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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-02-13, Collections de BAnQ.

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[" Bonjour! La personnalité de la semaine Agathe Bernier page B14 Météo i Neige et poudrerie max -7/min -14 page S 20 Actualités Deux employés de Vidéotron arrêtés page A 3 Les femmes / ni rtaget 11 davantage l'emploi page A 4 Bénéf ices sans précédent du Fonds de Solidarité page A 5 Le député Bachand s'excuse page A 5 Télévision de i'ali 2000 Avec RDI, la SRC aspire à la symétrie page B8 Index Annonces classees - immobilier\t\tC6-C7 - marchandises\t\tC7-C - emplois\t\tC8 - automobiles\tC8 a C10\t - propositions d affaires\t\tC10 Additions croisées\t\tC7 Arts et spectacles\t\t - informations\tB8 a B12\t - ciné-horaires\tB11-B12\t \u2022 télA-hnmires\t\tB10 - télévision\t\tB8 A tire d aile\t\tA12 Bandes dessinees\t\tC9 Bridge\t\tC10 Décès\t\tC11 Des crimes et des hommes\t\tA8 Ecologie et environnement\t\tA12 Étes-vous observateur?\t\tC6 Feuilleton\t\tC9 Horoscope\t\tC8 Jeux\t\tA11 La Jeune Presse\t\tA10 Le monde\t\tA6 Loteries\t\tA4 Mot mystere\t\tC8 Opinions\t\tB2 Religion\t\tA9 Tètes d affiche\t\tB12 SPORTS\t\t - Cilles Blanchard\t\tS2 \u2022 Daniel Lemay\t\tS4 \t\t Une cérémonie chargée d'émotion L'ombre de Sarajevo a plané sur le lever de rideau des Jeux de Lillehammer RÉJEAN envoyé spécial La Presse À LILLEHAMMER.Norvège ertains esprits chagrins avaient prévu le coup: «Les Norvégiens sont très patriotiques, nous allons être inondés de drapeaux et de folklore», avaient dit quelques confrères avant la cérémonie d'ouverture.Ils avaient raison.mais ils avaient tort.Raison parce que c'est vrai que les Norvégiens sont fiers de leurs montagnes, de leurs fjords, de leur liberté conquise de dure façon, raison parce que la première image de ces |eux aura été celle d'un immense drapeau de la Norvège flottant au-dessus de Lysgarsbarkkene soutenu par deux parachutistes, raison parce que toute la cérémonie aura baigné dans le folklore norvégien.Mais ils ont eu tort parce qu'en fin de compte, cette cérémonie aura été la plus émouvante, la plus sobre et la moins pompeuse que j'ai vue en vingt ans \u2014 et ça inclut Montréal.Moscou et Sarajevo.Faut savoir embarquer dans le jeu quand on se retrouve dans un stade pour couvrir ces cérémonies.Il faut savoir qu'on aura toujours les mêmes discours, les mêmes gestes rituels de la présentation du drapeau olympique, les mêmes serments dans les mêmes mots, le même défilé des athlètes.VOIR EMOTION EN A 2 ¦ La patineuse Tonya Harding participera aux Jeux.Nos informations sur cette premiere journée en pages 2 à 9 du cahier Sports.photo ad Stein Gruben s'apprête a s'élancer, avec la flamme olympique a la main, du haut du grand tremplin de Lillehammer, devenant ainsi la vedette du spectacle d'ouverture des Jeux d'hiver devant deux milliards de téléspectateurs.Le saut de Gruben fut le moment fort d'une ceremonîe toute de contrastes, dans un décor tout blanc accentué par les capes immaculées des quelque 40000 spectateurs enthousiastes, et chargée d'émotion lorsque Juan Antonio Samaranch, le président du Comité international olympique, lança son appel a la fin des combats à Sarajevo, ville martyre.La publicité entre à l'université par les BRUNO BISSON toilettes Les négociations ont dure un an et demi et l'installation s'est faite durant le week-end des 5 et b février, alors que les étudiants des universités volontaires se reposaient de leur dur labeur intellectuel.Lundi matin dernier, les panneaux étaient tous bien en vue en ces endroits où, d'ordinaire, rien ne vient troubler la paix des âmes solitaires, captives: juste au-dessus des urinoirs des gars, et derrière les portes des cabinets des filles, a hauteur des yeux.La publicité vient de faire son entrée dans les universités.Selon un responsable du service des immeubles de l'Université de Montréal, M.François Beau-chemin, la noble institution, aussi sous-financée que les autres maisons du savoir au Québec, tirera entre 30000$ et 50000$ par année de revenus nouveaux par suite de l'installation de 700 petits panneaux publicitaires dans ses salles de bains, conçus par la firme montréalaise Zoom.L'Université du Québec à Trois-Rivières et l'Université Laval, ainsi que le centre étudiant de l'Université McGill, ont aussi adopté ce concept publicitaire déjà fort répandu depuis deux ans dans les bars et certains centres de conditionnement physique, où le Réseau d'affichage intérieur Zoom a fait ses premieres armes, en 1991.«Il y a 10 ans», admet le jeune vice-président de la firme, M.Guy Fortin, «ça n'aurait jamais passe dans les universités.Mais aujourd'hui, dans un contexte de compressions budgétaires, elles doivent diversifier leurs revenus.Les annonceurs tentent depuis des années de pénétrer ce mar-ché-là.Il y a eu dans le passé des campagnes d'affichage sauvages.Avec ce concept, les universités resteront maitres des lieux, tandis que nous serons responsables de l'entretien des panneaux.Tout le monde y gagnera.» En avril, précise M.Fortin, les résultats de cette première incursion publicitaire structurée seront réévalués.À partir de 1994-95, Zoom prévoit mener trois autres campagnes par année.Les ententes intervenues, ajoute-t-il, s'étendent sur plusieurs années.La publicité est donc entrée dans les maisons du savoir pour y rester.Une etude réalisée pour le compte de cette firme publicitaire estime que les étudiants fré- VOIR TOILETTES EN A 2 La première campagne de publicité dans les quatre universités ou se déroule l'expérience présente trois annonces à caractère «so-cietah (les MTS, la consommation d'alcool et une campagne de oromotion oour une corooration orofessionnelle).et une annonce S\tV\t9\t\u2022\t» d'un fabricant d'automobiles destinées spécifiquement à la clientèle etudiante.\tphoto rogert sk^ncr.cou*bor*tk>n spêctsie Le Centre dirigé par Ed Broadbent est décrit comme un organisme coûteux et inefficace CILLES PAQUIN elon un rapport d'évalua-teurs, le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, présidé par Ed Broadbent, est un organisme inefficace et dépensier dont seulement la moitié des fonds sert au financement de projets sur le terrain.Le volumineux document, dont La Presse a obtenu une copie, critique sévèrement le manque de leadership.de la direction du Cen- tre et déplore l'absence de politiques claires quant à son orientation et à ses interventions.Il lui reproche, notamment, d'avoir soutenu 232 projets dans 80 pays.«Le Centre a une propension à s'engager dans une foule d'activités et de sujets et à disperser ses énergies dans le financement d'un très grand nombre de projets qui, pris isolément, se justifient tous mais risquent d'avoir peu d'impact», écrivent les experts de Gested International.Créé par Ottawa en 1988 et installe dan$ de luxueux locaux du 4 Vieux-Montréal, le Centre a depuis ce temps coûté plus de 20 millions aux contribuables canadiens.Son président Ed Broadbent a été nommé à ce poste par les conservateurs lorsqu'il a abandonné la direction du NPD.Il touche un salaire annuel de 132000$; il reçoit aussi une pension de 40000$ de la Chambre des communes.L'objectif du Centre est «d'amorcer, d'encourager et d'appuyer la coopération entre le Canada et les pays étrangers en ce qui touche l^nromotion, le déve- loppement et le renforcement des institutions démocratiques et des droits de la personne».Pour remplir sa mission, l'organisme compte sur 24 employés et un administrateur prêté par le ministère des Affaires indiennes.Les salaires de ces personnes sont généralement supérieurs à ceux payés par des organisations équivalentes, note le rapport.«Rien ne justifie la grande différence entre l'échelle salariale du Centre et celle d'organismes _ _ \u2014\u2014\u2014\u2014 EKj A 2 Chrétien en voie d'imposer son style CNANTAL HÉBERT .du bureau de La Presse OTTAWA près cent jours de pouvoir, iean Chrétien s'épanouit.Content de lui, presque désinvolte devant les remous que ses décisions provoquent et confiant d'être en voie d'imposer son style à son premier gouvernement, telle est l'image que projette M.Chrétien; cent jours après son assermen-tation comme premier minis-\" tre.Lui à qui le rôle de chef de l'Opposition avait souvent donné des airs de bête traquée, notamment pendant la crise d'Oka et la guerre du Golfe, semble aujourd'hui quasi-insouciant devant les pièges à ours du gouvernement.C'était tout au moins le cas au cours d'une entrevue avec La Presse, jeudi dernier.Moins matamore que Brian Mulroney pouvait l'être en pareilles circonstances (au cours d'une telle rencontre, l'ex-premier ministre s'était entre autres vanté d'avoir laissé le sort arrêter sa stratégie constitutionnelle pendant le débat du lac Meech), |ean Chrétien débordait néanmoins d'une assurance peu courante.Il a d'ailleurs convenu qu'à bien des égards, gérer l'opposition lui semblait plus difficile que de piloter le gouvernement.«|'ai été dans l'opposition, je ne veux pas y retourner», ne peut-il s'empêcher de dire.Le jour de l'entrevue, il avait pourtant deux crises sur les bras.Ni l'une ni l'autre n'est guère prometteuse pour son gouvernement.Sur le plan national, sa décision d'accéder aux souhaits du Québec et d'abaisser considérablement les taxes sur le tabac lui avait mis la majorité dés VOIR CHRETIEN E^ A 1 4 6121733 MONTRÉAL, DIMANCHE 13 FÉVRIER 1994 110e ANNÉE N° 113 54 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents Abitibi-Témiscamingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents Effet Miami : 1.50 $ US\tîles-de-la-Madeleine: 1 S\tRoutes motorisées: 70 cents\tTaxes en sus 21227363941 fl LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 13 FEVRIER 1994 ^ ** 4 Le journal Le Monde à la recherche du Père disparu r>.LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale n journaliste qui serait soit très prétentieux soit très masochiste \u2014 ce qui n'est pas mon cas \u2014 serait tenté d'écrire a propos du Monde que «le journalisme est une chose trop sérieuse pour la laisser aux journalistes».Tout cela en effet parce qu'au Monde, le plus prestigieux quotidien français \u2014 et l'un des rares à être contrôlé par une société de rédacteurs \u2014, une énième révolution de palais vient de faire tomber le directeur qu'on avait eu tant de mal à élire il y a trois ans à peine.Il a suffi d'un vote de défiance de la Société de rédacteurs (33 p.cent des parts), jeudi, sur le budget présenté par le directeur, lacques Lesourne \u2014 ou plutôt d'une abstention sur ce budget \u2014 pour qu'a la surprise générale, ce dernier annonce sa démission dès le lendemain, dans un éditorial chargé de vitriol.Ce journal, qui n'a pas de propriétaire, se retrouve donc une fois de plus sans chef.La Société des rédacteurs, qui dispose d'une minorité de blocage, a toujours d'autant mieux fonctionné qu'elle a toujours accepté, de 1944 à 1982, l'autorité d'un Père, prestigieux, compétent, autoritaire.De- puis 1982, ce Père fait défaut, et toutes sortes d'héritiers se disputent sa succession sans jamais faire l'unanimité, et parfois en s'entre-tuant.Il y eut d'abord le fondateur, Hubert Beuve-Méry (1944-1969), qui était à peu près l'équivalent de Dieu le père \u2014 ou en tout cas un mélange de Henri Bou-rassa, André Laurendeau et Gérard Fi-lion réunis dans la même personne.Son successeur (acques Fauvert (69-82), dauphin désigné de longue date, fut lui aussi un patron incontesté (un peu à la manière dont le fut Claude Ryan en son temps).Il fit d'autant plus l'unanimité que, sous son règne, le «quotidien de la rue des Italiens)» connut un véritable âge d'or.La France des années 70 bouffait de la politique à la journée longue.Libération était encore une feuille gauchiste, les gens achetaient des journaux.et les annonceurs annonçaient.Fauvet n'était pas Dieu le Père.