La presse, 4 juillet 1993, B. Livres
[" Editorial Livres Personnalité de la semaine HPiBf WÊÊÊÊMÊÊ- CBC Stereo présenté, LES GRANDS CONCERTS en (ollbboitftion ovt'( Théâtre IVlaïsonneuve Place,des Arts Billets 25,SOS - 21,SOS (?taxes et frais de service) en vente au Spettrum, chez Admission et a to Plate-des Arts.Commandes telephoniques: (514) 790-124S LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1993 libraire, volubile Elisabeth de coeur; et pas seulement le dernier Astérix ou le dernier Tremblay (que j'ai beaucoup aimé: j'ai même pleuré), mais touî l'éventail du livre.\u2014\t/'y trouverais même Anatole France, par exemple.\u2014\tOui.Si on ne l'a pas, on peut s'organiser pour l'obtenir.\u2014\tIl est impossible de tout avoir en stock.\u2014\tÉvidemment, parce que les livres, c'est 375.000 titres en français.Veut veut pas, même si on en a 100.000 ou 150.000, il en manquera encore beaucoup.La singularité de la librairie, comme commerce, c'est ça.Il n'y a pas une quincaillerie, pas une épicerie, pas un centre de rénovation, pas un disquaire qui doit avoir en stock 375.000 articles potentiels.\u2014\tC'est vrai, mais en quoi la librairie dite de création est-elle menacée?\u2014\tParce que c'est de plus en plus difficile, si je ne vends pas cinquante exemplaires d'un best-seller, de rentabiliser un livre dont je ne vendrai qu'un ou deux exemplaires par année; parce qu'un livre isolé, que je dois aller chercher chez un petit éditeur, soit en Europe soit ici, m'occasionne des frais très importants.Mais les best-sellers, ils sont aussi dans d'autres lieux.À moi les livres difficiles à vendre, à d'autres les livres qui se vendent facilement.Et ces points de vente se multiplient.\u2014\tLes grande surfaces.\u2014.le Club Price, etc.Alors que moi, je défends le livre dans sa variété et sa diversité.\u2014\tDans ces multiples points de vente, on peut offrir aux clients des rabais, parce que sur des exemplaires très nombreux d'un tout petit nombre de titres, on peut faire des économies d'échelle.\u2014\tBien sûr.Et ce qui m'affole un peu ces temps-ci, c'est la question des salaires payés en librairie, le lisais récemment une grande annonce de la Fédération des Affaires sociales, qui donnait les salaires des préposés à ci et des préposés à ça.Ces gens-là ne se rendent pas compte de la différence qu'il y a entre les salaires en E.MARCHAUDON \u2014 Adoptez une librairie! Bientôt il n'y en aura plus! LA PRESSE \u2014 Pas possible, voyons donc.Libraire, c'est presque le plus vieux métier du monde.\u2014 Ah ! Ah !.|e ris, mais c'est sérieux : ici au Québec, comme partout ailleurs dans le monde, il y aura de moins en moins de place pour de petites librairies comme la mienne.Des librairies que j'appellerais de création, où l'élément important n'est pas le gros tas de ceci ou de cela qu'on va vendre, mais aussi nos coups SUITE A LA PAGE B 4 PHOTO LA PRESSE.ARMAND Elisabeth Marchaudon Bernard Derome: lectures .I\t\\\t4 ¦ sérieuses pour homme sérieux Même en vacances, Bernard Derome n'oublie pas l'information.Ses lectures d'été sont celles d'un homme qui veut tout savoir.et ne recule devant rien pour y arriver! Au cours des prochaines semaines, La Presse bouquinera ainsi avec différentes personnalités.Bonnes vacances à tous! vrage de Murray Dobin, Preston Man-ning et le Reform Party.Claude Ha-mel, un rédacteur qui travaille avec lui depuis plusieurs années, n'essaie même plus de l'intéresser à autre chose: «Chaque été, je lui suggère des romans à saveur historique, des oeuvres qui pourraient susciter son intérêt.Il n'y a rien à faire.Il ne lit que de la politique et des biographies, ça le dé- tenu., ** «Que voulez-vous, il faut que je me tienne à jour, j'ai pas vraiment le choix.,.», répond l'intéressé.Pas de temps pour les romans policiers, encore moins pour la bédé.«le suis vraiment sans-dessin en matière de bande dessinée.» c * %\t* \u2022 iJ * Et la famille?Ca lit sec chez les Derome, semble-t-il.«Mon fils est dans sa période philosophique.Nietzche, Camus.Déprimant!» soupire papa, qui passera l'été à son chalet du lac des Deux-Montagnes.payer un bon trip d'écriture de temps en temps, une véritable oeuvre.» Ciel! un roman?«l'ai trop peu de temps pour lire des romans.Mais j'aime beaucoup les biographies.|e me souviens d'avoir lu les mémoires du Général de Gaulle quand j'étais jeune et d'avoir trouvé cela magistral.» Il projette également de parcourir le nouveau best-seller de David ¦ I _ I «____»__Tl._ »\"*\u2022/\u2022-\u2022\t.\u201e___|____ riuiuviMaui, 4 ne r/ii/fS, une analyse de la décennie des drive-in et de la guerre froide.Ses goûts conservateurs ne surprendront pas grand monde.Bernard Derome est passionné de politique et d'affaires constitutionnelles.En période référendaire, certains collègues se souviennent l'avoir vu quitter les bureaux de Radio-Canada à 22 heures 30, muni de valises pleines de documents constitutionnels qu'il étudiait jusqu'aux petites heures du matin.Dans la salle des nouvelles, personne n'est donc étonné d'apprendre que Derome salive devant le dernier ou- ¦ Austère: qui se montre sévère pour soi, retranche sur ses aises et sur ses plaisirs.Voir Spartiate, rigoureux.Bernard Derome est un homme sérieux, qui prend son travail au sérieux et qui lira cet été des ouvrages sérieux.M.Téléjournal passera une bonne partie de ses vacances immergé dahs la politique et ses dessous pas toujours très propres.Sur sa table de chevet : Gérer la victoire-, du politicolgue Robert Bernier, une analyse des stratégies de communication qui ont permis aux conservateurs de remporter contre toute attente les élections fédérales de 1988.Ou encore l'aride volume de Vincent Le-mieux sur l'histoire du Parti libéral du Québec.Bernard Derome devra-t-il diluer des aspirines dans sa limonade?,.Pourtant, il avoue «bien aimer se Bernard Derome du Maurw liée nmm iwfi K- « il.LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 4 JUILLET 1993 Opinions Pttil Detmarals président du conseil d'administration Rofltr D.Landry président et éditeur Clauda Mattor.Marcel Oatjardlns\tAlain Dubuc éditeur adjoint directeur de l'Information éditorialiste en chef La boîte aux lettres f -A votre tour f Nouveaux uniformes des détenus ¦ |c vous écris à la suite de la parution dans La Presse d'une opinion signée par madame Chantai Gevrey concernant les nouveaux uniformes des détenus.je tiens à apporter quelques précisions au sujet du coût de la confection des jeans.Les détenus incarcérés dans les pénitenciers fédéraux portent présentement un uniforme composé d'un pantalon et d'une chemise en coton vert, semblables aux vêtements de travail que l'on retrouve sur le marché.Le nouvel uniforme est composé d'un jeans conventionnel en dentm bleu et d'un t-shirt.Cet uniforme est confectionné en totalité par les détenus de l'Établissement Drummond, pour l'ensemble des détenus incarcérés dans les pénitenciers au Canada.Contrairement aux affirmations de Madame Gevrey, le coût de fabrication revient à 19,75 $ la paire de jeans.Le tissu est un denim de qualité moyenne et est considéré très résistant, donc supérieur au pantalon vert en terme de durabilité.Il convient de vous informer qu'aucun budget supplémentaire n'a été nécessaire pour les nouveaux uniformes.Loretta MAZZOCCHI Service correctionnel canadien En extase devant le «maestro».¦ Bravo à La Presse pour avoir pris l'excellente initiative de nommer notre cher mentor Jacques Demers, homme de la semaine.On a eu notre Rocket, notre gros Bill, notre Pocket Rocket, notre Démon blond, et, finalement, notre Casseau national.Mais nous n'oublierons jamais ce coach hors pair, qui sort de l'ordinaire, cet humaniste qui, sans avoir passé par l'université, a su servir sans prétention une leçon à beaucoup de nos universitaires.11 a obtenu un succès inespéré et jugé irréalisable par nos connaisseurs.> » » \u2022 $ \u2022 Il a su inculquer à ses joueurs (recon-nus comme ordinaires ou simples «plombiers») un esprit d'équipe et d'harmonie qui ferait l'envie de Charles Dutoit.Pour ma part, j'ai décoré les murs de ma chambre avec les caricatures de Pi-jet et les portraits de Patrick Roy et de Vincent Damphousse, parus dans votre journal.Il manque à cette collection la photo de groupe des joueurs du Canadien et celle de Jacques Demers, qui devraient paraître en pages médianes de la section des sports, comme celles de Roy et de Damphousse.Disons que c'est une suggestion que je vous fais.Quel rafraîchissement ce serait pour l'été qui vient.En attendant, je vous salue et félicite notre (acques national que je veux proclamer «Monsieur Harmonie» (Jacques «Harmonie» Demers).Jacques Demers D'un bonhomme de 74 ans qui admire et s'extasie devant ce «maestro».Jean-Paul DUFORT P.S.: Serge Savard doit rire dans sa barbe.Bravo!, à lui aussi.L'aigle à deux têtes ¦ L'aigle à deux têtes a été amputé! Trois articles ont paru dans La Presse concernant la réouverture du Monument national.Aucun n'explique cette amputation.\u2022 Comment peut-on ignorer que les Variétés Lyriques, qui ont oeuvré dans ce théâtre de 1936 à 1955, étaient un aigle à deux têtes, celles de Lionel Dau-nais et de Charles Goulet.Pourtant, un seul nom fut cité dans le journal?Cette époque n'est pas si lointaine et plusieurs artistes encore vivants, de même que des lecteurs du journal, ont été surpris, révoltés même, de voir écrit un seul nom.Rendons à César ce qui appartient à César.Les deux barytons fondateurs-directeurs ont tenu des rôles chantés dès l'ouverture des représentations et il en fut fréquemment ainsi tout au cours de leur existence, en saison régulière, de septembre à mai, offrant au-delà de 1 000 représentations et comptant à la fin 14 000 abonnés.C'est dire le nombre imposant de chanteurs et de comé- diens canadiens-français qui y ont été applaudis chaleureusement.Derrière ce côté plus connu et glorieux se cache un travail constant de saine administration.Lionel et Charles étaient des complices de tous les instants.À la dernière représentation de «La Fille du Régiment», ils étaient encore tous les deux sur scène pour voir avec émotion tomber le rideau sur l'oeuvre de leur vie.Ils n'avaient jamais demandé ni reçu de subvention.Ils n'avaient pas déclaré faillite.Quelle organisation théâtrale peut en dire autant?Ils ont préféré quitter en pleine gloire, plutôt que de dépérir devant l'assaut de la télévision.Pour soutenir une oeuvre de cette envergure chez les canadiens-français, ils n'étaient pas trop de deux têtes.Les Variétés Lyriques, c'est Daunais-Gou-let, et l'un ne va pas sans l'autre! Marcelle GOULET Montréal Ne partez pas sans eux! m ¦ A chaque année, c'est le même drame.Des gens déménagent et abandonnent leur chat, leur chien ou leur oiseau dans un appartement vide.Les pauvres animaux y meurent de faim et de soif.Triste fin pour des compagnons fidèles! 11 serait tellement plus simple de les amener ou de les confier à la SPA.Si cette dernière peut les placer en adoption, elle le fera, sinon elle les eutha-nasiera dans la dignité et la douceur.Les propriétaires d'appartements ou de maisons loués devraient vérifier si les locataires n'ont pas laissé derrière eux un animal qui, en mourant, laisserait un souvenir «odorant» et persistant.Le législateur, pour sa part, devrait punir sévèrement ceux qui abandonnent ainsi un animal.L'absence de loi encourage cette lâcheté.Des sanctions sévères feraient craindre les conséquences d'un tel acte et conduiraient à plus de civisme.Christian GOSSELIN Lévis-Lauzon Confusion littéraire ?Cher monsieur Vennat, ¦ Dans un article publié dans La Presse du dimanche 6 juin, vous accusez mon livre Bangkok Chaud et Humide de pornographie.Voilà un exemple stupéfiant de la confusion où vous en êtes en matière littéraire.