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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. La Presse Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-12-31, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 WËMâ mm w^v >>¦:;* > y*1 \u20225 V y ^Wrjyy Fort Lauderdale HÔTELS SUR LA PLAGE AVION ¦?\u2022 HÔTEL I SEM.7 SEM Octan Manor '449S 649S Ramada Brach '499S '799S TAXES ET SERVICE SOS INCIUS 08tl5tlljan>/l$em» Vol seulement.499$ Maria Luisa.499$ Lake Plaza.669$ La Perla\t699$ Aguila Inn.599$ Club Festiva Bahia.689$ Formule Club-3 repas/jour Ol Jan\u2022 / I sem» Vol seulement.499$ Maria Luisa.599$ Lake Plaza STD.669$ La Perla.699$ Aguila Inn.599$ Club Festiva Bahia.789$ Formule Club-3 repas/jour DORVAL K QUEBEC 9 OTTAWA r Achetez un (I) billet au prix régulier adulte* et obtenez le deuxième au prix annoncé Vol 2 tous dimanches DC10 Départs 01,08,1 S, 22 jan.Service en français I Sm i Grammaîmi) EPJ499 Aquaiul BPS549 Paradiso EP $699 Itabo MAP $699 Dernière minute DORVAL à FORT LAUDERDALE VOLS SEUL À PARTIR DE 199» rou consultez votre agent de voyages' * parking gratuit * NOUS SOMMES OUVERT LES DIMANCHES IOH À I6H «Si je vivais en France ou en Grande-Bretagne, je ne serais pas nationaliste, mais ici, je le suis par nécessité, devant la fragilité de ma société en Amérique du Nord.Je récuse la prétention qu'on ne puisse être nationaliste et humaniste.» - Femand Dumont le pluralisme des valeurs exige qu'on descende plus en profondeur pour découvrir les intérêts qui mènent le monde.Le boucher me vend de la viande parce qu'il y trouve son intérêt, disait Smith, en concluant que c'était là le nouveau consensus.Chaque fois que le consensus sur les valeurs éclate, le libéralisme refait surface comme solution de rechange aux idéologies.C'est un peu comme les fédéralistes qui prétentent s'appuyer sur la seule raison, contrairement à leurs adversaires nationalistes qui ne feraient appel qu'aux passions.Vous n'avez jamais caché votre appui au mouvement souverainiste.Etes-vous nationaliste?N'est-ce pas en contradiction avec votre attachement aux valeurs humanistes?Si je vivais en France ou en Grande-Bretagne, je ne serais pas nationaliste, mais ici je le suis par nécessité, devant la fragilité de ma société en Amérique du Nord.Je récuse la prétention qu'on ne puisse être nationaliste et humaniste.Au contraire, dans notre cas à nous, le nationalisme fait partie de l'humanisme tout comme le souci de justice.Le nier, c'est refuser de reconnaître que certaines sociétés ont plus de pouvoir que d'autres.Le fait de défendre ma langue, par exemple, ce n'est pas de la glorification ethnique mais un refus de prolétarisation de la population québécoise, en particulier des mi- lieux populaires.Quand une langue se détériore, c'est la personnalité qui parle cette langue qui se désagrège.On en connaît de ces situations où les gens, tiraillés entre deux langues, parlent une espèce de sabir et n'arrivent pas à exprimer ce qu'ils sont.C'est de la prolétarisation culturelle, aussi néfaste que l'économique.N'en reste-t-il pas moins que la défense des nations s'oppose à celle des personnes, que le nationalisme empêche l'ouverture aux valeurs universelles?La défense des nations, de leur singularité et diversité, ressemble grandement à la défense des personnes.L'homme universel, dont on parle souvent, c'est un être abstrait, dépouillé de toutes ses appartenances.Rien ne serait plus facile à manipuler par les pouvoirs technocratiques que cet homme universel, sans attaches et sans identité.On ne tombe pas dans l'universel comme Obélix dans la potion magique; c'est à partir de la singularité qu'on s'universalise.Les choses les plus importantes ont des couleurs, sont incarnées; on ne tombe pas amoureux des femmes mais d'une femme bien particulière.Votre emploi du mot « incarné » m'amène sur le terrain du christianisme, une autre de vos passions durables.L'Église catholique, telle que réflétée par le pape de Rome, n'est-elle pas devenue folklorique, coupée de la réalité contemporaine ?Le christianisme a-t-il encore quelque chose à dire au monde ?Vous soulevez une question préalable à celle de la vérité ou de la fausseté d'une doctrine, le problème de la pertinence.On nous a transmis le catholicisme comme un corps de doctrine établi à tout jamais.Si c'était le cas, il faudrait parler de l'agonie de cette religion et voir les interventions de ses dirigeants comme des mécanismes de défense devant une cause désespérée.Mais la réalité du christianisme est tout autre.Né dans la contradiction et les conflits, ce courant de pensée a traversé les civilisations, en se renouvelant à travers les tâtonnements de l'humanité.La foi est plus aventureuse que ne le pensent les figures dominantes du catholicisme.Pendant qu'on débite par le haut la liste des bonnes et mauvaises doctrines, le catholicisme se refait par le bas, dans les communautés de base, dans l'entraide et le bénévolat.Ce n'est pas dans le triomphalisme officiel mais dans l'Église humiliée que renaît la foi chrétienne, l'attachement non pas à une doctrine mais à la personne de lésus-Christ.C'est là qu'on retrouve les valeurs essentielles de la préférence pour les pauvres et ceux qui ne comptent pas, les questions fondamentales sur la souffrance, la mort et l'existence.Si votre Église traverse une crise, que dire de votre société où la contrebande et le travail au noir cotoient les besoins criants que l'État n'a plus les moyens de soulager.Le Québec ne traverse-t-il pas une profonde crise de société ?La question fondamentale touche le manque de visibilité de cette crise.Il manque la première condition pour en sortir: la prise de conscience collective de la gravité de la situation.Plusieurs facteurs empêchent cette prise de conscience.En voici trois.Premièrement, les leaders politiques sont incapables de vérité, comme durant la dernière campagne fédérale où ils promettaient en même temps la réduction du déficit, le maintien de l'universalité et la création d'emplois.Le discours pédagogique est remplacé par une discours masquant.Deuxièment, ceux qui pourraient s'attaquer à la crise ne la sentent pas.Lors de la crise des années 30, même le médecin de village n'était plus payé et devait, en conséquence, contribuer à l'élaboration d'une idéologie de relance.Aujourd'hui, la société est divisée en deux: ceux qui subissent la crise (sans-abri, assistés sociaux, chômeurs, emplois précaires.) et ceux dont la situation ne s'est pas détériorée (professionnels, syndiqués assurés d'un emploi, cadres grassement payés.).Or ce sont les épargnés qui auraient les moyens de rendre la crise visible et d'inventer un discours approprié.Troisièmement, on dit souvent que le partage (que les riches paient plus d'impôts et que la sécurité d'emploi fasse place au partage d'emploi) n'apporterait qu'un changement symbolique.justement, ce changement fournirait le symbole nécessaire à une prise de conscience collective.Votre premier petit-fils, né en 86, en-tre-t-il dans un univers plus accueillant