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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-06-01, Collections de BAnQ.

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[" Aujourd'hui: partiellement ensoleille, venteux, frais Minimum 3 Maximum 15* Demain: nuageux, venteux et frais DÉTAILS CAHIER SPORTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE A LAVAL 1530, BOUL.CHOMEDEY CHOMEDEV, LAVAL 688-4787 i MONTRÉAL, MARDI 1er JUIN 1993 109e ANNÉE N° 218 66 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en «us Aujourd'hui Parizeau promet d'abolir la loi 86 Le Parti québécois est divisé entre les options L'Allier et Doré A3 ATTENTAT Une puissante bombe pulvérise un établissement de danseuses nues de Pointe-Claire, en banlieue ouest de Montréal, qui était heureusement fermé lors de cet attentat.A3 MOHAWKS Hydro-Québec décide enfin de couper l'électricité à neuf clients «commerciaux» de la réserve de Kahnawake qui ne payaient plus leurs comptes depuis deux ans.A15 ALLEMAGNE Un adolescent de 16 ans est inculpé par la justice allemande pour le meurtre de cinq Turques décédées dans un incendie criminel à Solin-gen, en Rhénanie-Westphalie.B4 TÉLÉVISION Louise Cousineau commente deux nouvelles émissions de l'été, celles de Julie Snyder, toujours pleine de surprises et d'Anthony Kavanagh, qui manque encore d'expérience.-.?J G1 ASSURANCE La compagnie d'assurance d'hypothèques du Canada (CAHC) ne souscrit plus de nouvelles polices depuis un mois et a besoin de 90 millions pour reprendre ses activités.B>| BERNARD *± KOUCHNER Héros des temps modernes pour les uns, diva en mal de publicité pour les autres, Bernard Kouchner arrive à Montréal pour présenter son livre, Dieu et tes Hommes.Sommaire MARIO FONTAINE mmWÊ e Parti québécois, en arri-«¦¦vant au pouvoir, abolira la loi 86.Il faut que ça soit très clair», a déclaré hier le chef de la formation, Jacques Parizeau, dans une entrevue à La Presse.Si M.Parizeau formule cet engagement, c'est qu'à ses yeux la législation linguistique dont est saisie l'Assemblée nationale met en cause les fondements mêmes Desjardins n'a pas pris en garantie les commissions des agents du Permanent LAURIER ClOUTIER elon le contrat de prêt de Desjardins au Permanent du 27 novembre 1990, dont La Presse a obtenu copie, le prêteur n'a pris en garantie que les comptes à recevoir du courtier, excluant nommément les commissions de ses 900 agents.Le président du Permanent, Pierre Barbeau, vient de découvrir cette perle dans ses dossiers et ses avocats, l'étude Dumas Gagné Mercier & Associés, de Sille-ry, en banlieue de Québec, considèrent qu'ils disposent maintenant d'«excellents» arguments pour sauver de la débâcle les six millions de commissions des agents.La clause 3A du prêt initial de deux millions de la Caisse des Laurentides, de Québec, aux six associés du groupe de Pierre Barbeau se lit comme suit: «Les avances du prêt ne devront pas excéder 75 p.cent des commissions à recevoir de l'entreprise soustraction faite des commissions payables aux agents».Desjardins n'aurait alors des droits que sur les quatre millions de commissions qui revenaient au Permanent avant la faillite^ plu-tôt que sur les 10 millions saisis.Mais la Fédération Desjardins de Québec, qui s'est par la suite associée à la Caisse des Laurentides dans ce gros dossier de prêts, déclare que le contrat fut modifié, sans toutefois pouvoir apporter de documents à l'appui.Pierre Barbeau reconnaît que le contrat original fut amendé, mais seulement au niveau du montant des prêts.«Desjardins s'est mêlé dans ses papiers.11 s'est mis le doigt dans l'oeil, et le pied dans la oouche.De vrais enfants d'école.Et le président de Desjardins, Claude Béland, s'est aussi fourvoyé, dimanche, lorsqu'il a déclaré que Le Permanent a fait une faillite volontaire.On ne peut déposer son bilan et faire une faillite volontaire après deux requêtes en faillite de Desjardins.La vérité, c'est qu'on ne s'est pas opposé à ces deux pétitions de faillite pour tenter de sauver une partie des meubles et réduire les dégâts au niveau des 12000 clients et des 900 agents.«Me Germain Dumas me dit que la clause 3A devient un excellent argument devant le tribunal, (e viens d'en expédier une copie à Desjardins et au syndic François Noël».M.Barbeau explique que la faillite du Permanent, prononcée par le tribunal jeudi dernier, demeure irrévocable.Mais Desjar- VOIR PERMANENT EN A 2 de la Charte de la langue française.Elle fait en sorte, dit-il, que le français ne sera plus la langue commune et nécessaire des Québécois.C'est même tout le contraire, selon le leader péquiste.Le projet de loi 86 indique aux immigrants les façons d'accéder à l'école anglaise, précise aux tribunaux et aux administrations la manière de fonctionner autrement qu'en français.Il ouvre en outre la porte aux communications anglaises entre les employeurs et leurs employés, affirme M.Parizeau.Aussi son gouvernement, peu de temps après son élection, s'em-pressera-t-il d'abroger la loi 86.M.Parizeau fait valoir qu'il n'abuse pas du processus.Depuis qu'il préside la formation souverainiste, rappelle-t-il, il n'a promis d'abolir que deux autres lois: la 145 qui permet le «pelletage des factures du gouvernement vers les municipalités», et celle qui a doté la Caisse de dépôt et placement du Québec d'une «structure aberrante».L'abolition de la loi 86 serait tout à fait démocratique, lance-t-il: personne n'est obligé de voter pour le Parti québécois aux prochaines élections, et ceux qui le feront sauront à l'avance à quoi s'attendre en matière de langue.Pour l'heure, toutefois, ni le LA LSS KINGS SOiST « IN » PHOTO ROBERT NAOON, 12 Pmse Wayne Gretzky et Barry Melrose Jouissent de ces Jours de fête que constitue la finale de la Coupe Stanley.Les « Californiens » sont ici pour s'amuser et.gagner RÉJEAN TREMBLAY Ils ont beau venir de Saskatchawan, d'Ontario, de Suède, ils ont beau avoir été élevés dans de petits villages ou de grosses fermes, ils sont devenus des «Californiens».Et les Kings, en moins de 24 heures, ont apporté un «glamour» et un style à cette finale de la Coupe Stanley qui ont vite fait oublier les Maple Leafs de Toronto et leur grosse police.Fallait les voir arriver hier au restaurant La Mise au jeu du Forum pour y rencontrer des dizaines et des dizaines de journalistes attirés par Wayne Gretzky, Barry Melrose, Bruce McNall et les autres nouvelles stars de Los Angeles.Décontractés, souriants, rieurs, jouissant à plein de ces jours de fête: «J'espère que les gars vont vivre à fond cette série finale.J'espère qu'ils vont fureter en ville, qu'ils vont profiter de cet environnement, des journalistes, de la télé, de tout ce qui entoure la finale de la Coupe Stanley.Il faudrait être con pour s'enfermer et ne pas profiter de tout ça», soulignait Barry Melrose hier, après une très longue conférence de presse ponctuée de rires et de mots d'esprit.Les «Californiens» sont à Montréal pour s'amuser.Mais ils veulent encore plus gagner: «Le hockey est amusant.Quand on gagne.Gagner, c'est le but de ce jeu.Cet hiver, quand je suis revenu au jeu, j'ai eu une séquence d'une quinzaine de matchs où j'ai mal joué et nous avons perdu plusieurs de ces matchs.