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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-02-06, Collections de BAnQ.

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[" La traduction littéraire C'est l'art de jouer\t: les caméléons cahier B Fractures de la hanche La plus grande prudence s'impose 1 21317 31413 3 921 252634 Tabac : la police veut plus de pouvoir MONTRÉAL, DIMANCHE 6 FÉVRIER 1994 110e ANNÉE N° 92 58 PAGES, 4 CAHIERS\tExtérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents Miami : 1,50$ US\tAbitibi-Témiscamingue: 55 cents Îles-de-la-Madeleine: 1 $\tÀ domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées: 70 cents\t50* Taxes en sus BIBBHIHBIHHBIHHBHHHHHHHIHHBH^\t\t\t\t Bonjour! La personnalité de la semaine Gaston Miron page B14 Météo Ennuagement suivi de faible neige max -91 min -15 page S 20 Actualités Timothx John Cobb a tenté de se suicider page A 3 Casques bleus au féminin page A 6 Girerd Si J£TAiS SBf&E, 1B CoMHeKC&eAÎS ÀHe servr' fi UN Peu MAC À AO MOINS Ac/W weie frsre DU \u2022 « \u2022 4t Index Annonces classees - immobilier\tC6 a C8 \u2022 marchandises\tC8 et C9 \u2022 emplois\tC9 - automobiles\tC9 et C10 - propositions d'affaires\tC10 Additions croisées\tC9 Arts et spectacles cahier B\t \u2022 informations\t68 a B12 \u2022 ciné-horaires\tB12 - télé-horaires\tB9 Bandes dessinées\tC7 Bridge\tC10 Deces\tC11 Étes-vous observateur?\tC6 Feuilleton\tC7 Horoscope\tC8 Le monde\tA7 Les jeux\tA11 Loteries\tA4 Mot mystere\tC9 JEAN-PAULCHARBONNEAU Les directeurs de police du Québec trouvent que la farce a assez dure et demandent que les 15 000 policiers provinciaux et municipaux aient l'autorisation d'arrêter à vue toute personne qui s'adonne à la contrebande de cigarettes, de spiritueux ou autres produits.La Presse a appris que les 20 membres du conseil d'administration de l'Association des directeurs de police et de pompiers du Québec (ADPPQ), réunis hier dans un hôtel de la Vieille Capitale, avaient en effet adopté unanimement une résolution à cet effet qui a été envoyée au promier ministre Daniel lohnson.L'ADPPQ propose dans sa requête que la coordination des opérations de lutte aux contrebandiers des policiers de la province soit confiée à la Sûreté du Québec.Actuellement, seule la Gendarmerie royale du Canada ( GRC ) est habilitée à effectuer des perquisitions et des arrestations dans les affaires de la contrebande.Le MATRAC pas visé Le président de l'ADPPQ, Pierre Trudeau, a déclaré lors d'un entretien que même si la contrebande relève du fédéral, les policiers québécois pourraient intervenir si l'Assemblée nationale adoptait une loi donnant les mêmes droits aux forces policières de la province.«Deux raisons, explique-t-il, nous ont poussés à adopter une telle résolution: d'une part, combattre la pègre, et d'autre part, la facilité avec laquelle la population peut verser dans la désobéissance civile sans être dérangée.» Dans !eur requête, les directeurs de police ne visent pas le Mouvement pour l'abolition des taxes réservées aux cigarettes (MATRAC), qui de l'aveu même du président Trudeau ne se livre qu'à des actes symboliques.Pour l'ADPPQ, les détaillants ne gagnent pas d'argent en vendant des cigarettes hors-taxes, contrairement aux contrebandiers qui s'enrichissent.«Nos policiers savent très bien que c'est la pègre, le monde interlope, qui contrôle la contrebande.Ils savent comment ils o-pèrent, mais ils ont les mains liées.Il doivent passer par la GRC qui n'a pas souvent les ressources pour intervenir sur le champ.De notre côté, nous pouvons organiser des perquisitions chez les contrebandiers ou d'autres individus en peu de temps», a précisé M.Trudeau, directeur de la police municipale de Saint-Hubert.Pas d'appui aux marchands Pour l'ADPPQ, le MATRAC a prouvé qu'il était facile de faire acte de désobéissance civile sans être importunée par la police.«Si la requête de l'ADPPQ ne vise pas le MATRAC, cela ne veut pas dire pour autant que les directeurs de police appuient ce mouvement», a tenu à préciser le président Trudeau.Munis de l'autorisation qu'ils réclament, les policiers municipaux et provinciaux pourront intervenir dans les polyvalentes où des élèves font des affaires d'or en ven- VOIR TABAC EN A 2 Avoir un enfant à 50 ans, c'est possible SUZANNE COLPRON Vous êtes une femme de 50 ans et rêvez de tomber enceinte?Ne cherchez plus.Votre homme n'est pas a Rome ni a Ldimbourg mais à Chicoutimi.Il s'appelle Sylvain Gagnon, il dirige la clinique de fertilité de l'hôpital de Chicoutimi.Sa plus vieille patiente avait 49 ans.Mais l'âge, pour lui, n'est pas un obstacle à la procréation.«Il y a des hommes de 60 ans qui font des enfants et personne ne crie au scandale.Pourquoi re-fuserait-on ce droit aux femmes?» lance-t-il.Ln ce sens, le docteur Sylvain Gagnon partage l'opinion du praticien italien Severino Antinori, qui s'est fait une réputation en se spécialisant dans la fécondation artificielle des femmes ménopau-sées ayant largement dépassé l'âge de se reproduire.Le jour de Noël, a la clinique Fertilité, à Londres, une de ses patientes, âgée de 59 ans, accouchait de jumeaux obtenus grâce à une fécondation in vitro effectuée, quelques mois plus tôt, à Rome.La nouvelle a fait le tour du monde et provoqué de vives réactions.Une des dernières patientes de ce médecin aura 62 ans quand elle mettra au monde son enfant.Severino Antinori se vante d'avoir inscrit à son palmarès une trentaine de mères de plus de 50 ans.On est loin du compte au Qué- VOIR ENFANT EN A 2 Il se pose .nu sur le toit du palais de Buckingham Rcuter h LONDRES n homme nu.arrêté hier à Londres après s'être posé en avion ultra-léger (ULM) sur le toit du palais de Buckingham, est un Américain qui avait déjà perturbé à Las Vegas un match de boxe entre les poids lourds Evan-der Holyfield et Riddick Bowe.Selon l'ambassade des États-Unis, il s'agit de lames Miller, 30 ans.C'est lui qui, le 6 novembre dernier, avait semé la confusion durant le championnat du monde Holyfield-Bowe au Caesar's Palace en arrivant sur le coté du ring aux commandes d'un engin volant motorisé.Il avait été arrêté et inculpé de «vol dangereux».Dans l'incident d'hier, l'hom- VOIR NU EN A 2 MASSACRE À SARAJEVO yl -H- ' ^^jjiLf tBM^m isli Des victimes du bombardement d'hier sur Sarajevo sont descendus d'un véhicule blindé à l'hôpital de l'ONU.L'horreur a atteint son paroxysme dans la capitale bosniaque, où un obus de mortier a explosé au milieu d'un marché bondé de monde, tuant 66 personnes et en blessant 197 autres, ce qui en fait le bombardement le plus meurtrier à survenir depuis le début du conflit bosniaque.\tphoto afp Un obus explose au milieu d'un marché: 66 morts d'après Rcutcr et AFP SARAIEVO n obus de mortier de 120 mm tiré hier matin sur le principal marché de Sarajevo a fait 6b morts et I97 blessés, suscitant de nouveaux appels en faveur de raids aériens de l'OTAN contre les Serbes jugés responsables de ces attaques.Il s'agit du tir le plus meurtrier sur la capitale bosniaque depuis le début de la guerre civile, il y a 22 mois.Malgré ce massacre, dont les Serbes démentent être responsables, le gouvernement de Sarajevo a annoncé qu'il participerait aux pourparlers sur la Bosnie qui reprendront le 10 février à Genève.Cette décision a été prise hier soir lors d'une réunion de la présidence collective et du gouvernement bosniaques sous la direction du président Alija Izetbegovic, qui a lancé un appel pathétique à la communauté internationale afin qu'elle intervienne et ne se rende pas complice de «crimes de guerre».«Un crime de cette proportion ébranle les fondements de la civilisation», a-t-il déclaré.Il a demandé à la communauté internationale d'agir pour faire respecter les résolutions de l'ONU contre les Serbes, ou bien de lever l'embargo sur les armes à destination des musulmans.«Toute autre solution reviendrait à se rendre complice des crimes», a-t-il ajouté.Apres l'attaque, le gouvernement a interdit tout rassemblement dans les lieux publics de Sarajevo entre 5 h 00 et 22 00.La nuit, le couvre-feu règne dans la ville.i- Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, a «condamné dans les termes les plus fermes» le massacre de Sarajevo, qu'il a qualifié d'«acte haineux de violence».Par la voix d'un porte-parole, M.Boutros-Ghali a indique avoir charge la FORPRONU d'effectuer immédiatement une enquête.Il a ajouté que l'envoyé spécial des Nations unies pour l'ex-Yougloslavie, Yasushi Akashi, se rendrait ce matin à Sarajevo pour enquêter sur ce massacre qui a fait au moins 6b morts et quelque 197 blessés.À Washington, le président américain Bill Clinton et son secrétaire d'État Warren Christo-pher ont appelé les Nations unies à rechercher qui sont les responsables de ce tir meurtrier et n'ont pas exclu ensuite une attaque aerienne de l'OTAN contre les coupables.Un responsable américain a dit n'avoir pratiquement aucun doute sur la responsabilité des Serbes.Le président américain a ordonné l'envoi de plusieurs avions de transport Hercules C-130à Sarajevo pour évacuer les blessés.À Bruxelles, le ministre belge des Affaires étrangères Willy Claes a réclamé plus abrupte-ment des raids aériens contre les positions serbes autour de Sarajevo.L'Italie a elle aussi demandé des actes.Son ministre des Affaires étrangères réclamera à ses homologues européens, qui se réunissent aujourd'hui à Bruxelles, des actions concrètes contre les assiégeants serbes.Le pape lean-Paul II a demandé à la communauté internatio- T nale de faire cesser la guerre en Bosnie et a dit que les responsables du massacre en répondraient devant Dieu.À Paris, le Quai d'Orsay a condamne «vigoureusement ces actes odieux» et ajouté que la France «demeure convaincue que seule la négociation permettra d'aboutir a une solution de paix viable pour l'ensemble des populations de la Bosnie».Pour le président bosniaque, les Serbes ont cherché par ce massacre à pousser son gouvernement à boycotter les pourparlers de paix de Genève.Les experts de la FORPRO-NU, qui ont examiné le cratère creusé par l'obus, n'ont pu aboutir hier à des conclusions et poursuivaient leurs examens.Le projectile venait du nord-est du marché.Quelques heures avant le carnage, le général britannique Michacl Rose, chef de la FORPRONU, avait nommément accusé les Serbes d'être responsables de la mort de neuf civils iuès vendredi par des tirs d'artillerie dans le quartier de Dobrin-ja.Les Serbes ont pour leur part démenti être à l'origine des tirs de vendredi et d'hier.Le président des Serbes de Bosnie, Ra-dovan Karadzic, a accusé les autorités musulmanes d'avoir perpétré «ce crime de sang-froid» pour s'attirer la sympathie de la communauté internationale.Le général Manojlo Milovanovic, chef d'état-major de l'armée serbe de Bosnie, avait donné à la FORPRONU jusqu'à 1 7 h 00 GMT pour blanchir ses troupes de la responsabilité du massacre du marché de Sarajevo.En cas de refus, il a menacé d'interdire le passage de l'aide humanitaire dans les territoires qu'il contrôle.Quant au ministère yougoslave des Affaires étrangères, il a accueilli «avec indignation» la nouvelle du massacre de Sarajevo et exprimé ses «regrets pour la perte de vies innocentes», dans un communiqué publié hier soir par l'agence Tanjug.