et plus stimulant que celui où vous avez été propulsé en 1927 ?Dans ma jeunesse, on rencontrait des résistances qui nous stimulaient, et on s'attaquait à des problèmes (réforme de l'éducation, place de l'État, place du Québec dans le Canada) qui paraissaient solublcs.Il me semble que c'est plus difficile pour mon petit-fils, qui jouira d'une liberté molle, sans résistance clairement définie, et qui s'attaquera à des problèmes où même le talent et le courage ne suffiront pas.Malgré tout, j'ai confiance dans le mouvement d'entraide et de solidarité qui traverse la société par en bas.L'État-Providence, c'était la construction d'une société par en haut.Le défi, c'est maintenant de relier ces deux constructions.C'est là qu'est l'avenir de la génération de mon petit-fils.Samedi prochain Pierre Fortin : un économiste qui parle de justice MARGARITA Vol hebdomadaire À tous les samedis D 157 cabine espace open bar * PRIX LES PLUS BAS Oll PROGRAMME APPLICABLE EN JANVIER, i \\ # - SUJETS A CERTAINES RESTRICTIONS.POUR OBTENIR CES PRIX VOUS Ol VE7 RESERVER ET PAYEE AVANT LE 31 OCC 1\u2022 \u2022 t^s -rt rf&be-cïsretehtmru* îfvéeec grtts&rr ft>ogl ter t4â(\\ wahponh'oï tu vas au boo^or $4us.ron omfoëue, .mzfous irtquiérec m*, ô'm wcctée œ 4 mwc/f / au£z mu, w va / si covri/voe; awès terhsmes, vwrate\tte hot&\td'adîeoï âvx 4l/r&s jean ct&tïen rnwàrr*e t>u campa - bon a&il.j 'y mrs .4r pour le-tfâuetre erftxje ce- pfbe* SSfl mtamiwe _ çémrevpç avez t&jflt 600c?pra&es h m, .tie/n /, 4k& tafc-tqi, va.' DROITS RÉSBRVÉS LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI ¦\tLe dirigeant haïtien de facto, le général Raoul Cédras, et le président déchu Jean-Bertrand Aristide signent le plan du médiateur de l'ONU, lequel prévoit le retour d'Aristide dans son pays le 30 octobre.¦\tDes hélicoptères américains attaquent à la roquette des bâtiments susceptibles d'abriter des militiens du général Aïdid, à Mo-gadiscio.\u2014 Selon la Croix-Rouge.le raid aurait fait 54 morts et 174 blessés.La foule en colère assassine quatre journalistes.¦\tAprès 38 ans d'un règne ininterrompu, le Parti libéral démocratique du lapon doit céder le pouvoir à une coalition de sept partis d'opposition.¦\tSept partisans de l'intégrisme sont pendus, en Egypte, pour leur participation à des attaques contre les touristes.¦\tIsraël lance contre le Liban les raids les plus violents depuis 1982.Six jours plus tard, les Etats-Unis parviennent à négocier un cessez-le-feu entre Israël et la guérilla libanaise.Les sept jours de pilonnage intensif auront fait 130 morts et 525 blessés.D Le Sommet des sept promet trois milliards de dollars à Boris Eltsine.¦\tLe président Jean-Bertrand Aristide en exil choisit l'éditeur Robert Malval, un modéré, comme premier ministre du prochain gouvernement haïtien.B Lors d'une séance extraordinaire du Sénat convoquée devant la colère et l'indignation des contribuables, les sénateurs annulent l'allocation supplémentaire de 6000$ qu'ils s'étaient attribuée en juin.¦\tDevant le tollé général de protestations, Mila Mulroney demande à la Commision de la capitale nationale d'annuler la vente des meubles des deux résidences du premier ministre, et lui retourne son chèque de 150000$.¦\tUne panne d'avion force Clyde Wells à rater le dîner informel offert à Vancouver par le premier ministre Kim Campbell.Tel que prévu, l'Ontarien Bob Rae brille également par son absence.S Bill Clinton reconnaît que son gouvernement aurait dû prévenir Ottawa de l'imminence d'une attaque contre Bagdad.D Les pêcheurs de Nouvelle-Écos-se encerclent un navire de pèchc russe et l'empêchent de débarquer sa cargaison de morue au port de Shelburne.Mais les pécheurs de Shelburne et le gouvernement fédéral en viennent à une entente, et libèrent le navire.CS Le chalutier canadien l:ndea-vour est arraisonné au large des îles Saint-Pierre-et-Miquelon, et son commandant est accusé de pêche illégale.B Le gouvernement du Québec accepte de négocier avec les policiers de la Sûreté du Québec.» B Le gouvernement fédéral intei* dit complètement la pèche à la morue sur la côte Est.B Selon la Commission royale d'enquête sur les groupes autochtones, le droit «inhérent» à l'autonomie des autochtones est déjà inscrit dans la Constitutioi mais il n'est pas «illimité».Q Le Québec réussit à obtenir u,i consensus sur trois objectifs Ion de la Conférence des premien ministres, à Baddeck: les frais orienteurs dans le secteur de la santé, les paiements de transfert et les ententes bilatérales.H Le gouvernement fédéral exclut le ticket modérateur de toute r forme visant à limiter les coûts dà système de santé au Canada.B Le gouvernement israélien approuve l'accord conclu avec l'OLP concernant le régime d'autonomie dans les territoires occupés, ce qui \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 représente un ¦'1ÉÉÉÉÉ déblocage spec-Oculaire dans \u2022¦^sfea les efforts pour ^ÊÈÈÈÊÈÊm relabl,r ,a Paix i -\tau Moyen- Orient.Sur le f> y: ' ^^Mz terrain, l'armée ¦% 0 israélienne j amorce son re-.\tjfflj trait du Liban, Éfcr '\tpuis reprend ses i!! * boml)arc,ements - v:.> JWWÊ* au Sud-Liban, en W^Sf® représailles pour WÊi '^^m^wX l'assassinat de huit soldats israéliens par le Hezbollah.¦\tQuelque 75000 personnes se rassemblent à Washington pour commémorer la célèbre marche pour les droits civiques de Martin Luther King, 30 ans plus tôt.¦\tLa Chambre des représentants et le Sénat adoptent le programme économique du président Bill Clinton.¦\tLe gouvernement japonais reconnaît pour la première fois que les troupes impériales ont obligé des femmes des pays conquis à servir d'esclaves du sexe pour les soldats japonais.B Le Conseil de sécurité de l'ONU suspend officiellement l'embargo contre Haïti.B Les 16 membres de l'OTAN acceptent qu'on utilise la force aérienne en Bosnie, mais seulement sous contrôle de l'ONU.Sur le terrain, les Serbes évacuent enfin le mont Ingman, mais non sans démolir toutes leurs installations.B Le président russe Boris Eltsine dépose une couronne de fleurs sur la tombe des 15000 officiers polonais massacrés par les Soviétiques en 1940.B Les Etats-Unis accusent le cheikh intégriste Omar Abdel Rahman de participation au complot dans l'attentat à la bombe du World Trade Center.B Le Sentier lumineux massacre 72 Indiens ashkaninkas dans l'Amazonie péruvienne.B Le premier ministre Kim Campbell se rend chez le gouverneur général pour lui demander de dissoudre son gouvernement et de déclencher des élections, prévues pour le 25 octobre.B Le premier ministre Robert Bourassa annonce son retrait de la vie politique, mais il restera en poste jusqu'au choix de son successeur.B Audrey McLaughlin divulgue les grandes lignes d'un plan secret ourdi par les conservateurs pour mettre la hache dans les programmes sociaux.après les élections! B Le premier ministre Kim Campbell réduit de 50 à 43 le nombre des hélicoptères achetés par le Canada.un appel pour la levée des sanctions contre son pays.Malgré tout, le bilan des morts s'alourdit dans les banlieues noires où l'on dénombre