La presse, 23 octobre 1993, BB. Le Gala Excellence la Presse 1993
[" DJ\tD JD\tD .mm Le Gala Excellence a a A c\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 CUV PINARD i vous pensiez que la Personnalité de l'année que vous allez découvrir en même temps que tout le monde demain soir à votre petit écran a été choisie à la légère par un groupe d'individus blasés et téléguidés par le président Roger D.Landry, détrompez-vous! Les huit recteurs qui ont collectivement choisi cette vedette de l'heure l'ont fait après une longue et minutieuse préparation, si on en juge par les propos du président du jury, Michel Gervais.M.Gervais représente l'Université Laval, et comme tous ses confrères qui l'accompagnent dans ce cheminement de sélection, il est recteur de son université.Il fait donc partie d'un groupe prestigieux et très sélect.Et si les recteurs acceptent ce mandat, c'est parce qu'ils en retirent certaines satisfactions au plan humain.Le partage de l'excellence « Pour nous, c'est un peu une occasion de souligner l'excellence dans la société, et de proposer des modèles aux jeunes et aux moins jeunes, le pense que si on veut collectivement s'améliorer, il faut, de temps en temps, jeter un regard sur les meilleurs d'entre nous, ceux qui ont excellé dans les domaines du sport, des arts, de la science.Voilà une première dimension, celle de promouvoir l'excellence, c'est le prolongement de ce qu'on fait à coeur de jour à l'université.Le jury de La Presse nous offre cette occasion-là.«En deuxième lieu, je dirais aue nous le faisons pour rendre service.Nous formons un groupe de personnes indépendantes, sans attaches commerciales ou politiques, et cela nous permet d'être objectifs.Voilà, à mon avis, pourquoi La Presse demande notre participation.Il y a sûrement d'autres groupes qui pourraient aussi le faire.Je pense par exemple aux directeurs d'hôpitaux, aux directeurs de cégeps.Mais on compte sur nous, et nous sommes contents de rendre service.«La troisième dimension, c'est la possibilité de nous rapprocher du public en général, et peut-être de lui montrer que nous ne sommes pas uniquement des cerveaux désincarnés.Dans le fond, ce con-cours-là s'adresse à un public très, très «Un moyen de s'améliorer collectivement» « C'est le prolongement de ce qu'on fait à coeur de jour à l'université» Les recteurs des universités du Ouébec réunis lors du choix de la Personnalité de l'année 1993.Ce sont, de gauche à droite, première rangée, MM.Claude Hamel, président de l'Université du Québec; Michel Gervais, recteur de l'Université Laval, président du jury; deuxième rangée, MM.René Simard, recteur de l'Université de Montréal; Patrick Kenniff, recteur et vtce-chanceiier de i université Conccruia; Claude Ccrbc, recteur de l'Université du Ouébec » Montréal: David Johnston, principal et vice-chancelier de l'Université McGill, et Pierre Reid, recteur de l'Université de Sherbrooke.N'apparaît pas sur la photo, le Dr Hugh Scott, principal de l'Université Bishop.\tphotorobertnadon.^presse large, les lecteurs de La Presse et les téléspectateurs qui verront l'émission.Et comme on l'a constaté d'ailleurs lors des choix antérieurs, l'honneur n'est pas réservé uniquement à des personnalités scientifiques.Il a été accordé à des gens qui avaient excellé, soit dans l'activité sportive, dans le domaine des arts, dans le domaine des services sociaux, etc.Cela fait peut-être ressortir une dimension plus humaine des universitaires et des universités», a dit Michel Gervais dans une longue réponse livrée sans la moindre hésitation.Le fonctionnement du jury Cela dit, le recteur de l'Université La- val et président du jury a expliqué au profit des lecteurs de La Presse le mode de fonctionnement retenu par le jury.Il faut d'abord préciser que le président est nommé par La Presse et non pas coopté par les membres du jury.Mais comme l'indique M.Gervais, La Presse veille à ce que chaque université, à tour de rôle, occupe ce poste prestigieux.Dans un premier temps, chacun des recteurs reçoit un dossier complet qui comprend tous les articles consacrés aux Personnalités de la semaine choisies par le jury restreint au cours de l'année.Et M.Gervais souligne que ces personnalités sont déjà classées en catégories (il y en a cinq ) par le personnel de La Presse.À la lecture des documents, chacun des membres commence à se faire une petite idée des noms qu'il proposera.«Quand nous arrivons à la réunion (elle a lieu dans un restaurant montréalais quelques jours à peine avant le gala), chacun de nous a sa petite idée sur les finalistes de chaque catégorie, et il a probablement une bonne idée des deux ou trois personnes qu'il proposera comme Personnalité de l'année», précisera M.Gervais.Lors de la réunion, la première tâche du jury consiste à s'assurer qu'il est bien satisfait du classement des Personnalités de la semaine dans chacune des catégories.M.Gervais reconnaît que ce n'est pas toujours aussi simple qu'on pourrait «C'est la possibilité de nous rapprocher du public en général» le croire, certains individus pouvant facilement faire partie de deux ou trois catégories.Ensuite, les membres du jury choisissent les finalistes de chaque catégorie, après un tour de table où chacun exprime ses préférences.«Parfois, il y a unanimité, mais parfois il faut recourir à un vote», dira M.Gervais, en ajoutant qu'on procède exactement de la même façon pour choisir la Personnalité de l'année parmi les cinq finalistes.«Mais le choix n'est jamais si difficile que cela! C'est ma sixième année de participation, et en général, ça va assez bien », dira-t-il.Le président du jury précise qu'en cas de divergence, les plus nombreux essaient d'en venir à un consensus avec les moins nombreux.Il souligne que cette façon d'agir est de toute manière omniprésente dans le milieu universitaire quand il s'agit de résoudre des problèmes quotidiens, par exemple dans l'octroi de subventions de recherches.« Nous sommes alors amenés à porter des jugements.Mais c'est civilisé, chacun le fait au meilleur de sa connaissance, avec son jugement, ses préjugés, ses tendances», dit M.Gervais.Puisqu'il est question de préjugés et de tendances, on a demandé à Michel Gervais si certains «exploits» touchaient les recteurs plus que d'autres.«Certaines Personnalités de la semaine sont vraiment des «personnalités de la semaine», je veux dire en cela qu'elles sont directement reliées à un événement, qui justifie leur choix comme Personnalité de la semaine.Certains ont fait des actes de bravoure extraordinaires, un policier aura sauvé un enfaui de ia uuymic au péril de sa vie.Chacun de ces choix hebdomadaires est excellent en soi.Mais doit-on en faire la Personnalité de l'année?Ça c'est autre chose», dira M.Gervais, en laissant entendre que le jury cherche plus naturellement à récompenser une carrière bien remplie qu'un exploit en particulier.Il est possible que le jury de l'an prochain agisse différemment, mais ça serait bien étonnant.Pour avoir assisté à titre de personne-ressource au tout premier choix, celui de Naomi Bronstein, en octobre 1985, je sais que les choses se sont passées exactement comme les a décrites Michel Gervais.Voilà ce qui permet de comprendre le grand humanisme qui se dégage des choix du jury de La Presse.C'est un exercice enrichissant pour eux et pour tous les lecteurs de La Presse.?¦ Des modèles par centaines : le message de Roger D.Landry page BB 3 ¦ Se surpasser pour la communauté et sa renommée page BB 4 ¦ Le meilleur de sol-même pour atteindre ses oblectlf s page BB s m Du centenaire à aujourd'hui : un feu roulant d'Excellence page» BB 6 et BB f f Un jury prestigieux pour un honneur convoité Le choix de la Personnalité de l'année de La Presse s'inscrit dans le cadre d'une démarche qui implique beaucoup de monde, à commencer par les recteurs de toutes les universités du Québec.En demandant à ces personnalités de former le jury élargi dès le tout début du projet, La Presse voulait réunir un jury dont l'impartialité et la compétence ne sauraient être mises en doute.Même la présidence du jury est confiée à l'un d'entre eux à tour de rôle, et cet honneur revient cette année à Michel Gervais, de l'Université Laval.Le jury 1993 de La Presse est donc formé des personnes suivantes, par ordre alphabétique: ¦\tCORBO, Claude, recteur, Université du Québec à Montréal ; ¦\tGERVAIS, Michel, recteur.Université Laval ; ¦\tHAMEL, Claude, président.Université du Québec ; ¦\tJOHNSTON, David, principal et vice-chancelier.Université McGill; ¦\tKENNIFF, Patrick, recteur et vice-chancelier, Université Concordia; ¦\tREID, Pierre, recteur, Université de Sherbrooke ¦\tSCOTT, docteur Hugh.principal, Université Bishop ¦\tSIMARD, docteur René, recteur.Université de Montréal.Les candidatures hebdomadaires La Personnalité de l'année est choisie parmi les 52 Personnalités de la semaine élues hebdomadairement par un premier jury restreint, composé d'Antoine DesRoches, conseiller spécial auprès du président de La Presse, Claire Samson.directrice générale des Communications à Radio-Canada, et Claudette Tougas.éditorialiste en chef adjoint à La Presse.Mme Samson a récemment remplacé un autre représentant de Radio-Canada.Paul Dupont-Hébert.directeur des émissions de musique et de variétés à la télévision.Michel Gervais, recteur de l'Université Laval Ce jury restreint choisit ces Personnalités de la semaine parmi les acteurs les plus importants sur la scène de l'actualité montréalaise, québécoise et canadienne.Ces choix hebdomadaires représentent autant de dossiers que les membres du jury étudient avec soin, pour en venir à établir des finalistes dans chacune des cinq catégories suivantes: Affaires, administration et institutions; Courage, humanisme et accomplissement personnel; Arts et spectacles; Sports et loisirs; Sciences humaines, sciences pures et technologie.La Personnalité de l'année est donc choisie parmi ces finalistes.Précisons que l'exercice du jury élargi ne consiste pas à comparer les personnalités entre elles, selon une grille de popularité, mais plutôt à évaluer le dépassement de soi dont a fait preuve chacune des personnalités choisies dans le cadre de l'événement qui lui a valu de se retrouver parmi les candidats des cinq catégories précitées, et à juger lequel de ces candidats mérite davantage le titre de Personnalité de Tannée.\u2022 Pour souligner le dixième Gala Excellence de La Presse.on a cru bon.de rappeler les «années de service» de tous ceux qui ont servi si généreusement au sein du jury depuis 1985: « \u2022 \u2022 ¦\tBoulet.Gilles, président, Université du Québec \u2022 ( 1985-1987 ); ¦\tCabans, Aidée, recteur.Université de Sherbrooke ( 1985-1992 ) ; ¦\tCloutier, Gilles, recteur, Université de Montréal ( 1985-1992); ¦\tCorbo, Claude, recteur.Université du Québec à Montréal ( 1986-1993); ¦\tGervais, Michel, recteur, Université La val (1987-1993); ¦\tHamel, Claude, président.Université du Québec* ( 1988-1993); ¦\tJohnston, David, principal et vice-chancelier, Université McGill (1986-1993); 9 Kenniff, Patrick, recteur et vice-chancelier, Université Concordia (1985-1993); ¦\tNicholl, Christopher, principal.Université Bishop ( 1985); ¦\tPaquet, |ean-Guy, recteur, Université Laval ( 1985-1986); ¦\tPichette, Claude, recteur.Université du Québec à Montréal ( 1985); ^ \u2022 > * ¦\tReid, Pierre, recteur.Université de Sherbrooke ( 1993); ¦\tScott, docteur Hugh.principal.Université Bishop ( 1986-1993 ) ; ¦\tSimard, docteur René, recteur.Université de Montréal (1993).Précisons que Gaétan Boucher, premier lauréat du titre de Personnalité , de l'année, en 1984, avait été choisi par.le comité du centenaire de La Presse.Plusieurs personnes ont également siégé au sein du jury restreint.Rappelons.les noms de Luc Beauregard, Sylvie Lalande, Michelle Lasnier, Claude Masson.Jean Pellerin, Vincent Prince.Q ¦ < ' 1 le président de l'Université du Québec représen te les recteurs des constituent es de I Université du Ouébec autre que I UOAM.soit celles de Chicoutimi.Hull.Rimouski.Rouyn Noranda et Trois-Riviéres ¦ La liste des Personnalités de la semaine, édition 1993 pages BB 7 à BB f O m Culture: tant mieux si le dépassement est notre lot page BB 13 ¦ Exploits et coups d'éclat : une année bien remplie page BB 14 ¦ De la chimie organique aux locutions françaises page BB vs BB2 5?FELICITATIONS AUX 52 PERSONNALH DU 10IÈME GALA EXCELLENCE MU J- S^urla voie de F excellence en matière de service Gt Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993\tBB3 \u2022 Le Gala ExcellenceS^5 \u2022 Riv snc H'svwSpnpp Ho fmrfû UIA dlld U CAUCIIUIIUU uv Iiv/I lu Une source de stimulation e Gala Excellence de La Presse mm fête ses dix ans cette année.Dix ans au cours desquels on a rendu hommage à ceux et celles