La presse, 10 février 1994, B. Politique
[" nutw\t.i .?.Le premier budget Martin «fera mal» \u2022 ** ' ¦ t ¦ Le ministre des Finances indique clairement au CPQ qu 'il augmentera les impôts PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse .Ghislain Dufour OTTAWA Le budget fédéral qui sera déposé avant la fin février «en sera un qui fera mal» aux contribuables, a déclaré le président du Conseil du patronat du Québec, Ghislain Dufour, au terme d'un entretien privé avec le ministre des Finances, Paul Martin, hier.M.Dufour a prévenu le ministre des Finances et les députés des banquettes gouvernementales que le CPQ et les contribuables «n'accepteront pas de hausses importantes d'impôts» par le truchement de l'élargissement de l'assiette fiscale fédérale.«Tout budget qui accroît les recettes fédérales sera fortement décrié par le CPQ», a dit M.Dufour, qui s'attend toutefois à ce que le gouvernement fédéral hausse les impôts des contribuables par l'élimination ou la réduction de déductions fiscales.Selon M.Dufour, le ministre des Finances a toutefois clairement indiqué lors de sa rencontre avec la direction du CPQ qu'une hausse des impôts était nécessaire pour réduire le déficit fédéral.«C'est un budget qui fera mal, nous a dit le ministre», a relaté M.Dufour.M.Martin a déjà indiqué lors de ses récentes consultations publiques qu'il réduira les dépenses fédérales de deux dollars pour toute hausse discrétionnaire d'un dollar des recettes.Le déficit fédéral atteindra entre 44 et 46 milliards cette année comparativement aux 32,6 milliards prévus par le précédent gouvernement conservateur.Le plan d'action contre la contrebande du tabac s'accompagne d'une facture de près de 600 millions seulement pour l'exercice 1994-95, ce qui complique davantage la préparation du budget.Pour accroître ses recettes, Ottawa songe à élargir son assiette fiscale, peut-être par la réduction du plafond des cotisations au REER, l'élimination de l'exonération à vie de 100 000 $ sur les gains en capital et l'imposition des primes d'assurance collectives payées par l'employeur.La facture d'impôt des entreprises pourrait aussi grimper de 130 millions si le gouvernement Chrétien donne suite à la décision du précédent gouvernement de ne plus autoriser, dans le calcul de l'impôt fédéral, la déduction des taxes sur la masse salariale et sur le capital payées aux provinces, dit M.Dufour.«Nous nous opposons à chacune de ses mesures», a dit le président du CPQ qui recommande à Ottawa de réduire son déficit strictement par une diminution de ses dépenses budgétaires.Le CPQ propose notamment au gouvernement fédéral d'éliminer les subventions aux entreprises, ce qui permettrait au trésor fédéral d'épargner 4,5 milliards annuellement.«Nous sommes contre les subventions aux entreprises, à l'exception des subventions destinées à la recherche et le développement, à la formation de la main- d'oeuvre et à la promotion des exportations», précise le président du CPQ.Le CPQ a par ailleurs profité de sa rencontre avec les députés libéraux pour leur .rappeler qu'il y a un consensus au Québec en faveur d'un transfert de tous les programmes fédéraux de formation de la main-d'œuvre vers le gouvernement du Québec.«Toute décision fédérale à caractère centralisateur en matière de formation dessert les intérêts du Québec», a dit M.Dufour.Le CPQ a aussi rencontré les députés du Bloc québécois et se dit d'accord avec la position du parti souverainiste qui souhaite que l'on prenne davantage au sérieux les suggestions faites chaque années par le Vérificateur général pour réduire le gaspillage des fonds publics et accroître l'efficacité de l'appareil gouvernemental.Tout comme le Bloc québécois, le CPQ considère la TPS comme « un mal nécessaire».Il s'oppose ainsi à son abolition et propose plutôt d'améliorer le fonctionnement de la taxe actuellement en vigueur.Le PQ dénonce une rondelette hausse de salaire accordée à Mme Appleby-Arbour ANDRÉ PÉPIN BON A VENTURE, Gaspésie Le 10 janvier dernier, à peine cinq jours après le déclenchement d'une élection complémentaire dans la circonscription de Bonaventure, un décret gouvernemental accordait à Mme Nicole Appleby-Arbour une augmentation de salaire de 14 609$, juste au moment où cette dernière se portait candidate libérale pour succéder à M.Gérard D.Leves-que, décédé le 16 novembre.Mme Appleby-Arbour, secrétaire aux Affaires régionales pour la Gaspésie, obtenait cette substantielle augmentation «16,6 p.cent», avec le titre élevé de secrétaire adjointe au Conseil exécutif, grade 2, avec un salaire annuel de 102 366$.«Il faut un \"front de beu\" pour accorder un tel traitement, dans un contexte de compression budgétaire», a dénoncé hier le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, qui complétait ainsi une tournée gaspésienne pour appuyer son candidat Marcel Landry.Le scrutin, rappelons-le, se tient le 21 février prochain dans cette circonscription.«En 15 mois, la candidate libérale a obtenu une augmentation de salaire de près de 15 000$, pendant que les employés du secteur public devaient rembourser de l'impôt rétroactivement, en plus de subir des coupures de journées de travail», ont dénoncé MM.Parizeau et Landry, au moment où la campagne électorale , dans Bonaventure bat son plein et que le premier ministre Daniel lohnson s'y amène pour conserver cette forteresse libérale qui, depuis près de 40 ans, appuie Gérard D.Levesque.La candidate libérale Appleby-Arbour, rappelons-le, a été chef de cabinet de M.Levesque de 1982 à 1992, avant de devenir secrétaire aux Affaires régionales, un organisme qui relève directement du Comité exécutif, c'est-à-dire du bureau du premier ministre.«Certains partis politiques ne parviennent jamais à se défaire de la vieille habitude du patronage», souligne le chef péquiste, ajoutant: «Durant quelques années, les libéraux semblaient très attentifs, mais voilà que les nominations politiques se multiplient».Le Parti québécois, qui ne comptait que 23 membres dans Bonaventure en 1988, en a maintenant près de 2000.Le candidat Landry entend donc exploiter toutes ses chances, au cours des derniers jours de la campagne, pour renverser la situation à son avantage.Plusieurs députés pé-quistes sont passés dans Bonaventure, avant le chef (acques Pari- zeau, pour donner un coup de main au candidat Landry.La semaine prochaine, le député de Lé-vis, M.|ean Garon, très connu en Gaspésie, viendra à son tour rencontrer quelques groupes.Le PQ mène ici une campagne agressive.Le comté est littéralement placardé d'affiches publicitaires bleus.Le défi est d'autant plus grand pour Marcel Landry, un permanent de l'UPA, que la circonscription de Bonaventure compte approximativement 15 p.cent d'électeurs anglophones, traditionnellement acquis aux libéraux.Les troupes de Daniel lohnson, conscients de l'importance d'une victoire dans ce comté à quelques mois des élections générales, préparent pour samedi un rassemblement monstre à Bonaventure, espérant y regrouper des mili-'tânts venus de partout en Gaspésie.Tant chez les libéraux que chez les péquistes, les questions touchant l'emploi sont au coeur des préoccupations.Principalement en ce qui a tr$it à l'exode des jeunes vers les grands centres.Jacques Parizeau, pour sa part, propose une importante décentralisation des décisions gouvernementales pour permettre aux régions de mieux se prendre en main.«Dans un Québec souverain, c'est vous, dans le comté, qui allez administrer vos budgets», a-t-il dit, après avoir rencontré un chercheur en pharmacologie, propriétaire de la compagnie Textol de Fort-Daniel, .qui se bat depuis quatre ans pour obtenir une aide financière sans jamais obtenir une réponse satisfaisante.Le taux de chômage dans Bonaventure oscillé toujours entre 20 et 30 p.cent de la population active.11 n'y a pas, dans ce comté, de véritable pôle économique, ni de centre urbain important.Seules les villes de New-Richmond et Carleton, avec moins de 10 000 habitants, ont le statut de villes.Un dossier majeur, celui du centre de ski Pin Rouge, à New-Richmond, traîne comme un boulet au pied de la candidate libérale.Ce centre de ski, ancienne propriété de l'homme d'affaires déchu Raymond Malenfant, a été aménagé à New-Richmond avec des subventions provinciales, alors que tous les intervenants du milieu et les rapports d'experts soutenaient que ce centre récréatif devait être aménagé à Carleton.C'est donc en fin de semaine, principalement samedi, que le nouveau premier ministre Daniel lohnson va tenter d'assurer la victoire à sa candidate qui est l'héritière de la traditon Gérard D.Levesque.En plein carnaval Le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, apparaît devant une représentation de glace la statue de la Liberté.M.Johnson a profité hier d'un moment de détente après une réunion du conseil des ministres pour admirer quelques-unes des sculptures de glace du Carnaval de Québec érigées devant l'édifice où se trouve son bureau:\tphoto pc L'idée de comtés autochtones intéresse Sirros Presse Canadienne OUEBEC Le ministre québécois des Affaires autochtones, Christos Sirros, trouve «intéressante» l'idée de créer une ou des circonscriptions électorales autochtones pour faciliter l'élection de représentants des premières nations à l'Assemblée nationale.«C'est une idée intéressante en cllc-mcme.Ce genre de mécanis- me pourrait créer des ponts avec les autochtones», a déclaré M.Sirros à la presse à sa sortie de la séance hebdomadaire du conseil des ministres.Cette idée a été mise de l'avant par le directeur des élections du Québec, Pierre-F.Côté, qui a produit une étude à ce sujet, remise au ministre mardi.Le ministre Sirros, tout comme M.Côté, reconnaît cependant qu'il sera impossible de mettre l'idée de l'avant à temps pour les prochaines élections générales, lesquelles doivent se tenir cette année au plus tard.Il reste plusieurs questions auxquelles on n'a pas encore de réponse, signale-t-il.La plus importante reste la configuration géographique des nouvelles circonscriptions et, sujet plus délicat, le mode d'élection d'un député autochtone qui représenterait plusieurs nations, réparties sur un vaste territoire.Une association de comté du Reform cite Hitler Presse Canadienne OTTAWA e fut une «grosse erreur» d'avoir recours à une citation d'Adolf Hitler dans un bulletin destiné au public, a admis hier le chef du Reform Party en parlant de la publication d'une association de comté de son parti.Preston Manning a clairement désavoué le recours à une citation du leader nazi en expliquant qu'il n'avait pas été mis au courant de cette lettre.Werner Schmidt, député d'Okanagan-Centre, a lui aussi affirmé qu'il n'avait pas été prévenu au sujet de la petite phrase qui est apparue sur le bulletin de janvier.Le texte se termine avec des citations de gens célèbres et on peut notamment y lire: «Quelle chance ont les dirigeants politiques que les hommes ne pensent pas» - Adolf Hitler.La communauté juive de Kelowna, en Colombie-Britannique, n'a pas du tout prisé la chose, tandis que le député Schmidt soutenait pour sa part que l'idée était plutôt d'avertir la population de la nécessité de surveiller les politiciens.Le Congrès juif canadien a réagi en demandant des excuses au Reform Party et veut aussi avoir l'assurance que ce genre de chose ne se reproduira pas.