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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-01-11, Collections de BAnQ.

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[" ou B AU COEUR DU NOUVEAU MONTRIM Réserve/ maintenant! 288-6666 MONTREAL, MARD111 JANVIER 1994 110e ANNEE N° 80 50 PAGES, 4 CAHIERS iles de La Madeleine : 1.00 Taxes en sus Météo Faible neige moins froid max -4 / min -15 page S16 Sports a pages S 2 et S 3 Économie Thérapie de ctioc Pli mw m Peut-on importer la recette néo-zélandaise ?page Cl Autre baisse des taux hypothécaires page Cl Actualités Jacques Chu gnon, un ministre de l'Education issu des polyvalentes page 61 Le mois de janvier le plus froid depuis 15 ans page A3 Index Annonces classees - immobilier\tB4-B5 - marchandises\tB5 - emplois\tB5-B6 - automobiles\tB6-B7 \u2022 propositions d affaires\tB8 Arts et spectacles\t \u2022 informations\tB10 a B12 - ci nehoraires\tB12 \u2022 télé horaires\tB12 ¦ télévision\tB10 Bandes dessinees\t\u2022 B5 Bridge\tB8 Deces\tB9 Economie\tC1 à C10 Etes-vous observateur?\tB4 Feuilleton\tB7 Horoscope\tB6 Le monde\tC11-C12 Loteries\tA7 Mot mystere\tB8 Mots croises\tB6 SPORTS\t - Rejean Tremblay\tpage 5 Bourassa part, Johnson arrive Cinq promotions, trois rétrogradations: Johnson présente une équipe rajeunie DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC ¦ I y aura plus de jeunes et un anglophone de moins au sein du conseil des ministres de Daniel lohnson.Le nouveau chef du gouvernement présente aujourd'hui une équipe rajeunie où la répartition des responsabilités sera passablement modifiée, fruit du «réalignement» gouvernemental préparé depuis plus d'un an.L'atmosphère était â la nostalgie hier, lors de la dernière reunion de cabinet présidée par Robert Bourassa.«C'est une page, sinon un chapitre complet, de l'histoire du Québec qui prend fin», a souligné Pierre Paradis, qui demeure à l'Environnement.«M.Bourassa a gouverné durant plus d'une décennie, il l'a fait en laissant un héritage remarquable, tant sur le plan social qu'économique.» Lise Bacon, qui n'était pas reapparue depuis les coups de griffe qu'elle avait décochés a l'endroit de Daniel lohnson à la mi-décem-bre, avait tenu à assister à cette ultime réunion du cabinet Bourassa.« |e suis très sereine.C'est le début d'une nouvelle vie, et je me sens très moderne», a-t-elle lancé, une allusion au commentaire que lui aurait fait le nouveau chef, qui souhaitait insuffler plus de «modernité» a son gouvernement.Selon la plupart des ministres, avec la formation du nouveau gouvernement débute une période de six mois où l'équipé lohnson devra prouver que la création d'emplois est clairement au sommet des priorités, martelait-on hier a l'entrée de la dernière réunion du cabinet Bourassa.Le premier ministre lohnson devoilera aujourd'hui, en même L'OTAN libérera la route de Srebrenica pour assurer la relève du contingent canadien CHANTAL HÉBERT envoyée spéciale La Presse À HKUXELLES algré les réserves de certains membres, dont le Canada, les pays de l'OTAN, réunis en sommet à Bruxelles, vont de nouveau avertir aujourd'hui les diverses factions de Bosnie-Herzégovine qu'elles s'exposent à des raids aériens menés par la communauté internationale si elles empêchent les forces de l'ONU d'accomplir leur mission.Selon des sources ministérielles britanniques et françaises, l'un des premiers résultats de cette volonté raffermie de l'OTAN consistera à libérer la route de Srebrenica, enclave musulmane où sont bloqués depuis six mois 300 Casques bleus canadiens.Des troupes des Pays-Bas tentent de- puis plusieurs semaines de les relever de leur poste.Résultat des discussions d'un dîner de travail entre chefs de gouvernements, cette entente de principe doit encore être entérinée officiellement ce matin lors de la dernière séance de travail du sommet de l'OTAN.Selon le président américain Bill Clinton, les négociations se poursuivaient durant la nuit.Tard hier soir, la délégation canadienne à Bruxelles n'était pas en mesure de confirmer ces développements.«Le ministre André Ouellet et le premier ministre travaillent actuellement à un communiqué», a indiqué un porte-parole du bureau de |ean Chrétien.Rejoint à son hôtel, le ministre des Affaires étrangères répliquait pour sa part: «Ce n'est pas aux Britanniques de vous dire ce que nous pensons.Quand je serai reveille, je vous en parlerai».Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait cependant annoncé en soirée que la France et ses partenaires qui ont des troupes sur le terrain avaient décidé de «forcer la route» de Srebrenica pour assurer la relève du contingent canadien.Tout en répétant son opposition à des frappes aériennes punitives contre les forces serbes autour de Sarajevo, la Grande-Bre-tagne avait demandé lors du diner de faire intervenir un soutien aerien tactique pour libérer Srebrenica, ainsi que l'aéroport de Tu/la (nord-est), bloqué par des tirs serbes depuis mai 1992.«Ces cas sont typiques de situations ou, durant une période continue, une des parties n'a pas permis à la FORPRONU (la force de protection des Nations unies) d'accomplir sa mission», a explique un responsable britannique.Le projet évoqué hier soir à Bruxelles semble en contradiction totale avec les positions e-noncées plus tôt dans la journee par les porte-parole canadiens.«Nous ne privilégions pas d'attaques aériennes», avait indiqué avec fermeté le minsitres des Affaires étrangères canadien.