qui ont fait, et continuent de faire, notre fierté.Grâce à leur esprit de discipline et à leur ténacité, ces personnalités ont répondu aux attentes de leurs concitoyens et réalisé leur idéal.Leur réussite ne tient pas du hasard, mais d'une recherche constante de la perfection.Elles sont devenues source d'inspiration et de motivation pour nous tous.Dans un contexte économique difficile, comme celui que nous traversons, il est rassurant de constater que l'excellence a plus que jamais sa place.C'est toute la collectivité, qui en tire profit et y puise sa foi en l'avenir.Comme par le passé, la Société Ra-dio-Canada est fiére de s'associer au Gala Excellence de La Presse pour rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui ont su se démarquer, au cours de la dernière année.Pour souligner le dixième anniversaire du Gala, la SRC diffusera une rétrospective des dix ans d'existence du Gala, où les grands lauréats seront à l'honneur.Nous sommes heureux de témoigner publiquement notre reconnaissance à ces personnes, qui se sont illustrées de diverses façons et dont la réputation d'excellence rejaillit sur l'ensemble de la collectivité.Nous les félicitons et les remercions de leur contribution à notre mieux-être.Gérard VEILLEUX Président-directeur général Société Radio-Canada Aune époque où qualité totale et amélioration continue sont plus que jamais au coeur des préoccupations, le Gala Excellence de La Presse prend certes toute sa signification.Qualité et excellence sont en effet des notions indissociables et ce dixième Gala constitue une occasion tout à fait spéciale de marquer un temps d'arrêt pour rendre hommage à ceux qui, à leur mesure et dans leur domaine, tissent le quotidien de l'excellence.Encore une fois, Hydro-Québec est très fière d'être associée au Gala Excellence et elle tient à féliciter chaleureusement les lauréats et la Personnalité de l'année.Il est stimulant pour chacun de nous de constater que les Québécois et les Québécoises ont des idées gagnantes, qu'ils possèdent de solides compétences, qu'ils font preuve d'un talent immense, qu'ils ont développé leur savoir-faire et que, non seulement ils visent l'excellence, mais qu'ils réussissent à l'atteindre, comme en témoignent les réalisations des lauréats de cette année.Hydro-Québec est résolument engagée envers la qualité : elle poursuit en effet l'objectif d'être reconnue, d'ici l'an 2000, comme la meilleure entreprise d'électricité au Canada pour la qualité de ses services.Ses employés font partie intégrante de cette démarche et Hydro-Québec compte largement sur la mise en valeur de leur sa-voir-faire pour atteindre cet objectif.L'année 1994, qui marquera le cinquantième anniversaire d'Hydro-Qué-bec, nous fournira d'ailleurs une occa- sion particulière de souligner la contri-bution soutenue de l'industrie électrique au développement du Qué-bec.Ainsi, que ce soit dans le domaine de l'efficacité énergétique, des arts, des sciences, des affaires ou des sports, continuons de réaliser des progrès et de nous surpasser.Inspirés par les accomplissements remarquables rappelés à l'occasion de ce Gala, engageons-nous sans réserve sur le chemin de l'excellence.Richard DROUIN Président du Conseil et chef de la Direction Hydro-Québec Des modèles par centaine Roch Carrier.Charles Dutoit.Sylvie Fréchette.Frédérick Kack.Céline Dion.Marie-Claire Biais.Pierre Bourque.Julie Payet- te.Ce sont là, choisis au hasard, quelques-uns des modèles que La Presse a proposés à l'attention de ses lecteurs et lectrices, et par la même occasion à l'ensemble des Canadiens qui favorisent l'excellence, dans le cours de son programme des Personnalités de la semaine.Un programme qui atteint avec 1993 la dixième année de son existence.La célébration de l'Année du Centenaire de La Presse, en octobre 1984, avait été l'occasion du lancement de ce programme consacré à l'excellence.Chaque semaine par la suite a été marquée par la nomination d'une Personnalité de la semaine, une personnalité dont les réalisations étaient proposées en exemple dans l'une ou l'autre des cinq grandes catégories de l'activité humaine: les affaires, l'administration et les institutions; le courage, l'humanisme et l'accomplissement personnel ; les arts, les lettres et le spectacle; les sports et loisirs; et enfin, les sciences humaines, les sciences pures et la technologie.11 fallait encore un couronnement annuel pour honorer dignement les 52 personnalités hebdomadaires qu'un jury indépendant avait signalées à l'attention publique.Ce couronnement, c'est le Gala Excellence que diffuse la télévision de Radio-Canada et lors duquel se révèle, par le choix des recteurs de nos universités, la Personnalité de l'année toutes catégories.Le premier à recevoir cet honneur prestigieux fut \u2014 vous vous en souviendrez \u2014 le patineur de vitesse Gaétan Boucher: deux médailles d'or et une de bronze aux Jeux olympiques d'hiver de Sarajevo.Sarajevo, la triste actualité nous le révèle, n'est plus ce qu'elle était à ce moment.Mais la lignée des Personnalités de l'année s'est poursuivie, à partir de cet immense réservoir de plus de 500 de ces hommes et de ces femmes honorés de la nomination hebdomadaire: en 1985, Naomi Bronstein; en 1986, André Viger; en 1987, Denys Arcand; en 1988, Guy Laliberté; en 1989, Phyllis Lambert; en 1990, Gra-tien.Gélinas; en 1991, Jean Vanier; et en 1992, l'astronaute Roberta Bondar.Chacun et chacune, autant de modè- Roger D.Landry les dans leur sphère d'activité.La Personnalité de l'année 1993 s'inscrit dans cette même tradition, qui fait de l'excellence non pas une vertu, mais un accomplissement et une source d'émulation.Le Québec avait besoin d'un tel programme.Ces dix dernières années ont démontré qu'il avait aussi le potentiel de sa réalisation.Roger D.Landry Président et éditeur Michèle Oulmet La Presse aussi, on recherche l'excellence La direction de La Presse, qui honore annuellement depuis 1984, année de son Centenaire, les femmes et les hommes qui, par leur science, leur talent, leur courage et leur dévouement envers la collectivité, se sont illustrés au cours de l'année, ne saurait passer sous silence sa propre recherche de l'excellence.Le 2 octobre dernier, M.Roger D.Landry, président et éditeur de La Presse, a reçu un doctorat en administration honoris causa, lors de la remise des prix d'automne du Collège militaire royal de Saint-Jean.Le photographe Bernard Brault a reçu, pour la deuxième fois, le deuxième prix du Baseball Hall of Famé, catégorie « feature », pour une photo des Expos.Il est le seul lauréat canadien du dernier concours.Bernard Brault a reçu, en plus, deux mentions de la Presse sportive du Québec et s'est classé au troisième rang du palmarès de l'Ontario News Photographer Association.Carole Thlbodeau Chez les journalistes, Michèle Oui-met, Denis Arcand et Pierre Foglia ont été honorés par le Toronto Press Club, à l'occasion du 44e concours canadien de journalisme.Dans le domaine du reportage à caractère international, Michèle Ouimet a retenu l'attention avec une série sur le vrai statut de la femme en Algérie.Dans le domaine de la presse sportive, Denis Arcand a suivi la trace du joueur de baseball Ivan Calderon jusque dans sa ville natale de Loiza, à Porto-Rico.Dans le domaine du reportage, Pierre Foglia s'est distingué avec une série sur la vie quotidienne en ex-URSS.De son côté, Carole Thibaudeau, chroniqueur de sciences, a reçu le Prix des médias 1993 de la Société canadienne de recherches cliniques pour un texte sur la génétique appliquée aux maladies infectieuses.Bernard Brault Coordination : Pierre LOIGNON et Jacques GAGNON Chef de pupitre : Pierre LOIGNON Graphisme : locelyne POTELLE Mise en pages : Pierre-Paul GAGNÉ Documentation : Gérard MONETTE Montage: Service de la préimpression Imprimerie : TR OFFSET Denis Arcand Pierre Foglia Un hommage à l'excellence Depuis dix ans, les lecteurs et amis de La Presse sont à même de constater que l'excellence rayonne au Québec.Semaine après semaine, le journal souligne une oeuvre, une réussite, un visage, un nom: celui d'un homme ou d'une femme de grand mérite ayant atteint l'excellence et le dépassement de soi.Far leur détermination, leur imagination, leur combativité, leur générosité, les lauréats et lauréates de cette année sont pour chacun de nous des exemples et une source de motivation.Toute réussite collective est faite d'efforts individuels et de dépassements qu'il ne faut surtout pas oublier.En s'associant au Gala Excellence, Bell est partie prenante.L'engagement et les réalisations exceptionnelles dont nous célébrons les champions ont chez nous de nombreuses résonances.Puisque l'occasion s'y prête, il convient aussi de rendre hommage aux hommes et aux femmes pour qui la constance, la parole tenue, le travail bien fait sont un engagement quotidien.Nous saluons leurs efforts, comme ceux de nos milliers d'employés du Québec, dans l'incessante poursuite de la qualité.Nous félicitons cordialement les lauréats et lauréates du dixième Gala Excellence pour leurs accomplissements et leur contribution à la vie collective.Louis A.TANGUAY Président Bell Québec Il est réconfortant de côtoyer des gens qui ont à coeur de s'impliquer, de se dépasser, de donner, des gens qui contribuent quotidiennement à améliorer notre qualité de vie.Ces gens, hommes et femmes, nous les retrouvons dans tous les secteurs de l'activité humaine: culture, éducation, médecine, politique, sport, affaires, bénévolat et autres.Ces gens ont le désir de contribuer au progrès de notre société par leur engagement, leur passion.Cet engagement, cette passion tient de la recherche de l'Excellence.Les centaines d'hommes et de femmes choisis Personnalité de la semaine de La Presse, au cours des dix dernières années, sont des exemples qui nous inspirent à poursuivre nos efforts individuels pour rendre notre monde meilleur.Félicitations et merci à tous et à toutes.Claude CHAMBERLAND Président Société d'électrolyse et de chimie Alcan Ltée Merci à tous et à toutes BB4\tLA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 \u2022 Le Gala Excellence*^ \u2022 administration institutions Claude Brochu voue un amour inconditionnel au baseball.Il lui reste à gagner le championnat et la Série mondiale, ses rêves les plus profonds.surpasser, pour communauté et sa renommee LAURI Michel Petit\tMonique F.Leroux\tLouise Bélanger Se surpasser, pour la communauté et sa renommée.En ce 10e anniversaire du Gala Excellence, les Personnalités de la semaine de La Presse, dans la catégorie Affaires, administration et institutions, ont réussi cette performance exceptionnelle.Plusieurs ont puisé leur énergie jus- Sue dans leur enfance pour se dépasser.\u2022'autres ont modifié leur trajectoire pour faire avancer leur communauté, la faire valoir dans le monde.Tous ont fait preuve de vision, de leadership et d'une ténacité exemplaires.Certains sont devenus des vedettes instantanées du monde des affaires; d'autres ont pris de l'expérience avant de dévoiler à tous leur plein potentiel.Charles Sirois, président de Téléglobe, a baigné dans les télécommunications, durant toute son enfance.Après ses études en finances, il prend la relève de son père dans la firme familiale de téléavertisseurs, à Chicoutimi, y découvrant un potentiel mondial.On connaît la suite.11 est devenu un des gourous de l'heure.Charles Sirois, 38 ans, connaît une carrière fulgurante, vertigineuse.11 suffit de jaser avec lui pour constater qu'il bouillonne d'idées.Charles Sirois est à mettre au point un réseau mondial de télécommunications, à la fine pointe de la technologie.Bientôt, chacun aura un seul numéro de téléphone, tant pour la maison que pour le chalet, le téléavertisseur et le cellulaire.Dans 10 ans.Un projet aussi ambitieux que l'électricité, le premier téléphone et la télévision.«Le rêve construit tout, à condition d'être acteur dans sa réalisation.» Le président de Téléglobe veut abolir les frontières et assurer au pays sa place sur l'échiquier mondial.Notaire hors de l'ordinaire De son côté, alors que l'acteur Thierry Lhermite jouait, dans le film Le zèbre, le rôle d'un notaire hors de l'ordinaire, Louise Bélanger pourrait en dire autant, mais dans la vraie vie.C'est la première femme, en 126 ans, à accéder à la présidence de la Chambre des notaires du Québec.Élue pour un mandat de trois ans, elle fait surgir une vision différente, qui enterre pour toujours l'image poussiéreuse du notaire de province.Elle veut se consacrer à la démystification du travail du notaire.Devant la profusion des lois, le notaire a une place de choix, avec son approche non agressive.