«Utiliser les paroles d'un meurtrier responsable de la mort de millions d'hommes, de femmes et d'enfants représente une offense pour tous les Canadiens, surtout si ces mots se retrouvent dans le bulletin d'un député», a laissé savoir Renée Switzer dans un communiqué de presse.Preston Manning a aussi déclaré que ce genre de bévue ne devait pas se reproduire.Au bureau du député, My-les Novak a ajouté qu'il téléphonerait à la communauté juive pour offrir ses excuses.Le bulletin contient également une citation de l'ancien diplomate israélien Abba Eban.Une taxe sur les opérations commerciales à la place de la TPS?MICHEL HÉBERT de la PPresse Canadienne OTTAWA La TPS pourrait être remplacée par une variante de la TOC, une taxe sur les opérations commerciales applicable à tous les produits et les services.N'excluant aucune option de remplacement, le ministre des Finances, Paul Martin, a donné hier carte blanche au comité parlementaire des Finances qui étudiera d'ici juin prochain au moins trois modèles différents de rempplacement de la TPS.«Nous, ce que nous voulons, a déclaré Paul Martin, c'est une taxe qui marche.Toutes les options sont sur la table et c'est à votre comité de trouver celle qui conviendra.«Les consommateurs, les entreprises, tout le monde actuellement est mécontent», a-t-il ajouté.Selon les documents remis au comité parlementai*!; cette semaine, trois options s'imposent: une taxe de vente au détail (TVD), une taxe sur les opérations commerciales (TOC) et une taxe sur la valeur ajoutée avec facturation (TVA ).La TVD serait la moins rentable des options.Le ministère des Finances signale que son «potentiel à long terme est moins grand car la plupart des services ( une partie croissante de l'économie) seraient exclus».La TVD n'assurerait pas la compétitivité des entreprises et y assujettir des exonérations de produits de consommation la rendrait difficile à appliquer.Contrairement à la précédente, la TOC est une taxe qui s'applique à toutes les étapes de vente de produits et de services.Elle imposerait malheureusement un casse-tête comptable aux entreprises car elle rendrait difficile les exonérations.Une TOC pourrait être incluse dans le prix des services et de produits, la mettant ainsi à l'abri des yeux des consommateurs.La TOC a un handicap majeur: la constitution ne permet pas aux provinces d'appliquer des taxes indirectes comme Uy TOC et son application devrait faire l'ob jet d'ententes constitutionnelles avec les provinces.« Pour qu'une TOC remplace à la fois la TPS et les taxes de vente provinciales, toutes les provinces devraient se retirer du champ de la taxe de vente et conclure des accords de partage des recettes avec le gouvernement fédéral », note le ministère.Or, il est connu que le premier ministre |ean Chrétien répugne à aborder le dossier constitutionnel sous quelqu'angle que ce soit.Il existe une variante de la TOC permettant d'éviter cet obstacle.On l'appelle la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) avec factures.Elle est applicable sur les produits et les services.« Une TVA basée sur les factures avec une assiette large serait en fait une TOC», explique le ministère.Son introduction causerait une «perturbation transitoire minimale» et, comme la TPS actuelle, permettrait des exonérations sur les services de santé, de garderie, d'enseignement et les loyers résidentiels.Plus important encore, cette TOC assouplie ne nécessite pas la conclusion d'enten- tes constitutionnelles car elle permettrait l'intégration directe des régimes de taxation provinciaux.Selon ce modèle, les provinces pourraient avoir des taux de taxation différents et les recettes de cette taxe seraient alignées sur la croissance de l'économie» couvrant ainsi un plus large champ de taxation.Étant facturée à chaque transaction, le calcul et la gestion de cette taxe serait simple.Basée sur un taux de 7 pour cent, un commerçant ayant fait des achats de 900$ paierait 63$ en taxe.Pour des ventes de 2000$, il percevrait 140$ de taxe sur ses ventes.La remise destinée au gouvernement serait de 77$, soit la différence des deux sommes.Les commerçants auraient le choix de l'indiquer ou pas sur leurs factures.Le comité choisira le modèle de taxation qu'il favorise.Le gouvernement se chargera ensuite de le promouvoir auprès des consommateurs, des gens d'affaires et des provinces.La TPS devrait être chose du passe d'ici deux ans.t \u2022 La boîte aux lettres LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 10 FEVRIER 1994 Roger D.Landry président et editeur Paul Desmarais président du conseil d administration Claude Masson éditeur adioint Marcel Oesjardins directeur de l information Alain Oubuc editonaliste en chef ponts?Pourquoi garderies?Lf accord entre Ottawa et Quebec sur les travaux d'infrastructure permet au premier ministre Jean Chrétien de tenir une de ses promesses électorales pour créer de nouveaux emplois.Malheureusement, ce n'est pas la bonne promesse.£Si le gouvernement avait consacre les mêmes deux milliards de dollars pour mettre en oeuvre son programme de financement de garderies, il aurait créé à la longue plus d'emplois.Et il aurait créé ces emplois, la ou le besoin est le plus criant.Mais la construction correspond mieux a l image traditionnelle qu'on se fait de l'activité gouvernementale pour lutter contre le chômage.On voit déjà des dizaines de milliers d'hommes retrousser leurs manches pour empoigner leurs outils ou pour grimper sur leur bulldozer.Cela a un côté irrésistible, meme s'il faudra un jour diminuer d'autres dépenses plus importantes ou augmenter les impôts.De toute façon, ce n'est pas comme ça qu'on gère les fonds publics dans un pays qui cherche désespérément à équilibrer les dépenses et les revenus à tous les niveaux.Si Ottawa avait voulu diminuer son déficit, il aurait dû déterminer quels projets etaient indispensables et, par la suite, voter les crédits nécessaires.En décidant de dépenser deux miliards avant de connaître les projets, il ne sait pas s'il en aura pour son argent.Des le départ, on était assuré que les provinces embarqueraient pour obtenir leur part de la manne fédérale, même si cela risquait de briser leur fragile équilibre budgétaire.Quant aux municipalités, elles auraient été bien folles de ne pas se ruer sur l'occasion de faire des travaux publics a un tiers du prix normal.C'est cette cascade de dépenses, y compris celles des entrepreneurs, qui doit aider a relancer l'économie et créer des emplois a relativement peu de frais pour Ottawa.C'est une tactique qui a souvent été utilisée avec d'excellents résultats, depuis les années 30.Mais on n'est plus dans les années 30 et on ne peut plus améliorer la conjoncture et résoudre des problèmes de société en garantissant le plein emploi aux cols bleus et aux peres de famille.Ce ne sont pas eux qui sont les plus accables par la crise actuelle, mais les cols roses, les jeunes et.en général, les employés des services.Le plan d'action libéral prévoit la création de 50 000 places supplémentaires en garderie «chaque annee qui suivra une an-nee de croissance économique de 3 pour cent».La croissance, en 1993, a été bien inférieure à 3 trois pour cent.M.Chrétien n'est donc pas tenu de tenir sa promesse, cette annee.Mais il aurait été bien inspiré s'il l'avait fait.Ce programme doit créer 10 000 emplois par an, mais ce n'est pas ça qui est important.Il libérerait des dizaines de mil- liers de femmes pour chercher un emploi qui leur convient ou pour le créer a leur propre compte.Cela peut sembler bizarre de lutter contre le chômage en permettant à plus de femmes de chercher un emploi.Mais nous vivons dans une société où il est accepté que les femmes aient un emploi.Tant qu'il y a des femmes qui sont empêchées de travailler parce qu'elles ont des enfants, le marché du travail est encore moins parfait que d'habitude.Cette limitation à la mobilité de la main-d'oeuvre féminine augmente le chômage, d'une part, le nombre d'emplois vacants, de l'autre, et les dépenses sociales des gouvernements pour les contribuables.il n'a jamais été question de choisir entre les garderies et les infrastructures et, si le gouvernement a choisi celles-ci, c'est surtout pour des motifs electoraux.Un qui a dù se marrer, lors de la signature de l'accord Ottawa-Québec, c'est le fantôme de Maurice Duplessis.L'accord prescrit les modalités de l'installation de panneaux et de plaques permanentes pour indiquer qu'un projet est le fruit de cette nouvelle collaboration.Duplessis n'avait pas prévu qu'un pont pourrait faire, non pas trois, mais six élections.Qu'a cela ne tienne, on aurait pu, également, mettre des plaques commemoratives dans les garderies.Frédéric wagniere Des sièges « rouges » ?Faut-il ou non augmenter le nombre de députés a l'Assem-blee nationale, de manière a ce que les communautés autochtones y soient nommément representees?Cette question mijote dans la marmite politique, depuis une bonne decennie.Le Directeur général des élections vient de la remettre au feu, en proposant d'ajouter deux circonscriptions amérindiennes a la carte électorale.L'idee, simple en apparence, souleve des di-lemmes quasiment inextricables.Les Autoch-fg ^Él tones vivant hors des reserves auront-ils droit Mk ^ éS3$m\td é,ire leurs représentants?Voteront-ils deux (B\tfoiS: une fois p°ur ,e député de leur circons- mt V^IhI\tcription «normale», une autre pour un député mgBL\tautochtone?Qu'arrivera-t-il du droit de vote \u2022 Ji^l^l\tdes citoyens «Blancs» vivant sur des territoi- ¦r/S iWwÈ\tres a majorité autochtone?1Wmk mmemI Au-delà de ces considérations d'ordre technique, la perspective de sièges autochtones soulève des enjeux autrement plus fondamentaux.Notre systeme démocratique peut-il s'accommoder d'un vote ethnique?Et si les Autochtones devaient avoir droit a des sièges désignés, pourquoi pas ies femmes?Les handicapés?Les Québécois d'origine italienne?Comme on le voit ci-haut, le concept de députation autochtone ouvre tout grand la porte a l'absurde.Malgré cela, il mérite examen.D'abord, parce que ies Autochtones ne forment pas un tout uniforme.Certaines communautés, notamment les Inuit, qui occupent un territoire défini et paient des taxes à l'Etat, pourraient élire leurs représentants à Québec sans déroger aux fondements de notre système électoral.Ensuite, parce que les Autochtones sont les seuls citoyens canadiens a vivre sous un regime spécial, basé sur l'appartenance ethnique.Ce statut crée d'énormes effets pervers et perpétue, en grande partie, l'impasse socio-économique dans laquelle s enfoncent les communautés amérindiennes.