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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-03-13, Collections de BAnQ.

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[" Uauteure du roman Ils dansent dans la tempête DOMINIQU E séance de signature chez renaud-bray parc nFMFDÇ\ta SAMEDI LE 19 MARS L/L/VlLlW\t5117, avenue Rit Parc, coin Laurier à punir de 14b00, Tél: 276-7651 L'homme concerné page B5 Montréal, dimanche 13 mars 1994* ¦ La réalité dépasse souvent la fiction.Il était une fois un grand éditeur français venu se ressourcer avec sa femme dans la forêt québécoise, à Gabou, une pourvoirie sise en plein bois, à quelque 50 kilomètres de Baie-Comeau, pas très loin de la Manie célébrée par Georges Dor.Le Gabou tient son nom de son ancien propriétaire, l'ex-boxeur Gaby Ferland, sur le terrain duquel la Gendarmerie Royale a déjà découvert, il y a quelques années, deux cadavres \u2014 résultat d'un quelconque règlement de compte.Un soir de 1992, loin de la civilisation, le célèbre éditeur converse avec la nouvelle maîtresse des lieux, mélange d'hôtelière de brousse et de guide de chasse et de pêche.Il découvre en elle une femme visiblement instruite qui discute avec lui de sujets hautement philosophiques.Robert Laffont de lui dire: «vous devriez écrire».Et la jeune femme de répondre: «Mais j'écris monsieur»! La «Canadienne» en question est une jeune Parisienne, Laurence Ink, diplômée des Sciences po et de la Faculté de Droit.Un jour, en ayant marre de la grisaille parisienne, elle a tout plaqué et avec Claude \u2014 son «chum», un gars d'ici sur lequel elle demeure fort discrète\u2014, elle a acheté le Gabou.ft M SUITE A LA PAGE B 4 I La boîte aux lettres LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 13 MARS 1994 Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson editeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en cnef Les défis olympiques et les autres ¦ Les (eux olympiques célèbrent le culte du surhomme et de la surfemme.Ambition, effort, discipline, ténacité, esprit combatif, compétition sportive du plus haut niveau, recherche du dépassement physique par tous les moyens.Pendant deux semaines, la télévision «charrie» autre chose que la violence ou le misérabilisme qui, trop souvent, paraissent les seules réponses à la dégradation d'une société sans idéal.Les objectifs des athlètes sont clairement définis.Aller plus vite, sauter plus haut, tirer sur la cible, exécuter des figures à la perfection.Objectifs très difficiles à atteindre, mais faciles à définir.Il n'en va pas de même pour établir des objectifs qui rallient la société.Pourtant, une société ne peut pas être seulement qu'un enchevêtrement de projets matérialistes.Les athlètes olympiques sont très jolis mais ces surhommes sont évidemment peu habiles à cerner les véritables enjeux de la vie moderne.Ce dont nous avons le plus besoin, c'est de créateurs et de leaders, qui sauront faire vibrer un idéal et définir les moyens de s'en approcher.Les valeurs économiques ne suffisent pas à assurer l'équilibre et l'harmonie d'un peuple.À plus forte raison quand le système économique rejette 20 p.cent de la population active.Les véritables défis sont idéologiques et spirituels.François BEAULÉ Montréal r Faut-il maintenant avoir peur de prendre le métro à cause d'une très petite minorité de personnes violentes?Quelques questions à la suite d'une sauvage agression dans le métro déplacé, nombreux hématomes au visage et une profonde blessure à la jambe avec muscles et tendons sectionnés.La victime a dù passer plus de deux heures sur la table d'opération et elle en a pour plusieurs semaines, voir plusieurs mois, à se remettre.Cette agression nous a tous bouleversés et nous a profondément choques.Des questions se sont posées: 1.\tFaut-il maintenant avoir peur de prendre le métro a cause d'une très petite minorité de personnes violentes, sans scrupules et sans conscience?N'y aurait-il pas plutôt quelque chose à faire?Et, d'abord, sans doute une très importante information à diffuser pour que nous, les usagers de métro, sachions comment réagir si nous sommes victimes, ou surtout témoins, d'une agression.Quels sont les instruments de défense dont nous disposons?2.\tLe signal d'alarme est-il un instrument efficace?Notre collègue, dans son affolement, essayait de faire signe à une voyageuse de tirer le signal d'alarme.Elle n'a pas compris ou pas voulu comprendre.Mais, reconnaît maintenant le blessé, c'est mieux.Il aurait été terrible que le métro s'arrête: ses agresseurs n'auraient fait que continuer à lui taper dessus ou à taper sur les autres voyageurs.Il faut donc savoir utiliser à bon escient le signal d'alarme.3.\tY a-t-il un téléphone dans chaque wagon?Est-il donc possible de communiquer avec le conducteur?Qui est vraiment au courant?Et qui sait où est le téléphone sur les quais et comment l'utiliser?Si la police avait été prévenue immédiatement, cela aurait peut-ctre évité d'autres agressions qui ont eu lieu le même soir, sur la même ligne.4.\tEst-il vrai que la station Vendôme est la seule qui ne soit pas équipée d'un circuit intérieur télévisé?5.\tEt, finalement, une dernière question se pose: que doit-on faire après que les agresseurs soient partis?Comment se fait-il qu'aucun des voyageurs ne soit venu à l'aide du blessé, ne se-rait-ce que pour le réconforter?Égois-me?Indifférence?Irresponsabilité?Manque de civisme?Peur?C'est contre cette peur qu'il faut lutter par une vraie information.Chacun de nous peut devenir un jour victime ou témoin d'une agression.On ne peut pas savoir à l'avance comment on réagirait.Mais une meilleure information ne pourrait que nous aider ù prendre les bonnes décisions, le moment venu, et peut-être nous aider à ne pas avoir peur de venir au secours d'une personne seule et blessée qui a désespérément besoin d'aide.Nous avons appris qu'une personne qui se trouvait dans le wagon et qui a donc vu l'agression a pu, grâce à son témoignage, identifier deux des agresseurs, qui ont rapidement été arrêtés.Observer et avoir le courage de témoigner, c'est important aussi et il faut le savoir.65 autres signatures apparaissaient sur le texte qui suit.Le jeudi 10 février 1994, à 21 h 30, un professeur de notre collège a été violemment agressé à l'intérieur d'un wagon de métro, entre les stations Place-Saint-Henri et Vendôme.Ses quatre agresseurs, des hommes entre 20 et 25 ans, se sont assis à côté de lui, l'ont serré fortement de tous les côtés, lui appuyant sur le cou pour lui maintenir la tète baissée, l'ont menacé d'un couteau, et sans même lui laisser la chance de sortir de l'argent de sa poche, ont commencé à lui asséner, à tour de rôle, de violents coups de poing à la figure.Puis, comme si cela ne suffisait pas, ils lui ont asséné un coup de couteau à la cuisse.Et ils sont descendus du métro à la station Vendôme.Notre collègue qui, malgré ses cris, n'avait pas réussi à attirer l'attention des autres voyageurs (une dizaine dans ce même wagon), a continué jusqu'à Snowdon, toujours sans recevoir la moindre aide, à part celle d'une dame qui.en descendant à Villa-Maria, lui a tendu un mouchoir pour essuyer son visage ensanglanté.A Snowdon, toujours seul, il s'est traîné jusqu'à la billetterie, a demandé au préposé d'appeler l'ambulance et s'est évanoui.Résultat?Nez cassé, os sous l'oeil Sue Rodriguez en compagnie d'une infirmière et de Svend Robinson ge pour se suicider, mais c'est être beaucoup plus courageux que d'accepter sa souffrance et d'assumer les devoirs de son état, pour le meilleur et pour le pire.Certains me taxeront d'être insensible.Ce n'est pourtant pas le cas; je comprends la peur devant la souffrance, qui n'est jamais facile à supporter.Par mon travail, je suis appelée à côtoyer fréquemment des gens gravement malades; donc je vois la souffran-cede près: maladies chroniques, évolutives, en phase terminale, handicaps lourds, etc.Et je puis assurer que la vie vaut toujours la peine d'être vécue: personne n'est inutile.)e suis toujours saisie d'admiration pour tous ces grands malades qui sont un exemple pour les autres, par leur résignation, leur foi, leur courage, leur sérénité dans l'épreuve.Oui, la vie est précieuse et utile.Dieu nous la prête afin de préparer notre vie éternelle: à nous de nous en servir pour que ce soit une éternité de bonheur.Suicide assisté, mort dans la dignité: autant d'expressions «civilisées» pour désigner une porte grande ouverte sur l'euthanasie fortement suggérée et, très bientôt, obligatoire.Sylvie RAYMOND Thetford Mines ¦ L'expression « mourir dans la dignité» est redevenue à la mode, depuis la mort de Sue Rodriguez.Les médias ont fait grand état de ce tragique événement exaltant même parfois ce suicide comme un «acte de courage».Mais, que signifie concrètement «mourir dans la dignité»?Une mort sans douleur, sans peur, sans perte de lucidité, sans diminution physique?Affirmer cela, c'est aussitôt porter une terrible condamnation sur des milliers d'humains.Sont-ils indignes, tous ceux qui souffrent dans les hôpitaux ou ailleurs?Tous les handicapés physiques ou mentaux?Toutes les personnes âgées qui perdent leur lucidité?Tous ceux qui ont peur ou qui portent des blessures affectives ou psychologiques?Le simple bon sens et ma foi me disent: non.Notre dignité, c'est en dedans que nous la portons, c'est dans notre âme que nous la construisons.Elle ne dépend pas de l'intelligence, de la beauté ou de l'état physique.Le Christ, lors de son passage sur terre, est mort au milieu d'atroces tortures: 11 est pourtant infiniment plus digne que nous tous réunis.Ce n'est pas «mourir dignement» que de vouloir choisir soi-même le moment de sa mort: Dieu seul est le Maître de la vie.11 faut peut-être du coura- L'attitude «pédégiste révolte les supporters de Carbone 14 :!e Vaillancourt Produits homéopathiques efficaces ¦ Dans La Presse du dimanche 20 février dernier, un article signé Thérèse de Corta présentait l'opinion de deux pharmaciens sur l'efficacité def produits homéopathiques.Personnellement, je suis une adepte de ces produits, depuis une dizaine d'années déjà.trois ans, son système immunitaire reprendrait le dessus.Probablement.Pourtant, c'est une infirmière qui m'a suggéré en douce de rencontrer un médecin homéopathe.Saturée des salles d'urgences et d'antibiotiques, j'ai' administré à bébé un traitement de six-mois à base de granules d'aspect inoffensif.Cela a marché.Même scénario pour les otites et les amygdalites répétitives de la petite deuxième.Et le mal de gorge qu'on attrape dans l'avion en revenant du Sud?Vous connaissez?Il existe un produit homéopathique qui le règle en moins de deux.Et un autre qui réduit les ecchymoses de l'appren-ti-grimpeur de façon spectaculaire.Et un onguent qui soulage efficacement les nez irrités.Et caetera! |e ne suis ni homéopathe, ni pharmacienne, ni médecin.L'expérience m'a seulement appris que certains maux peuvent être soulagés ou traités efficacement à l'aide de produits homéopathiques et ce, sans effets secondaires indésirables.Louise MARTINEAU Montréal 42 autres signatures accompagnaient