La presse, 31 décembre 1993, E. Arts et spectacles
[" ii™ Mm Bye Bye 88: Dodo en Mere Teresa et Patrice L Ecuyer dans la peau de Robert Guy Scully.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 VENTE D'INVENTAIRE 20% À 60% DE RABAIS SUR PRESQUE TQUS LES LIVRES EN MAGASIN AINSI QUE LES JEUX.AGENUAS ET PAPETERIE EINE nu 3 AU 15 J AN VER 1394 PHOTO ROBERT MAIUOUX Li Presse Théâtre Musique Télévision Pas de dodo tôt pour Dodo ce soir! Mère Teresa.Et cetera.Ce soir, elle incarnera de nouveaux personnages.Bien sur, elle refuse de dire lesquels.Et si elle allait être lulie Snyder, la blonde de Stéphane Laporte, l'auteur du Bye Bye de cette année?Allez donc savoir! Tous les espoirs sont permis, affirme Louise Cousineau qui a rencontré Dodo.En page E2 Bye Bye 76: Dodo en Nadia Comaneci, version québécoise.¦ Bye Bye 93, c'est son 23e.Son premier date de 1970.Il y a trois ans, les Bye Bye sont entrés dans Père du direct.Dominique Michel y était, déguisée en André Gagnon, avec une grosse perruque accentuant encore plus sa petite taille.Elle a été Nadia Comaneci à l'entraînement, Diane Dufresne affalée sur son piano, Michel Cliartrand sacrant après l'injustice.Bye Bye 83 : Dodo en Michel Chartrand pestant sans doute contre le sabot de Denver.re Bye 76 : Dodo en Diane Dufresne et Denise liatrault incarnant Véronique Sanson. %mm E 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 TÉLÉVISION Un 23e Bye Bye à 23 h pour celle qui dure tées, faisant Dominique, Dominique faisant Michèle Richard, Dodo-Patrice traitant Michèle-Dodo de vieille actrice finie, un classique \u2014et découvre cette année André-Philippe Gagnon.«C'est un naturel pour lui le Bye Bye», dit-elle.Elle travaille ses textes le soir chez elle.Elle trouve ses petits camarades bien fringants.«Ils ont 33 ans, eux!» Après, on répète, répète, répète jusqu'à ce que tout fonctionne parfaitement.C'est le bonheur de vivre qui la conserve si bien.« J'aime me lever le matin, faire mon café, manger ma toast au fromage.» Une diète sévère?Même pas.«le suis très steak-patates frites.Les salades?Moi je mange ça obligée.J'haïs ça!» Pas d'alcool, mais elle aime bien un verre de vin ou de Champagne.Et le chocolat.«Le Godi-va, le vrai qu'on achète en Belgique».De temps en temps, elle fait des exercices de l'armée.Pas d'excès.Elle parle facilement de son âge, mais moins de son argent.« H y a tellement de pauvreté autour de nous», dit-elle.Elle l'a pourtant gagné en travaillant dur.Elle l'a même perdu un jour en revenant de tournée, découvrant que son homme d'affaires avait vidé les comptes en banque et fait des dettes en son nom.Au début des années 80.Une époque terrible.«J'ai été un an sans aller manger au restaurant.Je ne voulais pas dire à personne que j étais ruinée.On m'aurait engagée à rabais.J'ai remboursé les dettes.» Elle avoue qu'elle a songé à tuer l'homme d'affaires en question, qu'elle refuse pourtant de nommer parce qu'il a des enfants.Elle a songé à mourir, à partir.«Quand tu as des problèmes d'argent, ça empoisonne toute ta vie.Mon père m'avait pourtant dit de ne faire confiance à personne.Mais ce n'est pas dans ma nature.» C'est l'amour d'Henri Atlas qui l'a sauvée, et le travail.Elle a été pauvre, enfant.Lorsqu'elle est partie pour Paris à 20 ans, elle mangeait une tomate et un pain par jour.Elle s'en rappelle.Aujourd'hui, elle gère son argent elle-même.Le congélateur est toujours plein, au cas où des amis arriveraient.«Quand j'invite huit personnes, j'en prépare pour 40.Après, je mange mes restants!» \\\tS Encollants &\tnoirs et blouse m^W^Jk blanche, Dominique Michel s'ins- JSÊl Ia,,c au Pied de .\tl'arbre de Noël pour la photo.Pas ¦H9HMH un os qui craque, pas une jointure qui a l'air de tirer.Elle a pourtant 6l ans! À quatre ans du premier chèque de pension de vieillesse! Elle avoue son âge facilement, sachant bien qu'on va écarquiller les yeux d'étonnement.Stéphane Laporte, l'auteur du Bye Bye de cette année, aime bien faire des blagues sur l'âge de Dominique.«On veut la rache-ver», a-t-il dit en ricanant à la conférence de presse où Dodo, déguisée en lapin rose, est entrée en tambourinant, se traînant sur les genoux, évoquant l'increvable lapin de la publicité des piles En-ergizer.Bye Bye 93, c'est son 23e.Son premier date de 1970.Auparavant, elle avait fait des revues de fin d'année pour Le Petit café.Le temps du noir et blanc.Il y a trois ans, les Bye Bye sont entrés dans l'ère du direct.Elle y était, déguisée en André Gagnon, avec une grosse perruque accentuant encore plus sa petite taille.Elle a été Mitsou, à califourchon toute nue sur une chaise.Nadia Comaneci à l'entraînement, Diane Dufresne affalée sur son piano, Michel Chartrand sacrant après l'injustice, Denise Bombardier, une danseuse de ballet, Ticoune.Et cetera.Ce soir, elle incarnera de nouveaux personnages.Bien sur, elle refuse de dire lesquels.Mais je l'imagine déjà en Kim Campbell ou Michael Jackson ou Sylvie Fré-chette et je rigole d'avance.Et si elle allait être Julie Sny-der, la blonde de Stéphane Laporte?Allez donc savoir! Tous les espoirs sont permis.Une couche-tôt-Iève-tôt qui veillera bien tard ce soir, et qui se récompensera dès demain en s'cnvolant pour son paradis du Sud, l'île de St-Barthélémy dans les Antilles françaises, un endroit où elle se sent en sécurité après des agressions à Acapulco et en Jamaïque.Elle partira avec les livres qu'elle n'a pas eu le temps de lire cet automne: notamment celui de Claude Fournier sur René Levesque, des Mary Higgins Clark.PHOTO ROBERT MAIUOUX.Ls Presse En collants noirs et blouse blanche, Dominique Michel s'est installée au pied de l'arbre de Noël pour la photo de Stéphane, qu'elle a connu au Festival juste pour rire.Voilà comment c'est arrivé.Ra-dio-Canada, qui veut faire oublier l'échec de l'an dernier, a décidé d'y aller avec une équipe forte.Stéphane Laporte est le patron de rémission, et Dodo est bien contente comme ça.Deux maniaques du travail ensemble, c'est le bonheur.Stéphane lance les idées, Dodo, Patrice L'Écuyer et André-Philippe Gagnon les essaient.