À moyen terme, ce statut peut justifier un traitement électoral particulier.Mais a long terme, ce traitement peut, à son tour, contribuer à normaliser ies relations entre la société dite blanche et les Autochtones.A se debarrasser d'un système de ségrégation sans issue.Et a abolir les frontières des réserves pour définir un mode de coexistence moins anachronique et plus prometteur.Agnès cruda DROITS RESERVES et approuve par une assemblée de gens, nos élus, de qui on ne dira pas grand bien pendant quatre ans et qu'on s'empressera de renier a la prochaine ou dans deux élections.Parmi eux se trouvent toujours des gens de moralité plus que douteuse (est-il nécessaire de rappeler le récent cas d'un type ayant falsifié son curriculum vitae et proféré des menaces de mort, et qui siégera encore quatre ans à cette assemblée).Ce sont les décisions de ces gens que Mgr Beaupré nous propose comme standard du bien et du mal?Comment l'Église a-t-elle pu descendre si bas.Pourtant, l'article rapporte que Mgr Beaupré dit: «La moralité d'un acte doit être jugée a partir de la nature meme de I acte», ce avec quoi je suis parfaitement en accord.Et ce qui entraîne nécessairement que la moralité d'un acte est totalement indépendante du nombre de gens s'étant prononcés en faveur ou contre.Donc, de dire, tout de suite après, que «les actes iljégaux sont, par leur nature même, immoraux» est une contradiction.Mais Mgr Beaupré ne craint pas les contradictions.Ainsi, lorsqu'il dit que «la moralité d'un acte.ne doit pas être jugée à partir des motifs de celui qui le pose.» et qu'il nous présente comme exception tolérable à la régie de l'amoralité des actes illégaux celui d'un «pauvre réduit à voler un pain pour survivre», ne nous soumet-il pas ici le cas d'un acte amoral par sa nature même, voler, jugé à partir du motif de celui qui le pose: survivre?Pauvre André Pratte.Il aurait dû savoir qu'on ne doit pas se tourner vers l'Église pour trouver des penseurs.L'Eglise est le refuge de ceux qui ont abandonné la raison, qui ont choisi la foi.qui ont choisi de croire aveuglément, sans questionner, sans preuve.Les fumeurs avaient raison de se sentir floués.La taxe sur le tabac, c'était de l'extorsion pure et simple.Un économiste au ministère des Finances me l'a expliqué: les taxes sur le tabac étaient à un niveau aussi élevé simplement parce que le gouvernement savait que, la culpabilité aidant, les fumeurs accepteraient de les payer.Et bien, plus maintenant ! François CRICNON Ville Mont Royal ainsi la famille de son unique revenu.Sans oublier la perte des privilèges du permis de conduire, que la Régie n'hésite pas à supprimer après examens des rapports médicaux.Ces mêmes rapports ne serviront toutefois pas à indemniser l'accidenté.La SAAQ s'est dotée d'une politique de «gestion par le refus», espérant ainsi décourager les victimes par le biais d'une administration paralysante, ne laissant d'autres ressources qu'une bataille juridique souvent trop onéreuse.Cette façon de procéder de la SAAQ est une véritable invitation à se rebeller contre le système.Les représentants attitrés de la SAAQ peuvent se vautrer dans toutes sortes de négations, manipuler les statistiques d'un taux de satisfaction élevé afin de se donner bonne conscience, tenter de se justifier en dénonçant l'inconduite de nos gouvernements rongés par une faim excessive et boulimique de ses ressources pecu nia ires, il n'existe pas de cause assez noble qui leur confère le pouvoir de traiter les victimes de la route comme des délinquants venus gonfler leurs bourses personnelles à même des profits astronomiques.La victime d'un accident routier ne simule pas par plaisir ou compassion la maladie qui l'atteint.La souffrance parfois invisible aux rayons X est autant dévastatrice et omniprésente que la maladie de l'esprit.Un diagnostic médical rédigé par des experts compétents devrait servir a la SAAQ de preuve irrévocable pour dédommager l'assure.Car le rôle premier de la SAAQ n'est pas de jouer les gendarmes des finances publiques, mais de fournir aux Québécois une police d'assurance collective juste et équitable au moment opportun.Johanne LALONDE ile Perrot le m'adresse a la personne qui a écrit cet article qui n'est pas signé.|e voudrais tout simplement lui rappeler (car je présume qu'elle le sait) que le mot itinérant désigné une personne qui se déplace dans l'exercice de sa charge, de ses fonctions, sans avoir de résidence fixe.Le Petit Robert donne comme exemple «ambassadeur itinérant».l'ai donc commencé à lire cet article avec une image précise jusqu'à ce que le ou la journaliste emploie le mot clochard.C'est ainsi que les journalistes participent à la diffusion d'un glissement de sens et modifient la lecture d'un texte.D.CODIN Montréal blement M.Barnabe.M.Prud'homme, rappelons-le, était aussi celui qui avait déclenché un vaste mouvement de protestation, lorsque le chef Alain Saint-Germain avait condamné l'opération policière qui avait mené à la mort de Marcellus François.Il est plus que temps que les policiers se débarrassent de M.Prud'homme, qui nuit énormément à l'image des policiers et qui ne fait rien pour favoriser le rapprochement entre les forces de l'ordre et les minorités ethniques.Paul-Andre ALLARD Montréal Des fleurs ¦ l'en suis encore euphorique, mais il faut se rendre a l'évidence.Voilà quatre semaines que les sciences font la «une» du cahier B du quotidien La Presse.le lundi.Que puis-je ajouter d'autre que des félicitations à ceux et à celles qui ont finalement compris que.dans notre société technologique, le public a droit à une information scientifique de qualité et évidente au même titre que l'information politique ou sportive.Tout le monde doit être renseigné sur ce qui se mijote dans les laboratoires de chimie, de physique, de biologie ou de biochimie.Les impacts de ces recherches et de leurs applications à court ou à moyen terme doivent être révélés et analysés.Il y a du pain sur la planche pour vos chroniqueurs pour plusieurs années.C'est un grand pas de franchi vers une information de qualité et, en tant que scientifique, je vous en suis grandement reconnaissant.Yvon PEPIN chimiste et professeur à l'UQAM Yves Prud'homme Yves Prud'homme nuit à l'image des policiers ¦ Il y a quelque chose de surréaliste la-dedans.Le président de la fraternité des policiers de la CUM, M.Yves Prud'homme, a encore une fois démontré qu'il n'était pas très fort quand il a frappe de sanctions et réprimandé cinq policiers, qui ont osé porter leur uniforme lors d'une visite à des enfants dans un hôpital.Pendant ce temps, pas une réprimandé pour ceux qui ont tabasse impitoya- « Itinérant » ou « clochard » ?¦ l'aimerais tout simplement vous signifier l'ambiguïté qui ressort d'un article publié récemment sous le titre «Deux policiers du métro sont suspendus pour avoir battu un jeune itinérant ». Lysiane Gagnon LA PRESSE, MONTREAL, JEUD110 FEVRIER 1994 Demain l'alcool ici le prochain référendum, l'avenir i Québec passe par la clarté des enjeux jp^ ujourd'hui le tabac, demain l'alcool.Depuis plusieurs jours, déjà, les distilleries ont commencé à entonner le refrain bien connu (texte de l'industrie du tabac, musique du MATRAC) concernant leur terrible fardeau fiscal et la concurrence injuste de la contrebande.Déjà, si l'on en croit les chefs mohawks eux-mêmes, le marché noir d'Akwesasne s'est recyclé dans la contrebande de l'alcool.Les contrebandiers blancs aussi, évidemment, la seule différence étant que leurs chefs ne sont pas assez têtes brûlées pour aller le crier sur les toits.De toute façon, sans doute n'est-ce plus qu'une question de jours avant que le marché noir de la cigarette soit désormais monopolisé par les Canadiens français blancs et catholiques du Québec, à qui l'on vient d'offrir la tentation ultime: un mirobolant marché \u2014 le plus gros du Canada \u2014 accessible sans douanes, où la cartouche de cigarettes coûte 16 $ de plus qu'au Québec.On comprend le premier ministre ontarien Bob Rae d'être furieux.Sa province risque d'être engloutie par le tabac de contrebande, auquel cas il sera évidemment forcé de calquer sa politique fiscale, jusqu'ici intelligemment axée sur la prévention du tabagisme et l'augmentation des revenus de l'Etat, sur la démarche opportuniste du tandem Chrétien-|ohnson.(Peut-on imaginer le tapage qui se ferait ici, au Québec, si la situation était inversée?Si c'était l'Ontario qui nous exportait cyniquement, avec la complicité d'Ottawa, son problème de contrebande en s'instituant en zone «duty-free»?Ah, on en entendrait parler, de ce «coup de force», de cet épouvantable complot des Anglais contre le Québec.) Mais cela, évidemment, ne concerne pas Daniel lohnson, tout à son désir de se refaire une vertu nationaliste.