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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-11-07, Collections de BAnQ.

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[" MW BHuRw3 Aujourd'hui: ensoleillé et froid.Minimum - 6* Maximum -1 Dcrrwér ennuaQement.Abitibi-Tômiscamiogue : 55 cents îles de La Madeleine : 1 00 52 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est).65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1993 110* ANNÉE N° 19 Claude La personnalité de la semaine création « troisième montré favorable à certaines des propositions qui pourraient avantageusement être adoptées par les partis existants.Il a cité en exemple l'élection au suffrage universel du premier ministre et l'assou-\u2014\u2014plissement de la ligne de parti, si contrai-I gnante à Pen-droit des dépu- II ne serait pas opportun de créer un troisième parti politique au Québec, puisque le débat entre les souverainistes et les fédéralistes est très clair, estime Claude Béland, président du Mouvement Desjardins.«Nous n'avons pas les moyens d'avoir des partis de souverainistes durs ou moins durs et de fédéralistes ou de confédéralistes, ce serait diluer le vote», a affirmé M.Béland au cours de l'émission Droit de parole de Radio-Québec.Selon lui, l'histoire du Québec a souvent été marquée par de telles divisions, survenant à des moments ou il aurait été préférable de faire l'unité des forces politiques.Après avoir participé à certains des travaux du groupe Réflexion-Québec lancé par Jean Allaire et Mario Dumont, M.Béland s'en est éloigné lorsque certains ont avancé l'idée de fonder un troisième parti.Invité à commenter le rapport publié par ce groupe cette semaine, M.Béland s'est néanmoins CISÈLE BESNER BLOC QUÉBÉCOIS Le dépouillement Judiciaire dans le comté de Bourassa donne au Bloc québécois la certitude de former l'opposition officielle à Ottawa.Les bradeurs de tabac d'Oka continuent de se moquer de la police Sommaire Au marché d'alimentation Métro, même réaction ; la propriétaire a fait savoir au représentant de La Presse, par une de ses employées qui l'a jointe au téléphone à notre demande, qu'elle préférait ne pas parler aux médias par crainte de représailles.L'employée du marché d'alimentation a pour sa part précisé timidement qu'elle commandait autant de cigarettes qu'auparavant et que «ça se vendait bien ».» Annonces classées ; immobilier marchandlstf.Les commerçants d'Oka sont pour le moins intimidés, sinon terrifiés par les Mohawks qui se livrent à la contrebande du tabac à Kanesatake et qui leur volent une bonne part du marché de la vente des cigarettes.«On ne peut rivaliser avec le prix de 20 $ la cartouche que demandent les autochtones; le paquet se vend régulièrement 5,90 $ et la cartouche, environ 43$», a déclaré une jeune employée d'un dépanneur d'Oka qui a demandé à garder l'anonymat.Depuis que les «discount stores» mohawks ont vu le jour à Oka, les propriétaires de dépanneurs et d'épiceries sont victimes d'une guerre déloyale, tout comme c'est le cas à Kahnawake.Pire encore, certains propriétaires de commerces refusent carrément d'en parler avec les journalistes, par crainte de représailles de la part des Mohawks.«Il se passe tellement de choses ici à Oka qu'il vaut mieux ne pas faire parler de soi», a confié la jeune employée.¦wrtM mUlriiii\t- propositions o itturti Additions croisées.Arts et spectacles dessinées observateur?Dehors les journalistes Hier à Kanesatake, les journalistes n'étaient pas les bienvenus et les autochtones ont cavalièrement refusé de répondre à nos questions, en précisant que nous n'avions pas été «invités».Les premiers Mohawks rencontrés à la sortie ouest du village, à l'intersection de la route 344 et d'une petite rue sans nom, nous ont d'abord accueillis le sourire aux lèvres, croyant que nous étions des clients.Une petite roulotte de couleur $}ûtJieton.Horoscope.U bridge.Le monde.L)VT9S \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Loteries.Mot mystère Siwté.Cette saisissante photo, prise à 17 h hier soir, donne l'impression qu'un homme volant fait le saut de l'ange au-dessus du boulevard Saint-Laurent.Il s'agit en réalité d'un panneau-réclame apposé sur la façade d'un immeuble, rue Maisonneuve, et vantant les jeans Levi's.La photo a été prise à partir de la rue Notre-Dame à l'aide d'un appareil Nikon F4, avec objectif de 400 mm et exposition de 2 secondes à FS.6\tphoto b\u20ac*naro wault.u Ceux qui donnent du temps donnent aussi de l'argent qui s'ignorent Des dangers 23,8 p.cent des cas, comparativement à 18,2 p.cent chez les seconds.Et à l'autre bout de l'échelle, on constate que 58,5 p.cent des non-donateurs, contre 42 p.cent des donateurs, ne s'adonnent jamais au bénévolat.et homme n'est plus en mesure de conduire, il est devenu un danger public et ne s'en rend même pas compte.Qui doit le faire savoir aux autorités?Qui doit prendre cette responsabilité?» En faisant part à ses pairs de cette affaire qui la chicotait, en sollicitant leur avis, cette coor-donnatrice de centre de jour recevant des personnes âgées en perte d'autonomie avait l'impression de vivre une situation un peu exceptionnelle.Mais tour à tour, chacun des responsables de centres de jour du Montréal métropolitain s'est mis à renchérir.À chaque endroit, il y avait au moins un cas.Et alors, autour de la table, on s'est posé une question: et si c'était beaucoup plus courant qu'on ne pense?On a même jugé le problème suffisamment important pour charger quelques personnes de contacter La Presse.Certaines des situations impliquant des personnes vivant des problèmes cognitifs étaient à peine croyables: \u2014 Un jour, explique Marie-An-drée Poirier, du Centre de jour Pierre-Joseph Triest, une dame est arrivée en me disant que son père s'était arrêté net sur une autoroute.Même si la chaussée présentait son aspect habituel, il était persuadé qu'il y avait du verre juste devant.Entouré d'automobiles le dépassant à grande vitesse, il est descendu de sa voiture, est allé vérifier, puis a repris tout bonnement le volant pour poursuivre sa route.Pas si étonnant dans le fond! Depuis quelque temps déjà, il confondait les gens et prenait même sa fille pour sa femme.Quelques semaines plus tard, cette même dame se présente, le sourire aux lèvres, avec une Le sondage révèle que la très grande majorité des Québécois (95,9 p.cent) considèrent le bénévolat comme une forme de don, seulement une infime proportion (3,1 p.cent) éunt de l'avis contraire.Les donateurs et les non-donateurs partagent à ce sujet sensiblement la même opinion.Au Québec, les femmes sont plus nombreuses (57,2 p.cent) VOIR TEMPS EN A 2 AIRPASS 20 AIRPASS 6 'M 8 VOLS SEMAINE I POUR / Fort LtudenUe \\ elOrlando J ¦-\u2014 niwvr y* Formez un groupe et obtenez à l'acte* de 40 coupons de vol aller ou retour simple ftfcK BILLETS «m ALLER OU ¦ RETOUR Prenez un abonnement de saison et obtenez 12 coupons de vol aller ou retour ample Achetez 1 MU au prix régubw et obtenez le deunème au pnx de Taxes et services IQSèbiS\u2014 au moment du voyages U» vois sont gjtt» à l'approbation gouvernam\u2014Uh.Parmls du Qaéfcac vous devez marvar et payer avant la 26 aov.1 » Prix las plu» bas » sM|ats » certaine» restrictions.Pour obtenir cas A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1995 vf vl > » L'affaire Cregory, huit ans plus tard : dernier acte LOUIS B.ROBITAIL1I collaboration spéciale a France est beaucoup plus petite et \u2014 en apparence \u2014 beaucoup plus unifiée, ordonnée et civilisée que les États-Unis.Chez l'Oncle Sara, certaines régions relèvent de la forêt vierge, avec des bandes plus dangereuses que les jivaros, et certains quartiers urbains valent bien le tiers monde.Ce sont des bouts de pré-civilisation.Rien de tel en France, où l'agriculture, l'industrie, les guerres, lliistoire, l'éducation nationale ont labouré et façonné chaque parcelle du territoire.Ce qui fait que, pour un étranger, les 38 raillions de Français présentent un aspect extérieur passablement uniforme.Dès qu'on gratte, c'est autre chose.Malgré la vie moderne, les HLM et même la télévision, les vieux particularismes locaux sont toujours là, sous-h-cents.Car pendant des dizaines ou des centaines d'années, personne n'a guère bougé, les gens vivent au même endroit que leurs racines.Le Nord déteste le Sud et inversement \u2014 mais tous (toux s'entendent pour vomir Paris.Nice ne pense rien de bon de Marseille, qui u'_ aucune sympathie pour Toulon.La Bretagne n'a rien à voir avec la Bourgogne, ni la Vendée avec le Massif central.On trouve même des identités et des haines séculaires entre villages voisins de 400 habitants.Cela explique en partie le foisonnement et la vogue des faits divers dans le pays.Sous l'apparente uniformité, il y a une multitude de Frances différentes, que le reste du pays découvre soudain dans leur étrcngeté à l'occasion de ces petits événements aussi locaux que sanglants.Si on ajoute à cela le fait que la justice française \u2014 moins mauvaise en moyenne que ne le disent les anglo-saxons \u2014 favorise par son absence de règles le développement de la dramatisation, une «affaire» criminelle un peu particulière peut tourner au psychodrame national et tenir le pays en haleine pendant des semaines et des mois.Ainsi l'affaire du «petit Gregory», vieille de huit ans, est considérée comme «le» fait divers des 20 dernières années.Le procès de Jean-Marie Villemin, père de Gregory, qui a commencé cette cembre, constitue probablement l'épilogue final de cet incroyable drame ju-ridicomédiatique.Selon l'un des plus fameux chroniqueurs judiciaires français, Frédéric Pottecher (fabuleux conteur devant l'Eternel), l'affaire Cregory était justement le produit d'une de ces histoires locales presque incompréhensibles pour «l'étranger».C'était «l'un de ces drames obscurs, fruit des haines recuites et secrètes qu'on trouve dans ces villages de montagne très rudes des Vosges».Cela se passe dans le petit ville triste de Lépanges, au milieu des HLM et des petits pavillons ouvriers (et dans le froid gris).Le 16 octobre 1984, le petit Gregory Villçrain, 4 ans, est découvert noyé dans la Vologne, où il a été jeté attaché.Le lendemain, les parents Christine et )ean-Marie reçoivent une (énièrne) lettre du «corbeau»: «J'espère que tu mourras de chagrin, le chef.Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils.Voilà ma vengeance, pauvre con ».Le «chef» lean-Marie en question est en fait, au milieu d'un véritable clan de plusieurs dizaines de personnes du coin \u2014 tous vaguement cousins \u2014 un ouvrier qui a un peu plus réussi que les autres, il a une petite maison à lui plutôt qu'un HLM.Et sa femme Christine est plutôt jolie, selon les standards locaux.Cette «réussite», de toute évidence, rend malade quelque proche, un familier ou un membre de la famille.De-uis 18 mois, il y a eu une suite îinterrompue de lettres anonymes et de coups de téléphone menaçants.Avec des détails intimes connus d'un proche.Moins de trois semaines après le meurtre, on croit avoir trouvé le coupable; c'est le cousin Bernard Laroche, un gros moustachu qui, apparemment, courait quelque peu après le belle Christine et avait des raisons de jalou- fni ser secrètement Jean-Marie.La jeune soeur de sa femme, Agée de 15 ans, déclare d'ailleurs aux gendarmes qu'elle était avec lui à l'heure établie du crime et qu'elle l'a vu avec un enfant correspondant au signalement de Gregory.Seulement voilà; rentrée chez elle, c'est-à-dire près de sa soeur aînée, femme de Laroche, l'adolescente fait soudain machine arrière, et prétend avoir subi des pressions de la part des gendarmes pour faire un témoignage contre son beau-frère.Exit le seul et dernier témoignage concluant dans cette affaire.Entre-temps, une effroyable meute de journalistes et photographes s'installent entre Lépanges, Epinal et Dijon.Les gendarmes, le juge d'instruction, multiplient les déclarations à tort et à travers.Les reporters également.Un journaliste de «Paris-Match» ira jus- 3u'à montrer des procès-verbaux- 'interrogatoires de Laroche aux Villemin.Après trois mois de détention, Laroche est remis en liberté le 4 février.Le 29 mars 86, après (on le sait maintenant) plusieurs tentatives, |ean-Marie Viîîemm se présente chez Laroche et l'abat à coups de carabine.Il est arrêté et inculpé de meurtre.Pour des raisons qui, avec le recul, défient l'entendement, le «petit juge» chargé de l'affaire se met dans la tète que l'assassin est.la propre mère de Gregory, Christine.Elle est même incarcérée, puis inculpée, et menacée de passer devant les Assises.Elle fait une tentative de suicide en décembre 86.Son renvoi devant les Assises est cassé.Une nouvelle enquête commence.Elle aboutira \u2014 en février 1993 \u2014 à'tin non-lieu définitif et catégorique pour Christine, contre laquelle on n a jamais eu le début d'une preuve, pas plus d'ailleurs que l'ombre d'une quelconque motivation pouvant expliquer le geste.Sinon la possibilité «graphologique» qu'elle soit l'auteur des lettres anonymes! Dans son arrêt de «non-lieu» 93 pages, la cour de Dijon ajoute quand même de nombreuses considérations sur l'hypothèse Laroche^ La seule piste concrète jamais existant dans cette sombre affaire.Même si la seule preuve hypothétique reste le témoignage rétracté de la petite Muriel, la befîe-soeur qui a maintenant 23 ans.Et qui pour l'instant maintient ses dénégations.Le procès qui s'est ouvert à Dijon est donc celui de l'assassin de Laroche \u2014 dont Jean-Marie Villemin est toujours convaincu qu'il était l'assassin de Gregory.Et de nouveau la France entière se tourne vers ce drame rural et montagnard, en espérant une fois de plus que la vérité jaillira (Muriel craquera-t-elle ?), et en souhaitant de toute évidence un verdict de totale clémence pour Villemin.Dilemme; comment condamner à une lourde peine le père d'un enfant assassiné, alors que sa propre victime était peut-être l'assassin?Comment l'acquitter alors que Laroche était \u2014 peut-être \u2014 totalement étranger à cette affaire?De la « copie » de presse en perspective.Demain dans La Presse Automobile Un V 6 qui fait la différence ! ¦ Lestempschangentdan»l'Industrie automoMe.Lesmanufacturière se mettent de plus «n plus à l'écoute de leurs clients et ne tardent pas i améliorer leur» véhicules.C'est la cas, antre autres, d une filiale de General Motors qui a vtta compris qu'il fallait équiper la nouvelle Isuzu Rodeo (notre photo) d'un moteur V6 de 3,2 litres développant 175 chevaux.Cette décision fait toute la dlffé-rence, conclut notre chroniqueur Denis Ouquet, qui dresse dans le cahier Automobile de demain un bilan de l'essai qu'il vient d'effectuer au volant de cette sportive utilitaire.D'autre part, les amateure de vottum ancienne* feront la connaéwance d'une Hupmobile 1954, une américaine peu connue qui offrait même * cette époque un nwfcie dont todeslgn mettait l'accent sur l'aérodynamfeme.Claude Beaudoin répond à une lectrice qui s'apprête à faire l'achat preml*re votture dévoHe les résultats des essais comparatifs de la revue américaine Consumer Reports concernant les berlines de luxe.