«Nos soldats peuvent être en sérieux danger s'il y a des bombardements.Un raid aérien pourrait résoudre un problème mineur et ponctuel mais créer des difficul- VOIR OTAN EN Â~2 ¦ LOTAN offre un «partenariat pour la paix» a une Europe de l'Est deçue.Page C 12 m Chrétien, I homme invisible de I OTAN.Page B 1 Remaniement sans précédent au service de police: 47 officiers supérieurs réaffectés ANDRÉ CÉDILOT peine trois jours après sa nomination, le nouveau directeur de la police de la CUM, lacques Duchesneau, a annoncé hier à son personnel de direction qu'il entendait procéder à un remaniement sans précédent au sein du service, en permutant ou en réaffectant à d'autres tâches pas moins de 37 des quelque 60 officiers supérieurs du service.Selon les informations obtenues de diverses sources par La Presse, le directeur Duchesneau entend former un conseil de gestion composé de seulement quatre autres officiers haut gradés, dont deux agiraient à titre de conseillers spéciaux, l'un à l'organisation du service et l'autre aux affaires internes.À moins d'un revirement de dernière minute, outre M.Duchesneau, les quatre hommes forts du plus important service de police municipal au Canada seraient les directeurs Claude Rochon, lacques Lessard, |ean Rio-pel et Pierre Cyr (ce dernier était le bras droit de l'ancien chef Alain Saint-Gremain).Les principaux adversaires de M.Duchesneau à la direction du Service, |ohn Kousik, |ohn Dal-zell et Y von Michaud, resteraient à la tète des opérations régionales, mais s'échangeraient leurs postes au sein des régions.Incidemment, comme le prévoyait la réforme de la carte policière mise de l'avant par son prédécesseur, M.Duchesneau veut réduire de quatre à trois le nombre de centres d'opérations régionales qui coordonnent le travail des différents postes de police sur l'île de Montréal.Hier, à l'issue de la réunion à laquelle participaient la centaine de cadres policiers et civils du SPCUM ainsi que les capitaines (il s'agit de postes syndiqués), le directeur Duchesneau a refusé de parler de ces importants changements avant d'en avoir discuté avec les dirigeants de la CUM.11 doit rencontrer vendredi la nouvelle présidente de la CUM, Mme Vera Dannyluk, qui entre officiellement en fonction demain.Pressé de questions, il s'est contenté d'expliquer que cette première réunion «avec ceux qui gèrent quotidiennement la police», selon son expression, avait pour but de leur faire part de sa philosophie du travail de policier et des nouvelles orientations qu'il entend suivre, en insistant sur l'importance d'être créatifs et favorables aux changements.«On passe de l'ère du manage- ment a l'ère du leadership», a-t-il dit aux journalistes, tout en promettant d'éliminier le plus possible la bureaucratie qui alourdit le fonctionnement du service et ralentit le processus de décision.«Les officiers doivent être en constante ébullition, en remettant continuellement en question leur façon de faire.C'est le seul moyen de toujours offrir un meilleur service à la population », d'expliquer M.Duchesneau.Malheureusement, de poursuivre le nouveau directeur de police, le fonctionnement actuel du SPCUM, qui compte 4 500 policiers, «est calqué sur le modèle des années 50 et 60.où les citoyens appelaient la police, celle-ci se présentait rapidement sur les lieux et un rapport était fait».Pour améliorer la situation, il VOIR POUCE EN A 2 La chambre beige NATHALIE PETROWSKI c est une chambre aux murs beiges et sans éclat.Une chambre d'hôpital aussi étroite qu'une cellule de prison avec juste assez de place pour le lit aux montants de fer.On cherche en vain sur la commode de métal les bouquets de fleurs, les cartes de souhaits et les photos d'enfants.On ne irouve que des tubes, des masques, des sacs a perfusion et des pompes a oxygène.C'est ici, dans celte chambre au quatrième étage de l'Institut neurologique de Montréal, derrière une porte sans numéro, que repose dans un état neuro-végétatif permanent Richard Barnabe, sauvagement battu par des policiers de la Communauté urbaine de Montréal à la mi-décembre.le suis entrée dans la chambre de Richard Barnabé hier en tremblant, le voulais de mes yeux voir a quoi ressemble un homme à qui on a tout volé, un homme dont on a broyé non seulement le corps mais l'âme.le suis restee au plus 45 secondes dans cette terrible chambre, les jambes vacillantes, le coeur battant la chamade.Richard Barnabe était allongé.la tête tournée vers la fenetre.il battait des paupières en fixant le vide comme si c'était son seul allié.Lorsqu'il a baille, j'ai cru qu'il allait se retourner et me chasser des lieux.Mais Richard Barnabe n'a jamais su que j'étais venue le visiter.Lt quoi que j'écrive, il ne le saura jamais.Dans les couloirs silencieux aux parquets tellement cires qu'on pourrait s'y mirer, il se dégage des odeurs d'ether.d'insuline et d'eau de javel persistantes qui c*>j|cnt aux blouses des infirmières.Jl n'y a aucun gardien devant la porte de Richard Barnabe.Il n'y a que le silence épais et et anche, le silence qui se dilate indéfiniment dans les débris du temps.Dans ce silence assourdissant.un homme de 38 ans.pâle, emacié et imberbe, un homme aux yeux grand ouverts et au regard éteint, respire bruyamment en baillant de temps en temps.L'après-midi, pour faire diversion.les infirmières l'asseoient sur une chaise en l'attachant solidement pour qu'il ne tombe pas.La bouche ouverte, le corps mou, la tète légèrement penchée du côté de la fenêtre, il reste assis pendant des heures, insensible aux sons, a la lumière, aux rumeurs de la ville et au jardin de givre dans son coeur.Richard Barnabe ne voit rien, n'entend rien, ne sait pas qui il est ni ce qui lui est arrive ou ce qui lui arrivera.11 en est ainsi depuis un mois.Il en sera ainsi jusqu'à la fin.Son cerveau n'est pas mort.Il est seulement coupe des reseaux qui permettent à un homme de penser, de s'émouvoir, de rire, de pleurer, de réagir.de s'indigner.Pour le reste, tout est normal.Richard Barnabe respire, transpire, baille et laisse battre son coeur comme un gros chou-fleur.La nuit venue, les infirmières le recouchent sans que l'expression de son visage ait bouge ou que son corps ait manifeste le moindre desagrément.Ses freres, qui l'on connu jeune et vaillant, qui l'ont connu de son vivant, fréquentent sa chambre à petites doses.Ouand ils le voient assis à coté de la fenêtre avec cette terrible expression qui confine à la détresse, ils se demandent s'ils doivent pleurer ou se cogner la tète contre les murs.Ils se demandent où est leur frère et pourquoi il est parti sans laisser d'adresse.Vendredi dernier, Claude Ryan a déclaré que contrairement a Marcel lus François, Richard Barnabé était toujours vivant.Ce qu'il voulait dire dans le fond, c'est que certains hommes valent plus cher morts que vivants.?