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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé - Sciences et technologies
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-06-06, Collections de BAnQ.

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[" Santé i / f Sciences et technologies 4%'.' «\"\u2022\u2022\u2022\u2022ifc.4 Ouvrir son coeur à la différence Génétique des crabes tHIgè C5 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 6 JUIN '.993 1 une inestimable Un groupe de résidants aphasiques et dysarthriques du centre hospitalier Jacques-Viger utilisent leurs capacités résiduelles, ici le chant, pour occuper leurs loisirs et créer des liens d'amitié.Un musicien et des bénévoles du service de récréologie animent le groupe, sous la supervision du service d'orthophonie.PHOTO MICHEL GRAVE!.U Prisse MICHÈLE GAGNER collaboration spéciale Imaginez-vous au coeur d'une ville étrangère, entouré de gens dont vous ne comprenez pas la langue.Imaginez qu'en plus de ne pas saisir leur langage verbal, leur code écrit demeure pour vous tout à fait inaccesible.Pensez au moment où vous aurez besoin d'une information.La communication entre vous et votre interlocuteur risque de demeurer très limitée puisque les moyens conventionnels comme le langage sont devenus inutiles.Vous devrez alors tenter de vous faire comprendre à l'aide de gestes, de dessins ou de tout autre moyen non-verbal.Ceci risque d'être long, ardu et source de malentendus et d'insatisfaction.Au Québec, plusieurs milliers d'adultes présentent un problème de communication.Différentes causes sont à l'origine d'un tel problè- me: traumatisme crânien, accident vasculo-cé-rébral, tumeur, infection.Une panoplie de manifestations peuvent découler d'un problème de communication.Si certains individus souffrent d'un déficit de la compréhension du langage à des degrés divers, pour d'autres, c'est l'expression du langage qui est devenue difficile, voire impossible.Ainsi,la prononciation des sons, l'organisation des mots dans les phrases, l'évocation des mots et la cohérence du discours sont autant d'habiletés qui peuvent être pertubées chez la personne en difficulté.D'autres encore souffrent d'une atteinte au niveau de l'écriture, tant au plan de la compréhension du message écrit qu'à celui de l'expression écrite.Bien que l'on retrouve une certain-ne constance parmi les portraits que présentent les individus qui souffrent d'un problème de communication, chacun vit des difficultés qui lui sont propres, en fonction de ses activités quotidiennes et de la sévérité de ses atteintes.Quoiqu'il en soit, un problème de communication engendre toujours des conséquences majeures dans la vie de l'individu concerné et de celle des personnes qui l'entourent.Effets sur la personnalité On note généralement différentes modifications de la personnalités de l'individu.En premier lieu, la personne qui se voit diminuée dans ses interactions verbales et ses habiletés de communication peut ressentir une diminution de l'estime de soi et une impression d'inutilité.Si la personne est consciente de ses déficits, ce qui n'est pas toujours le cas, on observe certains comportement dépressifs qui peuvent se manifester par la colère, l'anxiété ou une vulnérabilité émotionnelle à l'origine de réactions catastrophiques.Celles-ci peuvent prendre la forme de pleurs fréquents, d'une apathie pouvant être due au renoncement face à la situation, ou encore de certains comportements agressifs.Puisque la communication ressemble maintenant à une barrière difficile à franchir.la personne peut aussi avoir tendance à s'isoler de ses proches.Ajustements essentiels des activités reliés au travail Le rôle social de l'individu subit également des modifications importantes.Plus souvent qu'autrement la personne qui souffre d'un problème de communication doit quitter son emploi.Si elle le conserve, elle peut voir une di-munition de ses responsabilités au sein de l'entreprise pour laquelle elle est employée.Evidemment, l'impact au niveau professionnel est fonction de l'âge de l'individu et du type de travail effectué avant l'apparition des problèmes de communication.C'est ainsi que l'individu qui utilise le langage dans son travail, comme c'est le cas pour les enseignants, les secrétaires ou les vendeurs, sera doublement affecté dans ses activités reliées au travail.Si ses capacités le lui permettent, l'individu devra considérer une réorientation professionnelle.Toutefois, il arrive fréquement que la personne qui doit quitter son emploi voit son niveau de vie diminuer et puisse même vivre des problèmes financiers importants qui ajoutent aux tensions déjà existantes.On peut aussi assiter à un changement des rôles, notamment si la personne concernée jouait le rôle de pourvoyeur au sein de sa famille.Cette dernière modification nourrit malheureusement la perception négative qu'a l'individu de son image personnelle et contribue à modifier la dynamique personnelle de la personne qui vit des difficultés quotidiennes à cause d'une communication limitée.Et la famille Évidemment, il est facile de comprendre que tous ces événements ont un impact considérable sur les relations familiales.Dé leur côté, les proches vivent des sentiments divers face à cette nouvelle situation: culpabilité, anxiété, déni, colère dépression, attentes irréalistes.Ils SUITE A LA PAGE C2 \u2014 I fi \u2022I. C 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUIN 1993 Comprimés f; MARATHON PÉDIATRIQUE ¦ Si