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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-08-29, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 AOÛT 1993 Opinions Paul Desmarals président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Matton Marcel Detjardlns éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef % .A votre tour T « Baby-boomers » du golf insatisfaits ! GUY RÉGNIER.CLAUDE RÉGNIER, KEVIN O'ROURKE, PIERRE VOCINO, CLAUDE SABOURIN, et DANIEL SÉGUIN La lettre qui suit est adressée à M.Bernard Tremblay, président de l'Association des propriétaires de terrains de golf publics du Québec ous sommes un groupe de six golfeurs passionnés, comme il doit y en avoir des milliers au Québec, qui se reconnaîtront certainement en prenant connaissance de cette lettre.Nous sommes des «baby-boomers» du golf : 35 ans, 20 ans d'expérience sur des terrains du Québec, du Canada, des États-Unis et d'Europe.Handicap «collectif» de 10, une quarantaine de parties .chacun par année sur des terrains ouverts au public.(Nous nous réservons les «joies» du membership pour nos vieux jours!) Nous voulons porter à votre connaissance un phénomène qui nous rend de plus en plus amers face à la pratique de notre sport préféré dans notre propre province.En quelques mots: le sentiment de déranger! Trop souvent à notre goût, ces dernières années, nous avons eu à subir des préposés à la boutique snobinards, des préposés au départ ganaches et des « mars-halls» macho.Sans parler de l'application kafkaïenne de règlements, à la rigueur compréhensibles, concernant la tenue vestimentaire.Un exemple parmi tant d'autres: se voir refuser l'accès à un terrain désert, un mardi soir, à I6h, parce que nos chaussettes ne couvrent pas le mollet suffisamment haut, ou ne le dénudent pas suffisamment bas! La solution, tout à fait acceptable aux yeux du gardien des moeurs de la place: jouer en habit de pluie, en plein soleil, de façon à couvrir les chaussettes délinquantes.On peut comprendre l'importance d un minimum de décorum dans un endroit aussi esthétique qu'un terrain de golf.Tout ce qu'on demande, c'est un peu de nuance.La situation est d'autant plus désolante si on compare avec la délicatesse et la jovialité du personnel des terrains de golf américains qui nous accueillent.Là-bas, on sent que le golfeur est roi.Ce qui ne veut pas dire qu'il peut se permettre de manquer à l'étiquette.Mais tout est dans la manière! Par exemple, notre groupe n'est pas sans reproche sur certains aspects du jeu.L'enjeu de nos matches hebdomadaires (le droit de railleries sur les vaincus pendant une longue semaine) nous ralentit, particulièrement sur les verts.(L'un de nous, à notre grand désespoir, a d'ailleurs récemment développé la fâcheuse, et salissante, habitude de se coucher à plat ventre derrière sa balle pour mieux lire sa ligne.) Un rappel à l'ordre poli, accompagné d'un sourire et de faits justifiant l'intervention («le groupe qui vous précède prend de l'avance») aura tôt fait de nous forcer à l'auto-discipline pour le reste de la partie.Au Québec, on sent plutôt un constant climat d'affrontement entre les préposés au terrain et les «maudits green fees» qui n'ont pas d'affaire su' not' terrain.Les «maudits green fees», que nous sommes, ont récemment dépensé cha- La boîte aux lettres Pour survivre, les propriétaires devront trouver le moyen de satisfaire leurs clients les plus fidèles.cun au moins 200 $, lors d'une sortie sur deux terrains de la région de l'Es-trie.Deux beaux terrains, dont on nous avait vanté les qualités: terrains bien aménagés et bien entretenus, parcours représentant un beau défi pour les golfeurs de notre calibre.Nous avons hésité longtemps avant de modifier notre plan original, qui était de se rendre à notre terrain préféré dans l'État du Vermont, où, pour 20 $ vous jouez autant de trous de golf que vous le désirez (ou que vous le pouvez) dans une journée, sur un parcours de 6 900 verges avec vue sur les Adirondacks.