La presse, 22 février 1994, B. Politique
[" CAHIER la Presse Montréal, mardi 22 février 1994 Jean Allaire Avec Allaire, les immigrants s'engageraient à vivre en français au Québec Éditorial Opinions Monde Arts et spectacles SWi Les députés libéraux de Québec quittent le bateau Johnson éprouve des difficultés à recruter des candidats de prestige LIA LÉVESQUE de la Presse Canadienne Le parti Action démocratique, de Jean Allaire, ferait signer un «contrat social» à tout nouvel arrivant, dans lequel celui-ci s'engagerait à vivre et «prospérer» en français au Québec.Voilà l'un des aspects du programme de l'Action démocratique du Québec en matière de communautés culturelles.L'ensemble du programme du parti de lean Allaire sera rendu public demain, à Québec.Deux autres sections, celles de l'éducation et de la vie démocratique, ont déjà été dévoilées.Parmi les mesures prônées par Action démocratique, on note ce contrat social entre un nouvel arrivant et le Québec, un document qui aurait une valeur morale plus que légale.Ainsi, le parti propose que «chaque immigrant signe un contrat social avec l'État, par lequel il s'engage à s'établir, vivre et prospérer en français au Québec et à respecter toutes les mesures spécifiques à son statut d'immigrant».Toutefois, ce contrat se voudrait «de nature non coercitive» et viserait donc à sensibiliser le nouvel arrivant à la vie en français au Québec.Pouvoirs Le parti Action démocratique tient aussi à ce que le Québec dispose de tous les pouvoirs en matière d'immigration.M.Moncef Guitouni, qui siège au bureau de direction provisoire du parti, explique que le Québec a «des besoins particuliers» en matière d'immigration et doit, pour ce faire, obtenir plus que «son mot à dire» dans la politique décidée par le gouvernement fédéral.De plus, Action démocratique du Québec modifierait la structure de l'actuel ministère des Communautés culturelles en confiant plusieurs de ses responsabilités \u2014 éducation, affaires culturelles \u2014 aux ministères concernés.L'idée derrière ce changement est de modifier l'impression que les immigrants forment un groupe à part de la société, qu'ils ont besoin de leur ministère à eux, expliquait M.Jean Allaire.Par exemple, les COFI qui s'occupent de l'apprentissage linguistique des arrivants, relèveraient du ministère de l'Éducation.L'Action démocratique propose surtout de changer le message livré aux immigrants, de présenter la réalité franchement plutôt que de laisser croire des choses, notamment au sujet de la situation économique au Québec et de la facilité d'y décrocher un emploi.Aussi, le Québec devrait faire un effort pour attirer «une immigration informée et prête à s'intégrer à la culture québécoise».Cette capacité de vivre en français contribuera à une plus grande cohésion de la société.«Nous devons établir une cohésion nationale qui permette à chacun de se sentir fier de vivre au Québec.Cette cohésion passe nécessairement par l'usage du français, langue de la majorité», soulignait M.Guitouni.L'Action démocratique tiendra son congrès à Laval, les 5 et 6 mars prochains.Les militants élaboreront alors le programme du parti, notamment en matière de communautés culturelles.MARIO FONTAINE DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ormis le nouveau ministre Jean Le-clerc, aucun des députés libéraux de la région de Québec ne sera sur les rangs aux prochaines élections générales.Des sources à l'intérieur du caucus libéral, de même que chez les stragèges libéraux, reconnaissent sans détour qu'a moins d'un changement d'humeur chez les élus de l'Est du Québec plusieurs ne solliciteront pas un nouveau mandat.Même avant l'arrivée de Daniel Johnson à la tète du PLQ, les députés de Limoilou, Michel Després, et de Vanier, Jean Guy Lemieux avaient indiqué en privé à leurs collègues qu'ils ne solliciteraient pas de nouveau mandat.Mais l'hémorragie ne s'arrêtera pas là.Des sources fiables indiquent que le député de Chauveau, Rémy Poulin, est déjà à se chercher un emploi dans le secteur privé.Son collègue de Louis-Hébert, Réjean Doyon, réfléchit sur l'opportunité d'accrocher ses patins, à 57 ans.Tous deux sont carrément ulcérés d'avoir été écartés par le premier ministre lohnson lors de la formation du conseil des ministres et ne se représenteront que s'ils ne trouvent pas d'opportunité dans le secteur privé, indique-t-on.Ils comprennent d'autant plus mal leur mise au rancart qu'ils étaient tous deux, l'automne dernier, les seuls élus de la région de Québec à avoir appuyé Daniel Johnson avant que ne soit connue l'absence de Gérald Tremblay de la course à la direction du PLQ.Chez les libéraux élus dans la région de Québec en 1989, seul Jean Leclerc, nommé ministre en janvier serait candidat aux prochaines élections.En périphérie, Louise Bégin, député Bel-lechasse, ne sollicitera pas de nouveau mandat.Dans la Beauce, Robert Dutil a déjà annoncé son départ mais son collègue de Beauce-Nord, Jean Audet, fera de même sous peu.Sur les 125 comtés, seulement 26 associations libérales ont tenu leur assemblée d'investiture, dont trois seulement dans l'Est du Québec: Beauce-Sud ( Paul-Eugène Quirion )f Frontenac ( le ministre de la (ustice Roger Lefebvre) et Montmagny (Réal Gauvin ), l'indice le plus clair que plusieurs députés ne sont toujours pas fixés sur leur avenir, indique-t-on.Hormis les péquistes |ean Garon et Denise Carrier Perreault sur la rive sud, la région de Québec n'avait élu que des libéraux en 1989.Déjà les ministres Marc-Yvan Côté, Lawrence Cannon, Gil Rémil-lard et Robert Dutil ont abandonné leur siège à l'Assemblée nationale.Certains noms reviennent fréquemment quand on évoque des candidatures libérales dans la région de Québec.Jean Guy Paquet, l'ancien recteur de l'Université Laval, présentement à La Laurentienne ne cache pas son intérêt pour une candidature libérale.La mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, a elle aussi été approchée par les collaborateurs de M.lohnson.Le premier ministre lohnson est fort préoccupé par la difficulté actuelle qu'éprouvent les libéraux à recruter des candidats prestigieux, qui paraissent plus nombreux du côté du Parti québécois.Les candidats de grande notoriété ont des effets plutôt limités sur les intentions de votes, dans les comtés.L'élection d'un Roger Nicolet, l'ancien président de l'UMRCQ, qui porte la bannière péquiste paraît moins acquise que ne le laissait prévoir l'apparition de ce candidat vedette.Toutefois, une brochette de candidats connus donne a coup sur l'impression qu'un parti a le vent dans les voiles.À Montréal, on évoque quelques noms de candidats tel Alain Cousineau, président de Secor, et ancien directeur général du PLQ.On parle aussi de François Oui-met, le président de la CECM, qui n'a pas caché son intérêt pour une candidature libérale.Laurier Thibault, candidat défait dans Laviolette, chef de cabinet de John Ciaccia vise un comté «sur» de Montréal, Marquette, le comté laissé vacant par Claude Dauphin que l'on réserverait toutefois pour attirer une vedette.Apres quelques mois de suspense, le ministre Gérald Tremblay a décidé de solliciter un nouveau mandat.Les libéraux évoquent parfois aussi le nom de Jacques Nadeau, président de l'Association des hôpitaux du Québec.Indiquant avoir été approché par les deux principaux partis politiques, M.Nadeau affirme toutefois n'avoir aucune intention de devenir candidat aux prochaines élections.Gilles Baril lorgne l'investiture péquiste dans Berthier Le premier ministre Jean Chrétien a donné hier à Paul Martin une paire de bottines de travail pour la présentation du budget; aujourd'hui, en disant à son ministre des Finances de remettre les Canadiens au travail.Une version tout aussi originale que symbolique de la tradition qui veut que les ministres des Finances s'achètent une nouvelle paire de chaussures pour la présentation du budget LW animateur radio et ex-député Gilles Baril songe à effectuer un retour en politique.Il reluque en effet l'investiture péquiste dans Berthier, que le président de l'Union des artistes, Serge Turgeon, ne briguera pas après y avoir longuement pensé.«C'est une grande question à laquelle je réfléchis actuellement.Des organisateurs du comte m'ont sollicité à deux reprises, je connais la politique et j'incarne le renouveau.Reste à savoir où je suis le plus utile: en faisant ce que je fais dans le moment ou à l'Assemblée nationale?» a déclaré hier M.Baril.En plus de son émission quotidienne à Radiomutuel, cet exalcoolique et toxicomane réhabilité dirige le Pavillon du Nouveau point de vue, un centre situé à Lanoraie et destiné à aider les jeunes aux prises avec ces problèmes.Sans compter une possible émission de télévision dont il discute dans le moment et la rédaction d'un nouveau livre qu'il complète.Élu député de Rouyn-Noran-da-Témiscamingueen 1981, Gilles Baril a été battu de peu quatre ans plus tard par un autre.Gilles Baril que le Parti libéral avait présenté contre lui.Il a de nouveau tenté sa chance en 1989, cette fois dans Bourget, l'ancien comté de Camille Lau-rin.Il n'avait été battu que par 165 voix.Elu pour la première fois à 24 ans, M.Baril a par la suite connu une véritable descente aux enfers, qu'il a relatée dans un livre autobiographique.Il s'en est sorti et, depuis, il se veut la voix des pauvres, des drogués, des alcooliques, des exclus de la société.Son émission de radio lui permet d'aider ces gens, estime-t-il, mais un retour en politique le tente visiblement.À 3b ans, il en serait déjà à sa quatrième campagne électorale si jamais il décroche l'investiture dans ce comté où il travaille et réside.«Les conventions, dans ma vie, je les ai toutes gagnées», dit-il.Alain Doucet, un importateur de vins, a déjà confirmé qu'il se présentera à l'investiture.À son avis, il ne suffit pas d'être animateur radio dans la métropole pour que les militants du comté vous accordent leur bénédiction instantanément.Cela fonctionne peut-être en ville mais pas dans un comté rural, fait-il valoir.Un avocat de (oliette, Alain Généreux, devrait quant à lui annoncer cette semaine qu'il sera également de la course.M.Généreux avait été battu de justesse en 1981 parce que Roch LaSalle, alors chef de l'Union nationale, avait divisé le vote dans Berthier.Les candidats locaux sont aussi avantagés par la décision du comédien Serge Turgeon de ne pas briguer l'investiture péquiste dans cette circonscription de Lanaudière.M.Turgeon, qui se refuse à tout commentaire, se présenterait plutôt dans le nouveau comté de Bertrand si jamais il décide de faire le saut en politique ce qui, semble-t-il, n'est pas encore certain.La permanence du parti reste neutre quant à elle, ne favorisant aucun candidat en particulier contrairement à ce qu'on a vu dans plusieurs circonscriptions.L'épouse de Johnson n'est pas en danger Ottawa attend le rapport de l'ONU avant d'engager de nouveau ses Casques bleus dans l'ex-Yougoslavie Presse Canadienne OTTAWA Le Canada n'engagera pas ses Casques bleus pour une autre période de service de six mois dans l'ex-Yougoslavie tant qu'il n'aura pas évalué les résultats d'un rapport des Nations unies sur cette région, a affirmé hier le ministre des Affaires étrangères André Ouellet.« Nous attendrons le rapport du représentant du secrétaire général ».a déclaré M.Ouellet à l'extérieur des Communes.