le texte qui suit.Mme Danièle de Fontenay, directrice générale.Carbone 14 Il y a, dans l'oeuvre d'Armand Vaillancourt, la présence de l'être pensant, avec ses richesses, ses signes, ses interrogations, ses pistes qui, pour nous, sont plus grandes et essentielles que tous les cahiers de charge d'un chantier de construction.Votre réponse publique, dans La Presse du 2 mars, à la destruction barbare, injustifiée, illégale et cruelle de cette oeuvre contemporaine nous questionne.Dans tout cela, peu importe si c'est la poule ou l'oeuf, nous nous serions attendus, non pas à une délaration agressive, mais à une compréhension et un désir de trouver un moyen de corriger votre geste.Dans la vie, hélas!, on apprend de ses impairs; il ne sert à rien de se réfugier derrière votre droit bien relatif.En effet, la loi protège l'intégrité de l'oeuvre d'art.Votre attitude «pédégiste» dégage une suffisance d'où, sur votre piédestal, vous crachez sur plus grand que vous.Ne pas dire toute la vérité constitue un mensonge.C'est ce que font tous les généraux du monde qui écrasent à coups de canon les réalités des autres.Nous vous rappelons que votre statut de gérante de fonds publics ne vous donne aucun droit de vie ou de mort sur la création.Est-ce qu'à Carbone 14 on est déjà géré par des militaires-gestionnaires, dont les plannings l'emportent sur l'oeuvre de création?Vous jetez un discrédit total sur Gilles Maheu, lui- A la maison, dès les premiers symptômes d'un rhume, nous avalons en toute confiance les granules du complexe homéopathique «états grippaux», alors que d'autres endurent leur nez qui coule, leurs yeux qui piquent et leur humeur qui se détériore! II y a dix ans, fiston, alors nourrisson, souffrait de bronchite, de broncho-pneumonie et, finalement, de pneumonie.Gavé d'antibiotiques, puis hospitalisé pour cause de déshydratation, bébé n'en respirait pas large.Nous avions pourtant «tout» essayé, aseptisé la maison et chassé les fumeurs: aucune amélioration.On nous avait prédit qu'au bout de deux ou Armand Vaillancourt fouille dans les débris de son oeuvre même Carbone 14, et membre du Conseil des Arts et de la Culture.des échéanciers.Des généraux rayent de la carte un village, une ville, un pays pour respecter des échéanciers.En bon entendeur, nous vous saluerons quand vous aurez fait des excuses publiques.Pour le moment, nous vous jugeons irresponsable et coupable.Nous demandons votre démission, le gel des subventions et nous vous assurons que tant que nous n'aurons pas obtenu justice nous ne fréquenterons pas nos adversaires que sont devenus «les forêts» où Carbone 14 s'amuse à bûcher un «Hommage aux Amérindiens».Nous demandons aussi, tant que cette affaire ns sera pas réglée, la démission de M.Gilles Maheu du Conseil de la Culture du Québcc.La cigarette et la loi L'oeuvre de création a dans notre li vre à nous une saveur et une importan ce qu'il faut à tout prix conserver.avec un enfant en crise d'asthme chaque fois qu'elle se permettait un bon souper au restaurant.¦ Maintenant que les Québécois peuvent se procurer légalement des cigarettes à bas prix, les gouvernements ne savent plus comment détourner nos jeunes de la tentation de fumer.La cigarette tue.Tout le monde le sait.Dans mon pays, il y a une loi.Une loi qui interdit de fumer dans les endroits publics.Or, on fume partout, sans encombre, jusque dans les assemblées des Conseils municipaux.À quoi sert une loi, si ceux qui gouvernent ne l'appliquent pas?L'automne dernier, une mère me racontait son désarroi, lasse de revenir Votre erreur demande réparation publique.De la part d'une corporation qui porte le fleuron que l'on sait dans le domaine du théâtre, votre geste et votre réaction nous embêtent.Nous trouvons dangereux toute prise de position justifiant une action destructrice.Nous ferons tout pour nous opposer à votre geste destructeur.Dans mon quartier, une personne sur huit souffre d'asthme.Des enfants, en grande majorité.Pour eux, la fumée de cigarette a un effet immédiat très néfaste.Devront-ils respirer la fumée des autres encore longtemps pour le respect des fumeurs?On dit que la majorité des gens sont non-fumeurs.Vive la démocratie?L'oeuvre d'Armand Vaillancourt ou toute autre oeuvre de création doit peser son jqste poids dans votre balance Danielle AMYOT enseignante LM r'Kcbic, IV1UN I KtAL, LflMANLhfc li friAKS 1994 «\"r- - - -\t- \u2014-\u2022\u2014 -\u2022-'XX mBmSKÊÊÊ Ml MW \" l11 \" i .1 i\" 'i i I' .11 1\"1H1IIM 11 \\n P m Ipplg i » r eut-étre lu son autobiographie \u2014 10 volumes! Mais le french lover au sourire légendaire ne nous apprenait que des banalités tout en donnant l'image idéalisée d'un être aseptisé, juste et bienveillant.Une figure sainte bonne à passer à la postérité! Pour en connaître davantage, on peut désormais compter sur les perfides talents d'enquêteur d'Edward Behr, le célèbre éditorialiste de Newsweek et biographe d'empereurs (Pu Yi, Hiro-Hito) et de tyran (Ceausescu).Pour notre plus grande curiosité, il a interrogé les proches de Chevalier, certaines de ses maitresses, son pianiste et sa doublure hollywoodienne des années I930.Il a consulté avec acharnement des archives ainsi que le dossier secret du Comité chargé d'épurer les rangs des artistes du music-hall après la guerre.Tout en nous faisant traverser le siècle \u2014ce qui en soi est assez instructif \u2014 il nous apporte une vision «renouvelée» d'une grande idole qui fait encore partie de notre mémoire collective.Adeptes de «portraits-vérités», vous voilà comblés! L'ascension du titi des faubourgs de Ménilmontant promu vedette de la chanson et du cinéma à Hollywood a de quoi faire rêver.L'histoire de sa vie ( 1888-1972) débute à la Belle Époque, couvre les deux guerres mondiales jusqu'aux événements de mai 1968.Maurice Chevalier a connu toutes les scènescabaret ouvrier au caf'conc bourgois jusqu'au music-hall de luxe.Il a été le partenaire de femmes célébrés et sublimes dont Fréhel, son premier «amour», ou Mistinguett, sa protectrice durant 10 ans.D'ailleurs sur le chapitre de ses innombrables maitresses, son biographe en a long à dire.On apprend, entre autres choses édifiantes, que certaines de ses partenaires au cinéma le détestaient, qu'il avait épousé Yvonne Vallée (dont il divorça après cinq ans de vie commune) pour plaire à sa mère et qu'il couchait \u2014 de gré ou de force\u2014 avec toutes les girls qui se trouvaient sur son passage.À l'âge de 82 ans.il frequentait encore une jeune femme et s'en défendait ainsi : « |e ne fais cet essai que parce que je crois la gosse perfectible, douce et aimante (.) il en est qui s'attachent à des chiens, des chats, des perroquets.» Bref, un des plus beaux mâles qui aient jamais chanté Paris, les femmes, l'amour, n'eut qu'une véritable passion : sa maman, au-quellc il vouait un culte et qui seule pouvait le comprendre et l'apaiser.Un être presque parfait Car malgré sa gloire et sa richesse, Maurice Chevalier était un depressif.obsédé non pas par des craintes métaphysiques mais bien par l'angoisse de devenir pauvre, meme si.comme le confirme l'auteur, il avait «de l'argent a ne savoir qu'en faire, des foules en adoration, des aventu- res a la pelle».Un des dix artistes les mieux payés de Hollywood ( il faisait 25 000 S par semaine dans les années 30!).il refusait de payer les frais d'hospitalisation de son fidèle pianiste.Aussi peu fréquentable fut-il.selon Edward Behr.ce dernier ne peut passer sous silence son charme.sa solide expérience de théâtre et de danse, son anglais délicieux teinté d'accent parigot, ses rôles de séducteur à l'écran, ses films aux décors d'operette et ses comédies musicales.«Son accent, son charme, son passé un tantinet canaille, sa réputation de séducteur, tout concourait à sa popularité, au point d'en faire un être presque parfait.» Il y eut.bien sur.des envieux qui ont failli briser sa carrière en l'accusant d'être un collaborateur des nazis, puis, plus tard, un communiste.Le biographe s'attarde longuement sur ces sujets ainsi que sur son séjour en Amérique en 1947.où Chevalier trouva la consécration avec des films comme Ariane et Cigi.Après avoir enchante deux générations d'admiratrices, il se retira en grandes pompes à l'âge de 81 ans.Maurice Chevalier mourra « heureux ».Ses derniers mots, révélés par le prêtre qui fit son oraison funèbre.furent Y'a d'Ia joie.MAURICE CHEVALIER Pdwarcl Behr.traduit de l'anglais par Philippe Bonnet Editions Ro bert laffont Paris.1995.367 pages LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 13 MARS 1994 CONSIDÉRATIONS SUR LE XXIe SIÈCLE En quelques lignes E g à* \u2022 ft £ * K 1 ti s h Paul Kennedy Kennedy désigne les gagnants.ALAIN DUBUC ¦ Paul Kennedy, universitaire britannique qui enseigne à Yale aux États-Unis, s'est fait connaître il y a six ans lors de la publication de Naissance et déclin des grandes puissantes, dont les thèses sur le déclin de l'empire américain ont ébranlé les milieux intellectuels et propulsé son essai au rang de best-seller.Son second ouvrage.Préparer le XXlémc siècle, est en quelque sorte le prolongement de cette démarche où, après avoir analysé les forces qui détermineront le devenir d'une nation, il déborde maintenant du cadre étriqué de l'Etat pour analyser les grands mouvements planétaires qui domineront cette fin de siècle.Personne n'est étranger aux effets de la mondialisation de nos sociétés.La grande vertu du livre de Paul Kennedy, historien de formation et géopoliticien de métier, c'est d'affranchir cette réflexion du carcan économique qui la contient d'habitude, de lui donner bien sûr une perspective historique, mais aussi des prolongements du côté de la démographie, de l'environnement, de la politique.Paul Kennedy fait lui même un parallèle entre sa démarche et celle de Malthus qui, il y a deux siècles, exprimait son pessimisme face à l'explosion de la population à l'aube de la révolution industrielle.«Noussommes confrontés aujourd'hui encore à ces mêmes questions liées entre elles \u2014 la surpopulation, la pression sur la terre, la migration et l'instabilité sociale d'un côté, le pouvoir technologique à la fois d'augmenter la productivité et de déplacer les occupations traditionnelles de l'autre\u2014 avec une plus grande force que jamais.» L'auteur retient cinq tendances mondiales lourdes qui seront déterminantes dans ce passage tourmenté vers l'autre millénaire: l'explosion démographique dans le tiers-monde et ses pressions sur les pays riches, la mondialisation des finances et des communications, la nouvelle révolution industrielle amenée par la robotique, la redéfinition de l'industrie agro-alimentaire par les biotechnologies, et les menaces environnementales que pose l'effet de serre.A partir de cette grille, Kennedy tente de déterminer quels pays et quelles régions seront les gagnants et les perdants de ce passage à l'an 2000 en fonction de leur capacité à relever ces cinq défis.Son style limpide, surtout dans la traduction française qui épure un anglais aux hermétiques accents britanniques, lui permet d'aborder ces thèmes austères d'une façon attrayante.Le livre extrémmement fouillé, bien documenté, éclairera le lecteur sur ces complexes problèmes de société en tissant des liens entre les univers d'habitude cloisonnés de l'environnement, de la croissance économique et de la démographie! PAUL KENNEDY\t PRÉPARER LE\t XXIe SIÈCLE\t \tH : t * ' , ! \ty .