La presse, 6 juillet 1993, Cahier A
[" mmiijns mmwm 1993 et 1994: prévisions AFP infographie \u2022 Fred Garet ROYAL ru sujets à changent sans préavis.Certaines conditions t'appliquent.Places limitées selon la dlspombilit Annonces classées tMT^DlolS .*»*\u2022.C5 sutofnobilN\tCSAC7 PtOPOS11 'Oft3 U 2Ti4l.SS.DO l^H Arts et spectacles informations.A10, B10 à B12 ctaê-honk*.B11~B12 LE PLUS GRAND QUQTlOlb'N ffftM'NÇAI.S O AMERIQUf CANADIEN C'était la journee du Canadien.et de la Coupe Stanley hier à Laval.Plusieurs joueurs ont paradé pour aider la cause du soccer local.MAISONS Les prix de revente des maisons se stabilisent ou se raffermissent partout au Canada, sauf à Toronto et à Terre-Neuve, où la baisse persiste.NIGÉRIA La capitale du Nigeria, Lagos, est paralysee par de violentes manifestations dirigées contre le régime militaire du général Babangida.LANGUE Parmi les couples de langue maternelle différente, le conjoint anglophone a plus de facilité à transmettre sa propre langue aux enfants.CASINOS A partir de 1994, le gouvernement provincial ne subventionnera plus les foires agricoles, mais plutôt les casinos qui aident à les financer.Sommaire Tnv^lWfonVcaxM***.* ni\t « f « i^r «- .Vl t V?Mlwf| \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 * .Jk JÇTA « iâT' , \u2022 - § 9|ftl*\t.B10 ilr^ M L « Ç * » ' J ' \u2022 * % Bandes dessinées.\t.C9 \t.C» Décès.\t.C7 Économie.\t31, B4 à 89 :: Éditorial.\t1 ' L 'L.B2 s Êtes-vous observateur?.C2\t ^Feuilleton.\t^.es Horoscope.\t\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 C4 y La monda.\t^ '.'12 ÉB Loteries \u2014 résultats:.A4\t .Mots croisés.\t.*.C6 Mof mystère .»«\u2022.\u2022\u2022.\u2022.\u2022\u2022 C5\t arrache Portneuf aux libéraux CILLES WOWiWAWP_ DONNACONA Le Parti québécois a mis fin à une suprématie libérale de 20 ans dans la circonscription de Portneuf, hier, le candidat élu, Roger Bertrand, ayant défait par une majorité de 3500 voix son plus proche rival, ie libéral Gilles Portelance.«Une immense victoire pour Roger Bertrand, pour le Parti québécois et pour la souveraineté du Québec», a commenté le chef lacques Parizeau, hier soir, en savourant le troisième victoire de sa formation dans autant d'élections complémentaires depuis janvier 1992.Pour le chef pequiste, « les gens de Portneuf ont signifié qu'ils n'ont plus confiance dans le Parti libéral du Québec pour créer des emplois et pour relancer l'économie, pas plus qu'ils n'ont confiance dans le régime fédéral».Il s'agit d'un «virage majeur», a insisté M.Parizeau devant une assemblée de 400 personnes, réu- nies dans l'école secondaire de Donnacona.À Pont-Rouge, le ministre des Communications, Lawrence Can-non, organisateur en chef du PLQ pour cette élection, a attribué la défaite de son candidat au mécontentement de la population de même qu'au gel des salaires imposé aux fonctionnaires du gouvernement.«C'est une élection qui permet de mesurer l'impopularité du gouvernement», a-t-il indiqué, déplorant que M.Porte-lance n'ait pas suffisamment insisté sur l'option souverainiste du Parti québécois.Rappelant la victoire de l'ex-ministre Michel Pagé, qui avait remporté le comté par une majorité de 10 406 voix en 1989, Jacques Parizeau, lui, a parlé de de-bandade des libéraux.D'une majorité de 71 p.cent pour les libéraux, on est passé en moins de quatre ans à une majorité péquis-te de 51 p.cent.Le vainqueur, Roger Bertrand, jusqu'à tout récemment directeur VOIR PQ EN A 2 La STCUM s'en est tirée à bon compte LILIANE LACROIX lors que les assureurs sont occupés à payer quelque 2,5 millions de dollars à des clients touchés par l'émeute survenue après la conquête de la Coupe Stanley par le Canadien, les sociétés publiques font elles aussi le compte des dommages causés par les vandales.Comme dans le cas des commerces et des logements, le montant final après les additions n'atteint heureusement pas les sommes astronomiques qu'on avait d'abord imaginées.C'est la police de la Communauté urbaine qui semble avoir été la plus touchée puisque les dommages causés à sept de ses voitures se chiffrent à 225 000$.Par contre, la STCUM s'en est relativement bien tirée puisque l'émeute lui aura coûté quelque 75 000$ en plafonds de wagons défoncés, portes de station arrachées, vitres brisées.Des dégâts mineurs ont aussi été causés dans quelques autobus.Malgré tout, le porte-parole de la STCUM, M.Pierre Laporte, a bien résumé la situation : «On se considère chanceux de s'en être tirés à si bon compte».À la Ville de Montréal, les dé- VOIR STCUM EN A 2 Bona n'est plus Le coloré député a frayé le chemin à la Révolution tranquille Le député de Matapédia en 1966 NORMAN DELISLE Presse Canadienne QUÉBEC LW ex-ministre libéral Bona Arsenault est mort dimanche à l'âge de 89 ans au Centre hospitalier de l'Université Laval.M.Arsenault était traité depuis juin dernier au département de gériatrie en raison d'une perte d'autonomie.Il y a deux ans, il avait été victime d'un accident cé-rébro-vasculaire qui l'avait laissé aphasique.Avec Bona Arseneault disparait l'un des politiciens les plus pittoresques de l'histoire politique du Québec moderne.Historien, généalogiste, écrivain, ministre, député, M.Arseneault était aussi un raconteur extraordinaire, un orateur coloré et VOIR BONA EN A 2 Croissance et chômage : la-difficile équation du G7 Quand monde frappe porte du Japon MARC GILBERT collaboration spéciale 1B À Tokyo, les étrangers ne sont pas tous ¦ aussi bien reçus que les leaders occidentaux qui participent au Sommet du G 7.En avril, par exemple, les autorités de la ville ont décidé de fermer une partie du grand parc de Yoyogi que «s'appropriaient» chaque dimanche après-midi deux ou trois mille Iraniens.Motif officiel de la fermeture: on voulait planter dans ce secteur des milliers d'azalées.Les Japonais ne sont pas racistes, tout au plus peut-on leur reprocher de trop aimer les fleurs.Chaque visiteur qui rentre du lapon revient avec ce genre d'anecdotes qui, à la fois, rapproche et éloigne notre compréhension de ce pays.Mme Kim Campbell et ses collègues ne verront pas grand-chose du japon en-dehors du palais d'Alaska et de l'hôtel New Otani.Le palais d'Alaska est une résidence impériale située dans un autre grand parc de Tokyo.Chaque automne, l'empereur et l'impératrice s'y rendent pour la cérémonie de la contemplation des chrysanthèmes et c'est là que les rencontres au sommet se tiendront.Au New Otari, un des plus grands hôtels d'Asie avec ses 2044 chambres, on logera les autres participants: ministres, fonctionnaires, journalistes.Les deux édifices étant voisins, la police japonaise pourra boucler le secteur et créer une bulle de sécurité à l'abri des terroristes de tout acabit.L'hôte du sommet, le premier ministre Miya-zawa n'a plus de gouvernement depuis que des députés de son propre parti l'ont fait tomber et il doit faire face à des élections dans deux semaines.De toute manière, au lapon, les premiers ministres sont loin d'avoir autant de pouvoir qu'en Occident.Mais le chef nippon a en mains des cartes plus fortes que celles des autres joueurs.Il sait, lui, que de l'autre côté des jardins d'Alaska, sur le grand boulevard Aoyama, les signes de la richesse continuent de s'étaler sans vergogne.Les autos noires de fonction, les complets à 3000$, les bars-boutiques spécialisés dans le Champagne français sont dans le décor pour y rester.Pourtant, il est vrai qu'il y a une récession au lapon.Les familles s'en ressentent.Beaucoup de femmes travaillant à temps partiel se sont retrouvées au chômage ou ont dû subir une baisse des heures travaillées et de leurs revenus.Les entreprises ont réduit les bonis semestriels (jusqu'à 25 p.cent du revenu) versés à leurs employés.Les heures supplémentaires ont aussi chuté.Les consommateurs japonais ont donc moins de revenus.Coincés entre leurs coûts de logement et ceux de l'éducation de leurs enfants, ils doivent se priver d'une partie du superflu.Les restaurants, les hôtels voient leur chiffre d'affaires diminuer.Les laponais dont le loisir préféré est de visiter leur propre pays restent chez eux plus souvent et l'industrie touristique y perd.Une récession sans « spleen » À partir de Nagoya, il faut trois heures de train pour se rendre à Takayama, une ville de 65 000 habitants dans les Alpes japonaises.Le voyage permet de découvrir une très belle région où les rivières coulent à vive allure dans d'étroites vallées encaissées entre des montagnes couvertes de grands cèdres ou parfois de bambous.Malgré son air vivifiant, la beauté de son site et le charme de ses vieux quartiers, Takayama n'a pas attiré cette année autant de touristes que prévu.Selon Akila Tanaka, chargé des relations internationales de la municipalité, beaucoup de gens en souffrent: «À Takayama, il n'y a plus tellement de développement industriel, beaucoup de jeunes s'en vont et le tourisme prend de plus en plus de place dans l'économie locale, alors c'est un dur coup.» Mais M.Tanaka ne s'apitoie pas sur son sort.VOIR JAPON EN A 2 Un test de crédibilité pour le président Clinton/page B 3 Le G7: une rencontre