«Ce sera à la lumière (de ce rapport).que nous prendrons notre propre décision.» Le rapport est attendu vers la fin février, mais M.Ouellet a pré- cisé qu'il n'entendait pas prendre de décision avant au moins trois semaines.L'engagement du Canada au maintien de la paix dans l'ex-Yougoslavie vient à échéance le 1er avril, mais des soldats s'entraînent déjà au Canada pour aller remplacer les Casques bleus qui se trouvent actuellement là-bas.Le Canada compte 1900 Casques bleus dans la région \u2014 1100 en Croatie et 800 en Bosnie.M.Ouellet a dit que le Canada n'avait pas l'intention d'augmenter ses forces à Sarajevo en dépit d'une requête des Nations unies qui réclament encore des soldats pour la ville assiégée.Il a toutefois ajouté qu'il est possible qu'il change d'idée, selon ce que dira le rapport onusien.Entre-temps, a-t-il rappelé, le Canada «multipliera et intensifiera ses efforts diplomatiques pour faire comprendre aux trois parties qu'elles doivent faire la paix partout dans l'ex-Yougosla-vie».M.Ouellet a indiqué au leader de l'opposition, Lucien Bouchard, que le Canada appuierait toute initiative diplomatique visant à s'assurer que les Serbes ne redéploieront pas l'artillerie lourde de Sarajevo dans d'autres régions de Bosnie.«Nous croyons que les initiatives diplomatiques entreprises par les Américains et les Russes ont permis de créer un climat bien plus prometteur», a-t-il dit.D'autres pays occidentaux ont demandé que l'ultimatum sur les frappes aériennes de l'Otan, qui s'est avéré si efficace, soit étendu au reste de la Bosnie.Le ministre italien de la Défense, Fabio Fabbri, a estimé que la «ligne ferme» de l'Otan avait été un succès et «doit être étendue à l'ensemble de la Bosnie».Le général |ean Cot, commandant des forces de l'ONU dans l'ex-Yougoslavie, a déclaré de son côté vouloir se servir de la démilitarisation de Sarajevo comme d'un modèle et l'étendre à d'autres pointy chauds en Bosnie.Dans les cas encore plus bénins, la tumeur peut disparaître par la simple application d'une crème, avec comme seule conséquence l'apparition de rougeurs pendant quelques jours.Le Dr Ricard était par ailleurs ulcéré qu'on ait pu penser qu'il s'était prononcé, samedi, sur le cas précis de Mme Marcil, que l'on associait rapidement au mé-lanome dont a été frappé le premier ministre Bourassa, une maladie beaucoup plus redoutable, mais moins fréquente.«C'est un peu embêtant.Certaines personnes ont même pensé que Mme Marcil était ma patiente.Il n'en est rien.le répondais à des questions très générales sur le cancer de peau», d'expliquer hier le Dr Ricard.Suzanne Marcil du bureau de La Presse QUÉBEC LW épouse du premier ministre Daniel lohnson, Mme Suzanne Marcil n'est pas en danger.Elle a été atteinte d'une forme de cancer de peau qui n'a rien à voir avec un mélanome, la maladie qui avait frappé le premier ministre Robert Bourassa en 1990.C'est ce qu'ont indiqué hier deux sources proches du premier ministre lohnson.L'existence même de ce problème avait causé une surprise non dissimulée chez les collaborateurs du premier ministre qui n'avaient constaté aucun changement d'attidude chez leur patron au cours des derniers jours.Samedi dernier, La Presse canadienne révélait que Mme Marcil avait été frappée par un cancer de la peau, une information confirmée par le chef de cabinet de M.lohnson, Pierre Anctil.Ce dernier toutefois avait refusé de préciser la gravité de la maladie.Hier, le président de l'Association des dermatologues du Québec, Pierre Ricard, a rappelé que 85 p.cent des cancers de peau se révélaient sans conséquences.Les cellules malades doivent être enlevées, et il ne faut surtout pas négliger l'apparition d'une tache qui a l'air d'un grain de beauté au contour irrégulier.Mais ces cellules peuvent être enlevées par une intervention très simple, qui nécessite des examens de suivi pendant un mois ou deux. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 22 FEVRIER 1994 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desiardins editeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc editoruiiste en chef Les deux défis de Paul Martin L es défis que le ministre des Finances, Paul Martin, devra relever dans le budget qu'il présentera, en fin de journée, ne sont pas de nature financière.A peu près n'importe qui peut dresser une liste de dépenses gouvernementales peu utiles, dont l'élimination ramènerait le déficit a un niveau raisonnable.Le véritable problème, ce n'est pas de savoir ou couper et de combien, mais de pouvoir vendre ces compressions et forger autour d'elles un consensus assez solide pour pouvoir aller jusqu'au bout.Autrement dit, le discours du budget n'est pas l'aboutissement d'un exercice comptable.C'est avant tout un processus politique, dont le succès dépend du talent politique de ses artisans.Souvenons-nous du ministre conservateur des Finances, Mi-chael Wilson, qui, malgré sa détermination et son indéniable compétence, a lamentablement echoue parce qu'il était un pietre politicien, incapable d'expliquer et de convaincre.Le nouveau ministre libéral, Paul Martin, n'a pas ce droit a l'erreur, parce que la crise s'est aggravee et que les échéances se sont rapprochées.Les défis qu'il doit relever consistent donc essentiellement a éviter les gaffes de ses prédécesseurs.Dans ce cadre, son premier défi, c'est de faire accepter son budget par la population, convaincre les citoyens canadiens que l'exercice auquel il les convie est légitime.Pour cela, il doit faire la preuve que son budget est juste et équilibré.C'est la que les conservateurs se sont fourvoyés, parce qu'ils n'ont jamais pu convaincre les gens que les efforts exigés étaient vraiment nécessaires et que les moyens employés, avec les sacrifices qu'ils impliquent, étaient les plus judicieux.Les efforts de compression et les hausses de taxes ont ainsi crée un tel climat de résistance et de mobilisation que le gouvernement conservateur a dù reculer et déclarer forfait.À cet égard, Paul Martin dispose d'un avantage.Pour la première fois, depuis que les déficits dépassent les trente milliards, les Canadiens commencent à admettre qu'il y a un problème et à se faire à l'idée qu'il faut le résoudre.Mais il lui reste à créer le consensus autour de ses solutions, a briser avec l'héritage conservateur et à faire de la lutte au déficit un objectif universel, et non pas l'aboutissement d'une croisade idéologique au service d'une minorité.En termes concrets, les libéraux doivent tout faire pour éviter que les gens aient l'impression de se faire avoir et qu'ils doivent payer la note pendant que d'autres s'en tirent sans le moindre sacrifice.Cela peut mener a des gestes symboliques contre certains privilèges des plus fortunés, qui aideront Paul Martin à projeter un «look» de gauche nécessaire pour faire avaler la pilule.Mais cet effort d'équilibre doit surtout se faire sentir du côté des compressions.Le deuxieme défi de Paul Martin, qui s'adresse a un public plus spécialisé, c'est d'être cru.Les nombreuses fuites pré-bud-getaires montrent que M.Martin aura du mal à faire baisser sensiblement le déficit, dès cette année.L'effet de ses mesures se fera surtout sentir dans deux ans et encore plus dans trois ans.Le hic, c'est que Michael Wilson et, ensuite, Don Mazankows-ki nous ont déjà fait le coup, avec des budgets sans effets immédiats mais qui, en principe, devaient casser le déficit au bout de deux ou trois ans.Cela n'a jamais marché.Pourquoi faudrait-il maintenant croire Paul Martin?C'est ainsi que, pour savoir si le ministre réussira à prévenir la crise financière, il ne faudra pas accorder une importance démesurée aux chiffres, au niveau du déficit ou au total des compressions.Il faudra plutôt surveiller l'équilibre entre les diverses mesures de réduction du déficit, pour savoir s'il pourra vendre son budget aux citoyens, et ensuite regarder de près les moyens utilises, pour savoir s'il pourra livrer la marchandise.Alain DUBUC Il se fait tard Il n'y a eu ni grands débats, ni coups d'éclat, au congres du RCM, le week-end dernier.Quelque 250 militants étaient alors reunis pour donner le coup d'envoi au projet politique de leur parti en vue des élections de novembre prochain.Faut-il s'etonner de ce que l'exercice n'ait pas suscité davantage de vagues?Pas vraiment.Après tout, depuis que le RCM a conquis l'hôtel de ville, une sélection naturelle s'est opérée dans ses rangs.Depuis 86, annee ou Jean Doré a accédé à la mairie, les effectifs du parti ont fondu, passant de 20 000 à 3 000 membres.Depuis le scrutin de 90, une douzaine de conseillers ont claqué la porte de la formation.Les amateurs de polémique, les chialeux chroniques et les puristes, il y a longtemps qu'ils ont mis les voiles.Il faut dire aussi que le RCM, c'est le parti d'une administration au pouvoir, depuis pas loin de huit ans.Les militants ne partent pas de zéro.Et leur reflexion les conduit ou bien à reiterer des projets déjà réalisés ou en voie de l'être, ce qui donne lieu a des résolutions redondantes dans le genre «poursuivre a développer» ou -continuer de consolider».Ou bien a voter pour des projets qui ont peu de chances d'être réalises, dans un prochain mandat, puisqu'ils ne l'ont pas été, jusqu'à maintenant.Par exemple, l'instauration d'un régime électoral proportionnel, proposition récurrente qui a toutes les chances de demeurer un voeu pieux, tant il est peu probable que des politiciens modifient les règles électorales mêmes qui leur ont permis d'acceder au pouvoir.Bref, c'est dans un climat de labeur et de petit voltage que les délégués du RCM ont peaufine leur programme.L'exercice n'est pas bien excitant.Mais l'occasion est bonne pour nous rappeler une chose: ce programme demeure la seule vision de politique urbaine cohérente que les Montréalais puissent se mettre sous la dent, à neuf mois des prochaines élections municipales.Que l'on soit d'accord ou non avec ce programme, que l'on juge que l'administration actuelle lui a été infidèle, c'est une chose.Mais au moins, il y a un cadre de référence.Ailleurs, c'est la grande noirceur.De Claude Beauchamp, qui se contente de repeter qu'il est le candidat de l'action, a Pierre Bourque, qui n'en finit plus de flotter dans une sorte de réalité virtuelle, en passant par tous ies autres candidats déclarés a la mairie, personne n'a encore dépassé le stade embryonnaire de l'organisation et de la vision politique.Il commence à se faire tard.Agnès gruda Sarajevo respire Le succès de l'ultimatum de l'OTAN contre les Serbes de Bosnie permet à la population de Sarajevo de respirer, sinon de vivre une vie normale.La ville est encore assiegee, mais elle est a l'abri de l'artillerie serbe.L'OTAN a ainsi remporte son premier succès en Bosnie et on pense avoir relancé le processus de paix.Mais ce processus est boiteux à l'extrême.Il consiste à découper la Bosnie en trois républiques \u2022 musulmane, serbe et croa-te - qui seraient ou non associées, selon les L\tdifférentes version du plan.» afjfc En aucune de ces républiques n'aurait ¦k\tles moyens économiques d'être indépendante ^^\tet capable de survivre sans de grosses sub- ventions de pays étrangers.Mais les haines entre les trois communautés ne permettent pas, pour l'instant, des institutions communes.Dans un cas comme dans l'autre, il faudrait étendre a l'ensemble du pays des zones d'exclusion comparables a celle que l'ultimatum vient de créer autour de Sarajevo.Mais la menace de bombardements aériens ne suffira pas a separer les belligerents, si elle n'est pas appuyée par la présence d'une force d'interposition de quelques centaines de milliers de casques bleus.Un obstacle de taille au processus de paix vient du gouvernement bosniaque, qui représente surtout la population musulmane.Celle-ci a fait les frais de l'irrédentisme des Serbes et des Croates.Mais la Bosnie possède maintenant une armee bien entraînée qui donne du fil à retordre à ses deux adversaires.Le gouvernement ne veut donc pas nécessairement la paix tout de suite.Le retrait serbe des abords de Sarajevo a notamment permis au gouvernement d'envoyer quelques unes de ses unités mobiles vers d'autres points chauds.Celles-ci se retrouveront sans doute face aux pièces d artillerie serbes qui etaient auparavant à Sarajevo.L'impasse en Bosnie vient du fait que cette guerre n'est en fait qu'un prolongement de la guerre entre la Serbie et la Croatie.Les Serbes et les Croates de Bosnie cherchent moins à imposer leur politique à la Bosnie qu'à consolider respectivement celles de Belgrade