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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-09-26, Collections de BAnQ.

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[" Personnalité de la Editions JCL LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 auteurs ont SONIA SARFATI collaboration spéciale D# un dictionnaire fait au Québec par un Québécois, on pourrait S'attendre à un certain contenu.québécois.C'est bien peu le cas, en ce qui concerne L'érotisme en chair et en mots/Petit dictionnaire vertueux, que vient de publier Richard Ramsay aux Éditions Balzac.Mais il est difficile de lui jeter la pierre, parce que nos auteurs n'ont pas assez., péché.«Nous ne possédons pas, au Québec, de véritable tradition en ce qui concerné la littérature érotique.Mais ce genre littéraire est, depuis quelque temps, alla mode.C'est quelque chose qui est dans l'air; qui marche bien,.; un peu comme l'humour, que l'on retrouve de plus en plus dans les romans», remarque Carole-Andrée Laniel, collaboratrice au cahier Livres de La Presse.\" Ainsi, mesdames (à soqUçner!) Anne Dandurand, Claire Dé, Charlotte Boisjoli, Lili Gulliver sont en train d'ajouter des couleurs à un portrait dont l'ébauche, pourtant, ne date pas d'hier: André Béland, ça vous dit quelque chose?«En 1944, ce jeune homme de dix-huit ans est entré dans notre littérature avec le premier roman érotique publié au Québec, Orage sur mon corps, et des poèmes sur l'homosexualité dont certains composent le recueil, paru en 1948 à Paris, Escales de la soif, écrit Carole-Andrée Laniel dans son mémoire de maîtrise intitulé André Béland: premier poète de le rôtis me au Québec.Deux.écarts de conduite ( rapportons-nous à la mentalité de l'époque) lourds à porter* si l'on se fie au silence qui a suivi : «Pendant cinquante-quatre ans, jusqu'à sa mort en 1980, André Béland se tait.Un silence qui va jusqu'à refuser qu'on lui parle de ça.Ça, son roman, ses poèmes, sa vie», poursuit Mme Laniel.» # Disons qu'à notre époque, ces messieurs s'assument mieux.Mais ne se bousculent pas au portillon de l'érotisme québécois.«En ce qui concerne les hommes, je dirais que le seul écrivain québécois ayant signé un roman qui soit érotique du début à la fin est Yves Thériault, avec Oeuvre de chair.D'autres, par contre, comme Roger Fournier, insèrent des phrases, des îlots érotiques dans leurs oeuvres», indique Richard Ramsay.Ainsi expliqué-t?i!:la rareté des citations québécoises dans L'éfotisme eh chùir ût en mots, dont le lancement officiel se fera le 5 octobre.aux Foufounes électriques! \" \u2022 , ./y-\u2014\t-v\tSUITE A LA PAGE B4 La période post-érotique d'Alina Reyes B À 32 ans, en 1988, Alina Reyes a connu la gloire instantanée en remportant un «concours littéraire érotique» avec son récit le Boucher, devenu un incroyable best-seller, d'abord en France, puis au Québec.Ses deuxième et troisième romans ont moins bien marché cependant et c'est à Montréal, en 1990, que la Bordelaise est venue chercher l'inspiration pour Quand tu aimes, il faut partir9 qui sera dans nos librairies au milieu d'octobre.En page B7 Charité romaine, une oeuvre de Georg Pencz qui appartient au Musée national de Varsovie et qui illustre L érotisme en chair et en mots/Petit dictionnaire vertueux, publié aux Éditions Balzac.du fisc, précisant que Goethe n'avait ni téléphone, ni numéro de TVA, et qu'il exerçait une profession libérale, a-t-on appris de source diplomatique! Le contrôleur en chef n'a pas donné suite à ses efforts et Goethe attend toujours le rappel concernant sa déclaration d'impôts.L'ambassade d'Allemagne a tenu à souligner que «la lettre (de réponse de l'ambassade) n'est pas destinée au public» et qu'elle «constitue une blague entre ministères, dont le but n'était surtout pas de se moquer des institutions ou des fonctionnaires belges».Fils d'un conseiller impérial et lui-même avocat, Goethe, fut-il encore vivant, aurait certainement suffisamment de connaissances sur la machine bureaucratique et en droit pour tenter.de tenir téte aux percepteurs de l'État.d'après l'agence France-Presse BRUXELLES Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), l'un des plus grands écrivains allemands, l'auteur de Faust, a échappé l'an dernier aux poursuites d'un fonctionnaire des impôts belge particulièrement tatillon, a-t-on récemment appris à Bruxelles.Un contrôleur en chef du fisc de Bruxelles a en effet écrit en octobre 1992 à l'Institut Goethe de la capitale belge pour demander à l'écrivain de lui communiquer, dans les huit jours, des informations précises sur sa situation.L'Institut Goethe est chargé de faire connaître la culture allemande à l'étranger.L'ambassade d'Allemagne, qui a confirmé des informations de la presse allemande et belge à ce sujet, a répondu par écrit à la demande Goethe attend toujours le rappel du contrôleur en chef du fisc de Bruxelles concernant sa déclaration d'impôts. La boîte aux lettres LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 Paul Desmarals président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Voyous des ondes à Radio-Canada ¦ L'animatrice Christiane Charette ne s'est