« Il peut mettre de l'avant le droit de l'entente.» Tenace en négociation, Louise Bélanger mise sur la médiation.Elle veut d'abord aider les autres.Passer des arts à la comptabilité, par plaisir en outre, a bien réussi à Monique F.Leroux.Elle vient de devenir la première présidente de l'Ordre des comptables agréés du Québec, ordre fondé en 1880! Après avoir étudié le piano pendant 14 ans, gagné des concours et connu Louis Lortie, Monique Leroux troque la musique pour la comptabilité, parce qu'elle aime trop le monde et son développement pour passer sa vie devant un instrument de musique.Elle se consacre à l'avenir de la comptabilité, à la formation et à la relève.Sans négliger, toutefois, de fort nombreuses autres activités dans la communauté.Elle prône une présence accrue Pierre Bibeau des comptables agréés sur la place publique.Claude Brochu, de son côté, a la passion du baseball, depuis son enfance.Le copropriétaire et président des Expos de Montréal a ressuscité un moribond.«On partait de tellement loin.Mais aller au stade est devenu une fête.» Après des études en histoire et un MBA, Claude Brochu voue un amour inconditionnel au baseball.11 lui reste à gagner le championnat et la Série mondiale, ses rêves les plus profonds.Pierre Bibeau, quant à lui, vient d'accepter un nouveau mandat de cinq ans comme PDG de la Régie des installations olympiques.Cet ancien collaborateur de Robert Bourassa veut en faire une cité du sport, du loisir et de l'environnement, une vitrine de la créativité, du savoir-faire et de l'entrepreneurship des Québécois.S'il n'en tient qu'à lui, la tour olympique aura une dimension internationale.Le président de la RIO aime les défis.Déjà, dans son village d'origine, près de Nicolet, il s'occupait de loisirs.Après ses études en science politique et 20 ans de politique active, il revient aux loisirs, rompu à la négociation, à la gestion de crise et à la stratégie.«J'aime aider les gens et améliorer les choses».Pourtant comptable de formation, Guy Morin a vu la passion des arts l'amener à la présidence du nouveau Conseil des Arts et des Lettres du Québec.Durant huit ans à la barre de la Place des Arts, il est emballé par les forces vi- ves des créateurs.Originaire de Saint-Hyacinthe, dans le voisinage des Orgues Casavant, de La Bonne Chanson et des Jeunesses musicales du Canada, il retrouve instinctivement la voie de la culture et de sa gestion, après ses études aux HÉC.Il compte bien donner une voix aux artistes, «une des grandes forces du Québec ».« On fait l'éloge des gens d'affaires ou des chercheurs en médecine, dit-il, mais l'art a maintenant autant de valeur que le social ou l'économique.» Joueur de tours Joueur de tours, durant son enfance, Marcel Béliveau n'a pas changé.Et c'est tant mieux.Le rire mène à tout, y compris à la gloire et à la fortune.11 a conclu une entente sans précédent avec la France: un contrat de 25 millions pour une émission de télé! Les Français pourront dorénavant jouir, eux aussi, de Surprise sur prise.Marcel Béliveau se dit paresseux, mais il travaille beaucoup parce qu'il aime ça, ajoute-t-il.Perfectionniste comme plusieurs de ceux qui réussissent, il s'assure lui-même de la qualité morale de ses tours, fuyant la méchanceté.Il veut transformer le quotidien routinier, la maladie et la pauvreté en rigolade.Quel défi ! Il faut connaître le passé pour réussir son avenir, dit-on.Francine Lelièvre y consacre sa vie.On lui a confié le mandat de conserver bien vivante l'histoire de Montréal.Mission accomplie! Elle Président de Téléglobe, Charles Sirois est À 38 ans, il connaît une carrière fulgurante, vertigineuse.tient la barre du Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, à la Pointe-à-Callière, qui s'est imposé comme un atout important du développement touristique de Montréal.Pour relever ce défi important, pour le 350e anniversaire de Montréal, Francine Lelièvre ne disposait que de 18 mois.La conservation et la mise en valeur du patrimoine ont toujours été des préoccupations fondamentales pour cette muséologue d'envergure.Elle a notamment contribué au Service canadien des parcs, au Musée de la civilisation, de Québec, et au Musée canadien des civilisations, de Hull.Elle est l'un des rares experts «spécialistes-généralistes» de son domaine dans le monde.Partie de la Gaspésie, elle a d'abord enseigné l'histoire avant de gagner de nombreux prix pour ses réalisations.Michel Petit, quant à lui, fut l'artisan du succès des festivités du 350e anniversaire de Montréal.Il est un organisateur dans l'âme.«11 faut se rappeler que la première équipe chargée des célébrations a éprouvé beaucoup de difficultés.» Le vice-président exécutif et directeur général de la Corporation du 350e a donc dû tirer de toutes ses forces, avec toutes les ressources de son savoir-faire, pour entraîner et mobiliser une équipe mul-tidiscipli naire.Né à Ville Émard, Michel Petit a étudié en histoire, avant d'oeuvrer à l'organisation de toute une série de manifestations populaires, dont la visite du pape )ean-Paul 11.11 estime que «l'esprit montréalais est extraordinaire même sans fête».Il aime Montréal et veut faire aimer notre ville.Gérard Marcoux a découvert sa vocation dans la maladie.11 a réussi grâce au travail d'équipe.Il fut nommé membre de l'Ordre émérite des directeurs généraux.À Wickham, près de Drummondvil-le, on retrouvait ce leader naturel aux premières lignes de chaque classe, chaque comité et chaque projet.Après ses études universitaires, son avenir s'annonçait brillant, jusqu'à ce que la tuberculose le terrasse et le tienne hospitalisé, durant 13 mois, «l'ai alors appris que c'est en équipe qu'on peut arriver à s'en sortir.» 11 découvre à cette époque son intérêt pour l'administration hospitalière.Il vient d'assumer la présidence du comité sur la déréglementation du ministère de la Santé et des Services sociaux.« Il est important, pour centrer le système vers la personne, de donner à chaque instance locale son autonomie.» Le défi de l'heure, quoi ! -\u2014Nfc\t^ PRESSE» MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993\tBB5 \u2022 Le Gala Excellences^ \u2022 i r SMVÎ 1.:\t m-\t¦ 7 T ' ' L L 'WV'Ï Madeleine Parent DANIBLLE BONNEAU Depuis 50 ans, l'ex-juge Marcel han oeuvre bénévolement auprès jeunes en difficulté.Dans leurs disciplines respectives, les 12 personnes mises en nomination dans la catégorie «Courage, humanisme et accomplissement personnel» ont donné le meilleur d'elles-mêmes pour réussir et atteindre leurs objectifs.Dans la plupart des cas, leurs efforts ont été prodigués pendant de nombreuses années pour servir les causes qui leur tiennent à coeur.Leur dévouement, leur engagement et leur leadership ont été soulignés de diverses façons, au cours de la dernière année.Tous, à leur façon, ont tenté de réaliser le mieux possible les tâches et les buts qu'ils se sont fixés.Sept des personnes mises en nomination, se sont dépassées professionnellement tout au long de leur carrière et s'en trouvent maintenant récompensées.Jean Béliveau, par exemple, qui a occupé jusqu'à tout récemment le poste de vice-président aux Affaires sociales du club de hockey Canadien, n'a laissé personne indifférent, lorsqu'il a annoncé qu'il prenait sa retraite.Sa décision de ralentir considérablement ses activités avec le club a fait écho dans les médias.Lui, que l'on surnomme «le Grand Jean», a réussi à se gagner l'affection et l'admiration du public.Capitaine du Canadien pendant dix saisons, une des vedettes marquantes du Tricolore jusqu'à sa retraite comme joueur, en 1971, il s'est ensuite impliqué au sein de l'organisation et en est devenu son respecté ambassadeur.De nombreuses récompenses ont jalonné sa vie: il a été reçu Officier de l'Ordre du Canada et nommé à l'Ordre national du Québec et au Temple de la renommée du hockey.Grand diplomate, il a toujours cherché les meilleures solutions aux problèmes qui se sont posés.Maire de Granby pendant 25 ans et dévoué à «sa>?ville depuis 50 ans, Pier-re-Horace Boivin continue de jouer un rôle de leader, en tant que directeur des relations publiques de la municipalité.Animé d'une véritable vision tout au long de sa vie, on lui doit notamment le lardin zoologique de Granby, qui a célébré cette année ses 40 ans, ses fontaines, ses parcs et ses nombreuses industries.Pour ce coin du monde, qu'il aime et a voulu rendre beau et célèbre, il a travaillé sans relâche, avec une énergie et un enthousiasme sans pareils.Maintenant âgé de 88 ans, il sait encore parler de sa ville avec conviction et ferveur.Et celle-ci le lui rend bien.C'est pourquoi elle lui a rendu hommage, l'été dernier.L'éducation prioritaire Le Conseil scolaire de l'île de Montréal, qui regroupe huit commissions scolaires, n'a connu de son côté qu'un seul président depuis ses débuts, il y a 20 ans: Jacques Mongeau.Ce dernier se trouve également à la tête de la commission scolaire Baldwin-Cartier, depuis une vingtaine d'années.Ce sont évidemment ses cinq enfants, qui l'ont amené à s'engager, mais il a persévéré parce qu'il croit en la nécessité de bâtir une société riche.« L'éducation est prioritaire dans une société, estime-t-il.Un peuple instruit peut faire de grandes choses; c'est aussi un moteur économique important.» Avocat à la carrière bien remplie, il s'est dévoué pour améliorer l'enseignement et rendre les enfants plus heureux.Par ailleurs, Maxwell Yalden, jusqu'à tout récemment président de la Commission canadienne des droits de la personne, a vu ses nombreuses années de travail dans le domaine des droits humains récompensées de façon peu commune, l'été dernier: l'Association internationale des agences officielles des droits de la personne lui a décerné son prix annuel.Un prix, qui a été octroyé pour la première fois, en 1992, à l'archevêque Desmond Tutu, d'Afrique du Sud! Vieux routier de la haute diplomatie, né à Toronto, il a été observateur des misères du monde, des guerres et du sort injuste réservé à certaines populations.11 estime que les gens devraient accepter les changements et ne pas les craindre, s'adapter aux nouveaux courants de pensée, mais aussi aux cultures et aux religions différentes.« Et travailler ensemble dans un respect réciproque.» George Brian Weber se distingue, lui aussi, sur la scène internationale.Au début de l'année, il est devenu le premier Canadien à assumer la destinée de la plus importante organisation humanitaire au monde, la Croix-Rouge, présente dans plus de 152 pays.Né à Montréal, le nouveau secrétaire général de l'organisme occupait auparavant le poste de secrétaire général de la Croix-Rou-ge canadienne.Agé de 47 ans, il apporte à la grande organisation mondiale sa vaste expérience, en même temps que sa jeunesse et son dynamisme.11 en connaît bien les rouages, pour en avoir exploré toutes les facettes et vécu personnellement toutes les étapes.Doté d'un sentiment aigu du sens social et d'une grande énergie, il entend mener à bien ce nouveau mandat.Mode typiquement québécoise Miche! Robichaud, véritable pionnier de la mode québécoise, célèbre quant à lui ses 30 ans de métier, cette année.Pour souligner ces trois décennies de travail, la Fédération des Aca-diens l'a nommé, l'été dernier, «Aca-dien de l'année», succédant ainsi à An-tonine Maillet, Viola Légère, Bertin Nadeau et lean Béliveau.Fraîchement humanisme accomplissement personnel Jean Béliveau, qui a occupé Jusqu'à tout récemment le poste de vice-président aux Affaires sociales du club de hockey Canadien, n'a laissé personne indifférent, lorsqu'il a annoncé qu'il prenait sa retraite.pour le bien-être des femmes.En juin, la Fédération des femmes du Québec lui a remis le Prix Idola Saint-Jean, pour sa contribution exceptionnelle à l'avancement de la situation des femmes.Elle a voué sa vie entière à la lutte contre la pauvreté.Le syndicalisme a été l'outil de prédilection qu'elle a choisi, il y a déjà près de 60 ans, pour parler, mais surtout écouter les femmes, qui étaient très exploitées.Sa route fut semée d'embûches et de tracas, mais aussi de victoires.Toujours très active, elle ne lâche pas prise, car il reste bien du pain sur la planche: la Bosnie, les femmes immigrantes et les femmes autochtones.Louise Le boeuf, de son côté, est la première lauréate du Prix Simonne Mo-net-Chartrand, décerné le 8 mars par le Centre des femmes de Montréal, à une femme qui réussit à concilier famille et engagement, à rayonner dans son entourage, sans pour autant être une femme publique.Organisatrice communautaire, Mme Leboeuf travaille depuis 17 ans au Conseil de la santé et des services sociaux du Montréal métropolitain.Militante syndicale, personne-ressource au Front commun des personnes assistées sociales, membre du conseil d'administration de la Ligue des droits et libertés, membre de commissions et de comités, elle exploite toutes les ressources de son énergie au service des autres.Parallèlement, elle est mère de deux enfants et assume cette responsabilité avec son conjoint.Depuis 50 ans, par ailleurs, l'ex-juge Marcel Trahan oeuvre bénévolement auprès des jeunes en difficulté, plus spécifiquement au centre Boscoville.C'est pourquoi cet établissement, tout comme la corporation Boscoville, lui ont rendu hommage, en mai dernier.Comme juge de la Cour du bien-être social, il a été de bien des projets et de bien des réformes.Il fut aussi un précurseur dans certains dossiers.Lorsqu'il a pris sa retraite, en mars 84, le jour de ses 70 ans, il a quitté le tribunal, mais il a continué à s'engager.11 est toujours présent et actif au centre Boscoville, car il réalise à quel point la première partie de la vie est capitale: c'est sur elle que l'on bâtit tout le reste.fean-Claude Icart, Haïtien d'origine qui a immigré au Québec, il y a près de 25 ans, a quant à lui toujours été un ardent défenseur des droits et libertés des -' Haïtiens, tant au Canada qu'en Haïti:* C'est pourquoi, lors de la Semaine du développement international, en fé~ vrier dernier, La Presse a tenu à souligner son dévouement en le nommante Personnalité de la semaine.Depuis!' 