À lire demain dans La Presse.7 novembre 1993 17 326 245 S Merci de donner! Cenbralde du Grand Montréal 493.rue Shertxooke Oumt Montréal (Québec) H3A 1B6Tél.: (514) 288-1261 LE DON DE CHANGER LES CHOSES La quotidienne\tà trois chiffres\t812 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t1847 rrf ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7ha17H30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi su vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES DétsMsfftt National, Tété* Vacances, Voyages Carriéra» et prolassions, 285-71 lll 285-6816 \\ 285-7202 | 285-7306 ! 285-7265 | r i î LA PRESSE est publiée par la PRESSE.LTÊE, 7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003632) ChamfHain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 Lç, CODE DU JOUR 44-7 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 SUITE'DE LA UNE OKA d'Oks continuent do aluminium leur servait de magasin.«Qui est le patron ici?Personne, a répondu en anglais un Mo-hawk.«C'est toute la réserve qui est le boas», a lancé un autochtone aux cheveux blonds frisés qui s'affairait à inscrire sur une feuille de contre-plaqué les mots «cigarettes 20 S le carton ».Lorsque le représentant de La Presse s'est identifié et a précisé qu'il ne voulait pas acheter des cigarettes, le ton a changé et on nous a répondu par un «out of here» non équivoque.L'un d'eux a néanmoins expliqué en quelques mots qu'ils refusaient de parler aux journalistes, parce que chaque fois, cela faisait de la chicane avec les gouvernements.Un peu plus loin sur la route 344, à l'intersection du Chemin du Milieu, une autre affiche indique un second «discount store».Comme une image vaut mille mots, des caisses de cigarettes vidées de leur contenu et placées sous le panneau font office de réclame publicitaire.Cette fois, c'est un petit édifice en contre-plaqué non peint sur lequel flotte un drapeau mohawk qui sert de magasin et qui accueille les clients.À ce deuxième endroit, nous n'avons même pas eu le temps de descendre de la camionnette du photographe de La Presse.Trois Mohawks nous ont dit que nous n'avions pas le droit de prendre des photos des annonces.Que ça prenait une permission, que personne ne voulait nous parler et que nous devions remettre sur le champ la pellicule de film.S'ex- Voici la photo que les Mohawks ne vou pour laquelle ils se sont livrés à des men contre deux représentants de La Presse.PHOTO ARMAND TROTT1ER.La Prrsst primant lui aussi en anglais, le Mohawk a déclaré: «Si vous ne me donnez pas le film, on va détruire les appareils», tout en donnant un violent coup sur le miroir extérieur du véhicule en guise d'avertissement.Face à ces arguments «convaincants» et réalisant que la liberté de presse n'existe pas lorsque les Mohawks sont présents, le photographe a ouvert son appareil et remis un film au Mohawk, cjui nous a dit de quitter le territoire de la réserve sur-le-champ.Mais souvent, celui qui voulait prendre est pris, et le contrebandier de cigarettes s'est retrouvé avec un beau film sur lequel apparaissent des photos du Salon de l'auto sport, qui se tient présentement à Montréal.Après avoir remis la pellicule, nous avons rebroussé chemin, suivis par une automobile dans laquelle se trouvaient des Mohawks.Us voulaient sans doute s'assurer que nous ne prenions pas d'autres photos de leur précieux panneau publicitaire sans leur permission.Hier après-midi, La Presse a tenté, sans succès, de rejoindre le chef de bande de Kanesatake, M.Gerry Pelletier, pour lui demander son opinion sur la façon dont les représentants des médias sont reçus.Nous avons laissé un message sur son répondeur téléphonique ainsi qu'à un autre numéro de téléphone, où une dame nous a précisé qu'il était difficile à rejoindre durant le week-end.Par ailleurs, il a été également impossible d'obtenir les commentaires du nouveau ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, M.Ron Irwin.Vendredi, le ministre de la Sécurité publique du Québec» M.Claude Ryan, déclarait qu'il attendait beaucoup du nouveau gouvernement fédéral pour régler le phénomène de la contrebande du tabac.En conclusion, personne ne parle à Oka, les Mohawks ne veulent plus voir les médias, les Blancs sont inquiets et craignent des représailles.À Ottawa, on ne retourne pas les appels et à Québec, le ministre Ryan relance la balle à |ean Chrétien.Bref, c'est le silence total et la contrebande des cigarettes se poursuit à la vue et au su de tous à Kanesatake.?BÉLAND Claude Béland s'oppose à la création d'un troisième parti pas que cela soit très sain», sou-tient-il.Se disant toujours favorable à la souveraineté du Québec, M.Béland a affirmé qu'elle s'imposait d'autant plus que le fédéralisme canadien ne fonctionnait pas de manière satisfaisante et que l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Ottawa n'y changerait sans doute pas grand chose.À son avis, le régime actuel est devenu incapable de bouger, chaque fois qu'il annonce quelque chose dans une province, les autres se mettent a réclamer pour en recevoir autant.M.Béland dit douter également que Jean Chrétien puisse créer les emplois promis au cours de la campagne électorale.La création d'emplois ne peut se régler au niveau fédéral, dit-il, cela se fait en établissant des consensus très près des gens dans les régions.Il faut que les gens s'organisent pour vivre là où ils veulent.?TEMPS Ceux qui donnent du temps donnent aussi de l arçent que les hommes à faire du bénévolat régulièrement.Les personnes disant ne jamais offrir de leur temps bénévolement appartiennent surtout aux catégories suivantes: elles sont âgées de 25 à 34 ans (26,2 p.cent), sont cols bleus ( 17,8 p.cent) et ont de 10 à 12 années de scolarité ( 29,6 p.cent ).Dans 28,5 p.cent des cas, les bénévoles disent être motivés à donner ainsi de leur temps parce qu'ils sont sensibilisés aux problèmes d'autrui.Par ordre décroissant, les autres motivations avancées sont les suivantes: une cause me tenant à coeur; j'ai été incité par des amis qui sont eux-mêmes bénévoles; je suis sensible au travail auprès des jeunes; un proche parent est atteint ou est décédé de la maladie.Très peu des répondants ont indiqué qu'ils s'adonnaient au bénévolat parce qu'ils ont du temps libre (3,3 p.cent), par besoin de contacts humains ou pour développer des rapports sociaux avec d'autres personnes (1,1 p.cent).Les bénévoles ayant répondu au sondage disent en très grande majorité estimer que le fait de donner bénévolement du temps à un organisme a un impact plus grand ou comparable au fait de donner de l'argent: 49,4 p.cent croient que cet impact est plus grand et 44 p.cent le jugent comparable.Seulement 3,9 p.cent des bénévoles estiment que l'im-ct du don de leur temps est plus aible que celui d'un don en argent.ES C'est dans les régions périphériques du Montréal métropolitain et du Québec métropolitain que les gens ne faisant pas de bénévolat allèguent surtout le manque de temps (75 p.cent).Ailleurs au Québec, cette raison n'est fournie que par environ la moitié des répondants.Enfin, c'est surtout dans la région de Québec que des gens (environ de deux à trois fois plus que dans les autres régions) ont souligné qu'ils ne faisaient pas de bénévolat parce qu'ils n'ont pas pensé à donner de leur temps.?-1 i i DIMANCHE I 7 NOVEMBRE 1995 | DANGERS Des dangers publics qui s'Ignorent \u2022 cer leur père, tout en avouant ne jamais monter en auto avec lui parce qu'il est trop dangereux.«Si Papa perdait son permis, Maman n'aurait plus aucune autonomie», disent-ils.\u2014\tMon père est mort de la maladie d'Alzheimer, déclare Marie Bertrand, coordonnatrice du Centre de Jour Gouin-Rosemont.Un jour qu'il roulait en compagnie de mon beau-frère, celui-ci a réalisé qu'il confondait les feux rouges et les feux verts.Il arrêtait quand c'était vert et accélérait sur les rouges.Ce fut la dernière fois qu'il conduisit.Combien de temps il a conduit ainsi, «avec ses facultés affaiblies, on ne le saura jamais.» \u2014\tAtteint de démence et de la maladie de Parkinson, un de nos habitués tenait absolument à conduire tandis qu'un autre, ancien gérant de magasin, ne différenciait plus l'accélérateur de la pédale de frein, reprend Mme Tremblay.Le problème, c'est que leurs défaillances cognitives ne leur permettaient même pas de reconnaître qu'ils avaient des problèmes.La Foundation for Traffic Safe-ty, qui oeuvre dans le domaine de la sécurité routière aux États- Unis, estime qu'entre 10 et 15 p.cent des conducteurs de 65 ans, et davantage chez les plus âgés, seraient affectés de modifications de la capacité cognitive.«Rien n'indique quel degré de perte de mémoire ou la présence de quel autre problème les rend inaptes à conduire», précise-t-on.Selon l'organisme, comme la conduite d'une automobile demeure un élément clé d'indépendance et de valorisation personnelle, et il faut agir avec prudence avant de restreindre ou d'enlever le permis.Une combinaison d'épreuves d'habiletés associée à un examen médical constituerait la façon idéale de déterminer la capacité d'un individu de conduire sa voiture en toute sécurité.Une vue qui baisse, une ouie un peu moins aipuisée, une certaine perte de mobilité, voilà des maux qui accompagnent souvent le vieillissement.Conscients de leurs limites, les conducteurs âgés choisiront alors souvent de se fixer eux-mêmes des limites.Certains ne conduiront plus le soir ou l'hiver et abandonneront les grands voyages, d'autres opteront pour la conduite automatique, plusieurs éviteront les heures ou les lieux de çrosse affluence, etc.Mais qu'arrive-t-il quand le type il s'agic même de handicap, qu'l de démence du type Alzheimer, de séquelles laissées oar un accident cérébrovasculaire ou autre, empêche le conducteur de prendre conscience de son état?«Des problèmes perceptuels, des troubles de jugement ou de mémoire immédiate, des réflexes déficients rendent la conduite très dangereuse», déclarent les coordonnatrices.« Personne ne veut porter l'odieux d'être le délateur.Ni les professionnels oeuvrant auprès de ces personnes, ni encore moins la famille», déclare le docteur Serge Nault, du département de santé publique de Verdun et membre du comité de liaison de maintien à domicile.Qu'il s'agisse du médecin, ami de la famille depuis longtemps et qui perdrait ainsi la confiance de son patient, ou d'un autre médecin, sollicité cinq minutes avant la fermeture du bureau et dont l'examen sommaire ne permet pas de détecter des carences éventuelles, il n'est pas rare que des patients passent le test de l'examen médical malgré leurs troubles.«Les proches, qui vivent avec la personne 24 heures par jour, savent pourtant qu'elle oublie fréquemment d'éteindre le rond de la cuisinière et de fermer la porte du réfrigérateur.Mais ils se fardent bien de le dire», déclare le docteur Nault.Les raisons de ce silence sont divereer et vont de l'amour inconditionnel et du désir^de protéger l'être cher à un certain type ic nuus, au moins et qui risque fort de période un peu dé- d'égolsme: le désir de ne pas porter un coup aussi dur à un être cher peut ainsi être doublé d'une forte hésitation à se retrouver avec une personne qui dépendra maintenant de nous, du moins partiellement traverser une pressive.À la Société de l'assurance automobile du Québec, M.Bertrand Bergeron, de la Direction des Communications, nous rappelle que «toutes les personnes qui veulent obtenir un permis de conduire doivent déclarer, au moment de leur demande et A l'acquittement des avis de paiement, les maladies ou déficience* dont elles sont atteintes, notamment les maladies et déficiences mentales ou du système nerveux».Si la maladie elle-même empêche la personne de reconnaître son existence, alors qui doit signaler le cas?Regardons les articles de loi traitant du sujet: le médecin PEUT le faire, les proches aussi PEUVENT le faire, de façon anonyme d'ailleurs, tout comme n'importe quel citoyen qui prend connaissance d'un tel cas.En résumé, tout le monde PEUT le faire.Mais qui DOIT le faire?Selon la loi québécoise, personne r.'v est obligé, sauf le conducteur lui-même.? annonceurs du Journal de Montréal es par les employés en lock-out * tate cependant que '('espace consacré \"à l'information a diminué, privant les lecteurs de certaines nouvelles.Pour le président de l'Association des conseillers en publicité du Journal, Fernando Nicodemo, la réduction du nombre de pages du quotidien n'est pas attri-buable au retrait des annonceurs mais plutôt à des contraintes techniques.Depuis le début du conflit de travail, le Journal de Montréal est partiellement imprimé à Cornwall et les installations du groupe Québécor dans cette ville ne Peuvent répondre à la demande, dit-il.'usage de la couleur est également limité.