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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-07-04, Collections de BAnQ.

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[" 10175, AV.PAP1NEAU, MONTREAL 38 1-3987 SELECT Aujourd'hui: partiellement ensoleillé.Minimum 16* Maximum 27° Demain: partiellement ensoleille et chaud Abitibi-Témiscamingue : 55 cents Mes de La Madeleine : 1.00 ffeC- ' Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents\t> À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents Taxes en sus 109e ANNÉE N?249 \u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1993 DETAILS CAHIER SPORT 50 PAGES, 4 CAHIERS » * i w coule Bonjour ! La personnalité de la semaine La Cariféte a une fois de plus tourné au vinaigre hier à Montréal, lorsque deux individus ont ouvert le feu au beau milieu de la foule avec des fusils de calibre 12, à l'intersection des rues Sherbrooke et Rosedale ainsi qu'à l'angle des rues Park Row East et Sherbrooke, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.L'incident est survenu au moment même où prenait fin le défilé, qui s'était bien déroulé jusque-là.De sources policières, cinq personnes auraient été atteintes: trois à l'intersection Rosedale et Sherbrooke, deux autres dans Park Row East.Au moment de mettre sous presse, la police ne pouvait toutefois encore déterminer si les deux fusillades étaient reliées, les enquêteurs n'ayant pas encore achevé leur rapport.Au moins une personne a été arrêtée en possession d'une arme dans le parc Trenholme, à la suite d'une courte chasse à l'homme.Hier soir, les enquêteurs du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal croyaient détenir le suspect impliqué dans la première fusillade.Bien que l'individu ait tenté de fuir en se départissant de son fusil et en changeant de vêtements après avoir tiré trois coups de feu, dont deux dans les airs pour intimider quiconque aurai: voulu l'approcher, deux agents ont été témoins de la scène et l'homme a pu être arrêté.Un autre individu, que l'on soupçonne d'être implique dans la seconde fusillade, a lui aussi été appréhendé.Les personnes atteintes ont toutes été blessées aux jambes et leur état n'inspire aucune crainte.Urgences Santé a transporté dix personnes a l'hôpital souffrant de blessures mineures.Au total, 11 personnes ont été arrêtées lors de la bousculade survenue à la suite des coups de feu, dont le photographe pigiste de la Presse Canadienne, Marcos Townsend, qui aurait été arrêté HORACE BOIVIN JAZZ Le ciel a fini par s'éclaircir et les gens se sont de nouveau amenés massivement au Festival de jazz.À 21 h 30.106 000 jazzophiles avaient été recenses, un record.Sommaire Additions croisees.C9 Annonces classées *> .Jmmobiliêf.C6aC9 marchandises.C9 - Mutais\tCQ automobiles C9 à C11 : - Arts et spectacles informations.B7 É B12 livres.B1, B4 a 86 _ ck>e-horaire.B9, B10 teié-horaire.B9 Bandes dessine es.B12 Bridge.C10 Décès.C11 r.Oes crimes et des hommes A6 Etes-vous observateur?.C6 Feuilleton.C7 Horoscope.CB Jeux.A9 ] La vie animale.A10 \u2022*.wp monde ,»\u2022»\u2022««.*«¦\u2022.\u2022.\u2022\u2022\u2022« 05 ' I n+aritfx A A LVlCI IC>.¦ .\u2022\u2022.\u2022.'\u2022 HH ; Opinions.B2 Personnalité.B3 .C1 à C4 L.Tètes d affiche.C12 Les hôtels montréalais font de bonnes affaires grâce au Festival de jazz sur pied par l'Association ités hôtels du grand Montréal, l'Office des congrès du grand MoOt-réal, le ministère du Tourisme et des intervenants touristiques \u2022 Dans le cadre de la campagne, cinq millions d'encarts pii-blicitaires de six pages sirr-Montréal ont été insérés dans les journaux américains.Un effort qui rapporte des fruits, soutient M.Bamatter.Avec ce forfait, les hôtels offrent des^griv avantageux.En s'enregistrât)*, le client reçoit en outre des\\S>i|-pons-rabais d'une valeur* (te 500$, qu'il peut utiliser (Émules attractions touristiques:^-les restaurants.En ce début de juillet, les bateliers reprennent confiance après un hiver très difficile; à: Montréal.Le taux d'occupatioà remonte tranquillement.Potir.le mois de mai, la fréquentatiçD.des hôtels est très légèrement supérieure à la même période l'an dernier.L'optimisme .est donc de rigueur, surtout cù-té-gion.« Pour juin, les statistiques seront meilleures que l'an dernier », constate André P.J.ean-Richard, vice-président exécutif de l'Association des hôteliers de la province du Québec.Hiver comme été, le réseau des petites auberges tient assez bien lé coup.«Les forfaits permettent d'attirer du monde dans les régions», de souligner M.Jean»Ri-.chard.?\u2022 # * \u2022 % .« * - * \u2022 La popularité de la centfflte Réservations-Québec, lancéèUl y o six mois, est très encourageante.En plus du 873-1000; pour Montréal, la ligne 3b3-7372 est disponible au nada et aux États-Unis.Plus de 300 hôtels y participent à travers le Québec.«La centrale existe depuis décembre et tous les 15 jours, elle double sa fréquence d'appels et son activité.\u2022 m » m J , «\t.'\tf r VOÏRTHÔTEIS fcWA 7 LW ouverture du Festival de jazz a provoqué un boom dans l'industrie hôtelière.Les touristes américains ont envahi la ville, profitant très nom* breux du forfait Montréal/Fantastique offert encore cette année dans les hôtels montréalais.«Le Festival de jazz a toujours fait l'ambiance à Montréal, sans vraiment profiter aux hôtels.Mais cette fois, nous sentons un véritable impact sur l'industrie.C'est de loin la meilleure année, d'après ce que j'entends», a indiqué hier Gustave Bamatter, vice-président de l'Association des hôtels du grand Montréal.M.Bamatter signale que plusieurs hôtels, dont le Méridien, sont presque remplis.Il rappelle que dans les bonnes années, plus de trois millions d'Américains visitent Montréal.Autant que dans toutes les autres provinces canadiennes réunies.\u2022 Devant la Place des Arts, hier après-midi, une famille américaine cherchait son chemin sur le plan distribué par le FI|M.