«Cet acte criminel assène un coup surnois au processus de paix, selon une méthode qui a déjà fait ses preuves», déclare le ministère dans une formule implicitement accusatrice pour la partie musulmane.Le ministère yougoslave a enfin exhorté «les facteurs du processus de paix à ne permettre aucune manipulation politique et médiatique avec ce tragique événement» et les a engagés à «établir la vérité de manière impartiale».Les rescapes du massacre seront évacués aujourd'hui par avions sanitaires, essentiellement vers l'Italie, a indiqué le Dr Geneviève Bcgkoyian, coor-donnateur des opérations d'évacuation medicalesdu Haut commissariat pour les réfugiés ( HCR ).De nombreux blessés, déjà opérés, ne passeront pas la nuit, a estimé le médecin.D'autres sont actuellement intransportables et il faut attendre que «leur état se stabilise».Plusieurs blessés sont morts en salle d'opération, a précisé le Dr Beg-koyian, qui a notamment a relevé quatre cas de ce type à l'hôpital Kosevo et un à l'hôpital de la FORPRONU.? A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 FEVRIER 1994 Guerre «limitée», à Rennes, entre CRS et marins-pécheurs déchaînés LOUIS B.ftOBIT AILLE collaboration spéciale Oisons que ce n'était pas la guerre totale.Seulement une guerre limitée.Entre quelques milliers de marins pêcheurs venus protester contre l'effondrement de leurs revenus, et des centaines de CRS chargés de proteger le déplacement dans la «capitale» de la Bretagne, du premier ministre Edouard Balladur et de quatre de ses ministres.Bilan d'une journée d'affrontements: environ 70 blessés.Un CRS a la jambe cassee net par une fusce de détresse lancée à l'horizontale.Un manifestant a la main arrachée par l'explosion d'une grenade lacrymogène.Le maire (socialiste) de Rennes, Ed-mond Hervé, est presque victime d'un lynchage par des manifestants qui l'attaquent à coups de bâtons: il est blessé a la tète, ses lunettes sont cassées, sa veste est déchirée, quand il est sauvé in extremis par un responsable syndical énereique.En fin de soirée, c'est l'explosion finale: un incendie incontrôlable se declenche (peut-être à cause d'une fusce de détresse lancée par les manifestants) dans le vénérable parlement de Bretagne, qui date du 17e siècle et constitue l'un des plus precieux joyaux de l'architecture de la ville.Dans ce pays où, dans les conflits professionnels, les confrontations musclées ne manquent pas (paysans, chauffeurs routiers), il y avait longtemps qu'on n'avait pas assisté à une action syndicale aussi bien préparée, déterminée, utilisant \u2014 à la manière de mai 68, ou plutôt dans le style des gauchistes japonais célèbres de l'époque \u2014 un véritable arsenal de combat de rue.On a pu voir des scènes impressionnantes, avec une poignée de grands gaillards se lançant, à deux ou trois, contre des alignements de CRS bien équipés, en poussant des cris de guerre et en faisant des moulinets avec des battes de base-bail.Dans un car intercepté sur la route de Rennes, les gendarmes avaient saisi 80 manches de pioches, 27 barres de fer, 44 frondes, 50 kilos de boulons de fer, et des sacs pleins de billes d'acier (projetées à l'aide des frondes, comme au bon vieux temps).L'affaire avait commencé dans la nuit de mercredi à jeudi au grand marché de Rungis, qui alimente la capitale, et où les marins pêcheurs avaient déjà, dans une opération de commando, en février 93, provoqué des dégâts de plusieurs millions de dollars.Cette fois, le millier de manifestants bretons arrivés par autocars étaient attendus par d'impressionnantes compagnies de CRS.Dégâts matériels limités \u2014 si l'on peut dire \u2014 mais déjà affrontements violents, où on a vu des CRS gravement blessés en direct, un manifestant déjà tombé matraqué à la tête.Comme par hasard, le premier ministre Balladur, accompagné du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, était attendu vendredi dans la capitale bretonne dans le cadre d'une tournée nationale sur l'aménagement du territoire.Les marins pécheurs avaient donc prévu d'y organiser une manifestation contre la dégradation constante des prix de gros depuis trois ans.Devant la violence qui s'annonçait, le premier ministre avait, dès la journée de jeudi, annoncé d'importantes mesures d'aides (environ 75 millions de dollars) aux quelque 18 000 artisans de la pèche.Pour les marins, c'était trop peu, et pour les organisateurs de la manifestation, c'était trop tard.Trop tard également, de la part du gouvernement, pour annuler ou reporter une aussi importante visite en Bretagne.C'est donc dans une ville de Rennes en état de siège que sont arrivés Messieurs Balladur et Pasqua, accompagnés du ministre de l'Agriculture et de la Pèche.M.Balladur a, bien entendu, reçu les représentants des marins pécheurs \u2014 et même à plusieurs reprises dans la journée.Des paroles apaisantes ont été pro- noncées a l'ettet que «le gouvernement allait faire en faveur des pêcheurs ce qu'il avait fait pour les agriculteurs».En fait, à l'issue de deux réunions formelles avec le premier ministre, les représentants des marins pêcheurs annonçant leur déception totale devant «l'aumône» qu'on leur faisait.Pendant ce temps, une violence inusitée se déclenchait en ville \u2014 mais sans que la mairie ou la préfecture de région, où se trouvait M.Balladur, ne soient un seul instant inquiétés par les manifestants, protégés comme ils l'étaient par la totalité des CRS qu'on avait amenés à Rennes.Ce qui a permis à M.Balladur de conserver toute la journée ce ton mesuré, plutôt onctueux, qu'on apprécie dans l'opinion publique et qui laisse croire dans tout le pays que les agriculteurs, les marins pêcheurs \u2014 en majorité bretons ou normands \u2014 bénéficient a priori de la même sympathie diffuse de la part de la population.Jusqu'à l'actuel gouvernement, il y avait toujours au gouvernement français un «ministre de la Mer», le plus souvent breton, et exclusivement chargé de représenter les intérêts des pécheurs.Mais il est vrai que la capacité de «puissance» des pêcheurs étant très faible en comparaison des paysans, Paris n'a jamais accordé autant d'importance à leurs problèmes.Notamment face à Bruxelles, au Marché commun, et à la libéralisation des échanges, accélérée dans les dernières années.Les Français, qui pèchent 500 000 tonnes de poisson par année, constituent le dernier grand pays pêcheur, avec l'Espagne.Les pays du Nord \u2014 Angleterre, Pays-Bas, etc.\u2014 sont désormais d'abord des pays «transformateurs», qui importent volontiers la matière première bon marché de pays tiers \u2014\tdont aujourd'hui les pays de l'Est.Ces importations \u2014 de Russie ou de Pologne \u2014 provoquent la baisse des prix payés aux marins pécheurs.À la limite de l'asphyxie.Une logique «moderne» inexorable, où les marins pêcheurs traditionnels français \u2014 et leur mode de vie n'ont plus de place.En tout cas en aussi grand nombre.Morale de l'histoire: les marins-pêcheurs en ont conclu que, pour obtenir au moins un répit de Bruxelles, il fallait faire comme les agriculteurs: utiliser la force.Comme ils sont 40 fois moins nombreux, ils ont décidé de frapper vraiment très fort.Et, s'ils n'ont pas vraiment obtenu ce qu'ils réclamaient \u2014 en fait la mise entre parenthèses des règles communautaires \u2014\tils ont vu tripler d'un seul coup les aides gouvernementales.Et Bruxelles rétablir des prix minima de gros.Une victoire qui n'aurait jamais été obtenue sans cette démonstration musclée.Et où l'on a vu comme d'habitude l'État soucieux de préserver sa dignité, mais reculer devant la menace.Même si tout le monde sait que pour les pêcheurs traditionnels français \u2014 confrontés à la concurrence de pays où les salaires payés sont dérisoires \u2014 ce n'est qu'un sursis.\u2022^N.Lt'ïB Demain dans La Presse \u2022 cjui * util Automobile La Sonata améliorée ! ¦ Les succès du fabricant sud-coréen Hyundai au Canada ont connu des hauts et des bas depuis 1980.Même l'arrivée de la Sonata, assemblee a Bromont, n'a pu stabiliser les ventes du manufacturier, qui ont décline avec régularité.«Mais chez Hyundai, écrit Denis Du-quet dans le cahier Automobiles de demain, on espère que la nouvelle Sonata, qui sera en montre d'ici quelques semaines, connaîtra plus de succès que la premiere version.» La Sonata II (notre photo) offre en effet une toute nouvelle carrosserie et une suspension arriéré multi-bras de conception moderne.D'autre part, un collectionneur de Saint-Ceorges-de-Beauce raconte, sous la rubrique AUTO-rétro, comment il a découvert la Buick 1957 décapotable dont il rêvait depuis sa jeunesse.A lire demain dans La Presse.Le trafic nucléaire est de plus en plus alarmant Renier HONN B Les services d'espionnage allemands ont fait savoir que le commerce clandestin d'anciens matériaux nucléaires soviétiques prenait des proportions dangereuses, a rapporté hier l'hebdomadaire Dcr Spiegel.Un porte-parole du gouvernement a refusé de commenter un article que la revue publie sans sources a l'appui et qui fait état d'une mise en garde adressée en janvier au chancelier Helmut Kohi par l'Agence de renseignement fédérale ( BND).Celle-ci considère que la situation suscite les plus grandes inquiétudes.d'après l'article a paraître demain.Le service d'espionnage note pour la première fois que des trafiquants font transiter de l'uranium de l'ex-URSS à taux de concentration ou d'enrichissement suffisant pour servir à la fabrication de bombes nucléaires, selon le Spiegel.Les livraisons clandestines d'uranium, de plutonium et d'autres matériaux nucléaires n'ont cessé d'augmenter en Occident depuis la fin de la guerre froide, mais dans la plupart des cas révélés l'enrichissement était trop faible pour la fabrication d'explosifs.Toujours d'après le Spiegel.le rapport de la BND désigne deux groupes islamistes \u2014 que la revue ne cite pas nommément \u2014 susceptibles de chercher a obtenir des moyens nucléaires de l'ex-Union soviétique.Lc3 quotidienne Tirage d hier\ta trois chiffres a quatre chiffres\t831 5919 \t\t |Tî ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITE Grandes annonces\t285-6892 Annonces classecs\t285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 285-7111 Oeces, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Telt* Vacances, Voyages Carrieres et professions.285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 LA PRESSE est publiée oor la presse ltee.7.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autonsee a d.ffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous dro.ts de reoroduction des informations particulières a LA PRESSE sont eaa'ement resen/es.\u2022 Courrier de la deuxieme classe \u2014 Enregistrement : numéro 14CQ » Port de retour garanti.(USPS0U3692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-:-1 I 05-7 LE! CODE DU JOUR SUITE DE LA UNE TABAC_____ Tabac: la police veut plus de pouvoir dant des cigarettes de contrebande qu'ils obtiennent de réseaux de trafiquants, ou encore dans des entreprises où des travailleurs font la même chose.Ce n'est pas seulement les vendeurs qui sont visés par cette demande, mais aussi les acheteurs.fi K r «En d'autres mots, souligne M.Trudeau, l'ADPPQ veut que les policiers du Québec puissent agir comme ils le font lorsqu'ils ont à intervenir pour arrêter des fraudeurs, des meurtriers, des voleurs de banque, etc.» La Presse a aussi appris que les dirigeants de la Sûreté du Québec avaient pris les devants sur leurs collègues municipaux en s'adres- sant, il y a quelques semaines, au ministre de la Sécurité publique afin d'obtenir les mêmes pouvoirs que la GRC en matière de contrebande.Cette requête vise à donner aux agents provinciaux le droit d'arrêter les individus qui se livrent à la vente de cigarettes illégales en bordure des routes provinciales, comme sur la 344 dans le quartier Kanesatake, sur le territoire de la paroisse d'Oka.Actuellement, la SQ n'a pas de juridiction sur les réserves.Deux membres de la direction générale de la SQ sont membres du conseil d'administration de l'ADPPQ et ils étaient présents hier lors de l'adoption de la résolution demandant que tous les policiers québécois aient le pouvoir d'arrêter les contrebandiers.?ENFANT Avoir un enfant à 50 ans, c'est possible bec.Mais le docteur Sylvain Ga-gnon ne demande pas mieu>: que de se lancer dans la course au record.Il est toutefois un des seuls à penser ainsi.La procréation médicalement assistée des femmes ménopausées suscite un tollé.