Ça devient vite très lourd à supporter quand on ne gagne pas», de raconter Wayne Gretzky.Il a repris de belles couleurs le grand Wayne.II n'y a pas si longtemps, une heure avant le match VOIR KINGS EN A 2 ¦ Autres Informations en pages A 5 et 2 à 8 du cahier Sports AiniOirCôS CîôSSèw L~r.sb!Her.Ç10àC15 marcHandlses*.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C13 .C13-C14 automobiles.C14 propositions d'aff tires.C4 Arts et spectacles Information*.B4 à B9 clné-horalro.B6-B7 Télé-horaire.B5 Bandes dessinées.C15 Crîdge.Cl 6 Décès.C17 Économie.C1 à C9, C18 Ètes-vous observateur?.C10 Feuilleton.C11 Horoscope.C12 Le monde.A14-A15, A17 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.C14 Mot mystère.C16 SPORTS RéJean Tremblay.S5 Robert Duguay.S5 nunu>v< .\u2014 \u2014 Daniel Lemay.S6 râCiiïu V6Lfc jGUSr 651 sfâslÇSIS SV dans une création de Lepage à Montréal ¦ ¦ chef ni le parti n'ont de position arrêtée sur cette question.Le seul consensus, c'est qu'il faut se débarrasser de la 86.Pour le reste, on est en effet partagé en deux camps égaux, comme l'a démontré une rencontre entre M.Pari- VOIR PARIZEAU EN A 2 ¦ Selon le Mouvement national des Québécois, la loi 86 Isolera Montréal du Ouébec.\u2022 .** Raymond Lévesque est en faveur de l'affichage bilingue à Montréal JEAN BEAUNOYER laude Chamberlan, directeur du cinéma Parallèle, a réussi un véritable coup de maître en provoquant une rencontre à Montréal entre l'homme de théâtre canadien le plus connu au monde, Robert Lepage et le célèbre acteur 2mcrlcH!n Al Pacino.C'est autour d'une bonne table d'un restaurant de la rue Saint-Laurent que les deux hommes ont échangé des propos, qui ont porté principalement sur l'oeuvre de Shakespeare, et selon Chamberlan, Pacino a été envoûte par Lepage et par son théâtre.Après ect- ?te recontre, il lui a confié: «Je veux faire une création théâtrale avec Lepage à Montréal et à Québec dans laquelle je jouerai en français.J'aimerais que Gérard Depardieu fasse partie de ce projet.J'ai vu Conolan, une pièce qui m'a enchanté et Lepage est un des êtres les plus fantastiques que j'aie rencontrés».Chamberian, qui dit vivre t»e> rêves les plus fous et a déjà affirmé qu'il voulait mettre*Montréal sur la carte du théâtre internatio-nal (même si Lcpaae Ta fait avant lui), précisait qiî'î! avait l'intention de présenter la création de cette pièce mettant en vedeue Fu-cino dans le cadre de la 6e ou 7e édition du Festival de théâtre des Amériques.«Les organisateurs du FTA m'ont soutenu dans mes démarches et ce festival, qui est de plus en plus prestigieux, mérite un tel événement.» Et Depardieu?«le dois me rendre aux Bahamas duiib les prochaine* humaines afin de rencontrer Depardieu et de lui faire part du projet.Il a déjà joué Shakespeare et s'intéresse a?» travail de Lepage.Moi, je crois qu'un projet réunissant Pacino, Lcpage_et Depardieu à rrïomréai ci vjuébcc dans uoiiX ans, c'est possible.» 4- 14 On sait que Pacino est venu à Montréal présenter Opening Night dans le cadre d'un hommage à John Casavetes, samedi dernier.On présentera cinq longs métrages de Cassavetes au cinéma Parallèle du 3 au 27 juin.De plus, on présente ce soir Question sur le théâtre, de Jean-Claude Lubt-chansky, au même cinéma Parallèle avec Peter Brook, dans le cadre du Festival de ihéâire de* Amériques.Et du cinéma au théâtre, il n'y a qu'un pas, qu'a déjà franchi Claude Chamberlan avec.Al Pacino.?Nos informations sur le Festival page B 4 Raymond Lévesque ANDRE PRATTE BBX près l'avocat Guy Bertrand.B9k voici qu'un autre indépendantiste «pur et dur», le chansonnier Raymond Lévesque, appuie le principe d'un assouplissement de la loi 101 en ce qui a trait à l'affichage.D'ailleurs, dans une entrevue à La Presse, M.Lévesque s'est révélé beaucoup moins «dur» que dans le passé, ne souhaitant plus la souveraineté du Québec que «si c'est nécessaire» et s'inquiétant du sort de la démocratie dans un Québec indépendant.C'est dans un article publié dans le journal mon-térégien Regard que M.Lévesque a d'abord fait part de son point de vue sur l'affichage.Rencontré hier midi dans son modeste logement du Vieux-Longueuil, le poète de 64 ans s'est expliqué plus longuement.«Je ne veux pas que le Québec au complet devienne bilingue.Mais je pense que dans une ville comme Montréal qui est une métropole, dans les quartiers des affaires, les quartiers commerciaux, les quartiers à majorité anglophone, ils devraient permettre les affiches bilingues.Peut-être que pour les touristes aussi, sur les autoroutes, on devrait avoir les indications importantes en anglais; parce que c'est dangereux, un gars qui s'en vient en auto à 75 milles à l'heure puis qui voit une affiche et qui comprend rien! Je trouve que ce serait raisonnable.» L'auteur de quelques classiques de la chanson québécoise, dont Quand les hommes vivront d'amour et Bozo les culottes, ne se prononce pas sur le projet dej loi 86 comme tel, n'en connaissant pas les détails.Mais il ne comprend pas que les nationalistes se soucient tant des conséquences d'une ouverture à l'anglais dans l'affichage.«La télévision en anglais rentre à pleins tubes, les postes de- radio en anglais, les chansons en anglais, les revues en anglais et tout ça, voyons donc ! À ce moment-là, qu'ils coupent tout! Ils peuvent rien faire contre ça, alors l'affichage, franchement! Je suis d'accord qu'on ait une allure francophone dans la mesure du possible, mais sans exagérer.On pourrait accorder quelques àvan- VOIR LÉVESOUE EN A 2 Al Pacino i Demain dans La Presse LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 1er JUIN 1993 Vivre La garde-robe masculine ¦ Plus résistants aux changements de styles, les hommes sélectionnent au compte-gouttes les articles qui entreront dans leur garde-robe.Très souvent, l'élément nouveau résidera simplement dans la forme d'un col de chemise, le nombre de boutons d'une veste ou encore la largeur d'un rebord de pantalon.Pour en savoir un peu plus sur les différents codes d'éthique qui régissent ia mode masculine, Viviane Roy a rencontré trois hommes : Claude Rouleau (notre photo), conseiller en placements, Cilles Trudeau, avocat, et Pierre Marchand, directeur de la programmation à Musique Plus.Ils nous livrent leurs secrets dans le cahier VIVRE de demain.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ),de9 h à 18h; \u2022 à Montréal : organisée par Bell Canada, Tour Bell, 700, rue de La Gauchetière Ouest, hall d'entrée, de 9 h à 16 h; \u2022 à Bromont : IBM Bromont, 23, boul.de l'Aéroport, Centre de technologie, de 9 h 30 à 11 h 30 et 12 h 45 à 17 h.-.