Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1993-09-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ELECTIONS 83 Aujourd'hui: Pluie et bruine passagere Minimum 9° Maximum 13° Demain: Plus chaud ciel nuageux détails cahier sports Abitibi-Témiscamingue : 55 cents Iles de La Madeleine : 1.00 52 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents \u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 109e ANNÉE N° 332 Taxe» en sus La personnalité de la semaine JEAN BISSONNETTE ¦ Chrétien abolirait la TPS en 1996 ¦r.n.\u2014 page A 4 PILOTES Le conflit des pilotes du Salnt-Lau rent central aura empêché 11 navi res de se rendre à Montréal, occa sionnant des pertes importantes.¦ Campbell dit que le Bloc n'a pas plus à offrir que les Rhinos \u2014 page A 9 FESTIVAL DE CRANBY Denis Richard obtient le prix du meilleur auteur-compositeur au Festival de Granby et Genevieve Marin celui de meilleure interprete.PHOTO ARMAND TROTTIER.La Preise Le canard «roulait» bien hier en ce samedi d'ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs.Nombreux sont les chasseurs, comme M.Claude Duchaïne de Montréal (notre photo), qui ont réussi a faire leur limite de six oiseaux dans la région métropolitaine.RICHARD HÉTU envoyé spécial La Presse à HOLLYWOOD.Floride Grande fébrilité dans les canardières Sommaire Denyse Chartrand grimace quand elle se rappelle lepo-que où elle était correspondante en Floride pour le journal Allo Police.C'était dans les années 1980.Quand un Québécois était victime d'un crime en Floride, elle recevait un appel de l'hebdomadaire montréalais qui lui demandait d'écrire un article avec tous les détails sanglants qu'elle pouvait trouver.Elle a ainsi raconté l'histoire de deux policiers éventrés à North Miami par des individus qui tentaient de voler leur motocyclette.Elle a raconté la fin du Hell's An-gel tué sur sa motocyclette par une balle qui lui a traversé la téte et celle de la barmaid de 21 ans retrouvée sur la plage, violée puis assassinée.«Elle s'appelait Tiffany et elle venait d'écrire à sa mère pour lui dire qu'elle était au paradis en Floride, se souvient Denyse Chartrand.Elle est morte avant que sa lettre n'arrive au Québec.» Et d'ajouter: «J'ai perdu 25 livres pendant que je travaillais pour Allo Police.» Denyse Chartrand, qui est présidente du mensuel Le Soleil de la Floride, à Hollywood, a repris du poids depuis.Non seulement parce qu'elle a cessé de correspondre ont tirés de leur torpeur, les secondes leur ont coupé littéralement le souffle.Partout où ils se présentaient, ils étaient reçus à coups de fusil se faisant leurrer facilement en ce début de saison par les appelants savamment disposés et par un habile manieur d'appeaux.Mais rassurez-vous, selon le Service canadien de la faune, les différentes espèces de canards se portent bien à quelques exceptions près.Néanmoins cette année, l'ouverture aura certainement été la plus funeste au cours des dernières années puisque l'ouverture se faisait un samedi et qu'un plus grand nombre de chasseurs étaient aux rendez-vous.Selon l'agent |ean-Marc Le-febvre, de .la section des Oiseaux migrateursimarine marchande de la Gendarmerie Royale du Canada, l'ouverture dans la région métropolitaine semble avoir été bonne.«Plusieurs groupes de chasseurs ont réussi à atteindre leur limite de six canards dès les premières heures de chasse», a expliqué le policier chargé de l'ap- plication du règlement portant sur la chasse à la sauvagine.'\u2022¦» M.Lefebvre, ainsi que son collègue le caporal Guy lié-cuyer, ont vérifié hier à l'île Charron, les permis et les armés d'au moins une cinquantaine de chasseurs.\t; Selon M.Lécuyer, la tr^s grande majorité des sauvagi-niers respectent la réglementation en vigueur.« Ils sont de plus en plus conscients que le respect de la faune et des limites de captures sont essentiels aux succès des chasses futures», a expliqué le policier qui déplore que seulement deUx agents soient affectés à la surveillance d'un territoire s'éten-dant des limites ouest de Vareri-nes au lac des Deux Montagnes.Hier matin, Michel Perreault, Martin Roy et Patrick Fréchette ont réussi plusieurs beaux coups de fusil sur le Saint-Laurent en face de Boucherville.Un colvert portant une baguç'à la patte faisait partie de leur tableau de chasse.\tji .Chaque année, ces trois amis se rendent à la chasse aux ca- avec Allo Police, mais parce que la violence a diminué, selon elle, dans le coin de pays qu'elle a adopté dans les années 1970.«Avant, les policiers de Hollywood couraient après nous quand on mettait le nez dehors le soir, dit-elle.Aujourd'hui, on peut se promener pas mal partout en sécurité.» Plus dangereux à Montréal Denyse Chartrand est représentative des habitués québécois de la Floride.Malgré la série de neuf meurtres dont ont été victimes des touristes étrangers dans l'État du sud des États-Unis depuis octobre dernier, elle ne s'y sent pas plus en danger qu'ailleurs.«C'est parce que la Floride est la vedette du tourisme qu'on en parle plus», prétend-elle.|ean Laurac ne la contredit pas.Au contraire, il sort un tas de statistiques pour étayer la thèse de sa femme.En 1992, dit-il, plus de 40 millions de personnes, dont 2,5 millions de Canadiens, ont visité la Floride, un nombre qui devrait se maintenir sinon augmenter en 1993, selon la compagnie de téléphone AT&T.Avant de Additions croisées.C8 Annonces classées immobilier.C6 à C8 marchandises.-.C8, C9 emplois.«.C 9 automobiles.C9, C10 Arts et spectacles informations.B8 à B12 livres.B1, B4 à 87 cine-horatre 810 téle-horaire.B11 Bandes dessinées.B12 Bridge \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.010 Décès .«\u2022\u2022.\u2022.\u2022.«.\u2022 C1 Des crimes, des hommes A 8 Étes-vous observateur?.C6 r-cUnleton.C 7 Horoscope.C 8 Jeux.A11 Le monde.C12 Loteries.A4 Mots croisés.C10 Ils étaient des milliers à attendre hier l'heure fatidique le long des cours d'eau.Depuis plusieurs semaines déjà, ils travaillaient d'arrache-pied pour préparer cette ouverture mémorable.La fièvre des disciples de Nemrod était d'autant plus grande cette année que le 25 septembre ne tombe pas toujours un samedi.Puis, à 6 h 16 bien précises: Pow! Boom! Bang!.La saison de chasse aux oiseaux migrateurs version 1993 ouvrait finalement dans toute la partie sud du Québec.Pris par surprise, les canards sont tombés dans l'embuscade que leur tendaient les chasseurs.Et nombreux sont les palmipèdes qui se sont retrouvés le bec à l'eau, foudroyés par des salves répétées de fusils de calibre .12.Dans les îles de Longueuil, de Boucherville et de Varennes, sans parler des îles de Sorel, des lacs Saint-Pierre, Saint-François et Deux-Montagnes, les canards se sentaient plutôt mal aimés.Si les premières pétarades les VOIR CHASSER EN A 2 VOIR FLORIDE EN A 1 ml/\\ Trente hvzt UN CûNiÇote oes.a « son » avenue miers incendies ont été allumés.«Partout les portes étaient ouvertes, répète Mme Robillard, on avait toujours peur que le feu éclate dans notre immeuble.» Puis les piqueries sont arrivées, le crack a suivi.La prostitution aussi.Et la faune qu'on imagine.Pendant tout ce temps, Madeleine Robillard est restée fidèle à son quartier, à son avenue.Puis, en 1990, après/les nombreuses pressions des groupes comitiu-mautaires du quartier, la Ville de Montréal décide enfin de passer à l'action.Elle mandate sa Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) pour faire le grand ménage.Première étape: acheter pour se débarrasser des propriétaires négligents; deuxième étapes rénover les immeubles achetés.' VOIR BARCLAY EN A 2 chemin Dunkirk ) vers le centre-ville.«C'était moins long comme ça et peu cher, disait-elle plus tôt cette semaine.Évidemment, les tarifs ont fini par tellement augmenter qu'il a bien fallu prendre l'autobus jusqu'au centre-ville.» Comme elle avait pris racines et habitudes dans le quartier, pas question de quitter son logement et son avenue Barclay.Puis, dans les années 1970, tout a commencé à basculer.Les premières familles juives ont quitté pour Côte-Saint-Luc ou Saint-Laurent.La première vague d'immigrants est arrivée.Les familles canadiennes-françaises ont quitté à leur tour vers la banlieue.Une deuxième vague d'immigrants a déferlé.La première vague d'immigrants a quitté, une troisième l'a remplacée.Et les premiers propriétaires ont vendu.Ceux qui les ont rem- placés n'ont rien investi dans' l'entretien des immeubles.«Tout ce qu'ils voulaient, ceux-là, dit Mme Robillard, c'était le profit.Comme c'était facile d'abuser des immigrants, ils en ont profité!» Immanquablement, ce qui de* vait arriver arriva: détérioration générale de la qualité de vie.Même chose d'ailleurs dans les rues voisines: Goyer et Bedford.Les premiers signes extérieurs?Mme Robillard fouille dans sa boite à souvenirs.«Hum! Par des petits vols, répond-elle.La différence de culture et la pauvreté a fait le reste.» Et comme enfants et adolescents ne savaient où aller, tes gangs ont pris racines dans les garages des immeubles ouverts à tous vents, bien que toujours habités.C'est là que les premiers joints furent fumés et les mégots jetés.C'est là évidemment que les pre- Madeleine Robillard est, ce qu'on appelle, une femme fidèle.Quarante-quatre ans de travail au magasin Eaton du centre-ville et domiciliée depuis 34 ans avenue Barclay dans le quartier Côte-des-Neiges.Quand elle est arrivée là en 1959, les immeubles de l'avenue Barclay avaient à peine 10 ans.Ce n'était pas le luxe.On était loin des taudis du bas de la ville, de la Petite-Bourgogne ou de Saint-Henri.Au début, se souvient-elle, il y avait beaucoup de familles juives et beaucoup de familles canadiennes-françaises.On vivait heureux dans un quartier paisible.Plutôt que de prendre l'autobus, les travailleurs montaient dans le train de banlieue à Portal-Heights ( rue lean-Talon et photo michel gravel, L» PfêSSe Madeleine Robillard ne quitterait pas son avenue Barclay pour tout l'or au monde.