les morts par dizaines.B Le président Boris Eltsine dissout le Parlement russe et convoque des élections anticipées en décembre.La Cour constitutionnelle de Russie déclare anticonstitutionnel le décret présidentiel, et le Parlement réplique en destituant Eltsine, pour le remplacer par l'ex-vice-président Alexandre Routskoi, destitué par Eltsine.B Les séparatistes abkhazes prennent la capitale abkhaze, Sou-khoumi, et forcent le président géorgien Edouard Chevardnadze à fuir en catastrophe.: wi B La signature par Israël et l'OLP\tchez la plupart des Palestiniens et I W\\.d'un accord sur l'autonomie pa-\tdes Israéliens, mais certains sont | S i Iestinienne, scellé par une histori-\tamers dans les deux camps.Puis W que poignée de mains de deux en-\tles événements déboulent.Israël nemîs jurés, Yitzhak Rabin et\tet la Jordanie signent un accord Yasser Arafat, provoque la joie\tfixant le cadre de leurs négocia- ^\ttions, puis Rabin effectue une vi- site surprise au roi Hassan, du lÉg^L\tMaroc.Enfin, le Fatah d'Arafat et fc*^________mouvement Hamas concluent W& Ipi^lâSfeiP^S^** *\tune entente pour prévenir une Si: pllllli&û\tguerre civile entre les deux mou- ^^^^H^^piÉf\tvements dans les territoires occu- m^^Sjllfek\tpés- 'i-^tifiWÊ^^ ^ >\tS Les parties qui négocient ^MÊKÊfSK^^m^^ \u2014\tl'avenir de l'Afrique du Sud s'en- ^SBSÊK^fV^^W^^\ttendent sur le principe d'un Conseil exécutif de transition, mettant ainsi fin à plus de 300 ¦ V- ^\tans de domination blanche.Nel- MtISRïSfr \u2022 WÊÈlïm\tson Mandela lance alors à l'ONU B Le président Boris Eltsine remporte une victoire décisive grâce à l'armée.Le président du Parlement, Rouslan Khasboulatov et le général et «président nommé» Alexandre Routskoi sont faits prisonniers en sortant de la Maison-Blanche en flammes, tout comme les quatre généraux de choc qui assuraient sa défense.Eltsine proclame l'état d'urgence et suspend 16 partis politiques.Mais l'opération entraîne la mort de 187 personnes.B La mort du ministre de la justice d'Haïti Guy Malary, assassiné en plein jour, à Port-au-Prince, en même temps que son chauffeur et ses deux gardes du corps, et le refus du général haïtien Raoul Cé-dras de démissionner comme le Québec avec 54 sièges et fornta même l'Opposition officielle.le Reform Party gagne 52 siègej.tandis que le Parti conservateur disparaît presque de la carte avtjc deux sièges seulement.B Après que les ministres Géra|d Tremblay et Yvon Picotte eurent annoncé qu'ils ne seraient pes candidats à la succession de Robert Bourassa, Daniel Johnson annonce sa candidature.G Le gouvernement du Québèc assouplit les critères d'entrée iju réseau scolaire anglophone.EB Des documents récemment reti-dus publics démontrent que f * GRC a espionné la Commission royale d'enquête sur le statut r B6 rius LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 L'Accord de libre* échange nord-américain avec le Canada et le Mexique ainsi que le Forum économique Asie-Pacifique constituent les grandes réussites de la premier année du mandat du président Bill Clinton.PHOTO Reuter L'Occident a fait montre de complaisance tout au long de 1993 envers les outrances de Boris Eltsine, depuis sa constitution à huis clos jusqu'à son bombardement télévisé de Tédifice du parlement à Moscou.PHOrn \u2022f i.' \u2022 t.^ 'xi- ^ '\t* ft'i ¦ ' y\" ' ; .i \u2022 r 1 é.xl'A.» ^îv.-vi J: Dans l'ex-Yougoslavie, on a vu rONU refuser des armes aux victimes tout en se gardant d'attaquer les agresseurs.Les barbaries balkaniques ont ainsi pu se poursuivre.PHOTO AP Malgré le blocus des Nations unies et l'accord de Governors Island prévoyant le retour du président Jean-Baptiste Aristide, les militaires du général Cédras sont toujours au pouvoir en Haïti.PHOTO Reutf»- L'année du grand réaménagement Les riches ont profité de 93 pour réviser les règles du jeu économique à leur profit JOONEED KHAN aléldoscope éclaté de géants maladroits et de nains maudits, de la paix sans joie des riches et de guerres sans fin chez les pauvres, d'égoïsmes d*État s'affrontant par-ci, de fuites aux accents tribalistes par-là, et surtout d'un ordre international en panne.Tannée 1993 aura vu le monde issu de la Guerre froide continuer à dériver à la recherche d*un nouveau «Système».«Système» politique, cela s*entend, rOrganisation des Nations unies, fondée par les vainqueurs de 1945, ne reflétant plus le poids réel des uns et des autres de ce monde post-Guerre froide, encore moins la «démocratie» que les riches exigent désormais des pauvres, même si c'est souvent sans conviction réelle.Car sur le plan économique.Tannée qui s'achève a vu l'impitoyable ruée des riches et des puissants, tant à l'intérieur des Ëtats (la restructuration) qu'entre les États mêmes (la libéralisation régionale des échanges ou le GATT), pour réviser les règles du jeu et redécouper le marché mondial, à leur avantage bien sûr, et aux dépens de TÉtat justement.Le Nord-Sud marginalisé Bref, le gouffre Nord-Sud, c'est à dire l'écart croissant entre pays riches et pays pauvres, que Ton disait Totage de la Guerre froide, n'a guère bénéficié de lu fin du conflit Est-Ouest.Pire.Tex-Bloc de l'Est lui-même, la Russie en tête, attend encore les dividendes du refus du communisme et les promesses d'intégration à la prospérité et à la sécurité européennes (CEE et OTAN).En vérité, l'ex-URSS a éclaté en trois pans: de la Baltique au Caucase, son flanc «européen»; du Caucase vers la Chine, son ventre mou «Asie centrale musulmane»; et la Russie elle-même.La constatation renvoie d'emblée à cette ethnicité exacerbée qui fut l'une des armes les plus efficaces de l'Occident durant la Guerre froide, et qui, Frankenstein à mille têtes, laisse son empreinte de feu et de sang sur l'année qui s'achève de par le monde.La globalisation économique et financière dont il fut tellement question cette année s'accompagnait ainsi, paradoxalement, d'une rivalité accentuée entre trois régions dominantes (Amérique du Nord, Europe de TOuest, Asie de TEst).Les liens con-nictuels Amérique-Europe à propos des horreurs de Tex-Yougoslavie et du GATF (agropuissance et guerre de la Culture) sont venus confirmer que l'agenda tranquille de la construction européenne décida de la fin chaotique de la Guerre froide en poussant les Etats-Unis et Tex-URSS à se dépêtrer de leur ruineuse course aux armements.L'Amérique reprend le dessus Le chaos persiste, dans Tex-URSS surtout, et l'Europe des Douze en est elle-même perturbée, mais les États-Unis auront réussi en 1993 à prendre le dessus grâce à TALENA (Accord de libre-échange nord-américain avec le Canada et le Mexique), et à TAPEC (Torum économique Asie-Pacifique avec le lapon, la Chine, TAustralie, la Nouvelle-Zélande et TASEAN), qui fait du Pacifique le nouveau centre du monde, mû par le dynamisme de ses pays riverains.Ce triomphe américain, qui a pijovo-que dans sa foulée une percée agricole au GA'IT même si Hollywood a dû céder devant «l'exception culturelle» brandie par l'Europe, est sans conteste la grande réussite du jeune et fragile Quitéimla depuis 1980 ^ Colombit\t1964 A\t19B0 (guérilla du Senber lumineux) éi IrtandtduNord depuis 1969 ^ BoMie\t1992 ^ Croatit (Kra^) 1991 ^ MoUova\t1992 m fUmm jëmm m Europe « Géo^ie depuis 1992 (OssetiCt Abkhazie) Amténie/Azerbaïdjan 1991 1968 m Turquie (kurdes) Irak (kurdes et ctiFites) 1976 Proche Orient et Moyen Orient .mmmm.] lA Alpéria (islamistes) ^ (Casamance) ^ Ubériaet ^ SItrraLeoM ^ Togo rfk Egypte ® (islamistes) ^ Soudw) ^ Somaie ^ Zaïre Afriqt 1992 depuis 1992 1990 ^ Angola 1961 C^^ Erythrée 1962 Afrique du Sud 1976 ^ llozani)ique 1975 ^ Burundi ^ Rwanda ^ Djibouti y 1992 1992 1983 1968 dùierrei g^ l'gùéiillàlf Acçprcis de paix.