\u2022 t rv^-T-r?ri * I l Le soleil Indice ultraviolet B du 1 juin à Montréal io i Bas Coup de soleil (en minutes) ri Modéré\" Élevé \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 ¦ \u2022 1 60 T T 20 T 15 Avec un indice ultra-violet B inférieur à 4, le soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7, il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court.30 Ville MaxUVB à UVBplusde4 HuO/Ottawa 5.0 13h01 10hà15h 5.0 12h52 11hà15h 4.0 12hS3 Montréal Ste-Agathe Sherbrooke DrummonoVilie ' Québec 4.0 4.0 12h46 12h43 \tBBHEnH\t\t \t\t\t Indice de l'acidité des précipitations du 1 juin à Montréal i i Acide i i i i i i i i t i i i Neutre Alcalin I i I i i I I ï I I I ¦ i i i O 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 j Jus de citron\t\tPluie normale \u2022\tj V, i s.Lait de magnésie (4.91) 5 fois plus acido que des précipitations normales Amende record de 4 millions pour Tioxide MARTIN PELCHAT ¦ Un juge de la Cour du Québec à Sorel a condamné hier la compagnie Tioxide Canada, de Tracy, à payer quatre millions de dollars pour avoir rejeté dans le fleuve Saint-Laurent de fortes quantités de métaux lourds et d'acide sulfu-rique.Il s'agit du jugement le plus sévère jamais rendu au Canada dans une cause environnementale.De cette somme, trois millions seront consacrés à des projets de restauration des habitats de plusieurs espèces de poisson, a indiqué le chef de la division des enquêtes à Environnement Canada, La quotidienne\tà trois chiffres\t713 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t2941 i i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de0h30ai7h30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tclo r Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7111^ 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 SUITE DE LA UNE Guy Martin.L'autre million sera perçu sous forme d'amende.La décision du juge Paul-A.Bélanger a suivi le plaidoyer de culpabilité enregistré par Tioxide Canada et cinq de ses administrateurs visés par une plainte déposée en octobre 1992 par Environnement Canada.Cette plainte était le résultat d'une enquête menée par M.Martin et son équipe.Ils avaient notamment étudié les rejets émis par Tioxide Canada entre le 15 et le 20 octobre 1991.«Par un jugement semblable, la cour, dans les faits, a reconnu que la pollution est un crime», disait Guy Martin hier.Ce dernier voit également dans ce jugement un r = message très clair aux administrateurs de compagnies: la seule façon de se prémunir contre des situations semblables, «c'est de faire de la prévention», dit-il.Le tribunal a aussi ordonné à la compagnie de laisser inactive la section polluante de ses installations de Tracy.Cette section a été fermée en avril par la compagnie, d'indiquer M.Martin.En octobre 1992, le gouvernement fédéral avait déposé contre Tioxide Canada et ses administrateurs 36 accusations en vertu d'un article de la Loi sur les pèches interdisant le rejet de substances, nocives dans les eaux où vivent les poissons.Parmi les administrateurs visés se trouvaient le pdg de Tioxide ainsi qu'un représentant de la compagnie-mère brn-tannique.;; Environnement Canada a maintenant 30 jours pour verser au dossier de la cour un projet concret de restauration des habitats, a expliqué Guy Martin.Le ministère a mis a contribution dans ses recherches à ce sujet le Service canadien de la faune et le ministère québécois des Loisirs/ de la Chasse et de la Pêche.* \u2022 f rl « t * La compagnie Tioxide Canada fabrique à Tracy, à une soixantaine de kilomètres de Montréal, un pigment de titane entrant dans la composition de peintures, de papiers et de plastiques.PARIZEAU Parizeau promet d'abolir la loi 86 zeau et les 125 présidents d'associations de comté samedi dernier.Des trois heures et demie de discussions, l'essentiel a porté sur le dossier linguistique.Le bilan: la moitié opte pour un retour à la Charte de la langue française, l'autre pour un assouplissement sur l'affichage en faveur des individus et des petits commerces.C'est ce que M.Parizeau appelle les options L'Allier et Doré, du nom des maires de Québec et Montréal qui ont défendu ces positions respectives en commission parlementaire la semaine dernière.On a remarqué que les délégués de l'ouest de l'île de Montréal et ceux de la province préco-nisent davantage le respect i i | LA PRESSE est publ.ée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule l | ia Presse canadienne est autorisée à aiffuser ies informations de là PRESSE et teiieb uta i .service, de !3 Presse Assoc»ée et de Peuter TniKrirniKfip reproduction ries informations ¦ 1 particulières à LÀ PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 j Enregistrement : numéro 1400» Port de retour garanti.(U5PS003692) Champlam N.Y.129191515.RENSEIGNEMENTS 285-7272 r- 1 - r I I Lî' CODE DU JOUR 22-2 intégral de la loi 10i, ceux de Test et du centre de la métropole sont davantage prêts à des accommodements.Lui-même penche pour l'option Doré, qui préconise la prépondérance du français dans l'affichage mais permet le bilinguisme pour les commerces propriétés d'individus et d'entreprises personnelles.Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, tient un discours semblable.M.Bouchard considère lui aussi que la loi 86 est une véritable menace pour le français, mais accepterait le retour à une certaine forme de bilinguisme dans l'affichage.«Une personne a des droits fondamentaux, pas une compagnie», plaide Jacques Parizeau.Sa position n'est cependant pas encore irrévocable, et s'il fallait que les tenants d'un retour à la loi \u20220 101 telle qu'amendée en 1983 l'emportent, ça ne le dérangerait «pas profondément».Il n'appréhende pas de difficulté à concilier les deux tendances au sein de son parti, pas de «débat déchirant».Tous s'opposent au projet de loi 86, souligne-t-il, il s'agit avant tout de «l'enlever du chemin».11 décidera, dans les prochains jours, dans quelle direction mener la barque.Dans un document de travail publié il y a quelques mois, un comité du PQ préconisait le maintien des droits des anglophones et de leurs institutions après l'accession du Québec à la souveraineté, mais demandait des avis juridiques sur l'affichage.M.Parizeau lui-même se sent bousculé par le projet de loi 86, beaucoup plus large qu'il s'y attendait.Le chef péquiste convient que la «propagande massive» qui déferle depuis un mois sur la question linguistique a du succès.Au point, se désole-t-il, que le directeur du cabinet de son leader parlementaire, Charles Grenier, dit que la campagne de la Coalition contre le projet de loi 86 ne lève-pas et que le momentum n'est pas; dans ce camp.Une déclaration rapportée hier-par la Presse Canadienne qui a laissé M.Parizeau «sans voix».«Si on en est rendu là avec quei-qu'un qui est aussi proche de nous, c'est que vraiment il est temps qu'on rende les choses plus claires», pense le leader souverainiste, convaincu que la tournée de la Coalition en province galvanisera l'opposition au projet de loi défendu par Claude Ryan.?LÉVESQUE Raymond Lévosque est en faveur de l'affichage bilingue à Montréal tages aux anglophones sans que ce soit la fin du monde.» Le «nationalisme extrémiste» Quand on souligne à l'artiste 3ue le PQ, lui, semble très inquiet e l'effet du bilinguisme dans l'affichage, il répond: «Le nationalisme extrémiste, c'est dangereux, le ne veux pas exagérer, mais souvent des systèmes fascistes ont commencé avec des petits détails comme ça.Tous les systèmes fascistes au départ avaient des bonnes intentions et des bonnes raisons, alors c'est dangereux ça.Je pense qu'il faut moyenner, c'est normal.Je veux pas être extrémiste comme le PQ et la Société Saint-Jean Baptiste.Mais faut pas se laisser manger la laine sur le dos non plus!» Raymond Lévesque admet que son point de vue sur cette question a évolué, que dans les années 1970 il était d'accord avec l'inter-dition de toute autre langue que le français dans l'affichage.