La presse, 5 septembre 1993, B. Livres
[" Personnalité de la semaine LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 SEPTEMBRE 1993 ¦ La rentrée à L'Instant même, c'est onze titres littéraires lancés en trois mois.Pour une petite maison d'édition encore très spécialisée \u2014 son slogan pourrait être «de la nouvelle avant toute chosele pari peut sembler gros.Gilles Pellerin, le directeur de la maison, ne semble pas inquiet du tout.Il n'a pas quarante ans encore, mais il a eu le temps et l'occasion d'apprendre que la réalité se conforme généralement à ses désirs, à condition qu'il le veuille assez.C'est ainsi qu'en quelques années à peine, L'Instant même est devenue le haut lieu de la nouvelle au Québec.Dans le sous-sol de son appartement à Québec, avec sa femme Marie, Gilles Pellerin prépare amoureusement \u2014 le mot ne me semble pas trop fort \u2014 des recueils dont l'inspiration et l'écriture étonnent souvent, déçoivent rarement.Des recueils dont la présentation matérielle, typographie, papier et maquette, est très soignée.Rien n'est trop beau pour la nouvelle, cette mal aimée de notre littérature (et d'autres littératures) sur qui le jeune professeur et écrivain a beaucoup misé.R.M.CILLES PELLERIN - Le vrai début de L'Instant même, c'est 1985.Il y avait Denis Lebrun, de la librairie Pan toute.-et de la revue Nuit blanche, Jean-Paul Beaumier, écrivain, Marie Taillon, associée à une revue savante, et moi.Nous avions des expériences différentes et complémentaires.Le premier titre n'est paru qu'un an plus tard.C'était Parcours improbables, de Bertrand Bergeron.Un auteur qui correspondait exactement à ce que nous voulions.Nous sommes d'ailleurs allés le chercher.11 était déjà connu, il aurait pu refuser, il nous a fait confiance.Le recueil a bien marché, ce qui a constitué un bon départ.Le deuxième titre n'est paru qu'un an plus tard, c'est-à-dire trop tard.En édition, il faut être présent tout le temps.Nous avons connu ainsi des périodes noires, pendant lesquelles il n'y avait rien d'intéressant à éditer.LA PRESSE \u2014 Pourquoi la nouvelle?\u2014\tLa nouvelle et que ça.Parce que j'avais constaté que les titres de nouvelles étaient beaucoup moins nombreux que les nouvellistes eux-mêmes.La nouvelle n'intéressait pas les éditeurs, pour une raison bien simple.Un roman qui marche peut aller très haut, tandis qu'un recueil de nouvelles qui a du succès plafonne généralement à 1500 exemplaires.Il y a des exceptions, bien sûr.Qu'on pense par exemple au Torrent, d'Anne Hébert.Mais ce recueil a été porté par le reste de l'oeuvre.\u2014\tIl n'y avait pas de marché alors, mais il y avait de la création.\u2014\tLes revues XYZet STOP ont commencé à paraître à peu près au même moment.C'est un fait culturel certainement très significatif.\u2014\tFace à ces revues, il vous fallait une image de marque.\u2014\tSelon ce qu'en a dit la critique, nous privilégions plus que d'autres le travail formel, l'esprit de laboratoire.C'est un point de vue que nous ne récusions pas, mais qui a cessé assez rapidement d'être agréable.Une telle réputation attire forcément certains types de manuscrits, mais elle fait fuir des auteurs que nous aimerions bien éditer.Le risque est évident: si les nouvellistes viennent chez nous seulement par affinité, nous aurons bien vite une production endogène.\u2014\tD'autres maisons, d'autres revues sont moins typées.Et je lis ici et là des textes très faibles.\u2014\tLa force des revues, c'est la régularité de leur publication et c'est leurs abonnés.Ça peut être aussi une faiblesse.\u2014\tLe cénacle, les amis à satisfaire.\u2014\t.mais la disparition de XYZ, de mm STOP ou de Moebius, ce serait tragique.Grâce à elles, le nouvelliste apprenti a plus de chances qu'ailleurs, en France par exemple, d'être édité.Par contre, celui qui en France est vraiment pris en charge par son éditeur va aller beaucoup plus loin.\u2014\tDans son ensemble, la nouvelle québécoise a une coloration particulière?\u2014\tle l'ai cru déjà.Il me semblait que la nouvelle française était marquée surtout par l'atmosphère, que celle d'ici était plus dramatique.Nos auteurs de la génération des années quatre-vingts racontaient des histoires, puis ils ont glissé peu à peu vers l'abstraction, tandis que les Français retournaient à l'action.le sais maintenant que la nouvelle québécoise n'existe pas par elle-même et que nos auteurs sont encore en pleine formation.Nous avons eu des livres fondateurs, dont les Contes pour un homme seul d'Yves Thériault et les Contes de Jacques Ferron.\u2014\t.mais pas de tradition.\u2014\tEt c'est pour ça justement que nous devons passer par les nouvellistes étrangers.Nous venons de publier Nouvelles mexicaines d'aujourd'hui, une traduction de Louis (olicoeur.Lancer le Mexique dans la gueule de nos auteurs, c'est passionnant.Nous sommes allés chercher Jean-Pierre Cannet en France: nos auteurs étaient en état de choc! \u2014\tIls ont encore besoin d'influences.