1973, M.Icart s'est engagé à fond au Bum reau de la communauté chrétienne des/ Haïtiens de Montréal.11 est présente-< ment le président du conseil d'admini^; tration de l'organisme, qui est en quel-i que sorte l'une des «chevilles ouvrières» de la résistance haïtienne au Québec.11 consacre une grande partie de ses énergies au service du rapproche- i ment interculturel, de la solidarité ca-nado-haltienne et du développement : international.La jeune Amélie Tremblay, finalement, a été mise en nomination princit- ; paiement à cause de sa ténacité et de sa maîtrise du français, qui lui ont permis: de remporter le concours «Moi, j'épelle » avec Larousse», au Salon du livre de3 Québec, le printemps dernier.Cette championne en son genre, qui est âgéei de 14 ans, est née à Arvida et habite ! Charlesbourg, depuis plus de cinq ans», ; avec ses parents, son frère aîné et an, soeur cadette.Elle fréquente l'école se-1 condaire privée François-Bourrin, de-, Beauport, et préfère nettement certaines matières.Aimant celles qui exigent de la mémoire, elle songe à se diriger vers les sciences.sorti de l'École des métiers commerciaux de Montréal et de l'École de la Chambre syndicale de la Haute-Couture parisienne, en 1963, il a lancé sa première collection, à 23 ans.Tout au long de sa carrière, il a travaillé pour élaborer une mode typiquement québécoise.Alliant sobriété et élégance, il s'est toujours efforcé de créer des vêtements aux lignes épurées, échappant ainsi aux courants éphémères.Doyen des routiers, camionneur émé-rite, Roger Lépine s'est lui aussi efforcé Horace Boivin d'exceller dans son travail : au cours des 45 ans qu'il a passés sur la route, i! n'a eu aucun accident.C'est pourquoi la Ligue de sécurité du Québec l'a couronné grand lauréat des conducteurs québécois, le printemps dernier.Son secret?Il est à la fois chanceux et prudent.11 ne prend pas de risques, conscient qu'il n'est pas si facile de freiner un mastodonte.La sécurité avant tout.Depuis son enfance, la route exerce un grand attrait sur lui.À 68 ans, il aime toujours foncièrement ce métier, non routinier.Jean-Claude Icart Louise Leboeuf Jacques Mongeau Humanisme et compassion Par ailleurs, quatre personnes mises en nomination se sont dévouées pendant de nombreuses années pour améliorer le sort des femmes, des jeunes ou de leurs compatriotes.Leur compassion et leur loyauté à leurs causes respectives ont été soulignées de diverses manières au cours de la dernière année.À 75 ans, Madeleine Parent continue de traquer l'injustice et d'élever la voix Maxwell Yalden m 4B K \u2022 Un hommage \"\ttout spécial est rendu à Jean Drapeau, au moment où celui-ci s'interroge sur son avenir, après une étincelante carrière à la mairie de Montréal.La Personnalité de l'année est Naomi Bronstein.LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 Le Gala Excellence93 DU CENTENAIRE a ¦ ¦ IAI I\t¦¦ ¦¦ AUJUUKUHUi: * 1987 C'est avec une satisfaction évidente que le cinéaste Denys Arcand.auteur du Déclin de l'empire américain, reçoit des mains de Dominique Michel, coanimatrice du Gala Excellence, le symbole de son titre de gloire.19&6* AndreVlger> ^^ ^^ m surnommé affectueusement l'athlète en fauteuil roulant, ne peut trouver meilleure compagnie que celle du Père Marcel de la Sablonniàre pour célébrer son titre de Personnalité de l'année.1984: Tout a commencé le 5 le pain quotidien», La Presse ».Une tradition ce».Ceux-ci n'ont cessé, 4| fiOQ« Dominique Lajeunesse.coanimairk* A \" ^\t-monument-du théttrequébéc^.Jtti dé de rendre un hommage tout à fait spécial.Le tttre* Pm né à Guy Lallberté, président et directeur-général du cllQue Le Gala Excellence LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 BB7 y^foi m, administration \u2022 \u2022 et institutions Louise BELANGER Marcel BELIVEAU « ¦ | \u2022 y *c> a V d e La Presse Pierre BIBEAl\t 16 mai 199:\ti } ¦ Depuis le début de son mandat comme president-di-recteur général de la Régie des installations olympiques, en novembre 1989, Pierre Bibeau en a vu de toutes les couleurs.Ce qui ne l'a pas empêché d accepter un nouveau mandat de cinq ans.Pour souligner le nouveau toit du stade, le renouvellement de son mandat, pour la mission de donner à la tour olympique une dimension internationale, La Presse l'a nommé Personnalité de la semaine.Avant son passage a la RIO, Pierre Bibeau a été conseiller spécial du premier ministre Robert Bourassa de 1985 a 1989.X Frantine LELIEVRE octobre 1992 m Claude Brochu, copropriétaire et président des Expos, a ressuscité le baseball à Montréal.Il lui a fallu déjouer tous les prophètes de malheur pour que la fièvre du baseball s'empare de Montréal et que les partisans retrouvent leur sentiment d'appartenance.Au coeur de ce revirement spectaculaire, Il cite les bons échanges de Dan Duquette et l'arrivée de Felipe Alou.L'homme d'affaires de 48 ans consacre une bonne douzaine d'heures par Jour au baseball.Son engouement pour ce sport lui vient de son enfance, alors qu'il évoluait au deuxième but.23 mai 1993 ¦ C'est à Prancine Leliévre qu'on a confié le mandat de conserver bien vivante l'histoire de Montréal à Pointe-à-Calliere, le Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal.Ce musée a célébré son premier anniversaire et sa reussite ne fait aucun doute.En mai dernier il avait déjà accueilli 160 000 visiteurs.Francine Leliévre a dû mobiliser toutes les ressources de son savoir-faire et de son leadership pour achever le travail à temps pour le 350e anniversaire de Montréal.Elle associe toute son équipe a son succès.18 avril 1993 ¦ Louise Bélanger est la nouvelle présidente de la Chambre des notaires du Québec, la première femme à accéder à la direction de cette importante corporation professionnelle, en 126 ans d'existence.Madame Bélanger est notaire en pratique privée, à Hull, depuis 20 ans.Montréalaise pure laine, elle a déjà enseigné le droit notarial à l'Université d'Ottawa.Son mandat est de trois ans.Actuellement, 3521 notaires font partie de la Chambre.Longtemps chasse gardée masculine, la profession est devenue accessible aux femmes seulement il y a 35 ans.Monique ï.1\t¦ a a i LEROUX | 20juin 1993\t ¦ Monique F.Leroux a été élue à la présidence de l'Ordre des comptables agréés du Ouébec et est devenue la première femme à occuper cette fonction depuis la fondation de l'organisme, en 1880.Madame Leroux est comptable agréé et comptable en management accrédité chez Caron Bélanger Ernst & Young, où elle est notamment responsable de la vérification et de la consultation financière auprès de sociétés nationale et internationale.Cette femme d'action a aussi étudié le piano pendant 14 ans et obtenu son diplôme du Conservatoire de musique du Quebec.\u2022 / 7 janvier 1993 ¦ Marcel Béliveau, grand maître d'oeuvre depuis 1987 de l'émission Surprise sur prise, présentée à Radio-Canada, conclut une entente sans précèdent avec la France: un contrat de 115 millions de francs, environ 25 millions de dollars.Après trois ans à TF1, c'est maintenant France 2 qui assure la diffusion, une fois par mois, de la célèbre émission.Avant Surprise sur prise, le nom de Marcel Béliveau a été associe à Le monde à l'envers, Le monde en folie, Club Sandwich, Comptant Content et Les Arnaqueurs., 2 mai 1993 ¦ Gérard Marcoux, directeur général de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Mont-réal-Centre, a été nommé membre de l'Ordre émérite des directeurs généraux.Plus de 37 ans dans le métier d'administrateur de la santé ne lui ont pas fait perdre son enthousiasme.Au moment de sa nomination au titre de Personnalité de lasemaine, il s'apprêtait à accepter une nouvelle responsabilité: la présidence du comité sur la déreglementation du ministère de la Santé et des Services sociaux, pour un mandat de deux ans.?># Michel PETIT ourage, \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 o \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 humanisme et \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 accomplissement \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 personnel 19 septembre 19.93.m La ministre de la Culture, Mme Liza Frulla, a confié à Guy Morln la présidence du nouveau Conseil des Arts et des Lettres du Ouébec.Durant huit ans II a été à la barre de la Place des Arts.Auparavant, Il a contribué à mettre sur pied la Société de développement des Industries de la culture et des communications, la «SO-DICC ».Il a été précédemment vice-président sénlor deCFCF de 1983 à 1985; Il a occupé la vice-présidence de Télé-Capitale et de Ouebe-cor; Il fut directeur des services de rUnion de Ouébec des Caisses populaires.¦ Le vice-président exécutif et directeur général de la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal a pu dire mission accomplie.Il a tenu à partager son titre de Personnalité de la semaine avec tous ceux qui ont travaillé à ces historiques célébrations, dans un même esprit d'ouverture et de convivialité.Pendant 150 jours on a fêté les beautés de Montréal et le nombre de touristes a augmenté de près de 10 p.cent pour l'ensemble de l'été, alors que toutes les grandes villes canadiennes connaissaient des pertes significatives.29 novembre 1992 m A 38 ans, Charles Sirois, président et chef de la direction de Téléglobe inc.suscite I admiration du milieu des affaires par la façon dont il a investi le monde des télécommunications.L'Association des MBA vient de le nommer MBA de l'année.Il détient un diplôme de la Contmission des valeurs mobilières du Ouébec, un baccalauréat en finances de l'Université de Sherbrooke et un MBA avec concentration en finances de l'Université Laval.Et dire qu il a déjà failli abandonner ses études pour devenir laveur de vitres.¦ Jean Béliveau, le capitaine du Canadien durant dix saisons, une des vedettes marquantes du Tricolore Jus-qu'à sa retraite comme joueur, le 9 juin 1971.a au-jourd hui 62 ans.Celui qui occupait le poste de vice-président aux Affaires sociales du club de hockey Canadien a décidé de prendre une retraite de travailleur, pour choisir désormais la douceur de vivre.Il continuera cependant à représenter le Canadien dans une douzaine d'événements.«Ça vu me permettre de garder le contact avec l'équipe.On ne peut pas quitter comme ça.après 40 ans!» Jean BÉLIVEAU 06350010 Jean-Claude KART ¦ Haïtien d'origine.Jean-Claude Icart qui a immigré au Québec, il y a près de 25 ans, a toujours été un ardent, défenseur des droits et libertés des Haïtiens autant au Canada qu'en Haïti.Il s'est particulièrement distingué au cours des dernières années dans la coopération et la solidarité internationales.En le choisissant, La Presse veut à la fois rendre hommage à l'homme et à la famille de la solidarité internationale qu'il représente, aussi bien qu'à la communauté haïtienne en général et à l'ensemble des minorités ethno-cultu-relles de Montréal.