¦ Cote-des-Neiges.Cotes-des-Re ves! Page A 5 A 2* I .¦ .la presse, montréal, dimanche 26 septembre 1993 Les inondations qui tuent: fatale attraction pour le sud LOUIS B.ROBITA8LLE collaboration spéciale 9 la Fra uand jetais petit, l'Europe et surtout Vance, vues des bancs de lecole, avaient comme première caractéristique la petitesse.Même vieux, les Français restaient petits, ce qui leur permettait d'habiter de tout petits appartements, de voyager dans des voitures-naines, de mettre dans un restaurant donné trois fois plus de tables et de chaises qu'on ne l'aurait fait en Amérique.Tout cela paraissait modeste, un peu mesquin et bien rassurant.Par la suite je pus constater de visu que par-dessus le marché les rues françaises étaient bien étroites, tout comme les toilettes de bistrots et les escaliers qui y mènent.Quant aux cours d'eau, inutile d'en parler, car ils étaient si ridicules qu'on aurait hésité à les faire figurer sur une carte géographique bien de chez nous.Petite nature, en somme.Au rayon des éléments naturels puissants, ces pauvres Européens, Français et .Italiens en téte, n'avaient pratiquement rien à proposer si ce n'est la hauteur de leurs Alpes; une idée un peu abstraite, car les Alpes ne vous menacent de rien du tout si vous ne les provoquez pas absurdement en allant faire de l'alpinisme, du ski hors piste ou en construisant un chalet dans une vallée à avalanche.Tandis que le Canada avait de sacrées tempêtes de neige, des froids capables de vous hypercongeler en trente minutes.Les Etats-Unis faisant plus fort dans le domaine: la grande faille de la côte annonçant tôt ou tard un beau tremblement de terre; les raz de marée potentiels de l'Océan pacifique; et enfin, le plus courant et spectaculaire, les ouragans de la Floride.En comparaison la Méditerranée est une mer domestiquée.Or mercredi dernier, un an jour pour jour après la catastrophe de Vaison-la-Romaine, qui avait fait 34 morts en quelques minutes, les inondations frappaient le sud de la France.À Aix-en-Provence et dans certains quartiers de Marseille (dont l'aéroport de Marignane), des torrents irrésistibles emportaient avec eux des dizaines et des centaines de voitures, dont certaines allaient se retrouver grimpées aux arbres plantées à la verticale, empilées les unes sur les autres.Par chance et par hasard, les raz de marée en question n'ont fait «que» cinq victimes \u2014 dont deux automobilistes surpris sur la route et noyés dans leur voiture.Ailleurs, les habitants des maisons ont eu le temps d'abandonner leur véhicule ou d'évacuer leur maison, avec de l'eau jusqu'aux épaules.Le hasard, qui en d'autres circonstances, avait tué massivement.est passé juste à côté cette fois.Le bilan se limite à des milliards de francs de dégâts, à la paralysie pour une .\t \tPARIS j \tFRANCEBHB journée de la moitié d'Aix, à la fermeture de routes, de l'autoroute du sud.A la condomnation de HLM de quartiers inondables de Marseille, et qu'on va peut-être se résoudre à raser.A Vaison, le 22 septembre 1991, il y avait donc eu 34 morts en pleine journée.Un filet d'eau que personne ne connaît en dehors de la région, l'Ouvèze, avait tout emporté sur son passage.Et après avoir ravagé Vaison, il continuait sa course vers le sud: quatre heures plus tard, devant la petite ville de Bédarrides, il décidait de prendre un raccourci, s'économisait le virage habituel, sortait de son lit et passait au travers de la ville.«En pleine nuit, dit le maire, il y aurait eu 300 morts au moins.» Les «fleuves» qui ont sévi cette semaine autour de Marseille ont des noms encore plus obscurs: la Torse, la Touloubre, l'Arc.Il se trouve en effet que le Sud-Est de la France, que chacun connaît (au moins par ouï-dire) pour son soleil radieux et ia douceur de ses villages, a une nature véritablement violente.De Nice jusqu'à Montpellier \u2014 avec une forte concentration en Provence et sur la Côte d'Azur \u2014 il y a une combinaison explosive de deux facteurs: un, les hautes montagnes d'où descendent ruisseaux et rivières, deux, un climat «de mousson», où les longues périodes de sécheresse font soudain place à des déluges qui tombent pendant des heures et des jours à la verticale.Il avait «suffit» de six heures de ce déluge, le 3 octobre 1988.pour qu'une gigantesque vague s'abatte instantanément sur le centre de Nîmes, paralysant à la fois l'hôpital et le centre souterrain.de secours, et faisant onze victimes.Plus 800 millions $ de dégâts.Ce n'est pas une histoire nouvelle.Dans chaque vallée, dans chaque vieux village de la région méditerranéenne, certains gardent la mémoire des catastrophes des siècles passés.La fameuse Ouvèze, à elle seule, a un palmarès impressionnant qui court sur quatre siècles.à raison de trois ou quatre catastrophes par siècle.Fatalité liée au climat?Tout le mon-' de est d'accord que le «risque zéro» n'existe pas dans des régions pareilles, à moins d'en évacuer les trois-quarts.Le problème, c'est que, loin de se réduite avec les progrés modernes, les risques se sont accrus et multipliés dans les 40 dernières années, malgré les soi-disant précautions prises.Le grand responsable: l'urbanisation forcenée du sud, sous la pression économique et touristique.Premier effet: on a bétonné autour des anciennes petites villes à risques des hectares et des hectares, ce qui empêche l'évacuation naturelle des eaux.Second effet: on a massivement construit, toujours pour de l'argent, sur des terrains inondables * sinon vraiment dangereux, où à d'autres époques on aurait évité de s'installer.Ainsi un camping «les pieds dans l'eau» emporté à Grand-Bornand, \" le 14 juillet 1987, par une vague de fond en Savoie: 23 morts.Trois catastrophes meurtrières en cinq ans, quelques autres qui n'ont pas fait de victimes par miracle.Cela com-* mence à faire beaucoup.Dans un dossier plutôt inquiétant, «50 millions de consommateurs» vient d'énuniérer les .62 communes les plus exposées qui avaient été montrées du doigt par un \u2022 rapport officiel, après la catastrophe de .Vaison.Parmi elles, Nice (avec une rivière enfouie sous le béton, le Paillon), Montpellier (une université construite en terrain inondable).Marseille (cuvette adossée a la montagne).Depuis ce rapport officiel \u2014 aussitôt relégué aux oubliettes \u2014certaines communes «vertueuses» ont pris des mesures.et au moins interdit de nouvelles constructions dans les zones les plus* dangereuses.Mais, face aux élus locaux, eux-mêmes soumis aux pressions des promoteurs, ou des simples propriétaires.l'État n'a toujours pas trouvé le courage de prendre les mesures les plus élémentaires.Dans des zones où le «risque-Vai-son» vaut bien celui d'un moyen tremblement de terre.Comme si les Français eux-mêmes, contrairement aux Californiens, ignoraient que leur nature méridionale peut être fort violente.Demain dans La Presse ?.H s *l> l-A; Automobile La nouvelle Mercedes C ¦ Après dix ans d'attente, la nouvelle Mercedes de classe C conserve l'allure de la maison allemande, et sa silhouette, quoique plus moderne, n'est pas sans ressembler aux voitures de la classe S, la plus cossue de la gamme, écrit Denis Duquet dans le cahier Automobile de demain.Notre chroniqueur conclut que les progrès réalisés ne sont pas uniquement esthétiques et techniques, mais sont aussi .visibles au chapitre de la sécurité, de la solidité et de l'intégrité de.la carrosserie.Sous la rubrique AUTO-rétro, les lecteurs apprendront qu'il faut être mécanicien, débosseleur et menuisier pour reconstituer une Essex 1922 que la compagnie Hudson Motor Car de Détroit a produite jusqu'en 1932.Claude Beaudoin, dans sa chronique AUTO-suggestion, tranche entre une familiale et une mini-fourgonnette, tandis que le CAA donne quelques trucs pour aider les automobilistes à y voir clair lorsque vient le temps de soumettre son véhicule au drôle de comportement aux bons soins d'un expert.A lire demain dans La Presse.Prévost Car : le Fonds de solidarité de la FTQ deviendrait actionnaire Presse Canadienne ¦ Le président de Prévost Car, André Normand, n'a aucune objection à ce que le Fonds de solidarité de la FTQ se porte acquéreur des 37 p.cent d'actions que détient la Société de développement industriel du Québec (SDl) ; dans l'entreprise et fasse son entrée au sein du conseil d'administration.«Les financiers de la FTQ sont vus comme de très bons partenai- res.ça ne me gênerait pas», a-t-il commenté hier en entrevue avec le quotidien Le Soleil.M.Normand réagissait ainsi aux propos du négociateur des Travailleurs canadiens de l'automobile, Claude Ducharme, qui n'excluait toujours pas, hier matin, la possibilité que le Fonds intervienne dans le dossier, en acquérant les actions de la SDl, pour tenter d'entraver un éventuel déménagement de l'usine au Mexique ou aux États-Unis.La quotidienne\tà trois chiffres\t822 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t8702 [\"abonnement 285-6911 I' Le service des abonnements est ouvert du lundi au i rédaction i promotion | comptabilité ¦ Grandes annonces Annonces classées vendredi de 7 h à 17 h 30 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Dé taillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-71 it] 285-6816 | 285-7202 i 285-7306 ; 285-7265 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE, 7.rue Saint-Arques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 -i i | CODE 38-7 DU JOUR DIMANCHE l 26 SEPTEMBRE 1993 | PUBLIREPORTAGE SUITE DE LA UNE PUBLICITE Les libéraux «exploitent» les défauts de Chrétien dans leur publicité que personne et on vante essentiellement les qualités du message et de l'équipe libérale.Toutes les annonces se terminent par le slogan du parti : « Votez libéral, pour vous!» Contrairement à la publicité conservatrice, dévoilée hier elle aussi et qui coûtera en tout 1,2 million, les libéraux ne visent pas directement le Bloc.Une des deux publicités conservatrices qui seront télédiffusées cette semaine est en effet consacrée exclusivement à convaincre les électeurs que ça ne sert à rien de voter pour l'opposition.