\u2014\tDe partout.De l'Amérique latine et de l'Amérique anglophone, du pays catalan, de la Belgique, de la francophonie en général.Nous publions ce mois-ci un recueil collectif, l'Année nouvelle, qui réunit 71 auteurs écrivant SUITE A LA PAGE B4 Le premier livre qui lui revient en tête est La Popessa, de Paul L.Murphy, le récit de soeur Pascalina, secrétaire personnelle du Pape Pie XII.Le bouquin de M.Murphy racontait la vie de cette femme forte qui, aux dires de l'auteur, contrôlait l'existence de Sa Sainteté ainsi que celles des gens qui l'entouraient.Ce livre avait fait scandale à l'époque, comme M.Losique l'a fait quelques fois au cours de sa tumultueuse carrière.Pour lui, l'intérêt de La Popessa, réside dans «le jeu de pouvoir qu'exercent les femmes sur les hommes, surtout dans le milieu ecclésîatique».Dans le torrent de paroles, Le Boucher, d'Alina Reyes, émerge aussi de ses bons souvenirs littéraires.De même que Le coeur découvert, de Michel Tremblay, «un de nos écrivains les plus lucides», dit-il.Dans la vie comme aq cinéma, les rapports humains l'intriguent et l'attirent.Ce pourquoi il relit à l'occasion des passages de Proust, Balzac ou Shakespeare.« La vie, c'est comme les romans, tout ce que nous vivons est romancé», dit-il.Pendant un temps, il s'est intéressé à la florissante littérature relatant la vie et la mort de John F.Kennedy, mais il en a eu bien vite assez.«La fiction a ses limites quand elle porte sur des personnages trop actuels.» Comme il passe le plus clair de son temps dans des salles obscures, M.Losique trouve le temps de lire dans les avions qui l'amènent d'un écran à l'autre à travers le monde.En cinéphile puriste qu'il est, Serge Losique trouve que les projections de films dans les avions ne volent pas haut.«C'est atroce», tranche-t-il pour toute explication.Georges Simenon a longtemps voyagé avec M.Losique, mais les nombreux bouquins consacrés à Alfred Hitchcock occupent une place privilégiée dans son esprit.La plupart de son temps de lecture est consacré à son boulot de prospecteur dé pellicule.Récemment, il a relu L'Amant, de Marguerite Duras, à cause du film de Jean-Jacques Annault, bien sur.Quand il ne lit pas des scénarios, il nage dans le flot de paperasse que crachent les télécopieurs du bureau du Festival.«C'est ce qui m'empêche le plus de lire.» Le campagnard, comme il se décrit lui-même, trouve parfois bien {Pénible de vivre en cette ère de télécommunications.Il retrouve alors ses racines en lisant des bouquins sur les animaux et les arbres qu'il aime presque autant que le cinéma.«Ma fille m'a «imposé» un canard il y a dix ans, alors j'ai tout lu sur cet animal.» Et les «canards» montréalais qui l'ont maintes fois écorché?M.Losique ne les place pas dans ses lectures prioritaires.Serge Losique est bien connu pour son caractère flamboyant et sa passion du cinéma mais assez peu pour ses préférences littéraires.Joint au téléphone le jour même de l'ouverture du Festival des films du monde, M.Losique ne pouvait accorder que sept minutes d'entrevue pour discuter de ses goûts en littérature.Ce fut toutefois amplement suffisant pour remplir une dizaine de pages de notes bien serrées.Jamais sept minutes d'entretien téléphonique n'auront été si étourdissantes.Le président du FFM débite 24 mots à la seconde.«Je lis peu», dit-il en guise d'introduction avant de se lancer dans une longue énumération des bouquins qui l'ont particulièrement marqué ces dernières années.Comme autant d'images au cinéma, ces paroles défilent à un rythme ahurissant, suivant un découpage quelque peu décousu, comme dans un film de Lelouch.Les idées qui s'entrechoquent réfèrent plutôt aux mondes torturés de Rohmer ou de Kieslowski : grandeurs et misères de la race humaine, rapports hommes-femmes, contradictions et similitudes entre la vie et la fiction.Pas facile à suivre, M.Losique.Le Théâtre du Nouveau Monde vous invite à découvrir les coulisses du théâtre et à i rencontrer les artistes de la saison, le dimanche*12 septembre, de 10 h à .16 h Au plaisir de VOUS accueillir! TNM, 84, rue Sainte-Catherine Ouest, métro Place-des-Arts 866-866 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 5 SEPTEMBRE 1993 Opinions Paul Desmaralt président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardln* directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef u La boîte aux lettres n Citoyen outré ; Monsieur le directeur, Police de Westmount ¦ l'aimerais vous raconter une histoi-re qui m'est arrivée récemment.Vers l h 30, le samedi matin 28 août dernier, afin de fuir la chaleur et l'humidité de la maison, mon cousin et moi, ainsi qu'un ami qui demeure à .Westmount, avons décidé d'aller prendre un peu d'air frais dans un parc de \u2022\tWestmount.Après nous être assis un certain ; temps près du court de tennis, nous \u2022\tavons décidé de repartir.Une fois dans mon auto, j'ai remarqué une voiture de police derrière moi, qui avait allumé ses phares pour me signaler d'arrê- ; ter, ce que j'ai fait immédiatement.Deux policiers sont alors sortis de la voiture et ont commencé à regarder à ; l'intérieur de la mienne avec leurs ; lampes de poches.La conversation qui suit s'est dérou-^ lée en anglais, l'ai d'abord demandé au ; conducteur de la voiture de police s'il y avait un problème.Il m'a répondu ! que non.