le coeur vous en dit, entrez samedi, 12 juin, dans le 1 laf supe Marathon annuel de la Standard Life; qui aura lieu sur le Mont-Royal à Montréal.Dans le cours des JÔ dernières années, ce marathon 'a permis de recueillir 2,5 millions de dollars qui ont été attribués ensuite à la recherche infantiles à l'hôpital Sainte-Justine et l'Hôpital de Montréal pour Enfants.L'argent obtenu l'an dernier, a notamment contribué à la mise'sur pied d'un laboratoire permettant d'étudier l'électro-phy$k>logie et la fonction céré-bralelchez les enfants et de financer la recherche sur le sida infantile.; Lieu de rencontre: le parc MOnt-Royal (avenue du Parc face au-parc Jeanne-Mance); départ du 10 km (course sportive) à 9 h et 1ê;7 km (marche ou jogging) débiûe à 10 h.Frais d'inscription:* 10$ pour adultes et 5$ pour les moins de 18 ans.LES PSY EN CONGRÈS ¦ Plus de 250 psychiatres de tous les coins du Québec participent du 9 au 12 juin, au 27e congrès annuel de l'Association des médecins psychiatres du Québec à l'hôtel Gray Rocks de Saint-Jovite.Quelque 55 communications scientifiques y seront présentées.Les participants feront le point sur les plus récentes recherches psychologiques et pharmacologi-ques dans le traitement des problématiques complexes.LES ENFANTS, LES CHIENS ET LES CHATS S Vient de paraître chez Laffont un ouvrage explorant les rapports entre les enfants et les animaux \u2022 domestiques, L'enfance entre chiens et chats.L'auteur, Catherine Muller, a voulu savoir si les animaux domestiques étaient pour les enfants des facteurs d'ap-parentissage ou au contraire de régression.Dans la majorité des cas, le fait pour un enfant d'avoir la responsabilité d'un animal domestique constituerait une expérience irremplaçable.Elle donne aussi certains conseils pratiques (sevrage, maladie, mort d'un animal.) et livre la signification cachée des «rêves» des animaux.CHIMIOTHÉRAPIE ¦ Réunis à Montréal récemment, des hématologues et oncologues canadiens ont participé à un symposium de l'Institut National du Cancer et ont étudié deux nouveaux agents chimiothérapeuti-ques, analogues des purines, considérés comme traitements efficaces pour certains types de leucémie et de lyraphorae.Ces deux nouveaux médicaments sont le phosphate de fludarabine et la 2-chlorodésoxyadénosine ou 2-CdA.Le phosphate de fludarabine s'est avéré un traitement efficace ches les patients souffrant de leucémie lymphoïde chronique (LLC) qui ne répondent pas aux traitements classiques.Environ 5000 Canadiens souffrent de LLC et on diagnostique 800 nouveaux cas chaque année.La 2-CdA, elle est approuvée pour le traitement de la leucémie à tricholeucocytes qui se caractérise pour la prolifération des globules blancs dans le système lymphatique.Trois cents Canadiens souffrent de cette maladie et ou diagnostique une soixantaine de nouveaux cas chaque année.D e E Charles Tisseyre « i » i t i t t t x t ?RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE Imaginez un laboratoire de chimie avec ses fioles, ses microscopes, ses éprouvettes.et ses ordinateurs.Au fond du local, indifférents au temps qui passe, deux chercheurs absents au monde sont penchés sur leurs travaux.Le défi est fascinant : imiter en laboratoire la surface d'une étoile.Soudain, les deux lâchent un cri.Pendant une fraction de seconde, grâce à leur laser, ils ont pu apercevoir ce que la chimie disait ne pas exister : une troisième forme de carbone solide ! Nous sommes en 1985.Bien qu'elle touche l'infiniment petit, la découverte est de taille : à ce jour, il n'existe pour les chimistes que deux formes de carbone pur: le diamant et le graphite.Mais voilà ! pour faire reconnaître leur découverte, les deux chercheurs doivent répéter l'expérience et, surtout, arriver à observer la substance inconnue assez longtemps pour prouver leur théorie.Pendant cinq ans, ils traqueront les minuscules billes de carbone, qu'ils ont baptisées « buckminsterfullerrene » -ou « Bucky-balls » pour les intimes ! - en raison de leur étrange similitude avec les dômes géodésiques de l'architecte américain visionnaire Richard Buckminster Fuller.* * * Imaginez un laboratoire de physique avec ses pesées, ses instruments de toutes sortes, ses éprouvettes.et ses ordinateurs.Au fond du local, deux chercheurs absents au monde se creusent la tête afin d'identifier une substance inconnue qui entre dans la composition d'atomes auxquels ils s'intéressent tout particulièrement.Nous sommes en 1982.Bien qu'elles touchent l'infiniment petit, les recherches de ces deux passionnés pourraient avoir des retombées énormes : les atomes qu'ils examinent se retrouvent dans chaque cellule de notre corps et viennent.de l'espace : ce sont des poussières d'étoiles ! * * * Le document que DÉCOUVERTE vous propose ce soir est le récit d'une passion.Mais c'est aussi celui d'une rencontre: celle de l'infiniment petit et de l'infiniment grand.avec deux équipes de chercheurs infiniment tenaces qui ont fini par identifier une molécule appelée «carbone 60».et dont la découverte pourrait bouleverser nos certitudes sur l'origine de la vie ! Ah ! oui, un détail en passant : la forme de la dite molécule est celle d'un ballon de « soccer ».Vous voulez savoir quelle équipe a touché le but la première ?