^ Inde\t^ Tadjikistan Pendjab, depuis 19^\tIndonéalt Cachemire.9» ^ irian-Jwa Timor-Est Assam ^ Bangladesh Alf.Sri Lanka W (tamouis) ^ Birmanie ^ Afghanistan 1973 ^ Philippines 1983 1992 1965 1975 1970 1948 1978 Carnbodge 1975 ^ Papouasie ^ Nouvelle-Guinée 1992 président démocrate Bill Clinton dans cette première année de son règne.Élu «sans mandat», avec 43 p.cent des suffrages dans une lutte à trois, et surtout grâce aux Noirs, Clinton, qui prône la reconstruction de l'État, continue d'être contesté par l'establishment, do* miné par les républicains de droite («l'État c'est nous!»), qui le traite encore comme un «accident» qui sera vite rectifié en 1996, Privilège d'être enfin la seule superpuissance de l'après-Guerre froide?Toujours est-il que cette «lutte des deux lignes», depuis les grands thèmes internes comme l'éclatement de la famille, le déclin des villes, la violence à la télévision, le contrôle des armes à feu et Tassurance-maladie jusqu'aux crises témoins du leadership US dans le monde comme la création d'ordres nouveaux au Sud (Somalie), le refus de la prolifération nucléaire (Corée du Nord), ou le soutien à la démocratie (Haïti), s'est imposé tout au long de 1995 comme la grande faille d'une Amérique malade par ailleurs d*un individualisme exacerbé lui aussi comme arme de choix dans la guerre de 45 ans contre le communisme.L'Europe en panne Le nouveau bras de fer transatlantique nous rappelle que l'histoire du XXe siècle reste celle du naufrage de l'Europe, qui s'est fait deux fois hara-kiri en 25 ans (1914 et 1939), et de l'ascension de l'Amérique sur le plan de l'hégémonie mondiale.Ayant investi énergies et ressources pour renaitre de ses cendres et laver l'humiliation de Yalta, l'Europe se retrouve 45 ans après avec un nouveau spectre germanique, la montée des fascismes, les morosités internes, les désillusions mitte-/européennes, les barbaries balkaniques et caucasiennes, et l'éternelle énigme russe, avec un mal slave s'ag-gravant d'Eltsine en lirinovski.Traçant le bilan économique et social de 1993, Le Monde parle de « l'Europe en berne».Sur le plan politique.«l'Europe en panne», dirait-on: la fin de la Guerre froide la prive d'un cadre strict et du leadership même du couple franco-allemand, véritable moteur de sa reconstruction.Au moment où la Grèce, assumant la présidence de la Commission européenne, accuse l'Allemagne d'avoir planifié «le dépeçage de la Yougoslavie», un ministre allemand évoque «le potentiel de conflits en Europe».L'Italie exorcise ses démons de la Guerre froide, et la France, coincée entre la Grande Allemagne et le mépris anglais, bat le rappel de la Francophonie, du Zaïre jusqu'au Vietnam.Le CbunneHtunncl sous la Manche) est à la veille d'ouvrir, mais les insulaires Britanniques continuent de refuser tout lien avec le continent, et lorgent plutôt l'univers anglo-saxon (USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) et ses comptoirs clés comme Hong-Kong, Singapour, les émirats du Golfe et l'Afrique du Sud.C'est bien pourquoi lohn Major se bat avec un tel acharnement pour Hong-Kong: pour profiter du dynamisme de l'Asie-Pacifique, il faut d'abord conserver l'entrepôt colonial.La Russie sur la touche Quant à la Russie, grande héritière de l'ex-URSS, elle a beau chercher à se stabiliser et à retrouver son influence dans les affaires mondiales, elle est restée sur la touche en 1993, en proie aux bouleversements que les législatives du 12 décembre ont à peine calmés.Superpuissance par son arsenal nucléaire, son occupation géopolitique du /lear/Zarideurasien, son utilité stratégique contre la Chine et le lapon, son rôle comme gendarme en Asie centrale et dans le Caucase, et son homogénéité ethnique russe, font pourtant qu'elle intéresse toujours l'Occident \u2014 à preuve, le sommet Clinton-Eltsine prévu à la mi-janvier à Moscou.Mais la Russie est aussi un désastre écologique, une catastrophe agricole, un fouillis politique et un nain économique.Aux yeux de stratèges américains, les Russes sont «plus Huns qu'Européens» et donc «peu aptes à la démocratie».D'où la complaisance dont a fait montre l'Occident tout au long de 1993 envers les outrances de Boris Eltsine, depuis sa Constitution à huis clos jusqu'à son bombardemeni télévise de Tédifice du Parlement à Moscou.Quant au désastre social qu'est la Russie, c'est aux portes de ri'urope qu'il existe; l'Amérique, elle, esl splendidement loin.L'Asie de l'Est, pôle de croissance Paradoxe suprême de 1993: la croissance et la prospérité ont déserté rOCDE euro-américain libre et dctno-cratique pour aller se loger dans une Asie de l'Est où cohabitent un japon à démocratie «douteuse», une Chine au communisme «brutal», un Taiwan encore «dictatorial», un Hong-Kong que ses maîtres britanniques ont refusé de «démocratiser» pendant des siècles, une Corée du Sud à peine dégelée, et des États de l'ASEAN aux cultures diverses (Indonésie, Malaysia et Bruné! musulmans, Thaïlande bouddhiste.Philippines catholiques), mais aux libertés partout restreintes, violées.Voilà où se sont rués les capitaux du monde libre cette année, à la recherche de rendements de lOâ 12 p.cent! À ce sujet, l'un des revirements Ic^ plus surprenants de 1993 aura été la tribune accordée par les États-Unis à la Chine au sommet de TAPEC à Seattle: après avoir été pressé toute l'année sur le Cambodge, le Tibet, Hong-Kong, Taiwan, le Pakistan, voire la Corée du Nord, le nouvel homme fort de Pékin, liang Zemin.a eu droit à un tête à tête avec Bill Clinton, assez pour faire oublier Tiananmen, avant de s'envoler pour la première visite officielle d'un no 1 chinois à Cuba, qui souffre désormais d'un double embargo \u2014 celui que les États-Unis lui infligent depuis iO ans, et la perte de ses liens privilégiés avec l'ex-tomecon ! Un GATT concocté entre les riches À l'image de Cuba, la masse des pays du tiers monde, de l'Asie du Sud aux Amériques latines, en passant par l'Afrique, le gros du monde arabe, et les Antilles, ont continué en 1993 de faire les frais du grand réaménagement mondial.L'intégrisme exacerbe, musulman en Algérie et en Egypte, hindou en Inde, le militarisme au Ni-géria et au Venezuela, l'isolement de rirak et l'engagement syrien dans le processus de paix, la «cooptation» de rindonésie dans TAPEC et du Mexique dans TALENA.ont fait que le fameux «Groupe des 77» (120 pays du tiers monde) qui, depuis 25 ans, revendiquaient à TONU «un Nouvel Ordre économique international» fondé sur un «reéquilibrage plus juste et équitable des échanges Nord-Sud» avait complètement disparu quand s'est présenté Tetape cruciale, post-Guerre froide, du cycle de l'Uruguay du GATT.Nonobstant TALENA, TAPEC, voire le CCG (Conseil de coopération du Golfe, regroupant les royaumes péiro-arabes carrément intégrés aux économies occidentales), le gouffre Nord-Sud continue de se creuser inexorablement.