|e l'ai alors interrogé sur la ; raison pour laquelle il m'arrêtait.Il m'a répondu «1 feel like it» et il m'a ; demandé de lui remettre mes immatriculations, mon certificat d'assurance 1 et mon permis de conduire.Ce que j'ai fait immédiatement.Lorsque je lui ai demandé, pour une \u2022\tdeuxième fois, la raison pour laquelle ; il m'arrêtait, il m'a répondu: «I do not \u2022\tneed a reason to stop people like you; 1 like what i am doing and 1 am having ; fun doing it.» Étant très étonné de sa \u2022\tréponse, je lui ai dit: «What do you mean people like me?.Do you mean because I am English?» Ce à quoi, il a rétorqué: «You said it, I did not».Etant donné qu'il était 2h00 du matin à ce moment-là, je me suis un peu inquiété et j'ai arrêté de parler, car je ne savais pas ce qui était pour m'arriver.Les policiers sont retournés à leur voiture et nous ont fait attendre encore 20 minutes.Après cela, le policier est revenu à ma voiture en m'informant que je devais changer sur mon permis l'adresse de mon bureau pour celle de mon domicile, à Hampstead, afin d'être conforme à la loi.(e lui ai alors expliqué qu'il s'agissait de l'automobile de mon bureau de notaire et que je conservais toujours sur mes immatriculations l'adresse de mon bureau.Il m'a alors présenté et remis un billet pour l'infraction suivante: ne pas avoir signé mon certificat d'immatriculation.le lui ai demandé son nom et son numéro de matricule et il m'a répondu: «It is none of your business who I am», est retourné dans sa voiture, puis est reparti.Sur la contravention, je peux voir que son numéro matricule est le 2670, poste de police de Westmount.Le but de la présente n'est pas telle* ment d'attaquer ce policier spécifiquement, lui dont je ne connais même pas le nom encore aujourd'hui.Par contre, je veux vous faire part du commentaire suivant: comment certains policiers, qui sont les représentants de la loi et qui demandent et exigent notre respect, peuvent-ils traiter de la sorte les bons citoyens comme moi9 qui respectent toujours la loi.Nicholas POLYSOS Notaire Ën cette fin de vacances, n'abandonnons pas nos animaux domestiques.Abandon des animaux ¦ C'est la fin de l'été et, bientôt, on quittera le chalet et les plaisirs de la campagne pour rentrer en ville.C'est à ce moment-là qu'il arrive parfois des cas déplorables où chiens et chats, ces fidèles compagnons de vacances, sont abandonnés, n'étant pas bienvenus en ville.Peut-être sont-ils déjà vieux ou malades?11 existe des cas de cruauté extrême où ces malheureux petits êtres, qui se croyaient membres de la famille, sont abandonnés, laissés dans des chalets vides ou dans les bois où ils meurent finalement de faim, ou La loi et les photocopies ¦ Dans un article consacré aux éditeurs de manuels scolaires du Québec (La Presse, 22 août), on laisse malheureusement entendre que la Loi sur le droit d'auteur autorise les enseignants à photocopier 10% d'un livre.La loi, au contraire, interdit toute reproduction d'un ouvrage, à moins, bien sûr, que le propriétaire du droit sur l'oeuvre concernée ne l'autorise.\u2022 La Presse voulait sans doute faire allusion aux diverses conventions ciui ont été négociées entre les autorités scolaires et les titulaires de droits du Québec.Aux termes de ces conventions, les enseignants sont autorisés par les éditeurs et les auteurs à photocopier jusqu'à concurrence de 10% ou 25 pages (le moindre des deux) d'un bien abandonnés au bord d'une route où ils sont écrasés lorsqu'ils cherchent désespérément leur famille au nombre des autos qui passent.Cette cruauté est d'autant plus horrible qu'elle n'est pas nécessaire.S'il est vraiment impossible de garder son chien ou son chat, on peut facilement le conduire à un refuge de la SPCA.On trouvera probablement là un nouveau foyer pour lui.FIALKOWSKA Senneville teurs.Merci à Charles-Lemoyne ! ouvrage inscrit au répertoire couvert par une convention.Cette autorisation est donnée en échange de compensations financières et à condition que les usagers respectent les autres exigences prévues au contrat qui lie les parties.Les éditeurs aussi bien que les auteurs se sont toujours opposés et s'opposeront toujours à ce que la Loi sur le droit d'auteur donne automatiquement aux enseignants ou à d'autres usagers le pouvoir de photocopier et de piller des ouvrages qui sont le résultat du travail des auteurs et des édi- Michel GAY Directeur général, Association nationale des éditeurs de livres ¦ Dernièrement, nous avons eu à prendre la plus difficile décision de toute notre vie: celle de demander à un médecin de discontinuer les traitements qui maintenaient en vie une des personnes que nous aimons le plus au monde: papa.Il est décédé en moins de 48 heures, à la suite d'un grave accident cérébro-vasculaire.Nous voulons remercier le personnel de l'hôpital Charles-Lemoyne de nous avoir tant aidé tout au long de cette douloureuse période.Merci aux médecins et aux infirmières de l'USIC (Unité des soins intensifs et coronariens) de nous avoir si bien expliqué, dans des termes simples et très clairs, la gravité de l'état de santé de papa, de même que toutes les alternatives possibles.Merci à ces gens pour leur