«C'était un autre climat, lescnoJ ses ont changé», se contente-t-ii de dire pour expliquer ce virage.Ce n'est pas le seul sujet sur lequel M.Lévesque a, disons, «modéré» sa position.Ainsi, quand on lui demande s'il croit toujours à l'indépendance, il répond: «Si c'est nécessaire.le trouverais ça dommage qu'on ne réussisse pas à s'entendre, que les anglophones ne parviennent à avoir une ouverture d'esprit vis-à-vis nous.S'ils n'arrivent pas à nous accepter, ben on va s'en ailer, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse?» Si le chansonnier hésite aujourd'hui au sujet de la souveraineté, ce n'est pas parce qu'il est tombé en amour avec le Canada ou.parce qu'il croit une entente probable entre les deux peuples fondateurs.D'ailleurs, il dénonce avec sa vigueu.coutumière le sort des francophones hors Québec, qui ont été «persécutés».L'attitude moins «radicale» de celui qui a déjà été le «patriote de l'année» de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vient plutôt d'une profonde inquiétude quant au sort de la démocratie dans un Québec souverain.«Regardez l'histoire du Québec: depuis 1900, on a eu la dictature cléricale, on a eu la dictature de Duplcssis.On a pas eu beaucoup de périodes démocratiques au Québec.Chaque fois que j'ai écrit des choses contre René Lévesque, des gens répondaient dans le journal et disaient: 'De quel droit?' Comment de quel droit?l'ai pas le droit, moi, de dire que je ne suis pas d'accord?Il y a une mentalité radicale dan- gereuse au Québec, je me méfie de ça.» Le «power trip» du PO Puis de se lancer dans une attaque vitriolique contre le gouvernement Lévesque.«Ce sont des gens qui se sont payé un power trip confortable sur notre dos.Il fallait les voir à Québec avec leurs limousines, puis la grosse vie.C'était toute une gang d'opportunistes et d'arrivistes! Ces gens-là m'ont profondément déçu.Alors je me dis: si on devient indépendants et qu'on tombe dans les mains d'une autre clique, de gens qui sont motivés par des ambitions personnelles et par le pouvoir, je me demande où on pourrait peut-être se ramasser.» De cette intolérance qu'il reproche aux leaders indépendantistes, il veut pour preuve l'attitude qu'ils ont eue à son égard au milieu des années 1980 après qu'il se fut mis à critiquer le gouvernement péquiste et les centrales syndicales.«l'étais là pour toutes les manifestations.Mais aussitôt que j'ai commencé à critiquer un peu le mouvement syndical et le Parti québécois, j'ai été rejeté.Où elle est la démocratie?Pourquoi moi, Raymond Lévesque^ j'ai pas le droit d'avoir des opinions différentes?Ces gens-là ne me parlent plus.J'ai des grands amis d'autrefois, Gérald Godin, le p'tit Char- ron qui ne me parlent plus! Dans le mouvement syndical, c'est plus l'amour pour moi.Parce que je m'en prends aux grosses centrales, parce que je trouve qu'elles exagèrent.Ben c'est ça: au Québec, faut que tu t'enlignes, si tu t'enlignes pas, ben tu manges la claque.Ça c'est dangereux.» Au sujet de l'actuel président du Parti québécois, Raymond Lévesque n'a que des bons mots.«Parizeau, c'est un honnête homme.C'est pas un homme qui a des ambitions personnelles, c'est vraiment un homme qui veut se dévouer pour la nation.Mais autour de lui, c'est pas seulement du monde de même.11 y a des petites cliques qui se partagent déjà des postes d'ambassadeurs entre eux.Ils ne sont même pas au pouvoir et déjà ils se distribuent les bons postes!» Raymond Lévesque veut être bien clair sur la dérive anti-démocratique qu'il craint dans l'éventualité de l'accession du Québec ù la souveraineté: c'est une crainte justement, pas une prédiction.« Je ne veux pas dire que ça va nécessairement arriver, mais c'est possible.Parce que c'est pas long pour des individus d'installer un système, puis après c'est très difficile de s'en sortir.Regardez Duplcssis, regardez en Russie.Je ne veux pas donner l'impression que c'est ça qui va arriver, mais il faut l'avoir à l'oeil, il faut surveiller.» PERMANENT Desjardins n'a pas pris en garantie les commissions des agents du Permanent dins devrait rembourser les six millions de commissions aux agents.Pierre Barbeau et ses cinq associés se préparent, quant à eux, à déclarer une faillite personnelle.«On a endossé huit millions d'emprunts du Permanent».Le président n'exclut pas toutefois une poursuite salée contre Desjardins, ajoutant qu'il n'a pas pris le temps d'élaborer sa stratégie sur ce projet.«le travaille actuellement pour les agents».Sylvie Robitaille, porte-parole de la Fédération Desjardins, tout en avouant qu'elle n'est pas une spécialiste des dossiers de prêts, affirme que le contrat de novembre 1990 fut modifié en mai 1991, en décembre 1991 et en décembre 1992, mais sans fournir de preuves.Elle ajoute que la formule de calcul des garanties de Desjardins de la clause 3A devenait caduque, lors des trois amendements, dès que Le Permanent accusait un déficit d'opérations.Le Permanent a fait neuf millions de pertes depuis 1990.Par ailleurs.Me Bernard Mo-reau, de l'étude Lengvary Bra- men, qui se spécialise dans la défense de compagnies et d'employés lors de faillites, déclare aussi que les 900 agents pourraient récupérer leurs six millions de commissions.Lors de faillites, les honoraires disposent en fait d'un statut beaucoup plus fort que les salaires devant le tribunal, affirme-t-il.L'avocat a proposé hier ses services au «Comité des neuf » représentant les 900 agents.KINGS Les Klngs sont «In» des Étoiles en février dernier, Bruce McNall était obligé d'improviser une conférence de presse dans le garage du Forum pour démentir les rumeurs concernant Gretzky: «Ça n'avait plus de bon sens.Je voulais rassurer Wayne, je voulais rappeler qu'il serait un King tant qu'il le voudrait.Mais je voulais encore plus qu'il soit heureux.Je ne le sentais plus heureux», a ajouté McNall.Gretzky n'était plus heureux parce qu'il n'arrivait plus à voir la lumière au bout du tunnel: «Ce furent cinq grosses années de travail.Et à chaque fois qu'on arrivait en fin de saison, il manquait toujours un élément.Cette fois, c'est une équipe unique, spéciale» j'ai beaucoup de plaisir à me retrouver dans cette finale.Et ce n'est pas parce que les gens disent que ça pourrait être ma dernière», de dire Gretzky.Ça peut sembler gros comme affirmation, mais les journalistes qui accompagnent les Kings dans leur odyssée le confirment tous: «C'est un vent de (plie qu'on n'a jamais vu dans le sport à L.A.», soutient Stu Nahan, un vétéran commentateur sportif: «C'est encore plus fou que la Série mondiale de 1988 remportée par les Dodgers».Les relationnistes de la Ligue nationale avaient le sourire éblouissant, hier.La présence des Kings de Los Angeles assure une couverture importante dans les médias américains.Le USA Today consacre une page à la finale ce matin.C'est une première.« Nous continuons à vendre le hockey dans des marchés qui n'étaient pas évidents», indiquait Bruce McNall: «L'an prochain, les Mighty Ducks de Anahein vont profiter de cette folie qui ba- laie L.A.Et San José aussi.Et Dallas.Quand j'ai reçu 25 millions en dédommagements, on a peut-être trouvé que c'était exagéré.Ces millions vont être vite remboursés en marketing», de lancer McNall à la blague.* Parait qu'à Los Angeles, ce n'est plus «cool» de porter une veste des Raiders de la LNF.C'est trop associé à la violence et aux émeutes raciales.Ce qui est «in», c'est une casquette des Kings.Même et surtout à Hollywood.On va pouvoir vérifier tout ça dans quatre jours.?Jean Doré : le Canadien en quatre matches i i MARDI j 1er JUIN 1993 | ¦ «Ce soir, dans un Forum patiné par le temps, les Canadiens de Montréal sauteront sur la glace et .