«fl \t'M \tA / V / \\ \t/1 t*TV*f./0Dni.iAC0t)\\ L'ouvrage déçoit cependant lorsqu'il tente, de façon un peu mécanique, de définir gagnants et perdants et en arrive à des conclusions bien prévisibles: le lapon s'en tire grand gagnant, suivi des pays d'Europe du Nord, les USA sont freinés par leur laisser-faire, tandis que l'Europe est tributaire de son unité et que l'avenir de la Russie est trouble.Le tiers-monde sera perdant, sauf les économies qui émergent déjà en Asie, tandis que la Chine et l'Inde ne pourront résoudre leur impasse sans l'aide des pays riches.Paul Kennedy semble avoir cédé à une tentation plus fréquente dans le monde cinématographique, le syndrome de la se-quel qui consiste à faire suivre un succès d'un autre succès qui en reprend les recettes, avec les mêmes résultats qu'au cinéma.Cela illustre les grandeurs et les misères de ce genre particulier qu'est l'essai de masse.Et c'est ainsi que ce livre décevra ceux qui s'attendaient de la part de Paul Kennedy à un ouvrage aussi provocateur que l'était son Naissance et déclin.Préparer le XXIème siècle n'est pas un essai à thèse.L'ouvrage informe plutôt qu'il n'ébranle et trouve tout son sens si on le prend pour ce qu'il est, un excellent exercice de vulgarisation.PREPARER LE XXIe SIECLE.Paul Kennedy.Editions Odile Jacob.Paris.1994 512 pages, 39,95$.Alvln Toffler .et Toff 1er réinvente la guerre MARIO ROY ¦ L'humanité ne se dirige pas vers une ère de paix mais vers des formes différentes de guerre.Ces guerres du futur vont être des guerres des mondes, littéralement, mettant aux prises des sociétés qui ne fonctionnent pas dans le même temps, tout simplement.Les sociétés les plus avancées, celles de la Troisième Vague, vont être fortes et faibles à la fois: fortes de leur économie, de leur savoir et de leur technologie, elles vont devoir composer avec des États-nations en déconstruction, avec des puissances militaires à allégeance ethnique, religieuse, terroriste ou même privée \u2014ou alors carrément mafieuse\u2014 qui vont bouleverser les règles de la guerre.Et les règles de la contre-guer-re, aussi, c'est-à-dire des guerres qui n'auront pas lieu.C'est ce qu'exposent Alvin et Heidi Toffler dans Guerre et contre-guerre, un volumineux essai à mi-chemin entre l'enquête journalistique et la futurologie, typique des ouvrages (Le Choc du futur, La Troisième vague, Les Nouveaux pouvoirs) dont Alvin Toffler a brillamment accouché à ce jour.Le livre est en librairie depuis vendredi.À cause du sujet peut-être \u2014\tle froid examen de la guerre constitue une activité assez déprimante\u2014, cette dernière brique n'a pas le panache du Choc du futur ou des Nouveaux pouvoirs.Mais, s'il ne créera pas l'onde de choc \u2014c'est le mot \u2014 provoquée en 1974 par Le Choc du futur, l'ouvrage est probablement important en ce qu'il nous ramène sec sur terre après l'euphorie de la fin de la Guerre froide et de la chute du plus grand (et présumé indestructible) bloc d'États dictatoriaux et militaristes de l'ère moderne.L'Homme étant ce qu'il est, la tuerie ne va pas s'arrêter: depuis 1945, rappellent les auteurs, quelque 150 conflits ont fait plus de 47 millions de victimes \u2014\tcertaines carrément génoci-dées, comme au Cambodge.Contemplant ces lendemains qui nous attendent, Alvin et Heidi Toffler ne nous épargnent évidemment aucun gadget.Les «espions» sous forme de robots à taille de fourmi.Les armes intelligentes refusant d'abattre certains «ennemis».Les réseaux informatiques et électroniques servant la société civile se transformant instantanément en systèmes de guidage (et, à ce compte, une partie im- portante du hardware et du software produits pour la société civile se muant à volonté en armes de guerre).La «colle» immobilisant les véhicules militaires; les armes non létales ou contrôlées à distance.Les scaphandres exosquelettiques.Enfin et surtout, ce que l'on n'imagine pas encore.Mais la n'est pas le plus important.La caractéristique dominante du monde de demain sera d'opposer entre elles des sociétés de la Première, de la Deuxième et de la Troisième Vague.Du point de vue militaire, des conflits se dérouleront donc entre des forces levées par des sociétés n'utilisant pas la même technologie et ne visant pas les mêmes objectifs.Cela peut se révéler meurtrier.Par exemple, la dissémination des armes nucléaires \u2014représentant la quintessence de la technologie de la Deuxième vague, laquelle visait la destruction massive, la mort industrielle\u2014 va presque à coup sur déclencher leur utilisation effective: on pense tout de suite à l'hypothèse de la bombe sous le tapis développée il y a déjà vingt ans dans Le Cinquième cavalier de Lapierre-Collins.Enfin et surtout (la guerre serait bien une chose trop sérieuse pour être laissée entre les mains des militaires.), les forces armées des sociétés avancées utiliseront comme arme principale le savoir, et seront par conséquent gouvernées par des intellectuels en uniformes.Le Golfe persique a été le premier terrain sur lequel s'est déroulé un conflit faisant interagir Deuxième et Troisième Vagues: du côté des forces onusiennes, le déploiement logistique a en effet été aussi important en termes de communication, d'informatique et d'information (en temps réel ) qu'en termes d'armes lourdes.Par ailleurs, en Somalie ou en Bosnie apparaissent précisément les limites d'un organisme tel l'Organisation des Nations-Unies, «un club d'États-na-tions», observe Toffler.qui, incapable «d'intégrer, de coopter, d'affaiblir ou de détruire les nouvelles sources non nationales de pouvoir, finiront par se désagréger faute de raison d'être».Alvin et Heidi Toffler concluent : « Introduire sur la planète une civilisation nouvelle et en attendre paix et tranquilité est le comble de la naïveté stratégique».GUERRE ET CONTRE GUERRE-SURVIVRE A L'AUBE DU XXIe SIECLE.Alvin et Heidi Toffler.traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat Fayard.Paris.1994 431 pages.Les joies du yiddish ! MARCIL collaboration spéciale E I t* * ¦ Avant la dernière guerre mondiale, onze millions de Juifs, surtout en Europe de l'Est, parlaient le yiddish.On trouvait dans cette langue \u2014largement adaptée de l'allemand mais avec des mots empruntés à l'hébreu et à toutes les langues slaves\u2014 des histoires, des romans, des poèmes, des essais, des journaux, des pièces de théâtre et même des films.Le yiddish qui s'écrit avec les lettres de l'alphabet hébraïque avait même obtenu ses lettres de noblesse grâce à des écrivains comme Cholem Aleichem ou Isaac Bashevis Singer.Malheureusement beaucoup de ces oeuvres n'avaient pas encore été traduites quand Hitler déferla sur les Juifs.Six millions de luifs, pratiquement six millions de yiddisho-phones, disparurent.Il y a vingt-cinq ans, le journaliste Léo Rosten.collaborateur du New Yorker, du Saturday Re- view et de Look, constatait avec nostalgie le même phénomène aux Etats-Unis.C'est alors qu'il écrivit The Joys of Yiddish.Depuis sa publication, ce livre, qui s'est vendu à 750000 exemplaires.est devenu un classique, et son auteur considéré aux États-Unis comme un trésor de l'héritage national.The loys of Yiddish vient tout juste d'être publié en français.Ce n'est pas un dictionnaire.Ce n'est pas un guide.Ce n'est pas écrit à l'intention des experts ou étudiants en yiddish.Ce n'est pas non plus un traité dont la lecture vous permettrait d'apprendre à parler le yiddish, encore moins à l'écrire.Ce livre est une compilation de mots yiddish \u2014400 entrées \u2014 que l'auteur a sélectionnés de manière tout à fait subjective, selon son humeur et son coeur, fait d'expressions savoureuses, dictons, proverbes, recettes de cuisine, citations bibliques et talmudi-ques et référence» historiques.Le tout assaisonné d'une immense érudition et d'un bon nombre d'histoires juives.En effet, partout où la chose est possible, le propos savant est illuminé par un mot d'esprit ou une blague.Ainsi pour expliquer le mot «tsourès», il donne d'abord l'origine \u2014 de l'hébreu Tsarah: «difficulté»\u2014 puis les différents sens \u2014 ennuis, difficultés, soucis, souffrances.L'auteur explique que le terme est rarement utilisé au singulier, donne des exemples, quelques proverbes et, finalement, une blague pour illustrer le tout.Ytzhak Poliakoff fait ses bagages.Le Commissariat à l'énergie électrique de Moscou l'a muté en Mongolie extérieure.«Papa, je t'écrirai, mais la censure est très sévère, l'utiliserai un code», déclare- t-il à son père.«Mon garçon, les codes sont très dangereux.Il y a mieux: si tu écris à l'encre bleue, c'est que tout ce que tu racontes est vrai.Mais si tu te sers d'encre rouge, je saurai que c'est de la foutaise! Un mois plus tard.une lettfa arrive enfin.écrite à l'encre bleue.« Cher papa, «r/W un très joli appartement.Il y a de la viande tous les jours.La vie ici est très agréable, je n 'ai pas de tsourès du tout.« Ton fils, Ytzhak « P.S.: il ne manque qu 'une seule chose ici: de l'encre rouge.» Rosten se complaît à nous montrer la richesse des tournures de phrases et des intonations qui expriment toutes les nuances de l'affection, la compassion, le mécontentement, le scepticismc, le mépris, la malédiction ou l'ironie.Lire Les joies du yiddish, c'est feuilleter une véritable encyclopédie de la vie juive, de la cuisine à la religion, de «kosher» à «Yom Kippour» des temps bibliques à nos jours; c'est faire aussi, en moins de 600 pages, une promenade émouvante au coeur d'un monde disparu et que l'auteur avait connu.LES JOIES DU YIDDISH, Léo Rosten, traduction de Victor Kuperminc.Calroann-Lew.Pans.1994 534 pages.72 50$.Les chasseurs d'arbres r arbre et la forêt sont un patrimoine vivant qui «entremêle ses racines avec celles de la population» comme le dit si joliment Serge Beaucher, rédacteur de la revue Forêt \u2014 Conservation qui vient de publier un numéro spécial sur les arbres remarquables du Québec.Depuis des années, des «chasseurs d'arbres» de l'Association forestière québécoise (AFQ), de la Société internationale d'arboriculture-Québec (SIAQ) et du jardin botanique rêvaient de répertorier des arbres remarquables du Québec, comme cela se fait dans les autres provinces canadiennes ainsi qu'aux États-Unis depuis cinquante ans.Déjà en 1977, la Société d'animation du jardin botanique de Montréal avait identifié 90 arbres remarquables le long du Saint-Laurent.Dix ans plus tard, l'AFQ et la SIAQ lançaient auprès de la population un premier appel aux candidatures d'arbres remarquables dans le but de publier un répertoire pour tout le Québec.La réponse fut enthousiaste, mais le projet ne put ctre mené à terme faute de moyens financiers.Finalement, grâce à ces organismes, à de nombreux commanditaires et à une foule de bénévoles convaincus le lecteur peut enfin consulter