«Nous venons pour la deuxième fois à Montréal.Toujours pour le Festival de jaz2.Montréal est intéressant pour les prix et pour la langue française», a résumé hier un Américain du Vermont, accompagné de sa femme et de ses deux adolescents.Et en une seule grande fin de semaine, comptant sur le Festival de jazz, combiné à la féte de l'Indépendance du 4 juillet, les hôteliers montréalais peuvent, a tout le moins, espérer «faire leur été».Il faut ajouter a cela le forfait Montréal/Fantastique, mousse celte annee par une campagne promotionnelle de deux millions de dollars, visant surtout l*b Américains, et mise Le retour en Haïti du président lean-Bertrand Aristide le 30 octobre prochain, conformément à l'accord signé hier à New York par le prétre-président et le général Raoul Cédras, chef de l'armée haïtienne, constituera le premier cas de restauration au pouvoir par des moyens pacifiques d'un chef d'État renversé par un coup d'État militaire, sur le continent américain.L'accord, signé séparément hier, après sept jours de négociations indirectes, par le père Aristide et par celui qui le renversa en septembre 1991, va permettre la mise en oeuvre d'un plan élaboré par les Nations unies et l'Organisation des États américains (OEA), visant à stabiliser la vie politique et économique haïtienne.Au terme de «l'accord de Go-vernor's Island», du nom d'une petite ile de la baie de New York où ont eu lieu les négociations, les deux protagonistes déclarent que les dispositions prévues par le plan «constituent une solution satisfaisante à la crise haïtienne et le début d'un processus de réconciliation nationale».* Alors même que le général Cédras avait déjà signé le document, le président déchu Aristide a tenté jusqu'au dernier moment d'obtenir des modifications du calendrier et des modalités d'application de l'accord.Le prétre-président souhaitait notamment que son retour au pouvoir s'effectue dès le 15 août et non le 30 octobre.La première étape prévue par le plan pour le rétablissement de la I démocratie en Haïti consiste en un «dialogue politique» entre les différents acteurs de la vie publique haïtienne.TRAiie esr rmi,HciH /.VOIR ARISTIDE EN A 2 photo ffeuter Le général Raoul Cedras (à droite) a signe I accord de Governor s Island, entouré des membres de sa délégation.-gji i A 2 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 4 JUILLET 1993 Éaè * .v Rocard: les États généraux de la dernière chance LOUIS D.ROBITAILiE collaboration spéciale e l'avis de tous ceux qui le fréquentent, Michel Rocard n'a jamais été aussi en forme que ces jours-ci, où tout paraît bien sombre pour lui à l'horizon.À la veille de ces États généraux du PS, réunis jusqu'à ce soir à côté de Lyon et qui devaient \u2014 malgré les divisions et le climat de scepticisme \u2014 amorcer la renaissance de ce parti usé, qui songeait même à changer de nom, pour tirer un trait sur les vingt dernières années.Rocard a été battu aux élections de mars dans sa propre circonscription et ne siège plus au Parlement.Sa force principale depuis 15 ans résidait dans les sondages de popularité: il a connu une plongée spectaculaire depuis qu'il a pris en main ce qui reste du Parti socialiste: le président de la Commission européenne, lacques Delors, le distance maintenant de plusieurs longueurs dans la course à la présidence, côté gauche.Certes, au prix d'un renversement d'âiliance et d'une révolution de palais dans la pure tradition mitterrandienne, il a réussi à «tuer» politiquement Lau- rent Fabius, premier secrétaire du parti et fils spirituel de Mitterrand, et atteint cet objectif qui paraissait totalement sacrilège il y a quelques mois encore: devenir le chef du PS fondé par Mitterrand en 1971, ou plus exactement «président de la direction collégiale».Les termes n'ont pas tellement d'importance.La première question est de savoir si Michel Rocard, éternel minoritaire (environ 25 p.cent de partisans), tout juste toléré par les mitterrandiens depuis son adhésion en 1974, contrôle réellement le PS.On pensera qu'après la débâcle de mars les principaux responsables \u2014 surnommés les «éléphants» \u2014 seraient ravis au-delà de toute expression de trouver un leader encore populaire pour prendre leur tète.C'est sans compter sur la solide tradition de querelles et divisions de la politique française.D'abord il y a des gens qui, contre tout bon sens, se verraient bien candidats socialistes pour la présidentielle de mai 95 à la place de Rocard.Et puis surtout il y a ceux \u2014 proches de Mitterrand \u2014 qui, pour des raisons relevant surtout de la psychanalyse, sont décidés à faire passer pratiquement n'importe quel président, y compris Chirac ou Balladur, pourvu que Rocard soit battu.Au lendemain de la prise du pouvoir au PS par l'ex-député des Yveleines, on a ÎDU entendu |ack Lang déclarer: «Ce type me trouvera toujours en travers de son chemin vers la présidence.» Les partisans les plus importants de Laurent Fabius ( 30 p.cent du parti ), et qui sont en fait les mitterrandiens purs et durs, selon toute vraisemblance, n'attendent qu'une occasion pour faire chuter celui qu'ils considèrent davantage comme un usurpateur que comme un sauveur providentiel.Face à ce bloc hostile, Michel Rocard ne dispose pas d'une base à toute épreuve.Lors de cette nuit des «petits couteaux», quand il a «sorti» Fabius, ce n'était, au sein du Comité directeur du parti, que par une majorité relative.Aux «rocardiens» probablement dits se sont rajoutés en masse les partisans de l'ancien patron du parti, Lionel (ospin, en semi-retraite politique, et dont la propre haine pour Fabius n'était pas de la plaisanterie.À cela se sont encore ajoutés les «mini-courants» du vieux Poperen, des jeunes Dray-Melanchon.Mais \u2014 et cela est capital \u2014 les vedettes montantes du parti, Segolène Royal, Martine Aubry, et plusieurs autres, sont restées ostensiblement au bord de la route.Gardant un oeil sur lacques Delors \u2014 par ailleurs papa de Martine Au- bry.Le tout sous la haute surveillance de l'Elysée, dont l'hostilité à Rocard n'a jamais faibli, selon les aficionados.Non seulement Rocard a ainsi hérité d'un parti tombé de 35 p.cent à moins de 20 p.cent des voix, et dépourvu de toute perspective d'alliance, mais encore il est bien loin de l'avoir en main : le vrai congrès qui consacrerait éventuellement son pouvoir n'est prévu qu'en octobre.Les «États généraux» de cette fin de semaine à Lyon, et qui sont sa propre idée, avaient pour but, en amenant à débattre de manière plus informelle, quelque 3 000 militants (trois fois plus qu'un congrès en bonne et due forme), de secouer un parti victime de son organisation sclérosée, où les «courants» sont devenus des clans figés, qui se disputent le pouvoir et se distribuent les places à la proportionnelle.La première règle retenue à Lyon était la limitation de TOUTES les interventions à cinq minutes, «éléphants» compris.Dans l'espoir de créer une dynamique, et justement de provoquer