professionnalisme, leur grande honnêteté, leur compréhension, leur patience et \u2022% * A votre tour r Je ne suis pas magicienne.monique kamei leur grande disponibilité.Malgré le fait qu'ils sont continuellement confrontés à la mort, à la souffrance humaine, aux diminutions de personnel, ainsi qu'aux restrictions budgétaires, ces médecins et ces infirmières ont démontré à quel point leur priorité est toujours le patient, et ce, jusqu'à la fin.Au moment où tout ce qui reste de* vie chez un être humain se traduit en chiffres sur des appareils sophistiqués, nous étions alors profondément convaincues d'avoir pris la bonne décision lorsque nous avons demandé au médecin de cesser les traitements et de lui administrer de 2a morphine.Deux mois se sont écoulés depuis, nous en sommes plus que jamais convaincues: c'était pour nous le plus grand et le plus beau geste d'amour.Famille DÉOM me Lucienne Robillard, La nouvelle politique de votre ministère concernant l'aide financière aux étudiants me touche directement.Voici comment.Cette politique consiste à soustraire 60 % du revenu gagné entre janvier et juin 1993 de la bourse d'études émise pour l'année scolaire 1993-94.Pourtant, cet argent a bel et bien servi à vivre entre janvier et juin 1993.Qu'est-ce qui justifie une telle décision?La seule justification de cette politique que j'ai réussie à obtenir de votre ministère, c'est qu'il s'avère plus facile pour vos fonctionnaires d'effectuer les calculs requis.Auparavant, les calculs étaient faits à partir des revenus réels de l'année scolaire en cours.Dans ma situation, les résultats sont tout simplement aberrants, l'étudié au niveau de la maîtrise, j'ai un enfant de 11 ans uniquement à ma charge et je recevrai 5 957 $ de bourse pour vivre jusqu'en juin 1994.Cette bourse a été amputée de 4 401 $, soit 60% de mes revenus, de janvier à juin 1993, alors que je n'étais pas bénéficiaire des prêts et bourses.Et ceci, parce que, hypothéti-quement, votre réglèmentation suppose que je gagnerai 4 401 $ de janvier à juin 1994.Aux études à temps plein, avec un enfant à charge et considérant la conjoncture actuelle en matière d'emploi, il est fort probable que je n'aurai, ni le temps, ni l'emploi disponible, pour gagner cette somme.Puis, je n'ai pas non plus le temps pour du travail au noir (travail au noir que vous encouragez inévitablement par votre politique).Voilà les conséquences concrètes d'une telle réglementation.Théoriquement, votre politique est peut-être plus simple pour vos fonctionnaires.Elle est peut-être même simpliste.Mais, dans la vraie vie, qu'est-ce que vous faites des promesses électorales qui consistent à favoriser le retour aux études des chefs de familles monoparentales (majoritairement composées de femmes).Comment pensez-vous que je pourrai subsister pendant dix mois avec la somme ridicule de 5 957 $ (mon prêt de 4 090 $ ayant servi à vivre pendant mes études à temps plein à l'été 1993)?Si vous avez une solution-miracle, veuillez me le L.:MmmÊWmÊhKÊ^ai ¦ ¦ ¦ y\u2022 w ,< \"-'t .Z * :-.'?1mm mmmmm mm wm SmmÊri Ki| choix de vidéo-cassettes (v.g.le rôle ton Laure, dans la réconciliation de grou- g.h >ué par la socialiste française, Irène pes français et allemands); des rencontres de petits groupes.En soirée, on offrait des séminaires libres, un concert, une pièce des théâtre, ou autre chose qui s'intégrait dans les préoccupations de la conférence.Les repas et le thé de l'après-midi étaient l'occasion de nombreux et fructueux échanges.Un aspect particulier mérite d'être souligné: tous les participants devaient prendre une part active à la bonne marche quotidienne de la maison.On choisissait de se joindre à Irénée Beaubien l'une ou l'autre des équipes s'occupant de la préparation des repas; du service de table; du lavage de vaisselle; du thé de l'après-midi ou du breuvage en fin de soirée.Cela avait pour effet de mettre tous les participants sur un pied d'égalité.Caux se présente comme un Centre de conférences internationales organisées par le Réarmement moral, organisme fondé en Angleterre, en 1938, par le pasteur luthérien Frank Buch-man (1878-1961).Homme de grande foi, doué d'une forte personnalité, il fut un jour saisi d'une idée-choc: ce n'est pas d'armes destructrices dont les peuples ont besoin, mais d'armes spirituelles et morales.Le Réarmement moral est avant tout une mentalité, un esprit.11 est composé de parsonnes qui acceptent de prendre chaque jour un temps de silence pour se mettre à l'écoute de Dieu et essayer d'en discerner la volonté.Comme règle de vie, Buchman propose ce qu'il pratiquait lui-même: une honnêteté absolue, une grande pureté de cocur, un renoncement à ses caprices, un amour de tous.Ce pasteur clairvoyant et dynamique a rapidement fait école.11 a exercé une profonde influence auprès de nombreuses personnes dans plusieurs pays.Il a développé un réseau de collaborateurs et de collaboratrices bénévoles, 3ui s'inspirent tous d'un même esprit e service, en commençant par se convertir soi-même avant de penser à r i \u2022 ?I-, Y y EU .k, l I « \u2022 h rf te u I changer les autres.Leur objectif est de détruire le mépris et la haine