sans répondant japonais/page B 9 Aujourd'hui: partiellement ensoleillé Minimum 20 * Maximum 31 Demain: partiellement ensoleillé, quelques orages DÉTAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1993 109e ANNÉE N° 251 48 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 Taxes en sus Mulroney retourne à ses premières amours LISA BINSSE LW ancien premier ministre Brian Mulroney se joindra à l'important cabinet d'avocats Ogilvy Renault à son retour d'Europe à la fin du mois.Il y retrouvera ses vieux camarades de travail Yves Fortier et Bernard Roy.La Presse a appris de sources sûres que les 150 associés du cabinet montréalais ont été prévenus hier du retour de M.Mulroney parmi eux.Ce n'est qu'à la fin du mois que la nouvelle sera annoncée officielle- ment, c'est-à-dire au retour de vacances de l'ex-premier ministre.M.Mulroney, après avoir fait son cours à la faculté de Droit de l'Université Laval, a commencé sa carrière chez Ogilvy Renault.Ce cabinet avait d'ailleurs fait savoir à M.Mulroney qu'il serait intéressé à ce qu'il joigne son équipe après son départ de la politique.Au début du mois, La Presse avait écrit que M.Mulroney, qui a récemment été remplacé à la tète du Parti conservateur par Mme Kim Campbell, était courtisé par deux importants cabinets d'avocats, Ogilvy Renault et Bennett Jones Verchère.Bennett lones, un cabinet huppé de 160 avocats au Canada, dont le siège social est à Calgary, en Alberta, compte parmi ses membres l'ancien premier ministre alber-tain Peter Lougheed.Tout comme Ogilvy Renault, Bennett Jones a des bureaux à la Place Ville-Marie à Montréal, où la famille Mulroney a élu domicile.Ogilvy Renault, qui compte quelque 250 avocats à Montréal seulement, est situé à la Tour de la Banque Nationale de Paris, avenue McGill College.À l'époque où il pratiquait le droit, la spécialité de M.Mulroney était le travail, il était reconnu pour ses talents de négociateur patronal.M.Mulroney a notamment représenté Power Corporation à la table des négociations avec les syndicats de La Presse, en 1971.M.Mulroney n'est pas le premier politicien à opter pour un retour à la pratique du droit.C'est la voie qu'ont aussi choisi Pierre Elliott Trudeau, David Peterson et John Turner.L'inscription de M.Mulroney est en règle au Barreau du Québec.Toutefois il devra suivre les cours obligatoires pour se familiariser avec le nouveau Code civil.?Il II BI 111 CHOME DE Y gwy * i1 rrrz A2« LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 6 JUILLET 1995 m * Demain dans La Presse vtWMH KHReSaH mmm* rnmm Vers le « Pussy Power » ¦ Est-ce le ras-le-bol du look androgyne ou le simple plaisir de la conquête qui fait ressurgir le style vamp ces Jours-ci, ou si vous préférez, le mouvement Pussy Power, une invention britannique s inspirant de la pin up des années 40 et 50?Pour tenter de répondre à cette question, notre collaboratrice Viviane Roy a rencontré quelques spécialistes.C'est ainsi que vous pourrez lire dans La Presse de demain que les ieunes femmes qui ont vu leurs parents divorcer se tournent du côté du modèle de leurs grands-mamans.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rou-ge attend les donneurs aux endroits suivants: © à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 9h à 20h; \u2022 à Saint-Eustache: à l'aréna, 220, boul.Arthur-Sauvé, de lOh à 20h30.Le soleil 6 Indice ultraviolet B du 6 juillet i Montréal 0 1\t1\t1___1_\t\t, .?\ti i\t1C 1 \t\tBas\t\tModère\tEl levé\t_J Coup de soleil (en minutes) 60 Avec un indice ultra-violet B inférieur à 4, le soleil a peu d'effet sur la peau exposée.Avec un indice modéré de 4 à 7, il est recommandé d'utiliser une crème solaire ou de porter un chapeau et des manches longues.Avec un indice élevé de plus de 7, il est possible d'avoir un coup de soleil après un temps relativement court.30 20 15 Ville MaxlJVB à UVBp!usde4 Hul /Ottawa &9\t13h08 10hà17h Montréal &6\t12hS9 9hà16h Ste-Agathe &6\t13b00 10hà17h Sherbrooke a7\t12h52 9hà16h Dnjmmondville &6\t12h54 10hà16h Québec 8.4\t12h50 9hà16h L'arrosage xVÏ f( .x 1 ' * » M / xM/A»// Recommandations d'arrosage du 6 juillet 1993\t\t\t\t\t Municipalités Adresses Paires Impaires\t\t\tMunicipalités\tAdresses Paires Impaires\t Bois-des-Filion\t2\tX\tMontréal\t2\t2 Bromont\tNR\tX\tPierrefonds\t2\tX Chambly\t2\tX\tRepontigny\t2\tX Contrecoeur\t2\tX\tSaint-Chartes-Borromée\tX\tX Dorval\t2\tX\tSaint-Hyacinthe\t2\tX Granby\t2\tX\tSaint-Jean-de-Matha\tX\t2 Ile Perrot\t2\tX\tSaint-Luc\t2\tX Laval\t2\tX\tSainte-Agathe\tX\t2 La Plaine\t2\t2\tSainte-Anne-de-Bellevue\t2\tX Lorraine\t2\tX\tVerdun\t2\t2 Légende 1\tUne heure cfarrosage recommandée 2\tDeux heures tf arrosage recommandées X Arrosage interdit NR Arrosage non-recommandé\t\t\tVeuillez vérifier les horaires cf arrosage en vigueur dans votre municipalité.Arrosage non recommandé en cas de pluie.Renseignements: rAssociation Québécoise des Techniques de feau.874-3700.\t\t La quotidienne\tà trois chiffres\t588 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t4843 rr, i ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi eu vendredi de7hà17h30 i REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi su vendredi de « h 30 à 17 h 90 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES DétaHUnts National, Tété* Vacances, Voyaçes Carrières et orofesslcna.w» pnviwwwfvei nominations 285-71 lïl 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | ILA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÉE, 7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Court ter de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12819-1518.1 RENSEIGNEMENTS 285-7272 |-1 I I 27-2 DU JOUR MARDI I 6 JUILLET 1993 | SUITE DE LA UNE PO_ Le PO arrache Portneuf aux libéraux général du Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Québec, voit cette victoire comme «un troisième message très clair au gouvernement actuel, message montrant la porte de sortie*.H a dit voir son rôle comme celui d'un chef d'orchestre de la relance de l'économie et de l'emploi dans Portneuf.Dix candidats se faisaient la lutte.Le PQ a obtenu 10 573 votes, le Parti libéral 7 048, et les autres candidats 3105 votes.Cette circonscription, qui a déjà été représentée par un premier ministre, Lomer Gouin, de 1905 à 1920, était considérée comme un château-fort libéral depuis 1973, alors que le ministre Michel Pagé y maintenait des majorités très confortables.En 1989, il avait remporté 17 768 votes contre 7362 pour son adversaire VA h péquiste, avec une majorité de 70,/ p.cent.Au référendum de 1980, Port-neuf disait NON à la souveraineté, à 15 658 voix contre 11 179, alors qu'au référendum d'octobre 1992, le NON y remportait une éclatante victoire, à 15 658 voix contre 11 179, mais pour rejeter l'entente de Charlottetown qui aurait ressoudé le pacte fédéral.Cette victoire porte à trois le nombre de comtés conquis par le Parti québécois depuis janvier 1992, alors que Pierre Bélanger et (ean Filion ont été élus dans Anjou et dans Montmorency.Entre 1976 et 1985, alors qu'il était au pouvoir, le PQ avait perdu 27 élections partielles.Le candidat Gilles Portelance, qui n'est apparu dans la campagne que 25 jours avant le scrutin, est entré en course lourdement handicapé par la déconfiture du candidat de la première heure, Éric Dorion, qui a dû se retirer après qu'on eut découvert que son curriculum vitae ne corres- pondait pas tout à fait au cheminement de sa carrière.Ce contretemps, qui a pris des proportions de scandale entre les mains des adversaires politiques, a d'ailleurs été ressenti dans les intentions de vote puisque les sondages du Parti québécois \u2014 les seuls dont la presse a pu prendre connaissance\u2014 ont par la suite montré que l'écart jusque-là de dix points entre les candidats des deux grandes formations s'est élargi à 17 points.Le dernier sondage péquiste remis indiquait que 54 p.cent des électeurs favorisaient le PQ contre 37 p.cent pour le PLQ.Quant à l'ex-ministre Michel Pagé, il s'est rendu voter à 14 h, à Saint-Basile, accompagné, pour la première fois en public, du candidat libéral Gilles Portelance.Mais il n'y avait personne pour les voir ensemble au bureau de votation, en dehors du personnel d'usage.Cette présence du ministre au côté du candidat du PLQ a d'au- tant plus eu l'air d'une «concession» arrachée à l'ex-député dfc Portneuf que Portelance, lui, votait à Grondines.Avoir été vu là avec l'ex-ministre aurait été plus significatif, mais Michel Pagé s'était promis de ne pas se mêler publiquement de ces élections.