À la différence de Beuve-Méry, il ne réussit pas à imposer un dauphin incontestable.Au moment précis où, comme par hasard, tous les journaux quotidiens commençaient à avoir des problèmes financiers.Non seulement il n'y avait pas de patron irréfutable à l'horizon, mais encore il fallait faire des choix drastiques dans une maison qui avait toujours été immuable.Fallait-il vendre l'immeuble prestigieux de la rue des Italiens pour se loger moins cher?Fallait-il introduire la couleur (!), et même la photo (!!) pour suivre le courant?Fallait-il même renoncer au format du journal, à peu près unique sur la terre, et donc justement incompatible avec l'impression simultanée dans des villes de province, qui devenait la règle?Avant même de s'occuper de ces questions prosaïques, la rédaction se déchira pendant de longs mois entre quatre candidats déclarés, mais sur des questions politiques.ou de génération.Il y avait la «gauche tiers-mondiste» représentée par Claude Julien, et le soi-disant «libéralisme» anticommuniste de lacques Amalric.La guerre de religion était déclenchée.Les statuts obligeaient le nouvel élu de la rédaction à avoir 60 p.cent des suffrages.Et les deux camps étaient pratiquement à égalité.Après une série de match nuls, et de guerre lasse, tout le monde se rabattit sur un Pape de transition, aimable et inoffensif, André Laurens.Celui-ci tint le coup un peu moins de trois ans.Et fut renversé dès qu'il présenta un véritable plan de redressement du journal.On alla chercher André Fontaine, qu'on avait bizarrement écarté d'emblée en 82.Il était brillant, cultivé, il avait du style.Il vendit la rue des Ita- liens, ce qui renfloua pour un temps les finances du journal.Il gouverna donc sans problème jusqu'à la fin de son mandat, en 90.Au moment où les comptes retombaient sérieusement dans le rouge.Et où l'on constata qu'il avait commis une erreur dramatique: l'acquisition d'une imprimerie géante et ultra-moderne à Ivry.Cette imprimerie eut des problèmes techniques cauchemardesques pendant au moins 18 mois.Aujourd'hui encore, elle tourne à la moitié de ses capacités.C'est un gouffre.La succession de Fontaine fut presque aussi infernale que celle de Fauvet.Les clans de nouveau se dressèrent.Et comme personne ne l'emportait ni ne voulait céder, on décida.d'aller chercher un chef à l'extérieur de la famille pour mettre tout le monde d'accord.Ce fut l'économiste Jacques Lesourne, respecté et plutôt terne.À sa décharge, il faut convenir qu'il essuya une belle tempête: en trois ans, les recettes de publicité tombèrent de 56 p.cent, et celles des offres d'emploi de 90 p.cent! Il limita le déficit, imposa de sévères coupures dans les dépenses, négocia 200 départs avec le redoutable Syndicat du Livre.Avec la création d InfoMatin, imprimé à Ivry, l'imprimerie trouvait un ballon d'oxygène.Mais il y a des limites aux miracles: le budget prévisionnel qu'il venait de présenter prévoyait entre 5 et 10 millions de dollars de déficit pour 1994.Alors que le prix du journal a déjà été porté à sept francs (1,75$!) lacques Lesourne, c'est le moins qu'on puisse dire, n'avait pas un charisme extraordinaire.Au lieu du Père souhaité, les journalistes avaient hérité de celui qu'ils appelaient «Pappy».Et, depuis cette semaine, son départ était programmé \u2014 mais en douceur.Lui a préféré déclencher une vraie crise, et annoncer son départ pour le 19 février.Cette crise non souhaitée risque d'avoir au moins un aspect positif: la fameuse Société des rédacteurs jure qu'elle ne répétera pas les guerres de succession des années 80.Le 4 mars, c'est juré, il y aura un nouveau directeur \u2014 en la personne de iean-Marie Colombani, jeune et médiatique rédacteur en chef.Telles sont en tout cas les prévisions actuelles et unanimes.On veut bien le croire.Encore fau-dra-t-il à Colombani \u2014 si c'est lui \u2014 proposer et trouver de «nouvelles pistes» pour sortir Le Monde non seulement de son déficit structurel, mais aussi de la stagnation de sa diffusion: 560000 exemplaires).Et c'est là la quadrature du cercle: comment relancer un journal aussi institutionnel sans le transformer vraiment?Et comment oser révolutionner un tel monument au risque de le détruire?Pour réussir un tel pari, il faudrait non seulement des idées et de l'audace, mais aussi l'autorité incontestée.du Père absolu.Demain dans La Presse Automobile La Cavalier, l'automobile la plus vendue au Canada ¦ La Chevrolet Cavalier a encore une fois été la voiture la plus vendue au Canada en 1993.Cette popularité ne s'explique pas seulement par son prix réduit, mais aussi par les qualités Intrinsèques de cette voiture.Dans sa chronique, Denis Duquet propose un tour d horizon de la famille Cavalier, qui possédé une fiabilité établie et offre un grand choix de modeles et d équipement puisqu'elle offre quatre types de carrosserie \u2014 la berline, le coupe, une familiale et un cabriolet.En outre, la puissance du moteur standard 2,2 litres de la Cavalier a ete portée a 120 chevaux tout en atténuant le niveau sonore.A lire demain dans le cahier AUTOMOBILE de La Presse Précision Longueuil a des problèmes de violence, non de viol ¦ Dans notre reportage sur «la face cachée de Longueuil» paru hier en page B I, un titre indiquait erronément que «la perle de la Rive-Sud a des problèmes de pauvreté et de viol».Longueuil n'a pas de problèmes de «viol », mais bien de violence.Nos excu- SUITE DE LA UNE r.ÉMOTION Une cérémonie chargée d'émotion Quant à savoir si c'est ennuyeux, pompeux, grandiloquent, émouvant ou vrai, ça dépend.* * * Prenons le site.À Sarajevo et Calgary, on était dans un stade de football.Hier, les 40000 spectateurs étaient installés à flanc de montagne, dans un stade de ski construit avec le roc arraché à la montagne.La géographie des lieux permettait des effets saisissants et, surtout, ramenait les feux d'hiver à ce qu'ils sont dans l'esprit des gens.Des |eux de neige et de glace.Même si le hockey et le patinage se pratiquent maintenant à l'intérieur.Plus qu'aucune autre cémémo-nie d'ouverture des dernières olympiades, celle d'hier était centrée sur le sport et le folklore d'un peuple.En Norvège, on rend hommage aux mères parce qu'on dit en boutade que les bébés naissent avec des skis de fond aux pieds.Tous les grands moments de la fête rappelaient que le ski est une façon de vivre pour ce beau peuple.De jeunes gens ont dévalé la pente du saut en télé-mark, on a fait du ski de fond dans les chorégraphies et, pour la première fois de l'histoire, un sauteur s'est élancé dans l'air froid de la nuit tombante en tenant la torche olympique.Quant au folklore, il fait partie de la culture de la Norvège.Aucun pays au monde n'affiche autant son folklore.Et parce qu'ils en sont fiers, c'est avec une sincérité et un naturel absolus que les Norvégiens sortent leurs plus beaux atours pour montrer au reste du monde d'où ils viennent et comment ils ont vécu.Je regardais trotter les chevaux et les rennes et je me demandais s'il serait possible, pendant la cérémonie d'ouverture de Québec 2002, de faire danser des sets carrés et de sortir les ceintures fléchées.Peut-être que oui, le temps d'un numéro, mais je pense qu'on n'aurait pas assez confiance en notre identité pour se permettre la fantaisie de concevoir toute la cérémonie sur ce thème.Tout d'un coup qu'André Arthur trouverait ça colon! Faut se demander aussi si chez nous, on pourrait se permettre d'offrir à un Amérindien la possibilité de venir chanter une chanson de «son» folklore dans un costume typique.Pas sûr que l'on applaudirait une chanson de Max Gros-Louis ou de Lasagne.Hier, le peuple Sami, environ 30 000 autochtones vivant au nord de la Norvège au rythme des déplacements des troupeaux de rennes, est venu participer à la fête.Et tout le monde a semblé apprécier, tant les Samis sur le terrain que les Norvégiens dans les gradins.* * * On nous avait prévenus, les Norvégiens ne sont pas très démonstratifs.Mais j'ai vu des larmes couler sur de très nombreux visages.D'où j'étais, je n'ai pas pu apercevoir les yeux de Peter Stast-ny mais avant la cérémonie, le grand Peter répétait à tous ceux qui l'approchaient que c'était le plus grand moment de sa vie: «Quand l'indépendance a été proclamée, j'étais à Bratislava avec ma famille.Nous avons grimpe dans une montagne que tout Slovaque doit gravir une fois dans sa vie.Quand nous sommes redescendus, les gens des villages étaient dans les rues pour célébrer.le n'oublierai jamais», de dire Peter.Stastny portait le drapeau de la Slovaquie.Kurt Browning celui du Canada.Les Canadiens étaient sans doute les plus élégants dans leurs uniformes qui rappellent la GRC.Après tout, les «polices montées» sont les plus «belles polices» au monde dans leur uniforme rouge.C'était plein de nouveaux pays, l'étais à Albertville en 1992 et l'Ukraine, la Biélorussie, la Slovaquie et plusieurs autres pays de l'ancienne Union soviétique n'avaient pas encore de drapeaux et d'hymnes nationaux.Cette fois, Russes, Lettoniens et Géorgiens marchaient derrière leur propre banderolle.Le monde change.Le monde change, mais il reste toujours des hommes pour faire \u2022des guerres horribles.Tout au long de la cérémonie, l'ombre tragique de Sarajevo a plané sur Lil-lehammer.Et quand Juan Sama-ranch y est allé d'un vibrant appel à la paix en criant «Laissez tomber les armes!», on a senti un moment de tristesse dans le stade.Les )eux olympiques ont le don de rendre une ville immortelle.Il est d'autres villes dans le monde où on se bat de façon aussi cruelle et insensée.Mais on est moins conscient des massacres parce que ces villes n'ont jamais été des villes olympiques, villes de paix.Chaque Québécois connaît Sarajevo parce que Gaétan Boucher y a gagné deux médaillés d'or.Comme on connait cette petite ville sans panache où s'est réuni le monde en 1992, Albertville.Et qui donc avait entendu parler de Lillehammer avant qu'elle n'obtienne les |eux?TOILETTES La publicité entre a l'universite par les.toilettes quentent les toilettes à raison de 1,87 fois par jour (en moyenne, bien sur!), ce qui permet d'établir une moyenne d'achalandage quotidien de 93 500 personnes à l'UdM, de 80400 clients potentiels à l'Université Laval et d'un peu moins de 20000 dans les deux autres institutions.Comme les panneaux sont situés en des endroits où l'oeil n'a pas vraiment le choix de se poser, le vice-président de Zoom estime que ce concept attirera les producteurs de biens ou de services qui cherchent à joindre ce groupe important, en terme de nombre, et très homogène que constitue la clientèle étudiante.Malgré leur formai relativement petit (12 pouces par 16, ou 30 centimètres par 40), ces panneaux ne sont pas passés inaperçus à l'Université où, déjà, la déci- sion récente de louer des espaces pour la vente de produits divers, dans les corridors, a suscité moults commentaires.M.Fortin assure toutefois que d'après son étude, 74 p.cent des étudiants y seraient favorables.Pour sa part, le porte-parole du service des immeubles de l'Université, François Beauchemin, se montrait prudent.Il a précisé que l'institution se réservait un droit de regard sur le type de publicité et sur le bon goût des affiches présentées.M.Beauchemin ajoute que l'entente intervenue avec Zoom pourra être révoquée à la demande de l'Université.« Nous n'avons pas verse un sou dans cette campagne, assure-t-il, et nous devrions en tirer entre 30000$ et 50000$, ce qui n'est pas négligeable en cette période d'austérité.Nous savons que les commentaires le plus souvent soulevés seront négatifs, mais il faut relativiser.Les gens satisfaits, eux, n'ont pas l'habitude de se faire entendre.» ?CHRETIEN Chrétien en voie d'Imposer son style premiers ministres provinciaux, et une bonne partie de l'opinion publique du reste du pays, à dos tout en indisposant une partie de son propre caucus.La quotidienne\ta trois chiffres\t646 ;> Tirage d hier\ta quatre chiffres\t0093 |TABONNEMENT\t285-6911 I- Le service des abonnements \u2022ft Ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 i ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi d«8h30a17h30 285-7111 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-7070 285-7100 285-6892 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Oeuattanu National, Tété+ Vacances, Voyages Carrières et profess»of»*, Sur la scène internationale, la décision d'Ottawa d'approuver les frappes aériennes pour tenir en respect les Serbes de Bosnie qui encerclent Sarajevo lui avait été arrachée avec difficulté par ses partenaires.S'il est mis à exécution, l'ultimatum de la communauté internationale, auquel le Canada s'est rallié in extremis, placera les Casques bleus cana-2QC.7202 I diens en ex-Yougoslavie dans une 285-7306 situation encore plus précaire, a 1 reconnu le premier ministre.285-6816 i 285-7265 i Dans l'ensemble, |can Chrétien juge que ses décisions dans ces deux dossiers s'inscrivent dans la foulée de débuts prometteurs.Selon lui, ils ont produit un Parlement moins partisan, un gouvernement moins hésitant et un premier ministre qui se dispense de grands déploiements.A l'entendre cependant, ce dont il tire le plus de satisfaction, c'est sa conviction que sa cote remonte au Québec.lean Chrétien est un des rares premiers ministres de mémoire récente à ne pas devoir son pouvoir aux électeurs québécois.Mais son image au Québec continue de le tourmenter.Depuis son assermentation, il ne peut s'empêcher de noter publiquement au passage des manchettes qui lui sont favorables.En entrevue, quand il parle des évaluations de sa performance, il a un côté presque enfantin.