le Répertoire des arbres remarquables du Québec.Les plus vieux, les plus gros, les plus rares et les plus beaux arbres du Québec sont maintenant identifies.Le répertoire fait une distinction entre arbres champions et arbres notables.Les champions, il y en a 104 en tout, sont les plus gros de leur espece respective, indigène ou introduite.Leur titre de champion a été établi d'après le pointage obtenu en fonction des différentes mesures de l'arbre.Quant aux 38 notables, ils ont été désignes par un comité S1AQ-AFQ en fonction de critères plus subjectifs: caractéristiques culturelles, historiques, esthétiques ou rareté.L'ensemble nous permet de faire un riche tour de ce patrimoine particulier; du plus vieil arbre du Québec, le Thuya occidental (913 ans) qui s'épanouissait déjà au lac Duparquet (Abitibi) avant les croisades et les cathédrales jusqu'au ginkgo, arbre que broutaient des dinosaures il y a 65 millions d'années en passant par l'épinette noire, le cerisier de Pennsylvanie, le bouleau jaune et le chêne bleu.Pour chacun de ces arbres, quelques photos, souvent superbes, un texte écrit avec aniour et érudition et sa localisation, ce qui permettra aux amateurs de safaris sylvestres de les retrouver sans trop de difficultés; ainsi, le plus gros pin blanc (33 mètres de hauteur) se trouve à la base de plein air «Accueil Ditton» près de La Patrie, alors que le ginkgo est au parc loyce à Outremont.Il y a sûrement de nouveaux champions et d'autres spécimens étonnants qui n'attendent que les chasseurs d'arbres pour être découverts.Forêt Conservation recevra avec plaisir leurs suggestions pour sa prochaine édition.Claude Marcil FORET-CONSERVATION.175, rue Saint-Jean.4 ieme etage.Quebec.(Ouebec), G1R 1N4.Tel.: (418) 529-2542 Numéro spécial, 5,95$.Terrorisme Le massacre de plus d'une cinquantaine de Palestiniens dans une mosquée d'Hé-bron, en Cisjordanie, démontre de façon claire jusqu'à quel point un seul tireur fou peut changer le sort du monde.C'est dans ce contexte que Albin Michel vient de rééditer, en langue française, le best-seller de Thomas Harris, Black Sunday, qui a été également porté à l'écran où il a remporté un grand succès, en plus d'être diffusé souvent au petit écran.On connaît l'histoire: lors d'un match de Superbowl, à la Nouvelle-Orléans, du dirigeable de Goodyear au dessus du stade, un terroriste .tente de tuer le président de* Etats-Unis en faisant sauter le stade.Il échouera.512 personnes trouveront la mort, mais le président sortira indemne de la tragédie.Le livre s'et vendu, en anglais et en franÇais, comme , des petits pains chauds.Et bien sur, il contribue à renforcir le mythe des Palestiniens terro- , ristes.La réalité a pourtant démontré, à Hébron, fin février, que i la terreur et la folie n'étaient pas que d'un seul côté! \u2022 Pierre Vennat BLACK SUNDAY, Thomas Harris.Albin Michel.Paris, 1993.332 pages.W:CHEl OURESNE M QUATRIEME CENTURIE ?Nostradamus ne veut pas mourir écidément, il y a des gens qui s'intéressent encore à Nostradamus et à ses prophéties, dont celle de la fin du monde en 1999.Dernièrement, les Éditions du Griot faisaient circuler au Québec un ouvrage démmys-thificateu8r de lames R Andi, Le vrai visage de Nostramadus.Mais cela n'empêche pas cer-tains d'y croire mordicus.Comme l'ingénieur Michel Dufresne qui après avoir passé la majeure partie de sa vie a oeuvrer dans les «sciences exactes», s'est passionné de parapsychologie et découvrit les Centuries de Nostradamus.Après avoir publié un Dictionnaire Nostradamus, bible en deux volumes de 397 pages et 125 pages respectivement, Michel Dufresne s'est attaqué, en 1989 aux dix centuries de Nostradamus.à raison de un par anée.11 vient donc de publier son quatrième.Le dernier doit être publié en 1999, a la veille de la date fixée par le dit Nostradamus pour la fin du monde! Espérons pour l'éditeur |CL, qui vient de conclure une entente avec la maison Pygmalion pour la co-édition en France des livres de Dufresne (et pour nous) que Nostradamus s'est trompé! Pierre Vennat NOSTRADAMUS.0UATRIEME CENTURIE.Michel Dufresne.Editions JCL, Chicoutimi, 1994.272 pages.Le vent dans les voiles arie-Danielle Croteau et Nicole Boisvert ont passe beaucoup de temps sur un voilier.Pas ensemble,, mais pour de longs voyages.À leur retour, elles ont senti le besoin de passer de l'ancre à l'encre.Avec, pour résultat, deux romans qui sentent le vent et l'océan.Un vent de liberté est le troisième roman de Marie-Da-nielle Croteau (qui a auparavant signé, pour le grand public, Jamais le vendredi et Un trou dans le soleil).Dans ce premier livre destiné aux adolescents, l'auteure met en scène deux personnages très fort: Anna, fille impulsive comme on peut l'être à 15 ans, et Théo, son grand-père.Un vieil homme magnifique, absent de presque tout le roman.tout en étant présent à chaque page.Ou est-il passé, lui qui avait promis à Anna une soirée d'anniversaire mémorable?Empreint d'émotions.Un vent de liberté est un de ces romans qui se lisent sans escale.La dérive, de Nicole Bois-vert, commence pour sa part d'une manière brutale.Accident de voiture.Annette s'en sort physiquement indemne, mais le coeur en miettes.Car Mathieu, son amour, a fermé les yeux à jamais.Pour tenter de retrouver le goût de vivre, l'adolescente se jette à l'eau.Pas pour se suicider, mais pour naviguer.Contre vents et marées, elle trouvera le courage de reprendre la barre de sa vie.Sonia Sarfati UN VENT OE LIBERTE Marie Danielle Croteau Roman la courte echelle, Montréal.1993 151 pages.7.95$ la partir de 13 ans) LA DERIVE Nicole M Boisvert Grande na ture.Michel Ouintin.Waterloo.1993.137 pages 7.95$ la^artir de 13 ans). LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 13 MARS 1994 \"¥% 35BS00E5 h^^SBS/Êm r/: ' A 'i -:¦ Z&iv\t% Bf\t> * - A tofos \u2022: .& Mw \u2022.y.-A va V4- .-\u2022 -74 : ''¦Wtrti'' ¦ .¦ ; - f % wmm^^ïSm M: \" Wïwtfk Retrouver la parole qui dormait aux archives du KGB CÉRALD LEBLANC ¦ Muselée durant un demi-sié de, la parole russe dormaii dans les archives du KGB où Vi lali Chentalinski a dévouveri un trésor inestimable, une mine quon mettra des décennies à explorer.JÉ \u2022\u2022 _\t LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE\t \t Lui-même poète et romancier.Chentalinski a conçu son projet de redonner la parole aux écrivains assassinés, en 1988, alors que la perestroïka de Gorbatchev sonnait la levée du mur du silence.«De quoi avons-nous le plus besoin?pensais-je en marchant dans la rue balayée par la poussière de neige.Il nous faut reprendre conscience, revenir à nous après la syncope communiste, retrouver notre mémoire.Sans le passé, pas d'avenir.Or, on nous a volé notre passé et notre histoire.«Mais l'écrivain a un compte à part avec le temps.Sa vie ne s'achève pas avec sa mort physique.On ne peut pas redonner la vie à toutes les victimes des répressions, mais on peut ressusciter les écrivains.Il suffit de leur donner la parole.Et cette parole se trouvait dans leurs manuscrits, emmurés peut-être dans des dépôts secrets, cachés dans des archives intérieures du KGB, qui attendaient leur heure et appelaient au secours.» Chentalinski a mis du temps à réaliser son projet: une année entière avant que ne s'ouvrent les portes de la Loubianka, siège social du KGB au coeur de Moscou, et une autre année pour avoir accès à son premier dossier, celui d'Issaak Babel, écrivain d'origine juive arrêté en 1939 et exécuté en 1940.Sa patience fut récompensée de façon inespérée.Le vrai pouvoir de l'àme russe La parole, le «second gouvernement» et le vrai pouvoir de l'âme russe, a resurgi avec une force dont Chentalinski témoigne avec le lyrisme et la mélancolie inscrites dans les gènes de ce peuple.«Le 16 mai 1939.L'aube.Moscou dort encore, bercé par le chant paisible des oiseaux.Parfois, une corneille croasse.De son balai, un concierge gratte l'asphalte.Puis encore le silence.» Ainsi commence le chapitre consacré à Isaak Babel.Ces détours fleuris déroutent au début, irritent même le lecteur désireux de connaître au plus vite les secrets des archives.On s'habitue et l'on en vient à apprécier cet emballage littéraire d'un trésor de si grande valeur.«C'est un récit véridi-que et documenté sur le destin de la parole russe pendant l'ère soviétique», nous promet Chentalinski qui tient parole.On y découvre une descrip- tion détaillée de l'appareil de surveillance-dénonciation-arrestation-interrogation-aveu-condamnation mis en place par le régime pour justifier l'injustifiable.Une infernale industrie de fabrication de coupables! On y découvre de vrais trésors, comme le journal de Boul-gakov que l'auteur lui-même avait détruit, indigné de la profanation que constituait pour lui le séjour de son journal intime dans l'infâme sanctuaire du KGB.Avant de remettre le journal à son auteur, les scribes de la terreur en avaient fait une copie que Chentalinski ressuscite.On y découvre des personnages d'une rare stature comme Pavel Florenski, véritable Leo-nardo russe, qui mariait avec virtuosité les métiers de pope orthodoxe, scientifique inventif et génie littéraire.On y découvre de simples citoyens comme Okounev, qui a laissé une description hallucinante de la torture par le gel à -50° centigrades, un récit émouvant tracé sur un cahier d'écolier avec une note demandant à l'Union des écrivains de réécrire correctement le témoignage du martyre.Yitali ChcnLilinski LA PAROLE RËSSUSCITÊE >\u2022¦¦ «f>vAcW»Stii Jt tiffîSMvt^ àïv lés 4 fit térairésfe K.G.B.jÙtcV-T* - - -g?\\ - \" _ « utu \u2022 i' -' v - \u2022 * ' '\twsvr.sxiM KOtSKÎ LVTOHT On y découvre des éloges de la parole et de l'écriture comme on en voit rarement dans le trésor littéraire de l'humanité.Des mots de goulag comme ceux de la jeune Nina Hagen-Thorn.«Les vers en prison sont nécessaires.Ils harmonisent la conscience dans le temps.L'homme s'évade de la prison en prenant possession du temps comme si c'était de l'espace.Ceux qui creusent dans leur conscience jusqu'à la couche du rythme ne perdent pas la raison.Et les cristaux de neige sous la lanterne dansent dans le rythme eux aussi.Blancs sur fond de ciel noir.Qui possède le rythme se sent libre.Ils ne peuvent rien faire.La porte de la cage claqua: Retour en cellule ! » «C'est à la Loubianka qu'est cachée la vérité sur la vie et la mort de nos meilleurs écrivains.C'est là que sont ensevelis leurs manuscrits, et donc eux-mêmes», nous dit Chentalinski.Sa «parole ressuscitéé» constitue un événement majeur dans le monde littéraire, un des livres marquants de notre fin de siècle.LA PAROLE RESSUSCITEE DANS LES ARCHIVES LITTERAIRES DU K.G.B.Vitali Chentalinski.Robert Laffont.Paris.1993 462 pages Nina Hagen-Thorn, ici en 1916, âgée de 16 ans: seule la poésie lui permis de survivre dans les camps et prisons de la Kolyma.2 \t \t 'MVfW*\t \ty./ - * \\ V ¦ - \\ ./ y * wBÊ W~.m\t Jacques Grand'Maison Solange Lefebvre au pacte entre générations prendront aussi la parole PIERRE VENNAT ¦ Un nouveau pacte intergénération est à développer.La chose est non seulement souhaitable, pour tout dire, c'est déjà commencé.Après s'être penchés, à ia tête d'une équipe de chercheurs, d'abord sur Le drame spirituel des adolescents, puis sur les 25-30 ans avec Vers un nouveau conflit de générations, ensuite sur les baby-boomers, Une génération bouc émissaire, voici que (acques Grand'Maison et Solange Lefebvre viennent d'accoucher, chez Fides, de La part des aînés, dernière tranche de l'analyse des tendances des diverses générations des Québécois d'aujourd'hui.Mais contrairement, par exemple, à François Ricard et sa Génération lyrique, et aux autres qui se sont penchés sur les conflits de génération actuels, (acques Grand'Maison, Solange Lefebvre et leurs collaborateurs ne font pas que constater.Ou dénoncer.Ils lancent des pistes d'espoir, des moyens de s'en sortir et ils participent eux-mêmes, ce que ne font pas tous les chercheurs, à l'action.