«On se tire la pipe, on s'examine».Elle a l'habitude du joyeux Patrice L'Écuyer -rappelez-vous cette désopilante parodie des Détecteurs de mensonges, L'Écuyer, avec des petites jambes rappor- plus belle invention de la télévision depuis la zapette, Stéphane est un garçon qui suit absolument tout ce qui se passe.Et qui part d'un grand rire de Ford à pédales, eu-eu-eu.Il a vu toutes les émissions de télévision, et en plus c'est un maniaque de hockey.Rappelez-vous les prières qu'il nous a fait dire pour le Canadien à L'Enfer pendant les finales.Au nom du père et du fils et du har-fang des neiges.Après l'abominable Bye Bye de l'an dernier.Dodo, qui était à St-Barthélémy durant le massacre, a déclaré qu'elle aimerait bien revenir à l'émission, mais plus à la production qu'à l'interprétation.Et qu'elle ne détesterait pas travailler avec des auteurs du calibre m'a donné le plus de satisfaction dans la vie.» Son autre passion, c'est la rénovation: elle aime sa maison, mais ce n'est jamais la même d'une année à l'autre.Elle a rénové sa 25e cet été.Une fois la perfection atteinte, elle cherche ailleurs.«Mais je commence à trouver ça dur.» Allons donc! Elle travaille au Bye Bye depuis plusieurs mois.Les réunions ont lieu chez Stéphane Laporte.Ça grouille de Mercédès à la porte.Stéphane Laporte, l'auteur des textes d'André-Philippe Gagnon, le créateur de L'Enfer c'est nous autres, le chum de Julie Snyder dont il a déjà dit qu'elle était la Un vrai bonheur de pantouflarde en perspective.Cette fille adore être chez elle.Elle frémit en se rappelant les tournées \u2014cet hôtel à Tring Jonction où le plâtre des murs était crevé, exposant les lattes \u2014 la solitude après le spectacle, pendant que les musiciens vont festoyer.Le travail avant tout Elle pourrait y rester bien tranquille avec l'homme qu'elle aime, le chirurgien Henri Atlas.Après tout, elle est riche.Mais voilà, il y a la passion du métier.Elle l'avoue: «Oui, j'ai toujours aimé mon travail.Oui, ça passe avant ma vie privée.C'est ça qui Son enfance, son entrée en politique.La Trudeaumanie.Ses convictions profondes Ses alliés, ses adversaires.Réalisateur : Brian McKenna Réalisateur associé : Pierre Castonguay EN CINQ SOIRS CONSECUTIFS AVEC JEAN-FRANÇOIS LÉPINE LA TÉLÉ à votre image LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 E 3 theatre La connivence s'est installée entre l'auteur de Natures mortes, Serge Boucher, et Michel Tremblay qui a signé la mise en scène de la Michel Marc Bouchard pièce.PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La Presse RÉTROSPECTIVE 1993 miracle : une année riche en créations et consécrations JEAN BEAUNOYER ¦ L'année que nous venons de vivre aura été l'une des plus belles de l'histoire du théâtre québécois.Aveuglés par la récession et toutes les misères économiques, nous avons trop souvent oublié le perpétuel miracle que constitue la croissance du théâtre au Québec.Durant la dernière année, nous avons tout vécu: l'indéniable consécration internationale de Robert Lepage, le retour de Marcel Dubé, le triomphe de Michel Tremblay avec Les Belles-Soeurs, l'émergence de nouveaux dramaturges.la naissance d'un théâtre populaire, le virage des théâtres d'été et le rayonnement du théâtre québécois à l'étranger.Et qui d'autre que Michel Marc Bouchard pouvait mieux représenter les nouvelles tendances, les nouvelles préoccupations des gens de théâtre?Qui d'autre que Michel Marc Bouchard pouvait mieux faire le lien entre le théâtre reconnu et le théâtre à connaître?Ce dramaturge de 35 ans a été, estimons-nous, la personnalité théâtrale la plus marquante de la dernière année en se signalant par le rayonnement de ses oeuvres, par l'originalité, la variété de ses pièces qui ont été jouées autant en hiver qu'en été, autant au Québec qu'à l'étranger.L'année a commencé avec Terre PromiseTerra Promessa de la troupe de théâtre Les Deux Mondes et elle se termine avec L'histoire de l'oie du même théâtre Les Deux Mondes au Théâtre D'Aujourd'hui.Michel Marc Bouchard a écrit L'histoire de l'oie, présentée 120 fois en Europe durant la dernière année et traduite en anglais, allemand, espagnol, bulgare et néerlandais depuis sa création.L'au- teur de cette pièce qui traite de la violence faite aux enfants a d'ailleurs reçu dernièrement le prix du CNA dans le cadre des prix du Gouverneur Général du Canada.Au début de l'année, il accompagnait la troupe quelque part en Europe pendant que Robert Lepage faisait salle comble à la Nouvelle Compagnie Théâtrale avec Les aiguilles et l'opium pendant plusieurs semaines.Toujours entre deux capitales, encensé à New York comme à Paris, Lepage entreprenait une année faste et demeurait insaisissable, secret pour les journalistes montréalais.Pendant ce temps, Michel Tremblay nous attendait à Key West en Floride pour nous parler de la nouvelle production des Belles-Soeurs qui allait battre tous les records d'assistance de la compagnie |ean Duceppe: trois semaines avant la première, tous les billets pour assister à ce spectacle avaient été vendus.Sur le chemin du retour, j'avais rencontré Simon Fortin à New York qui faisait le point sur sa carrière, nous parlait de ses projets et d'une comédie.Poison d'avril qu'il avait écrite pour le Théâtre le Chanteclerc.Notre théâtre exporte Comme si notre théâtre débordait du Québec et cherchait à respirer ailleurs.Michel Marc Bouchard fait partie de cette génération qui a réussi à exporter massivement notre théâtre et à penser en fonction de la francophonie ou de la planète.L'ère du repli sur soi, de l'isolement et des complexes est révolue.En plus de L'histoire de l'oie, c'est une autre de ses pièces qui sera jouée à l'extérieur du pays dans un contexte tout à fait spécial.Il s'agit des Grandes Chaleurs qui prendra l'affiche à Hollywood en Floride en février prochain dans une ancienne salle de cinéma qui devrait ressembler à une espèce de théâtre d'été transporté en Floride pour un public de Québécois.C'est le théâtre de La Fenière qui produira l'événement.Quand on sait que plus de 500 000 Québécois se rendent en Floride annuellement, on se doit d'admettre que LAFOFLEU uno nouvelle création GILLES MAH8 ^ vT v*\tJ^Sf * r * \u20221>' » plèSi^: l.'