(614)414-7777 (514)747-S811 TOYOTA (514) 747 9111 QGJQaO (514) 327-7777 ACURA (514) SSS-7777 BS8BS*! ^sEsfr.Yi Le premier ministre Robert Bourassa a préside hier sa dernière réunion de cabinet.Il cède aujourd'hui son poste a Daniel Johnson (à larriere-plan), qui devient ainsi le 30ème premier ministre du Ouebec.\tPH0T0 CP VOIR JOHNSON EN A 2 CrTO Tinr* \"Service remarquable.Note OLKVlLfc V.Gofwsu0 Mnùrm ?OrUrulc * EXCEPTIONNEL \"Ltsourinitlqbûmihum a _ l* hauteur de leurcourMi 'Bravo pour U ponctualité Y.Mom.Ptris \u2022Qitcbtc* Respect de l'horaire de vol Service exceptionnel .Personnel courtois S Menus gastronomiques \u2022 Vins français sélectionnés \u2022 Fines liqueurs importées KOYAL COURTOIS i A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MARD111 JANVIER 1994 Témoignages accablants dans l'affaire Barnabe ¦ Richard Barnabe a été battu pendant 20 minutes au poste 44 de la CUM avant que les policiers ne décident de l'expédier à l'hôpital.C'est ce que révélait hier soir le réseau TVA qui a obtenu des informations sur les témoignages incriminants fournis aux enquêteurs de la Sûreté du Québec par deux ambulanciers et deux femmes policiers.Selon un ambulancier, lorsque le chauffeur de taxi de 38 ans, qui repose toujours dans un coma profond à l'Institut neurologique de Montréal, a été emmené en cellule au poste 44, il n'avait que des égratignures.L'ambulancier avait été mandé sur les lieux mais Barnabé avait refusé d'être transporté à l'hôpital.Il semble que cet ambulancier ait par la suite été témoin des coups portés sur la victime par six policiers.Quand on lui a demandé de transporter le blessé à l'hôpital, 20 minutes plus tard, Barnabé avait les genoux cassés, des côtes fracturées, il était dans le coma, nu dans sa cellule.Selon TVA, un policier aurait conseillé à un collègue de faire at- tention a ce qu'il disait parce qu'ils étaient en présence d'un civil.Plus tard, cet ambulancier, dont on ne connait pas l'identité, a dit aux enquêteurs de la SQ qu'il n'en revenait pas de ce qu'il venait de voir.TVA affirme également, tout comme La Presse il y a quelques semaines, que deux femmes policiers, dont une de la police de Laval, ont fait des déclarations contre leurs confrères, révoltees par le traitement qu'ils ont fait subir à la victime.Selon des rumeurs provenant de diverses sources, des témoins de cet événement auraient également reçu des menaces des policiers impliqués; des preuves accablantes auraient même été camouflées.Richard Barnabé a été sauvagement battu par une dizaine de policiers de la CUM, le 14 décembre, à la suite d'une chasse à l'homme qui les avait conduits à Laval.Dix-sept policiers ont été impliqués dans cette arrestation, mais le rapport d'enquête de la SQ vise particulièrement quatre d'entre eux.Demain dans La Presse En grande pour les petites ! ¦ Dans le cahier VIVRE de demain, notre collaboratrice Viviane Roy s intéresse plus particulièrement aux femmes de petite taille (cinq pieds trois pouces et moins).«Ça prend plus d'imagination pour s'habiller lorsqu on est de petite taille, indique Christiane, 34 ans, cinq pieds deux pouces.Très souvent, il faut reaiuster les vêtements a ses mesures.» Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022\tà Montréal : Centre des donneurs de sang.Centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 9 h à 20 h ; \u2022\tà Montréal : École polytechnique, hall d'entrée et foyer, 2500.chemin Polytechnique, de 9 h 30 à 1b h 30; \u2022\tà Gatineau : parrainée par la Caisse populaire, salle de l'Association récréative, 195, boulevard Maloney, de 13 h à 20 h 30; \u2022\ta Sainte-Clotilde ; organisée par l'Association chrysosto-mienne du baseball amateur.Centre communautaire, 824, Rang no 2, de 14 h 30 à 20 h 30.SUITE DE LA UNE JOHMSOM Bourassa part, Johnson arrive temps que son conseil des ministres, les conclusions de l'opération «réalignement» amorcée il y a plus d'un an.On prévoit qu'environ sept ministères seront fusionnés à d'autres; les Communications et les Forêts \u2014 des choix prévisibles \u2014 mais aussi Approvisionnements et Services (ministère qui sera fusionné au Conseil du trésor), Loisirs, Chasse et Pêche, Tourisme et Communautés culturelles et immigration seront soit carrément démantelés, ou fusionnés à d'autres portefeuilles.Les sacrifiés: Elkfts, Vallières et Rivard La formation du nouveau cabinet n'aura pas fait que des heureux.Sam Elkas, anciennement aux Transports, était, dit-on, très déçu d'être retourné aux arrières banquettes, une rétrogradation qu'il n'avait pas prévue.11 demeurera toutefois député.Yvon Vallières, ministre délégué à l'Agriculture, redeviendra député mais sera nommé whip du caucus libéral \u2014\u2022 un mélange de préfet de discipline et de confesseur \u2014 fonction qu'il a déjà occupée avant d'entrer au cabinet.Un des premiers ministres à avoir appuyé M.lohnson, M.Vallières disait hier soir comprendre les choix difficiles qu'avait dû faire le nouveau chef et se disait prêt à servir où on lui demanderait.Louise Robic, ministre déléguée aux Finances, a annoncé qu'elle quittera son siège de Bourassa fin mars.Elle avait déjà fait savoir qu'elle ne se représentait pas et se dit convaincue que son appui à la candidature de Gérald Tremblay avait influencé le fait qu'elle ne demeure pas membre du gouvernement.Proche de Daniel lohnson depuis longtemps, Guy Rivard (Ro-semont) est aussi retourné aux arrières banquettes \u2014 il était responsable des dossiers de la francophonie, qui seront confiés à Liza Frulla, indique-t-on.M.Rivard pourrait espérer une nomination à l'étranger.En dépit des rumeurs, Gaston Blackburn, titulaire des Loisirs jusqu'à aujourd'hui, le seul libéral du Saguenay, demeurera au conseil des ministres et sera titulaire d'un nouveau ministère qui n'existait pas auparavant mais plus petit que les Loisirs.Les nouveaux: Leclerc, Farrah, Chagnon, Mardi, Lefebvre Daniel lohnson ramènera son conseil des ministres à 20 personnes, et les nouveaux arrivants sont passablement jeunes.Bras droit de Daniel lohnson, André Bourbeau juge normal que les ministres qui ont indiqué qu'ils ne se présenteraient pas aux prochaines élections laissent la place aux plus jeunes.