Écoutez DÉCOUVERTE.CE SOIR 18h10 SRC > Télévision LE SPINA-BIFADA ¦ Du 13 au 19 juin, une émission intitulée Nous sommes encore là sera diffisée par Vidéotron dans la région de Montréal.Cette émission traite du spina-bifida qui signifie colone vertébrale fendue ou divisée.Cette maladie cause des dommages permanents à la moelle épinière, entraîne l'hydrocéphalie et la para'ysie.Le spina-bifada est une anomalie du tube neural et les malformations du tube neural affectent 400 nouveaux-nés chaque rnnée au Canada.Des études établissent un lien décisif entre la prise de suppléments d'acide folique et la réduction des risques de malformations du tube neural.Les femmes qui souhaitent devenir enceintes devraient consulter leur médecins dès que possible au sujet de la pri- se de suppléments d'acide folique.THROMBOSES VEINEUSES PROFONDES B La compagnie pharmaceutique Rhône-Poulenc Rorer Canada Inc.a annoncé l'introduction d'un médicament permettant, semble-t-il, de prévenir les thromboses veineuses profondes lors de chirurgies orthopédiques majeures de la hanche ou du genou.Ces complications post-opératoires (faillot sanguin se développant dans la jambe) peuvent conduire à une embolie pulmonaire mortelle.Les embolies pulmonaires seraient directement responsables de plus de 10 000 décès chaque année au Canada et contribueraient à 10 000 autres décès.Bien manger Alléger les symptômes du syndrome prémenstruel Isabelle Jacob.Dt.P.Membre de la Corporation professionnelle des diététistes du Québec Alors qu'elles sont généralement actives et enthousiastes, de nombreuses femmes se sentent fatiguées, irritables et légèrement dépressives pendant quelques jours chaque mois.Elles éprouvent alors des maux de tète, des ballonnements abdominaux, de l'enflure aux mains et aux pieds et des douleurs aux seins.Dans ces cas, le diagnostic est parfois simple: ces femmes souffrent du syndrome pré-menstruel (SPM).Un syndrome dont l'une des solutions pourrait se trouver dans les thérapies diététiques.Depuis Hippocrate, qui fut d'ailleurs le premier à s'y intéresser, le syndrome prémenstruel a fait l'objet de multiples études portant soit sur les neurotransmetteurs, soit sur les changements hormonaux ou encore sur les effets des nutriments.Classé parmi les désordres psychoneuroendocriniens, le SPM est caractérisé par l'apparition de symptômes répétés pendant la phase lutéale du cycle menstruel, c'est-à-dire la deuxième phase après l'ovulation.Plus de 75 p.cent des femmes atteintes sont sujettes à des variations d'humeur subites.Par moment, elles sont tristes, puis elles se mettent en colère ou font montre d'hypersensibilité.Leur appétit fluctue également sans crier gare et en outre, elles ont un goût marqué pour le sucré et le salé.Le recours aux vitamines et aux minéraux Souvent prescrites comme solution au problème du SPM, les mégadoses de vitamines et de minéraux ne devraient être prises que sous surveillance médicale afin d'éviter les risques de toxicité.En outre des tests visant à mesurer les taux de vitamines A, B6 et E ainsi que ceux de zinc, de cuivre, de magnésium et de calcium dans le sang pourraient permettre de vérifier la nécessité et l'efficacité du traitement.Les plus récentes études ont démontré que la combinaison vitamine A/zinc aidait à atténuer 85 p.cent des malaises prémenstruels.De plus, l'usage de la vitamine B6 semble améliorer l'état de celles qui ont tendance à faire de la rétention d'eau.La vitamine E, pour sa part, diminuerait les douleurs aux seins et le calcium aurait un effet positif sur l'humeur, entre autres.Par ailleurs, le magnésium neutraliserait également l'activité des neurotransmetteurs.Essentiel à la synthèse de l'hormone prostaglandinc E1, le zinc a un effet positif sur la sécrétion des hormones et des neurotransmetteurs qui influencent l'état mental et émotionnel de la femme.Il va sans dire que le professionnel de la santé qui prescrira des suppléments de vitamines ou de minéraux devra le faire avec prudence car les risques .sont élevés.Prenons l'exemple d'une simple dose quotidienne de 200 mg de vitamine B6 qui peut affecter le système nerveux et engendrer des problèmes d'irritabilité.Les modifications du régime alimentaire Il existe encore de la controverse sur les conséquences de la consommation de certains aliments pendant la période prémenstruelle.Diverses études prétendent que les produits laitiers et le calcium nuisent à l'absorption du magnésium par l'organisme.Us provoqueraient ainsi une carence chronique de ce minéral dans le corps et augmenteraient l'intensité des malaises dûs au SPM.Par ailleurs, selon le Département de l'agriculture des Etats-Unis, les femmes ayant une diète riche en calcium souffriraient moins du syndrome.C'est donc dire qu'il est à ce jour difficile de se prononcer sur le sujet.Le sucre raffiné (confitures, gelées, miel, sirop, etc.) pourrait être l'une des causes de la rétention du sodium et de l'eau par l'organisme.Au contraire, la consommation de sucres complexes contenus, entre autres, dans les produits céréaliers, les légumes et les légumineuses ainsi que l'absence de consommation de caféine (café, thé, chocolat, boissons gazeuses) amélioreraient l'état des femmes atteintes du syndrome.Pendant les quelques jours précédant les règles, l'apport en graisses animales devrait être limité car ces dernières provoqueraient une carence de l'hormone prostaglandine E 1 dans le système nerveux, d'où un risque plus élevé de ressentir les effets du syndrome.Par ailleurs, l'alcool, qui favorise une diminution du taux de sucre dans le sang, cause de la fatigue et de l'irritabilité.En bref, pour mieux se porter et alléger les symptômes du SPM, il faut entre autres suivre les recommandations suivantes: 9 \u2014- Opter pour des aliments riches en sucres complexes plutôt que pour ceux qui contiennent des sucres concentrés ou raffinés.