-v:'-».-: vSSEi; Robert Lepage l'idée est excellente et qu'on aurait même du y penser plus tôt.Mais ce n'est pas tout, Les Muses Orphelines a pris l'affiche du (Jbu Repertory Théâtre à New York au début de décembre dernier dans une traduction anglaise de Linda Gaboriau.Au moment d'écrire ces lignes, on attend la réaction du public américain: «Voir mon nom sur une affiche à New York c'est comme mon nom sur les affiches à Paris quand on présentait Les Feluettes.l'avais l'impression d'être dans un film », raconte Michel Marc.Quittons le rêve pour rattraper le temps alors qu'on présente â Montréal, en mars, deux pièces de Camus.Une belle complicité entre la Nouvelle Compagnie Théâtrale et le Théâtre du Nouveau Monde qui joignent leurs efforts pour assurer la promotion des deux spectacles.Chacun aura son Camus.René Richard Cyr signe L'Etranger alors que Brigitte Haentjens signe Caligula.Marc Normand Chaurette ?i^V,,.Béland remporte le prix de la critique pour son interprétation de Caligula et la pièce fait un malheur: « J'ai adoré cette pièce, lance Michel Marc.Tu l'as vue?» le ne l'ai pas vue et ce sera ma grande frustration de l'année 1993.J'espère encore qu'on la reprendra.La dimension populaire Le printemps s'annonce avec d'imposantes productions théâtrales.Précisons qu'il s'agit de productions qui visent le très grand public et qui sont entourées d'un battage publicitaire comme on en voit rarement au théâtre.Montréal ne sera pas en reste de New York et surtout de Toronto.On présente presque coup sur coup Cuisine et dépendances et la mais deux sans toi au St-Denis et à la Place des Arts.Les moyens sont énormes et les attentes sont grandes.Et pourquoi pas?Le théâtre appartient à tout le monde et les grandes capitales présentent bien des spectacles qui ¦tef gn n Coté de TOM GRIFFIN nom: NORMAN BULANSKY âge: 30 ANS état: DÉFICIENT INTELLECTUEL patois: OH BOY! au Gesù.THÉÂTRE ESPACE LIB NOMBRE DE PLACES UM11 ADMISSION : 790-ie4B- PF\t\u2022 *\t¦ .^Mf.1\" DU 1er AU 20 FÉVRIER ÏM VENTE DÈS IVIAIIMTEIMAISIT W .\tj' , v.\ti \u2022\t.' il V- V, .V AV ' T ' ' ¦\t\u2022 Du 12 au 29 janvier 1994.ChAC^AM ' ' î_; ¦ MpMw?790-1245 LesVJ 1 Salles du 1200.rue de Bleury RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS 861-4036 attirent les foules.a Broadway notamment.Malheureusement cette première tentative de théâtre populaire en saison, n'aura pas été un succès.On retiendra de Cuisine et dépendances qu'il s'agissait d'une pièce française qui n'a pas réussi à traverser l'Atlantique parce qu'elle ne s'adaptait pas au temperament québécois et dans le cas de la mais deux sans toi, on a vécu le douloureux passage d'une émission de télévision à la scène.La critique n'a pas été tendre mais les gens ont suivi, soutenu ce projet et finalement Guy Four-nier a remanié la pièce pour en faire un spectacle intéressant.La saison théâtrale s'achevait avec L'homme laid au Quat'Sous, une pièce d'une rare violence, Marina.le dernier rose aux joues au Théâtre D'Aujourd'hui, La nuit des rois de Shakespeare, le succès de la saison au Rideau Vert et finalement, la pièce de l'année, â mon avis.Les Troyennes au TNM.Surtout à cause de la mémorable interprétation de Monique Mercure.«La dimension populaire est importante, en ce qui me concerne, au théâtre, m'informe Michel Marc Bouchard.On ne changera pas le monde en parlant aux convaincus.Et il n'est pas nécessaire d'aller dans le bas de gamme pour rejoindre le public».Après le Festival de Théâtre des Amériques.La trilogie des Shakespeare montée par Robert Lepage et une oeuvre signée par l'incomparable Robert Wilson Doctor Faustus Ligths the Lights, c'est le théâtre d'été qui s'amène.Un été chaud comme jamais et à Grand-Mère, au théâtre du Village d'Emilie, René Richard Cyr, monte Le temps d'une vie de Roland Lepage comme s'il s'agissait ,d[une production du TNM.C'était un énorme risque à prendre et finalement Cyr et le directeur André Montmorency auront gagné leur pari: la pièce est un succès et les gens de là-bas ne parlent que de Sylvie Drapeau qui interprète le rôle principal.A Terrebonne, on refuse parfois des gens à la porte tant la demande est forte pour voir Le Dindon de Feydeau et la première mise en scène de Luc Diurand.À Kingsey Falls, Smash vjst la comédie la plus drôle de l'été et Martin Drainville triomphe à chaque soir en compagnie de Benoit Briè-re.Normand Chouinard et Guy-laine Tremblay.Mais l'auteur le plus sollicité durant l'été est nul autre que Michel Marc Bouchard.Pas moins de six productions de ses pièces et surtout Les grandes chaleurs sont â l'affiche un peu partout au Québec.«Et l'an passé, j'en avais quatre je crois, précise le principal intéressé.le crois au théâtre populaire et je n'ai jamais levé le nez sur Broue.Le théâtre d'été, c'est un bien culturel essentiel, il ne faut pas être déconnecté de la réalité et j'écris pour aider politiquement ma société».Marius et Fanny de Pagnol remporte un beau succès populaire pendant tout l'été et Michel Marc salue la rentrée de Serge Boucher à l'automne qui s'impose avec un premier texte.Natures mortes au Quat'Sous, dans une première mise en scène de l'auteur Michel Tremblay.Mademoiselle Julie de Strindberg ramène Sylvie Drapeau sur les planches à Montréal cette fois-ci, après une absence d'un an.L'automne sera riche en créations avec un texte lumineux de Normand Chaurette, fe vous écris du Caire qui chante et enchante.Daniel Danis nous propose Cendres de cailloux, déjà une oeuvre de maturité.Michel Marc Bouchard est président du CEAD, un organisme qui appuie, soutient et suscite la création chez les jeunes auteurs: «Le CEAD a créé les liens, les contacts qui ont permis le rayonnement des auteurs québécois ici et ailleurs dans le monde durant les dernières années et le travail accompli est remarquable.Le CEAD y est pour beaucoup dans la diffusion des auteurs québécois dans le monde».Gilmore a peut-être été la pièce la plus étonnante de la rentrée mais le fait marquant de l'automne a sûrement été le virage tche-khovien chez Duceppe avec Iva-nov dans une remarquable mise en scène d'Yves Desgagnés.El pour terminer l'année en beauté, le bonheur théâtral par excellence de la saison, La Locandiera de Goldoni au TNM avec la signature de la magicienne Martine Beaulne.La crise de croissance Et l'avenir?Disons celui de Michel Marc Bouchard.D'abord la présentation des Feluettes au Paraguay au début de la prochaine année et puis le tournage des mêmes Feluettes en anglais, l'été prochain par une maison de production de Toronto.De quoi justifier le choix de notre personnalité de l'année qui n'en demeure pas moins critique et toujours branché sur la réalité lorsqu'il s'agit d'évaluer la situation actuelle du théâtre.