et de Zagreb.L'unité de la Bosnie n'est importante que pour les Musulmans, et ils sont très minoritaires.L'impasse politique en Bosnie, qui fait perdre leur latin aux meilleurs diplomates des grandes puissances et des Nations unies, découlé de l'état des relations entre la Serbie et la Croatie, qui n'ont, ni les moyens de continuer la guerre, ni le bon sens de faire la paix.L'appui de I ONU et de l'OTAN au gouvernement bosniaque restera inefficace tant que Belgrade et Zagreb jetteront de l'huile sur le feu.Frédéric WAGNIIRE esr ïtobut?t/oreL DROITS RESERVES La boîte aux lettres Bibliothécaires: portrait négatif Monsieur Claude Marc il, ¦ Dans La Presse du dimanche 16 janvier dernier, vous avez publié un article intitulé «Ceci est mon livre», qui portait sur le livre électronique.Ce papier, écrit sur un ton léger et humoristique, était intéressant puisqu'il introduisait le lecteur a la technologie du CD-ROM et au multimédia et faisait acte de vulgarisation grand public.Il s'agissait là d'une de-marche fort valable.Mais à titre de journaliste et donc de communicateur public, il est parfois préférable, pour soutenir l'information véhiculée, de la valider par des références d'entrevues ou bien des citations, afin que le lecteur sache la provenance des énoncés.Vers la fin de votre article, vous faites allusion aux bibliothécaires et vous les coiffez d'une appellation peu flatteuse de «pleureuses professionnelles», excluant du même coup 30% de la profession (les bibliothécaires de sexe masculin).Cette déclaration inappropriée et dont on ne peut identifier la source ni aucune justification à titre de témoignage, est tout simplement un préjugé et s'avère fort peu professionnelle de la part d'un journaliste.Vous ignorez probablement combien les bibliothécaires d'aujourd'hui ont assimilé les nouvelles technologies dans leurs fonctions quotidiennes et même bâti des compagnies (à titre d'exemple, c'est un bibliothécaire qui a fondé la compagnie Cedrom Technologies).De plus, ils sont présents dans les projets de réseaux comme Freenet, qui devrait démarrer bientôt a Montréal.Et puis, les CD-ROM, cher monsieur Mardi, ils s'en servent tous les mode» pour éviter la pension alimentaire: il suffit de demander la garde partagée.Les négociations sont, à toutes fins utiles, reportées à plus tard puisque ce sont les enfants eux-mêmes qui devront négocier avec chacun de leurs parents qui, de toute façon, ne s'entendront pas plus après, qu'avant le jugement.A la question «pelure de banane», j'ai répondu: «Lorsque les DEUX parents sont responsables, la question de la pension alimentaire ne se pose pas, que les conjoints soient séparés ou non».|e n'ai pas encore eu de réactions.Claude GIRARD Saint-|oseph-du-Lac financièrement.Comme la raison du plus fort est toujours la meilleure, il est en position de supériorité.C'est simple à comprendre.Le conjoint requérant, qui demande une pension pour ses enfants, a besoin d'argent; donc, ne peut pas dilapider ses économies.À l'autre coin du ring, le conjoint sollicité qui veut absolument ne pas débourser, peut profiter (et abuser môme) des moyens que lui offre la loi: il peut ainsi, sous les conseils de son avocat, multiplier les procédures, peut perdre du temps en reportant constamment l'audience (la pension alimentaire n'est pas rétroactive) et épuiser financièrement le demandeur qui justement n'a pas d'argent.Par ailleurs, la pension alimentaire est une carte-atout affective pour négocier le partage du patrimoine.Une sorte de chantage déguisé.C'est la guerre sur la valeur de la propriété tout comme sur le coût des enfants.D'un côté, les évaluations approximatives des biens composant le patrimoine, de l'autre, le budget précis de la famille, appuyé impérativement de toutes les pièces justificatives.Évidemment, dans les pourparlers, on ne coupe pas dans les évaluations, mais dans les dépenses puisqu'elles servent à fixer le montant de la pension alimentaire.Dans une confrontation en justice, les enfants sont, à toutes fins utiles, une valeur marchande.Pour la majorité des familles «mono», gérer un budget avec une pension alimentaire rationnelle, négociée et souvent «équivalente au BS», c'est composer quotidiennement avec la pauvreté.En d'autres termes, se faire fixer une telle pension, c'est se faire imposer légalement des conditions de pauvreté.Evidemment, pour le conjoint sollicité, il existe un moyen économique et «à la jours.Alors de la a être terrorisés.vous vous êtes trompé de clientèle! Bien d'autres exemples pourraient vous être apportés quant à la participation active des bibliothécaires à l'élaboration de nouveaux systèmes.mais la liste serait trop longue.Donc, faire un portrait réactionnaire de «la» bibliothécaire ne correspond pas du tout à la réalité des années 90.Celle-ci conjugue technologie et plaisir de la lecture! Louise GUILLEMETTE-LABORY présidente.Corporation des bibliothécaires professionnels Bonne question ¦ Dernièrement, j'ai eu à affronter une question difficile de la part de mes enfants.Je voudrais vous faire part de ma réponse.Pa\\ c'est quoi une pension alimentaire?Question «pelure de banane».Question d'autant plus délicate qu'il s'agit d'ados, et qu'ils ne sont pas sans savoir que je me tiraille avec mon « exe », depuis quelques années.Aussi, je dois surveiller mes paroles, au risque d'être gratuitement accusé de parler contre leur mère.Il faut tout de même une réponse cohérente pour mes quatre enfants! Ce sérail un peu embarrassant de leur révéler que je me suis payé le luxe d'une requête de pension alimentaire devant le tribunal, quand on sait les coûts remarquables des honoraires professionnels et des procédures judiciaires.Alors, mieux vaut ne pas leur dire, ils pourraient se révolter.Au fond de moi, je comprends l'attitude négative de l'autre conjoint qui se fait demander de payer une pension alimentaire: c'est comme s'il était reconnu coupable.Par contre, selon les statistiques, le conjoint sollicité est avantagé Emissions érotiques ¦ Il y a plusieurs annees, mes enfants ont insisté pour que je m'abonne au câble pour écouter le Canal Famille, l'ai accepté, parce que ces émissions étaient et sont toujours formidables.Maintenant, mes jeunes regardent Musique Plus et pas question de leur retirer le câble.Mais je refuse qu'ils soient exposés aux émissions dites «érotiques ou pornographiques» qui apparaissent sur images brouillées, la fin de semaine et en soirée, aux canaux 38 et 40.Ces images, même brouillées, ne laissent aucun doute sur le genre d'activité qui s'y déroule, et, mis à part le détail des visages, tout le reste est très visible et n'échappe nullement au commun des mortels.Les parents qui paient pour le service du câble ont le droit de choisir les postes qui les intéressent et de ne pas exposer leurs enfants à des émissions dont ils ne veulent pas.L.BOUTHILLIER Pierrefond UnAGR Un traitement de faveur \u2022ui>H> mmB^Sm LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 22 FEVRIER 1994 Opinions Commerce ou contrebande ?rovocation ou inconscience?Les leaders Mo-hawk s'obstinent à affirmer que la contrebande fait partie des «droits historiques» de leur communauté.«Pour nous», disait récemment à un reporter le chef de Kanesatake, jerry Peltier, «ce n'est pas de la contrebande mais du commerce».L'argumentation tient en deux mots: ne reconnaissant pas la frontière canado-américaine qui aurait été tracée sur leur territoire historique, les Mo-hawks seraient légalement justifiés d'y faire passer n'importe quoi et en n'importe quelle quantité.Ce droit aurait été confirmé, estiment-ils, par le traité de |ay conclu en I794 entre la Grande-Bretagne et les États-Unis.Sur le fond, le discours ne tient pas debout.Partout où il existe aujourd'hui des frontières, il y avait naguère des populations qui ont été conquises, déplacées, décimées ou assimilées.Si les théories amérindiennes étaient appliquées à l'échelle de la planète, aucune frontière au monde ne serait respectée.Les Français du Midi et les Catalans du nord de l'Espagne, pour ne prendre qu'un exemple, pourraient prétendre échapper aux lois de leurs pays respectifs sous prétexte qu'ils vivent dans un ancien territoire occitan.(Cela ne veut pas dire que les Mohawks ne pourraient pas, en principe sinon en pratique, prétendre à la souveraineté, à supposer qu'ils veuillent faire de l'équivalent de trois petites villes de banlieue un État indépendant, ethniquement pur, autosuffisant.et autofinancé.) Mais on peut débattre interminablement de ces questions de droits historiques, qui reposent autant sur l'idéologie que sur la réalité géo-politique.Il en va autrement de l'argumentation juridique, qui se prête par définition à des analyses plus objectives.Alors parlons-en donc, du fameux traité de |ay.* * * Premièrement, le traité de |ay fut conclu entre deux pays \u2014 la Grande Bretagne et les États-Unis.Le Canada n'y a jamais été partie (les bandes amérindiennes non plus d'ailleurs) et ne l'a jamais reconnu.-Comme la Cour suprême le stipulait en 1956, ce traité est nul et non avenu au Canada parce qu'il n'a jamais été sanctionné par le parlement canadien.Certains estiment que les traités concernant les Indiens ont été inclus en vrac dans la constitution en 1982, mais l'argument a fait long feu puisque la Cour d'appel de l'Ontario statuait l'an dernier dans le même sens, après qu'une Huronne, arrêtée en 1988 à Cornwall, en possession de 60 000 $ en espèces et de sept caisses de cartouches de cigarettes fabriquées au Canada, eût tenté de faire valoir les droits supposé-ment confirmés par le traité de |ay.Deuxièmement \u2014 et c'est un point beaucoup plus important, car après tout, les tribunaux peuvent se tromper et leurs interprétations sont toujours contestables \u2014, même s'il était applicable au Canada, ce traité ne serait d'aucun secours aux artisans du marché noir, pour la simple raison qu'il ne garantit aucunement le droit à la contrebande \u2014 qu'il exclut d'ailleurs explicitement.Ce que ce traité garantit aux Amérindiens n'est que leur mobilité personnelle de part et d'autre de la frontière.C.PERREAULT ST-PBERRE, CLAUDETTE FAQUIN, LUCILLE ST-PIERRE VALLÉE, MICHELINE MARTIN, et JEAN-MARIE DEBUNNE Les auteur(e)s sont respectivement consultante en éducation, conseillère pédagogique, enseignantes et didacti-cien.Mme Agnès Gruda, Votre éditorial « Drôle de morale» du samedi 5 février, consacré au cahier d'activités Tremplin, a provoqué, par son ton et par sa facture, tout un émoi dans le monde de l'enseignement moral.Le calme revenu, tentons une analyse factuelle de certains de vos propos.«Une enseignante a décidé de rompre le secret.» Y a-t-il un secret?Si celui-ci porte sur les contenus de l'enseignement moral, sachez que, depuis au moins 15 ans, des feuillets explicatifs et des soirées d'information de différents types renseignent les parents ayant à choisir l'enseignement religieux ou l'enseignement moral pour leurs enfants.De plus, les programmes officiels d'études sont publics.Si le secret porte sur le matériel Tremplin, les pages 4 et 5 du cahier, destinées aux parents, les informent des contenus que leurs enfants verront durant l'année.«.comment l'humanité a bien pu survivre à tant de confusions mentales.» Votre analyse est basée sur un seul des éléments du matériel didactique Tremplin: le cahier d'activités.Elle ne mentionne jamais le guide d'enseignement dont la fonction principale est d'aider l'enseignante ou l'enseignant à utiliser ce cahier de façon efficace, pertinente.Pour le dire de façon imagée, on y trouve le mode d'emploi et la posologie.Le guide fait ressortir les liens qui existent entre le matériel et le programme d'études, propose des textes d'enrichissement théoriques pour la préparation de l'enseignante ou de l'enseignant, donne des stratégies d'intervention pour alimenter l'acte pédagogique, prodigue des conseils didactiques et, surtout, applique une démarche rigoureuse d'apprentissage en quatre étapes.