« |e suis président d'une compagnie et je dois rendre des comptes à un conseil d'administration», avait-il déclaré à La Presse il y a quelques semaines.Toutefois, en fin de semaine, Michel Pagé a profité d'une interview accordée à un hebdomadaire régional pour tempérer les propos à saveur souverainiste qu'il avait prononcés après avoir remis sa démission à Robert Bourassa, propos que n'ont pas manqué d'exploiter les troupes péquistes.Il a voulu corriger l'impression* laissée en disant qu'il favoriserait une réforme du fédéralisme provenant des provinces, mais qu'il n'était pas à proprement parler un souverainiste comme on l'a prétendu.?BONA Bona n'est plus une encyclopédie ambulante sur la politique québécoise.M.Arseneault est né le 4 octobre 1903 dans une famille de cultivateurs de Bonaventure.Autodidacte à l'esprit curieux, il a goûté au journalisme et à l'assurance parallèlement à sa vie politique.Sa carrière politique elle-même a commencé lentement, par trois échecs.Candidat conservateur, il a été battu aux élections provinciales dans Bonaventure en 1931 et dans Gaspé en 1935, puis au fédéral dans Bonaventure en 1940.En 1945, Bona Arseneault a été élu pour la première fois comme député de Bonaventure à la Chambre des communes.Déjà à cette date, il avait abandonné son lien avec le Parti conservateur fédéral et avait joint les libéraux de Mackenzie King.11 fut réélu comme libéral fédéral dans Bonaventure en 1949 et 1953.En 1956, il participait activement à la campagne provinciale pour appuyer son ami Gérard D.Levesque contre la puissante machine de l'Union nationale de Maurice Duplessis.Gérard D.Levesque fut élu mais Bona Arseneault allait payer cher cet affront au chef de l'Union nationale.Dès l'année suivante, lors des élections fédérales, l'Union natio- nale mettait sa puissante machine électorale en oeuvre contre Bona pour venger la défaite de l'année précédente.L'opération fut réussie.Deux amis Au cours de son séjour à Ottawa, Bona Arseneault s'était lié d'amitié avec son collègue libéral député de Montmagny-L'Islet, lean Lesage, Aussi, quand Lesage a abandonné la scène fédérale et a été élu chef du Parti libéral du Québec en 1958, il a aussitôt invité Bona à se joindre à son équipe.En juin 1959, Jean Lesage et ses collaborateurs se réunissent à la luxueuse villa de campagne que possède Bona Arseneault à Bonaventure.C'est dans ce lieu discret appelé «Villa Acadia» que l'équipe libérale allait mettre en place la stratégie qui allait lui permettre de prendre le pouvoir en 1960 et de lancer la Révolution tranquille.Comme le siège de Bonaventure était déjà occupé par Gérard D.Levesque, M.Arseneault décida alors de se porter lui-même candidat dans le comté voisin de Ma-tapédia.Jean Lesage chargea Bona de recruter un autre candidat vedette pour le PLQ, un animateur de télévision du nom de.René Lé-vesque.Dans ses Mémoires, Bona Arseneault raconte son entrevue avec René Lévesque qui exigea comme condition de son adhésion au par- ti un engagement très ferme que les libéraux, une fois au pouvoir, nationaliseraient les compagnies d'électricité.Ministre À la suite de la spectaculaire victoire libérale du 22 juin 1960, Lesage nomma Bona Arseneault, élu dans Matapédia, ministre des Terres et Forêts en dépit des pressions des compagnies papetières qui se souvenaient que Bona avait participé activement à la campagne des agriculteurs pour dénoncer les bas prix qui étaient offerts aux producteurs de bois de pulpe.Réélu en 1962, M.Arseneault était nommé ministre de la Chasse et des Pêcheries, puis Secrétaire de la province.Mais en 1966, c'est le retour au pouvoir de l'Union nationale avec Daniel Johnson.Réélu de justesse dans Matapédia, Bona Arseneault explique dans ses Souvenirs et confidences la défaite de « l'Équipe du tonnerre».«Le gouvernement Lesage était allé trop vite et trop loin dans la mise en vigueur de réformes venant souvent en conflit avec les traditions séculaires de la population.» Le député de Matapédia raconte que Lesage recevait des avis en ce sens de l'aile modérée de son cabinet mais le premier ministre «était entouré de certains esprits forts devant lesquels il devait courber l'échiné afin d'éviter d'irréparables scissions».Arseneault faisait partie de l'aile droite du cabinet Lesage tandis que René Lévesque y diri- .ait les forces de gauche.Réélu en 1970 et 1973 comme candidat de Robert Bourassa dans Matapédia, Bona Arseneault avait eu le plaisir de battre en 1970 une vedette péquiste, le comédien Doris Lussier, avec lequel il est demeuré très lié.Très discret sous le gouvernement Bourassa, où il n'y détenait aucun portefeuille, Bona Arseneault devait connaître le même sort que son chef au scrutin du 15 novembre 1976: une défaite aux mains du Parti québécois.Cette retraite forcée lui laissa le temps de se consacrer à sa carrière d'historien et de généalogiste.Il publia tour à tour l'Histoire et la Généalogie des Acadiens(en six tomes) et entreprit de compiler et de publier les régistres des municipalités de Bonaventure.Cette tâche de bénédictin lui laissa quand même le temps de publier ses Souvenirs et confidences, sorte de mémoires politiques indispensables pour ceux qui veulent connaître à fond le Québec des années 60.Il a continué aussi à participer à la vie politique, prenant part à des assemblées publiques pour le Parti libéral du Québec et lors de la campagne référendaire de 1980.?STCUM La STCUM s'en est tirée à bon compte gâts ainsi que l'opération de nettoyage coûtera finalement quelque 50 000$ aux contribuables.Quelques panneaux de signalisation, lampadaires et feux de circulation, notamment, ont été endommagés.Dans tous ces cas, les coûts seront absorbés par la Ville et ne font donc pas partie d'une évaluation des assureurs.Quatre succursales de la Société des Alcools ont été, elles aussi, attaquées par les vandales.Mais outre la succursale située coin Saint-Denis et Ontario, où quelques caisses ont été volées en plus des vitres fracassées, les trois autres succursales ont été relativement peu touchées.Au Faubourg Sainte-Catherine ainsi qu'aux succursales situées aux intersections Saint-André-Sainte-Catheri-ne et Sainte-Catherine-De-La-Montagne, les dommages se sont limités à des vitrines cassées et au vol de quelques bouteilles.On évalue au total les dommages à 8900$ (6000$ de bouteilles volées et 2900$ en vitrines brisées).Le coût de remplacement des vitrines a toutefois été refilé à un assureur puisque cette responsa- bilité relevait du propriétaire des différents immeubles où la SAQ détient un bail.À CFCF-12, un seul car de reportage a été endommagé mais il s'agit d'une perte totale et la facture s'élève à quelque 50 000$.Qui paiera?«C'est une bonne question, avoue M.Daniel Fried-man, directeur de l'information.Nous étudions présentement ce problème avec nos assureurs.» Le porte-parole de CFCF-12 a toutefois admis que sa station a été relativement peu touchée si on considère l'ampleur des dommages chez des concurrents.Le montant des dommages infligés aux autres cars de reportage n'a malheureusement pas pu être obtenu hier.Néanmoins, vu le coût très élevé du matériel électronique, le nombre de véhicules touchés et les importants dommages causés à plusieurs cars dont certains sont des pertes totales, cette facture risque fort d'atteindre les centaines de milliers de dollars et de gonfler sensiblement le montant total.Du côté privé, le BAC avait reçu vendredi dernier 212 réclamations pour un total de 1,8 million.Mais les dirigeants du BAC s'attendaient à ce que le montant final des réclamations atteigne 2,5 millions.?JAPON Ouand le monde frappe à la porte du Japon Père d'une famille nombreuse \u2014 trois enfants\u2014, il est convaincu qu'à Tokyo sa qualité de vie serait de beaucoup moins bonne.Ici les maisons sont plus grandes, le rythme de la vie est calme et en prime, l'été, il ne fait pas trop chçud.La récession frappe donc le Japon mais les Japonais ne sont pas atteints de ce «spleen» économique qui frappe Nord-Américains et Européens.Il y a moins de sans-abri au lapon ( il y en a quand même et on en voit des dizaines dans les parcs de Tokyo, comme celui d'Ueno) mais surtout il y a moins de chômeurs.Le taux de chômage est monté au plus fort de la crise à 2,6 p.cent et il se situe maintenant autour des 2,3 p.cent.Il est vrai que les statistiques ne tiennent pas compte du manque de travail chez les employés à temps partiel, donc en particulier chez les femmes, mais tout de même on parvient au lapon à maintenir ce qui équivaut à peu près au plein emploi.Selon Mariko Kuno Fuji-wara, directrice de recherche au Hakuhodo Institute of Life and Living, «les entreprises japonaises et surtout leurs actionnaires, contrairement à d'autres, considèrent que leurs employés passent avant le rendement du capital investi et font tout ce qui est possible pour éviter les mises à pied.» Lorsque des licenciements doivent quand même avoir lieu, les travailleurs sont prévenus longtemps à l'avance et dans la majorité des cas reclassés dans d'autres emplois.11 est exact, par exemple, qu'un directeur des ressources humaines ira rencontrer l'éventuel futur employeur d'un travailleur mis à pied pour l'assurer de la compétence et du dévouement de ce dernier.Mme Fujiwara pense que la récession est aussi forte dans l'économie japonaise que dans les économies occidentales: si ses effets se font moins sentir c'est simplement, selon elle, que la richesse est mieux répartie au lapon.Les Japonais espèrent une fin rapide de cette récession et une relance de l'économie au plus tard dans un an.Dans Tokyo, on continue de construire un peu