«Si on compare avec le mois d'octobre l'an dernier, nos ventes de publicité ont très légèrement augmenté cette année, mais elles ont enregistré une baisse pendant la première semaine de novembre», dit M.Nicodemo.Selon lui, les clients du Journal de Montréal craignent de perdre des ventes si les employés en lock-out dressent des lignes de piquetage devant les portes de leurs établissements commerciaux.Depuis quelques jours, les pressiers, typographes et autres employés en lock-out ont organisé des manifestations devant les magasins Aventure, Leon's et le Centre du Hi-fi.Us entendent en faire autant au cours des prochaines semaines devant d'autres établissements.Inquiet de l'impasse qui persiste entre la direction du quotidien et ses employés, M.Nicodemo a écrit cette semaine à l'éditeur pour l'inciter à reprendre les négociations le plus rapidement possible.Son groupe, qui est toujours au travail, ne cache pas sa sympathie pour les employés en lock-out et affirme que ces derniers sont prêts à discuter du départ vo- lontaire d'une soixantaine de leurs camarades.Il ne semble pas y avoir la même volonté de résoudre le conflit chez l'employeur, dit-il.Pour le porte-parole syndical Rhéal Asselin, les négociations sont au point mort depuis le 20 octobre.Rien ne bouge, même si nous réclamons de nouveaux pourparlers, dit ce dernier.En attendant, les émissaires des trois syndicats en lock-out multiplient les rencontres avec les autres organisations syndicales en vue de mettre au point un boycott en règle du journal.Le mot d'ordre sera donné lorsque nous aurons la certitude que le coup portera dit M.Asselin.Pour leur part, les syndiqués poursuivent le piquetage quotidien devant le journal, les résidences de certains cadres et le siège social de Québécor au centre-ville, dans l'espoir de maintenir la pression sur la direction.¦ Le piquetage effectué chez les annonceurs du Journal de Montréal par ses quelques 350 employés en lock-out commence à avoir un impact négatif sur les ventes de publicité du quotidien, estiment les dirigeants syndicaux.«le crois que nous avons perdu certains annonceurs depuis le début du conflit, avant, nous avions l'habitude de publier 158 ou 164 pages et maintenant c'est rarement plus de 96 pages», a déclaré hier la présidente du Syndicat des journalistes du quotidien de la rue Frontenac, Pascale Perrault.Même si certains exemplaires du Journal ont été livrés avec des pages blanches hier, Mme Perrault soutient que la qualité de l'impression s'est améliorée au cours des dernières semaines.Elle cons- ¦ Une service funèbre a été célébré hier pour rappeler le souvenir des deux citoyens d'origine philippine décédés dans des circonstances dramatiques, mardi matin, quand leur véhicule a sombré dans les eaux du canal de Lachine.Plus de 1000 personnes ont assisté à la cérémonie religieuse à l'église Saint-Kevin dans Côte-des-Neiges.La tragédie qui a coûté la vie à Gabriel et Nor-ma Bellarosa s'est produite à 6 h 45, rue Saint-Patrick, dans le quartier Émard de Montréal.M.et Mme Bellarosa étaient en route pour leur travail quand le véhicule a glissé sur la chaussée glacée.La FFQ s'engage dans la voie du pluralisme COMPLOT POUR MEURTRE ¦ Recherché pour meurtre au Québec depuis septembre 1992, Daniel John Cosgrove, 32 ans, de Halifax, a finalement comparu hier au Palais de justice de Montréal.11 est arrivé vendreai soir, vers 22 h, sous l'escorte de deux détectives de la section des homicides, Jacques D'Astous et Yvon Giroux.Un mandat d'arrêt était émis contre Cosgrove relativement au meurtre de Francis Glover, 33 ans.Ce dernier a été abattu à la sortie d'un bar de la rue Sherbrooke, dans l'ouest de la ville.Les policiers ont réussi à retracer Cosgrove par hasard, à la suite du coup de filet contre une bande de trafiquants qui tentaient d'importer pour 500 millions de dollars de haschisch via Terre-Neu-ve à la fin octobre.C'est en procédant à l'identification des détenus que les agents fédéraux se sont aperçus que cet homme était recherché à Montréal.Cosgrove a été accusé hier de voies de fait, complicité pour meurtre après le fait et utilisation d'arme dans un dessein dangereux.Homme abattu au cours d'une ¦ Un homme dans la trentaine a été abattu hier matin tandis qu'un autre homme, dans la quarantaine, reposait aux soins intensifs à la suite d'un brutal règlement de comptes survenu dans la matinée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.La fusillade est survenue vers 6 h, au 1626 rue Desery, à l'intersection de la rue Adam.La victime de meurtre a reçu une décharge d'arme à feu en plein visage.L'autre homme a également été blessé au visaçe et une balle lui a pratiquement sectionné la main.Hier soir, il était dans un état critique mais stable.Les identités des deux victimes n'ont pas été dévoilées hier, les familles n'étant pas encore avisées par les policiers.Les enquêteurs ont eu beaucoup de mal à apprendre à qui ils avaient affaire car les deux hommes n'avaient pas de papiers d'identité sur eux.Mais les deux victimes possédaient des antécédents judiciaires, ce qui a mis les policiers sur la bonne voie.Il semble que le logement où s'est déroulée la fusillade, situé dans un quadruplex, servait de piquerie dans le secteur et de repère pour les dealers de drogue du quartier.Les deux hommes avaient des antécédents en matière de stupéfiants, justement.Les victimes vivaient, apparemment, toutes les deux à cet endroit.Les policiers ont retrouvé au moins une arme utilisée pendant la fusillade.Us sont intervenus quelques minutes à peine après avoir reçu un appel leur signalant des coups de feu.D'après les Î>remières constatations, il semble que es victimes aient eu la visite de deux personnes suspectes au cours de la nuit.Les policiers auraient d'ailleurs une bonne description des suspects.Les enquêteurs de la section des homicides Roger Pilon et Jean Douville, sous la direction du lieutenant-détective Claude Lachapelle, sont chargés d'élucider cette tentative de meurtre et ce 61e meurtre à survenir cette année sur le territoire de la CUM.Garderies: on préconise un réseau public greffé sur celui de l'Éducation La fusillade est survenue vers 6 h, au 1626 rue Desery, à l'Intersection de la rue Adam.\tPHOTO F\u20ac»KAN0 MWCIW, co*Ubontion\tLa Ptw ¦ La Fédération des intervenantes en garderies ( FIG ), affiliée à la CEQ, réclame un réseau public de garderies qui pourrait se greffer au ministère de l'Éducation.Sur sa lancée, la FIG entend également démontrer l'inéquité salariale dont ses membres sont l'objet.Selon la grille salariale appliquée aux employés du secteur public, les intervenantes en garderie devraient recevoir entre 14,61 $ et 20,46 $ de l'heure.Or, elles reçoivent actuellement entre 6,55 S à 14,23 $ de l'heure.« Notre étude sur l'équité salariale s'est inspirée des démarches en.évaluation des emplois du public utilisées au Conseil du trésor.La grille salariale se base sur le niveau de responsabilités, le nombre d'interventions, la qualification» les conditions de travail.»» d'expliquer la présidente de la FIG, Denise Dextrase.Réunies en forum national hier, au cégep Maisonneuve, les représentantes de la FIG-CEQ sont convenues de revenir à la charge au cours d'une prochaine tournée à travers le Québec afin de dénoncer l'inefficacité du réseau de garderies actuel.La CEQ croit que les différents ser-vices de garderies devraient se regrouper afin d'assurer une éducation plus complète de l'enfant.Dans les commissions scolaires, les services de garde seraient de meilleure qualité, surtout si la formation des enfants est édictée par des normes émanant d'une Direction générale des services de garde au ministère de l'Education.« Les service de garde sont morcelés.Il y a les services de garde en milieu scolaire, les garderies, les garderies en milieu familial.En rapatriant tous les garderies sous un même toit, on assure une continuité de l'éducation», a indiqué Mme Dextraze.La F1Q, ajoute-t-elle, est aussi consciente que ce nouveau réseau ne saurait être entièrement financé par l'État.« Les garderies gratuites, on n'a pas les moyens.Les sens sont d'accord avec les services publics en autant que soient conservées la place des parents et les spécificités locales», a-t-elle précisé.¦ Deux agents du poste 31 ont sauvé hier matin la vie d'un homme en proie à une crise cardiaque qui était tombé, à l'intersection des rues Bedford et Darlington.L'agent Nathalie Lavoie et son collègue l'agent )ean-François Haman ont aperçu cet homme d'une cinquantaine d*années, vers 9 h 50, effondré sur le trottoir.Us lui ont fait un massage cardiaque en attendant Urgences Santé.Sur les lieux, un médecin de l'hôpital Sainte-justi-ne, confirmant la crise cardiaque, est venu en aide aux deux policiers.Les ambulanciers ont dirigé le car-diaque vers l'Hôpital Général juif lui diagnostiquant 50 p.cent de chances de survie.Le coordonnâtes d'Urgences Santé a souligné que les ambulanciers n'auraient pas eu le temps de se rendre à temps sur les lieux pour secourir le malheureux.Un homme de 38 ans a été poignardé à plusieurs reprises vendredi soir, dans un immeuble à logements du boulevard Pierrefonds, à Pierrefonds, par deux individus qui ont d'abord exigé qu'il leur remette de l'argent.Les deux suspects ont cogné à la porte aux environs de 20 h.Lorsque l'homme a ouvert, les individus l'ont menacé avec un couteau et une arme à feu.Quand le locataire a indiqué qu'il n'avait pas d'argent un de suspects l'a poignardé i plusieurs reprises au thorax avant de prendre la fuite.La victime, blessée sérieusement a été conduite à l'hôpital Sacré-Coeur.Le blessé était hors de danger; hier.PHOTO STÉPNANi\tcoUtoiOon 4 A4 \u2022 LA PRESSE, MONTKEA1, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1995 Informations nationales Le voyage de Mulroney en Russie a coûté 465 000$ d'êprés C*n*di*n Press OTTAWA ¦ Les contribuables ont déboursé plus de 465000 dollars pour permettre à Brian Mulroney d'aller à la chasse au sanglier en compagnie de Boris Eltsine et de faire une tournée d'adieu en Europe, en mai dernier.Alors qu'il était premier ministre, Mulroney, accompagné de sa femme MUa et d'une suite d'une vingtaine de personnes, s'était en effet rendu en Russie, en Allemagne, en Ctrande-Bretagne et en France du 6 au 14 mai pour s'entretenir avec le président russe, le chancelier Helmut Kohi, le premier ministre John Major et le président François Mitte-rand.Cette tournée, qui avait été critiquée dés le début par l'opposition, pour qui elle n'était qu'une perte de temps, a été ridiculisée par la suite, lorsque les journaux publièrent une photo de Mulroney et Eltsine posant devant deux sangliers qu'ils avaient abattu au cours d'une partie de chasse.«Si les gens concluent, d'après cette photo, que c'est de cette façon que j'ai passé mon temps, tant pis», avait déclaré Mulroney à l'époque.Ce chiffre de près d'un demi-million, obtenu par le Ottawa Citizen en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, n'inclut pas les frais encourus pour le transport du groupe par Airbus.Un porte-parole du ministère de la Défense a révélé au journal que l'Airbus coûtait 4020 S par heure de vol.LES CHANCEUX Br\" * - * \u2022 - -\"if\t» ' \"\t»*j|'*\t¦ ' ' 1 \u2022 + Ils gagnent le nouveau roman de Jacques Godbout Le temps des Galarneau roman L v \"S m lor» i SA ?< m Seuil Les gagnants recevront un exemplaire du livre d'une valeur de 19,95 $ M.Guenet de Montréal\tno\t210192G08 Mme Gagné de Montréal\tno\t210780G08 M.Zelenko de Carignan\tno\t210922Z00 M.Prévost de Montréal\tno\t219390P00 Mme Dalceggio d'Outremont\tno\t236009D10 Mme Chartrand de Sainte-Dorothee\tno\t237548C01 Mme Boudreault de Montréal\t.no\t240063B09 M.Lemieux de Pincourt\tno\t244018L02 Mme Osmone de Duvernay\tno\t246334000 Mme Tremblay de Brossard\tno\t264571T03 Mme Bouchard de Saint-Hyacinthe\tno\t288352B11 M.Thompstone de Jonquiére\tno\t291012T00 Mme Roquet de Montréal\tno\t203994R01 M.Aubé de Saint-Hyacinthe\tno\t288255A00 M.Boucher de Montréal\tno\t210192B04 lusquau 7 novembre, nous publierons quotidiennement les noms de 15 abonnés de La Presse.Ces chanceux recevront le livre de Jacques Godbout \"Le temps des Galarneau La valeur des prix offerts est de l .496 Les règlements sont disponibles à La Presse.Pour «participer» il suffit de s'abonner à -691 Osvaldo Nunez Lucien Bouchard Le Bloc québécois conserve Bourassa CILLES PAQUIN ¦ Le Bloc québécois s'est vu assuré hier de maintenir son rôle d'opposition officielle à Ottawa lorsque le résultat du dépouillement judiciaire dans le comté de Bourassa a confirmé l'élection de son candidat Osvaldo Nunez.Élu avec une mince majorité de 67 voix le 25 octobre dernier, M.Nunez n'avait plus que 53 votes d'avance sur le libéral Denis Co-derre lorsqu'il a été déclaré vainqueur au terme du recomptage hier midi.Un autre dépouillement judiciaire a confirmé plus tôt cette semaine l'élection du député du Bioc dans Laprairie, Richard Bé-lisle, ce qui ajouté à celui d'hier, donne au parti de Lucien Bouchard l'assurance de maintenir son avance sur le parti de Preston Manning avec 54 sièges contre 52.Visiblement soulagé de ce dénouement, M.Nunez a déclaré à La Presse qu'il se sent responsable d'une mission particulière, puisqu'il est le premier citoyen d'origine latino-américaine élu dans un parlement canadien.«le reçois des félicitations de partout au Québec et même d'Ottawa où je connais de nombreux syndicalistes.J'ai également des demandes d'interviews qui me viennent du Canada anglais, des agences étrangères et même du Chili mon pays d'origine», ajoute M.Nunez.Un groupe d'ambassadeurs d'Amérique Latine a déjà deman- dé à le rencontrer pour connaître les raisons qui l'ont poussé à se lancer en politique sous la bannière du Bloc québécois.11 ira les voir en novembre pour leur expliquer le point des souverainistes face au régime fédéral.Militant syndical depuis son arrivé au Québec en 1973, M.Nunez a participé à presque tous les congrès annuels du CTC depuis et en gardé des contacts un peu partout au Canada.11 entend maintenir ces liens pour expliquer les objectifs du Bloc et pour corriger la «mauvaise perception» de certains dit-il.11 s'attend également à jouer un rôle particulier auprès des communautés ethniques au Québec étant donné qu'il a partagé leurs inquiétudes et leurs difficultés.