- _._ _ _ » _ ¦ ¦ .sur uuC occasion nisioricjuc : remporter la centième Coupe Stanley.Ce soir, dans des milliers de foyers montréalais, les partisans de la Sainte-Flanelle auront les jambes en coton.Et ce soir, dans les gradins, calmement agrippé au dossier du siège d'en face, je fredonnerai, histoire de me donner confiance, cet hymne à la victoire: Na na na! Hey hey hcyl Good Byc! «Car, il faut bien le dire, les Kings de Los Angeles sont pleins de talent.Us sont déterminés.Us ont Gretzky, qui semble avoir re- trouvé l'ardeur de ses meilleurs jours.Us ont même un Montréalais du nom de Luc Robitaille.Us '\u2022¦m ti Mil mate alrtrc trint nnnr remporter la Coupe Stanley.Mais pas cette année.Car (halte-là! halte-là!) les Canadiens sont là! ht non seulement ils possèdent autant de qualités que les Kings, mais, en plus, ils jouent pour Montréal, cette ville que je surnomme affectueusement, n'en déplaise à mon ami le maire de Québec, «la capitale mondiale du hockey ».«Nos Canadiens l'emporteront pour trois raisons.Premièrement, ils sont frais et dispos.Contre des Kings quelque peu défraîchis, ça sera du gâteau.Ensuite, ils ont l'avantage de la glace.Et devant ues partisans aussi chaleureux que les Montréalais, ça sera de la tarte.Troisièmement, lacques Demers est sympathique, généreux, d'ur.e amabilité proverbia-ic.un homme comme iuî ne peui pas perdre.Si on ajoute à tout ça le fait que la Coupe Stanley elle-même revendique le droit de fêter son centenaire à Montréal, l'affaire est dans le sac.Notre bon vieux Forum aura donc la chance de se retirer en pleine gloire.« Les Kings sont peut-être rois à Los Angeles, mais ils devront s'incliner devant Sa Majesté Patrick et notre souveraine équipe.Mes prédictions : le Canadien en un minimum de quatre matches, pour un maximum de sept.«Eu aiicuuuiii là pïciïiicic iïïisc au jeu d'une série qui, comme toutes celles que nous ont offertes les Canadiens, promet d'être riche en sensations fortes, j'aimerais, au nom de tous les partisans et partisanes du Canadien de Montréal, souhaiter à Jacques De-, mers et à ses hommes la meilleure des chances.bien que je sois fermement convaincu que ce sont les Kings qui en auront le plus besoin!» Jean Doré maire de Montréal faute de foire ia une Mt toit In iinA ttfrtiV-n&if L'Oeuf ' :^gm ï mê% wiiw v'S vs= \u2022& S 5 » sur présentation au Pûn-aèjêunêf = £ ; l'Oeuf MeMÛfflâ ï,|7 \"} l|Uf | ^ ^ iirrtf d'un bon .i Y ij m I i k MAwAI ¦ Ce\"ecHrerepwl | V B^m '111 OvKwm outi» sHn .A, ¦ JD plîi» i SS le S M Ifl KonrnobttrobW T ¦I B taxes i !B .1* *J 3 E B 1 i !^^d:r* ¦ i Kon rnûAAûyQW.(ihoogKbk der, ksmteumts toOwtfi D0I1KI- | DO'iti IWN'M .4 Htm i LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 1er JUIN 1993 A3 Six professionnels reconnus coupables d'une fraude immobilière de plus de cinq millions 1UCIE CÔTÉ ¦ Au terme d'un (troisième) méga-procès qui a duré huit mois, huit ans après le début des procédures judiciaires et après 12 jours consécutifs de délibérations, les 'jurés ont rendu un verdict de culpabilité sur plus de 450 chefs d'accusation de fraude et de conspiration contre six professionnels accusés d'avoir commis me fraude immobilière de plus de cinq millions dont ont été victimes une dizaine d'institutions financières, entre 1982 et 1984.C'est la Banque canadienne impériale de commerce qui, la première, a réalisé la fraude dont elle était victime et porté plainte à la police.Les six accusés, reconnus coupables dimanche soir, qui, défendus par cinq avocats, subissaient leur procès simultané- ment, n'ont pas présenté de défense.Il s'agit de Pierre Côté, président de la société Gestion de Trebec; Serge Joly, avocat; André Dufresne, notaire; Michel Ju-neau et Gilbert Wasscr, évaluateurs agréés, et Robert Lavigne, courtier, qui ont gonflé, dans des transactions bidon, le prix de 164 propriétés et ainsi obtenu de substantiels prêts hypothécaires.La fraude consistait à acheter des « taudis» au prix du marché, et à les revendre beaucoup plus cher à des prête-noms (qui recevaient un peu d'argent \u2014 entre 500 $ et 1500 $ \u2014 en échange de leurs services), en faisant augmenter leurs prix par des ventes successives en cascade, a expliqué hier le procureur de la Couronne, Me Claude Haccoun, qui travaillait sur ce dossier depuis le tout début de l'affaire, en 1985.Par sa démesure, ce procès très technique passera certainement à l'histoire.Toutes sortes de détails y concourent.La seule lecture des actes d'accusation, à l'amorce du procès, a pris deux heures.125 témoins ont par la suite été entendus et 1000 pièces ont été déposées.À la veille des délibérations, plutôt que de donner de vive voix ses instructions aux jurés \u2014 la procédure habituelle \u2014 le juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure, a déposé le résumé de la preuve, un document de.1 500 pages.Des accusations avaient été portées pour la première fois en mars 1986, puis cassées, parce que jugées trop vagues, par le juge Jean-Guy Boilard, trois mois plus tard.\u2022 Un premier procès, qui impliquait alors 17 accusés \u2014- dont certains, depuis, ont plaidé ou été reconnus coupables et purgent maintenant une peine d'emprisonnement, alors que d'autres subiront leur procès à l'automne \u2014 s'était enfin ouvert en janvier 1987.Il avait cependant été interrompu quatre mois plus tard par la maladie très grave du juge Ré-jean Paul.Au cours du deuxième procès, après une décision du juge Jean-Guy Rio-pel, le ministère public avait tout à coup retiré toutes ses accusations contre 13 des professionnels inculpés, une procédure qui lui donnait alors une année entière pour porter de nouvelles accusations.Le troisième procès qui vient de s'achever s'est déroulé sans interruption, depuis le 19 octobre dernier, hormis les deux semaines de congé accordées à Noôl aux 11 jurés \u2014 Pun d'entre eux, malade, ayant dû se retirer en cours de .route.Au début de ce dernier procès, 604 accusations ont été portées, mais pour 126 d'entre elles des verdicts dirigés ont été imposés, faute de témoins et de preuves.Une bombe dévaste un bar de danseuses nues // s'agit du deuxième attentat criminel contre cet établissement de Pointe-Claire MARCEL LAROCHE B Une bombe de forte puissance constituée de 10 à 12 kilos d'explosifs a littéralement pulvérisé un bar-restaurant de danseuses nues de l'ouest de Montréal, forçant les propriétaires à fermer temporairement leur commerce lourdement endommagé par cet attentat criminel.L'établissement visé, le Cactus situé au 1866 du boulevard des Sources, à Pointe-Claire, était heureusement fermé quand des artificiers amateurs l'ont démoli à la dynamite, tôt lundi matin, en y déposant juste devant la porte principale une puissante charge explosive.Cet attentat dévastateur, le second en 14 mois dirigé contre ce bar-restaurant bien connu de l'ouest de la métropole, laisse présager que des individus sans scrupule souhaitent à tout prix que ce commerce offrant des spectacles de danseuses nues ferme définitivement ses portes.: i ; fi t La retentissante déflagration survenue à 00h30 hier matin et ressentie à plusieurs kilomètres à la ronde, a complètement soufflé toute la devanture du restaurant situé près d'une tour à bureaux, dans un petit centre commercial.Tout le rez-de-chaussée de l'édifice occupé par le bar-restaurant