«Moi, je ne suis pas sûre que c'est dans l'opposition tout le temps en train de se chicaner que le Québec va changer de quoi à Ottawa.Quelque part, il faut que lu sois dans le gouvernement pour faire de quoi », dit une jeune femme, installée au marché Am-herst, identifiée comme Claudine Létourneau, infirmière, mais qui est en fait une comédienne.(Les conservateurs ont dit hier que les règles de l'Union des artistes étaient trop strictes pour qu'ils puissent utiliser des vrais gens or- dinaires, pourtant, le Bloc a réussi à le faire, lui.) Cette pub du PC montre aussi des images des ministres québécois de Mme Campbell, on y décrit la place importante qu'ils occupent.La publicité se termine par le slogan du parti au Québec, «Le pouvoir qu'il nous faut», un slogan qui joue sur la même note que celui du Bloc «On se donne le vrai pouvoir».L'autre pub du PC montre aussi un comédien jouant un «citoyen ordinaire» qui parle de l'engagement conservateur à faire le ménage dans les finances publiques.On y met l'accent sur la nécessité de «couper dans le gras».On voit des images de |ean Charest et de Mme Campbell mais ils ne parlent pas.Pour entendre M.Charest, il faut écouter les publicités radio et pour entendre Mme Campbell, il faudra regarder les neuf publicités destinées aux anglophones, qui seront diffusées partout au Canada et utilisent exclusivement la première ministre.Elle y explique, seule, en gros plan, à un interlocuteur invisible, les grandes lignes de son programme et sa philosophie.Elle n'attaque pas ses adversaires et parle vite sur le ton habituel qu'elle prend pour expliquer quelque chose d'important à une personne concentrée.Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, sachant à quel point M.Chrétien est impopulaire au Québec, la publicité libérale destinée aux Québécois, elle, utilise beaucoup le chef du parti, qui s'y adresse directement aux électeurs.Chez les conservateurs comme chez les libéraux, aucun de ces blocs publicitaires, qui sont destines à être diffusés durant du temps d'antenne acheté par les partis, ne critique directement les autres partis.La publicité libérale préparée pour les périodes gratuites réservées aux partis est beaucoup plus mordante.On ne dit pas le mot «conservateur», mais la première partie de la pub de deux minutes est essentiellement consacrée à dépeindre un portrait cauchemardesque de l'état dans lequel ils ont laissé le pays.La publicité commence par afficher «1 600 000 chômeurs» en gros, avant de montrer des sans-abri, des usines et des magasins fermés.Le narrateur dit qu'il ne sait pas pour qui voter mais explique ensuite qu'il ne votera pas pour «des gens qui ont mis des milliers d'êtres humains dans la misère», ni pour «ceux qui ont commis des erreurs de jugement qui ne se pardonnent pas».«le ne voterai jamais pour ceux qui ont oublié qu'on leur avait confié un pays», dit-il ensuite, avant que le ton de la publicité ne change et qu'on passe du noir et blanc à la couleur, pour parler du message d'espoir et de «dignité» du Parti libéral.Le mot «dignité» revient constamment dans toutes les publicités.La seule publicité en anglais préparée par les libéraux pour le Québec montre tout simplement M.Chrétien en train d'expliquer son message, installé à son bureau.Hier, les libéraux et conservateurs n'ont montré que deux publicités préparées pour la semaine qui commence aujourd'hui.Une seconde vague suivra bientôt, et chez les conservateurs, les nouvelles publicités devraient inclure les images tournées vendredi par la première ministre, alors qu'elle était de passage à Montréal.Au parti, on a dit que la seconde vague pourrait aussi être moins «positive».Les publicités libérales pour la radio n'ont pas encore été rendues publiques parce qu'elles n'étaient pas prêtes hier.?FLORIDE Dangereux la Floride?partir en peur au sujet du nombre de touristes tués en Floride, ajoute M.Laurac, il faut se rappeler que plus de 50 personnes ont été assassinées depuis le début de l'année sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, où vivent deux millions d'habitants.«On a 150 fois moins de chance de se faire tuer en Floride qu'à Montréal», dit M.Laurac, en se calant dans son fauteuil, pas peu fier de sa démonstration.M.Laurac, qui est autant promoteur touristique qu'éditeur et directeur général du plus important journal francophone de la Floride, prétend que les événements des derniers mois n'affecteront pas de façon significative le nombre de Québécois qui visiteront l'État cet hiver.Il a reçu des appels de personnes inquiètes, mais pas d'indication d'annulations.Le tourisme, comme le sexe Ce qui ne l'empêche pas de prodiguer des conseils aux Québécois qui s'apprêtent à partir pour la Fjoride.À la fin du XXe siècle, dit-il, le tourisme n'est pas différent du sexe.Il faut être prudent.«Quand j'étais jeune, le sida n'existait pas et on faisait l'amour sans protection.Aujourd'hui, les jeunes se protègent et les touristes devraient faire la même chose.» Mais, souvent, «les Québécois oublient leur cerveau à la maison» quand ils viennent en Floride, soutient M.Laurac.«Ils aiment flasher.Ils aiment montrer qu'ils ont de l'argent, des bijoux.Mais cette époque est révolue.|e dis aux Québécois: laissez vos bijoux à la maison.» Les «grosses bedaines en spee-do», comme l'hebdomadaire alternatif XS a baptisé les Québécois dans un portrait sarcastique l'an dernier, ne sont pas encore arrivés en masse en Floride.En temps normal, ils sont environ 750 000 à envahir les plages flori-diennes entre novembre et Pâques.À Hollywood, un des coins préférés des Québécois en Floride, la plupart des compatriotes qu'on peut rencontrer à cette époque de l'année vivent dans l'État toute l'année.Raymond, un ancien résident de Rosemont qui refuse de divulguer son nom de famille, est un de ceux-là.C'est un drôle de bonhomme.Il ne croit pas que les Québécois s'exposent à un quelconque danger en séjournant dans les villes qui se trouvent au nord de Miami jusqu'à Pompano Beach.Mais gare à Miami ! « )e ne conseille à personne d'aller à Miami, dit-il, étendu sur la plage, cigarette à la main.D'abord, on n'est plus capable de se faire comprendre.C'est rendu espagnol mur à mur.Ensuite les Cubains sont pas fiables.Castro a vidé ses prisons et ses hôpitaux psychiatriques et toute la gang est rendue à Miami, l'espère qu'ils vont faire faillite.» En famille Ce n'est évidemment pas l'esprit d'aventure qui pousse les Québécois à se rendre à Hollywood.La plage, le soleil, la mer \u2014 en français, en famille \u2014 leur suffisent et les rassurent en même temps.Prenez Lucie Crevier, de Beloeil, rencontrée chez Fren-chie's, un bar distingué de la non moins chic rue lohnson, à à la veille de son retour au Québec après une «saucette» de dix jours.Elle a entendu parler de la vague de violence contre les visiteurs étrangers, mais elle n'a jamais eu peur.«Ça fait cinq fois que je viens à Hollywood, dit-elle.Je connais la place et je ne vois aucun danger.» Normand Ouellette, lui, était un peu plus nerveux en arrivant en Floride avec son copain Denis Proulx, de Sainte-Thérèse, il y a un peu plus d'une semaine.Il en était à son premier séjour.Mais, en suivant attentivement les recommandations du type qui leur a loué une voiture, il s'est calmé.«Il suffit d'être prudent, dit-il, de ne pas trop exhiber son argent, de tenir son char barré et de ne pas s'éloigner de la côte.Le gros bon sens, quoi.» Depuis le meurtre d'un touriste britannique, à la mi-septembre, les autorités de l'État de la Floride ont multiplié les initiatives pour rassurer les touristes comme M.Ouellette.Ils ont notamment déployé des agens de police supplémentaires le long des principaux axes routiers et fait appel à des entreprises privées pour faire garder les aires de repos des autoroutes 24 heures sur 24.À Hollywood, la chambre de commerce a pour sa part mis sur pied un programme qui permet-, ira aux touristes étrangers arrivant à l'aéroport international Fort Lauderdale-Hollywood, à compter d'octobre, d'appeler gratuitement à la maison et de rassu^ rer leurs proches que tout va bien pour eux sous le soleil de la Floride.Le Sénat de l'État étudie de son côté un projet qui permettrait aux Canadiens d'échanger leurs .plaques d'immatriculation contre des plaques de la Floride pendant leur séjour dans l'État., » Evidemment, ce n'est pas tant les touristes qu'une industrie de 31 milliards que l'État de la Florii de veut ainsi protéger.?BARCLAY Trente-quatre ans de fidélité à «son-avenue Barclay Après études et inventaires, la SHDM achète finalement 40 immeubles.La voilà propriétaire de 400 logements et autant de problèmes.Il lui en coûte 10,9 millions de dollars.Elle cède 80 logements (huit immeubles) à l'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM) qui lui verse 3,2 millions.Il ne reste plus à la SHDM que.320 logements! Chaque logement coûte environ 24 000 $ à rénover.Coût total des rénovations: 7,8 millions de dollars.