«le veux leur dire que nous avons choisi le Québec et non pas Vancouver pour refaire notre vie et élever nos enfants.le leur demanderai de faire un effort pour comprendre le Québec profond et lui remettre un peu de ce que celui-ci leur a donné» a dit M.Nunez.Aux anglophones qui s'étonne de le voir au Bloc, lui un réfugié politique chilien, il réplique depuis son élection qu'il souhaite voir le Québec devenir un pays souverain ouvert sur le monde.* La semaine prochaine Osvaldo Nunez se rendra pour la première fois à son nouveau bureau au parlement fédéral avec ses collègues du Bloc.Il entreprendra ensuite une bataille plus longue et plus difficile que la dernière campagne électorale.Résultats loto-qu^bec bfcKjuebec loto GAGNANTS q u £ b e c LOTS Tirage du 93-11-06 7 8 13 16 17 36 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 C0^6TS OES Numéro complémentaire:.41 Ventes totales Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage.95-11-06 Tirage du -a 93-11-06 (#t-lil-1\tTirage du 95-11-06\t\t \t\t\t 2 JL\t6\t17\t21 25 34\t35\t36\t37 48 49\t50\t57\t58 60 61\t64\t66\t70 Prochain tirage:\t\t\t s n m Tirage du 93-11-06 GAGNANTS 4 5 15 32 33 42 Numéro complémentaire:.14 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 1 1 11 1 366 24 010 LOTS 1 000 000,00$ 2a 584,60$ 1 489,90$ 56,00$ 5$ MISE TOT 11 20 21 23 LOTS 781,20$ GAGNANTS 64 Ventes totales: 923 359,00$ Gros lot a chaque tirage 1 000 000,00$ Tirage du 93-00-00 2* ICLSCTtO* gffil® CATÉGORIE DE LOTS (Pour chaque sélection) 5 cartes ?atout 5 cartes 4 cartes ?atout 4 cartes 3 cartes + atout 3 cartes 2 cartes + atout 2 $ + mise gratuite LOTS 1 000 000$ 50 000$ 1 000$ 200$ 20$ 10$ T V A.LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants prissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Mario Dumont: à moins de s'organiser les jeunes risquent de payer la note Presse Canadienne LA MALBAIE ¦ Les jeunes représentent un groupe-cible pour l'application de coupures en période de crise.À moins de s'organiser pour se faire entendre, ils risquent d'être obligés de payer la note.«Les coupures s'effectuent en fonction du prix politique à payer.Diriger l'arme vers les jeunes ne représente pas un grand risque tant qu'ils ne forment pas un groupe d'influence suffisamment puissant pour faire corriger le tir», a déclaré hier à une trentaine de jeunes de Charlevoix, lors d'un déjeuner-causerie, le président de Forum Jeunesse, Mario Dumont.M.Dumont cite l'exemple des écoles où l'on a coupé du personnel au profit de la bureaucratie.Il parle de ces jeunes qu'on balance entre l'aide sociale et l'assurance-chômage par des programmes de création d'emplois temporaires.«Le messie ne viendra pas pour corriger toutes ces situations.La solution passe par vous.» Le jeune leader profite de ces occasions pour parler du groupe de réflexion de lean Al-laire et de l'option qu'il présente à la population du Québec.«En général, les gens sont réceptifs.Nous parlons d'un projet de société dont l'option PHOTO ROBERT MAILLOUX.L» Presse Mario Dumont constitutionnelle n'est qu'une des composantes», lance-t-il.Mario Dumont prononce plusieurs conférences à chaque semaine.«Les sondages disent que les citoyens ont perdu confiance dans les hommes politiques, que le travail au noir augmente.On ne peut quand même pas rester assis de peur de diviser le vote nationaliste.Le problème est beaucoup plus profond», assure-t-il.Preston Manning réunit pour la première fols son caucus de 52 membres Une campagne qui n 'a coûté que 800 000 $ f anar/iann*\tf A Antvn A n» U »-»-» I I I I .-» C .mi.Presse Canadienne CALGARY ¦ L'annulation du contrat d'hélicoptères EH-101 était une bonne idée, mais Ottawa doit maintenant réviser le rôle des forces armées canadiennes afin de déterminer l'équipement dont ont besoin les militaires, a déclaré hier le chef du Reform Party Preston Manning.«Je n'aime pas que ces décisions individuelles soient prises dans l'isolement», a commenté M.Manning lors d'une pause de la première réunion de son caucus de 52 membres.«Le Parlement se doit de définir la mission des militaires.puis on se demande quelle sorte d'équipement ils ont besoin.» Une des premières mesures de Jean Chrétien a été l'annulation du programme de 4,8 milliards $ des hélicoptères, remplissant ainsi une promesse que le chef libéral a faite durant la campagne électorale.Des critiques ont soutenu que l'annulation du programme allait coûter 440 millions S aux contribuables et entraîner des pertes d'emploi.M.Manning a aussi indiqué que son parti a réussi à faire de l'argent durant la campagne.«Nous sommes davantage en avance, a-t-il dit sans donner de chiffres plus précis.Notre position financière est maintenant meilleure qu'avant les élections.» Le président du parti Cliff Fryers a indiqué que le Reform a dépensé environ 400 000 $ de plus que le budget de fonctionnement du parti durant la campagne.De leur côté, les organisations des circonscriptions ont recueilli 400 000$ en vue d'une campagne publicitaire commune.«Cette campagne publicitaire représentait une goutte d'eau dans un océan comparativement aux conservateurs, aux libéraux et aux néo-démocrates, a dit M.Fryers.L'histoire prendra note que la publicité peut ne pas être aussi significative qu'elle l'a déjà été dans les campagnes modernes.» On estime que le parti a dépen- sé entre 4 et b millions $ pour sa campagne.M.Manning a nié que son parti a reçu d'énormes dons des grandes sociétés de l'est du Canada au cours des derniers jours de la campagne.«Plus de 90 p.cent de nos contributions proviennent d'individus et des petites entreprises.Cela s'est poursuivi durant la campagne, une grande partie de l'argent des grandes sociétés est allée aux libéraux durant la dernière semaine.» Les nouveaux députés réformistes se rencontraient hier pour déterminer la façon dont le parti allait surveiller les agissements du gouvernement libéral.Le Reform pourrait décider d'abandonner la pratique traditionnelle d'un cabinet fantôme avec des critiques désignés pour les portefeuilles importants, selon M.Manning.h iFour (e plaisir de s'eiçprimer en LIMITÉ Cartes de souhaits, invitations, remerciements, faire-part, tableaux, boîtes-cadeaux, etc.Réalisés selon les concepts de la qualité totale.Photos, aquarelles, encres de Chine, collages, textes du Frère Marie-Victorin, poésies et autres.Exclusif\u2014personnalisé\u2014signé Oll'ELL'EITE marie-ann/ Motif.^(lCHOL'E \\lelicr Bagatelle cnr.1160.premier r.tnn Saini-hUouartt.SaiM-Prt»per-de-C humpluin ((Jucbecl U0\\ 3 \\U téléphone: (418)328-8154 (otrxjuetoec \tTirage du 93-11-05 NUMÉROS\tLOTS 948906\t50 000 $ 48906\t5 000 $ 8906\t250 $ 906\t25 $ 06\t5 $ 948901\t1 000$ 9489H\t100 $ 948 «\t10 $ \t mMM\t; Tirage du \t NUMÉROS\tj j 11 \\j J LOTS 387570\t250 000 $ 87570\t2 500$ 7570\t250 $ 570\t25 $ 70\t10$ Tirages DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI YKb du 93-10-31\t HVt\tau 93-11-06 3\t4 469\t2411 255\t5357 711\t5511 264\t1117 695\t2560 448\t1317 812\t1847 Tirage du 93-11-05 -1\t_5\t_fi\t13\t15 16\t21\t23\t30\t31 13\t56\t38\t45\t4§ 49\t51\t53\t\t67 T v A.LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cotte dernière a priorité. annonce aes tlPROMOTIOMS SUR\\UN}yASTErGHOIX DE SSOMRTUEUSESiRGBES DE MARIEE PASDEMISE DEÇÔTE9PAYER ET EMPORTER OI]VERTLE|DDIMCHE K.\t.y «.l.ll i AIM ¦**V\t.,\u2022 '.V FRSNGE B.PRONU^TIA 1*6832.nîe ST-HUBERTl Auôi 5441, RUE SAINT-HUBERT, MONTREAL Tél.: 274-5471 mhro laurier Montréal Volkswagen-Àù teMondialdes^r, ^la^IleZtT^ ^^lÎT* ce déW\t4 A** J * s/ Stade olvZ\" ^ \" encore/Afpnr P yn*-r**devon qtJ'e * de R,rr» S** fëgence fi*, w un de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Aujourd'hui, les citoyens de 851 des 1451 municipalités du Québec éliront leurs dirigeants municipaux.La ville de Laval en banlieue de Montréal, avec ses 313000 habitants, est l'agglomération québécoise la plus importante où les électeurs choisissent de renouveler leur confiance dans l'équipe actuelle du maire Gilles Vaillan-court ou de la rem placer par celle de M.Jean Rizzuto.C'est aussi à Laval que la campagne a été la plus spectaculaire et où les enjeux politiques et les questions de moralité publique ont été les plus débattues.Parmi les autres scrutins prévus dans la région de Montréal on retrouve les municipalités de Verdun, Lachine, Anjou, Pierrefonds, Mont- L'autre ville de la région de Québec qui a attiré l'attention de beaucoup de gens au cours de la campagne électorale qui prend fin aujour- dhui, est Sainte-Foy où la controversée et bouillante mairesse Andrée Boucher convoite un troisième mandat face à une autre femme, Rosanne Montmigny.En région, il faudra surtout surveiller les résultats dans les municipalités de Sept-Iles, Chicoutimi, Ma-tane, Cap-de-la-Madeleine, Lorette-ville, Victoria ville-Arthabaska, Verchères, Plessisville Thetford-Mi-nes et Granby.À Chicoutimi, le maire sortant, Ulric Blackburn, élu pour la première fois en 1981, est aussi président de l'Union des municipalités du Québec.À Sept-lles.le maire sortant lean-sollicite un sixième C'est à Uval que la campeene « été la plus spectaculaire.U principaux candidats en lice: Cilles Vaillancourt et Jean Rizzuto.Marc mandat consécutif.À Matane, les électeurs auront, pour la première fois dans l'histoire de leur municipalité, le choix d'élire une femme, MmeJocelyne Lévesque, ou de refaire confiance au maire sortant M.Maurice Gauthier, candidat libéral défait à la dernière élection fédérale et qui est maire depuis 22 ans.Mme Lévesque a été adjointe au député ministre libéral fédéral Pier-De Bané de 1973 à 1984.re Sur l'ensemble du territoire québécois, 16 municipalités de plus de 20000 habitants éliront leurs maires ou conseillers municipaux.réal-Est, Montréal-Ouest, Repenti-gny, Blainville, Terrebonnc Jérôme et Sainte-Geneviève.tepei , Sai À Québec Par ailleurs, les citoyens de la ville de Québec décideront soit de refaire confiance au maire sortant Jean-Paul Lallier, chef du parti du Rassemblement populaire, ou de lui préférer le leader du Progrès civique, François Marchand.Menaces de mort envers SAINTE-FOY M Les esprits s'échauffent à Sainte-Foy en cette fin de semaine d'élections municipales.Le candidat de «Présent Sainte-Foy» du quartier EmWEIR * Saint-Thomas d'Aquin, Yves-Dominique Vachon, a fait l'objet de menaces de mort.C'est la mère du jeune candidat de 21 ans qui, en l'absence de son fils, a reçu l'appel anonyme, à 17hl0 vendredi.«Si tu ne retires pas ta candidature immédiatement, on va te tirer», aurait lancé une voix masculine.Mis au courant de l'appel à son retour à la maison, l'étudiant en scien- La période électorale qui prend fin a débuté le 10 septembre.Au chapitre des dépenses électorales encourues depuis ce temps par les candidats, il faut rappeler que les élus qui se verront accorder au moins 20 p.cent des votes pourront réclamer un remboursement de 50 p.cent de leurs factures.un candidat ces économiques à l'université Laval a communiqué avec la police.Un agent s'est rendu au domicile de la famille Vachon pour recueillir le témoignage du jeune politicien et de sa mère.Mais il a été impossible de retracer l'endroit de l'appel.« En faisant du porte & porte, il est déjà arrivé que je sois reçu froidement.|'ai également déjà reçu des coups de fil d'intimidation, mais des menaces de mort, jamais», a raconté hier M.Vachon.Dany-la-grenade JW ai rencontré Dany Laferrière au marché cette semaine.Des flaques de neige sale fondaient sous nos pieds.Un froid de canard s'était abattu sur la ville la veille, mais Dany portait encore son man^ teau de toile du printemps dernier.À Montréal, l'écrivain noir n'est jamais très différent du tailleur grec ni du restaurateur italien.Tous trois refusent avec un entêtement féroce de se soumettre à l'hiver.Au plus fort des tempêtes de neige, ils se cramponnent aux trottoirs, la chemise ouverte et le soulier vernis.Il neige peut-être sur Montréal, mais eux n'y voient que des plages de sable blanc à l'infini.Il était trois heures du matin ou de l'après-midi, je ne sais plus.De toute façon, il fait tout le temps noir ces jours-ci.Dany achetait des fruits.Des grenades, si je me souviens bien, ces baies rondes de la taille d'une orange ou d'une bombe modèle réduit.\t- -\tQu'est-ce que tu fous là, je te croyais à Miami?» -\tJe sors un nouveau livre, ma vieille.-\tEncore un autre?-\tOn est écrivain ou on ne l'est pas.Chaque fois que Dany me la fait, celle-là, j'af envie de lui balancer une grenade en plein visage, Je parle du fruit, bien sûr, pas de l'explosif.l'adore Dany Laferrière, mais j'avoue qu'il me gâche la vie.Devant son oeuvre débridée, je me sens comme Anna Karenine prise pour traverser en métro toute la Russie.Ce gars-là est né sous une bonne étoile.D'abord, il domine le monde, alors que moi, je suis dominée par ses habitants.Et puis, il a un passé, lui, quelque chose de fort et de terrible qui découpe les lignes de sa main en dents de scie.Moi, quand je vais chez la voyante, elle s'endort en suivant la ligne anémique de ma vie.Dany, aussi, est noir.Enfin pas à Haïti, où la force du nombre annule les couleurs, mais ici, où la neige donne à quiconque n'en a pas la teinte le relief d'un personnage d'un tableau de (ean-Paul Lemieux.