a été détruit de fond en comble tandis que des débris de toutes sortes jonchaient le sol quand les premiers policiers du district 11 de la CUM sont accourus sur les lieux de l'explosion.Sous la force du puissant déplacement d'air provoqué par la déflagration, tout l'immeuble a été éventré et un cratère d'une dimension de plus d'un mètre de profondeur a été creusé directement dans le béton ! Des témoins ont affirmé à la police avoir aperçu des rôdeurs circulant en automobile à proximité du bar-restaurant quelques instants avant que le commerce soit transformé en ruines.Sans pouvoir déterminer la nature et la provenance de cette bombe de fabrication artisanale, des artificiers de la police de la CUM dépéchés hier matin sur les lieux de l'attentat estiment qu'une charge de 10 à 12 kilos d'explosifs (de 20 à 20 livres?) a été utilisée pour causer autant de dommages.L'édifice pourrait même être considéré comme une perte totale.Comme le bar-restaurant Cactus n'ouvre pas le dimanche, aucun employé ou client du commerce n'était présent au moment de l'explosion.L'enquête confiée au sergent-détective Roland Patenaude, de la section des incendies criminels de la police de la CUM, pourrait s'orienter du côté des activités de ce bar-restauram qui a déjà été la cible dans le passé d'un semblable attentat.Bien que les deux proprios, un homme et une femme qui ne semblent pas être victimes d'un quelconque racket de protection, sont dépassés par les événements, les policiers de la CUM ne peuvent ignorer que ce bar-restaurant a déjà été visité par des individus gui, dans la nuit du 23 mars 1992, ont vainement répandu de l'essence sur le toit dans le but d'y mettre le feu.Les enquêteurs de !b CL'M tenteront au cours des prochains jours de déterminer si l'attentat avorté de mars 1992 contre le bar-restaurant Cactus est relié avec celui du week-end dernier qui a complètement détruit de commerce de Pointe-Claire.y* Sous le souffle de l'explosion d'origine criminelle, toute la devanture du commerce de Pointe-Claire présentant des spectacles de danseuses nues a été pulvérisée.photo tom rutherforo.collaboration soéc** .*«;: .MH.'in » i a/ j \u2022\u2022»-\u2022-.rff«t,H \\ m» Hydro-Québec coupe l'électricité à neuf mohawks dans la réserve de Kahnawake DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC fl Après plus de deux ans de souque à la corde et des centaines de milliers de dollars de comptes en souffrance, HydroQuébec a finalement décidé de couper le courant à des Mohawks de Kahnawake qui ne payaient plus leurs comptes d'électricité.Avec l'assurance qu'ils ne seraient pas inquiétés, les employés d'Hydro ont interrompu, hier, le service pour neuf clients «commerciaux» de la réserve, qui avaient reçu il y a trois semaines une dernière mise en demeure de la société d'État.Selon Jean-Marie Pelletier, porte-parole d'Hydro pour la région du Richelieu, d'autres coupures suivront.Des avis de coupures ont été transmis à une trentaine de commerces récalcitrants, au début du mois de mai; ce qui a incité une quinzaine d'entre eux à régler leur facture.Une dizaine d'autres commerces sont susceptibles de se faire couper le courant prochainement s'ils ne satisfont pas aux réclamations d'Hydro.Après plus de deux ans et demi de tolérance à l'égard de 400 «cas difficiles» à Kahnawake, les coupures d'hier doivent être vues comme un premier pas, de souligner M.Pelletier.«Nous sommes appuyés par les 80 p.cent de clients autochtones de Kahnawake qui, eux, paient leurs comptes d'électricité régulièrement et qui demandent que le traitement soit équitable pour tout le monde», de lancer M.Pelletier.Il est vrai que la société d'État a davantage patienté avant d'agir dans le cas des Mohawks; les autres mauvais clients d'Hydro sont traités de façon plus expé-ditive.«Il fallait tenir compte d'un contexte particulier», expïique-t-il, admettant qu'Hydro avait fait preuve de «plus de patience» dans ces cas que pour d'autres abonnés.Mais une fois que les garanties furent obtenues quant à la sécurité des employés d'Hydro qui devaient se rendre dans la réserve, plus rien n'empêchait les interruptions do service.Pour ravoir l'électricité, ces nsuf clients devront rembourser la totalité de leurs dettes à Hydro, précise-t-on.M.Pelletier se refuse à chiffrer les dettes de ces commerces.Pour Hydro, un «compte difficile à percevoir» représente des factures accumulées de plus de 1000 $.Dans le cas du non-résidentiel, les comptes grimpent beaucoup plus vite: les comptes en souffrance d'un centre communautaire Mohawk d'Oka a, par exemple, atteint 25 000 $.Montréal abat les pommetiers à la Place d'Armes D'ici à deux semaines, la Ville y plantera dix-huit marronniers GILLES GAUTHIER ¦ Parce que «leur entretien est laborieux», la Ville de Montréal abattra demain matin les nombreux pommetiers décoratifs qui ornent depuis quelque 20 ans la partie nord de la Place d'Armes.Flîfl snntiptit ntifi Vâhattaoç.Hç pj?r Arbres est rendu nécessaire «en raison des problèmes de tavelure, de brûlure bactérienne et de dépérissement nectrien qui ies affectent à enaque année».La Ville avait déjà éliminé l'an passé dix arbres \u2014 quatre tilleuls et six pommetiers \u2014 du square afin d'installer les gradins permettant d'assister au Grand Jeu de nuit.Le responsable du Jardin botanique, Pierre Bourque, avait alors expliqué que les arbres étaient également enlevés à cause de leur chétivité et de leurs formes boiteuses.Le Grand |eu déménage cette année au Charap-de-Mars, derrière l'hôtel de ville, parce que les résidants du Vieux-Montréal ne voulaient pas subir à nouveau les désagréments découlant de la présenta- tion de ce spectacle.Ce qui permet, ex-plique-t-on, un réamégament paysager complet de la Place d'Armes.Malgré leur floraison spectaculaire, on ne remplacera pas les pommetiers par des arbres de la même espèce à cause des risques d'infestation.Les arbres enlevés l'an passé devaient être transplantés, avait-on promis, dans le parc des Iles (Sainte-Hélène et Notre-Dame).D'ici à deux semaines, on plantera plutôt à la Place d'Armes 18 marronniers, «peu affectés par les problèmes d'insectes et de maladies et résistant bien aux conditions urbaines».appel Réservation Québec se charge de vous trouver un lieu d'hébergement lors de vos voyages ou séjours.Ce nouveau service est absolument gratuit et tout à fait efficace pour vous faciliter la vie et l'accueil partout au Québec.