|e n'insisterai pas sur le peu de plaisir que mes livres apportent aux vrais débauchés qui, eux, inévitablement, dès qu'ils verront l'étiquette «porno» accolée à mes livres, se précipiteront pour être probablement déçus.Quelles que soient les audaces de mes livres, les descriptions osées, je ne crois pas que l'on puisse qualifier de porno mon dernier roman.De toutes façons, monsieur, savez-vous bien faire la différence entre ce qui est érotique, obscène et pornographique?Il v a tout un débat à faire là-dessus.Sachez cependant qu'il y a autant de chair, de sens et de pudeur que d'individus.D'où, souvent, les interprétations aberrantes en matière de sexualité.À savoir que ce qui est porno pour l'un, ne l'est absolument pas pour l'autre.Il est intéressant pour moi de répondre aux journalistes, ou de voir ce qu'ils racontent sur moi.C'est une manière commode de s'examiner dans le regard des autres, mais surtout d'examiner les autres dans le regard qu'ils posent sur vous.On ne sait pas toujours très bien ce qu'on fait exactement et ce sont souvent les autres qui nous collent des intentions, et qui nous disent ce qu'ils voient, ce qu'ils retiennent d'une lecture.Pourquoi telles choses les retiennent-ils particulièrement?Mes livres troublent-ils la chair?Excitent-ils les sens, choquent-ils la pudeur?Au point où vous recommandez de visionner un film porno?Dans votre cas, vous vous limitez à décrire la scène d'amour avec le Japo- nais et vous accrochez en disant que c'est 172 pages comme ça.Cher critique, en plus d'être limité, vous n'êtes .\t'- m -\u2014 ~ - \u2014 » - \u2014 \u2014\u2014- - - pas très objectif.Dans mon roman Bangkok, en plus des aventures sexuelles, des correspondances des copines, et de l'humour, il me semble avoir posé le regard d'une jeune femme perdue dans un «meat market» masculin, et qui dénonce l'exploitation de la femme et des enfants dans le tiers monde.Pour parler d'un problème, il fallait tout de même le décrire.Vous trouvez ça porno?Soit! Mais je terminerai en disant que l'obscénité se trouve surtout dans la tète du lecteur.Diane BOISSONNEAULT (Lili GULLIVER) Au bord de la crise de nerfs ! NELLV MARAIS L'auteure est employée de la ville de Montréal.JW en ai très très marre! Et vous?l'ai atteint l'ultime point d'exaspération avant de taper LA CRISE DE NERFS du siècle, qui gâcherait ma journée, ma semaine, et peut-être même mon équilibre mental, même si ça ne réglerait rien.Si ce n'est de me défouler une bonne fois pour toutes et, ainsi, éviter une sérieuse poussée d'urticaire.En écrivant à La Presse, je me suis dit qu'il valait mieux évacuer «mon vécu» (comme on dit).Et c'est ainsi, qu'aujourd'hui, peuple payeur de tout et qui n'obtient à peu près plus rien, je vous livre ma déconfiture.Permettez-moi donc, de VOUS expliquer la source de cette profonde bouffée de ras-le-bol que je ressens.Je suis certaine que vous vous reconnaîtrez en grand nombre dans mon «vécu».J'utilise matin et soir le transport en commun.Ah !, vous direz-vous, encore le transport en commun! Ben oui.la plus «platte» des quotidiennetés: l'autobus! Je suis une heureuse résidante du Vieux-Longueuil, qui travaille à Montréal.En effet, j'ai le grand «privilège» d'avoir un job qui me permet de payer 72$ mensuellement, avec le sourire, pour me rendre au travail.Pour le même prix, je pourrais même me rendre ju^u'à Laval.Y avez-vous bien pensé.Laval ! Je n'en demande pas tant.Je veux simplement pouvoir me rendre à mon «gagne impôts» dans un délai raisonnable, sans devoir patienter dans mon autobus, à l'arrière de milliers d'automobilistes seuls dans leur véhicule.! On me vend à grands coups de promotions publicitaires !e transport en commun.«Prendre le métro c'est intelligent», dit-on.Intelligent pour qui?Je pose la question et j'y réponds: pour ceux et celles qui n'ont pas d'autre choix.Donc, c'est «intelligemment» que je me rends à l'arrêt d'autobus, rue St-Charles, coin St-Alexandre, de bon matin, fraîche et dispose, l'ardeur au coeur, contente d'entendre gazouiller les petits oiseaux et m'extasiant devant cette nature si authentiquement verte.Je me dis que mon quartier de Lon-gueuil est un havre de paix et de beauté, et qu'à ce titre, il faut absolument le préserver.Il nous réconcilie avec la vie.Je suis donc prête à affronter la pire des adversités.L'adversité a un nom.Volonté politique.L'autre matin, par exemple, nous sommes restés très longtemps bloqués dans l'autobus, incapables de nous rendre au métro Longueuil dans un délai raisonnable.Raison: les automobilistes qui tentent en grand nombre d'emprunter le pont Jacques-Cartier et qui bloquent ainsi la rue St-Charles aux autobus, lesquels n'ont d'autre choix que de patienter à la queue leu leu.Les «autobusiens» sont comme une espèce de lilliputiens qui paient, qui subissent et qui, il me semble, commencent à ressembler à une espèce en Vivement, une voie réservée aux autobus ! voie de disparition.Exaspérés, voyant qu'ils ne seront jamais à l'heure à leur boulot (pour payer leurs impôts et assumer la prochaine augmentation de leur carte.régionale), ils descendent d'autobus, et terminent le trajet jusqu'au métro.à pied.Cette situation n'est pas nouvelle.Nous ne sommes qu'au printemps; qu'est-ce que ce sera l'hiver prochain?|e le sais pour l'avoir vécu plusieurs années et avoir vu, hiver après hiver, des gens descendre d'autobus et finir le trajet à pied, dans les pires conditions climatiques, en empruntant le viaduc qui mène au métro Longueuil, où la vélocité des vents est inégalée à des milles à la ronde.Peuple, comprends-moi bien, je ne cherche pas ici à faire sentir coupables les banlieusards qui recherchent la «sainte paix».Je les comprends.Ce qui m'enrage, c'est que ça ne roule pas, que ce soit pour les automobilistes ou les lilliputiens! Et je ne crois pas, qu'un jour, le pont Jacques-Cartier ou le métro Longueuil, seront relocalisés, hein!!! La solution a un nom.Voie réservée.Alors donc, qu'attend-on au juste, pour implanter une voie réservée, que ce soit sur la rue St-Charles, sur la rue St-Laurent ou sur la rue du Bord-de-l'eau?Cette dernière me semble la plus indiquée, étant donné qu'elle a deux voies, qui mènent toutes au métro et à certaines entrées du pont Jac-ques-Cartier.Ce qui augmenterait sûrement le nombre d'usagers, parce que l'adéquation est simple à faire.Présentement, les gens se disent que, tant qu'à être «poigné» pour attendre, aussi bien le faire dans son véhicule, en buvant son petit café, et en écoutant sa radio.Donc, ne soyons pas surpris si le pont Jacques-Cartier est bloqué presque tous les matins.Me renseignant auprès de Monsieur Hugues Aubertin, président de la STRSM et maire de Boucherville, c'est très gentiment qu'il m'a dit que le projet d'une voie réservée est à l'étude et que, ça aiderait la cause si des citoyens «brassaient la cage» un peu plus?Il m'a aussi dit qu'on prévoit actuellement l'implantation d'une telle voie réservée en 1994.Personnellement, je pense que ce projet pourrait bien être oublié sur les tablettes compte tenu de l'état actuel de nos finances.Je pense également que si les citoyens ne «chiâlent» pas plus fort que ça, ce n'est qu'en l'an 2094 qu'une voie réservée verra le jour dans ce secteur «HOT» du transport routier sur la rive-sud de Montréal.Vous me direz que, en plus de payer, il faut s'occuper des problèmes.Je vous répondrai que nous n'avons simplement pas d'autre choix.En tout cas, moi, je n'en connais pas d'autre.Donc, aux armes citoyens.Façon de parler, puisque je pense aux armes verbales et écrites.Je vous suggère de téléphoner en grand nombre, automobilistes et lilliputiens confondus, enfants compris, puisqu'ils sont les futurs utilisateurs de ces services, aux maires concernés.Que ce soit monsieur Aubertin maire de Boucherville, et président de la STRSM ou monsieur Roger Ferland vice-président de la STRSM et maire de Longueuil.Pour leur rappeler que vous existez.et que l'autobus qui passe, chaque matin, devant la mairie de Longueuil devrait circuler, plutôt que de faire du «sur place».La réfection des trottoirs de la rue Foucher fait des mécontents.Résidants de la rue Foucher mécontents ¦ En tant que résidants de la rue Foucher, où la ville de Montréal procède à la réfection des trottoirs et de la chaussée, nous ne pouvons que lui décerner un prix citron pour le plan d'aménagement.La décision de rétrécir la largeur du troîtoir et de le faire longer la rue, plutôt que les résidences, implique: 1)\tune circulation moins sécuritaire pour les piétons, pouvant alors être blessés par l'ouverture des portières des automobiles; 2)\tun risque plus grand pour les femmes d'être victimes de vols de sacs à main ou d'agression; 3)\tun risque de chute causé par la largeur des entrées privées qui, à maints endroits, sont plus étroites que la largeur des escaliers; 4)\tune surcharge d'entretien, par les résidants, des espaces en terre séparant les entrées privées cimentées.5)\tune circulation automobile compliquée par le rétrécissement de la largeur de la chaussée avec stationnement des deux côtés de la rue.Nous estimons que la ville a retenu ce plan pour économiser: - moins de surface cimentée, donc moindre coût de réfection; -\tentretien des surfaces non cimentées imputé aux citoyens, donc réduction des frais d'entretien municipaux; -\tchaussée plus étroite, donc moins de surface à paver et à déneiger.Les deux projets retenus par les résidants, lors d'une première consultation publique, ont été écartés et le plan ci-dessus a été imposé lors d'un simulacre de consultation, lors d'une seconde assemblée, en mars 1993.Famille Guy RAYMOND Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1993 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 4 JUILLET 1993 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Ha vie comblée9 l'ardent octogénaire n9a d'autre ambition que « de faire le mieux possible, de continuer» ANNE RICHE* Une force de la nature.À 88 ans, Pierre-Horace Boivin, maire de Granby pendant 25 ans, depuis 50 ans dévoué à sa ville de Granby, est une véritable figure légendaire.Qui ne connaît son jardin zoologique?Ses fontaines?Ses parcs?Et ses nombreuses industries?Sa ténacité et sa force de persuasion ?Pour Horace Boivin il y a eu, dans la force de l âge, la période du pouvoir et de l'administration, celle où il fallait bâtir.Il y a aujourd'hui, dans un temps où d'autres vivraient de souvenirs, celle du travail, de la continuité, de la consolidation.Directeur des relations publiques, il continue à jouer un rôle de leader.À communiquer sa passion pour Granby.ce coin du monde qu'il a voulu rendre beau et célèbre, il sait encore en parler avec conviction, incapable de contrôler son enthousiasme, sa ferveur.Il n'est pas étonnant que Granby soit pour beaucoup de monde encore: la ville du maire Boivinl Une expression affectueuse qui est déjà un hommage.Cette semaine Granby, lui rend hommage, souligne ses 50 ans de vie active, les 40 ans du Jardin zoologique.La Presse s'associe à cette initiative justifiée en nommant Pierre-Horace Boivin Personnalité de la semaine.