À Montréal, Dany est visible, donc distinct, donc pas assimilable.Moi, je n'ai qu'un nom de famille bizarre pour me distinguer.C'est mon drame.Un écrivain est seul par défintion.Moi, quand je suis seule, je frôle la dépression.Ce n'est pas tout.Côté création, Dany a réussi à s'envoyer en l'air tout en faisant trois enfants.Moi, avec mon fils unique, j'ai l'air d'une carmélite défroquée qui a raté le train de la fécondation.En huit ans, Laferrière a pondu cinq bouquins, un scénario de film et une dramatique pour la télé.Moi, je ne me suis toujours pas remise de mon premier roman.Quand il a publié Le goût des jeunes filles, l'année dernière, j'ai cru que mon heure avait sonné.11 ne peut pas continuer à produire à cette cadence-là, ai-je pensé.11 écrit vite peut-être, mais il n'est quand même pas Cari Lewis! De toute manière, il fait beaucoup trop de télévision.Et la télévision, comme on le sait, fait vivre l'écrivain sans le nourrir.Spirituellement s'entend.Et bien croyez-le ou non, le salaud a réussi à aller en enfer et à en revenir sans jamais cesser d'écrire.La tuile est tombée sur mon bureau cette semaine.Un cinquième bouquin signé Laferrière, avec en couverture une toile de |ean-Michel Basquiat et juste en bas, sur la bande jaune, en grosses lettres noires, le titre en forme d'interpellation: Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit?Pour la grenade, je ne sais pas, pour le bouquin, par contre, je dirais que le fruit est aussi subtil qu'exquis, aussi drôle que tragique.Je l'ai lu d'un trait en quatre heures.le vais le relire demain et la semaine {prochaine.En fait, je crois que je vais le relire une ois par mois jusqu'à l'été.Comme dirait Foglia, c'est le genre de bouquin que j'aurais voulu écrire.Pour la musique d'abord.Pas de la musique de chambre, de la musique de rue.Du rap, du funk, du bebop qui coule de source sur le bitume.Pour l'écriture ensuite, dont on jurerait qu'elle s'est écrite toute seule, qu'elle s'est écrite à mesure qu'elle s'imprimait.Comme si le texte avait foutu l'auteur à la porte pour improviser sa propre partition.Dany a beau suer comme un nègre quand il écrit, sa sueur ne laisse pas de traces.Il fait sauter les structures, il ne respecte aucune loi.Le récit glisse et coulisse comme les cloisons chez les Japonais.On ne sait jamais si on est dans le salon ou dans la chambre, à Montréal ou à Chicago.On sait par contre qu'on est en Amérique du Nord et qu'un type nous parle.Peut-être se parle-t-il à lui-même, peut-être parle-t-il à un vieux frère.C'est sans importance, il PARLE.A la première et dernière personne.\u2014 Vous n'êtes pas tannés de mourir bande de nègres?Vous n'auriez pas envie pour une fois de manger la grenade au lieu de la faire exploser, dit-il, avant de rajouter: l'être humain est vaste.On ne peut pas seulement être un nègre dans la vie.Dany croit que son bouquin va faire bondir les Noirs américains, qui n'ont jamais entendu un frère traiter du racisme avec autant de légèreté.Moi, je crois que c'est un livre libre comme il s'en écrit rarement ici.Avec un culot dont lui seul a le secret, Laferrière traverse les murs et les frontières et saute dans le premier Greyhound qu'il réussit à détourner.Sa femme Maggie s'en est inquiétée: vérifie donc si le Greyhound pour Key West existe vraiment, lui a-t-elle demandé.Je m'en fous, a-t-il grondé.moi, ce qui m'importe, c'est le mot Greyhound.l'ai besoin de ce mot-là et pas d'un autre.Va pour le Greyhound, qu'il n'a jamais pris, pour Billy Holiday, qu'il n'a pas aidée à traverser la rue, pour Miles Davis, chez qui il n'a pas sonné, pour Spike Lee, avec lequel il ne s'est pas engueulé.Va pour tous ces noirs mythiques qu'il met en scène sans leur permission.Parmi eux, seul feu James Baldwin peut certifier qu'il a effectivement rencontré Dany Laferrière dans une chambre miteuse de Harlem.\u2014 Un conseil, lui a dit Baldwin d'une voix posée.Ne t'occupe pas du racisme.Ce n'est pas ton affaire.Vous ne le savez peut-être pas encore, mais Dany Laferrière est l'avenir de la littérature québécoise.C'est un écrivain, un vrai, un grand.Le New York Times ne devrait pas tarder à l'annoncer.Brique après brique, il fait la preuve qu'une littérature forte et dynamique est un mélange de sang, de regards et de musiques.C'est ce que j'ai voulu lui dire au marché, mais il avait déjà filé avec aes grenades enfouies dans un sac en papier.Si vous le voyez, faites-lui le message.Et ne vous laissez surtout pas impressionner par les grenades.Dany broie du noir, mais il n'est pas armé. Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1993 La police antiémeute moscovite se prépare, par une série de moulinets bien orchestrés, à toute éventualité pour aujourd'hui.Le gouvernement de Moscou a rejeté en effet la demande de plusieurs groupements communistes de célébrer aujourd'hui même à travers la viile le 76e anniversaire de la révolution bolchévique de 1917.Le ministère russe de l'Intérieur craindrait que les communistes ne profitent de l'occasion pour tenter de déstabiliser la situation tant dans la capitale que dans plusieurs autres villes de Russie.?REPÈRES PORT-AU-PRINCE ¦ Venant après la Somalie, le pourrissement de la crise haïtienne apparaissait hier comme un nouveau revers des Nations unies, mais aussi de Washington, et surtout un échec personnel du représentant spécial de l'ONU, l'Argentin Dante Capu-to.Le pessimisme était de règle à Port-au-Prince au lendemain du boycottage par l'armée de discussions convoquées par M.Caputo pour relancer l'ap- ______ plication de Tac- I MWIM cord de Governors ^Bgg^^fl Islam! qui prévoyait R^M^M^J dent Jean-Bertrand ¦g&J' ; êMm Aristide, deux ans j W|M après son éviction ^Fr MT^Bm par les militaires.If / i fflÉ Contraint d'an- g\t11!! nuler ces discussions, M.Caputo est parti de Port-au-Prince hier pour «consulter» le secrétaire général de l'ONU Bou-tros Boutros-Ghali et lui recommander vraisemblablement de nouvelles sanctions.Mais les milieux diplomatiques s'interrogeaient en privé sur son maintien à son poste, certains Haïtiens parlaient même déjà de lui au passé.Comme précédemment en Somalie, mais de manière beaucoup plus feutrée, les États-Unis semblent maintenant avoir des doutes sur la stratégie suivie jusqu'à maintenant en Haïti, qui visait officiellement au retour au pouvoir du président Aristide, et sur la wr IEh manière dont elle est appli-quée.Officielle- ti ment» r^en n a ^P\t1 changé.Vendre- tant l jM nistration améri- 1*1 ca*nc P°ur Haïti, k jhI Lawrence Pez- L\tzullo, réaffirmait publiquement à ES^^BhLH Port-au-Prince le Dante\tsoutien de Wa- r.itx^n\tshington à M.caputo\tCaputo et à son action.Mais une source américaine ayant requis l'anonymat a déclaré qu'«il ne se comporte pas comme un médiateur, mais comme un avocat».M.Caputo «ne se considère pas comme un médiateur, car la légitimité démocratique appartient à un côté seulement», a déclaré hier son porte-parole, Eric Fait.Il ne peut mettre sur le même plan un président légitimement élu et les militaires qui l'ont renversé.«Il ne se \u2014jmgmmmm considère pas Jf^^^k neutre, mais ob- m ' l^B iS^F*' 0 û^°Uté De source diplomatique, on s ^ Wm indiquait que les États-Unis ne L\tjM pouvaient en au- ËjL^Jfll I cun cas blâmer l'ONU pour l'impasse actuelle en Haïti, comme \" ¦\tcela avait été le Raoul\tcas pour la crise Cédrat\tsomalienne.Wa- shington a en effet été associé à chaque mesure prise par M.Caputo, que l'adjoint de \u2022M.Pezzullo ne quitte pas.«Ils vivent pratiquement ensemble», déclarait récemment cette même source, qui a requis l'anonymat.Selon elle, les Etats-Unis exercent une influence prépondérante sur l'action de l'ONU dans cette crise.M.Caputo se voit reprocher beaucoup de choses, à commencer d'avoir accepté que l'accord de Governors Island fixe une date pour le retour de M.Aristide, dont c'était l'exigence principale.Reçu en mai à la Maison blanche, M.Aristide avait vainement plaidé auprès du président Bill Clinton pour obtenir cette date de Washington.Cette échéance «a été exploitée par les adversaires du retour de M.Aristide, oui v ont vu une faiblesse», a admis M.Fait, sans toutefois dire qu'il s'agissait d'une erreur.«L'ONU a fait ânerie sur âne-rie», a affirmé une autre source di- tlomatique, également anonyme, lie a notamment qualifié d'«erreur fondamentale» la décision de M.Caputo, à la mi-octobre, de faire partir précipitamment toute la mission civile de l'ONU (environ 270 observateurs des droits de l'homme) en prétextant du climat de violence à Port-au-Prince.Ces critiques, émanant toutes de personnes n'ayant aucune sympathie pour les militaires, font étrangement écho aux objections de l'armée et de ses alliés.Le Front pour l'avancement et le progrès d'Haïti (FRAPH), très proche de l'armée (ou du moins de son secteur le plus dur), a ainsi demandé hier à l'ONU de «tirer les conséquences de cette nouvelle donne» en rappelant « l'arbitre partial qu'a toujours été Caputo».Par opposition h M.Caputo, le FRAPH avait récemment encensé M.Pezzullo, vantant son «sens des responsabilités» et son PHOTO AP d'mprtm AP et Reuter p*rflu».Toutefois, avait-il ajouté, M.Eltsine «ne prendrait pas une telle mesure, eu égard à ses principes moraux».Interrogé sur les dernières déclarations du chef de l'Etat rapportées par les agences, un autre porte-parole présidentiel se refusait à tout commentaire en parlant d\"interprétations» médiatiques.Suite à la suppression par la force du Parlement, les 3 et 4 octobre, plusieurs proches de M.Eltsine lui avaient conseillé de revenir sur sa promesse d'élection présidentielle anticipée.Ils insistaient, comme M.Filatov hier, sur le fait que «la Russie a besoin de quelques années de stabilité car elle doit encore traverser une période de crise politique et économique durable».Le projet de nouvelle Constitution que Boris Eltsine avait présenté mercredi et qu'il doit soumettre à référendum en même temps que les élections parlementaires, comportait déjà une clause rendant la tenue d'élections présidentielles anticipées quasiment impossible.Mais, tions seront difficiles pour n'importe quel candidat.» Un récent sondage avait montré que 6t p.cent des Russes estimaient que M.Eltsine ne méritait pas un nouveau mandat.Toutefois, 50 p.cent approuvaient sa politique contre 34 p.cent la désapprouvant.Dans son décret dissolvant le Parlement «conservateur» le 21 septembre, Boris Eltsine \u2014élu démocratiquement en 1991 et confirmé par le référendum d'avril\u2014 avait promis la tenue d'une élection présidentielle en juin 1994 et d'élections parlementaires en décembre.Il avait alors justifié ce décalage par le souci de ne pas laisser un «vide politique» en organisant ces scrutins simultanément comme le demandaient certains de ses adversaires.Hier, avant l'intervention de M.Eltsine, le chef de son administration présidentielle Serguei Filatov avait déclaré à Interfax que le président avait le «droit moral» de revenir sur un engagement découlant d'un «compromis forcé et su- hier, c'était la première fois qu'il s'exprimait directement sur le sujet, après avoir laissé la porte ouverte à une décision du futur parlement.D'autre part, l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a jugé vendredi le gouvernement russe antidémocratique et a émis des doutes sur le caractère libre et honnête des élections législatives de décembre.Dans un discours devant des hommes d'affaires à Richmond puis dans des entretiens avec la presse, il a également prédit que le chef du Kremlin, Boris Eltsine, ne respecterait pas sa promesse de tenir une élection présidentielle en juin.«le ne considère plus le gouvernement comme étant démocratique», a souligné Mikhail Gorbatchev.11 a expliqué que depuis l'écrasement des conservateurs du Parlement début octobre, l'exécutif avait pris en main tous les préparatifs du scrutin de décembre et contrôlait la presse.«Les élections ne seront pas libres et honnêtes».MOSCOU Chaos en Noi Deux petits partis, 1' Alliance et New Zealand First (la Nouvelle-Zélande d'abord) ont remporté chacun deux sièges.En pourcentages, le Parti national obtient 35.2\tp.cent des voix, le parti travailliste 34,7 p.cent, l'Alliance 18.3\tp.cent et New Zealand First 8,3 p.cent.Le leader de l'Alliance, M.Jim Anderton qui se trouve désormais en position d'arbitre a indiqué qu'il ne chercherait pas à mettre le gouvernement en difficulté: «Nous pouvons faire fonctionner le système, il s'agit d'une nouvelle ère politique».De son côté le premier ministre a indiqué que le pays avait besoin de stabilité pour être en mesure d'attirer les capitaux étrangers.« Une période d'instabilité serait très dommageable pour le paysi*, a-t-il dit en se félicitant que M.Anderton ait fait des offres de coopération.M.Bolger a révélé que sa femme avait été absente de la campagne car elle se faisait traiter pour un cancer de la peau.Son adversaire, M.Moore qui a lui-même survécu à un cancer, a été très ému par les propos de son adversaire mais ne l'a pas épargné sur le terrain politique.Le leader travailliste a en effet estimé que les résultats de l'élection privaient « M.Bolger d'autorité morale pour gouverner».Selon lui la Nouvelle-Zélande a massivement rejeté l'actuel gouvernement.Somalie: reprise de la guerre?d'après AFP___néral Mohamed Farah Aldid sou- MOGAD1SCIO\ttenu Par ,e cIan des Habr Gedir, a ajouté que ses hommes étaient di-posés à remettre leurs armes volontairement aux Nations unies.11 a toutefois souligné que si le dé-sarmement général devait échouer, ses hommes se battraient alors pour se défendre.«Si nous sommes attaqués à tout moment, nous pourrons nous défendre.Tout le monde fera de même», a encore dit M.Ali Mahdi au cours de cette interview ponctuée du bruit de coups de feu.M.Ali Mahdi a en outre exprimé l'espoir que M.Aldid comprendrait «que personne ne prendrait le pouvoir en Somalie au bout du fusill.WELLINGTON La Nouvelle-Zélande était plongée hier dans une tour' mente politique sans précédent, les élections n'ayant donné pour l'instant à aucun des deux principaux partis une majorité suffisante pour la formation d'un gouvernement.Le Parti national (conservateur) du premier ministre Jim Bolger et le parti travailliste de Mike Moore revendiquent chacun la victoire.Sur les 99 sièges à pourvoir, les conservateurs en obtiennent 49 et les travaillistes 46.Le décompte des voix des milliers d'électeurs ayant voté hors de leur lieu de résidence sera fait au cours des dix prochains jours et sera déterminant.M.Bolger, qui est apparu très tendu hier a reconnu que le vote de ces électeurs pouvait retourner la situation.Son adversaire, M.Moore estime que son parti a déjà remporté l'élection: «C'est notre tour à présent», a-t-il déclaré.Pour compliquer la situation politique les Néozélandais étaient également appelés à se prononcer sur un nouveau sytème électoral et ont décidé à 53,8 p.cent que le système majoritaire à un tour (copié sur le système britannique) serait modifié pour faire place à système de représentation proportionnelle à l'allemande.Edouard Chévardnadzé discute avec le commandant dts forces gouvernementales, Dzhaba loseliani, du rôle Que seront appelés à louer les Marines russes.