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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-10-12, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIOIEN FRANÇAIS D AMERIQUE ! ELECTIONS 93 La météo Aujourd'hui: nuageux avec pluie passagère mazoa (»M) 04-7777 LjE>CLJS (514)747-1111 TOYOTA (514)747-1111 ?ElEaSD (814) 127-7777 ACURA (514)111-7777 Minimum -1 Maximum 9 Demain: nuageux avec neige fondante occasionnelle DÉTAILS CAHIER SPORTS » MONTRÉAL, MARD112 OCTOBRE 199S 109e ANNÉE N° 347 74 PAGES, 6 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 Desjardins exige que soit congédié un directeur de caisse Des « attachés » empêchent le débarquement de diens à son bord, avait jeté l'ancre en attendant le départ d'un autre bâtiment qui occupait le poste d'amarrage.Réagissant très rapidement, le Conseil de sécurité de l'ONU menaçait de réimposer «immédiatement» des sanctions contre les militaires s'ils ne garantissaient pas le déploiement en toute sécurité de la mission de l'ONU (Mi-nuha).La menace, formulée dans une pays» et «Nous allons faire ici une seconde Somalie», les assaillants ont tiré des rafales d'armes automatiques, asséné des coups de pied à plusieurs voitures de l'ambassade des États-Unis ainsi qu'à des journalistes.Ils ont ensuite attaqué la radio nationale.On ignorait la nuit dernière s'il y avait des victimes, mais le Pentagone indiquait que le Harlan County, de la US Navy, avec 200 militaires américains et 26 cana- déclaration lue en séance formelle au nom des 15 membres du conseil par son président en exercice, Ronaldo Sardenberg, du Brésil, a suivi une triple intervention du médiateur Dante Caputo à Port-au-Prince, du secrétaire d'État Warren Christopher à Washington, et de Mme Claudette Werleigh, le ministre haïtien de l'Information, à New York.«C'est une claire violation des VOIR HAÏTI EN A 2 Des «attachés» ou auxiliaires civils des militaires, brandissant des armes à feu, ont malmené hier diplomates et journalistes sur le quai de Port-au-Prince et empêché le débarquement d'un premier contingent de Casques bleus américains et canadiens en Haïti.Aux cris de «Sortez de notre La direction du Mouvement Desjardins exige le départ du directeur général de la caisse populaire Saint-François d'Assise, Pierre Bluteau, à la suite d'une affaire de blanchiment d'argent.Le Mouvement souhaite aussi le retour au travail de Françoise Lachapelle, une employée de cette caisse de l'est de Montréal qui a été congédiée après avoir dénoncé des transactions douteuses.«Le conseil d'administration de la caisse est autonome, mais nous lui avons fait clairement comprendre ce que nous désirons», a déclaré Bruno Morin, vice-président à la Fédération des caisses populaires de Montréal et de l'Ouest du Québec.«Nous voulons protéger la réputation de notre réseau, a ajouté M.Morin.Nous avons eu une rencontre importante vendredi.La caisse Saint-François d'Assise devrait prendre des décisions d'ici à mercredi (demain) quant au sort de M.Bluteau.» L'affaire a été révélée au début de la semaine dernière par le journaliste Normand Lester, à Radio-Canada.jeudi, La Presse a téléphoné à M.Morin et demandé de consulter le rapport de vérification interne.M.Morin a refusé.Il a cependant rappelé La Presse vendredi soir, pour lui annoncer la nouvelle position de la Fédération, qui souhaite désormais le départ de M.Bluteau.Claude Béland, le président de la Confédération des caisses populaires, connaissait le dossier depuis plusieurs semaines et l'avait référé à la Fédération de Montréal.La Fédération a envoyé une note à plusieurs caisses, intitulée «Position Média».«Une employée de la Caisse populaire Saint-François d'Assise qui a été remerciée de ses services a décidé de faire campagne contre le directeur général de la Caisse, affirmait la note.Elle s'est adressée aux autorités du Mouvement (Desjardins), à son député Michel Bourdon et menace maintenant de dénoncer la Caisse dans les médias d'information.«11 est vrai qu'en 1991.lors des procédures habituelles d'inspection., certaines pratiques anormales et qui auraient pu être potentiellement reliées à des activités de blanchiment d'argent ont été signalées.Or, des correctifs importants ont immédiatement été mis en place.» Au cours d'un entretien jeudi, M.Bourdon, député péquiste de Pointe-aux-Trembles, a dit qu'il ignorait si des correctifs avaient CASINO Débuts encourageants pour le Casino de Montréal: en trois jours, 40000 personnes affluent sur l'Ile Notre-Dame pour tenter leur chance au jeu ou assouvir leur curiosité.3 chute HANDICAPES MENTAUX Depuis la décision du gouvernement de couper aux handicapés intellectuels de plus de 21 ans l'accès au système scolaire spécialisé, 455 familles vivent un cauchemar.Mt Mgr i m Carnp-R% belI est assise dans la pé-k 1 nombre de la cabine avant d'un \\\tavion qui est BN^BbI quelque part en-^¦asMBB tre rile-du-Prin-ce-Edouard et Terre-Neuve, une couverture sur les genoux et un kleenex dans la main.Il est 23 h 30, la journée a été épuisante, et la première ministre lutte non seulement contre le Reform et le Bloc qui sont en train de saigner à blanc son par-ti, mais contre un mauvais rhume.Elle n'en a pas pour autant perdu son petit côté verbo-moteur.Elle parle, parle, parle, les mots se bousculent comme des rafales de mitraillette.Comment fait-elle pour survivre?Pour supporter les critiques, la fatigue, les tournées inhumaines.les horaires qui sont de plus en plus chargés a mesure que le desespoir monte au sein d'un parti en débandade?«l'ai beaucoup d'énergie», dit-elle, sur ses gardes, ayant appris à ses risques et périls qu'il est dangereux d'être trop spontanée avec les journalistes.Y\ta-t-il quelque chose qu'elle n'avait pas prévu, lors de cette campagne électorale?Non, dit-elle en substance.Elle avait tout prévu.L'électoral est volatile, elle le savait.Y\ta-t-il quelque chose qui l'a étonnée dans cette fonction de premier ministre qu'elle assume depuis juin?Non, dit-elle, elle savait à quoi s'attendre.Oh, oui, quand même, ajoute-t-elle après une pause, une chose l'a surprise, c'est «la chaleur desgens».Réponse diplomatique s'il en est une, compte tenu de la froideur de l'électorat envers le gouvernement sortant.En fait, à l'entendre, Kim Campbell est somme toute assez satisfaite de sa campagne: elle avait les bonnes approches, elle a fait et dit ce qu'il fallait.La seule anicroche tient aux autres, non pas à elle; le message n'a pas été compris, mais c'était le bon message, celui qu'imposait la réalité fiscale et économique.ASSURANCE MALADIE Le projet de Ouebec de réduire a nouveau la portee de l'assurance-maladie risque de coûter cher aux entreprises, qui défraient deja des soins médicaux additionnels.L'AUTOMOBILE La nouvelle Sentra deux portes DLX est agreable a conduire et son moteur est économique, mais les amateurs devront s'accommoder d'une silhouette relativement terne.