« Nous avons à recomposer dynamiquement les diverses dimensions de la vie, écrivent les deux sociologues, professeurs à la Faculté de théologie de l'Université de Montréal.Or l'une des caractéristiques de l'aîné qui a bien mûri est précisément celle de bien intégrer ses expériences de vie et d'être capable d'en ressaisir le parcours: sa source, son tracé, son horizon.Mais les jeunes portent aussi des requêtes du même type.Leur initiation à la vie commande une articulation de leur construction à la fois personnelle, sociale, culturelle, morale et spirituelle.» i.**' K Bref, les aînés ont des choses à dire, des expériences pratiques à transmettre.Et beaucoup de jeunes ne demandent pas mieux que de les écouter.Encore faut-il que les aînés sachent transmettre.Des aînés ont donc demandé à Grand'Maison et Lefebvre des sessions de formation pour améliorer, adapter ou mieux fonder leurs démarches de transmission, pour s'éclairer mutuellement et partager leurs diverses expériences à ce chapitre.Marguerite Hogue-Charlebois, elle-même une «jeune aînée» de 70 ans, présidente de l'Association internationale francophone des aînés et collaboratrice de La part des ainés où elle a rédigé un chapitre, s'en chargera.Pendant ce temps, lacques Grand'Maison, qui a publié près de 50 volumes depuis les débuts de sa carrière de professeur en 1969 et même avant, et qui est toujours super-actif à 63 ans, et Solange Lefebvre, d'une autre génération puisqu'elle est née en 1959, publieront, début 1995, un cinquième volume ensemble, ce-lui-ci constituant la synthèse de leurs travaux sur les quatre générations, tâchant de délimiter les convergences et les divergences et les façons de réaliser ce pacte intergcnérationnel dont on parle.Toujours avec la même équipe de recherche, menée conjointement pour la Faculté de Théologie de l'Université de Montréal, où Grand'Maison et Lefebvre sont professeurs, et le diocèse de Saint-jérôme où lacques Grand'Maison, qui est aussi chanoine, fut vicaire-général.Grand'Maison prône l'espoir.Ça ne veut pas dire que lui et So- lange Lefebvre sont d'accord avec tout ce qu'ils voient, au contraire.L'individualisme, l'accent mis exclusivement sur le bonheur personnel, les individus qui ne font confiance qu'à eux-mêmes et tous les leaderships qui sont de plus en plus objet de méfiance, cela ne leur plaît guère.Que la reconstruction, dans tous les domaines de la vie, y compris familial, religieux, social et même sanitaire se fasse sur une base individuelle, non plus.Bref, ils craignent le cocoo-ning sous diverses formes, dans une multitude de petites tribus urbaines affinitaires, familiales, clubardes, ludiques, religieuses ou autres.Et, à plusieurs reprises dans leur ouvrage, ils fustigent le néo-conservatisme.Mais, comme confiait (acques Grand'Maison en entrevue il y a quelques jours: «Bien sûr, le monde des aînés n'est pas homogène, d'une même coulée.Au départ, nous ne nous attendions pas à une telle complexité, à une telle diversité.Nos premières images simplistes du grand âge ont été défaites.Tout au long de ce parcours de recherche de six années, nous nous disions souvent, Solange Lefebvre et moi: ces gens-là, souvent silencieux sur eux-mêmes, ont des choses très importantes à dire à la société.On a encore besoin d'eux».LA PART DES AINES, sous la direction de Jacques Grand Maison et Solange Lefebvre Editions Fides.Montréal, 1994.358 pages.PAMMULK LtCMA Y Pour fixer une mémoire qui aurait été perdue RÉGINALD MARTEL ¦ C'est toujours avec une certaine réticence qu'on se plonge dans la lecture des textes québécois du XIXe siècle.On a peur, avec raison, de se faire servir un discours entièrement contaminé par les valeurs religieuses et terriennes que les clercs du temps avaient su imposer aux écrivains.Ces valeurs, on les retrouve forcément dans les Contes vrais de Pamphile Le May.Celui qui allait devenir bibliothécaire de l'Assemblée législative (pour s'occuper à son arrivée d'une collection d'une centaine de titres!) était fils de paysan.L'instruction reçue lui avait fait oublier sans doute que le travail de la terre n'a rien de spécialement poétique.Pour ce qui est de la religion, on imagine mal un père de quatorze enfants n'être pas dévot, ne serait-ce que pour les protéger de l'ostracisme social.Oui, Le May nous assomme de temps en temps avec ses sermons sur la vertu des gens simples et sur le geste auguste du semeur.On s'en défend très facilement, il suffit de sauter ces passages.L'écrivain aurait pu faire pire: après avoir prêché la soumission au bon Dieu et à ses prêtres, prêcher la soumission aux Anglais et aux bureaucrates, leurs complices.Bien au contraire, plusieurs des contes \u2014dont une édition critique vient de paraître\u2014 vantent le courage, qui était peut-être témérité, des Patriotes qui se sont révoltés en 1837 et 1838.À vrai dire, ce ne sont pas les meilleurs.Sa fantaisie naturelle étant contrainte par les exigences de la vérité historique, Le May n'a pu donner sa meilleure mesure.Le drame central de ces contes, qui sont plutôt des récits épiques, c'est l'échec qu'ils représentent pour les Canadiens, comme nous nous appelions alors.Quand le conteur se croit obligé de greffer à ce noyau dur de petites histoires d'amours trahies ou triomphantes, celles-ci jurent ou ne font pas le poids.SI ci LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE ¦ \u2022\t.X Des effets de style Situons un peu Pamphile Le May.Il est né en 1837 à Lotbiniè-re, il est mort en 1918 non loin de là, à Deschaillons.Il était donc contemporain de Louis Fréchette, dont il fut l'ami.Il a fréquenté Garneau, Gérin-Lajoie, Taché et Casgrain.Il a étudié le droit.En littérature, il a touché à tout: la poésie surtout, le roman de moeurs, le drame et la comédie, le vaudeville même.Si sa poésie a peu de chances de trouver des échos dans la conscience contemporaine, il n'en est pas de même pour les contes.Ils sont intéressants à plusieurs titres et la littérature y a sa part.En reprenant des legendes transmises par tradition orale.Le May a dans la plupart des cas trouvé la forme littéraire qui leur conve- nait le mieux.Comme le conteur oral, il sait préparer ou ménager ses effets; en bon écrivain, il ne se laisse pas pour autant limiter par le langage polulaire de son temps.Quel que soit le narrateur \u2014et parfois c'est Le May lui-même\u2014, le discours reste simple et direct et la grammaire est celle du français écrit.Ainsi l'écrivain a-t-il pu fixer sans la figer une mémoire qui sans lui aurait été en partie perdue.Le May manifeste autrement son habileté.On remarque qu'il substitue un temps présent du verbe à un temps passé, quand il veut accentuer par exemple la charge dramatique d'un conte fantastique: le lecteur-auditeur a ainsi l'illusion d'assister à la scène.Et si Le May se laisse emporter parfois dans une description de paysage du plus plat romantisme, il se ressaisit assez vite et il amorce vraiment son conte.11 saura aussi, dans ses meilleures pages, changer brusquement de registre pour bien faire ressortir le côté grotesque ou comique d'un personnage ou d'une situation.L'esprit des lieux Les responsables de l'édition critique des Contes vrais ont des mots sévères pour ceux qui ont commenté avant eux l'ouvrage de Le May.Ces critiques ne se seraient pas intéressés assez à l'écriture ou à l'organisation du recueil, par exemple.Peut-être, mais le travail de Mmes leanne Demers et Lise Maisonneuve n'est pas pour autant irréprochable.Il me semble que chacun des contes \u2014 il y en a moins d'une vingtaine\u2014 aurait mérité une courte étude.Il me semble aussi qu'on aurait eu intérêt à aller faire un tour dans le bout de Lotbi-nière et Deschaillons, ne serait-ce que pour y recueillir les renseignements d'intérêt folklorique ou topographique qui ajouteraient à la compréhension de contes comme «La croix de sang» ou «La maison hantée».L'esprit des lieux parle encore.Et puis tant qu'à y être, peut-on demander aux responsables d'une prestigieuse collection d'épargner à ses lecteurs des expressions comme «poser un geste» ou «mettre sous presse» ou *comme s'il avait fallu réglé»?Une question encore.Les Contes vrais valent-ils l'investissement considérable que représente une édition critique façon Bibliothèque du Nouveau Monde?Je n'ai pas le goût de lancer un débat là-dessus, à un moment où les travaux de l'esprit, littéraires en particulier, font partie moins que jamais des préoccupations des politiques.|e dirai seulement qu'il est utile que le meilleur état d'un texte classique soit publié \u2014ou l'état souhaité par son auteur\u2014, qu'on y ajoute ou non les variantes qui font le bonheur et le beurre des universitaires, l'ajouterai que le prix de vente des Contes vrais \u2014cinquante dollars \u2014 est à peine supérieur à celui de petits romans parisiens qui ne vivront pas cent ans ni vingt ni deux.CONTES VRAIS Pamphile le Mav Édition critique par Jeanne Demers et Lise Maisonneuve Collection Bibliotfteque du Nouveau Mon de les Presses de l'universite de Montréal Montréal.1993.SOS. B8«>* LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 13 MARS 1994 « Les aigles noirs », la fiction historique de Larry Collins CLAUDE MARCIL collaboration spéciale ¦ juin 1986.L'écrivain Larry Collins discute avec l'adjoint du directeur de la CIA, un ami de longue date.«As-tu lu le New York Times, Larry?Il parait qu'il y a un long reportage sur Noriega, le Panama, les trafiquants d'armes et de drogue.\u2014\t|e l'ai lu.Très intéressant.