À notre avis, ce n'est qu'après la lecture de ce guide que l'odieux verdict de «confusion mentale» pourrait être discuté et revu.«Les auteurs du livre débordent d'une imagination morbide.» L'essentiel de vos propos porte sur le module 5 de Tremplin, consacré aux coups durs, ce qui peut laisser croire à une lectrice ou à un lecteur non avertis qu'on ne traite en morale que des aspects les plus noirs de la condition humaine.En fait, il ne s'agit que d'un seul des cinq modules qui portent tour à tour sur les différences, l'amitié, les «chicanes», la norme de la mode et enfin les «coups durs».Votre intérêt indigné a toutefois le mérite de soulever une question didactique de fond: faut-il ou non présenter aux enfants des réalités pénibles et même insupportables?A cette question, il y aurait bien des réponses possibles, allant de l'asepsie au cynisme.Notre pratique quotidienne nous démontre que l'enfant, d'une façon ou d'une autre (contes, télévision, films, jeux vidéo, conversations, expériences .), est en contact avec ces aspects négatifs.Nous avons donc privilégié une approche réaliste.Ce choix est supporté par un fort courant social qui peut bien sur être discuté et questionné, même de façon vigoureuse, mais pas forcement insultante.Pour notre part, nous pensons qu' en cette fin de siècle, réfléchir avec des enfants sur la «petite espérance» (Péguy) ou le «Principe espérance» (E.Bloch) est à l'antipode même de la morbidité.En tout cas, elle fait partie de l'héritage humaniste.Ajoutons simplement que, dans bien des classes, ce cinquième module est un des plus appréciés.(Le matériel est utilisé depuis deux ans et demie.) «Ce n'est pas un cours de morale, mais une session intensive de conformisme social.» Cette accusation injuste nous centre sur le coeur de l'intervention en enseignement moral.Le guide d'enseignement rappelle sans cesse l'importance de faire appel à un processus réflexif, qui ne se contente pas de l'énoncé d'une «bonne réponse», mais demande à l'enfant de dire pourquoi cette réponse est bonne.C'est là tout le travail de justification et de « conscientisation » que l'enseignante ou l'enseignant doit susciter grâce à l'art du questionnement sur diverses réalités humai- nes.Ces dernières constituent alors autant de prétextes qui favorisent une réflexion morale personnelle et collective.Dans le cadre de cette réponse, de nombreux autres points soulevés dans votre éditorial pourraient être l'objet de mises au point et, sans doute, de débats passionnants: la nécessaire utilisation de la métaphore ou de la comparaison dans l'enseignement de concepts abstraits, la technique des dilemmes hypothétiques, la prise de parole dans le cours de morale, la différence entre un manuel et un cahier d'activités, le rôle et le statut du matériel didactique vilipendé, la signification et la pertinence de l'expression «français bancal».Mais nous voulions faire bref.OUPS?ou comme le disaient les Anciens: «in cauda venenum».Votre éditorial a mis l'enseignement moral en vedette.De ce point de vue, nous devrions nous réjouir.Nous vivons une époque ou les interpellations éthiques sont nombreuses et remplissent les pages de journaux.Il est normal de s'inquiéter comme parent ou comme citoyen du type de formation donnée aux jeunes dans ce domaine.Toutefois pour en discuter et se prononcer, les vieilles balises de la morale humaniste enseignées dans le cadre du cours sont toujours de mise: souci d'une information complète, méfiance du «prèt-à-penser» ou du «prét-à-réa-gir», recherche d'un jugement fondé, priorité donnée à la discussion plutôt qu'à la dévalorisation et au dénigrement systématique de l'autre.Ln entretenant volontairement la confusion autour des fondements juridiques de leurs droits, les leaders mohawks perpétuent l'ambiguïté autour de leur rôle dans toute cette histoire.Tantôt ils se disent impuissants devant les éléments criminels qui ont envahi leurs réserves.pour se solidariser avec eux l'instant d'après et défendre la contrebande comme une activité légitime.La semaine dernière, le chef d'Akwesasne, Mike Mitchell, démissionnait de son poste, affirmant que les multiples affrontements externes et internes qui ont jalonné son règne de dix ans l'avaient «vidé».M.Mitchell était à la tète de la faction qui s'opposait aux casinos illégaux, ce qui ne l'a pas empê-: ché, paradoxalement, d'intenter une action judiciaire symbolique visant à faire reconnaître le droit à la contrebande! En 1988, il a été inculpé pour avoir traversé la frontière avec un camion rempli de vêtements, de meubles, d'une machine à laver et quelques bibles.( La cause est encore pendante.) Le chef Peltier affirmait il y a quelques jours que les gouvernements devront consentir d'autres sources de revenu aux réserves Mohawks, pour compenser la baisse des taxes sur le tabac qui a compromis leur lucratif commerce de cigarettes.Comme si la perte de revenus de contrebande équivalait à une fermeture d'usine! Le tout, évidemment, devant être «compensé» par les gouvernements «blancs» dont on veut bien prendre l'argent.mais pas les lois! Il y a peu de pays au monde ou ce genre d'histoire pourrait se produire.Ni en Europe de l'ouest, ni en Scandinavie, ni aux États-Unis.même pas en Nouvelle-Zélande probablement.Et l'on cherche en vain où, dans quel pays, y compris les plus démocratiques et les plus vertueux de la planète, des gens qu'inquiéterait une situation pareille se feraient traiter de racistes, comme cela arrive tous les jours à Otttawa aux députés du Bloc québécois.La réponse des libéraux, des Sheila Copps, Herb Gray, |ean Chrétien et compagnie, aux questions des bloquistes concernant la contrebande, est un scandale.Accuser l'opposition d'incompétence ou de démagogie, c'est de bonne guerre.Mais insinuer qu'elle est mue par des sentiments racistes?Les libéraux sont tombés sur la tête, ou alors ils jouent un petit jeu éminemment méprisable.Et stupide en plus, car ils sèment chaque jour dans l'électoral une colère dont les retombées politiques seront considérables.Médecins et pharmaciens : que chacun demeure dans son champ de pratique « Drôle de morale » : un drôle éditorial Voici la traduction la plus litterale possible des extraits cités par les journalistes qui se sont donnés la peine d'aller aux sources.Le traité reconnaît aux Indiens le droit de traverser la frontière «avec les effets et biens leur appartenant en propre» ( with their own proper goods and effects).Le traité précise que «les marchandises en ballot, ou autres gros colis, de toute manière inhabituels chez les Indiens, ne seront pas considérés comme des biens appartenant bona fide aux Indiens.» (Goods in baies, or other large packages, unusual among In-dians, shall not be considered as goods belonging bona fide to Indians.) On i'ic peui êire piub clair.Traité ou pas, ies marchandises destinées à la revente ont franchi la frontière frauduleusement, celle qui traverse Akwe-sasne aussi bien que n'importe quel autrepoint de la frontière canado-américaine.Augustin Roy compatible avec une mission de santé.Il est important que les relations entre médecins et pharmaciens soient harmonieuses.Chacun a un rôle à jouer à l'intérieur de son mandat.Il n'y a pas si longtemps encore, les médecins vendaient des médicaments.Les pharmaciens les accusaient alors d'être en conflit d'intérêts.Après plusieurs années de discussions et de poursuites devant les tribunaux, les médecins, à la demande de leur Corporation, mirent fin à la vente de médicaments, l'ai vécu ces événements.Voici que trente ans plus tard, les pharmaciens commencent à faire des consultations au- du traitement à prescrire et ainsi, prévenir des réactions adverses.C'est pour cette raison que la Corporation a accepté l'offre du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), en collaboration avec la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ), de participer au projet-pilote de la région de Rimouski.Il n'a jamais été question, alors, de rendre les diagnostics du médecin accessibles au pharmacien.Ce n'est qu'après des mois et des mois de discussions, de rencontres, de menaces de boycott et d'ultimatums que la Corporation des médecins a accepté d'accorder sa collaboration au projet-pilote de Rimouski, à la condition expresse que la transmission aux pharmaciens des 46 diagnostics médicaux acceptés fasse l'objet d'une recherche pour en évaluer les effets.L'appui à un projet-pilote bien ciblé, bien identifié, limité dans le temps et l'espace, et soumis à une évaluation scientifique des résultats ne signifie en aucune façon un assentiment à l'accès généralisé du pharmacien au diagnostic médical.Aucune décision ne pourra être prise avant que les résultats complets de cette recherche ne soient connus.Il ne faut pas me faire dire que s'il n'en tenait qu'à moi, le projet ne ferait pas long feu.Même si mon enthousiasme n'est pas délirant, je demeure solidaire de la décision risquée prise par la Corporation ei ne veux en aucune façon présumer de l'issue heureuse ou malheureuse du projet.|e souhaite toutefois que médecins et pharmaciens travaillent main dans la main, chacun à l'intérieur de son champ de pratique.Beaucoup de pharmaciens partagent mon point de vue sur le vrai rôle du pharmacien dans la société.Si les pharmaciens veulent être considérés comme de vrais professionnels, qu'ils cessent de jouer sur tous les tableaux.AUGUSTIN ROY près des patients, a demander l'accès à leur dossier médical et au diagnostic du médecin et à donner des prétendues opinions pharmaceutiques en quantité industrielle, à un tarif plus élevé que celui que reçoit le médecin pour une visite ordinaire.N'est-ce-pas un changement de cap de 180 degrés?Si le médecin était en conflit d'intérêts lorsqu'il vendait des médicaments, se pourrait-il que le pharmacien qui vend un médicament après avoir fait une consultation au patient et possiblement avoir changé la prescription soit aussi en conflit d'intérêts?Le nombre de pharmaciens est trop élevé au Québec et il augmente beaucoup trop rapidement.La concurrence de plus en plus vive ne justifie cependant en rien le débordement du rôle traditionnel du pharmacien.Il n'y a qu'au Québec que le pharmacien donne des opinions pharmaceutiques, opère en cabinet de consultation où il reçoit des patients et revendique l'accès au dossier médical du patient et au diagnostic établi par le médecin.Le reste du monde entier n'accepte pas que le pharmacien dévie du rôle qui lui a été dévolu.Ayant à coeur le bon exercice de la médecine et l'intérêt des patients, la Corporation professionnelle des médecins a accepté, il y a quatre ans, de participer à un projet sur la possibilité d'utiliser une carte santé à microprocesseur qui contiendrait la iiste de tous ies médicaments fournis à un patient avec l'objectif de réduire la consommation de médicaments.II arrive, en effet, que des malades consultent simultanément plusieurs medecins et reçoivent plusieurs ordonnances différentes.La connaissance des médicaments déjà fournis au malade peut aider grandement le médecin dans le choix L'auteur est président et secrétaire général de la Corporation professionnelle des médecins du Québec.on satisfaits de tenir magasin général, de vendre des produits d'épicerie, parfums, livres, cigarettes, tabac, chocolat, etc., d'agir comme biochimiste, techno-logiste médical, opticien, voici que les pharmaciens commencent à jouer au «docteur».Ces nouveaux conquistadors de la santé veulent prendre de l'expansion, agrandir leur territoire tout en s'imaginant que l'invasion ne rencontrera aucune opposition.Ceux qui lisent leurs manoeuvres deviennent des réactionnaires qui rament à contre-courant.Ils sont tellement certains de posséder la vérité qu'ils attendent même la collaboration de leurs «victimes».Il n'est pas honteux d'opérer un commerce, ce qui est la pratique de la pharmacie, du moins dans le contexte québécois et nord-américain.Avoir ses actions cotées à la bourse n'est pas déshonorant en soi.Si les pharmaciens ne veulent plus être considérés comme des commerçants, mais plutôt comme de vrais professionnels, qu'ils changent leur comportement et cessent de jouer sur tous les tableaux.Qu'ils ferment leurs bazars et se limitent exclusivement à ia vente de médicaments approuvés et jugés efficaces par les autorités compétentes.Qu'ils éliminent les «produits» homéopathiques dont l'efficacité est nulle.Ils le savent très bien, mais gardent ces produits uniquement pour des considérations financières.Vendre des illusions peut-être très lucratif.Qu'ils cessent la vente de cigarettes, un poison in- * a PrttHt Montréal, mardi 22 fevrier 1994 B4 \u2022 ¦¦¦¦¦¦waHiM : P.