« Noiis sommes en crise de croissance.On a construit de beaux édifices pour le théâtre, mais il s'agit maintenant d'évaluer le rapport entre la production et la création.On donne le même argent pour tout le monde alors qu'il faut tenir compte de la part de risques pour la création.Aujourd'hui, le producteur attend le texte parfait et il n'a pas de marge de manoeuvre, l'ai travaillé en atelier avec les Deux Mondes pour L'histoire de l'oie.On a scrapé deux fois tout le projet et c'est dans le processus normal.On a le droit à l'échec tout de même, comme disait René Richard Cyr il y a quelques années.C'est ça le théâtre et on ne peut pas tout uniformiser».Et dire que malgré toutes ces crises, les difficultés économiques que l'on sait et quoi encore, le théâtre ne cesse de grandir, de faire sa place.Le miracle a eu lieu et souhaitons qscrv;i! on:, téléphoniques 51 - 842 2112 Fra«-, de service \u2022KM ORCHESTRE SYMPHQNTQUE DE MONTRÉAL Charles dutoit LES GRANDS CONCERTS CHARLES DUTOIT, chef \u2022 CHANTAL JUILLET, violon Mardi 4 et mercredi 5 janvier, 20h WAGNER:\tLohengrin, extrait* BERG :\tConcerto pour violon M A HLER :\tSymphonie no I « Titan » Commanditaire: 5 janvier: Xj^ ^uxan' BILLETS: 9.75S 19,25$ 27.00$ 30.00$ 37,50$ (taxes ei redevance PDA en sus) LES DIMANCHES STANDARD LIFE stanKÏDUFE CHARLES DUTOIT, chef \u2022 CHANTAL JUILLET, violon ALAN FEINBERG, piano Dimanche 9 janvier, 14h30 BERG:\tKammerkonzert, opus S MAHLER: Symphonie no 1 «Titan» Cocommanditaire: BILLETS: 9,75$ 12.25$ 16,50$ (taxes et redevance PDA on sus) (5(Xi enfants moins de 16 ans) LU Le^du Mau rier Ltée présentent une REPETITION OUVERTE et une RENCONTRE avec les MUSICIENS Mardi 4 janvier 1994 à 10 heures dans la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Des oeuvres de Wagner, Berg et Mailler dirigées par Charles Dutoit.avec Chantai Juillet, violon Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Billets en vente a l'OSM / 842-9951.à la PdA / 842-2112 et Réseau Admission / 790-1245.ANNE-MARIE LECOMTE collaboration spéciale solo remarque.Lettre a un homme russe.Mai a apporté quelques déceptions.Les régions du nord, d'Hc-lêne Blackburn, une oeuvre dure et un peu difficile d'approche, m'a laissée sur ma faim, mais n'a toutefois pas démenti la formidable force de cette chorégraphe native du Saguenay.La Galerie des horribles, de Brouhaha Danse m'a franchement déçue.La danse s'est révélée épatante mais le propos de ce spectacle, un plaidoyer contre le retour de l'extréme-droite, s'est avéré fort peu soutenu.Finalement la nouvelle oeuvre signée Sylvain Émard, Terrains vagues, m'a laissée un obscur souvenir, peu marquant.Une pièce précédente du chorégraphe, Retour d'exil, frappait davantage les sens et constituait un univers beaucoup plus envoûtant.En mai toujours, L'Ensemble national de folklore Les Sortilèges se lançait courageusement à l'assaut de la Place des Arts avec-une nouvelle production et pratiquement une nouvelle vocation: inclure à la définition du mot folklore des éléments du folklore urbain du Québec comme la tradition du hockey ou encore les belles années du charleston et du one-step à Montréal.La tentative est louable et fera sûrement des petits pour la troupe montréalaise.En décembre.Les Sortilèges récidivaient avec une autre nouveauté: Le canot magique.Encore ébranlée par la mort toute récente de son frère, Margie Gillis remontait malgré tout sur scène en septembre pour présen- Pendant que la Hubbard Street Dance Chicago incluait à son répertoire un numéro sur neuf chansons de Frank Sinatra, The Paul Taylor Dance Company créait quant à elle une chorégraphie iur neuf chansons des Andrew Sisters.C'est en juin que le public montréalais a pu apprécier le travail du très prolifique Paul Taylor, alors que la compagnie présentait trois de ses pièces: Ar-den Court, lyrique et fort peu rattachée au ballet; Le Sacre du printemps, une sorte d'hommage au cinéma muet et Company B, inspirée à la fois des chansons à succès des Andrew Sisters et de la guerre.The Paul Taylor Dance Company en a mis plein la vue avec un spectacle charmant, magique et très fort sur le plan de l'interprétation.Finalement en novembre, le chorégraphe français Jean Gau-din nous a littéralement séduit avec une pièce créée expressément pour Montréal Danse.L'homme qui devant la gare essaie d'embrasser.