«Donnons une autre chance au coureur», avons-nous pensé.Erreur.Malgré la différence de prix appréciable, due à l'obligation de payer une deuxième fois le plein prix pour une deuxième ronde dans la même journée, prix que nous étions prêts à accepter, et malgré les qualités indéniables des deux terrains, il est peu probable que nous y retournions.À part un préposé au départ sympathique sur un des deux terrains, tout le \u2022personnel a provoqué chez nous le même effet que les garçons de café parisiens.L'arrogance de certains propriétaires de terrains envers leurs clients-gol- feurs est sur le point de se retourner contre eux, si ce n'est déjà fait.Pour ce qui est de notre groupe, par exemple, il est certain que nous serons de plus en plus portés à aller dépenser notre dollar-golf aux É.U.ou sur les terrains québécois, qui auront compris que des milliers de golfeurs comme nous recherchent de plus en plus ce que tout bon consommateur cherche, c'est-à-dire un bon produit (un parcours intéressant et bien entretenu), un bon service (du personnel accueillant, courtois et respectueux) et un prix compétitif.Devant la crise imminente que s'apprêtent à vivre de multiples terrains de golf aux prises avec des difficultés financières, nous entrevoyons cependant l'avenir avec optimisme.Pour survivre, les propriétaires devront trouver le moyen de satisfaire leurs clients les plus fidèles: les passionnés comme nous, qui endurent toute cette arrogance depuis 20 ans.Quitte à leur offrir des forfaits quotidiens pour 36 trous, quitte à endurer quelques mollets dénudés, quitte même à devoir leur sourire en les accueillant à la boutique par un beau dimanche matin ensoleillé du mois d'août.Qu'il fait bon vivre à Montréal! M Après des dizaines d'appels pour faire ramasser les détritus que les gens viennent porter le long d'un mur, dans la ruelle derrière mon magasin, au coeur de la ville, je n'ai toujours pas obtenu de résultats.Voici la brillante réponse que je reçois partout où j'appelle: «Les gens n'ont pas le droit de mettre des ordures dans les ruelles et, de ce fait, nous ne les ramassons pas!» Que ce soit auprès des camionneurs que nous avons interceptés ou des fonctionnaires des différents services que nous avons contactés, nous n'avons trouvé aucune empathie, compréhension ou collaboration afin de régler ce problème.La situation empire chaque jour et est même devenue un risque pour la santé des enfants qui jouent dans la ruelle.Auriez vous l'obligeance de publier ma lettre, car il est de notoriété publique que l'administration Doré ne dirige qu'en fonction des médias.Nous pourrions peut-être ainsi attirer l'attention d'un fonctionnaire compré-hensif et régler un problème de qualité de vie à Montréal.Après la belle prestation de notre Maire au Sommet de la terre, à Rio, on: pourrait s'attendre à plus de collaboration sur les problèmes terre à terre.Jose CORDEÏRO Montréal Malentendu inexplicable ¦ Dans une lettre que publiait La Presse, le 9 août dernier, une jeune fille raconte comment elle a été mal accueillie, à l'église Saint-Viateur d'Outremont.Il s'agit d'un malentendu aussi fâcheux qu'inexplicable.Dans notre église, comme partout ailleurs, chaque dimanche, au cours de la saison estivale, de nombreux participants portent le short.Des jeunes et aussi des moins jeunes, jamais, il n'est question de leur interdire l'accès aux célébrations.Encore moins, de leur faire endosser une aube pour dissimuler une tenue jugée inadéquate.L'aube est un vêtement liturgique qu'on porte dans le sanctuaire.Il correspond à un rôle bien précis.On ne l'utilise pas pour les fidèles dans la nef.Il est évident que le prêtre à qui s'est adressé la jeune fille a compris qu'elle désirait servir la messe.Sinon, pourquoi lui aurait-il suggéré de revêtir une aube?Jean PRIMEAU curé de Saint-Viateur Méandres de la gestion archéologique ¦ Imprévue par les planificateurs, la mise au jour d'importants vestiges archéologiques au Faubourg Québec illustre une incohérence dans la planification des interventions archéologiques à Montréal.Jusqu'ici, le débat public s'est davantage orienté sur la mise en valeur des vestiges architecturaux.L'ensemble de la planification des interventions archéologiques dans le Vieux Montréal est géré par le ministère de la Culture et la ville de Montréal, dans le cadre d'une entente bipartite.Ainsi, en 1989, une étude de potentiel archéologique du Faubourg Québec est réalisée, suivie d'un dossier historique sur l'occupation militaire (Quebec Gâte Barracks).En 1990, des sondages archéologiques sont effectués afin de préciser la composition du tissu archéologique.