par les armes pacifiantes de l'amour et du pardon; favoriser le dialogue; créer des ponts; contribuer à la formation d'un climat favorable aux échanges et à la bonne entente.Le Réarmement moral fait partie des organismes non-gouvernementaux affiliés à l'ONU.Il a joué un rôle important, entre autres, dans la réconciliation de citoyens français et allemends après la dernière guerre mondiale.Il a exercé une heureuse influence en Rho-désie, lorsque ce pays accédait à son indépendance.Plusieurs membres du Réarmement moral ont été et sont encore actifs dans diverses régions en crise.C'est ainsi qu'ils contribuent en ce moment aux efforts de promotion de la justice et de la paix en Bosnie-Herzé-govine.En 1946, des citoyens suisses déjà influencés par Buchman, conscients d'avoir été épargnés par les dégâts de la guerre, ont entrepris une levée de fonds pour acheter à Caux un ancien hôtel de luxe et en faire un centre mondial de rassemblements orientés vers une meilleure compréhension entre les individus, les groupes et les peuples.Chaque été, des sessions rassemblent des centaines de personnes de tous les coins de la planète.Même s'il est à l'oeuvre dans plu- ; sieurs pays, le Réarmement moral n'a \u2022 aucune structure d'autorité.Pas de car- ' te de membre, pas de cotisation.Tout engagement, tout dévouement surgissent de l'intérieur de chaque sympathi-.sant attiré par les objectifs du réseau.Les permanents considèrent leur engagement comme une vocation, non comme une embauche avec promesse d'avancement.Us sont animés par un même esprit d'entraide.Toute initiative d'importance est prise en collégialité.Ils vivent de dons à l'égard desquels ils ne se sentent pas liés.Mentionnons que les deux fondateurs des Alcooliques anonymes ont d'abord subi l'influence du Réarmement moral.Je rapporte de mon séjour à Caux une dose d'espoir pour l'avenir de l'humanité.Les personnes que j'y ai entendues et côtoyées sont des êtres de haute qualité humaine et sprituelle.Le Réarmement moral, imprégné d'esprit oecuménique, fait appel aux valeurs communes à tous les gens oui se reconnaissent dépendants d'un Etre éternel sans lequel nous n'existerions pas.On pourrait définit- les permanents et les sympathisants comme une association souple de personnes de diverses cultures qui, habitées par un même sens de responsabilités personnelles et sociales, s'efforcent de promouvoir des relations plus justes, plus civilisées et plus équitables entre les humains.i H \u2022\u2022 \"> r LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 SEPTEMBRE 1993 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 5 SEPTEMBRE 1993 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence i, L I | 9 Après une brillante carrière consacrée au Canadien, il prend une retraite bien méritée.e soir, quand il rentre tard, fatigué, il se rappelle les témoignages d'affection et d'admiration du public, et se sent revigoré, prêt à remettre l'épaule à la roue, à continuer.«La vie n'est pas toujours facile, mais l'affection des gens, je l'interprète comme un appui.» lean Béliveau, le beau grand capitaine du Canadien durant dix saisons, une des vedettes marquantes du Tricolore jusqu'à sa retraite comme joueur, le 9 juin 1971, a aujourd'hui 62 ans.Il prend maintenant une retraite de travailleur, pour choisir désormais la douceur de vivre.Celui qu'on appelle le Grand Jean mérite largement l'hommage de ses pairs et admirateurs, et La Presse s'y associe en le nommant Personnalité de la semaine.«Maintenant je veux un meilleur contrôle de mon agenda», avoue cet homme qui a occupé le poste de vice-président aux Affaires sociales du club de hockey Canadien.«Je tiens à remercier mon président Ronald Corey», insiste-t-il.Il va du reste, à la demande même du président, conserver une responsabilité intéressante: celle de représenter le Canadien dans une douzaine d'événements.«Ça va me permettre de garder contact avec l'équipe.On ne peut pas quitter comme ça, après 40 ans!» Le sens des responsabilités Le grand joueur de hockey est né à Trois-Rivières, le 31 août 1931.|ean Béliveau est l'aîné d'une famille de huit enfants, cinq garçons, trois filles.Il n'est pas étonnant qu'il ait développé tôt dans l'enfance le sens des responsabilités qu'on lui connaît aujourd'hui: «Mon père était un homme fier, mais la fierté à la bonne place.Il travaillait fort pour s'assurer qu'on ait de quoi bien se nourrir.» Il se souvient qu'après l'achat de la Shawinigan par HydroQuébec, pour laquelle travaillait Arthur Béliveau, ils ont ensemble passé des printemps à scier des poteaux cassés, qu'ils transformaient en bois de chauffage.«Ça a sûrement contribué à ma bonne forme physique.» Une au-tre activité le maintenait en bonne forme: le jardin transformé l'hiver en patinoire.Après un séjour à Plessisville, la famille s'installe à Victoriavil-le et c'est là que le petit jean commence l'école.Avant même de savoir lire, il patine.