partout, les spectateurs emplissent encore les cinémas même si les places coûtent plus de vingt dollars et les produits de luxe se vendent encore facilement bien que l'on voit de plus en plus d'affiches annonçant des soldes, une nouveauté dans le pays.Les demandes de l'Occident Le lapon est le seul pays du G 7 à afficher un surplus budgétaire réel et non pas un déficit! Sa situation économique ne laisse pas ses partenaires indifférents et ceux-ci vont profiter du sommet pour demander une nouvelle fois aux autorités japonaises de laisser pénétrer les produits étrangers, de favoriser la consommation au lapon et de jouer un rôle plus important sur la scène internationale.Le japon se méfie des «forteresses» commerciales que peuvent représenter l'Euroope et l'Amérique du Nord et, son surplus commercial grimpant sans arrêt malgré la force du yen, il s'est déjà résolu à plus de souplesse en ce qui regarde les importations.Cela était déjà clair le printemps dernier à la réunion préparatoire qui s'est tenue à toronto.Le pays était prêt à ouvrir ses frontières à de nombreux produits, à la condition toutefois de pouvoir protéger de toute concurrence ses producteurs de riz.Quant aux consommateurs japonais, ils sont prudents, les économies de la famille japonaise typique représentant encore 19 p.cent de son revenu et rien n'indique pour l'instant un changement de parcours.Les Japonais doivent épargner beaucoup pour acheter leur maison, pour payer la scolarité de leurs enfants.Depuis des années, on accuse les Japonais de travailler de trop nombreuses heures.Privés de temps de loisirs, les Japonais ne consommeraient pas assez.Pour la première fois cette année, dans les grandes entreprises, la moyenne des heures travaillées est passée sous la barre des 2000.Mais, ce phénomène s'explique surtout par les limitations imposées sur les heures supplémentaires.Les gens ont donc plus de temps mais moins d'argent! Les Japonais voient aussi poindre à l'horizon un autre problème: avec un des taux de natalité les plus bas de la planète et avec l'espérance de vie la plus élevée au monde, la population vieillit à un rythme accéléré.Dans 20 ou 25 ans le fardeau social sera très lourd pour les plus jeunes.Ceux-ci, de moins en moins nombreux, remettent d'ailleurs en question certaines valeurs de leurs aînés.Toujours prêts à travailler fort, ils souhaitent cependant accorder autant d'importance à leur vie personnelle qu'à leur vie professionnelle.Ils sont de plus en plus nombreux à chercher des emplois qui correspondent d'abord à leurs goûts et à leurs qualifications.Cette nouvelle génération de «salarymen» n'a d'ailleurs bien souvent que l'embarras du choix.Depuis 1988, une pénurie réelle de main-d'oeuvre fait que les arrivants sur le marché du travail peuvent se permettre de choisir devant ce qu'on leur offre.En fait, dans les trois années qui suivent leur premier recrutement, pas moins de 30 p.cent des jeunes travailleurs changent d'employeur.Il s'agit d'un phé-nomème nouveau qui inquiète les aînés.Beaucoup d'entre eux perçoivent les jeunes comme des bébés gâtés: après tout, ifs ont été les premiers enfants à avoir leur chambre à eux, à obtenir tout ce qu'ils demandaient et à n'avoir assumé aucune tâche à la maison.On se demande s'ils seront aussi débrouillards que leurs parents et leurs grands-parents.Et surtout s'ils feront passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité.Le mariage de Masako Owada au prince héritier Naruhito symbolisait d'ailleurs le dilemne de cette jeunesse dorée.Eduquée à l'américaine, la jeune femme a finalement mis de côté l'avenir dont elle rêvait pour servir la nation.DEMAIN: Quel rôle le Japon veut-il jouer?i \u2022 I fi « t COUPON 2 POUR 1 DU PARC OLYMPIQUE disponible dans le guide touristique de la Tournée POM des Grands Sites de Montréal.VISITEZ GRATUITEMENT l'exposition LEGO® \"VOYAGE DANS L'ESPACE\" et courez la chance de gagnerun voyage à LEGOLAND à Billund au Danemark et plusieurs autres prix.jvert tous les jours ____enseignements : (514) 262-TOUR ira\tra\t** B Stationnement: 3200, rue Viau E2J viau HT\tKL.8VS CITF.1*1 fssr T \u2022 i i i i i i i » i i Nom : Prénom :\tAge: Adresse :\t Ville :\t Code postal :\tTél.: ( ) Pour participer, complétez et déposez le coupon à l'entrée de l'exposition LEGO* à la Tour de Montréal du Parc olympique avant le 5 septembre 1993.Règtoments disponibles à La Presse.UN AUTRE EVENEMENT DU PARC OLYMPIQUE LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1993 Québec compensera les pertes éventuelles \u2022 * \u2022 des casinos organisés dans les foires agricoles LOUISE LEDUC ¦ Chose étonnante, à partir de 1994, le gouvernement provincial ne subventionnera plus les foires agricoles mais bien les casinos qui s'y tiennent.En fait, selon une entente, le gouvernement octroiera 3,5 millions aux sociétés d'agriculture qui s'inquiétaient de la concurrence qui sera faite à leurs propres casinos tenus dans les foires lors-qu'ouvrira le grand casino de Montréal.L'entente intervenue entre le ministère de l'Agriculture et celui des Finances, en novembre dernier, était passée quasi inaperçue.Pourtant, les sommes en jeu sont importantes: en 1991, les 32 casinos pour le^uels la Régie des loteries a émis un permis procuraient un bénéfice de 6 millions, permettant de financer les foires agricoles comme celle qui se tient à Ste-Hyacinthe.Si l'ouverture du nouveau casino entraînait des pertes importantes pour les sociétés d'agriculture, le gouvernement se dit prêt à subventionner à hauteur de 85 p.cent les pertes de revenus des casinos, jusqu'à concurrence 3,5 millions annuellement.À l'heure actuelle, Richard Robert, di- Carifête: l'agresseur voulait défier une bande rivale AWPBÉ ClIPILOT_ ¦ Membre d'un gang de jeunes haïtiens du nord-est de Montréal, l'adolescent de 15 ans voulait simplement défier une bande rivale de famaicains quand il a ouvert le feu sur des participants au défilé .de la Carifête, à Notre-Dame-de-Grâce.C'est ce que révèlent les premiers résultats de l'enquête en cours à la police de la CUM.«Pour l'instant, on pense qu'il s'agit d'un geste gratuit, d'une bravade.», a expliqué le lieutenant-détective René Leduc, du poste 15.Avant de se prononcer avec plus de certitude, les policiers montréalais préfèrent rencontrer les quatre victimes \u2014 un Blanc et trois hommes originaires de Jamaïque, âgés de 20 à 30 ans.Nul d'entre eux n'a de casier judiciaire ni n'est connu des services de renseignements policiers.Deux ont obtenu leur congé de l'hôpital.Appréhendé sur les lieux de la fusillade, l'adolescent de 15 ans a pour sa part comparu hier devant le Tribunal de la jeunesse sous six chefs d'accusation concernant la possession et l'utilisation d'une arme à feu.Des inculpations plus graves de tentative de meurtre pourraient s'ajouter une fois que les policiers auront complété leur enquête.Comme le prévenu n'en est pas à ses \u2022 premières offenses de nature criminelle, le juge Robert Sacchitelle l'a confiné en cellule jusqu'à son enquête sur cautionnement fixée au 13 juillet prochain.La Couronne était représentée par Me Sylvie Lemieux, tandis que Me Emile Bena-mor agissait en défense.En dépit de son jeune âge, il a été mis en accusation à au moins onze reprises depuis 1991.11 y avait à peine deux semaines qu'il était sorti de prison après y avoir séjourné un mois pour des manquements aux conditions de sa remise en liberté.11 a déjà été condamné pour des cambriolages, des vols d'autos et des délits de fraude.L'adolescent de 15 ans a aussi une cau- \u2022\tse pendante pour avoir trempé dans une histoire de séquestration et d'agression sexuelle dont a été victime une adolescente de race noire, en mars dernier, à : Montréal.Plusieurs membres du gang des Bo-Gars, dont trois de ses principaux leaders, âgés de 15 et 17 ans, ont aussi été inculpés en rapport avec cette affaire.A cause des nombreuses menaces qui leur ont été faites, la victime de l'agression a dû être placée sous la protection de la , police, tandis que des membres de sa fa-; mille ont été forcés de déménager.Selon la police, le groupe les Bo-gars ; est formé d'une cinquantaine de jeunes ; de 13 à 17 ans dont les parents sont pour \u2022\tla plupart d'origine haïtienne.Il s'agit \u2022\td'une filiale du gang d'adultes Master B qui a fait la pluie et le beau temps jusqu'à la fin de 1991.Ils sont particulièrement actifs dans les secteurs de Saint-Michel et de Montréal-Nord.Les Bo-gars sont en guerre quasi perpétuelle avec d'autres gangs de rues pour le contrôle de divers rackets, dont la prostitution et le trafic de crack.Depuis le début de l'année, ils se frottent surtout à des membres du Crack Down Posse, nouvellement installés dans le quartier Saint-Michel et la municipalité de Saint-Léonard.C'est ce qui explique qu'un membre des Bo-gars, sans doute par bravade, ait profité du grand rassemblement antillais qui s'est déroulé samedi à Notre-Dame-de-Grâce, en plein territoire jamaïcain, pour commettre le sanglant attentat.Des quinze personnes qui ont été arrêtés à la suite des échauffourrées qui ont suivi, onze ont été mises en accusation par voie de sommation.Hier, une seule a été appelée à comparaître en Cour du Québec, à Montréal, puisqu'elle faisait déjà l'objet d'un mandat d'arrêt.recteur général de l'exposition de Saint-Hyacinthe et président de l'Association des expositions^qui compte 41 membres» estime à 125000$ les subventions du gouvernement auébécois, ce qui ne représente que 25% comparativement à l'aide fédérale fournie aux foires agricoles.