l'écroulement des courants, qui sont en fait autant d'écuries présidentielles.Le seul fait que ces États généraux aient eu lieu et aient attiré quelque 3000 socialistes, si peu de temps après la catastrophe de mars, constitue déjà un succès pour Rocard.Mieux encore: ses ennemis irréductibles, qui avaient même menacé de faire scission, sont venus faire acte de présence.Donc l'entreprise de rénovation Rocard continue \u2014 \u2022 même si on est encore bien loin de ce «big bang» politique qu'il avait appelé / de voeux à trois semaines des législatives.Rien que pour se maintenir au pouvoir, Michel Rocard est obligé de bien .composer avec les vieilles traditions du PS et n'a toujours pas les moyens de le faire exploser pour bâtir une force vrai- ' ment nouvelle.Du coup, c'est sa propre image qui faiblit dans l'opinion.Qu'à cela ne tienne: Michel Rocard est aujourd'hui heureux! Car au moins il a renoué avec l'action, après avoir du jouer les spectateurs passifs pendant des .années.Marginalisé par Mitterand au PS, il avait attendu dans l'ombre que sa .popularité lui donne le pouvoir.Mitte- .rand fut élu en 81.Marginalisé au gouvernement, il avait rongé son frein pen- .dant cinq ans.De nouveau presque-candidat pour 88, il avait dû renoncer.Premier ministre «toléré» de 88 à 91, il n'avait pu faire sa politique.Aujourd'hui au moins il est aux commandes: *\u2022' l'équipage n'est pas trop fiable, et le ba-teau prend eau de toutes parts.Mais au moins il est à la barre: il a six mois au * plus pour redresser la situation, et encore un an de plus pour la campagne présidentielle.C'est bien court.Mais au moins il est responsable de son propre destin, pour la première fois depuis longtemps.Demain dans La Presse Automobile Une Ford A qui trime.¦ Depuis le mois de juin 1977, René St-Cyr a parcouru pas moins de 40 000 milles au volant de sa Ford A 1930 (notre photo).Malgré son âge respectable et les 75 000 milles qu elle affiche, cette Belle d'autrefois est toujours alerte et ne demande pas mieux que de prendre la route, pourra-t-on apprendre sous la rubrique AUTO-rétro dans le cahier Automobile de demain.De plus, notre collaborateur Denis Duquet a fait l'essai de la Saab 9000 CSE turbo, une voiture qui, «sous une présentation excentrique, mérite un meilleur sort».A lire demain dans La Presse.Précision Une donnée transmise erronément par le Bureau d'assurance du Canada nous a fait écrire, hier en page A l, que la réclama- .tion moyenne des commerçants victimes de l'émeute de la Coupe Stanley était de 168 000$.La réclamation moyenne est en réalité de 16 800$.Nos excuses.Le soleil Indice ultraviolet B du 4 juillet à Montréal Ban Coup de soleil {en minutes) i Modère 10 I Élevé r 60 T 30 T 15 Avec un indice ultra-violet B inférieur à 4, iô soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7, il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court.I 20 Ville MaxUVB\tà UV8plusde4 Huy/Ottawa ao\t13h07\t10hà16h Montréal 8.0\t12h58\t10hà16h Ste- Agathe 7.9\t12h59\t10hà16h Shertxooke 8.1\t12h52\t09hà15h DrummoncMIe 7.9\t12h55\t10hà16h Québec 7.7\t12h49\t11hà15h La quotidienne\tà trois chiffres\t406 Tirage d'hier %\tà quatre chiffres\t7261 rr, i i ABONNEMENT\t285-5911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-7070 285-7100 285-6892 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi d© 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Telé* Vacances, Voyages Carrièras et professions, 285-7111 ! 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | ILA PRESSE est oubliée par la PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également reoervés \u2022 Courrier de la deuxième cbsse \u2014 I Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003392) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i-1 i L£ CODE DU JOUR 26-7 DIMANCHE1 4 JUILLET 1993 | LES ANNONCES CLASSÉES a Presse \u20ac 285-7111 SUITE DE LA UNE SANC__ Le sang coule a la Cariféte L'agent en question a été transporté à l'hôpital, souffrant d'un choc nerveux.Plusieurs vitrines de commerces situés rue Sherbrooke ont été brisées par les manifestants et des actes de piliage ont été observés à l'intersection des rues Hampton et Sherbrooke.Plus de 550 policiers Comme l'a précisé hier un des organisateurs de la Cariféte, tout s'était pourtant si bien déroulé avant que la fusillade n'éclate.Le défilé s'était mis en branle avec une heure trente de retard à l'angle des rues Atwater et Sherbrooke, mais la foule était joyeuse et les nombreuses petites averses n'avaient pas réussi à refroidir l'enthousiasme des participants.Une quinzaine d'orchestres montés sur autant de fardiers ont égayé les milliers de personnes le long du parcours.Portant des cos-tumes multicolores, souvent grandioses, les participants ont dansé et chanté pour le plus grand plaisir des spectateurs.La Cariféte est le festival annuel montréalais des Caraïbes et des Antilles, qui se compare au La police arrête un photographe de la PC ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal a relâché hier soir le photographe Marcos Townsend, de la Presse Canadienne, arrêté plus tôt dans la journée sous prétexte d'avoir entravé le travail des agents.La police a également consenti à remettre à la PC les appareils-pho-tos ainsi que les pellicules de film que le photographe de race noire avait en sa possession au moment de son arrestation.Selon M.Claude Papineau, di-recteur-adjoint à la PC, lequel s'est rendu au poste 14 avec le photographe Kyan Remiorz, afin de négocier l'élargissement de son employé, Townsend sera vraisemblablement accusé par voie de sommation d'avoir refusé de circuler.Les journalistes et photographes de la PC s'interrogeaient hier soir sur les motifs qui ont poussé les policiers à procéder à l'arrestation du photographe assigné à couvrir l'événement.