«Mon père m'a donné ma première paire de patins en cadeau de Noël.» L'hiver de ses 17 ans marque le début organisé de sa fulgurante carrière.En 1949 et 1950, il s'aligne avec les Citadelles de Québec de la Ligue junior du Québec.C'est parti.De nombreuses récompenses jalonnent la vie de lean Béliveau: il a été reçu Officier de l'Ordre du Canada et nommé à l'Ordre national du Québec.En JEAN BELIVEAU « Si on n 'a rien à faire, c'est facile de tomber dans de mauvaises habitudes.Si on n a pas de bons amis, on se laisse entraîner.» 1972, il était nommé au Temple de la renommée du hockey.Un modèle «11 faut remettre les jeunes au travail.» lean Béliveau pense que voilà le préalable à un meilleur avenir.Depuis longtemps le hockeyeur connaît la valeur de l'exemple, de la solidarité.Chaque fois qu'on le sollicite, il répond généreusement, «l'ai choisi dès le début de collaborer, de m'impliquer dans la société.» Celui qui a beaucoup reçu doit redonner une part.Sa Fondation, qui conserve le nom de lean Béliveau, a été transférée à la Société des enfants infirmes du Québec.«l'ai été élevé dans le respect de l'autorité, dans la discipline.» Il n'aime pas se citer en exemple, ne veut pas paraître moralisateur.Son message est pourtant clair: «On les a gâtés, nos jeunes, il n'y a pas de doute.» Leur vie est donc plus difficile puisqu'ils n'ont pas appris à se battre: «Si on n'a rien à faire, c'est facile de tomber dans de mauvaises habitudes.Après un an ou deux d'oisiveté, on a du mal à reprendre le collier.Si on n'a pas de bons amis, on se laisse entraîner.» Bien des parents lui demandent conseil.Il n'y a pas un jeune garçon au Québec qui ne rêve de porter un jour les couleurs du Canadien et de se colleter aux joueurs de la Ligue nationale.«Il faut rêver, mais le jeune doit toujours mettre ses études en premier.Ne pas les sacrifier pour son rêve.Car si ça ne fonctionne pas, il aura le choix de faire autre chose.C'est très important de conserver ce choix, d'assurer ses arrières.» Préoccupé par tout ce qui se passe dans le monde, troublé par tant de violence, Jean Béliveau n'en conserve pas moins l'espoir d'une société meilleure, car il a la foi.«J'ai reçu une bonne éducation au sein de ma famille et chez les frères du Sacré-Coeur.Au cours de mes voyages, à Notre-Dame-de-Paris, ou bien en Suisse, ma femme et moi on cherche la belle petite église.» Grand diplomate, Jean Béliveau n'aime pas la bagarre et cherche toujours les meilleures solutions aux problèmes qui se posent.Si l'un de ses premiers objectifs dans les mois qui suivent est de se remettre en bonne condition physique, il va aussi plonger dans des biographies qui le passionnent \u2014 il admire notamment Churchill \u2014, et profiter de sa «belle grande télévision donnée en cadeau par les gens du Forum » pour regarder le football, le hockey, réécouter la.musique qu'il affectionne.Pince-sans-rire, quand on lui demande quel est son principal défaut, il répond: «Je vais peut-être, à la retraite, avoir le temps de le découvrir!» Si vous croisez Jean Béliveau en compagnie de sa femme Élise sur l'une des pistes cyclables de la Rive-Sud, sachez qu'il réalise là son objectif d'être «plus libre».Et même là, il sera fidèle à lui-même: «Simplement bien faire les choses.» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l excellence naît de l'effor i a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole ALCAN eflexlon **Sois plus sage que les autres si tu peux, mais ne le leur dis point, w Je pense donc je lis (Lord Chesterfield) miiMmm 1>1« .1 K iNN.MRI.llOUlJ»\\si SVNC )NYMES AN'AI jÔcYllîS « »\tllotwna 25% 41.20$ Les exploits et les amours tumultueuses de La Bouboulina ne décevront personne DOMINIOUE PAUPARDIN collaboration spéciale ¦ «Car moi Laskarina Bouboulina, j'incarnais la Grèce de l'argent, la Grèce de la mer, source millénaire de notre fortune, une Grèce à la fois voyageuse et atavi- queraent ancrée au terroir, une Grèce regardante mais aussi généreuse.» Depuis l'Antiquité, la Grèce a vu naitre plusieurs figures héroïques.Hercule, Ulysse, Léonidas.Bref» des hommes.Dans son dernier roman historique, Michel de Grèce nous fait découvrir une femme qui symbolisa la cause nationale et révolutionnaire du peuple grec.L'auteur a créé ce personnage de toutes pièces en se basant sur des faits historiques rigoureusement exacts.Dans un heureux mélange de fiction et d'érudition, il emprunte la voix de son héroïne qui nous décrit avec désinvolture et passion ses exploits et ses amour.Laskarina Bouboulis, que le peuple grec surnomma La Bouboulina, fut une femme riche et puissante, dévouée à l'oeuvre de sa vie: libérer le peuple grec du joug de l'Empire ottoman.Elle voit le jour sous les yeux même de l'ennemi, dans la geôle turque où sa mère accouche en même temps qu'elle découvre le cadavre de son mari.À défaut de langes, le nouveau-iié est enve- loppé dans le linceuil gluant de son père mort sous l'oeil patibulaire des gardes.Une naissance qui augure mal pour l'avenir! Sa mère, veuve et donc pauvre, recommence sa vie dans l'île grecque de Spétsai où elle se remarie.Alors que les filles de son âge acceptent l'esclavage et la soumission comme une fatalité de leur condition, Laskarina est attirée par le danger et a l'impression que «(.) le monde attendait que je le conquière.» Époque oblige, elle engourdit pour un temps ses instincts d'aventurière pour se marier et avoir des enfants.Devenue veuve, elle se remarie avec Bouboulis, le plus riche des Spetsiotes.