pas grandie auprès de ses auditeurs quand, à son émission du 8 septembre, elle s'est portée à la défense d'un prétendu comique de l'émission «Taquinons la planète».La dame nous avait pourtant habitués à plus de tenue morale.Comme l'a fait sur-le-champ, et si judicieusement, M.Roch Demers, il faut condamner sans merci l'attitude de ces petits voyous des ondes qui s'attaquent de façon violente et débile \u2014 la manière skinhead \u2014 à n'importe qui, le personnage fut-il pendant 16 ans le premier ministre du Canada.C'est à nous couvrir de honte! Allez donc ensuite faire la promotion du savoir-vivre, du respect des personnes auprès de notre jeunesse, quand la télévision d'État, deux fois plutôt qu'une, nous sert ce genre d'insanités, de dégueulasseries pour reprendre la pensée de M.Demers.La SRC doit des excuses publiques aux contribuables canadiens de son réseau français.cf48 Robert BERTHIAUME Québec *.\ts.; Les Québécois d'abord?¦ À la suite de la nouvelle diffusée à la télévision selon laquelle la Société des casinos du Québec recherchait du personnel même à l'extérieur du Québec, j'ai soumis ma candidature à cet organisme.|e suis un ingénieur, sans emploi depuis plus d'un an.Le marché étant ce qu'il est, je n'aurai pas l'occasion de me trouver du travail avant l'été 1994.|e suis parfaitement bilingue et je sais que j'ai certainement les qualifications et les aptitudes pour faire le travail que la Société des casinos destine dorénavant à des candidatures étrangères.Après avoir tenté de rejoindre quelqu'un aux ressources humaines pour discuter de mon cas, j'ai été référé à une personne de la «sécurité».On semblait vouloir filtrer les appels pour empêcher le contact direct avec les ressources humaines.Drôle de façon de procéder! Le Casino de Montréal était supposé procurer de l'emploi à des Québécois avant tout.Tout ce que je demande, c'est un rendez-vous pour discuter de la possibilité de me joindre à son équipe.Marc PILON Hudson Impossible d'obtenir des antibiotiques sans prescription Docteur Chicoine,\tl'enfant à la garderie et a De nombreux automobilistes pestent contre la Marathon, qui dérange leurs habitudes Ceux et celles à qui je ne peux adresser mes bravos, ce sont les automobilistes, résidants ou non des villes où a lieu cet événement.Ces gens, qui ne semblent pas au courant de la tenue de cette course, UNE FOIS L'AN.Ces gens, qui «doivent» passer la ligne bleue du Marathon pour aller stationner leur voiture dans leur entrée.Ces gens, qui pestent contre la tenue de cet événement annuel, contre les coureurs, contre leur municipalité.Ces gens, qui n'ont aucun respect pour les autres et qui, en plus d'engueuler les bénévoles, font fi de leurs consignes.Et qui, ainsi, risquent de blesser les coureurs en déplaçant les clôtures et en circulant avec leurs voitures.Tout cela, pour ne rien changer à leurs habitudes égoïstes.l'avais bien vu de tels individus, l'année dernière, mais très peu.Cette année, de mon seul poste de contrôle, j'en ai vu plus d'une cinquantaine.Comment cela était-il aux autres postes de bénévoles?Qui sont-ils ces «citoyens», qui ne sont pas respectueux des autres, qui ne peuvent marcher un peu et rester calmes quand leurs habitudes sont secouées?Je.suis bénévole au Marathon de Montréal, depuis que celui-ci a lieu en dehors des murs de la Ville.H faisait encore très beau, cette année, lors de ce dernier dimanche de l'été.Tout était donc en place pour que la journée soit très agréable.l'étais placée au même endroit que l'année dernière, ce qui m'a donné la ebahce de voir passer les 5 200 coureurs à quatre reprises.Pravo, à ces hommes et à ces femmes en fauteuil roulant ou coureurs ordinaires, qui s'étaient fixé le défi de parcourir les 10 ou 42,2 kilomètres du Marathon.Qui sont-ils ces «citoyens» qui n'ont que les droits, mais aucun des devoirs qui s'y rattachent?Vers quelle société nous dirigeons-nous?L'année prochaine, venez donc encourager ces sportifs, qui méritent toute notre admiration.Ou encore, essayer de marcher.C'est bon pour la santé.Les garçons plus qu'un bouleversement momentané de l'importance primordiale de ce facteur, à tel point qu'ils ont retenu l'objectif de transparence en tête de liste de leurs cinquante recommandations.Voici le texte de la première recommandation adressée aux catholiques du Cana- Voici ce qu'ils écrivaient : «Notre Église nous apparaîtrait socialement irresponsable si elle acceptait de s'engager dans la lutte contre les agressions des enfants seulement lorsque l'un de ses ministres est impliqué.Nous savons que le nombre de ces cas demeure fort restreint en comparaison avec l'ensemble des cas d'agressions qui se produisent au pays.Nous souhaitons que notre Église, aussi bien par conviction pour la cause que dans un souci de réparation, s'engage activement à promouvoir la collaboration des catholiques au mouvement que cherche à stimuler Santé et Bien-être Canada pour faire diminuer la violence familiale et notamment les agressions sexuelles contre les enfants.Notre Église devrait inviter ses membres à s'inscrire dans cette chaîne de collaboration active, qui unit ceux et celles qui