«Quand aurons-nous une loi protégeant les journalistes et photographes dans leur travail contre l'entrave policière?C'est toujours la même histoire, les photographes croquent des scènes que la police n'aime pas et un agent un peu trop zélé, qui craint les représailles de ses supérieurs, décide d'arrêter un photographe ou un journaliste qui ne fait que son métier», a déclaré hier un camarade de travail de Townsend.Mardi gras.Afin de clôturer la fête, une danse carnavalesque où l'on attendait quelque 3000 personnes s'est déroulée hier soir à l'aréna Bill Durnam, au 4988 rue Vézina, à Côte-des-Neiges.Au moment de mettre sous presse, tout semblait bien se dérouler, mais la police veillait au grain, les agents ayant reçu des informations voulant que des trouble-féte tentent de perturber la soirée.Hier après-midi, quelque 550 policiers de la CUM dont plusieurs en tenue civile, ont assuré le bon déroulement de l'événement.Les agents étaient appuyés par une soixantaine de cadets policiers dont le travail consistait à bloquer les intersections le long du défilé.?PHOTO ALEX HENDERSON.coitàbontion ipéciakf Deux ambulanciers transportent sur une civière un des blessés de la Cariféte.HÔTELS Les hôtels montréalais tont ae Donnes ¦mires grâce au Festival d® jazz Ils sont rendus à plusieurs centai- nes d'appels par jour*, a précisé André fean-Richard.Les préposés ne se contentent pas de prendre les réservations; ils fournissent aussi beaucoup d'informations sur le type d'hébergement, les lieux et les activités.Cette centrale est une initiative du secteur privé.Après le Grand Prix en juin, le Festival de jazz permet aux hôteliers de souffler un peu.«l'espère que l'impact sera plus long qu'une fin de semaine», a souhaité M.Gustav Bamatter.?ARISTIDE » Le président Aristide retournera en Haïti le 50 octobre prochain Depuis le mois de décembre, l'ONU et l'OEA ont uni leurs efforts pour résoudre la crise haïtienne en nommant un médiateur commun, Dante Caputo.L'ancien ministre argentin des Affaires étrangères s'est depuis rendu six / fois en Haïti et a suscité d'innombrables réunions pour tenter d'obtenir un accord.Durant les sept jours de négociations à Govcrnors lsland, M.Caputo a fait la navette entre les délégations de lean-Bertrand Aristide et de Raoul Cédras, qui n'ont jamais accepté de se rencontrer en face-à-face.Le plan proposé jeudi par M.Caputo avait immédiatement reçu le soutien des quatre nays les plus engagés dans le processus \u2014 le Canada, les États-Unis, la France et le Venezuela \u2014 appelés dans cette affaire « les quatre pays amis du secrétaire général de l'ONU», M.Boutros Boutros-Ghali.Jusqu'à la fin du mois d'octobre, la communauté internationale devra accompagner le processus de rétablissement de la démocratie dans le pays le plus pauvre du continent américain.?Dante Caputo PHOTO Reuter Dante Caputo : un bon négociateur féru de politique internationale Agence France-Presse BUENOS AIRES ¦ Dante Caputo, artisan victorieux hier à New York d'une négociation entre les militaires et le président déchu haïtiens, apparaît comme un intellectuel d£ gauche, bon négociateur et passionné de politique, qu'elle soit nationale ou internationale.Actuellement député radical^ M.Caputo, 49 ans, qui demeure un farouche opposant au péronis-me au pouvoir en Argentine, dirige la revue Argument Politique, proche de l'aile gauche du radicalisme.Après l'élection du président Raoul Alfonsin ( radical ) en 1983, il devient ministre des Relations extérieures, poste qu'il occupera jusqu'au départ des radicaux en juillet 1989.Il rapprochera son pays des puissances européennes, notamment de la France et de l'Allemagne, mais gardera .toujours ses distances avec les Ltats-Unis, ce qui lui vaudra de nombreuses et durables sympathies dans les milieux radicaux argentins.Si la gestion économique du gouvernement radical (1985-1989) a été très controversée, le bilan de l'ancien chef de la diplomatie argentine n'a soulevé que peu de critiques à Buenos Aires.Bardé de diplômes, M.Caputo, qui a vécu plusieurs années à Paris, a été très influencé par la social-démocratie européenne.Il est licencié en sciences politiques de l'université Salvador de Buenos Aires, docteur en sociologie politique de l'Université de Paris, diplômé de l'Institut d'Amérique Latine de Paris, chercheur au Centre National de la Recherche scientifique (CNRS) français.M.Caputo, qui a épousé une française, a toujours été tourné vers les affaires internationales.Expert auprès de l'OEA (Organisation des États Américains) et des Nations unies, il sera même président d'une Assemblée générale des Nations unies.Connu pour son opposition à ce qu'il considère comme l'hégémonisme des Etats-Unis, Dante Caputo ne se prive pas depuis son passage à l'opposition de dénigrer la politique étrangère de M.Carlos Menem.trop alignée, selon* lui, sur les vues de Washington. LA PRESSE, MONTRÉAk, DIMANCHE 4 JUILLET 1993 \u2022t * Le nouveau catéchisme: un succès de librairie qui ne se dément pas «.» JULES BÉUVEAU peine deux mois après être sortie des presses, l'édition canadienne (en langue française) du nouveau catéchisme catholique a obtenu dans les îibrai- __ ries un succès tout au -ijhioms respectable: les 20 000 premiers ^exemplaires sont pratiquement tous ^Cçnfius et le Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du ;C&nada a commandé une nouvelle impression du volume.^ Montréal, des maisons spécialisées la vente de livres et d'articles religieux ont écoulé en un temps record centaines d'exemplaires du Caté 'chisme de l'Église catholique.\u2022sr ¦jEn moins de 15 jours, nous en avons - vendu 800», a signalé le gérant de la librairie Bertrand Foucher Bélanger, M.Denis Matteau, qui a ajouté que 400 personnes ont déjà réservé leur exemplaire de la deuxième impression.v1 La librairie des Éditions Paulines, la ,librairie du Centre de documentation pastorale et la maison Desmarais et Robitaille ont également connu un bon succès avec l'édition canadienne du nouveau catéchisme.La librairie des Éditions Paulines a vendu tout près de 600 exemplaires en un rien de temps et Desmarais et Robi-taille ( dans ses deux magasins de Montréal et d'Ottawa ) a écoulé sans difficulté 700 des 900 exemplaires qu'il a obtenus.On sait que lors de son lancement en France l'automne dernier, l'édition européenne en langue française du Catéchisme de l'Église catholique (publié conjointement par Marne et Pion) s'est arrachée comme des petits pains chauds.Au Canada, un exemplaire de cette édition était offerte au prix de 39,95 $, ce qui n'a pas empêché une vente rapide de pratiquement tous les volumes reçus.L'édition canadienne présente un avantage marqué sur l'édition européenne: les volumes sont mis en vente au prix de 14,95 $, et ce sans que le Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada n'ait lésiné sur la qualité du papier ou sur celle de la présentation générale du produit.L'édition canadienne contient également des photos en couleur, ce qui n'est pas le cas de l'édition européenne.Le directeur général de Desmarais et Robitaille, M.Gabriel Robitaille, s'est même montré passablement étonné d'un aussi bas prix pour un volume comptant près de 700.