À la suite de ces interventions, des fouilles archéologiques furent prévues afin de documenter davantage certains aspects de l'occupation historique du Faubourg Québec.Malheureusement, pour une raison indéterminée, toute la programmation archéologique relative au Faubourg Québec fut suspendue! Et le processus de recherche archéologique ne reprendra qu'en 1993.à quelques semaines du début des travaux d'aménagement immobilier.La situation actuelle n'est pas nécessairement liée à une lacune législative, mais davantage aux rouages de la gestion du dossier.Devant la mobilisation de plusieurs organismes, le site archéologique du Faubourg Québec sera fort probablement «rescapé».Tel n'a malheureusement pas été le cas du chantier naval Munn (angle McGill et de la Commune), ce printemps dernier.Les méandres de la gestion archéolo- Wm m L'archéologue Marie-Hélène Provençal, sur le site de Faubourg Québec.gique montréalaise ne semblent connus que par les initiés.Ginette DUBÉ secrétaire, Société de recherche et de diffusion ARCHEOBEC' Qu'est-ce donc au juste que cette fameuse «langue de bois»?AMÉDÉE GAUDREAULT L'auteur est un ancien journaliste de La Presse, et du Soleil.Tout le monde en parle sans que, pourtant, on ne sache trop au juste de quelle façon de s'exprimer il s'agit vraiment.D'ailleurs, certains utilisent parfois la langue de bois sans le savoir, un peu comme M.Jourdain faisait jadis de la prose.Mais un proverbe allemand a déjà dit que trois fois du hasard, ce n'est plus du hasard.En présence de la langue de bois, on a la sensation, comme diraient les Israélites, que ce qu'on nous sert n'est pas absolument «kesher*.Jean-Paul Desbiens, cet Untel qui n'a pas la.langue dans sa poche, a déjà dit que celle «de bois» faisait «l'affaire des fourreurs de monde».Le truc?Il est simple comme bonjour et voici, en deux points, une démonstration-éclair: A- Si je dis «cet imbécile d'Albert», on conclura automatiquement à l'idiotie totale d'Albert.B- Toutefois, si je dis qu'« Albert est un imbécile», votre conclusion sera moins forte ou définitive et vous verrez plutôt là une opinion, d'autant plus qu'alors, Albert n'en est qu'un parmi tant d'autres et même qu'il ne l'est sans doute pas tout le temps! La différence entre ces deux exemples tient en un seul mot et c'est justement la clef magique de la langue de bois, toute aussi simple qu'inmanqua-blement efficace: l'élimination du verbe dans une phrase.L'exposé le plus fouillé, le plus clair et le plus rigoureusement scientifique sur la langue de bois a été rédigé par un linguiste français de réputation interna- tionale, un expert qui parle lui-môme plusieurs langues, Claude Hagège.Dans son livre intitulé «L'homme de paroles» (Fayard) et qui se veut une «contribution linguistique aux sciences humaines», Hagège consacre plusieurs pages à la langue de bois, signalant d'abord qu'elle a été inventée par les Soviétiques sous Staline.Celui-ci avait exigé «le marxisme en linguistique».Faut-il ajouter sans délai que la langue de bois peut se fignoler en n'importe quel autre idiome que le russe et pas seulement en matière de politique.Par exemple, que fait-on, en publicité, quand on vante «la meilleure automobile de l'année dans sa catégorie.»