*B Sarajevo sous un désarmement larvé Des avions en l'air, des luges au sol La faim tenaille l'arrière-pays MICHEL MOUTOT envoyé spécial de VAEP SARAJEVO ! es avions de l'OTAN grondent dans le ciel de Sarajevo, au premier jour de l'expiration de l'ultimatum, et les enfants font de la luge dans les parcs de la ville.%.La capitale bosniaque a été réveillée par les passages incessants d'avions de toutes sortes \u2014 à hélice ou à réaction, chasseurs-bombardiers ou appareils de reconnaissance\u2014 et d'hélicoptères.Le commandement des Casques bleus avait prévenu: lundi, la zone d'exclusion des 20 kilomètres, où la majeure partie des canons serbes est désormais sous contrôle de la FORPRONU.sera passée au crible.Mais, vue des trottoirs verglaces de la ville toujours assiégée, la différence n'est pas vraiment perçue par une population lassée de trop d'espoirs déçus.«le n'ai de toute façon jamais cru qu'ils allaient bombarder les Serbes», assure Anna, 35 ans, en route vers son cabinet de médecine.«Et aujourd'hui, j'ai même plutôt davantage peur qu'avant, car notre armée a du rendre ses armes.Les Serbes sont toujours là.Et les Casques bleus ont déjà largement prouvé qu'ils n'étaient en aucune façon une garantie pour notre sécurité.» «Les périodes de calme me terrifient», poursuit-elle, «car elles ont toujours été suivies de périodes pires encore».Dans le centre de la vieille ville, c'est l'animation habituelle d'un lundi matin.Files d'attente de- vant les boulangeries, cohue devant les panneaux d'affichage où l'on cherche le nom d'un parent dont on est sans nouvelle depuis des mois.Le soleil blanc d'hiver perce à peine la brume.Le plafond de nuages est haut, îl fait moins froid.Mais la chappe de silence, percée à l'occasion au passage des avions, pese toujours sur les épaules.I ouad Pekic, un opticien de 48 ans, assure que «notre vie ne changera vraiment que le jour où le siège sera leve.pas avant.Les Serbes ont peut-être reculé, et c'est bien, mais maintenant ce sont les Casques bleus qui nous assiègent! En tout cas, cela prouve au moins que si l'on parle aux Serbes le seul langage qu'ils comprennent, la force, cela peut marcher».Dimanche soir, moins d'une heure après l'expiration de l'ultimatum, le secrétaire général de l'OTAN s'est rejoui de cette «victoire pour le peuple de Sarajevo».Lima, une jolie dessinatrice de 29 ans.est attablée devant un café tiede dans un bar du centre-ville.« Victoire, victoire.Pouvons-nous sortir d'ici, victorieux ou réfugiés?Même pas.Les Serbes ont une fois de plus trompé leur monde.l'ai vu leurs canons depuis ma fenêtre ce matin.Ils nous accusent d'avoir monté le massacre du marché, l'attends le prochain.Nous restons des cobayes dans une cage.L'ONU.l'OTAN, les Serbes, le monde entier tentent sur nous des expériences de politique internationale.» Adosse au rideau de fer d'un magasin, Mujgdim Susko, un soldat de 3b ans, ressasse son amertu- me.«Les Serbes n'ont retire que de vieilles armes rouillées et les Casques bleus se sont fait avoir comme des petits enfants, l'ai déjà vu souvent des membres de la FORPRONU se tenir tout près de canons serbes qui tiraient sur la ville et ne pas bouger.Comment croire aujourd'hui qu'il va en être autrement?» Le commandant Fouad, défenseur de la première heure de la ville maintenant affecté à la 15e brigade, assure quant à lui que «nous sommes dans la pire des situations : il nous est désormais impossible de lever le siège par la force.Il n'y a plus en face beaucoup de canons serbes mais nous avons promis de ne mener aucune offensive.Cela peut durer 15 ans.» La couche de neige qui recouvrait la chaussée a fondu.Les 4x4 blancs siglés UN éclaboussent les passants en roulant trop vite dans les flaques.La glace qui fond lentement sur les trottoirs permet de faire glisser les luges sur lesquelles on empile les bidons d'eau.Snjezana Buric.24 ans, sort d'un examen partiel qu'elle a passé au domicile de son professeur.« Le doyen a interdit l'entrée de la faculté aujourd'hui, dans l'attente des raids», soupire-t-elle.« l'ai des amis qui ont organise des veillees hier soir devant leur télévision pour attendre les avions.» « Moi, je ne croirai à une victoire que quand je pourrai rentrer chez nous, un quartier maintenant serbe où ma mère est bloquée, seule depuis deux ans.En attendant, je ne crois pas aux garan-ties de l'ONU.|e voudrais y croire, mais je ne peux plus.» Associated Press TICICI, Bosnie eval Pipo cherche à vendre sa maison inachevée, installée sur un terrain fertile sur les rives de la Bosna.Le prix: 200 kilos de farine, ce qui ne sera même pas suffisant pour faire du pain pendant un an pour lui-même, sa femme et ses deux enfants.Comme le reste de Ticici, un village de 300 habitants dont un tiers de réfugiés vivant chez des parents.Seval Pipo a peur d'une pénurie de nourriture avant la fin de l'hiver.Ils dépendent tous de l'aide internationale.Mais, de novembre à janvier, les organisations internationales n'ont pu fournir que 20 p.cent des besoins pour le million de gens vivant dans le centre de la Bosnie.Même les habitants de Sarajevo sont mieux lotis, en raison du pont aérien.Bosnie : les enclaves musulmanes assiégées AFP mtogrjpr:* \u2022 Fr.i.fpe Lan an,\u2022 Le mois dernier, Seval Pipo a dù vendre sa veste en cuir et son téléviseur pour 10 kilos de farine.Pour les organisations humanitaires, le fait que les gens commencent à échanger leurs biens contre de la nourriture est le signe de graves problèmes.Et dans les villes de Bosnie, où il est impossible de cultiver quoi que ce soit, la situation est souvent pire.« Au début de la guerre, nous rêvions de chocolat», confie un jeune habitant.«Aujourd'hui, les gens veulent de la farine et du pain.» À Ticici, le désespoir est partout.En janvier, deux jours durant les habitants ont dressé des embuscades aux convois de l'ONU d'aide humanitaire.Depuis des mois, des enfants étaient postes sur des hauteurs pour surveiller l'arrivée des convois de véhicules blancs de l'ONU.Prévenus, les adultes dressaient des barricades.Mais » les 25 et 26 janvier, l'embuscade s'est mal teT:* minée.La police bosniaque, échaudée par les précédents incidents, escortait le convoi.Sept policiers et une demi-douzaine de villageois ont été blessés, chaque partie rejetant sur l'autre la responsabilité des incidents.Les responsables de l'ONU estiment a 20 ou 30 p.cent le montant de l'aide détournée, plu- .tôt vers les militaires que vers le marché noir.Toutes les armées sont soupçonnées de prélever une «dime» sur l'aide humanitaire, mais selon l'ONU, les pénuries sont plus grandes sur le territoire contrôlé par les forces bosniaques.La plupart des zones gouvernementales sont des enclaves, et les convois doivent pour les atteindre traverser les lignes croates ou serbes, qui n'ont aucun intérêt à voir nourrir leurs ennemis.Mais si l'ONU refuse leur prélèvement et cesse les convois, «alors les Croates et les Serbes diront bravo et les Musulmans mourront de faim ».Aisa Ahmetovic, dont le mari est en prison depuis les embuscades, se demande ce qu'elle va donner à manger à ses enfants.Elle a bien 10 kilos de pommes de terre, mais pas un gramme de farine pour faire du pain.Quand on demande a sa fille Nermina, 9 ans, ce qu'elle aimerait le plus avoir, elle répond: «De la farine.» Plus personne ne rêve de chocolat.p.REPÈRES Faire une croix sur l'Afrique ?CILLES TOUPIN f ¥ * ¦ A l'heure où le Canada s'apprête a réviser sa politique étrangère, des représentants d'ONG africains s'inquiètent vivement du sort qu'entend réserver le gouvernement de M.|ean Chrétien à ses programmes d'aide à l'Afrique.Déjà l'année dernière, l'Agence canadienne pour le développement international avait sabré dans ses pro-jjrnmmp»; «frir^ins.renonçant notamment a reconduire son aide dans la plupart des pays d'Afrique de l'Est.Voue a la paupérisation, déchiré par d'innombrables conflits sanglants dont l'Angola, le Mozambique, le Zaïre et le Burundi ne sont que des exemples parmi tant d'autres, ce continent de 600 millions d'hommes et de femmes n'arrive pas à se défaire des fardeaux que lui ont imposes la colonisation et la Guerre froide.Les efforts de plusieurs pays africains pour se ranger aux côtés des pays démocratiques sont encore bien souvent contrés par des régimes autoritaires et corrompus quand ce n'est pas tout simplement par des programmes d'ajustement structurel imposés par la Banque mondiale et le FMI au détriment de populations déjà exsangues.L'Afrique est à bout de souffle.Sa part du commerce mondial n'est que de 2,4 p.cent.Et si l'on exclue l'Afrique du Sud, elle n'est plus que de 1,8 p.cent.Pas étonnant, dans ce contexte et dans cette ère nouvelle des grands ensembles économiques, que le Canada ait l'intention \u2014du moins si l'on en croit les déclarations du ministre des Affaires étrangères André Ouellet \u2014 de lorgner davantage, dans l'élaboration de ses politiques d'aide, du côté de l'Asie, de l'Amérique latine et de l'Europe de l'Est.Il faut miser là où ça rapporte, pensent pragmatiquement nos hommes politiques.Devant un tel discours, qui fait fi du coût à long terme que devront payer les Canadiens s'ils releguent l'Afrique dans les marges de ses programmes d'aide, les ONG africains et canadiens qui oeuvrent en Afrique s'alarment.M.Mutombo Mulanii, secrétaire pour les affaires internationales et les droits humains du Conseil des É-glises de toute l'Afrique (CETA), invite ces jours-ci au Canada par le Conseil canadien de coopération internationale (CCC1 ) pour aider à la reflexion sur la révision de la politique canadienne vis-à-vis de l'Afrique, a lancé à Montréal vendredi dernier un message on ne peut plus clair aux autorités canadiennes: l'aide internationale dont la pierre angulaire est le mercantilisme ne saurait être durable.«Ce qui doit guider les relations internationales d'un pays, a déclaré M.Mulami, doit être autre chose que les relations commerciales.» Oblige de constater un hiatus enorme entre «les priorités» dont les ONG africains rêvent et les projets du gouvernement canadien.M.Mulami regrette que le Canada n'ait pas de vision à long terme sur ses politiques étrangères.«Il est vrai, dit-il, que nous sommes a la sortie d'une guerre froide et que rien n'est clair.La logique de la Guerre froide n'existe plus et c'est sans doute ce qui explique que bien des gouvernements occidentaux ne savent plus quoi faire.«Mais malgré cela, ce que nous essayons de faire comprendre au Canada, c'est que son bien-être ne peut être total s'il y a la pauvreté quelque part, poursuit M.Mulami.Tant qu'il y aura des poches de misère clans le monde, le gouvernement canadien devra toujours faire face à l'afflux d'immigrés du Sud.