«Le problème est au Québec, c'est au Québec que j'agis», dit-il, faussement matamore, superbement indifférent à ce qui peut se passer au-delà des «frontières».Mais à moyen terme, cet expédient va lui coûter politiquement très cher: le backlash du Canada anglais contre le Québec le hantera durant tout le reste de l'année, avec ses répercussions prévisibles sur la scène québécoise.vos partisans n'ont pas choisi comme vous le confédéralisme mais plutôt le fédéralisme renouvelé à la Léon Dion, sorte de système as-symétrique, imprécis et honni de tous avec comme seule arme, un choix tactique pour la souveraineté dans l'espoir naïf qu'une fois la souveraineté votée, on pourrait éviter de la faire car la frousse que cela susciterait au Canada anglais finirait enfin par faire débloquer les choses.Vous voyez, monsieur Allaire, les choses de votre côté sont loin d'être claires.Quant au Parti québécois, vous devez reconnaître que son option souverainiste est limpide: un vote d'abord et uniquement pour un pays québécois.Pour ce qui est de l'association politico-économique avec le Canada, le discours prononcé par Jacques Parizeau, le 28 novembre dernier, à Saint-Bruno, situe bien le dossier.Fidèle à la pensée de René Lévesque, le PQ entend toujours maintenir l'espace économique canadien.Certes, il n'est plus question de lier l'émergence du pays québécois aux réponses du Canada sur les nouveaux mécanismes possibles de direction et de gestion de l'union économique qui prévaut depuis 1867.Cependant, le PQ ne ferme pas la porte à des mécanismes conjoints entre les deux futurs pays qui pourraient prendre une forme semblable à celle que vous privilégiez aujourd'hui.La réponse de monsieur Parizeau à ce sujet est non équivoque: « Batira-t-on, par la suite, d'autres organismes conjoints entre les deux pays au fur et à mesure que la mauvaise volonté s'estompera et que nous prendrons l'habitude de vivre côte-à-côte?Bien sûr! Ne soyons justement pas dogmatiques quant à un avenir que Ton sait en constante évolution!» Avec cette réponse et l'ensemble du discours de Saint-Bru-no, vous ne pouvez pas soutenir que la conception péquiste de la souveraineté du Québec fait fi de la tendance mondiale d'associations politica-économiques entre pays et d'intégration dans de grands ensembles.Mais, chaque chose en son temps.Et soyons réalistes quant à la démarche.Chose certaine, cependant, il n'y a rien dans la position péquiste qui vous empêche d'être souverainiste à votre façon.Toutefois, la question que vous devez clarifier est simple: croyez-vous que le Québec doit devenir un pays et êtes-vous prêt à soutenir ce choix même si le Canada anglais refusait maintenant ou plus tard, une association de type confédéral?Opter franchement pour la souveraineté du Québec, c'est choisir et militer pour le projet d'un pays québécois avec ou sans association.tion a au Canada.Une véritable confédération est une association d'États souverains, de pays.Beaucoup pensent que ce modèle d'association entre États par traités (qui peut, incidemment, prendre plusieurs formes), est celui de l'avenir plutôt que le modèle fédéral qui implique, lui, une soumission des États membres à une autorité centrale, sinon supranationale.Toutefois, la franchise et la clarté exigent de dire qu'une association Québec-Canada de type confédéral suppose, au préalable, que le Québec soit devenu un pays, que les Québécois aient opté pour la souveraineté.Et, à cet égard, on ne peut pas être à moitié ou au trois quarts souverain.Le Québec est un pays qui peut signer différentes formes de traités d'association pouvant aller jusqu'au modèle confédéral comme celui de l'Europe de l'Ouest, par exemple, ou il est une province canadienne qui ne pourra jamais rien faire de tel.Devant ces réalités incontournables, il est trompeur de refuser de se dire souverainiste pour se qualifier de « confédérationniste ».D'abord, il y a erreur sur le mot.On est fédéraliste ou confédéralis-te et, si on est confédéraliste, on est nécessairement souverainiste, indépendantiste, en somme, en faveur de l'option du pays québécois.On peut aussi être souverainiste sans souhaiter une future association Québec-Canada de type confédéral ou autre.Cependant, on ne peut pas chercher à obtenir un véritable cadre confédéral Québec-Canada en faisant croire que cela nous évitera de passer par la souveraineté.Car, même si le Canada anglais acceptait de transformer l'union fédérale en union confédérale, cela conduirait malgré tout le Québec à accéder au statut de pays.Il ne faut pas tromper les gens sur le sens des mots et des concepts.Il ne faut pas non plus les leurrer sur la faisabilité des démarches pour atteindre les transformations souhaitées.Proposer, comme vous le faites, cher monsieur Allaire, une véritable confédération Québec-Canada, sans mettre l'accent sur la nécessaire et inévitable souveraineté du Québec, c'est, en quelque sorte, revenir au trait d'union entre la souveraineté et l'association et, surtout, c'est faire fi de la réaction du Canada anglais qui, depuis toujours, s'est montré réfractaire à toutes les propositions de changement en profondeur venant du Québec.Soyons donc précis: on ne peut pas escamoter l'étape du choix de faire la souveraineté.Ce n'est pas le Canada anglais qui choisira de son plein gré de transformer L 'auteur est un ex-député à l'Assemblée nationale et aspirant candidat du Parti québécois en vue des prochaines élections.Cher Monsieur Allaire, Au cours des derniers mois, nous avons eu ensemble plusieurs échanges intenses et amicaux sur l'avenir du Québec et j'ai développé pour vous un très grand respect.|e suis de ceux qui saluent sans arrière pensée votre courage et votre détermination et qui considèrent que votre engagement aux côtés de lacques Parizeau et Lucien Bouchard, lors du référendum de l'automne 1992, a été un geste majeur pour l'avenir de notre peuple.Malheureusement, aujourd'hui, je me sens obligé de vous interpeller publiquement, car j'ai la conviction que la voie que vous avez maintenant choisie de prendre risque à la fois de vous faire perdre une crédibilité importante et de crecr une confusion qui serait contraire aux nobles intérêts auxquels, je sais, que vous êtes profondément attaché.Vous n'êtes pas sans savoir que les Québécois ont payé cher et continuent de payer cher en temps, en énergie et en argent leurs tergiversations autour du débat constitutionnel.Depuis plus de trente ans, la grande majorité de nos élites politiques, économiques et intellectuelles s'activent à promouvoir l'idée que le Québec doit acquérir une bien plus grande autonomie politique afin de mieux organiser son développement so-cio-économique et de mieux assurer sa sécurité et son épanouissement culturel.Cela a conduit au rejet presque généralisé du statu quo constitutionnel.Après de multiples batailles et deux référendums, depuis 1980, un grand moment de vérité pointe à l'horizon.Et, pour la première fois, nous serons conviés à choisir très clairement le cadre politique dans lequel nous voulons que notre société distincte évolue: une province canadienne de plus en plus minorisée et non reconnue pour sa spécificité ou un pays québécois plus petit mais complètement maître de son destin.Contrairement à ce que vous laissez entendre, il n'y a pas et ne peut y avoir de troisième voie.Vous prônez le modèle confédéral en le présentant comme une alternative mitoyenne.Vous le savez, j'ai souvent parlé de ce modèle que René Lévesque avait rebaptisé sou-veraineté-association à cause du sens erroné que le mot confédéra- Jean-Pierre Charbonneau l'union fédérale en une union confédérale.Si une telle transformation devait se faire, et certains peuvent la souhaiter, elle viendra après que les Québécois auront décidé, majoritairement, de faire la souveraineté.Au mieux, la négociation se fera pendant la période précédant l'accession à l'indépendance alors qu'après une victoire référendaire, on discutera du partage des actifs et des passifs et du maintien de certains liens entre les deux pays ou, au pire, quelques années après l'indépendance du Québec quand les esprits se seront calmés.Chose certaine, si vous souhaitez sincèrement en arriver à une véritable confédération Québec-Canada, vous devez vous ranger sans ambages dans le camp du Parti québécois et du Bloc québécois, lors du prochain référendum.Bien plus, vous devriez vous demander s'il est opportun, maintenant, de diviser le vote souverainiste aux prochaines élections générales du Québec.Favoriser la ré-élection des libéraux de Daniel lohnson, qui ne recherchent même plus un fédéralisme renouvelé, va à contre-sens par rapport à votre objectif d'une véritable confédération.\u2022 A moins que votre option constitutionnelle véritable soit plutôt celle de votre nouvelle recrue, le député Yvon Lafrance, qui souhaite, lui, un fédéralisme renouvelé, ce qui n'intéresse cependant pas, vous le savez bien, ni Daniel lohnson, ni Jean Chrétien.En fait, je crois comprendre que plusieurs de Demain, donc, l'alcool.Et alors, bien- sûr, quand le problème aura pris des proportions endémiques (pourquoi payer son gin 40$ à la SAQ quand votre voisin de bureau vous en offre pour deux fois moins?), les gouvernements s'écraseront une fois de plus.Relisons, sans mourir de rire, les toute récentes déclarations du ministre Ciaccia, qui s'opposait à l'entrée au Québec de la bière américaine sous prétexte que son faible prix encouragerait les jeunes à boire! Ah tiens! Et le tabac, alors?Les gouvernements viennent de renoncer officiellement au principe qu'il est juste et rentable de tirer des revenus des produits non-essentiels ou nocifs.Et le manque à gagner?Pas grave, il y a toutes sortes de solutions de rechange.On peut augmenter l'impôt sur le revenu.Ou, d'une mince fraction, le taux de la TPS et de la TVQ (ça ne paraîtra pas trop).Ou taxer le lait, le beurre, les oranges.Ou encore, comme se le promet le ministre des Finances Paul Martin, ancien membre du conseil d'administration d'Imasco, «élargir l'assiette fiscale» et mettre la hache dans les REER.Ou encore imposer des frais modérateurs aux visites médicales, aux urgences dans les hôpitaux, à l'achat de médicaments, sans compter qu'il reste encore des postes d'infirmières à couper, non?l'exagère?Pas du tout.Ces perspectives sont en parfaite conformité avec cette scandaleuse baisse des taxes sur le tabac.Il y avait d'autres façons de lutter contre la contrebande, mais il aurait fallu du courage politique face aux compagnies de tabac et aux artisans de la contrebande.Qui aurait cru, tout de même, que des gouvernements dits libéraux en seraient venus à céder aussi totalement aux multinationales du tabac et aux pou-jadistes du MATRAC, et cela, avec l'appui d'une opposition qui persiste à se dire sociale-démocrate?(Cela, incidemment, c'est la blague de la décennie: it y a belle lurette que le PQ, aligné sur « la garde montante», n'a que des réflexes de droite sur le plan économique.Quant au Bloc.il fallait entendre, mardi, le député Michel Gauthier s'opposer à la surtaxe sur les profits, affirmer que la taxe à l'exportation de 1992 avait été inefficace (c'est faux) et agiter le spectre de l'exode des compagnies de tabac.On aurait cru entendre le relationniste du lobby du tabac!)