¦ Louise Leboeuf est la première lauréate du prix Simonne Monet-Chartrand.Le Centre des femmes de Montréal a en effet pris l'initiative de ce prix, qui sera remis chaque année \"à une femme qui sait concilier famille et engagement, à rayonner dans son entourage sans pour autant être une femme publique».Louise Leboeuf a publié plusieurs articles traitant notamment de la violence conjugale, de la pauvreté chez les femmes, de la réforme de l'aide sociale.Elle oeuvre depuis 17 ans au Conseil de la santé et des services sociaux du Montréal métropolitain.BB8\tLA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 Pierre-Horace BOIVIN ¦ Une force de la nature.A 88 ans, Pierre-Horace Boivin, maire de Granby pendant 25 ans, depuis 50 ans dévoué à sa ville de Granby, est une véritable figure légendaire.Oui ne connaît pas son Jardin zoologique?Ses fontaines?Ses parcs?Et ses nombreuses industries?Sa ténacité et sa force de persuasion?Granby lui a rendu hommage en soulignant ses 50 ans de vie active et les 40 ans du Jardin zoologique.Toujours actif, il est directeur des relations publiques de la Ville de Granby et continue à jouer un rôle de leader.RogerLÉPINE ¦ Doyen des routiers, camionneur émérite, Roger Lé-pine a été couronné grand lauréat des conducteurs québécois par la Ligue de sécurité du Ouébec.Il a passé 45 ans sans accident sur la route.Natif de Pierreville, il a obtenu son permis de chauffeur à l'âge de 21 ans.Aujourd'hui, à 68 ans, il est employé du groupe Robert, de Boucherville, et fait du transport général.Il a appris son métier chez Miron, de 1952 à 1955, aux commandes des gros camions de la carrière.Bon pied mais surtout bon oeil, Roger Lépine repousse la retraite année après année.¦ Le Conseil scolaire de l'île de Montréal, qui regroupe huit commissions scolaires, a 20 ans.Une jeune histoire dans le monde québécois de l'éducation, mais significative.L'avocat Jacques Mon-geau en est le président depuis les débuts.L'homme et l'oeuvre sont naturellement associés.C'est l'engagement et le leadersphip de Jacques Mongeau que La Presse a voulu souligner.En 1970, il s'est présenté au poste de commissaire de la commission scolaire Baldwin-Cartler et en est devenu le président deux ans plus tard, poste qu'il occupe toujours.¦ Véritable pionnier de la mode québécoise, Michel Ro-bichaud a célébré ses 30 ans de métier cette année.Pour souligner ces trois décennies de travail, la Fédération des Acadiens l'a nommé «Aca-dien de l'année*.Il y a effectivement 30 ans que Michel Robichaud, sorti de l'École des métiers commerciaux de Montréal et de l'École de la Chambre syndicale de la Haute-Couture parisienne, lançait, à 23 ans, sa première collection.Il avait été tour à tour stagiaire chez Nina Ricci et premier assistant du grand couturier parisien Guy Laroche.; jOnmi 799j Madeleine PARENT ¦ La Fédération des Femmes du Ouébec a remis le Prix Idola Saint-Jean à Madeleine Parent pour sa contribution exceptionnelle à l'avancement de la situation des femmes.Une vie entière vouée à la lutte contre la pauvreté.Dans les années 30, alors que les femmes n'avaient souvent que deux routes à suivre : celle du couvent ou celle de la maison, Madeleine Parent a choisi la lutte syndicale.Malgré ses 75 ans, elle continue de traquer l'injustice.- Je ne lâche pas prise, affirme-t-elle.Je vais maintenant m'occuper des femmes autochtones.» Maxwell VALDEN ¦ C'est devant une foule d'un millier de personnes qu'Amélie Tremblay a remporté les honneurs du concours -Moi, j'épelle avec Larousse », au Salon du livre de Ouébec, le 16 avril dernier.Cette élève de 2e année à l'école secondaire François-Bourrin de Beauport, une institution privée, est âgée de 14 ans.On l'imagine studieuse et attentive, penchée sur ses livres de classe: - Je n'aime pas beaucoup l'école, mais ça dépend des matières-, précise-t-elle.L'école qu'elle fréquente encourage cependant l'effort en mettant de l'avant une saine compétition.Franelne BOIS spectacles Marcel TRAHAN ¦ George Brian Weber devient, â 46 ans, le premier Canadien à assumer la destinée de la plus grande organisation humanitaire au monde, la Croix-Rouge, présente dans plus de 152 pays.Le nouveau secrétaire général de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rou-ge, dont le siège social est â Genève, succède au Finlandais Par Stenback.Montréalais de naissance, monsieur Weber a complété sa formation universitaire par un Advanced Management Pro-gram, du Graduate School on Business Administration â l Université Harvard.¦ Depuis sa retraite, en 1984, à l'âge de 70 ans, le juge Marcel Trahan, de la Cour du bien-être social, a continué â s'intéresser â l'enfance.Il est encore présent et actif à Boscoville, l'un des services indispensables à l'enfance en difficulté.Depuis 50 ans, il a oeuvré bénévolement auprès de ces jeunes.Le centre Boscoville et la corporation de Boscoville ont rendu hommage â son engagement.Comme Juge, il a été de bien des projets, de bien des réformes.Et c'est lui qui a organisé le congrès international des juges pour enfants, à Montréal, en 1978.George BRIAN WEBER Paale BAILLARGEON S (tout 1993 m ¦ Après son mandat â la présidence de la Commission canadienne des droits de la personne.Max Yalden, a reçu le prix annuel de l'Association internationale des agences officielles des droits de la personne.Ce prix a été décerné pour la première fois, l'an dernier, â l'archevêque Desmond Tutu.L'Association internationale dont les bureaux sont â Washington, représente les organismes responsables de la protection des droits de la personne en Amérique du Nord.Cette recompense couronne les nombreuses années de travail de Max Yalden dans ce domaine.\t\t \u2022 12 sefjtei\tfibre l{\t ¦ Le Sexe des étoiles a mérité le prix du meilleur film canadien et le prix d'interprétation masculine au comédien Denis Mercier, à l'occasion du Festival des films du monde de Montréal.Ces deux récompenses couronnent des années de travail et de courage, en même temps que le talent et la sensibilité de la réalisatrice.Paule Balllargeon.dont c'est le deuxième long métrage.La gestation de ce film -sur la mouvance des êtres », â partir d'un scénario de Monique Proulx, a duré un an sur le strict plan de la réalisation.26 septembre 10 0 ¦ Jean Blssonnette, réalisateur, producteur, homme «de variétés* a reçu le Grand Prix de l'Académie lors du Gala des Prix Gémeaux diffusé â Radio-Canada.C'est plus de 30 ans de carrière, des productions, des réalisations qui ont fait époque que ses pairs ont ainsi voulu reconnaître.Jean Blssonnette a côtoyé tout et que le Ouébec a de plus flamboyant, de plus célèbre comme artistes.Il faut aussi se rappeler des événements et des hommes qui ont marqué le petit écran.À la scène, tous les grands spectacles portent sa signature.\u2022 \u2022 ._ 22 novembre / 992 ¦ Le 15e Salon du livre de Montréal a connu un succès extraordinaire.Avec une participation record de 107 000 visiteurs, il a témoigné de la vitalité et de la curiosité intellectuelle des gens d'ici.Et ce.en dépit de conditions économiques difficiles.Le Salon du livre doit beaucoup â sa directrice générale.madame Franelne Bols, qui s'en occupe â temps complet avec une petite équipe de deux permanents.dix pigistes et un conseil d administration de 15 personnes.Son budget d administration est d'un million par année.» Gala Excellence Le Gala Excellence LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 BB9 Bernard DEROME 13 clécèmbre 1992 ¦ L'Académie canadienne du cinéma et de la télévision reconnaît la valeur du travail et de l'engagement de Bernard Derome.en lui décernant son prix.Celui qui anime le Téléiournal depuis 1970.n'hésite pas à parler de son insécurité.Comme tous les perfectionnistes, il sait qu'il donne le meilleur de lui-même, mais ne sait pas s'il est aimé.Le grand message de l'Académie le rassure donc.Il a tout juste 20 ans quand il obtient son premier emploi, à CJBR Ri-mouski.Avant d'arriver au Téléiournal, on a pu le voir à Présent et au magazine Aujourd'hui.i^niia\t \t a \\ .' w V.\t ¦ Pour sa chanson Beauty and the Beast, en duo avec Peabo Bryson, Céline Oion a reçu un Grammy.Les Cram-mys, c'est l'événement médiatique par excellence aux États-Unis et qui vise à souligner l'excellence dans l'industrie musicale américaine.« Je suis sous le choc ».a-t-elle déclaré par la suite aux journalistes venus la rencontrer.«C'est un réve qui se réaliste.- Peu avant, elle avait mentionné que les artistes canadiens et québécois ne doivent pas hésiter à tenter leur chance ailleurs.«Ils auront au moins la satisfaction d'avoir essayé.- .27 décembre 1992 ¦ Isabelle Doré remporte le premier prix du deuxième concours international de pièces en un acte.Val'en scène.organisé par l'Atelier-Theatre du Vieil Escault à Valenciennes.avec sa pièce intitulée César et Drana.Pas moins de 166 manuscrits ont été présentés à ce concours par des auteurs français, suisses, belges et québécois.La pièce gagnante, d'une durée de 45 minutes, a été jouée à I Atelier-Théâtre, en plus d'être publiée.L'auteur de theàtre de 42 ans a écrit sa première pièce à 11 ans.Pauline I\tHARVEY\t \u2022 Jmai's 199;\t\t> \" ) ¦ Pauline Harvey a publié en 1992.Un homme est une valse, aux éditions Les herbes rouge et ce roman a reçu le prix Ouébec-Paris.Ce prix fonde en 1958 et appelé Prix France-Canada jusqu'en 1982.est une initiative du ministère des Affaires internationales du Ouébec.de la Ville de Paris et du ministère des Affaires étrangères de France.Il est assorti d une bourse de 2000$.Âgée de 42 ans et native d'Alma, Pauline Harvey a privilégié la poésie jusqu a I âge de 30 ans.Un homme est une valse a suscite les commentaires les plus dithyrambiques.Anne HEBERT 6 décembre 1992 ¦ Pour la troisième fois de sa carrière littéraire.Anne Hébert remporte le prix du Gouverneur général.L'enfant chargé de songes, son dernier roman publié aux Éditions du Seuil, a ébloui le jury.À propos de ce roman.Réginald Martel écrit: -La réussite est telle que Mme Anne Hébert devra sans doute se résigner à lire ou à entendre dire que L'enfant chargé de songes est un chef-d'œuvre.» Agée de 76 ans et en pleine retraite part-sienne, elle rayonne d'une jeunesse renouvelée, comme atteinte de la joyeuse maladie de la vie.¦ \u2022 GuvLANDRY Edouard LOCH Rose iElLEÏÏE 11 juillet I99i ¦ Si les fouies sont ravies, si tout se passe bien dans la rue et pendant les spectacles gratuits du Festival de jazz, si les gens sont enthousiastes et sages, c'est grâce à David Jobin, vice-président à la programmation du Festival international de jazz de Montréal.Le Festival a 14 ans.David Jobin est là depuis dix ans.Cet artisan de l'ombre, âgé de 39 ans.reçoit au-delà de 1000 demandes de participation au Festival ! Il doit et veut tout écouter, même ces cassettes à compte d'auteur émouvantes, des musiques qui viennent de tous les coins du monde.29 mut 199 i ¦ La secrétaire d'État et ministre des Communications et ministre désignée du Patrimoine canadien, madame Monique Landry, a décerné le prix Lescarbot à Phyllis Lambert, pour souligner sa contribution exceptionnelle à l'enrichissement de la culture et du patrimoine canadiens.Le mécène montréalais est architecte et directeur du Centre canadien d'architecture.Des prix, elle en a reçu beaucoup.Elle collectionne également les doctorats honoris causa et sa présence au sein des conseils d'administration ou les comités n'est pas une parade: elle s'implique.18 juillet 1993 ¦ Guy Landry, 53 ans, est l'un de ceux qui ont donné naissance au Festival de folklore de Drummondville en 1982.Pendant neuf jours, Drummondville reçoit des danseurs de tous les pays, pour la plus grande joie de plus de 600 000 spectateurs.Guy Landry a vu grandir le Festival de loin, occupé qu'il était à promouvoir un peu partout la cause du patrimoine vivant, il dirige actuellement Folklore Canada International et préside le Conseil international des organisations de festivals de folklore et d arts traditionnels, qui supervise 200 festivals dans le monde.18 octobre 19% ¦ Les spectateurs du Festival international de la nouvelle danse, les amoureux de la danse, ont choisi, par vote, la compagnie La La La Human Steps, son directeur et chorégraphe Édouard Lock; Il a obtenu le Prix du public.L'événement La La La Human Steps, qui a fait le tour du monde, a encore fait éclater les frontières, renversé l'ordre établi, mené la danse avec son spectacle : In-fante-Destroy présenté à la salle WlIfrid-PeUetler.Le langage chorégraphique d'Édouard Lock étonne critiques et spectateurs.¦ Rose Ouellette, la doyenne de nos comiques, a célébré son 90e anniversaire de naissance.De plus, La Poune compte pas moins de 75 années de vie publique.Elle a jete bien des rires en éclats au cours de milliers de spectacles, de réparties, de trouvailles qu elle a livrés à son public, dans le seul but de lui faire plaisir, de le dérider.La Poune a commence très tôt à chanter, à jouer de la musique.À 12 ans.elle participait à un programme d'amateurs du Ouimet-Scope.Personne ne lui a enseigne quoi que ce soit: - .on l'a ou on l'a pas!- 2 y Octobre 1992 ¦ Le disque - Aux portes du matin- a permis à Richard Séguin de recevoir trois Félix au Gala de I ADIS0: dans la catégorie album pop-rock; dans celle auteur-composi-teur-interprète pour son spectacle; et il a été consacré interprète masculin de l'année au vote populaire.À 40 ans.Richard Séguin atteint une sorte de plénitude et de maturité, grâce à plus de 20 ans de travail.Il reste profondément lucide et modeste face à tous ses succès.