\tDécouvrant\tle reagano-thathérisme, l'Inde urbaine souhaite «une dictature», mais 500 millions d'Indiens croupissent sous le seuil de pauvreté.Le Bangladesh, le Pakistan ont élu des femmes pour les tirer de la misère.Les enfants de TAfri-que continuent de mourir à cause de la «détérioration des termes de l'échange» et du «service de la dette», car TAfrique reste exportatrice de capitaux! L'Amérique latine et les Antilles ne peuvent qu'envier le Mexique de TALENA.L'année 1993 a donc été celle du Grand réaménagement économique dans le monde, concocté entre riches, les Mickey Cantor, Léon Brittain et autres Peter Sutherland, et où les pauvres ne furent associés que formellement.Un réaménagement qui cache à peine d'ailleurs les calculs et les ambitions des uns et des autres en vue du nouveau «Système politique» que le monde attend.En attendant te Nouveau système mondial Or, ce Nouveau Système mondial peut se faire attendre jusqu'au 50e anniversaire de TONU, en 1995.Une réforme en profondeur du système international esl alors prévue.De nombreuses capitales, dont Ottawa, y travaillent déjà.On parle de droit de veto pour l'Allemagne et le japon.Des pays du Sud contestent la notion même du veto.Avec le club nucléaire, le club du veto, le GATT, le FMI, la Banque mondiale, les circuits financiers.l'hégémonie technologique et les mass média globaux aux mains des pays du Nord, le Sud souhaite plutôt un système qui permette de freiner ces monopoles et de rééquilibrer les rapports inégaux.En attendant, c'est la dérive de TONU.L' année 1993 a ainsi vu, au Cambodge, des vainqueurs d'élections démocratiques obligés de céder aux vaincus: en Angola, des perdants d'élections mettre le pays à feu et à sang; en Somalie, TONU et l'humanitaire servir de feuilles de vigne à un nouvel interventionnisme et au massacre de femmes et d'enfants; dans Tex-Yougoslavie, TONU refuser des armes aux victimes tout en se gardant d'attaquer les agresseurs; au Salvador.TONU arracher l'amnistie pour les assassins: en Haïti.TONU (et TOEA) manquer carrément à leurs engagements et trahir un peuple exsangue: ailleurs, au Timor oriental, au ^ire, TONU se contenter d'une symbolique observation; enfin, en Afrique du Sud et au Proche-Orient, TONU briller par son absence! Comme le déplorait le directeur de l'Unicef en présentant son accablant rapport sur le sort des enfants dans le monde en 1993: «Le fossé se creuse entre la capacité (des États) de régler les problèmes et la volonté politique de le faire».Et les conflits armes mêmes sont plus que jamais tolérés, gércS, entretenus «à basse intensité», ou ignorés, car, la Guerre froide finie, il en est peu qui menacent «la paix et la s^urité mondiales», selon la bonne vieille formule consacrée. LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 Plus B 7 Balladur Si l'incroyable popularité du premier ministre français se maintient, il deviendra imbattable Blair Ho use, et quelle eiait prête au besoin à utiliser son droit (Je veto au risque de provoquer une erise internationale.Enferme derrière des positions aussi maximalistes.Edouard Balladur était fatalement condamné a signer un «mauvais» accord, et a se faire accuser \u2014 notamment par son «ami» Jacques Chirac \u2014 de trahir les agriculteurs français.Or il se passe un double phénomène.Le premier, c'est que Balladur fait preuve d'une habileté politique epous-touflante.Malgré toutes les ambitions et les arriére-pensées qui agitent la droite a 17 mois d'une présidentielle qui parait gagnée d'avance, le premier ministre tient son gouvernement d'une poigne de fer: personne ne dit un mot plus haut que l'autre.Seuls Charles Pasqua et, dans une moindre mesure, la centriste Simone Veil se permettent d'exister de manière autonome \u2014 et comme par hasard cela sert l'image de rassembleur de Balladur.Sur le dossier du GATT, il a réussi sans y paraître à freiner une machine infernale qui le menait au précipice.Dans un premier temps, il a pris l'équipage en marche, affirmant a propos de Blair House que «la France ne signera jamais un accord inacceptable» (le droit de veto avait disparu a jamais).Et enfin : la France devait signer le GATT, mais «pas a n'importe quel prix».Ce qui fait que la pression a imperceptiblement mais sûrement baissé.Dans la derniere semaine, les États-Unis lâchaient quelques concessions marginales sur l'accord de Blair House, et le gouvernement français, après avoir souligné l'importance de cette «victoire», refilait les suites du dossier à la CEE, chargée de trouver les compensations nécessaires aux sacrifices consentis à Blair House.Ce qui lui permettait d'affirmer qu'il n'y avait «pas une mise en jachère de plus» sur les terres agricoles françaises (ce qui est certainement faux).Du beau travail! L'effet «teflon» Le deuxième phénomène, qu'on avait constaté chez Reagan et qu'on ne réussit jamais à expliquer tout à fait, c'est « l'effet teflon ».Aucune gaffe, aucun faux pas, aucune crise ne «collait » à Reagan: tout lui glissait sur le dos sans attacher.Ainsi en va-t-il de Balladur qui, comme le dit Giscard d'Estaing «a réussi à convaincre les Français que personne ne ferait mieux que lui».Quand il augmente les impôts, on le félicite de sa franchise et de son courage.Quand il capitule devant les grévistes d'Air France, au risque de déstabiliser tous les patrons des entreprises publiques, on vante sa «sagesse».Balladur fait merveille dans ses (nombreuses) interventions en direct a la télévision.Bien sur, il a plutôt l'air d'un grand bourgeois ou d'un aristo: mais justement, disent les gens, «il n'essaie pas de se faire passer pour différent de ce qu'il est».Seul minuscule faux pas dans ce magnifique travail d'image: une visite «impromptue» dans les métro parisien, où le citoyen Balladur a joué au voyageur anonyme (!!!).Une démonstration plutôt démagogique et qui a tourné à la mascarade \u2014mais déjà oubliée.En attendant, le «non-candidat» est en train \u2014sauf accident improbable\u2014 de remporter une formidable victoire politique en forçant ses adversaires potentiels de droite à se compromettre sur l'accord du GATT, qui avait toutes les apparences d'un piège mortel.Ayant survécu brillamment à cette épreuve, qu'est-ce qui pourrait désormais faire trébucher celui que Charles Pasqua considérait il y a sept ans comme un être «dépourvu de sens politique»?Il est vrai que ce vieux renard de Pasqua a aujourd'hui quelque peu changé d'avis sur la question.Rocard dans une mauvaise passe Le chef du Parti socialiste français n'a pratiquement plus de chances d'accéder à la présidence