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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-03-15, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Le député libéral de Fabre démissionne à son tour JEAN-PAUL CK Alt BONNE AU n quatrième député libéral de Laval, Jean Joly, est sur le point d'annoncer sa démission et il rencontrera aujourd'hui ù ce sujet le premier ministre Daniel lohnson.La Presse a appris hier que le député de Fabre, qui en est à son deuxième mandat, ne sait pas encore s'il va quitter ses fonctions immédiatement où s'il va attendre le déclenchement des prochaines élections générales.Pour revenir sur sa décision et demeurer en poste, M.|oly devra recevoir des promesses formelles de la part du premier ministre.M.(oly figurait sur la liste des nominations que Robert Bou-rassa devait faire avant de quitter ses fonctions de premier ministre.La liste a été mise de côté par M.Johnson.Il est évident qu'il y a un malaise profond parmi les députés de Laval.Dans un premier temps, c'est Guy Bélanger ( La-val-des-Rapides ) qui est parti en claquant la porte, puis ce fut au tour de Lise Bacon ( Chome-dey ) de remettre sa démission la journée même de l'assermen-tation de Daniel lohnson.La semaine dernière, Jean-Pierre Bé-lisle ( Mille-Îles ) surprenait la galerie en annonçant de son départ.Avec le départ de M.Joly, il ne restera plus de l'équipe libérale élue en 1989 que Benoit Fradet (Vimont), un jeune député qui doit encore faire ses classes, considère-t-on dans le milieu de la politique provinciale.Selon certaines informations, il ne manquerait pas de candidats de choix pour remplacer les députés démissionaires.Les libéraux parachuteront vrai-sembalement un candidat, une femme si possible, dans Chome-dey.Dans Fabre, une femme bien connue du milieu a déjà été pressentie, tandis que rien n'a transpire encore pour ce qui est de Mille-Îles et de Laval-des-Rapides.Dans ce dernier comté, il y a déjà eu une élection Jean Joly complémentaire, remportée par le Parti québécois.Avant Pâques Par contre, La Presse a aussi appris que le ministre Claude Ryan, député d'Argenteuil, annoncera avant Pâques où au retour du congé qu'il ne sera pas de la prochaine campagne électorale à titre de candidat.Tout indique que c'est le président de l'Associaion libérale d'Argenteuil, Luc Lépine, qui succédera à M.Ryan, qui occupe aussi depuis les dernières semaines le poste de ministre responsable de la région de Laval.C'est pratiquement une toute nouvelle équipe libérale qui sera en poste pour la prochaine campagne dans les régions de Laval-Laurentides-Lanaudière.De tous les députés élus au dernier scrutin provincial dans cette vaste région, il ne restera plus que Robert Thérien, qui déménage de Rousseau dans le nouveau comté de Bertrand; Paul-André Forget, dans Prévost; et Benoit Fradet.lean-Guy Bergeron (Deux Montagnes) et Madeleine Bleau (Groulx) quittent eux-aussi la politique.Par ailleurs, Robert Dean, ex-ministre du Parti québécois, veut reprendre du service.11 figure parmi les trois candidats annoncés pour l'investiture du PQ dans Groulx.M.Dean a été jusqu'en 1985 député de Prévost.Il a été défait par le libéral Forget.Les 400 000 emplois des libéraux soulèvent beaucoup de scepticisme Presse Canadienne LW engagement du Parti libéral de créer 400 000 emplois au cours d'un éventuel prochain mandat suscite beaucoup de scepticisme, autant chez les organisations patronales que syndicales.Presque toutes les associations rejointes par la Presse Canadienne ont émis des doutes face au au réalisme d'un tel objectif de création d'emplois dans la conjoncture actuelle.Patronat L'Association des manufacturiers, par exemple, n'y croit guère.Créer 400 000 emplois, «sur quatre ou cinq ans, c'est très ambitieux», commentait le porte-parole de l'AMQ, Richard Le Hir.«Est-ce que c'est réalisable?Non, je ne pense pas que ça soit un objectif réalisable au cours des trois, quatre prochaines années, certainement pas avec les politiques qu'on a.» M.Le Hir dénonce notamment le déséquilibre entre les charges fixes des entreprises et les impôts qu'elles ont à payer, ce qui constitue un frein à la création d'emplois.Au Conseil du patronat, le président Ghislain Dufour souligne aussi que ramener le chômage de 12,5 pour cent à 7,5 pour cent en un mandat est «très, très optimiste» et «très, très ambitieux».Il accueille quand même l'idée favorablement, à cause du message d'espoir qu'elle porte.«C'est un objectif que j'appuie.