«On écrit que je peux avoir un impact positif au Québec, l'aime bien quand on écrit ça», confie-t-il.Après trois semaines de session au parlement, le premier ministre reconnaît qu'il doit s'astreindre à contenir son agressivité et celles ,de ses troupes, particulièrement à.l'égard du Bloc québécois.«La période de questions est bien meilleure qu'avant et c'est parce qu'il y a moins de partisanerie», affirme-t-il.Mais pour y arriver, |ean Chrétien raconte qu'il doit résister à la tentation de lancer de petites phrases lapidaires aux souverainistes qui occupent les banquettes d'en face.Il admet qu'il trouve la tâche difficile.En entrevue avec La Presse, il a comparé le Bloc québécois à la mouche du coche.Enfin, |ean Chrétien a montré depuis son assermentation qu'il tenait mordicus à projeter une image modeste, même au risque d'être parfois moins performant.Voitures moins voyantes, entourage restreint, avions de moindre envergure qui rendent ses voyages plus éreintants, tout a été mis au service de cette préoccupation.Et c'est justement cette préoccupation qui fait immédiatement surface lorsqu'on demande au premier ministre s'il suivra l'exemple d'autres chefs de gouvernement en visitant les Casques bleus canadiens en ex-Yougosla-vie.L'équipée le tente visiblement.«Ça serait mon genre», ré-plique-t-il sans hésiter, mais pour ajouter presque aussi rapidement: «Le problème, c'est qu'il y a un côté show-off là-dedans.» ?i ti PèESSE est Dubliee par la presse.ltee.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Seule to canadienne est autonsee a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de l3 Presse Associee et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particu'ieres à LA PRESSE sont également réservés « Coumer de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champion N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 BROAPBENT Le Centre dirige par Ed Broadbent est décrit comme un organisme couteux et :__tri - - - IIICHIViVC -1 1 \u2022\tne 7\tDIMANCHE ¦ [ CODE PU JOUR\tUO-f\t13 FÉVRIER 1994 | LES ANNONCES CLASSÉES L^jjr 285-7111 est dans les mains d'une seule personne et les subventions directes aux projets sur le terrain représentent seulement 56 p.cent des dépenses.Les salaires accaparent 25 p.cent du budget et l'ad- .\u201e , .\tministration 12 p.cent.«Le Cen- compa râbles.Ces salaires pour- tre projeue rimage d une opcra- ra.ent avoir un impact négatif sur ,jon on£rcuse».dit le rapport.I efficacité du Centre», soutien- .\u201e .\t.nent les auteurs.\tLc Ccn,re.a- Part temple, ac- .\t\u201e .quis pour plus de 1,0 million de C est particulièrement vrai a mobincr ct d'équipement de bu- une epoque ou les budget et salai- reau s'installer dans ses lo-res sont reniisen question dans le caux ,, dépense environ secteurs public et prive.Cela ou-\t250000$ par année en frais de yre la porte aux critiques ct peut\tdéplaCemcnts.influencer les perceptions et la\t\u201e .confiance des futur* partenaires,\t,>our diversifier et augmenter disent-ils\t505 revcnus' 'e Centre a lance en .' .~ 1991 une campagne de finance-D après les evaluateurs, le Cen- ment la ,e rès du tre a recrute un personnel de qua-\td £ublic L'opération a été lue, mais il verse des salaires trop\tun |amenlable.rapportant eieves et compte trop d employés.\t4^75$ de moins que le coût Ceux-ci sont d ailleurs très cri II-\tméme de la campagne, ques envers la direction de I organisme et jugent qu elle manque\tManque d'orientations de leadership.\tSelon les experts, le Centre n'a Si le rapport donne une bonne\tpas réussi à élaborer un fonde- note à l'administration et affirme\tment solide qui lui soit propre.Il que les finances de l'organisme\ts'est donc lié à l'analyse tradi- sont en bon état, il révèle tout de\ttionnellc des organismes non- même certains faits troublants.\tgouvernementaux (ONG) de dé- L ensemble de l'aiAninistration\tfcnse des droits de la j^rsonne.qui se préoccupent de donner du pouvoir à ceux qui n'en ont pas plutôt que de voir la société dans son ensemble.l.e conseil d'administration du Centre a tardé à élaborer une planification stratégique pour guider son action.Cette absence d'orientations spécifiques l'a conduit à realiser une grande variété d'activités et à soutenir des projets dans un grand nombre de pays.Cette façon de faire a donné l'impression que le Centre n'avait pas de philosophie claire et explicite tant par rapport au type d'activités qu'aux pays d'intervention, déplorent lesévaluateurs.«Le Centre a été très porté sur les actions publiques, sur l'établissement de sa notoriété par sa présence et sur les déclarations publiques.Ses activités apparaissent morcelées, réalisées sans relations entre elles», écrivent les auteurs.L'equipe d'evaluateurs composée de cinq personnes, dont l'ancien président de la Bourse de Montréal André Saumier et l'avocat lohn Philpot, a effectué son travail l'été dernier.Eîlfc a inter- rogé les membres du conseil d'administration et les employés du Centre ainsi que ses interlocuteurs au Canada, en Amérique Centrale, en Afrique et en Europe.Le groupe a transmis son rapport à M.Broadbent à la fin de l'été, suscitant une vive réaction de sa part et le poussant à réunir le conseil d'administration pour en discuter.Visiblement agacé par les critiques de Gested, il a rédigé une lettre de trois pages pour corriger le tir.Tout en se disant d'accord avec la pratique gouvernementale de mener un examen quinquennal des activités des organismes subventionnés, le Centre tente néanmoins de réfuter certaines critiques des évaluateurs.Ainsi, le Centre soutient que 5es dépenses se comparent avantageusement à celles des organismes semblables et que son train de vie n'a rien d'opulent.Il refuse également que l'on compare les salaires de ses employés avec ceux des organismes non gouvernementaux, soutenant que son mandat est beaucoup plus large et fort complexe.?*\t* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 FEVRIER 1994 FAIT UN NOM BON ! NISSAIM * DU IVIATim Les syndiqués rejettent les offres de Labatt Presse Canadienne ¦ Les employés de la production et de la livraison de la Brasserie Labatt, réunis hier matin en assemblée générale à LaSalle, en banlieue de Montréal, ont fait fi des menaces de lock-out et rejeté dans une proportion de 71 p.cent les dernières offres patronales, a fait savoir hier un porte-parole du syndicat des Teamsters, François Laporte.Parmi les points en litige, on note la question des hausses salariales pour la première année de la prochaine convention collective \u2014 Labatt propose un gel \u2014, celle des équipes de fin de semaine, les \"~«igés statutaires et la création d'emplois permanents.Sans convention collective depuis la fin de décembre, les 960 travailleurs brassicoles, affiliés à la centrale syndicale des Teamsters, ont voté il y a deux semaines en faveur du déclenchement d'une grève générale, dans une proportion de 90 p.cent.L'exécutif syndical est néanmoins prêt à reprendre les négociations, a indiqué hier M.Laporte.La neige est là pour nous rappeler que l'hiver n'est pas fini.RAYMOND CERVAIS ¦ La circulation automobile sur les routes de la région métropolitaine risque d'être perturbée aujourd'hui à la suite d'une dépression atmosphérique qui devait toucher Montréal la nuit dernière.Environnement Canada prévoit une accumulation de neige variant entre 10 et 15 cm.Des vents soufflant entre 20 et 40 km/h pourraient causer de la poudrerie dans les endroits dégagés comme sur les autoroutes, et ainsi réduire la visibilité.La Sûreté du Ouébec recommande aux automobilistes de réduire leur vitesse et de garder une bonne distance entre leur véhicule et celui qui les précède.Il faut également se méfier de l'apparence du pavé qui risque fort d'être recouvert par une mince couche de glace noire non visible.Au chapitre des températures, le minimum prévu pour cette nuit et ce matin est de -14°.Le thermomètre grimpera néanmoins en après-midi pour atteindre des maximums de -6° à -8°.Les vents perdront de l'intensité en après-midi au moment où le plus fert de la neige tombera.Comme l'a précisé hier un météorologue d'Environnement Canada, on ne peut actuellement parler de tempête puisqu'il faut que plus de 15 cm de neige tombe au sol pour parler de tempête ou émettre un avis météorologique.Néanmoins, on peut ressentir les rigueurs d'une chute de neige et en subir les conséquences néfastes sans nécessairement qu'il s'agisse d'une tempête.Souvent, quelques centimètres de neige seulement suffisent à paralyser la circulation et à provoquer de nombreux accidents de la circulation.Four demain, on assistera à un dégagement graduel et le mercure chutera à nouveau pour atteindre un minimum de -18° et un maximum de -12°.L'hiver n'est donc pas fini.Par ailleurs, une cinquantaine d'employés municipaux de la Ville de Montréal s'affairent depuis plusieurs jours à dégeler l'eau dans quelques centaines de canalisations alimentant autant d'immeubles.Ce travail doit se poursuivre durant tout le week-end.Entre-temps, à l'intention des citoyens qui sont privés d'eau, la Ville de Montréal a mis sur pied un service de distribution d'eau.Pour se prévaloir de ce service, les citoyens concernés n'ont qu'à composer le 872-3434.Allez les cheins! Mush.Mush, semble dire cette jeune aveugle qui, pour quelques minutes, a délaissé son chien-guide pour conduire des attelages de chiens de traîneau lors de la Course Mira.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse milliers de Montréalais célèbrent la RAYMOND CERVAIS__ ¦ C'est Nathalie Tellier, une jeune aveugle de 17 ans, qui a remporté la médaille d'or hier, lors de la course Mira en traineau à chiens organisée dans le cadre de la Fête des Neiges à l'île Notre-Dame, avec un temps de chronomètre de 1,41 s.L'adolescente avait délaissé temporairement son chien-guide Lotus, un magnifique Labrador, pour prendre les guides de trois chiens de traîneau sur un parcours ovale de 500 mètres, près du bassin olympique.Vivianne Forest, 14 ans, et Lee lulien, 15 ans, ont enlevé respectivement l'argent, avec un temps de 1,53s., et le bronze, avec une marque de 1,58s.Huit jeunes non-voyants ont participé à l'épreuve dont l'objectif visait à faciliter l'accès des loisirs aux jeunes aveugles, tout à leur permettant de constater ce qu'ils pouvaient accomplir.La fête de l'hiver Durant la journée d'hier, quelque 75 000 personnes (selon les chiffres fournis par les organisateurs) sont venues dans les îles de Terre des Hommes pour fêter l'hiver.Neiges Linda Leclerc, 7 ans, étrennait hier les patins qu'elle a reçus à Noël, tandis que son frère Etienne, 12 ans, avait bien hâte qu'elle se fatique pour aller faire de l'escalade de glace sur la toute nouvelle montagne glacée créée sur l'île Notre-Dame.Si la rigueur de dame nature depuis les Fêtes a forcé les amateurs de plein air à bouder quelque peu leur sport préféré, elle a tout de même créé de belles conditions de neige.Ainsi, on ne manque pas de neige sur l'emplacement de la Fête des Neiges.Les sentiers de raquettes, de ski de fond et les glissoires sont toutes bien recouvertes de neige.Et, si l'on en croît les météorologues, les sculptures sur neige et sur glace ne sont pas à la veille de fondre à cause de la chaleur.En plus de la course Mira et du traditionnel concours populaire de sculpture sur neige, le Défi des Maîtres, opposant trois sculpteurs québécois qui doivent sculpter 60 blocs de glace chacun en moins de 28 heures, prenait son envol au bassin olympique.Laurent Godon, Réal Fulkner et Michel Lepi-re, trois sculpteurs renommés, travaillaient avec une scie mécanique et un chalumeau, faisant ressortir de splcndides sculptures des blocs de glace.DÉCÈS DE BLANCHE PRONOVOST-COUTURE ¦\tBlanche Pronovost-Couture, celle qui a inspiré la populaire série télévisée Blanche, est décédée à l'âge de 86 ans des suites de la maladie d'Alzheimer, vendredi, à Saint-Lambert, sur la rive