypre, il a dit que nos problèmes sont bien minces par rapport à ce que vivent ces peuples.«Il faut être masochiste pour vouloir faire du Québec un pays malheureux», a dit M.Deschênes.Il existe bien sûr un écart entre nos communautés, mais chacun doit apprendre à établir des ' ponts pour le franchir et particulièrement du côté anglophone.La nouvelle génération de francophones n'accepte plus, le résultat d'une bataille qui a duré 15 minutes sur les Plaines d'Abraham; elle n'accepte plus le «I don't speak French » ; et le «Speak White» n'est plus toléré, a-t-îl ajouté.C'est une nouvelle réalité à laquelle les anglophones doivent s'adapter.Si les francophones doivent apprendre que leur société n'est plus homogène et doivent recevoir un large éventail de groupes ethniques, les anglophones doivent pour leur part s'ouvrir à notre culture, a soutenu M.Deschênes.«|e vous en supplie: faites un effort pour vous rapprocher de la majorité francophone, et même plus, imprégnez-vous de sa culture palpitante».«la porte est ouverte, le fardeau de la preuve repose sur vos épaules», a conclu le juge.Plus tard dans la journée, les délégués ont discuté des différents problèmes de l'organisme, dont celui du financement, qui devient de plus en plus difficile avec la réduction de l'aide fédérale.Après avoir touché une subvention annuelle de 1,4$ million d'Ottawa depuis 1989, Alliance Québec s'attend à recevoir PHOTO PHIUP MCMA5TER.cottêbontion sptciêh Robert Keaton, le président sortant d'Alliance-Ouébec a été réélu à son poste par un très forte majorité des quelque 200 participants au Congrès annuel de l'organisme qui se tenait, hier, dans les Laurentides.M.Keaton s'est emparé des trois quarts des suffrages face à son unique adversaire, Maurice King, qui fut pendant plusieurs années maire de la ville de Greenfield Park.200 000 $ de moins l'an prochain et 15 p.cent de moins l'année suivante.Les fonds fédéraux représentant près de 90 p.cent de ses revenus, elle devra forcément trouver d'autres sources de financement ou exiger une plus grande contribution de la part de ses quelque 5500 membres et des groupes associés.La direction de l'organisme songe également à faire appel à l'entreprise privée en plus de s'adresser à d'autres institutions gouvernementales afin de pour- suivre son action.L'ex-directeur général David Birnbaum a indiqué qu'il avait déjà reçu une promesse de 80 000 $ de la part du ministre de la Main-d'oeuvre, André Bourbeau, pour aider les jeunes anglophones à se trouver du travail à la fin de leurs études.?I CHEF I I Le chef libéral adopte un look décontracté lentement, jusqu'à accueillir 150 partisans.L'ex-journaliste Robert Desbiens aura fort à faire s'il veut déloger le député du Bloc, Gilles Duceppe qui, voici quelques semaines, réunissait quatre fois plus de monde de l'autre côté de la rue pour sa propre assemblée.Plusieurs candidats venus d'autres comtés sont là, de rares députés de la métropole.Le chef monte à la tribune, se désole de la misère ambiante: «La pauvreté a une ville, Montréal», tonne M.Chrétien, qui en impute la responsabilité à neuf ans d'administration conservatrice.Quelques mots sur l'ancien député de la circonscription, Jean- Claude Malépart, décédé du cancer et dont la veuve brille par son absence.D'aucuns prétendent que si M.Malépart était encore de ce monde, il serait passé lui aussi au Bloc québécois.Deux autocars aux couleurs libérales transportent M.Chrétien, ses adjoints,' les journalistes et une pléthore de candidats.Ceux-ci défilent tour à tour devant le chef, qui les entend une dizaine de minutes chacun entre deux destinations.Pas une seconde de repos pour lui.Arrivée à l'hôtel de ville de Saint-Bruno et brève allocution du maire.Ce qui fournit à l'aspirant premier ministre l'occasion de parler du programme libéral de réfection des infrastructures.Courte marche jusqu'à un petit bistrot pour le lunch, puis départ pour «Disque Améric», à DrummondviUe.Le but, ici, est de donner une image «hi-tech» de Jean Chrétien.Le hic, c'est qu'il faudra le savoir mais sans le voir: l'usine est fermée aux caméras.Une maladresse dans une journée pour le reste organisée au quart de tour.Les pré-tournées de ce genre sont justement faites pour corriger ces désagréments.«C'est l'entraînement du printemps, explique Jean Chrétien.Il vient d'effectuer des tournées semblables en Colombie-Britannique, en Alberta, au Manitoba et en Ontario.Les Maritimes suivront en juillet.Un entraînement fait sans le moindre risque: le chef libéral ne s'est adressé qu'à des militants durant toute la journée d'hier, et c'est ce qui se passera aussi aujourd'hui.Rien de casse-cou comme les lignes ouvertes, les bains de foule, les débats devant des groupes d'étudiants.Devant ces auditoires conquis d'avance, il parle de «ce pays qui fait l'envie du monde», met en garde contre l'Accord de libre-échange nord-américain, s'inquiète de la dette nationale, promet de protéger les soins de santé et de ramener l'honnêteté en politique.Très peu d'attaques contre le Bloc québécois, dont la force au Québec est pourtant confirmée par tous les sondages.«On va se séparer et ensuite ce sera le bonheur parfait.Les gens ne sont pas assez irresponsables pour yoter pour ça», se contentera de dire le chef libéral.Cette entreprise de rodage se termine aujourd'hui à Montma-gny, dans le comté de Bellechas-se.Le comté du ministre conservateur Pierre Biais, qui dirige la campagne de Kim Campbell au Québec.Un gros contrat pour le PLC qui, la prochaine fois, que son chef partira en tournée, travaillera pour «du vrai».?4 ¦ La Presse présente l'exposition \u2022 - \u2022 - , - -m t \u201e».\u2022.\u2022\u2022¦\u2022.\u2022\u2022 , i .« ___ \u2022 \u2022 \u2022 \" , , \u2022 \u2022 - \u2022 - .' V I .\u2022 ; ;sse) 2111 boul.St-Laurent \u2022 Infomusée \u2022 845-4000 au nouveau \u2022 Mil tl»'ll»« .iM .pour pire.¦ .Mil.H « I \\HiHuvs en VOllit* il la houiïlus
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.