\u2022 ^ Bien qu'un peu trop jeune pour voter, la petite Mary-Crace Matheson, un an, ne semble pas avoir trop confiance dans les cajolements de Kim Campbell.\tPH0T0 REUTER Kim Campbell ne sait pas ce qu elle fera le 26 octobre d'nprcs Cnnndian Press octobre quelle que soit l'issue du scrutin, le premier ministre s'est contentée de répondre: « Il est évident que je m'attends à etre élue dans ma propre circonscription.Du moins, j'espère bien que je le serai.Mais je ne vais pas plus loin que cela, car tout ce qui m'intéresse pour le moment, c'est la campagne électorale».Ses interlocuteurs ayant insisté pour obtenir une réponse un peu moins vague, elle déclara finalement: «|e me promets bien de continuer de lutter pour ce qui me tient à coeur.|e suis absolument déter- THEATRE Soutenant que les conservateurs peuvent encore former le prochain gouvernement, Kim Campbell consacre pour l'instant toute son énergie à la campagne actuelle et avoue qu'elle n'a pas beaucoup réfléchi à ce qu'elle ferait après le 25 octobre si son parti ne remportait pas la victoire.Comme les journalistes qui l'accompagnaient dans sa tournée à travers les Prairies, durant le week-end, cherchaient à savoir si elle demeurerait à la tête du Parti conservateur le 26 ¦ Le complot machb La Tragedie comique, des Belges Yves Hunstad et Eve Bonfanti, la plus importante tournée d'un spectacle étranger au Ouebec, débute aujourd'hui au Monument National.¦ Une controverse de cinq milliards Sommaire VOIR CAISSE EN A 2 VOIR 26 OCTOBRE EN A 2 VOIR CHUTE EN A 2 B1AE3 .E34S4 E4àE8 ouvert des chapitres à Auckland, en Nouvelle-Zélande, et à Londres, en Grande-Bretagne, où il en compte aujourd'hui pas moins de douze.Depuis, il n'a cessé de grandir: les Hells ont une trentaine de chapitres aux États-Unis, dont deux en Alaska; ils en ont aussi dans la plupart des pays d'Europe (France, Allemagne, Danemark, etc.) et deux en Amérique du Sud, plus précisément à Rio de laneiro et Manaus, au Brésil.Au Canada, les Hells ont dix véritablement pris leur élan sous la férule de leur célèbre président, Ralph «Sonny» Barger, qui a fondé le chapitre d'Oakland en avril 1957.Encore ce printemps, quelque 500 motards venant des quatre coins du globe ont fêté de grandiose façon sa sortie de prison, où il avait abouti après avoir été arrêté pour avoir transporté illégalement des explosifs.«Welcome Home Sonny», indiquaient des affiches installées un peu partout dans son fief californien.Le groupe s'est «internationalisé» dans les années 60 quand il a terre en Finlande, en Espagne et même en Italie, chàteau-fort de la mafia.Le 14 août dernier, le siège des Hells, à Oakland, en Californie, a officiellement accepté dans ses rangs une bande de motards qui existe depuis une vingtaine d'années à johannesburg, en Afrique du Sud.À l'évidence, les Hells étendent aussi leurs tentacules pour asseoir leur influence et consolider leur vaste réseau d'importation et de distribution de drogue.Ils craignent par ailleurs la montée fulgurante en Amérique du Nord et.dans une moindre mesure, en Europe, des criminels asiatiques, réputés encore plus violents et impitoyables qu'eux.Lors d'un récent congrès tenus à Londres, des spécialistes de la police ont souligné que les Hells sont l'une des organisations criminelles qui se développent le plus rapidement à l'échelle de la planète.«Ils abandonnent leur image de motards et adoptent de plus en plus les méthodes de la mafia», disent-ils.Nés en Californie dans les années 40, peu après la Deuxième Guerre mondiale, les Hells ont M à DIS Automobile.\u2014.Bandes dessinées Brids®»*»*.Décès.Économie.Éditorial Êtes-vous observateur?.81 Feuilleton.K Horoscope.E2 Le monde Loteries \u2014 résultats:.AS i Mots croisés*.»\u2022\u2022«.«\u2022\u2022\u2022.E4 Mot myttère.E4 vUv! friftl«luuni.auwMjrkciing M m » PRÉSENTÉ P A K Assufjiocevie Desjardins » MONTREAL MAD1 m ONTARIO moi Ji h*n VfUX PAS ! EN lock-out liipiiMî IL iiari i'ïi^i \u2022r v- »?Si?MrV ' tktfl^X ifâfëàm\t\trwi* ' : Jf'\"/ i fl\ten i't iîii lock-out MM \t\t\t_i I\tn \t -ïïmsÊm, ¦ jBsrVWt* C/.\t'Mm \t '¦\u2022a l'ffirBH DU MATim LA photo jean gouptt,ij La façade du quotidien de la rue Frontenac a été placardée de slogans éloquents.Au Journal de Montréal, la moitié des syndiqués sont en lock-out ÉRIC TROTTIER ¦ La moitié des 700 travailleurs du Journal de Montréal sont sans emploi depuis hier.Et la moitié des 330000 exemplaires du quotidien fondé par Pierre Péla-deau sont maintenant imprimés à Corn-wall, en Ontario.La direction du quotidien a décrété un lock-out à midi contre ses 150 pressiers et ses 60 expéditeurs, hier.Ceux-ci rejoignent les 150 typographes, eux-mêmes en lock-out depuis le 19 septembre.Les trois groupes de travailleurs ont manifesté devant l'édifice du journal, rue Frontenac, à la suite de l'annonce de cette nouvelle, protestant contre la décision de leur employeur qu'ils qualifient de «sauvage».L'éditeur du fournal, M.Yvon Lamarre, a expliqué dans un communiqué émis en milieu d'après-midi que les syndiqués l'ont «contraint» à agir de la sorte: «La direction du Journal a déposé, vendredi, une offre généreuse et finale qui expirait à midi (hier).Conscients des conséquences de leur geste, les négociateurs syndicaux l'ont tout de même rejetée, provoquant ainsi l'exécution du lock-out», écrit-il.M.Lamarre n'a pas précisé en quoi consistait cette «offre généreuse» et il a refusé de répondre aux questions de La Presse.Mais les syndiqués étaient en furie quand ils ont pris connaissance du communiqué: ils affirment que la direction du Journal de Montréal leur a offert ni plus ni moins de faire passer la semaine de travail de quatre à cinq jours, sans augmentation de salaire, de diminuer les paies de vacances et surtout, d'abolir une soixantaine de postes (avec primes de séparation allant jusqu'à 250000$, étalées sur plusieurs années, parfois jusqu'à 15, 20 ans).«C'est ça que Lamarre appelle des 'offres généreuses'?» a demandé Gilles Moisan, qui travaille à l'expédition depuis 22 ans.