«Le travail ne tue pas.L'énergie, l'enthousiasme viennent d'un travail que l'on aime.Dans ces conditions, on en fait davan- tage.» Horace Boivin livre ici une partie du secret de sa longévité mais surtout de son énergie.Il faut y ajouter un élixir secret qu'il prend tous les jours depuis sa jeunesse! La chèvre de M.Boivin «Aimer sa ville, sa province, aimer son pays.» Amitié et amour sont des clés de la réussite, affirme-t-il catégoriquement, englobant l'univers dans son affection.Monsieur Boivin est un homme d'amour.Rien ne lui est indifférent, rien ne lui est impossible.Le leader généreux a été animé d'une véritable vision tout au long de sa vie.Les bétes d'abord.Les débuts du zoo de Granby ont souvent été racontés, mais qu'il suffise simplement de rappeler que c'est une chèvre handicapée, à trois pattes, qui fut le déclencheur.La pauvre, «il lui fallait de la compagnie», aime-t-il raconter.Né le 24 septembre 1905, Pier-re-Horace Horace habite une maison confortable, sur un terrain immense, clôturé.Il adore les animaux: il a déjà six chiens, des chevaux, un chat sauvage.Il ajoute des castors, des renards, un chevreuil, qu'à cela ne tienne! La ménagerie prend rapidement des allures de zoo, attire petits et grands du voisinage et désespère un peu les parents.Cette agitation animale ne trouble cependant pas les ambitions du père, Pierre-Ernest Boivin, élu maire de 1917 jusqu'en 1933, et député de Shefford au fédéral, de 1926 à 1930./.A « A PIERRE-HORACE BOIVIN « Le travail ne tue pas.L'énergie, l'enthousiasme viennent d'un travail que l'on aime.Dans ces conditions, on en fait davantage.» Bon sang ne saurait mentir et, en 1939, Horace Boivin suit les traces de son père et est élu pour la première fois à la mairie de Granby.De bisons en girafes, de chimpanzés en oursons, de hyè- nes en serpents, petit à petit tout est en place pour un immense zoo, un immense réve, mais surtout une immense carrière municipale qui dépasse les frontières.Les hommes ensuite.Les délégations se succèdent à Granby et Horace Boivin leur montre ce que la ville a de charme et de potentiel.Il sait vendre.Aujourd'hui, 254 industries de tous les pays sont installées à Granby.Cette mission se poursuit encore aujourd'hui.Mais l'homme public est aussi homme de famille.Avec France Boivin, sa femme et sa complice depuis un demi-siècle, ils sont aux premières lignes d'une famille de onze enfants! L'illustre descendant des Boivin, famille de pionniers, installée en 1639 à Ste-Marie des Hurons, près de Midland en Ontario, a sans doute voulu maintenir la tradition.Les célébrités qu'il a croisées Des dizaines de milliers de personnes, des personnages célèbres venus de tous les coins de monde, ont croisé sa route.Mais il est des amitiés qui ont été plus précieuses que d'autres, des liens tissés plus serrés que la simple rencontre officielle.Maurice Chevalier, par exemple, qui reçut lors de sa visite, en 1948, la clé d'or de la ville.L'album de photos témoigne de ces rencontres célèbres: avec le pape Pie XII, Constantin de Grèce, l'empereur Haïlé Sélas-sié, la reine Elizabeth, les maires des grandes capitales du monde, nos chefs d'État, etc.Il a été commissaire industriel de sa ville durant sept ans, membre du Beaver Club de Montréal, président de la Chambre de commerce du Québec, président des municipalités, président de la Fédération des maires du Canada, à l'occasion d'Expo 67, chef hono- raire de la tribu des Mohawks.11 a été nommé citoyen d'honneur de Paris, de Londres.L'Université de Sherbrooke lui a remis un doctorat honoris causa en sciences économiques.Sa vie est une épopée.Jamais malade jamais malade, pas même un mal de tète affirrne-t-il, il n'a jamais été absent de son travail, une seule journée.Sa grande activité ne lui laisse pas beaucoup de temps pour la lecture, à part celle des journaux, qui est le rituel de ses petits matins.Il a fait du cheval tous les matins pendant des années.Les animaux ont toujours été présents, comme ses chiens qu'il a dressés, dans un temps record,, avec sa technique d'un doigt sous leur menton.«J'ai toujours quelque chose à faire.» Et ce, des semaines à l'avance, un agenda qui le mène dans toutes les directions, pourvu qu'elles servent sa ville, dans des activités multiples, trahissant son ouverture d'esprit et sa curiosité.Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand, chevalier du Saint-Sé-pulcre, il va à la messe tous les dimanches.«Ça aide, c'est une habitude.le ne manque jamais une occasion de me rapprocher du Seigneur.» Et, même à l'étranger, même en compagnie de personnes ayant d'autres croyances, il sait les convaincre et les entraîner dans une église.Sa vie est comblée.L'enthousiasme reste intact.L'ardent octogénaire n'a pas d'autre ambition que «de faire le mieux possible, de continuer».Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole ALCAN ESSAIS ¦O.SIM / nnnnutioU jumr fat ctijiinl IM C)-l i;si l\\ AL; ( CLAUDE GAI.VRFAl ETAL MIXTE ET AUTRES POÈMES 1948-1970 A lire un 4 juillet Lavenir appartient aux Georges Simenon Une expo Simenon à Liège HTr.XAGONf Claude Gauvreau, l'astronaute de la langue Reuter diens et maisons de disques, par exemple\u2014 n'est plus américaine mais multinationale avec prépondérance de plus en plus grande du lapon.CNN «juxtapose des images venant des quatre coins de la Terre (.) et ne se livre pas à une manipulation pour livrer un message pro-américain.Elle ne fait que démontrer à longueur de programmes que le monde est désormais interdépendant,» juge Val-ladao.\u2022\tÉconomie: le traité de libre-échange nord-américain (auquel se joindront éventuellement les pays d'Amérique latine) est une préfiguration de l'avenir en ce qui a trait au partage de la prospérité avec les pays du Sud: il s'agit ici de l'exportation d'emplois vers le Sud.«L'implication du secteur privé d'un côté à l'autre des frontières permet de fonder une fraternité économique et non pas simplement d'entretenir la charité,» estime l'auteur.\u2022\tPaix et droits de la personne: dans un chapitre intitulé L'«im-périalisme de la liberté», Valla-dao souligne que les États-Unis constituent la seule puissance vraiment capable d'intervenir dans le but de refroidir les points chauds de la planète \u2014ce que tend à prouver l'immobilisme de l'Europe dans le dossier de la Bosnie.Cette forme nouvelle d'empire, écrit-il, «à la différence des idéologies du XXe siècle qui cherchaient à changer l'homme et à faire son bonheur de gré ou de force, (.) ne propose que quelques règles de fonctionnement social assurant à chacun les droits élémentaires, conditions de la prospérité.» Ce qui se passe en réalité, conclut le journaliste de Libération, n'est pas essentiellement une emprise plus grande de l'Amérique sur le monde, mais la construction par les États-Unis d'une réalité planétaire ayant en pratique son centre à Washington et qu'il nomme Y Amérique-monde.BRUXELLES ¦ Des scènes de la vie et des romans de Georges Simenon sont recréées dans le cadre d'une exposition sur l'écrivain belge qui ouvrait ses portes la semaine dernière à Liège, en Belgique.Simenon, père du commissaire Maigret qui enquête dans 76 romans, est l'un des auteurs les plus populaires au monde.Ses centaines de romans ont été traduits dans 87 langues et se sont vendus à 500 millions d'exemplaires au total.Natif de Liège, et mort en Suisse en 1989, Simenon aurait eu 90 ans cette année.L'exposition guide le visiteur d'une scène à l'autre de la vie de Simenon et de ses romans.On retrouve le bureau de Simenon au journal liégeois où i! avait travaillé, une morgue, le bureau de Maigret, de même que le vestibule d'un hôtel miteux où un meurtre a été commis.L'exposition montre également des milliers de documents sur la vie du romancier.Simenon était un contemporain de Georges Rémi, alias Hergé, père de Tintin.L'exposition Simenon est organisée par les mêmes personnes qui en avaient monté, en 1991, une autre sur Hergé.¦ Malgré la Communauté économique européenne, le lapon, les dragons asiatiques, les cafouillages de Bill Clinton et le mépris universel qu'ils suscitent toujours, l'avenir appartient aux États-Unis.Plus exactement, à une mondialisation initiée et soutenue par l'Amérique de la défense des droits humains, de l'économie, de la communication et de la culture, précise Alfredo G.A.Valladao dans un essai fortement documenté et au titre surprenant, Le XXIe siècle sera américain.La collection Oeuvres de Claude Gauvreau à l'Hexagone, destinée à rendre accessible à tous les publics l'oeuvre de l'écrivain, publie son troisième titre avec Étal mixte et autres poèmes, 1948-1970.C'est une belle occasion de faire connaissance, ou de renouer, avec la puissance du langage exploréen de Gauvreau.Quand on pense que les premiers textes automatistes regroupés sous le titre de Étal mixte ont été écrits dans le Québec des années 1950 et 1951, on comprendra le grand souffle de liberté et la vision prémonitoire de Gauvreau.Celui que Rober Racine appelle, dans une témoignage publié en annexe, l'«astronaute d'une langue sonore encore inhabitée» éblouit par le courage de ses explorations.En complément des poèmes, une étude de André G.Bouras-sa nous fait aborder avec douceur et intelligence cette poésie qui «défiait toutes les qualifications linguistiques».Gilles Toupin Le xxie sîecle sera américain 11 est sûrement indiqué de lire aujourd'hui même, jour de la fête nationale des États-Unis, cette oeuvre du journaliste (à Libéra-\tDéCOUVefte/eSSB/S tion)et essayiste.Question, peut-être, de faire oublier le dernier bombardement-éclair sur l'Iraq, qui n'était probablement pas la meilleure idée du siècle.Soutenant donc cette thèse mondialiste, Valladao piétine avec une certaine témérité un joyeux bouquet d'idées reçues constituant l'essentiel du discours\t«Communication: même indif-bourgeois dominant au sujet de\tférence éditoriale dans le réseau l'Amérique.\tde communication qui se déve-\u2022 Culture: l'Amérique a d'ores et\tlopppe à l'échelle du globe sous déjà déclenché un mouvement de\tl'initiative des entreprises améri-mondialisation qui ne consiste\tcames.On sait que le grand pro-pas, comme on l'entend partout,\tjet de l'administration Clinton est à distribuer une culture standar-\tla création des «autoroutes de disée et essentiellement améri-\tl'information», vaste toile re-caine mais bien à développer les\tgroupant tous les centres de sa-conditions nécessaires à la circu-\tvoir et sur laquelle une information universelle d'une culture\ttion universellement accessible se métissée, ouverte à toutes les in-\tdéplacera à la vitesse de l'élec-fluences.Déjà également, la pro-\ttron.priété des grands conglomérats\tSymbole existant de cette ten- culturels \u2014majors hollywoo-\tdance: le réseau d'information LA LANGUE OU ON AFFICHE; LE JEU VER BAL 0ANS LE SLOGAN PUBLICITAIRE, Mi chele Nevert.VLB Editeur, Montréal 1992.228 pages.19.95$.Enfin, écrit Valladao, cette structure de distribution des produits culturels est indifférente à la nature des messages véhiculés et est donc imperméable à la censure.ANNEE POLITIQUE AU QUEBEC 1992 ETAL MIXTE ET AUTRES POEMES.1948 1970.Claude Gauvreau.I Hexagone, col lection -Oeuvres de Claude Gauvreau» Montréal.1993.262 pages, 19.95$.L'après-demain de l'intelligence artificielle «r.iXMOMO' DÉNIS UOMÙK Montréal ville plurielle *trx>7tvrvT M.*-ttAOt w* myc*.