\"oto reuter Chévardnadzé Victoire gouvernementales est entrée dans la ville sans rencontrer de résistance importante.Les zviadistes se retirent en désordre vers la rivière Ingou-ri» à la frontière avec 1 Ab-khazie, a déclaré par téléphone M.Nodar Broladzé.Selon lui l'ancien président se serait réfugié il y a déjà plusieurs jours dans la région de Gali, en Abkhazie.Un porte-parole de M.Gamsakhourdia à Moscou a toutefois affirmé hier que vendredi celui-ci se trouvait toujours à Zougdidi.Selon cet «ambassadeur» de M.Gamsakhourdia à Moscou, M.Tenguiz Tchatchaba, le chef des troupes zviadistes, Vakhtang «Loti» Kobalia a quant à lui affirmé hier à Zougdidi que ses forces allaient «peut-être se retirer de Zougdidi, mais continueraient à se battre jusqu'à la dernière goutte de sang».Selon les premières indications fournies par la prési- dence, les forces gouvernementales n'ont eu aucune perte en entrant dans la ville dont le président déchu avait fait sa «capitale» et où il avait son «palais présidentiel».De même source on indiquait également que les troupes avaient reçu l'ordre de ne pas molester la population civile.La prise de Zougdidi, si elle se confirme, devrait remonter nettement à la fois le prestige de M.Chévardnadzé et le moral de ses troupes, sérieusement entamés par la perte de l'Abkhazie.La Russie a par ailleurs poursuivi son déploiement hier.Quelque 750 soldats d'infanterie de marine supplémentaires, appuyés par une Quarantaine de blindés, ont débarqué à Poti, a annoncé l'état major de la flotte de la mer Noire cité par Interfax.Les forces gouvernementales géorgiennes sont entrées hier dans Zougdidi, le fief des rebelles de l'ancien président Zviad Gamsakhourdia dans l'ouest de la Géorgie, et but final symbolique de l'offensive lancée il y a une vingtaine de jours par les troupes de Tbilissi, selon la présidence géorgienne.Cette victoire de taille pour les troupes du chef de l'État Edouard Chévardnadzé ne marque toutefois pas encore la fin de l'aventure zviadiste.Les forces de l'ancien président, qui avait entrepris il y a un mois de reconquérir par les armes le pouvoir dont il a été chassé par la force en janvier 1992, se sont en effet repliées vers la frontière de l'Abkhazie.«L'avant*garde des troupes Ali Mahdi Mohamed, président par intérim de la Somalie, a averti hier que la guerre civile en Somalie pourrait reprendre si les Nations unies et les troupes américaines ne parvenaient pas à désarmer les milices armées.11 a déclaré dans une interview que la situation serait «catastrophique» si la force de maintien de la paix de l'ONU venait à partir sans avoir désarmé la population.Le président par intérim, qui tire son influence du clan des Ab-gal, et pàincipal adversaire du gé- LÀ OÙ LE SERVICE FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE LA OU LE SERVICE EST EXTRA! Le grand âge à lui seul ne constitue pas TROP VIEUX pour conduire?M1MNIM LACROIX ¦ ¦ « Le vieillissement en sci n'empêche pas de conduire.C'est plutôt l'incidence croissante de maladies chroniques chez les personnes âgées qui peut les rendre dangereuses sur la route.Tant qu'une personne Agée ne souffre pas d'affection qui diminue ses capacités, rien ne devrait l'empêcher de conduire sans restriction ».D'excellents conducteurs, il y en a des milliers chez les personnes âgées.Dans un guide intitulé L'examen du conducteur - Guide du médecin, l'Association médicale canadienne rappelle d'ailleurs à ses membres, et peut-être aussi à tous ceux qui véhiculeraient ce préjugé, que le grand Age A lui seul ne constitue pas un empêchement A la conduite automobile.Ceci dit, il invite les médecins A demeurer vigilants.«Il est difficile de déterminer uand une affection rend la con-uite dangereuse et ce moment varie considérablement d'un sujet A l'autre.C'est pourquoi il faudrait soumettre les conducteurs A un examen médical régulier pour déterminer leur aptitude A conduire, et rapprocher la fréquence des examens A mesure qu'ils vieillissent», poursuit le Guide.L'association recommande d'ailleurs un examen aux cinq ans pour les conducteurs de 45 A 70 ans, aux deux ans pour ceux de 70 à 80 ans et un examen annuel pour les conducteurs ayant dépassé les 80 ans.Jusqu'au mois de mars dernier, le Québec se rapprochait sensiblement de ces recommandations: ainsi, les titulaires de permis de classe 5 devaient subir un examen médical au moment du renouvellement A 70,74,76,78 et 80 ans.Au-delA de 80 ans, le conducteur devait se soumettre A un examen annuel.Étrangement, le gouvernement choisissait toutefois il y a quelques mois d'amender la loi et d'espacer les examens médicaux obligatoires.Examen de la vue Depuis mars, le titulaire doit en effet subir un examen médical et de la vue A 75 ans et A 80 ans, puis aux deux ans par la suite.Pourquoi avoir pris une telle décision?«On a voulu s'aligner sur les autres provinces et les Etats américains», déclare M.Bertrand Bergeron, de la Société d'assurance-automobile du Québec.«On a aussi regardé l'incidence au niveau du bilan routier: les personnes de 65 ans et plus représentent 11,1 p.cent de la population totale et détiennent 7,7 p.cent des permis de conduire.Pourtant, ils représentent seulement 5,9 p.cent des victimes d'accidents avec dommages corporels.Autrement dit, les personnes âgées présentent un plus faible taux d'accidents par individu que la moyenne des conducteurs.Cela est peut-être dû A l'auto-régula-tion A laquelle elles se soumettent.Souvent, elles se limitent A des trajets connus, ne roulent que le jour, réduisent leur kilométra- ge annuel, etc.Mais, chose certaine, les chiffres parlent pour eux.» M.Bergeron rappelle qu'en tout temps, la Société peut exiger qu'un titulaire se soumette à un examen si elle a des motifs raisonnables de vérifier son état de santé ou son comportement de conducteur.Mais revenons A l'arithmétique: si l'on regarde les chiffres de plus près, on peut en tirer des conclusions assez différentes de celles qui semblent être ressorties lors de la prise de décision : si les personnes âgées détiennent 7,7 p.cent des permis, elles ne parcourent que 4 p.cent du kilométrage couvert par l'ensemble des Québécois.Pourtant, elles représentent 5,9 p.cent des victimes d'accidents avec dommages corporels.Vus de cette angle, les chiffres tendraient plutôt A dire que, lorsqu'ils sont au volant, les conducteurs âgés sont plus souvent victimes d'accidents avec dommages corporels.En 1992, la catégorie des 65 ans et plus connaissait une augmentation des accidents tous azimuts: augmentation de 33,9 p.cent des blessures mortelles, de 17,0 p.cent des blessures graves et de 5,3 p.cent des blessures légères dans un empêchement l'ensemble des conducteurs de cette catégorie.Chez le* hommes, deux fois plus nombreux que les femmes, la hausse était encore plus marquée et atteignait même 46,7 p.cent dans le cas des blessures mortelles et une moyenne d'augmentation de 10,6 p.cent de l'ensemble des blessures.Simple augmentation ponctuelle?Peut-être.On ne le saura que lorsque les chiffres des premiers mois de 1993 seront disponibles.Chose certaine, la simple augmentation de la proportion de personnes âgées dans la population ne peut suffire A elle seule A expliquer cette hausse.Directeur des services-conseil pour le secteur de l'éducation routière du CAA, M.Yvon La-pointe s'est dit très étonné de cette décision du gouvernement d'espacer les examens obligatoires: «Cela semble aller contre le simple bon sens.Dans le cas des personnes âgées, la situation évolue souvent si rapidement.De conducteurs très sécuritaires, ils peuvent devenir dangereux au volant».Petite information en passant: aussi étonnant que cela puisse pa- raître, les femmes détiennent non seulement moins de la moitié du nombre de permis de conduire, mais même quand elles en détiennent, elles conduisent moins souvent que les hommes.Ainsi, seloA une enquête de Statistique Canada, 52 p.cent des conducteurs masculins de 75 ans et plus ont conduit au moins quatre fois par semaine de septembre 1990 à août 1991 contre seulement 13 pu cent chez les femmes.< \u2022 Même si les médecins québécois n'y sont pas obligés par la loi, l'Association médicale canadienne exhorte fortement les médecins A signaler les conducteurs médicalement inaptes pour leur propre sécurité et pour celle d'jm-trui.L'AMC prévient même ses membres qu'en cas de litige» lé médecin qui omettrait de présenter un tel rapport pourrait être vulnérable A des procédures judiciaires éventuelles.Selon certains, et même s'il ne semble pas encore y avoir de précédent en ce sens, il pourrait en être de même des proches du conJ ducteur qui auraient omis de fal-re connaître l'état de leur proche et qui pourraient être poursuivis par les victimes d'un accident que celui-ci aurait causé.CIVIC 94 HATCH BACK À partir de: 10 595** 194'/ C / mois'\"\"\" V FINANCEMENT / BANCAIRE 48 MOIS ACCORD 94 À partir de: 18 994S 3 3 9 /mois FINANCEMENT BANCAIRE 48 MOIS *T.T.P.9(1 sus T.T.P.©n sus.sur approbation de crédit pour Civtc.valeur résiduelle de 4 350 $; total des versements: 9 312 S à 9 25 % Sur Accord, valeur résiduelle do 7 850 $; total des versements 16272$ a 9 25 27 000 km inclus.7 \u2022 du km excédentaire.CAMIONNETTE 94 À PARTIR DE 10 795** mazoa Je me sens bien.\u2022T.T.P en sus.\u2022T.T.P.en sus.sur approbation de crédit.9.25 V 27 000 km indus.7**m sur excédent.323: valeur résiduelle garantie 4 605 $.total des versements 8 112 S.camionnette: valeur résiduelle garantie 4 960 $.total des versements 8 832 S.130y rue Dubois, Saint-Eustache (sortie 11 de la 640) à 10 min.de Laval et de Montréal 3300, boul.Ste-Marie Mascouche (Sortie 24 de l'autoroute 25) 491-0440\t474-7000 il \u2022___1 1 ._' » f ' .1 ., ' ',' » \u2022 Quand son mari a commencé à éprouver des problèmes de vision, Mme Jacqueline Genest a dû ressortir des boules à mites ce permis de conduire acquis plusieurs années auparavant.\t^^ * automobile possède le pouvoir de révoquer ou d'imposer des limites à un permis.Mais les deux ergo-thérapeutes avouent que leurs recommandations sont pratiquement toujours suivies.À cause de l'importance prati- que et psychologique de la conduite pour le patient, à cause de l'estime de soi liée à ce permis si valorisant, elles tenteront toutefois, dans les cas où c'est possible, de trouver des aménagements en déconseillant seulement la conduite de nuit, en trouvant une fa- çon d'adapter l'automobile, en conseillant des cours de recyclage ou des tests à intervalles réguliers, tous les six mois par exemple.Dans un cas très particulier, elles ont même suggéré que le conducteur, encore en état de conduire mais dont l'état pouvait se détériorer rapidement, soit toujours accompagné.\t; « Pour certaines personnes, perdre son permis, c'est un véritable deuil, admettent-elles.11 faut donc y penser à deux fois avant: de signer une recommandation en ce sens.» « Ou bien tu te tais, ou bien tu prends le volant, même si tu n'as plus de permis» MUANiiE LAC KO IX_ ¦ «l'avais mon permis depuis longtemps, mais c'était toujours mon mari qui conduisait.Quand il a commencé à éprouver des problèmes de vision encore plus sérieux, ma fille m'a suggéré de prendre des cours de recyclage», déclare Mme facqueline Genest, 66 ans.Depuis longtemps, déjà, elle conduisait.à moitié.«Sa vue n'était pas très bonne, dit-elle de son mari.Alors je lui disais de tourner à droite ou à gauche, je conduisais beaucoup mentalement».Le lendemain du mariage de sa fille et à la veille de son propre anniversaire de mariage, Mme Genest perdait son époux.C'était le 1er août dernier.«Depuis, je conduis presque à tous les jours.Pour être plus en mesure d'aborder la conduite d'hiver, je trouve ça important de conduire régulièrement.Mais je ne vais jamais loin », dit-elle.Mme Marguerite, une femme de 74 ans qui tenait à être identifiée par son seul prénom, n'avait pas conduit depuis très longtemps quand son mari, qui a maintenant 80 ans, a été hospitalisé.«Je n'étais même plus capable de monter sur une autoroute.Je restais immobilisée dans la bretelle.» C'est essentiel Pour elle, l'auto, c'était essentiel, surtout pour aller au chalet, à une demi-heure de son domicile de Québec.Mais au début, les choses se sont avérées plus pénibles que prévues.«Assis dans le siège du passager, mon mari ne cessait pas de m'inonder de ses conseils et de ses critiques.Il «conduisait» presque à ma place.Une fois, n'en pouvant plus, je lui ai lancé un ultimatum : ou bien tu te tais, ou bien tu prends le volant, même si tu n'as plus de permis.» Son mari n'a plus jamais soufflé mot, sauf pour lui avouer de temps en temps qu'elle conduisait bien.Encore maintenant, elle conduit le moins possible et surtout pas l'hiver.Selon elle, les cours lui ont néanmoins permis d'acquérir cette confiance en elle qui lui manquait.Selon M.Yvon Lapointe, directeur des services-conseils chargés de l'éducation routière au CAA, les personnes âgées pèchent par excès de prudence: «Notre principale tâche, outre de rafraîchir leurs connaissances, c'est de leur donner confiance en elles».C'est lui qui a mis sur pied le cours de recyclage dispensé par le CAA aux personnes de 55 ans et plus et qu'ont suivi nos deux dames.Il avoue toutefois avoir fait fausse route au moment de recruter la clientèle: «Nous avons d'abord songé à nous adresser aux clubs de l'âge d'or pour leur offrir des cours de groupe.Mais nous ne recevions que des demandes individuelles».M.Lapointe a donc refait ses devoirs.D'ici trois semaines, les écoles de conduite recommandées par le CAA devraient être en mesure d'offrir un choix aux personnes âgées désireuses de se recycler: s'intégrer à un groupe existant ou bien vivre une évaluation théorique et pratique pour ensuite bénéficier de consultations sur des problèmes particuliers sur une base individuelle.Dans tous les cas, conseille M.Lapointe, le conducteur devrait vivre l'expérience pratique, au volant, avec un moniteur.