\u2014 Limiter sa consommation de graisses animales en privilégiant les produits laitiers moins gras et les viandes plus maigres et en favorisant les huiles végétales mono et poly insaturées (huiles de mais, de soya, d'olive, de tournesol, de carthame ou de lin).De préférence, il faut aussi éviter les huiles hydrogénées (margarine, shortening, etc.) car elles ont perdu leurs acides gras essentiels en tout ou en partie.\u2014 Et pour terminer, éliminer autant que possible le sel, la caféine et l'alcool.CLINIQUE DiMPLANTOLOGIE Chirurgien-dentiste Service complet d'implantologie dentaire selon la méthode Branemark Montréal : Complexe Desjardins Rive-Sud : 303 uuvernay, Beiucii tr : 464-3368 (local) 1-800-263-3368 (ext) Dia{o°ue DOCTEUR JOSCPH AYOUB \u2014 collaboration spéciale - - Pour l'épanouissement des aînés n prévoit que d'ici dix ans, 14 % de la population du Québec sera formée de personnes âgées de plus de 65 ans; une augmentation de 40% par rapport à la situation actuelle.Or plusieurs de nos aînés souffrent d'une multitude de problèmes médicaux chroniques, notamment l'arthrite, l'hypertension artérielle, les maladies respiratoires et les troubles mentaux.De plus, avec la perte du travail et les deuils répétés, une bonne partie d'entre eux se retrouvent -Jans une situation de dépendance sociale et financière.Cette situation de fait encourage l'isolement et la mise à l'écart des personnes âgées.C'est dans ce contexte que le gouvernement du Québec, dans sa politique de la santé et du bien-être, s'est fixé pour objectif, entre autres, d'éliminer les obstacles à l'intégration sociale des personnes âgées, d'ici l'an 2002.Le défi est de taille et deux voies d'action prioritaire sont préconisées, l'une et l'autre impliquant une participation active des aînés tout au long du processus: 1.adapter la société au vieillissement de la population en stimulant par exemple la collaboration de plusieurs secteurs d'activité \u2014 la i-.xMirifA rlll riM'iMiii 0 w ' - \u2022 * * w ^\u2014 m v «« - - ~ - , l'habitation, la sécurité publique, le transport, la santé et les services sociaux \u2014 dans l'action en faveur des personnes âgées; 2.réorienter les services socio-sanitaires de façon à fournir aux personnes âgées les moyens nécessaires pour maintenir le plus longtemps possible leur intégration à leur communauté, avec des conditions de vie adéquates pour elles-mêmes et pour leurs proches.(1) En d'autres termes, au lieu d'une prise en charge de plus en plus institutionnelle des personnes âgées, le gouvernement met plutôt l'accent sur les services de maintien à domicile et une collaboration étroite avec des réseaux «informels» formés principalement de gens généreux qui sont prêts à mettre leur compétence au service des aînés.Comment cela se traduit-il, dans la vie courante du monde ordinaire?Au service d'hémato-oncologie de l'hôpital Notre-Dame par exemple, la majorité des personnes hospitalisées sont âgées et plusieurs ne sont que semi-autonomes.Cela nécessite une ingéniosité quotidienne de la part de la travailleuse sociale Marthe Riopel, pour leur assurer, dans le dédale des options disponibles, une réingégration éventuelle dans leur milieu de vie habituel avec l'aide de la famille ou de l'équipe des soins à domicile.Si la chose est impossible, Marthe discute alors avec la patiente et la famille d'un hébergement dans un centre d'accueil ou un centre hospitalier de soins prolongés.Dans ce sens, le cas de Céline est pathétique.Âgée de 80 ans, je la suis depuis quinze ans pour un cancer du sein «guéri».11 y a un mois, elle nous arriva à l'urgence dans un état de détérioration générale avec confusion et grande faiblesse.Elle fut immédiatement hospitalisée pour qu'on puisse évaluer s'il s'agissait d'une récidive de son cancer.À cet égard, tous les tests se sont avérés négatifs.Notre surprise fut aussi grande qu'agréable quand, quelques semaines après son hospitalisation, Céline retrouva sa lucidité et sa vivacité.Elle souffrait en fait de malnutrition.Quand je l'ai questionnée, elle m'avoua candidement qu'elle avait de plus en plus de difficulté à préparer ses repas, qui brûlaient souvent à cause de sa vue faiblissante.Ayant peur du feu, elle a tout simplement préféré cesser de s'alimenter.Le dilemme qui .se pose actuellement est d'analyser avec Céline, Marthe et la famille, si un retour à domicile avec un support familial et celui de l'équipe des soins à domicile est envisageable.Céline serait d'accord pour une telle solution, en autant qu'on s'occupe d'elle «affectueusement» et qu'à défaut de la lumière des yeux, elle ressente une étincelle d'amour au fond de son coeur.Dans notre système de santé et particulièrement en ce qui concerne nos aînés, la clé du succès dépendra du don que chacun de nous est prêt à offrir.Jacques Godbout ne nous dit-il pas que «le don est au système social, ce que la démocratie est au système politique et ce que la conscience est aux individus».(2) En effet, dans un budget de 12 milliards de dollars affecté à la santé et aux services sociaux, il y a peu d'espoir que la partie octroyée aux soins à domicile aille au-delà du 1,5% ou 181 millions de dollars alloués en 1991-92.Il faudra donc canaliser les ressources serrées vers les groupes dynamiques qui sont au coeur de l'action et qui donnent du service à un minimum de frais : tel que l'Entraide Ville-Marie ou les Messagères de l'Espoir dont a parlé Raymond Bernatchez.