?Hagège, à la page 202 de son livre, dit que «dans les textes soviétiques officiels, on constate un emploi largement inférieur des verbes par rapport aux dérivés des verbes, type de nominalisation dont le russe, dit-il, est abondamment pourvu.Le grand nombre de nominali-sations permet en effet d'esquiver dans le discours l'affrontement du réel auquel correspondrait l'emploi des verbes, continue Hagège, précisant qu'on peut ainsi présenter comme évident et réalisé ce qui n'est ni l'un ni l'autre.On passe de l'assertion à l'implicite.On élude aussi l'objection.» Plus loin, Hagège rappelle l'idiome aztèque disant que «celui qui possède la langue est investi.d'autorité».De sorte que « l'homme d'État peut ajouter à son pouvoir un autre pouvoir, anonyme et efficace, le dirigisme linguistique».Et «la langue est un bien politique.Toute politique de la langue fait le jeu du pouvoir en le confortant par un de ses appuis les plus fidèles.» Éblouissante collection Ceux qui me connaissent comme féru de dossiers «étanches» ne seront pas étonnés d'apprendre que j'ai amassé au cours des dernières décennies une éblouissante collection de textes en langue de bois dans nos médias, surtout dans les journaux où elle est plus facile à déceler et.conserver.Tout cela a commencé alors que j'étais directeur des services d'Information d'Emploi et Immigration à Ottawa et que je constatais avec l'agacement que l'on devine qu'une certaine phrase revenait, aussi systématique que percutante, sous la plume d'un journaliste du Devoir, Jean-Claude Leclerc.Ce dernier critiquait péremptoirement tout ce que le gouvernement fédéral faisait à propos des vrais aussi bien que des faux réfugiés, notamment ceux qui nous arrivaient alors de Haïti et plus tard du Chili.Leclerc dénonçait, lisez bien, les racistes de l'immigration canadienne.Pas de verbe! Et quel résultat! Quand vous lisez ça en ignorant qu'on vous sert de.la langue de bois, vous êtes, comme ce fut mon cas au début quand je tombais et.rechutait sur du Leclerc, agacé, perplexe et même un peu indigné à la longue devant tant de dogmatisme blindé et incontournable! Mais, en décortiquant les textes de Leclerc, qui était à l'époque, au Devoir, (.) j'ai finalement découvert qu'il était le plus astucieux et constant utilisateur de la langue de bois dans la presse québécoise.C'est ainsi que j'ai compilé (et conservé) une éblouissante collection des fracassantes utilisations de la langue de bois par Leclerc et je n'en donnerai évidemment ci-après que quelques échantillons.Le 15 janvier 1980, dans un article sur ce qu'il appelait un «gaspillage scandaleux », à propos du traitement accordé aux faux réfugiés, Leclerc dénonçait «un programme concocté à l'origine par des hauts fonctionnaires plus ou moins hostiles aux réfugiés, sinon aux immigrants».En 1986, dans un article intitulé «La sainte inquisition du sexe», Leclerc parlait, aussi dogmatique qu'en immigration, de «l'intransigeance théologique» de certains participants à un débat sur les moeurs.Un jour, il s'en prit, disons.prématurément, à la société La-valin, qu'il traita alors de «société d'ingénierie affamée», ajoutant: «Pendant que mégalomanes et profiteurs d'une tour SNC» et que «nos pillards y vont de leurs combines».(.) Presse de langue anglaise Qu'on n'aille pas imaginer par ailleurs que notre presse de langue anglaise manque de chroniqueurs capables de.fignoler la langue de bois.Son as en la matière est William Johnson, de la Gazette, qui ne cesse de parler de la «Que-bcc's repression of English», notamment dans un article paru le 1er mai 1991.Dans la même veine, le 12 novembre 1992, The Gazette reproduisait une causerie du magnat de presse Con- du «g< ment of Quebec and its répressive lan- rad Black, parlant lui aussi îovern- guage législation».Langue de bois, encore, jadis, que la savoureuse trouvaille du NPD à propos des «corporate bums», ces riches qui profitent des abris fiscaux.Les débats de ces dernières années autour des accords de Meech et de Char-lottetown ont fourni à certains journalistes de langue française chez nous de merveilleuses occasions de s'illustrer en langue de bois.Le champion de la confrérie, depuis le départ de Leclerc^ est indiscutablement Michel Vastel, qui pratique également avec une dextérité étincelante l'art de crucifier quelqu'un en faisant semblant de le défendre, # comme par exemple quand il se porte au .secours de Jean Chrétien.Vastel utilise par exemple, aussi astucieusement que systématiquement, les mots «Canada anglais» pour désigner le gouvernement fédéral où l'on trouve pourtant des représentants du Québec ou encore s'il s'agit du territoire, d'une partie du pays où vivent plus d'un million de Canadiens de langue française.