À la tête d'une armada, le couple entreprend une vie pleine de péripéties: voyages, négoces, course aux trésors, chasse aux pirates et initiation au maniement des armes.Leur odyssée durera jusqu'à ce que, par un étrange caprice masculin, Bouboulis décide que cette vie n'est pas destinée aux femmes et que la sienne devrait rentrer au bercail.Heureusement pour la suite de l'histoire, il meurt peu de temps après, tué par les Français.La Bouboulina a quarante ans et prend les commandes du bateau de son défunt mari.Dorénavant, elle met sa puissance et son argent à la disposition de la résistance hellénique.«Moi, Laskarina, veuve solitaire et oubliée, je partis ce jour-là en guerre contre l'empire turc qui couvrait trois continents, embrassait des dizaines de royaumes et des centaines de provinces.Armée de ma seule paire de pistolets, j'allais défier les milliers de régiments de janissaires de cette armée qui avait fait trembler le monde.» Madame la capitaine est sans peur et sans reproches! Elle ne recule devant aucun moyen, prête à mourir mais aussi à tuer pour la libération de «ses frères.» Pour arriver à ses fins, elle entre dans la très secrète «Philiki Etairia» qui prépare un soulèvement pour gagner l'indépendance des Grecs.Elle arme ses navires qu'elle met à la disposition des combattants.Après bien des bombardements, complots et manigances \u2014 la dame a plusieurs ennemis\u2014 le peuple grec est enfin libéré de l'emprise turque et devient un État.Après tous ses exploits et bien des amours tumultueuses, La Bouboulina meurt en héroïne nationale célébrée par les siens.Première femme grecque auréolée de la gloire et du prestige militaire.Les amateurs de belles histoires qui détestent les beautés passives servant de faire-valoir au héros seront comblés.La Bouboulina ne les décevra pas.LA BOUBOULINA, Michel de Grece.Pion, Paris, 1993.353 pages, 29,95$.PHOTO PRESSE CANADIENNE Le jeune éditeur Cilles Pellerin dans son bureau de Québec.Une maison d'édition où la nouvelle passe avant toute chose SUITE DE LA PAGE B1 Et vive la France de Margerin ! JOCELYNE LEPAGE H C'est fou le mal que se donnent les Français pour avoir le look américain.Mais ce look, une fois passé par la moulinette française, grimpe presque toujours d'une classe sociale ou deux.Pre- r 0 4 nez Lucien, le rocker à la banane (comme Tintin était à la houppe), blouson noir, bottes de cowboy et ; jeans.Le «biker» (sic) à mobylet- te.De loin, on prendrait cette bande dessinée de Frank Margerin pour un «comix», à cause des dessins et des couleurs, et l'antihéros pour un triste paumé.Mais dès qu'on s'approche, peut-être à cause du pif dont Lucien est affublé, on se rend compte qu'on est, en vérité, dans le pays profond du Grand Duduche, pas dans celui de Crumb.Y'a pas plus Français que Lucien, l'éternel ado, pas si triste finalement.À travers lui, Margerin trace un portrait mi-fé-roce, mi-doux de ses compatriotes.Lucien, le retour, aux éditions des Humanoïdes associés, c'est le quatorzième album d'une série dont chaque numéro, nous dit-on, s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires.Un «success story», diraient les Français.Faut voir Lucien, souffrant d'un rhume, envahi par des amis d'amis d'amis, jusqu'à ce que le party imprévu tourne à la catastrophe.Mais l'album n'est pas entièrement réservé au rocker.On y rencontre aussi Robert, qui mène des enquêtes sur les moeurs sociales, et Raoul, le chauffeur de taxi râleur.Et vive la France! Un Boucq que tous les graphistes devraient lire François Boucq, génial dessinateur, ne fait pas que de la bande dessinée s.f.pour adolescents éternels.11 est aussi drôlement sérieux, ou plutôt sérieusement drôle, dans l'exercice de son métier de graphiste sur lequel il réfléchit en dessinant.Et tout en se Vente de la rentrée scolaire sm il mi i'iiii LE RÔBERTl IHl |i'l\\S>iMI II I I \\ Q I A \u2022* «.tl » l k.NI, AISI I sur les 10 titres suivants: Ër~ L'ÉVÉNEMENT ! w NOUVEAU l't ïn ROBERT fi aimissc LE PETIT\t LAROUSSE 1 1 1 II S I u t\t ] 199*.\u2022 \u2022 1\t 1 ! ¦ \u2022 m roui i uttv ! 1 ; _____\t \t Dictionnaire Robert I.Rég.: 69.95 $ -25% 52.45 $ LE ROBE R I & COLLINS PO C II F Dictionnaire Bordas synonymes, analogies et antonymes.Rég.: 29.95 $ Bescherelle «L'art de conjuguer».Rég.: 10.95$ Thésaurus.Larousse (2e éd.).Rég.: 78.95 $ Petit Larousse 1994.Rég.: 54.95$ Robert-Collins anglais/ français (poche).Rég.: 8.95 $ LE ROBbRl & GOLLINS SENIOR .S M î \u2022» \u2022 « I I 'I \"> s % V- ¦«\"\u2022> r ii> « c-A s \u2022 » *\t\u2022 l M, l » I 1 IU V>-J^ \u2022 V Robert-Collins anglais/ français.Rég.: 36.95 $ HARRAPS Frcnch-English Anglais- Français SHORTER NIIIMM1 HIIWa.tIM HANSE rouvrait d jalonnant difficultés r du \u2022 français mcxk-Tnc DLJCULOT Harrap's Shorter anglais/français.Rég.: 39.95 $ -25% 29.95 $ Nouveau Dictionnaire difficultés du français moderne.Rég.: 39.95 $ Multi-Dictionnaire.: Rég.: 44.95 $ i -25% 33.70 $ LAVAL 2512, Daniel-Johnson 682-0636 REPENTIGNY Galeries Rive-Nord 581-9892 MONTREAL 6722, St-Hubert 