sud de Montréal.Mme Pronovost-Coutu-re, qui était la fille d'Emilie Borde-leau-Pronovost, laisse dans le deuil son époux Clovis-Emile Couture et trois filles, dont Ariette Cousture, auteur des Filles de Caleb.Les funérailles doivent avoir lieu demain à Saint-Lambert.UN DÉTENU SE SUICIDE ¦\tUn individu qui était détenu dans un poste de police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) s'y est suicidé hier matin.L'homme, âgé de 33 ans, originaire de Montréal, dont l'identité n'a pas été rendue publique, a été retrouvé vers 5h00 dans sa cellule, vraisemblablement inconscient.Immédiatement transporté dans un centre hospitalier montréalais, il est décédé au cours de l'après-midi.TROIS SUSPECTS COMPARAISSENT ¦\tLes policiers de la Sûreté du Québec, de l'escouade du crime organisé de Montréal, ont procédé jeudi à l'arrestation de quatre personnes et saisi pour 180 000 $ de haschisch et de marijuana.C'est à la suite d'une enquête de quelques semaines que les policiers ont arrêté Louis Leduc.45 ans, et )ean-Claude Robichaud.36 ans, tous deux de Montréal, alors qu'ils se trouvaient à bord d'une voiture rue Dorion à Montréal.Par la suite, les policiers ont arrêté un homme de 32 ans, de Montréal au volant d'une autre voiture.Les policiers ont également perquisitionné une résidence de la rue oaint-Charles à Montréal et ont procédé à l'arrestation de Monique Croteau, 44 ans, de Montréal, en plus de saisir trois kilogrammes de haschisch et environ 460 grammes de marijuana.Trois des personnes arrêtées ont comparu hier au Palais de justice de Montréal pour répondre à des accusations de trafic et de possession de stupéfiants.TABAC: LA CSN N'APPROUVE PAS LES GOUVERNEMENTS ¦\tLa Confédération des syndicats nationaux (CSN) a qualifié hier de capitulation la toute récente décision des gouvernements fédéral et québécois de baisser les taxes sur la vente de cigarettes.Dans un communiqué émis hier, le président Gérald Larose a assimilé la baisse des taxes sur le tabac à une légalisation du prix de la contrebande qui, a-t-il estimé, va faire perdre 200 millions au trésor québécois.M.Larose y voit aussi un dangereux précédent pouvant favoriser le développement de la contrebande d'autres produits.''.\u2022' N ¦OBI mmmm maÊmmmr.ALTIMA XE 1993 Ak ¦P.V.1993 Spécial * \" #\tSTOCK 930121 s 4 CYLINDRES \u2022\tBOÎTE AUTOMATIQUE \u2022 T.T.P.EN SUS 626 CRONOS 1993 modèle: es Spécial : ?reg.: iiKKiwa -anAAe-t Je me sens bien.À PARTIR MAXIMA 1993 DÉMONSTRATEUR \u2022\t930056 \u2022\t5 VITESSES \u2022\tMOTEUR V-6 \u2022\tCLIMATISEUR 19 695 \u2022T.T.P.EN SUS BLANCHE CLIMATISEUR INV.: # 93-3533 Votrc'syrnpathique concessionnaire LONGUEUIL) 60, Roland-Therrien Longueuil (coin Saint-Charles) 928-2000 \u2022les pus mrtis lisent les petits caractères, tues, transfert et préparation en us Sujet i Tipprotatoa (ta crédrt 760 est, rue Saint-Charles Longueuil\t*.¦ ¦\t^mm Jt ML ¦ _ (coin Rolapd-Therrien) NISSAN | 442-2000 Cisailles aux mains, deux employés de Vidéotron sont pris en flagrant délit de sabotage à Laval MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Deux employés de Vidéotron ont été pris en flagrant délit de sabotage par des policiers de Laval, la nuit dernière, vers minuit 05, sur la rue Saint-Martin dans le quartier Duvernay.Les deux hommes, dans la trentaine, devront comparaître par voie de sommation sous des accusations de méfait.Ces arrestations surviennent en plein conflit entre Vidéotron et ses employés.534 employés syndiqués sont en lock-out depuis mardi matin.La décision a été prise à la suite d'une série d'actes de vandalisme perpétrés contre les équipements de la compagnie.Hier, jour des cérémonies d'ouverture des Jeux olympi- ques de Lillehammer, 41 000 abonnés étaient privés de service.Vendredi, 178 000 personnes ont subi le même sort.La direction a fait savoir hier que les deux employés allaient probablement être renvoyés.«On attend le rapport lundi.La politique de Vidéotron c'est le congédiement immédiat», a déclaré le porte-parole |ean-Paul Galarneau, précisant que les pannes avaient légèrement diminué hier, depuis les deux arrestations effectuées à Laval.Au moins un des deux employés de Vidéotron arrêtés était vétu d'un bleu de travail.D'après les policiers, ils simulaient une panne de voiture, capot ouvert, quand les deux patrouilleurs les ont interpellés.Un des deux hommes «tra- vaillait », avec des cisailles, près d'un poteau d'Hydro-Québec.«Ils n'étaient pas rendus à couper le câble mais ils en avaient une bonne partie de fait», a indiqué un porte-parole de la police de Laval.De nombreux actes de sabotage sont signalés par la direction depuis quelques jours.En tout jusqu'ici, Vidéotron a réparé 90 pannes et soulagé 449 107 abonnés.«Il y a des pannes qui se sont répétées deux ou trois fois», de dire lean-Paul Galarneau.Hier, 100 cadres faisaient le travail de réparation à la place des techniciens.Selon le porte-parole de Vidéotron, des actes de vandalisme se seraient produits dans au moins cinq immeubles à Montréal.Pour rentrer dans les immeubles, les employés syndiqués, munis de cartes jaunes (les cadres ont des cartes bleues) feraient croire aux concierges et aux locataires qu'ils viennent vérifier les installations.«On essaie de tout rétablir d'ici demain », a affirmé M.Galarneau.Le conflit tourne notamment autour de la sécurité d'emploi des employés (90 p.cent d'entre eux sont syndiqués).La direction permettra une sécurité à 100 p.cent, selon lean-Paul Galarneau, seulement en échange d'un étalement dans les heures de travail sur cinq jours au lieu de quatre, comme c'est le cas actuellement.La moyenne des salaires est de 41 000$ chez les employés de Vidéotron.La compagnie dessert un million de personnes au Québec.JÉRÔME CROQUETTE SE MARIE ¦ Jérôme Choquette, chef du Parti des Montréalais et candidat à la mairie aux élections du 6 novembre, s'est marié hier à Montréal dans la plus stricte intimité.M.Choquette, qui a mené une vie active en politique d'abord en tant que ministre de la Justice dans le cabinet Bourassa au début des années 1970, puis en tant que maire d'Outremont, a fété ses 66 ans le 25 janvier.La nouvelle compagne de vie de M.Choquette est Mme Merle Kastner. A4 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 13 FÉVRIER 1994 I ?\u2022 ?-v Des laboratoires médicaux ontariens auraient contourné la loi au Québec CILLES PAQUGN ¦ La Régie de l'assurance maladie du Québec a ouvert une enquête sur des laboratoires médicaux ontariens, soupçonnés d'avoir présenté des milliers de réclamations injustifiées pour des services effectués dans l'Outaouais.« Nous avons suspendu tous les paiements à ces laboratoires depuis trois semaines et ouvert une .enquête sur leurs réclamations et leurs agissements», a déclaré à La Presse l'adjoint exécutif de la Régie, Pierre Boucher.La Régie a de bonnes raisons de croire que certains laboratoires d'Ottawa, dont ceux de la firme Bio-Test Inc., et de l'hôpital Queensway-Carleton, avaient mis au point un système contournant les ententes interprovinciales sur les services de santé.À Hull, on estime que la méthode a déjà cou-té un million dollars à la Régie et entraîné des pertes d'emplois dans les hôpitaux québécois.krtoquÉbec NUMÉROS 425579 25579 5579 579 79 425571 4255HB 425! Tirage du 94-02-11 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 S 100 $ 10 $ NUMEROS 350657 50657 0657 657 57 94-02-11 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250 $ 25 $ 10$ /ifeiMwtiïP Tirages du 94-02-06 \u2022au 94-02-12 3 a DIMANCHE\t602\t1653 LUNDI\t104\t0693 MARDI\t458\t3000 MERCREDI\t956\t8455 JEUDI\t713\t9201 VENDREDI\t567\t5060 SAMEDI\t646\t0093 Tirage du 94-02-11 _5_\tJ_\t17\t18\t25 30\t31\t32\t36\t38 39\t43\t46\t52\t54 56\t59\t66\t67\t69 Prochain tirage : 94-02-12 T V A.LE RESEAU DES TIRACES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette derniere a priorité.Le système fonctionne depuis près de deux ans, avec la collaboration des médecins de plusieurs cliniques médicales de l'Ou-taouais et de certains centre de prélèvement de la région.Ces derniers se sont tourné vers des laboratoires d'Ottawa pour réduire leurs frais aux dépens de la Régie.Plutôt que de diriger leurs patients vers les centres de prélèvement des hôpitaux de Hull et de Gatineau, ces médecins proposent des centres privés libres de faire affaire avec le laboratoire de leur choix.Les centres privés expédient ensuite les échantillons de sang et d'urine aux institutions d'Ottawa, qui refilent la facture a la Régie.Cette façon de faire contrevient aux ententes interprovinciales sur la santé, croit-on à l'Association professionnelle des techno-logistes médicaux du Québec.Les laboratoires ontariens présentent leurs réclamations a la Régie en déclarant que les services ont été fournis à des patients à l'extérieur du Québec, alors que les prélèvements ont été faits dans l'Ou-taouais.«Nous nous interrogeons sur la légitimité de ce processus et nous nous posons des questions sur ces paiements.Selon les conlusions de l'enquête, la Régie pourrait exiger des remboursements ou refuser toutes les nouvelles réclamations», souligne M.Boucher.D'après lui, certains laboratoires ontariens auraient fourni du personnel au centres de prélèvement privés de l'Outaouais, en faisant de ceux-ci de quasi succursales.La Régie reconnaît avoir reçu des plaintes à ce propos de la part du milieu hospitalier de l'Outaouais, touché par cette concurrence illégitime.La présidente de l'Association professionnelles des technologis-tes médicaux du Québec, Franci-ne Genest, a déclaré hier, que son organisme avait également dénoncé cette situation au ministère de la Santé et des Affaires sociales l'an dernier.En confiant les analyses aux laboratoires ontariens, les centres de prélèvement privés exportent les emplois de nos technologistes.Les contribuables du Québec se trouvent à payer plus cher pour des services à l'extérieur de la province, alors que nos hôpitaux sont parfaitement en mesure de répondre à la demande, de conclure Mme Genest.Le directeur général de l'hôpital Queensway-Carleton, Don Keats, a refusé de répondre aux demandes de renseignements de La Presse.Le directeur dû laboratoire de l'institution, Tom Bin-gham, a, pour sa part, soutenu qu'il ne pouvait préciser combien d'analyses il avait traité pour des centres de prélèvement de l'Outaouais.RÉ S U ÏLTATS loto-québec fcfcxjuebec Tirage du 94-02-12 2 12 27 36 39 41 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 q u é b e c LOTS Numéro complémentaire:.Ventes totales: Prochain gros lot (approx >: Prochain tirage: 94-02-16 Tirage du 94-02-12 NUMEROS 520235 20235 0235 235 35 5 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ ^B T s\tllï'l\tTirage du 94-02-12\t\t \t\t\t\t 3_\t5\t_6_\tJL\t12 14\t20\t22\tTA\t37 43\tM\t48\t49\tM 53\t54\t56\t57\t64 Prochain tirage: 94-02-13 SI U C .FB Tirage du 94-02-12 GAGNANTS 1 4 6 12 17 33 Numéro complémentaire:.6 6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 50 1 671 25 932 LOTS 1 000 000,00 $ 21 016,80$ 280,20 $ 39,10$ 5$ MISE-TOT 17 19 24 36 GAGNANTS 79 LOTS 632,90 S ventes totales: 860 793,00$ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ Tirage du 94-02-12 1 * StLBCTfON 2\" SELECTION Atout V Atout 4 CATEGORIE DE LOTS (Pour chaque selection) 5 cartes ?atout 5 cartes 4 cartes ?atout 4 cartes 3 cartes + atout 3 cartes LOTS 1000 000S 50 000$ 1 000 S 200$ 20 S 10 S 2 cartes ?atout 2 $ + mise gratuite T V A, LE RESEAU DES TIRACES DE LOTO-OUEBEC Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité Chantale Gaulin (debout) et Johanne Côté ont pris un «engagement moral\" de partager le même poste d'agent de prêts personnels à la Banque Royale, à Chambly.Le «jumelage» du poste permet à chacune d'elles de consacrer plus de temps à sa famille.\tphoto michel ghavei.u preœ Le partage des emplois est surtout l'apanage des femmes FRANÇOIS BERGER ¦ Le partage de l'emploi, entrevu par certains comme une panacée aux maux du chômage, est déjà une réalité pour plus de deux millions de travailleurs au Canada, en grande majorité des femmes.Quand économistes, syndicalistes et autres spécialistes suggèrent le partage de remploi, des centaines de milliers de femmes restent perplexes.