«Comme mes collègues, j'ai un contrat notarié avec le Journal de Montréal, qui garantit mon emploi jusqu'à l'âge de 65 ans.En décrétant un lock-out, le patron ne respecte pas sa parole.» Selon le président du syndicat des pressiers, Michel Côté, la direction du Journal de Montréal se prépare à «casser» les syndicats ou à carrément «imprimer à l'extérieur du Québec»: «Depuis le début des négociations, ils refusent de modifier leur position et se dirigent ouvertement vers une confrontation», dit-il, en rappelant que le syndicat n'a, de son côté, formulé qu'une seule demande: le statu quo.Les pressiers, les expéditeurs et les typographes ont tenu des assemblées générales, hier, pendant lesquelles ils ont décidé des moyens de pression à prendre contre leur employeur (dont une éventuelle campagne de boycott du Journal).Ils devaient organiser une manifestation en fin de soirée devant l'édifice de la rue Frontenac et même à Cornwall, à l'usine où le Journal sera en partie imprimé à partir d'aujourd'hui.Certains espéraient empêcher la sortie du quotidien.La direction avait cependant prévu le coup en faisant appel à des gardes de sé- curité musclés et à la police.Tous les employés du Journal de Montréal, qu'ils soient en lock-out ou pas, ont d'ailleurs été accueillis par des sbires en habit et cravate exigeant qu'ils montrent patte blanche avant d'entrer au travail, hier.Ces mesures sévères ont parfois donné lieu à des frictions, notamment quand le journaliste Pierre Leroux a refusé de dévoiler ses papiers d'identité.Les «boun-cers de Pierre Péladeau», comme les employés du Journal les ont surnommés, ont un peu bousculé le scribe et le directeur de l'information, Jean-Philippe Décarie, a dû sortir pour leur dire de le laisser passer.Leroux était hors de lui: «Si ça continue, on sera obligé d'écrire nos textes à la maison.» Pour sa part, Yvon Lamarre a expliqué qu'il a fait appel à ses cadres et «aux services d'une entreprise située à Cornwall pour produire le journal».Vérification faite auprès de Jean-Philippe Décarie, il semble que près de la moitié des 330000 exemplaires du quotidien de Pierre Péladeau seront imprimés en Ontario, le reste à Montréal.La révision des «droits acquis» et la réduction du personnel de production des auotidiens (typographes, pressiers, expéditeurs) sont très à la mode par les temps oui courent dans les grands médias de Montréal.The Gazette a décrété un lock-out au mois de mai contre ses 70 typographes et le conflit n'est pas encore réglé.À La Presse, les distributeurs, expéditeurs, pressiers, typographes, etc.(à l'exception des journalistes), organisent une manifestation ce jeudi pour protester contre les positions de leur employeur.VIOLEUR RECHERCHÉ ¦\tLa police de la CUM recherche un homme de race blanche soupçonné d'avoir commis un viol dans le gymnase d'un hôtel du centre-ville, le 2 septembre dernier.La victime, une employée du gymnase, sortait de la salle des toilettes lorsque le suspect s'est jeté sur elle, l'acculant au mur en lui mettant un couteau sous la gorge.L'homme recherché est âgé de 35 à 40 ans, mesure 1,80 mètre, pèse dans les 75 kilos, a les cheveux bruns foncés et parle anglais.Toute information à son sujet peut être transmise aux enquêteurs du district 33, au 280-2533 ou au 280-2233.CORPS à IDENTIFIER ¦\tLes policiers de la Sûreté du Québec, poste de Bécancour, tentent d'identifier le corps d'une femme retrouvée flottant sur le fleuve St-Laurent hier après-midi par deux chasseurs, à la hauteur de Ste-An-gèle-de-Laval près de Bécancour.Le corps, qui aurait séjourné dans l'eau depuis plusieurs semaines, serait celui d'une femme mesurant 1 m 68.Elle portait un soutien-gor-ge de couleur rose.Signe particulier, elle arborait à la main gauche des bagues au majeur et à l'auriculaire, et à la main droite, à l'index, au majeur et à l'auriculaire.Toute personne possédant des informations pouvant permettre l'identification de la victime est priée de communiquer avec la police au (819) 298-2212.ACTIVITES SPÉCIALES ¦\tPlus de 3000 personnes ont bravé, dimanche, la neige et le froid afin de participer aux activités familiales gratuites offertes dans une vingtaine d'installations de loisirs, dans tous les coins de Montréal.En avant-midi, au Parc des Iles, ils étaient environ 500 à assister à la démonstration chants, danses, et prières du monde offerte par six communautés culturelles d'ici.Les participants ont également pu entendre les 45 chanteurs du Choeur MRC.Le maire Jean Doré et la ministre déléguée à la Condition féminine et responsable de la Famille, Violette Trépanier, ont salué la tenue de cette 9e édition de la Semaine nationale de la famille et la célébration, l'an prochain, de l'Année inter-nationale de la famille.Enfin, dans une vingtaine d'installations de loisirs partout à Montréal, environ 2500 personnes ont participé en famille aux activités spéciales de patinage, de baignade, de gymnase et de loisirs intérieurs qui leur étaient offertes.Onze morts accidentelles au cours du week-end Presse Canadienne ¦ Au moins 11 personnes ont perdu la vie de façon accidentelle au Québec, au cours du week-end du congé de l'Action de Grâces.Un accident impliquant trois véhicules a fait une victime, Christine Poulin, 32 ans, de Shefferviile, et trois blessés, hier vers 8 h 45, sur la route 138, près de Rivière-Pentecôte, sur la Côte-Nord.Une voiture en a embouti une autre par l'arrière lorsque cette dernière a ralenti à la vue d'un camion-remorque stationné en bordure de la voie.La seconde voiture a aussitôt traversé la route, se faisant heurter de plein fouet par une automobile circulant en sens inverse.Un homme de 75 ans, Albert Provost, a péri dans l'incendie de sa résidence du rang des Sloans, à Saint-Edouard de La-prairie, au sud-ouest de Montréal, dimanche vers 23 h 30.Une cigarette oubliée serait à l'origine du feu.Un chasseur de Lachute, Pierre Plouf-fe, 41 ans, a été accidentellement atteint d'un coup de feu par un compagnon ayant vraisemblablement échappé sa carabine en enlevant son dossard, à la fin d'une partie de chasse dans la zec Pon-tiac, dimanche vers 19 h 00.Un troisième chasseur aurait tenté d'aller chercher du secours mais en vain, l'accident étant survenu dans un coin isolé.L'homme est décédé au cours de la soirée sans avoir pu être soigné.Un Montréalais de 62 ans a perdu la vie lors d'un saut de parachute effectué dimanche après-midi au-dessus d'un terrain d'exercice de Notre-Dame-de-Lour-des, au nord de Joliette.Pour des raisons encore inconnues des enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ), le parachute du sexagénaire se serait retrouvé en torche.Une collision frontale a fait un mort sur la route 173, à Saint-Georges-de-Beauce, dimanche vers 13 h 45.La victime est Michel Poulin, 16 ans, de Saint-Georges-de-Beauce.Deux personnes ont aussi été blessées dans l'accident.Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3 h 40, un automobiliste a raté une courbe du rang Saint-Thomas, à Saint-Louis, au nord de Saint-Hyacinthe.Selon la SQ de Tracy, Ludovic Beauche-min, 37 ans, de Sorel, a effectué un tonneau.Guy Lecours, 24 ans, de Lacolle, a aussi péri dans la nuit de samedi à dimanche, cette fois vers 1 h 35, après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur la route 223, à Saint-Paul-deTlle-aux-Noix, sur la rive gauche du Richelieu.Samedi vers 10 h 40, une violente collision frontale a fait une victime, Raymond Bélanger, 88 ans, de Charles-bourg, et sept blessés sur la route 170, partiellement enneigée, à Rivière-Eternité, au Saguenay.La chaussée glissante aurait provoqué la perte de maîtrise d'un des véhicules.Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3h30, Marie-Eve Lizotte, 17 ans, de Drummondville, est décédée lors d'un accident survenu sur la route 143, à Saint-Majorique-de-Grantham, près de Drummondville.Toujours dans la nuit de vendredi à samedi, vers 2h00, Steeve Kelly, 18 ans, s'est noyé lorsque la voiture qu'il conduisait s'est retrouvée dans la rivière au Brochet, à Notre-Dame-de-Stanbridge, en Estrie.Vendredi vers 19hl5, Lise Lévesque, 44 ans, d'Amos, est décédée après avoir perdu le contrôle de son véhicule sur la route 111, entre Launay et Taschereau, près d'Amos.A GAGNER PLUS DE 55 OOO $ El\\l VOYAGES dans l'émission.11 Y'É TROP D'BONAIE HEURE\".fAM\\LlAL toutes les succès casino PWAf E-FRANCE LÉGER_ Sur le qui-vive pendant ces trois jours, le porte-parole de Loto-Québec, Jean- ¦ Le tout premier bilan du Casino de\tPierre Roy, pouvait souffler un peu, hier.Montréal aura de quoi étonner les plus\t«C'est toujours mieux de s'ajuster à une sceptiques; en trois jours 40000 person-\taffluence supérieure aux prévisions qu'à nés se sont pressées dans l'île Notre-\tl'inverse», a-t-il concédé.Dame pour assouvir leur passion du jeu et leur curiosité.\tSamedi, 13000 personnes ont franchi L'affluence était telle au cours du\tles portes du casino.Dimanche, on en week-end que l'accès au casino a même\tcomptait 16000.Hier, vers 18h, 6000 été fermé durant quelques heures.Les\tpersonnes s'étaient déplacées à l'île policiers ont été obligés de détourner la\tNotre-Dame.«Avec ce soir (hier soir), circulation pour permettre le dégage-\ton s'attend à recevoir 40000 person- ment du Pont Jacques-Cartier.\tnés.» Deux facteurs expliquent selon M.Roy cette affluence énorme: la curiosité habituelle des premiers jours et le fait que l'ouverture coïncide avec la longue fin de semaine de l'Action de grâces.Si le succès se maintient ainsi, l'ajout d'espaces de jeu supplémentaires ne sera pas un luxe.«On attend à moyen et à long terme à 5000 personnes par jour.Si ça devenait régulier (ce succès) il faudrait regarder la qualité des services offerts; les jeux, le transport, le stationnement.Mais il faudra d'abord vivre un peu les jours de se- 1-\tRemplissez le coupon de participation et faites-le parvenir à CKOI FM.2-\tIdentifiez la \"chanson-soleiiM du \"Francoeur Show\" à 17h.3-\tAyez sous la main La Presse avec le \"cri du jour\" de Normand.4-\tÉcoutez \"Y'é trop d'bonne heure\", [ attendez que le téléphone sonne.et gagnez! ! !\t^mgtPV.CKOI FM \"CKOI LE CRI\" 211.ave.Gordon Verdun (Québec) H4G 2R2 I VILLE:_ ¦ CODE POSTAL I Numéros de téléphone où l'on peut vous rejoindre à I 7h25:( )_-_ 8h25: ( )_ ¦ Aucun achat requis Les règlements détaillés peuvent être obtenus aux bureau* de CKOI FM.La Presse et Vacances Air Transat.espérances maine pour connaître exactement les périodes de pointe», a repris M.Roy.Il a aussi remarqué la présence de touristes américains au cours de la fin de semaine.Des autobus en provenance notamment de Nouvelle-Angleterre et de Boston ont fait «escale» au casino.Les gens sont venus comparer, selon lui, avec ce qui se fait aux États-Unis et pas seulement pour jouer.«Les hôtels étaient presque pleins en fin de semaine.Je pense que le Casino de Montréal y a été pour quelque chose.» Mères au bord de la crise de nerfs Rien pour l'adulte handicapé mental: les familles écopent tlilANNE LACROIX ¦ «C'est toujours, toujours com-rtie cela.C'est à rendre complètement fou.» Dix fois, quinze fois, vingt fois en moins d'une demi-heure, François est venu passer la main dans les cheveux de sa mère, Mme Nicole Picard.Une dizaine de fois au moins, en quelques minutes.il lui a offert ses cigarettes.I lour après jour, c'est la même chose.En pyjama et en pantoufles, il fait les cent pas dans la maison, s'arrétant à chaque fois qu'il approche de sa mère pour lui refaire cette éternelie caresse.Depuis qu'il ne va plus à l'école, et comme il ne travaille pas, François marche.Tant et tant que le concierge, qui habite le logement juste au-dessous, s'est plaint à maintes reprises.Tant et tant que François s'est infligé une grave brûlure au talon.«C'est de même tout le temps, tout le temps.Au bout de dix heures, je n'en peux plus.Ça n'est pas une mère que ça prend, c'est un ange.» François a 25 ans et est handicapé intellectuel.Son frère Daniel, 28 ans, est handicapé intellectuel lui aussi.Une malchance?Non.Une maladie héréditaire dont Mme Nicole Picard est porteuse et dont elle n'a appris l'existence qu'il n'y a deux ans: le syndrome du chromosome X fragile.S'il a donné un nom à son malheur, les conséquences, le médecin n'a guère eu à les lui expliquer.Elle les vit depuis près de 30 ans.Pour l'instant, Daniel passe la journée en «atelier protégé» ou plutôt au «service d'apprentissage en habitudes de travail» comme on appelle maintenant les ateliers.Bientôt, il entreprendra un emploi pour Bonanza, dans les fruits et les légumes.Une sorte de promotion, quoi, une bonne nouvelle.Sauf pour un petit détail.Si ça ne fonctionne pas pour Daniel, pas question de revenir en atelier protégé.Il risque donc lui aussi de se retrouver à la maison.Depuis la décision gouvernementale de couper