\u2022 VM'ttUTt r* «kaiuh LE XXIe SIECLE SERA AMÉRICAIN.Alfredo G A.Valladao.La Découverte/Essais.Paris 1993.258 pages.La robotique, c'est évident, fascine les gens.Surtout «le monde ordinaire» qui n'est ni ingénieur, ni technicien spécialisé, ni informaticien, ni, ni.mais qui regarde à la fois avec fascination et crainte toutes les nouvelles technologies qu'on invente à gauche et à droite.Y gagnerons-nous ou nous retrouverons-nous chômeurs, remplacés par des robots plus habiles et intelligents que nous?La patience morose Une exposition-carrefour sur le thème de la diversité culturelle de Montréal Du 17 juin 1993 au 16 janvier 1994 Tous les Jours, quelque chose de neuf! .Au programme cette semaine : MARIE-ANNE POUSSART ¦ La fondatrice et coordinatri-ce du Festival de Trois à Laval, Anne Marie Alonzo, a l'habitude de ne donner qu'une consigne aux personnes qu'elle invite sur scène : « Faites vivre votre art».Une vingtaine d'auteurs, comédiens et musiciens profitent ainsi chaque été depuis cinq ans de l'occasion unique qui leur est donnée de partager leurs créations avec le public.Pendant le festival qui s'étend sur deux mois, les auteurs sont jumelés à des musiciens et des comédiens de façon à mettre les textes en valeur, ce qui permet aux écrivains «d'avoir leur soirée à eux» et aux artistes «de jouer quelque chose de nouveau».Le but de ll'exercice: faire vivre les textes.Mme Alonzo, poétesse, explique que l'on a voulu rendre la littérature intéressante pour un public qui n'est pas nécessairement lecteur.«C'est un événement au cours duquel les arts se fusionnent et se complètent.» ; Ainsi, une pièce de théâtre de Marthe Mercure ouvrira la prochaine édition du festival, qui se déroulera à la Maison des arts de Laval, tous les lundis soirs, llu 5 juillet au 23 août.In- titulée «Tu faisais comme un appel», la pièce, basée sur des témoignages vérédiques, raconte l'histoire de quatre orphelines de Duplessis qui se remémorent les épreuves qu'elles ont traversées.Les rôles sont interprétés par les comédiennes France Castel, Danielle Fi-chaud, Monique Richard et Josée Labossière.«C'est une pièce très touchante, pleine d'humour, de douleur et de souvenirs», affirme Mme Alonzo (voir ci-haut un programme plus complet).Notons que le Festival se terminera par un hommage à la romancière Marguerite Duras.Françoise Faucher, qui a toujours animé les soirées «hommage», sera alors accompagnée par le comédien et pianiste Jean Marchand.Les représentations auront lieu à 20 heures dans le jardin intérieur de la Maison des arts, sauf en cas de pluie où elles seront présentées en salle.Par ailleurs, si le festival s'étend sur deux mois, c'est qu'Anne Marie Alonzo ne souhaitait pas faire courir les gens.«Lorsqu'un festival se déroule intensivement sur une ou deux semaines, il arrive souvent que l'on ne puisse pas assister à tout.Au Festival de Trois, il sera permis de tout voir.».POLAR/PLAGE Frissons pour l'été (troisième partie) IZABETH ÏEORGE Ccnhnotiics i Ikirbmes .! KlWll Des meurtres à l'anglaise.et au féminin Le Figaro littéraire ¦ Le très prolifique père de SAS, baroudeur devant l'éternel, connaissant le monde comme sa poche \u2014 les seuls pays où il n'a jamais mis les pieds sont le Paraguay, l'Equateur, la Zambie, la Nouvelle-Zélande et Taiwan \u2014 et le parcourant depuis 35 ans, vient de publier en France ses «111 IBBt ROUAN POLICIER mmm^' s Carnets de grand reporter pour montrer qu'il est, avant tout, un journaliste.Ses enquêtes servent de toile de fond aux histoires imaginaires (?) de SAS.Dans ce livre, Gérard de Villiers parle de sept pays à la dérive, la Birmanie, la Colombie, le Guatemala, le Cambodge, l'Afghanistan, la Yougoslavie et Brunei.L'écrivain ne rejette pas la possibilité de publier d'autres tomes de ses carnets.Le Figaro Littéraire: «Pourquoi vous êtes-vous décidé à publier vos Carnets de grand reporter ?» Gérard de Villiers: «Parce que j'ai toujours été journaliste et qu'il y a des pays où personne ne va et dont on ne rend jamais compte.Et pourtant, les événements qui s'y passent ne sont pas à négliger, loin de là! J'ai publié ces carnets parce que j'avais envie de relater ces événements.De plus, c'est une toute autre approche de l'écriture de mes SAS.Il s'agit d'un pur travail de journalisme, où je peux me placer en observateur politique et donner mon opinion.Même si, pour écrire mes livres de fiction, je me sers des enquêtes que je réalise.Ce sont les bases de mes histoires romancées.Je choisis une situation géopolitique donnée, je fais mon enquête et j'écris ensuite mon histoire.Qui, par la suite, se révèle souvent coller parfaitement à la réalité, comme dans les SAS où javais imaginé la mort de Gandhi et l'attentat contre Sadate.\u2014\tParmi ces pays que vous avez traversés, quel est celui qui vous a le plus marqué?\u2014\tle suis amoureux du Sud-Est asiatique, de l'Indochine, du Viêt-nam et bien évidemment du Cambodge.Ce pays m'a totalement fasciné.Imaginez, des empilements de crâne dans un paysage on ne peut plus bucolique.Imaginez, ce petit pays où s'est déroulé le second plus grand génocide du siècle après celui des nazis envers les juifs.Imaginez que Pol Pot, le «grand ordonnateur» de cette horreur, s'est remarié, a une petite fille de cinq ans, et qu'il vit tranquillement dans la région de Pailin, dans le village de Trat.Tout cela est incroyable.\u2014\tEt que pensez-vous de la situation des Indiens du Guatemala?\u2014\tElle est très différente de celle des Indiens d'Amérique du Nord.Au Guatemala, la population indienne représente 34 p.cent des analphabètes.Ceux qui vivent en dehors des villes, vivent dans des conditions extrêmement précaires.Rien n'a évolué depuis des siècles.Aussi bien sur le plan de leur statut que sur le plan culturel.De plus, repliés sur eux-mêmes \u2014 analphabètes, ils ne parlent pas espagnol \u2014 les 22 tribus différentes se détestent.Il n'y a donc aucune action commune.Et ils sont exploités d'une façon éhontée par les Ladinos, c'est-à-dire les métis.Depuis 50 ans, le Guatemala est déchiré par une guerre civile atroce qui a déjà fait 100000 victimes et 40000 «disparus» que l'on peut considérer comme morts.\u2014\tQue ce soit en Birmanie, au Guatemala ou au Pakistan, ce sont des femmes qui sont au premier plan.L'espoir, pour ces pays dont vous parlez, et qui vivent des tragédies, viendrait-il des femmes?\u2014\tC'est vrai que les femmes jouent un rôle très important dans ces contrées touchées par la guerre, les conflits ethniques, le terrorisme ou la famine.\" Activistes, elles prennent les choses en main.Elles aident à la prise de conscience, et empêchent leur nation d'aller encore plus loin dans la tragédie.Elles sont plus dégagées des contraintes et acceptent de sacrifier leur vie, comme la Birmane Aung San Suu Kyi, fille d'un héros de l'indépendance birmane.Mariée et vivant en Angleterre, elle a tout abandonné en 1988 pour retourner dans son pays pour affronter, seule, le dictateur Ne Win.On a également l'exemple de l'indienne Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992, dont le poids en faveur de la cause indienne au Guatemala est essentiel.Mais tout est long, compliqué.Rien n'a bougé depuis le prix Nobel de Rigoberta Menchu.Le Guatemala est probablement le dernier État féodal de la planète et l'histoire de Rigoberta Menchu en est l'illustration tragique.» Tintin de Villiers: « Le Guatemala, dernier État féodal » GILBERT GRAND ¦ Arsenic et vieilles dentelles, cadavres en chambres close, détectives racés, vieilles dames médisantes et perspicaces, meurtres au village, au presbytère ou au château: !e roman policier «à l'anglaise» (detective novel, mys-tery novel, whodunit, peu importe son nom) comble depuis bientôt un siècle un public innombrable.Ce genre, qui au départ tenait du jeu de société ( lecteur et détective devant disposer des mêmes indices- pour trouver le coupable), a su évoluer avec le temps.Conséquence heureuse: les «reines du crime» prolifèrent désormais des deux côtés de l'Atlantique.En voici une belle brochette: CÉRÉMONIES BARBARES (Elizabeth George, aux Presses de la Cité, 377 pages, 24.95 $).Paradoxalement, en tête des bestsel-lers du polar à l'anglaise figurent deux Américaines aussi royalistes que la Reine: Elizabeth George et Martha Grimes.En six romans, la première a un imposé l'une des paires d'enquêteurs les plus fortes du genre: l'inspecteur Thomas Linley, un élégant aristocrate plutôt mal dans sa peau et ses amours, et le sergent Barbara Ha-vers, une fille du peuple qui éprouve pour son supérieur un mélange confus de haine, répulsion et aussi admiration.De ce conflit de classes naît une tension qui donne une âpreté additionnelle à des intrigues déjà assez noires: inceste dans la campagne anglaise ( Enquête dans le brouillard), meurtre, rivalités et scandales impliquant un lord dans le milieu théâtral (Le lieu du crime).Avec Cérémonies barbares, Elizabeth George va encore plus loin.L'enquête sur l'assassinat sadique d'un jeune pensionnaire d'une vénérable public school fait vite craquer le masque de respectabilité hautaine derrière lequel se dissimulent administrateurs, professeurs et élèves de bonnes familles.Apparaît un univers lourd avec ses rites barbares (brimades, bizutage, homosexualité latente), ses suicides suspects, ses scandales étouffés.Un roman sans concession, une féroce mise en accusation d'une certaine société britannique.L'AUBERGE DE JÉRUSALEM (Martha Grimes.Presses de la Cité, 297 pages, 24.95$).La prolifique Martha Grimes, dont l'essentiel de l'oeuvre reste à traduire, a elle aussi sa paire d'enquêteurs: l'inspecteur Richard jury et le détective amateur Melrose Plant, alias lord Ardry.Ses intrigues solides brillent autant par l'humour et la satire que par leur atmosphère si british (la plupart des titres font référence à des pubs où se déroule une part importante de l'action).Sans oublier d'innombrables références littéraires et culturelles: l'ombre de Shakespeare plane sur Le vilain petit canard , ( Presses Pocket), qui raconte une série de meurtres à Stratford-on-Avon, assortie d'un portrait au vitriol des touristes américains incultes et prétentieux.Dans L'auberge de Jérusalem, Jury tombe sous le charme d'une mystérieuse châtelaine rencontrée au cimetière d'un petit village perdu dans la campagne (un début dans la grande tradition gothic).Quelques jours plus tard, il apprend qu'elle a été assassinée.Des conversations au pub du coin le mettent sur la trace d'une sordide affaire de naissance illégitime.UN FEU OUI COUVE (Frances Fyfield.Robert Laf-font, 265 pages, 34.95$).Sans conteste la révélation de l'heure, Frances Fyfield n'aime vraiment pas les banlieues; dans le terrifiant /eux d'enfants (Calmann-Lévy, qu'elle signait dy pseudonyme de Frances Hegarty, elle décrivait déjà un enfer familial caché derrière les stores d'un pavillon bourgeois.Elle récidive avec Un feu qui couve: ses personnages fétiches (cf.Blanc comme veuve), l'inspecteur Geoffrey Bailev et son amie, l'avocate He-len West, se sont installés dans un paisible village de l'Essex.Mais leur séjour tourne à l'aigre avec la découverte dans le bois du coin du cadavre d'une femme nue.Le principal (et trop évident suspect ) se révèle être l'amant de la voisine de Heleri.Brouille, insinuations mesquines, portes closes, rien n'arrête notre avocate convaincue qu'il faut chercher le coupable parmi les proch.)«v V \u2014 - -\tJ I - H lvW - ' U M v -\t.L.>\u2022 ' J\t\u2022 V.I ' .- - - - .