(3) Dans le cadre du maintien de l'intégration des personnes âgées à la société, les centres de jour jouent un rôle important.À ce sujet, je ne peux m'empêcher de penser à: -, Yolande Magella.Ancienne institutrice à la CECM, elle a : fondé en 1978 au Bois-de-Boulogne L'Anneau d'or et d'argent, dont l'objectif est de -faire sortir les personnes âgées de leur maison et de leur isolement.Aidée par une subvention gouvernementale, elle commença par leur organiser de multiples activités culturelles, artisanales et sportives.Un repas communautaire est parfois servi et c'est une vraie petite fête de retrouvailles, de jeux de société et de discussions critiques.Yolande me dit qu'en fin de journée, elle a de la difficulté à les renvoyer chez eux.Récemment, elle a organisé à son petit monde d'aînés des voyages en Floride et au Mexique à des prix abordables.Sa joie est de voir les yeux des personnes âgées briller d'émerveillement face aux possibilités qu'elle leur donne .de vivre avec sérénité leur vieillesse.Son rêve est de leur construire une maison.11 faudra bien que notre génération du « Me, myself and I » se transforme à la lumière de ces exemples pour, comme le dit si bien Jacques Grand'Maison, «donner des \u201e arguments à ceux qui ne peuvent se lever debout».RÉFÉRENCES : (1) La politique de la santé et du bien-être, gouvernement du Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux, 1992.(2) Godbout J.: L Esprit du don.Éditions du Boréal, 1992.(3) Bernatchez R.: Un coup de main pour les malades à domicile, La Presse'du dimanche 4 avril.1993.j SUITE DE LA PAGE C1 vidu et prennent la forme d'activités permettant d'améliorer les aspects du langage qui sont alté^ rés.Quand la communication verbale demeure impossible, l'orthophoniste peut recourir à un moyen de communication compensatoire tels que l'apprentissage de gestes simples ou l'utilisation d'un tableau imagé pour communiquer.Toutefois, il faut savoir que malgré une thérapie, intensive, il est plutôt rare que les habiletés de communication reviennent au même niveau que que Salomon Lévy.domicilie au 6873.Banting dans la ville de Côte St-Luc.district de Montréal, s'adressera au ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui Je Sam Lo\\y.Ce changement n'affectera aucune autre personne.Montréal, le 4 juin 1993 Charles Powetl Abelson Procureur du requérant AVIS DE LA DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS QUE la compagnie ROBERT LACROIX ET ASSOCIES INC.demandera a llnspecteur qônéral des institutions financière* la permission de so dissoudre a SIGNE À MONTREAL, ce 5e |Our de mai 1993.ifi ROBERT LACROIX ET ASSOCIÉS INC * Par: Robert Lacroix.Présidont ot Secrétaire .° AVIS DE DEM INDE DE DISSOLU MON MÉDIUM SONORE INC Ppenej avis que la compjttnu* «MFnit'M SO-NOUE IM demandera .» l'inspecteur aénénfl des institutions financières du Québec la permission do NOudre.R Montréal, k 24 mars 1993 M.Misu :ir .li .iii-( .uv I r I * /Vt'lfi/i'M c PRONEZ AVIS que Marie-Lina Habra domiciliée au 30, boul.West Park.Dol* lard-des-Ormcaux.province de Québec H9A 2J6.adressera au ministre de la Justice une requête en changement de nom afin d'obtenir un certificat en celui de Muric-I.inv Habra.ot9S35ie AVIS Prenez jvis nue Gilles C\"h.»rtv»nne.iu s'adressera au ministre de la Justice afin d'obtenir un eviti-lîcai lui permettant de changer son nom en cejui .de Gilles Kcnaud.* .Première publication le 6 juin 1993; Deuxième publication le 13 juin |s)*>3.01957037 PRENEZ AVIS que Madame Corine Gagnon-Tremblay, domiciliée au 58.114e rue.Deauport.présentera au ministre de.la Justice une requête pour changement de nom pour avoir le prénom suivant: Karine Gagnon-Tremblay.oi9S07i»- \"~« -^i : \u2022- r 4 4 « 1 4 i 4 CEE\te\t vo\t\t loin\t\t 0 i « 4 J I » i 4 C12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUIN 1993 r À Interlude » r 9 Avec ces quatre textes prend fin pour cette année scolaire la publication de La Jeune Presse.Depuis le début d'octobre, c'est près de 150 articles écrits par des jeunes apprentis journalistes du deuxième cycle du secondaire ainsi que du collégial et de l'université qui ont paru dans cette page hebdomadaire.Une poignée de ces jeunes auront participé jusqu'au bout aux réunions mensuelles où étaient déterminés les sujets abordés et faite la répartition des tâches.I Les nombreux appels reçus à La Presse indiquent que leur travail n'a pas été inutile et que les lecteurs, jeunes et moins jeunes, ont apprécié ce qu'ils ont lu dans cette page.Plusieurs des collaborateurs de La Jeune Presse seront d'ailleurs de retour fin août quand reprendra la publication de la page.Bonnes vacances! t.ÉCOLES L'homme de toutes les situations San Domingo ¦ Troisième semaine de chantier.À 100 km de la capitale, Hato-Mayor est un pueblo plus grand que le diocèse de Sherbrooke.Nous y sommes entrés la journée la plus chaude à ce jour, soit 40° C à l'ombre.Le Carrefour de Solidarité de Sherbrooke et l'ACDI nous rendent la vie plus facile en nous permettant de vivre dans des familles habituées à accueillir des Canadiens.Ici, les gens vivent du travail dans de petites usines artisanales, telles fromagerie, beurre-rie, dans des plantations fruitières et une «zona franca» («ma-quiladora» au Mexique).Néanmoins, on manque d'emplois à Hato-Mayor et les jeunes se laissent hypnotiser par la capitale.Ici, le travail social et pastoral d'une équipe de Canadiens est très important.Le curé, Padre René, est l'homme de toutes les situations, nous semble-t-il.Membre de Voluntas Dei de Trois-Ri-vières, il dirige plusieurs équipes de volontaires.Les Canadiens ont la charge de cette «paroisse-diocèse» depuis 40 ans.Padre René oeuvre ici depuis 11 ans, se déclare heureux et très occupé.