Évidemment, pendant les réno- vations, les locataires ont été relogés temporairement ailleurs.Ceux qui voulaient revenir dans leur logement rénové pouvaient bien sûr le faire.Environ 50 p.cent des locataires l'ont fait.Les fenêtres ont été changées partout.Des portes-fenêtres installées aux balcons.Les toitures refaites.Ainsi que la plomberie, l'électricité, les salles de bains et les cuisines.Et les systèmes de chauffage.Certains locataires se plaignent de la qualité des rénovations, reconnaît Renée Lachapelle, char- gée de projet à l'Atelier d'habitation de Montréal qui supervise une coopérative de 30 logements, avenue Barclay, et la création d'une autre de 40 logements.N'empêche que c'est mieux qu'avant.Pour Martin Oré, du Regroupement des organismes du Montréal ethnique pour le logement (ROMEL), il était temps que quelqu'un intervienne enfin avenue Barclay.Le tissu social se détériorait de plus en plus.C'est, selon lui, ce type d'interventions majeures qui va redessiner le quartier et contribuer à enraciner les résidants.Mme Madeleine Robillard, elle, pense que c'est plus tranquille qu'avant.«Ce n'est pas comme il y a 30 ans, mais ça se replace», précise-t-elle.Et elle ajoute: «En tout cas, la Ville a fait une bien bonne chose.Les proprios les pires sont maintenant partis».?CHASSER Grande fébrilité dans les canardières nards au même endroit et hier matin le canard «roulait» bien, selon eux, avec le vent de l'ouest.- Mais ce 25 septembre n'était pas réservé uniquement aux chasseurs de canards.C'était aussi la première journée de chasse à l'orignal avec arme à feu dans la majorité des régions de la province, ainsi que l'ouverture de la saison du chevreuil à l'arc dans la zone métropolitaine.Nombreux sont les chasseurs de ces majestueux cervidés qui ont pris la route vendredi pour être sur leur «spot» préféré dès l'aube dans l'espoir de ramener le gibier tant convoité.?Ne manquez pas ce cahier spécial mercredi 29 septembre 1993 i 'y LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 Port de Montréal : le conflit a occasionné un manque à gagner d'au moins 300 00 Un bout de paradis entreprises responsables du déchargement et du chargement des navires ainsi que des compagnies qui fournissent des services et de l'équipement.«|e peux vous dire que le Port de Montréal a accueilli avec soulagement l'entente intervenue entre les deux parties et qui reconduit au printemps prochain le contrat existant», a déclaré M.Turgeon.Hier matin, quatre cargos chargés d'acier attendaient toujours le feu vert pour s'engager dans la voie maritime tandis que plusieurs autres navires qui remontaient le Saint-Laurent étaient attendus dans le port, dont le Cabot, de la compagnie OCEANEX, un porte-conteneurs qui est arrivé à l'heure du midi.Comme l'a expliqué un porte-parole de la Voie maritime du Saint-Laurent, ces navires qui ont jeté l'ancre à la hauteur de Boucherville attendent d'entrer dans la Voie maritime pour différentes raisons.« Depuis la fin du conflit, plusieurs bateaux qui avaient été retenus à Québec ont remonté le fleuve jusqu'à Montréal et doivent maintenant attendre soit une inspection d'Agriculture Canada, soit du mazout ou encore être ravitaillés avant de poursuivre leur route jusqu'aux Grands Lacs.Il n'est pas rare que des navires jettent ainsi l'ancre à Mont- réal.Il y en a tout simplement plus que d'habitude à cause du conflit qui a paralysé partiellement la circulation maritime», a expliqué le porte-parole.Présentement, il y a 15 navires dans le port de Montréal, ce qui est plus que d'habitude.Neuf autres remontent le fleuve tandis que quatre le descendent.Durant les sept jours du conflit, seul les navires battant pavillon canadien dont les capitaines connaissaient bien le fleuve, ont pu naviguer entre Québec et Montréal durant le jour seulement et en alternance d'une journée afin d'éviter que les navires se croisent.¦ Le conflit de travail, entre la Corporation des pilotes du Saint-Lau-rent central et l'Administration de pilotage des Laurentides, qui a pris fin vendredi en début de soirée, aura empêché onze navires dont cinq paquebots de se rendre au port de Montréal, occasionnant de ce fait une perte d'au moins 300 000 $ pour les autorités portuaires.Comme l'a expliqué hier M.Michel Turgeon, responsable des communications auprès de la Société du Port de Montréal, à ce montant il faut ajouter le manque à gagner des Un appartement bien a soi à flanc de montagne, pas de luxe, des murs un peu minces, on entend pisser le voisin, mais bon.un salon par étage, servi* ce de buanderie, salles de jeux, centre communautaire (initiatives culturelles, cinéma, ateliers d'arts plastiques, de danse, galerie et expositions, musique, photographie), guichet automatique, restaurant et bar à prix d'amis: 175$ par mois, léger supplément pour le câble, le téléphone, le micro-ondes, le réfrigérateur et le raccordement informatique.Aide financière disponible.Service de raccompagnement des jeunes filles.C'est exactement comme j'imaginais, un bout de paradis.Une montagne, des allées bordées d'arbres pour vous conduire d'un pavillon vers un coin de solitude; le chant des petits oiseaux.Pas étonnant que la liste d'attente s'étire un peu plus chaque année et que parmi les 1176 résidants, des malins cherchent à exploiter leurs privilèges par toutes sortes de pratiques plus ou moins honnêtes, en sous-louant à prix fort par exemple.Vendredi matin, lors de ma visite à l'Université de Montréal, j'ai rencontré plein de gens affectés au bien-être des étudiants, résidants comme externes.Communément appelé département des ressources humaines.Beaudoin Cardin, par exemple, s'occupe des services aux handicapés.11 m'a expliqué que l'accessibilité physique des lieux ne présentait plus de problème.«Le gros de notre tâche consiste maintenant à leur donner les moyens d'obtenir toute l'information dont ils peuvent avoir besoin».Services de preneurs de notes, de lecteurs et d'interprètes, coordination de la production eh braille ou sur cassettes.«Trouver un interprète geî-tuel pour un étudiant malentendant qui fait une maîtrise en physique nucléaire peut soulever quelques difficultés.» Les étudiants étrangers peuvent aussi être confrontés à des obstacles particuliers.Un personnel qualifié s'assure de leur fournir toutes les chances de réussir, en commençant par une bonne compréhension de nos moeurs et coutumes.Vendredi midi, ils étaient partis en excursion à Rougemont, les pommes comme outil d'intégration à notre culture- Parking à profusion, proximité du métro.Le paradis?Non, pas tout-à-fait.La preuve: le bureau de l'oni-budsman est bien occupé.Harcèlement, violence, plagiat et autres fraudes, contestation de notes et de frais, usage du tabac représentent le lot quotidien des dossiers que Lucie Douville doit traiter.Dans son rapport annuel 1991-92, elle a enregistré 660 consultations individuelles, une très nette augmentation par rapport à l'année précédente (353) et un nombre très supérieur à la moyenne des grandes universités nord-américaines.«Les étudiants sont de plus en plus exigeants et conscients de leurs droits, note-t-elle.De fait, les étudiants questionnent beaucoup la qualité de l'enseignement et de l'encadrement, et les services fournis par l'Université.On semble tolérer de moins en moins la non-compétence, la négligence et le manque de courtoisie».Quelles sont les qualités essentielles d'un ombuds-man efficace?«La patience, la patience et la patience, répond Mme Douville en riant.11 faut savoir écouter les gens qui nous racontent leurs problèmes, un exercice qui peut parfois être long et difficile».«C'est un métier fascinant, palpitant, s'empresse-t-elle d'ajouter.Il faut parfois rebâtir de A à Z la vie d'un étudiant.Je suis confrontée chaque jour à des situations que je n'avais jamais rencontrées en cinq ans à cette fonction.Je dois parfois entendre des niaiseries ou des gens de mauvaise foi, mais c'est la minorité, et c'est la vie.» Justement.Un étudiant vient d'être expulsé pour cause d'échecs à répétition.Un cas-type.Le gars doit travailler pour survivre, il arrive en classe mal eiv.point, finit par dépérir physiquement et intellectuel^'; lement.Il déprime et/ait une tentative de suicide.« Il faut tout reprendre à zéro, trouver la source du problème et essayer de reconstruire.Je suis en contact avec des gens de toutes les catégories d'âges, de races et de milieux sociaux, étudiants, employés de stationnement, doyens.Je ne possède aucun pouvoir * de décision, tout ce que je peux faire, c'est soumettre des recommandations.Et c'est très bien comme ça.» Un cas plutôt cocasse de «propriété intellectuelle» contestée, toujours tiré du rapport annuel: «Un étudiant est accusé de plagiat d'un texte d'un autre étudiant qui avait terminé ses études deux ans auparavant.L'étudiant accusé nie catégoriquement connaître le présumé auteur ou avoir lu son texte.On découvre finalement la clé de l'énigme: les deux étudiants ont copié des extraits du même volume! L'étudiant accusé est exclu pour plagiat.Mais faut-il partir à la recherche de l'autre qui a obtenu son diplôme en trichant?» Parking à profusion, proximité du métro, chant des oiseaux.le paradis.N'oubliez pas.J'ai un peu négligé mes «oeuvres» récemment.Je me permets donc de vous rappeler que la Marche des quatre pattes organisée chaque année par la SPÇA a lieu dès ce matin, lOh, au lac aux Castors du parc du mont Royal; nombreux concours, dont celui du sosie chieiVhiaître, toujours tordant, nombreux prix.Ob* jectif : 30 000$ pour la réalisation de projets comme la fermeture de la chambre à gaz du refuge de Laval et la restructuration du programme d'éducation, tellement nécessaire l'éducation, à une époque où Tir-responsabilité et la cruauté sont encore florissantes:.La Joujouthèque me prie aussi de vous rappeler que vos vieux jouets pourraient illuminer le visage de bien des enfants défavorisés: l'équipe de la Joujouthèque recycle, nettoie, répare et redistribue; elle prône la non-violence et le respect de l'environnement.Vous pouvez aller porter vos vieux jouets ait 3946, rue Adam ou appeler au 523-6501, quelqu'un passera les chercher.Fraude de plusieurs centaines de milliers de dollars demain au Palais de justice de Montréal.D'abord interrogé par les enquêteurs, ce comptable a brusquement réagi, clamant qu'il allait s'enlever la vie et brandissant une arme à feu.Les agents de la SQ et la femme qui se trouvait en compagnie du suspect ont rapidement quitté la maison.Ils ont alerté les policiers de Laval qui ont aussitôt dressé un périmètre de sécurité autour de la maison.L'homme, en proie au désespoir, avait pointé un pistolet sur sa tempe.Après quelques heures de discussion, il a finalement accepté de se rendre après avoir parlé à son avocat.Il est sorti par la porte arrière et s'est couché au sol.Le sergent Louis Auger a dirigé les discussions avec le malheureux.La police de Laval devrait porter, elle aussi, des accusations dans le cadre de cette affaire.L'homme devra répondre à des accusations de possession d'arme à autorisation restreinte et d'utilisation d'une arme dans un dessein dangereux.