À service unique, numéro unique: L'EXPRESS AVIS AUX MONTREALAIS ¦ Les contribuables montréalais doivent prendre en considération que le deuxième versement de leur compte de taxes 1993 est dû aujourd'hui même, en raison de la décision de l'administration Dore de devancer d'un mois le paiement des taxes qui, dans le passé, pouvait être effectué le 1er juillet.TREIZE CHEFS D'ACCUSATION M Un individu de 57 ans résidant à Granby, Jean-Paul Desautels, a comparu hier au palais de justice, de l'endroit pour répondre de treize chefs d'accusation, dont neuf pour trafic de stupéfiants, trois pour incitation à des attouchements sexuels et une dernière relativement à la culture de cannabis.Les infractions reprochées se seraient déroulées entre le 15 août et 31 décembre 1992.L'individu re^ crutait des jeunes gens âgés entré 12 et 15 ans, qui fréquentaient la polyvalente Sacré-Coeur-de-Gran-by.L'enquête a été menée à terme par les policiers de la Sûreté du Québec du poste de Granby.DISTRIBUTION DE COMPOSTEURS ¦ Pour une quatrième année consécutive, la Ville de Montréal distribue 3000 composteurs domestiques aux résidants de son territoire désireux de participer à ce programme de gestion écologique des matières recyclables.Cette année, cinq modèles de composteurs sont disponibles.Pour obtenir leur composteur domestique, les Montréalais n'auront qu'à se présenter, â compter de samedi prochain à 13 h, au Centre de tri et d'élimination des déchets, au 2525 Est larry, à l'angle de la rue d'iberville.Ces composteurs sont offerts aux résf-dants montréalais pour la somme de 25 $, soit environ la moitié du prix de vente au détail.» IL ECHAPPE A SES GARDIENS ¦ Un homme âgé de 28 ans a faussé compagnie à ses gardiens, hier peu après midi, à St-Hyacinthe.L'individu était amené au palais de Justice de cette municipalité pour comparaître sous diverses accusations de vol, recel et substitution de personnes.Il s'est enfui à pied*, mais a été capturé dans un garage à proximité du palais de Justice.Ce sont les agents de l'unité d'urgence de la Sûreté du Québec de Montréal et leurs confrères du poste de St-Hyaclnthe qui ont procédé à son arrestation.Cet homme doit comparaître aujourd'hui pour les diverses accusations déjà mentionnées précédemment, ainsi que pour avoir échappé à ses gardiens légaux.SAISIE DE STUPEFIANTS ¦ Les policiers de la Sûreté dû Québec de l'escouade du crime organisé à Joliette, prêtant main forte aux policiers municipaux de Re-pentigny, ont mis sous arrêt deux suspects, le week-end dernier au comptoir de la Saint-Vincent-de-Paul à Repentigny, après avoir saisi approximativement 650 grammes* de haschisch, 40 grammes de marijuana et deux de cocaïne, le tout d'une valeur d'environ 15 000$.Richard Imbault, 22 ans de Repentigny, a comparu hier au palais de justice de Joliette.pour répondre à trois chefs d'accusation de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, deux bris de proba-tion et complot pour trafic.L'autre individu, un homme de 20 ans également de Repentigny, devrait comparaître par voie de sommation sous des accusations de complot pour trafic de stupéfiants.LES ACEF DÉNONCENT HYDRO ¦ La Fédération des Acef dénonce le durcissement des pratiques de recouvrement d'Hydro-Québec, «qui refuse toujours de prendre ses responsabilités en tant qu'unique fournisseur d'un service essentiel ».Elle demande à Hydro de donner suite aux recommandations du groupe de travail précarité-pauvreté de certains clients consommateurs d'énergie, qui avait pour mandat de proposer, au gouvernement et aux fournisseurs d'énergie, une stratégie globale d'intervention pour venir en aide aux famil^ les en situation financière précaire: Enfin, la Fédération propose à U\\iAfc\\ Ho r.iiinir 1 oc nrinoînanv \u2014 \u2014 -i-1- intervenants concernés par le problème de paiement de factures d'électricité et de créer un comité de travail pour donner suite à ces recommandations.»4 i i \\ I I I ! 7 jours sur 7 5/8-1UUU RESERVATION ?QUEBEC* r.n nmcrtuuc uu i*oru: sans frais 1-800-363-7372 _>- On vous réserve le Québec! d'assurance voyage A4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 1er JUIN 199S Les cardiologues s'attaquent au CE QU'ILS RENFERMENT RÉSISTERA AUSSI AU POIDS DU TEMPS.\u2022 \u2022 \u2022 #» V.è », .\u2022 \u2022 ¦ nouveaux bloc-iwt&t 486 de Toshiba.Nos ordinateurs bloc-notes sont trèaueihir200Mo \u2022 Écran ACL nwtux brome ou TFT (active) couleur \u2022 LhjiciclMS-DOS\" \u2022 Sourù AiûPoinr Direct Connect\" \u2022 I Lyem/at PCMCIA SérU T4600- Procr.s*eur i486SL 113MHz \u2022 Mémoire vin 4120Mo (standard / maximum) \u2022 Dùauc dur200iifoou S40Mo (couleur.*eulement) \u2022 Écran ACL nu^noebromtou TFT (actiir) couleur \u2022 Lyicu-lMSDOS\"\u2022 SourùBallPoint\" Direct ConnecC \u2022 2Lyement*PCMCIA TOSHIBA Une force du monde d'aujourd'hui: tabac avec plus ou moins de rigueur À Montréal, un fumeur n'est pas écarté comme en Angleterre ¦ Le Québec est moins radical aue la Grande-Bretagne quand il s'agit de soigner pour le coeur un patient qu:, continue à fumer après son infarctus.Selon le docteur Martial Bourassa, directeur des servie s professionnels de l'Institut de cardiologie de Montréal, «on a encore une petite marge de manoeuvre» avant d'être acculé à une telle ex* trémité: choisir celui, plutôt qu'un autre, à qui on fait un pon-tage des artères.«Il y a trois ans, les patients attendaient un an avant leur dilatation coronarienne.Le gouvernement a augmenté sensiblement nos ressources et maintenant, ils n'attendent plus que trois mois», relate le docteur Bourassa.Ce n'est malheureusement pas le cas en Grande-Bretagne, où les patients attendent une ou des années avant de recevoir une angio-plastie (intervention aux artères du coeur).Le secrétaire d'État à la Santé britannique, Lady Cumberledge, a déclaré hier qu'elle ne s'opposait pas à ce que les médecins fassent passer leurs patients qui ont moins de chances de guérison derrière d'autres se trouvant également en liste d'attente pour être soignés.Cette affirmation, tombée à pic pour la journée mondiale sans tabac, fait suite à une autre déclaration, il y a une semaine, de chirurgiens de deux importants hôpitaux britanniques.Ces derniers refusent d'opérer du coeur certains de leurs malades qui ne veulent pas cesser de fumer.Selon ces médecins, ces malades occupent plus longtemps que d'autres les lits d'hôpitaux et ont moi''* moins de chances que les non tumeurs de guérir totalement.Ecrasez, de grâce I Parallèlement à cette amélioration des ressources pour soigner les personnes menacées d'infarctus, les pressions exercées sur les patients pour qu'ils cessent de fumer n'ont cessé d'augmenter depuis trois ans.«Peut-être n'avons-nous pas tait suffisamment notre travail ces 20 dernières années», commente le docteur Martin luneau, chef du service de prévention à Institut de cardiologie de Montréal.«Maintenant, chaque cardiologue explique clairement à son patient que la cigarette, autant que le cholestérol mais différemment, est un sérieux facteur de risque pour le coeur: elle rend, entre autres, les plaquettes sanguines plus collantes, ce qui augmente les risques de former un bouchon.» «Si cela ne coûtait que 200 $ ou 300$ par année, on se dirait: bon, c'est à refaire tous les deux ans.Mais un pontage, c'est 29 000 $ à 25 000 $.C'est un gaspillage, doublé d'un non sens que de faire une dilatation ou un pontage à un patient qui continue à fumer.Le bouchon se reforme dans un cas sur deux.» «Quand on le dit clairement aux patients, un sur deux cesse spontanément de fumer.Les autres, les « réfractaires», ont besoin d'aide.» Une toxicomanie «Ne pas cesser de fumer quand on a les artères qui se bouchent, c'est de la toxicomanie, dit le docteur Juneau.Ces gens-là sont mal pris et ont besoin d'un suivi sérieux.C'est ce que nous offrons à la clinique.» Car à l'Institut de cardiologie de Montréal, on a non seulement une clinique «lipides», pour aider les patients à modifier leur diète, mais aussi, depuis janvier, une clinique «fumeurs».11 y a trois personnes en un cardiologue, dit le docteur juneau: l'intransigeant, comme médecin et comme contribuable., trouve ça «raide» de payer les pontages d'une personne qui ne fait rien pour réduire ses facteurs de risque.