en 1995 LOUIS-BERNARD collaboration spéciale ROBITAILLE l'A RIS our beaucoup d'observateurs, les deux drames sont parallèles.Il y a celui de lacques Chirac, qui après avoir consacré tant d'années et tant d'efforts à ses ambitions présidentielles.voyait enfin l'Élysée à portée de main: il avait définitivement distancé Giscard, la gauche était effondrée, et l'investiture du RPR lui était acquise.Le voilà aujourd'hui menacé par la seule personne dont il pensait ne jamais devoir se méfier.Michel Rocard \u2014 qui était d'ailleurs camarade de promotion de Chirac à l'ENA \u2014 a au moins passé autant de temps à préparer son avenir présidentiel.En mai 81.au plus haut dans les sondages de popularité, il aurait probablement eu de très grandes chances de l'emporter contre Giscard.si le patron du PS de l'époque, le «vieux» Mitterrand, ne s'était mis en travers de sa route, il s'en était fallu de presque rien \u2014 c'est-à-dire l'investiture officielle du PS.Aujourd'hui, et depuis six mois, Michel Rocard tient enfin ce fameux appareil socialiste, outil indispensable à toute prise du pouvoir \u2014 au moment où justement l'appareil du PS ne vaut pratiquement plus rien.Certes, avec l'appui des amis de Lionel jospin, Rocard a une confortable majorité dans les instances dirigeantes.Mais le parti est divisé comme jamais: non seulement le courant Fabius reste embusqué et n'attend \u2014 patiemment \u2014 que la chute de l'usurpateur, mais encore les «jeunes» (Segolène Royal et autres) font bande à part, et les vedettes les plus en vue restent à l'écart.La vérité, c'est que Rocard tient d'autant mieux le PS que personne ne le lui conteste, en tout cas d'ici aux lendemains de l'élection présidentielle, que tout le monde prévoit catastrophique pour le candidaî socialiste.Au train où vont les choses, il est envisageable que ce dernier ne réussisse même pas à se classer deuxième lors du premier tour de l'élection, et soit donc éliminé du duel décisif.Quant aux simulations de vote concernant un affrontement droite-gauche au second tour, elles sont évidemment désastreuses pour Rocard (contre Balladur, il aurait moins de 40 p.cent).Minoritaire dans le parti, personnellement battu aux législatives, Michel Rocard n'avait d'autre choix que de s'emparer de la direction du PS.et au moins de tenter de faire bouger les choses.Disons que pour l'instant il faut une bonne dose d'optimisme pour croire à un proche avenir souriant.En mars dernier, le PS avait touché le fond, avec moins de 20 p.cent des voix.Neuf mois ont passé, et la droite a eu le temps de commencer à s'user au pouvoir.Or il n'y a dans le pays pas le moindre frémissement indiquant une remontée socialiste.Ni dans les sondages ni dans les partielles.Tout récemment, en Champagne, où l'on revotait pour une élection annulée, le candidat socialiste, qui avait 30 p.cent en 88 et seulement 10 p.cent en mars 93.a encore reculé à 8 p.cent.En somme, Rocard a perdu beaucoup de sa popularité en renonçant à son splendide isolement et en devenant un chef de parti comme les autres.Et du coup, il est pour l'instant incapable de transformer ou de redresser si peu que ce soit un parti qu'on lui a donné comateux.Sombres perspectives pour mai 95! Battu lors des dernières élections législatives, Michel Rocard a hérité d'un Parti socialiste comateux.PHOTO AP LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spccialc PARIS Comme Reagan, Balladur bénéficie de «l'effet teflon».Aucune gaffe, aucun faux pas, aucune crise ne «colle» à lui: tout lui glisse sur le dos.Il a réussi à convaincre les Français que personne ne ferait mieux que lui.Edouard Balladur était l'homme de la situation.Compétent et respecté, mais pas populaire pour deux sous.Ayant de l'autorité et le sens de l'État, mais aucun goût connu pour les bagarres politiques ou la lutte du pouvoir.Balladur était à la fois un intendant irréprochable et l'ami loyal de Chirac.Un mois et demi après sa nomination, et malgré une cote de popularité déjà stupéfiante, le scénario restait le même, aux yeyx d'Alain Duhamel, le chroniqueur politique numéro un en France.«Balladur réussit étonnamment bien à son poste, nous disait-il, grâce qui devrait se tasser un peu à l'épreuve du pouvoir.Donc je ne crois pas que Chirac ait du souci à se faire, je ne suis pas sûr que Balladur ait envie d'être candidat à la présidence.Et puis finalement, il restera loyal à Chirac.» Loyal, il le reste, si on veut dire par là qu'il n'a jamais évoqué l'hypothèse de sa propre candidature.Mais on ne l'a plus jamais entendu dire comme il le répétait avant mars 93: «Il est souhaitable que le premier ministre de cohabitation ne soit pas un présidentiable.» Edouard Balladur ne parle jamais de la présidence, mais déclare volontiers que son action se situe dans une perspective de cinq ans.Il ne débauche pas ouvertement les plus chiraquiens de ses ministres \u2014les jeunes Alain luppé et Nicolas Sarkozy\u2014, mais on ne sait pas vraiment s'ils sont toujours aussi inconditionnels de Chirac.En tout cas.aucun d'entre eux ne se permet la moindre manoeuvre qui ressemblerait à une prise de distance vis-à-vis du premier ministre.L'ancien plus proche conseiller de Chirac.Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur et véritable numéro deux du gouvernement, évoque maintenant ouvertement la candidature de Balladur.Quant aux innombrables députés de droite (environ 480, dont une majorité de chiraquiens).ils se gardent bien de la moindre fronde anti-Balladur, ou même de zèle pro-chiraquien.«Si Balladur est encore à ce niveau de popularité en mai prochain, estime un diplomate canadien.Chirac ne pourra plus jamais le rattraper.» En clair: les barons et chefs de clan du RPR commenceront à se rallier au premier ministre, les simples soldats suivront.Et des ennemis mortels de Chirac \u2014par exemple Giscard d'Estaing ou même.Mitterrand \u2014 pourraient être ravis de faciliter son éviction au profit de son «fidèle Edouard».Un long chemin Bien sûr, il reste un long chemin d'ici au scrutin de mai 1995 et les occasions de crises ne manquent pas \u2014sur le plan social notamment, où l'on a vu pour le seul mois d'octobre apparaître 40000 chômeurs de plus.Pour un total de 3,3 millions \u2014 12 p.c.de la population active.Le problème \u2014qui est devenu une vraie hantise pour Chirac\u2014.c'est que, pour l'instant et quoi qu'il arrive, cette satanée cote de popularité de Balladur refuse absolument de descendre alors qu'elle aurait dû commencer à fléchir avec la rentrée de l'automne.En plein été.le Système monétaire européen a explosé, et le franc a été dévalue de fait vis-à-vis du mark; avec la rentrée, les mauvais chiffres du chômage ont continué à tomber, et les entreprises publiques ont annoncé des congédiements par milliers; le conflit à Air France a gravement perturbe le trafic aérien pendant deux semaines, et a forcé le gouvernement à capituler en rase campagne, en laissant tomber son plan de redressement de la compagnie (et du même coup son patron, Bernard Attali ».L'année 