¦ L'homme qui a tenu tête aux policiers dans le quartier Chomedey à Laval, vendredi, en menaçant de s'enlever la vie, venait d'être interpellé par des membres de la Sûreté du Québec, relativement à une fraude de quelques centaines de milliers de dollars.C'est à la suite d'une plainte déposée par une firme de publicité montréalaise que les membres de la section des crimes économiques se sont présentés vers 15h 30 chez cet homme de 34 ans, rue Blériot, non loin de l'autoroute 13.Cet employé agit comme contrôleur général de la compagnie.Les policiers étaient venus l'interroger pour une affaire de fraude de quelque 300 000 $.L'arnaque se serait déroulée sur une période d'un an avant que l'employeur ne commence à le soupçonner.L'homme a été mis en état d'arrestation vers 2h 20, hier matin.11 est actuellement détenu et devrait comparaître PHOTO SYLVAIN GAUVREAU.Collaboration spectate L'oeuvre monumentale du sculpteur Alfred Laliberté, en hommage aux Patriotes; a finalement quitté, hier; le poussiéreux terre-plein de l'autoroute Ville-Marie pour élire domicile de l'autre côté de la rue.Elle est maintenant installée devant l'ancienne prison où furent détenus, et plus tard pendus, douze des héros du soulèvement de 1837.La relocalisation du monument face au siège social de la Société des alcools du Québec vise à le rendre plus accessible à la population tout en assurant sa conservation dans de meilleures conditions.Les autorités municipales effectueront ensuite la restauration des figures de bronze et du piédestal de pierre de la S ta tUe.\tPHOTO BERNARD DRAULT.La Près* Croyant mettre la main sur une petite quantité de drogue lors d'une perquisition dans un logement de la rue Saint-Alexandre, les policiers de l'escouade des stupéfiants de la CUM sont plutôt tombés dans la nuit de vendredi à samedi sur une véritable cargaison de drogue en tout genre, atteignant entre deux et trois millions de dollars.Ils ont découvert également 56 000 dollars en argent, un pistolet 9 mm et une grenade.La drogue saisie se composait de 3,5 kilos de cocaïne, 1 kilo de haschisch, 2 grammes de marijuana.Un individu de 36 ans a été arrêté sur place et devrait comparaître demain au Palais de justice de Montréal.EVASION D'UN MALADE ¦\tTransporté à l'hôpital Notre-Dame vendredi après-midi pour soigner ses instincts suicidaires, un homme détenu à Parthenais pour vol qualifié en a profité pour prendre la poudre d'escampette quelques heures plus tard, vêtu en agent de sécurité.C'est à l'heure du repas que le détenu de 27 ans, Gaétan Doutre, a mis son plan à exécution.Il aurait menacé son gardien avec une fourchette et un couteau avant de lui emprunter ses vêtements.Il est sorti de l'hôpital vers 18 h 45 sans toutefois avoir blessé le gardien.Les policiers du poste 33 ratissaient le secteur hier soir afin de retrouver le fugitif.Gaétan Doutre mesure cinq pieds dix pouces et il a les cheveux châtains.ACCIDENT MORTEL ¦\tUn accident d'automobile a fait trois victimes vendredi soir, vers 22 h 20, sur la route 173 près de l'intersection de la 57e rue à Saint-Georges-de-Beauce.L'accident se serait produit alors que le conducteur d'une voiture qui circulait en direction nord aurait bifurqué dans la voie inverse pour éviter une collision avec des véhicules qui le précédait.Le conducteur est entré en collision avec un camion-citerne pourraient se voir accusées par voie de sommation, étant mineures, de s'être retrouvées à l'intérieur d'un endroit où des boissons alcooliques sont servies.Le tenancier du bar pourrait également être accusé.De plus, cinq personnes ont été arrêtées pour possession simple de stupéfiants.Trois autres personnes ont été interpellées pour bris d'engagement, possession d'arme à autorisation restreinte et pour répondre à un mandat d'arrestation.Ces dernières personnes devraient comparaître par voie de sommation au Palais de justice de Sept-lles.Les stupéfiants saisis ont une valeur d'environ 1500$.PLACE À NOTRE PATRIMOINE ¦ Le Musée de la Ferme Saint-Ga-briel, le Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal et le Centre d'histoire de Montréal accueilleront les visiteurs gratuitement, entre 13h et 17h, aujourd'hui dans le cadre de l'Opération patrimoine populaire.Cette série de d'activités est organisée par la Ville de Montréal en collaboration avec Héritage Montréal et plusieurs autres partenaires dans le but de démontrer aux montréalais qu'il est possible d'entretenir et rénover sa maison dans le respect du patrimoine.qui s'est renversé sur son véhicule après la collision.Les victimes, passagères dans l'automobile, sont: Marie-Hélène Rancourt, 23 ans, de Saint-Martin-de-Beauce, Nathalie Gendron, 20 ans, de La Guadeloupe et Réjeanne Beaudoin, 21 ans, de Saint-Théophile-de-Beauce.Le conducteur, un jeune de 18 ans, a subi des blessures légères tandis que le chauffeur du camion-citerne s'en serait sorti indemne.La Sûreté du Québec a ouvert une enquête.INDIVIDU RECHERCHÉ ¦ Un homme est recherché par la police de la CUM pour avoir foncé sur trois personnes en automobile, blessant deux d'entre elles à la sortie d'un bar samedi matin, rue Molière, à l'intersection de Saint-Laurent.Une vive discussion a éclaté à l'intérieur du bar entre le suspect et les trois victimes.La querelle s'est poursuivie au dehors, vers 3 h, et le suspect a menacé de mort les trois hommes avec une arme à feu.Le forcené s'est ensuite rendu à son automobile, une Honda grise, avant de foncer sur les trois victimes, en blessant deux au passage.Un homme a été atteint au dos et a été transporté à l'hôpital Royal-Victoria.L'autre victime a été blessée a une jambe et repose à l'hôpital Jean-Talon.61 MINEURS ARRÊTÉS ¦ Une descente de la Sûreté du Québec, en collaboration avec la GRC, dans un bar du boulevard Laure à Sept-lles, a entraîné l'arrestation de 61 mineurs.L'opération s'est déroulée vers minuit 45, hier matin, à la suite de plaintes logées par des citoyens.Ces personnes André Pratte v^ifct PR'OMMGIAL ianeo 4511 f Cl 1\" SÉLECTION 2* SELECTION T V A, IE RÉSlAïl DIS IMAGES T V A.le reseau des tirages de Loto-Québec Le Code civil du Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 Chrétien prendrait deux ans pour consulter la population avant d'abolir la TPS et de la remplacer par une autre taxe Le chef libéral avait le sourire facile hier, à Timmins et à Sudbury, où il s'est promené en conquérant MICHEL HÉBERT Presse Canadienne liards de dollars par 15 milliards de dollars, c'est juste une méthode de percevoir des impôts», a affirmé M.Chrétien qui souhaite un système plus juste.«Nous prendrons deux ans pour le faire», a-t-il ajouté, catégorique.La taxe sur les produits et services, en application depuis le 1er janvier 1990, ne sera pas remplacée avant 1996, selon le scénario décrit hier par le leader libéral.Avant de remplacer la TPS par cation de la perception des taxes fédérales pourrait être éliminée.«Nous devons nous asseoir (avec les provinces), harmoniser ça et trouver une nouvelle solution», a expliqué M.Chrétien, ça pourrait être une nouvelle façon de partager l'assiette fiscale, quelque chose de nouveau, on verra.» «Nous prendrons deux ans pour le faire», a-t-il précisé.Selon lui, il y a trop de taxes et de percepteurs de taxes.Pour rendre la prochaine taxe fédérale plus rentable, il faut en partager la collecte avec les gouvernements provinciaux.« La TPS est une méthode très coûteuse pour le gouvernement», a-t-il ajouté en rappelant que la collecte de la TPS nécessite 8000 percepteurs.Au cours d'une tribune téléphonique d'une station de Sudbury reliée à tous les postes radio du nord de l'Ontario, le chef libéral était imprécis.Il a en dit plus long aux journalistes qui lui reprochaient d'être aussi vague sur la TPS que sa rivale Kim Campbell sur l'avenir des programmes sociaux.Selon lui, imposer une harmonisation de la taxation à travers le pays provoquerait la colère des provinces.Il a rappelé que le gouvernement de Brian Mulroney avait commis une erreur en imposant unilatéralement la TPS.«Ce sera très facile pour n'importe qui de faire mieux que ce gâchis», a-t-il conclu.Refusant de commenter les sondages le plaçant devant les conservateurs à travers le Canada et au Québec, le leader libéral avait tout de même le sourire facile hier.Tant à Timmins qu'à Sudbury, il s'est promené comme un conquérant.«Dans un mois, a-t-il dit à ses partisans, il y aura un nouveau gouvernement.» une autre taxe, |ean Chrétien dit devoir consulter les provinces dans le cadre des négociations sur les paiements de transfert prévues en 1994.M.Chrétien projette aussi une vaste consultation populaire sur le remplacement de la TPS.Ce sera le mandat d'un comité parlementaire à former après le rappel des Communes.Compte tenu du calendrier qu'imposerait un changement de gouvernement advenant une vic- toire des libéraux, ce comité ne pourrait lui non plus démarrer avant 1994.