était fortement théâtrale, très inspirée et profondément originale.Un bonheur! Des pointes et de l'éclat \u2022 Dans le monde du ballet, l'année 1993 aura été marquée par une rencontre réussie entre le public montréalais et le chorégraphe d'origine américaine, Mark Godden.Ce dernier, présentement en résidence au Royal Win-nipeg Ballet, créait en avril pour les Grands Ballets Canadiens une pièce intitulée Chambre.Coup de foudre.Cette oeuvre jumelant un vocabulaire classique et moderne, à l'esthétique audacieuse et au mouvement énergique a carrément volé le show.Sur une musique de Christopher Rouse, le jeune chorégraphe a su exploiter les qualités des danseurs des GBC et mettre en valeur les siennes.Autre fabuleuse rencontre: celle qui s'est produite en octobre avec le New York City Ballet, venu nous rappeler le génie de George Balanchine, l'homme qui a révolutionné le ballet au vingtième siècle.Rarement aura-t-on été en mesure de voir une maîtrise technique du vocabulaire de Balanchine, rarement un spectacle aura fait preuve d'une telle qualité.Ceux qui l'ont raté devraient encore s'en mordre les doigts! L'incontournable, l'irremplaçable Festival international de nouvelle danse.Les organisatrices du Festival avaient prédit que nous succomberions au charme des Britanniques, tel ne fut pas le cas.Michael Clark a bousillé son spectacle le soir de l'ouverture, DV8 Theater \\ présenté du théâtre plus que de la danse, (onathan Burrows en a révulsé plusieurs avec son cruel Ver y.L'édition 1993 du F1ND n'a pas été ratée pour autant.Elle s'est terminée sur un miracle: la prestation de la Bill T.Jones/Arnie Zane Company, une véritable dose d'optimisme, une danse achevée.On retiendra aussi le spectacle de la compagnie de la Belge Michèle Anne de Mey et celui de la troupe de Wim Vande-keybus ( que j'ai cordialement détesté).Enfin, le F1ND avait à sa programmation une création de Paul-André Fortier, Bras de plomb, que l'on pourra revoir prochainement.¦ Toute rétrospective comporte des choix, toujours subjectifs, donc forcément discutables.! On peut cependant affirmer avec assurance qu'en danse, 1993 a apporté sa large part de nouveautés.Les Montréalais ont eu droit à de la visite rare des États-Unis et à un Festival rempli de hauts et de bas.Sur la scène québécoise, le printemps fut fertile! En mars, jean-Pierre Perreault amorçait un important cycle chorégraphique intitulé Adieux, qui s'est poursuivi à l'automne dans le cadre du Festival international de nouvelle danse avec la deuxième partie du cycle, La Vita.Le chorégraphe tente de délaisser une esthétique froide pour laisser plus d'espace à l'émotion.La réussite n'est pas totale, mais il s'agit indéniablement d'une étape cruciale dans la carrière de Perreault.En avril, Louise Bédard créait Vierge Noire, un spectacle original sur l'univers de la psyché féminine, avec cinq solides interprètes (Christine Charles, Anne Bruce Falconer, Michèle Fèbvre, lacqueline Lemieux et Michèle Rioux).Louise Bédard a démontré qu'elle avait atteint une grande maturité.Sa Vierge Noire constitue, en dépit de ses imperfections, l'un des spectacles les plus intéressants qu'il nous ait été donné de voir cette année.Le même mois, Jocelyne Montpetit a présente à l'Agora de la danse un En novembre, Danse-Cité présentait un spectacle remarquable, incluant notamment Des voix, de Jeanne Renaud, avec Cioconda Barbuto, Daniel Soulières et David W.Rose.ter a son fidèle public Coeurs sauvages en temps étranges, un spectacle touchant, à l'image et à la hauteur de l'artiste.En novembre, Danse-Cité nous offrait l'un des plus remarquables spectacles de la saison dans le cadre de son Volet Interprètes IV.Succession d'atmosphère et d'univers créateurs signés Ginette Laurin, leanne Renaud, Daniele Desnoyers et Paul-André Fortier; interprètes bourrés de talent tels que Daniel Soulières, Gioconda Barbuto et David W.Rose, l'ensemble du spectacle se regardait généralement sans souffrir.New York, signé James Kudclka, constituait une petite merveille d'humour avec Daniel Soulières et Gioconda Barbuto, tandis que Petite danse pour Gioconda Barbuto ou cent façons différentes de battre de l'aile de Ginette Laurin nous entraînait dans un langage gestuel totalement différent.Tangente n'a pas cesse de bourdonner d'activités tout au long de l'année et s'est même livré en novembre au libre-échange avec nos voisins du sud! L'hiver dernier.L'Agora de la danse s'est doté d'une directrice artistique en la personne d'Aline Gélinas.En décembre, l'Agora accueillait la plate-forme québécoise de sélection des rencontres chorégraphiques de Bagnolct.Quatre compagnies québécoises ont présenté des pièces qui pourraient se retrouver à Bagnolet (en France) en juin.Les résultats seront divulgués en mars. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1995 HUMOUR RÉTROSPECTIVE 1993 Du «beurlesque» au burlesque sur fond de crise jourd JOCELYNE LEPAGE ¦ La gaffe! l'étais pourtant certaine que Gilles Latulipe, sorte de chaînon entre le burlesque des années 1930-1950 et _ l'humour d'au- avec son Théâtre des Variétés, serait du même avis que moi : l'humour des années quatre-vingt-dix ressemble à celui des années trente.Comme si, après les découvertes et les inventions des années soixante-dix et quatre-vingt, on retournait aux sources.C'était une intuition venue comme ça, après la lecture de l'un des rares ouvrages traitant de l'humour québécois (Le burlesque au Québec de Chantai Hébert).L'auteure y dit au sujet de cette forme d'humour pré-télévi-sion, des choses qui pourraient s'appliquer à l'humour contemporain.N'y a-t-il pas eu, cette année, le recours à des sketches à plus d'un personnage chez Daniel Lemire, par exemple?Ou encore, le retour des danseuses dans le spectacle des jeunes au Festival juste pour rire cet été?11 s'agissait de danseurs et danseuses sortis des universités et non de «chorus girls» \u2014 le Québec a changé tout de même, aujourd'hui les diplômes sont essentiels \u2014 mais la fonction était la même.Il y a eu aussi la popularité du magicien Alain Choquette, l'immense succès de Stéphane Rousseau homme à tout faire sur scène, et le retour du duo Jacques et Normand qui va jusqu'à danser la claquette pour vrai entre deux jokes.Sans oublier les comédies de situation à la télévision comme La petite vie qui doivent bien, quelque part, ressembler aux histoires de couples et de cuisines de nos ancêtres comiques.La plupart des comiques d'aujourd'hui comme ceux d'autrefois évitent la politique et s'intéressent au quotidien.Voilà pour la forme.La grande différence, c'est que nos comiques font ça séparément, un par un ou deux par deux, alors qu'à l'époque du burlesque, tout était dans le même show: comiques, sketches, danseuses, chanteurs et chanteuses, jongleurs, etc.Mais il y a aussi d'autres coïncidences.Le burlesque, dit Chantai Hébert, a atteint son