«Us ne doivent pas faire beaucoup d'argent avec ça ! » a-t-il dit.Si les Canadiens lisant le français ont été favorisés jusqu'ici par la publication de deux éditions du Catéchisme de l'Église catholique, il en est autrement pour les autres: ce n'est pas avant la fin de l'été, lorsque Rome en aura approuvé la traduction, que devrait paraître l'édition canadienne de langue anglaise du nouveau catéchisme.11 n'est pas inutile de rappeler que le Catéchisme de l'Église catholique \u2014 qui n'a rien à voir avec des livres comme l'ancien Petit catéchisme de la Province de Québec \u2014 n'est pas un manuel de catéchèse.Il s'agit plutôt d'une publication conçue d'abord à l'intention des évêques, des prêtres et des agents de pastorale pour l'enseignement de la doctrine catholique et la réalisation éventuelle de catéchismes locaux.UN PÈLERINAGE À PIED JUSQU'A NOTRE-DAME-DU-CAP «Ils seront au moins plusieurs dizaines et probablement quelques centaines à converger à pied depuis plusieurs villes du Québec vers le sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap, à Cap-de-la-Madeleine, pendant la semaine précédant la fête de l'Assomption, au milieu d'août.Pour Mme Suzette Gill, responsable de cet événement depuis 10 ans, le « Pèlerinage Marie-Reine-de-la-Paix» s'inscrit dans la grande tradition des croyants qui, au cours des siècles, ont rallié les plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté, ne portant souvent avec eux qu'une besace et quémandant sur leur route un peu de nourriture et un coin modeste pour dormir.Un groupe partira de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal tôt le matin du 6 août.D'autres groupes partiront le même jour, le lendemain ou le surlendemain de Joliette, de Québec, de Saint-Romuald, de Granby, de Sainte-Praxède (diocèse de Nicolet) et de Sherbrooke.Et tout le monde se rencontrera au milieu de l'après-midi du 15 août au sanctuaire mariai de Cap-de-la-Madelei- ne.Pour plusieurs pèlerins, cela signifiera neuf jours sur la route, priant, chantant et méditant en silence.Mais Mme Gill insiste: «Ce n'est pas un marathon.L'accent n'est pas mis sur l'endurance ou la performance, mais sur le Seigneur.Les personnes qui réussissent à faire tout le parcours à pied sont rares: quand quelqu'un semble fatigué, nous lui proposons de faire un bout de chemin dans le véhicule qui suit le groupe.» L'an dernier, un homme de 90 ans, parti de Granby, a fait le Pèlerinage Marie-Reine-de-la-Paix.D'autres personnes, dans les divers groupes, étaient septuagénaires et même octogénaires.Et un bébé de huit mois, assis dans un carrosse que poussaient à tour de rôle sa mère et d'autres marcheurs, était également de la partie.« Des gens de tous les âges participent à notre pèlerinage », souligne Mme Gill, qui indique que les arrêts sont fréquents et que les marcheurs règlent leur rythme sur celui des personnes les plus lentes.En cours de route, les pèlerins font des arrêts pour se reposer mais également pour manger.Et le soir venu, ils dorment généralement dans des sous-sols d'église, dans des églises ou dans des centres communautaires, où ils sont attendus.(On peut obtenir d'autres renseignements, notamment sur les frais d'inscri-tion, en téléphonant au numéro 514-899-9400.i X DE Chaque jour, La Presse a le plaisir d'inviter 15 abonnés chanceux à assister au majestueux spectacle Le Grand Jeu de nuit - l'histoire de Montréal racontée en 25 tableaux par 30 marionnettes géantes, 60 artistes multidisciplinaires, des méga projections et 800 000 watts de son et d'éclairage ! Voici les chanceux d'aujourd'hui : M.Desrochers de Warwick Mme Fortin de Lasalle Mme Rosa de Montréal Mme Tardif de Notre-Dame-du-Mont-Carmel M.Cyrenne de Trois-Rivières Mme Castonguay de Saint-Lazare Mme Pereira de Montréal M.Lavoie de Montréal Mme Drouillette de Montréal Mme Latour de Saint-Vincent-de-Paul M.St-Jean de Boisbriand M.Mayer de Repentigny M.Parent de Repentigny 4À Vanier de Saint-Basile-le-Grand no 200223D02 no 210627F02 no 210630R13 no 210920T06 no 210942C14 no 210947C3S no 219395P01 no 219842L12 no 229755D01 no 237110L06 no 243008S03 no 245014M01 no 245138P00 no 286706V02 Du 3 au 9 juillet 1993, chaque jour, 15 chanceux et chanceuses auront la surprise de découvrir leur nom publié dans 4 Im Presse.Ils recevront gratuitement une paire de billets pour Le Grand Jeu de nuit présenté au Champ-de-Mars.Les prix offerts totalisent 1995 $.Les règlements sont disponibles à La Presse.LA CHANCE BRILLE DE TOUS SES FEUX POUR LES ABONNÉS DE \u2022.*' >¦ i ¦ *.* i » .'* ABONNEZ-VOUS! 285-6911 T Rassuré par le scanner maintient programme AFP CITE DU VATICAN ¦ Le pape |ean-Paul 11, 73 ans, qui a subi ce week-end à Rome un examen au scanner de l'abdomen, maintient le programme de voyages prévu pour Tannée en cours à l'étranger, a indiqué hier son porte-parole au Vatican, M.loaquin Navarro Valls.Les résultats du scanner subi par le pape «non seulement laissent prévoir mais donnent la certitude absolue, que le pape, si Dieu le veut, fera tout ce qui a été prévu dans son emploi du temps pour cette année: un voyage en jamaïque, à Mexico et à Denver (USA), et en septembre un voyage dans les trois républiques baltes», a précisé M.Navarro.Le résultat de l'examen auquel a été soumis le pape, «est absolument normal: il n'y a pas trace d'aucun élément faisant penser à une tumeur maligne», a-t-il affirmé.«L'examen d'hier soir était prévu depuis longtemps» dans le cadre de contrôles cliniques périodiquement effectués depuis l'ablation d'une tumeur bénigne à l'abdomen le 15 juillet 1992 dernier, a ajouté le porte-parole.Dans la seule matinée d'hier, le pape a accordé neuf audiences.Dans la salle Clementina, il a salué 300 personnes venues accompagner le nonce au Maroc, Dome-nica De Luca, qui devait être consacré évéque hier soir.Puis il a reçu, entre autres, les évêques de Papouasie-Nouvelle Guinée et des lies Salomon, venus pour leur visite périodique au Saint-Siège, le président du conseil pontifical pour les laïcs, le cardinal Eduardo Pironio, un évéque colombien, Mgr loaquin Garcia Ordonez.Au cours de ces audiences, jean-Paul H est apparu en bonne forme à ses interlocuteurs.A Denver Par ailleurs, à Denver, un concert «Enfants du monde» (Chil-dren of the World), prévu le 15 août à Denver (Colorado) à l'occasion de la visite de |ean-Paul 11, a été annulé