«Nous aurons un comité des Communes qui voyagera à travers le pays pour avoir les opinions des gens d'affaires et des citoyens», a dit M.Chrétien.«Bien sûr, a-t-il ajouté, un jour nous prendrons une décision, mais cette fois-ci la consultation précédera la décision.» Le chef libéral veut demander aux provinces comment la dupli- SUDBURY Le poteau ¦ Un gouvernement libéral n'abolira pas la TPS avant 1996, a indiqué |ean Chrétien hier à Sudbury, seconde étape de sa tournée du nord ontarien.Et, chose certaine, la prochaine taxe, sera aussi rentable que la TPS, a-t-il précisé.«|e veux remplacer 15 mil- i, l'm the candidate «IHI for the Bloc québécois in your riding, do you have any questions about our par- \u2014\tCan we count on your support?\u2014\tNo.» Ca ndidat du Bloc dans Mont-Royal, Guillaume Dumas a fait un peu de porte-à-porte hier.Mais il sait que c'est peine perdue.Le parti de Lucien Bouchard a moins de chances de l'emporter dans ce comte que les Mighty Ducks d'Anaheim en ont de gagner la coupe Stanley.Quatre-vingt pour cent de la population de Mont-Royal est anglophone ou allophone.Libérale depuis plus de 50 ans, la circonscription a longtemps été représentée à Ottawa par un certain Pierre Elliott Trudeau.Alors vous comprenez que les électeurs souverainistes, il n'y en a pas des tonnes.De toute façon, le jeune candidat (20 ans!) ne souhaite pas être élu.«le serais bien mal pris si je gagnais, avoue-t-il, je dois terminer mes études.» Alors pourquoi se présenter?Guillaume est ce que les organisateurs politiques appellent «un poteau».Un candidat pour la forme.Son organisation est minuscule.Elle n'a même pas de local: les gens du Bloc dans Outremont prêtent à Guillaume un coin de table et un téléphone.Guillaume Dumas sera donc écrapouti dans Mont-Royal.Mais je vous parie qu'il resurgira, quelque part, un jour, pour devenir un politicien en vue.Étudiant de deuxième année en droit, ce gars-là est né pour la politique.Il pense, il s'exprime bien, il aime les gens.Mais sa plus grande qualité, c'est sa simplicité.«En bas de 30 ans, c'est trop jeune pour se lancer en politique, dit-il quand on lui demande de parler de ses ambitions.Il faut que tu aies vécu un peu avant de pouvoir prétendre représenter la population.» Ecoutez-le parler de l'état des finances publiques : «le pense qu'une grosse partie du problème de la dette vient des dédoublements entre Ottawa et Québec.Mais si tu me poses des questions sur les programmes précis, tu vas pouvoir me planter, je n'ai pas encore assez lu là-dessus.» Pas tête enflée du tout, je vous dit.Souriant, le chef libéral Jean Chrétien a poursuivi hier sa tournée du nord ontarien, s'arrètant notamment à Sudbury pour une visite dans un centre commercial où, sur le dos d'un partisan, il a autographié une affiche électorale, ainsi qu'à Timmins, où il a accepté un casque des mains d'un employé des mines.PHOTOS CP Les riches devraient pouvoir jouir de régimes privés de santé, soutient Preston Manning Le Reform Party promet d'éliminer la loi fédérale sur les services de santé (olo-quôbec Tirage du 93-09-24 NUMERO 223128 23128 3128 128 28 Medecine Hat, en Alberta, où il faisait campagne.Les provinces devraient avoir la liberté de permettre aux riches Canadiens de souscrire à des assurances-santé privées ou de les laisser se faire soigner dans des établissements privés, croit M.Manning.«Certaines provinces estiment que si elles pouvaient obtenir que 10 p.cent de leurs contribuables s'assurent au privé, cela laisserait plus d'argent pour couvrir ceux qui ne le peuvent pas», a-t-il précisé.LARRY JOHNSRUDE Presse Canadienne M.Manning devait ajouter que la question de l'accessibilité aux hôpitaux privés devrait également être laissée aux provinces.Actuellement, au Canada, les services de santé de base ne sont disponibles que dans les hôpitaux publics, où l'on constate de longues listes d'attente.Les critiques en matière de santé affirment que l'accessibilité des riches aux hôpitaux privés leur permettrait de sauter leur tour et provoquerait une baisse de la qualité des services offerts par les établissements publics.Le Reform Party promet d'éliminer la loi fédérale sur les services de santé, qui décourage les provinces de permettre l'augmentation de la facturation pour les services de santé, de même que l'instauration d'un ticket modérateur sur ceux-ci.La loi permet à Ottawa de réduire ses subventions santé aux provinces qui la contournent.Les libéraux, néo-démocrates et conservateurs s'opposent tous au ticket modérateur sur les soins de santé.MEDECINE HAT.Alberta ¦ Les riches devraient pouvoir jouir de régimes de santé et d'hôpitaux privés dans toute province prête à le leur permettre, a estimé le leader du Reform Party, Preston Manning.«Nous couperions les attaches \u2014 les provinces pourraient faire comme elles le veulent et leurs contribuables les en rendraient responsables», a-t-il dit hier à Tirage du 93-09-24 NUMEROS 4353958 353958 53958 3958 958 58 La passion selon Jean-Paul ÊÊ lean-Paul Marchand est né et a vécu une bonne partie de sa vie à Penctanguishene, haut lieu de la lutte des franco-On-tariens contre l'assimilation.Dans une «Lettre ouverte aux Québécois» publiée en 1989, Marchand racontait: «l'ai passé ce matin devant l'église paroissiale de Sainte-Anne où, un certain dimanche, le curé était monté en chaire pour prêcher les vertus de l'anglici-sation.Pour s'enrichir, avait-il dit, pour être plus prospère, il faut devenir anglophone.» Ce passage explique l'homme.lean-Paul Marchand a souffert d'être francophone.Cette souffrance s'est transformée en passion: passion pour la langue française, passion pour le Québec.Cette passion débouche aujourd'hui sur un premier pas en politique, comme candidat du Bloc québécois dans Québec-Est.Bâti solide.Marchand parle avec ferveur, appuyant chaque phrase d'un geste puissant: «Jusqu'ici, les députés québécois à Ottawa n 'ont été que des figurants passifs.Ils se sont faits manger tout rond par le système fédéral, un système qui est orienté uniquement en fonction des intérêts du Canada anglais.» Dorénavant, ies pêcheurs de thon qui rentreront avec de la morue dans leurs cales ne pourront obtenir un nouveau permis CACNANTS 6/6 5/6+\t^kTSC ïï «êsuu i?,Ls 3/6 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 93-09-29 Tirage du 9309-25 Tirage du W 93-09-24 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250 $ 25 $ 10$ NUMEROS 503341 03341 3341 341 41 Numéro complémentaire Tirage du 93-09-25 Tirage du ® 93-09-25 Presse Canadienne une bonne partie sont par la suite salées\u2014 sont transportées à Saint-lean où elles sont vendues clandestinement à des restaurants, précisait le journal en citant des sources anonymes.Selon une de ces sources, des navires ont accosté avec plus de 2700 kg du poisson interdit dans leurs cales.Comme 4 appâts Ottawa, qui réglemente la pêche au large des côtes canadiennes, a interdit la pêche commerciale de la morue, l'an dernier, privant de leur emploi quelque 30 000 travailleurs de Terre-Neuve.Toutefois, les pêcheurs de thon et d'espadon peuvent encore pécher la morue en petites quantités afin d'utiliser l'estomac de ces poissons comme appâts.Souvent, les pêcheurs effectuent de nombreux voyages en mer à la recherche de thon, un permis étant nécessaire pour chacune de ces sorties.En vertu de la nouvelle politique fédérale, déjà en vigueur, un pêcheur qui rentrera avec de la morue dans ses cales ne pourra obtenir un nouveau permis.SAINT-IEAN, Terre-Neuve NUMEROS 525820 25820 5820 820 20 ¦ Les responsables de Pèches et Océans Canada ont trouvé une façon de stopper les pécheurs de thon rouge de Terre-Neuve qui profitent de leur séjour au large pour capturer des tonnes de morue, prises qui font pourtant l'objet d'un moratoire.Le truc est simple: ceux qui le font n'obtiendront pas un autre permis de pêche au thon.«À partir de maintenant, quand tu rapportes du thon, tu ne rapportes rien d'autre», a déclaré Gerry Traverse, directeur de l'application des mesures décidées par Pêches et Océans Canada.Des ventes clandestines La semaine dernière, le St.lohn's Telegram rapportait que des pêcheurs de la côte sud de Terre-Neuve, et possiblement de la Nouvelle-Écosse, prenaient des milliers de livres de morue près des Virgin Rocks \u2014quelque 150km au large de Saint-|ean\u2014 sous le couvert de la pêche au thon.Les prises de morue \u2014dont Tirages du 93-09-19 au 93-09-25 Prochain tirage: 93-09-26 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI CACNANTS Tirage du 93-09-25 Numéro complémentaire Ventes totales: Gros lot à chaque tirage 916 018,00$ 1 000 000,00$ CACNANTS 000 Tirage du 93-09-24 CATÉGORIES DE LOTS\tLOTS (pour chaque sélection) S cartes + Atout\t1 000 OOO $ 5 cartes\t50 000 $ 4 cartes + Atout\t1 000 $ 4 cartes\t200 $ 3 cartes + Atout\t20 S 3 cartes\t1 o $ 2 cartes 4- Atout\t2 $ ?mise gratuite Tirage du ATOUT OU PS! m 1993- 1955 = ?58, vous avez raison.Mais moi, j'ai fait une monumentale erreur de calcul qui m'a fait écrire la semaine dernière que Camil Samson avait 68 ans.Que voulez-vous! Mes excuses au principal intéressé.Prochain tirage: 93-09-25 ATOUT .Les modalités d'encaissement des billots _ gagnants paraissent au verso des billets.En cas do disparité entre cotte liste et la liste officiello, cotto dorniôro a priorité.