«Si le gouvernement venait à considérer nos casinos comme d'encombrants concurrents à déloger, qui sait s'il ne nous offrirait pas tout simplement plus d'argent pour qu'on lui laisse le chemin libre?» s interroge M.Robert.M.Robert Lemieux, sous-ministre à l'Agriculture, n'écarte d'ailleurs pas ce scénario.«Peut-être pourrions-nous négocier avec les sociétés d'agriculture quelques jours de casinos de moins en échange d'une compensation financière si les deux parties y voyaient un avantage».À Montréal, on peut organiser jusqu'à 80 jours de casino.Pour l'ensemble du Québec, le maximum est fixé à 200 jours.C'est donc ce nombre de jours qui pourrait faire l'objet de négociation.Ces casinos agricoles sont certes des concurrents importants qui attirent au total entre 7000 et 8000 mordus qui se promènent de foire en foire.Les montants qui y sont «investis» sont loin d'être minimes.Les mises au Black Jack varient entre 5$ et 100$, celles de la roue de fortune oscillent entre 1 $ à 20$.Sur un même coup de roulette, il est possible de jouer près de 800$ si l'on tient compte de toutes les possibilités de mi- Ces casinos ne s'adressent donc pas aux pee-wee de la roulette mais à des joueurs souvent compulsifs qui s'y rendent pour quelques heures de rêve, même si la plupart savent que les profits vont à la maison.Eddy, cuisinier à Montréal, a quand même trouvé le moyen de perdre en une année plus de 40000$.Combien de ces joueurs jetteront leur dévolu sur le casino de Montréal, privant du coup les foires agricoles de moyens de financement primordiaux?Impossible de le dire avant l'ouverture officielle en octobre.Selon M.Normand Labbé, qui organise 80 p.cent des casinos forains tenus dans la province, tout dépendra du genre de casino qui sera implanté à l'Ile Notre-Dame.Des droits d'entrée seront-ils exigées?Le veston et la cravate seront-ils de mise?Acceptera-t-on les cartes de crédit?M.Labbé croit qu'un casino huppé minimiserait les torts alors Ïu'un casino semblable à ceux d'Atlantic ity serait plus néfaste aux foires agricoles où le faste est exclu.Quoi qu'il en soit, l'entente de 3,5 mil- lions oblige les sociétés d'agriculture à continuer de déployer un effort soutenu dans leur financement, ce qui laisse Richard Robert tout à fait perplexe.« Pourquoi garderions-nous quarante tables de jeu si seulement vingt demeuraient rentables après l'ouverture du casino de Montréal?Ce serait là des coûts d'exploitation tout à fait inutiles».Dans les coulisses, on craint des pertes de 25 p.cent à 30 p.cent pour les casinos forains qui se tiendraient dans la région montréalaise.C'est l'article 207 du Code criminel qui permet aux sociétés d'agriculture de tenir de tels casinos.Les autres organismes, comme la Société de développement du loisir et des sports du Québec qui vient de tenir un casino au Palais des Congrès, doivent obtenir un décret ministériel.Les bénéfices nets provenant des casinos forains et les revenus indirects issus des droits d'entrées et des ventes de produits de consommation permettent aux sociétés d'agriculture et aux associations d'éleveurs de financer des projets et des activités agricoles comme la recherche, l'amélioration de la génétique, l'encadrement technique et la promotion des produits agricoles.¦ \u2022 ' ,\t\u2022 i - ®V\t' v \u2022 ' '*-: >'.*;¦ '¦.-\t.:\t- .\u2022 v.v \u2022 ': »¦> ' , -^.v v?.y£ .-. .'.¦ \u2014 ¦ -x-.wM.,;-™^ ¦ ^^¦ -.¦ i- \u2022\u2022\u2022\u2022.¦ ¦ M >¦ ¦ \" \u2022\u2022\u2022 x.à:'- SiSi ¦A msm : - -:.>xi : mm i WMfff x668ESKSB .5* S; ¦IH Ss- mm M»3 jjB ^iflflltifii'r\t.\t'\t¦'¦\"¦'\"'\u2022^\"v.',\u2022\u2022.\t\"'\tTW''' '¦vv'*»'*^ .m ,.¦.\u2022.\u2022 \u2014\tPas la moindre idée, fit-elle sans la plus/ petite lueur d'anticipation._\ta \u2014\tC'est la fête du Canada et une semaine** avant, c'est la fête du Québec.Vous connaissez le> Québec?\u2014\tLe quoi?|e ne fus pas étonnée par son ignorance ni par*; l'absence de culpabilité quelle manifestait à négli-;-ger une série de renseignements que le reste de la-\" planète tout comme elle, ignorait.l'étais au fin fond de la Floride, au pays des:'* lézards et des oiseaux du paradis, dans un restaurant % tapageur qui servait à l'apéro un dip à l'alligator.* L'alligator, contrairement au crocodile, n'a aucun < sens de la géographie.La serveuse née en Argentine,*-v ui avait grandi en Pennsylvanie avant de fuir pour I ttle et de se retrouver devant moi à Lauderdale-by-the sea, n'en avait guère plus.Le Canada tout;'» comme le Québec étaient trop loin de son profit** pour qu'elle ne retienne autre chose sur l'autoroute que le nom de la sortie.\t\" ; Idem pour Vince, le pilier du bar, qui avait ; bourlingué sur toutes les routes du rhum de l'Occi- < dent, mais qui n'avait été au Canada qu'une seule fois.\u2014\tC'était à St.Albans, m'annonça-t-il.\t; \u2014\tSt.Albans est aux États-Unis, fis-je poli-4 ment.\u2014\tImpossible, rétorqua-t-il, il y avait de la neige.! \u2022 \u2014\t|e veux bien mais St.Albans est au Ver-;! mont.\u2014\tC'est du pareil au même, fit-il en haussant', les épaules et en replongeant dans son rhum.le ne fus pas surprise par sa réponse ni par l'ab- .sence d'étincelles que suscitait le nom de Montréal chez les Américains qui me demandaient de quel coin je venais.Les Américains, c'est bien connu, croient que le Canada est une vue de l'esprit.Ils ne « sont pas convaincus que le pays existe vraiment.: Pour être brutale, disons que la majorité d'entre eux s'en torche royalement.le ne suis jamais surprise par leur ignorance.En revanche, je suis toujours étonnée par notre curieuse réaction au phénomène.Quel ne fut pas mon étonnement en débarquant à Montréal, dimanche dernier, de découvrir qu'on y célébrait le 4 juillet en grande pompe avec Mickey, Donald et tout le bataclan.Non seulement, on se souvenait de la fête nationale de nos illustres voisins, mais on poussait l'abnégation collective, voire l'a plat-ventrisme national, jusqu'à leur organiser un party.Et le directeur adjoint à l'accueil à l'Office des congrès et du tourisme d'y aller d'une belle analogie dans le journal : \u2014\tC'est un peu comme si on soulignait la Saint-lean aux États-Unis, déclarait-il avec Ta fierté d'un Bleuet à qui on vient d'apprendre que le ciel est bleu, fierté qui semblait oublier que non seulement les Américains ne nous rendront jamais la courtoisie mais qu'ils seraient bien embêtés d'avoir à expliquer la différence fondamentale entre le 24 juin et le 1er juillet.Le directeur adjoint en rajouta, déposant sur la table une liste de chiffres fracassants.L'année dernière seulement, l'Office a fourni 450 000 renseignements aux Américains.Cette année, les chiffres pourraient atteindre le demi-million.Ma foi du bon Dieu, Claude Morin se serait-il recyclé dans le tourisme?Et bien que je comprenne la jubilation du directeur adjoint \u2014 après tout, il faut bien qu'il justifie son salaire\u2014, je me pose une question.Même si nous devions fournir aux Américains deux milliards de renseignements par mois, pouvez-vous m'expli-quer ce que cela changerait exactement?Les renseignements sont-ils indexables?Font-ils monter nos taux d'intérêts?En quoi un renseignement peut-il faire d'un Américain un être renseigné, capable de comprendre ce que nous avons encore de la difficulté à énoncer?Et chose encore plus importante, un Américain renseigné vaut-il plus cher que deux Montréalais cassés?* * * Mon étonnement frôla la consternation en découvrant que pendant ma courte absence, les touristes américains étaient devenus les héros de la semaine.Dans certains journaux, on leur posait même la question du jour.Qu'est-ce qui vous attire à Montréal?deman-dait-on à Bob, Ted, Carole et Alice qui y allaient tous d'une bonne pensée pour notre belle ville, propre et accueillante, certains j'en suis convaicue ne venant pas de Milwaukee ou de l'idaho mais tout bonnement de Kamloops BC ou de Paris, Ontario.Comprenez-moi.l'aime Montréal et je suis ravie quand la ville attire des touristes américains qui y dépensent leur gros billets verts, font un tour de calèche ou se tapent un concert en plein air en découvrant le secret de notre bière.Mais de là à proclamer que Montréal est devenue la destination numéro un des Américains, il y a un pas que nous franchissons ur.peu trop allègrement.Il ne faut quand même pas être innocent ni prendre ses désirs pour la réalité.Les Américains qui viennent à Montréal l'été habitent pour la plupart au Vermont.Ils viennent ici parce que c'est moins loin que Tunis et moins dangereux que Bagdad, parce que les hôtels ne leur coûtent pas la peau des fesses et que le Festival de jazz de Montréal est nettement plus rigolo que celui de New York, qui ressemble à l'anti-chambre d'un salon funéraire.Et puis Montréal est probablement la dernière ville au monde où on serait prêt à ériger un monument aux touristes américains.Ailleurs, à Paris, Londres ou Venise, on évite d'être vu en leur compagnie quand on ne les traite pas de méchants capitalistes ou de sales Yankees.Les Américains n'étaient déjà pas populaires quand ils flambaient leur argent ; maintenant qu'ils sont ruinés, ils doivent payer doublement.