«Les Dominicains, affirme-t-il, acceptent aisément les étrangers qui viennent partager leur vie, leurs joies et leurs peines».Toujours selon le Padre, beaucoup de gens de Hato-Mahor n'en sont jamais sortis; en conséquence, le passage de Canadiens devient leur mode de voyager.Qui de nous s'en contenterait?: Les familles d'accueil reçoivent des Canadiens depuis 6 ou 7 ans.Tel est le cas de Senora Anita Pena de Rivera qui héberge deux stagiaires.Sa maison est grande, mais ies visiteurs la rendent plus petite et plus vivante.Mme Rivera déclare: «Votre passage me donne l'occasion de partager et d'échanger».Pour Senora Guil-lermina Lopez, dame distinguée, les Canadiens sont fort aimables, polis et disciplinés.C'est un plaisir d'entendre un tel témoignage, n'est-ce pas?Cette deuxième partie de stage démarre sur les chapeaux de roue.Tout semble positif.Les gens sont accueillants, souriants.et moins nerveux qu'à la capitale.Avec eux, nous traverserons le stage avec la satisfaction dé remplir un engagement! Pascal DUQUETTE Collège Champlain Lennoxville LA JEUNE PRESSE est une initiative du service de Vinformation de \\k PRESSL Cette page paraît cAo-que dimanche, durant Vannée Molaire.Son objectif est d'ini* tier lez adolescents à Vécriture journalistique en leur permet' tant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Marc Doré, adjoint au directeur de Vinformation.Téléphone: 285-7070 (téléco- Pour la plupart, il s'agit là d'une situation qui leur a été imposée.PHOTO L> Presse une faim sans fin ¦ «l'ai voulu partir de moi-même, (e n'ai pas beaucoup d'amis et je n'en veux pas.On ne peut pas me faire mal.J'aime ma solitude.Je suis bien, je ne me casse plus la tête pour les autres.Je pense à moi ; le reste, je m'en fous.Le temps est long, mais j'aime mieux ça.J'ai besoin d'un repos.J'essaye de dormir pour oublier la faim.Je me réveille et je m'aperçois qu'on m'a laissé de l'argent ou de la nourriture.» Voilà ce que raconte Stéphane Young, itinérant, bien emmitouflé dans plusieurs couvertures, et qui se réveille sous le toit de béton de l'agora du parc Viger qui lui sert de gîte temporaire.Malgré les circonstances qui l'accablent, M.Young avoue être «heureux» de vivre dans la pauvreté et la solitude.De plus, il affirme que son plus bel héritage est d'être au monde.«Je n'ai plus mes parents, mais moi, je suis là.» Il dit avoir vécu jusqu'à l'âge de 18 ans dans un orphelinat, où les religieuses lui ont prodigué son éducation.Par la suite, il s'est trouvé un emploi, mais il l'a perdu après à un accident.«Je vivais de l'aide du gouvernement, mais je voulais partir pour faire le vide, et je suis mieux comme ça», ajou-te-t-il.Aujourd'hui, son bonheur consiste à aider son prochain: «Quand je vois quelqu'un de pauvre, je lui donne mon manteau ou ma couverture, môme si je suis moi-même défavorisé», poursuit-il.Avant de le quitter, l'une des représentantes de La Jeune Presse fouille dans son sac à dos pour en sortir un sac de papier qu'elle lui tend.Ému, les yeux écarquillés, il la remercia: «Ah! Merci beaucoup! Ce n'était réellement pas nécessaire.En tout cas, le lunch sera mangé, tu peux en être sûre», conclut-il, le sourire aux lèvres.Depuis quelque temps, la pauvreté se retrouve au coeur de l'actualité, Entre autres, à la télévision, à la radio et dans les journaux, les chiffres parlent d'eux-mêmes: un Montréalais sur cinq vit sous le seuil de la pauvreté.Des sans-abri, venus de par- A C TUA LITE tout, errent dans les rues de la métropole.Parfois, une âme charitable laisse tomber quelques dollars, mais est-ce suffisant pour apaiser cette faim qui ronge des milliers de gens?Que pouvons-nous vraiment faire pour leur venir en aide?L'Accueil Bonneau, un centre de jour, offre à la population itinérante de multiples services, poursuivant deux objectifs: répondre à des besoins primaires de survie (manger et se vêtir) et offrir des moyens de réhabilitation et de réinsertion sociale pour contrer la solitude et travailler sur les causes qui amènent les gens à Bonneau.Par exemple, la salle à manger reçoit en moyenne 700 personnes par jour et le ves- tiaire pourvoit à d'autres grands besoins: vêtements, chaussures, literie et articles de toilette.Pour sa part, Mme Marthe Groulx, secrétaire depuis six ans dans cette institution, avoue adorer son travail: «Je suis secrétaire médicale de métier et, en arrivant ici, je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais, mais je n'ai jamais regretté mon choix.» L'Accueil Bonneau, maintenant sous la direction de soeur Nicole Fournier, oeuvre depuis plus de 115 ans.Les Soeurs Grises, fondatrices de l'établissement, ont orchestré le tout de façon formidable, et aujourd'hui, des gens de 16 à 99 ans bénéficient de leurs services.