- contrôler les médias Québec:I L'auteur est étudiant en Fi nance au cégep de Lévis-Lau zon.Tout comme vous, je vis cette vague de froid enfermé dans mon petit 4 1/2, limitant le plus possible mes déplacements.Je dois aussi, comme vous, chauffer mon appartement, afin de le maintenir à un niveau acceptable.Le chauffage que j'utilise, ainsi que la lumière et toutes les autres choses qui nous facilitent les tâches quotidiennes sont alimentés par l'électricité.Celle-ci m'est offerte par l'entreprise d'État se nommant Hydro-Québec.Tout d'abord, j'aimerais mettre les choses au clair.Je n'ai absolument rien contre la société d'État, la construction de barrages, le lobbying, le capital politique.Mais ce qui m'irrite dans Hydro-Québec, c'est sa manière de le faire.Puisque, de ce temps-ci, tout le monde dépend de l'électricité, Hydro en profite pour diffuser aux médias la demande quotidienne d'électricité, ainsi que les réserves de Mégawatts restantes dans le réseau.Ainsi, pour le commun des mortels, Hydro a presque atteint son niveau maximal de production, brandissant ainsi implicitement le spectre du vide énergétique dans l'inconscient collectif.le crois qu'Hydro et les «cerveaux» qui s'occupent de diffuser la «propagande pro-électricité» tentent ainsi délibérément de manipuler l'opinion publique face à son image de marque et face aux projets de construction de nouveaux barrages.Tout le monde sait maintenant qu'il est plus difficile de construire des barrages qu'auparavant.Les groupes écologistes et autochtones y sont farouchement opposés.Les Québécois en général s'interrogent sur la pertinence de nouveaux barrages mais n'ont pas encore, pour la majorité d'entre eux, d'opinion clairement définie.Ils ont d'ailleurs peut-être raison.Rappelons-nous la décision de redémarrer les mini-centrales Bien sûr, on nous dira que les compagnies sont «punies».Mais la taxe à l'exportation, dans un contexte oû la consommation du produit légal va aug-: menter, c'est une blague monumentale.L'industrie n'a plus besoin d'alimenter le marché noir par des exportations-bidons, une fois assurée de voir augmenter le nombre de fumeurs «légaux» alléchés par la baisse de prix, une fois assurée de pénétrer plus efficacement que jamais le fertile et durable marché des adolescents.Quant à la surtaxe sur les profits, les compagnies s'en plaignent pour la forme.Ce serait une énorme erreur de stratégie de leur part de crier Victoire.Cette surtaxe est une chiquenaude sur la main à comparer avec les perspectives qu'ouvre la réduction des taxes sur l'ensemble du marché canadien.D'une province à l'autre jouera l'effet de dominos.Après le Québec, ce sera l'Ontario, puis les Prairies, puis la Colombie britannique: à chaque étape, cela veut dire quelques milliers de nouvelles recrues, des jeunes qui deviendront des fumeurs d'habitude.La réduction des taxes a aussi, pour l'industrie du tabac, l'avantage corollaire (et capital) de compromettre les efforts de l'administration Clinton pour augmenter le prix du tabac aux Etats-Unis.Ces efforts se heurtent, on s'en doute, à une solide opposition financée par le puissant lobby du tabac.Or, l'un des principaux arguments des partisans de la hausse du prix du tabac, c'était justement l'exemple canadien.Au Canada en effet, la consommation du tabac avait diminué proportionnellement à la hausse des prix.Le Canada faisant machine arrière, il va de soi que cela consolidera le lobby américain du tabac, qui aura beau jeu de proclamer que l'expérience canadienne a échoué.¦ Hydro brandit le spectre du vide énergétique dans l'inconscient collectif n'est pas tellemement utilisée dans notre belle province.Est-ce que le lobbying est tellement puissant en faveur de l'or bleu que nous oublions, nous, citoyens, que nous pouvons agir dans ce débat qui met en jeu des milliers d'emplois.Des emplois bien précieux de nos jours.Sans parler de l'usage que nous faisons de l'environnement, des terres autochtones et de l'héritage que nous laisserons à nos descendants.Le Québec est un endroit merveilleux pour vivre, gar-dons-le propre.Ayons toujours un esprit critique pour tenter de découvrir le véritable but des informations que présente Hydro aux médias.Vous savez, ce que je pense tout bas, je suis persuadé que quelques gros cerveaux y ont déjà pensé avant moi.dement réalisable de relance économique.|e crois qu'un choix de société s'impose et qu'il doit provenir de la bouche de la population et non seulement du fruit des décisions prises par les gestionnaires, financiers et banquiers qui décident plus au nom de la sacro-sainte rentabilité optimale.Alors, nous devrions redéfinir plus claire-mentl'usage de la ressource hydroélectrique et les moyens de production que nous entendons utiliser pour les prochaines années.On doit repenser toutes les utilisations faites de notre consommation d'électricité et penser en terme de réduction.D'ailleurs, il serait intéressant de démontrer pourquoi la production d'énergie éolienne, moins dommageable pour l'écosystème.sur la Saint-Maurice, la Rivière du sud.la lacques-Cartier et leurs semblables.Une étude ultérieure a démontré que ces petites centrales, en raison de leur vétusté et de leur nombre, étaient plus dommageables pour l'environnement qu'un seul barrage de l'envergure de LG 1.Mais il y a plus.Tandis que les politiciens provinciaux, près d'une nouvelle élection, ne désirent pas de confrontation avec les groupes de contestation, ils espèrent que l'opinion publique soit plus favorable à leur cause pour faire l'annonce de grands travaux hydro-électriques.Ce qui équivaudrait à du capital politique potentiel avant les élections.Donc, le lobbying puissant qu'exerce Hydro auprès du gouvernement ressemble de plus en plus à la seule voie possible et rapi- Quant aux mesures de prévention, elles ne pèseront pas lourd à côté du facteur prix, qui est un incitatif autrement plus fort que les campagnes d'éducation, à plus forte raison quand le gouvernement lance un double message en facilitant l'achat de ce qu'il dit considérer nocif.La limite de 18 ans?Une pure farce.L'élimination des mini-paquets?Les jeunes se sépareront les paquets réguliers! Ces mesures, dans le contexte d'une réduction draconienne des prix, c'est de l'argent jeté à la mer. Jusqu'au 28 février LA PRESSE.MONTREAL.JEUD110 FEVRIER 1994 Les républicains fourbissent leurs armes contre le système de santé à la canadienne MARIE TISON de la Presse Canadienne ge d une station de télévision privée torontoise sur la situation dans les hôpitaux de la ville en période de restrictions budgétaires.Il commençait avec ces mots: «Si vous vous sentez mal, n'allez pas à l'hôpital, à moins qu'il ne s'agisse d'une urgence grave».Attente Puis.M.Michael Walker, le directeur exécutif du Fraser Institu-te, est venu présenter aux républicains les résultats de la plus récente étude de l'organisation de recherche de Vancouver sur les listes d'attente dans le système de santé canadien.Il a soutenu que si les États-Unis tentaient de limiter le budget global de la santé, comme le faisait le Canada, ils connaîtraient également des problèmes de rationnement des ressources et de périodes d'attente.Le Dr William Mackillop, un cancérologue au Centre régional du cancer à Kingston, en Ontario, a affirmé de son côté que jusqu'au début des années 1980, le système canadien aurait pu servir de modèle au monde.Mais depuis, la population a pris de l'âge, il y a plus de cas de cancer, et le financement n'a pas suivi aussi rapidement.Il a affirmé qu'en Ontario, les cancéreux devaient attendre deux fois plus longtemps maintenant qu'il y a 10 ans avant d'être traités.Les questions des républicains laissaient entrevoir leurs tendances.«Dans tous les systèmes à planification centralisée, comme l'Union soviétique, il y a du marché noir, a déclaré l'assistant d'un représentant.À quel point ce problème existe-t-il au Canada?» M.Walker a déclaré que certains amis du gouvernement bénéficiaient d'un traitement de faveur et passaient avant les autres, et que d'autres, comme l'ancien premier ministre québécois Robert Bourassa, allaient se faire traiter aux États-Unis.Il a ajouté que les provinces elles-mêmes envoyaient des patients au sud de la frontière parce qu'elles ne pouvaient pas fournir à la demande.Désespoir Le Dr Mackillop a cependant interrompu M.Walker pour affirmer que les provinces n'agissaient pas nécessairement par désespoir : les États limitrophes sont parfois tellement sur-équipés qu'ils sont prêts à traiter des patients canadiens à très bas prix pour rentabiliser leurs équipements.11 ne s'agissait pas de la seule mise au point du Dr Mackillop.M.Walker a soutenu qu'une province comme l'Ontario retardait l'introduction de nouvelles technologies moins radicales que les anciennes, comme la laparo-scopie, parce qu'elles risquaient d'intéresser des patients qui, jusqu'à maintenant, préféraient en* durer leur mal plutôt que de se soumettre à une opération chirurgicale majeure.Le Dr Mackillop a protesté à l'effet que les fonctionnaires on-tariens n'étaient pas à ce point retors.« Vous avez raison, a concédé le directeur exécutif du Fraser Insti-tute.Ils ne pensent pas à ça consciemment.» MM.Walker et Mackillop ont alors du mettre fin à la séance d'information pour aller témoigner devant les membres du comité des voies et moyens.« Les démocrates ont appris que nous étions à recueillir des informations intéressantes, et ils ont trouvé un moyen d'y mettre fin», a blagué une des organisatrices de la rencontre.WASHINGTON ¦ Les républicains se sont penchés hier sur le système de santé canadien afin de trouver les arguments qui leur permettront de s'opposer à l'implantation d'un tel système aux États-Unis.Le Congrès américain, par le biais de ses divers comités, est occupé ces temps-ci à étudier le projet de réforme du système de la santé présenté par le président américain Bill Clinton.Les congressistes étudient également des projets présentés par les républicains, qui font davantage appel au secteur privé que le plan présidentiel, et certains projets démocrates, qui se rapprochent du système canadien en donnant au gouvernement le rôle central.Alors que les membres, à majorité démocrate, du puissant comité de la Chambre sur les voies et moyens étudiaient justement hier matin un projet de système de santé à la canadienne, la Conférence républicaine de la Chambre des représentants a organisé à l'intention de ses membres une séance d'information sur le système canadien afin d'en souligner les faiblesses.Pour donner le ton, la rencontre a commencé avec un reporta- PHOTO REUTER Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a salué hier, à sa sortie des Communes, un groupe d'étudiants en visite au parlement d'Ottawa.En chambre, il a réagi aux critiques de son homologue de l'Ontario, Bob Rae, qui s'est élevé contre la décision d'Ottawa d'abaisser les taxes sur le tabac.M.Chrétien a traité M.Rae d'autruche et l'a accusé de faire de la \u2022petite politique mesquine ».Offre basée sur le modèle AE04BM-XA.Photo pour fin d'illustration seulement.Bail de 48 mois avec option d'achat ; comptant de 1000 S.Coût total du bail : 12 692 $.Prix de l'option d'achat de 5 206,18 $.Le concessionnaire peut offrir un bail à prix moindre.Offre valable pour les nouveaux modèles 1994 vendus au détail aux clients admissibles, pour un bail de 48 mois avec option d'achat et comptant indiqué ci-dessus.