«Nous vieillissons tous et une bonne équipe doit être équilibrée, avec des gens d'expérience et des nouveaux avec plus d'énergie», souligne M.Bourbeau, qui deviendra aujourd'hui titulaire des Finances.Contrairement à des informations qui circulaient la semaine dernière, il Le premier ministre du Québec Robert Bourassa a été photographié à son bureau hier, peu avant de présider sa dernière réunion du conseil des ministres.photo presse canadienne Chronologie des premiers ministres du Québec depuis la Confédération.En prêtant serment, mardi, Daniel Johnson devient le trentième premier ministre du Québec depuis le début de la Confédération, il est aussi le troisième membre de sa famille à gouverner la province, après son père Daniel et son frère Pierre-Marc.?P.J.Chauveau (C.) G.\tOiimet (C.) C.E.B.de Boucherville (C.) H.G.\tJdy (L) J.A.Chapleau (C.) J A Mousseau (C,) J.J.Ross(C.) LO.TaiHon (C.) H.Mercier (L.) 15-07-1867 26-02-1873 08-09-1874 08-03-1878 30-10-1879 21-02-1873 Û24&1W 07-03-1878 03*10*1873 05-07-1882 attisammmmm 23-01-1884 01-1887 25-01-1887 27-01-1887 27-01-1887 16-12-1891 C£B.de Boucherville (C.) 21-12-1891 f r-4 S ' L.O.Taillon (C.) EJ.FJynn(C.) F.G.Marchand (L.) S.N.Parent (L) Sir L.Gouin (L.) LA Taschereau (L.) Adélard Godbout (L.) Maurice Dupfessis (UJ4.) J.A.Godbout (L.) Maurice Duptessls (U Jt) J.P.Sauvé (U.N.) Antonio Barrette (U.N.) Jean Lesage (L.) Daniel Johnson (U.N.) Illi\" J.Jacques Bertrand (U.N.) Robert Bourassa (L) ; René Lévesque (PQ) Pierre-Marc Johnson (PQ) Robert Bourassa (L.) Daniel Johnson, fils (L) -.;>\u2022 16-12-1892 12-05-18»; 26-05-1897 03-10-1900 23-03-1905 08-07*1820 11-06-1936 01-05-1896 26-05-1897 25-09-1900 08-07-1920 11-0*193* 26-08-1936 m* M» mm 09-11-1939 30-08-1944 11-09-1959 08-01-1960 22-06-1960 05-06-1966 02-10-1968 29-08-1944 07*09-1959 02-01-1960 JiW$-1960 05-06-1966 26*09^1968 29-04-1970 29-04-1970 35-11-197Ç: 25-11-1976 03-10-1985 mmmmmméMI 12-12-1985 11-01-1994 11-0 W994 Source: Guide parlementaire canadien tîons).Issu du monde des affaires (sa famille est propriétaire de la biscuiterie du même nom), il était un député sérieux et travailleur qui hésitait toutefois à se représenter aux prochaines élections.En outre, cette recrue permettra a Daniel lohnson de poser en ras- .\t, sembleur; comme adjoint parle- n y aura aucun ministre non-élu.mentaire de Gérald Tremblay, M.recruté à l'extérieur du caucus.À 35 ans, Jean Leclerc devient le plus jeune ministre du cabinet québécois, et résoud l'épineux problème de Daniel lohnson pour la représentation de la ville de Québec depuis le départ de Marc-Yvan Côté (Santé) et Lawrence Cannon (Communica- Leclerc avait activement travaillé à préparer le terrain pour son ministre dans une course au leadership qui n'a finalement jamais eu lieu.Il obtiendra des responsabilités touchant le tourisme (le ministère du Tourisme sera profondément modifié) et deviendra notamment responsable de la Régie Fabienne Sallin - (PC) des installations olympiques.D'un an plus âgé, Georges Farrah, des Îles-de-la-Madeleine, accédera aussi au conseil des ministres, présentant l'avantage d'être à la fois jeune, associé à l'aile nationaliste du PLQ et représentant d'une région qui, depuis le décès du ministre Gérard D.Levesque, ne comptait plus de représentant au conseil des ministres.Tout le monde savait que fac-ques Chagnon, 41 ans, était un candidat au cabinet.Le député de Saint-Louis sera ministre de l'Éducation.Il était depuis longtemps proche de Daniel lohnson à titre d'adjoint parlementaire au Trésor.Une surprise toutefois, il deviendra responsable du dossier linguistique.Un autre lieutenant de Daniel lohnson, Serge Marcil, député de Beauharnois, deviendra titulaire du Travail, en dépit du fait que sa circonscription soit voisine de celle de Daniel lohnson.Roger Lefebvre, député de Frontenac, entrera lui aussi au conseil des ministres.Étant l'un des rares avocats disponibles, il était en lice pour la Justice.Autre appui de longue date du nouveau premier ministre, Violette Trépanier accédera à la Main-d'œuvre et à la Sécurité du revenu.Choix surprenant, Robert Middlemiss, un ingénieur de formation et représentant de l'Ou-taouais, deviendra responsable de la Sécurité publique, à la place de Claude Ryan.Ce dernier demeurera titulaire des Affaires municipales.Homme de confiance de Daniel lohnson, il deviendra aussi officiellement responsable, pour le gouvernement québécois, du programme fédéral provincial sur les infrastructures, une responsabilité qui relève actuellement de Monique Gagnon-Trem-blay.Mme Gagnon-Tremblay passera des Finances au Conseil du trésor, mais elle obtiendra en plus le poste de vice-première ministre, Daniel Johnson paraissant in-quiet du vide laissé par le départ de Lise Bacon auprès de l'électo-rat féminin.Le poste-clé des Finances, à l'approche d'un budget crucial pour l'avenir des libéraux, est confié à André Bourbeau.Comme prévu, Christos Sirros obtiendra l'Énergie (et conserverait ses responsabilités auprès des autochtones), et Normand Cherry obtiendra une importante promotion aux Transports.Lucienne Robillard deviendra titulaire de la Santé, bien qu'elle ait souhaité demeurer à l'Education.Pierre Paradis demeure à l'Environnement, mais ses responsabilités sont augmentées.