«La marche arrière, l'entrée sur une autoroute, tout cela représente souvent des difficultés pour les personnes âgées.» Selon lui, un conducteur qui a besoin d'une autre personne pour le diriger au moment de stationner en marche arrière ou pis encore, celui qui a besoin d'un passager-conducteur qui l'avertira que la lumière a tourné au rouge ou qu'il faut tourner à droite, n'est tout simplement pas sécuritaire: «Le conducteur est le maître à bord.Ou bien on est pilote ou bien on est passager.La confusion de ces rôles ne vaut rien en conduite automobile.» Les cours de recyclage, nous dit-il, ne visent pas à détecter les mauvais conducteurs et encore moins à faire perdre un permis, une décision qui ne leur revient pas, mais plutôt à amener la personne âgée à conduire le plus longtemps possible.Pourtant éminemment sensible aux dangers de la conduite automobile, M.Lapointe n'est pas surpris de l'hésitation des proches à dénoncer un être cher.Il avoue même que sa famille et lui ont eux aussi attendu très longtemps avant de signaler le cas de son père, à l'époque conducteur et victime de la maladie d'Alzhei-mer.«D'ailleurs, la perte de son permis a accéléré sa maladie, pré-cise-t-il.Il y a vu là une humiliation qui a causé une dépression et empiré son état.» Certains professionnels habituellement au service de centres de réadaptation se spécialisent justement dans l'évaluation de l'aptitude à conduire une automobile.Ergothérapeutes à l'hôpital Champlain de Verdun, Annick Bonin et Nicole Mouffe offrent aux patients du sud-ouest et de la Rive-Sud ce test, comportant une évaluation en salle ainsi qu'un test sur route.La tolérance à l'effort mental, le jugement, la concentration, la compréhension des symboles routiers, la force musculaire, l'acuité visuelle, tout y passe.Selon elles, plusieurs personnes qui prennent le volant devraient être évaluées.Des accidentés cé-rébro-vasculaire aux arthritiques en passant par les parkinsoniens et évidemment les victimes de la maladie d'Alzheimer, les deux professionnelles examinent toutes sortes de cas-problèmes.En cas de doute, des médecins leur réfèrent parfois des patients.Maintenant seul Dans plusieurs cas, l'épouse-passagère a pallié jusque-là au handicap du mari mais pour ce test sur route, le conducteur est maintenant seul.Plusieurs paniquent à cette seule idée.Si la personne n'est plus en mesure de conduire de façon sécuritaire, arrive alors la portion la plus difficile: le lui dire.«Beaucoup veulent vraiment conduire quand même.Évidemment, la maladie fausse parfois leur jugement.Mais pas toujours.Souvent, les gens savent mais ne veulent pas se l'avouer.On pourrait penser que le sens des responsabilités prendrait le dessus, qu'ils songeraient aux gens qu'ils peuvent blesser, à leur propre sécurité.Mais c'est rare.Les gens veulent absolument conduire.malgré tout.Alors il faut qu'on leur montre les carences» qu'on les confronte, qu'on les amène à prendre conscience de la situation.Ce n'est pas toujours facile», déclarent les deux femmes.Souvent, un homme dira: «)'ai été trucker.l'ai conduit toute ma vie.|e n'ai jamais eu d'accident».Selon lui, cela semble signifier: « Donc, ie n'en aurai jamais.» Ce n'est évidemment pas un raisonnement valable.Seule la Régie de l'Assurance- Nos aïeux étaient des gens de devoir et de religion, ce qui offrait certains inconvénients.Ils faisaient plus d'enfants qu'ils pouvaient en nourrir, leur progéniture dût parfois s'exiler en terre américaine pour y trouver une bouchée de pain.Ses fils et ses filles s'y signalèrent parfois, comme Jack Kérouac, la figure emblématique de la « Beat Génération », ce creuset de marginaux contestataires.Comme aussi les Robert Plamondon, Luc Levasseur et Kathy Boudin, tous Franco-Américains, qui se jetèrent à corps perdu dans la révolte armée.terroristes I Amérique aimee collaboration spéciale ¦t^ia H es G.I.se battent au ¦¦ Vietnam, les Afro-rjl Américains lèvent le w^M poing et une guerre sou- mV\\ mm terra>ne fait ra£e aux États-Unis.Une certaine jeunesse refuse l'idéolo-¦ gie régnante, la contestation devient pour une poignée d'idéalistes une raison de vivre et de mourir.Leur engagement est radical, total, absolu, les armes leur paraissent la seule voie possible de changement.De 1963 à 1972, 63 policiers américains tombent dans des embuscades, de 1970 à 1975, mois après mois, on compte une soixantaine d'attentats à l'explosif sur le territoire.C'est au début de 1970 que le nom de Lawrence Robert Plamondon apparaît sur la liste des hommes les plus recherchés par le FBI.Le fugitif ne manque pas de culot, il expédie illico une note à la presse dans laquelle il proclame qu'on ne lui mettra jamais la main au collet- Quelque 250 jours plus tard, il est arrêté lors d'une vérification de routine, par la police d'une autoroute newyor-kaise.Bien qu'armé d'un fusil à pompe, il n'offre aucune résistance.On lui reproche d'avoir fait sauter, en septembre 1968, une bombe dans un édifice de la C.I.A., ces fameux services d'espionnage américains honnis de tout ce qui pense à gauche en Occident.Depuis, Plamondon a fait du chemin.Il a beau avoir fréquenté les milieux hippies, le «peace and love» n'est pas sa tasse de thé.Il a fondé les « Panthères blanches» sur le modèle des fameuses «Panthères noires» qui sèment la pagaille dans les ghettos noirs comme sur les campus.À quelques reprises, son organisation a soutenu certaines causes par les armes tout comme elle a publié sous le manteau une feuille vantant la «Drug Culture».Robert Plamondon a 25 ans, il est loin du nirvana quand il paraît en cour au début de 1971.Ses deux coaccusés et lui ont la chance d'avoir pour défenseurs Léonard Weinglass et William Kunsler, la star du fameux procès des «Sept de Chicago», où Bobby Seale, ferry Rubin et Tom Hayden avaient ébranlé les fondements mêmes du système judiciaire américain.Les deux procureurs se montrent dignes de leur réputation en s'attaquant tout de go à la preuve présentée par la poursuite, à cette époque, l'écoute électronique n'a pas bonne presse.Le procès fait du boucan, il passera à l'histoire sous le nom de « Wiretapping Case ».La Cour suprême donnera raison à la défense sur certains points, cela n'empêchera pas les fondateurs des « Panthères blanches» d'entrer au pénitencier pour de longues années.La fuite en avant de Luc Levasseur Luc Levasseur partage avec Robert Plamondon l'honneur d'avoir figuré au palmarès des hommes les plus recherchés aux États-Unis.Nous sommes en mai 1977, on a quelques vols de banques à reprocher à ce fils de Québécois arrivés au pays voilà une génération à peine.Au New lersey, quatre ans plus tard, l'auto dans laauelle il prend place en compagnie de deux amis est interceptée par hasard par la police d'une autoroute, comme il advint à Plamondon.Mais l'affaire tourne mal, on se tire dessus, S'agent Philip Lamonaco perd la vie.Levasseur a toutes les polices aux fesses, cette chasse à l'homme n'a eu d'égale que celle lancée en 1927 contre les ravisseurs du bébé Lindbersh.Le fugitif l'échappe belle trois ans durant avant qu'on ne le débusque dans la petite ville de Deerfield, en Ohio.Levasseur, sa femme et leurs deux fillettes de six et huit ans y vivent en res-(.pectables banlieusards.Quel voisin au-.4»it pu deviner que sous les habits de ce prétendu directeur commercial d'un prétendu fabricant de caisses enregistreuses se cachait un terroriste recherché à la grandeur du pays?Les policiers qui fouillent leur coquette maison mettent à jour de savantes caches et y trouvent 32 000 $ en espèces, de même qu'un imposant arsenal, du matériel destiné à la fabrication de bombes artisanales, des copies de communiqués émis par le «United Freedom Front», un groupe terroriste responsable de nombreux attentats à la bombe à New York, et enfin, une liste de cibles éventuelles.Deux ans plus tard, en 1986, le couple et six autres complices sont enfin traduits devant les tribunaux.Levasseur s'en tire quant à la mort du policier Lamonaco.À charge de revanche pour le ministère public: il écope 20 ans de réclusion pour chacun des attentats à la bombe dont il est reconnu coupable.On apprend au court du procès qu'il faisait suivre des cours de français à ses enfants.Espérait-il un Jour revenir au pays que ses ptrents avaient un jour quitté?Kathy Boudin, de Moscou * New York Le 6 mars 1970.trois explosions suivies d'un incendie détruisent un im- Lexington, Mass., avril 1972, une autre mantf violente contre la guerre au Vietnam Certains héros de l'écrivain Jack Kerouac, rappellent étrangement les* Plamondon et compagnie.meuble du quartier newyorkais de Greenwich Village.Les enquêteurs concluent rapidement qu'il abritait des terroristes: une bombe qu'ils étaient à fabriquer leur a sauté dans les mains.Deux corps gisent sous les décombres.Ce sont ceux de Théodore Gold, 23 ans, et Diana Oughton, 28 ans, connus pour avoir jadis milité au sein de la Student for a Démocratie Society, une organisation vouée à la cessation des hostilités au Vietnam.On apprend bientôt que deux jeunes femmes ont eu plus de chance et ont quitté les lieux quelques minutes après l'explosion.Cathlyn Platt Wilkerson est la fille du propriétaire de l'immeuble, Kathy Boudin est connue des milieux policiers.Arrêtée en août 1968 à Chicago, lors des fameuses émeutes qui entourèrent la convention du Parti démocrate, puis relâchée en attendant son procès, elle ne s'était pas présentée en cour et était depuis en fuite.Les médias s'intéressent alors à cette fille née en 1943 de parents reconnus pour leurs idées de gauche.Son père, Léonard Boudin, est un brillant avocat qui a pris fait et cause pour les syndicalistes militants des années 30 et 40, puis pour les victimes du maccarthysme dans les années 50 et enfin pour toute une brochette de contestataires fameux des années 60 comme Daniel Elsberg, le conseiller militaire qui avait rendu publics des documents secrets du Pentagone ou les frères Berrigan, célèbres opposants à la guerre du Vietnam.Élève douée, Kathy se consacre À l'étude du russe.La fréquentation pendant une quinzaine de mois des universités de Moscou et de Leningrad la convainc que la société soviétique souffre de maux aussi graves que ceux qu'elle a crus déceler chez elle en Amérique.A la différence que l'on ne tolère pas la moindre contestation là-bas.Elle rentre alors en Amérique et fait du travail social dans les ghettos de Cleveland.Elle y fait la connaissance du fameux pédiatre Benjamin Spock, connu pour ses idées nouvelles en matière d'éducation et son opposition à la guerre du Vietnam.On ne tarit pas d'éloges à l'endroit de cette fille intelligente, cha- Robert Plamondon est arrêté lors d'une vérification de routine sur une autoroute new-yorkaise.leureuse, douée d'un solide sens de l'humour.Kathy était née pour faire de grandes choses, sa soif de justice la pousse vers l'action politique de choc.Dans la clandestinité À la suite des émeutes de Chicago, elle gagne Cuba et y fait la rencontre de leaders du Viétnam du Nord.À son retour aux États-Unis, elle joint un groupe dissident de la Student for a Démocratie Society, appelé le «Weather Underground», qui doit son nom à une chanson de Bob Dylan et qui privilégie l'action armée.À la suite de l'explosion à Greenwich Village, Kathy, comme quelques dizaines d'autres activistes de son mouvement, gagne la clandestinité.En 1975, une commission d'enquête du Sénat américain établit que la quarantaine de membres du Weather Underground a perpétré plus de vingt attentats à la bombe qui, bien que souvent fort spectaculaires, n'ont jamais fait de victimes.Us se sont ainsi atta- Pués au Capitole en mars 1971 et au entagone en mai 1974.Bien que pourchassé, le groupe publie régulièrement des manifestes, fait parvenir des enregistrements de poèmes à une station radio californienne ou accepte de participer au tournage d'un documentaire du cinéaste Émile de Antonio sur son idéologie.Le Weather Underground se dissout à la fin de la guerre du Vietnam en 1976.Certains de ses membres se rendent aussitôt aux autorités, d'autres attendront le tournant des années 80 avant de ce faire.Kathy reste dans l'ombre.Un fait divers sanglant va ramener son nom dans l'actualité.En octobre 1981, la petite ville de Rockland County, à environ vingt railles de Manhattan, est le théâtre d'un spectaculaire hold-up.Des convoyeurs de fonds de la Brink's sortent d'une banque quand soudainement, deux hommes surgissent d'une camionnette et ouvrent aussitôt le feu à l'aide d'armes automatiques.Le convoyeur Peter Paige meurt sur-le-champ.Ses assassins mettent alors la main sur des sacs contenant 1,6 raillions de dollars en espè- Après des années de recherches, Luc Levasseur est finalement débusqué dans une petite ville de l'Ohio.ces et prennent la fuite en direction d'un centre commercial avoisinant où les attendent des complices au volant de deux camionnettes volées.L'une d'elles est stoppée à un barrage routier.On en fait descendre son conducteur et Kathy Boudin qui n'opposent aucune résistance.Mais soudainement, les portes arrière du véhicule s'ouvrent et des hommes en surgissent qui ouvrent le feu sur tout ce qui bouge.Deux policiers sont tués, la bande réussit à prendre la fuite.Une série de raids policiers, aussi spectaculaires que fructueux, suit aussitôt.Les autorités sont bientôt en mesure d'annoncer qu'elles viennent de