« Il y a un temps pour être mère et un temps pour être grand-mère», clame la majorité des médecins spécialisés dans les nouvelles techniques de la reproduction.Au Québec, ce débat est dominé par les médecins qui contrôlent les portes d'accès des rares cliniques de fécondation artificielle et déterminent, chacun à leur façon, les critères d'entrée.Hétérosexuelles et mens-truees «Nous sommes assez conservateurs», constate |ean Langlais, biochimiste, directeur du laboratoire de fertilité de l'hôpital Notre-Dame.«Qn cherche à valoriser les structures familiales traditionnelles: les couples, les hétérosexuels et les femmes en âge de se reproduire.» «À ma connaissance, il n'y a pas eu de cas de femmes âgées qui ont porté des embryons.» L'Institut de médecine de la reproduction de Montréal ( IMRM ), qui réalise plus de 85 p.cent de toutes les fécondations in vitro au Québec, refuse catégoriquement de traiter les femmes ménopausées.«Nous traitons seulement les femmes ménopausées prématurément avant l'âge de 40 ans», indique le docteur Pierre Miron, directeur de l'IMRM, fondé en 1990 et affilié au Centre hospitalier Maisonneuve-Rosemont.«Personnellement, je n'ai pas d'objections morales.Nous refusons de traiter les femmes de plus de 40 ans pour des raisons médicales.Les risques de grossesses multiples et d'hypertension sont trop élevés.» En outre, souligne le docteur Miron, le taux de succès baisse avec l'âge.Il passe de 30 p.cent, dans la vingtaine, à moins de 5 p.cent après 40 ans.Chercheur fondamentaliste au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL), le docteur Raymond Lambert partage cet avis.«Ces femmes n'ont plus un corps de jeune fille, dit-il.On devrait socialement avoir des réticences à aller vers plus de médicalisation de la reproduction.« Les nouvelles techniques de la reproduction sont acceptables dans la mesure où elles tentent de soulager la misère humaine.Mais, ajoute-t-il, il faut imposer des limites à la procréation artificielle.» Oui, c'est dangereux Ce â quoi le docteur Sylvain Gagnon répond: «Oui, les grossesses après 40 ans sont plus dangereuses.On explique ces risques aux femmes.Il y a des dangers de maladie et de malformation.Mais ce sont elles qui doivent prendre une décision.La patiente accepte de prendre le risque de subir une intervention de la même façon qu'elle accepte de prendre l'avion.Ce n'est pas à moi à décider à sa place.» La clinique de fertilité de l'hôpital de Chicoutimi ne refuse aucune patiente pour la seule raison de son âge.« Il y a cinq ans, on n'acceptait que les femmes de moins de 40 ans.Mais aujourd'hui, on ne se casse plus la téte avec ça», avoue le docteur Gagnon.Des femmes accouchent naturellement après 50 ans, dit-il.«La plus vieille à avoir mis un enfant au monde avait 63 ans.Et à cet âge, la grossesse n'est pas pire qu'à 45 ans.Et à 45 ans, elle n'est pas pire qu'à 42 ans.Et à 42 ans, pas pire qu'à 39 ans.» N'empêche.Une minorité de femmes infertiles font des démarches pour avoir un enfant après 40 ans.«Elles représentent à peine 2 p.cent de nos patientes, précise le docteur Gagnon.La plus vieille qu'on a eu avait 49 ans mais elle n'a pas eu d'enfant.» La clinique de fertilité de l'hô- \\ / tgT' -g.,, .Màék Le docteur Sylvain Gagnon.pital de Chicoutimi pratique la fécondation in vivo (GIFT).Cette technique consiste à prélever des ovules et à les introduire avec les spermatozoïdes dans la trompe de Fallope.La fécondation in vitro, effectuée à l'IMRM et au CHUL, est semblable.Mais les ovules et les spermatozoïdes sont mis en présence en éprouvette pendant 48 heures.Les embryons (un maximum de quatre) sont ensuite transférés dans la cavité utérine.Ces deux techniques peuvent être utilisées chez une femme mé-nopausée qui n'ovule plus.Mais celle-ci doit obtenir un don d'ovules.La technique consiste à prélever des ovules chez une jeune femme (soeur, cousine, amie).Les ovules donnés et les spermatozoïdes sont ensuite mis en présence en éprouvette (in vitro) ou introduits tels quels (in vivo) dans la trompe de Fallope.«Nous sommes prêts à le faire, indique le docteur Gagnon.Nous avons la technique nécessaire, nous n'attendons que les donneuses.» A Québec, aussi, on dispose de la technique pour faire le don d'ovules.Mais on ne veut pas traiter les femmes ménopausées.« C'est clair et net que c'est non », affirme le docteur lacques Emile Rioux, fondateur et directeur du programme de fécondation in vitro, au CHUL.«On considère que la période de reproduction chez la femme se situe entre la puberté et la ménopause, explique-t-il.je trouve aberrant qu'on puisse transférer des ovules d'une femme plus jeu- ne pour permettre à une autre, trop vieille pour procréer, d'avoir un enfant.» Le rapport de la Commission royale d'enquête sur les nouvelles techniques de la reproduction ( Baird ), déposé en novembre 1993, avec plus de deux ans de retard, va dans la même direction.Il recommande qu'on réserve la procréation assistée aux femmes en âge de procreer, c'est-à-dire avant la ménopause.Mais le Canada n'a pas encore légiféré en ce domaine.«Au CHUL, chaque cas est évalué à son mérité, précise le docteur Rioux.Nous sommes dans un pays libre.Si une femme de 42 ans tient à tout prix à essayer et qu elle est capable de payer, on va le faire.» Capable de payer, oui.Les coûts de la procréation médicalement assistée ne sont pas couverts par la Régie de l'assurance maladie parce que l'infertilité n'est pas encore vraiment reconnue comme une maladie.À l'IMRM, le coût d'une fécondation in vitro est de 4500$ par essai.Il est de 2500$ au Centre hospitalier de l'Université Laval, à Québec.Il faut ajouter les médicaments qui sont d'environ 2000 $.Les chances de réussite varient entre 20 et 33 p.cent.À l'hôpital de Chicoutimi, les prix sont beaucoup moins élevés.Le coût d'une fécondation in vivo (GIFT) est de 650$ plus 1500$ de médicaments.Ailleurs, aux Ltats-Unis, c'est au moins deux fois plus cher.Une fécondation in vitro coûte de 6 à 8000 $.?«Personne ne parle de ces choses-là» ¦ Marie aura 40 ans le 4 août.Elle essaie désespérément d'avoir un enfant depuis des années.«On sait que nos chances ne sont pas grandes, mais faut tout essayer.» À 21 ans, elle a subi une opération pour des kystes aux ovaires.Résultat: elle ne peut pas avoir d'enfant.Du moins, ses chances sont-elles minimes.Et à 40 ans, elle n'a plus le temps d'attendre.Marie a pris connaissance de l'existence de la clinique de fertilité du docteur Sylvain Gagnon, de Chicoutimi, dans une revue.« Personne ne parle de ces choses-là, dit-elle.C'est un sujet tabou.On dirait que l'infertilité est une maladie honteuse.» Après deux tentatives infructueuses de fécondation iu vivo, elle est prête à tenter le sort une nouvelle fois.Si cela ne devait pas fonctionner, il irait peut-être a Montréal, à l'Institut de médecine de la reproduction.Mais, il faut avoir l'argent.Son aventure lui a déjà coûté 6000$.«L'âge ne me dérange pas pour le moment, explique-t-elle.Mais quand j'aurai 45 ans, je vais arrêter.C'est trop vieux.On n'a plus les nerfs pour s'occuper d'un enfant.|e veux un bébé de toutes mes forces, mais au-dessus de 45 ans, je ne le ferais plus.C'est route une affaire, les médicaments vous démolissent.Il faut aimer son conjoint très très fort parce que ça rend agressif et dépressif.» Marie préfère ne pas parler de son histoire dans son entourage, «le ne peux pas en parler avec mes proches, dit-elle.Les gens me prennent pour une folle à cause de mon âge.Il n'y a pas beaucoup de monde qui me comprend.On ne comprend pas mon acharnement.C'est vrai que je m'acharne.Mais même si c'est dur, je vais passer à travers.|e veux un enfant.» i DIMANCHE 6 FEVRIER 1994 | Il se pose.nu sur le toit du palais de Buckingham me s'est débarrassé de son équipement et de sa combinaison de vol rouge après avoir atterri sur le toit du palais vers 7 h 30, a précisé la police.Il avait le corps peint en vert sous la ceinture.On l'avait d'abord repéré au-dessus du pont de Blackfriars, qui enjambe la Tamise dans le centre de Londres.La police avait suivi sa progression au-dessus du West End (quartier des théâtres et salles de spectacles ), du Mail puis du palais.Arrivé là, il a tourné en rond avant de se poser.Une fois sur le toit, l'homme, dont les motifs sont encore inconnus, a rejeté son équipement et a enlevé tous ses vêtements.Il a été arrêté en quelques minutes.«La sécurité était alertée.Il s'est déshabillé et a été arrêté sans résistance (.) Il n'y avait guère de risque de sécurité du fait qu'au- / v cun membre de la famille royale ne se trouvait à la résidence à ce moment-là », a dit un porte-parole de la reine Elizabeth.Il a été inculpé d'infraction à la législation sur la navigation aérienne, ainsi que de «comportement grossier, insultant et menaçant».Il sera jugé demain à Londres, a annoncé le ministère de l'Intérieur.?PUBLIREPORTAGE NE MANQUEZ PAS CE CAHIER SPÉCIAL MERCREDI DANS fc* Où les 5000 pharmaciens du Québec n'ont pas à connaître tous les détails de votre dossier médical, affirme le Dr Augustin Roy RAYMOND BIRNATCHiZ ¦ L'introduction d'une carte-soleil québécoise munie de puces, contenant dans un champ toutes les informations de votre dossier médical et dans un autre, celles qui sont relatives à votre dossier de médicaments, constitue une véritable menace pour la population.C'est ce qu'a soutenu en entrevue jeudi dernier au représentant de La Presse, le président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, le Dr Augustin Roy, alors qu'il commentait une expérience pilote en cours actuellement à Rimouski.Dans un premier article publié hier dans La Presse, nous faisions part de l'opposition de la Corporation à la volonté exprimée par l'Ordre des pharmaciens du Québec de pouvoir accéder, par le truchement de cette carte, au dossier médical du patient pour le conseiller adéquatement.Actuellement, le médecin qui traite un patient qui n'est pas le sien ne connaît pas le contenu de l'ensemble de son dossier médical et il n'a pas davantage accès à son dossier médicaments.Si le patient omet de lui communiquer certaines informations, le médecin peut théoriquement prescrire un médicament qui est contre-indiqué compte tenu de l'état de santé réel du patient.En principe donc, et en pratique également, en disposant de l'ensemble des données contenues dans le dossier médical et dans le dossier médicaments du patient, le médecin devrait pouvoir traiter plus judicieusement cette personne et éviter la duplication de médicaments dans plusieurs cas.Or, le Dr Roy s'oppose à cette mesure et surtout au fait qu'en contrepartie, les pharmaciens puissent avoir accès de leur côté, aux informations contenues dans le champ du dossier médical de la carte-soleil à puces.Le Dr Roy estime qu'il y a déjà beaucoup trop d'informations personnelles qui circulent sur les individus et que les 5000 pharmaciens du Québec n'ont pas a connaître tous les détails de votre dossier médical.Les maladies «nobles-.et les autres Le président de la Corporation des médecins du Québec invoque la confidentialité des rapports entre les patients et les médecins et soulève la question des préjudices qui pourraient être causés par un large accès à une carte-soleil contenant toutes ces informations.Toutes les maladies, souligne-t-il, ne sont pas des maladies considérées «nobles» dans notre société.Une personne pourrait, par exemple, ne pas être intéressée à ce que l'on sache qu'elle a subi un avortement ou qu'elle souffre d'une maladie mentale et qu'elle est médicamentée pour cela.Nous pouvons imaginer, par exemple, que si toutes ces