À la suite du démantèlement de Loisirs, Chasse et Pèche, l'Environnement gérera les dossiers touchant la faune, le plus gros des activités du MLCP.Fidèle supporter de M.Johnson depuis 1983, Jean-Pierre St-Onge, le président de l'Assemblée nationale, demeurera à son poste, comme il le souhaitait, en dépit des rumeurs qui l'envoyaient à la |us-tice.Yvon Picotte restera à l'Agriculture.Des sources fiables indiquaient qu'il avait posé comme condition de ne pas être rétrogradé avant d'accepter de se représenter aux prochaines élections.Il conservera aussi la responsabilité du Développement régional.|ohn Ciaccia demeure aux Affaires internationales, mais verrait ses responsabilités accrues.Comme responsable des délégations québécoises à l'étranger, on lui donnerait des responsabilités dans le secteur de l'immigration.Gérald Tremblay verra aussi augmenter ses responsabilités, tout en demeurant à l'Industrie et au Commerce.Enfin, le conseil des ministres a approuvé hier soir quelques nominations.Claude Dauphin devient délégué général du Québec à Boston, Francis Nadeau (ex-chef de cabinet de Gérard-D.Levesque) est nommé à la Fonction publique et Robert Lavigne est nommé pour un nouveau mandat à la direction de la Sûreté du Québec.OTAN \u2022 La quotidienne\ta trois chiffres\t319 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t3151 (^ABONNEMENT\t285-6911 ILe service des abonnements est ouvert du lundi au i ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de8h30a17h30 285-7111 .vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ 285-7070 285-7100 285-6892 Deces, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele* Vacances, Voyage» Carrières et professions.285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i ILA PRESSE est Dubiiee car la presse.ltee.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Seule\tJ la Presse Canadienne est autorisee a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des\tl I services de la Presse Assooee et de Reuter Tous droits de reproduction des informations\t¦ particulières à LA PRESSE sont également reserves \u2022 Courrier de la deuxieme classe \u2014\tj Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti, j\t(USPS003692) Champiain N.Y.12919*1518.' RENSEIGNEMENTS 285-7272\tJ h\"-1 L'OTAN libérera la route de Srebrenlca pour assurer la relève du contingent canadien tés sans nombre et faire que nos soldats soient considérés comme belligérants.«Nous ne pensons pas que cela apportera quelque chose au processus de paix, ça peut même le compromettre.S'il y a des attaques aériennes, ce qui suivra est inconnu et très risqué.» « Nous ne croyons pas que la situation actuelle en Bosnie justifie des raids aériens», avait ajouté l'ambassadeur canadien à l'OTAN, lames Bartleman.Selon lui, la tenue prochaine d'une nouvelle ronde de négociations, à la fin du mois, pourrait permettre un déblocage In extremis du processus de paix en ex-Yougoslavie.Maïs pour d'autres membres de l'Alliance, la répétition de la mise en garde, qui est restée lettre morte depuis son adoption originale par le Conseil de sécurité en août dernier, pourrait signifier l'abandon sous peu des efforts diplomatiques de la communauté internationale au profit d'une in- Le premier ministre Jean Chrétien et le président BfH Clinton ont échangé une poignée de mains hier à Bruxelles, au sommet de l'OTAN.\tphoto «a/tw tervention militaire en règle.«Il est inutile de répéter une telle résolution, à moins d'être prêts à la mettre à exécution», a prévenu le président américain Bill Clinton dans le cadre de sa première intervention au sommet de l'OTAN.«Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement la sécurité des gens à Sarajevo mais la crédibilité de l'Alliance elle-même», a-t-il dit aux leaders de l'OTAN.«Ceux qui attaquent Sarajevo doivent comprendre que nous sommes sérieux.» Néanmoins, les deux porte-parole canadiens ont indiqué qu'Ottawa se ralliera à ses alliés s'ils en viennent à décider que le recours à une intervention militaire en règle s'impose en ex-You-goslavîe.«Nous respecterons la décision que prendra ultimement l'ONU », a déclaré M.Ouellet.Des avions de l'OTAN patrouillent déjà le ciel de la Bosnie depuis que l'Alliance atlantique a menacé l'an dernier de bombarder les assiégeants de Sarajevo.Mais l'OTAN doit obtenir l'accord final du secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali avant de passer à l'action.?\u2014 AFP, Reuter et AP POUCE MARDI 1 ^ CODE DU JOUR\t11 JANVIER 1994 { 02-2 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 servie® dt potier 47 offktert -rr - f a, rviuvcm entend réduire la paperasse et «décentraliser» l'autorité et les pouvoirs de décision «afin de renverser la pyramide, les décisions étant prises actuellement à un trop haut niveau», estime M.Duchesneau.« Le droit à l'erreur existe, l'aime mieux avoir à expliquer une erreur qu'à déplorer l'inertie ou le manque d'initiative d'un employé», soutient-il.f M.Duchesneau souhaite égale- ment s'allier l'aide des patrouilleurs et des enquêteurs pour limiter ce qu'il appelle les «activités non productives».«Il faut que tout le monde comprenne les nouvelles realités de la police et contribue aux changements en devenant de véritables partenaires», insiste-t-il.M.Duchesneau est persuadé que le syndicat des policiers va participer à cette vague de changements qui vise a insuffler une nouvelle dynamique au service de police.