|e ne dis pas cela comme une menace, c'est un fait.» Il y a donc inévitablement «un avenir commun » entre le Canada et l'Afrique, affirme encore M.Mulami.Et pour que cet avenir commun ne soit pas fait de déchirements et de conflits, insiste-t-il, il faut pour cela que le gouvernement canadien reformule sa politique vis-à-vis de l'Afrique avec «plus de lucidité» en ne fermant pas les yeux sur les conséquences graves pour lui d'un oubli du continent noir.Les six zones de sécurité de Bosnie Agence hrancc-Prevsc PARIS L a possibilité envisagée par des ministres occidentaux d'appliquer dans une prochaine étape aux autres zo- Srebrenlco ¦\tSrebrenica était devenue zone de sécurité au moment où sa chute aux mains des Serbes paraissait imminente.C'est une enclave dont la partie démilitarisée est longue de 4 km et large de 1,5km.Située à l'est de la Bosnie, à proximité de la rivière Drina, frontière entre la Bosnie et la Serbie, elle abritait en septembre dernier 45000 personnes dont 22000 réfugiés.Des Casques bleus canadiens y sont déployés.Le 11 janvier dernier, l'Alliance atlantique a menacé de déclencher des frappes aériennes pour #1\tI \u2022 \u2022 \u2022 1 I C \u2022\u2022 rt \u2022 «« \u2022 1 UW6tlëWI >C1\tuw UIVI/I VIIIVU VI I Cl V I V/ port de Tuzla bloqués par les Serbes.Sarajevo ¦\tSarajevo, la capitale de la Bosnie, abrite quelque 380000 habitants.Oua-tre mille Casques bleus y sont déployés pour assurer notamment la sécurité de l'aéroport, l'escorte des convois humanitaires et le retrait des armes lourdes des belligérants zepa nés de sécurité en Bosnie le processus engagé à Sarajevo attire à nouveau l'attention sur les six villes et enclaves à majorité musulmane (Srebrenica.Zepa, Gorazde, Bihac, Tuzla et Sarajevo), auxquelles le Conseil de Sécurité a accordé ce statut les 16 avril et 6 mai 1993.Bihac ¦ Bihac, une ville de 70000 habitants (avant guerre) dont 48000 Musulmans, est le plus grand centre d'un territoire de 1500km2 et de 300000 habitants situé à l'extreme nord-ouest de la Bosnie et enclavé entre des régions de Bosnie et de Croatie contrôlées par les Serbes.En septembre dernier, la zone était partagée entre sécessionnistes au nord et loyalistes fidèles au président bosniaque Alija Izetbegovic au sud.Plus de mille Casques bleus français sont stationnés dans la région.¦\tZepa, un gros bourg d'accès difficile perdu dans une vallée, accompagné de villages à flanc de montagne, est situé à quelque 40 km à vol d'oiseau au sud de Srebrenica, près de la frontière entre la Bosnie et la Serbie.Cette enclave musulmane abritait l'an passé quelque 40000 personnes, dont de nombreux réfugiés ayant fui des localités proches victimes de la purification ethnique.Gorazde ¦\tGorazde est la plus grande des enclaves de l'est de la Bosnie (à 70 km à l'est de Sarajevo), sur la Drina.Selon des estimations, la ville abritait en juillet quelque 60000 habitants, dont de nombreux rescapés de la purification ethnique de l'est du pays.La situation sanitaire y a été jugée critique.Le HCR a fourni à la ville une aide très irrégulière en raison des obstacles opposés par les forces serbes.Tuzla ¦ Tuzla, au nord de la Bosnie, était un grand centre industriel régional.La population, quelque 130000 personnes avant guerre, s'est accrue de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés.Des Casques Bleus britanniques s'efforcent d'assurer la sécurité des convois d'aide et de l'aéroport, qui reste fermé, en raison de la proximité de la ligne de front.La Grèce est menacée d'une action devant la Cour européenne de justice Agence France-Presse BRUXELLES Les partenaires de la Grèce au sein de l'Union européenne ont menacé hier le Grèce d'une action devant la Cour européenne de justice contre le blocus économique imposé par Athènes à l'ancienne république yougoslave de Macédoine.La crise dans les relations entre Athènes et Skopje a été évoquée à la demande du président de la Commission européenne lacques Delors au cours du déjeuner qui a réuni les ministres chargés des Affaires européennes des Douze à l'occasion d'un Conseil à Bruxelles.M.Delors, furieux de la décision du gouvernement grec, a affirme que ce blocus économique était contraire aux règlements communautaires sur le commerce avec les pays tiers de l'Union européenne.La Commission a rappelé, en s'ap-puyant sur les traités européens, que de telles mesures de rétorsion commerciale ne sont justifiées que si elles répondent à une menace contre l'ordre public.Il appartient au pays qui les prend de faire la preuve d'un telle menace, a-t-il ajouté.Une procédure va être engagée contre la Grèce et une saisine de la Cour européenne de justice n'est pas exclue, a-t-on indiqué de source communautaire.Le Commissaire européen chargé de la politique extérieure Hans van den Broek se rendra en mission de bons offices demain à Skopje et jeudi à Athènes pour tenter de rapprocher les deux parties.Cette démarché reste de l'initiative de la Commission européenne, les Etats membres ne lui ayant pas donné de mandat de négociation, a toutefois souligné le ministre français des Affaires européennes Alain Lamassoure.L'affaire embarrasse les partenaires de la Grece.«La priorité est aujourd'hui a la Bosnie-Herzégovine et le souhait de tous les États membres est de maintenir un front uni pour ne pas affaiblir leur action », a expliqué M.Lamassoure.« Nous avons déploré ces mesures, injustifiées sur le plan juridique et inopportunes politiquement, a ajouté M.Lamassoure, ajoutant que les États membres allaient poursuivre leur action diplomatique auprès du gouvernement grec.«Le fait qu'elles aient été prises par le pays qui exerce la présidence du conseil affaiblit l'Union», a-t-il ajouté, en précisant que l'affaire laisserait des traces, notamment lorsque les Etats membres discuteront du fonctionnement de la présidence lors de la conférence intergouvemementale en 199b.Le ministre grec des Affaires européennes, Theodoros Pangalos, a pris acte de ces critiques et a une nouvelle fois justifie le blocus économique imposé à l'ancienne republique yougoslave de Macedoine par «l'attitude de ce pays».«Nous regrettons d'avoir été obliges de prendre ses mesures, mais la tolérance a des limites», a-t-il ajouté.Le dialogue entre Mexico et zapatistes s'ouvre à San Cristobal d'après A P.R eu ter et AIP SAN CRISTOHAL DE LAS CASAS Les discussions de paix entre le pouvoir mexicain et les rebelles indiens de l'Armée zapatiste de libération nationale ( EZLN ) se sont officiellement ouvertes hier dans la cathédrale de San Cristobal de Las Casas (sud) et ont d'emblée buté sur rétablissement de l'ordre du jour.Les négociateurs zapatistes avaient passe la nuit de dimanche a hier dans l'édifice religieux, avant de discuter des modalités des négociations avec le médiateur M*r Samuel Ruiz et le représentant gouvernemental Manuel Camacho Solis.La guérilla a affirme a plusieurs reprises, et dimanche encore, qu'elle souhaite débattre de thèmes nationaux, tandis que le Commisssaire du gouvernement a clairement indique que le dialogue devrait se limiter au plan ré- gional et aux problèmes particuliers du Chiapas.Dans un entretien publié dimanche, le «commandant en second Marcos», chef présumé des rebelles, avait estimé qu'un accord n'interviendrait pas rapidement.D'après lui.les rebelles ne déposeront pas les armes tant que le gouvernement n'aura pas satisfait leurs demandes concernant de meilleurs logements, une redistribution des terres, la santé, la nourriture, les soins et l'éduca- #1 tion pour l'Etat de Chiapas, l'un des plus pauvres du Mexique.Plusieurs milliers d'Indiens s'étaient soulevés le 1er janvier dernier dans l'état du Chiapas et avaient pris le contrôle de San Cristobal ainsi que d'autres villes, reclamant de meilleures conditions de vie.Avant qu'une trêve ne soit signee le 12 janvier, les combats avec les forces gouvernementales avaient fait plus de cent morts.Un important dispositif de sé- curité était maintenu autour de la cathédrale, composé de trois cordons espacés d'un mètre et demi chacun et formés par des soldats de la police militaire désarmés, des membres de la Croix-Rouge internationale, et des membres d'organisations non-gouverne-mentales.Pendant que débutait le dialogue, un incident s'est par ailleurs produit dans le village d'Altami-rano (Chiapas), situé a plus de 100km de San Cristobal.lorsque quelque 200 manifestants se sont regroupés hier matin devant l'hôpital pour exiger l'«cxpulsion» des 11 religieuses qui y travaillent.Les Soeurs de la Charité de saint Vincent de Paul, qui ont fondé l'hôpital en 1976.sont l'ob-iet d'attaques répétées depuis plusieurs mois de la part de membres du Parti révolutionnaire institutionnel ( PRI, au pouvoir) ou J'éleveurs de la région, qui les ac-jusent d'être favorables a l'EZLN. LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 22 FEVRIER 1994 B 5 \u2022 VOLKSWAGEN lôO OOO Une option incroyable sur les Jetta et Golf, nouvelle génération ! OFFRE EBLOUISSANTE Jusqu'au 30 avril Rendez-vous chez votre concessionnaire Volkswagen dès aujourd'hui et obtenez gratuitement l'option «Garantie prolongée 10 ans ou 160000 km» à l'achat' d'une Jetta ou d'une Golf 94 en stock.Vite! 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743-5522 VAUIYFIILD Antilles Automob.ies 371-5563 P04NTI-AUX-TRIMBUS Automobiles En Route 642-6242 REPfNTIONY Automobiles André Rivest 585-1700 VAUDRIUIL Automobiles Sobf< 455-7941 VERDUN Compbeii & Cameron 767 9173 Un libraire français assassiné à Alger Agence / mncc frvsM-ALGER ¦ Un Français, (oaquim Grau, 52 ans, plus connu sous le nom de Vincent, a été assassiné par balles à Alger hier après-midi, dans la librairie qu'il tenait sur la principale artère de la capitale algérienne, la rue Didouche Mourad, l'ancienne rue Michelet.«Vincent» est le sixième Français et le premier «pied-noir» ( Français né en Algérie ) assassiné en Algérie depuis le début des affrontements entre islamistes et forces de l'ordre il y a deux ans.Son assassinat n'a pas été revendiqué, mais il a été qualifié d'«attentat terroriste» par les services de sécurité.Cette formule désigne habituellement les attentats attribués aux groupes armés islamistes.Les circonstances précisés de l'assassinat ne sont pas connues.M.Grau a été atteint par balles au thorax et a l'abdomen sur le seuil de sa librairie.Les tireurs, dont le nombre n'est pas connu, ont réussi a prendre la fuite, selon des témoins.Le libraire a succombe à ses blessures lors de son admission à l'hôpital, ont précisé les services de sécurité.Le 23 janvier, l'opticien Raymond Louzoum, un juif tunisien âgé de 64 ans, dont le commerce est situé en face de la librairie de M.Grau, était tué dans des circonstances presque identiques.Ses meurtriers n'ont toujours pas été retrouvés.Vincent, «pied-Noir» d'origine espagnole, qui avait choisi de rester en Algérie après l'indépendance de ce pays en 1962, avait fait de sa librairie un rendez-vous du « I out-Algcr» des arts et des lettres.Il se préparait a organiser dans la « Librairie des Beaux-Arts» des exposition de jeunes peintres.Son meurtre porte a 28 le nombre d'étrangers assassinés depuis septembre dernier dans des attentats attribués par les autorités a des groupes armés islamistes.Six Français figurent sur cette liste: l'agent du consulat Monique Afri, le caméraman Olivier Ouémener, le retraité Max Barbot, les deux-geometres François Barthelet etî Emmanuel Didion et loaquinV* Grau.m En outre, trois agents du consulat français a Alger, Michele et lean-Claude Thevenot et Alain Fressier, avait été enlevés et séquestrés pendant une semaine fin octobre, avant d'être libérés par* la police.La gouvernement de Pretoria et l'ANC tentent de désamorcer les tensions Les violences du week-end et d'hier ont fait 40 morts d'après Heu ter et AFP IOHANNESIWRG ¦ Le gouvernement sud-africain et l'ANC ont demandé hier aux conservateurs d'accepter la transition vers la démocratie et de contribuer à désamorcer les tensions, qui ont fait une quarantaine de morts ce week-end et hier.Chacune des deux grandes forces politiques du pays a entamé des consultations, a lohannes-burg et a Pretoria, sur les conditions de règlement du différend constitutionnel qui entraine le boycottage des élections multi-partites des 26-28 avril par les partis de droite.