condamnent intérieurement les agressions.» L'auteur est prêtre et théologien-recherchiste pour la Conférence des évêques catholiques du Cana- La présentation, en deux tranches, du film de l'Office national qui a pour titre Les garçons de St-Vincent n'a pas laissé beaucoup de gens indifférents.Les personnes qui avaient déjà subi, dans leur enfance, des agressions sexuelles ont revécu par l'imagination ces événements pénibles qu'elles avaient pourtant essayé d'oublier à tout jamais.D'autres ont éprouvé une immense tristesse en constatant l'impuissance prolongée des victimes et de certains témoins-clés à faire cesser ces assauts et, en conséquence, les blessures profondes et presque inguérissables dont restent affligées de nombreuses victimes.D'autres encore ont réagi vivement au scandale que constituent de tels comportements pervers chez des hommes qui se sont voués à l'éducation et qui détruisent chez des enfants jusqu'à la racine même du sens moral.Parmi ceux-là, certains en sont venus à estimer que l'Église catholique y a perdu toute crédibilité.On ne peut honnêtement écarter du revers de la main les malaises suscités par ce film en signalant qu'il s'agit d'une simple dramatisation et que les personnages sont fictifs.C'est juste, mais la fiction, ici, emprunte beaucoup à des faits réels, qui se sont passés quelque part au Canada, il y a une vingtaine d'années.Nous serions bien avisés d'en tenir compte et de ne pas essayer de tourner trop vite cette page pénible de notre histoire qui demeure riche d'enseignements pour aujourd'hui et pour demain.Un premier pas Au Canada, c'est surtout depuis une dizaine d'années qu'on a commencé à mesurer l'importance et l'étendue du phénomène des agressions sexuelles contre les enfants.En effet, c'est en 1984 que M.Robin Badgley remettait le rapport de son comité au ministre de la lustice et à celui de la Santé et du Bien-être social; le rapport avait pour titre: Infractions sexuelles à l'égard des enfants.Les recommandations de ce rap-port devaient donner lieu, trois ans plus tard; .à des modifications aux dispositions du Code criminel en vue de protéger plus adéquatement les enfants contre de telles agressions.Conclusion Il faut souhaiter vivement que la médiatisation qu'a connue la présentation du film de Sam Grana et de Claudio Luca, ces dernières semaines, soit plus qu'un bouleversement momentané ou une vive colère ou un scandale ou une profonde tristesse.Puisse-t-elle, au contraire, susciter un engagement plus durable de personnes qui s'impliqueront dans le long processus de guérison de victimes qui deviendraient des «survivants».Puisse-t-elle faire naître des vocations de personnes, qui deviendront plus conscientes de leurs possibilités de travailler à prévenir la répétition de telles agressions.Puisse-t-elle convaincre ceux et celles qui pensent encore qu'il faut sauver à tout prix l'honneur d'une institution ou d'une corporation professionnelle ou même d'une famille, au mépris de la vérité et de la justice pour des victimes innocentes, que leur pratique nous enfonce dans un monde d'hypocrisie, de duplicité et de destruction du sens moral de victimes innocentes et souvent impuissantes à se défendre.Dans le film, Peter Lavan effectue de nombreuses démarches pour s'assurer le silence des enfants.tité d'émissions violentes et sexuellement explicites); #20: les associations professionnelles (pour adopter des politiques réglementant la pratique de leurs membres en vue du dépistage, du traitement et de la prévention des agressions); #21 : les organismes canadiens d'aide à l'enfance (pour adopter des politiques relatives aux agressions sexuelles contre les enfants); #22: les Églises (pour définir des politiques et des procédures en vue de leur action face au problème des agressions sexuelles d'enfants); #65: les intervenants des services de première ligne à la famille, comme par exemple les conseillers familiaux, les infirmières des services de santé publique et les conseillers eh milieu de travail, etc.(pour leur donner une formation appropriée de dépistage et de traitement).Le momentum créé par la diffusion du film Les garçons de St-Vincent devait susciter la contribution de psychologues, de psychiatres, de travailleurs sociaux, de pasteurs, de médecins et d'autres professionnels qui aident la population à faire un peu plus de lumière sur ce sujet des agressions.Une société plus consciente pourra devenir une société qui est plus en mesure de prévenir les agressions contre les enfants.Deux ans plus tard, les membres du Comité ad hoc de la CÉCC ont, eux aussi, insisté sur la nécessaire concertation de tous pour venir à bout de ce fléau.\\ 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 26 SEPTEMBRE La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Réalisateur, producteur, homme «de variétés », il reçoit aujourd'hui le Grand Prix de l'Académie Iors du gala des Prix Gémeaux diffusé à Sladio-Canada \u20ac m 4 A ANNE RICHER Il a de la tendresse et de l'admiration pour les artistes.Il les côtoie depuis son adolescence, ayant appris, petit à petit, à les mettre en lumière, à les présenter sous leur meilleur angle.