«Mais on partage déjà l'emploi, que faire de plus», se disent les travailleuses à temps partiel.Les femmes composent 45 p.cent de la main-d'oeuvre mais occupent les trois quarts des emplois à temps partiel (qui représentent au Canada presque un emploi sur cinq, au total ).Une femme sur quatre occupe un emploi à temps partiel, mais seulement un homme sur onze.Dans certains secteurs comme la santé et les services sociaux, l'hôtellerie et la restauration, ou le commerce de détail, jusqu'à la moitié des employés, en majorité des femmes et des jeunes, travaillent à temps partiel.Au Québec, 465 000 personnes, dont quelque 315 000 femmes, travaillaient, en 1993.habituellement 30 heures ou moins par semaine, la définition du temps partiel retenue par Statistique Canada.Il s'agit des heures habituelles de travail, mais quand on considère les heures effectivement travaillées par la main-d'oeuvre, l'agence des statistiques nous apprend que 21 p.cent des Québécois passent moins de 30 heures par semaine chez leur employeur! La division sexuelle du travail, vieux paradigme des sociologues, est encore ajourd'hui d'actualité.Et.souvent, les femmes sont les premières à demander de travailler a lemps partiel, afin de pouvoir consacrer plus de temps à leurs enfants.Dans les entreprises qui ont mis en place des programmes vo- lontaires de réduction de la durée du travail, ou de partage ou «jumelage» d'un même poste par deux personnes, ce sont surtout les femmes qui ont repondu favorablement.Elles ont accepté en même temps de partager leur.revenu.C'est le cas de johanne Côté et Chantale Gaulin, qui se partagent depuis un an et demi, à leur propre demande, un seul et même emploi d'agent de prêts personnels dans une succursale de Chambly de la Banque Royale du Canada.Les deux femmes ont des enfants et ont opté pour le partage de leur poste afin de pouvoir consacrer plus de temps à leur famille.lohanneet Chantale travaillent chacune une semaine, a tour de rôle.Pour elles, la réduction de leurs revenus n'a pas été dramatique car leurs conjoints ont de bons emplois rémunérateurs.Voilà le «hic» du partage de l'emploi: le revenu du conjoint doit permettre de combler le manque à gagner; s'il y a un conjoint, évidemment.Une femme monoparentale ne pourrait probablement pas soutenir le régime du partage de son emploi, d'autant plus que le salaire versé à une femme est encore inférieur a celui d'un homme.A la Banque Royale, 900 employés partagent ainsi leur emploi, dans le cadre du «programme travail-famille».Il s'agit de femmes a.98 p.cent ! Chez Bell Canada, qui veut diminuer son personnel, un programme volontaire de réduction à quatre jours de la semaine de travail a attiré surtout les employés féminins.Le personnel de bureau, composé majoritairement de femmes, a souscrit en assez grand nombre au programme volontaire de réduction du temps de travail, pour eviter des mises a pied.Cela n'a pas été le cas chez les techniciens, surtout des hommes.à qui Bell a plutôt «imposé» la semaine de quatre jours avec salaire réduit, après des négociations avec le syndicat qui a accepté de modifier en conséquence la convention collective de travail.Dans certaines industries où les heures supplémentaires de travail sont pléthoriques, comme le transport ou la sidérurgie, les syndiques refusent (formellement, en assemblée syndicale) de réduire la durée du travail.Il s'agit de milieux essentiellement masculins.Par contre, chez les infirmières, des projets-pilote ont permis le partage du temps de travail.Le partage de l'emploi est possible «quand il y a deux revenus dans la famille», dit M.Christian Côté, un fonctionnaire du ministère de l'Emploi responsable du Programme d'aide à la réduction et a l'aménagement du temps de travail ( PAR ATT).Il cite le cas d'une secrétaire de direction qui a dû se trouver un autre emploi à temps partiel quand son emploi principal, dans une fonderie de Magog, a été «jumelé», c'est-à-dire partagé entre elle et une autre employée.Elle avait besoin d'un revenu complet.Les horaires de travail sont devenus incompatibles entre les deux emplois de la secrétaire.«Nous avons dû mettre fin à l'expérience», avoue M.Côté.Sans s'adresser spécifiquement aux employés féminins, le PARAIT compte sauver 5000 emplois au Québec, au cours des trois prochaines années, grâce à un budget de 20 millions (subvention forfaitaire de 4000 dollars par emploi sauvegardé).L'entreprise doit préparer un plan de redressement et prévoir des mesures à long terme de réorganisation du travail.Un des premiers pas est l'abolition des heures supplémentaires, ce qui risque d'impliquer davantage les hommes dans le partage du travail, puisqu'ils font en général deux fois plus d'heures supplémentaires que les femmes.- FIN \u2014 LILLEHAMMER.LE DECOR ET L'ENVERS DU DECOR OLYMPIQUE.LISEZ D'AUTRES REALITES REJEAN TREMBLAY.CHAQUE JOUR DANS LA PRESSE.je pense donc je I is \\ s LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 13 FÉVRIER 1994 A 5 Bénéfices sans précédent du Fonds de solidarité de la FTQ Presse Canadienne ¦ Le Fonds de solidarité de la FTQ a enregistré, au cours des trois derniers mois, des bénéfices à peu prés équivalents à ceux amassés au cours de toute l'année financière précédente, soit quelque 20 millions.Le président-directeur général du Fonds, Claude Blanchet, estime qu'il s'agit là d'un signe évident de reprise économique.La progression enregistrée à ce chapitre, a-t-il indiqué durant la dixième assemblée annuelle des actionnaires du Fonds tenue hier, est notamment attribuable au fait que de nombreuses entreprises ont enfin réussi à franchir le seuil de rentabilité, après des années de récession et de vaches maigres.M.Blanchet a tenu à rappeler le dynamisme de l'institution financière qu'il dirige, en soulignant que le Fonds a contribué à créer ou à maintenir 6000 emplois au cours de la dernière année.«Combien d'entreprises partenaires du Fonds, d'abord perçues comme de dangereuses occasions d'investissement, sont aujourd'hui en bonne forme.Bestar, BioChem Pharma, Denharco, Metcor, Produits de piscine Vogue, Scierie Davidson et bien d'autres prouvent à quel point un potentiel bien exploité peut donner de bons résultats», écrit M.Blanchet dans le rapport annuel 1993 de l'institution.Le Fonds de solidarité de la FTQ aura géré en 1993 près de 175 millions en nouveaux investissements dans 43 entreprises québécoises, soit presque trois fois plus que l'année précédente.À la fin de l'année financière, l'actif net du Fonds atteignait les 797 millions et son portefeuille d'investissements depuis sa création était évalué à 413,3 millions.Le nombre d'actionnaires, quant à lui, est passé de 145 000 à 193 000.Le président sortant du Fonds, l'ex-président de la FTQ Louis La-berge, a de son côté déploré que le gouvernement du Québec limite la progression de l'institution financière en maintenant un impôt de 20 p.cent sur toute émission d'actions supérieure à 97 millions en 1993-94.M.Laberge a surtout profité de son départ pour vanter les mérites du Fonds, «une idée originale qui s'est transformée en grand carrefour d'action pour l'emploi ».Par ailleurs, toujours lors de l'assemblée des actionnaires à Montréal, il a précisé que le Fonds de solidarité n'avait pas l'intention de retirer sa participation dans l'équipe de hockey des Nordiques.Il croit que, malgré les menaces, Marcel Aubut veut maintenir l'équipe à Québec.Nathalie Petrovvski Fernand et ernand et Georgette ont l'un pour l'autre des égards d'adolescents.Quand l'un parle, l'autre écoute en se taisant.Quand l'un a froid, l'autre lui réchauffe les mains.Quand l'un tremble, l'autre a les yeux remplis d'eau.S'ils étaient dans un roman de Réjean Ducharme, on les prendrait pour le frère et la soeur.Ils auraient 17 ans et la vie devant eux.Mais Fernand Brousseau et Georgette Lange-vin ont 63 ans.Ce ne sont pas des personnages de roman mais des êtres de peau, de chair et de sang.Le roman qu'ils préfèrent est une pièce de théâtre.Tous les soirs depuis le début de février, on peut les voir évoluer sur la scène odorante de l'Espace Libre, Georgette frissonnante dans sa petite jaquette de nuit, Fernand, nu comme un vers, deux petits vieux indignes et vedettes malgré eux du spectacle La forêt, la plus récente production de Carbone 14 et de Gilles Maheu.Fernand et Georgette ne sont pas des acteurs professionnels.Ce sont des amateurs dans tous les sens du mot.Lui a toujours voulu être acteur, mais a dû se contenter d'être «dispatcher» pour une usine de métal et membre à vie des troupes d'amateurs.Elle chantait dans les chorales tout en travaillant comme secrétaire dans un hôpital.Quand ils ont passé leur première audition devant Gilles Maheu, ils n'avaient jamais entendu parler de Carbone 14.Eussent-ils connu la troupe qu'ils auraient peut-être fait demi-tour.Quatre ans plus tard, s'ils sont encore là, c'est par plaisir et parce que Gilles Maheu a dû voir en eux l'image à peine déformée de ses propres parents.\u2014\tQuand il ma choisie parmi une cinquantaine de femmes de mon âge, je me suis dit que ça ne se pouvait pas, qu'il y avait une erreur, annonce Georgette en écarquillant les yeux.\u2014\tMoi, je ne voulais plus rien savoir de la vie.|e vivais seul dans un un et demi de la rue Sicard dans Hochelaga-Maisonneuve et j'étais sur le point d'y mourir, dit Fernand.Du jour au lendemain, leur vie a basculé.Ils en ont oublié leurs cheveux grisonnants et leurs courbatures pour se lancer dans l'aventure la plus folle et la plus inattendue de leur vie.Gilles Maheu ne les a pas brusqués.Lentement, patiemment, il les a amenés dans son monde souterrain, leur confiant d'abord une petite figuration dans Rivage à l'abandon, puis un rôle plus corsé dans Peau, chair et os où ils évoluaient en petite tenue parmi d'énormes blocs de glace qui se fracassaient sur les murs en les effleurant, pour finalement les conduire dans la forêt de ses songes, pieds nus dans la terre battue, le corps piégé par les couteaux meurtriers des branches.\u2014\tAu début des répétitions, ça me faisait bizarre de voir Fernand et les autres acteurs tout nus tout le temps.Maintenant je ne les remarque même plus, dit Georgette le plus naturellement du monde.Et Fernand de rétorquer qu'il n'a pas honte de ce corps qu'il parade nu pendant plus d'une heure même s'il sait qu'il pourrait être un peu plus rembourré.\u2014\tl'ai juste à arrêter de fumer, dit Fernand en s'allumant une cigarette de ses doigts maigres et effilés.Dans la vie, Fernand et Georgette ne sont pas mariés, ni amoureux l'un de l'autre.Après le théâtre, chacun regagne son monde, chacun reprend le fil du quotidien comme au retour d'un long voyage, la tête bourdonnante d'images et le corps épuisé.Georgette prend des nouvelles des amis et des enfants.Fernand retrouve son café et sa cigarette au restaurant du coin.Parfois, quelqu'un de leur entourage les taquine en les traitant d'artistes.Fernand et Georgette accusent le coup en protestant sans trop de conviction.Ils ne l'avouent pas toujours mais ils sont plutôt fiers de leur coup.Fiers et lucides.Ils savent bien qu'ils ne sont pas de vrais acteurs, qu'il y a un monde et plusieurs générations entre eux et les jeunes de la troupe.Ils savent aussi que le rideau pourrait tomber n'importe quand.Ils n'en font pas un drame.Ils prennent ce qui passe en savourant chaque instant et se montrent reconnaissants de vivre une expérience comme celle-là à l'âge où la vie aurait pu les oublier.Quand le rideau tombera pour de bon, Fernand et Georgette quitteront les projecteurs en souriant, convaincus d'avoir rajeuni de'cent ans.k Plus de 50 personnes se sont vautrées dans la neige, hier, dans le cadre du Carnaval de Québec.Plusieurs milliers de personnes, bien emmitouflées elles, ont assisté, amusées, au happening.\tphoto PC Expulsé de Kanesatake, le V député Bachand s'excuse MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Expulsé fermement de Kanesatake, jeudi dernier, le député Claude Bachand, porte-parole du Bloc québécois pour les dossiers autochtones, s'est excusé auprès du chef Jerry Peltier dans une lettre ouverte.«Je vous assure monsieur Peltier, écrit le député, que je n'ai jamais eu l'intention d'embarrasser qui que ce soit ni d'outrepasser les droits de quiconque, je me suis au contraire comporté auprès de tous avec courtoisie et respect.Si j'ai pu, ce faisant, vous indisposer de quelque façon, ce fut bien involontaire, et je vous prie de m'en excuser.» Le député, de descendance amérindienne, a expliqué qu'il tient à maintenir le dialogue avec les Mohawks, même en temps de crise souligne-il, en faisant référence à la contrebande de cigarettes.Le sujet pourrait avoir des rebondissements à Ottawa dès demain.Robert Dufour, bras droit de Lucien Bouchard, a refusé hier de commenter cette affaire.Les opposants au chef Jerry Peltier condamnent l'expulsion du député du Bloc québécois.Cette attitude nuit encore une fois à l'image de la communauté mo-hawk dans la population, affirme Michelle Lamouche, ex-membre du conseil.