«Nous les pressons de rendre service à l'Afrique du Sud et de ne pas plonger le pays dans une crise», a dit le négociateur de l'ANC, Cyril Ramaphosa, au début de la reunion de lohannes-burg.La police a découvert hier les corps de six personnes \u2014 dont un garçon de quatre ans\u2014 abattues au cours d une nouvelle attaque dans la province troublée du Natal.Un porte-parole a dit que les cadavres se trouvaient à 10km environ de Taylor's Hait, où le Parti de la liberté Inkatha à majorité zouloue a tenu un meeting politique ce week-end.Le porte-parole a jugé possible que les victimes aient fait partie de ceux qui s'étaient rendues au meeting.Il a dit que les assaillants avaient fait usage de fusils AK-47 et R4.Un peu plus lot, la police avait fait état d'au moins 54 morts dans les violences politiques ou ethniques du week-end, dont six autour de lohannesburg et 28 au Natal \u2014- où 15 partisans du Congrès national africain ont été tués samedi a Creighton.Le secrétaire d'Etat Roelf Meyer a demandé à l'Alliance de la liberté, qui regroupe des partis blancs et noirs hostiles aux élections, d'accepter une série d'offres de compromis elaborées en coordination avec l'ANC lors d'une réunion du conseil de négociation multipartite.«Le gouvernement souhaite amener les dirigeants de l'Alliance à accepter ces propositions telles qu'elles se présentent.Que tous les Sud-Africains participent au processus démocratique», a-t-il dit.Le président de l'Alliance, Ro-wan Cronje, a dit a Reuter n'être ni très optimiste ni sans espoir: «|e ne pense pas que tout soit fichu, mais je n'irais pas plus loin que ça.» Les partis politiques sud-afri-cains auront jusqu'au 4 mars à minuit pour s'enregistrer pour les premières élections multiraciales prévues du 26 au 28 avril, a annoncé d'ailleurs le Conseil multi- ; partite de négociation.Le prorogation du délai, initialement fixé au 12 février, fait partie des amendements de la loi électorale approuvés par le Conseil au cours d une session spéciale tenue hier au Centre de commerce mondial (World Trade Centre) de lohannesburg.LE SALON DE L'AMÉNAGEMENT f/TÉRifoR 2 bons d'achat d'une valeur de 5000$ utilisables à l'achat de baignoires et de douches chez Acryli-Plastiqua J.R.Inc.4 bon; d'achat de 2500$ utilisables à l'achat de portes et fenêtres chez Arcon Canada Inc.2 bons d'achats de 5000$ utilisables à l'achat d'une thermopompe, offerts par C.E.C Turcotta.GRAND CONCOURS r^k, QUALITE QUEBEC - A 1 bon d'achat de 5000$ utilisable à l'achat de mobilier El-Ran, offert par Ameublements El-Ran Ltèe.1 bon d'achat d'une valeur de 5000$ utilisable à l'achat d'armoires de cuisine ou de salles de bains, offert par Rèno design plus.5000$ en certificats-cadeaux échangeables contre de la marchandise seulement dans l'une des sept succursales de Piscine Trévi Inc.AU STADE OLYMPIQUE DU 25 FÉVRIER AU 6 MARS COUPON DE PARTICIPATION REMPLISSEZ II COUPON ET DCP0SEZ-U AU STAND Df OUAUTt-OUUK #425, À LA SORTIE DU SAION OU POSTEZ -U AVANT LE 2 MARS À LA PRISSE, CP.5040, S*c Pfact D'ohms, Montréal (Ow.) H2Y 3M1\t Ju Monde B.P.353, Succ.E, Montréal.Québec H2T 3AS Tél.(514) 273-5197 (Emission de ie\\u> pour tin d impôt) MARMOTTES (LES) Cineplex centre-ville (4): sam et dim.: 13h05.16h 19h.21h20.sem 16h.19h.21h20; MATUSALEM Berri (5): sam.dim.: 13h30; Boite a films (2): dim.13h 15h30.19h.21h30.sam.et sem.: 19h.21h30; Brossard (1): sam.dim.: 13h45; Carrefour du No.^ : sam oiw mar mer.: 13h; Ste-Therese (51: sam dim,: 13h.I5h50.Cremazie sam et dim.: 14h; Joliette (1): 5*m.et dim: 13h35; Langelier (2): sam.et dim : 13h; f$*a Dentigny (3): sam et dim.: 14h15; St-sam et dim.: 14h30.16h45; Terrel et dim.: 12h45.17h.19h05.sem.: 1! bonne (4): sam.et dim.: 12h45.17h, 11.__ 19h05; v S MON AMIE MAX\t' f Laval tous les jours: 12h15.I4h30.M».19h15.21h30.couche-tard sam : 23h50; Par;^i: I2h20.I4h40, I6h50.19h.21h20; Versailles: tous les soirs I9h!5.2lh30.ven.sam.dim.mar mer 12h25.14h45, 17h.couche-tard sam : 23h45.Pine (1): sam : 19h10.2lh40.dim.: 14h15.20h10.sem.: 20h10; MONDE SELON WAYNE 2 (LE) Pans St-Hyacinthe (2): sam.et dim.: 13h20.15h30.18h55, 21h15.sem .18h55.21h15; MOUVEMENTS DU DÉSIRS (LES) Laval tous les jours: 13h05.15h05,17h05.19h05.21h05; Carrefour du Nord (4): sam.et dim.: 13h.15h30 19h20.21h30.sem.: 19h20.21h30; Cinéma 6 Boucherville (5): sam.dim.mar mer.: 13h.I5h I7h 19h15.couche-tard sam.: minuit, ven lun ieu : 19h15; Complexe Desjardins (1): tous les lours.13h30.15h30.17h30j19h30.21h30.le 21 fevrier: 13h30.15h30.^hSO.^IhSO; MRS.DOUBTFIRE Dorval: tous les soirs 19h.21h30.sam.dim : I3h40 I6h10: Brossard (2).sam.et dim.: 13h30.16hl0 19h.21h30, sem : 19h.21h30; Canefour Laval (1): sam dim.mar mer.: I4h.16h35.19h, 21h30.ven lun jeu.19h.21h30; Alexis Nihon (2): tous les jours: 13h30 16h15.19h.21h30; Cote des Neiges (3): sam dim mar mer : 13h45, 16h25.19h05.21h35.ven.lun.jeu.: 19h05.21h35.Pte-Claire : sam.et dim.: I5h.19h.21h20.sem : 19h.21h20; Plaza Repen-tigny (4>: sam et dim : 16hS0.19h, 21h35, sem : I9h.21h35, couche-tard sam.: 23h30; Rex (1): tous les jours: 19h, 21h30; St-Basile (2): tous les soirs.19h, 21h35; Terrebonne (1): sam dim.: I3h10.15h40.18h45.21h15, sem.: 18H45, 21h15.couche-tard ven sam : 23*40; PIANO (THE) Famous 8: tous les soin: I8h35, 21h20.ven.sam.dim mar.: 13h15, 15H55; Loews: 13h30.16h.I8h30, 21h05.couche-tard ven.sam.: 23h25; REALITY BITES Laval tous les jours: 12h30, 14M5.17h.19hl0.2ih20.couche-tard sam.: 23h30; Alexis Nihon (1): tous les jours: 13h.15h10.17h15.19h30.21h45; Côte des Neiges (4): sam.dim mar.mer.: 13h30.I5h25, 17h20.19h15.21h15, ven.lun.jeu.: I9h15.21h15; Pte-Claire (1): sam.dim.mar mer: 13h20.15h20, 17h20.19h20.21h30.ven.lun.jeu : 19h20.21h30; REMAINS OF THE DAY Palace: tous les jours: I3h05.15h45.18hJ0.2ih15: REVE D'ARIZONA Cremazie sam et dim.18h30, sem : 19h; ROCK'N NONNE 2 (v.f.) Versailles: tous les soirs: 19h05, 21h25; ven.sam.dim.mar mer .I3h.16h, couche-tard sam.: 23h40; Boite a films (1): dim.: 13h.15h.19h.21h, sam et sem : 19h.2lh; Oméga (4): sam.et dim.: I3h.15h30.19h15.21h30.sem.: 19h15.21h30; SHADOWLANDS Egyptien (2): tous les jours 13h30.16h.18h45.2lhl5: SCHINDLER S LIST Dorval: tous les soirs: 20h, sam.dim.14h; Laval: tous les jours 13h05.16h45.20h15; Pine (5): sam 19h30, dim.: 13h30.19h30.sem.: 19h30.Faubourg (3): tous les jours: 12h15.16h.19h45; Faubourg (4): tous les jours: 12h45.16h30.20h15: Cote des Neiges (5): sam dim mar mer : I3h.I6h30.20h.ven.lun jeu .20h; Pte-Claire (4): sam dim.mar mer.: 13h.16h30.20h, ven.lun.jeu 20h: SHORT CUTS Cineplex centre-ville (8): sam.et dtm.: I3h05.16h40.20h10.sem.: 16h40.20h10; SIX DECREES OF SEPARATION Loews 12h30.14h45.17h05.19h20.21h35.couche-tard ven.sam.: 23h40;.SNAPPER (THE) Loews: ven.sam.dim.lun.mar.jeu.: I9h05.21.M5.mer.: 21h45.tous les jours: 12h20.14h35.I6h50, couche-tard ven.sam : 23h15; TENDRE GUERRE Cmeplex centre-ville (11: tous les soirs 21h15: TERRE INTERDITE Berri (1> tous les jours 13h.15h10.17h20.I9h30.21h45: Capitol St-Jean.dim.: 13M5.I5h30.19h15, 21h30, sam.et dim.: 19M5.21h30, Carrefour du Nord (1): sam et dim: 13h, I5h 17h.19h10, 21h30.sem.: 19h10, 21h30; Chateauguay (6) sam dim.mar.: 13hi5, 15h30, 19h05.21h30.couche-tard ven sam.: 23h30; Ste-Therese (3) sam et dim.: 13h.15h.17h.19h, 21hio.sem : I9h.2lhi0.couche-tard ven et sam: 23h10: Joliette (1): sam.et dim.: 16h.19h10.21h30.sem 19h10.21h30: Langelier (61: sam et dim.: I3h.15h.I7h, I9h.21hl0.sem : 19h 21hl0 couche-tard ven et sam.23h10; Laval 2000 111: sam et dim.: 13h35.15h40, 17h35.19h40.21h40.sem.: 19h40.21h40.Longueuil (1): sam et dim.: 13h.15h15.17h15.19h30.21h40.sem : 19h.2lh30; Paris St-Hyacinthe (1): sam.et dim 13h10.15h15.19h45.21h10, sem.: 18h45, 21hi0.Plaza Repentigny (1) sam.dim.: 13h.15h, I7h I9h.21h.sem : I9h.21h.couche-tard sam.25h.St-Basile (1): sam dim.: I3h.15h.17h, 19h.2'ih sem I9h.21 h; Terrebonne (6): sam.et dim : 13h 15h.17h.I9h.21h10.sem : 19h, 21hl0 couche-tard ven sam.: 23h10; 32 SHORT FILMS ABOUT GLENN GOULD Cineplex centre-ville (7): sam.et dim.: 13h10, I5hl0.17h10 19h10.21h10.sem.: 15h10, I7h10.19h10.21h10; TRES BREVE HISTOIRE DE MEURTRE Parisien Info Film: 866-0111; TROIS COULEURS BLANC Complexe Desjardins (21: tous les jours I3h.15h10 17h20, 19h30.21h40; TROIS COULEURS BLEU Cineplex centre-ville (9): sam et dim.: I3h05.I5h10.17h15.19r,20.21h25.sem.: 15h10.I7hi5 I9h20.21h25: Cremazie: sam.et dim.16h30.21h10.sem.: 21h30; UN DEUX-TROIS SOLEIL Parisien: 12h45.15h I7h15.19h25.21h35.UNIVERS DES OMBRES (L ) Carrefour Joliette (4): sam.et dim.: I3h35.I6h05.19h05 21h25.sem : 19h05.21h25: Cineplex centre-ville (2): tous les jours 15h45, 21h15; YEUX DE BRAISE (LES) Berri (5): tous les jours: 16h1S.19h.21h15; Carrefour du Nord (5): tous les soirs: 19h10.21h30; Carrefour Joliette (3»: sam.et dim.: 13h40.I6h15.I9h10 21h20.sem.: 19h10.21h20.Ste-Therese (4): sam dim.: 12h45.14h50.16h55.' I9h 21h20 sem.: 19h.21h20.couche-tard ven.sam.23h30; Langelier (1): tous les soirs: 19h, 21h20 couche-tard: ven et sam : 23h30; Oméga (2) tous les soirs 21h15: Paris St-Hyacinthe (4i: sam et dim.: 15h30.21 h.sem.: 21 h; Plaza Repen-tigny (6) tous les soirs 19h15.21h15.couche-tard sam 23h15; St-Basile (5): tous les soirs: 21hl5; Terrebonne 8: sam.et dim.: 12h45.l4h50 I6h55.19h, 21h20.sem 19h.21h20.couche-tard ven.et sam : 23h30; SALLES DE RÉPERTOIRE ART (THE) OF ANIMATION Riaito 19 h BEAU (LE) PLAISIR Cinéma 0NF: 18 h 30, BLACK HISTORY MONTH Cinéma 0NF.20 h 30.CARABINIERS (LES) Conservatoire d'art cinématographique: 20 h 45.DER SNOB Conservatoire d art cinematographioue: 19 h.FtORILE Rialto 21 h 30.ORLANDO Cinéma Paralleie 21 h 15 PLAYER (THE) Cinéma de Paris 19 h TAXI DRIVER Cinéma de Paris 16 h 30.TEMPS (LE) DES BOUFFONS CALENDAR Cinéma Paralleie 19 h 15.WHILE THE CITY SLEEPS Clnematheque quebecoise: 18 h 35 WILD WEST Cinéma de Pans: 14 h 45.21 h 45.WOMAN (THE) IN THE WINDOW Cinematheque quebecoise 20 h 35.THÉÂTRE THEATRE DU CAFE DE LA PLACE - .Le Silence de Moiiere».de Giovanni Macchia.Trad de Jean-Paul Manganaro et Camille Dumoulie.Ou mar au ven .20 h; sam .16 h 30.21 h.THEATRE JE AN-DUCEPPE (Place des Arts) \u2022 \u2022le perei.d August Strindberg.Mise en scène de François Barbeau Du mar.au von.20 h; «m., 16 h-30 21 h; dim .14 h 30.THEATRE DE OUAT SOUS (100.Ave des Pins e ) \u2022 «Oieanna».de Dtvld Mamet Tr»d.de Pierre Legris Mise en scene de Micheline Lanc- tôt 20 h NCT (Salle Fred-Barry) - .Le Ciel vous baise et moi aussi», de Jean Frederic Messier.Mise «n scene de Claude Poissant.Du mardi au samedi à 20h30 MONUMENT NATIONAL (1182.St Laurent) \u2022 \u2022The Tempest».de Shakespeare 20 h.ESPACE CO (5066.Clark) \u2022 «L apprentissage des marais», de Rene Richard Cyr et Alexis Martin Du mar au sam .20 h; dim .15 h.ESPACE LIBRE (1945.Fullum) \u2022 «La Forêt», de Qlles Maheu 20 h 30 SALLE DAWSON (1030.rue St-Hubert) - «Il n'y a nulle part en Amenque ».de François Codin.mise en scene et musique originale de Paul Kee-nan Jusqu au 26 fevrier VARIETES PLACE DES ARTS (Salle Maitonneuve) hamMakefca 20 h.LE GRAND CAFÉ (1720.St-Oenis) \u2022 Sympnony: des 21 h THEATRE DES VARIETES U530.Papineau) \u2022 \u2022Variétés 94» avec Cilles Latuiipe.Lyne Albire, Caroline Lacroix Alexandre Remy et Louis Ste-phan Du mar au sam .20 h 4f\tL Trois premières chez les Musici CLAUDE GINGRAS i Musici de Montréal, l'orchestre de chambre fondé et dirigé par Yuli Turovsky, présente deux oeuvres peu connues, en première montréalaise, à son concert de jeudi soir, 20 h, salle Pierre-Mercure de TUQAM: Tabula rasa, pour deux violons, piano préparé et orchestre de chambre, du compositeur estonien Arvo Pârt, et Sommernacht, «intermezzo pastoral» op.58, pour cordes, du compositeur suisse Othmar Schoeck.L'oeuvre de Pârt date de 1976; celle de Schoeck, décédé en 1957, date de 1945.La femme et la fille du chef d'orchestre, Eleonora et Natalya, violonistes des Musici, seront les solistes.Le programme sera complété par ce qui sera aussi une première ici puisqu'il s'agit de la transcription pour orchestre à cordes que Turovsky a faite du deuxième Sextuor pour cordes, en sol majeur, op.36, de Brahms.Le Brahms est connu, bien sûr, par de nombreux enregistrements de la version originale pour six instruments.Les deux autres oeuvres sont beaucoup moins familières.Tabula rasa, la plus attendue des deux, en raison de la grande faveur qui entoure actuellement le nom d'Arvo Part, a été enregistrée par Gidon Kremer et Tatiana Grindenko, chez ECM.Actuellement, on trouve aussi au moins un enregistrement de l'oeuvre de Schoeck.La saison 1993-94 des Musici n'est pas terminée que déjà la prochaine est en préparation.On en connaît deux élé- maine.Les musiciens \u2014 plus précisément les deux tiers; les autres sont en congé \u2014 répètent Falstaff, de Verdi, qui prend l'affiche samedi soir à l'Opéra de Montréal.Nous publierons ce jour-là un article de présentation sur cet ultime opéra du compositeur.