(Frais de transport et préparation (600 S maximum), d'immatriculation, d'assurance et taxes en sus.) Premier versement et dépôt de sécurité requis au moment de l'achat.Baux de 24 et 36 mois également offerts.Les montants de l'option d'achat et du bail sont fixés en fonction d'un maximum de 96 000 km.Des frais de 7c le kilomètre supplémentaire seront calculés.Offre valable jusqu'au 28 février 1994.Voyez votre concessionnaire Toyota pour tous les détails.Réfugiés : Marchi vérifie l'équité de l'appel Presse Canadienne OTTA WA TOYOTA ¦ Le ministre de l'Immigration, Sergio Marchi, a mis sur pied un petit groupe de travail chargé de vérifier l'équité du processus d'appel dans les cas de personnes dont les demandes de statut de réfugié ont été refusées.M.Marchi a annoncé hier qu'il a demandé à M.Lorne Waldman.avocat spécialisé en immigration, et Mme Susan Davis, directrice exécutive des Services d'aide à l'immigration juive, de rencontrer des organisations non gouvernementales pour débattre de ces questions.Tous deux devraient soumettre leurs recommandations au ministre d'ici la mi-mars.Ni M.Waldman ni Mme Davis ne seront rémunérés.En 1992.un rapport du Haut commissariat des Nations-unies pour les réfugies classait le système d'accueil de réfugiés du Canada «parmi les meilleurs au monde», mais y décelait des lacunes dans les procédures d'appel.Le ministre Marchi s'est dit sensible aux inquiétudes exprimées au «u-jet du processus d'appel.* Votre concessionnaire VOTRE CONCESSIONNAIRE chAtiauguay Cfùf- luQuJy TovcU 682*1200 C0WANSV1LLE Co*jnsvifte To.oU 263 8960 ORUMMONOVILU ÎOVOtl Orummootfvme 4771777 lOUCMffMUl Tr»oU Duvai «5-2350 BROSSARO B'ossa'd Toyou régime de retraite de l'employeur, beaucoup de travailleurs dépendent de l'aide gouvernementale alors même que les programmes sociaux canadiens sont remis en question et soumis à des réductions budgétaires.Mendier, emprunter ou voler?«Ils devront mendier, emprunter ou voler», croit David Ross, président du National Forum on Family Security.«En excluant un grand nombre de personnes des emplois comportant des avantages sociaux, nous exposons ces gens à devenir dépendants des programmes d'aide sociale.Si le filet de sécurité rétrécit, ils formeront une classe de Canadiens sous-privilégiés.» Les problèmes les plus importants que devront surmonter ceux qui occupent ces emplois précaires se révéleront lorsqu'ils atteindront l'âge de la retraite.Ils n'auront alors très probablement pas d'épargnes ou de régime de retraite privé, si bien qu'ils dépendront entièrement des programmes fédéraux tel le régime de pension.«Lorsque ces gens atteindront l'âge de la retraite, nous ferons face à une génération âgée peu homogène», prédit ludith Maxwell, ex-président du Conseil économique du Canada et professeur à l'université Queen.« Un pourcentage élevee de cette population dépendra totalement du régime de pension et des programmes sociaux pour personnes âgées.Le reste sera relativement à l'aise et bénéficiera de régimes privés de retraite et de divers autres avantages.Nous devrons alors mieux cibler notre système de revenu pour les retraités.Troubles sociaux prévus Certains analystes craignent que des troubles sociaux se produisent advenant que la tendance actuelle se maintienne.Durant la campagne électorale de l'automne dernier, le leader libéral Jean Chrétien avait laissé entendre qu'une révolution éclaterait si le taux de chômage atteignait 25 pour cent.Or, M.Kroeger estime que si les statistiques du chômage comprenaient ceux qui, découragés, ont abandonné volontairement le marché du travail et ceux qui travaillent involontairement à temps partiel, le taux du chômage serait déjà de 26 pour cent.«Les gouvernements devraient envisager sérieusement la possibilité que des problèmes sociaux de grande ampleur surgissent», a-joute M.Kroeger.Plusieurs expriment les mêmes craintes: «La situation actuelle, selon moi, menace la stabilité sociale, affirme M.Bercherman.» Les jeunes, notamment, pourraient nourrir une colère de plus en plus forte.De 1980 à 1990, le revenu moyen des familles dont le chef avait moins de 25 ans a chute de 20 pour cent.Les jeunes, des victimes «Le travail précaire est en effet fortement concentré chez les jeunes.Ceux-ci ne peuvent raisonnablement espérer participer de plain pied, avant peu.à la vie active de la société.Cette aliénation, ils la dénonceront très probablement de plus en plus fortement.» Certaines des solutions qui sont proposées donnent un son familier, mais elles n'ont pas encore ete réellement mises à l'épreuve.Ainsi, on parle de stimulants financiers a la formation et a l'éducation, de programmes d'emplois partagés, de retraites anticipées, d'heures reduites de travail, de congés périodiques pour permettre aux travailleurs de se recycler de façon constante, etc.Arthur Cordell, un spécialiste et conseiller en changements technologiques auprès du ministère fédéral des Communications, croit qu'on devrait lancer un programme international en vue de réduire la semaine de travail \u2014 avec réduction équivalente de salaires, évidemment \u2014 afin que les emplois disponibles soient mieux distribués.r v Homosexualité: le Vatican critique le Parlement européen Agence France-Presse CITE DU VATICAN ¦ L'Osservatore Romano a critiqué sévèrement hier la décision du Parlement européen de condamner les mesures discriminatoires envers les homosexuels et les lesbiennes dans la Communauté et de reconnaître les mariages entre personnes du même Sexe.«Les revendications et les prétentions du genre homosexuel ne rentrent pas parmi les droits humains authentiques», a affirmé le thcologien# moraliste du journal du Vatican, le père Ginoc Concet-ti.Après avoir rappelé que le modèle du mariage ne peut être réalisé qu'entre un homme et une femme, ce dernier affirme «qu'aucun être humain ne peut remplacer le père naturel, aussi bien dans la procréation que dans l'éducation.À plus forte raison, aucun homme ne peut remplacer le mere naturelle».«L'enfant, quant à lui, a le droit d'être éduqué par son père et par sa mère, ajoute l'Osservato-re Romano.En absence de ces derniers, un père et une mère adoptifs formant une famille régulière peuvent les remplacer.«Ouvrir les portes a toute forme de liberté n'est pas toujours un signe de progrés et de liberté, tout comme l'idolâtrie du sexe», affirme le père Concetti.Dans leur résolution, les élus européens ont notamment déploré l'interdiction faite aux couples homosexuels d'avoir recours à des dispositions juridiques se substituant au mariage.Comme la moitié des couples qui n'ont pas d'enfant, Lorraine et Cari Peterson l'ont fait par choix.\tphotocp Ils n'ont pas eu d'enfants et ne le regrettent pas Presse Canadienne ¦ Les couples qui choisissent délibérément de ne pas avoir d'enfants ne regrettent généralement pas leur décision lorsqu'ils atteignent un âge plus avancé.Selon une étude réalisée par l'université Western Ontario, «en choisissant de ne pas avoir d'enfants, ces gens ont l'impression d'avoir plus d'emprise sur leur vie active».Selon Ingrid Arnet Connidis.sociologue de cette université de London, en Ontario, les personnes qui, par contre, sont sans enfants a cause de problèmes de stérilité ou par crainte de transmettre une tare génétique, «sont plus portées, à un âge plus avancé, à admettre qu'une vie sans enfants n'a pas que des avantages».Eïn 1991, 11,9 pour cent des femmes de 35 à 44, mariees ou ayant déjà été mariées, étaient sans enfants, contre 8,4 pour cent en 1981 et 7,8 pour cent en 1971, selon les données de Statistique Canada.L etude de Western Ontario a été réalisée auprès de 678 personnes de 55 ans et plus de la région de London.Le projet était, dans l'ensemble, consacré a étudier l'aide et les appuis sociaux offerts à ces personnes.L'étude a porté sur quatre catégories de personnes: «les parents rapprochés, les parents éloignés, ceux qui ont choisi de ne pas avoir d'enfants et ceux qui n'ont pas eu d'enfants en raison des circonstances».Mme Connidis, secondée par lulie Ann McMullin, de l'Université de Toronto, a découvert que les parents qui sont distants face a leur progéniture sont généralement moins satisfaits de la vie qu'ils mènent que les parents qui demeurent très proches de leurs enfants.«On a note une autre différence: les couples qui n'ont pas eu d'enfants a cause de diverses circonstances sont également moins satisfaits de la vie qu'ils mènent que ceux qui sont proches de leurs enfants.«Ceux qui sont demeures sans enfants par choix sont généralement à peu près aussi satisfaits de leur vie que ceux qui sont proches de leurs enfants.» Certains des couples qui n'ont pas eu d'enfants a cause des circonstances ne constatent les désavantages de cette situation qu'en atteignant un certain âge, ajoute Mme Connidis.Ces gens basent leurs regrets sur une fausse perception de la vie.Ils assument en effet que «si vous avez des enfants, ils seront bons pour vous.Ce n'est pas nécessairement vrai», ajoute Mme Connidis.L'étude a également démontré que les décisions prises lorsque vous êtes jeunes peuvent avoir de profondes conséquences à long terme.«Ces décisions vous influencent a long terme, non seulement parce que vous n'avez pas d'enfant pour prendre soin de vous lorsque vous êtes plus âgés, mais également en vous faisant percevoir la vie différemment.» isftnjhjgs^r1\" s-ijâàP* QU'EST-CE !>TA!RWAY- \u20221 T?*ntAven frpkmn »iir/'.\u2022 OUI DURE \u2022«v *Ht MMafaininfl Stairway to heaven le système téléphonique toshiba.vous etes au collège.l'un contre l'autre.le disque tourne.vous souhaitez que la musique i ne ' 1 \u2022 \u2022 \u2022 cesse jamais.quelques années plus tard.vous l'entendez dans l'ascenseur.La tete vous tourne.vous commencez à avoir de L'ADMIRATION PQU R G A -DtlWABILlTC.- vous pensez que ce serait mer-veilleux si toutes les 'bonnes choses de la vie étaient aussi durables.* PLUS LONGTEMPS?Le principe de base sur lequel repose notre succes est très \u2022 \u2022 ' \"* 2 ' ' ,f k i simple :.la fabrication d'un système téléphonique aussi flexible et adaptable que les entreprises de nos clients.r ce qui devrait\" prouver ceci : bien que le système téléphonique Toshiba ne puisse durer aussi longtemps que d'autres bonnes choses de la vie.il sera en affaires aussi longtemps que vous le serez.v.j TOSHIBA Une force du monde d'aujourd'hui.