«J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger.J'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire.J'étais un étranger, et vous m'avez accueilli (Matthieu 25; vs.35).» Voilà ce que cherche à faire toute cette équipe.Hélas, le problème de la pauvreté ne cesse de s'accroître, il faut agir vite.Le temps est donc venu de se rappeler la prière de Jules Beaulac, affichée au mur du bureau de l'administration de l'Accueil Bonneau: «Seigneur, donne-moi assez de foi pour Te reconnaître dans le sans-abri qui frappe à ma porte et assez de charité pour l'aider.» Julie Favreau Cathy MOKEL École secondaire Royal George Greenfield Park Robert Kennedy : 25 ans déjà ! ¦ 6 juin 1968: un drame secoue l'Amérique.Le sénateur de l'État de New York, Robert Kennedy, candidat démocrate aux élections primaires en vue du scrutin présidentiel américain de novembre, succombe à l'attentat perpétré par un Jordanien de 24 ans, Si-rhan Sirhan.L'assassinat est survenu à l'hôtel Ambassador de Los Angeles, où Kennedy venait de prononcer un discours politique devant ses partisans.D'emblée, l'ex-procureur général des États-Unis de 1961 à 1964, membre d'une famille légendaire, symbolisait le «rêve américain».Frère de l'ancien président, lui-même assassiné en 1963, Robert Kennedy inspirait des sentiments partagés: pour certains, il incarnait un mini-Machiavel capable de prendre tous les moyens pour arriver à ses fins, tandis que pour les femmes, il personnifiait plutôt une sorte de James Dean.Par ailleurs, les adolescents le considéraient comme un jeune politicien osant défier les vieux; quelques-uns disaient même qu'il était brave parce qu'il avait fait plier les magnats de l'acier.Cependant, pour les Sudistes, Kennedy représentait une malédiction, car il avait envoyé la garde fédérale pour accompagner les élèves noirs aux écoles intégrées du Mississipi.En effet, homme politique modèle pour son époque, Robert Kennedy a travaillé pour l'avancement des Noirs dans la société tout au long de sa carrière.Entre autres, il est le parrain de la loi ACTUALITE adoptée en 1964 qui définissait les Droits civiques, confirmant ainsi l'égalité des citoyens blancs et noirs.À ce chapitre, Kennedy se portait souvent à la défense des Noirs comme en fait foi l'extrait suivant, tiré de son livre Vers un monde nouveau: «L'histoire nous a placés tous, Noirs et Blancs, à l'intérieur d'une même frontière, sous les mêmes lois.Tous, depuis le plus riche et le plus puissant des hommes jusqu'au plus faible et plus affamé des enfants, nous possédons un trésor commun : le nom d'Américain.Être Américain, c'est avoir été réprouvé et étranger, avoir parcouru les chemins de l'exil et savoir que celui qui renie le réprouvé et l'étranger parmi nous, renie aussi l'Amérique.» (p.51) Égalité pour tous D'autre part, Robert Kennedy, promoteur des libertés individuelles, illustrait, on ne peut plus, le courant idéologique social-démocrate des années 60.Conscient que les problèmes sociaux jouent un rôle important dans le développement de la culture juvénile «clandestine», le sénateur new-yorkais dénonçait le«je-m'en-foutisme» qui déferlait dans le monde occidental de l'époque: « La proportion des suicides augmente parmi les jeunes, de même que la délinquance.Bob Dylan, troubadour de sa génération, qui chantait autrefois les changements «que souffle le vent», balaie maintenant nos déclarations comme autant de manoeuvres de 3 Robert Kennedy propagande: «tout est du vent», (p.19) Pour corriger la situation, il souhaitait, entre autres, la révision des programmes d'enseignement afin que ies écoles deviennent accessibles à tous, autant pour les pauvres que pour les riches.Noirs et Blancs.C'est donc pour cette raison qu'il proposa un amendement à la loi de 1965 sur l'instruction élémentaire et secondaire pour favoriser le renouvellement des méthodes et des normes du système scolaire.Il désirait que les écoles puissent répondre aux vrais besoins de la clientèle: «il faut donner aux écoles les moyens \u2014 et leur imposer l'obligation \u2014 de faire la même chose, de tenter des expériences et de vérifier leurs résultats jusqu'à ce que la meilleure façon de procéder soit trouvée.» (p.56) Depuis quelques années, le taux de violence ne cesse de s'accroître au sein de la société américaine.Par exemple, un journaliste écrivait que «toutes les trois minutes, trois Américains sont tués ou poignardés, violés ou volés».On peut donc constater que cette agressivité effrénée ne s'est pas installée dans les moeurs du jour au lendemain.Entre autres, l'assassinat de l'ex-président des États-Unis, lohn Fitzgerald Kennedy, les émeutes raciales, ainsi que le meurtre du pasteur noir américain, Martin Luther King, suivi deux mois plus tard de l'assassinat de Robert Kennedy, constituent des exemples flagrants d'un climat social déchaîné.«Ce que nous avons besoin aux États-Unis.c'est de l'amour, de l'espoir et de la compassion les uns envers les autres, et un sentiment de justice envers ceux qui souffrent encore dans notre pays, qu'importe qu'ils soient Blancs ou qu'ils soient Noirs», a-t-il prononcé, lors de la soirée d'investiture du Parti démocrate en India-na, le 4 avril 1968, en l'honneur de Martin Luther King, abattu quelques heures plus tôt à Mem-phis.Source: KENNEDY Robert.Vers un monde nouveau, New York, Éditions Stock, 1967.310 pages.Julie FAVREAU Pierre BERUBE Ecole secondaire Royal George Greenfield Park Mathieu Chantelois, qui a « pris sa place » Adresse: LA JEUNE PRESSE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 ¦ Est-ce que ça vous arrive de rencontrer des jeunes dont vous êtes certains qu'ils réussiront dans la vie?Mathieu Chantelois, à 19 ans, en a fait bien plus dans le domaine des communications que certains adultes qui tentent toujours de percer dans le métier.C'est en quatrième année du primaire que Mathieu a débuté son implication en devenant président de sa classe.Depuis, il a été élu à chaque