|ean Bisson-nette, réalisateur, producteur, homme «de variétés», reçoit aujourd'hui le Grand Prix de l'Académie lors du gala des Prix Gémeaux diffusé à Radio-Canada, ce soir à 19 heures.Touché par la reconnaissance de ses pairs, Jean Bissonnette ne se sent pas prêt pour un bilan définitif, même si l'itinéraire est déjà fort chargé et impressionnant.Sur le métier, mille projets! Quelques rêves aussi à réaliser! La Presse tient à rendre hommage à ce géant de la télévision en le nommant Personnalité de la semaine.Plus de 30 ans de carrière, des productions, des réalisations qui ont fait école.Lui, cependant, il a tout appris sur le tas, un métier neuf à l'époque, depuis ses premiers contacts avec le théâtre, au Collège Saint-Laurent, où «notre grande vedette était Jean-Pierre Goyer!» se souvient-il.Il y avait, au début des années 50, une effervescence telle dans le monde de la scène, que le fils de notaire ne peut y résister.L'appel est là.«Un véritable coup de foudre», assure-t-il.Et une passion qui ne s'est jamais démentie.Aujourd'hui c'est lui que l'on suit et imite.Il a été attiré d'abord par les décors.Il s'est inscrit à l'Institut des arts appliqués «école du meuble».De son côté, à la même époque, Jacques Normand veut fonder un théâtre d'été.C'est Robert Prévost, pressenti pour les décors, qui propose son camarade de collège.Pour Jean Bissonnette, cette première expérience à l'aube de ses 18 ans, est déterminante.Tout de suite, on est au milieu des années 50, Radio-Canada, à la recherche de réalisateurs, lui propose un emploi.Décorateur ou réalisateur, il tient à exercer le métier de régisseur d'abord, par souci de connaître tous les rouages du métier.Cette page de son passé le laisse songeur: «Quand on connaît les difficultés qu'ont les jeunes d'aujourd'hui à se trouver un emploi, on constate la chance que nous avions.» Le plaisir du travail Depuis Ce soir à CBFT, un petit 15 minutes en début de soirée animé par les Miville Couture, Pierre Nadeau ou Jacques Fauteux pour ne nommer que ceux-là; Le P'tit Café animé par Normand Hudon, Dominique Michel, Jean Bissonnette a côtoyé tout ce que le Québec a de plus flamboyant, de plus célèbre comme artistes.Un petit rappel: Les couche-tard, Tous pour un.Moi et I autre.Appelez-moi Lise, Lob- 4 f t » 5 « ¦ * V V f t « * c * 0 r » * v si wv-v.at f\"fj- \u2022 v ' A V> 4* \u2022\u2022 Jf-riv \"\" j* ' V?* JEAN BISSONNETTE r «C'est vrai qu'on est un peuple d'artistes.J'en prends conscience, par comparaison, chaque fois que je travaille en France.On est créatifs.C'est sans doute pour pouvoir survivre.» servateur.Les lundis des Ha! Ha!.Il faut aussi se rappeler des événements et des hommes qui ont marqué le petit écran : les cérémonies d'ouverture des /eux Olympiques de 1976, l'inauguration de LG2, Sortie Dubois, Rêves à vendre avec Félix Leclerc.De 1970 à 1979, il a réalisé les Bye, bye.Et de 1980 à 1988, il fut le grand coordonnateur des variétés à Radio-Canada.Un film à succès: Tiens-toi bien après les oreilles à papa% avec Yvon Deschamps et Dominique Michel.À la scène, tous les grands spectacles portent sa signature: Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Ferland et Descharaps, le Fête nationale en 1975 avec Lise Payette.Plus récemment, Kashtin en 1990 et la direction artistique de Roch Voisine pour sa tournée européenne de 1992.Bref sa fascination pour le monde des artistes a servi une carrière fructueuse dont bien des facettes sont encore à exploiter.Aujourd'hui producteur dans l'entreprise privée, chez Avanti, il travaille avec la même passion à des émissions de télévision: Superfête Provigo, L'idole et L'émotion avec Roch Voisine; Rire sa vie série consacrée à Jean Lapointe; Les détecteurs de mensonges et Montréal ville ouverte.À venir: Piment fort et La petite vie.Il suit sa propre route Il se rend compte qu'au lieu de ralentir ses activités, au lieu de commencer à penser à la retraite, plus il avance, plus il travaille.« J'ai encore beaucoup de plaisir à faire ce que je fais.» Jean Bissonnette est né à Montréal le 20 novembre 1934, à l'est de la rue Sherbrooke: Une «famille bourgeoise» de médecins, de notaires et même d'un juge, tient-il à souligner.Le plus jeune des quatre enfants traverse l'enfance en anglais, puisque sa mère est Irlandaise et ils s'installent plus tard à Outremont.«Je voulais devenir notaire», un destin tout tracé d'avance.Mais c'était avant sa rencontre déterminante avec le théâtre, à l'époque de son cours classique au Collège Saint-Laurent.La famille, enfants et petits-enfants, est l'élément le plus im: portant de sa vie, admet-il.Jean Bissonnette a trois filles, dont des jumelles qui ont fait de Id danse leur passion.Le père connaît la valeur du travail et a vour lu la transmettre.«C'est la condition fondamentale pour réussir».Et la liberté qui pérmef l'entière éclosion de son talents Car il place l'imaginaire au premier rang de nos qualités.«C'est vrai qu'on est un \"peuple d'artistes.J'en prends conscience, par comparaison, chaque fois que je travaille en France.On est créatifs.C'est sans doute pour pouvoir survivre.Que l'on se souvienne simplement des premiers colons arrivés sur cette terre.Il en fallait de l'imagination pour tenir le coup et survivre!» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes Bell des gens de parole Pour le plaisir ALCAN r LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE V» à CBF 690, l'émission EN DIRECT Christiane Charette Demain matin « \u2022 dès 9h30 Réalisation: Louise Carrière Dist.excl.: LOGIDISQÛË'l Tél.: (514) 933-2225 FAX: (514) 903418 LITTERATURE QUEBECOISE LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 La rentrée littéraire Jeudi soir prochain, à la Vieille France, les membres de la section montréalaise de la Société des écrivains canadiens célébreront la rentrée littéraire et rendront hommage à 17 d entre eux, et possiblement d'autres, qui ont récemment publié un ouvrage.Les Salons du livre C'est mercredi, au Saguenay, que s'amorce la saison des Salons du livre.Pour le Salon du livre du Saguenay-Lac Saint-Jean, il s'agit d'un anniversaire important, puisqu'il s'agit du 25e salon.Présidé par le fondateur de la Faculté des Sciences sociales de l'Université Laval, le père Georges-Henri Lévesque, le salon accueillera 94 exposants et 80 auteurs dont plusieurs sont originaires de la région.Par ailleurs, c'est dans deux semaines, plus précisément mercredi le 13 octobre, que s'ouvrira à Sherbrooke ie Salon du livre de l'Estric.» A cette occasion, l'Association des auteurs des Cantons de l'Est remettra ses prix littéraires, parmi lesquels le Prix Gaston-Gouin, qui couronne le meilleur inédit de fiction de l'année en région.Ce prix a été créé en même temps, pour souligner l'apport à la vie littéraire régionale du jeune poète sherbrookois, Gaston Gouin, décédé tragiquement dans un accident de moto.Les 30 ans de Boréal Si L'Hexagone célèbre cette année ses 40 ans, une autre maison québécoise, le Boréal, célèbre ses 30 ans.Ce n'est toutefois qu'en décembre, lors d'un lancement collectif, que l'événement sera souligné en grandes pompes.C'est en mars 1963, à Trois-Rivières, que Gilles Boulet, plus tard premier recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Denis Vaugeois, historien et éditeur, maintenant directeur général des Presses universitaires Laval après avoir été ministre québécois des Affaires culturelles puis éditeur du Septentrion, Jacques Lacoursière, Albert Tessier et Pierre Gravel fondèrent les Éditions du Boréal Express.Le Boréal Express, c'était un journal d'histoire du Canada dont se rappelle toute une génération d'étudiants québécois.En 1975, Boréal Express s'ouvre aux sciences sociales, en 1981, à la fiction avec Le Canard de Bois de Louis Caron, puis à compter de 1986, laisse tomber le terme «express» pour devenir tout simplement le Boréal.Depuis, la maison a lancé maintes collections, a publié plusieurs best-sellers.Maintenant dirigée par Pascal Assathiany, la maison représente 440 auteurs,.543 titres publiés à ce jour.À noter que plusieurs écrivains figurent au nombre des actionnaires de la maison.k Notr' miser ça dépend dvnos vices, Jk de notr' paresse et d'nos défauts, à c'que dls'nt les économistes JÊBKBmk qui parl'nt à travers leur chapeau.ces gens-là, (a fait les apôtres, | ça nous dédalgnv9 (a s'crolt meilleur tout en vivant du gâgn9 des autres.^^^^^^ Notr9 palnv nous autrvsf on lvpayf d'nos sueurs.V'oibHent quvquaslment tous les hommes qu'ont fait quequ' ehos' dans notr9 pays étaient pas nés dans la haut9 gomme ; ___ c'est d'notr dass9 pauvr9 qiT sont sortis.Narrache: que pourrait-il Beauchemin et Brossard à l'Académie C'est jeudi que seront intronisés à l'Académie des lettres du Québec, ses deux nouveaux membres, Nicole Brossard (présentée par Claude Lévesque) et Yves Beauchemin (présenté par Naïm Kattan ).La cérémonie aura lieu dans un salon de l'Hôtel des Gouverneurs de Place Dupuis, en présence du président Jean-Guy Pilon et des autres membres de l'Académie des lettres du Québec.Une réception suivra.Place aux poètes La «poète-animante» fanou Saint-Denis, comme elle aime se désigner, personnage pittoresque dans le monde québécois de la poésie, recommencera, mercredi soir le 6 octobre et tous les mercredis soirs jusqu'à l'été prochain, ses soirées de poésie connues sous le nom de « Place aux poètes», au bistro Floresta de la rue Saint-Denis.De nombreux poètes y défileront donc tous les mercredis soirs, plus souvent qu'autrement accompagnés de musiciens et/ou de chansonniers.tion.Son éditeur (Albert Lévesque) devenait peureux, quand il parlait des «riches et des arrivés», écrira-t-il à son ami et autre grand poète, Alfred DesRochers.Et puis, ajouta-t-il un jour, désabusé, «si je comprends bien les gens de mon bon populo, cette vue des riches, tout en leur inspirant le regret de n'être pas aussi favorisés, ne les conduit pas à l'envie haineuse ou destructive.Notre peuple est résigné, il se croit né pour un petit pain, et si parfois même, il se monte un peu, c'est en paroles seulement.Je constate ceci en passant sans l'admirer.Mais, c'est cela.Cette inertie est bien de notre race, et à cela se mêle le gros bon sens qui dit : À quoi bon s'insurger?» Ainsi s'exprimait Émile Coder-re, alias Jean Narrache, le 5 décembre 1930.Que dirait-il aujourd'hui?humaine autour de lui.A ce moment-là, la pauvreté grandissante qu'il observe vient faire le lien dans son esprit avec celle, déjà alarmante, qu'il a rencontrée face à face et coudoyée du temps où il tenait une pharmacie à Saint-Henri.Comme il l'expliquera souvent par la suite, c'est là que son inspiration a trouvé sa source.Dans une causerie prononcée en 1947 à la Bibliothèque municipale de Montréal, Coderre déclara: «d'aucuns ont dit de |ean Narrache qu'il s'était penché sur la misère pour mieux la voir et la mieux comprendre.Non |ean Narrache n'a pas eu besoin de se pencher; il était au niveau de la misère; il n'a eu qu'à regarder autour de lui et en lui».