informations étaient contenues sur une seule carte à puces, une personne souffrant de certains problèmes physiques ou mentaux se retrouverait littéralement à nu en face d'un médecin d'entreprise lors des examens médicaux précédant l'embauche.Dans un te! contexte, soutient le Dr Augustin Roy, l'introduction de la carte-soleil à puces et le libre accès des pharmaciens aux informations contenues dans le dossier médical des patients, produira l'effet contraire à celui ctui était initialement recherché.La confidentialité des rapports entre le médecin et son patient n'étant plus préservée, le patient se confiera de moins en moins au médecin pour les questions délicates et lui cachera des informations sur certains aspects de son état de santé.Le médecin ne sera plus en mesure dans ces conditions de traiter adéquatement son patient.Des médecins mieux formés en pharmacologie Si, lors de notre entrevue, le Dr Augustin Roy a reconnu que les pharmaciens possèdent une meilleure connaissance du médicament que les médecins, que certains médecins prescrivent à tort par exemple des antibiotiques à large spectre ayant plus d'effets secondaires pour l'organisme que la bonne vieille pénicilline (qui dans certains cas ferait aussi bien l'affaire), il estime qu'il appartient aux médecins de remédier à la situation.Le président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, plutôt que de voir le champ de la pra:ique médicale envahi par les pharmaciens, suggère que les facultés de médecine des universités augmentent le nombre d'heures de cours consacrées à la pharmacologie, quitte à prolonger davantage la formation universitaire des jeunes médecins.11 suggère également aux facultés de médecine des universités de concevoir des banques centrales de données informatisées sur les médicaments, qui pourraient être maintenues à jour continuellement, et que les médecins pourraient consulter de leur cabinet, le cas échant, avec un ordinateur.Depuis quelques semaines, des citoyens de la région de Rimouski font volontairement l'expérience d'une carte-soleil à puces.Les médecins et pharmaciens peuvent accéder mutuellement aux informations stockées par les uns et les autres sur cette carte.Un groupe d'universitaires de l'Université Laval est chargé de voir au bon déroulement de l'opération et d'en faire l'évaluation.Malgré le fait que l'expérience pilote ait été élaborée conjointement par le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec, l'Ordre des pharmaciens du Québec et la Corporation professionnelle des médecins du Québec, l'attitude du Dr Roy nous indique que s'il n'en tient qu'à lui, elle ne fera pas long feu.Reste à déterminer si la personne qui lui succédera lorsqu'il prendra sa retraite en octobre prochain partagera son point de vue sur cette question.DU 4 AU 13 FÉVRIER 1994 AU STADE OLYMPIQUE 20000$ EN PRIX À GAGNER Un ensemble bateau, remorque et moteur OMC EVINRUDE de PRINCECRAFT SPRINGBOK.\u2022 Un bateau pneumatique ACHILLES de MC GARR MARINE avec moteur OMC JOHNSON.« Un quai flottant de ARGOZY MARINE.\u2022 Un pédalo Câpri de PÉLICAN.\u2022 Un canoë et un kit de voile de PRODUITS SPORTSPAL.\u2022 Quatre abonnements au club sportif PRESTIGE.\u2022 Un week-end de ski à JAY PEAK.\u2022 Un système de sécurité MICROTEC.\u2014\u2014i\u2014\u201e\u2014\u2022 Un voyage pour deux a Rio de Janeiro aitBrésU-fte CKAC et CITE -\u2014 Heures d'ouverture : semaine : 12b a 22h.samedi IQb a 22h.dimanche : 10b a 19b Prix d'admission ( taxes incluses ) : adultes : 8.50$.âge d'or, étudiants : 6.50$ enfants 6 a 12 ans accompagnes d'un adulte : 1 $ Les guichets ferment une heure avant la fermeture de l'exposition.Le tirage aura lieu le dimanche 13 février à 16h à l'estrade principale.r i Pour m mériter tour prix, kt Qignints devront M HSHSSS LES ASSURANCES suivant* : 75 X 2 + 50* Wtnm ^nr*» l* hrog« aura Itou te 13 tévrtef 1994 à 16h au Skx* dymp*qu#.Les rèql+mmnH du concourt ton» dtoponlbiot tur demande à fExpoNauftquo COMMANDITAIRE OFFICIEL \u2022 LES ASSURANCES CUMIS \tComplétez ce coupon do participation et déposez-le dans las boitas da tirage à t'ExpoNauttque ou postez-ie à La Presse, Concours ExpoNautique La Presse Ltôe .C P.SOIS.Succ.Ptaced'Armes.Montréal H2Y 3M1\t\t NOM\tPRÉNOM:\tAGE:\t ADRESSE:\t\tAPP:\t VILLE:\tCODE POSTAL:\tTÉL.:\t L'opération au laser consiste à raccourcir la luette, une saillie médiane charnue allongée du bord postérieur du voile du palais et à pratiquer deux incisions dans le voile du palais afin de recréer une autre luette.\tphoto ARMAND trottier.l» Prws* Une nouvelle technologie au laser redonne espoir aux ronfleurs Le ronflement disparaît après trois ou quatre courtes interventions RAYMOND CERVAIS ¦ Vous avez beau dire à votre conjoint ou conjointe qu'il ou qu'elle ronfle, que vous ne pouvez pas dormir, de se tourner sur le côté ou en désespoir de cause, lui donner des coups de pied et même parler de divorce, rien à faire, il ou elle ronfle toujours et vous êtes au bord de la crise de nerfs.Courage! Le laser, cette technique qui remplace de plus en plus le scalpel, peut venir à bout de vos souffrances et permettre au ronfleur de devenir un être plus supportable.durant la nuit.Le ronflement affecte des milliers de Québécois et peut être guéri dans la grande majorité des cas grâce à une série de petites interventions chirurgicales (trois ou quatre) pratiquées à l'aide du laser.L'uvulo-palato-pharyngo-plastie au laser élimine le ronflement sur près de 80 p.cent des personnes, a précisé hier le docteur Normand B.Gagnon, otorhi-nolaryngologiste attaché aux hôpitaux Notre-Dame et Charles-Le-moyne.Hier, une journée scientifique organisée à l'hôpital Notre-Dame par les docteurs Gagnon, François Lavigne, (acques Piché et Marc Charbonneau sur la mise à jour de la technique au laser en chirurgie du ronflement, a réuni une quarantaine d'otorhinola-ryngologistes en plus d'une vingtaine d'étudiants en médecine, de pharmaciens et de spécialistes».Trois chirurgies ont été pratiquées sur des ronfleurs lors de cette journée visant à démontrer la toute nouvelle technique d'opération d'une durée de 10 à 20 minutes.« Mise au point en 1988 à Paris, puis introduite aux États-Unis il y a prés d'un an et demi, cette technique est ^maintenant appliquée au Canada depuis environ un mois», a expliqué hier le docteur Gagnon.Toujours selon le spécialiste, cette technique est non seulement avant-gardiste, mais elle est aussi sans risque comparativement à la technologique utilisée auparavant.«L'opération consiste à raccourcir la luette et à pratiquer une incision de chaque côté afin que le voile du palais avance et aille vers le haut, ouvrant ainsi la partie postérieure, ce qui empêche le patient de ronfler ou d'arrêter de respirer», a précisé le docteur Gagnon.L'intervention consiste à vaporiser les cellules avec le laser pour réduire de moitié la luette lors de la première opération, habituellement de un à deux centimètres.Les incisions ce chaque côté de la luette sont également proportionnelles à la réduction de la luette.«Plutôt que detre agressives, ces opérations permettent au patient, en y allant progressivement, de continuer à vaquer a ses occupations, sans que sa vie ne soit perturbée ou qu'il ne souffre», a ajouté le médecin spécialiste.lusqu'à présent, la seule façon de remédier au ronflement et de redonner une qualité de vie aux personnes entourant un ronfleur consistait, par chirurgie, à l'ablation de la luette et de la partie supérieure du palais, deux éléments qui obstruent les voies respiratoires.Cette opération devait nécessairement se faire par anesthésie générale et était très douloureuse tandis qu'avec le laser, on procède par anesthésie locale et l'intervention se fait presque sans douleur.Les causes du ronflement Le ronflement est habituellement causé par la vibration du voile du palais mais aussi par une vibration de la base de la langue et le vestibule du pharynx.«Habituellement, c'est le voile du palais, mais si c'est mixte, la technique ne fonctionne pas et les médecins ne peuvent pour le moment du moins, déterminer à coup sur d'où provient le ronflement», a déclaré le docteur Gagnon.Selon les statistiques, à l'âge de 20 ans, il y a 10 hommes pour PÉS ULTATS ¦mloto-québec LOTS Tirage du 94-02-05 1 2 13 17 31 41 Numéro complémentaire:.CACNANTS 6/6 I Ventes totales: Prochain gros lot (approx ): Prochain tirage: 94-02-09 Tirage du 94-02-05 NUMEROS 315390 15390 5390 390 90 0 LOTS 100 000 S 1 000 S 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 94-02-05 Prochain tirage: 94-02 06 mnS Tirage du 94-02-05 CACNANTS 3 9 21 25 26 34 Numéro complémentaire:.LOTS 1 000 000,00 $ 21 696,20 $ 344,40 $ 38 00 $ 5$ MISE TÛT 4 12 24 25 LOTS 555.50 $ CACNANTS 90 ventes totales 884 279,00 $ Gros lot à chaque tiraqe: 1 000 000,00 $ Tirage du 94-02-05 1\" itLBCTION ! 81 2* scucTioii wr CATÉGORIE DE LOTS (Pour chaque sélection) 5 cartes ?atout 5 cartes 4 cartes ?atout 4 cartes 3 cartes ?atout 3 cartes LOTS 1 000 000$ 50 000$ 1 000$ 200$ 20$ 10$ 2 cartes ?atout 2 $ ?mise gratuite T V A, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUEBEC cinq femmes qui ronflent; à 60 ans, il y a 60 hommes pour 40 femmes qui ronflent.C'est donc une pathologie qui augmente avec l'âge et l'opération s'adresse a toutes ces personnes.Malheureusement, comme l a indiqué le médecin, à peine cinq ou six personnes sur 100 peuvent voir les coûts de l'opération couverts par l'Assurance maladie du Québec.Pour le commun des mortels, le coût de l'opération pourrait se chiffrer dans les 1300 $.«Pour répondre aux critères de la RAMQ, il faut absolument démontrer que le fait de ronfler peut causer l'apnée du sommeil (arrêt respiratoire complet pendant un certain temps)», a expliqué le médecin.M.|ohn Nash, 43 ans, a subi une première intervention chirurgicale au laser la semaine dernière et a déclaré hier qu'il se portait très bien.«Tout le monde se plaignait de moi auparavant, j'empêchais littéralement mes proches de dormir dans la maison lorsque je ronflais», a déclare M.Nash.Selon lui, les premières heures suivant l'opération sont souffrantes quelque peu.«On éprouve une sensation de brûlure, mais avec les médicaments contre la douleur, c'est facilement surmon-table.Toutefois, jello, crème glacée et diète liquide sont de mise durant quelques jours», a ajoute M.Nash.Toujours selon lui.sa compagne de vie lui a déclare qu'elle trouvait déjà, après une premiere opération, une grande amélioration.La seconde chirurgie de M.Nash est prévue dans cinq semaines.bteKjuôbec NUMÉROS 938585 38585 8585 585 85 938581 9385H 9381 Tirage du 94-02-04 LOTS 50 000 $ 5 000$ 250 $ 25 $ 5$ 1 000$ 100 $ 10$ H&flGWW^irnSÊm NUMÉROS 110680 10680 0680 680 80 94-02-04 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25 $ 10$ Tirages DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI m®\tdu 94-01-30 ¦^\u2022au 94-02-05\t 3\t4 800\t6775 657\t9291 629\t2358 038\t0049 382\t4782 588\t3889 831\t5919 Tirage du 94-02-04 .2.\tA\t13\t14\t18 21\t28\t25\t38\t28 42\t48\t53\t55\t52 fiQ\tël\t68\tsa\tm in i modalités d ancaissement des billets gagnants palissent au verso des b ilets.cas de disparité entre eettef1,;^ i* liste officiel.cotti» drrn.erj» a pnonto \u2022UVX^lllJLuilU- Prochain tirage : 94-02-05 T V A.LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette iJgrni^e a priorité. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 FÉVRIER 1994 LES CASQUES BLEUS AU FEMININ Llsa McCann vérifie les armes au CSCC Daruvar, en ex-Yougoslavie Annie Giroux, chauffeur du capitaine adjudant, trouve que s'occuper de l'entretien d'un véhicule n'est pas une tâche exclusivement masculine.sant un capitaine adjudant, je ne change pas grand chose, dit Annie, mais je suis un maillon de la chaîne.» Cette chaîne, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en ex-Yougoslavie, est pour le moins rouillée.Parce que la paix est inexistante et qu'il n'y a aucune paix à maintenir.Et on a trop souvent l'impression que la FORPRONU.réduite à faire du convoyage de l'aide humanitaire et à compter en spectateur les innombrables violations de cessez-le-feu, passe plus de temps a protéger ses soldats que les populations civiles.Confinées au camp pour des raisons de sécurité, enfermées dans ce qui, de l'exterieur, apparaît comme une véritable tour d'ivoire, ces femmes casques bleus font paradoxalement, un travail aussi constructif que tcus les postes d'observation réunis.Julie Grandmaison se souvient qu'en regardant par la fenêtre de l'autobus qui les amenait de Zagreb, elle avait surtout remarque la tristesse sur les visages de ceux qui, le long de !a route, les avaient salués.Même si, avant son départ, son ami Éric Arse-nault, revenant d'ex-Yougoslavie, l'avait prévenue de ce qui se passait ici, elle reconnaît que «tant que tu n'as pas vu de tes yeux, tu ne sais pas ce que c'est ».Cuisinière au Canbatl, elle se sent très proche des civils serbes qui travaillent avec elle.Pour ces derniers, travailler dans un camp canadien est une chance qui se transforme en privilège, parce qu'en plus de leur salaire ( l S de l'heure!), ils peuvent o'ibïier momentanément leur misère en côtoyant des gens qui viennent d'ailleurs.A Noe), les calques bleus canadiens ont eu droit au Cancan (contingent canadien) show, un spectacle donné par des artistes canadiens où les employés civils étaient conviés.« Après trois ans de guerre, je ne pensais pas pouvoir revivre quelque chose comme ça.C'était comme dans un rêve», lui avait confié Tania, une employée serbe après le concert.Les quelques mots ue serbo-croate qu'elle a appns.les menus cadepux qu'ils ont échangés, et une amitié naissante font que maintenant, elle parle d'eux comme d'une seconde famille.«Ils me racontent ce qu'ils vivent, expliqua Julie Grandmaison.|e !es écouté.]e leur apporte quelque cho^e.)e leur aide par présence, p°r mon support moral.» Mais maigre celte volonté d'aider, malgré ce sentiment de solidarité, eUes avouent leur incompréhension.Telah Morisson, qui est en chaire des employés civils du camp Polom, constate, dépitée: «|'ai essayé de comprendre ce qui leur arrive, et je n'y arrive pas.Us travaillent tous très fort, mais les Croates sont jaloux des réfugiés bosniaques et ils trouvent encore le temps de se disputer.» La folie de cette guerre sans tin rend Telah aniore.«J'ai peur que ça n'arrive au Canada aussi.Cette experience m'a rendue très pacifiste.l'ai l'impression qu'en rentrant a la maison, je vais dire à tout le monde d'apprendre a vivre ensemble.» Bientôt, Louise, Julie, Hélène, et Caroline rentreront au pays.Louise va revoir ses petites filles et son mari Yves sera sûrement très soulagé.|ulie aura du mal à quitter sa nouvelle famille, contente tout de même de retrouver son lit d'eau et ses chats.Le petit train-train du boulot, de la famille et des amis reprendra ses droits.Les soldats de carrière retrouveront leurs bases d'origine.Les miliciennes retourneront aux études ou à leur premier emploi.Et pour celles qui sont tentées par l'aventure, les femmes casques bleus ont un petit message: «Allez-y les filles, n'ayez pas peur!» Elles vivent une aventure qu'elles ne sont pas près d'oublier Les casques bleus féminins du contingent canadien en ex-Yougoslavie estiment ne pas avoir trop de problèmes avec les hommes On ne parle jamais d'elles parce qu'elles ne font pas la une des journaux.Et pourtant elles sont là.Elles s'appellent Louise, Julie, Hélène ou Caroline et sont actuellement en ex-Yougoslavie dans le cadre de la mission de la FORPRONU (Force de Protection des Nations Unies).Parties pour six mois, elles laissent derrières elles, éparpillés au quatre coins du pays, un mari, une soeur une mère.Cette séparation temporaire est vécue difficilement.ION SIMIONESCU collaboration spéciale GRACAC Louise Brouillard, affectée au GSCC (Groupe de Support du Contingent Canadien), baptisé Camp Polom, à Daruvar, en Croatie, téléphone tous les dimanches a ces deux petites filles, Lina et Stéphanie.Elle ne peut s'empêcher de sourire en pensant à Yves, son mari.«Maintenant, il se rend compte de l'ouvrage que je fais à la maison, dit-elle en riant.En plus de veiller à l'éducation des filles, il doit faire le ménage, le lavage et «tout le kit».Enfin, je verrai les résultats en rentrant.» Pour sa part, Julie Grandmaison originaire de Saint-Pacôme-de-la-Pocatière, a surnommé sa mère Sainte-Madeleine, parce qu'elle pleure chaque fois qu'elle l'appelle.Comme pour accompagner |ul:e dans ses déplacements, elle a acheté une grande carte de l'ex-Yougoslavie.Une grosse croix marque l'endroit où se trouve sa fille: CanBatl, Gracac, République autoproclamée Serbe de Krajina.Si certaines laissent leur famille au pays, d'autres «l'emmènent» avec elles.«Si proche et pourtant si loin», plaisante Hélène Morin en parlant de son mari.Et pour cause : elle se trouve avec la Compagnie B du CanBatl en Krajina, alors que lui est au CanBatl, à Visoko en Bosnie.Pour ne pas devoir attendre le retour de l'autre, ils ont choisi de partir en mission UN en même temps.À vol d'oiseau, 200 kilomètres à peine les séparent.Malgré cette proximité, le téléphone est le seul moyen à leur disposition pour se dire les mots qu'il faut.L'armée est souvent synonyme de guerre.Or, on n'associe pas volontiers guerre et féminité.Mais, « l'armée est autant une place pour les femmes que pour les hommes»,, explique Louise Brouillard.À 31 ans, après 10 ans de service, elle est convaincue qu'être femme n'est pas incompatible avec le métier de soldat, à condition d'être prête à se salir un peu, à faire des travaux qui sortent de l'ordinaire et à laisser ses talons hauts au vestiaire.Un rêve Par souci de sécurité matérielle, par défi, ou simplement parce qu'elles veulent servir leur pays, ces femmes ont donc choisi de porter l'uniforme.Certaines, pour réaliser un rêve d'enfant, se sont engagées dans la réserve dès l'âge de 17 ans.comme lulie qui fait partie des fusiliers du Saint-Laurent.C'est même grâce à la milice qu'elle a pu payer ses études au cégep et qu'elle pourra, plus tard, payer ses études universitaires.Annie Giroux, 24 ans, chauffeur du capitaine adjudant La-faut, Gracac, ne trouve vraiment pas que s'occuper de la maintenance d'un véhicule soit un travail d'homme.«On fait le même travail qu'un homme, mais on ne fait pas un travail d'homme.Les femmes sont égales, un point c'est tout, ajoute Telah Morrison, officier d'administration au camp-Nom.L'idée de mettre des quotas est mauvaise parce qu'un soldat ne devrait pas être jugé en fonction de son sexe.Il y a des standards.Oue tu sois homme ou femme, blanc ou chinois, handicape ou valide, si t'es capable, tu passes » Bientôt, Louise Brouillard rentrera au Ouébec pour y retrouver ses filles et son mari, Yves, qui a pris charge de la maison depuis son dé part.En attendant, elle leur téléphone tous les dimanches.L'armée étant plus ouverte que par le passé, les femmes peuvent aujourd'hui intégrer les armes de combat.Certaines seraient même de meilleurs artilleurs que leur camarades masculins.Cependant, si une promotion est désormais possible, la majorité d'entre elles sont encore cantonnées dans les corps de service.Elles y occupent les mêmes postes qu'on réservait traditionnellement aux femmes dans le civil: secrétaire, infirmière, cuisinière.Féministes certes, elles ne se considèrent pas militantes.L'armée avec sa discipline rigoureuse ne le tolérerait pas.De ce fait, c'est plutôt l'évolution des mentalités dans l'ensemble de la société qui aura des répercussions sur le statut des femmes dans l'armée, et non l'inverse.Et comme il y a autant de crétins dans l'armée que dans le civil, le sexisme est présent aussi.Originaire du Saguenay, Caroline Vachon a dû se battre pour être acceptée dans le peloton d'infanterie.«11 y en a toujours qui disent qu'il n y a pas de place pour les filles dans l'infanterie, et qui font tout pour que tu craques.Dans le fond, les gars qui agissent comme ça sont des bébés, dit-elle, il ne se rendent pas compte que ça nous rend plus fortes.» Pour certaines, cette résistance est source de motivation.Mais de façon générale, toutes s'accordent à dire qu'elles n'ont pas de gros problèmes et que les hommes, plutôt gentils, se montrent coopératifs.«En étant la seule commis féminin dans une compagnie de 128 personnes, c'est sur que mes mouvements vont être plus délicats, explique Hélène Morin, parce qu'ils vous regardent tous.Mais on apprend à se mêler, à faire partie de l'équipe des gars.On devient one of the boys».Hélène Morin a constaté que les militaires travaillent bien avec tes casques bleu?féminins et sô confient parfois à elles.Le plus souvent, le sens du devoir l'emporte sur les considérations sexistes.Des femmes accrochent une pancarte dans les douches pour signaler leur présence.Les hommes évitent de se promener trop déshabillés dans les quartiers.Tous font des concessions afin de rendre la promiscuité de la vie militaire moins pénible.Surtout quand, en raison de l'espace restreint, tous doivent partager la même pièce, comme c'est le cas au quartier-maitre du CanBatl ou dans certains PC de compagnie.Les hommes ont besoin d'une présence féminine bien plus qu'ils ne veulent l'admettre.Caroline Vachon le constate régulièrement : «Quand je fais mes shifts radio, la nuit, les gars n'arrêtent pas de m'appeler juste pour entendre ma voix.Ça leur fait du bien de parler à une fille.Après bien des contorsions et de précisions futiles, les hommes eux-mêmes reconnaissent qu'une fille, «fa met de l'ambiance» et que la vie militaire serait autrement plus terne sans elles.Surtout que la présence d'une femme parmi eux élève le niveau de leur conversation et les incite à dire moins de grossièretés.«Le coté féminin, c'est le coté douceur, explique Hélène, on peut parler d'autre chose que de hockey, ou d'autos.Les gars seront plus lents à parler entre eux des sentiments: s'ils ont peur, s'ils ont froid.Alors ils peuvent en parler avec nous.» Qu'elles soient enjouées, sensibles et souvent plus compréhensi-ves ne fait aucun doute.Mais si Ips hommes ont pu trouver quelqu'un à qui se confier, elles sont beaucoup moins chancôuses, et l'absence d'autres femmes leur pèse un peu: «Qui va compren^ dre ici mes problèmes de PMS (Syndrome prémenstruel)», demande Hélène.«Une grande famille», est l'expression qu'elles utilisent le plus souvent pour parler de l'armée.Le soir, après le travail, troquant l'uniforme contre une paire de jeans, tout le monde se retrouve au mess, autour d'une bonne biè re, à jouer aux fléchettes ou au billard.L'armée leur apporte travail, amis, ainsi que i'aventurc, comme celle qu'elles sont en train de vivre en ex-Yougoslavie.Partir en mission UN est une affectation comme une autre si on fait partie de l'armée régulière, ou un véritable parcours du combattant si on est dans la réserve.Louise Brouillard qui s'occupe des constats d'accidents au GSCC, est venue en ex-Yougoslavie parce qu'à Valcartier trois personnes seulement sont formées à faire ce travail.Caroline Vachon par contre a dû se battre contre les sceptiques et contre elle-même : « Il faut vouloir venir ici.l'ai eu besoin de beaucoup de force et d'orgueil pour passer l'entrainement.t,,.En fin de compte, ia récompense, une expérience inoubliable, est à la mesure ue î effort.Souvent, les plus jeunes posent ia question suivante: Qui, à mon âge, à ens a vécu ce que je vis?La fierté rte porter la casqucuj bleue et de recevoir une médaille en fin de mission leur donne d^s ailes.Surtout que ce n'esi pas le travail qui manque.