À côté, le militant fait des conférence et s'indigne du fait que les compagnies de tabac subventionnent des jeux de tennis.Et enfin, troisième personnage, le médecin compatissant, qui soigne de son mieux les patients que !a vie \u2014 et la cigarette \u2014 lui amène.Quant à la possibilité de faire payer une «taxe maladie du poumon» aux fumeurs, elle plaît à certains médecins et elle fait peur à d'autres.«C'est difficile d'en arriver là 3uand on sait que ceux qui font es abus appartiennent justement aux classes défavorisées», souligne le docteur Bourassa.Choisir selon le besoin De son côté, l'avocat montréalais Martin Hébert, qui a fait une \u2022 maîtrise en bioéthique à l'université King's Collège de Cambridge, estime que nous n'avons «plus d'autre choix que de choisir» où canaliser nos ressources.Mais disqualifier un patient à cause de son mode de vie va trop loin et pose plusieurs problèmes: .comment gère-t-on l'après (si la personne fume encore, on lui défait son pontage?); cela fait intrusion dans la vie privée, cela suppose un contrôle, etc.Alors si on ne veut pas sélectionner pour des questions d'âge, de statut social et de comportement, comment le faire?«11 reste le besoin, répond Me Hébert.Et si deux personnes ont des besoins égaux, on pourrait appliquer la règle du premier arrivé, premier servi, il n'y a pas de solution parfaite.» Deux aproches En Californie, on a développé deux approches (dans deux universités différentes), explique le docteur Juneau.La première, l'approche Stanford, vise à travailler beaucoup sur l'individu et ses habitudes de vie.La seconde, l'approche «Berkeley», s'attaque au contexte social: on talonne MacDonald et Burger King pour qu'il fasse des hambur- \u2022 gers moins gras, des vinaigrettes santé, des muffins sans excès de gras ni de sucre, et des restaurants sans tabac.Une personne qui a fait un infarctus est loin d'être «finie», comme on le croyait il y a 30 ans avec un certain fatalisme.«Si elle surveille son cholestérol, ne fume plus et fait de l'exercice, la lésion de son artère régresse: elle passe de 80 p.cent à 60 p.cent, puis à 50 p.cent, etc.», dit le docteur juneau.Par contre, une personne n'est pas non plus «guérie» après ses pontages.comme on le croyait triomphalement dans les années 70: cinq ans plus tard, la moitié des patients ont une artère qui se bouche à nouveau.V.* Ht Ti ipT.La suggestion subliminale, pas un facteur de suicide des adolescents JULES BELIVEAU fil Les messages subiiminaux contenus dans certains enregistrements de musique rock ou heavy meta! n'aurait aucun effet déterminant dans la décision d'adolescents de se suicider.Si des adolescents grands amateurs de chansons et de musiques jugées souvent excessives et même carrément «diaboliques» par des personnes généralement plus âgées s'enlèvent la vie, c'est ailleurs qu'il faudrait trouver la ou les causes de tels drames.Dans une conférence prononcée hier au 17e Congrès de l'Association internationale pour la prévention du suicide, à l'Université du Québec à Montréal, le Dr Norman L.Farberow, de Los Angeles, a raconté comment une poursuite judiciaire intentée contre CBS (Columbia Broadcasting System) et le groupe de chanteurs et musiciens Judah's Priests après le suicide de deux jeunes s'est terminée sur un verdict de non-responsabilité.Le juge, a souligné le psychiatre, a estimé que les mots ou les sons «Do it» («faites-le») perçus plus ou moins vaguement dans un enregistrement produit par le groupe et diffusé par la chaîne de télévision américaine, enregistrement dans lequel il était question de suicide, ne pouvaient être assimilés à une invitation intentionnelle à se donner la mort: il étaient, aurait-on démontré, l'effet fortuit de la conjugaison d'un accord d'un instrument de musique et du bruit de la respiration d'un des chanteurs.Le Dr Farberow a signalé que Ray et James, âgés de 18 et 20 ans, avaient demandé avant de se sui- tmZAé+m -1 Ji±»\\%.imm Aèn t.*.\u2014 .sette de musique des Judah's Priests.Il a indiqué que le jour où les deux jeunes se sont tiré une balle de fusil dans la tête était pour eux «une journée habituelle»: ils avaient écouté de la musique, avaient bu de la bière et avaient consommé du «pot».Selon le psychiatre américain, les deux malheureux jeunes étaient des «cas suicidaires classiques»: ce n'est pas un message subliminal plus ou moins présent dans un enregistrement musical qui les aurait amenés à se tuer mais bel et bien d'autres facteurs.Le Dr Farberow affirme par ailleurs que la musique du genre heavy métal, qui a l'heur d'apeu-rer tant de parents, est un exutoi-re tout à fait sain pour la grande majorité des garçons et des filles ayant l'âge de l'adolescence et «une façon très acceptable» d'exprimer leur révolte devant un monde qui ne leur dit pas grand-chose de bon.Dépistage Une des très nombreuses conférences livrées hier au congrès de l'Association internationale pour la prévention du suicide traitait des moyens de dépister chez les jeunes ceux pouvant présenter une propension plus ou moins grande au suicide.Mme Heidrun Brùndel, psychologue allemande, a indiqué notamment que les garçons et les filles ayant l'habitude de ne pas réagir lorsqu'ils font face à des épreuves \u2014 tous connaissent un jour ou l'autre le problème d'un échec scolaire, une peine d'amour ou une brisure dans ses relations avec les autres \u2014 sont plus exposés que d'autres à l'idée de se suicider.U en serait de même des jeunes que leurs parents surprotègent et qui, pour cette raison, font moins l'expérience de devoir résoudre eux-mêmes leurs difficultés.Selon Mme Brundel, qui travaille au sein d'un conseil psychologique dans une petite ville de 80 000 habitants, Gutersloh, dans le nord de l'Allemagne, les personnes habituées de faire face résolument aux problèmes lorsqu'ils se présentent sont beaucoup moins tentées par le suicide que celles qui cherchent constamment à les éviter.Une psychologue enseignant à l'Université du Québec à Trois-Rivières et une psychologue engagée auprès des familles dans la Mauricie.Mme Jocelyne Prono-yost et Mme Manon Cloutier, ont indiqué comment un programme d'intervention mis sur pied dans leur région a donné jusqu'ici des résultats intéressants en ce qui a trait à la prévention du suicide.Les deux psychologues ont noté qu'une étude réalisée dans la Mauricie a démontré que sur 2850 jeunes interrogés, un sur sept a avoué avoir déjà songé sérieusement à se suicider.«Parmi les facteurs qui étaient associés à la présence lies comportements suicidaires chez ces adolescents, ont-elles dit, les problèmes familiaux étaient rapportés comme la première cause de leurs idéations suicidaires.» Selon les deux psychologues, la volonté ferme d'un adolescent suicidaire et aussi de sa famille d'affronter leurs problèmes et l'établissement d un mode de communication positif (écoute activj, empathie, expression des émotions, des besoins et des conflits) ont contribué, à ce jour, à réduire de façon notable les risques de suicide chez plusieurs jeunes.r Povungnituk : Côté étudie une demande d'aide Presse Canadienne me Tirage du 95-05-31 Au ùit.l'horlogr pè»* lb.Il «agit d'un cfciai véritable.Une force riu monde d'aujourd'hui en une marque de commerce de TonhiKi du G*nad* LiinitéV.To«hiua Corporation.Toua droits réserve*.i«
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