Émile Coderre, alias lean Narrache, était un «révolté» devant les misères de son peuple durant la Crise économique et il voulait «passer les beignes à tous ceux qui sont exploiteurs».Mais il ne put clamer aussi haut qu'il l'aurait voulu son indigna- du Groupe Ville-Marie Littérature, qui célèbre cette année son 40e anniversaire, en a fait le porte-étendard de ses célébrations en lançant une anthologie intitulée Quand j'parl' pour parler, reprenant les principaux textes de l'auteur avec une introduction préparée par Richard Foisy.De son côté, la Bibliothèque nationale a lancé, il y a quelques jours, une vaste exposition visant à commémorer ce centenaire.Selon Jean Royer, qui dirige maintenant l'Hexagone après une longue carrière d'écrivain et de chroniqueur littéraire, Jean Narrache a inventé, sous des dehors de bonhomie, une parole révolutionnaire quant à la condition sociale de l'individu.Parole qui, surtout dans le contexte de la crise économique actuelle, nous interpelle encore.Bien que la crise économique de 1929 ait marqué le poète qui prit alors le pseudonyme de |ean Narrache, Émile Coderre n'a pas attendu cet événement pour prendre conscience de la misère ¦ Qn croirait entendre un leader syndical, un porte-parole des assistés sociaux ou même un candidat populiste aux élections en cours.Et pourtant ce texte a paru il y a plus de 60 ans, sous la plume de lean Narrache.lean Narrache, bien sur, c'est un pseudonyme derrière lequel se cachait Émile Coderre, secrétaire-régistraire du Collège des pharmaciens, mais surtout premier poète populiste du Québec.S'il avait vécu, lean Narrache aurait aujourd'hui 100 ans.Et c'est pour célébrer ce centenaire que l'Hexagone, maison d'édition OUAND J'PARL* POUR PARLER.UNE ANTHOLOGIE DES TEXTES DE JEAN NARRACHE.pré- sentee par Richard Foisy.L'Hexagone, Montréal.1993.235 pages, 18,95$.Il aurait mieux valu, pour la carrière naissante de Mme Hélène Le Beau, que Fanny fût elle aussi emportée par les malédictions qui s'acharnent sur son improbable famille Béa pour rire et pour pleurer Frangine Ailàkp f Ma belle bitoune en or B Madame Francine Allard a de la suite dans les idées.Après Dé-fense'et illustration de la tou-tojjoe^quèbécoise ( Stanké, I991 ), voici chez le même éditeur -Ma belle pitoune en or, un rotoiian:-J'ignore quels appétits pouvait satisfaire le premier titré, mais j'avoue sans le moindre remords que je n'ai fait qu'une bouchée du second.C'est l'histoire de Béatrice Hubert, qui vient rejoindre dans la- fiel ion, sans y figurer trop mal» la Grosse Femme de M.Tremblay et la Juliette Pomer-leàu de M.Beauchemin.S'il est permis encore de dire les choses comme elles sont, profitons-en : Béatrice est obèse.Elle est obèse et elle le sait et elle le reconnaît.Elle n'en tire pas de joies particulières, on s'en doute, car la culture et la mode valorisent ces temps-ci la taille fine, le ventre plat et les jambes interminables (entre nous, qu'est-ce que c'est joli, tout de même!).Bé \u2014 c'est le diminutif que lui donne son mari quand il est gentil, c'est Bpdaine quand il est méchant \u2014 a décidé que la vraie beauté est ailleurs, c'est-à-dire à l'intérieur, et qu'il faudrait être idiote, quand on est grosse, pour renoncer à la séduction, à l'amour et, tant qu'à y être, au bonheur.voudrait résumer les malheurs humains.¦ Fanny pouvait étonner.À l'âge où les enfants commencent tout juste à parler, elle lisait de grands livres, et même le Livre, et discourait comme un professeur de littérature.Malgré l'énormitè de l'invraisemblance, Fanny savait aussi émouvoir et, finalement, séduire.C'était la Chute du corps, qui a fait du bruit.Mais voici Fanny à l'âge adulte, et rien ne va plus.Elle nous entretient des mêmes choses et un peu des mêmes gens, les unes et les autres conviées à la conception, dans un cadre misérabiliste qui ne doit rien au réalisme, d'un univers parfaitement morbide.11 aurait mieux valu, pour la carrière naissante de Mme Hélène Le Beau, que Fanny fût elle aussi emportée par les malédictions qui s'acharnent sur son improbable famille.Dans cet Adieu Agnès qui confine à la caricature, un malheur n'attend pas l'autre.Fanny est devenue sculpteur, elle parle de ses oeuvres comme de « tas de terre».Ce n'est guère flatteur, mais si elle y tient.Elle a connu l'amour auprès d'Élie le musicien, dont elle a surpris une relation homosexuelle avec son frère à lui, loèl.Elle avec Élie une seule fois.Qu'à cela ne tienne: au bout des nuits pendant lesquelles Élie fait la chasse aux garçons, Fanny vit auprès de lui des moments de grande intensité affective.