\u2014\tEst-ce qu'on y parle de nous?» Cette petite phrase va longtemps serpenter dans la mémoire de Larry Collins et mener fi- .nalement à son dernier roman.Les aigles noirs.Larry Collins est célèbre depuis longtemps grâce aux ouvrages à succès qu'il a écrits avec son ami Dominique La-pierre \u2014 dont Paris brule-t-il?et Le cinquième cavalier.Puis il fit littérature à part et écrivit, seul, des romans mêlés à la réalité: Fortitude sur la Deuxième guerre mondiale et Dédale sur la manipulation à distance des cerveaux par les agences de renseignements.Ce dernier livre lui donna accès à des hauts gradés de la CIA, ce qui devait être crucial pour décrypter les secrets de la CIA en Amérique centrale et écrire Les aigles noirs.Dans ce roman où se mêlent imagination et documentation, fiction et histoire, Collins a voulu illustrer le combat qui oppose depuis toujours la raison d'État à la morale.Il met en opposition deux hommes, |ack Lind, agent de la CIA prêt à tout pour servir son pays, et Kevin Grady, l'intègre officier de la DEG ( Drug Enforcement Ad-ministration ), le bureau américain des narcotiques chargé d'empêcher par tous les moyens légaux que la drogue ne pénètre aux États-Unis.Au milieu des deux hommes, déchirée, la pulpeuse panaméenne luaniia.La CIA craignait comme la peste la contagion marxiste en Amérique centrale.L'opération Aigle Noir (emblème de la CIA), qui prête son titre au roman, consistait pour la CIA, son patron Bill Casey et le personnage fictif )ack Lind inventé pour les besoins de l'émotion romanesque, à livrer aux contras nicaraguayens des armes en provenance d'Israël, via les États-Unis et le Panama.L'enjeu : en finir avec les sandinistes et, à travers eux, avec l'influence cubaine au Nicaragua et au Salvador.Pour cela, il fallait l'appui inconditionnel de Noriega.Du jour au lendemain, la CIA ferma les yeux sur ses activités douteuses et son trafic \u2014 industriel\u2014 de drogue au prorit du cartel de Medellin.Collins a opté pour le roman* socio-politique fondé sur des faits réels.Si les personnages centraux du roman, jack, Kevin, (uanita, sont inventés, d'autres personnages importants de l'intrigue, comme Manuel Noriega ou Pa-blo Escobar, chef du cartel de Medellin, existent bel et bien et sont replacés dans un contexte parfaitement réaliste grâce à un travail d'enquête passionnant de l'auteur.Collins n'écrit rien, ni déroulement d'une opération militaire, ni fonctionnement d'un matériel ultra-sophistiqué, sans avoir vu de ses yeux, lu ou entendu témoignages, lieux ou archives.Le livre représente plusieurs années de voyages, de dépouillement d'archives et de vérifications.Pendant plus de 500 pages de suspense soigneusement entretenu par Collins, le lecteur l'accompagne dans ses pérégrinations dans divers milieux, les bureaux du renseignement américain à Panama, les fumoirs de crack, l'entraînement des indicateurs, la jungle colombienne, celles de Washington, de New York et de Medellin.Une tournée qui nous amène tout droit dans l'enfer du trafic de la drogue et de tout ce qu'il comporte de trahison, de cruauté et de lutte de pouvoir.Sauf peut-être le premier chapitre, le roman est palpitant; le lecteur souhaite la chute de Noriega et se réjouit quand, enfin, le président Bush demande à la CIA de le lâcher.Noriega, a été bien surpris de voir les marines l'arrêter.Il se croyait intouchable.LES AICLES NOIRS.Larry Collins.traduit de I anglais par Marie Lise Hieaux Heitzmann.Editions Laffont.Paris.1993.506 pages.numéro 1 en France MARTIAL DASSYLVA ¦ Sélection du Reader's Digest est une grosse boîte et une maison sérieuse.Autant la maison-mère américaine que ses succursales établies à travers le monde.Quand on lance un projet d'édition, on y consacre beaucoup de temps, d'énergie et d'argent.Ce qui explique que le résultat, même quand on cible le grand public, est rarement décevant et souvent emballant.C'est le cas du nouvel album-guide de voyages publié par Sélection du Reader's Digest (Canada ), Montréal, Le Canada des Routes Tranquilles.Pour une bonne part il s'agit de la traduction de Back Road and Cetaway Places of Canada et, pour les sections portant sur le Québec, de textes originaux écrits par trente des 190 collaborateurs qui ont travaillé à la rédaction de l'ouvrage, dont mon collègue François Trépanier, responsable d'une partie de la section consacrée à Charlevoix.L'impression sur papier glacé, la reproduction très réussie de plus de 400 photos couleur bien choisies, la mise en page et la typographie très soignées, la multiplication de cartes géographiques couleur impeccables, la fluidité des textes généralement bien écrits ( et bien révisés ) et la splendide reliure cartonnée font de cet ouvrage un album que, dans un premier temps, on feuillette avec un immense plaisir et, dans un deuxième temps, un guide qui constitue une invitation, voire une tentation au voyage.L'angle choisi, c'est celui des routes secondaires, des plages isolées et pittoresques, des sites historiques ou naturels moins fréquentés, des parcs nationaux ou provinciaux ayant une voca- LOUISBERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale Une invitation au voyage qui est une vraie tentation tion ou un intérêt particuliers, des circuits automobiles que l'on peut faire en une journée, en quelques jours ou au cours 'de voyages de plus longue durée.Trois cents sites sont explorés, mille sont évoqués, qui vont de l'île de Vancouver à Terre-Neuve et au Labrador.À titre d'exemple, dans l'Est du Québec, les sites retenus sont l'île aux Grues, l'islet-sur-Mer, Cabano, l'île Verte, le parc provincial du Bic, les portes de l'Enfer, Sainte-Flavie, Causaps-cal et la Vallée de la Matapédia, le parc de la Gaspésie, Miguas-ha, Havre-Aubert, avec des textes spéciaux sur Grosse-Ile, les jardins de Métis, la pêche au saumon ainsi que les Madeli-nots.Les circuits automobiles suggérés portent sur le bas du Fleuve, la Baie des Chaleurs et les îles de la Madeleine.Cela dit, malgré ses immenses ressources et tout le soin qu'elle apporte au produit fini.Sélection n'est pas totalement à l'abri de petits accidents de parcours et des coquilles.Une curieuse Police montée (p.89), un canyon qui a perdu un n dans une légende (p.159) et, page 354, une erreur de fait concernant la Sa-gouine d'Antonine Maillet: l'oeuvre n'a jamais été tirée d'un roman, mais a vu le jour sous la forme d'un monologue; ce n'est subséquemment que le personnage est réapparu dans quelques-uns des romans de l'auteure acadicnne.LE CANADA DES ROUTES TRAN0UILLES, en collaboration Sélection, du Reader s Digest.Montréal 1994 400 pa^es.49.95$.PARIS ¦ Ce n'est pas encore un empire, disons que c'est un domaine en expansion rapide: à cheval sur la télévision et la scène, Gilbert Ro-zon est déjà devenu à Paris un personnage incontournable au rayon de l'humour.Avec à son palmarès: la vente de Surprise sur prise, l'un des plus gros et durables succès de télévision populaire des dernières années; la production en 1993 de dix émissions luste pour rire sur France 2; le succès triomphal en 93-94 de Michel Courtemanche, sur scène et au petit écran, sans parler du retour historique sur scène de Charles Trenet il y a six ans.Des succès en or massif qui inspirent du respect dans le milieu professionnel.Rozon est non seulement le premier producteur (ou agent) québécois à avoir accumulé autant de succès à Paris: il est tout simplement l'un des personnages qui comptent dans le monde du show-business parisien, c'est-à-dire auprès des responsables des télévisions, des directeurs de théâtres, des maisons de disques.Rien à voir Quand je le croise il y a une dizaine de jours, dans un grand cocktail mondain, il vient tout juste de rentrer de Montréal, où il a passé un mois à recoller les morceaux cassés dans cette affaire de fermeture ( temporaire?) de «son» Musée de l'humour.Un accident sérieux, car il a mis dans ce musée «quelques millions et énormément de temps et d'énergie».Une fermeture définitive serait certainement un coup dur pour lui \u2014 pour lui, mais pas pour les entreprises Rozon, qui ne sont en aucune manière impliquées dans ces associations à but non-lucratif que sont le Musée de l'humour, ou le Festival juste pour rire.«Dans mes activités professionnelles, j'ai trois buts, me dit-il : avoir du plaisir dans ce que je fais, en vivre bien matériellement, et puis laisser un héritage, aussi modeste soit-il.Mon ambition, en fait, c'est en quelque sorte d'ennoblir l'humour, un genre qui reste le plus souvent méprisé.Le Musée \u2014 qui est unique au monde, et faisait vivre 100 personnes \u2014 était un peu de cet héritage.Mais ce n'est pas ça qui me fait vivre: c'est le métier d'agent, de producteur.Et ça n'a rien à voir.» Au début de la semaine, la veille même de notre rendez-vous, l'émission confidentielle mais de «référence» Culture Pub (sur la chaîne télé M6), consacre un grand sujet à l'humour, qui devient d'une année sur l'autre le produit le plus demandé à la télévision.Parmi les rares spécialistes invités à commenter la question, il y a l'indétrônable Philippe Bouvard, qui règne depuis 15 ou 20 ans sur le comique traditionnel à la radio-télé.Et il y a Gilbert Rozon.Celui qui désormais passe pour connaître à la fois le métier de l'humour et le marché nord-américain, qui a la réputation de monter des coups divers et d'en réussir la plupart.Bref le Monsieur Humour de la nouvelle génération.Rozon productions n'est pas encore une usine à débiter des centaines d'heures de télévision sur toutes les chaînes françaises (comme par exemple AB productions, devenu géant avec Hélène et les garçons.Mais sur un chiffre d'affaires annuel annoncé de 30 millions de dollars, le marché français compte désormais pour plus de 50 p.cent.Rue Christophe-Colomb, dans le quartier des Champs-Elysées, on trouve des bureaux chics sans trop de tape-à-l'oeil, plutôt modernes et fonctionnels, avec une douzaine de salariés, dont deux ou trois Québécois.Atmosphère décontractée mais travailleuse.C'est de là que Gilbert Rozon gère les affaires actuelles, qui sont prospères, et les affaires à venir, qui sont très prometteuses.L'annee 1993 L'année 93 a été une suite ininterrompue de très grands succès.Il y a eu les 80 ans de Charles Trenet fêtés en grande pompe à l'Opéra-Bastille en présence du président Mitterrand: un véritable événement national.Trenet prolongeait à l'automne par une trentaine de spectacles au Palais des Congrès, grande salle un peu froide («C'était une erreur, dit Rozon: on a fait ce choix pour des raisons de dates, de prix de location.Il ne faut jamais raisonner comme ça: on aurait dû à tout prix prendre le Çhâtelet, le Théâtre des Champs-Elysées.»).Depuis, Trenet poursuit ses tournées internationales.Michel Courtemanche, de son Les 80 ans de Charles Trenet ont pris les proportions d'un véritable événement national.Gilbert Rozon \u2014 Sa maison n'est pas encore une usine a débiter des centaines d'heures de télévision sur toutes les chaînes françaises, mais sur un chiffre d'affaires annuel annonce de 30 millions de dollars, le marché français compte désormais pour plus de 50 p.cent.Michel Courtemanche qui a tenu le pari de rtmolir le théâtre du Gymnase trois mois, ¦reviendra en supplémentaire.Racheté par France 2 à TF1, le Surprise de Marcel Béliveau est devenu l'une des pièces maîtresses de la chaine publique.côté, tenait au-delà de tout espoir son pari de remplir le théâtre du Gymnase pendant trois mois.Un tel succès que Rozon annonce 20 représentations supplémentaires dès l'automne prochain.mais dans la grande salle du Rex, une salle (cinéma) immense et mythique des Grands Boulevards, avec plus de 2000 places.