«Ils connaissent le travail de la police et ils sont capables d'ouverture; ils l'ont démontré dans le passé», a-t-il dit.Le Carnaval de Québec s'en vient ¦ Les organisateurs du Carnaval de Québec ont dévoilé hier dans cette ville la programmation de la 40e édition de l'événement, du 3 au 13 février, avec comme nouveautés le vélo de montagne et le retour des voûtes du Carnaval, en plus des activités traditionnelles.Les amateurs d'émotions fortes pourront ainsi participer à une compétition de vélo de montagne sur neige.Cette épreuve se déroulera le dimanche 13 février à l'en-tree des Plaines d'Abraham, prés de l'emplacement du concours de sculpture.D'autre part, la population est invitée à faire une halte carnavalesque aux voûtes du Carnaval, rue Saint-Pierre, à place de Paris, que ce soit pour se réchauffer, écouter quelques airs de violon et d'accordéon ou encore pour siroter un verre de caribou.Les activités qui ont su faire la réputation du Carnaval d Québec sont de retour.Dans le volet sportif, on retrouvera la célèbre et légendaire course en canot, la pêche blanche, le «work-out» du Carnaval et ft vivifiant bain de neige. A4 LA PRESSE, MONTREAL, MARD111 JANVIER 1994 La famille canadienne sous la loupe: florissante ou en danger?Presse Canadienne OTTAWA ¦ Comment se portent les quelque 7,4 millions de familles du Canada en cette année 1994 que les Nations unies ont décrété Année internationale de la famille?Selon les statistiques ou les spécialistes que vous consultez, vous en arrivez à la conclusion que la famille canadienne est une espèce en danger de disparition ou, encore, qu'elle est très florissante.Une étude réalisée par l'Institut Vanier sur la Famille, dont les résultats doivent bientôt être publiés, reconnaît que les familles canadiennes consacrent plus d'heures au travail mais touchent des revenus moins élevés après avoir payé leurs impôts; 40 p.cent des mariages actuels devraient se terminer par un divorce; 1,2 million d'enfants vivent dans des familles trop pauvres pour pourvoir à tous leurs besoins.Le même rapport souligne par ailleurs que la majorité des Canadiens considèrent que leur famille est la chose la plus importante dans leur vie.Dans une étude réalisée en 1990, plus de 85 p.cent des repondants admettaient que leur famille devenaient de jour en jour une chose plus importante à leurs yeux.Une étude faite en 1992 permettait de déterminer par ailleurs que plus de 60 p.cent des Canadiens étaient prêts à sacrifier leur plan de carrière pour consacrer plus de temps à leurs loisirs et à leur vie familiale.La cellule familiale «Beaucoup prédisent un avenir incertain pour la cellule familiale et croient même qu'elle est appelée à disparaître», affirme Robert Couchman, coprésident du Comité Canada créé dans le cadre de l'Année internationale de la Famille.«Pourtant, je constate un renouveau, lorsque je voyage à travers le pays, je rencontre beaucoup de gens qui renouent avec les valeurs du passé et qui apprennent à compter sur leur famille et leurs amis.Je constate que la cellule familiale se régénère.» Alan Mirabelli, directeur de l'Institut Vanier, abonde dans le même sens.«On croit souvent que plus les temps sont difficiles plus sont nombreuses les familles qui se désintègrent.Or, c'est tout simplement faux», soutient M.Mirabelli, dont l'organisme qu'il dirige se spécialise dans la recherche en milieu familial.«Lorsqu'on étudie le cas de Terre-Neuve, on doit admettre que c'est la province qui souffre du plus haut taux de chômage du pays.Or, c'est également la région où le taux des divorces est le plus faible.Par ailleurs* l'Alberta, une province relativement bien nantie, possède le taux des divorces le plus élevé.«Si vous vivez à l'aise, il vous est peut-être possible de survivre de façon indépendante.Si vous en arrachez, par ailleurs, votre survie peut dépendre du soutien familial.» L'évolution familiale Selon les données recueillies, toutefois, il est clair que la famille canadienne, depuis une génération, a connu une évolution plus importante que toute autre institution au pays.La famille traditionnelle composée des deux parents liés pour la vie et de deux ou trois enfants, les revenus étant assurés par une seule personne, semble avoir été reléguée aux oubliettes.La nouvelle famille canadienne est peut-être dirigée par une femme ou un homme seul, par un couple homosexuel, par des gens non mariés ou par des conjoints déjà divorcés ou séparés.S'il y a deux parents, ils travaillent probablement tous les deux à l'extérieur du domicile.Ces familles comptent moins d'enfants ou n'en comptent pas du tout.Au Canada, les activités entourant l'Année internationale de la Famille sont coordonnées par un organisme indépendant à but non lucratif créé grâce à une subvention de 2,1 millions d'Ottawa.La majorité des provinces ont également créé un comité de co- ordination.Certains, comme celui du Québec, ont presque autant d'argent à dépenser que leur homologue fédéral.En Ontario, par contre, aucune subvention n'a été prévue à ce chapitre et toute activité devra être financée à même les budgets actuels des divers ministères intéressés.Un seul message Le message que doivent lancer tous ces comités est le même: il faut renforcer les liens familiaux, car plus les familles seront unies, plus la communauté canadienne sera forte et le Canada ne pourra ainsi que s'améliorer et augmenter sa productivité.Pourtant, la cellule familiale des années 90 est méconnaissable, si on la compare à celle des années 50 et 60.Neuf familles canadiennes sur dix, en 1951, étaient dirigées par des hommes mariés dont les épouses demeuraient à domicile.De quelque 3,3 millions de familles, seulement 10 000 étaient dirigées par une personne divorcée.Moins de dix p.cent des femmes mariées faisaient partie de la main-d'oeuvre active.L'évolution de la cellule familiale, depuis lors, s'est surtout manifestée par le nombre incroyablement élevé de mères qui se sont jointes au marché du travail.En 1992,64 p.cent des femmes mariés avec des enfants de moins de 16 ans occupaient un emploi, contre 49 p.cent en 1981 et environ 30 p.cent en 1967.Revenu d'appoint Si certaines mères ont choisi de travailler à l'extérieur du domici- le parce qu'elles ne veulent pas abandonner leur carrière, M.Mirabelli souligne que la majorité d'entre elles sont sur le marché du travail pour une seule raison : améliorer la situation financière de leur famille par un revenu d'appoint.