«On ne sait pas vraiment pourquoi lerry Peltier a expulsé le député.Est-ce que c'est tout simplement parce que son visage ne lui revenait pas?.Va-t-il falloir subir longemps la dictature de Peltier?Nous sommes encore dans un pays libre!», a dénoncé Mme Lamouche qui a souvent affronté Peltier au Conseil de bande avant de démissionner.De son côté, le chef Dean Gabriel, qui a escorté Claude Bachand hors de Kanesatake, explique que le député n'avait pas prévenu le Conseil de bande de sa présence.«M.Bachand n'a pas averti le conseil.C'est le protocole.Les ministres et les députés qui viennent ici doivent nous avertir.» M.Gabriel a indiqué avoir reçu l'ordre du grand chef lerry Peltier d'expulser le député de Saint-|ean à la suite de plaintes de citoyens reçues au conseil.«Le député faisait une enquête.II faisait du porte à porte.Il voulait savoir si c'était vrai que des gens tiraient des coups de feu à Kanesatake», a soutenu le chef Gabriel.M.Bachand, son assistant Luc Lippe et une troisième personne ont été escortés d'une main ferme vers la Pointe-aux-Anglais.lerry Peltier, qui se trouvait à Ottawa ce jour-là, dans le cadre d'une rencontre sur la contrebande de cigarettes avec le solliciteur général, Herb Gray, a appelé le chef Gabriel pour signifier l'ordre d'expulsion.Subventions et balades en bus dans Bonaventure ANDRÉ PÉPIN PASBÉBIAC ¦ Rappelant le souvenir de l'ancien ministre Gérard D.Leves-que, le premier ministre Daniel lohnson a exhorté hier la population de Bonaventure à lui donner «une première victoire dans un scrutin complémentaire».Fouetté par une campagne pé-quiste musclée, il a annoncé des subventions immédiates de quatre millions de dollars pour créer de l'emploi chez les jeunes Gaspé-siens.11 a cependant refusé de répondre à l'engagement pris la semaine dernière par sa candidate Nicole Appleby-Arbour d'installer dans Bonaventure une centre régional de la voirie dont la direction est maintenant complètement centralisée à Rimouski.«Notre candidate s'est engagée à SEARS CANADA INC.: RAPPEL D'UN COUSSIN CHAUFFANT POUR LA VOITURE Sears Canada Inc.rappelle un coussin chauffant pour la voiture, fabriqué par Superex Canada Ltd.En raison d'un défaut possible de fabrication, cet article peut présenter un risque d'incendie.Sears prie tous ses clients possédant ce coussin à cesser immédiatement de l'utiliser.Ce rappel vise uniquement l'article portant le numéro de stock 86365 vendu dans les magasins Sears et dans le catalogue «Cadeaux de rêves 1993» entre le 25 septembre 1993 et le mois de janvier 1994.Les clients peuvent identifier le coussin en question au moyen des bandes élastiques noires ajoutées au modèle pour le faire tenir en place.Les clients possédant ce coussin sont invités à le retourner au magasin ou au point de vente le plus proche afin d'être intégralement remboursés.Attendez-vous à plus pousser ce dossier de toutes ses forces, mais je ne peux rien annoncer.Nous ne pouvons multiplier les structures», a simplement indiqué le premier ministre, en présence de Mme Applby-Arbour.M.lohnson, rappelons-le, a été l'instigateur des regroupements des centres régionaux de la voirie, a l'époque où il dirigeait le Conseil du Trésor.La candidate Appleby-Arbour, une fidèle collaboratrice de M.Levesque, avait organisé hier une journée avec les jeunes militants désireux de s'entretenir avec le nouveau premier ministre.Des autobus avaient été nolisés pour amener en Gaspésie les jeunes qui étudient à Québec et Rimouski.«Oui, j'ai prévu des budgets pour le transport des jeunes.C'est plus important pour moi de favoriser les jeunes que d'installer des affiches partisanes sur les poteaux», a-t-elle dit, faisant ainsi allusion à la publicité visuelle très agressive de son rival Marcel Landry, du Parti québécois.M.lohnson et Mme Appleby-Arbour admettent d'emblée que la bataille est sérieuse dans Bonaventure.«Pour un parti au pouvoir, des complémentaires, ce n'est jamais facile, mais j'ai confiance que nous allons l'emporter», a insisté le premier ministre, précisant que le résultat dans Bonaventure, au scrutin du 21 février, n'influencera en rien sa décision concernant la tenue d'élections générales.La candidate libérale, de son côté, est apparemment confiante de rallier la population qui, selon elle, craint (acques Parizeau et son projet de souveraineté.Elle admet cependant qu'elle ne répétera pas les exploits de son prédécesseur Gérard D.Levesque, ce «roi de la Gaspésie» qui a régné sur Bonaventure durant 37 ans.«le crois pouvoir l'emporter avec 3000 voix de majorité», dit-elle.C'est exactement la moitié de la majorité obtenue par Gérard D.aux élections de 1989.Un jeune maire de la région, M.Bertin Saint-Onge, 34 ans, de Saint-Alphonse, jubile de voir les deux candidats se livrer une bataille serrée.«C'est excellent pour notre région.Voyez, le premier ministre arrive avec des engagements de 4 millions.C'est la première fois qu'il y a une véritable élection ici et tout ce qui peut faire bouger des choses me réjouit», explique-t-il avec un accent gaspésien, une chaleur et un humour typiques.Le premier ministre lohnson, confessant qu'il connaît ce que c'est les déchirements de familles causés par les départs des jeunes, a annoncé solennellement, sur un ton très paternel, qu'il souhaitait le retour des jeunes en Gaspésie.«l'annonce un investissement de un million pour l'atelier mécanique de la polyvalente Antoine-Bernard, de Carleton», a-t-il dit, soulignant que son fils, diplômé en commerce, a du s'exiler à Vancouver et à Hong Kong pour gagner sa vie.Il a de plus annoncé un programme de trois millions, sur trois ans, pour favoriser le lancement d'entreprises par des jeunes de la région.Ces sommes, a-t-il précisé, s'ajoutent aux programmes existants.De jeunes entrepreneurs, avec ces subventions, pourront bénéficier de nouvelles avenues de financement, allant jusqu'à 60 p.cent des sommes requises.Il n'a cependant pas précisé si cette nouvelle forme d'aide aux jeunes pourrait prochainement s'étendre à l'ensemble de la province.Mme Robillard appuie sans réserve la réforme Côté Presse Canadienne ¦ Le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, Lucienne Robillard, appuie sans réserve la réforme entreprise par son prédécesseur, Marc-Yvan Côté, en matière de régionalisation des services de santé.Hier, elle est venue rassurer plus de 200 administrateurs des 18 régies régionales réunis en colloque.La régionalisation et la décentralisation sont là pour demeurer, a clairement dit le ministre devant un auditoire visiblement ravi d'entendre ces paroles.C'était la première fois que Mme Robillard adressait la parole publiquement à des représentants du réseau de la santé, qui avaient bien hâte de connaître les intentions de celle qui a pris la gouverne du ministère le mois dernier.«Il n'est aucunement question de remettre en cause» la réforme entreprise l'an dernier par le ministre Côté, a déclaré Mme Robillard, disant vouloir miser plus que jamais sur le partenariat entre son ministère et ces nouvelles structures que sont les régies régionales de la santé et des services sociaux.L'important, à ses yeux, consiste à tout mettre en oeuvre pour «humaniser» le système de santé, et faire en sorte que le patient n'ait plus l'impression de «déranger» quand il a besoin de soins.«La population doit être convaincue qu'elle en a pour son argent», a-t-elle indiqué, rappelant du même coup à son auditoire qu'en ces temps difficiles il est essentiel d'assurer «une qualité de services à moindre coût ».Comme l'avait fait plus tôt cette semaine le premier ministre lohnson, Mme Robillard a cependant écarté explicitement le recours au ticket modérateur pour financer le système de santé.«On ne doit pas faire subir le fardeau de la démarche (de réduction des coûts) sur le dos des citoyens», a affirmé le ministre.«Efficacité», «efficience» et «rationalisation» sont des mots qui revenaient constamment dans la bouche de Mme Robillard pour décrire ses objectifs.Elle a mis par ailleurs en garde les administrateurs des régies régionales contre la tentation de se donner deb cadres trop rigides. t.®* Proust» Montréal, dimanche 13 février 1994 A 6 \u2022s .^IMStstsK t.Î.JZMX*.-'AA.yî»\tî - -.' '; \" \u2022 '\tWM THf il\t£.-., ': m ;.\u2022>.'' *' ¦ -^f^Sifà&fj&Vc* 4 Les négociations de paix en Bosnie suspendues pour trois semaines d'après AFH et Reuter GENEVE Les négociations pour la paix en Bosnie ont été suspendues hier, pour au moins trois semaines, le temps que Russes et Américains lancent de nouvelles initiatives diplomatiques.Entre-temps, une semaine après le massacre du marché de Sarajevo, les habitants sont sortis dans les rues hier sans crainte des obus, le cessez-le-feu entre Serbes et Musulmans, en vigueur jeudi, étant toujours respecté.Artisan de cette trêve, qui prévoit aussi le retrait des canons serbes et le contrôle par l'ONU des positions des deux belligérants, le commandant de la Force de protection des Nations unies en Bosnie, le général Michael Rose, s'est lui-même promené dans les rues pour convaincre la population de la volonté de la communauté internationale de ramener la paix.Cet accord de cessez-le-feu a été conclu mercredi, en même temps que l'OTAN décidait de menacer les Serbes de raids aériens s'ils ne retirent pas leurs pièces d'artillerie autour de Sarajevo, d'ici à la fin de la semaine prochaine.« jusqu'ici tout va bien.Pour la première fois depuis des mois et des mois, les gens ont pu marcher dans la rue sans trop de crainte», a dit le colonel Bill Aikman, porte-parole de la FORPRONU.Flanqué d'un conseiller et d'un garde du corps, le général Rose a parcouru a pieds les rues de la ville pour rencontrer ses habitants.«Nous prenons possession des positions sur les collines, nous en prenons en ville et nous collectons les armes», a expliqué l'officier à deux femmes dans une rue commerçante.Toutefois, si quelques armes ont pu être collectées vendredi, les négociations entre la FORPRONU.les Serbes et les Musul- Le général Michael Rose, commandant des forces de Nations unies pour la Bosnie-Herzégovine, est accueilli par des résidents de Sarajevo au cours d'une tournée d'inspection.\tphoto reuter mans n'ont pas permis samedi d'en récupérer d'autres, a dit un porte-parole de la FORPRONU sans donner d'explication.Par ailleurs, le médiateur international, Thorvald Stoltenberg (ONU), a précisé, à l'issue de deux jours de pourparlers sur les modalités d'une nouvelle union entre les trois futurs États ethniques de Bosnie, que les discussions ne reprendraient pas avant «fin février, début mars.» «La raison en est qu'au cours des jours à venir, les États-Unis et la Russie déploieront une intense activité auprès des belligérants pour voir s'ils peuvent les influencer dans le processus de négociations», a-t-il dit.David Owen, l'autre médiateur international (Union européenne), a pour sa part estimé que les Musulmans attendaient de voir si REPERES Américains et Japonais campent sur leurs positions SUE KENDAU de l'agence I rance-Presssc WASHINGTON La visite à Washington du Premier ministre japonais Morihiro Hosokawa s'est ache-vee hier, sur l'échec des négociations commerciales entre les deux pays, chaque partie campant sur ses positions alors que les Etats-Unis brandissaient la menace de représailles.Un ultime petit dejeuner qui a réuni, hier, a la Maison blanche M.Hosokawa et le président Bill Clinton, n'a pas permis de faire avancer les discussions qui s'étaient achevées sur un échec vendredi soir.Le Premier ministre japonais a réitéré à l'issue de cette rencontre que son pays n'accepterait pas la demande américaine de fixer des objectifs chiffrés pour mesurer les progrès dans l'ouverture du marché japonais aux produits américains.