(.) Dans les livres, il n'y a pas que chez Vastel qu'on trouve de la langue de bois.Par exemple, dans «Montréal comme je l'ai vue», de Gérald Leblanc, il est question, en page 89, d'un «indigne marchandage, incarné notamment par Jean Chrétien, à tout sacrifier sur l'autel électoral, professionnel ou économique».Curieusement (ou pas.), ce sont d'ailleurs Pierre Trudeau et Jean Chrétien qui sont les grands ciblés de la langue de bois dans nos journaux.Les «perles» à leur sujet fourmillent dans ma collection.En voici quelques-unes, en commençant par celle de Carole Le-gault qui, dans Le Devoir, en mars 1992, avait découvert un «projet tru-deauiste d'enterrement d'un Québec distinct», ceci «sous le couvert machiavélique et l'enchâssement de droits collectifs contradictoires et conflictuels».Dans La Presse du 18 mars 1992, Guy Laforest, professeur de science politique à l'Université Laval, parle des «écarts de langage d'Ovide Mercredi dus à des conseillers apparentés aux di-nausores de l'artificielle mosaïque tru-deauiste».Et, plus loin, il est question d'une «biographie de M.Trudeau faisant l'apologie de son triomphe contre le nationalisme «tribal» des Québécois.(.) En somme, la LANGUE DE BOIS, quelle merveilleuse économie de verbes, surtout quand «le monde» n'y voit que du feu! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 AOÛT 1993 B 3 La Presse SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 29 AOÛT 1993 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Le prix Lescarbot souligne la contribution exceptionnelle de ce mécène montréalais à Venrichissement du patrimoine canadien ANNE RICHER Souvent au beau milieu de son action incessante, de sa détermination et de sa vision, l'architecte et directeur du Centre canadien d'architecture, Phyl-lis Lambert, reçoit un prix.Et elle en a beaucoup reçus.Hommage de ses pairs, admiration de ses concitoyens ou témoignage de gratitude d'une société qui reconnaît sa valeur, ces prix lui sont l'occasion de confirmer une fois de plus sa mission: donner la vie aux pierres et une âme à la ville.Comprendre et expliquer.Conserver.Construire.Traiter le passé et le présent sur un pied d'égalité.Le prix Lescarbot que lui décerne la secrétaire d'Etat et ministre des Communications et ministre désignée du Patrimoine canadien, madame Monique Landry, souligne la contribution exceptionnelle de ce mécène montréalais à l'enrichissement de la culture et du patrimoine canadiens.Dans la catégorie «bénévolat», le prix a été accordé à M.john Mackenzie de Toronto.La Presse accorde à une grande habituée de cette page d'excellence, le titre de Personnalité de la semaine.Si on demande à Phyllis Lambert comment elle va, la réponse est évasive.Mais si on lui demande ce qu'elle fait, alors là elle retrouve sa verve.«En acceptant le prix Lescarbot, j'ai dit que le travail que je fais vise à établir des standards et à trouver des solutions pouvant s'intégrer dans les problématiques mondiales.Le problème des ports, la densité des quartiers, ne sont pas uniques à Montréal.Montréal peut établir des modèles internationaux dans l'aménagement urbain et la consultation publique, il l'a déjà démontré.» C'est dans cette optique qu'elle termine actuellement en Egypte la restauration de la synagogue Ben-Ezra, située dans le vieux Caire.Ce projet a pris forme à la suite des accords de Camp David entre les présidents Anwar Sadate d'Egypte et Mena-chem Begin d'Israël.Les deux hommes voulaient établir un lieu qui soit le témoin de la coexistence des musulmans, juifs et coptes.Ils ne pouvaient trouver mieux que cette synagogue sise dix mètres à l'intérieur des murs d'une fortification romane de Babylone.Ses fondations et son