apogée en même temps que la crise de 1929 atteignait la sienne.Et c'était la forme d'art ou, si vous préférez, de divertissement, de loin la plus populaire, donc la plus méprisée par l'élite, qui en parlait sans jamais aller voir ça de plus près.Les choses et les préjugés n'ont guère changé aujourd'hui.Un puriste Mais cette idée-là d'un retour au burlesque c quasiment fait sor- Décès du baryton Gilles Lamontagne ¦ Le baryton Gilles Lamontagne est décédé mardi à Québec à l'âge de 69 ans.Il était né à Montréal le 21 mars 1924 mais sa famille était allée d'installer à Québec alors qu'il avait quatre ans.Le chanteur avait remporté en 1948, à Toronto, le premier prix du prestigieux concours radiophonique «Singing Stars of Tomorrow» et, l'année suivante, celui de «Nos futures étoiles», pendant francophone de la compétition torontoise.Il avait ensuite étudié à New York ainsi qu'à Milan avec le célèbre baryton Mario Basiola.Ses principaux rôles étaient Scarpia, Rigoletto, Germont, Escamillo, Sharpless et Valcn-tin.ll.les chanta au Canada et aux États-Unis et dans quelques villes européennes.L'an dernier, il avait chanté Valen- Gilles Latulipe tir Gilles Latulipe de ses gonds, lui qui semble pourtant être, devant les journalistes en tout cas, parfaitement sous contrôle, et un gentleman comme il ne s'en fait plus.C'est que Latulipe, 5b ans, est un puriste.S'il est trop jeune pour avoir connu l'apogée du burlesque, il a voulu en prolonger la vie avec son théâtre, une vie qui lui fut racontée par Olivier Guimond, son partenaire à la télévision, puis sur la scène et enfant de la balle.Latulipe est la mémoire et les archives du burlesque.«Le beurlesque est mort», dit-il, en prenant bien soin de prononcer burlesque à l'anglaise puisque cette formule de divertissement populaire venait des États-Unis et est d'abord arrivée au Québec en anglais.«Ce qu'on fait ici, maintenant, au Théâtre des Variétés, ça a une saveur beurlesque, mais ça n'est pas du beurlesque.Tout est écrit, mot à mot, et on répète, alors qu'autrefois, il y avait un canevas de base sur lequel on improvisait.«Être capable, sans accessoires, sans décor et avec un partenaire, de tenir une salle pendant des heures, ça ne se fait plus.Bien sur : j> :¦ x -vv,-.r .V .> ,.^ ./ i | S m è PHOTOTHEQUE La Presse.1956 tin de Faust a Montpellier, France.M.Lamontagne fit également de l'oratorio.La dépouille mortelle n'est pas exposée.Les funérailles ont lieu ce matin, 11 h, à l'église Sainte-Odile de Québec.Douce folie des fêtes pour Barbra Streisand Vingt millions pour deux concerts Associated Press LAS VEGAS ¦ C'est sans doute parce que Barbra Streisand n'a pas chanté en public depuis près d'un quart de siècle que Las Vegas a connaît une folie douce à la veille des deux concerts que doit donner la star à l'hôtel MGM Grand demain et samedi.La direction du complexe hôtelier a fait savoir qu'elle avait reçu plus d'un million d'appels téléphoniques en 24 heures le 7 novembre, premier jour de la mise en vente des billets de concert.Mais les 26 210 billets se sont virés vite envolés et les petites an- nonces des quotidiens locaux regorgent d'offres émanant de personnes prêtes à payer jusqu'à 1500 dollars un billet, alors qu'ils se sont officiellement vendus entre 50 et 1000 dollars.Autre record : ces deux prestations pourraient lui valoir, selon le Wall Street tournai, un cachet de 20 millions de dollars, notamment grâce aux recettes télévisées des concerts qui seront diffusés en «pay per view» (le téléspectateur paie pour voir).Tant du côte de la direction de l'hôtel que dans l'entourage de la star, on, se refuse à confirmer ou informer ces chiffres.PHOTO MICHEL GRAVEL.Ll Presse qu'il y a une relève de jeunes en humour, mais aucun ne peut jouer le beurlesque d'autrefois à la manière des Guimond, Drouin, Desmarteaux, Manda Parent, La Poune.Les jeunes comiques aujourd'hui sont seuls, ils manquent le plaisir de jouer ad lib en équipe.«Au théâtre, quand on parle de classiques, on parle de Beaumarchais, ou de Molière, etc.Eh bien, il y a un répertoire dans le beurlesque, et les comiques pouvaient se remplacer les uns les autres.» Par exemple, poursuit-il, on décidait de jouer A /'ramassera pas, ou Bonsoir les boys.Tout le monde connaissait ça.Les comédiens avaient un «load sheet» et à l'endroit où devaient être placés les gags, c'était écrit le mot «business».C'est-à-dire que chaque comique avait sa propre «business» secrète, ses blaques à lui.son style.Chaque comique improvisait.«Si vous saviez combien de fois je me suis retrouvé spectateur sur scène \u2014 lors qu'il était un des acteurs\u2014 tellement c'était étonnant.Manda Parent pouvait vous jeter par terre.» On s'imagine à tort, dit-il, que le beurlesque était vulgaire.On ne sacrait pas, on n'en avait pas besoin.C'était tellement condamné d'avance, le beurlesque, que l'on ne prenait pas de risques.la-mais de religion, jamais de politique, sauf au sens très large.Inutile de choquer, ça ne fait pas rire.Le sexe, oui.Mais en demi-tein-tes, en double sens.Selon lui, les canevas de base du beurlesque sont encore bons aujourd'hui puisqu'ils représentent le défoulement par rapport à toutes les formes d'autorité.«L'autorité bafouée, ça fera toujours rire.» D'après Latulipe qui est le seul ou presque, aujourd'hui, à connaître ce répertoire d'une centaine de pièces, passées oralement des uns aux autres \u2014 il a même des enregistrements-maison de certaines pièces\u2014 plus personne ne peut jouer le beurlesque aujourd'hui.Il admet toutefois que la télévision est venue en chercher une bonne partie, mais elle l'a, dit-il, mis dans un autre contexte.Orgie d'humour Quant à l'orgie d'humour qui déferle sur les Québécois, elle ne lui fait pas peur, au contraire.