274-2870 moquant, bien sûr, de cette réflexion, avec fausses citations de grands peintres, comme il se doit.Cela donne des «mises en abîme», dirions-nous en art contemporain \u2014 trucs qui donnent le vertige à force de questionner le questionnement \u2014 assez extraordinaires.C'est bien simple, Boucq fait la genèse du dessin depuis la page blanche et le point noir jusqu'au délire de la jungle en folie, en passant par un épisode zen désopilant.Le sexe, Made in Québec Quand elle s'est pointée, le mois dernier, à Ad Lib% l'émission de Jean-Pierre Coallier, on pouvait penser que cette jeune femme, auteure d'une bande dessinée porno, était une grande dessinatrice.11 est si rare, en effet, que des auteurs de bande dessinée passent à la télévision.Erreur.Celle qui signe C.M.fait bien dans la porno \u2014 ça baise et ça gicle à toutes les pages \u2014 mais elle dessine comme une jeune adolescente et écrit comme une élève du primaire.Il paraît que ça peut avoir un certain charme auprès d'amateurs particuliers.Cette b.d.made in Québec est une curiosité pour collectionneurs.Pour une bonne histoire de danseuse nue, assez bien dessinée et inspirée d'une histoire vraie, il faut lire Melody qui en est à son huitième numéro dans le format, le prix et la langue des comics américains.Conçue et vécue par Sylvie Rancourt, qui l'avait dessinée bien naïvement dans la publication en français, parue il y a quelques années, l'histoire est maintenant entre les mains de (acques Boivin et Gabriel Morris-sette qui font du travail professionnel.Melody est une fille candide de l'Abitibi, pour qui le sexe est une chose bien naturelle, et qui finit danseuse nue à Montréal.Son histoire connaît un grand succès auprès des amateurs américains.Le fait que le comic ait été bloqué à Toronto pour cause de censure est sans doute un atout de plus en sa faveur.Et ça ne coûte que 3 $ dans les Comics Bookshops.LUCIEN, LE RETOUR.Frank Margerin.Les Humanoïdes associes.1993 UN POINT C EST TOUT!.Boucq Ed.Caster-man.80 p.CARMEN.1er episode.Publication Scorpion.40 pages.MELODY.no.8.par Sylvie Rancou#t.Jacques Boivin et Gabriel Morissette Kitchen Sink Book.3$ en français.La plupart viennent d'ici et de pays francophones djEurope et d'Afrique, mais d'autres sont originaires de l'Egypte, de l'Iran ou de la Roumanie.LA PRESSE \u2014 Cet éclectisme, il s'explique par vos expériences antérieures.GILLES PELLERIN \u2014 Après bien d'autres activités, j'ai été un jour repêché par la revue jlll\t LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE\t mm\tMj Nuit blanche, pour la préparation de dossiers.le suis ensuite devenu gérant de leur librairie, Pantoute.le n'avais aucune expérience de ce travail.|e passais tout d'un coup de la production littéraire à son marché.Pantoute, c'était alors très alternatif et très écolo.Je n'avais aucun intérêt pour ça, j'ai embauché des finissants en littérature.Le marché ne correspondait pas du tout à nos rêves! Notre idée, c'était de transformer le marché pour qu'il ressemble à ces rêves.Je me disais que si nous arrivions à exprimer ce pour quoi nous étions libraires, la clientèle finirait par nous suivre.Nous avons donc changé l'image de Pantoute, nous avons créé des événements, nous avons invité des écrivains.Mais commencer par le bas, je veux dire par Stephen King, ça ne m'intéressait pas.Plutôt Borges et toute la littérature latino-américaine en traduction.Nous sentions qu'il y aurait un public pour ça.il y en a eu un.Et si comme écrivains nous nous sommes orientés vers la nouvelle, ce fut en grande partie sous l'influence des auteurs sud-amé-ricains, Cortazar surtout.Notre politique laissait presque croire que nous étions contre la littérature française.Mais la librairie était si petite.Quand nous organisions un évé- ' nement, il fallait la démonter toute et la remonter le lendemain.L'Instant même a été créée .pendant que je dirigeais cette li-.brairie, qui est aujourd'hui une des plus importantes au Québec.- \u2014\tVous voilà bien loin de Shawinigan, de votre enfance dans les années cinquante.\u2014\tMon père était papetier a-la Consol.J'ai eu la chance de' poursuivre, sans grand talent,* des études musicales.Si je suis en littérature aujourd'hui, c'est à cause de la musique, qui est à la fois une écriture et une analyse formelle.Le contact avec de: vrais musiciens pédagogues m ouvert des perspectives très vastes, qu'un milieu ouvrier ne pouvait pas offrir.À Shawinigan, il n'y avait pas d'écrivains.La musique m'a per-' mis de côtoyer des artistes et surtout d'entrer en contact avec, des oeuvres.Des oeuvres qui .avaient une histoire, qui avaient des formes qui pouvaient être niées, transcendées.C'était fabuleux.\tI \u2014\tDonc, peu d'espace pour, l'écriture.* \u2014\tLa seule façon d'utiliser l'écriture chez nous, c'était d'écrire dans les journaux.J'ai d'ailleurs eu la chance de rencontrer un Français, directeur d'un hebdomadaire et qui se prenait pour l'opposition à lui tout seul.Somme toute, c'était,, un milieu assez riche.Shawinî-; gan n'était pas ce qu'il est deve-* nu, une sorte de Beyrouth nord
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