neutraliser le dernier noyau dur des groupes terroristes qui ont pullulé au cours des années 60 et 70.On met ainsi sous arrêts les David Gilbert, Judith Clark, Samuel Brown, Marilyn Jean Buck, Na-thaniel Burns et Kathy Boutin, tous d'anciens militants des groupes Weather Underground, Black Panthers ou Black Liberation Army.L'opération permet aux enquêteurs de mettre la main sur des documents prouvant que le coup contre la Brink's avait été soigneusement planifié et que le butin devait servir au financement d'autres opérations du genre.Un long procès Au cours des semaines qui suivent son arrestation, on apprend que Kathy Boudin, dans les mois qui ont précédé le sanglant hold-up, vivait de l'aide sociale sous le faux nom de Lynn Adams, au coeur même de New York.Elle avait donné naissance à une fillette du nom de Chesa et menait une vie rangée.Il semble qu'elle n'ait pu résister à rappel d'anciens camarades qui voulaient reprendre du service.Interrogé à la suite de l'arrestation de sa fille, Léonard Boudin déclare: «Nous la défendrons du mieux que nous le pourrons».Il fait appel au fameux avocat William Kunsler pour prendre place à ses côtés au prétoire.Le procès promet d'être quelque chose, les accusations portées contre les sept prévenus sont araves: vol à main armée et meurtres.Le District Attorney, ou procureur Kathy Boudin lors de son arrestation en octobre 1981, alors qu'elle s'est heurtée à un barrage policier de la poursuite, un certain Kenneth Gribetz, est un dur à cuire qui clame bien haut qu'il verra à ce que justice soit faite.Fidèle à elle-même, Kathy Boudin entreprend aussitôt de miner la procédure.Elle refuse de témoigner, les autorités réagissent en lui rendant la vie impossible.Elle est gardée en isolement trois mois durant avant qu'un juge n'intervienne pour qu'elle obtienne de meilleures conditions de détention.Les mois passent, chaque séance de la cour fait réaliser aux accusés et à leur défenseurs combien les preuves accumulées par le ministère public sont accablantes.On a beau expliquer que Kathy Boudin n'était pas armée au moment de son arrestation et qu'elle n'avait offert aucune résistance, les jurés de Rockland County n'oublient pas que ces têtes brûlées, combien étrangères à leur monde, étaient venues un jour dans leur patelin y semer la mort.Léonard Boudin, conscient des enjeux, demande un changement de venue.La peur et la haine ambiantes, argumente-t-il, font en sorte que justice ne sera pas faite.Il obtient gain de cause, la Cour se transporte à Orange County en décembre 1982.Ce qui n'accélerera pas pour autant les procédures.Lassée de toutes ces tergiversations, Kathy plaide coupable à des accusations réduites en mai 1984 et se voit condamnée à la réclusion jusqu'en l'an 2001.Elle aura alors 58 ans.Au juge qui vient de prononcer sa sentence, elle déclare: «Je suis profondément désolée que des vies aient été perdues dans cette terrible affaire.)'ai voué ma vie à l'action politique, je demeure fidèle à mes principes tout en croyant que désormais, la violence est inutile.» Depuis ce jour, Kathy se voue à l'écriture.Ce qui nous ramène à Jack Kérouac dont certains héros, par leur refus des conventions et de l'ordre établi, nous rappellent étrangement les Plamondon, Levasseur et Boudin.DIMANCHE PROCHAIN Affaires d'arsenic LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1993 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 7 NOVEMBRE 199S Spectacles r.CINÉMA ADIEU MA CONCUBINE Pantin (4): 15 h 30.17 h.30 h 50.ACE (THE) OF INNOCENCE Cineplex Centre-Ville (1): 21 h 10 Faubourg (5): 15 * 15.16 h.18 h 45.21 h 20; sam.: 15 h 15.16 h.21 h 35 .Plaza Côte-des-Netges (2): 21 h 15.ARBRE (L), LE MAIRE.LA MÉDIATHÉOUE Carrefour du Nord (4): 19 h 30.21 h 30; sarrv, dim : 13 h 30.15 h 30.19 h 30.21 h 30 Cineplex Centre-Ville (6): 15 h 30.19 h, 21 h 20; sam.dim.: 13 h.15 h 30.19 h.21 h 20.BARAKA impérial: 13 h 05.15 h 10.19 h 15.21 h 20.6EVERLY HILLBILLIES Laval (3): 15 h.19 h.Ptaza Côte-det-Neiges (2).Sam., dim .mar.: 13 h 20.15 h 15.19 h 10; ven., lun., merc., jeu.: 19 h 10 Pointe-Claire (6).Sam., dim .mar.: 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30, ven., lun.merc., jeu.: 19 h 30.21 h 30 BLANCHE-NEIGE ET LES SEPT NAINS Cinéma Chateauouay (3).Sam., dim .mar.: 13 h.17 h.8RONX (A) TALE Égyptien (3): 14 h.16 h 30.19 h.21 h 25.Plaza Cote-des Neiges (7).Sam., dim.mar.: 13 h 50.16 h 25.19 h 05, 21 h 30; ven .hin.merc.jeu.: 19 h Q5.21 h 30.COOL RUNNINCS Centre Eaton (4): 12 h 45,15 h.17 h 05.19 h 10.21 h 15.Dernier spectacle sam.: 23 h 20.Famous 8 (5): 19 h.21 h 20; sam., dim.mar.: 12 h 30.14 h 40.16 h 50.Laval (9): 19 h 10.21 h 10; ven.hjn .mar., merc.jeu.: 13 h.15 h; sam., dim.-.13 h.15 6.17 h.DAZED AND CONFUSED Place Alexis Nihon (2): 13 h 30.16 h 15.19 h.21 h 30 Pointe-Claire (2).Sam., dim., mar.: 14 h, 16 h 15.19 h, 21 h 15; ven.km., merc.jeu.: 19 h.21 h 15.DEMOLITION MAN Astre (4): 19 h 10; «m., dim.: 13 h 10, 19 h 10.Centre Eaton (6): 13 h 30.16 h 15.19 h 05.21 h 25 Dernier spectacle sam.23 h 40.Dorval (4): 19 h Famous 8 (2): 18 h 50.21 h 30; sam.dim., mar.: 13\th 30.16 h.Laval SEUNN\tTONNA\tH11\t42 15.\tEEEEMAL\tONUSIEN (3)\t02\t85 16.\tEEEAUAE\tEMPAUMERAIS\t03\t30 ' 17.EEAAUXM\tETE\tEl\t24 18\tEE^VRCHF\tMALAXA\tN10\t36 19\tF^KLPED?\tREVECHE\tX\t36 20\tFLP^COOI\t0ESM4)\tM\t 5: C E F H I L\t11:EEGNSTCS5\t25:EEFIPSTU 33:CEEHORU\t40 : A C E L T U (2) J 9: A C E C I S\t16:EIORTTU\t27:AEHNNPRU 35: A E E I N N R (2) 41 : A E E H l T (2) * 12' A A C 11 M R\t17: A D E I M N U\t29:EEIILSTT 36:EIINNOP\t42 : A D E E G Z 13: ACEELLN 14: E I P P U Y 15: AEMNOOTT 19: E GIN OS (4) 20:ACIIOPRT 21:EIN0TTTU 22: E E L N S U 23: A A UN S (2) 26: A AEINNRK3) 28: E E E IM TTZ 30: E E I S T U V 32 : D E E N P R T U (4) 34: E E E I N P (2) 37: C E I L L N T 40 : A E H N O P 43 : E F I L O R V 44: ACCEHNNO 45\t: D E I N O O S 46\t: A C E I L R T (3) 47: E I N N S T U (4) 48: E E E IN R S U 49: AEEEI NNR 50: AENNTZ 51 : E I N O R V (2) 52:EELLTTU VERTICALEMENT 1: E E GN O X Y 2: A Al JNOPS 3:EEILMOPS 4: A E I S S T T (3) 5:EFORTTZ 6:1 L N O R T (2) ft- if PMNTvm\tSOLUTION A LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES l'uttUaation du terme «anacrotsès» eut possOte grâce i « amabiWe de Mèche» Chtrtemegne.Nicole Honequort EXPLICATION DU JEU Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot codé (dont les lettres sont écrites entre parenthèses).Ce dernier vous est d une grande aide puisque, une fols trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille.(Par ex.1-2 signifie la case d intersection des mots 1 et 2, 23, celle des mots 2 et 3, etc.).Enfin, il s agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés.MOT CODÉ _ _ _ V2 ÉT9 5^6 4^5\t6^7 DÉFINITION Briller d'un vif éclat.(EEILLPRT) MOTS 1.P.DÉFINITIONS - Ort y cultive des légumes.dèles différents de chaussures et on eri maintient un inventaire de 60 000 paires environ.Donc, le choix est là.Pour tpus les goûts; pour tous les styles; pour t5us les prix.Pour des prix variant de 39 (ii 89 $, madame y trouve des Çfiaussures qu'elle paierait de 70 $ à 225 pilleurs.En déboursant de 59 $ à 89 $ plutôt que de 90 $ à ' V .250 $, monsieur y ¦RHRBRBMR découvre le look, | ; «BP confort et la qualité I_^ qu'il désire en tout B^ffiflf^fffS^f^ temps.Du même I|| \" coup, ils peuvent se procurer des bottes lijigl\tlB vendues ailleurs\t^PnMWlWIBItl entre 125 $ et 325 $ pour une sonne de 69\tbM||^HHH| S à 145$.consommateurs, celle-ci s'avérait l'un des principaux fournisseurs des plus grandes boutiques de chaussures à travers le Canada.\t., POUR CONSOMMATEURS AVERTIS Souliers, bottes, sacs à main, manteaux de cuir et de suède, bagages, tout cela pour bien vous servir.\"Même si plusieurs compétiteurs tentent d'appliquer à leur établissement un concept semblable au nôtre, personne -et je dis bien personne - n'arrive à obtenir la qualité que nous offrons à nos clients.On vient de partout pour acheter au Superentrepôt de chaussures Charles David.De l'Estrie, de Port-Neuf, de l'putaouais, de Thedford Mines, des villes ontariennes de Comwall et Ottawa, de même qu'au-delà des frontières américaines (de Plattsburgh, de Messina), etc.Bref, de toutes les régions où la télévision, la radio ou les journaux diffusent la publicité du Superentrepôt de chaussures Charles David.\"La récession, la baisse des ventes au détail, les faillites répétées, la tendance aux achats aux États-Unis et les taxes sur les produits et services ont fait lancer la serviette à une foule d'entrepreneurs.C'est là que nous avons décidé qu'il était temps d'offrir aux consommateurs les produits que l'on trouve sur le marché au prix de gros, pour la même qualité et mieux encore.\" sur des surfaces iiaw|i||iyu|m£nm respectives de MH^HiHHBHBMK 10 000 et de 16 carrés.D'ici trois IWBb on ^¦PPHHBU l'ouverture\t^ ' fc.jjj Superentrepôts KjBj^^^ * $8 à Mississauga, l^HHBHfiL| BH Ottawa,\t^SHBfflLj^ Edmonton, ^^^E Calgary et\t¦BH^HRK^ Vancouver pour assurer une présence dans HHHBHHhK^ÉËiI l'ensemble du Canada.Parallèlement, on effectuera une percée sur le marché américain avec des magasins dans Manhattan, à Long Island et au New Jersey, de même qu'à Philadelphie, Washington, Chicago et Boston.\"Une bonne partie de notre clientèle est constituée de consommateurs avertis, de gens qui, après avoir consulté les prix qu'on leur proposait dans d'autre magasins, sont conscients du fait qu'on leur offre ici des produits de première qualité pour le prix de gros.Nous servons EN PLEINE EXPANSION Le premier entrepôt aménagé occupait rue Devonshire à Mont-Royal, une superficie de 5 700 pieds carrés.premières semaines, nous nous sentions déjà à l'étroit.\" Huit mois plus tard, on déménageait donc l'entreprise dans les locaux plus spacieux (12 000 pieds carrés) de la rue Jean-Talon Ouest où, de plus, le terrain de stationnement peut accueillir jusqu'à 500 voitures.Ék Nos marchandises sont toujours de ^^ bon goût et de qualité.Nous ne vendons pas des seconds ou des lots de marchandise récupérée.Nous ne vendons pas d'imitations.Voilà ce qui nous démarque des autres entrepôts.De plus, nous assurons un service après-vente des plus complets, meilleur que ce qui ce fait n'importe où ailleurs.\" Iijll \"Nous avions besoin de M Ptus d'espace pour réaliser ÉH notre propre vision de ce HB que devait être un cas H type des Superentrepôts H Charles David.Nous avions besoin de cet IH espace pour aménager notre coin éducatif, où un tableau démontre les 23 étapes de fabrication d'une chaussure de qualité et Pou l'on peut palper 7 différents types de cuir et suède.Les jeunes à la\t- , jP®Évll® recherche des\tHnBBn^g tendances mode sont |HHSHBbH également bien servis, puisque les M|MHHBHB acheteurs de la\t^^^^^^BB compagnie assistent aux plus gigantesques expositions d'Italie, du Portugal, de France, d'Espagne, d'Allemagne et des États-Unis, afin cfy rapporter des modèles qui les assurent de rester à l'avant-garde.Celles qui s'en tiennent à des modèles plus traditionnels et classiques ne sont pas en reste non plus, car la qualité des chaussures est égale ou supérieure à celle que l'on trouve dans l'ensemble des boutiques spécialisées.\"Le nom Charles David est synonyme d'innovation et de bon goût.Nos chaussures fabriquées dans une proportion de 80 % en Italie, un pays réputé mondialement pour sa recherche en matière de design et de qualité.\" Autre constatation dès qu'on entre dans un Superentrepôt Charles David.L'endroit est vaste, certes, mais on n'a pas l'impression d'être dans un entrepôt tellement tout est propre et bien rangé dans chaque allée, dans chaque département.Notre entrepôt de ta rue JSÊk Jean-Talon a près de 12 OOo pi 2 de marchandises de bon goût et de qualité.des gens de tous les milieux: femmes de maison, secrétaires, femmes et hommes d'affaires, médecins, avocats, ouvriers, etc.Nous avons la marchandise de qualité pour plaire à tous les goûts.\" Dans cette même salle, 16 écrans de télévision projettent les images des dernières tendances de la mode.Au troisième mur, nous affichons - en prenant bien soin de ne pas les identifier par respect des compétiteurs - les publicités de boutiques publiées dans des revues telles Châtelaine, Elle, Femme Plus et Clin d'Oeil qui offrent les mêmes produits, afin de permettre aux consommateurs de comparer les prix.De plus, pour permettre aux parents d'avoir tous le temps requis pour procéder à leurs choix de divers produits en montre, nous avons aménagé une garderie bien équipée.\" Et cette expansion n'était qu'un début.Depuis ce temps, on a établie des Superentrepôts de chaussures Chartes David à Québec et à Toronto, Voilà qui est tout à l'honneur de la trentaine de rpembres du personnel à remploi de l'entreprise montréalaise qui, tout en étant au service de la clientèle, reste discret.Plus de 150 000 clients satisfaits ont déjà apprécié ce nouveau concept qui leur permet d'acheter des produits de saison courante au prix de gros.Cent cinquante mille clients en trois ans seulement! Mais ce succès remarquable n'est pas attribuable uniquement au virage qu'a pris la compagnie, puisqu'il faut spécifier que c'est une expérience de plus de 30 ans dans le domaine de la chaussure.Car, avant de prendre le pari de s'aventurer dans un concept de vente au prix de gros directement aux \"Vous n'avez pas l'impression de vous faire pousser dans le dos.Vous êtes libre de vous servir vous mêmes ou de vous faire aider.\" Voilà une autre spécialité de la maison.Chaque année, des milliers de gens défilent dans nos entrepôts et sont ravis de faire de véritables économies.Plus de 2000 styles! Pour chaque client, à une visite d'un de nos entrepôts, découpez votre coupon et vous aurez droit à un certificat-cadeau Charles David de 5 $._C.PM1-93 TORONTO 100 Orfus Road, North York Tél.: (416) 784-9373 QUEBEC 1400, Saint-Jean Baptiste (angle boul.Hamel/Henri IV) Tél.: (418) 877-5500 MONTREAL 4900, Jean-Talon Ouest Tél.: (514) 735-7533 "]
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