«Si les gars msngcnt tien, ils vont faire une bonne job» est le mot d'ordre dans les cuisines.Affectées pour !a plupart à des fonctions de soutien, les casques bleus féminins s'impliquent différemment.Mais leur rôle est tout aussi nécessaire.Différente parce que leur travail est plus orienté vers les soldats ca-nadiens que vers la mission UN.Nécessaire, parce que sans les deuxièmes, troisièmes lignes, leurs camarades n'auraient ni fuel, ni nourriture, ni courrier.Bien sur qu'elles aimeraient faire plus, et la satisfaction d'êtres utiles, même indirectement, est une consolation bien maigre pour celles dont la sensibilité a été mise à mal par la tragédie qui les entoure.«Je me rends bien compte qu'en cqindui- I» Press»1 Montréal, dimanche 6 février 199a A 7 chefs euroDéens mettent impérialisme d'après AFP MUNICH lusieurs dirigeants européens, à commencer par le chancelier allemand Helmut Kohi, ont mis en garde, hier» la Russie contre la résurgence de tentations impérialistes et l'ont avertie qu'elle risquait la confrontation si elle retombait dans les schémas soviétiques.« La Russie doit par-dessus tout créer la confiance chez ses voisins.Un concept de sphère d'intérêts ou de sphère d'influence n'est pas compatible avec cet objectif », a dit le chancelier, devant 200 hauts responsables et experts occidentaux de la défense réunis à Munich.Le forum, baptisé Conférence sur la sécurité, a lieu tous les ans depuis 1963 et a accueilli, entre autres, ce week-end, le nouveau secrétaire américain à la défense, William Perry.«Les règles européennes établies depuis la Conférence d'Helsinki (1975) et en particulier la souveraineté et l'intégrité de tous les États doivent être respectées sans restriction», a ajouté le chancelier.M.Kohi s'est cependant montre optimiste er.se déclarant «assuré que ie président Boris Eltsine ne cédera pas aux voix qui réclament une politique étrangère nationaliste voire impérialiste pour la Russie».Boris Eltsine lui a même récemment écrit une lettre en ce sens, a-t-iî dit.Mais le ministre de la défense britannique, Mclcolm Rifkind, s'est montré beaucoup plus sombre en soulignant que les visées hégémoniques n'étaient pas en Russie '/apanage de Tultra-natio-r.aliste Vladimir Jirinovski qui rêve tout haut de redéccupsr l'Europe entre son pays et l Allemagne.Même des modérés comme le ministre russe des affaires étrangères, Andreï Kozyrev.sont gagnés par ce genre de discours, & dit M.Rifkind.Le minisire oritannique a énu-mérê toute une série de signes L* chancelier alîemand Helmut Kohi accueille ie secrétaire à la Défense américain,Willam Perry, à la Conférence sur la sécurité.\tPH0T° qu'il considère comme inquiétants: larrivée d'un président pro-russe en Belarus, Metchislav Grib, la victoire écrasante en Crimée du nouveau président Iouri Mecbkov, qu?prône le rattachement de Is province à la Russie et le traité entre la Géorgie et la Russie.«La Géorgie n'e plus qu'un statut de protectorat», a déclaré M.Rifkind.«La menace la plus sérieuse pour l'Europe cens les années à venir sera (a question de savoir si Fa désintégration inattendue de l'empire soviétique seia irréversible ou si elle n'est pas le prélude d'une tentative concertée et très déterminée par la Russie de regagner l'hégémonie qu'elle c imposée pendant irès longtemps», a encore dit M.ftfkind, en précisant : « Les États baltes et l'Ukraine sont l?s plus concernés par ces défis».Vendredi soir à Bonn, le ministre allemand des affaires étrangères avait également été plus loin que le chancelier Kohi.«Ceux qui, en Russie, croient qu'ils peuvent gagner quelque chose en retombant dans les schémas soviétiques doivent savoir qu'ils risquent l'isolement et la confrontation», a-t-il dit.Devant les participants majoritairement conservateurs de la Conférence sur la sécurité, M.Kohi a été le plus compréhensif pour les difficultés de la Russie en affirmant: «On attend des Russes des choses qui tout simplement ne sont pas possibles», a-t-il dit, en soulignant qu'ils ont dû «du jour au lendemain » tenter de passer à l'économie de marché, faire avancer la démocratie et instaurer un Etat de droit.Rejoignant les préoccupations des Français, M.Kohi a égale- ment tenu à affirmer que les dangers potentiels qui menacent l'Europe ne sont pas seulement à l'Est mais sur le pourtour de la Méditerranée.«Je ne peux que conseiller aux Européens de sortir de leur sommeil», a déclaré le chancelier, en laissant entendre qu'un régime islamiste, par exemple en Algérie, pourrait être tenté de s'équiper de fusées d'une portée de 1000 km, comme s'apprêtait à le faire l'Irak avant la guerre du Golfe.La Conférence pour la sécurité a été aussi l'occasion pour le rival de M.Kohi, le social-démocrate Rudolf Scharping, d'assurer qu'il poursuivrait la même politique extérieure et de sécurité que la coalition de centre-droit au pouvoir s'il parvient à détrôner M.Kohi lors des élections législatives d'octobre, comme les sondages actuels le lui prédisent.Nelson Mandela avertit que l'ANC ripostera à toute violence de i extrême-droite blanche d'après AFP WFLKOM, Afrique du Sud Le président du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, a rais en garde hlèr l'extrême-droite blanche contre tout recours a la vîoience pour parvenir à son objectif de créer un État blanc séparé, au moment où un leader de cette tendance menaçait de lancer une xguerre totales.S'adressant à des infirmiers et des médecins à l'hôpital public de la cité noire de Thabong, située près de l'État libre d'Orange qui symbolise le conservatisme blanc, M.Mandela a averti que l'ANC ripostera à toute violence de l'extrême-droite blanche.Il a affirme que l'ANC dispose actuellement, à travers les unités de sa branche militaire, l'Umkhonto we Sizwe (MK), «à l'intérieur comme à l'extérieur du pays», d'une force plus grande que celle que l'extrême-droite pourrait mobiliser.À quelques heures de route de là, dans la ville de Lictenberg, dans la province du Transvaal (ouest), le dirigeant du Mouvement de la résistance afrikaner (AWB), M.Eugcne Terre-Blanche, tenait lui aussi un discours de combat, affirmant que l'extrême-droite pourrait recourir à la force povr arracher un te~r> Le dernier voyag© d'Houphouet-BoIgny toire pour les Blancs.«Mandela, donnez-nous un territoire pour les Blancs, sinon vous allez avoir une guerre totale en Afrique du Sud», a menacé M.Terre-Blanche devant un rassemblement de ses partisans.Les 400 personnes présentes ont approuvé les menaces de leur leader, qui a promis de nouvelles attaques à la bombe dans la province du Transvaal.Deux bombes avaient explosé tard vendredi, l'une détruisant un pylône électrique qui alimente Lictenberg, l'autre endommageant une ligne de chemin de fer près de Leeudoringstad et faisant dérailler trois wagons.Avec ces deux dernières explosions, au moins 19 attaques à la bombe dans la province du Transvaal ont visé des pylônes électriques, des lignes de chemins de fer et des bureaux de l'ANC au cours des six dernières semaines.L'AWB fait partie du Front du peuple afrikaner (AVF), une organisation fédérant l'extrême-droite.L'AVF, les conservateurs noirs du Parti de la liberté Inkatha (IFP, à majorité zouloue) et du territoire du Bophuthats-wana sont regroupés au sein de l'Alliance de la Liberté.Malgré de nombreuses réunions avec l'ANC et le gouvernement de Pretoria, l'Al- liance continue de refuser la nouvelle Constitution et menace de boycotter les premières élections multiraciales prévues du 26 au 28 avril.M.Mandela a condamné cette recrudescence d'attentats à la bombe et souligné que l'ANC a des difficultés à empêcher ses partisans de riposter.L'exigence de l'AVF d'avoir un territoire pour les Blancs fait l'objet d'une négociation tripartite entre le gouvernement, l'ANC et l'AVF, a indiqué M.Mandela, en soulignant la nécessité d'aboutir à une solution politique.M.Mandela a lancé à l'adresse de l'AVF: «Vous êtes en train de demander quelque chose d'important, et nous n'allons pas accepter cette demande.Mais en même temps, nous voulons la paix et la stabilité.Vous êtes nos frères et nos soeurs».Il a exhorté l'AVF à continuer à négocier le problème du territoire pour les Blancs et à ne pas recourir à la violence.«Nos différends ne pourrons pas être résolus par la violence», a expliqué M.Mandela.De son coté, le leader de l'AVF, M.Tienie Groenewald, a émis des doutes sur les chances de succès des discussions trilatérales en cours lors du rassemblement auquel participait M.Terre-Blanche.« Nous devons maintenant envisager la réalité de la résistance», a-t-il ajouté.d'après Reuter ABIDJAN Avec toute ia pompe et îa dignité qui ont présidé aux trois derniers jours de deuil, le corps du président Félix Hou-Dhouet-Boigny i entamé hîer so;t dernier voyage entre Abidjan et Yamoussouk?o, où il sera enterré demain.Militaires et dignitaires, auxquels s'étaient joints des d»raine« de milliers d'ivoiriens, se sont massés le long de l'un des principaux boulevards d'Abidjan pour apercevoir une dernière fois le cercueil de leur président, décidé le 7 décembre dernier à l'âge de 88 ans.Au son des roulements de tambour de Sa Garde républicaine et du canon, les représentants de tou5 les corps d'armée ont défilé une dernière fois devant le cercueil.«Houphouet-Boigny n'est plus.La Côte d'Ivoire est orpheline», a scandé la Garde républicaine en Baoulé, la langue de l'ethnie c'.'Houphouet-Boigny.Le deuil officiel a commencé de* l'annonce de la mort de l'ancien président ivoirien, mais les rites funéraires ont réellement pris toute leur ampleur mercredi avec l'exposition de sa dépouille mortelle à l'intérieur du palais présidentiel.Des dizaines de mil-Mers de personnes, certaines en larmes, sont venues saluer celui qui a présidé sans interruption aux destinées de la Côte d'Ivoire depuis l'indépendance de la France en i960.\tï Selon certaines rumeurs, bien dLns !a tradition locale, Hou-phouct-Boi^ny aurai* déjà tté enterré selon les rites baouté cî le con>s à l'intérieur du cerceuil ne serait en fait qu'une réplique en cire.Le quotidien d'opposition, la Voie, s'est même fait l'écho de ragots selon lesquels le nez présidentiel est trop long et trop crochu pour être vrai.Dans un éditorial, la Voie rappelle que toutes les réalisations d Houphouet-Boigny dans le domaine économique, ne sauraient faire oublier ses erreurs.« Les prisonniers politiques des années 60 n'oublieront pas de sitôt les atrocités qu'ils ont connues», écrit le journal en référence aux opposants jetés en prison.Le quotidien évoque également les tentatives de sécession des régions de Sanwi et Guébié, matées par l'armée au prix, selon l'opposition, de milliers de morts.Mais le deuil n'a pas fait taire les querelles politiques.Selon les opposants à l'actuel président Henri Konan Bedié le défilé prévu aujourd'hui de 100 000 membres du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PCOl) à Yamous-soukro est une manifestation de soutien à Bedié.Demain, 600 responsables du PCDI doivent se réunir.L'hebdomadaire Notre Temps rapporte qu'un courant contestataire menace de faire scission si Konan Bedié est nommé chef du {tarti par acclamation.^ REPÈRES Hanoï et Washington la nouvelle donne PHILII AFP HANOI ¦ En tournant la page de la guerre du Vietnam, la levée de l'embargo américain redistribue les cartes économiques et surtout diplomatiques entre les anciens ennemis, d'où pourrait surgir des obstacles à la normalisation complète, notamment les droits de l'homme chers à l'administration Clinton.Du côté économique, beaucoup s'attendent à une «lune de miel» entre le gouvernement vietnamien et les compagnies américaines qui vont bénéficier de «l'effet d'annonce», de l'attrait de la nouveauté, de leur supériorité technologique et des contacts noués ces derniers temps au Vietnam.Les dirigeants de Hanoi ont promis d'accueillir les firmes américaines «sur un pied d'égalité», même si pour certains «elles débarquent tardivement» par rapport à leurs concurrentes asiatiques et européennes, japonaises et françaises surtout.