«Nous ne modifierons pas notre position sur cette question», a déclaré M.Hosokawa, tout en affirmant espérer «que les États-Unis s'abstiendront de prendre des mesures unilatérales qui constitueraient une violation (des règles) du G AIT».Vendredi soir, après que les négociations eurent achoppé sur ce point des objectifs chiffrés.des responsables américains avaient indiqué qu'ils n'excluaient pas de prendre des mesures de représailles commerciales pour forcer le lapon à ouvrir ses marchés.Mais selon M.Hosokawa, tout infléchissement de la position japonaise irait à rencontre de la politique nippone de dérégulation et de liberté du marché.Le Premier ministre japonais a souligné qu'il ne prévoyait pas de revoir le président américain à Washington avant leur prochaine rencontre prévue dans six mois, mais a exprimé î'espoir que les négociations au niveau des groupes de travail puissent reprendre prochainement.Le sommet américano-japo-nais aurait dù entériner une nouvelle étape dans les relations économiques entre les deux pays, alors que le déficit commercial des États-Unis envers le japon a atteint l'an dernier plus de 5C milliards de dollars et empoisonne les relations bilatérales depuis des années.\t» IS.4, .7 ,'ÇZi NNVyv/ \"atm I, rsîïTgï/' ' 3»>Jxï .' f PHOTO REUTER Le premier ministre Japonais Morihiro Hosokawa a eu un entretien avec le président Clinton a Washington.Les négociations portaient sur quatre points: assurances, matériel médical, télécommunications et, point clé, le secteur automobile qui représente à lui seul la moitié du déficit américain.Mais bien que le prédécesseur de M.Hosokawa, M.Kii-chi Miyazawa, ait annoncé avec M.Clinton en juillet dernier que le lapon prendrait des mesures pour réduire cet excédent de manière significative, six mois de négociations n'ont pas permis de rapprocher les deux parties.Sur un plan de politique intérieure, M.Hosokawa, contesté dans ses réformes politiques et économiques, pourra toutefois tirer un avantage de ' son attitude en soulignant sa fermeté face aux pressions américaines.Et si le président américain a reaffirmé qu'il soutient les efforts de réforme du chef du gouvernement nippon, il se refuse à relâcher ses efforts pour redresser l'équilibre des relations économiques entre les deux pays.Les deux hommes ont tenu à souligner l'importance que conservent les relations bilatérales dans les domaines politi que et de la sécurité, mais celles-ci ne pourraient que se tendre.si le désaccord commercial devait dégénérer en une guerre ouverte.les menaces de raids aériens proférées par l'Otan se concrétiseraient et s'ils obtiendraient un soutien plus actif de Washington contre les Serbes.Le chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a accusé lors d'une conférence de presse, les Musulmans de manoeuvres tactiques dilatoires dans l'espoir d'une intervention militaire de l'OTAN qui réduiraient la force de frappe des Serbes.Ils sont intervenus pour «faire pression sur les Serbes.Les Russes y sont également pour faire pression sur les Serbes.Tout le monde veut faire pression sur les Serbes», a-t-il dit.«Mais nous sommes habitués, nous ne pouvons vivre sans pression, nous travaillons mieux sous la pression», a-t-il ironisé.Par ailleurs, la Russie, liée par son histoire aux Serbes, s'est d'abord opposée à l'ultimatum lancé par l'OTAN aux Serbes pour s'y rallier.enfin du bout des lèvres.Mais Bill Clinton a déclaré qu'il s'était entendu avec Boris Eltsine sur des objectifs communs à court et long terme: la levée du siège de Sarajevo et la conclusion d'un accord de paix pour l'ensemble de la Bosnie.La volonté de Boris Eltsine et de Bill Clinton d'agir ensemble dans l'affaire bosniaque, a été confirmée, hier, par le ministre russe des Affaires étrangères, An-drei Kozirev.Quelques jours après avoir marqué son hostilité aux raids aériens de l'OTAN, il en a accepté le principe «en dernier ressort», à condition qu'il s'agisse de protéger les forces l'ONU et qu'ils soient autorisés par le secrétaire général de l'ONU, après consultation du conseil de sécurité.«En termes généraux, la décision de l'OTAN est conforme aux résolutions de l'ONU sur les zones de sécurité.Ce n'est pas une action punitive», a-t-il ajouté, marquant ainsi une évolution de Moscou qui, jusque-là, soutenait que des raids nécessitaient le vote d'une nouvelle résolution.Cependant l'OTAN, décidée à montrer sa détermination si son ultimatum n'est pas respecté, a renforcé son dispositif aérien en Italie.La France, les Pays-Bas, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Turquie ont accru leurs contributions en appareils qui atteindront un total de 170.Enfin, l'ambassade des États-Unis va organiser le départ des familles des diplomates américains et a invité les citoyens américains à ne pas se rendre en Serbie ni au Monténégro.Pour sa part.L'ambassade de Grande-Bretagne a évacué neuf personnes, des femmes d'employés de l'ambassade, hier vers Budapest.De Klerk évoque l'intervention de l'armée pour prévenir tout sabotage des élections d'avril d'après AEP BLOEMEONTEIN.Afrique du Sud L e président sud-africain, Fre-derik de Klerk, a invité hier les sympathisants du Parti national ( Nr ) de cesser de croire aux politiques racistes du passé et d'accepter l'avenir multiracial de l'Afrique du Sud gui s'ouvrira au lendemain des élections démocratiques multiraciale d'avril.De plus, a-t-il déclaré, l'armée sud-africaine est prête à intervenir pour empêcher toute action des extrémistes visant à perturber les premières élections multiraciales prévues les 26 et 28 avril.«Nous ne pouvons laisser une quelconque minorité perturber le processus» électoral, a dit M.de Klerk à des journalistes qui l'accompagnaient au cours d'une tournée dans une cité métisse au troisième et dernier jour de sa tournée électorale dans la province de l'État libre d'Orange.Il s'est dit confiant en la loyauté fondamentale des forces de sécurité et convaincu que toute menace viendrait de l'extrême-droite, de l'extérieur des forces de sécurité.«Nous ne pouvons pas bâtir l'avenir pour les seuls Afrikaners blancs alors que le reste de l'Afrique du Sud est en feu», a-t-il déclaré, lors d'une intervention oui constitue la plus vigoureuse dénonciation de sa part à ce jour de l'apartheid, aux 300 pensionnaires blançs d'une maison de retraite de l'État libre d'Orange.«La ¦ \u2022 A \u2022 \u2022 t* \u2022 \u2022 t politique de discrimination du NP était fondée par le passé sur la race et la couleur.Elle n'a pas rendu les gens libres et ne leur a pas permis de jouir de tous leurs droits politiques», a-t-il ajouté.il a dénoncé le système des ban-toustans, pierre angulaire de la politique d'apartheid visant à garder l'Afrique du Sud blanche en forçant les noirs à aller vivre sur des territoires tribaux autonomes éloignés et en les rendant étrangers dans leur propre pays.«Cela n'a pas marché.Malgré les lois, les gens ont afflué vers les villes blanches où il y avait du travail.Nous nous sommes rendus compte que le passé avait engendré des injustices.Nous avons réalisé que chacun devait jouir de ses droits et que la discrimination devait être abolie.Nous avons donc pris la résolution de rompre avec le passé», a-t-il souligné.«Votre langue sera protégée ainsi que votre culture.Le NP garantira votre sécurité et celle de vos biens», a-t-il ajouté.Le ministre de la loi et de l'ordre Kobie Coetsee, aui accompagnait M.de Klerk dans sa tournée, a indique que les mesures de sécurité avaient été renforcées dans les bases de l'armée et les dé- Pierre Sané : les États sont les premiers à approuver les massacres CHARLES DAVID .«¦a rhétorique et les dé-\" ¦¦ clarations d'intention ne changeront rien aux dures réalités.Sous prétexte de souveraineté nationale, les États n'ont aucun droit de mort sur leurs citoyens.Ce n'est pas parce qu'ils ont raffiné leurs procédés de politique répressive pour éviter d'être dénoncé par l'opinion publique internationale que cela change le fond du problème: les droits de la personne sont bafouées dans toutes les régions du monde.Et l'hypocrisie des gouvernements ne peut faire oublier qu'aucun État, sur la terre, ne peut s'ériger en parangon de vertu et faire la leçon dans le domaine des droits de la personne: Tous les États violent les droits de la personne.Ils prennent fait et cause pour ces droits mais sont prêts à tout pour dissimuler leurs crimes».À bâtons rompus, tranquillement, sans élever la voix, Pierre Sané, secrétaire général d'Amnistie Internationale, égrène faits et chiffres pour étayer sa logique: «Les violations des droits de la personne ne sont pas en régression.Qu'on ne dise surtout pas que la Déclaration universelle des Droits de l'Homme est dépassée avec l'avènement du Nouvel Ordre mondial, elle a été constamment violée et l'est quotidiennement.» Et Pierre Sané d'évoquer les condamnations à mort de jeunes, les purifications ethniques, le renouveau du racisme, les droits bafoués des réfugiés, l'intolérance, les horreurs des guerres civiles, les homicides des groupes armés en opposition avec l'État.Ce ne sont pas les dossiers qui font défaut.Pourtant, souligne Pierre Sané, les droits de l'Homme sont une donnée essentielle aujourd'hui des relations internationale, et la plupart des États s'est engagée.PHOTO DENIS COURVlllE.Li Presse Pierre Sané dans de nombreux traités, à respecter ces droits.Pourtant, précise Pierre Sané.des massacres n'ont jamais cessé et, quotidiennement, se perpétuent sur cette terre.Et on continue de violer impunément les droits des individus.D'où la décision d'Amnistie Internationale de relancer dix ans après une nouvelle campagne contre un fléau des temps modernes que l'on croyait en voie de régression: les «disparitions», véritable euphémisme pour les assassinats politiques.Pierre Sané n'en fait pas mystère: Le principal responsable demeure l'État.Les responsables des plus grands massacres sont toujours en liberté: ce sont des gouvernements et l'étendue de leurs crimes défie l'imagination.«Il faut, affir-me-t-il, tout faire pour convaincre les États qu'ils ne peuvent impunément continuer à assassiner en toute liberté».Regain de violence en Somalie d'après Reuter PHOTO AP lin partisan de l'ANC se relève après avoir été renversé par une voiture conduite par des agents de sécurité du président de Klerk lors d'un rassemblement près de Bloemfontein pots d'armes.« Nous avons mis au point des plans spéciaux pour protéger notre personnel et nos armes», a-t-il ajouté, mettant en garde les extrémistes blancs contre toute tentative d'attaquer les dépôts d'armes.Le ministre a précisé que les armes seront retirées aux agents de l'ordre qui auront commis un abus de pouvoir et a averti les organisations politiques de ne pas faire pression sur ies militaires.« Au moment où l'Afrique du sud entre dans une période de turbulence pré-électorale, il est important que le gouvernement puisse compter sur l'armée et son professionnalisme.Toute tentative de porter atteinte à son intégrité sera immédiatement contrée», a souligné M.Coetsee.Par ailleurs, le président de Klerk s'est dit «très inquiet» de ce que deux bantoustans, le Bo-phutatswana et le KwaZulu puissent refuser de participer aux élections.Il a ajouté qu'il restait «raisonnablement confiant» qu'une solution pourra être trouvée pour convaincre le Bophu-tatswana, le parti à dominante zouloue Inkatha et les extrémistes blancs de rallier le processus électoral.Le délai limite pour l'enregistrement des partis désireux d entrer en lice pour les élections expirait hier soir à minuit (22 h GMT), mais le président a souligné que ce délai pouvait être prolongé.\t\\ MOGADISCIO la suite d'affrontements entre factions rivales \u2014 les plus graves depuis six mois \u2014 près de 5000 civils ont été chassés du port de Kismayo, dans le sud de la Somalie, ont déclaré hier des responsables des Nations unies et des membres d'organisations humanitaires.Au moins sept personnes ont été tuées et 42 autres blessées lors de ces heurts qui ont duré quelque 90 minutes, a dit un responsable de l'aide humanitaire ayant quitté Kismayo hier.Pour les casques bleus, les combats dans la zone de Kismayo, porte d'accès vers le sud fertile, sont un signe avant-coureur d'une reprise de la guerre civile en Somalie après le retrait des soldats américains et occidentaux le 31 mars.Les combats ont opposé vendredi miliciens fidèles au chef de guerre Mohamed Said Hersi «Morgan» et partisans du colonel Ahmad Omar Jess, expulsés de ce port méridional en mars dernier.Les civils chassés par les miliciens de Morgan appartenaient au sous-clan Ogadeni, a-ton précisé.Selon le personnel humanitaire, le calme règne de nouveau à Kismayo, mais une vive tension est perceptible et les habitants sont restés calfeutrés chez eux.