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité Pour obtenir des exemplaires additionnels de ce guide de 24 pages, communiquez avec \\ le service à la clientèle de La Presse au 286-7296 ou présentez-vous au 7, rue Saint-Jacques.Le prix unitaire sera de 1,50 $ (1,73 $ incluant les taxes) pour un minimum de 10 exemplaires et de 1 $ (1,16 $ incluant les taxes) pour 25 exemplaires et plus.Le paiement pour les commandes téléphoniques devra être effectué par carte de crédit.MMMBtf A 6\tLA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1995 Denis Lavoie La Fondation des maladies H du coeur : du Québec vient HBHHP^Hra d'annoncer l'octroi de 3637 547$ en subventions et bourses à 184 chercheurs québécois.Les principaux bénéficiaires sont, dans l'ordre : les universités de Montréal, McGill, Laval, de Sherbrooke, du Québec et Concor-dia.Une dizaine de chercheurs québécois, étudiant aux États-Unis et en Europe, bénéficient aussi de ces fonds de recherche.Des projets d'éducation bénéficient également d'octrois de 2000$.Il reste encore quelques billets pour assister au dîner-gala et au défilé de mode de la boutique Ungaro, présenté au profit de la Société Alzheimerde Montréal.Cette présentation de la collection automne-hiver d'Emmanuel Ungaro (qui n'a pas fait de présentation à Montréal depuis cinq ans), en provenance de Paris, aura lieu le jeudi 30 septembre, à 19 heures, à l'hôtel Ritz Carltpn-Kempinski.Plusieurs personnalités ont confirmé leur présence.Coût: 175$.Renseignements: 844-8970 ou 931-4211.'.WC L'École de la mer des Jeunes explos et le mouvement Sida-jeunesse ont reçu chacun\u2022 20000 $ de la Fondation jeunesse métropolis du club Rotary MontréalVille-Marie.Dans l'ordre habituel: Serge Dumontier; président des Jeunes explos; Luc Clroux, président de la Fondation jeunesse métropolis; le docteur Richard Morisset; directeur de l'U.H.R.E.S.S., Hôtel-Dieu de Montréal; et l'animateur de la soirée de remise de dons, Georges Welland, de Télé-Métropole.La Fondation Famijeunes ; Saint-Henri, qui vient en 181^ ^ aide à ceux qui veulent BR^\u2022/hZjffi s'aider, oeu- Br- .vrant dans f\t/* l'un des quar- -ÙZZkM tiers les plus Jacques défavorisés Couture .de Montréal, compte sur la popularité du père Jacques Couture, jésuite, ex-ministre du Travail et ex-candidat à la mairie de Montréal (aujourd'hui curé d'une paroisse au Madagascar), comme porte-parole, pour mousser sa campagne de financement.L'organisme vient en aide aux défavorisés, ainsi qu'à d'autres organismes du milieu, en leur offrant information, formation et soutien.Famijeunes peut aussi compter sur le concours de Michel Gaucher, président de Sofati-Dynamis et président d'honneur d'une campagne de souscription privée de la Fondation.Renseignements: Fondation Famijeunes Saint-Henri, 340, rue Saint-Augustin, bureau 200, Montréal (Québec), H4C 2N8.Tél.932-9322.Nocm cf'cftp et» France C'est en effectuant un voyage de noces d'or au pays de nos ancêtres français, que Marthe Dupuis (fille de feu J.P.Dupuls de Verdun) et Louis-Philippe Hébert (qui fut président de l'ex-entreprise Bonin & Hébert à Beloeil), ont voulu célébrer leur cinquantième anniversaire de mariage.Leurs enfants et petits-enfants les attendaient à leur descente d'avion pour leur témoigner leur amour filial.2 octobre, au 10007, rue Parvenais (entre Sauvé et Sauriol).leudiet vendredi de 19hà22h; samedi de 14 h à 21 h ; et dimanche de lOhà I4h.nisme qui fait la promotion du fédéralisme et d'un ordre mondial juste par le renforcement des Nations unies, organise une rencontre ou de jeunes adultes seront invités à partager leur expérience à l'étranger pour le Carrefour international.C'est pour le mercredi 29 septembre, à 19 h 30, à l'église Unitarien-ne, 3415, rue Simpson, angle Sherbrooke Ouest.gastronomique et visite de l'exposition de Macédoine, royau me d'Alexandre le Grand Coût: 125$.Renseignements 849-3323.- L'Association WÊÊËÉB&::-.des médecins de langue française du jk - y\tCanada dé- cernera la IfjL médaille du ^\tMérite au J ! docteur Picr-TniTT» muhuM re Bois, lors Pierre Bois du dîner-gala à l'occasion de son congrès annuel, qui se tiendra au Palais des congrès de Montréal le 8 octobre.Ce gala marquera également la célébration des 150 ans d'enseignement francophone de la médecine à Montréal.Or, le docteur Bois a joué un rôle clé dans le monde de l'enseignement, ayant traité l'important dossier de l'affiliation des hôpitaux à l'Université de Montréal où il fut doyen pendant 11 ans.Il fut également président du Conseil de recherches médicales du Canada pendant 10 ans, a remporté honneurs et prix d'excellence.Con-sultant à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, le docteur Pierre Bois a consacré ses 40 dernières années à sa carrière de chercheur, de professeur et d'administrateur, ce qui lui vaut aujourd'hui un hommage particulier de ses pairs.\tq Fiesta mexicaine, dans l'aire d'exposition des boutiques de Place Ville-Marie, du 29 septembre au 1er octobre.Sur le coup de midi et jusqu'à 14 h, le Ballet Folklorico Mexico-Magi-co, avec ses douze danseurs vêtus de costumes haut en couleurs, nous fera découvrir le fol-klore de notre voisin nord-américain./ulian Garcia, installé à Montréal depuis 10 ans, chantera des airs traditionnels de son Mexique natal.Il s'agit d'un événement de l'Office du tourisme du gouvernement mexicain, qui apprécie sans doute nous revoir en touristes.Marc Du four, vient d'accéder à la présidence de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, après y avoir agit comme vice-président.Organisme regroupant quelque 9000 propriétaires d'immeubles à logements, Corpiq est présente dans plusieurs des grandes villes du Québec.Sont aussi du conseil d'administration: Gilles Messier, de Montréal, vice-président ; Paul Begin, de Sain-te-Foy, secrétaire; Robert Dion, de Québec, trésorier; Claude Désormeaux, de Gati-neau; lean Côté, de Montréal; Ghislain Couture, de Québec; Serge Saillant, de Sainte-Foy.Renseignements: Corpiq, 960, boulevard Sainte-Croix, suite 311, ville Saint-Laurent (Québec), H4L 3Y8.Tél.748-1921.du N.C.S.M.Donnacona, les 1er, 2 et 3 octobre.Les ««anciens»» seront de la fête qui durera tout le week-end prochain, dans le port de Montréal.choisi pour lancer ses déjeuners-causeries.Feront l'analyse des campagnes publicitaires des partis politiques en lice pour les élections fédérales: Roger II Tremblay, vice-président, création, chez Palm pubiieité-mar-keting; et Daniel Latouche, consultant à l'INRS-Urbanisa-tion, professeur, politicologue et journaliste.C'est pour le jeudi 30 septembre, à l'hôtel Hilton de Place Bonavcnture, à compter de 11 h 30.Renseignements: 875-2565.Stella Gouin yl\t! est sans doute HJm la plus âgée et la plus fidèle de nos a bon- nés.^ Il y a en p É^^k j moins 45 ans\t' que notre Stella Gouin quasi-centenaire lit quotidiennement La Presse.Notre fidèle lectrice célébrera le 7 octobre ses 99 ans, se dirigeant ainsi vers le centenaire.Longue vie! Et à l'an prochain.Les Ier, 2 et 3 octobre, la paroisse Saint-Eusèbe-de-Verceil tiendra un bazar, au sous-sol de l'église, 2151, rue Fullum.La ministre de la Culture ^m Liza Frulla §J s'est retrou- I vée en com- V pagnie du maire de tiytv^^E^ Montréal lean Doré, ^m^MKik lors des célé- îv V «MB»® brations du L«a Frullâ 20e anniversaire de l'École de joaillerie et de métaux d'art de Montréal.La ministre était en effet la présidente d'honneur de cette fête.L'École de joaillerie et des métaux d'art de Montréal, loge aujourd'hui au 416, boulevard de Maisonneuve Ouest, 9e étage, Montréal (Québec).Tél.288-1058.Bazar comprenant des jeux, tirage, bingo, artisanat, et tirage, activité de la paroisse Saint-Eu-gène de Rosement, devant se dérouler les samedi et dimanche 16 et 17 octobre, de lOh à 22h et lOh à 17h, au sous-sol de l'église, 3500, rue Beaubien Est.La Fondation québécoise des maladies de l'oeil Formoeil-Oculus organise un événement sportif pour tous, devant se dérouler le dimanche 3 octobre.Cette ««course vers la lumière»», qui comprendra une randonnée à bicyclette de 18 km, une marche de 5 km et une course à pied de 10 km, est une première à Montréal.Le tout aura donc lieu le dimanche 3 octobre, à compter de 9 h 30.Départ depuis le garage du Grand Prix du circuit Gilles Villeneuve à 11 h.Le groupe Tango Tango sera sur place.Coût: 10$, gratuit pour les 12 ans et moins.Renseignements: 393-1419.Considéré comme le père de la géométrie fractale, Benoît Mandelbrot traitera de ces nouvelles branches des mathématiques que sont le chaos et les fractales, à l'occasion d'une conférence qui aura lieu le samedi 2 octobre, à 13h30, à la salle Brébeuf, du collège Jean-de-Brébeuf, 5625, rue Decelles.Coût: 25$.5$ pour les étudiants.Renseignements: 342-1320, poste 326 ou 405.Richard Seguin, fidèle à son engagement pour la Fondation Carrefour pour elle de Lon-gueuil, un refuge pour femmes violentées physiquement et psychologiquement, donnera un spectacle-bénéfice le 20 novembre, à 20h, au collège Édouard-Montpetit de Longueuil.Spectacle alliant l'humour et la musique, aux chansons, ce sera l'occasion de voir également l'humoriste Pierre Verville et des invités mystères.Coût: 25 $ et 32$.Renseignements: 651-5800.Heureux 60e anniversaire de mariage à René et Alice Ga-gnicux, qui, à 83 ans, célébreront bientôt leur soixante ans de vie commune.Pour marquer ce mémorable événement, une célébration spéciale aura lieu aujourd'hui même, à la résidence d'Avignon de l'île Bizard, où le député-ministre du comté, Gerry Weiner, est attendu.Ori-ginaires d'Algérie, les Ga-gnieux ont émigré en France, puis sont venus s'installer auprès de leur fils au Québec, il n'y a quelques années.Qualité totale: impact sur le stress et le ««burnout»», tel est le thème du prochain colloque de l'Association des infirmières et infirmiers en santé du travail du Québec inc.Ce colloque veut faire le point, par des présentations de spécialistes, sur l'impact des changements technologiques et de conditions de travail.Le tout aura lieu le vendredi 22 octobre, à l'hôtel Ra-disson Gouverneurs, à Montréal.Coût: 175$.Renseignements: 526-2733.lean /.Charest, vice-premier