À l'heure actuelle, Courtemanche a devant lui un programme.de 120 spectacles à donner en dehors de Paris: et uniquement de très grandes salles.Comme par hasard, on a beaucoup vu Courtemanche aux grandes heures d'écoute (le «prime time», à Paris).Au talk-show quotidien de Dechavanne sur TFl, il a sans conteste volé le spectacle à l'animateur.En même temps, il coanimait \u2014 avec des comiques très français \u2014 quel-ques-unes des émissions juste pour rire.produites par Rozon himself.Ce qui s'appelle une belle intégration verticale: ce sont des émissions vendues au prix fort à France2, où presque tous les humoristes connus viennent frapper à la porte de Rozon, et tandis que celui-ci peut faire la promotion de ses propres «produits».Ajoutons a cela que Surprise sur prise est devenue une émission stratégique d'importance dans la guerre que se livrent le privé (TFl, 40 p.cent du marché) et France2.la principale chaine publique ( 25 p.cent ).Rozon se souvient très bien de l'époque récente où il se promenait avec les cassettes et un «pilote» sous le bras et harcelait les responsables télé: «Pour le créneau du \"prime time\" que nous visions, il y avait toujours une dizaine de concurrents, dit Rozon.La présence \u2014 obligatoire \u2014 d'un animateur québécois, Béliveau, était un handicap.Les responsables trouvaient ça trop long, ou trop cher, ou trop peu français.» La première vente fut modeste: quatre gags sur Canal-Plus.Aujourd'hui, Surprise a été rachetée ( cher ) par France 2 à TF 1, et est l'une des pièces maîtresses de la chaine publique: c'est l'un des «poids-lourds» que l'on oppose le samedi soir aux grosses machines de guerre de TFl.Du coup, Gilbert Rozon est devenu pour les directions de télé l'un de ces hommes capables de trouver ou d'inventer, à la demande, une émission à grande audience pour telle ou telle tranche horaire.Dans le genre humoristique, bien entendu, c'est-à-dire un secteur où en France la demande est de plus en plus forte, et où, selon Rozon, l'offre est extrêmement faible, même si un observateur distrait a l'impression de voir déjà beaucoup de comiques.«Il n'y a pas plus de 30 ou 40 comiques actuellement, dit-il en professionnel.Rien qu'au Québec j'en compte une centaine.Quand TF 1 par exemple veut faire un grand coup d'audience populaire, elle programme invariablement.Patrick Sébastien, grand comique et imitateur.Et Sébastien bat en effet des records d'audience.Mais à force de le passer deux fois par mois, on risque de le brûler complètement.jamais on n'userait à ce point le même type aux États-Unis».Des projets qui se chiffrent En fournissant en 95 dix émissions de luste pour rire à France 2.Rozon semble avoir rempli son contrat avec succès: nouvelle formule, nouveaux comiques, prix raisonnables et bons résultats en «partsde marché».Ce qui fait que, dans la foulée, la maison Rozon a vendu à France 2 une modeste émission d'été \u2014 mais avec comme animateur le populaire présentateur du journal, Bruno Masure.Et surtout: Rozon a aujourd'hui directement accès au nouveau grand patron de France 2 et 3, Jean-Pierre El-kabbach : «Je lui ai dit qu'en additionnant Surprise, luste pour rire, d'autres émissions, France2 pouvait devenir LA chaine française de l'humour: un humour jeune, qui attire du public en quantité et en qualité».Dans la foulée de cette conversation «stratégique», il a dans ses dossiers le projet d'une grande émission satirique quotidienne, mais destinée au fameux «access prime time », le créneau horaire situé juste avant le journal de 20 heures, et qui détermine en grande partie l'audience de la soirée (le journal de France2 s'était effondré face à TF I à cause de sa nullité chronique à cette heure de la soirée).Un projet \u2014 basé sur une émission de radio déjà très connue \u2014 et qui ne passera pas inaperçu s'il se concrétise.Des projets qui se chiffrent en centaines de milliers de dollars (pour un projet pilote) et en millions (en chiffres de vente).Depuis, disons, deux ou trois ans, Rozon joue ici dans les ligues majeures et continue de pousser de nouveaux projets, dont apparemment les Français étaient incapables d'avoir l'idée tout seuls.L'école du rire Ainsi le dernier bébé: une École du rire, comme celle de Montréal, et qui doit ouvrir ses portes en septembre prochain, avec \u2014 pour la première année \u2014 une dizaine d'étudiants (30 à Montréal aujourd'hui, choisis parmi 400 candidats).«L'humour est un métier qui s'apprend, dit-il.On apprend à écrire un sketch, à trouver une chute, des rebondissements, on apprend de vieux trucs classiques.Bien sur, le talent est indispensable: mais il ne suffit pas.il faut aussi la technique.» Au fond, dans ce pays où \u2014 selon lui \u2014 les comiques sont trop rares, c'est une idée fondamentale qui consiste à susciter les nouveaux talents plutôt que d'attendre qu'ils se manifestent.En tout cas, sans avoir les plus grands noms de Paris, Rozon a déjà obtenu pour cette école le parrainage du patron de l'Olympia, Iean-Mi-chel Boris, et du très parisien directeur des programmes de Fran-ce-lnter, Pierre Bouteiller, en train de devenir un homme précieux: non seulement capable d'avoir des idées nouvelles (ce qui vaut beaucoup d'argent ), mais aussi de les chiffrer et de les évaluer.Et, à la date prévue, de livrer la marchandise telle qu'annoncée.Et cda vaut de l'or.\\ Arts et spectacles Gilbert Rozon est en train de devenir le producteur d'humour LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 13 MARS 1994 B 9 blanchons ! urprise! le m'en vais voir _ les blanchons, les bébés phoques, aux iles-de-la-Made-leine! C'est pratiquement le dernier week-end pour les voir, m'a dit mon camarade André Croteau, le troupeau commence à s'éloigner.Alors je vous écris entre Dorval et l'Auberge du Havre sur Mer.|'ai le temps en masse, on mettra presque cinq heures pour y arriver car c'est « la run de lait»: Montréal, Québec, Mont-)oli, Gaspé, Cap-aux-Maisons! L'appareil est complet: 40 passagers! Là-bas, les bébés phoques n'attirent pas que Green Peace, il y a de nombreux touristes japonais, italiens, français, américains, etc.l'ai entendu à la radio qu'une délégation de Normandie, France, est descendue à Cap-aux-Meules pour y négocier des échanges culturels! l'ai hâte de tout.Voir, sentir, écouter et peut-être comprendre.Deux jours, c'est court.LE MONDE DES INVENTIONS ¦ |'ai fait des découvertes intéressantes au Salon national de l'habitation dans l'aire réservée à l'Association des inventeurs québécois, mais plusieurs de ces inventions ne sont pas encore facilement disponibles sur le marché.Par contre, on retrouve 50 ou 60 des ces inventions, pratiques et mais n'arrive pas a identifier qui est à ses trousses.Alors il engage une aspirante-flic, Charlotte, qui a besoin d'argent et de cours intensifs de tir sur cible mouvante, car il ne lui reste qu'une chance, une dernière, pour se représenter à l'Académie de police.Elle se met en quête du mystérieux assassin.C'est Charlotte Laurier qui mènera l'enquête! Les autres acteurs ne sont pas encore choisis, le tournage n'est prévu que pour le mois de juillet, il y a le temps.Dans ses recherches, l'aspirante-flic rencontrera l'ex-femme de Montagne, un boxeur qui a déjà fait de la prison, un curé totalement désabusé, une prostituée, etc.La jeune femme apprendra que la nuance entre !e bien et le mal est parfois bien mince et son rapport avec la violence en sera transformé.À suivre.UN DE PLUS ¦ l'espère que vous n'êtes pas tannés des festivals car plus ça va, plus il y en a.Celui qui, je crois, ouvrira le bal au printemps.après le 2e Festival international du court métrage de Montréal \u2014 un festival compétitif qui aura lieu du 5 au 10 avril \u2014 c'est un Festival international de Chant, intitulé La Quinzaine de la Voix.Patrick Darby, des productions Traquen'Art, promet de présenter la voix humaine Charlotte Laurier ingénieuses, au Carrefour de la Pointe ( 12 675 rue Sherbrooke est) où Le Monde des Inventions en fait la promotion et la vente.Ce stand a d'ailleurs remporté un Prix Habitas.D'excellentes idées: une cuve anti-déversement pour réservoir à eau chaude, laveuse et sécheuse (de 30$ à 70$), un bouchon Waterlock qui permet de garder l'eau à un plus haut niveau dans votre baignoire (10$), un adapta-teur-frein pour porte-papier hygiénique ( 5 $), et un sac qui supplante le sac Boule: le mul-ti-Housse imperméable et mul-ti-fonctionnel! Il sert de housse pour les costumes et de four-re-tout, il se porte en sac à dos, à la main ou à l'épaule! Prix Habitas Innovation: la chandelle phosphorescente Emerglo, inventée par M.Paul Sylvestre.C'est un bel objet à offrir en cadeau pour 10$.Il prend la forme d'une bougie conique montée sur un bougeoir en métal qui sert de veilleuse: elle peut aussi être accrochée au mur et (merci) on y colle un carton d'alumettes avec du velcro! Comme ça, s'il y a une panne d'électricité, vous avez tout sous la main pour vous éclairer.Géniale aussi cette autre invention québécoise: l'abri rétractable à poulies Odyssée, avec moustiquaire ( I 500 $) pour la campagne, et le nouvel auvent rétractable Provincial (à bras flexible, il fonctionne à la manivelle ou avec un remontoir motorisé) pour la ville, sans moustiquaire.Et enfin, la SécuriTente: une tente toutes saisons qui se plie comme un parasol en deux minutes! Enfin, tout ça pour vous dire qu'on ne manque pas d'imagination au Québec.SUSPENSE ¦ Juste avant de quitter mon bureau, j'ai parlé au producteur de Stock films international, Richard Sadler.11 prépare activement la sortie de Louis 19, avec Martin Drainville, Dodo et compagnie.Mais comme dans le merveilleux monde du cinéma il faut toujours courir dix lièvres à la fois pour avoir la chance d'en sortir un, M.Sadler prépare en même temps sa prochaine production : Clin, un suspense policier de Richard Roy.L'acteur français Gérnrd Lanvin a adoré le scénario! Il a accepté de jouer le rôle principal de Montagne, un policier qu'on a mis prématurément à la retraite.Il Se sent menacé Gérard Lanvin dans toutes ses dimensions du 22 avril au 7 mai.Le Gala d'ouverture sera consacré au chant classique avec Louis Quilico et, pour la première fois à Montréal, la diva Aprile Millo du Metropolitan Opéra de New York! De New York aussi, mais du côté de l'avant-garde, la Quinzaine présentera également un concert de Laurie Anderson! Il y aura vraiment de tout: du gospel, du rap, du blues africain ( mais oui : du Mali ! ), une chorale russe, les Petits chanteurs du Mont-Royal, et enfin des chanteurs d'une dizaine de pays.