faute de soutien de la part des sponsors et des médias, a annoncé hier la société de promotions Entertainment International à Denver.Le résultat de l'examen auquel a été soumis le pape, «est absolu ment normal.Le concert de 7 heures devait rassembler un certain nombre de personnalités du spectacle le 15 août, jour de la Jeunesse internationale.Environ 500000 personnes sont attendues à Denver à cette occasion.Patients, sûrs d'eux, les Témoins de iéhovah ont réponse à tout Presse Canadienne QUÉBEC ¦ On n'ébranle pas un Témoin de Iéhovah facilement.Quels que soient les arguments que vous leur opposiez, ils ont réponse à tout, et surtout, ils sont sûrs d'eux.Patients, ils attendent que le Royaume de Dieu remplace sur Terre l'ordre «mauvais» qu'y ont instauré les hommes, ce qui ne saurait tarder, selon les prophéties de la Bible.Quelque 6000 d'entre eux sont réunis depuis jeudi au Colisée de Québec, pour leur congrès biblique de district qui rassemble des membres de tout l'est de la province.Les Témoins de Iéhovah du district de Québec accueillent cette année une douzaine de missionnaires de leur groupe partis en « mission » dans un autre pays, généralement du tiers-monde ou de l'ancien bloc communiste, ces derniers ne leur étant ouvert que depuis deux ou trois ans.Cette visite des missionnaires n'a lieu qu'une fois tous les cinq ans environ.Porte en porte Robert Collin, 34 ans, de Québec, est à Dakar au Sénégal depuis trois ans.Au coeur de ce pays à majorité musulmane, il va patiemment de porte en porte pour répandre la bonne nouvelle de la Bible.Une mission qui ne va pas de soi : le pays compte 600 Témoins, sur quelque sept millions d'habitants.Mais, dira Robert Collin, «le Sénégalais est avant tout Africain, donc très hospitalier.La religion n'est pas une barrière», sous-entendant qu'il ne se trouve confronté à aucun fanatisme.Dans sa mission, il dit rejoindre aussi bien des universitaires que des gens illettrés.À ces derniers, les Témoins apprennent à lire et à écrire, conditions essentielles pour faire une étude approfondie de la Bible.Un travail d'alphabétisation donc, bien que ce ne soit pas le but premier.Les Témoins de Iéhovah ont une école de missionnaires à New York depuis 1943, et, depuis ces dernières années, en ont deux autres en Allemagne et au Mexique.Les préjugés Pour Pierre Savard, relation-niste du groupe, les préjugés que la société en général entretient à l'égard des Témoins n'ont guère de prise.C'est sans problème qu'il aborde les questions controversées, comme par exemple celle du refus de subir une transfusion sanguine, basé sur un commandement de la Bible disant: «Abstenez-vous du sang».De plus en plus, dit-il, les autorités médicales collaborent avec eux.Au CHUL et à l'hôpital Laval, on opère les Témoins avec des substituts du sang, à la grande satisfaction de tous, affirme-t-il.Autre point controversé: la participation d'enfants au « porte-à-porte».Les enfants ne sont ja- mais forcés, affirme Pierre Savard.Pour les Témoins, il s'agit du même type de formation que celle donnée par les parents catholiques emmenant leurs enfants à la messe.Et ces séances, dit-il, ne durent jamais plus d'une heure ou deux, entrecoupées de moments de détente.D'autre part, il s'agit pour eux d'un moment privilégié d'éveil aux différences, l'enfant prenant conscience que tous n'ont pas les mêmes convictions, et étant amené à s'interroger sur les siennes.D'une certaine façon, explique cet homme de 41 ans, les Témoins d'aujourd'hui sont un peu victimes de l'insistance manifestée par certains de leurs prédécesseurs.Aujourd'hui, affirme-t-il, des règles de tact et de respect des autres très strictes sont enseignées aux membres.e lofcyquebec Résultats loto-québec LOTS loto GAGNANTS Tirage du 93-07-03 8 10 32 36 37 44 Numéro complémentaire:.6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Ventes totales: Prochain gros lot (approx ): Prochain tirage: 93-07- 07 Tirage du 93-07-03 NUMEROS 947234 47234 7234 234 34 4 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 93-07-03 .m 15.16 20 22 23 218.32 J4 15 3Î 42 45.i0 il 52 55 64 Prochain tirage: 93-07- 04 s u 11; i Tirage du 93-07-03 GAGNANTS 2 17 22 35 36 39 Numéro complémentaire:.34 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 31 1 314 22 004 LOTS 1 000 000,00$ 26746.30$ 1437,90$ 63,30$ 5,00$ MISE-TÔT 18 35\t40 42 GAGNANTS\tLOTS 6 7\t746,20$ Ventes totales:\t952503,00$ Gros lot a chaque tirage 1 000 000,00$ T V A.le reseau des tirages de Loto-Ouebec Les modalités d'encaissement .fcn cas de disparité entre cette des I billets gagnants paraissent au verso des billets.>t la liste officielle, cette dernière a prifje.e lotoquCbec RÉSULTATS mm NUMÉROS 372322 72322 2322 322 22 Tirage du 02-07-93 LOTS 50 000 $ 5 000$ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10$ PROMMCI'AL NUMÉROS 4669632 669632 69632 9632 632 32 Tirage du 02-07-93 LOTS 1 000 000 $ 5 000$ 500$ 100$ 25$ 5$ NUMÉROS 509823 09823 9823 823 23 02-07-93 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ Tirages du 27-06-93 1 3u 03-07-93 \t3\t4 DIMANCHE\t911\t5518 LUNDI-\t046\t7866 MARDI\t123\t1500 MERCREDI\t208\t0912 JEUDI\t538\t0991 VENDREDI\t330\t9407 SAMEDI\t406\t7261 ÉUï Tirage du 02-07-93 1\t3\t4\t5\t10 13\t21\t26\t29\t30 36\t44\t46\t47\t52 53\t57\t64\t65\t66 TVA, LE RESCAU DIS TIRAGES les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso dos billets.En cas de disparité ontre cette liste ot la listo officielle, cette derr.i^re a priorité. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1995 la relance, mais n'ose Rivières croire Une des conditions qui ne figure pas au contrat, mais qui est bien présente à l'esprit des travailleurs, c'est que les dirigeants du fonds ont clairement indiqué qu'ils ne souhaitaient pas administrer l'usine.Le fonds cherche donc un partenaire investisseur qui prendra la direction de l'entreprise.D'autres questions urgentes se poseront également aux investisseurs: le retour de l'ancienne clientèle qui a trouvé de nouveaux fournisseurs; des terrains contaminés par les propriétaires précédents qui restent à nettoyer; un approvisionnement en bois et de l'équipement désuet à remplacer pour redonner à l'usine sa pleine capacité de production et d'embauche.Lors de l'annonce de l'accord entre la compagnie et le fonds, vendredi, les travailleurs qui maintenaient depuis deux mois un blocus devant l'usine pour empêcher la sortie des machines ont célébré rue Hertel.Mais cette joie était un peu amère pour certains de leurs anciens camarades.