«Nous aimons croire que les femmes sont retournées au travail pour des raisons idéologiques ou féministes, mais tel n'est pas le cas, dit-il.La participation des femmes à la main-d'oeuvre active procède de la survie économique de la famille et non d'une idéologie.«Sans les femmes au travail, la dernière récession aurait été une dépression.» Les familles qui n'ont pu compter sur un second gagne-pain ont vu leurs revenus fléchir de 13 p.cent entre 1973 et 1990.Chez les familles plus jeunes, on a noté une chute de 31 p.cent du revenu net.Entre-temps, le taux des naissances, au Canada, est tombé à 1,8 enfant par femme et un nombre croissant de couples \u2014 15 à 20 p.cent \u2014 n'ont aucun enfant.Il y a plusieurs raisons à la chute du taux des naissances: on cite notamment le coût élevé attaché à l'éducation des enfants et les difficultés qu'on doit surmonter pour travailler à l'extérieur du domicile tout en élevant une famille nombreuse.Du point de vue social, toutefois, la chute du taux des naissances soulève certains problèmes.De qui sera composée la main-d'oeuvre dans 20 ou 50 ans?Qui paiera les taxes pouvant assurer tous les services qui seront alors nécessaires?i Produits sanguins : l'enquête ne démarre pas Presse Canadienne OTTAWA ce que «la plupart des participants travaillent à partir de ressources très minces».Attention aux glaçon* des cor mettes\tPH0T0 JEAN ^ u ^ Les précipitations abondantes et les froids intenses des derniers jours ont favorise l'apparition de pics de glaces (nos stalacti-ques urbains!) sur les corniches.Contrairement à la croyance populaire, ces glaçons ne sont pas dangereux qu'au dégel du printemps.Le propriétaire de cette automobile garée hier rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal, l'a appris à ses dépens: un glaçon a perforé sa lunette arrière en tombant du toit.fl Avant même que la commission d'enquête chargée d'examiner le fonctionnement du système canadien de distribution des produits sanguins n'ait réellement commencé ses travaux, elle suscite déjà la frustration et l'impatience chez plusieurs intervenants.Quatre mois après que la commission ait été mise sur pied, ses membres n'ont toujours pas fixé d'horaire pour les audiences publiques et n'ont pas terminé la collecte des documents essentiels à leurs travaux.Les deux principaux enquêteurs de la commission, deux anciens officiers de la GRC, ont dû être remplacés après leur démission pour une question salariale.Lindee David, directrice de la Société canadienne de l'hémophilie, explique qu'il a été difficile, jusqu'à présent, d'obtenir des informations claires de la part des membres de la commission.« Le processus s'éternise et suscite la frustration», explique-t-elle, ajoutant qu'il sera, selon elle, impossible que la commission respecte ses délais initiaux.La remise de son rapport final est prévue pour le 30 septembre prochain.Pourquoi ?La commission, présidée par le juge Horace Krever, avait été mise sur pied afin de déterminer pourquoi un millier de personnes avaient contracté le virus du sida par le biais de divers traitements médicaux.La commission devait également se pencher sur tout le système de distribution des produits sanguins au Canada.Le juge Krever avait déclaré, en novembre dernier, que les délais fixés pour les travaux de la commission étaient irréalistes et que les sommes allouées à son fonctionnement se révélaient insuffisantes.Les instances gouvernementales n'ont cependant donné aucune réponse officielle aux propos du juge Krever.Marlys Edward, conseillère pour la commission, déclare que ses membres travaillent aussi vite que possible, compte tenu de leur très large mandat.Les questions etudiées sont très complexes et l'information disséminée dans plusieurs milliers de dossiers a travers tout le pays.«le voudrais vraiment qu'on se mette en marche d'ici le mois de mars et il est possible qu'on le fasse avant», précise-t-elle, admettant que le mois de septembre constitue un délai un peu «problématique».La commission, a-t-elle ajouté, aurait besoin du double des fonds qu'on lui a alloués (2,5 millions) afin de permettre aux organisations sans buts lucratifs de préparer leur participation aux audiences publiques.Kussell Armstrong, de l'Association canadienne du sida, explique pour sa part que le processus se *évele plus long que prévu par- a un Vous adressez-vous à un commis de banque pour régler vos problèmes de santé ou de voiture?Bien sûr que non! Vous avez sûrement recours aux services d'un professionnel.C'est aussi ce quil vous faut pour la planification de votre retraite.Gestion United vous recommande de consulter un conseiller financier qui vous aidera à choisir le meilleur véhicule de placement pour votre REÉR.Nous faisons appel à toute une équipe de spécialistes chevronnés qui mèneront à bien les stratégies de planification et de placement liées aux REER.Nous avons d'ailleurs préparé pour vous une brochure d'information : «Pouvez-vous consacrer davantage de réflexion à votre avenir?» qui lève le voile sur les attentes du client face à la gamme étendue de services offerts par un conseiller financier.Communiquez donc avec nous dès aujourd'hui au I 800 263-1867.Votre avenir nous tient à coeur.t * * A n s'agit de votre avenir.consultez un spécialiste Gestion United Et l'équipe de conseillers financiers chevronnés du Canada_ L'union fait la force ¦ LA PRESSE.MONTREAL, MARD111 JANVIER 1994 A 5 Tabac: contrôler l'industrie pour contrer la contrebande Un regroupement d'organismes demande notamment de réinstaurer la