«Le buffle qui arrive en retard au marigot boit de l'eau trouble», ironisait vendredi, en citant un dicton, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Nguyen Co Thach, l'artisan du dégel viet-namo-américain dans les années 80.« Mais mieux vaut tard que jamais», s'empressait d'ajouter l'ex-membre du Po-litburo, aujourd'hui en disgrâce.La normalisation diplomatique, amorcée par l'annonce de l'ouverture de «bureaux de liaison» (des représentations consulaires) à Hanoi et Washington, est aussi cruciale pour le régime de Hanoï car elle garantit son retour définitif sur la scène internationale, estiment les observateurs.Les Vietnamiens ont été échaudés après l'échec d'une première tentative de rapprochement avec les États-Unis en 1977-78.L'un des derniers bastions communistes, le Vietnam ne compte plus comme «pays frères» que Cuba, le petit Laos et à un degré moindre la Corée du Nord.11 se sent isolé face au puissant voisin chinois, l'ennemi de toujours.Le Vietnam et les États-Unis sont convenus d'entamer \u2014 «bientôt» selon Hanoi \u2014 des négociations pour fixer les modalités d'ouverture des bureaux de liaison, notamment les questions «de drapeaux, du rang des diplomates et du niveau de représentation », a précisé Washington.Autre signe de progrès, ils s'apprêtent à discuter, en principe à Hanoi à la mi-février, de la restitution des avoirs financiers et immobiliers saisis par les deux parties à la fin de la Guerre (1975), qui s'élèvent de chaque côté à plusieurs centaines de millions de dollars.Le Vietnam a réitéré sa volonté de coopérer «de la façon la plus exhaustive possible» pour régler le «problème humanitaire» des 2238 soldats américains portés disparus (MIA)en Indochine.En revanche, interrogé sur le litige des réparations de guerre (au moins trois milliards de dollars réclamés par Hanoi depuis 1973), le vice-ministre des Affaires étrangères Le Mai s'est refusé à tout commentaire.L'embargo commercial levé et la normalisation diplomatique amorcée, l'attention de l'administration américaine devrait se tourner vers la situation des droits de l'Homme au Vietnam, critiquée cette semaine dans un rapport du département d'État, affirment les analystes.Hanoï a accepté d'en parler avec Washington, mais considère toute critique comme une «ingérence dans ses affaires intérieures».Certains hiérarques conservateurs craignent que les États-Unis ne cherchent à profiter de la fin de l'embargo pour déstabiliser le régime vietnamien.La question des droits de l'Homme pourrait être déterminante dans l'éventuel octroi par les États-Unis de la clause de la «nation la plus favorisée» (MFN) au Vietnam, à l'image de leurs difficultés actuelles avec Pékin.«Le processus de normalisation ne saurait être lié à une quelconque précondition politique», a insisté le vice-ministre Le Mai.Les négociations israélo-palestiniennes piétinent d'après Heu ter RfUTfR Des cadets de l'armée de Côte d'Ivoire défilent devant le cercueil de l'ancien président Félix Houphouet-Boigny, à Abidjan.JERUSALEM Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, se rend aujourd'hui au Caire pour y rencontrer le président de l'OLP, Yasser Arafat, mais il ne s'attend pas à ce qu'un accord sur l'entrée en vigueur de l'autonomie palestinienne soit signé à cette occasion.« |e doute que nous signions un accord cette semaine.Il me parait y avoir encore beaucoup de travail à accomplir», a-t-il déclaré à la radio de l'armée israélienne, depuis New York.Les deux hommes s'étaient rencontrés le week-end dernier à Davos, en Suisse, pour étudier les questions de sécurité qui retardent depuis sept semaines le retrait israélien de Gaza et de Jéricho.Ces problèmes concernent l'étendue de la zone à évacuer autour de Jéricho, les mesures de sécurité destinées aux colonies juives de Gaza et, surtout, le contrôle des frontières des futures zones autonomes avec la lordanie et l'Egypte.Vendredi, M.Arafat a laissé planer un doute sur sa présence au Caire.Selon Yasser Abed-Rab-bo, chef du département information de l'organisation palestinienne, «il n'est ni sûr ni nécessaire que le président Arafat participe à la rencontre de lundi, surtout s'il n'apparait pas que celle-ci permettra d'aboutir à un résultat final».M.Abed-Raddo a précisé qu'en pareil cas, d'autres responsables palestiniens s'entretiendraient avec M.Peres en Egypte.La situation continue de se dégrader dans les territoires occupés, où l'armée israélienne a tué hier deux Palestiniens, dont un garçon de 11 ans, a-t-on rapporté de sources palestinienne et israélienne.À Gaza, des soldats ont abattu le jeune Ayman a Souri devant le bureau de l'agence des Nations unies chargée de l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) dans le camp de Djabalya, ont déclaré des témoins et des employés de l'UNRWA en précisant qu'il n'y avait pas eu d'incident au préalable.Dans le village cisjordanien de Balaa, des militaires ont tué Khiri Abdel Djaber Yousef Abdallah lors d'un opération de ratissage, a rapporté l'armée en ajoutant que la victime n'était pas au nombre des hommes qu'elle recherchait.«Abdallah a tenté de s'échapper d'un poste de contrôle routier de l'armée alors que le village était sous couvre-feu», a dit un porte parole militaire.«Les soldats l'ont sommé de s'arrêter et, voyant qu'il n'en faisait rien, ont ouvert le feu sur lui.11 a succombé à ses blessures.» Ce nouvel accrochage est survenu au deuxième jour d'une grève de 72 heures décidée à Gaza après la mort de Salim Mouwafi, «Faucon» du Fatah abattu par l'armée jeudi.Vendredi, des soldats avaient blessé deux Palestiniens dans le territoire.En Cisjordanie, un couvre-feu était en vigueur pour la quatrième journée consécutive à Hébron, où l'armée recherchait des activistes ayant blessé par balles trois soldats israéliens, mercredi.Selon des habitants, vivres et fournitures médicales commencent à manquer dans la ville.«Après trois jours de couvre-feu, les autorités israéliennes ont permis aux services d'urgence de ia municipalité de mettre des médicaments et des vivres à la disposition des habitants», a déclare le maire d'Hébron, Abdel Madjid al Zir.11 a cependant ajouté que certaines personnes autorisées à sortir de chez elles durant le couvre-feu craignaient de le faire en raison de la présence de colons juifs cherchant à venger l'attaque de mercredi.Par ailleurs, la Syrie a accusé vendredi Israël de faire traîner les négociations de paix israélo-ara-bes et de vouloir engager des pourparlers secrets sans dire un mot de la question essentielle: son retrait du Golan.Repris le 24 janvier, les pourparlers de Washington entre Israël, la Syrie, la lordanie, le Liban et les Palestiniens ont été suspendus jeudi jusqu'au 15 février. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 FEVRIER 1994 Religion Les évêques disent leur compassion aux personnes séparées ou divorcées JULES BÉLIVEAU ans un message émis à l'occasion de l'Année internationale de la famille, où ils font part de leur admiration et de leur solidarité envers toutes les familles du pays qui, disent-ils, doivent composer avec des conditions économiques difficiles et des bouleversements sociaux et culturels importants, les évêques catholiques du Canada expriment leur compassion pour les personnes séparées ou divorcées.Intitulé Toutes les familles de la terre seront bénies/, le message pastoral signé par le président de la Conférence des évéques catholiques du Canada (CECC), Mgr lean-Guy Hamelin, note que «des familles vivent profondément les valeurs de la fidélité, du support mutuel, de la fécondité, du pardon et du service fraternel, pour le plus grand bonheur de leurs membres et pour la santé de la société où elles s'épanouissent ».Les évéques disent leur admiration pour l'homme et la femme qui s'engagent dans un projet d'amour et restent fidèles l'un à l'autre toute leur vie.La CECC reconnaît toutefois les efforts généreux fournis par des femmes ou des hommes responsables d'une famille monoparentale et des couples reconstitués assumant les défis d'une famille élargie.Sur ce point, l'épiscopat ne cache pas qu'il s'interroge «sur l'augmentation prodigieuse du nombre des divorces et la baisse de la natalité depuis une trentaine d'années».«Nous refusons de prononcer, sur des personnes et des couples, soulignent les évéques, des jugements hâtifs ou des condamnations sans appel.Aux hommes et aux femmes qui ont dû se résoudre à briser une première union, nous exprimons notre compassion et nous espérons que ces personnes ont trouvé et continueront de trouver compréhension, respect et accueil au sein de leurs communautés paroissiales.» Les évéques appellent tous les catholiques à faire preuve d'entraide et de solidarité afin de combler les besoins des personnes séparées ou divorcées.Ils soulignent que le manque de relais dans la garde des enfants et le ga-gne-pain insuffisant de mères ou de pères qui deviennent soudainement responsables d'une famille monoparentale «sont deux réalités sur lesquelles on devra se i pencher».Selon les évéques, les autorités civiles, tout comme les autorités .religieuses, ont des devoirs véritables envers les familles.«Les législations et les règlements devront exprimer une volonté d'appui et d'aide aux familles: la reconnaissance en termes économiques de la contribution sociaie des parents demeurant au foyer pour s'occuper de leurs jeunes enfants; le soutien équitable i.aux familles monoparentales; l'aide pour les services occasionnels ou permanents de garderie; ' l'organisation de loisirs familiaux ; un système fiscal juste pour les familles; et la subvention à des logements à prix raisonna-; ble.» h LE BALLON SUR LE CALICE.» ; ¦ «Il prit le ballon, le déposa et le donna à ses disciples en disant : Up one, up two.up three.Prenez et courez tous car ceci est \u2022 mon ballon botté pour vous.At- TORONTO t* r MmrOntmria À PARTIR DE INCLUS: VOL ALLER-RETOUR TAXES ET UNE NUIT D'HOTEL Escapade VOTRE â6E«T âU \\lnternational 636-3325 1-806-363-2345 PERMIS OU QUEBEC PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse Mgr Jean-Guy Hamelin tention tout le monde! En position ! Je dépose le ballon sur le ca-lice.Up one, up two, up three.» Ces mots, dits sur le ton d'un éminent ecclésiastique de chez nous aujourd'hui disparu et entendus un dimanche matin récent sur les ondes de la station radio-phonique CKMF-FM de Montréal dans le cadre d'une émission d'humour, ont fait bondir d'indignation un jeune catholique montréalais.«Comment une station radio-phonique qui se respecte et qui, surtout, devrait avoir le souci de respecter ses auditeurs peut-elle aipsi tourner en dérision Dieu, l'Église catholique et le plus important de ses sacrements, l'Eucharistie?» s'est demandé Normand Perry.Le jeune homme, journaliste au journal Jésus Marie et notre temps, qui aspire à devenir membre de l'Ordre dominicain, affirme qu'il n'est pas dépourvu de sens d'humour et dit savoir généralement faire preuve d'ouverture d'esprit.Mais la «Messe expresse» de la station de Radio-Mutuel lui est apparue non seulement déplacée, mais carrément blasphématoire.N'ayant reçu aucune réponse à la lettre qu'il a adressée le 6 janvier à Robert Beaudry, de la direction de CKMF, M.Perry a décidé de rendre publique sa protestation, de mettre en branle une pétition devant être envoyée au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et de chercher à obtenir une intervention des évéques du Québec relativement à cette affaire.