À surveiller.AUX ÎLES ¦ l'avais ramasse une petite revue intitulée En attendant-/While Waiting \u2014 «le magazine des salles d'attente que vous pouvez emporter » \u2014 chez ma périodontiste et Je l'ai lu à l'aéroport ! La belle Emilie Devienne en est l'éditrice et la rédactrice en chef.Que vois-je d'abord en l'ouvrant?Une entrevue avec Clémence Desrochers et le «coup de coeur de Luc DeLarochel-lière pour les iles-de-la-Made-leine» par Isabelle Laflamme.Malheureusement ça ne m'aide pas beaucoup pour tout de suite, il parle de ses deux séjours dans les îles en été seulement.Me voici arrivée a l'Auberge du Havre sur Mer.11 n'y a presque pas de neige aux îles.Il y a un bon feu dans la cheminée, de très belles photos couleurs aux murs, ça donne envie de revenir à l'été.Mon hôtesse, Thérese Berge-ron, est une fille de fermiers du Lac-Saint-lean! Elle a étudié à Montréal et puis enseigné la photo à l'UQAM pendant 15 ans.Plus question de retourner en ville pour elle; depuis 14 ans, les Iles-de-la-Madeleine c'est le Paradis! Elle m'a bien fait rire en me disant que ses parents ne pensent pas comme elle.Ils disent «notre fille est passée de professeure à l'université à waitress aux iles»! Elle possède une grande maison sur la falaise au bord de la mer et fait auberge depuis 4 ans.Il n'y a que 7 chambres.Il est minuit, nous avons faim pour mourir.Pas Problème! En 10 minutes elle nous a servi une superbe assiettée de pâtes fraîches au basilic et à l'ail avec des pétoncles et un bon verre de vin.Dehors il pleut.Ça va bien dormir.À suivre.; Sur ce, bon dimanche.Les uns et les autres Julia Capricesà On dit que lulia Roberts rend fous ses réalisateurs, ses partenaires, son agent et même son attaché de presse.À vrai dire, on ne raconte des craques que sur les vraies stars, et c'en est une.Le magazine Cosmopolitan a fait un relevé de ce qu'on dit sur elle.En voici quelques extraits.Tout n'a pas été rose \u2014 Elle n'a que quatre ans quand ses parents se séparent.Et elle n'en a que neuf quand son père «un sosie de Victor Mature», meurt d'un cancer de la gorge.Aujourd'hui encore, son objet le plus précieux, c'est une lettre de lui.Ce n'est pas son vrai nom \u2014 En fait, elle s'appelle Julie.Mais elle change la dernière lettre de son prénom en découvrant, dans un annuaire, qu'il existe déjà une actrice qui s'appelle Julie Roberts.On est en 1987.Au début, elle est un peu pistonnée\u2014En 1988,son frère Eric, qui vient d'être nominé aux Oscars pour Runaway Train, s'apprête à tourner Blood River.Il la présente au réalisateur, Peter Masterson: « Puisque c'est ma vraie soeur, est-ce que ça irait si elle jouait ma soeur dans le film?» Ce sera son premier rôle.Dès son deuxième film, on lui prête une liaison avec son partenaire \u2014 À Hollywood, on se souvient encore de son nom, Liam Neeson.Alors qu'on a oublié le Richard Gere.Elle laisse dire.On dit qu'elle n'aime pas qu'on l'appelle Pretty Woman.On dit &9W - qu'elle exige une doublure pour ||\tles scenes de nu.Elle confirme: iïp réussi à se procurer le code d'accès de l'acteur et qu'ils avaient fait des centaines d'appels à ses frais.¦\tL'ex-ami de Cher, Rob Camilletti, fréquente assidûment depuis quelque temps A va Fabian, ex- J playmate de Playboy.\tJ ¦\tTran An h Hung, le jÉËflnL^* réalisateur de L'odeur de la papaye verte, va tourner son deuxième long métrage à l'automne prochain.Cyclo traitera du Vietnam d'aujourd'hui, confronté aux problèmes flp économiques et sociaux.¦\tIsabella Rossellini,\té$Ê< qui s'était heurtée à des difficultés en Italie lors-\t3 qu'elle avait voulu adopter un enfant, a finalement réussi.à New\tM York.Elle se dit absolu-\tk ment ravie, de même que\tM sa fille de 10 ans, Elettra,\tM qu'elle a eue de son maria-ge avec son second mari,\t~ Ion Wiedemann.¦\tEmma Thompson écrit pour Sydney Pollack l'adaptation de Raison et Sentiment, un roman de lane Austen qui fait la satire des conventions sociales du début du siècle der-\tMQtfl nier.¦\tDiana Ross avait obtenu de la direction du fameux magasin Marshall Fields, de Chicago, qu'elle ferme l'établissement au public pour permettre à la chanteuse d'y faire ses achats en toute quiétude.Mais après une visite de plus de deux heures dans le magasin, celle-ci en ressortit finalement avec.deux paires de souliers tout à fait quelconques.Les directeurs de Fields ont jure qu'on ne les y prendrait plus! ¦\tLes résidants d'Aspen, au Colorado, sont sur le pied de guerre depuis qu'ils ont appris que Barbra Streisand projetait d'y acheter une maison.Ils n'ont pas ou- blie que la chanteuse avait été à l'origine du boycottage organise l'an dernier contre ce centre de sports d'hiver à la suite du refus, par l'État du Colorado, d'adopter une charte sur les droits des gais.Un résidant d'Aspen a fait paraître dans un quotidien local une lettre ouverte dans laquelle il affirme que la ville n'a pas besoin de fauteurs de troubles du genre de Barbra Streisand et qu'elle serait bien avisée d'aller s'installer ailleurs.* àlétf\t* Avant* d'emménager dans un hôtel de San Francisco à 2000 dollars la nuit, Toni Cruise fit ve-JW\tnir par avion sa propre li-1 * *\tterie de sa demeure de Los Angeles.Il craignait, sem-ble-t-il, que s'il dormait »dans les draps de l'hôtel, quelqu'un ne les vole pour les vendre à ses admirateurs! ¦ lodie Foster commencera sous peu le tournage de Nell, de Michael Ap-tedt où elle joue le rôle d'une femme qui découvre le monde après avoir vécu en ermite pendant vingt-neuf ans avec sa mère, dans une cabane perdue au fond des bois.Il Claude Chabrol a en projet l'adaptation d'un ?\tthriller de Ruth Rendell, L Analphabète.\u2022\t¦ Après avoir écrit les- scénarios de L'Ours.Le nom de la rose et S\tL'Amant, Gérard Brach s'est attelé à celui du nouveau film de lean-lacques Annaud.Utopia (titre provisoire).L'histoire se passe dans un monde imaginaire situé dans l'An-jH\ttarctique.En attendant.Annaud tournera au prin-L\ttemps un film sur l'histoi- W re de l'Aéropostale en for-^ff\tmat Imax.Le film com- portera un épisode sur mnO\tSaint-Exupéry dont on célèbre cette rnnee le cinquantenaire de la mort.¦\tBarbra Streisand admet qu'elle a voué un amour éperdu à Marlon Brando pendant des années.Elle précise qu'elle était tombée amoureuse de lui à 13 ans, et qu'elle l'a vu dans Guys and Dolls au moins une douzaine de fois.¦\tCandice Bergen est a ce point terrifee à la pensee de recueillir des microbes en touchant des pièces de monnaie ou des billets qu'elle porte toujours avec elle des gants, qu'elle enfile chaque fois qu'il lui faut faire de la monnaie.î Sources AFP.Star.Première, Giofce \u201e 4Êm e que j'aime avant tout dans \" ^Si la course automobile, ce sont les gens.le les préfère aux acteurs de Hollywood.Il y a beaucoup de bagarre pendant les courses.Mais c'est drôle, et personne, ici, ne se prend trop au sérieux.™ \u2014m\u2014 LES MOTS \u2014\u2014\u2014 CE SONT LES RISQUES DU MÉTIER \u2014 Toute entreprise comporte des risques qu'il faut savoir assumer à la hauteur de la tâche qui vous est confiée.On attribue cette phrase au tsar Alexandre II (1818-1881) après un attentat manqué en 1867 au Bois de Boulogne, a Paris.On l'a aussi mise dans la bouche du roi d'Italie Hum-bert I\"( 1844-1900).\u2022 À Taïwan, les familles des défunts brûlent des billets de banque lors des funérailles.De faux billets, bien sûr, qui sont censés profiter aux ancêtres dans l'au-delà.Mais pour éviter le gaspillage de papier que cette coutume entraine, le gouvernement de Taipeh va inciter les parents à placer dans le cercueil une carte de crédit ou un chéquier.La China Trust envisage même de fabriquer des cartes de crédit spéciales pour les esprits.Sources l'echo des savanes Oliver Stone : le Vietnam « vec Entre ciel et terre, les gens pensent que j'ai réalisé le dernier volet d'une trilogie sur le Vietnam, mais je n'en sais rien.«Tout ce que je sais c'est que Platoon était mon histoire, que Né un 4 juillet était un hommage à un type formidable, Ron Kovic, un type vraiment extraordinaire, et que lorsque je suis tombé, bien avant IFK, sur les deux livres de Le Ly Hayslip, j'ai tout de suite voulu en faire un film.«Sa vie est un roman épique, c'est le destin d'une femme exceptionnelle.l'ai toujours aimé les héros qui évoluent et j'aime les films qui font évoluer.Cette Vietnamienne a été paysanne, vieteong, espionne, maitresse d'un homme riche, mendiante, prostituée.Elle a été violée, torturée et molestée.Elle est devenue américaine, elle a été femme de ménage, femme d'affaires, elle a eu trois enfants de trois hommes différents.«C'est un destin incroyable, fascinant et plein d'enseignements: après avoir vécu ce qu'elle a vécu, Le Ly Hayslip.n'a-t-elle pas créé deux fondations qui viennent en aide aux Vietnamiens?\" *\tstudio Le Ly Hayslip et Hiep Thi Le, la jeune comedienne qui l'incarne a l'écran 8 10 \u2022\tLA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 13 MARS 1994 ANGIE GUARDING TESS (v o anglaise) (G) * Sam el Dim : 1:05 \u2022 3:05 \u2022 5:05 - 7:05 - 9:05 Sem 7 05 \u2022 9 05 Laisse/ passer refuses UGHTNING JACK (v o anglaise) * Sam el Dim : 1:15 \u2022 3:15-5:15 \u2022 7:15 \u2022 9:15 Sem : 7:15 - 9:15 Laisse/ passer rcluses GRECDY (v o anglaise) (G) * Sam cl Dim.: 12 45 \u2022 2:55 - 5 00 \u2022 7:10 \u2022 9:20 Sem 7:10-9 20 Lai6se/-passer refuses CENTRE-VILLE 849-FILM (T\\ l 2001.Université.Métro McGill W O MRS DOUBTFIRE (v o anglaise) (G) * 1 30-4:15-7 00-9:30 Eic.le 16 mars: 1:30-4:15-9:30 COTE-DES-NEIGES 6700.Côte-des-Neiges 849-FILM Vjj BITTER MOON (v o anglaise) (16 ans) * Sam.D»m .Mar et Mer : 1:40 \u2022 4:15 \u2022 7 00 9:35 Ven .Lun.el Jeu : 7:00-9:35__ CHASE (THE) (v o anglaise) * Sam.Dim .Mar cl Mer : 1 30 \u2022 3:30 \u2022 5:25 7 20 - 9 20 Ven .lun cl Jeu.: 7 20 \u2022 9 20 BROSSARD 849-FILM Mail Champlain \u2022 6600, bouL Taschereau COMPLEXE DESJARDINS Basiliaire 1 849-FILM CARREFOUR LAVAL 2330.boul.Le Carrefour 849-RLM POINTE-CLAIRE 849-RLM 6361.Trans-Canadienne GYPTIEN 1455, rue Peel 849-FILM LAVAL 2000 849-FILM\tL Centre 2000 - 3195 ouest, boul.St-Martln MATUSALEM (v.o Irancaisc) (G) * Sam.Dim.Mar.cl Mer : 1:00_ LA LISTE SCHINDLER S (v.Irancaisc) (13 ans) Digital Sam .Dim.Mar cl Mer : 1:00 - 4:30 \u20228 00 Ven.lun.el Jeu.: 8 00 LE FAUBOURG 849-FILM 1616 ouest, rue Ste-Catherine PHilADElPHIA (v.o anglaise) (G) * THX 110 «3:45-6 45-9:20_ IN THE NAME OF THE FATHER (v.o anglaise}\" (13 ans) » THX 1:20 « 3.55 \u2022 7.00 .9:35 SCHINDER S LIST (v.o anglaise) (13 ans) Digital 1:00 «4:30-8:00_ CHINA MOON (v.o anglaise) * 1 00- 3 05-5 10 - 7.20 -9 30 NOUVEL ELYSEE 288-1857 35.rue MBton (angle Clark, une rut au nord de Sherbrooke) 32 SHORT FILMS ABOUT GLENN GOULD (G) (v.o.sous-titres trancais) Ven.Sam .Dim.: 12:45 - 9.15 Lun.: 5:15 Mar.: 1:15 \u2022 5:15 Mer .Jeu.: 7:15 LONGUEUIL 849-FILM Place Loogueuil - 825 o., rue St-Laurent CREMAZIE 849-FILM 8610, rue St-Denis CONSULTEZ LE CINÉ-HORAIRE LA PRESSE ET LES GUIDES-HORAIRES CINÉPLEX OOEON ET FAMOUS PLAYERS BERRI 849-FILM 1280.rue St-Denis PLACE ALEXIS NIHON Métro Atwater 849-FILM LE DAUPHIN 849-FILM 2396 est, rue Beaubien DECARIE 849-FILM Décarie, sud de Jean-Talon fis arrivent f Us arrivent f Le Cirque du Soleil a commence ce week-end a monter son célébré chapiteau raye bleu et jaune dans le Vieux-Port, en prévision de son prochain spectacle Alegria qui sera présente a partir du 21 avril.Les artistes du Cirque du Soleil, qui transportent leurs 650 tonnes d équipement dans 30 remorques, mettent une semaine entiere a s'installer.En haut Sly de Koninck travaille a l'erection du chapiteau.Ci-contre, Stephane Dorval, un étudiant en technique de montage de chapiteau du cegep Andre-Lau rend eau, admire la tente qui se dresse lentement PHOTOS BERNARD BRAUIT L> Presse SRC > Télévision Découverte l
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