année du primaire, du secondaire et du collégial.Il a signé près de 80 articles pour la Jeune Presse et travaille maintenant comme collaborateur pour le cahier «sortir» de La Presse.De plus, Mathieu a été co-animateur d'une ligne ouverte sur les ondes de CKLM 1570 AM.Avec tout ça en banque, il étudie depuis un an à l'Université du Québec à Montréal en communications.Il y a quelques mois, Mathieu a été porté à la tête de l'exécutif de la section ahuntsicoise de la société Saint-Jean Baptiste de Montréal.Lors de l'assemblée générale de la section, en février dernier, Mathieu, dans son discours, a fait valoir l'importance de l'implication des jeunes dans des organismes de la sorte.Le discours a plu aux membres présents (tous des adultes) et Mathieu a été élu.Il dirige également l'Association culturelle de Ahuntsic, un organisme assez important qui, entre autres, organise la Fête nationale dans le quartier.Mais son implication n'est pas née de la dernière pluie et pour Mathieu, l'implication des jeunes dans une société reste essentielle: « Mon implication c'est pour montrer que le jeune est capable de prendre sa place, de trouver son champ d'intérêt et de ne pas avoir peur de s'affirmer.La plupart ont peur parce que la société semble prise dans un espèce de concept où chaque individu est casé et le jeune doit être jeune; tais-toi pour l'instant.» Le cheminement Plusieurs événements lui ont permis d'en arriver à cette conclusion.Il y a les gens qu'il côtoie tout les jours et il y a aussi la ligne ouverte pour les jeunes qu'il a co-animée à la radio au cours de cette année.Mathieu explique son point de vue.«Souvent les jeunes qui nous téléphonaient avaient juste peur de prendre les moyens pour dire leur opinion.La conscience sociale était là.Us n'étaient pas seulement silencieusement lucides comme on a tendance à le croire.Je pense que ce problème-là vient du fait que la jeunesse a de la difficulté à être prise au sérieux.» Selon Mathieu, ce problème se manifeste assez régulièrement.Le simple fait de voir que lors de la commission sur la loi 86, aucun groupe : \"unesse n'a été invité montre Qu'il v a encore du progrès à faire à ce niveau-là.«11 faudrait qu'on réalise que ces organismes jeunesse ne sont pas plus des «ego trips» de pouvoir que ce qu'on peut rencontrer dans le monde adulte.Je pense qu'un or- P O R T R A I T Mathieu Chantelois qui possède plusieurs qualités dont celle d'avoir un bon papa.ganisme Jeunesse est tout aussi important que n'importe quelle corporation.» «Prendre sa place»: ce pourrait être la devise de Mathieu Chantelois.C'est pour cause d'un trop plein d'opinions qu'il agit ainsi.Au cours de toutes ces années d'implication, il a compris bien des choses.«La journée où tu comprends que ce n'est pas parce que tu es jeune que tu peux te faire marcher sur les pieds par un professeur ou un autre adulte, et bien tu décides de t'impliquer.» Entre autres, Mathieu a travaillé l'an dernier sur un projet d'évaluation des professeurs, alors qu'il était président de l'Association générale des étudiants de Bois-de-Boulogne.Un dossier important pour lui où l'on confirmait le certain pouvoir des étudiants à émettre leurs opinions.Toutefois, il ne s'agit pas de critiquer pour critiquer, Mathieu est persuadé qu'une évolution de la sorte constitue une aide mutuelle, autant pour l'enseignant que pour l'élève.« Un professeur quand ça fait 20 ans qu'il donne son cours, c'est bon aussi pour lui de savoir ce que les étudiants en pensent.Cette évaluation des professeurs, c'est une façon objective, avec des données objectives qui ne servent qu'à améliorer la situation.J'ai été déçu de voir que Mme (la ministre) Robillard n'avait pas ajouté ça à sa réforme au niveau collégial.Pour moi, c'était quelque chose d'essentiel.» Dans cette lignée de laisser une place aux jeunes et à leurs opinions, Mathieu appui, sans contredits, l'initiative de La Presse qui offre aux jeunes l'occasion de s'exprimer par l'entremise de La /mut i u.wi.cil une vica .ivu les places qu'on laisse actuellement aux jeunes dans le monde des communications.C'est une preuve de respect et de compréhension qui découle de l'évolu- tion qui devait se faire à ce niveau-là.» Comme partout ailleurs, quelqu'un qui s'implique trop et qui prend trop de place est sujet à controverse.Ça ne peut pas faire le bonheur de tout le monde.L'an dernier, à Bois-de-Boulogne, on racontait que Mathieu s'était payé une Golf et un voyage dans le Sud avec les fonds de l'Association des étudiants.Selon Mathieu, certains jeunes se font détruire par d'autres à cause de leur trop grande implication.«Les gens ne réalisent pas que c'est du temps que l'on donne gratuitement et qu'on ne fait pas ça en pensant juste à nous.C'est certain qu'il y a des certains avantages et des aspects intéressants, mais, il y a d'autres tâches dont tu dois t'occuper et qui ne te tente pas toujours.Mais tu le fais pareil en pensant à un souci collectif.» Un autre aspect qui ennuie Mathieu c'est les gens qui croient qu'il a tout cuit dans le bec.Les fameux contacts.Son opinion est claire à ce sujet.«C'est drôle mais je trouve que le hasard rend souvent les mêmes personnes chanceuses.Tes contacts, tu te les crées toi-même.Quelqu'un qui s'implique et qui est sociable n'a pas de difficulté à se trouver des contacts.Mais il aura été les chercher.» Comme quoi rien n'est jamais acquis.Caroline VOISARD Collège Bois-de-Boulognc Montréal "]
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