taxe à l'exportation du tabac André Pratte HOLLANDE PARKNT de la Presse Canadienne ¦ Plutôt que de réduire les taxes sur le tabac pour rendre la contrebande moins profitable, des organismes québécois soucieux de la santé publique prônent plutôt une surveillance serrée des activités des fabricants canadiens du tabac.Se basant sur une étude menée par la Société canadienne du cancer, le Regroupement des organisations et des professionnels pour la santé du Québec (ROPSQ) a rendu publique, hier, une stratégie à l'intention des gouvernements fédéral et provinciaux dont le principal mérite est de ne pas renoncer aux progrès réalisés au cours des dernières années en matière de lutte contre le tabagisme.L'étude qui sera divulgée aujourd'hui à Ottawa reconnaît d'emblée que la solution la plus efficace à moyen et long terme serait l'augmentation significative des taxes sur le tabac aux États-Unis, comme le propose le président américain Bill Clinton.Au Canada, le remède principal à la contrebande du tabac réside dans le contrôle de l'industrie canadienne du tabac, soutiennent les auteurs de l'étude.Un de ces auteurs, Robert Cun-ningham, a indiqué hier, en conférence de presse, que presque tout le tabac de contrebande en circulation au pays (95 p.cent) a été produit au Canada, exporté chez nos voisins du Sud sans qu'aucun droit ne soit versé, et retourné illicitement au Canada.Il note que malgré la réduction de son marché global, l'industrie du tabac rapporte des profits plus élevés que par le passé, et ce pour la sixième année consécutive.Plus gros profits Deux facteurs principaux auraient contribué à une telle aug- mentation des recettes: depuis 1984 les producteurs ont augmenté de 74 p.cent les prix de leurs produits; uniquement pour 1992, ils ont inscrit des profits de plus de 100 millions découlant des produits vendus et ensuite réinjectés au pays en contrebande.Ce qui fait dire à M.Cunnin-gham que «les activités de l'industrie du tabac constituent la genèse du problème de la contrebande».Pour briser cette tendance, les organismes soucieux de la santé publique suggèrent au gouvernement fédéral de réinstaurer la taxe à l'exportation afin d'augmenter le coût du tabac des producteurs canadiens pour les contrebandiers.En second lieu, les organismes proposent que le gouvernement rembourse cette taxe à l'exportation moyennant la preuve que le tabac exporté est bel et bien livré à un marché légitime.«L'industrie doit être redevable des profits découlant de la contrebande.L'État pourrait frapper l'industrie d'une taxe sur les profits fortuits.On pourrait exiger des compagnies qu'elles rachètent les produits de contrebande saisis ou, tout au moins, qu'elles versent le montant équivalent à la taxe dont ils auraient été grevés», peut-on lire dans l'étude de plus de 60 pages.Une taxe à l'exportation de 8 $ la cartouche a été imposée à compter du 12 février 1992 par le gouvernement fédéral.En réplique, l'industrie a rapidement assigné 16 lobbyistes à Ottawa.Un important fabricant, R)R Madonald, a transféré une partie de ses activités à Puerto Rico pour parer aux effets de cette taxe pendant que d'autres menaçaient de démémager leurs pénates aux États-Unis.Deux mois plus tard, le gouvernement fédéral supprimait la taxe à l'exportation probablement de peur de se retrouver avec davantage de chômeurs sur les bras.Cesser la vente d'une marque Quelle que soit la réaction des fabricants de tabac, les auteurs de l'étude soutiennent que «si une quantité significative d'un produit d'une marque particulière fait son apparition sur le marché de la contrebande, peu en importe l'origine, toutes les ventes domestiques légitimes du produit en question devraient être interrompues pour une période minimale, ou du moins jusqu'à ce que le problème soit résolu.«Une telle suspension ne serait pas imposée si le fabricant prouvait qu'il ne participait aucunement à l'alimentation de la con- trebande en exportant des produits, en accordant une licence de production de ses produits à une compagnie étrangère, ou encore en ratifiant des ententes de om-mercialisation.» Le Canada ne serait pas le premier pays à agir ainsi, signaient les auteurs de l'étude.Le gouvernement italien a mis en oeuvre des mesures visant à forcer les fabricants de tabac à connaître la destination de leurs produits.En 1991, le ministère des Finances a interdit pendant un mois la vente de cigarettes Philip Morris, soit Marlboro, Me-rit et Muratti, souvent trouvées sur le marché clandestin, comme peine à des allégations de contrebande.Depuis 1991, l'Italie peut suspendre les ventes de tabac pendant un mois si la quantité de cigarettes de contrebande saisie dépasse cinq tonnes annuellement.Lors de la rencontre fédérale-provinciale des ministre des Finances, en décembre, le ministre fédéral Paul Martin avait soutenu, devant les journalistes, qu'il y avait d'autres moyens pour bloquer la contrebande du tabac que la baisse des taxes, comme le suggérait la ministre québécoise des Monique Gagnon-Tremblay.Les prochains mois permettront de savoir si les solutions envisagées par le ministre Martin vont dans le sens souhaité par la Société canadienne du cancer et le Regroupement des organisations et des professionnels pour la santé du Québec.ous es gagnants! Donnez à votre enfant la chance de réaliser son plein potentiel Le collège Bourgat, dirigé par Im derca St-Viateur, est un établissement privé d'enseignement secondaire pour jeunes filles et garçons où les éducateurs transmettent la fierté de la langue française et le goût de la culture et du sport.EXAMENS D'ADMISSION Les examens pour les 1re, 2e et 3e secondaire auront lieu: samedi 15 janvier à 8 h 30 samedi 12 février à 8 h 30 samedi 12 mars à 8 h 30 Réservez votre place: (514) 451-5785 Pour les 4e et 5e secondaire, composez: (514) 451-4716
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