« Plus l'humour sera en santé, dit-il, plus je serai ravi.L'humour, c'est une forme de défense.Tu prends 700 personnes dans une salle et tu les fais rire: il n'y en a plus une maudite qui est dangereuse.La comédie, c'est la meilleure forme d'exutoire que je connaisse.» Selon lui, «c'est peut-être plus facile aujourd'hui d'essayer, je dis bien essayer, de faire de l'humour.Mais tous ceux qui essaient ne réussissent pas pour autant.C'est le public qui a le dernier mot.» L'importance du public, Gilles Latulipe insiste là-dessus.Le problème de la LNI (Ligue nationale d'improvisation), selon lui, c'est qu'elle opposait deux équipes qui, à la limite, devaient s'empêcher l'une, l'autre, de réussir.«Il est sorti plein de bonnes choses et de bons comiques de la LNI, mais cette opposition entre des équipes qui doivent se nuire, ça s'est fait au détriment du spectacle, au détriment du public.» Autre chose encore: a l'époque du beurlesque, les comiques pouvaient jouer longtemps les mêmes choses, mais ils n'avaient pas beaucoup de débouchés.Aujourd'hui, on a beaucoup de débouchés, mais il faut se renouveler à un rythme effrayant.Une fois qu'une blague est faite à la télévision, elle vient de mourir.Mais à l'époque du beurlesque comme à celle du burlesque d'aujourd'hui, une chose demeure: les comiques font partie des comédiens qui gagnent le mieux leur vie, et qui, peut-être pour cette raison, subissent le plus le mépris des élites.«Mais, comme dit Latulipe, c'est pas ça qui va empêcher le monde de rire.» Noël à Pointe-à-Callière, c'est retrouver la magie du temps des I-etes.Pour les enfants et leurs parents, notre programme d'activités fait revivre les plus belles traditions d'ici et d'ailleurs.Qui est le «vrai» Père Noël?Faites la connaissance de cinq personnages de Noël d'autres cultures et découvrez leurs légendes: Saint Nicolas, la Befana d'Italie.Melchior.l'un des Rois Mages, la Babouchka de Russie et Santa Claus.être magique ?\\ *« à, » Ces |xjn»onnage$ costumés se promèneront dans le musée et raconteront aux petits et grands leur histoire.Tous les jours, jusqu 'au 2 janvier, de 13b à 17h Contes et légendes du monde A travers le monde, les contes et légendes sont porteurs de magie.Trois conteuses font découvrir des contes ou des légendes du Québec, des histoires de curés et de diables, ainsi qu'un choix de textes venant de la Scandinavie et de l'Europe centrale.Du 18 décembre au 8janvier, à 14b et J5b30 (vérifier les jours de représentation).Programme Découverte sur l'archéologie t'n premier contact avec le inonde fascinant de l'archéologie pour les familles.Tous les dimanches.Et tous les jours, du 26 décembre au 2 janvier, entre 13b et !7h.: PoiNTKÀ-CAI.I.iHRH ¦ ^\t/ S $ Le musee a voyager dans le temps ! \u2014h ' .s -\u2022 .\t¦ .jf; .\u2022 ' ,* », .\u2022 \u2022* .; , \u2022 \u2022 Ouvert du mardi au dimanche, de 10!i a 17h fotuit pom lei enfants de 12 ans et moins et ppui tous le mercredi, de Î7h à ?0h.\u2022 4' 350.place Royale.Vieux Montieal Renseignemenu : (514) 872-9150 \u2022 Boutique thématique Noël à Pointe-à-Callière.c'est également un choix unique de cadeaux.Emballage et certificats cadeaux disponibles.Accès libre/tarie 150, Saint-Paul ouest û Café-terrasse Pour un Noël gourmand, notre café-terrasse offre un menu spécial en décembre.Gastronomie d'ici et d'ailleurs, pour découvrir les traditions d'autres cultures, tous les jours.Réservations recomvuirulées : 872-9128 \\ RADIO Le « rationnel » de l'information DANIEL LE MA Y ¦ Contrainte de «rationaliser» ses opérations, la radio AM est arrivée à la conclusion qu'elle devait commencer \u2014 ou conti-par la salle des nouvel- CKVL avait déjà amorce le mouvement en fermant carrément la sienne il y a deux ans et en se branchant sur le réseau NTR de la Presse canadienne.Cette année, aux prises avec d'énormes difficultés, CKAC a coupé dans son service d'information, réduisant sa salle à sa plus simple expression: «le numéro 1 de l'information» n'a plus qu'une dizaine de journalistes à son emploi.Ce n'était qu'une question de temps avant que CJMS ne fasse de même.Radiomutuel est présentement en pourparlers avec les syndicats et l'issue n'est un secret pour personne: des coupures seront effectuées dans la salle de nouvelles et «le nouveau leader de l'information» se retrouvera à son tour avec un personnel minimum, branché sur NTR comme les autres.Les syndicats, bien sur, ont protesté, arguant que la concentration (la réduction) des sources d'information allait à rencontre des idéaux démocratiques.Les syndiqués de CKAC et de CJMS, dans un document commun, ont saisi le CRTC de la question ; à Ottawa, les courriéristes parlementaires ont signé une pétition pour protester con- tre la décision des réseaux de quitter la Colline.Mais le fait est que le CRTC ne peut pas ordonner le maintien d'un «plancher» d'emplois dans les salles de rédaction pas plus qu'il ne pouvait empêcher Radio-Canada de fermer ses stations régionales en 1991.Le rôle premier du CRIC \u2014certainement discutable\u2014 est d'assurer l'équilibre du système donc la rentabilité des stations.Or la plupart des AM canadiennes sont déficitaires et leurs dirigeants expliquent à qui veut l'entendre que l'information traditionnelle ne «vend» plus.Les chiffres sont là pour leur donner raison.D'autant plus que les FM n'ont plus la moindre obligation en matière d'information.Ainsi, à Montréal, quatre des cinq premières stations (toutes des FM sauf CKAC ) n'ont pas de salle de nouvelles.Il y a 15 ans, la station millionnaire (CKAC) vivait de l'information et du commentaire de l'information ; aujourd'hui la station millionnaire (CKOl) vit du top 40 et de l'humour.