ministre du Canada et ministre Industries et Sciences est le conférencier invité d'une soirée-gala de l'exposition environnement et technologie (présentée au Palais des congrès de Montréal les 27, 28 et 29 septembre).Offerte au profit de la Fondation québécoise en environnement, cette activité est organisée par la société Mesago, dans le cadre du congrès Entec.C'est pour le mardi 28 septembre, à compter de 19 h, au Marché Bonsecours.Cocktail, menu Artistes et artisans, professionnels et semi-professionnels, sont invités à participer à une exposition qui aura lieu les 20 et 21 novembre au Roussillon Mirabel, 1J 36, boulevard Label-le, à Blainville.Renseignements: 435-3498 ou 437-4924.La publicité politique, pour quelques sièges de plus, tel est le thème fort à propos que le Publicité-club de Montréal a La paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens tiendra son bazar annuel les 30 septembre, 1er et Le Mouvement canadien pour une fédération mondiale, orga- Célébration du 50e anniversaire LE 15 SEPTEMBRE 1993 P] DESJARDINS PAYEZ A L'ORDRE DE LA SOMME DE Donnox, donne* Donnez, donnez, chantent Karen Young et Gaston Mandevllle, Interprètes de la chanson-thème de la nouvelle campagne de Centraide.Franclne Raymondle groupe Villeray, l'Orchestre métropolitain et les Petits chanteurs du Mont-Royal participeront à l'interprétation de Donnez, donnez, lors du lancement de la campagne de Centraide au Complexe Desjardins.Une grande marche s'ébranlera sur la rue Sainte-Catherine, à partir de McGill, à 11 h30 le vendredi 1er octobre, on emmenant dans son sillon la plus grande bannière au monde.Renseignements: 288-1261.omniummichel forget Oeuvres cfc# Curalnai pour les sows-oow Le tournoi de golf Michel Forget a permis de récolter 42000 $ qui ont été remis à Recours des sans-abri, une des Oeuvres du Cardinal Léger.Dans l'ordre habituel: Michel Forget remet ce don à Denis Thibault de la Fondation Jules et Paul-Êmile Léger. i! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 A 9 Selon Campbell, le Bloc n'a pas plus à offrir au Québec que le Parti rhinocéros Priasse Canadienne ¦ Le Bloc québécois n'a rien à offrir aux Québécois, \u2014 pas plus d'ailleurs que le Parti rhinocéros \u2014} a affirmé hier la première ministre Kim Campbell au cours d'ûne entrevue accordée au poste CFCF-TV de Montréal.Mme Campbell a invité les Québécois à voter pour un parti fédéraliste.Selon elle, un vote pojur le Bloc québécois est un vote perdu.«le crois qu'il est temps de se défaire des vieilles habitudes politiques, a-t-elle répondu.Mais la nouveauté pour la nouveauté n'êst pas très utile.Le Parti rhinocéros a quelque chose de nouveau à offrir également.Il ne présente pas de candidat.Il demande aux ge)is d'être leur propre candidat.» fen disant comprendre le sentiment de frustration des Québé-cojs, Mme Campbell a poursuivi ses attaques en soulignant qu'il serait futile de voter pour un parti qui vise à marginaliser le Québec à Ottawa.«Ce que j'avance ici, c'est qu'il faut oeuvrer à l'intérieur du système qui fonctionne.Mais je vous assure que je veux radicalement réformer ce système», a-t-elle soumis à ses auditeurs.Le renouveau L'interviewer cherchait à savoir si son invitée comprenait l'état d'esprit des Québécois désabusés qui voteront pour le Bloc, non pas parce qu'ils sont indépendantistes, mais parce qu'ils sont à la recherche d'un vent de renouveau.«Quand on a une population qui veut des changements, qui cherche quelque chose de nouveau, pouvez-vous les blâmer de vouloir voter pour le Bloc?», a-t-on demandé à Mme Campbell.La première ministre n'a pas établi de comparaison directe en- tre le Bloc et le Parti Rhinocéros au cours de cette entrevue consacrée presque entièrement au sort du Bloc au prochain scrutin.Ses commentaires toutefois laissent entendre qu'il serait dérisoire de voter pour le Bloc québécois.Au Québec, le Bloc est nettement en avance sur les autres partis.La première ministre a reconnu pourtant que le Bloc représentait une menace réelle pour les conservateurs, un sérieux adversaire.Mais elle doute que le Bloc remporte au-delà de 40 sièges, comme le prédisent les sondages.«La campagne est encore trop jeune», a-t-elle signalé.Selon elle, le vent tournera le 25 octobre.«Il y aura un virage important lorsque les Québécois se rendront compte qu'il n'est pas dans leur intérêt d'élire des députés qui ne prendront pas part au processus de prise de décision du gouvernement», a-t-elle prédit.Selon Mme Campbell, les Québécois ne voudront pas d'une for- mation qui les marginalisera à Ottawa.Parti d'opposition «Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est que pour la première fois, il y a un parti qui va à rencontre des intérêts du Québec.Vous avez un parti qui a fait savoir qu'il ne s'alliera pas aux autres partis pour former un gouvernement, un parti qui se contente de rester dans l'Opposition, dont le rôle est de rester dans l'Opposition», a enchaîné la première ministre sans ambages.Selon elle, ce scénario demeure invraisemblable car les Québécois ne se sont jamais contentés de réchauffer les banquettes.Le Bloc paralysera-t-il les travaux de la Chambre des communes?Mme Campbell en doute fort.Selon elle, les «partis qui croient au Canada» se ligueront pour assurer le bon fonctionnement du gouvernement.m Bouchard se réjouit du résultat des sondages et réaffirme qu'un vote pour le Bloc n'est pas perdu Prisse Canadienne SAINTE-BLA NDINE, RIMOUSKI ¦ Les deux sondages Gallup et Lé-gej- et Léger publiés hier réjouissent le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard, qui en conclut qifc les Québécois comprennent qu'un vote pour le Bloc n'est pas perdu.M.Bouchard se dit encouragé par ces deux sondages', qui pla- cent le Bloc premier au Québec avec des appuis respectifs de 38 p.cent (Gallup) et 42,8 p.cent (Léger et Léger).« Les Québécois ont compris qu'un vote pour le Bloc n'est pas un vote inutile.Au contraire, c'est se donner le vrai pouvoir à Ottawa», répliquait-il, lors de son passage à Sainte-Blandine, près de Rimouski.Loin de jubiler, M.Bouchard dit réagir avec modération et so- Forêts: Bouchard plaide pour que les programmes actuels soient respectés Presse Canadienne S/ilNTEBLANDINE, RIMOUSKI ¦ Le chef du Bloc québécois croit qtie l'avenir de la forêt québécoise passe par la recherche et les nouvelles technologies mais tient à {ce qu'en attendant, les programmes de soutien provinciaux et fédéraux soient maintenus.i JLucien Bouchard était de passage dans un club de golf de Sainte-BÉandine près de Rimouski, hier, o0 il rencontrait des travailleurs forestiers, des propriétaires de boisés privés et des gens de la région.11 a discuté avec eux pendant près d'une heure, répondant aux questions sur la forêt et sur le rdle du Bloc.\u2022 îLe chef bloquiste a notamment atfpuyé l'idée d'une agence de développement des forêts, une sorte de guichet unique forestier, qui permettrait de regrouper en un sejil lieu les initiatives visant à soutenir le développement des fo-rêis.¦ ;Actuellement, deux programmes d'aide ont cours, le Programmé de développement forestier de l'Est du Québec, du fédéral, et l'Entente auxiliaire Canada-Québec sur la mise en valeur des ressources forestières.Le premier doit venir à échéance en 1994, alors que l'entente fédérale-pro- vijiciale doit prendre fin en 1996.« l'avenir a ;Les propriétaires de boisés prives, eux, ont peur pour l'avenir et voulaient savoir ce que Lucien Bouchard \u2014 et d'autres chefs politiques qui viendront \u2014 ont à offrir et à garantir.\u2022M.Bouchard s'est notamment engagé à prolonger le plan de l'Çst de 1994 à 1996, pour que les deux programmes viennent à échéance en même temps.Grâce à ce délai, les gens des régions forestières auront le temps de voir venir et de s'adapter.Le chef bloquiste a aussi promis d'utiliser le poids de ses députés à Ottawa pour «forcer le gouvernement fédéral à respecter les engagements qu'il a pris envers les producteurs» et à financer en totalité ses propres programmes fédéraux.À l'heure actuelle, à cause des compressions de budget qui frappent les ministères et programmes, les fonds ne cessent d'être réduits.Troisièmement, M.Bouchard veut mettre l'accent sur la recherche et le développement, ainsi que les nouvelles technologies.À ses yeux, l'avenir de la forêt réside dans cette planification à long terme, et non dans des décisions de partis politiques élus pour des mandats de quatre ans.Reste qu'un Québec souverain permettrait aux gens de l'industrie forestière de prendre eux-mêmes leurs décisions, celles qui leur conviennent, a-t-il mentionné.Grâce à une connaissance certaine du dossier, M.Bouchard a marqué quelques points auprès des producteurs et travailleurs.11 a notamment rappelé qu'en tant qu'avocat, il avait déjà représenté des syndicats de producteurs forestiers et l'Union des producteurs agricoles.Il a rappelé que dans certains villages du Bas St-Laurent et de la Gaspésie, jusqu'à 97 p.cent des gens vivent de la forêt.Il a aussi comparé le «Québec à bâtir» à une forêt, qui doit être aménagée arbre par arbre, de petits au début, qui finissent par croître.frf PROPOSITIONS DAFEÀIRES 705 HYPOTHÈQUES A Al 1ERE , 2e, bolonce vente, notplre Laberge four, soir 729-4332 710 OCCASIONS D'AFFAIRES A VENDRE Usine cfemboutelllope d'eau de source naturelle et ferme de truites orc-en-ckl.Bien établi et rentable.75 Km sud-ouest de Mtt.1.5 militons $, comptant min.requis.1400-3&5171 de 9h à 17h.affaires 'A million et ?annuel possible.Ayez votre d'articles 1S < \" ou Québec 35,0001, clé en moln.314-955-4444.VENDRE route locale Inès distributrices (snocKs).j'à 1200 $ US comptant On financerait.M-8555 Ju se 1 emoine.-800-aMl îpcsgygH RËW
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.