93 s'est enfin terminee sur le psychodrame national du GA TT, où » le premier ministre avait hérité d'un dossier empoisonné dont il ne pouvait pas se tirer totalement indemne: après avoir très mal préparé la négociation sur le volet agricole, à la fois les socialistes et la droite avaient exacerbé les passions en faisant croire que la France pourrait, à elle seule, obtenir une renégociation de fond de l'accord de douard Balladur président?Pour la classe politique française, l'année 1993 se termine sur cette hypothèse lancinante, et que tout le monde aurait jugée complètement folle avant les élections de mars dernier, qui ont vu l'effondrement des socialistes (20 p.c.des voix) et le raz-de-marée (40 p.c.) de la droite, dominée par le maire de Paris, lacques Chirac, également candidat déclaré à la présidence.Aujourd'hui, le premier ministre que lacques Chirac avant «délégué» à Matignon pour préparer sa propre candidature à la présidentielle, a fait plus que lui voler la vedette: il l'écrase dans les sondages de popularité, et \u2014 pour l'instant \u2014 fait figure de triomphateur dans les simulations de vote.Le plus étonnant, c'est que normalement un premier ministre français est par définition un homme impopulaire.Ou plus exactement: il bénéficie pendant une période variant de trois à six mois de l'effet de nouveauté \u2014 ce qu'on appelle «l'état de grâce» \u2014 avant de plonger.Entretenant la fiction selon laquelle il est «au-dessus de la mêlée» et de la gestion quotidienne du pays, le président est de fait protégé par son premier ministre, qui assume toutes les décisions impopulaires.et les erreurs du gouvernement.Raymond Barre (74-81) avait fini sur une cote d'impopularité spectaculaire (27 p.c.de satisfaits), mais le socialiste Pierre Mauroy avait fait encore pire en trois ans (25 p.c.).Michel Rocard (88-91) avait le moins mal réussi, avec une cote nettement supérieure à 30 p.c., mais son image avait tout de même souffert.Même cas de figure pour lacques Chirac, qui avait décidé d'aller à Matignon diriger le gouvernement de «cohabitation» après la victoire de la droite en mars 86.Secoué d'une crise à l'autre (étudiants, routiers, infirmières, cheminots), habilement harcelé par le président Mitterand, Chirac était arrivé en lambeaux à l'échéance présidentielle de mai 88, et s'était fait écraser par un François Mitterand.qui avait retrouvé une virginité politique.Bref le poste de premier ministre est a court terme le plus mauvais tremplin pour une élection présidentielle proche.Les calculs de Chirac C'est très exactement la raison pour laquelle en mars 93, le même Jacques Chirac avait décidé de ne pas aller à Matignon, même si la victoire écrasante de la droite et de son parti (le RPR) et la loi non écrite de la 5e République lui en donnait la possibilité.Il valait mieux que quelqu'un d'autre \u2014quelque de «sûr» \u2014 se dévoue et aille faire la «sale besogne», inévitable par temps de crise: hausse des impôts et des cotisations sociales, coupes dans les crédits, etc.Pendant ce temps.Chirac peaufinerait son image présidentielle.loin des querelles politiciennes.Oui envoyer à Matignon à sa place?C'est quand même un poste de pouvoir.Et si par miracle son titulaire ne réussit pas trop mal.il devient un rival pour la présidence.Donc pas question de fournir cette chance à des «revenants» ambitieux comme Giscard d'Estaing ou Raymond Barre, ou à des «jeunes» comme Philippe Séguin ou François Léotard.Impossible également de mettre une personnalité trop faible, qui risquait de ruiner les chances de la droite. 1995, dans ses toutes récentes « Perspectives économiques».L'Europe se sent menacée de l'intérieur.Sa cohésion sociale est en péril.Mais comment réagir?«Il n'y a pas de remède-miracle» à la crise, lance Jean-Luc Dehaene, premier ministre belge qui présidait l'Union européenne jusqu'au 31 décembre dernier.Le chômage européen est devenu pour une bonne part structurel.En d'autres termes, même dans l'hypothèse d'une relance classique de la croissance économique, il ne se résorbera pas entièrement.trueturent ou, tout simplement, ferment leurs portes.Nombreuses sont aussi les entreprises qui délocalisent leurs unités de production pour les installer dans les pays où les coûts salariaux les charges sociales, les normes environnementales sont moins élevées.«Délocalisations»: l'opinion publique européenne, qui a récemment ajouté ce nouveau mot à son déjà riche vocabulaire social, se montre très sensible à ce phénomène qui menacerait, selon un sénateur français, entre trois et cinq millions d'emplois en Europe.Un exemple parmi d'autres: une enquête récemment réalisée en Allemagne auprès de 10 000 entreprises industrielles allemandes révèle que 30% d'entre elles ont l'intention de transférer une partie de leur production vers l'étranger.En d'autres termes, l'Europe exporte tout-même ses emplois! En Belgique comme en France, en Allemagne, en Italie ou aux Pays-Bas, un climat s'insécurité sociale gagne peu à peu du terrain.En 1991, l'Union européenne comptait 12 millions de chômeurs indemnisés.Aujourd'hui, elle en compte 17 millions.Et l'OCDE en prévoit 22 millions en Etats-Unis et au lapon s'est détériorée en ce qui concerne l'emploi, les parts de marche à l'extérieur, la recherche-développe-ment et l'innovation, et le développement de produits nouveaux.» Bref, estime Jacques Delors, « le monde a été plus vite que nous » La société de l'information Comment le rattraper?Le Livre blanc analyse les différents moyens d'action à mettre en oeuvre pour rendre l'économie plus compétitive.Il s'agit notamment de rendre les entreprises plus aptes à maîtriser les changements techniques.La Communauté, expliquait Delors lors d'une récente conférence de presse, doit « entrer de plain-picd dans la nouvelle société de l'information » qui bouleversera les méthodes de travail.Il faudra pour cela créer des autoroutes de l'information comprenant des réseaux avancés interconnectés (réseau de communication à grand débit, réseau numérique à intégration de services), des services électroniques généraux (courrier électronique, accès électronique à l'information, image électronique), et des applications télématiques (télétravail, téléadministration, téléformation, télémédecine).Et tout cela, bien sûr, au niveau européen.Il faudra également rendre plus flexibles les politiques européennes de recherche et se concentrer davantage sur les secteurs les plus prometteurs (technologie de l'information, biotechnologie); il On le voit, ce n'est pas l'ambition qui fait défaut au projet adopté par les Douze.Certes, ces derniers ont quelque peu amendé le projet initial qui leur était présenté.Au départ en effet, le Livre blanc se fixait un objectif chiffré de lutte contre le chômage : il s'agissait de créer pas moins de 15 millions d'emplois nouveaux d'ici la fin du siècle.Chefs d'État et de gouvernement ont décidé de supprimer cette mention, la jugeant sans doute politiquement trop risquée.Pour le reste, ils ont étonnamment tous marqué leur