«Les gens ne consomment plus l'information comme avant mais les journalistes, eux, continuent de faire leurs nouvelles comme avant», disait Richard Desmarais en quittant la direction générale de CKAC, il y a quelques mois.Le monde de l'information dans sa totalité est a s'interroger sur son rôle et sur la façon de le remplir.Les difficultés de la radio lui auront rappelé que le droit du public à l'information \u2014 que plusieurs tiennent pour «inaliénable»\u2014 ne peut se soustraire à la logique économique.Comme bien d'autres droits.ECHANGE ACHÈTE ET VEND Al' MEILLEUR PRIX DISQUES, LIVRES, CASSETTES ET DISQUES COMPACTS NEUFS ET USAGÉS CHOIX FT QUALITÉ 3694 ST-DENIS MTl MÉTRO SHERBROOKE 849-1913 713 MONT ROYAL EST MTL METRO MONT-ROYAL 523-6389 FERMÉ LE 25 DÉCEMBRE ET LE 1 JANVIER LE TRAIN DU TEMPS DES FETES DÉMARRE CJP «ocM.om*m i Musée McCord 690, RUE SHERBROOKE OUEST, MONTREAL \u2022 3987100 LaLaLa Human Steps infante, (£feQcètvot) 'Une entreprise mystique qui transcende toutes les frontières, culturelles et géographiques.Une danse qui crie l'amour et is vie.' Munich Salle Wilfrid-Pelletier.Place des Arts 28 janvier 1994, 20 h.En vente au réseau ADMISSION 514.790.1245 et aux guichets de la Place des Arts 514.842.2112 V V m E 6 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 31 DECEMBRE 1993 GALERIES D'ART Gérard Dansereau, peintre et illustrateur de Ciel mon m in ou ! RAYMOND BERNATCHEZ ¦ Sur sa carte profession nel le nous pouvons lire: DANSEREAU, peintre illustrateur.Dans notre ______monde des arts visuels, les illustrateurs forment comme une caste à part.Une caste d'«intouchables» pourrait-on pire, vaguement ignorée, snobée, par les purs et durs du milieu qui établissent une équation entre l'illustration et le pognon de la promotion.Gérard Dansereau (D.E.C.en arts plastiques.Bac en design graphique de l'UQAM, Bac en enseignement spécialisé de l'Université de Sherbrooke), affiche ouvertement sa dualité: il est peintre et illustrateur.; Ce point de vue, il l'expose jusqu'au 24 janvier à la Maison de la culture Rosemont-Petite Patrie dans une petite salle contenant une trentaine de ses oeuvres récentes.Le titre de l'exposition, Çiel mon m inouï, contient essentiellement le programme.Il est surtout question de chats et de ce qui peut graviter autour.! Ce que Dansereau semble vouloir nous dire c'est que la représentation actuelle de l'art peut être sympathique, amusante même, susciter le sourire, diverti-raussi parfois, sans nécessairement dénaturer le produit.Dans la majorité des oeuvres exposées, Dansereau met des chats en scène, des esquisses de chats avec un cercle pour tète, un rectangle pour corps; avec des oreilles, une queue, des pattes en forme de triangles.Le chat occupe le centre du tableau et en bordure de la toile, sur le périmètre, Dansereau fournit des compléments d'information.S'il inscrit le chiffre «4» çlans un coin; s'il nous montre quatre doigts d'une main dans le coin opposé; et s'il écrit le mot «Mandou» sous le chat, la référence avec le titre du tableau, Katmandou, est limpide.Les «références en marge» sont techniquement réalisées à l'aide de photocopies, de banques d'images et de motifs recueillis dans les livres ou les revues.L'artiste utilise aussi de l'acrylique, de l'écoline (encre de chine à l'eau), aussi bien que le bon vieux crayon â mine de plomb pour élaborer ses toiles qui sont enduites d'un vernis à base de colle, i Nous comprenons mieux dès lors le mode de fonctionnement de Gérard Dansereau et la raison pour laquelle il revendique com-ùie peintre le droit d'être également illustrateur.L'artiste puise dans l'arsenal technique et dans Ca méthodes de travail de l'illustrateur et du graphiste les éléments dont il a besoin pour élaborer ses conceptions picturales.La couleur prédominante et la texture de ses surfaces sont particulièrement attrayantes pour lfoeil.Le rendu, enduit du vernis-colle, n'est pas sans rappeler celui du vieux plâtre vénitien et cette perception est accentuée par le recours à de chaleureux tons de terre, d'ocre, de bleu-mer.C'est précisément son travail sur les «fonds» qui établit la distinction entre l'artiste et l'illustrateur.Lorsque nous avons vu son Katmandou, il y a quelques mois, lors d'une exposition regroupant au Centre de design de l'UQAM les travaux de plusieurs illustrateurs québécois, l'oeuvre SUITE A LA PAGE E10 ; Wùi %m PHOTO JEAN GOUPIL, 12 Presse Gérard Dansereau parmi ses chats, exposés à la Maison de ta culture Rosemont-Petite Patrie.«V I Ratera mmm i Le samedi 1er janvier à 19 h 30 Rediffusion le lendemain à 12 h 45 | .mm iii livre ses impressions.r»'i- i' C J*'^\t.\"T.- J re, un potentiel à découvrir.4 ANS* S INTERNATIONALE (ht.A TV5, câble 15*.DECOMPTE DEMAIN, SD CS DE 9 H 1 3 H 1 2 4 6 7 3 £ 5 o 10 û.13 z o X CL O \\J z 1 2 3 4 5 6 7 8 9 INVENTER LA TERRE MARIE DENISE PELLETIER NI REMORDS, NI REGRETS\tSTEPHEN EICHER TU PEUX T'EN ALLER\tJULIE MASSE JAMAIS TROP DE TENDRESSE\tMARIE PHILIPPE L'AMOUR EST LOI MARTINE ST-CLAIR & G.VANNELLI FASHION DÈDÉ IL ME DIT QUE JE SUIS BELLE ENCORE ET ENCORE KATHLEEN LES CO-LOCS PATRICIA KAAS LAURENCE JALBERT £\t11\t10\tDOUCE FOLIE\tCLAIRE VÉZINA \tI SD\t\u2022 CS !\tI\t \t2\t1\tl'D DO ANYTHING FOR LOVE (BUT I WON'T) MEAT LOAF\t Ul\t3\t2\tPLEASE FORGIVE ME\tBRYAN ADAMS \t1\t3\tPLL ALWAYS BE THERE\tROCH VOISINE Z\t5\t4\tTHE BOTTLE\tTHE CHRISTIANS O\t8\t5\tTHE POWER OF LOVE\tCÉLINE DION \t9\t6\tALL FOR LOVE BRYAN ADAMS ROD STEWART STING\t x\t4\t7\tBOTH SIDES OF THE STORY\tPHILCOLLINS \t6\t8\tDREAMS\tGABRIELLE Û.\t7\t9\tGO WEST\tPET SHOP BOYS \t10\t10\tONCE IN A LIFETIME\tSARAH BRIGHTMAN O\t15\t11\tI CAN SEE CLEARLY NOW\tJIMMY CLIFF -j\t17\t12\tALL ABOUT SOUL\tBILLY JOËL \t11\t13\tHUMAN WHEELS\tJOHN MELLENCAMP o\t19\t14\tSAID I LOVED YOU.BUT I LIED\tMICHAEL BOLTON \t16\t15\tAIN'T NO MAN\tDINA CARROLL Z\t13\t16\tWHEN YOU GONNA LEARN?\tJAMIROQUAI 'Blanquette de.poisson fiomardinc 18,95-'filet mignon de Boeuf à l'arôme de truffes 21,95 > 'Bûche de 9\\(çcl ou (jâteau Joret-9{çire 'Ific ou café iï 1\t/îïv flll 3 min à l'est SOUPER du JOUR de L AN Buffet boeuf et fruits de mer et table d'hôte spéciale \u2022 \u2022 du pont Jacques-Cartier BRUNCH du JOUR de L'AN 15,95$ Atecrôtidc boeuf, casserole de fruits de mer.etc.Vendredi 31 décembre de 17 h à 21 h.Buffet 15$ Table d'hôte à partir de 13,95 $.Réveillon à 21 h 30 (souper, danse, ® animation, etc.) \u2022s, 7»! Jl, 295\", rueSt-Châries O., Longueuil 677-6378 2J.4H I H R h RI \\< H nt msn^c m 12,99 S Fêter à l'espagnol Réserver pour la St-§ylvestre ^^ Menu spécial Spectacle flamenco Ouvert le 1 janvier : §>axitï)o 5 3458, avenue du Parc .844-0558 r*
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