-\tv«J pipitc\u2022miup^mi*» ii Viii *\u2022\u2022\u2022 .-\u2022 ti*-?>**.»».rjnMi^irtfftiui h*it \u2022 .\\ w\ts.\t\u2022\u2022 .M Wyj i\tv.-V\".;- .\u2014\tX \".V\\ k.vU »\tU.Wy w» ' .\t11 l I f l \\J'.\\ .».\t.'v J L » II.t.Iw I \u2022 kv'1 I - - .- i j.a;\t« -i uit w '\u2022\".\"i i r fti \"j'inri i\"-iri r ThU'i r'\" \u2022 .\tii»\t\u2022\t\u2022\t^ jvl, f, ' !\t.r .1 ,1 \u2022 i i J v\t«a.a , .V .i .Ji_ \u2022\u2022 .> \".».jv .w.k'j' « \u2022 .v.'i ^ .\t- lu \"».\\ j ylL'.uu i I- yj .\t.a 1 '\t_\t\u2022 .\t\u2022\tà VOYEZ 2 FILMS POUR LE PRIX D'UN suivi de: DENMSthe MENACE 9 «.; \u2022 \u2022 a .- 01 CENTRE EATON \"soto I FAMOUS PLAYERS 8 69'109,51 CENTRE LAVAL 70S Slp-Cnthprinp O.W (Vv I *es Biue Jivs de Toronto vs les Rovais de Kansas Citv\t\t\t\t\t\t\t\tj Sports 30 1 Formule 1 de Franoe\t \tAmoureux fou (17h2Û)\t\tMMetes^pi Masale\t\t\t\tUlMfdHMtn\t\t\t\t\tCaéaace (Oiig)\t\t \tBatmn Refcna (1IM5)\t\t¦vttt\t\t\t\t*»Aâ\t\t\t\t\tThe Hand Thaï Rocks The Crtde(22MS) 1\t\t \u2022 Changement de demiert heure. D 10 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1995 CINÉMA AMOS ET ANDREW (V.F.) Clne-Parc Uval (S): dfrs 19 h AVOCAT (L) DU DIABLE thateauguav (5): 19 h 15.21 h 30 Dernier spectacle ven.sam.-.23 h40.Cinéma du Carrefour (4).Sam.et tous les soirs: 19h10.21h20; dim.; 13N40.16M0.19h10.21h20 Cinéma Ste-The-resem: 1Sh05.15h15.17h20.19h30.2lh40 pemler spectacle ven .sam.: 23 h 45.Clne-Parc St-EmUche (3): des 19 h Grttnftotd Parle : des 19 h Clne-Parc Laval (4): des 19h.Clne-Parc Odeon (Ih des 19h.Clne-Parc Laval (4): des 19h.Clne-Parc Odeon (2): des 19 h.Clne-Parc Orford (2) des 19 h Clne-Parc Orford (2): des 19 h Clne-Parc Tracy (1): des 19 h.ELLE SUCE A GENOUX L Amour 12h20.15h.17h40, 20h20 ENFANCE (L ) DE L ART Clne-Parc St-Eustache (3): des 19 h.FALAISE DE LA MORT Berri (5): 19 h 30.21 h 40 Carrefour Uval (5): 19 h 10.Chàteauguay (4).21 h 45; dernier spectacle: ven.et sam.23 h50 Cinéma Ste-Therese (5): 13h.15h05.17h10.19h20.21h30; dernier spectacle: ven .sam.: 23h45.Clne-Parc Uval (3): des 19h.Jollette (3): Sem.21h30; Sam.dim.: 13h45.19h05 Langeller (3): 21h45; dernier spectacle ven.sam.: 23h45.Oméga (2, Longueull): 21 h 30.Plaxa Repentlgny (5): 17 h.19 h 10.21 h 35; dernier spectacle ven.: 23 h45.Rex (2.St-Jerome); 19h30 Terrebonne (1): 13h.15h05.17h10.19h20.21h30.Dernier spectacle ven., sam.: 23h45 FIRM (THE) Astre (3): 13h.16h.18H4 5.21h45 Decarte (1): 19h30.Sam et tous les soirs: 13h30, 16h30, 19h30.Dorval (2): 13h30.17h, 20h30.Du Parc (1) 20h.Famous 8 (8): 12h45.15h45.18h45.21 h45 Greenfield Parte (11:12 h.15 h.18 h.21 h.Impérial (1): 12 h.15 h, 18 h.21 h; dernier spectacle sam : 24h.Uval (2): 12h45.15h45.18h45.21 h45.Laval (11): 12h10.15h20.18h30.21 h30.Versailles (2): 12h45.15h45.18h45.21 h45 Dernier spectacle sam.: 24 h40 FLORIDA (LA) Palace 13h20.17h40 GARDE DU CORPS Cine-Parc Chateauguay (3): des 19 h.Clne-Parc Laval m.des 19 h.Clne-Parc St-Hllalre (2): des 19 h Clne-Parc Tracy (2): des 19 h.GUILTY AS SIN Famous 8 (1): 19 h.21 h 30.Laval (10): 12 h 10.14h20.16h30.18h50, 21h20.Dernier spectacle sam : 23 h 50.Loews (3): 12 h 30.14 h 45.17h10.19h25.21 h40; Dernier spectacle ven.sam.: 23h45 HOWARD S END Cineplex Centre-Ville (4) 15 h 45.18 h 30.21 h 10.sam dim.13h.15h45.18h30, 2lh10 HOMMES (DES) D'HONNEUR Clne-Parc Drummondville (1): des 19 n Cine-Parc Orford (1) des 19 h IL ETAIT UNE FOIS LA FORET Berri (5): 13h30.15h.16h30.18h.Cinéma Ste- Therese (5): 13h10.14h45,16h15.18h15.Uval (4) 13 h 15.15 h.17 h.19 h.Oméga (2.Longueuil) 13h.14h30.16h.18h 30.20h.Terrebonne (8): 13h10.14h45.16h15.18h15.Versailles (3): 12h30.14h15.16h.17h40.IMAX \u2022 LA FOLIE DE L'INVENTION - MOMENTUM \u2022 PROPULSION Vieux-Port de Montréal: 10h15.11h15.I3h15, 14h15.15h15.16h15.17h15.19h15, 20h15 (en français); 12 h 15.18 h 15 (en anglais).IMAX \u2022 L'HOMME ET LA BÉTE \u2022 LES FEUX DU KOWEÏT Vieux-Port de Montréal version française: dim.lun., mar.jeu., ven.; version anglaise: merc, sam : 21 h 30 INDOCHINE Parisien (1): 13h45.17h\u201e 20h15 JOUR (LE) DE LA MARMOTTE Cine-Parc Chateauguay (2): des 19 h.Cine-Parc JoMette (1): des 19 h.Cine-Parc St-Eustache (1): des I9h.JURASSIC PARK Astre (1): 13h, 15h30.19h.21h30.Dernier spectacle ven.sam : 23 h45.Brossard (S): 13 h.«h.19h.21 h45.Carrefour Uval (6): 13h.16h.19h.21 h45 Clne-Parc Uval (2): des 19h Dorval (1): 13h15.16h.18h45.21h15.Faubourg Ste-Cathertne (1): 13h.16h.19h.21h45.Faubourg Ste-Catherlne (2): 12 h 30.15 h 30.18 h 30.21h15.Dernier spectacle ven., sam.: 23h45.UN SUCCES! CETTE AWÉE Ai CHAMP-DE-MARS LE SPECTACLE SEMBLE FACORE VU S FORT.L \\ MISE E\\ SC F \\ E l) 'A \\l)RÉ l ÏE\\S EST SPECTA Ci LAI RE ET EFFICACE -l'Vtl l()l I Wf.RAMOC WVDA C'EST l Y CHAR MF 01 F DE Si 11 RE SOL S LES ETOILES CETTE HISTOIRE 011 EST LA SOT RE.VWI -M Cîtll- I M OMI'I I .1 V l'Ul sSI C'EST L Y BEA l SPECTA CLE, C'EST TRÈS SPECTACL FAIRE, FM DEM M ESI.\t, , I K \\NCIM- (iRIM M.1)1.\t\"ht ( Kl BON.IOI K\ti mm Jiva JEU DE f.V FAHL'LEVX SPECTACLE SO\\ ET I.l\\llERE.AU ( MAMP I)I -MARS JUSQU'AU 10 JUILLET, Hll I I IS I N M Ml \\l C M VMP-DI -M \\RS IMORM VI ION: 875-6S4S RI SI Al ADMISSION (514i 7^0-1245 \u2022 I SOU 361 -4595 Pendant que la vraie est au Théâtre du Forum ce soir, An-gela Bassett incarne Tina Tur-ner à l'écran dans What's Love Cot To Do Whlt It.Faubourg Ste-Catherlne (3): 13 h 30.16 h 30.19h30.21 h45.Langeller (S): 13h20.16h.I9h05.21 h30.Dernier spectacle ven.sam.23h55.Plaza COte-des-Nelges (1): 13h.16h.19h.21 h40 Plaza Côtenies-Nelges (5): 12h30.15h30.18h30.21h15 Pointe-Claire (2): 12M30.15h30.18h30.21h15.Pokite-Clalre (4): 13h.16h 19h.21 h45.JURASSIC PARK V.F.Berri (1): 13h.16h.19.21 h45.Boite a fttms (1.St-Jean).Tous les soirs et sam.: 19h, 21h30; dim.: 13h.15h30.19h.21h30.Carrefour du Nord (1) (St-Jerome): 13 h.15 h 30.19 h.21 h 30.Chateauguay (1): 13h.15h30.17h.21h30.Dernier spectacle: ven et sam.23h50.Ciné-Parc Chateauguay (1): des 19 h.Ciné-Parc Laval (4): des 19 h Clne-Parc Odeon (2); des 19 h.Ciné-Parc Orford (2): des 19 h.Clne-Parc Tracy (1): des 19 h.Cinéma Ste-Thérése (3): 13 h.15 h 30.18 h45.21 h15; dernier spectacle: ven.et sam.: 23b40.Cremazie 19h.21h45; sam.dim.: 13h.16h.19h.21 h45 Du Plateau(1): 12h.14h20.16h50.19h10.21 h35.Jollette (1): Sem : 19h.21h30: Sam .dim.: 13h30.16h.19h.21h30.LangeWer (6): 13h.15h30.18h45.21h15; dernier spectacle ven .sam 23h40 Laval 2000 (1h 13h.16h.19h.21 h35.Longueull (1): 13h.16h.19h.21 h45.Paris (2): 14h.18h55.21h25.Plaza Repentlgny (1): 12h.14h30.16h40.19h.21h35; dernier spectacle, ven.: 23 h 55.St-Basile (1): I2h.14h20.16h50.19h10.21h35.Terrebonne (6): 13h.15h30.18h45.21h15.Dernier spectacle ven.sam.23h40.LAST ACTION HERO - Brossard (1): 16h30.21 h 35.Carrefour Laval (3): 13h05.16h.17h, 21h35.Cinena Égyptien (3): 13h30.16h 15.19h.21h30: Sam.: 13h30.16h15.21 h35.Clne-Parc St-Eustache (5): des 19h Cineplex Centre-Ville (6): 16h, 18h45.21 h20; sam., dim.: 13h15.16h.18h45.21h20.Decarle (2): Sem I9h, 21h20: Sam., dim.: 13h30.16h.19h.21h20; excepte le 3 juillet: 13h30.16h.21 h50.Dorval (4): 15h.17h05.21 h35 Langeller (1): 12h30.14h45.17 h.19 h 15.21 h 40; dernier spectacle ven.sam.: 23h55 Place Alexis Nlhon (1): 13h30.16h15.I9h.21 h30 Pointe-Claère (1): 13h30.16h10.19h.21 h30; sam.: 13h30.16h10, 21h45.Pointe-Claire (6) 16h.18h45.21h20.LAST DAY OF CHEZ NOUS Cineplex Centre-Ville (3): 15h05.21h05; sam.dim : 13h05.15h05.17h05.19h05.21 h05.LINE (IN THE) OF FIRE Egyptien (3)Sam.: 19 h 30.Pointe-Claire (1).Sam .19 h 30 MAGIE (LA) DU DESTIN Berri (4): 15 h.17 h 10.19 h 15.21 h 50.Dernier spectacle ven .sam : 23 h 50.Brossard (2): 14 h, I6h30.19h15.21h30.Carrefour Laval (2): 13h45.16h30.17h20.21h40.Carrefour du Nord (4): 19 h 20.21 h 30.Chlteauguay (5): I4h30.16h45.19h10.21h30.Dernier spectacle ven et sam : 23 h 40 Cinéma Ste-Thérése (8): I3h.15h, 17h05.19h10.21h20; dernier spec-tache ven.sam.: 23 h 20.Dauphin (1): sam.et tous les soirs 19 h 10.21 h 20; dim.: 14 h.16 h 30.I9h10.21 h20 Joliette (2): Sem : 19h10.21h30; Sam .dim.: 13h40.16h10.19h10.21h30.Langeller (2): 13h15.15h20.17h25.19h30.21h35: dernier spectacle ven.sam.: 23h40.Parts (3): 14h20.19h20.21 h35.Plaza Repentlgny (4): 12h25.I4h40 16h55.19h 10.21 h25: dernier spectacle ven.: 23h40 Terrebonne (7): 13h.15h.17H05.19 h 10.21 h 20.Dernier spectacle ven., sam.: 23h20 MAMAN.J Al ENCORE RATÉ L'AVION Cine-Parc Odeon (1): des 19 h.Clne-Parc St-Eustache (4): des I9h.MENSONCES Complexe Desiardlns (1).13h45.15h45.17h45, 19h45.21 h45.MUCH ADO ABOUT NOTHINC Faubourg Ste-Catherlne (4): 14 h.16 h 30.19 h.21 h 15; lun.merc.: 14h, 16h30.21h30.OLIVIER OLIVIER Cineplex Centre-Ville (1): 15h30.19h.21h15; sam .dim.: 13h10.15h30.19h.21h15.ONCE UPON A FOREST Chateauguay (6): 13h.15h15.16h45.Cinéma Egyptien (2): 14 h 15 Dorval (4).Du ven au mar : 13h.15h.17h.19h.21 h Laval (9): 13h20.15h 10.17h20.19h10.21h10; merc.jeu.: 13h20.15h10.17h20.19M0 Dernier spectacle sam : 23h50 Plaza Côte-des-Nelges (2): 13h30 Pointe-Claire (6): 13 h.PARFUM DE FEMME Parisien (4): 20 h 30 POINT OF NON RETURN PaUce 12h45.POSSE Palace 15h45.18h.PROPOSITION INDÉCENTE Cinéma du Carrefour (3): Dim.: 13h 50.16h20.19h20.21 h30; Sam.et tous les soirs: I9h20.21 h30.Parisien (3): 13h30, 16h10.18h40, 21 h05 St-Basile (3): 12h.14h15, 16h30.19h, 21 h 30 Versailles (4): 19h0S.21 h 30.Dernier spectacle sam.: 23h45.RETOUR (LE) DE HOWARD Cineplex Centre-Ville (9): 16h 30, 20h; sam.dim.: 13h.16h 30.20h.ROOKIE OF THE YEAR Uval (S): merc.Jeudi: 12h30.14h40.16h50.19h.21 h10 Place Alexis Nlhon (3).Vend : 19h.Plaza C6te^lés-Né«gés (2).Sam : 19 h Polnte-Cla*-re(3): Vend : 19h.SAISON (MA) PRÉFÉRÉE Complexe Desiardlns 121: 13h30.16M5.19h.21 h35.SCENT OF A WOMAN Palace: 13h05.18h15.Dernier spectacle sam.: 23h.SECONDE CHANCE (UNE) Ciné-Parc Laval (1): dés 19 h SIDEKICKS Ciné Parc St-Eustache (5): des 19 h.SLEEPLESS IN SEATTLE Astre(4): 13h15.15h20.17h25.19h30.21 h35 Dernier spectacle ven.sam.23 h 40.Carrefour Laval (5): 13h30.16h15.17h05.21 h20.Cinéma Egyptien (1): 13h45.16h.19h.21h20 Dorval (3): 13h.17h30.19h35.21h45.Place Alexis Nlhon (2): 13h30.16h.19h.21h15.Plaza Cote-des-Ne*ges (6): 12h30.15h.17h15.19h30.21 h45.Pointe-Claire (5): 14h.16h15.19h.21 h20.SUVER Laval (4): 21 h 30; dernier spectacle sam.: 23h50 Loews (4): 13h30.16h.18h35.21 h.