À propos de Falstafflosée Ricci, rédactrice en chef du magazine Invitation à l'opéra, nous informe que, hospitalisée depuis Noél, elle doit annuler le numéro consacré à cet opéra.Elle espère reprendre la publication pour le prochain spectacle, Carmen.Mme Ricci serait très heureuse de recevoir des nouvelles de ses lecteurs et autres amis de l'opéra.On peut la joindre à l'Hôtel-Dieu, Pavillon Jeanne?ance, chambre 345.Yuli Turovsky, directeur de l'orchestre de chambre I Musici de Montréal, en concert jeudi soir.menis.L'orchestre a commandé une oeuvre à Michel Longtin, qui sera créée la saison prochaine.Par ailleurs, la direction confirme l'engagement, pour février de l'an prochain, du pianiste Ralf Gotho-ni, récent gagnant du Prix Gilmore, qui jouera le troisième Concerto de Beethoven.« FALSTAFF * SAMEDI SOIR ¦ L'Orchestre Symphonique de Montréal ne donne pas de concerts cette se- DEMAIN SOIR ¦\tLe soprano britannique Emma Kirk-by, qui chantait dimanche soir dans Alexander's Feast, de Handel, au Studio de Musique ancienne, donne un récital Handel-Scarlatti avec ensemble instrumental demain soir, 20 h, à l'église Erski-ne and American.Demain soir également, même heure, à la Christ Church Cathedral, l'Orchestre Baroque de Montréal, dir.Joël Thiffault, présente un programme Telemann comprenant trois des ouvertures dites «de Darmstadt» (les manuscrits sont conservés à la bibliothèque de cette ville) et le Concerto pour violon en si bémol majeur.Demain soir également, 20 h, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur: conférence de lean-Jacques Nattiez sur la musique des Inuit.DIMANCHE ET LUNDI ¦\tInvité du Ladies* Morning Musical Club dimanche.15 h 30, Pollack Hall, le Quatuor Bartok jouera l'op.76 no 3 de Haydn, le no 14, en la bémol, de Dvorak et, bien sûr, un Bartok, le deuxième, op.17.Lundi soir, 20 h.salle Maisonneuve de la Place des Arts, Agnes Grossmann et l'Orchestre Métropolitain donnent la quatrième Symphonie de Schumann et À l'Aventure, de bénis Gougeon.Le soliste du concert, le Québécois Martin Chali-four, violon-solo associé de l'Orchestre de Cleveland, jouera la Symphonie espagnole de Lalo.L'OPÉRA DU «MET» ¦ Un opéra contemporain, Death in Ve-n/ce, de Benjamin Britten, est à l'affiche de la radiodiffusion en direct du Metropolitan de New York samedi, CBF-FM, 13 h.On connaît déjà le sujet par le roman de Thomas Mann et le film de Vis-conti.Dans les principaux rôles: les Britanniques Anthony Rolfe (ohnson et Thomas Allen.Au pupitre: leur compatriote David Atherton.Les invités en studio à Montréal: Marc Bégin et Claude Vaillancourt.EN BREF ¦ Le compositeur |osé Evangelista a entrepris des pourparlers pour un festival de musique du XXe siècle qui serait présenté à Montréal au printemps 1995 avec la participation de divers organismes locaux, dont l'OSM, la SMCQ et le NEM.Chantai Juillet, qui jouait le Concerto pour violon de Kurt Weill il y a quelques semaines à New York, le reprendra la saison prochaine à l'OSM.Le violoncelliste montréalais Antonio Lysy a été invité par le Ladies' Morning Musical Club à y donner un récital la saison prochaine.Le pianiste russe Anatol Ugorski, entendu l'été dernier au Festival de Lanaudiè-re, y reviendra l'été prochain.Le Quatuor à cordes Morency : inégal CLAUDE GINGRAS ¦ Si le Quatuor à cordes Morency était en grande forme lors de son concert de l'automne dernier à la salle Pierre-Mercure, on ne saurait en dire autant de celui qu'il donnait hier soir à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Et je précise tout de suite que l'acoustique des lieux n'est pas en cause puisque, dans les deux cas, on ne perdait absolument rien du quatuor comme tel et de ses composantes, qualités et défauts compris.Le programme comportait cette fois deux oeuvres très peu familières: le premier des trois Quatuors de Soulima Stravinsky, le fils du célèbre compositeur, et l'unique Quatuor complet de Grieg (un autre fut laissé inachevé).Le Stravinsky était très certainement une première montréalaise.Le Grieg a sans doute déjà été joué ici, mais je n'en ai retracé aucune exécution ces dernières années.En programmant ces deux oeu- vres, le Morency a fait preuve d'une stimulante curiosité musicale dont bien des quatuors, et des plus célèbres, pourraient prendre exemple \u2014 d'autres ensembles de musique de chambre aussi, par exemple le Trio Fonte-nay, dont le récent concert offrait un programme tellement banal qu'il ne méritait même pas qu'on se déplace.Entre ces deux nouveautés, le groupe montréalais avait inclus un Beethoven, le troisième de l'op.59.Quel dommage cependant que l'oeuvre la plus importante du programme ait reçu la lecture la moins soignée.J'y ai relevé une bonne dizaine d'erreurs flagrantes de jeu individuel et d'ensemble, en plus d'un discours généralement mou et d'une sonorité le plus souvent anémique.Les applaudissements simplement polis du mince auditoire indiquaient que celui-ci était aussi de cet avis.L'oeuvre breve, sans innovation et sans prétention, du fils Stravinsky s'écoute bien et le Morency lui avait manifestement ap- porte beaucoup de soin.Quelques petites imprécisions de jeu marquèrent le Grieg, sans toutefois compromettre le résultat, qui fut, pour l'ensemble, fort acceptable, j'aurais aimé ici et là un peu plus de charme et d'abandon; en revanche, l'énergie qui habite l'oeuvre fut bien transmise, dans une sonorité ferme et avec des attaques bien synchronisées.Le Grieg fut davantage applaudi, mais il n'y eut pas de rappel.A titre de renseignement, je précise qu'il existe un seul enregistrement des trois Quatuors de Soulima Stravinsky: il est récent et fut réalisé par le Florida String Quartet sous étiquette Centaur (CRC 2141).Le disque contient aussi la Sonate pour violoncelle et piano.CINÉMAS CINE PLEX ODÉON CÎnéRABAIS MERCREDIS Pour informations, appelez 849 -îftW de 11 hOO à 22h00 Influences occidentales « corrompues » DU 18 AU 24 FEVRIER 1994 astre 327-5001 9480.boul.Lacordalre_ ON DEADLY GROUND (v.o.anglaise) * Sam.e! Dim.: 1 00 - 3:00 \u2022 5:00 \u2022 7:00 - 9:00 Sem.: 7:00 - 9:00 Couche tard : Ven et Sam.: 11:00_ 8LUE CHIPS (v.o anglaise) * Sam.et Dim : 12:45 - 2:55 - 5:00 \u2022 7:10 \u2022 9:20 Sem.: 7:10-9 20 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:30_ GETAWAY (THE) (v.o.anglatse) (16 ans) * Sam et Dtm.: 12:30- \u2022 2:45 \u2022 5:00 - 7:15 - 9:30 Sem : 7:15-9:30 Couche tard Ven et Sam : 11:45 ACE VENTURA PET DETECTIVE (v.o.anqlaise) (G) (G) Sam cl Dtm.: 1:10 - 3:10 - 5:10 - 7.05 \u2022 9:10 Sam.: 7:05 - 9:10 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:10 complexe desjardins m Basiliaire 1 849-FILM MOUVEMENTS DU DESIR (v.o française) (13 ans) * ' 1.30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 Eue, le 21 tev.: 1 30 - 3:30 - S:30 - 9:30 _ TROIS COULEURS : BLANC (v.française) * 1:00-3:10->5:20 - 7:30 - 9:40_ LA LISTE SCHINDLER (v.française) (13 ans) ?/12:45 -4:30 -8:20_ AU NOM DU PERE (v.française) (13 ans) 1:40-4:15- 7:00-9 35 QUATUOR A CORDES MORENCY - Denise Lu-Dien et Olga Ranzenhofer (violon*)' Fnancine Lupien-Bang (alto) et Christophen Btsît A/io-loncelle).Hier soir.Cinquième Salle'de la Place des Arts\tZ \u2022 »1 \u2022 Programme: Ouatuor no 1 (1985) \u2014 S.Stravinsky Quatuor no 9.en do majeur, od.59 no 3 (180607) \u2014 Beethoven Ouatuor en sol mineur, op 27 (1877-78) \u2014 Grieg laval 2000 849-FILM\tjl Centre 2000 - 3195 ouest, boul.St-llartln TERRE INTERDITE (v.française) * Sam.et Dim.: 1 35 \u2022 3:40 - 5:35 - 7:40 - 9 Sem.: 7:40 .9:40_ MADAME DOUBTFIRE (v.française) (G) Sam.et Dim.: 1 30 \u2022 4:00 - 7 00 \u2022 9:20 » Sem.: 7:00 - 9:20\ta longueuil 849-FILM /T^l Place Lonqueuil - 825 o.rue Sl-Uurent w TERRE INTERDITE (v.française) Sam.et Dim : 1 00 \u2022 3:15 - 5:15 - 7:30 -!J9:40 Sem.: 7:00-9:30___M \u2022 ' MADAME DOUBTFIRE (v.française) (O» Sam.et Dim.: 1:30 -4:15-7 00 -9:35 Sem.: 7:00 \u2022 9 35 Q Reuter NICOSIE ¦ Le nouveau ministre iranien de la Culture, Mostafa Mirsalim, a fait savoir qu'il comptait bien purger la République islamique des influences occidentales «corrompues».Nommé ministre la semaine dernière, Mostafa Mirsalim, éga- LA FIEVRE DES M MARDI Ad ttÀiti us mutin f tmes ' Bi lement responsable de la Pensee islamique, a estimé vendredi que les Iraniens devaient puiser leur inspiration dans la culture islamique.«Afin que cela se fasse, de vastes campagnes doivent être lancées afin que les derniers vestiges d'éléments corrompus des arts occidentaux en Iran soient éliminés à jamais», a-t-il dit dans une interview à l'agence lrna.berri B49-FILM 1280, rue St-Denis TERRE INTERDITE (v.française) ?1 00 - 3.10 - 5:20 - 7:30 - 9:45 .i.__ © cremazie 849-FILM 8610.rue St-Denis REVE D ARIZONA (v.française) (13 ans) * Sam, et Dtm.: 6:30 Sem.: 7:00_ TROIS COULEURS : BLEU (v.française) Sam, et Dim.: 4:30 - 9:10 / Sem : 9:30 MATUSALEM (v.o.française) (G) * Sam.et Dim.: 2:00 ® c!> Àv.E vtri i uriA Mtnt L cmjue ic (v.française) (G) * 1:30 - 3:30 - 5:30 «7:30-9:30 PHILADELPHIE (v.française) (G) * 1:45-4:30-7:00.9:30 le dauphin 849-FILM 2396 est, rut Beaubien LA LISTE SCHINDLER (v.française) (13 ans) * Ram n*m.: 12:45- 4:30 -8:15 Sem.: 8:15_ LEÇON DE PIANO (LA) (v.française) (13 ans) * Sam et Dim.: 1:45 - 4:15 - 7:00 \u2022 9:30 Sem : 7:00-9:30 cote-des-neiges 6700.Côte-des-Neioes 849-FILM GETAWAY (THE) (v.o anglaise) (16 ans) Digital Sam.Dim., Mar.et Mer.: 1:30 - 4:05 \u2022 7:00 -9:25 Yen.Lun.et Jeu : 7:00-9:25_ PHILADELPHIA (v.o.anglaise) (G) * Sam.Dim., Mar.et Mer : 4:15 - 7.00 \u2022 9:35 Yen.Lun.et Jeu.: 7:00 - 9 30_ BEETHOVEN 2 (V.O.anglaise) (G) * Sam.Dim.Mar et Mer.: 1 45_§ MRS DOUBTFIRE (v.o.anglaise) (G) ?Sam .D»m.Mar et Mer.: 1:45 \u2022 4:25 \u2022 7:05 \u2022 9:*5 \u2022 ¦ t.\u2022 -, \u2022 I.\t» »» » »» VCH.LUI I.VI JCU.f .U9 * 3 OJ J- REALITY BITES (v.o.anglaise) * , Sam.Dim., Mar.et Mer.: 1:30 \u2022 3:25* 5:20 7:15 - 9:15 Ven.Lun.et Jeu.: 7:15 - 9J5 Laissez-passcr refuses mm C I Aussi les MERCREDI à ^ aux cinémas DORVAL, ¦QQ LLAVALetVLRSA,J:llE F»»l.\u2022«\u2022!\u2022.«\u2022! Ac|«t tl'Or 4 .,99 VERSAILLES tout£uuoukms I A«|« d'Or 4.;>r>S «n lout lompa Lii/iic d nittnm.ilhin fAt\\UHIS PLAYtftS Iffifi mil dù / IhOd n PPhOO Ces horaires couvrent la période du 20 au 2416 vrier I PARISIEN % 480 Ste Catherine O ?866-3856 CHAQUE MERCREDI: Recevez un ^^ mais éclaté gratuit (30 oz.) JT à l'achat d'un billet d'admission.~ Cette offre est valide pour un temps 11 m I té.au cinema PARISIEN seulement OCRMINAL (1» OOLBY 130-5 ««25 WEU VOMfT LES TKOCS OOtBY info Film 8600111 OU LE SOLEIL EST FROC DOLBY Into F*n 866-0111 ZANZIBAR DOLBY Info fém 66*0111 TRES BREVE HISTOIRE M MEURTRE OOLBY intoFdm 666-0111 le Fuorrr («?) oolby 1100 s&e jo-9 10 MON AMIE MAX (O) DOLBY 12 20-2 40-4 50-7 00-9 20 UN-DEUX-TROIS SOLE*.(1>*) DOLBY 12 45-3 00-5 15-7 25-9 35 LA LEÇON OE PIANO (134) DOLBY 1 10-3 50*30-9 20 LE BEBE (O) DOLBY 1 00-3 15-5 20-7 20-9 25 | LOEWS\t?| «IS4 Str C.itlinnir O\t861-743 \"\"\t» vnwnw \\ f w» m ' \u2022 m wv
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