Ému d'être à la fois - reconnu par ses pairs et par le public -, Il y volt là le message clair de continuer.leraofit 1.99 ï ¦ Derrière l'énorme machine bien rodée qui attire une foule compacte de près de 60 000 personnes chaque soir au Festival juste pour rire se trouve un homme: Max Serveau.Attaché au Groupe Rozon depuis quatre ans.il est responsable de la programmation des quatre scènes extérieures, des 88 spectacles présentés durant le Festival, responsable aussi de la programmation francophone européenne aux Galas Interurbain Bell, de la programmation pour le Gala et l'émission sur France 2.Il vit au Havre, où II est né.et passe Ici huit jours par mois.et loisirs J\tIvriam BÉDARD V\t ) \u2022\u2022\ttféi rier 10$\t ¦ Le 13 février dernier.My-riam Bedaru remportait la médaillé d or du blathlon du 7,5 kilométrés, à Borovets en Bulgarie.Elle devenait ainsi la première medaillée d'or canadienne aux championnats du monde de cette discipline olympique qui consiste en une course de ski de fond entrecoupée de tirs.Deux jours plus tôt.elle av*lt enlevé la médaille d'argent aux 15 kllotftètres.L athlète de 24 ans.originaire de Neufchàtel.a commencé à s'Intéresser à cette discipline après être devenue membre des cadets des Forces canadiennes.Marcel BUJOLD 1 y août 199 ¦ Le succès de la 29e Finale des Jeux du Québec, tenus à Gaspe du 28 juillet au 8 août, est du en grande partie à Marcel Bujold.un Gaspéslen convaincu.Les jeux ont nécessité 16 mois de préparation et ont impliqué 11 municipalités.Pour Marcel Bujold, -ce fut un travail d équipé remarquable t > Plut de 12 000 personnes ont vécu à Gaspé durant 10 jours, dont 4000 athlètes.Un défit de taille quand on sait que la population et les ressources financières ne sont pas très grandes: 17 800 personnes; un budget de 1 550 000$. BB10 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 ¦ À sa première saison comme entraîneur-chef du Canadien, Jacques Demers a vite imposé sa personnalité et mené son équipe à la Coupe Stanley.La locomotive du Canadien, c'était lui.Et dire que Jacques Demers a hérité d'une équipe désorganisée, humiliée et divisée qui venait de subir une élimination en quatre parties consécutives contre les Bruins de Boston.Tous les observateurs sont d'accord, c'est avant tout l'esprit de corps créé par Demers qui a transporté le Canadien, une équipe avec une seule grande vedette (Patrick Roy), jusqu'à la Coupe Stanley.-/ avril 19% 20 décembre 1992 M Brigitte Lastrade, 20 ans, est la première Québécoise à remporter une médaille de bronze du prestigieux tournoi de Judo de Fukuoka, au Japon, dans la catégorie des moins de 52 kilos.L'athlète de Cartierville aime le judo «parce que c'est un sport où on ne cesse jamais d'apprendre*.Depuis 12 ans, elle traverse petit à petit, avec ténacité.chacune des étapes indispensables pour devenir une grande championne.En plus du judo, elle fait de la course, du vélo et du badminton.Privilégiant les études.elle a entrepris un DEC en technique de diététique.15 novembre 1092 m C'est à Ixtapa, au Mexique, qu'Andrew MacMartin, 20 ans.est devenu champion de la Coupe du monde de triathlon.Le triathlon, c'est trois disciplines réunies en une seule: la natation, le vélo et la course.Pour atteindre un tel sommet, il s'entraîne plus de 40 heures par semaine, surtout quand il se prépare à une compétition.Étudiant en sciences sociales à Dawson.il a abandonné ses cours pour se consacrer à l'entraînement.Il envisage au moins dix années de compétition.Selon sa propre évaluation, il a gagne a 75 p.cent de ses capacités.Josée CHOUiNARD\tJaewies DEMERS\tNicolas G1LL \u2022 il Andrew MARI a Pour la deuxième fois de sa carrière.Josée Chouinard a remporté le championnat canadien de patinage artistique.à Hamilton.La foule du Copps Coliseum l'a ovationnée.-Ca vaut presque autant que la médaille», assure-t-elle.Dix-huit ans de travail et d'acharnement ont conduit la jeune Lavalloise à devenir la meilleure patineuse au pays.Elle était déjà préoccupée, à ce moment-là, par la reprise de son entraînement en vue des championnats du monde.Elle ne prend rien pour acquis et reconnaît que le travail est la cle de voûte du succès.¦ Médaillé de bronze à Barcelone en 1992, Nicolas Clll s'est vu décerner le trophée Viscount Alexander, présenté à chaque année à l'athlète par excellence au Canada, chez les moins de 20 ans, tous sports confondus.Judoka de 86 kilos.Nicolas Clll est ceinture noire, 2e dan, et membre de l'équipe nationale canadienne depuis 1989.Natif du quartier Nouveau-Bordeaux, il est animé d'une ambition systématique qui lui fait gravir tous les échelons de sa discipline.Il a commencé à pratiquer le judo à l'âge de six ans.ciences humaines, sciences pures et ieciinoiogie Brany SLIRIN Michel mm DSOMAMPS i ! t 5* i I I I t r* f.21 mats 1995 ¦ Le 12 mars dernier, à Toronto, Bruny Surin a remporté le titre mondial en salle du 60 m.- Je ne prends pas de drogue et je suis champion du monde», a-t-il affirme en triomphant au Skydo-me.L athlète de 26 ans, natif de Cap-Haïtien, doit à la fois prouver sa supériorité et redorer le blason d'une discipline désormais controversée.Un entraînement intensif, à la limite de la douleur et de l'épuisement, a permis a Bruny Surin d'aller au-delà de ses capacités.Il est un modèle pour tous les jeunes et en particulier les jeunes Ouébécois d'origine haïtienne.Giuseppe Dl STEFANO 9 niai 1993 ¦ Le professeur Ciuseppe Di Stefano, qui enseigne au département de français de l Universite McCill.spécialiste de l'époque médiévale française, est un joyeux professeur qui chasse les locutions.Il en a réuni 14 000 au sein d'un dictionnaire unique au monde: le Dictionnaire des locutions en moyen français, considéré comme l'événement philologique de l'an-nee.L'Académie des inscriptions et belles-lettres de I Institut de France lui a décerné son prix Chavée.La réalisation de son dictionnaire sétend sur une douzaine d annees.Maryse GADOl\tlï BHWfMtfflffRMB\t ¦ Maryse Gadoury.24 ans, a ete la seule finissante féminine en génie électrique, de l'École de technologie supérieure.Son frere Sylvain, qui étudiait au cégep en techniques électroniques, est à I origine du coup de foudre de Maryse pour les plaquettes electriques.Elle a remporté un premier prix au cours d'une exposition scientifique provinciale pour la conception d'un système d'alarme à fibres optiques assisté par ordinateur.Elle a aussi reçu une bourse d'études du Canada, en 1989, pour l'excellence de son travail scolaire.1er novembre 1992 ¦ Claude Chartrand a reçu la médaille d'or de l'Association des comptables généraux licenciés du Canada (CGA-Canada).pour la meilleure moyenne aux examens de comptabilité, fiscalité et vérification de l'Association.Il est vérificateur interne à la Société des alcools du Oué-bec.A 34 ans, il est du dernier cru 92 du programme de baccalauréat en administration des affaires de l'école des Hautes Études Commerciales.Avec ses notes à ce prestigieux examen d'en-tree a sa corporation professionnelle, il a pris la tète du peloton de plus de 600 aspirants comptables.André M LEURS 2S mars 1993 ¦ Le docteur André Roch Lecours a reçu l'un des trois prix commémoratifs Izaak-Walton Killam, du Conseil des Arts du Canada, dans la catégorie sciences de la santé.L'éminent chercheur est professeur à la faculté de Médecine de I Université de Montréal, titulaire de la chaire de gérontologie et gériatrie de cet établissement et directeur du centre de recherche du centre hospitalier Côtedes-Neiges.Le prix Killam est assorti d'une bourse de 50 000 S et rend hommage à l'ensemble de la carrière d'un scientifique.10 janvier 1993 ¦ L'Université René-Descar-tes, de Paris, alliée à la Sor-bonne, a accordé un doctorat honoris causa au docteur Michel Chrétien, directeur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal.En honorant ainsi l'illustre chercheur québécois dans l'amphithéâtre de la Sorbonne, le doyen de la faculté de Médecine, le professeur Jean-Pitr-re Luton, signalait «l'exceptionnel parcours scientifique» de Michel Chrétien.Il a entrepris, il y a 28 ans, un travail sur la structure chimique des protéines du cerveau.¦ Médec'* cardiologue et chercheur, le Dr Réginald A.Nadeau a reçu du Club de recherches cliniques du Oué-bec le prix Michel-Sarrazln, qui reconnaît, une fois par année, l'apport important d'un chercheur québécois à l'évolution des sciences biomédicales.Coordonnateur du centre de recherches de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, le docteur Nadeau est fondamentalement un formateur, un animateur, un pédagogue.Il a essayé de comprendre toute sa vie les mécanismes et les mystères du coeur.24 janvier 1993 ¦ Pionnier dans la synthèse et le fonctionnement de la molécule, le chimiste Pierre Deslongchamps, 55 ans, est une sommité internationale en matière de chimie organique.Et si les récompenses et les honneurs jalonnent une carrière déjà éblouissante, il vient d'y ajouter un nouveau fleuron: la Médaille d'or en sciences et en génie du Canada, la plus prestigieuse récompense accordée à un chimiste.Monsieur Deslong-champs est professeur et chercheur à la faculté des Sciences de l'Université de Sherbrooke.Gala Excellence *g Cfe Q \u2022 Oui de mieux que d'anciens joueurs du Canadien (Pierre Bouchard, Réjean Houle et Bernard Geoffrion), accompagnés de Clémence Desrochers et du regretté Claude Mouton, pour mettre de l'ambiance.La Personnalité de l'année, Gratien Céiinas.M A A fl \u2022 En cette année où H ^^ ¦ \u2022 c'est le fondateur de l'Arche, Jean Vanier, qui est choisi Personnalité de La Presse, la qualité du spectacle est assurée par Ginette Reno.Un spectateur attentif, Jean Béliveau.Tout a commencé le 5 octbn 84.«Moi, je suis celui qui livre le journal aux portes, comme g le pain quotidien», chantée tune Francis Lalumiére à l'ouverture du «Gala les 100 ans de La Presse».Une tradition fenat de naître, qui s'est perpétuée à travers les «Galas Excellence-.Ceux-ci n'ont cessé, c{oul, de couronner chaque automne une Personnalité de l'année.1 989* Un spectateur attentif, le cardinal Paul-Émile Léger.^^^ \u2022 Un hommage particulier est rendu au Gouverneur général du Canada, Mme Jeanne Sauvé, pendant que Mme Phyllls Lambert est choisie Personnalité de l'année.QOO.Dominique La jeunesse, coanlmai^e du Gala, présente au public LE ^ mm \u2022 \u2022 monument \u2022 du théâtre québéc***.Jaan Duceppe, à qui on avait décidé de rendre un hommage tout * fait spécial.Le tttrc * Personnalité de l'année est décerne * Guy Lallberté, président et directeur-général duChQue du SoMI.4SI\tAlors que l'astronaute Roberta Bondar est désignée Pars ¦\tté de I année, Felipe Alou, le nouveau gérant des Expos, i rattention de tous.Que nous réserve-t-ll pour 1993.se demande-t-on alors?LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993\tBB11 \u2022 Le Gala Excellence^} \u2022 BB12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 DES GENS OU I LE FONT.Des gens qui créent : Pauline Harvey, Édouard Lock, Isabelle Doré, Anne Hébert; des gens qui excellent : Nicolas Gill, Myriam Bédard, Josée Chouinard, Bruny Surin, David Jobin, Francine Bois, Roger Lépine; des gens qui mènent : Jacques Demers, Pierre Bibeau, Marcel Bujold, Gérard Marcoux, Francine Lelièvre, Michel Petit; des gens qui nous touchent : Bernard Derome, Richard Séguin, Jean Béliveau, Jean Bissonnette, Rose Ouellette, des gens qui s'illustrent : Paule Baillargeon, Phyllis Lambert, Maryse Gadoury, Andrew MacMartin, Claude Chartrand, Céline Dion, Giuseppe Di Stefano, Michel Chrétien; des gens qui se dévouent : Jacques Mongeau, Jean-Claude Icart, Michel Robichaud, Pierre- Horace Boivin, Guy Landry, Marcel Trahan; des gens qui se surpassent : Brigitte Lastrade, George Brian Weber, Pierre Deslongchamps, André Roch Lecours, Louise Leboeuf, Réginald Nadeau, Amélie Tremblay, Madeleine Parent, Guy Morin, Maxwell Yalden, Charles Sirois; des gens qui se passionnent : Claude Brochu, Max Serveau; des gens qui font éclater les barrières : Louise Bélanger, Marcel Béliveau, Monique F.teroux.Des gens qui commencent, des gens qui jî- n'arrêtent pas.Le Gala Excellence 1993 de La Presse : un hommage à ceux et celles qui font ce que nous sommes.ALCAN Il suffit de regarder Anne Hébert pour comprendre la beauté de la vie et de cette jeunesse, qu'elle porte depuis 76 ans.La Presse a fait plusieurs heureux en la nommant Personnalité de la semaine, en décembre dernier, au moment où elle recevait pour la troisième fois de sa carrière littéraire, le prix du Gouverneur général.Cette fois-ci, c'est son roman L'enfant chargé de songes, publié aux éditions du Seuil, qu'on cou-ronnait.Notre confrère disait qu'«Anne Hébert devra se résigner à lire ou