« Alors restons calmes.Ce n'est pas parce que Bob, Ted, Carole et Alice ont choisi cette année un petit dépaysement pépére et pas cher que le tourisme montréalais se porte bien et que nous seron» riches et célèbres cet hiver.Cet hiver, de toute façon, nous serons en Floride.Soyez assurés que personne ne se fendra en quatre pour nous souhaiter joyeux annive-raire.\t- A 6 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1993 Médecins radiés pour avoir eu des rapports sexuels avec des patientes ROI ¦ Après avoir admis avoir eu des relations sexuelles avec une pa- tiente, deux médecins et un psychologue ont écopé récemment d'une radiation dont la durée s'étend de un mois à un an.Dans les trois cas, les comités de discipline ont jugé sérieuse la faute professionnelle commise mais ont également tenu compte ÉQUIPEMENT STANDARD \u2022\tb Jets réglables Individuellement \u2022\tfiltre à cartoucfte \u2022\tInterrupteur pneumatique marefte/arrêt \u2022\técumolr \u2022\t2 contrôle d'admission d'air \u2022\tthermomètre (température de l'eau) ENSEMBLE TOURBILLON \u2022\t240 VOltS \u2022\tpompe 1 cv.2 vitesse \u2022\tchauffe-eau 4 k.w.(240 volts) ENSEMBLE THÉRAPEUTIQUE \u2022\tmjecteurs \u2022\tsoufflerie LC.V.avec système antl retour d'eau.N.B.L'ensemble nécessite un circuit d'interrupteur avec mise i terre (6FO SPA-OASIS II Tourbillon 79\" X 551/2\" X 27\" 160 gallons INVENTAIRE: 1 framboise 1 brun marbré PSM: 3445.00 SPÉCIAL 1895\"* ÉCONOMISEZ 45% mmH^ SPA-AZURE II 771/2\" X 771/2\" X 27\" 220 gallons Tourbillon INVENTAIRE: 3 os.1 brun marbré PSM: 3627.00 SPÉCIAL Combinés tourbillon et thérapeutique INVENTAIRE: 1 bleu marbré PSM: 4900.00 SPÉCIAL 1995n* 2695\"* SPA-Président II OMblBé tosrbittofl et thérapeatique 101\" X 84 1/2\" X 35M 395 galions.INVENTAIRE: 3 teal marbré (vert).1 gris marbré PSM: 5445.00 SPÉCIAL 2995°° SPA-Palm Combiné tourbiuon et thérapeutique 79M X 79\" X 34\" ^ gallons.Acrylique renforcé de fibre de \\ferre.INVENTAIRE: 1 pêche.1 rouge PSM: 5081.00 SPÉCIAL 2795008 À NOTER Nous serons fermés pour nos vacances annuelles du 19 Juillet au 2 août 1993.Bonne vacances à tous nos clients ÉCONOMISEZ 45% LES MOOf L£S ILLUSTRÉS DlFTÉRfR LtGtflEMEMT 0£ L'ORIGINAL Spéciaux «n vigutur jusqu'à épulscmtnt «rinvtmafrt.FfcJEMENT DIRECT FERMÉ TOUS LES DIMANCHES ET LUNDIS RAYMOND LEPINEinc.8755 Lancelier St-Lêonard.Montréal, Québec (AU NORD OE MÉTROPOLITAIN.SORTIE 78.A L'OUEST OU BOUL LOUIS-H LAFONTAJNE) 326-2060 PLUS DE 3,000,000$ DE\t= MARCHANDISES EN STOCK ENTREPÔT DE\tPLUS DE 75,000 pi2 SALLE DE MONTRE COMPLÈTE\t des circonstances particulières de chacune des situations.Le médecin René Desautels, âgé de 36 ans, de Lasalle, a reconnu avoir eu à deux reprises des activités sexuelles avec l'une de ses patientes.H a été radié pour une période de deux mois.Dans ce cas-ci, les séances de thérapie de Madame A ont duré de 1986 à septembre 1988.Une relation amicale s'est ensuite développée, a donné lieu à une série de rencontres et à deux relations sexuelles au domicile de Madame A.En décembre 1988, le médecin a mis fin à la relation alors qu'il était en analyse dans le cadre de sa formation de psychiatre et après avoir demandé conseil à deux psychiatres amis.En février 1989, le médecin a accepté de verser 2000 $ à Madame A afin de lui permettre de payer des frais de thérapie.Un an plus tard.Madame A a retenu les services d'un avocat qui a réclamé au médecin la somme de 15 000 $ pour d'autres frais de thérapie.Il a refusé.Le 2 juillet 1991, Madame A a porté plainte auprès de la corporation professionnelle.En imposant une radiation de deux mois, le comité de discipline dit avoir tenu compte du fait qu*«i1 ne s'agissait pas d'une agression sexuelle mais d'une relation répréhensible qui a pris naissance dans le cadre d'un traitement où les phénomènes de transfert et de contre-transfert ont induit les parties à confondre leurs rôles, ce qui est inadmissible pour le professionnel».Le comité a pris également en considération qu'au moment où les événements se sont produits le médecin n'avait pas encore terminé son cours en psychiatrie qu'il a réalisé assez tôt l'erreur commise; qu'il a consulté à cet effet et s'est ressaisi en mettant fin à ceite relation.Avec une infirmière Pour sa part, le médecin Richard Gosselin, de Granby, a reconnu sa culpabilité à une plainte voulant qu'il ait eu des relations sexuelles à trois reprises avec une infirmière qui travaillait dans le même centre hospitalier que lui et qui était en outre sa patiente.Dans ce cas, le comité de discipline de la Corporation professionnelle des médecins du Québec a ordonné une radiation d'une durée d'un mois.L'infirmière B était une patiente du Dr Gosselin depuis de nombreuses années.À un moment donné, le médecin a senti qu'une relation de flirt se développait entre l'infirmière B et lui à l'occasion principalement d'échanges sur les fantasmes de l'infirmière et le type d'homme pouvant lui convenir.L'infirmière a consulté le Dr Gosselin pour des saignements inter-menstruels.Le médecin n'en a décelé aucun mais l'a référé à un autre médecin, en septembre 1990, par prudence.Plutôt que de suivre le traitement suggéré par îè second médecin, l'infirmière B est revenue voir le Dr Gosselin, le 4 janvier 1991, pour qu'il établisse un plan de traitement hormonal.Deux mois plus tard, l'infirmière se présente au cabinet de consultation et c'est à ce moment qu'a lieu la première relation sexuelle.Cela devait se reproduire les 16 mai et 8 août 1991.En octobre, l'infirmière téléphone au cabinet du Dr Gosselin et manifeste son désir de le voir.Aucune suite n'est donnée.Peu après, le médecin note que le nom de l'infirmière B se trouve sur la liste des rendez-vous.Il la reçoit, l'examine, sans plus.L'infirmière exprime sa déception, le médecin lui dit qu'il ne peut pas vivre dans cette situation.En décembre 1991, elle demande et obtient le transfert de son dossier à un autre médecin.En janvier 1992, l'infirmière menace le médecin de le dénoncer a sa corporation professionnelle.Ce qu'elle fit.Dans sa décision, le comité de discipline écrit: «c Voici un cas évident où il serait suprêmement injuste de détruire une carrière par une radiation de cinq ou dix ans.Le comité considère être en présence d'un honnête homme, professionnel consciencieux, socialement dévoué, induit en erreur par le contexte dans lequel s'est développée cette relation et aussi par le contexte de sa vie personnelle à ce momen».«Compte tenu des nombreuses circonstances particulières et atténuantes, le comité de discipline ordonne une radiation temporaire pour une période d'un mois.» Psychologue Le psychologue Wendell John D'Souza, de Verdun, reconnu coupable d'avoir eu des relations sexuelles avec une patiente et condamné à une amende de 2000$ par le comité de discipline de sa corporation a plutôt été radié pour une période d'un an par le Tribunal des professions.Le psychologue a rencontré Madame C lors d'une séance de thérapie de groupe qu'il donnait à l'hôpital Général de Montréal alors qu'il exerçait sa profession de psychologue depuis cinq mois.Elle lui a alors parlé de problèmes particuliers.Il lui a donné-rendez-vous à son cabinet de consultation.» _ w Au terme d'une deuxième rencontre, Madame C aurait prjs l'initiative de lui faire des avances de nature sexuelle en tentant de l'embrasser.Le psychologue D'Souza s'y serait refusé en expliquant que sa situation maritale ne lui permettait pas d'avoir avec une cliente autre chose qu'une relation ouverte.Par la suite toutefois, il a eu des relations sexuelles à deux reprises avec elle, soit à la mi-novembre et à la mi-décembre.En janvier, informé que Madame C avait des relations sexuelles non protégées avec plusieurs autres hommes, le psychologue décide de mettre fin à leur relation.Madame C a porté plainte auprès de la Corporation professionnelle.Selon le psychologue, elle aurait intenté une action au montant de 150 000$.Notons que Madame C n'a pas témoigné devant le comité de discipline.Au terme d'une révision du dossier, le Tribunal des professions estime que le comité de discipline n'a pas tenu compte de la gravité objective de l'infraction en regard de l'exercice de la profession de psychologue et que la sanction n'est pas appropriée et proportionnée à la faute.Ces trois décisions sont rapportées dans le numéro de mai 1993 du Droit disciplinaire Express produit par la Société québécoise d'information juridique.Pour offrir des don* {Satinés à la recherche, pour faire don de vœ reins à des fini de greffe ou pour en taroir davantage, communiouei avec voire section locale de La Fondation canadienne du rein.La Fondation canadienne du rein Pirtt qu« U rk ça %'mné pot! Chez le GÉANT, on pense (A «n 6EO Métro Berline! Il l C«o Métro Itrlfito 1V93 \u2022 ttotwr 4 tyWrn 1,3 ktre \u2022 lofe moRutfa S wttun \u2022 $uis que Harry Connick fr.a remis e swing réminiscent sur les palmarès de l'oncle Bill, d'autres tentent d'en profiter.Mais Pizzarelli, ail american boy fait sur mesure pour Yankees en mal de gloire nationale, n'a ni l'originalité, ni le charisme ni le talent vocal de Connick.Il fait son boulot avec grand professionnalisme, mais il n'arrive pas à transen-der son statut de pasticheur.Fort bon guitariste au demeurant (son père, Bucky Pizzarelli, n'est pas non plus le dernier venu), Pizzarelli ne réussit qu'à offrir un bel exercice de style.Au mieux, un documentaire en chair et en os.ALAIN BRUNIT Il y a tout un buzz autour de la venue du Libanais Rabih Abou-Khalil, spécialiste du oud (l'ancêtre arabe du luth) dont les enregistrements ont fait boule de neige chez les jaz-zophiles montréalais.