Élie, «l'homme aux boucles de jasmin», mourra des suites du sida, quoique dans le langage de la narratrice, on ne nomme pas les choses par leur nom.Il mourra plutôt de « la maladie sans nom».La mère de Fanny?Elle ne va pas très bien non plus.Elle est ! atteinte de cancer, pardon, elle a | on vieux par Schulz «APPELEZ MAINTENANT PENDANT QU'IL EN RESTE».^ QU'IL RESTE QUOI?^.JE N'ECOUTAIS MÊME PAS! ET POURQUOI JE VOUDRAIS SAVOIR S'IL Y A DE LA CIRCULATION?JE N'AI MÊME PAS D'AUTO! DIX DOLLARS?ILS VEULENT QUE J'ENVOIE DIX DOLLARS POUR UN ENREGISTREMENT DE LEUR ÉMISSION?.JE NE L'AIME MÊME PAS LEUR EMISSION! .ET ENSUITE DE L'ENTASSER DANS LES TIROIRS DE __ tA COMMODE_ TOUT CE QUE J'AI A FAIRE C'EST DE RAMASSER TOUT CE OUI EST SUR ____LE PLANCHER.__.IL TE FAUT UN / OU UNE NOUVEAU ( COMMODE SYSTEME À DEPLUS J'AI TROUVE UN NOUVEAU SYSTÈME POUR RANGER MA CHAMBRE v 3AUTEI SAUTEI SAUTEI TIENS! TU N'AS PLUS A FAIRE AUCUNE DE CES CHOSES ET REGARDE ÇA! IL VEUT QUE JE LUI ENVOIE CINQUANTE DOLLARS POUR QU'IL PUISSE CONTINUER SON ÉMISSION! QU'EST-CE QUE ÇA PEUT ME FAIRE QU'IL S'EN AILLE?IL NE FAIT QUE PARLER! FIOU! QUEL SOULAGEMENT! MERCI, GRAND FRÈRE.TU AURAIS DÛ ÊTRE UN AVOCAT.JE NE SAIS PAS COMMENT JE VAIS POUVOIR RETOURNER CHEZ MOI AVEC TOUTE CETTE POUDRE QU'ON M A JETÉE AUX YEUX! REUNION POLITIQUE PRÉÉLECTORALE CE SOIR.THAv/55 ™ S »r>8s mxsamé ZUT! .OU DES LÈVRES CHARNUES! JE N'AI ABSOLUMENT RIEN DE SPÉCIAL.JE DÉTESTE ETRE ORDINAIRE! PENSE À CE QUE TU FAIS.NEZ ORDINAIRE.BOUCHE BANALE YEUX NORMAUX.CHEVEUX TERNES MOOOOCHE! CESSE D'AVOIR LA TÊTE DANS LES NUAGES.SURVEILLE BIEN L\u20ac JEU.MAINTENANT, VA-T-EN AU CHAMP DROIT ET CONCENTRE-TOII POURQUOI N'AI-JE PAS DES TRAITS REMARQUABLES.COMME DES GRANDS YEUX.OU UN PETIT NEZ RETROUSSE.TU ES VRAIMENT TRÈS SPÉCIALE .ET BIZARRE!! T'AVAIS-JE DIT BIZARRE?CHAQUE 1 ANNEE.US COMMEN- < CENT LEURS PREDICTIONS PtUS TÔT.NOTRE RÉSEAU f AIT MAINTENANT DES PRE DICTIONS AU SUJET DES PROCHAINES EIECTIONS .PAS TANT QUE Jt N'AI PAS VOTÉI TU NT VEUX PAS SAVOIR à OUI SERA IE 5 'PSOCHAIN VAfNOUEUtr MERCW LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1993 Marcel /Ou cinéma peut changer le monde LUC PERREAULT ¦ Parce que ses films s'attaquent à des sujets qui, en principe, intéressent le plus grand nombre, Marcel Simard peut, sans fausse modestie, se vanter d'être le cinéaste québécois le plus à l'écoute de la population.«|e suis sociologue», avance-t-il au milieu de l'interview.Dans sa tête, ce point de vue particulier rend compte à la fois de son engagement de cinéaste et de la portée de ses films.«Le fait de faire des films correspond pour moi à une action socio-politique.Je fais des films pour transformer la société.Il s'agit d'une implication sociale tout autant qu'humaine.» Le Grand monde, son premier long métrage, donnait la parole à d'ex-patients psychiatriques.Love-moi, son plus grand succès à ce jour, se penchait sur des jeunes défavorisés aux prises avec la drogue, la prostitution et la délinquance.Dans Les Mots perdus, il donne cette fois la parole \u2014 au sens propre comme au figuré \u2014 à ceux parmi les éprouvés qui ont le plus de mal à se faire entendre: les aphasiques.«l'avais honte de ne pas connaître une maladie aussi répandue», s'excuse presque le réalisateur dans son modeste bureau des Productions Virage, la boite qu'il a fondée il y a maintenant près de dix ans.«L'aphasie touche une person-* ne sur 250 et frappe souvent dans le monde de la communication.Ça m'a touché d'autant plus.» Qu'est-ce qui l'a poussé à faire un film sur une maladie, somme toute, si peu connue?«Justement, me répond Simard, c'est à cause de l'ignorance dans laquelle nous sommes à son égard.Il n'existait que fort peu de documents sur le sujet: un documentaire belge de quinze minutes, une demi-heure produite par la télé argentine.Pour le reste, quelques longs métrages qui y font allusion.» Mais quoi encore?«Un coup de téléphone», avoue le cinéaste.Une brisure de communication C'était après le lancement de Love-moi.Chaque regroupement d'handica- pés, chaque association de malades le réclamaient.En même temps que ses ; films l'ont fait connaître, Simard est devenu quelqu'un qu'on courtise parce que, comme il le souligne, il a maintenant accès aux médias.Depuis les Al-zheimer jusqu'aux sidéens peut-être, chacun voulait son film, se servir de lui comme d'un porte-étendard.Après les ex-patients psychiatriques du Grand monde et les jeunes défavorisés de Love-moi, Les Mots perdus «donne la parole» aux aphasiques Même si son cinéma n'a pas la même efficacité que celui de Denys Arcand, le cinéaste québécois qu'il admire le plus, Marcel Simard pense qu'il atteint à une autre forme d'efficacité qui est loin d'être négligeable.«Je peux empêcher des jeunes de se suicider, aider des gens à mieux se porter.