sous-sol parlent éloquemment des autres cultures qu'une équipe multidisciplinaire, dirigée par Phyllis Lambert, a mis à jour.Elle s'est attachée à remonter le temps, à faire parler les pierres de la société méditerranéenne, et de la vie quotidienne qui s'y déroulait.Car il n'y a pas que la synagogue qui revit mais aussi les autres édifices et monuments qui l'entourent.D'ici la mi-sep-tembre, elle doit remettre toute la partie écrite de cette belle aventure qui aura duré dix ans.Phyllis Lambert veut sans cesse apprendre, connaître, elle A PHYLLIS LAMBERT « Montréal peut établir des modèles internationaux dans l'aménagement urbain et la consultation publique, il l'a déjà démontré.» se plonge, même en vacances, dans les philosophies, ne perd pas de temps, observe.Elle a un regard et un esprit pénétrants.C'est une grande travailleuse de l'essentiel et du caché.Pour y arriver, elle a aiguisé son sens de l'observation, en tout lieu, en tout temps, cherchant ce qui peut servir à alimenter son art.Ce qu'elle aime c'est la vie, nichée souvent au creux des vieilles pierres qui ne demandent pas mieux que de revivre et participer au temps présent.Née à Montréal le 24 janvier 1927, Phyllis, la deuxième enfant de Charles Bronfman, a obtenu sa maîtrise en architecture à l'Illinois Institute of Technology, à Chicago.Paris, New York, les grandes villes du monde lui livrent leurs secrets architecturaux.Elle participe à la construction de l'édifice Sea-gram à New York.C'est une partie de sa^ vie où elle doit faire preuve d'un certain courage et affirmer ce qu'elle est et veut devenir.Elle ne veut pas décevoir son père.Le style de vie qu'elle choisit, l'art et Paris notamment, sont des sujets d'inquiétude pour les parents.Avec le temps, ses réussites, les résistances tombent.Mariée à 20 ans, ce mariage de courte durée, sans enfant, lui a laissé toutefois un nouveau nom.Après bien des années d'absence, elle revient à Montréal et redécouvre, éblouie, une ville à l'architecture blessée certes, mais forte et personnelle.Elle enseigne.Elle conçoit le centre Saidye Bronfman, à Montréal.Engagée dans des luttes de conservation du patrimoine qui nous font découvrir sa passion et assurent sa réputation, dont la restauration des logements de la rue Milton, elle fonde Héritage-Montréal.Le Centre canadien d'architecture dont elle est fondateur-direc-teur, réalisation à caractère international, est l'un de ses plus beaux fleurons.Au fil des années, les récompenses pleuvent: l'Ordre du Canada, l'Ordre national du Québec, la médaille du Mérite de l'Ordre des architectes du Québec, etc.Elle collectionne aussi les doctorats honoris causa et sa présence sur les conseils d'administration ou les comités n'est pas une parade; elle s'implique.Une créatrice d'espoir Exigeante, studieuse et même acharnée, elle sait d'où cela lui vient: «Mon père avait une passion féroce pour tout ce qu'il faisait.J'ai appris ça de lui.» Lucide et pragmatique, Phyllis Lambert est une créatrice d'espoir, «suivre une route, arriver quelque part», le sens des réalités est tout de même à la base de son action.Elle croit en général que tout va céder à sa volonté.Armée d'un optimisme extraordinaire, elle travaille et son rêve prend forme.Et avoue modeste, son secret intime: elle tente de « faire le mieux possible, tout le temps».Encore plus que du talent, de Vintelligence, même du génie, 19\tS\ty\\ j if -* ne est la pre-\tI^HÉfe mière Québé- -coise à accéder à la présidence de la Société I.canadienne Denise des directeurs jurenne d association.Elle a été élue lors du récent congrès de l'organisme qui a pour mission de donner au milieu des associations les moyens d'être plus efficace et de contribuer à une société meilleure.Renseignements: Société canadienne des directeurs d'association (Québec), 4612, rue Sainte-Catherine Ouest, Westmount (Québec), H3Z 1S3.Tél.989-9937.B Le consul général de Suisse, Max Heller, a accepté d'être le président d'honneur d'une soi-rée-bénéfice comportant un dîner-défilé de mode.On présentera alors la collection automne-hiver, homme et femme, du groupe allemand Steilmann et des manteaux de fourrure des Fourrures Majestic.Les profits seront versés aux Amis de l'école (allemande) Alexander von Humboldt.C'est pour le 21 septembre, à compter de 18 heures, à l'hôtel Château Champlain.Coût: 90 $.Renseignements: 461-1028.