À tel point que les organisateurs du FIJM ont ajouté une représentation (aujourd'hui même au Gesù) au concert prévu dans la nuit de demain.Le buzz montréalais fut perceptible il y a plus d'un an ; on se pâmait déjà à l'écoute de l'album Ah/adida (étiquette Enja), qui révélait une musique patrouillant la frontière du jazz et l'héritage arabisant.Puis on se joignait carrément à la caravane en découvrant le récent Blue Came/.Nous avions ainsi découvert le oud transculturel! Transculturel parce qu'arabisant de facture* et parce qu'impliquant des improvisateurs de haut niveau, issus de différentes nations: seront d'ailleurs ce soir sur scène Bob Stewart au tuba, Howard Levy (sideman de Belà Fleck) à l'harmonica et aux claviers, sans compter Milton Cardona, Nabil Kahiat et Ra-mesh Shotham aux percussions.\u2022\ttr D'autres grands musiciens ont d'ores et déjà participé aux enregistrements de Rabih Abou-Khalil que l'on considère désormais comme un virtuose de l'instrument: le trompettiste Kenny Wheeler, les bassistes Steve Svallow et Glerfhfoore ainsi que le saxopho- «Je suis venu en Europe avec ce complexe que plusieurs ressortissants du tiers-monde alimentent: celui voulant que la musique de leurs ancêtres soit inférieure à la musique occidentale.Mais je me suis vite rendu compte que j'improvisais beaucoup plus naturellement avec le oud.jusqu Le Libanais Rabih Abou-Khalil, spécialiste du oud (l'ancêtre arabe du luth).nommer niste Charlie Mariano, pour n'en que quelques-uns.Pour le Libanais, le choix du oud comme véhicule de son expression musicale ne s'est pas effectué aisément.Résidant de Beyrouth, passionné de jazz et de musique nouvelle, Rabih Abou-Khalil déménageait ses pénates en Allemagne afin d'y parfaire sa formation musicale:\t* mis à la flûte parce que je voulais devenir mu- sicien de jazz.Ce que je n'ai pu accomplir (rires).Le choix du oud a donc été salutaire, car je serais probablement devenu un mauvais flûtiste de jazz.» Il fallait ensuite convaincre les Occidentaux de la pertinence d'une telle entreprise.«Lorsque j'ai commencé à approcher des compagnies de disques, racont* Abou-Khalil, on me trouvait carrément fou.Parce que le produit était oriental, parce que les gens ne pourraient éventuellement comprendre mon nom en le lisant sur une pochette de disquel» Avant d'être connu par d'importantes maisons de disques, l'artiste libanais a donc dû produire iut-même ses enregistrements \u2014 ce qui, en incluant les albums plus récents, totalise pas moins de huit albumst «Mais j'ai fini par enregistrer avec des musiciens reconnus internationalement, ce qui a finalement convaincu certains producteurs, l'ai alors enregistré sur ECM (mon pire album!), et l'étiquette Enja m'a ensuite approché, me permettant de faire exactement ce que je voulais.»\t\\ Lorraine Klaasen Des chansons en zoulou; en xhosa, en anglais, en français pour danser ! ISABBLLB DUCAS Lorraine Klaasen amène sa mère au Festival de jazz: elle sera avec elle sur scène pour faire danser les festivaliers sur des rythmes totalement débridés! Montréalaise d'origine sud-africaine, Lorraine Klaasen apporte sa touche d'exotisme au Festival de jazz pour la deuxième année consécutive.Ses chansons en zoulou, en xhosa, en anglais ou en français sur des rythmes africains, reggae, antillais (et j'en passe.) donnent des fourmis dans les jambes.«On ne peut écouter ma musique sans vouloir danser», dit avec fierté cette dynamo qui parle 17 langues et dialectes africains.Elle-même accorde une place importante à la danse dans sa performance sur scène : elle se dit danseuse autant que chanteuse (ce qui demande beaucoup d'énergie, signale-t-elle), et une danseuse-choriste l'accompagne dans ses chorégraphies endiablées, en plus des huit musiciens de son groupe Soweto Groove.Avec la présence de Thandi Klaasen, mère de Lorraine, arrivée d'Afrique du Sud depuis à peine deux semaines spécialement pour cette performance, le spectacle aura en plus une dimension de jazz et blues à la mode sud-africaine.À 65 ans, «Mama» Klaasen semble n'avoir rien perdu de son énergie et de son charisme, malgré un accident qui l'a défigurée.«J'adore toujours autant bouger», dit-elle en se trémoussant.Amie de Nelson Mandela, elle est très connue en Afrique du Sud où elle est toujours active sur la scène musicale malgré la situation politique qui l'inquiète.Arrivée à Montréal il y a 15 ans.Lorraine Klaasen a grandi dans l'apartheid.«Mais on ne se rendait pas compte des injustices.On croyait que c'était normal».Bien que préoccupée par les difficultés que connaît son pays, elle aborde dans ses chansons des thèmes plus légers.«Je préfère chanter ce que je connais plutôt que d'exploiter la situation politique.Les gens vont toujours aimer, se Arrivée à Montréal il y a 15 ans, Lorraine Klaasen a grandi dans l'apartheid de l'Afrique du Sud.marier, avoir des enfants, mourir, croire en Dieu.» Des chansons traditionnelles africaines font aussi partie de son répertoire.Elle a appris la musique en autodidacte, influencée depuis sa plus tendre enfance par sa mère, mais a fréquenté l'école de théâtre dans son pays d'origine.Elle accorde donc beaucoup d'importance au visuel : les costumes, les gestes, la mimique, les couleurs font partie intégrante du spectacle flamboyant qu'elle présente ce soir à 21 h et à 25 h à l'amphi-téâtre Ultramar.Bridgewater Une bombe! ALAIN BRUNET ee Dee Bridgewater, à peu près inconnue jusqu'à hier soir en Amérique francophone, brille désormais au firmament du jazz montréalais.Cette dame brûle carrément les planches et s'affirme sans conteste comme l'une des grandes inte-prètes féminines du répertoire jazz.Amorçant sa prestation par un Ail Of Me bien senti, elle conquiert sans problème un public hétérogène pour finalement voler le show du programme-double \u2014 plusieurs festivaliers étaient venus acclamer le crooner-guitaris-te John Pizzarelli.Questionnant la foule sur ses allégeances linguistiques, Bridgewater, parfaite bilingue, n'obtiendra pas de réponse claire (ça nous ressemble, non?).et s'exprimera surtout dans la langue de l'autre solitude.On ne s'en plaindra pas, car cette superbe Afro-Améri-caine (de 43 ans?!!) affiche une présence incroyable sur scène.Rigolote parce que faussement pudique, coquine, subtile, sensuelle dans sa petite robe blanche comme c'est pas permis, exaltée, déployant une gestuelle unique.Aucun problème d'inhibition, la Dee Dee! Elle enchaîne avec Ail Blues.classique modal de Miles Davis, à l'intérieur duquel elle livrera un scat d'enfer, rauque, pour atterrir doucement sur le chorus, terminant ses phrases par des vibratos' moelleux.S'ensuivent Lullabye At Birdland (George Shearingj; Les Feuilles Mortes (Prévert et Kosma) et autres classiques de la chanson jazzy.Un moment, je me disais qu'elle pouvait en beurrer un peu trop épais dans certaines de ses séquences improvisées, mais l'impression s'est effacée aussi rapidement qu'elle m'est apparue.Femme de contraste, capable de phrases satinées tout autant que d'éruptions passionnées, cette chanteuse se réapproprie le répertoire des standards, actualisant le mythe de la chanteuse de jazz.On aura remarqué les arrangements réussis du contrebassiste Hein Van de Geyn, appuyé de fort belle façon par le très agile Thierry Eliez ainsi que par le maître batteur André «Dédé» Ceccarelli.Ce trio accompagne subtilement l'Afro-Américaine, doit-on renchérir.Deux rappels pour la première partie d'un programme double, fallait le faire.Comblée par la réponse de la foule (ovations et tout et tout), Bridgewater aura livré un blues bien costaud, laissant croire qu'elle maîtrise aussi bien l'esthétique rugueuse que la soyeuse.i/cc wcv ui lu^cwavtfi (EH 854P) P.D / ANS \\ I GARANTIE (EH 338P) P.D Préparation, transport et taxes en sus IA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1993 A 11 Travaux et I Un procès pour meurtre quasi à huis clos pour Karla Homolka bouchons dureront jusqu'en novembre sur la 132 GBORGIS LAMON ¦ Les automobilistes de la Rive-Sud n'ont pas fini de maugréer contre les travaux qui perturbent le trafic sur les routes et sur les ponts: eux qui affrontaient déjà .le pont Champlain en léparation depuis trois ans, voilà que c'est au ;tour de la route 132, le long du \u2022fleuve, de les faire rager, à cause !de travaux qui ne pouvaient souffrir de report et que le ministère des Transports veut terminer cette année.1 Hier, le bouchon sur la route : 132 s'est étendu sur plusieurs kilomètres, dans les deux directions, entre le boulevard Notre-Dame à Saint-Lambert et la rivière Saint-|acques à La Prairie.Un porte-parole du ministère \u2022des Transports du Québec, M.Yvan Paquette, a expliqué à La 'Presse que les entrepreneurs n'avaient pu terminer à temps les \u2022 travaux de transition, soit le dé-placement des murets de sécurité :(New Jersey).Ce qui, estime-t-il, a entraîné des attentes d'une quinzaine de minutes pour accéder à Montréal, en particulier sur le tronçon entre le boulevard Matte, à Brossard, et l'accès au pont .Champlain.D'autres problèmes attendaient les automobilistes entre l'autoroute 10 (Estrie) et la route 132._ Soulignons que ceux qui veulent éviter la 132 peuvent toujours se rabattre sur le boulevard Taschereau ou encore le tronçon existant de l'autoroute 30.