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h25.SUVER V.F.Carrefour du Nord (5) (St-Jerome) 21 h 30.Cinéma Ste-Thérese (5): 19 h 45.21 h 50; dernier spectacle: ven., sam.: 23 h55.Greenfield Pard (2): 19h, 21h15.Laval (S): van.a mardi: 18h50.21 h 10; dernier spectacle sam.: 23 h 50.Plaza Re-pentigny (6>: 19 h 30.21 h 35; dernier spectacle ven: 23h45 Terrebonne (4): 21h30.Dernier spectacle ven.sam .23 h 40.Versailles 13): 19H15.21 h30.Dernier spectacle sam.: 23h50.SNOW WHITE Centre Eaton (6): 12h20.14h20.16h20.18h20.Dorval (4) 12h.13h 45.15h30.17h20.Famous 8 (3): 13h.15h, 17h.19h10.CreenfleW Parte 19h.21h15.Uval (9): 13h10.15h10.17h10, 19 h 10.Plaia Côte-des-Nelges (4): 12 h 35.14h25.16h15.18h05.19h50.21 h40.SON-INLAW Centre Eaton 12): 12h40.14h40,16h45.19h05.21 h10.Dernier spectacle sam : 23h10.Famous 8(2): 12h30.14h50.17h.19h10.21h20.Laval ISk 12 h 50.14 h 50.17 h 10.19 h 10.21 h 20; dernier spectacle sam.: 24 h.STORY OF OIU JU Centre Eaton (6).12h35,14h35,16h40.19h00.21 h20.Dernier spectacle sam.: 23 h 15.Impérial.Du ven.au mar : 13h.15h05.17h10.19h15.21h20.STRICTLY BAUROOM Palace: 14h45.16h30.18h35; merc.: 14h45.16 h 30.SUPER MARIO BROTHERS Centre Eaton (4): 12h15.14h25.16h35 Decarte (2).Sam.dim.: 13h35.15h35.17h35; ven.Km.mar.: 19h05 Famous 8(1): 13h30.16h10.Uval (31: vend, a mardi: 12h30.14h40.17h Uval (6): 12h30.14h40.17h.SUPER MARIO BROTHERS V F.Carrefour du Nord (4): 13h20.15h50 Chàteau-guay (3): 13 h.15 h.17 h Cinéma Ste-Therese (4): 13h15.15hl5.17h 15.Greenfield Parte (2): 12h 15.14h30.16h40.Jollette (3): Sem : 19h05; Sam .dim.: 13h45, 19h05.Uval (7h 12h30.14h40.16h50.Parts (5): 21 h20.Parisien (5): 12h35.14h50.17h10.19h20.21h35.Plaza Repentlgny (5): 12 h 40.14 h 50.Terrebonne (5): 13h.16h45.18h45.Versailles (4): 12h30.14h35.16h45.SWING KIDS Palace: 14 h 50.21 h 10.TANGO Comolexe Desiardlns (4): 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19h30.21 h30.THREE OF HEARTS Palace 13h15.19h15 TOXIC AFFAIR Parisien(2).13h.15h.17h.19hl0.21h10 UNFORGIVEN Palace: 21 h 20.VISITEURS (LES) Commodore 19 h.Parisien (7): 12 h 10.14 h 25.16h40.19h05.21h20.WHAT'S LOVE GOT TO DO WITH IT Du Parc (2): 19 h.21 h 15.Famous 8 (7): 13 h 30.16h 10.18h50.21 h30.Laval (6).13h20.16h.18h40.21 h 10.Dernier spectacle sam : 23h40 Loews (1h 13h15.15h50.18h30, 21h10.Dernier spectacle ven.sam : 23 h 30.Plaza C6te-des-Neiges (7): 13h15.16h10.19h.21h30.SALLES DE RÉPERTOIRE AMOUR (L ) EN TROP Nouvel Elysee 13h.17h15 AS (L*) DES AS 11 Paradis 21 h 15.AV (LES) DE HUCK FINN Paradis 13h.15h.17h.COUP DE FOUDRE Paradis: 14h55.18h30.CRI (LE) DES LARMES Nouvel Elysée: 16 h 45.21 h 45.Paradis 19h20.DOUBLE (THE) LIFE OF VERONIQUE Cinéma de Parts: 17h ENDROIT (UN) FABULEUX Paradis: 13h05.17h15.ENRAGÉ (L ) Paradis: 21 h 30.FLIC (UN) ET DEMI Paradis: 13h10.16h40 FLORIDA (LA) Paradis.15 h 10.MAX ET JÉRÉMIE Nouvel Elysée: 15h.19h15.NIGHT ON EARTH Cinéma de Parts: 21 h 30 OPENING NIGHT Cinéma Parallèle: 21 h.PART (LA) DES TENEBRES Paradis 20h15.SHADOWS Cinéma ParaSIéle 19h.SOMMERSBY V.F.Paradis: 19 h.TANGO Nouvel Elysée: I4h.I9h.TU SERAS UN HOMME Nouvel Elysée : 21 h 30.VISIONS OF LIGHT: THE ART OF CINEMATOGRAPHY Cinéma de Parts: 15h, 19h15.Le Festival de Montreux n'a plus de jazz que le nom Agence France Presse MONTREUX ¦ Robert Plant, ex-chanteur de Led Zeppelin, un des groupes rock les plus populaires des années 70, et New Order, formation de Manchester, ont donné le coup d'envoi du 27e Festival de jazz de Montreux vendredi, confirmant ainsi l'orientation de plus en plus rock, variété et rhythm'n blues de cet événement qui a longtemps été une référence dans le monde du jazz.À l'affiche de cette édition qui se prolonge jusqu'au 17 juillet cette année, aux côtés des artistes de jazz qui reste l'une des composante de la programmation, on trouve en effet de plus en plus de représentants du soul, du blues, du rhyîhm'n blues, du gospel et même de la variété \u2014 avec le Québécois Robert Charlebois qui s'y produira le 8 \u2014 et des musiques du monde.Côté jazz, seront notamment présents la chanteuse Dee Dee Bridgewater et le saxophoniste Joe Henderson, qui rendra hommage à Miles Davis le 4, Chick Corea, Herbie Hancock et George Duke, le 7, et les Français Eddy Louiss et Michel Petruccianni le 8.L'accent est mis cette année sur les musiques populaires noires américaines, la soul music avec Ann Peebles (le 14), Al Green et Chaka Khan Robert Charlebois se produira à Montreux jeudi.(le 10), Millie fackson (le 16), le gospel avec les Five Blind Boys of Alabama (le 10), le blues avec un hommage à Muddy Waters (le 15) et un «Blues Summit» animé par B.B.King et Etta lames (le 15).Le Brésil se voit consacrer l'intégralité d'une soirée le 3, tandis que le continent africain sera représenté par le Camerounais Manu Dibango (le 8 ), le Zaïrois Salif Keita ( le 5 ).les Sud-africains Mahlathini et les Mahotella Queens ainsi que la Franco-tunisienne Amina (le 7).Après 26 ans au Casino de Montreux, le festival investit cette année un nouveau lieu, le Palais des Congrès, susceptible d'accueillir selon les besoins, de 1 000 à 3000 spectateurs.Palmarès r- VIDEOCLIPS PALMARÈS MUSIQUE PLUS CS SD NS 1AT1STC\u2014TITRE DURAN DURAN Corne Undone 1 2 2 4 5 5 JANETJACKSON That's The Way Love Goes 5 6 7 8 9 10 6 9 8 1 11 3 12 5 3\tBON JOVI In These Arms 4\t'FRANCIS MARTIN Fou de toi 4\tMIDNIGHT OIL Truganini 6\tCHRIS ISAAK Can't Do A Thing (To Stop.) 5\t'RUDELUCK Tout recommencer 7\tLONDONBEAT Ycu Bring On The Sun 2 'STEFCARSE Achy Breaky Danse 13 *PAUL SARRASIN Jalousie CS SO NS ARTISTE\u2014Time 11\t15 2 'MARIO PELCHAT A juste raison 12\t14 2 'BRUNO PELLETIER Tu cherches maigre tout 13\t7 12 WHITNEY HOUSTON I Have Nothing 14\t17 1 'LESCOLOCS Passe-moé la puck 15\t19 1 PATRICIA KAAS Entrer dans la lumiere 16\t13 3 \\)0E BOCAN Et s'il était trop tard 1\t7-'KATHLEEN Ça va bien 18\t20 1 TEARS FOR FEARS Break It Down Again 1\t9-STING Field Of Gold 2\t0-STEREO MCS Step It Up CS; Cette semaine.SC; Semaine dernière.NS; Nombre de semaines au palmarès.'VIDÉOS CANADIENS i PLAYERS CERTIFICATS CADEAUX tousnosonémàs Ligne d information FAMOUS PLAYERS 866 0111 de 11h00 à 22h00 LE PARISIEN\tI llMPERIAL THX 480 Sta-Cathenne O.INDOCHINE (Q) OOLBv 1 iM OM 15 TOXIC AFFAIR (O) OCXBV 1 00-300-5 00-7 00-910 PROPOSITION INDECENTE (13-f) CXXBv 1 304 10/3A&9ZS PARFUM DE FEMME (13 -f ) Tout M tors S 30 BLANCHE NEIQE (Q) OOUJv 12 40-?40-4 35-6 30 SUPER MARIO BROS.(V.F.) (Q) OOLBV I 12 35-2 50-5 10-7 20^35 L'AVOCAT DU DIABLE (13-f) CXXBV 1*25-2:40-4:50-7 10-fr30 LES VISITEURS (Q) (XXBv 12 10-2 25-4 40^7 05 »20 666-3856 I 1430 Bteury a 288-7102 THE FIRM (Q) THX OOtBY 12 00-3 00\u20ac 00*00 a 688-7776 LOEWS 954 Ste Catherine O.861-7437 WHAT'S LOVE GOT TO DO WITH IT (13 + ) 1.15-3 506 30-9 10 DAVE (Q) OOLBv 12 102 30-4 50-7 15-»35 QUILTY AS SIN (13-f ) OOLBV 12:30-2 45-5 107 25 940 SUVER (16 + ) OOtBY 1 30-4 00-6 35-900 COMO AQUA PARA CHOCOLATE (Q) OOtBY (Vt*non ongmai» espagnol sou«-Wî#» angiàa) 12 05 2 25-» 45 7 00-9 20 CENTRE EATON 705 Sle-CathenneO.985-5730 DENNIS THE MENACE (Q) OOCB> 1 100 15-5 20-7 25-9 30 SON-IN-LAW (Q) OOLBY 12 40-?404 4&-7 06*10 DENNIS THE MENACE (Q) OOLBY 12 30-2 30^ 30-6 30« 30 otte ftout-tftrw anglais) 12:35-2 354 40-7 009\"20 LAVAL 1600 Le Corbusier_ DENNIS THE MENACE (Q) OOLBY 12 302 40450-7 00-900 cfcmerKt* 2 404 50-7.00-9 001 I THE FIRM (Q) OOLBY 12 45-3 45-6 45-9.45 ROOKIE OF THE YEAR (Q) OOLBY mtfcred» & |«udi 12:30-2:404 50-7 00*10 SUPER MARIO BROS.(Q) OOLBY vendredi a ma»d« 12:302:40-5:00 SUVER (V.F.) (16 + ) OOLBY vandradi a mardi 6 50-9 10 IL ETAIT UNE FOIS LA FORET (Q) OOLBY 1:15-3 00-5 007 00 SUVER (16 -f) OOLBY Tous le* *o«*9.30 SON-IN-LAW (Q) OOLBY 12 50-2 50-5 10-7 10920 WHATS LOVE GOT TO DO WITH IT (13 + ) 1*04 00*40-910 SfcPER MARIO BROS.(V.F.) (Q)12 302 404 50 MADE IN AMERICA (Q) Tous toi %o,t 7 00-9 30 DAVE (V.F.) (Q) OOLBY Tous tot sotrs 920 BLANCHE NEIQE (Q) OOLBY 1 00-3 00-5 007 00 HOT SHOTS II (Q) OOLBY Tous les soms 9 40 SNOW WHITE (Q) OOLOY 1 10-3 105 107 10 GUILTY AS SIN (13+) 12 IO?20-4 306 509 20 THE FIRM (Q) OOLBY 12:10-320* 30-9 30 L'AVOCAT DU DIABLE (13 + ) OOLBY 12 30-2 404 50-7 00-900 VERSAILLES Place Versailles 353-7880 1 PILOTES EN L'AIR 2 (Q) OOLBY Tous les sors 9 < BLANCHE NEIQE (Q) OOLBY 1 00-3 00-5 00-7 00 THE FIRM (Q) OOLBY 12 4V3 454 45 9 45 SUVER (V.F.) (16 + ) Tous les so*s 7:15 9 30 IL ETAIT UNE FOIS LA FORET (Q) OOLBY 12 302 154 00-540 PROPOSITION INOECENTE (13 + ) OOLBY Tous tes so«s 7 05-9 30 SUPER MARIO BROS.(V.F.) (Q) 12 302 354 45 L'AVOCAT DU DIABLE (13 + ) I 154 10-7 10-9 25 DENNIS THE MENACE (Q) OOLBY .12 50-2\"504 SO 7 00-9 06 FAMOUS PLAYERS 8 BodHynxamQleStOctn Parte-Claire 697-8095 QUILTY AS SIN (13 + ) OOLBY Tous les sors 7 00-9 30 8UPER MARIO BROS.(Q) OOLBY 1 304 10 SON-IN-LAW (Q) OOLBY 12 302 50-5:00-7:109 20 DAVE (Q) DOLBY Tous les soirs 9 15 SNOW WHITE (Q) OOIBY 1:003 00-5:00-7:10 THE FIRM (Q) OOLBY 12 30-3 30*309:30 MADE IN AMERICA (G) OOLBY Tous les soirs 9 30 DENNIS THE MENACE (O) 12 15-2 304 407:00 DENNIS THE MENACE (Q) OOLBY 12:15-2 304.40-7 00-920 WHATS LOVE GOT TO DO WITH IT ( 13 + ) 1 304 10*50930 THE FIRM (Q) OOLBY 12 45-3 456 45-9 45 I > [: : :¦;\u2022 \u2022y' DORVAL 260 Ave Oorval_631-8586 JURASSIC PARK (Q) OOLBY 1:154 006 45*15 THE FIRM (G) OOLBY 1 30-5 006 30 SLEEPLESS IN SEATTLE (G) 1 004 30 7 36*45 LAST ACTION HERO (13 + ) OOLBY 3007 06*351 SNOW WHITE (Q) OOLBY 12 00-1 45-3 305 20 GREENFIELD PARK 519 Boul.Taschereau_671-6129 THE FIRM (Q) 12 00-3 006 009 00 SUVER (V.F.) (16 + ) Tous les so«s 7 009 15 SUPER MARIO BROS.(V.F.) (Q) 12 15-2 304:40 L'AVOCAT DU DIABLE (13 ?) Tous les son 925 BLANCHE NIIOC (Q) 1 00300*006 50 CINEMA DU PARC 3575 Ave du Porc 844-9470 THE FIRM (Q) Tous las sots 6 00 WHAT'S LOVE GOT TO DO WITH IT (13 + ) Tous las so»s 7 00-9 15 DENNIS THE MENACE (G) Tous les soirs 7:15-9 10 La folie des prix! CHAOUFFILM TOUS LES JOURS! PALACE $ Cinéma rHLH ^ 698Ste-Catherine 0.1 866-6991 POINT OF NO RETURN (13+) DOLBY 12:45 UNFORÛIVEN (13+) OOLBV 9:20 STRICTLY BALLROOM (O) DOLBY 2:45-4:30-6:35MER.2:45-4 30 SWING KIDS (13+) DOLBY 2:50-9 10 WHO'S THE MAN (13+) DOLBY 12:55-4:55-6:55 POSSE (16+) DOLBY 3:45-6:00 SCENT OF WOMAN (13+) DOLBY 1:05-8 15 INDECENT PROPOSAL (13+) DOLBY 1:10 3:20-5 25-7:30 9 35 BENNY & JOON (0) DOLBY 3:10*5 10-9:40 THREE OF HEARTS (13+) DOLBY 1:15-7:15 DRAGON (13+) DOLBY 3:30-8:00 LA FLORIDA (O) DOLBY 1:20-5:40 XM 't.i i f ! LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 4 JUILLET 1993 \u2022 B 11 Jazz Le Festival fait la pluie et le beau temps DANIIL LE M A Y ¦ Le Festival de jazz nous oblige à parler de la pluie et du beau temps.Ce qui, vers 14 h, s'annonçait hier comme un samedi noir \u2014 «catastrophique» dans l'échelle du FI)M \u2014 s'est transformé peu à peu en une soirée «sortable», malgré la lourdeur de l'air.À vue de nez, il semblait y avoir autant de monde que vendredi alors qu'Impact Recherche avait compté 135 000 personnes à minuit, soit autant qu'à l'ouverture, la veille.Le temps rendait le mouvement moins vif.À 20 h, au sortir du spectacle de Her-bie Mann, j'ai vu les marches du grand escalier de la PdA bien pleines de corps amortis.Ils étaient là, en pleine cacophonie, pris entre les cuivres de la Polyvalente André-Laurendeau (dans l'entrée du Complexe) et les élans de Radio-jazz qui sortaient du gros système de la scène duMaurier, coin Sainte-Catherine et leanne-Mance.Les deux scènes sont trop proches l'une de l'autre pour ajouter quelque musique que ce soit quand un groupe se produit sur une des deux.Personne ne va s'ennuyer, n'ayons crainte.* * * Herbie Mann.Le flûtiste a encore ses fans.Hier au théâtre Maisonneuve, un public quinquagénaire, décontracté, était venu se remémorer plutôt que découvrir.S'ils se sont rappelé de bons souvenirs au son de Knock On Wood et de Comin' Home, ils ont découvert que Herbie Mann, à 63 ans, n'est plus le grand artiste de la flûte qu'on a connu.De discret qu'il a toujours été, il a quasiment disparu, laissant toute la place à ses collègues du Reunion Band : Les McCann, excellent au piano, David «Fa-thead» Newman, correct au sax, et Ro-mero Lubambo à la guitare.Individuellement, ces messieurs peuvent s'arranger mais il y a des bouts qui pendent dans l'ensemble.Quant à Herbie Mann, il a le souffle court.Le charme opère encore par moments mais on ne sent plus la souplesse d'antan.Ici, un canard sorti d'une attaque trop brusque; là, un glissando qui dérape.Et M.Mann regarde l'heure, pressé d'en finir.PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse Ce qui, vers 14 h, s'annonçait hier comme un samedi noir, s'était transformé à 21 h 30 en soirée record avec 106 000 personnes déjà recensées sur le site.les.Transport et trois nuits au Méridien, l'hôtel du Festival, pour 385 US $.