accord pour ce plan de « renouveau économique de l'Europe », le président français François Mitterrand le qualifiant de « Charte du possible ».faudra tirer davantage profit des possibilités qu'offre le grand marché en favorisant notamment les réseaux transeuropéens d'infrastructures : TGV, routes, transports combinés, voies navigables.La Commission a d'ores et déjà sélectionné les grands projets de réseaux transeuropéens de transports afin de « rapprocher tous les pays du continent européen ».Parmi eux : l'axe autoroutier Ber-lin-Varsovie-Moscou, ou la liaison ferroviaire Paris-Barcelone-Madrid, ou encore l'amélioration des transports combinés sur l'axe Heathrow-Londres-Tunnel sous la Manche, etc.Dans le domaine de l'énergie également, des projets d'intérêt européen seront présentés début 1994 pour renforcer l'interconnection des réseaux nationaux électriques et gaziers.Pour relancer l'emploi, le Livre blanc définit un certain nombre de priorités d'action parmi lesquelles l'amélioration de l'éducation et de la formation, l'accroissement de la flexibilité du marché de l'emploi, la réduction du coût relatif du travail peu qualifié et la « rencontre de nouveaux besoins ».Cette dernière priorité constituerait un gisement d'emplois nouveaux dans les secteurs sociaux (aide à domicile, gardes d'enfants, assistance aux jeunes en difficulté, .), environnementaux (entretien de zones naturelles et des espaces publics, traitements des eaux, assaisissement des zones polluées), culturels.Selon les services de la Commission européenne, trois millions d'emplois pourraient être créés dans ces « services de proximité ».CHRISTOPHE DEGRYSE collaboration spéciale Bruxelles, avenue Louise.En cette fin d'année, les commerces de luxe de la Capitale de l'Europe ont brillé de tous leurs éclats.Et pourtant.Et pourtant, à y regarder de plus près, la fête n'est plus tout à fait comme avant.À l'entrée des «Galeries de la Toison d'Or», luxueuses galeries commerçantes, une vieille femme assise à même le sol mendie sous le regard gêné ou indifférent des passants.A la sortie du métro, à deux pas du quartier européen de la ville, c'est une jeune femme tenant son bébé clans les bras qui vous implore: De nombreux Bruxellois se montrent choqués par de telles scènes: il y a cinq ou six ans, la mendicité n'existait pratiquement plus, ici.Aujourd'hui, on semble assister à son retour en force.Le soir, à la télévision, c'est presqifinvariablement sur ces mots que depuis quelques mois le présentateur ouvre son journal: «Aujourd'hui encore c'est de licenciements massifs dont il est question».Et de passer en revue la longue liste des entreprises et industries qui rationalisent, res- Lemploi De ce noir constat, Jacques Delors, le président de la Commission européenne, tire une conclusion incontournable: il faut désormais rechercher un nouveau modèle de développement qui soit centré sur la création d'emplois.Telle est l'idée-maîtresse du «Livre blanc sur la croissance, la compétitivité et l'emloi » présenté par Delors et adopté par les douze chefs d'État et de gouvernement réunis à la mi-décembre en Sommet européen à Bruxelles.Que contient ce Livre blanc?Tout d'abord la confirmation d'un constat sans complaisance: «depuis vingt ans, le taux potentiel de croissance annuelle de l'économie européenne a baissé ( d'environ 4% à environ 2,5%); le chômage augmente de manière continue de cycle en cycle; le taux d'investissement a diminué de 5 points; la position relative (de l'Union européenne) face aux Reste maintenant à savoir où et comment la Communauté trouvera les sources de financement d'un tel projet.Le Livre blanc propose la création de nouveaux instruments financiers, dont notamment des obligations à long terme garanties par le Fonds européen d'invertissements, et des Obligations de l'Union à l'appui de grand projets d'infrastructures d'intérêt stratégique couvrant les fameux réseaux transeuropéens, la Banque européenne d'investissement (BEI) servant d'intermédiaire.Allemagne et Grande-Bretagne ne se sont guère montrés enthousiastes à l'idée de voir s'ac-croitre l'endettement des Douze, à l'heure où tous les gouvernements européens se serrent la ceinture et tentent de remettre un peu d'ordre dans leurs finances publiques.VAV> Bas et bas-jarretières avec lycra N° 1865.Bas-jarretières diaphanes.Pointes invisibles et large bande en dentelle.Ord.6,49 S.Solde 12 pour -46,73 S.6 pour 27,26 S, 1 pour -i,87 S N° 1870.Bas diaphanes avec lycra Pointes invisibles.Ord.4,59 $.Solde 12 pour 31,61 S.6 pour 18HH S 1 pour 3,29 S.Diaphane avec lycra N° 32020.Jambes, 20 deniers.Culotte renforcée et superpointes invisibles.Ord.4,49 $.Solde 12 pour 32,33 S, 6 pour 18,86 S, 1 pour 3,37 $ N° 32030.Jambes, 20 deniers, superpointes invisibles et culotte de maintien satinée.Ord.5,29 $.Solde 12 pour 38,09 $, 6 pour 22,22 S, 1 pour 3,97 S * mokt^ Hf Chaque jour, jusqu'au 31 décembre, vingt abonnés chanceux de La Presse recevront deux billets de ski pour l'une des stations 5 étoiles.Opaque avec lycra N° 1808.Jambes.40 deniers, culotte renforcée.Ord.5,29 S.Solde 12 pour 38,09 S, 6 pour 22,22 S, 1 pour 3,97 S N° 1809.Culotte de maintien, jambes, 40 deniers.Ord.5.99 $ Solde 12 pour 43,13 S.6 pour 25,16 S, 1 pour -M9 S.Diaphane avec lycra N° 1858.Culotte de maintien, jambes, 20 deniers, pointes renforcées.Ord.4,99 $.Solde 12 pour 35,93 S, 6 pour 20,96 $, 1 pour 3,7-4 $ N° 1830.Jambes ultradiaphanes, culotte de maintien soveuse et pointes renforcées.Ord.5,49 $.Solde 12 pour 39, 53 $, 6 pour 23,06 $, 1 pour 4,12 $.Voici les chanceux d'aujourd'hui: M.Bourgouin de Shawinigan\tn° 200042B02 Mme Vigeant de Saint-Laurent\tn° 210171V01 Mme Charest de Saint-Hilaire\tn° 210179C04 Mme Fortin de L Acadie\tn° 210507F00 M.Baudette de Sherbrooke\tn° 210723B03 M.Martin de Montréal\tn° 212425M05 Mme Leblanc de Montréal\tn° 212980L02 Mme Leduc de LaSalle\tn° 216408L03 M.Lecours de Montréal\tn° 219360L07 Mme Lavoie de Montréal\tn° 219805L02 Mme Alain de Saint-Lambert\tn° 224477A01 Mme Stocco de Lachine\tn° 231070S01 M.Richard de Chomedey\tn° 238793R01 Mme Stapels de Repentigny\tn° 245126S03 M.Charette de Duvernay\tn° 246118C05 M.Lavallee de Duvernay\tn° 246335L02 M.Filiatrault de Saint-Thimothée\tn° 272009F00 M.Grégoire de Saint-Pierre de Sorel n° 284915G05 M.Monette de Sainte-Julie\tn° 286821M06 M.Adam de Joliette\tn° 278678A00 Mi-bas avec lycra N° 1865.Mi-bas, 20 deniers avec lycra.Pointes renforcées.Ord.2.39 S.Solde 12 pour 17.21 S.6 pour 10,0H S.1 pour 1,79 S Collants fin.', 225.Diaphane avec lycra N° 1835.Jambes ultradiaphanes, pointes et culotte renforcées.Ord.4,99 $.Solde 12 pour 35,93 $, 6 pour 20,96 S.1 pour 3,7*1 $.'La valeur totale des prix offerts est de 8 400 $, les règlements du concours sont disponibles à Lo Presse.'Les personnes gagnantes devront répondre à une luestion d'habileté mathématique pour mériter leur prix Pour participer, il suffit de svabonner à B 8\twmm\tLA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 \"lus "]
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