\" A.S.TELECOM INC.TÉL.: (514) 326-5423 FAX: (514) 326-6576 LA PRESSE.MONTREAL.JEUD110 FEVRIER 1994 B 9 Le retour en ville au coeur ! de la grève des médecins des iles-de-la-Madeleine MARTHA CAGNON ¦ Aux iles-de-la-Madeleine, 17 omnipraticiens font actuellement une grève de zèle pour forcer le ministère de la Santé à adopter un règlement pour permettre aux médecins travaillant dans les régions éloignées de revenir travailler près des grands centres universitaires lorsqu'ils le désirent.La Fédération des médecins omnipraticiens surveille de près ce dossier qui risque d'avoir des répercussions sur l'ensemble de la profession.Depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur la réforme de la santé et des services sociaux, c'est la première fois que des médecins travaillant dans une région éloignée font une demande pour revenir travailler dans des villes près des centres universitaires.Or, les quatre ominipraticiens qui désirent quitter le Centre hospitalier de l'Archipel, à Cap-aux-Meules, ont appris que leur retour était loin d'être assuré, contrairement à ce qu'ils croyaient.Selon le porte-parole, le Dr |ean-lacques Saint-Aubin, «parce que ces medecins ont accepté de s'exiler durant plusieurs années, d'améliorer les services dans une région éloignée, ils sont aujourd'hui pénalisés.On leur refuse des postes dans des villes.C'est tout simplement inacceptable.Nous avons été leurres.» Les médecins pratiquent â Cap-aux-Meules depuis plusieurs années.Leur âge varie de 30 à 3b ans.«Ils ont fait leur temps et veulent quitter pour des raisons personnelles.Ce n'est pas un ca- price, mais une exigence normales, précise le Dr Aubin.Dans une lettre adressée à tous les medecins en 1991, l'ex-minis-tre de la Santé, Marc-Yvan Côté, s'était pourtant engagé à réserver des postes en priorité aux médecins qui désirent revenir dans les grands centres après avoir pratiqué dans les régions éloignées.«On apprend aujourd'hui qu'il n'existe aucune directive ou règlement permettant le retour des médecins», déplore le Dr Saint-Aubin.L'article 377 de la Loi 120 dit également ceci: «Le ministre de la Santé fixera un nombre de postes dans les régions universitaires pour les médecins qui reviendront d une région éloignée.» L'intention est la, mais ;1 semble qu'on ait oublié de prévoir des mécanismes d'application.De plus, la loi ne fixe aucune durée de temps pour le médecin qui désire revenir.Deux des médecins de Cap-aux-Meules se sont vu refuser des postes à Sherbrooke et à Saint-Raymond de Portneuf, près de Québec.Dans chaque cas, la Régie régionale de la santé a fait savoir que le plan d'effectifs était complet et ne pouvait ctre modifié.En fait, les Régies ne savent pas trop quoi faire avec ce problème et demandent au ministère de préciser les réglés.A la Fédération des omnipraticiens du Québec, le Dr Georges-Henri Gagnon déclarait hier qu'il existait beaucoup de confusion et qu'il fallait absolument éclaircir la situation.«On ne va pas commencer à regler les cas un par un.Il faut s'entendre sur un mode général d'application.À notre avis.il est clair que l'on doit prévoir des mécanismes pour assurer le retour du médecin qui a travaillé durant deux et trois ans dans une région éloignée.Sans cela, on risque de se retrouver avec plusieurs démissions sur les bras.» D'après la Fédération, depuis trois ans, 79 omnipraticiens ont accepté d'aller pratiquer loin des grands centres.Le problème du manque de ressources est beaucoup moins important qu'auparavant même si la rotation est encore très grande dans certaines régions comme l'Abitibi et la Gaspésie.Le Dr |ean:|acques Aubin affirme que les iles-de-la-Madeleine sont maintenant bien desservies par les médecins.«Quand je suis arrivé en 1979, il n'y avait que quatre omnipraticiens pour une population de 15000 habitants.Aujourd'hui, nous sommes 17.Il ne faudrait pas décourager les prochains médecins qui voudraient venir s'établir.» En plus des quatre médecins qui cherchent des postes, deux autres ont trouvé du travail ailleurs et sont prêts à quitter.On se retrouve donc avec six médecins sur 17 qui désirent partir.Depuis le début de la semaine, les omnipraticiens du Centre l'Archipel ne font plus qu'assurer les services essentiels pour sensibiliser le ministère à leur problème.Selon le Dr Aubin, les médecins ne veulent pas simplement régler le cas de Cap-aux-Meules; ils réclament une entente pour tous les omnipraticiens.«C'est une question cruciale.On a voulu inciter les médecins à travailler en région, mais il faut aussi leur permettre de revenir.» L'école de Summerhill menacée de fermeture Heuter LONDRES ¦ L'école privée de Summerhill, bastion de l'enseignement progressiste.a été menacée hier de fermeture par l'inspection scolaire britannique.« L'école assure bien mal les besoins pédagogiques des élèves», peut-on lire dans un rapport public mercredi.Le document ajoute que certaines salles de classe sont «inconfortableset lugubres» et ont «une apparence sordide».Ses auteurs donnent à l'école deux mois pour répondre aux critiques, sous peine de fermeture.L'école, fondée en 1921 dans le comté anglais de Suffolk, a acquis depuis lors une réputation internationale pour le caractère coopératif et libertaire de son enseignement.Elle ne compte que 66 élèves de six à 17 ans, dont beaucoup viennent d'Allemagne et du japon.Les frais de scolarité y sont de 5000 livres sterling (9800$ CAN ) par an.La directrice, Zoe Readhead, fille du fondateur de l'école, A.S.Neill, a toutefois rétorqué que les inspecteurs n'avaient pas compris l'essence même de Summerhill.«Notre but n'est pas d'assurer une kyrielle de mentions très bien.On ne peut pas juger du bonheur, de la confiance et de la responsabilité avec une pièce de papier.C'est un peu comme si une église se faisait inspecter par des athées», a-t-clle dit.Un pharmacien finit par obtenir justice devant la Cour d'appel Mélissa Latulippe-Tremblay, lauréate du concours Le fronçais, une passion qui m'attrape.Faites le tour du propriétaire pendant les Portes ouvertes dans notre école primaire f 10 février, de13hà15h Ecole Louis-C 10122, boul.Olympia Montréal, 596-5320 ^Vaincre le froid et économiser 156s.^ Notre versatile parka de duvet.k .,.¦ » .\u2022 1 .* * **-\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 *.\u2022 \u2022 î « \u2022 \u2022 \u2022 ._ , .\u2022 Maintenant à tous les magasins A.Gold & Sons et à notre entrepôt Commandez SANS FRAIS à l'extérieur de Montréal 1-800-263-2050 \u2022 A Montréal 288-4653 Entrepôt 2050-2056, Bleury \u2022 960, Ste-Catherine O.\u2022 La Place Vertu Promenades St-Bruno \u2022 Mail Champlain Brossard \u2022 Centre Rockland Fairview Pte-Claire \u2022 Carrefour Laval \u2022 Galeries d'Anjou rs\tCartes Atnoricaii Kxpivss.Visa, MasterCard, Diners, 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totale des prix : 10 192 S Le texte des règlements du concours est disponible à La Presse et CITÉ.Les personnes gagnantes devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Les fac-similés entièrement faits à la main sont acceptés.Nominations au comité Kenniff ¦ Le ministre de l'Éducation )ac-ques Chagnon vient de procéder a la nomination d'une représentante de la communauté anglophone catholique, Antoinette Modric, et d'une représentante de la communauté francophone protestante, Christiane Constant, au sein du comité pour la mise en place des commissions scolaires linguistiques.Mme Modric, enseignante, est commissaire représentant les parents à la Commission scolaire Sault-Saint- Louis depuis trois ans.Le quart des élèves de cette commission scolaire sont des anglophones catholiques.Quant à Mme Constant, avocate, elle est commissaire à la Commission scolaire South Shore depuis trois ans.Cette commission scolaire compte plus de 1 600 élèves francophones protestants, ce qui en fait la deuxième commission scolaire en importance pour cette communauté.Le comité, présidé par le recteur et vice-chancelier de l'université Concordia, Patrick Kenniff, comprend dix membres représentant les commissions scolaires.S'y joignent les deux ncj-veaux membres. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 10 FEVRIER 1994 B 11 Deux pompiers sont blessés dans un incendie majeur à Thetford-Mines Presse Canadienne THETFORD-MINES ¦ Le centre-ville de Thetford Mines a de nouveau été le théâtre d'un violent incendie, hier.Deux pompiers ont été blessés et plus d'une trentaine de personnes ont été jetées sur le pavé quand le feu a complètement détruit un édifice de 14 logements situé rue de la Fabrique.Pour les policiers-pompiers de Thetford Mines, il s'agissait depuis deux semaines d'un troisième incendie majeur.L'alerte a été donnee vers 13 h 40 et plus d'une vingtaine de policiers-pompiers se sont immédiatement rendus sur les lieux.«Avant de commencer à combattre l'incendie, il a fallu évacuer les personnes qui demeuraient à l'intérieur même si l'alarme se faisait entendre», a indiqué le capitaine Serge Dodier.Aux environs de 16h, une epaisse fumée couvrait le centre-ville et les feu faisait toujours rage malgré les efforts des pompiers.«Il y a trois toitures et le feu court entre les trois.On en perce une et on se bute ù l'autre, ce qui rend notre action plus difficile», a souligné le capitaine Dodier.En début de soirée, les pompiers luttaient toujours contre l'élément destructeur.De toute evidence, l'édifice allait être complètement détruit.Deux pompiers ont été conduits au Centre hospitalier de la région de l'Amiante, l'un à la suite d'une chute, l'autre éprouvant des difficultés respiratoires et des douleurs au dos.L'édifice qui a été la proie des flammes datait de 1923 et constituait une page d'histoire de la ville.Il avait abrité l'Hospice Sainte-Croix jusqu'en 1969.Un renard est poursuivi et blessé par un motoneigiste Heureusement, un bon Samaritain a ramassé l'animal et l a confié à un refuge.GEORGES LAMON ¦ André Durocher, de Saint-Poly-carpe.dans la région de Valley-field, n'en revient pas encore de la cruauté de certaines personnes envers les animaux sauvages.Lundi, vers midi 45, roulant sur la Montée Sainte-Julie, à Sainte-)ustine-de-Ncwton.M.Durocher aperçoit un motoneigiste poursuivant un renard roux en rase campagne.L'engin passe sur le corps de l'animal.Et comme si cela ne suffisait pas, le motoneigiste continue à encercler le renard, l'empêchant de fuir.«Quand j'ai vu ça.j'ai klaxonné pour que le motoneigiste arrête son manège.Mais il n'a pas réagi, le suis descendu de mon ca- mion et je suis allé vers lui.Il a décollé rapidement.Moi, j'appelle ça un vrai salaud», a raconté M.Durocher hier à La Presse.Le renard était essouflé et n'avait pas la force de fuir.Le bon Samaritain a ramassé l'animal, qui saignait de la gueule.«Il était mou comme une guenille.)e l'ai emmitouflé dans un vieux manteau et j'ai appelé SOS Braconnage, qui l'a remis au Service de la faune à Grande-Île», a poursuivi M.Durocher, qui n'en revient pas encore.