«le suis très content pour ceux qui vont rentrer au travail, mais je n'ai pas beaucoup d'espoir d'y retourner.Mon nom est très loin dans la liste de rappel», dit Sylvain Cossette, 33 ans, un préposé au nettoyage des machines.Il est quasiment impossible de trouver du travail dans les autres entreprises de la région dit M.Cossette.Les compagnies papetiè-res n'embauchent pas, elles font plutôt le contraire dans le contexte économique actuel, souligne-t- BB C'est une joie contenue que manifestait la population de Trois-Rivières, hier, après avoir appris l'accord de principe intervenu entre le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec et les Produits forestiers Canadien Pacifique, en vue de relancer la papeterie condamnée l'an dernier.Cette réserve s'explique d'abord par le fait que l'entente de 28 millions entre le Fonds et la PFCP est conditionnelle et qu'il reste deux étapes délicates à franchir avant la signature d'une vente ferme, à la fin de l'été.Elle se comprend aussi parce que le projet de relance prévoit le retour au travail de seulement 250 des 900 anciens travailleurs de l'usine.Il y a deux conditions à remplir avant le 25 août pour que le fonds achète l'usine et elles échappent toutes deux à la volonté des signataires de l'entente a confirmé hier le représentant régional de la FTQ, Michel Dupont.La compagnie PFCP devra pour sa part convaincre l'entreprise étrangère qui s'était engagé à acheter les deux meilleures machines de l'usine à renoncer à cette acquisition dit-il.La compagnie s'apprêtait en effet à lui expédier les machines 5 et 6, mais elles sont toujours sur place, prêtes à fonctionner.Selon M.Dupont, la papeterie trifluvienne compte huit machines, mais les deux qui servaient à la production de papiers spécialisés, et qui font l'objet d'une promesse de vente à ce mystérieux acheteur étranger, sont les plus rentables.C'était d'ailleurs l'avis exprimé par les frères Lemaire, de Cascades, lors de leur examen de l'équipement l'an dernier.La condition à remplir par le Fonds est quant à elle tout aussi politique qu'économique.Celui-ci doit obtenir le feu vert du ministère de l'Environnement du Québec pour relancer la production dans les mêmes conditions que l'an dernier, c'est-à-dire sans répondre aux nouvelles normes anti-pollution.Le député de Trois-Rivières à l'Assemblée nationale, Paul Philibert, a déclaré vendredi qu'il s'agissait là d'une simple formalité, puisque cette condition avait déjà été acceptée antérieurement lors de la présentation d'autres projets de relance.Selon lui, le ministère de l'Environnement était disposé à maintenir le statut de l'entreprise, comme si elle n'avait jamais interrompu ses activités.Les nouvelles normes anti-pollution sont beaucoup plus sévères et exigeraient des investissements supplémentaires immédiats de 15 millions de dollars de la part du fonds.Si cette exigence ne pose pas de problème au député, elle risque cependant d'être plus épineuse pour le ministre Pierre Paradis, qui exige le respect des normes anti-pollution de la part des autres sociétés papetières de la région.S'il consent une exemption a l'une des usines comment éviter d'en faire autant pour les autres?Assis dans le bureau du cercle des ex-employés des Produits forestiers Canadien Pacifique à Trois-Rivières, Jean Cosselin demeure songeur, même s'il croit retrouver du travail à : l'automne.Son camarade Sylvain Cossette, les bras croisés, paraît quant à lui tout à fait désabusé.PHOTOS LUC SIMON-PERRAULT.La Presse Lors de la fermeture de l'usine de la PFCP en juin 1992, Sylvain Cossette était à l'emploi de la compagnie depuis 13 ans.11 a reçu 2 p.cent du salaire accumulé au cours de ces années en guise de prime de séparation.« Pour moi cela équivalait à dix semaines, une somme que je devais dépenser avant de m'inscrire à l'assurance-chômage dit-il.Lorsque cet argent a disparu, on m'a imposé un autre dix semaines d'attente avant de me verser des prestations», raconte M.Cossette.Même s'il a plus d'ancienneté et croit qu'il pourra rentrer à l'usine lors de l'éventuelle reprise des activités, l'automne prochain, son confrère Jean Gosselin, un mécanicien de 43 ans, ne pavoise pas'non plus.«l'ai reçu une indemnité de départ qui a rapidement fondu, puisqu'elle équivalait à 14 semaines de salaire.Depuis, j'ai obtenu ma carte de compagnon dans la construction mais, là aussi, je suis au bas de la liste de rappel», dit- Ci-contre, Michel Dupont, représentant régional de la FTQ en Mauricie.Les ex-travailleurs de l'usine à papier des Produits forestiers Canadien Pacifique se sont empressé hier d'apposer des affiches indiquant que le Fonds de solidarité avait acheté les lieux.«VENDU» mais sous condition.Après avoir vu plusieurs autres projets de relance s'effondrer, depuis un an, il semble craindre de s'enthousiasmer trop rapidement face à celui du fonds, même s'il paraît plus solide.Il y a aussi un certain malaise à discuter de la relance devant des travailleurs qui ne trouveront pas de place, advenant la réouverture.Ayant partagé le même sort depuis un an, ils savent que la route sera longue avant que chacun puisse retrouver une situation comparable à celle d'autrefois.théâtre invite Québec dans les Dès le 10 juillet, La Presse offre un tout nouveau service pour tous ceux et celles qui placent une annonce dans la rubrique Compagnes et Compagnons.En effet, en plus de son service de casier postal habituel, La Presse vous offre maintenant un service gratuit de boîte vocale* pour enregistrer un message et écouter ceux que vous aurez reçus.Voilà une façon passionnante d'entretenir rapidement des amitiés avec des centaines de milliers de nos lecteurs passionnés.Mais pour pouvoir partager de vive voix vos rêves et vos passions, faut d'abord vous annoncer dans Compagnes et Compagnons.Compagnes et Compagnons, laissez parler vos émotions.gueuil, annonçait qu'il ne pratiquerait plus de chirurgie certains jours de la semaine.À Québec, par ailleurs, l'Hôtel1 Dieu annonçait lui aussi qu'il n'acceptarat plus de nouveaux patients souffrant du cancer, à compter de lundi, obligeant les futurs malades à subir des traitements à Sherbrooke, Chicoutimi ou Montréal.