«Good deal.» Les touristes \u2014 255 000 personnes sur 1,3 million en 1992 \u2014constituent le Le gars m'a demandé combien on payait, ici, pour un logement de deux chambres à coucher, Je lui ai dit dans les 400-500 $.Oui, pas loin du centre-ville.Lui, il paye 650 S au Connecticut.M était tard, jeudi au Spectrum, quand j'ai rencontré ce membre de la Hartford Jazz Society, venu à Montréal avec une quarantaine de ses congénères jazzophi- quart de la clientèle du F1JM, selon la firme Impact Recherche.Près de 40 p.cent viennent des États-Unis (37 p.cent du Canada et 17 p.cent d'Europe ) ; la moitié viennent à Montréal pour le jazz, comme mon voisin de bar, installateur de téléphones de son état, «trois à cinq lignes, résidences et petits commerces».Il m'a complimenté sur la qualité de mon anglais.le lui ai dit qu'on n'avait pas vraiment le choix, que j'avais pratiqué pas mai depuis 25 ans, que Montréal était une ville bilingue dans les faits et que, bon, pour parler au reste du continent.\u2014\tl'aimerais vivre à Montréal, l'apprendrais le français, sans quoi ce serait stupide de monter ici.\u2014\tOui.ce n'est pas indispensable mais c'est un bonne idée parce que.«Mesdames et Messieurs, accueillons Ronnie Earl and the Broadcasters!» Je voulais lui dire qu'il y avait un quatre-et-demi à louer en face de chez moi, en haut du dépanneur; juste une chambre mais salon double.* * * L'émission Chronique du disque, une des plus écoutées du Réseau FM de Radio-Canada, était consacrée au jazz hier (de lOh à midi).L'animatrice Colette Mersy recevait pour l'occasion Gilles Ar-chambault, l'ancienne voix de Jazz Soliloque à cette antenne et Charles Collard, discothécaire à Radio-Canada.M.Archambault a entre autres parlé du spectacle du saxophoniste Stanley Turrentine qu'il avait vu la veille au Spectrum (à 18 h).Turrentine \u2014 qu'on a juché dans une niche de «légende» comme à peu près tous ceux qui alignent quatre notes de jazz pendant 30 ans ou plus \u2014 est un monsieur (69 ans) éminemment sympathique qui a fait dans le jazz pop dans les années 70, un peu comme Grover Washington |r.(qui se produit ce soir à Wilfrid-Pelletier à 20 h ).Mais tandis que le Grove se promène entre le sax soprano et ténor, Mr.Turrentine, lui, s'en est toujours tenu au ténor dont il exploite toute la vibrante sensualité, surtout dans les ballades blues.Et en fin mélodiste, je l'avoue.Mais, comme dira Gilles Archambault, Turrentine nage dans le «caramel» d'une musique «facile, toute en clins d'oeil», dans laquelle «on entre facilement».Et dont on sort tout aussi facilement, comme d'une petite comédie française genre Sabine et Anouk à St-Tropez.À la quatrième pièce, vendredi, j'ai craint l'attaque d'hyper-glycémie.Mike Stern/Le fils ne renie pas Hendrix, mais les saxes et le piano l'inspirent plus ALAIN BRU NET ¦ «Plus fort sur scène?Je crois que oui.Improvisateur ou compositeur?le ne sais pas.le ne fais pas de séparation entre les deux», glisse Mike Stern au bout du fil.l'étais évidemment tenté de poser la question au guitariste, dont ont dit plus de bien en tant que créateur d'impros qu'en tant que concepteur de structures sonores.Le musicien, qui se produit aujourd'hui même au Spectrum, ne m'a pas semblé du tout agacé par cette question-commentaire.«Lcf me put it that way: cela fait bien plus de temps que je joue.Or, des musiciens que je considère excellents m'ont encouragé depuis quelques années à écrire.Lorsque je me produisais avec les Brecker Brothers, par exemple, on interprétait deux de mes chansons chaque soir.Mike Brecker disait apprécier mes compositions.Cela me poussait évidemment à aller de l'avant.» Mike Stern prévoit endisquer à nouveau l'automne prochain, toujours sur étiquette Atlantic.11 est même question qu'Alain Caron, star québécoise de la basse électrique qui accompagne Stern ce soir (en plus de se produire avec son groupe mercredi) soit partie prenante des prochains enregistrements du guitariste \u2014 qui n'a pas encore pris de décision finale à ce sujet.«|e travaille souvent avec un autre excellent bassiste, Lincoln Goines, explique Stern.Mais j'aime aussi énormément jouer avec Alain Caron.He's a great guy, il a les deux pieds sur terre, il travaille fort, d'autant plus qu'il aime expérimenter des choses nouvelles lorsqu'on se retrouve ensemble.Son attitude est excellente.» Le troisième larron du trio s'appelle Ben Perowsky, batteur fort compétent qui fait aussi partie de l'ensemble Lost Tribe.Un autre dangereux prospect dans ce trio québéco-américain.Fait amusant, Stern m'apprenait qu'il a passé une partie de sa petite enfance.à Beaconsfield ! Sa mère aurait ensuite déménagé à Washington, où Stern a grandi avant de parfaire sa formation à Boston pour ensuite se retrouver parmi les cats new-yorkais.Et notre homme est toujours en recherche.Reconnu comme l'un des premiers fils d'Hendrix, version jazz, Mike Stern maîtrise davantage la tradition que d'antan, mais se montre toujours apte à évoquer l'esprit du blues, du funk et du rock.« l'aime le folklore, la chanson, les disques de Joni Mitchell, Bonnie Raitt.Parfois les plus simples progressions d'accords sont les meilleures.J'aime aussi Sting, Peter Gabriel.Je ne me limite à rien.» Quant à la lignée hendrixienne dont on le dit issu: «J'apprécie toujours énormément le jeu de Jimi Hendrix.Mais, d'une façon générale, les saxophonistes (John Coltrane, Mike Brecker, etc.) et les pianistes (McCoy Tyner, Herbie Hancock, etc.) influencent davantage mon phrasé.«De mon point de vue, dira-t-il encore, je constate une meilleur acceptation des artistes qui ne se limitent plus à un style.Lorsque je jouais avec Miles Davis à l'époque, on sentait beaucoup plus de résistance à ce sujet.C'est nettement mieux maintenant.Remarquez qu'il y aura toujours des gens rébarbatifs aux mélanges actuels.What the hell.» Hypnotisés par Keith Jarrett ALAIN DE REPENTICNY_ ¦ Comme le Pink Floyd de jadis, il peut faire une face complète d'album avec une seule toune.Comme Jerry Lee Lewis, il se tortille et joue du piano de toutes les positions imaginables.Il est aussi hot-dog sur une scène que Gary Carter pouvait l'être sur un terrain de base-bail.Et à l'exception d'Annie Sprinkle, je ne connais pas d'autre artiste qui ait autant d'orgasmes en public.Mais Keith Jarrett, le pianiste aux interminables improvisations qui tiennent presque de l'expérience reli- Kelth Jarrett gieuse \u2014toussez et il va vous excommunier!\u2014 n'était pas seul sur la scène de.la salle Wilfrid-Pelletier, hier soir.À ses côtés, le contrebassiste Gary Peacock et le batteur Jack De-Johnette, deux vieux pros, deux complices idéaux qui ont gravé avec lui l'album Bye Bye Blackbird en hommage à Miles Davis et deux hommes dont les sourires ne mentaient pas: ils s'amusaient autant que nous à observer Jarrett gigoter, grimacer, chantonner ou émettre des petits cris de jouissance.Parce que c'était le show de Jarrett.L'homme est ce que les Anglais appellent un one-man band et que l'expression homme-orchestre ne traduit pas vraiment.Ses deux mains \u2014 la gauche qui tient le rythme et la droite qui part à l'aventure\u2014 donnent l'impression de ne pas appartenir au même corps tellement elles sont indépendantes.Dejohnette, batteur au jeu musclé s'il en çst un, et Peacock se sont mis tout entier au service de leur camarade, y allant de soli aussi courts qu'efficaces.Mais leur seule présence a fait de ce spectacle le meilleur des cinq ou six que j'ai vus de Jarrett à Montréal.Parce qu'ainsi encadré, ce pianiste de génie s'abandonne tout autant à sa muse, mais s'égare moins que quand il est seul en scène.Après l'entracte, le trio nous a servi une savoureuse version de Bye Bye Blackbird puis s'est lancé dans une longue pièce tricotée serrée où leur complicité était tellement remarquable que le public, comme hypnotisé, a retenu ses applaudissements jusqu'à la fin.Un grand moment de musique, toutes catégories confondues.Steve Coleman/// y a de ces révélations ALAIN BRUNET ¦ Il y a de ces révélations.Savez, ces rares concerts dont les attentes sont comblées, ces langages nouveaux dont on a perçu la substance sur disque et qui confirment leur pertinence lorsqu'ils sont émis ici et maintenant.C'est vous dire que Steve Coleman et ses collègues m'ont carrément jeté par terre.Deux heures de groove incandescent, généreux, deux heures de polyrythmes hallucinants, deux heures de performance unitaire.Deux heures de nouveauté, aux antipodes de la linéarité.Vendredi soir au Gesù, le saxophoniste a enfin eu droit à son entrée en matière à Montréal.11 n'a pas raté sa chance! Étonnamment jeune, l'auditoire de Steve Coleman était survolté, multipliant les ovations, alimentant ce quintette afro-américain qui, bien sûr, lui rendait la pareille.Musique actuelle, celle de Steve Coleman?Mets-en ! Un discours unique, plus que rafraîchissant, truffé de références on ne peut plus judicieuses.Non seulement avait-on affaire à des solistes aguerris, mais encore découvrait-on un authentique leader de la nouvelle musique improvisée.Sans vouloir comparer directement, je dirais avoir remarqué un petit quelque chose d'harmolodique dans l'approche de Steve Coleman, faisant honneur à son aîné Omette (qui porte le même nom de famille, comme par hasard): sauf le saxophoniste alto, dont les im-pros constituent généralement le centre de l'affaire, guitare, basse, piano et batterie participent à l'élaboration d'un langage unitaire, posé sur des bases rythmiques plutôt funk.PHOTO BERNARD BRAULT.il Prût» Steve Coleman: un petit quelque chose d Omette (qui porte le même nom, comme par hasard).Par moments, le groove du Five Eléments de Steve Coleman pouvait rappeler quelques séquences des Hea-dhunters, formation électrique de Herbie Hancock au début des années 70.Et l'on pouvait aussi donner dans le swing polyrythmique, une swing qui n'avait rien d'habituel.Et les citations abondent, sans jamais tomber dans le piège du tape-à-l'oeil ; une courte phrase de Monk par-ci, une autre de Charlie Parker par-là.D'ailleurs, le jeu d'alto de Steve Coleman me semble encore meilleur sur scène que sur disque; on y décèle davantage de rugosité, de rondeur et d'impétuosité.Le guitariste John Gilmore nous aura également servi quelques solos plus qu'allumés, faisant contraste avec le tricotage discret dont il témoignera tout au long de cette mirobolante prestation.Quant au pianiste-claviériste Andy Milne, il aura manifesté une certaine timidité en exploitant son temps de glace; mais, comme sideman, sa tenue se sera avérée parfaite.Résolument funk, la basse de Reggie Washington se soude parfaitement aux polyrythmes mitraillés par Gene Lake, un jeune batteur qui nous en a mis plein la gueule, répondant aux exigences de chacune des compositions \u2014 qui incluent des changements de tempi pour le moins compliqués.Au terme de ce concert mémorable, nos lascars lâcheront leur fou, empoignant le micro en gueulant comme des perdus, après avoir émis quelques riffs vocaux pour le moins intrigants.Yo! Générer un art qui atteint directement le bas-ventre tout en vous en garnissant la caboche d'une multitude d'informations.Créer une impression de facilité tout en misant sur la complexité.Refuser tout compromis, évacuer tout conformisme et réussir à imposer son propre truc.Voilà ce qu'on appelle un coup de maître, celui d'un chef de file dont on parlera beaucoup.Chrlstlane Raby Interdit aux puristes LOUISE LEDUC A KU M V I 1 X MAI* HW ¦ Christiane Raby, membre de la Bande Magnétik, n'a pas envie de faire du jazz pour intellos avertis.