à entendre dire qu'il s'agit d'un chef-d'oeuvre ».Rien de moins.Et dire qu'on avait refusé de publier Le Torrent, en 1945, et que Le Tombeau des rois avait également été boudé par les éditeurs.Mais sa passion et son immense talent ont eu raison de tous les obstacles.Pauline Harvey a certainement été inspirée par Anne Hébert, alors qu'elle noircissait des cahiers en cherchant l'image, toujours la bonne.Elle y a mis tant de temps et d'énergies que le travail a porté ses fruits.Elle a reçu le prix Québec-Paris pour son roman Un Homme est une valse.Elle a été nommée Personnalité de la semaine, en mare dernier, pour souligner sa passion de vivre, de voyager et surtout d'écrire avec autant d'authenticité, de force et de vie.Native d'Alma, Pauline Harvey a trouvé un style d'écriture, un chemin dans l'imaginaire, qui suscite les commentaires les plus élogieux.Isabelle Doré a réussi un exploit qui aurait mérité une plus grande attention.Heureusement que La Presse a souligné, en la nommant Personnalité, le premier prix du concours international de pièces en un acte, Val'en scène, qu'elle a remporté à Valenciennes avec sa pièce César et Drana.Honneur mérité, puisque pas moins de 166 manuscrits ont été présentés à ce concours, qui s'adressait à tous les auteurs de la francophonie.Fille de la grande comédienne Charlotte Boisjoly, elle songe tout naturellement à l'interprétation théâtrale.Elle se voyait actrice, mais découvre qu'elle n'a pas le talent.Toutefois, le théâtre la passionne et c'est l'écriture qui l'emporte.Portes du cinéma Des portes s'ouvrent devant Paule Baillargeon: ce sont les portes du cinéma.Elle a été notre Personnalité de la semaine, récemment, après avoir remporté le Prix du meilleur film canadien, tout en permettant à Denis Mercier de remporter un prix d'interprétation masculine pour Le Sexe des étoiles, au Festival des films du monde.Excellente comédienne, elle participe à la fondation du Grand Cirque Ordinaire, une troupe de théâtre qui prévilé-giait la création collective, dans les années 70.Alors qu'on l'imaginait au début d'une longue carrière théâtrale, elle rêve de cinéma et tourne dans plusieurs films, dont Réjanne Padovani et Le temps de l'avant, avec Anne-Claire Poirier.Elle réalise un premier court métrage Anastasie oh ma chérie, puis un autre et un autre avant de s'imposer avec Sonia, en 1986, qui lui vaudra pas moins de huit prix.Et ce n'est, à 47 ans que le début d'une longue carrière.au cinéma.Le créateurs ne sont pas seulement ceux qui se produisent mais ceux qui produisent le travail des autres, les mettent en évidence.Le metteur en scène par exemple, s'efface pendant le spectacle et c'est la même chose pour Franci-ne Bois, qui organise chaque année le Salon de Livre.La Presse a souligné son apport à la culture québécoise en la nommant Personnalité de la semaine, en novembre dernier, alors que le Salon du Livre obtenait un grand succès.Dotée d'un budget fort modeste, compte tenu de l'envergure de l'événement, Francine Bois occupe le poste de directrice générale à temps complet: «)e suis constamment préoccupée par l'événement», dit-elle sans se plaindre, loin de là.C'est une passionnée qui déteste la routine et qui invente sans cesse.Elle a établi des contacts solides avec des éditeurs étrangers, voyage beaucoup, et donne beaucoup de temps à l'Association québécoise des Salons du livre.Phyllis Lambert a eu souvent rendez-vous avec l'excellence.Et encore une fois, La Presse a souligné un autre geste de reconnaissance de la part de ses concitoyens, lorsqu'elle a reçu le Prix Les-carbot, en août dernier, pour sa contribution exceptionnelle à l'enrichissement du patrimoine canadien.Cette femme exceptionnelle, cette architecte de la vie, a su animer les pierres et donner une âme à la ville.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993\tBB13 \u2022 Le Gala Excellence^) > \u2022 Culture: tant mieux dépassement est notre iot! JSAN BEAUNOYEIK spectacles Phyllis Lambert Pour Paule Baillargeon, * 47 ans, ce n'est que le début d'une longue carrière.au cinéma.Prestigieux Grammy Céline Dion était notre Personnalité de la semaine, en février dernier, alors qu'elle venait de remporter un prestigieux Grammy américain pour son interprétation de la chanson Beauty and the Beast, en duo avec Peabo Bryson.À peine âgée de 25 ans, Céline Dion a déjà franchi les étapes de la gloire, vécu le rêve américain à une vitesse fulgurante.La compétition est forte en Amérique et la jungle du showbizz est vora-ce.Et pourtant, la jeune interprète n'a rien perdu de sa fraîcheur, de son attachement pour sa famille et son pays.Ambitieuse, certes, mais remarquablement équilibrée, saine et perfectionniste dans ce métier qu'elle adore.Et pas de place pour les complexes: «Les artistes québécois et canadiens ne doivent pas hésiter à tenter leur chance ailleurs», disait-elle.Si Céline Dion représente la relève, l'espoir, la jeunesse et l'ambition, Rose Ouellette, elle, c'est la sagesse et la satisfaction d'avoir tout donné à son cher public.La Presse a reconnu la générosité de cette grande comédienne, lors de ses 90 ans, en la nommant Personnalité de la semaine, en août dernier.Pas moins de 75 ans de vie publique avec des rires, des gags et la belle complicité d'Olivier Guimond, père, qui lui a donné ce fameux surnom de La Poune.En décembre 1992, La Presse soulignait l'image et la voix la plus familière des Québécois, celle de Bernard Dero-me, animateur du Téléjournalf depuis 1970.11 était nommé Personnalité de la semaine, au moment où l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision reconnaissait la valeur de son travail et de son engagement.Fils d'un homme de la radio, petit-fils d'un journaliste, Bernard Derome s'intéresse très tôt aux médias et, à 20 ans, il obtient déjà son premier emploi à CJBR, à Rimouski.Son calme, sa prestance, son intelligence vive en font un homme de télévision complet et on s'en remet à lui pour les grands débats et les émissions spéciales.C'est l'homme du quotidien, qui rêve d'avoir 15 jours pour préparer un sujet précis, mais qui, réflexion faite, dira: «je fais du quotidien» Et il le fait si bien, mieux que personne.Mémorables émissions Il suffit de regarder Anne Hébert pour comprendre la beauté de la vie et de cette jeunesse, qu'elle porte depuis 76 ans.Bernard Derome Jean Bissonnette déjà franchi les étapes de la gloire.On a rendu récemment un hommage fort mérité, dans le cadre des Prix Gémeaux, à Jean Bissonnette.Après trente ans de carrière, après avoir réalisé de mémorables émissions à Radio-Canada, après avoir dirigé, guidé, soutenu autant d'artistes, Jean Bissonnette méritait bien de passer finalement sous les réflecteurs et de recevoir, pour une fois, un peu de l'amour qu'il a donné aux artistes et au grand public.11 a reçu le Grand Prix de l'Académie.On lui doit une bonne dizaine de Bye Bye, Moi et l'autre, Le p'tit café, Appel-lez-moi Lise, Les lundis des Ha!ha! et de nombreux spectacles, dont ceux de Dubois, Leclerc, Ferland.je pense qu'il faudrait tous les nommer.Devenu producteur indépendant, conseiller, cet homme qui connaît la scène mieux que personne, n'a pas abandonné sa passion.Par ailleurs, au moment où le Festival internationnal de jazz de Montréal battait tous ses records d'assistance, La Presse a reconnu les mérites de David Jobin, qui travaille dans l'ombre de ce festival depuis dix ans.En le nommant Personnalité de la semaine, on a sorti de l'ombre, ou plus précisément des coulisses, un animateur hors pair, un organisateur dévoué, qui a souvent réussi des missions impossibles.Guy Landry a été l'un des principaux artisans, s'il n'a pas été le créateur offi- : ciel, du Festival mondial de folklore de Drummondville.L'événement a pris : une ampleur que nul n'aurait imaginée, : en 1982, lors de sa première édition.Pas moins de 600 000 spectateurs ont participé à cette grande fête, l'été dernier, et le bébé ne cesse de grandir.La danse folklorique ou la danse : moderne, c'est toujours l'expression du corps, un langage particulier.Edouard Lock l'a compris et La Presse soulignait son travail, lors du Festival internatio- i nal de la nouvelle danse, alors qu'il recevait le Prix du public.Edouard Lock, directeur et chorégra- \u2022 phe de la compagnie La La La Human j Steps a inventé un nouveau mode de communication par la danse.Ce n'est pas traditionnel, pas de la danse moderne, c'est ailleurs, au-delà et aujourd'hui.Plusieurs pays du monde reconnaissent sa vision artistique: «Il n'y avait pas de tradition de danse au Québec.On a donc développé une originalité et nous sommes maintenant le seul exportateur de danse au pays», disait-il.Richard Séguin a, lui aussi, inventé un art, une communication très spéciale avec ses nombreux admirateurs.Ce n'est pas un chanteur rock, ni un chanteur folk, c'est Richard Séguin, fidèle à lui-même, qui a remporté trois Félix au gala de l'ADISQ, l'an dernier.À 40 ans, il a atteint une belle maturité et son disque Aux portes du matin a été l'un des grands succès de sa carrière.Max Serveau ne chante pas, ne joue pas, mais il a provoqué bien des rires, au Festival Juste pour rire, sans monter sur scène.11 est l'un des organisateurs de ce festival de l'humour et son travail est essentiel au succès de l'entreprise.Si l'identité culturelle du Québec est de plus en plus manifeste chez tious et à travers le monde, nous le de^ vons à des créateurs de chez nous, qui ont compris que la survie passe par l'ex-Cellence.Certains diront que nous y sommes condamnés.Tant mieux si le dépassement est notre lot, puisque c'est là que l'homme y trouve le bonheur.Et pos artistes, nos créateurs ont d'abord et avant tout le génie du bonheur ou, du moins, celui de l'optimisme sain et solide.i I 1 i I BB14 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 une année très bien remplie Josée Choulnard, de Laval, a gagné, cette année, le titre national Ceinture noire.3léme dan, Nicolas Clll a été médaillé de bronze, à Myriam Bédard est devenue, en février dernier, la première mé-de patinage artistique pour la deuxième fois de sa carrière.\tBarcelone, et il est vice-champion mondial de sa catégorie.\tdaillée d'or canadienne aux championnats du monde de blathlon.ne, l'an dernier.Surin a pris la quatrième place dans la finale du 100 mètres.Tous les espoirs sont désormais permis.Surin est un modèle pour tous les jeunes au pays et, en particulier, pour les jeunes Québécois d'origine haïtienne.Jacques Demers À sa première saison derrière le banc du Canadien, l'an dernier, l'entraineur lacques Demers a mené son équipe à la conquête de la Coupe Stanley.Demers avait connu de modestes débuts comme camionneur.Mais les circonstances ont voulu qu'il développe très tôt ses qualités de meneur, en s'occupant de ses frères et soeurs.Au hockey, il a tout d'abord dirigé une équipe de calibre junior «B», à Châteauguay.Chez les professionnels, Demers a commencé derrière le banc des Stingers de Cincinnati, dans la Ligue américaine.Avec les Blues de St.Louis, puis avec les Red Wings de Détroit, Demers a fait montre de tout son talent en redonnant de la crédibilité et de la puissance à ces deux formations.Quand Demers a pris la direction du Canadien, le Tricolore avait subi l'élimination en quatre matchs d'affilée, quelques mois auparavant, face aux Bruins de Boston.De tous les éléments mis à sa disposition, Demers a su faire un tout.L'équipe, avec une seule vedette, son gardien Patrick Roy, a écarté les quatre formations qui se dressaient entre elle et la Coupe Stanley.D'autres personnalités Myriam Bédard est devenue, en février dernier, la première médaillée d'or canadienne aux championnats du monde de biathlon.Deux jours plus tôt, AMDRÉ TRUDELLE elle avait enlevé la médaille d'argent du 15 km.Cette jeune femme a largement contribué à faire connaître au Québec cette discipline du biathlon, si peu connue avant elle.N'a-t-eile pas été championne junior, en 1987?Deuxième, en Coupe du monde, en 1990?Médaillée de bronze, aux Jeux d'Albertville?Le biathlon est une discipline, qui combine le ski de fond au tir à la carabine.Si Myriam Bédard y excelle, Andrew MacMartin, lui, est un champion de triathlon, qui réunit en une même épreuve la natation, le vélo et la course à pied.Dans la vingtaine, MacMartin a remporté le championnat de la Coupe du monde de triathlon, en novembre dernier, au Mexique.Perfectionniste, le jeune homme consacre plus de 40 heures par semaine à son entraînement.Andrew, élevé à Westmount, attribue à ses parents l'encadrement et le soutien qui lui ont permis de développer la grande confiance qu'il compte en ses propres moyens.Marcel Bujold a fait un immense succès de la 29e finale des Jeux du Québec, à Gaspé, en août dernier.