aux handicapés intellectuels de plus de 21 ans l'accès au système scolaire spécialisé, 455 familles vivent dans l'attente d'un service promis mais qui ne vient pas.Certaines attendent depuis huit ans.Pour la plupart, comme c'est le cas chez Mme Picard, c'est l'enfer.Jusqu'à tout récemment, jusqu'à ce que François passe près de la tuer avec un trophée, Mme Picard avait l'impression de pouvoir contrôler son monde.Elle avait bien des petits bleus de temps à autre, des morceaux de peau arrachés ici et là, conséquence d'un coup de l'un ou I autre de ses fils, mais en bout de ligne, elle avait finalement le dessus.Maintenant, depuis l'épisode du trophée, elle a peur.D'habitude, François essaie de l'étrangler.Cette fois, il a choisi de frapper.François ne voulait pas prendre ses pilules de lithium.Comme il ne réussit pas à les avaler, il doit les croquer, c'est salé et désagréable.Ce trophée, il l'avait eu lors d'un tournoi de quilles.Un beau trophée, mais gros, trop gros.Malgré ses problèmes de déplacement qui lui imposent l'usage d'une canne, malgré des problèmes cardio-pulmonaires qui la handicapent sérieusement, Mme Picard s'est relevée après le choc.«Il ne faut pas laisser faire.Si on laisse faire, c'est fini.|e me suis toujours dit: s'il ne peut pas comprendre avec sa tète, il va comprendre autrement.Et je lui redonne coup pour coup.» Cette fois-ci, elle en a été incapable.Mais avec l'énergie du désespoir, elle a tout de même réussi à remporter une petite victoire: regimbant toujours, François a pris ses pilules.Les choses empirent N'importe quoi peut déclencher la crise: la vue d'un chat ou d'un chien, dont ses deux fils ont une peur viscérale, une contrariété, un mal de té te.Une fois, à force de lui labourer le visage avec les ongles, Daniel a défiguré François à tel point qu'il a dû manquer l'école pendant trois jours.Une autre fois, par peur d'un collie miniature, il a arraché la poignée de portière de l'auto de l'intervenant venu le reconduire.Heureusement, depuis quelques années, Daniel s'est un peu calmé et se limite habituellement à la violence verbale.Mais François,.lui, est de plus en plus instable.Depuis qu'il a quitté l'école en juin, les choses empirent.Les petites activités simples qui lui étaient familières, il ne sait plus les faire ou ne veut plus les faire.François ne se lave plus, ne s'habille plus, ne se rase plus, ne brosse plus ses dents.Pourquoi le ferait-il puisqu'il ne travaille pas et ne va pas à l'école?jamais, sa mère ni personne n'a pu lui apprendre à essuyer ses fesses après une selle.Et pas question que sa mère le fasse pour lui ! Heureusement, on a réussi à le convaincre de prendre son bain de temps à autre «mais il ne se lave que le ventre, jamais rien d'autre».Une fois par deux semaines, l'agent d'intégration chargé d'assurer le maintien à domicile vient lui faire prendre son bain et réussit alors à lui enlever la plus grosse couche de saleté sur le reste du corps.Parfois, d'autres problèmes viennent s'ajouter.Ainsi, à 18 ans, pour satisfaire ces pulsions qui le possédaient, François a trouvé une occupation : le sexe.« Il pouvait passer 20 heures sur 24 dans l'unique salle de bain, à se masturber, dit sa mère.Nous vivions alors à sept dans la maison et personne d'autre ne pouvait y aller.Si on essayait malgré tout, les coups pleuvaient.» Après plusieurs visites à un psychiatre, le problème s'est quelque peu résorbé.Toute sa vie, Mme Picard a semblé destinée à s'occuper des autres.De ses trois enfants, seule l'ainée est normale.En plus de ses deux fils, elle s'occupe d'une cousine retardée mentale, élevée avec elle depuis l'âge de deux ans, et pour laquelle elle demeure l'unique famille.Celle-ci aide aux travaux ménagers.Une tante de 93 ans, restée seule après la mort de la mère de Mme Picard, vient elle aussi occuper une petite portion du logement de quatre pièces.Depuis 13 ans maintenant, son mari est parti.Pendant 28 ans, Mme Picard s'est démenée pour trouver des services à ses fils.Mais ça n'a jamais été facile.Déjà, à la maternelle spécialisée, l'enseignante, incapable d'en supporter plus, suppliait la mère de reprendre «son coup de vent».Après Daniel, ce fut François.Premières vacances Pour la première fois en 29 ans, elle a pris une semaine de vacances en août.Elle est allée au jardin botanique, au centre commercial.Mais surtout, elle s'est reposée.Comme lors des rares moments de répit, une fois par mois, que lui offrent des services spécialisés et qu'elle doit payer 64 $, une fortune pour quelqu'un qui vit de l'assistance sociale.Dans les dernières semaines, elle a déniché un programme d'alphabétisation à raison de deux jours et demi par semaine pour François.Quelques heures.pour souffler un peu.«Que va-t-il lui arriver si je meurs ?» LILIANNE LACROIX a «Tous les jours, je prie le Bon Dieu pour qu'il parte avant moi.» Mme Henriette Lefebvre a 59 ans.Son fils Roger, lui, en a 25.De son avenir, Roger n'a pas une idée très précise.Il ne sait qu'une chose: «Quand je vais être grand, je vais travailler.» qu'il répète toujours.Quand je vais être grand.Mais Roger ne sera jamais grand.À cause d'un manque d'oxygène à sa naissance qui a entraîné une paralysie cérébrale, il restera toujours un enfant.En plus d'un retard intellectuel, cet accident a d'ailleurs laissé à Roger une paralysie du côté droit qui l'empêche notamment de lacer lui-même ses chaussures.«Que va-t-il lui arriver si je meurs?» -Il a toujours été avec mol, dit Henriette Lefebvre, la mère de Roger, 25 ans.On n'était pas riches, mais il avait tout, et surtout l'amour.Que va-t-il lui arriver si je meurs?» PHOTOS PIERRE McCANN U Presse Malgré ces sourires qui peuvent faire illusion, Nicole Picard et son fils François, handicapé intellectuel, vivent sur un volcan: la mère ne sait pas quand son garçon va décider de refuser d'obéir.Car jamais, au grand jamais, elle ne peut laisser ses fils seuls.A cause de cette peur viscérale qu'ils affichent dès que Maman n'est pas là, à cause de leur agressivité aussi qui a déjà poussé l'un d'eux à attaquer la vieille tante.Seule son intervention a alors pu empêcher le pire.Et comme elle n'a jamais pu trouver de gardien-(ne) pour ses fils, la charge lui revient, encore et toujours.Malgré tout, elle ne veut pas s'en séparer car «ils ne pourraient pas être mieux qu'ici, avec la seule personne qui les aime et peut en prendre soin».Mais à 49 ans, Mme Picard se sent lame et le corps usés, comme si elle portait lage de ses fils en même temps que le sien.