Ça finit par coûter moins cher sur le plan social.» «C'est une personne de l'Association québécoise des personnes aphasiques qui m'a contacté.Je me souviens, lors de la première rencontre, d'un gars qui essayait de m'expliquer quelque chose.11 a mis au moins une minute à me dire ce qu'il avait à dire.Ma réaction fut de constater: ça pourrait m'arriver à moi.» C'est alors qu'il a découvert une maladie quasi honteuse dont on ne parlait jamais.Très souvent provoquée par un accident cérébro-vasculaire qui a endommagé le cerveau dans la zone du langage, l'aphasie serait la conséquence aussi bien du stress quotidien que de l'alcoolisme ou de la cigarette, bref, du genre de vie que tout le monde ou presque mène.En France, précise Simard, l'aphasie ne figure même pas au rang des handicaps.Comme c'est le résultat d'un traumatisme, on lui refuse ce statut.« L'aphasie, c'est une brisure de communication, précise-t-il.Tu n'es plus ca- pable de faire ton travail.J'ai rencont;*,-une orthophoniste à Lyon.Elle m'a raconté l'histoire d'une jeune femme devenue aphasique en faisant l'amour.C'était un jeune couple.J'essayais de me mettre dans la peau du gars.» Son film cherche à montrer les dégâts terribles que cette maladie, socialement, provoque.Très souvent, dit-il, on constate que le mari quitte sa femme.Dans le premier des quatre sketches, il décrit justement l'atmosphère pourrie d'un foyer de la banlieue montréalaise dans lequel une femme réapprend péniblement à parler.Quand je lui avoue que, des quatre, c'est celui qui m'a semblé le plus insupportable, il abonde dans mon sens.«Moi aussi, je trouve que le sketch québécois est le plus difficile à prendre.Mais il y a plein de gens qui sont plus touchés par ce sketch, ici, et surtout à l'étranger.Je me demande si notre fa- Les petites victoires Simard a fait appel à une méthode d'écriture qui lui est familière depuis Le Grand monde.11 a travaillé directement avec ceux dont il voulait raconter l'histoire.Ce sont en effet des groupes d'aphasiques choisis aux quatre coins de la francophonie qui ont imaginé chacun des sketches (en plus d'incarner par la suite les personnages).Chaque sketch traite d'une étape du traitement tout en correspondant à une saison particulière: l'hiver pour le Québec, le printemps pour la France, l'été pour la Suisse et l'automne pour la Belgique.De plus, pour faciliter les enchaînements entre chaque sketch, Simard a fait appel à la technique dite du «cadavre exquis»: chaque groupe ne connaissait que la dernière image du sketch précédent.Bien entendu, à la dernière étape de l'écriture, il a eu recours à des professionnels, question d'assurer au tout l'unité et le fini nécessaires.On discute de la courbe dramatique du film.D'abord, ce coup de massue du premier sketch; puis l'espoir qui renaît chez les héroïnes des deux suivants (France et Suisse) et enfin le désenchantement face à cette maladie sournoise tel qu'il se dégage du dernier, le belge.Quand je lui fais remarquer que ce dernier sketch paraît remettre en question l'idée même de la guérison, le sociologue refait surface.«Statistiquement, dit-il, il y a bien plus de gens qui ne guérissent pas que de gens qui guérissent.Les aphasiques peuvent améliorer leur situation mais, quant à guérir complètement, c'est très rare.L'espoir pour moi ne consiste pas à raconter des histoires au monde.Il tient plutôt dans le fait de leur dire: battez-vous, impliquez-vous, organisez-vous! Je ne montre que des petites victoires.Je hais tellement les films qui en une heure et demie solutionnent tous les problèmes.11 n'existe pas nécessairement de solution à tous les problèmes.» « L'efficacité d'Arcand S'il ne cherche pas à raconter des histoires, qu'est-ce qui finalement l'attire au cinéma?«Je ne décide pas de faire les films que je fais, je les fais.J'aurais jamais pu prévoir qu'un jour, je ferais un film sur les aphasiques.Parce que c'est la sociologie qui m'a amené au cinéma.D'un autre côté, c'est vrai que ma cinémato-graphie s'est améliorée entre Une classe sans école et Les Mots perdus.Je maîtrise mieux le langage.Les techniciens me connaissent plus.Ils savent ce que je cherche.Un autre point, c'est que je fais des films qui ne coûtent pas cher.Les Mots perdus ont coûté 688 000 $, un peu plus du tiers du budget de Love-moi (lequel avait coûté 1,7 million).C'est vrai que c'est un film à risques mais les risques sont moins élevés quand le budget est aussi minime.» Quand on soulève le cas d'Arcand, le cinéaste québécois que Simard admire le plus, il admet que son cinéma ne prétend pas au même type d'efficacité.Pourtant, plaide le cinéaste, il atteint à une autre forme d'efficacité qui est loin d'être négligeable.«Même si je ne peux pas viser le même genre de rentabilité que lui, tout de même, je peux empêcher des jeunes de se suicider, je peux aider des gens à mieux se porter.Si on empêche les jeunes de se droguer, ça finit par coûter moins cher sur le plan social et c'est la société qui en profite.» Qui a dit que le cinéma ne pouvait pas changer le monde?«RESTEZ A L'ECOUTE POUR LA METÉO ET LA CIRCULATION!» QU'EST-CE QU'ILS VEULENT DIRE, RESTEZ À L'ÉCOUTE?tât&ŒLJ&i- J * : v * v , ^ \u2022 \u2022./-»\t\t\tw* jf*/y,;> yv' * \t\t\t>\\> GMXBSBE&D Fœ&Mœ eflr ERNEST J?J~iRDfNAMD 8L& BEWEBNE "]
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