«Tout le monde à Kismayo sait que |ess va faire quelque chose pour se venger de Morgan qui a chassé les Ogadenis», a souligné un responsable.Les combats ont été déclenchés par une offensive jeudi de l'Alliance nationale so-malienne ( SN A ), à laquelle est allié fess, contre un camp de partisans de Morgan à Bulo Aaaji, à 80 km au sud-ouest de Kismayo.Un porte-parole de l'ONU a déclaré que la sécurité des casques bleus indiens déployés dans la région n'était pas menacée mais il a évoqué le risque de nouveaux combats.Par ailleurs, le personnel étranger des trois dernières organisations humanitaires opérant dans la ville de Belet Huen, dans le centre de la Somalie, a été retiré, hier, après une attaque à la grenade en début de matinée contre la salle de radio d'une organisation américaine.11 y a également eu des tirs, mais pas de victime.«Belet Huen est devenu un enfer», a dit un responsable d'une agence internationale.C'est la première fois que toutes les agences humanitaires internationales évacuent leur personnel étranger de la ville depuis leur arrivée en 1992.Début février, le Conseil de sécurité a adopté une résolution réduisant le mandat et les effectifs de la mission de paix des Nations unies en Somalie.Le Conseil a ramené le plafond des effectifs à 22 000 hommes, tout en renonçant à toute tentative de désarmement par la force des factions somaliennes entravant le ravitaillement de la population.DEPECHES SLOVAQUIE Eventualité ¦nDes élections législatives pourraient se tenir l'été prochain en Slovaquie, a annoncé le Premier ministre Vladimir Meciar à l'issue de la réunion de la direction de son parti, le Mouvement pour une Slovaquie démocratique (HZDS), hier soir à Modra.Selon l'agence tchèque CTK, le Premier ministre a précisé, lors d'une conférence de presse, que la direction du HZDS lui avait donné le feu vert, soit pour organiser ces élections, soit pour la tenue d'un référendum.BURUNDI Enquête ¦ Une commission internationale d'enquête, chargée d'étudier les violations des droits de l'Homme au Burundi depuis la tentative de coup d'État du 21 octobre 1993, a publié hi^r des observations préliminaires accablantes et chiffré entre 25 000 et 50 000 le nombre de victimes des massacres qui ont suivi cette tentative de putsch.Cette commission est composée de treize personnalités de huit nationalités différentes (Belgique, Canada, États-Unis.France, Pays-Bas, Sénégal.Suisse, Zaïre), a rappelé hier soir Radio Burundi.ANGOLA Souhait m Le chef de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA, opposition armée), M.JonasSavimbi, a déclaré qu'il souhaitait un «cessez-le-feu global» en Angola et a annoncé que son mouvement allait reprendre les négociations inter-angolai-ses de Lusaka.M.Savimbi a tenu à démentir les informations selon lesquelles l'UNITA chercherait actuellement à acheter du matériel de guerre. LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 13 FÉVRIER 1994 IL Y A 45 ANS, 2000 MINEURS D\" ASBESTOS DÉCLENCHAIENT LA CRÈVE DE L'AMIANTE Si cette grève de 1949 n'avait cas eu lieu.il aurait fallu l'inventer» FRANÇOISE CÔTÉ collaboration spéciale ¦ Quarante-cinq ans plus tard un mineur retraité d'Asbestos, Aimé-lean Côté n'hésite pas à affirmer: «Si la grève de l'amiante de 1949 n'avait pas eu lieu, il aurait fallu l'inventer.» L'aumônier des syndicats de Thetford-Mines, l'abbé Henri Masson abonde dans le même sens.Il croit que la grève de l'As-bestos de I949, comme on la désigne souvent, a été un événement historique pour l'avancement du syndicalisme au Québec.Aujourd'hui âgé de 81 ans, il est toujours fier de l'appui apporté par l'Eglise aux grévistes.Un ancien gréviste d'Asbestos, Henri Côté, est convaincu que sans la grève de I949, «je ne pourrais pas jouir aujourd'hui de la belle retraite que j'ai et les jeunes n'auraient pas de bons salaires.Pour moi, la grève de l'amiante a été la grande chose de ma vie.» Son souvenir est encore vivace chez la population si bien que lorsqu'un briseur de grève décède, son éloge funèbre tient dans ces mots «c'était un scab».À minuit le 13 février 1949, la grève est déclenchée spontanément par les 2000 mineurs de la Canadian Johns-Manville, à As-bestos.Vingt-quatre heures plus tard les 3000 mineurs de trois mines de Thetford-Mines emboîtent le pas.Au total, 5000 mineurs étaient en grève dans les Bois-Francs.Toute production a immédiatement cessé à Thetford, tandis que la lohns-Manville a décidé de poursuivre l'exploitation de sa mine avec des briseurs de grève.La grève est illégale car les mineurs ont décidé de passer outre l'étape du recours à l'arbi- trage.Il y avait eu une dizaine de seances de négociations directes ainsi que des séances avec un négociateur.Les demandes des mineurs consistaient en une augmentation horaire de 15 cents pour atteindre le salaire d'un dollar l'heure, comme les autres mineurs.Ils réclament aussi la formule Rand et une amélioration des conditions d'hygiène, surtout au chapitre de la poussière.Décrétée illégale par le gouvernement de l'Union Nationale, la grève n'en commence pas moins dans une atmosphère de fête.Mais le 24 février, le premier ministre Duplessis met à exécution sa menace de retrait du certificat de reconnaissance syndicale pour les syndicats en grève.Le président de la Fédération des syndicats de l'Amiante, M.Rodolphe Hamel, avait déclaré à l'époque: «Le plus grave pour nous ce fut d'avoir été trompés par le gouvernement qui s'est rangé du côté des compagnies.» Illegale mais juste Vers la fin de février, la production reprend à la |ohns-Man-ville avec des briseurs de grève, dont une centaine de grévistes.Des incidents se produisent entre grévistes et «scabs».Durant ce temps, à Thetford, la grève est presque silencieuse; les grévistes assistent à des assemblées et vont parfois aider leurs confrères d'Asbestos.L'abbé Masson rappelle qu'on a profité de cette période pour faire de l'éducation syndicale.Convaincus que la grève serait de courte durée, les syndicats n'avaient pas de fonds de grève.Vers le mois d'avril, il a fallu penser à organiser des secours.Dans tous les diocèses du Québec, un appel a ete lancé à la charité des Reproduction d une manchette de La Presse, parue en mai 1949, quelques jours après le coup de force de la police provinciale à Asbestos.Trois employés en grève de la Canadian Johns-Manville, dont deux arboraient un visage tuméfié, arrivaient alors à Montréal pour y être heberges.\tphotothèque u p™* d jJU ^MF B3 il ff^SS PIS BE LIVRAISON.PREMIERS ARRIVES, PREMIERS SERVIS, À 81 ans, le curé Henri Masson (à gauche), aumônier des syndicats de Thetford-Mines, est toujours aussi fier de l'appui apporté par l'Église aux grévistes.Pour sa part, Oliva Lemay (a droite), ancien mineur de Thetford-Mines, considère aujourd'hui que la grève de 1949 a été «une bataille politique pour la reconnaissance syndicale ».fidèles.Les collectes se faisaient à la porte de l'église après la messe dominicale.L'appel du haut de la chaire par l'archevêque de Montréal, Mgr (oseph Charbonneau, a eu un retentissement à travers le pays.Les collectes auprès des fidèles ont permis d'amasser 167 558,24$, ce qui représente un tiers environ du grand total des fonds recueillis à l'époque, soit 509 577$.L'abbé Masson se souvient que l'évèque auxiliaire de Québec, Mgr Charles-Omer Garant, lui avait dit d'aider et de soutenir les grévistes, ajoutant «si vous allez trop loin, on vous le dira».L'appui de l'épiscopat à cette grève déclarée illégale mais considérée «juste», a fait beaucoup pour établir la crédibilité du syndicalisme au Québec, pense l'ancien aumônier des grévistes de Thetford.C'est le 5 et le 6 mai qu'à Asbestos, la grève s'est transformée en mini-révolution, grâce au coup de force de la police provinciale.Un convoi de 25 véhicules remplis d'agents armés se dirige vers Asbestos au cours de la nuit.L'aumônier du syndicat d'Asbestos, l'abbé Camirand est informé et se rend immédiatement aux piquets de grève pour ramener les grévistes à leur salle d'assemblée.Il leur explique que c'est une véritable bataille rangée qui se prépare.Les grévistes laissent alors tomber les bâtons et les roches qu'ils avaient et se retirent chez eux.Les renforts de police atteignent Asbestos dans la nuit, vers 4h, et c'est vers 7 heures le matin que le juge de paix H.O'Brady, de Sherbrooke, lit la Loi de l'émeute.La ville est patrouillée en tous sens.Puis ce fut la ronde des arrestations; plusieurs ignorant pourquoi on les arrêtait.Des arrestations furent même effectuées dans l'eglise.Des grévistes qui s'étaient réfugiés dans des confessionnaux en furent retirés brutalement.Les interrogatoires furent effectués à coups de pied et de garcette.Plusieurs furent libérés avec des visages tuméfiés.Le président du syndicat fut arrêté avec deux autres officiers, René Rocque et Armand Larri-vée.Ils ont été amenés à Montréal les fers aux pieds et enfermés avec des criminels.M.Hamel a raconté qu'on a torturé des grévistes pour leur faire signer des déclarations incriminant les leaders.«Personne n'a signé», dit-il, ajoutant «plusieurs grévistes étaient prêts à mourir».L'action policière a atteint partiellement son but, car la combativité des grévistes a faibli.Mais outrée par les procédés policiers, l'opinion publique s'est ralliée derrière les grévistes, non seulement au Québec, mais dans tout le Canada et à l'étranger.Des secours sont envoyés de partout aux grévistes.Les leaders ouvriers des unions de la lohns-Manville, au FAILLITE FAILLITE FAILLITE DE DE RÉDUCTION À S «r SUR LE PRIX COURANT - TOUT POUR L'ÉCLAIRAGE: LUSTRES.PLAFONNIERS, APPUQUES MURALES.SUSPENSIONS HALOGÈNES (MURANO.ALBÂTRE, SCALINI), SPOTS SUR RAIL, APPAREILS D'ÉCLAIRAGE POUR SALLE DE BAIN ET AMÉNAGEMENT PAYSAGER.PLUS DE 10 000 APPAREILS D'ÉCLAIRAGE - BAINS RÉGULIERS, BAINS TOURBILLON ET BAINS THÉRAPEUTIQUE, LAVABOS, TOILETTES À MÉCANISME SILENCIEUX, BIDETS.- PLUS DE 400 ROBINETS \u2022 MARQUES DE PRESTIGE - VANITÉS ET ARMOIRES DE CUISINE SEULEMENT LES SAMED112 ET DIMANCHE 13 FEVRIER 576, BOUL.GUIMOND, LONGUEUIL - TÉL.: 928-1616 TRANSIT HERA \u2022 LIQUIDATEUR heureux de N ous parent samedi fcpres itnm^c Goléei jjnét'S \\wv Papa et maman se marient ! Anniversaire, fiançailles, mariage, naissance, graduation .Faites partager votre joie ! Placez une annonce dans Album de famille, notre nouvelle rubrique publiée le premier mercredi de chaque mois dans le cahier Vivre, prochaine parution le 2 mars.Pour ie format, consultez l'exemple ci-haut.Envoyez votre message avec une photo à : La Presse Album de famille C.P.6041, succ.A Montréal, Qué.H3C 3E3 LBUM de FA M/LIE n j Veuillez joindre un chèque ou un mandat-poste de 51,41 $ (taxes incluses) ou inscrire votre numéro de carte de crédit avec la date d'expiration.RENSEIGNEMENTS 285-6816 New Jersey, sont venus rendre visite aux grévistes.C'est le 12 juin que l'archevêque de Québec, Mgr Maurice Roy, est approché par M.Lewis Brown de la lohns-Manville qui lui demande de devenir le principal médiateur.M.Hamel devait reconnaître après la grève que « Mgr Roy fut à la fois un pacificateur, un conciliateur et un négociateur».Le 17 juin, une nouvelle offre de règlement est faite aux grévis- tes, qui la rejettent par un vote de 1019 contre 97b, parce que la compagnie refusait de réembaucher 20 grévistes et voulait accorder une priorité à une centaine de briseurs de grève.Le I cr juillet, à I h 30 du matin, la grève se termine finalement à Asbestos, quand, se rendant a la patiente médiation de Mgr Roy, la lohns-Manville accepte d'accorder une augmentation de dix cents l'heure et garantit du travail a tous ses.employés sans discrimination.À Thetford, où aucun incident n'avait ponctué la grève, le travail avait repris une semaine plus tôt, a la Saint-Jean Baptiste.Les quatre mois et demi de grève de l'amiante ont profondément ébranlé la conscience québécoise, alors que le Québec était au début de son industrialisation.La greve a été un jalon important dans le cheminement vers la Révolution tranquille.Un ancien mineur de Thetford-Mines, Oliva Lemay.considéré, comme plusieurs travailleurs, que la grève de 1949 a été « une bataille politique pour la reconnaissance syndicale.En retirant le certificat de reconnaissance syndicale, le gouvernement Duplessis avait laissé les travailleurs sans défense.» ÇJÏS ROCK \u2022DÉTENTE PROPOSENT fN I MN-LIÏ > MUR 4WLB Envolez-vous vers Vancouver ?Une rtu^r» fwNt + hi.i!»i.)< Ml.î-*.Wt|M P\"-r«u« »i: vv< 20 grôrtte» $obor>doge, à SIS Ut |r|«lltM
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