«Répéter, répéter, répéter.Surveiller, surveiller, surveiller.C'est épuisant.Personne ne peut imaginer ce que c'est.Même pas les intervenants puisqu'ils n'ont pas à le vivre 24 heures par jour.Vous exagérez! nous disent-ils.C'est ce que me disait l'intervenant quand je parlais de la terreur de mes fils devant les animaux.Le jour où Daniel a arraché sa poignée d'automobile, il m'a finalement crue.» Déjà, en prévision des jours où elle ne pourra plus s'occuper d'eux, elle a inscrit leur nom sur la liste d'inscription d'un centre d'accueil, mais il faut prévoir environ dix ans d'attente, lui ont avoué les autorités.Quant à son souhait que les deux frères soient ensemble, pour ne pas se sentir trop seuls, c'est trop demander, semble-t-il.En attendant, elle voudrait seulement trouver des activités sur une base régulière pour François et s'assurer que Daniel, lui, conservera les siennes.Un programme pour eux.Pour les faire avancer, pour les empêcher de régresser.Et pour l'empêcher, elle, de craquer.Cette terrible hantise, Mme Lefebvre la partage avec tous les parents de handicapes intellectuels.Plus les parents avancent en âge, plus la question devient lancinante.Une veritable torture.« Il a toujours été avec moi.On n'était pas riches, mais il avait tout et surtout de l'amour.Il sera tellement malheureux si je disparais.» Roger est-il conscient de ce danger qui le guette?«Il ne peut supporter de me voir des cheveux gris.» Depuis 23 ans, depuis que son mari l'a quittee alors que Roger avait à peine deux ans, Mme Lefebvre est seule.Originaire de Saint-Pierre et Miquelon, elle n'a pas de famille ici, mais jusqu'à tout récemment, jusqu'à ce que le magasin La Baie effectue une nouvelle série de coupures de personnel, elle avait au moins un emploi.Qu'elle croyait garanti jusqu'à la retraite.Depuis son li-' cenciement, elle essaie de decro-cher un nouvel emploi.«Si je trouve enfin un emploi, je devrai le laisser seul durant de longues heures».Heureusement, Roger est doux, obéissant et plus autonome que bien d'autres handicapes intellectuels.Souvent, Mme Lefebvre l'a laissé seul, parfois même toute une journée pour aller travailler.\u2022 Mais comment réagira-t-il à des périodes de solitude aussi longues et aussi fréquentes?Que fera-t-il à part s'ennuyer?lusqu'en juin.Roger allait à l'école Peter Hall, où il recevait une éducation spécialisée.Depuis trois ans et demi, en prévision de ce jour où il devrait quitter définitivement l'école, Roger est inscrit à La Croisée, qui dispense des services d'apprentissage en habitudes de travail.En voyant juin approcher et Roger qui trainait toujours sur la liste d'attente de La Croisée.Mme Lefebvre s'est mise à paniquer: «l'ai passé l'hiver a faire des téléphonés.le veux qu'il soit occupe.Pas question de rester a la maison à se bercer».Finalement, elle a déniché une ouverture: 2000 heures en alphabétisation à raison de 15 heures par semaine réparties sur trois jours.Ça n'est pas l'atelier, mais en attendant, c'est tout de même mieux que rien.S'il parvient à rentrer prochainement à La Croisée, Mme Lefebvre ne désespère pas de voir son fils travailler un jour: «Roger a encore beaucoup de potentiel qui n'a pas été exploité».Mme Cisèle Dobbs, de l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle, se fait encourageante : « Le but des ateliers, c'est justement de développer les forces de chacun ».C'est ainsi qu'une jeune handicapée qui passait ses grandes journées à déchirer du papier et refusait toute autre tâche a trouvé un emploi à sa mesure, chez un vétérinaire, où elle s'adonne à son activité favorite pour couvrir le fond des litières pour chiots.Mme Lefebvre a cogné partout.Timide, réservée, elle s'est faite insistante.Elle a passé des journées à téléphoner à l'un et à l'autre, elle est allée aux réunions de parents, au bureau de son dé-' puté, elle a même pris une journée de congé alors qu'elle travaillait encore, pour aller protester à Québec avec d'autres parents.Mince lueur d'espoir pour ceux qui n'ont aucun service IllUAHNB 1ACKOIX_ ¦ « Les personnes handicapées intellectuelles se trouvent sans service lorsqu'elles quittent le réseau scolaire à 21 ans.Dans les familles, c'est l'affolement et l'inquiétude.C'est ce jeune en famille d'accueil qui voit partir ses cinq copains le matin et qui adopte des comportements régressifs parce qu'il n'est pas comme les autres; c'est cette mère qui est seule pour subvenir aux besoins de sa famille et qui part au travail en laissant son jeune adulte seul à la maison à la merci de n'importe quel accident.» Une lettre conjointe de responsables d'organismes oeuvrant dans le domaine de la déficience intellectuelle était diffusée récemment dans le but de sensibiliser le public à l'enfer vécu par certaines familles et d'amener ainsi le gouvernement à venir rt leur^cours.Mais ils ne sont que 450 handicapés, 450 familles à attendre des services qui ne viennent pas et qu'ils espèrent dans certains cas depuis 1985.Trop occupées à courir et à reprendre leur souffle, elles n'ont guère le temps et souvent pas les moyens de se manifester.Pour la plupart, pour ces parents de 70 ans par exemple qui doivent encore changer plusieurs fois par jour la couche de leur enfant de 45 ans et s'en occuper 24 heures sur 24, la situation est invivable.\u2022 Épuisement des uns, perte des acquis chez les handicapes qui augmente d'autant leur dépendance, éclatement de familles n'en pouvant plus de supporter ces tensions constantes, les conséquences de la présence continuelle d'un adulte déficient sont énormes.En 1988-89.la CECM décidait de ne plus scolariser au réseau des écoles spéciales les handicapés intellectuels de 21 ans et plus.Une instruction du ministère de l'Éducation venait d'ailleurs fixer à 21 ans l'âge limite de la scolarisation pour cette clientèle.Peu à peu, tous les adultes ont quitté leurs écoles spécialisées.Le programme prévoyait qu'il y aurait alors d'autres endroits pour les accueillir, qu'il y aurait de l'argent pour développer de nouvelles ressources et répondre à la demande.En 1991, un comité interministériel réunissant les cinq ministères impliqués (Santé et services sociaux.Éducation.Revenu et formation professionnelle.Transports, Industrie et Commerce) est formé pour examiner comment il est possible d'améliorer l'intervention gouvernementale dans ce domaine.