Ça tombe bien, Jean-François Groulx non plus.Leur réunion sur scène était écrite dans le ciel: que pouvait espér rer de mieux cette alto pour entreprendre une carrière solo qu'un pianiste qui n'hésite pas à improviserT.\"?La simplicité est le mot d'ordre.«Inutile de jouer dix notes quant} deux seules suffisent», lance Jean-François Groulx.Ce pianiste membré du Groupe Nortlan s'est surtout fait connaître en accompagnant Louise Forestier dans son dernier récital Vingt personnages en quête d'une chanteuse.\u2022 \u2022 il V.» Pour tout dire, le Festival sert de prétexte.Si Christiane Raby ne sait pas trop à quel genre musical s'identifier, elle soutient que le contenu de ses chansons, dont elle a composé les paroles et la musique, n'a rien à.Vttîï avec le jazz conventionnel.«Sans étR militante, mes chansons sont une re-mise en question sur la société.Pas de You Love Me, / Love You, quoi Le spectacle, intimiste, sera composé d'une bonne moitié de chansons originales.Le duo mise sur l'acoustlr que.«Mais avec son seul piano, on di^ rait que Jean-François a tout un orchestre derrière lui!», dit Christiarïé Raby.Tout au long de l'entrevue, il$;$£ lancent mutuellement des fleuret-st* gne de leur profond respect.Christiane Raby affirme ne pas avoir eu de mal à s'adapter à cet hotn-me-orchestre, elle qui chante habituellement à capella avec la Bande Magnétik.Habituée à une mise en scène serrée, «réglée au poil», elle ne déteste pas la transition.Ce qui l'angoisse, c'est plutôt la qualité du son dans l'immense agora intérieure du Complexe Desjardins.\ti «-a Même si le duo aspire à une longue vie, chacun poursuivra sa carrière de son côté.À l'automne, la Bande Magnétik préparera un album et espère aller présenter en Europe le spectacle qu'il montera à l'hiver.Parallèlement à sa carrière au sein du Groupe Nortlan, Jean-François Groulx accompagnera Louise Forestier au Théâtre de; Dix Heures de Paris dans une tournée^ de deux mois et demi.\t- , Lyle Mays «___« Luxe, calme et volupté.ALAIN DE REPENTICNY MPI ¦ «Là tout n'est qu'ordre et 1 luxe, calme et volupté», écrivait delaire \u2014 c'est mon ancien pr« français qui va être content! chantait Ferré.Ces deux-là été présents au concert du Quçri Lyle Mays, hier soir au SpeètfUgo, qu'ils auraient renchéri.Le pianiste du Pat Metheny est un habitué du Festival de jazz^ï?.plus hip des festivals de jazz au humide, a-t-il répété hier \u2014 et un Çijjnc chou des Montréalais, au mème-fitre que son camarade et ami Methffiyl Mais plus encore que le guitariste^œj artiste à la longue chevelure bouSfet et à la frêle silhouette incarne paf&Ç tement le type même du musicieiÇXqf mantique qui transcende les genrwet les époques.\t£5 ï Avec Lyle Mays, tout est douiudl mélodieux, jusque dans les moijlfitS plus dramatiques.Il amorce Fiction-nary par un long solo de piano s|Pg subitement, son groupe se met 4££l3 partie et le batteur Mark WalkereHe contrebassiste Marc Johnson aeSOUS pagnent Mays dans une envoléé,|gfè swignante à saveur brésilienne.Même quand la musique dcrfwij lus éclatée et que le saxophoniste b Sheppard se permet quelqi((5!!JÇ bertés, comme dans cette longue siiite composée en partie de musiquesUMrS tes pour le Pat Metheny GroupJ^ŒMl se tient comme dans un univera^Jaç monieux où chaque chose est à stSa?ce et rien n'est agressant.; D'aucuns trouveront qu'en r&h$firir ce de Metheny, ça manque un folie, mais Lyle Mays laisse d'autres.Et même pendant Ch Home, une rêverie extraite !de spn premier album solo où le saxopjkmnm soprano de Sheppard est en évidBEB£ jamais il ne s'aventure sur le tegrir$lQ marécageux de la muzak à la Kewtlj G.\t.SSSrS Surtout, son plaisir de se conâfâfëf enfin exclusivement au piano acou£|* que est tellement manifeste que-son public ne peut que le partager et jeiui \u2022 faire savoir en applaudissant avec en-.thousiasme chacune des pièces-Tjet» * cun des soli.\t'IwSSSl La beauté, c'est sans doute K ça.\u2014-a Hifiiiilliqiifliï LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUILLET 1993 le Festival shirts le tin reconnaît chaque année les produits dU Festival de jazz.À l'approche du Festival, Azur détermine à l'aide des données emmagasinées dans ses ordinateurs la quantité d'objets 'à produire.Ainsi, 20 000 t-shirts étaient prêts avant même que le Festival de cette année ne débute.« Mais pendant le Festival, nos fournisseurs, une cinquantaine, peuvent recevoir une commande par télécopieur en pleine nuit et livrer la marchandise le lendemain», dit Denise McCann.Ifr;\t¦ Jeudi soir, 22 h 30, je pWFT 9 fais le tour de toutes les boutiques de souvenirs sur s'te festival ^e jazz en quête d'une cas-mPb quette grise pour protéger Kfl mon crane dégarni.Une ¦Bll demi-heure de magasinage en musique, depuis les Gospel Hum-mingbirds jusqu'au groupe haïtien Bouk-man Eksperyans qui avait transformé le boulevard de Maisonneuve en un parquet de danse.trop dense pour le shopping.Rien à faire,- la seule casquette grise que j'ai trouvée, elle- était sur la tête d'une vendeuse qui ne voulait sûrement pas s'en départir.Même si la soirée tirait à sa fin, il y avait une file d'attente à chacune des 14 boutiques ou je me suis arrêté \u2014 cinq autres boutiques ont été aménagées à l'extérieur du site du Festival, à des points stratégiques du centre-ville.Plus gue jamais par le passé, j'ai été frappé par la variété et l'abondance des produits à l'effigie du Festival de jazz: d'une quarantaine de t-shirts différents, au blouson de denim, camisoles, casquettes, parapluies, épinglettes, cartes postales, plaques d'auto, tasses, affiches et montres, sans oublier un porte-document et un lait solaire pour bébé! » Vérification faite, il n'y a pas beaucoup plus de «souvenirs» que l'an dernier, si ce n'est un plus grand choix de grandeurs pour les t-shirts.Azur, la compagnie qui produit ces articles, estime que les revenus nets réinvestis dans le Festival vont totaliser un quart de million de dollars d'ici le 11 juillet.- De gros clients -v- Azur est une compagnie soeur du Festival de jazz qui opère à l'année depuis six ans avec sa propre équipe d'une quinzaine de personnes (graphistes, secrétaires, comptables.) sous la direction de Denise McCann, l'un des cinq co-fonda-teurs du Festival de jazz.Outre les commandes des autres secteurs de l'entreprise \u2014 qui comprend également les Franco Folies de Montréal et les artistes de la compagnie de disques Audiogram (Pi-çhé, Rivard, Jalbert.) \u2014 Azur répond à la demande d'un nombre sans cesse croissant de clients culturels dont le Festival des films du monde, l'OSM, la Fête nationale, le Palais de la civilisation en \\992t et, depuis cette année, le Festival Juste pour rire.Aux Jeux olympiques de Barcelone, l'an dernier, la télé américaine montrait un spectateur portant un t-shirt du Festival de jazz, juste derrière le banc du Dream Team, l'équipe de basketball américaine Chiffre d'affaires: 2 millions! Outre la permanence de son équipe, à laquelle se greffent une cinquantaine de personnes pendant l'été.Azur a un énorme avantage sur les compagnies qui exploitent le même créneau: le pouvoir d'achat que lui confère un chiffre d'affaires estimé à 2 millions pour la prochaine année.Les articles les plus populaires?Le premier jour, les festivaliers ont fait main basse sur les t-shirts ornés du logo du Festival, l'affiche du chat saxophoniste et, j'allais oublier, la fameuse casquette grise.Et que fait-on du stock qui n'est pas écoulé à la fin du Festival?11 n'y en a presque pas, tellement les projections sont exactes, affirme Denise McCann.N'empêche, on peut se procurer à la boutique principale, sur l'esplanade de la Place des arts, des affiches et des t-shirts des éditions précédentes qui deviennent des\\objets de collection.Par la suite.Azur.'distribue certains articles à des boutiqbes comme celle de la Place des Arts ou du magasin La Baie.; Ce h\\£st pas tout.Si vous avez consulté le programme gratuit du Festival de jazz, vous aurez peut-être remarqué qu'il existe maintenant un Club Azur dont les membres peuvent acheter à meilleur prix tous les articles produits par la compagnie ainsi que les disques de la compagnie Audiogram et certains billets de spectacles., Un chausson avec ça?Il y a 14 de ces boutiques sur le site même du Festival de jazz.Cinq autres ont été aménagées à l'extérieur, à des points, stratégiques du centre-ville.Azur, la compagnie qui produit ces articles, estime que les revenus nets réinvestis dans je Festival vont totaliser un quart de million de dollars d'ici le 11 juillet.\tphoto berna™ b&ault.'m prose Une belle histoire que celle-là quand pour rire et Azur rend officielles les bon-\tAux |eux olympiques de Barcelone, l'an on songe à la rivalité légendaire entre le nés relations entre les deux empires et\tdernier, la télé américaine ftioYitrait un |azz et le Rire qui avait culminé par la confirme du même coup la place unique\tspectateur portant un t-shir|; dùiFestival «chicâne des dates» en 1991 \u2014 le prési- qu'a acquise Azur dans le marché mont-\tde jazz de Montréal, juste çjérrière le dent du Festival de jazz, Alain Simard, réalais.\tbanc du Dream Team, l'équipe de bas- assure aujourd'hui que la relation entre Aujourd'hui plus que jamais, tout évé-\tketball américaine.les deux clans n'était pas si belliqueuse nement culturel d'envergure et toute ve-\tChaque année, Denise McCann et son qu'on l'a dit et que, bon an mal an, il dette du rock qui se respecte exploite le\téquipe se renseignent sur les couleurs à dînait au moins une fois avec son homo- marché des t-shirts, casquettes et autres\tla mode et travaillent sur de nouveaux logue du Rire Gilbert Rozon.N'empé- souvenirs qui font la publicité du festival\tdessins qui s'harmonisent au thème de che, cette entente de deux ans entre Juste ou de l'artiste partout dans le monde.\tTannée (le chat.) et au design auquel GOOD EVENING, MISTER, L'AS DE L'AVIATION DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE ÇA VA! CA VA! CE N'EST PAS UNE BONNE IDÉE DE MANGER DU MELON D'EAU AU LUI je deteste ça 1 quand les adultes ont raison! .VOYEZ-VOUS QUI EST ASSIS LÀ-BAS, CE SOIR?C'EST LF.BARON ROUGE! DITES-LUI QUE JE > PRENDRAI UNE RACINETTE ET NOUS PORTERONS UN TOAST! je crois qu'il veut vous offrir une consommation.yes, MISTER si possible.essaie d'éviter le centre-viue.CE N'EST PAS DRÔLE, BARON ROUGE! odie.je N'aime pas ton attitude tu es trop chien c'est mieux comme ça maintenant miauie rrzrï ./ ¦ v J'AI TOUJOURS ÉTÉ UNE DE MES PLUS FERVENTES ADMIRATRICES! Jérry Scott .JE N'AI ÉCOUTÉ QU'UNE SEULE ÉMISSION DE TÉLÉ.BON BIEN J'AI ÉTÉ PLUTÔT RAISONNABLE AUJOURD HUI .ET JE N'AI LAISSÉ DES TRAlNERIES QU'A UN ENDROIT.MA CHAMBRE! amcte ça.gwdysi tu as trimé toute ___ (ajourné! pow /r?s wattrunbon ' u^a.ripas.tu ne devrais pas iaver la _.vaisselle! je m'y refuse! pourquoi tu n'attends s__/as à demain plutôt?CE MATIN, JE N'AI PRIS QU'UN BOL DE CÉRÉALES.C'EST BIEN DE FAIRE PREUVE DE MODÉRATION.MAIS IL NE FAUT TOUT DE MÊME PAS EXAGERER! LA.PÉRIODE DES VACANCES APPtfOCHE.,IA VOIRIÉ TERME LES ROUTES PRINCIPALES ET T \\ FAIT FAIRE DES [V^ ' DÉTOURS.' \\ O \\WAVE* "]
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