À Grande-Île, le responsable des sept agents de conservation de la région.M.Georges Lauzon, souligne qu'il est vraiment peu fréquent que des gens en moto-neige s'acharnent sur des animaux sauvages.« Le cas de ce renard est isole.Il arrive que certains motoneigistes poursuivent des coyotes, dit-il, mais pas des renards.C'est vraiment insensé comme comportement.11 est important que les gens portent plainte, même s'il est difficile de porter ces cas-là devant les tribunaux.» M.Lauzon explique la presence plus remarquée du renard roux par le fait qu'il est en pleine période de rut.Pour le moment, aucun suspect n'a encore été interrogé à ce sujet.Rappelons qu'une telle infraction est punissable en vertu du Code criminel (article 402), qui stipule que commet une enfrac-tion «quiconque volontairement cause ou, s'il en est le propriétaire, volontairement permet que soit causé et à un animal ou un oiseau une douleur, souffrance ou blessure sans nécessité».A Action pour les animaux urbains, un refuge transitoire autorisé situé à Notre-Dame-de-Grace.c'est André Malouf et Harriet Schleifer, deux convertis à la cause des animaux blessés ou maltraités.qui ont accueilli le renard roux.L'animal est venu s'ajouter à des piebois, geai bleu et canard Colbert.Dans une cage rapidement aménagée dans le garage, le nouveau locataire est couché, l'oeil aux aguets, presque sans réaction.Des radiographies faites par un vétérinaire ont conclu que le renard était apparemment en bon état, mais M.Malouf craint une fracture du bassin.On verra après une convalescence de six semaines.«Nous ne sommes pas équipes pour héberger les animaux blessés», explique M.Malouf.dont le refuge, installé dans sa maison, vit de dons privés et de subventions.Pourtant.Action pour les animaux urbains accepte toutes les espèces d'animaux.«En 1993, dit M.Malouf, nous en avons traité 1 000, environ.Il y a eu surtout des oiseaux, mais aussi des écureuils, des ratons-laveurs, un opossum et deux renards roux.» Une fois traités et remis sur pattes, les animaux sont relâchés dans leur milieu naturel.Provenant de la nouvelle collection Signature de Clussy, le smoking ô boutonnage tripie et à revers crantés est porté ici ovec le flamboyant gilet Monte Corio.Notre prix de location 75e anniversaire, si vous réservez votre smoking avant le 27 février 1994.Optez pour l'un des trois nouveaux ensembles de la toute nouvelle collection Signature de Classy : audacieusement élégants, ils sont toujours de mise.Ou encore, choisissez parmi les collections Yves Saint Laurent ou Uomo Ciassico.Ils sont tous, simplement élégants, et tous, exclusifs à Classy.CÉLÉBRER AVEC CLASSE Montréal 1227, carré Phillips 875 9938\tLaval\tCarrefour Laval\t681 4339 6420, rue Jeon-Tolon Est 255 5323\tLnSalle\tCarrefour Angrignon\t366 1362 Centre Rockland 735 8024\tBrossord\tMoil Chomploin\t465 3190 Pointe Claire Centre Fairview 694 2644 L Harriet Schleifer et André Malouf, photographiés ci-dessus en compagnie d'un canard colvert recueilli a Saint-Eustache la veille de Noël, ont aussi pris en charge Maître Renard, encore sous l'effet du stress.Il faudra attendre encore avant de connaître son état physique.PHOTOS JEAN GOUPIL.LA Pr&te DU 4 AU 13 FEVRIER 1994 AU STADE OLYMPIQUE COMMANDITAIRE OFFICIEL \u2022 LES ASSURANCES CUMIS Complétez ce coupon de participation et déposez-le dans les boîtes de tirage à l'ExpoNautlque ou postez-le à La Presse, Concours ExpoNautique La Presse Ltée.C.P.5015.Succ.Place d'Armes.Montréal H2Y 3M1 PRÉNOM\tÂGE: NOM ADRESSE CODE POSTAL Pour se mériter leur prix, les gagnants devront repondre correctement a la question mathématique suivante : 75 X 2 + 50 s illttrtl'srr^sr- les assurances omSBIBfr CMC73AM Le tiroge oura heu le 13 février 1994 à 16h au Stade olymptqo* Les règlements du concours sont disponibles sur demande à I ExpoNoutiqua , prix ordinaire : bi'ioox îtes».en or 6 pnx vedette matelas et sommiers.À l'achat de ces ort en or 10 et ou (à l'exception des d'oreilles eUh se terminant par SUR LE PRIX ORDINAIRE, DE SOtDI OU DE LIQUIDATION DE PRESQUE TOUTE LA MARCHANDISE*! ?Tenues mode, accessoires et chaussures pour femme, pour homme ou pour enfant * 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Tous les détails au Studio de photo la Baie unetterie ^\t\"«taie Venez célébrer avec nous et économisez , Quelques-uns des appareils saisis hier par la police de la CUM.PHOTO ROBERT NADON, U Presse La police de la CUM a recommencé à saisir des appareils de vidéo-poker ANDRÉ CÉDILOT ¦ Sans le crier sur les toits, la police de la CUM a repris ses visites dans les établissements qui exploitent illégalement des appareils de vidéo-poker dans l'île de Montréal.Hier, les membres de la section alcool, moralité et jeux ont saisi une trentaine de machines dans neuf bars, restaurants ou arcades de jeux où l'on remboursait les parties gratuites.Comme le prévoit le Code criminel, les tenanciers seront sommés de comparaître en Cour municipale où ils seront accusés d'avoir tenu une maison de jeu et exploité illégalement des dispositifs de jeu.Il y avait plusieurs mois que les policiers montréalais n'avaient pas confisqué d'appareils de type vidéo, ne sachant trop sur quel pied danser dans l'attente de la prise en charge des loteries vidéo par le gouvernement du Québec.Durant toute l'année 93, les policiers montréalais avaient saisi à peine 300 appareils.«On fait enquête dans les endroits qui font l'objet de plaintes de citoyens», explique le lieutenant lean Legros, de l'escouade de la moralité.À moins d'un avis contraire, tant que toutes les dispositions de la loi 84 ne seront pas claires, les policiers ne feront pas le grand ménage qui pourrait permettre au gouvernement d'installer ses propres appareils dans les bars, tavernes et brasseries à travers la province.Autre facteur déterminant: les tribunaux n'ont pas encore dispo- comt le carnaval a Mo Des jeunes femmes en tenue pour le moins légère dansent la samba à l'occasion d'un bal pré-carnavalesque, à Rio de Janeiro.Les festivités officielles du célèbre carnaval débutent aujourd'hui et se poursuivront jusqu'au 16 février photo réutér La moitié des Canadiennes craignent de se promener le soir dans leur quartier ¦ Selon les résultats d'un récent sondage de l'Institut Gallup, 53 p.cent des Canadiennes (en comparaison de 54 p.cent en 1992) au- \u2022 raient peur de déambuler seules le soir dans un rayon de deux kilomètres de leur demeure.Quarante-cinq p.cent des femmes interrogées disent ne pas nourrir une telle crainte, tandis que deux p.cent n'ont pas d'opinion sur la question.En ce qui concerne les hommes, seuls 15 p.cent d'entre eux n'aiment pas se promener seuls is du Canada révèle que c'est s les provinces de l'Atlantique les Canadiens sont les moins dans leur quartier la nuit (17 p.cent en 1992), tandis que 85 p.cent ne ressentent aucune crainte à ce sujet.L'examen des données du sondage en fonction des diverses régions du Canada révèle que c'est dans les que nombreux à craindre de se promener seuls le soir (27 p.cent).Cette proportion atteint 30 p.cent dans les provinces des Prairies, 33 p.cent au Québec, 36 p.cent en Ontario et 47 p.cent en Colombie-Britannique.En ce qui a trait aux trois plus grandes villes du Canada, il semble que ce soit à Montréal que les gens sont les moins nombreux à ayoir peur de se gromener seuls le soir.En effet, sertis 31 p.cent des sé des deux requêtes en injonction faites par les exploitants des quelque 25000 vidéo-pokers existants qui contestent la loi 84 adoptée l'automne dernier.Une décision devrait être renbue d'ici la fin du mois dans l'un des dossiers, puisque toutes les parties ont été entendues.Entretemps, Loto-Québec poursuit ses appels d'offres pour l'achat et l'installation de ses appareils vidéo.Originalement, elle avait prévu que son vaste réseau serait exploité partout dans la province dès.août dernier.Examen de la vue sur rendez-vous.Nous acceptons les ordonnances de l'extérieur.ÉCONOMISEZ.100,00$ à l'achat d'une paire de lunettes complète Choix de montures de marques aussi prestigieuses que Silhouette, Liz Ciaiborne, Courrèges, Carrera, etc.ii A* \u2022 -X^.lir | Sur pnsentation de œ bon.vous ticonomi»rez 100,U0$ à l 'achal d'une paire de lunettes complète \u2022\t(«rms et monture) d'une valeur minimale de 200.00$.CONTACT 55,00$ 100,00$ pour une paire pour deux paires Su.unetterie > A» \u2022 X^au* Sur presenLiuon de œ bon.vous pouvez vous procurer une paire de lentilles souples et claire» à port quotidien pour seulement 55.00$ ou deux paires pour seulement 100.00$ Cette offre ne peut être combinée à aucune autre o/fre.Prend fin le 5 mars 1994 î Cette o/fre ne peut être combinée a aucune autre offre.Prend fin le 5 mars 1994 L'avantage des meilleurs prix et du meilleur choix de montures dans les magasins La Baie suivants: Centre-Ville Jardins\tCentre\tPlace Fairview Galeries Carrefour Place Promenades Mail\tGaleries rue Ste Catherine Dorval Rockland Versailles Pointe-Claire d'Anjou\tLa\\al Rosemère St-Bruno Champlain la Capitale 281-4707 631-9686 739-8453 354-4968 697-3122 353-3249 687-8801 433-0923 653-8372 465-4605 (418) 627-0262 La T P-S et la T V Q m- s'appliquent pas aux lentilles d'ordonnance.Certaines restrictions s appliquent.Tous les détails en magasin Les Lunetteries La Baie sont forées par Tris Coffin Opticiens UN SOLDE OUI TOMBE À POINT POUR LES AMOUREUX D'ÉCONOMIES Montréalais s'inscrivent dans cette catégorie (la moyenne nationale est de 35 p.cent), alors que cette proportion atteint 44 p.cent à Toronto et Vancouver.Enfin, il ressort du sondage que les Canadiens les plus jeunes et les plus âgés sont plus craintifs le soir que ceux d'âge moyen.Plus précisément, 35 p.cent des répondants âgés de 18 à 29 ans ont dit craindre de se promener seuls le soir, en comparaison de 32 p.cent chez les 30-39 ans, 25 p.cent des 40-49 ans.38 p.cent des 50-64 ans et 43 p.cent des 65 ans et plus.Les conclusions du sondage se fondent sur 1001 interviews effectuées entre les 10 et 17 janvier 1994 auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à 3,1 p.cent près dans 19 cas sur 20.La marge d'erreur est plus élevée pour les régions, par suite de l'importance moindre de l'échantillonnage; par exemple, les 268 interviews effectuées au Québec ont engendré une marge d'erreur de six p.$ent dans 19 cas sur 20.(Eompagnie De laUaie tfÇuîtèon L'AVANTAGE DES MEILLEURS PRIX lli\t\u2022 Wrf B12* LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 10 FÉVRIER 1994 de la Saint-Valentin "]
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