À la station CKMF, M.Beaudry a dit ne pas trouver plus «bête et méchante» que d'autres parodies faites au sujet de la religion la capsule «Messe expresse» diffusée le dimanche matin au cours d'une émission animée par Simon Delage.«Nous n'employons pas des termes blasphématoires, a-t-il souligné, mais je comprends que ça puisse chatouiller des «fa-natiquefc, entre guillemets», comme le monsieur qui nous a écrit nous sémble l'être.Pour nous, cela n'est pas suffisant pour que nous retirions cela des ondes.» M.Beaudry a signalé qu'une intervention de l'archevéché de Montréal aurait probablement un autre effet.Mais indiquant qu'il n'est pas toujours facile de déterminer avec précision où se situe la ligne séparant l'acceptable du non-acceptable en matière d'humour, il a dit ne pas souhaiter que l'Église catholique redevienne au Québec une intouchable pour le humoristes.UN 3e ÉVËOUE MEMBRE DE L'ORDRE DU QUÉBEC ¦ En devenant récemment membre de l'Ordre national du Québec en même temps que 27 autres personnes, Mgr Bernard Hubert, évéque de Saint-Jean-Longueuil, était le troisième évéque du Québec à recevoir cet honneur.Avant lui.soit en 1985, deux autres évéques, le cardinal Paul-Émile Léger, ancien archevêque de Montréal, et le cardinal Louis-Albert Vachon, alors archevêque de Québec, ont été faits membres de l'Ordre.Depuis sa création en 1984, l'Ordre national du Québec a accueilli en son sein des personnalités éminentes s'étant distinguées par leur contribution exceptionnelle à l'évolution du Québec dans divers secteurs de la société Les insignes de l'Ordre, dont la devise est Honneur au peuple du Québec, ont été remises surtout à des Québécois, mais également à quatre personnalités françaises en 1986 et 1987 dans le cadre du Sommet de la francophonie.Outre Mgr Hubert et les cardinaux Léger et Vachon, plusieurs personnes du domaine religieux ont été reçus jusqu'ici membres de l'Ordre national du Québec.Il s'agit notamment du père Benoit Lacroix, o.p., du père Marcel de la Sablonnière, s.j., du père René Latourelle, s.j., du père Rolland Brunelle, c.s.v., du père Fernand Lindsay, c.s.v., du frère Jean-Paul Desbiens, f.m.s., de l'abbé Gérard Dion, du père Georges-Henri Lé-vesque, o.p., du père Célestin Marcotte, et de M.Clément Mo-rin, p.s.s.Byron de la Beckwith: coupable Reuter IACKSON B Un jury composé de huit Noirs et de quatre Blancs a reconnu, hier, Byron de la Beckwith, qui prône la suprématie de la race blanche, coupable du meurtre du militant noir des droits civiques Medgar Evers en 1963.L'annonce du verdict a été saluée par une explosion de joie dans le tribunal de lackson où des spectateurs, en majorité noirs, se sont mis à pleurer tandis que d'autres criaient «lustice, nous avons obtenu justice».L'accuse, âgé de 73 ans, avait été acquitté a l'issue de deux procès par des jurys entièrement blancs dans les années 19b0.Après la lecture du verdict, le juge L.Breland Hilburn s'est tourné vers Byron de la Beckwith pour lui dire: «En vertu de la législation de l'État du Mississippi, je dois vous condamner à la réclusion à perpétuité.» L'accusé, qui n'a laissé paraître aucune émotion, a aussitôt été placé en détention.Le verdict est tombé au second jour de délibérations.TOUT POUR LA SALLE DE BAIN ET L'ÉCLAIRAGE 3 000 000 $ DE STOCK FAILLITE FAILLITE FAILLITE DE 65 a 75 % DE RÉDUCTION SUR LE PRIX COURANT - TOUT POUR L'ÉCLAIRAGE: LUSTRES, PLAFONNIERS.APPLIQUES MURALES, SUSPENSIONS HALOGÈNES (MURANO.ALBÂTRE, SCALINI), SPOTS SUR RAIL, APPAREILS D'ÉCLAIRAGE POUR SALLE DE BAIN ET AMÉNAGEMENT PAYSAGER.- PLUS DE 10 000 APPAREILS D'ÉCLAIRAGE \u2022 BAINS RÉGULIERS, BAINS TOURBILLON ET BAINS THÉRAPEUTIQUE, LAVABOS, TOILETTES À MÉCANISME SILENCIEUX, BIDETS.- PLUS DE 400 ROBINETS - MARQUES DE PRESTIGE - VANITÉS ET ARMOIRES DE CUISINE 6 SEULEMENT LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 FEVRIER 576, BOUL.GUIMOND, LONGUEUIL \u2022 TÉL.: 928-1616 TRANSIT HERA - LIQUIDATEUR Cartes de souhaits Remerciements Invitations Paire-part Tableaux Pour le plaisir de s'exprimer en BEAUTÉ T / Photos illustrant les plantes décrites dans v La Flore Laurentienne du frère Marib-Victorin Aussi: aquarelles, encres de Chine, collages, textes de poésie et autres.EXCLUSIF\u2014PERSONNALISÉ\u2014SIGNÉ OWELCETVE marie-aime h lu ne O^lCMOÛE Atelier Ikigiilcllc cm.I l'*o.premier ruug S.util-I JoiintJ.SainM'rnspcr-ilvClutmpl.iin i(J>icbcc) (jUX (418) 328-8154 I LE GROUPE ACCORD $*\tTransport et Utilisation préparation 36 mois INCLUS ! /mois i> 875-1919* 4 OIN LX 1994 \u2022Taxes en sus sur approbation de crédit.2 500 S comptant ou échange équivalent.Total des versements 10 728 S, 24 000 km inclus annuellement, 6C par km excédentaire.\u2022\u2022 T.T.P.en sus.NISSAN SENTRA DLX1994 À partir de 'Financement bancaire 60 mois sur approbation de crédit.Taxes en sus.27 000 km inclus, 7C par km excédentaire.Sc-ntra 9%, valeur résiduelle : 3 650 S; total des versements : 11 940 $.199 /mois TRANSPORT INCLUS JStXSi 801, boul.SAUVE SAINT-EUSTACHE (Québec) 472-8664 ELANTRA GL 19941g 995 T.T.P.en sus.\u2022*T.T.P.en sus.Sur approbation de crédit, 7,25%.27 000 km gratuits.7C du km excédentaire.Valeur résiduelle : 2 775 S; total des versements : 10 512 $./mois Financement bancaire 48 mois ÎT1EL HYunoni Ou C\\t»llk' J \\t»Ï!V .lUnLiA' OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI JUSQU'A 21 H.L t l'HOURAMMb D'ASSISTANCE HL)l 11! RE 24 HEl Kl S HYl NDAI.IV IVmrcniw .J, ^ V.:«\\ l'ri'im.RKr j'tik i ! i C'A A 885, boul.Arthur-Sauvé, -Eustache 974-0440 PROTEGE DX 1994 'Sur approbation de crédit.T.T.P.en sus.27 000 km inclus.7C par km excédentaire Valeur résiduelle : 6 250 $; total des versements : 8 820 S.IXLBI /mois Financement bancaire 36 mois OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI JUSQU'À 21 H 3300, boul.Ste-Marie Mascouche (sortie 24 de l'autoroute 25) MTL : 497-0800 474-7000 (A)AC URA \u2014 US\\0lll KtStONSIHIUllS l>t M\\IN lit MAÎIK* INTEGRA 1994 partir de 16 995 $ OU *T T P en sus \u2022\u2022T.T.P.en sus.Valeur résiduelle 6 750 $.Total des versements: 13 392 S.8,5 %.27 000 km inclus, 7C par km excédentaire 279 Financement bancaire 48 mois $ par mois 255, boul.de la Seigneurie, Blainville 7100.boul.Métropolitain Est, Anjou.Montréal 354-8811 A 10 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 FEVRIER 1994 à r Les défilés de mode amateur provoquent un débat ¦ De plus en plus d'écoles secondaires organisent maintenant des défilés de mode, parfois pour le plaisir parfois pour des fins de financement.Pourtant, dans la société actuelle, on critique de plus en plus la surconsommation et la diffusion des stéréotypés physiques.Dans cet optique, La jeune Presse a vouiu savoir si certaines écoles remettaient en question la tenue de ces activités quelques fois controversées.À l'école publique Sophie-Ba-rat, il n'y a pas de défilé de mode organisé par les élèves.Mais Raymond Kerr, technicien en loisirs, assure que si jamais un tel projet était bien présenté, il n'y aurait aucune objection concernant les valeurs véhiculées par l'activité.La qualité de présentation et d'organisation sont les seuls motifs qui pourraient bloquer le projet.Du côté du Collège Notre-Dame, il n'y a plus de défilé de mode depuis environ sept ans et si un projet étudiant était déposé, il pourrait être refusé.Mais enco- re ici.les raisons qui justifieraient un refus sont d'ordre organisa-tionnel.Le coordonnateur des activités étudiantes, Ronald Blouin, explique la disparition des défilés ainsi : « La réponse du public était faible (de 75 à 100 personnes) et l'organisation était très exigeante pour les élèves et pour l'adulte responsable.Au bout de la ligne, le rapport «énergies investies/résultats» ne nous semblait plus profitable, alors on a retiré l'activité».Dans le nord de la ville, les choses ne se passent pas ainsi.Les défilés qu'organisent les élèves du collège Regina Assumpta font déplacer les foules; ainsi cette année seulement, il y aura trois défilés qui devront se tenir dans une salle louée puisque, si la tendance se maintient, environ 1I00 personnes y assisteront.Marie-Andrée Delorme-Bou-chat est une ancienne élève de ce collège et elle y enseigne aujourd'hui.Elle a été, il y a deux ans, l'adulte responsable de l'activité et affirme que «dans la société en général, bien sur les stéréotypes sont à abattre.Mais dans une école et bien encadré par un adulte, un défilé de mode n'a pas de répercussion négative».Et est-ce que les mannequins étaient sélectionnées pour leur taille et leurs mensurations?«Celles qui étaient grassouillettes ne se sont tout simplement pas présentées.Elles se sont plutôt occupées de la production.» Soeur Annette Bellavance, directrice générale de l'ecole, explique pour sa part que «le premier objectif des défilés de mode à Regina Assumpta est le cours de maintien et de présence publique.En deuxième lieu, s'il y a des profits de réalisés, ils doivent aller au fond de bourses offertes par l'école ou à une oeuvre de charité».Au collège Mont-Saint-Louis, tout est différent: on se question- ne sérieusement et depuis longtemps sur la justification des défilés de mode.Mais dans les faits, la réflexion s'est faite plus vigoureuse depuis que les élèves de la cinquième secondaire ont organisé un défilé qui en a choqué plus d'un, à l'automne 1992.À la suite de ce défilé, les élèves de quatrième secondaire ont eu toutes les misères du monde à faire accepter leur projet pour le printemps suivant.D'ailleurs la direction avait accepté le projet par souci d'équité: parce que les finissants avaient eu droit à leur défilé, il ne fallait pas pénaliser les élèves de quatrième.Mais, à cause des valeurs que ce projet véhiculait, on avait bel et bien laisser entendre que ce serait le dernier autorisé.Martine Pé-riard était l'élève en charge de ce défilé printanier et confie: «En théorie, c'est une activité de financement, mais en pratique, l'objectif des mannequins n'est que de se montrer et de se faire remarquer.le ne sais pas ce qui se passe dans les autres écoles, mais c'est comme ça au Mont-Saint-Louis.» Récemment, des élèves ont présenté un nouveau projet.Et alors que tous croyaient les défilés Mont-Saint-Louisiens morts et enterrés, il semble que la direction du collège soit prête à accorder une «autre dernière chance».Mais le débat n'est pas terminé pour autant puisque plusieurs éducateurs et élèves s'opposent à la tenue de ces activités.D'ailleurs, aucun animateur de vie étudiante n'étant prêt à s'en charger, c'est le directeur de la quatrième secondaire qui supportera les élèves dans cette aventure.Louise Groleau animatrice de pastorale résume les principaux arguments des «anti-défilés», sans nécessairement prendre position: «si l'objectif principal est le financement, il y a des moyens beaucoup plus efficaces (le profit record réalisé ipar un défilé au Mont-Saint-Louis est 2100$, alors que la vente de suçons pendant six jours à récolté 3700$).De plus, ici, la raison d'être des défilés n'est pas de valoriser la création comme dans certaines écoles de mode, mais bien de défiler, de se montrer».Dans une lettre adressée aux élèves et à la direction, Marie-Odile Martin, animatrice de vie étudiante, tout en approuvant ces arguments, complétait en disant que les défilés de mode véhiculent des valeurs incompatibles avec celles d'une maison d'enseignement.Quant aux éleves responsables de l'activité, leur stress, les jalousies et les critiques qu'ils subissent sont-ils justement recompensés par la gerbe de leur finale?La polémique bat son plein au Mont-Saint-Louis alors que dans les autres écoles, on ne se pose pas de questions.et on défile! Laurence POIRIER-BOURDON Cégep Maisonneuve Montréal Phototheque u Presse «Science, on tourne» est : Par la peau "]
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