« |e suis dérouté par la décision de la direction de Charles-Lem-noyne», a déclaré un médecin d'un autre hôpital.Ils agissent comme des cow-boys.Ou bien c'est du bluff politique pour avoir plus d'argent, ou bien ils sont vraiment maladroits.» Pendant ce temps, comme c'est la coutume en période estivale, les Hôpitaux s'apprêtent à fermer bon nombre de lits.L'Association des hôpitaux estime qu'environ 5000 des 27 000 lits d'hôpitaux seront fermés cet été.Presse Canadienne «Cela crée beaucoup d'inquiétudes, a déclaré M.Landry.Les hôpitaux doivent présenter des budgets équilibrés.C'est devenu une religion, un dogme.» L'hôpital Charles-Lemoyne saura d'ici deux mois si la régie régionale approuve ou non sa décision de fermer sa clinique de traitement du cancer.«Si la régie dit oui, d'autres hôpitaux vont vouloir emboîter le pas», dit M.Landry.Les administrateurs de l'hôpital Charles-Lemoyne ont blâmé le gouvernement pour avoir effectué des restrictions budgétaires qui les ont forcés à amputer 3,5 millions de leur budget de 1993-1994.La fermeture de la clinique d'oncologie ferait épargner 430 000 S.Pendant qu'on apprenait ce qui se passait à Charles-Lemoyne, l'hôpital Pierre-Boucher, à Lon- restrictions budgétaires», a dit le Dr Paul Landry, vice-président de l'Association des hôpitaux du Québec.Quand c'est le même scénario qui se produit année après année, bien sûr que les gens sont moroses.» En 1993-1994, le gouvernement du Québec souhaite épargner 75,5 millions, grâce à un gel des dépenses dans le secteur de la santé.Tenant compte de restrictions financières antérieures, l'association estime que les hôpitaux québécois ont un manque à gagner de 80 millions sur un budget global de six milliards, cette année.Les coupures de services dans certains hôpitaux sont annoncées quelques semaines seulement avant aiîe le ministère de la Santé et des Services sociaux ne révèle les montants accordés aux établissements en 1993-1994.QUÉBEC ¦ L'été qui commence s'annonce difficile pour tous ceux qui doivent subir des traitements dans un hôpital québécois.Ils doivent s'attendre à rencontrer un personnel médical atteint de morosité et à subir les conséquences des restrictions budgétaires et des «fermetures de lits».Dans la foulée de la décision de l'hôpital Charles-Lemoyne, de Greenfield Park, sur la rive sud de Montréal, de fermer sa clinique d'oncologie pour des raisons financières, des porte-parole du milieu hospitalier indiquent que ce n'est pas une coïncidence si on a choisi ce moment-ci pour annoncer que certains services hospitaliers seraient éliminés ou réduits.«Voilà le résultat d'années de Annonces classées 285-711I La messagerie vocale VOX-TEL, Montréal A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1993 La grande histoire du «Red Ught» (1) Les séries télévisées de Lise Fayette et de Victor-Lévy Beaulieu ont récemment rappelé à notre bon souvenir le défunt quartier montréalais dit du «Red Light», dont la légende vaut bien celle des Soho, Pigalle et Storyville de Londres, Paris et la Nouvelle-Orléans.«Montréal, ville ouverte >» et «Montréal P.Q.» insistent sur une seule époque d'une histoire qui se déroule pourtant sur près d'un siècle.Le récit détaillé de l'aventure de notre quartier chaud n'a jamais été fait, nous nous proposons d'en faire notre feuilleton de l'été.La chronique de cette zone d'ombre de notre passé nous rappellera une vérité éculée: l'histoire ne cesse de se répéter.À Montréal, le vice a pignon sur rue depuis DANIEL PROULX collaboration spéciale n 1896, le « Red Light district » a déjà près d'un demi-siè-cle.De là jusqu'à la Première Guerre mondiale, il va connaître, comme la ville qui l'abrite, une formidable expansion.Montréal accède au rang de métropole en devenant le centre nerveux du transport, tant maritime que ferroviaire, du pays.La production manufacturière double entre 1900 et 1910, 44 p.cent de toutes les banques à charte canadiennes y sont concentrées.Cette croissance économique est accompagnée d'une explosion démographique sans précédent: en vingt ans, de 1891 à 1911, la population passe de 216 000 à 467 000 âmes.Aux réfugiés russes, italiens, polonais ou chinois s'ajoutent les immigrants de l'intérieur, en surnombre dans les campagnes, venus gagner leur pain en ville.Lanternes rouges Notre quartier reservé doit son nom à ces lanternes rouges qui, dit-on, pendaient alors aux portes des maisons de passe.Cette expression, comme le précise un article de La Presse de février 1910, est due aux Américains qui le désignent aussi du nom, aujourd'hui tombé dans l'oubli, de «tenderloin », c'est-à-dire «chair fraiche».Le «Red Light» est borné au nord et au sud par la rue Sherbrooke et le Vieux-Montréal, à l'est et à l'ouest par les rues Saint-Denis et Bleury.Ce périmètre variera au gré des décennies, jusqu'à se résumer de nos jours à la seule intersection des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine.% Ces parages sont d'abord le lieu privilégié de la prostitution.Interrrogé en 1904, lors de l'enquête Taschereau sur les coutumes de notre police, un homme de loi, du nom d'Éthier, prétend que la ville compte pas moins de 150 maisons de prostitution ! Au fil des ans, la chronique des faits divers confirme, en la dépassant, cette affirmation.Les arrestations de prostituées sont d'abord limitées: en 1908, seulement 92 personnes ont été appréhendées dans des maisons de désordre.Mais les autorités ne tardent pas à durcir leur action.En 1910, elles soutiennent avoir vidé 200 lupanars dans l'année.Un an plus tard, nouvelle escalade: on passe à 260 raids et à plus de 2000 arrestations.En pleine guerre, les choses vont bon train: 320 bordels sont visités en 1915! Un sommet est atteint en novembre 1918 alors au'en deux soirées les policiers descendent dans 30 maisons closes et procèdent à l'arrestation de 332 personnes, dont 197 femmes.Le nettoyage des rues Cadieux, Sainte-Élizabeth, Sherbrooke, Viger, Saint-lustin, Place du Marché, Saint-Laurent, Vitré et Lagauchetière a $té radical, sinon complet.Mais pour un moment seulement, bien sur.# \"I I La comptabilité sommaire des raids et des maisons closes ne dévoile qu'une des facettes du racket de la prostitution, tes drames sociaux y sont multiples.Incité à témoigner devant le juge Cannon, ;iin certain Dr Picotte, chargé par les autorités, durant une brève période, de liexamen médical des filles de joie mi-\u2022$es sous les verrous, affirme avoir traité ides adolescentes de 12 et 13 ans.Il avance de plus que 70 p.cent des femmes de petite vertu souffrent de maladies vénériennes.Une calamité aux
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