¦ Norman Knight, Sylvie Jasmin, Michel Stax et bien d'autres artistes, plus d'une quarantaine en fait, participeront à un spectacle au profit de l'Association de la dystrophie musculaire.C'est sous la coprésidence de Chantai Germain et Guy Émond, de CKMF, que ce spectacle sera présenté le mercredi 1er septembre, de 20 h à 3 h, au cabaret Resto L'Oasis, 5674, de Nor-manville, à Montréal.Renseignements: 278-1659.¦ Formation d'un nouveau ministration g à l'Associa- k\t.tion marke- fcsflfc ting de Mont- K\t! real, qui sera R présidée par\t^ 1 François Mo- B^L 'SàM^'Jk rin, de Massy g^V-Forget.L'as- H^P sisteront mT/M ifWHMI comme vice- François présidents: MorIn Eric Douay d'Intair Transit (petits déjeuners, conférence); Jean Colas, de Kompass, (finances); François Landry, de Bell Québec (projets spéciaux); Marc Labbc, des éditions Beauchemin (publications); Dianne Jeannotte; du Groupe Edelman-Houston (communications); Pierre Bou-tin, d'Infopresse (planifications ¦ Les cégeps Champlain, Daw-son, John Abbott, Marianopolis, O'SuIlivan et Vanier ont uni leurs efforts pour réaliser un marchethon au profit de la re-\u201e cherche sur le cancer.Le Cegep Challenge Terry Fox Walk-a-Thon of Hope, aura lieu le 10 octobre à l'île Sainte-Hélène.Différentes activités seront également organisées dans chacun de ces cégeps afin de recueillir des fonds qui seront remis au National Cancer Institute of Canada.Renseignements: 494-6710, An-tonietta Lalli.¦ Claudette et Guy Nadaud, responsables sur le terrain des programmes de secours d'urgence offerts par Oxfam-Québec en maison cves etumants canaaBcns a Paris Après avoir oeuvré pendant 25 ans comme président de la Maison des étudiants canadiens à Paris, Jean P.W.Ostlguy (à gauche), président d'honneur de Richardson, Green-shields ltéet voyait la directrice de la maison, Claudette Hould lui remettre un tableau, oeuvre d'Yvette Froment (à droite), en hommage pour toutes ses années de dévouement C'était lors d'une réception à laquelle assistaient également la plupart des anciens directeurs de la Maison et son vice-président (sur la photo), Robert Panet-Raymond, vice-président à la Banque canadienne impériale de commerce.Notons que la Maison des étudiants canadiens à Paris accueille les étudiants canadiens qui poursuivent leurs études dans la Ville Lumière.La Compagnie d'assurance-vie Sun Life du Canada a décidé d'offrir une contribution de 187000 $ à la campagne de souscription conjointe de l'École des hautes études commerciales, l'École Polytechnique et l'Université de Montréal.Dans l'ordre habituel: Jean-Paul Courdeau, président et principal de Polytechnique; Cilles G.Cloutler, alors recteur de l'université; Lyette Chartrand, directrice aux affaires publiques de Sun Life; et Serge Saucier, président du conseil des Hautes études commerciales. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 AOÛT 1993 Dernier spectacle sam.: 23 h 40 Chiteauguay (3): 21 h 30.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 45.Clne-Parc St Eustache (5): des 19 h.Decarie (1).Ven.sam.dim.: 13 h 30.16 h 15.19 h.21 h 30.du lun.au dim.; 19 h.21 h 30.Dorval (1): 18 h 45.21 h 25; ven.sam.dim.: 16 h.18 h 45.21 h 25.Du Parc (1): 19 h.21 h 25; sam., dim.: 16 h 30.19 h.21 h 25.Famous 8 (4): 18 h 40.21 h 30.Ven., sam.dim.13 h 10.15 h 50.17 h 40, 21 h 30 Greenfleld (1): 19 h, 21 h 30; ven.sam.dim.: 13 h 40.16 h 15.19 h.21 h 30.laval (2): 18 h 50.21 h 20; ven.sam.dim.: 14 h.16 h 25.18 h 50.21 h 20.Dernier spectacle sam.mar.: 23 h 45.Loews H).12 h 50.15 h 30.18 h 15.21 h 05.Dernier spectacle ven.sam.mar.: 23 h 35.Plaia Cote-des-Nelges (3).Ven.sam., dim.mar.: 13 h.15 h 55.18 h 55.21 h 35; lun., merc.jeu.: 18 h 55.21 h 35.Versailles
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