\t^ A l'automne 1991, la liste d'attente pour des activités socio-professionnelles a atteint 815.Si elle a permis d'éviter un gon-.flement monstrueux des listes d'attente et de les ramener aux proportions habituelles, l'injection en 1992 de fonds du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), n'a tout de même pas réglé le problème de fond.Elle a empêché les choses d'empirer, un point, c'est tout.Aujourd'hui, comme c'était déjà le cas en 1986, des centaines de jeunes sont encore laissés en plan.Quant à la Commission interministérielle, elle a accouché d'une vingtaine de recommandations dont deux seulement ont été actualisées.Toujours en fonctionnement, il semble que la Commission en soit toujours à tenter de développer des mécanismes pour mettre tout ce beau monde des cinq ministères en contact et à les faire fonctionner de concert.«On a réussi à décongestionner un peu, mais on n'a pas vraiment réussi à amoindrir le problème qui existait déjà», déclare Line Poitras, conseillère à la coordination nationale pour l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ).Membre de la Commission interministérielle, Mme Poitras assure qu'il y a une volonté ferme de résoudre le problème dans chacun des services concernés: «Mais dès qu'on parle argent, c'est comme si on pressait un bouton de panique et tout se ferme.|e ne vois pas de solution dans un avenir rapproché».Au MSSS.Mme Marie-Claire Ouellet, attachée de presse du ministre Marc-Yvan Côté, veut tout de même offrir de l'espoir: «Une nouvelle injection de fonds est à l'étude depuis août au Conseil du Trésor.Si le chiffre a déjà été arrêté, le Conseil du Trésor doit statuer sur une répartition par régions de ces montants alloués.» En attendant la décision finale, pas question d'en dire plus.Pour éviter de créer de faux espoirs, Mme Ouellet tient toutefois à préciser: «Une chose est claire: la priorité sera d'aller vers ceux qui n'ont aucun service.» Et ceux qui, grâce à la ténacité de leurs parents, ont deja quelques services à temps partiel comme 1 rançois, comme Roger, comme bien d'autres?Tout en précisant que le ministre ne voulait pas «escamoter les autres».Mme Ouellet s'est alors contentée de répéter la directive qui servira de base à l'octroi des montants à venir: «On ira d'abord vers ceux qui n'ont aucun service». LA PRESSE, MONTREAL, MARD112 OCTOBRE 1993 A 5 Le syndicat des policiers est d'accord avec le rapport sur l'émeute de la Coupe Stanley MARIB-FRANCB MÉGIR ¦ Le président de la Fraternité des policiers de la CUM estime que les conclusions du rapport Malouf sur l'émeute de la Coupe Stanley vont dans le même sens que les critiques qu'il avait lui-même formulées, au lendemain du 9 juin.«Ça rejoint pas mal ce qu'on a dit au lendemain de l'émeute».a déclaré M.Yves Pru-d'Homme hier.loint brièvement au téléphone, il s'est dit en accord avec les termes contenus dans le rapport : improvisation et désorganisation des effectifs policiers.Le document, dont La Presse révélait les grandes lignes dans son édition de dimanche, s'en prend particulièrement à la stratégie de la «po-lice communautaire » privilégiée ce soir-là par le directeur du SPCUM, Alain Saint-Germain.On a choisi de donner de la visibilité aux policiers en les postant aux intersections par petits groupes.Or, d'après le rapport, il aurait fallu intervenir tout à fait différemment: «Le défaut fondamental de la stratégie de la visibilité est de préciser comment les policiers doivent paraître sans leur indiquer comment agir dans le cas où leur simple présence ne suffirait pas à assurer l'ordre», souli-gne-t-on.Au lendemain de l'émeute.le 10 juin, Yves Prud'Homme fustigeait une telle approche communautaire pour régler les gros débordements de violence.Et hier, ses conclusions étaient les mêmes: «|e n'ai pas changé d'idée là-dessus.Relisez ce qui nous avons dit en juin.C'est la même chose.» Le président de la fraternité expliquait, peu après les événements aux abords du Forum, qu'un déploiement de policiers plus important aurait pu résorber l'explosion de violence.Quelque 930 policiers ont «fini» la soirée, mais M.Prud'Homme croit qu'il en aurait fallu au moins I 500.Le lendemain de l'émeute, il se disait d'ailleurs en total désaccord avec la vision d'Alain Saint-Germain, qui recommandait la prudence aux policiers dans un contexte de droits et libertés.«On demande aux policiers de rester discrets sous prétexte de respecter les libertés individuelles.Mais que fait-on de la liberté de circuler, de commercer, de vivre en paix dans une ville civilisée?» dénonçait-t-il.Le ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, doit rendre le rapport public aujourd'hui.De même, le président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hamelin, fera part de ses réactions.Abordé hier matin à sa sortie de la quatrième Conférence internationale villes et ports, M.Hamelin a expliqué qu'il commenterait le rapport Malouf aujourd'hui.La moitié des 150 Hells du Canada sont au Québec SUITE DE LA PAGE A 1 chapitres: cinq en Colombie-Britannique, quatre au Québec et un autre en Nouvelle-Écosse, de sorte qu'ils contrôlent et la côte Ouest et la côte Est du pays, reconnues comme les portes d'entrée de la contrebande de quantités industrielles de cocaïne et de haschisch.En tout, d'un bout à l'autre du pays, ils sont à peine 150 membres.La moitié d'entre eux se trouvent au Québec où ils possèdent maintenant quatre places fortes, à Sorel, Lennoxville, Saint-Nicolas, près de Québec, et T rois-Rivières.Depuis belle lurette, le Québec est considéré comme la principale route de la drogue au Canada et dans l'est des États-Unis.À force de fusions et d'ententes, forcées ou non, les Hells se sont assuré le contrôle de la presque totalité des groupes de motards à travers la province.Pas moins de 22 clubs, tels les Death Riders de Laval, les lokers de Saint-lean, les Evils Ones de la Rive-Sud, les Mercenaires de Sainte-Foy, gravitent autour du tout-puissant gang québécois.Grâce à des «filiales» ou à des clubs amis, les Hells exercent une influence marquante dans presque toutes les provinces, sauf en Ontario, où leurs éternels rivaux des Outlaws ont encore des racines, même s'ils sont beaucoup moins dominants.Les Hells An-gels doivent aussi tenir compte de deux autres gangs établis depuis plus de 30 ans, les Vagabonds, qui ont des liens avec la mafia, et les Paradise Riders.Depuis quelques années, les Hells ont toutefois réalisé des percées en territoire ontarien auprès des Satan's Choice et, plus récemment, des Loners, installés en banlieue de Toronto.Il s'agit FRANCE ÉTATS-UNIS CANADA ROYAUME-UNI ALLEMAGNE ^ir^ ^ * NOUVELLE-ZÉLANDE * ^ir^: * * ?; AUSTRALIE r\t\tWÊMMMfP, WmZMM&wM, mmmMïmwï.