« 11 a eu le mérite d'avoir su convaincre, rassembler et animer», a écrit Anne Richer, dans La Presse.Gaspésien lui-même, Marcel Bujold a travaillé pendant 16 mois pour que rien ne cloche, lors du grand rassemblement qui a amené à Gaspé et dans une dizaine de municipalités environnantes 12000 personnes, dont 4000 athlètes, en dix jours.Modeste, M.Bujold a attribué à «son équipe» le succès des Jeux.(osée Chouinard, de Laval, a gagné le titre national de patinage artistique pour la deuxième fois de sa carrière, en février dernier, à Hamilton.La jeune femme de 24 ans, qui se prépare pour les leux de Lillehammer, a mis 18 ans À sa première saison derrière le banc du Canadien, l'entraîneur Jacques Demers a mené son équipe à la conquête de la Coupe Stanley.Bruny Surin est devenu l'homme le plus rapide au monde, l'hiver dernier, en remportant le titre mondial, en salle, à Toronto.de travail et d'acharnement à devenir la meilleure patineuse au pays.À la mort de son père André, il y a 13 ans, sa mère Raymonde a multiplié les efforts pour que sa fille poursuive son apprentissage de future championne.Pour se détendre, Josée Chouinard aime écouter de la musique ou s'adonner à la lecture.Étudiante en sciences humaines, elle privilégie les oeuvres de psychologie et les romans policiers.Médaillé de bronze, à Barcelone, vice-champion mondial de sa catégorie à Hamilton, au début du présent mois, Nicolas Gill n'a que 21 ans.11 a reçu, il y a quelques mois, le trophée Viscount Alexander, remis chaque année à l'athlète de 20 ans et moins, au Canada, reconnu pour son excellence, tous sports confondus.11 est ceinture noire, 3ième dan.Il a commencé au judo à l'âge de 6 ans.11 est devenu graduellement, à l'intérieur de sa catégorie, le meilleur dans sa ville, le meilleur dans sa province, le meilleur dans son pays et l'un des meilleurs au monde (médaillé d'argent aux récents championnats du monde, à Hamilton).Son père est professeur à l'École polytechnique et sa mère diététiste.Ses parents l'ont laissé libre de choisir la discipline dans laquelle il comptait s'illustrer.Le judo a développé chez lui le goût des voyages.Brigitte Lastrade est aussi championne de judo.Elle est née à Cartiervil-le, où elle vit encore avec ses parents.Elle aime le judo «parce que c'est un sport où on ne cesse d'apprendre», dit-elle.Elle a été nommée Personnalité de la semaine, juste avant le dernier Noël.À ce moment-là, elle venait de devenir la première Québécoise à remporter une médaille de bronze au prestigieux tournoi de Fukuoka, au Japon.La jeune femme, dans la vingtaine, a entrepris un DEC en technique de diététique, au cégep de Maisonneuve.Mais, pour elle, le judo passe avant tout.Tous ces athlètes et dirigeants ont permis au Québec et au Canada de s'affirmer sur la scène nationale et mondiale, au cours des 12 derniers mois.Les exploits sportifs ont été nombreux, au cours des 12 derniers mois.Et, pendant cette période, athlètes et dirigeants dans le domaine des sports, au Québec, ont obtenu beaucoup de succès.Qu'on pense, par exemple, à la conquête de la Coupe Stanley par le Canadien, piloté par Jacques Demers, ou à la victoire de Bruny Surin sur 60 mètres aux championnats mondiaux en salle.Qu'on pense aux coups d'éclat des Myriam Bédard, en biathlon, d'Andrew MacMartin, au triathlon, de Josée Chouinard, en patinage artistique, de Nicolas Gill et de Brigitte Lastrade, au judo.Ou même à la réussite de l'administrateur Marcel Bujold, qui a fait un succès des 29ièmes Jeux du Québec, à Gaspé.Revoyons un peu ce qu'ont accompli chacun d'entre eux pour obtenir de La Presse, la mention de Personnalité de la semaine, au cours de la dernière année.Bruny Surin est devenu l'homme le plus rapide au monde, l'hiver dernier.11 a remporté le titre mondial, en salle, à Toronto.Cet athlète est né à Cap-Haïtien, le 12 juillet 1967.Son père Firmin est venu s'installer au Québec, en 1974.Bruny a longtemps préféré le basketball à l'athlétisme.D'abord intéressé au saut, il tourne les yeux vers le sprint, en 1987, après avoir raté ses trois essais au saut en longueur aux Championnats du monde, à Rome.Un entraînement intensif, à la limite de la douleur et de l'épuisement, lui a permis d'atteindre la forme, qui est désormais îa sienne.Aux Jeux de Barcelo- \t\u2022\t* \u2022\u2022 * \u2022\t\t1 \u2022 \u2022 * \" \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022 v \u2022 * * » , \u2022\t4 \u2022 m\t\u2022 \u2022 ' * \u2022 \u2022 .; \u2022 - l \u2022 \" 1 / .\t\t ?-:\t\t\t\t Gluseppe Dl Stefano est intarissable sur le terrain des mots de notre Deslongchamps chimie organique aux locutions françaises CAROLE THIBODEAU es sept Personnalités de la semaine en nomination, cette année, dans le domaine des sciences pures ei des sciences humaines, Pierre Deslong-champs est peut-être celui qui allie la personnalité la plus chatoyante au domaine le plus aride, la chimie.Ce chimiste organicien, professeur et chercheur à l'Université de Sherbrooke, a obtenu en janvier dernier la Médaille d'or en sciences et en génie du Canada, la plus haute récompense accordée à un chimiste.M.Deslongchamps a contribué, au milieu des années 60, à la synthèse de la vitamine B 12.Depuis lors, il n'a cessé d'enrichir la compréhension des états de transition de réactions chimiques importantes.Prix scientifique du Québec, membre de la Société royale du Canada, détenteur de plusieurs fcllows, de nombreux doctorats honoris causa, dont le plus prestigieux de tous, celui de l'Université Pierre et Marie Curie, de Paris, officier de l'Ordre du Canada, il ne manque pas de récompenses et de décorations à son curriculum.«Mais je sais sortir de mes éprouvet-tes de temps en temps, confie-t-il.L'esprit scientifique n'est pas incompatible avec l'esprit sportif.» Outre la pêche au saumon, la bicyclette, Chopin, Brahms, Mozart ou Beethoven, Pierre Deslongchamps lit beaucoup, notamment des livres qui «aident à comprendre l'humain, son esprit, pourquoi i! vit et d'où lui vient son inspiration».Il est père de deux enfants, lesquels ont choisi, en toute liberté, les professions de chimiste et d'ingénieur chimiste.La deuxième personnalité scientifique ne cède en rien en passion à la première.Neurologue de formation, le docteur André Koch Lecours a reçu l'un des trois prix commémoratifs Izaak-Walton Killam, du Conseil des Arts du Canada, en mars dernier, dans la catégorie sciences de la santé.Le fil conducteur de ses recherches: le cerveau.Mais surtout, la représentation cérébrale du langage et ses perturbations è la suite de lésions.Directeur du Centre de recherche du Centre hospitalier Côte-des-Neiges, il conjugue avec bonheur neurologie, linguistique et psychologie.Animé d'une formidable énergie, il travaille en yenne 60 heures par semaine.Mais i gardé précieusement le plaisir des lires \u2014 Baudelaire, Rimbaud, Apolli-ire et.Edgar Allan Poe.Il a deux fil-ltfs, l'une comédienne et l'autre psychologue.11 aime retrouver chez les jeunes la même passion qui l'a nourri au début.Un autre monstre sacré de la recherche clinique, le docteur Michel Chrétien, directeur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, a été nommé Personnalité de la semaine, en janvier dernier, pour avoir reçu un doctorat honoris causa de l'Université René-Descartes, de Paris, affiliée à la Sorbonne.La contribution scientifique du docteur Chrétien se rapporte aux protéines du cerveau, notamment les fameuses endorphines, ces analgésiques naturels.Sous l'impulsion du docteur Chrétien, l'Institut s'est mis à travailler activement dans le domaine des dro- LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1993\tBB15 Maryse Gadoury wfences humaines, sciences pures technologie goût de la mer, de la nature et des grands espaces.S'il avait plus de temps, il lirait davantage, dans l'une des six langues qu'il maîtrise et, surtout, il peindrait, un talent hérité de son père.La personnalité suivante est une femme, la seule de cette «brochette scientifique 1993», Mme Maryse Gadoury, jeune ingénieure en électricité, tout juste à la mi-vingtaine.Mme Gadoury était également la seule femme, en avril dernier, à graduer dans ce secteur, à l'École de technologie supérieure.Elle a eu le coup de foudre pour les plaquettes électriques grâce à son grand frère, qui étudiait les techniques électroniques.«J'ai toujours trouvé ça beau», affirme-t-elle.Au collège, elle reçoit le premier prix d'une exposition provinciale pour la conception d'un système d'alarme à fibres optiques, puis, en 1989, une bourse d'études du Canada.Adolescents, elle et son frère, orphelins de père, taquinent leur mère avec une complicité de larrons en foire: ils installent des sonneries aux interrupteurs et des stroboscopes aux lumières, juste pour lui faire peur! Mme Gadoury se destine à la {gestion de projets, peut-être dans le milieu des télécommunications, un belle voie d'avenir.Elle confie que si certains collègues ont parfois fait preuve de sexisme à son égard, «les gars» lui ont aussi apporté beaucoup de support moral, particulièrement son frère Faustin et ses amis.Un champion des chiffres maintenant, le comptable Claude Chartrand a reçu la médaille d'or de l'Association des comptables généraux licenciés du Canada, il y a à peine un an, pour la meilleure moyenne aux examens de comptabilité, fiscalité et vérification de l'Association.Il a ainsi pris la tête d'un peloton de 600 aspirants-comptables.À peine la moitié d'entre eux obtiennent du premier coup la note de passage.M.Chartrand fait partie de cette nouvelle génération de comptables plus près des scientifiques que des «addi- : tionneurs» de colonnes, notamment grâce à l'usage raffiné qu'ils font de ; l'informatique.Vérificateur interne à ; la Société des Alcools du Québec, il ne cherche pas à se lancer â son compte.: L'enseignement seul pourrait l'amener ; à cheminer autrement, plus tard.Puits d'érudition Concluons du côté des sciences hu- ; maines.M.Giuseppe Di Stefano, professeur au département de français de l'Université McGill et spécialiste de l'époque médiévale française, est cet homme qui a réuni les 14 000 locutions du Dictionnaire des locutions en moyen français, un événement mar- i quant dans le petit monde de la linguis- j tique.Il a reçu pour cela, l'automne { dernier, le prix Chavée, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de l'Institut de France.Véritable puits d'érudition, M.Di Stefano est intarissable sur le terrain des mots de notre langue et de ses ex- j pressions quotidiennes, dont l'origine j remonte à la nuit des temps.Né â Enna, : en Sicile, il quitte son île pour l'univer- \u2022 sité de Turin, aux frontières de la Fran- ; ce, puis pour la Sorbonne, où il se découvre une passion pour la langue française.En 1969, il choisit le Nouveau-Monde en réponse à l'invitation de l'Université McGill, mais aussi parce que sa femme est d'origine canadienne anglaise.Entre l'italien et l'anglais, le couple a choisi le français com me langue quotidienne familiale.Le Gala Excellence gues «analogues» aux endorphines, dans l'espoir de mieux maîtriser éventuellement la douleur.En prime, il pourrait en découler une meilleure compréhension de la mémoire et même, éventuellement, un contrôle de l'épilepsie.Depuis quelques années, le docteur Michel Chrétien s'est, de plus, intéressé de près à la question du sida.Étonnante machine Toujours dans le domaine de la santé, le docteur Réginald Nadeau s'est consacré au coeur, cette étonnante machine pour laquelle il a eu le coup de foudre, il y a quarante ans.Il a reçu en novembre dernier le prix Michel-Sarra- zin du Club de recherches cliniques du Québec, pour son apport important à l'évolution de la cardiologie, notamment dans les domaines de l'électro-physiologie cardiaque et de l'étude du système nerveux autonome.Coordonnateur du Centre de recherches de l'Hôpital du Sacré-Coeur, de Montréaj, le docteur Nadeau, naturellement animateur et pédagogue, privilégie le travail d'équipe.Plus que de faire une grande découverte, son espoir et son plaisir résident dans les réalisations pratiques découlant de ses nombreux travaux.Né à Saint-Léonard, au Nouveau-Brunswick, il a gardé de son enfance le André Roch Lecours BB16 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 23 OCTOBRE 1993 Notre philosophie se résume en quelques mots 1 ! «Bonjour; est-ce que je peux vous aider ?» Qu'il s'agisse de vous proposer des produits et services pour vous simplifier la vie, ou vous suggérer pour vos interurbains des plans d'économie, nos préposés au Service à la clientèle et ceux des magasins TéléboutiqueMC Bell sont tous animés par la même ambition: vous accorder toute l'attention dont vous avez besoin.a des gens de parole MC I "]
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