% «Au début, nous avons prévu des problèmes, comme à chaque début de chantier, a précisé Yvan Paquette.Mais une fois que les automobilistes se familiariseront avec le trafic et les déviations, ça devrait aller assez bien.On ne peut pas vraiment parler de difficultés sérieuses depuis le début.Grâce à une signalisation améliorée et l'installation de feux de circulation temporaires, ça se présente plutôt bien.Nous n'avons pas plus de retard qu'en temps normal.» Ces travaux, évalués à 20 millions et échelonnés sur trois phases, devraient prendre fin en novembre.Actuellement, on attaque la phase deux, qui devrait durer environ un mois.Cette phase consiste en la réfection de la chaussée, la construction d'une bande centrale de sécurité, l'amélioration de l'éclairage et la modification des entrées et les sorties de manière à les rendre davantage sécuritaires.Viol d'une adolescente : la Couronne en appel de l'acquittement de deux Marines d'après PC QUÉBEC ¦ Le procureur de la Couronne a l'intention d'interjeter appel de l'acquittement de deux des quatre \u2022 Marines américains accusés d'agression sexuelle sur la personne d'une fillette de 12 ans en août 1991, à Québec., Si la demande de la Couronne est acceptée, les caporaux Terry Cobb et Mark Cunningham, de la Caroline du Nord, feraient face à .un nouveau procès.Une porte-parole du ministre ,4e la Justice, Gil Rémillard, a S infirmé hier la requête en vue 'obtenir la permission d'en appeler de la décision du juge Maxi-vTOilien Polak.Les deux autres militaires, le ~eaporal Clarence Morris et le ser-Igent Léonard Permell, ne seront 'pas mis en cause dans la demande d'appel.Le quatuor faisait partie de :l!6quipage du USS Guam, qui fai-:sait une escale de courtoisie à : Québec au mois d'août 1991 au .fooment des événements.Il semblerait que la Couronne ;o'ait pas accepté le refus du juge ; Polak de prendre en considération une importante déclaration :4e Cobb et Cunningham faite à la ; police de Québec, et d'accepter jen preuve un échantillon de sali- Selon le juge, la police n'avait \u2022ipas fait connaître leurs droits aux .militaires américains, ce qui ren-;dait invalides les déclarations des ; personnes en cause.: La requête en appel de la Couronne devrait être entendue cet ;éte devant la Cour d'appel, qui ?pourrait faire connaître sa décision environ quatre mois plus tard.SUZANNE DANSEREAU de Im Prcnc Canadienne TORONTO ¦ Le procès de Karla Homolka-Teale ne se déroulera pas à huis clos, mais c'est tout juste: le juge Francis Kovacs de la Cour de l'Ontario a en effet imposé hier une ordonnance de non publication et un huis clos partiel dans cette affaire.Le public canadien et les médias américains n'auront pas le droit de se rendre au Palais de justice pour assister au procès.Seuls les journalistes de médias canadiens pourront y assister, mais le contenu de leurs reportages sera limité.Ils pourront dévoiler le verdict et la sentence que le juge imposera à cette assistante-vétérinaire accusée d'avoir aidé son mari à assassiner deux adolescentes on-tariennes.Ils pourront expliquer en partie les raisons qui ont motivé les décisions de la cour.Mais les médias ne pourront pas révéler la nature du plaidoyer que Mme Homolka doit enregistrer \u2014 coupable ou non coupable\u2014 ni l'entente qu'elle a conclue avec la police et la Couronne au sujet des accusations d'homicide involontaire portées contre elle.Toutefois, l'ordonnance est temporaire et sera levée dès la fin du procès de l'époux de Mme Homolka, Paul Teale, mieux connu sous le nom de Paul Bernardo.M.Teale est accusé de meurtre avec préméditation relativement à cette affaire.Rappelons que Kristen French, 14 ans, et Leslie Mahaffy, 15 ans, ont été enlevées, séquestrées et agressées sexuellement pendant a plusieurs jours avant d'être assassinées.Le corps de Leslie Mahaffy a été découpé en morceaux et encastré dans des blocs de cimen ue la police a retrouvés au fond 'un lac.Cette sordide histoire suscite un intérêt majeur, tant au Canada qu'aux États-Unis.Plusieurs attendaient de connaître le plaidoyer de Mme Homolka pour en savoir plus long sur son rôle dans les meurtres.La rumeur voulait qu'elle plaide coupable.Décision déchirante ovacs a dit ue la décision d'interdire l'accès En rendant son jugement, hier \u2022rès-midi, la juge Kg 3ue la décision d in u public au procès avait été «déchirante» pour lui.C'est une procédure peu habituelle, encore plus rare que la simple interdiction de publication.Le juge a expliqué qu'il avait dû s'y résigner pour s'assurer que les médias américains, qui ne sont pas soumis à cette interdiction, n'utilisent des membres du public pour obtenir de l'information et la publier.Le juge Kovacs a expliqué qu'il était «essentiel» et «dans l'intérêt de la société» que le procès de Paul Teale n'avorte pas.«Si Paul Bernardo est coupable, il est essentiel qu'on puisse le trouver coupable», a-t-il déclaré.On ne savait pas hier après-midi si les avocats des médias \u2014 qui se sont opposés à l'ordonnance\u2014 interçetteront appel de la décision du juge.« Nous allons étudier cette possibilité», a fait savoir hier l'avocat Michael Hughes, qui représente Radio-Canada.Mais quoi qu'il advienne, a dit M.Hughes, les avocats des médias n'essaieront pas d'empêcher le début du procès, prévu pour ce matin.Affaire Lortle Le juge Kovacs s'est basé sur plusieurs précédents pour rendre sa décision, hier, entre autres l'affaire du caporal Denis Lortie, l'auteur du massacre à l'Assemblée nationale du Québec en 1984.Lors de cette affaire, le juge a interdit la publication d'un vidéo* du massacre, et ce, en dépit de l'opposition de l'accusé.Dans le cas du procès Homol-ka-Teale, l'accusée Karla Homolka voulait l'ordonnance, mais son mari Paul Teale, après l'avoir réclamée, a décidé de la combattre, disant que les révélations faites lors du procès de sa femme ne porteraient pas atteinte à son droit à un procès juste et équitable.Hier, le juge a estimé que bien que M.Bernardo ait le droit de contrôler sa défense, ce droit n'était pas absolu et pouvait être surpassé par ce qu'il a appelé «les intérêts de la société».«M.Bernardo a le droit de ne pas s'assurer d'un procès juste et équitable, mais il est dans l'obligation de la Couronne de s'assurer que les intérêts de la société prévalent», a dit le magistrat.Et ces intérêts veulent que M.Bernardo subisse un procès juste et équitable, a-t-il ajouté.Le droit du public?Quant au droit du public à l'information, il est important, il fait partie de nos traditons démocratiques, mais il peut être limité pour protéger ce que M.Kovacs a appelé « des valeurs sociales d'une importance extraordinaire», c'est-à-dire «la protection de la présomption d'innocence et l'Intégrité du processus judiciaire»,^ La soixantaine de citoyens de St.Catharines qui assistent aux procédures judiciaires depuis la semaine dernière ne semblaient pas du même avis que M.Kovacs.Interrogés, plusieurs ont fait connaître leur mécontentement.«C'est injuste.On a le droit de savoir», s'est exclamé Andrew Versage, un adolescent d'une quinzaine d'années qui, tous les matins, fait la queue avec une centaine de personnes pour entrer au Palais de justice.Mais hier matin, une douzaine d'étudiants \u2014 des amis des Kristen French\u2014 ont manifesté devant le Palais de justice en faveur d'une ordonnance de non publication.Quand il y a du jazz dans l'air à Montréal, l'omniprésent taxi londonien Cutty Sark est de la fete et se retrouve devant les bars les plus courus.On le voit ici en compagnie de Madv Létourneau de la Maison Charton-Hobbs, maître d'oeuvre du concours «La Grande Aventure Cutty ¦RKauîLF jff Vfo.fffv ira V v 5, .Y: rvV.v^W « ,»\u2022\ti -y.-.r\tt-tv\t',
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