\t\u2022\t \tu\t SUÈDE BRESIL PAYS-BAS AFRIQUE DU SUD pour eux d'un marché extrêmement alléchant pour leurs activités illicites.Il y a à peine 20 ans, les Hells étaient pourtant considérés comme une bande de criminels barbares et sans envergure.La clé de leurs succès repose bien sûr sur l'intimidation, mais aussi sur leur structure fortement hiérarchisée sur le plan local, régional et international, qui leur permet de suivre l'évolution des «affaires» à tous les niveaux.Plusieurs donneraient n'importe quoi pour atteind St an Toutes les institutions financières se ressemblent.Peut-être.Mais pas pour un consommateur averti.Métne si plusieurs d'entre elles semblent offrir des produits financiers similaires, la cote financière d une compagnie peut vraiment faire toute la différence.Prenez la Standard Life, par exemple.Nos produits financiers comptent parmi les meilleurs sur le marché.De plus, ils sont appuyés par notre actif global s'élevant à plus de 55 milliards de dollars.Mais ce qui nous différencie le plus des autres institutions financières, c'est notre cote financière «triple A».Voilà un Standard de solidité et de sécurité financières qu 'aucune banque ou société fiduciaire au Canada ne peut vous offrir de nos jours.STANDARD LIFE Les hauts dirigeants des Hells à travers le monde, par exemple, se rencontrent lors du fameux «World Run* qui se tient une fois l'an dans différents pays.Ils en profitent pour tracer les grandes orientations et élaborer de nouvelles stratégies concernant les activités criminelles de l'organisation.Ce grand rassemblement s'est déroulé l'été dernier à Tours, en France.Il avait eu lieu à Lennoxville, près de Sherbrooke, en 1992.Les Hells sont aussi devenus plus raffinés.Ils se contentent généralement de financer et de superviser les opérations d'envergure, laissant de plus en plus à des hommes de confiance le soin de se mouiller, ce qui rend la tâche des policiers encore plus difficile.Chaque chapitre est responsable de son financement, mais tous doivent obligatoirement souscrire à un fonds de défense et à une sorte de «petite caisse» pour les opérations spéciales à travers le monde.De tout temps, les règles de discipline internes des Hells ont été très rigides et les sanctions vont jusqu'à la mort.Au Québec seulement, les policiers ont répertorié depuis quatre ans une quarantaine de meurtres reliés au milieu des motards.Depuis 1991, une bonne vingtaine de poursuites ont aussi été abandonnées à cause du désistement de témoins qui avaient reçu des menaces.Essentiellement, les nouveaux chapitres, tout comme les nouveaux membres, sont recrutés en fonction de ce qu'ils peuvent apporter à l'organisation.«Le gars peut être un spécialiste des armes à feu ou des explosifs, ou encore avoir des contacts dans le trafic de drogue», expliquent les policiers.Des exemples: l'ouverture, le 28 février dernier, d'un chapitre à Manaus, au Brésil, en pleine forêt amazonienne.L'endroit, dit-on, sert de transit lors des transports de chargements de drogue en provenance de Colombie.En 1985, les Hells ont par ailleurs refusé l'adhésion à des motards de Tokyo, au lapon, parce qu'ils ne répondaient pas à leurs «critères d'embauche»: ils n'étaient pas assez brutaux ni assez riches! L'immense richesse accumulée au fil des ans leur permet aussi de se payer les meilleurs conseillers DANEMARK Wograph* i a ftE?juridiques et financiers.Ils paient* grassement des citoyens au-dessus de tout soupçon à titre de prète-nom ou pour recevoir leur cour-' rier, livrer des messages ou leur fournir des renseignements de' toutes sortes dans les ministères, \u2022 les cours de justice, etc.Ils investissent surtout dans les boites de nuit, les commerces de motos et l'immobilier.Les Hells prennent un soin jaloux de leur image.Ils se tiennent généralement tranquilles là où ils, ont leurs repaires, participant à des campagnes de souscription et-offrent des animaux en peluche aux enfants pauvres à l'occasion; de Noël.Prochainement, par exemple, ils entendent coopérer à\" l'opération de «nettoyage» du mont Everest en défrayant le carburant de l'hélicoptère qui sera mis à la disposition des organisateurs en Colombie-Britannique! Détenteurs de tous les droits légaux sur le nom et le logo Hells Angels (ils omettent sciemment l'apostrophe pour se démarquer de la société), ils poursuivent tous ceux qui enfreignent cette loi.Enfin, ils punissent de mort ceux qui leur font subir l'affront suprême en abimant ou en volant leurs fameuses vestes de cuir aux couleurs du club! ?DEMAIN: Le cas des Rock Machine votre\t don\tS^Ê DéMMfffiWBf va\t loin\t¦ 1 ¦ S?fi^f^jïé^Ç?Tirage du 93-10-11 7 11 15\t16\t17\t22\t23 31\t42\t47\t49\t51 57\t59\t60\t63\t66 Prochain tirage: 93-10-12 .T V A.le reseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.R tofcxjuêbec Tirage du 93-10-09 2 8 10 12 23 44 Numéro complémentaire.40 ÊSULTATS loto-québec LOTS 1 330 294.20$ 69 101.90$ 1 555.50$ 49.90$ 10.00$ Ventes totales:\t23 529 429.00$ Prochain gros lot (approx.): 2 100 000.00$ Prochain tirage: 93-10-13 GAGNANTS 6/6\t4 5/6+\t13 5/6\t462 4/6\t27 591 3/6\t459 941 EHtra Tirage du 93-10-09 NUMEROS 005441 05441 5441 441 41 1 LOTS 100 000$ 1 000 S 250$ 50$ 10$ 2$ \tTirage du\t; \u2022 | _5\t33 IU- IU 10 11\tli 11\t21 17\tia 50\t51 52\t54 57\t63 67\t69' ie M 56 Prochain tirage: 93-10-11 Tirage du 93-10-09 GAGNANTS 8 10 23 30 41 42 Numéro complémentaire: 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 25 1 504 23 864 LOTS 1 000 000.00$ 23 897.20$ 1 593.10$ 49.40$ Si MISE-TÔT 1 2 16 18 LOTS 602,40$ GAGNANTS 83 Ventes totales:\t905 927.00$ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000.00$ Tirage du 93-10-09 ETEEE I ffi I i i T CATÉGORIES DE LOTS (pour chaque élection) S cartes + Atout 5 cartes 4 cartes + Atout 4 cartes 3 cartes + Atout 3 cartes 2 cartes ?Atout LOlV; 1 OOO 000 $ k* 50 OOO $ ! 1 000 $ 200 $ 20 S 10 $ 2 $ ?mite gratuite T V A.le réseau des tirages de Loto Ouebec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de dgparite entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a LA PRESSA.MONTREAL.MARDI
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