Ça peut redonner confiance.C'est mieux que de se complaire dans le pessimisme.Si on ne donne pas confiance au consommateur, il n'y aura pas reprise de la consommation, donc de l'investissement.C'est une roue qui tourne.» Syndicats Du côté syndical, on est loin d'être convaincu, surtout qu'on flaire la propagande électorale.Le président de la CSN, Gé-rald Larose, s'exclame: «C'est du vent, des gadgets».«Tout ça ne sert qu'un objectif: arracher la prochaine élection.Ce n'est accompagné d'aucun indice d'une stratégie musclée.» À preuve, dit-il, lorsqu'il était question d'emploi dans les débats du congrès libéral, la salle était vide.On était plus intéressé à causer stratégie électorale.À la FTQ, le secrétaire général Henri Massé «ne peut que saluer le fait que le gouvernement se donne un objectif clair», mais entretient «des .gros doutes» sur les 400 000 emplois.«Ce qui manque, c'est le guide d'instructions.Il va falloir des projets sur la table», sinon, le tout ne sera qu'un slogan électoral.Le PQ ne croit pas Johnson De son côté, l'opposition à l'Assemblée nationale n'accorde aucune crédibilité au chef libéral Daniel lohnson et aux engagements qu'il a pris lors du congrès libéral de fin de semaine.«Comment vont-ils faire croire que l'emploi est soudainement devenu leur obsession alors qu'ils sont au pouvoir depuis neuf ans et qu'ils n'ont pas agi?», a demandé le député pé-quiste de Lac-Saint-(ean, Jacques Brassard.M.Brassard a placé le gouvernement libéral dans le dilemme suivant: \u2022\tou bien l'emploi était vraiment leur priorité depuis neuf ans et dans ce cas, leur gestion a été un échec; \u2022\tou bien l'emploi n'a pas été une préoccupation majeure et dans ce cas, « leur conversion se rapproche du racollage électoral ».Pour le leader parlementaire de l'opposition et député de |o-liette, Guy Chevrette, le gouver-nement lohnson « parle de créer des emplois permanents tout en se prononçant contre la sécurité d'emploi».Selon M.Chevrette, le programme libéral constitue «un virage à droite guidé par un seul leitmotiv, celui de la concurrence totale et sauvage sans aucun r^SIe pour l'État».La culture des jeunes francophones inclut de plus en plus d'éléments de langue anglaise Les étudiants québécois demeurent cependant très attachés au français ANDRÉ BELLEMARE de la Presse Canadienne QUÉBEC\t1 tre jeune et francophone aujourd'hui comprend l'usage de la langue anglaise.Les jeunes Québécois francophones demeurent très attachés à leur langue et prêts à assurer qu'elle soit transmise à la prochaine génération mats il n'en reste pas moins qu'il faut constater un léger recul du français dans les usages linguistiques des jeunes entre 1978 et 1990.Leurs modelés, leurs divertissements et leur accès à un univers plus large incluent de plus en plus d'éléments de langue anglaise.Le français domine les activités des francophones surtout en ce qui regarde la lecture mais l'anglais occupe une place d'une certaine importance surtout dans les activités qui ont recours aux médias électroniques.Du côté des anglophones, il y a une forte présence du français surtout parce qu'ils sont scolarisés en français.Leur participation au fait français semble s'arrêter là.« Dès qu'ils ne sont plus à l'éco- le, leur vie culturelle se passe en anglais.Les anglophones dans les établissements de langue française font preuve d'une adaptation et d'un bilinguisme évidents mais ils ne sont pas assimilés dans le sens propre du terme et rien ne laisse entendre qu'ils le seront».Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles en vient le professeur chercheur Uli Locher, de l'Université McGill, dans une étude faite pour le compte du Conseil de la langue française et rendue publique hier.«Être jeune et francophone aujourd'hui comprend l'usage de la langue anglaise», lit-on dans l'ouvrage de 200 pages rédigé après une enquête auprès de 3824 étudiants dont 3231 de langue française.On y mentionne que 36 pour cent des jeunes francophones interrogés croyaient en 1990 que l'avenir du français est menacé.Par ailleurs, 80 pour cent estiment que qu'il est probable que dans l'avenir le Québec sera français et le reste du Canada anglais.Laporte rassurant Cette opinion s'accorde bien avec celle qui veut que «pour rien au monde, il ne faut abandonner nos efforts pour garder au Québec le français de nos pères», partagée par 90 pour cent des répondants, le plus haut pourcentage de l'enquête.Ce qu'il y a de particulier dans cette étude c'est que les jeunes répondants ont été choisis dans les mêmes 12 institutions, sauf deux, que lors d'une enquête similaire menée en 1978 sur «les usages et attitudes linguistiques des jeunes qui étudient en français (de la quatrième année du secondaire à la fin du collégial )».Chez ces étudiants, l'indice général d'usage du français est passé de 0,79 à 0,74.Dans la présentation du document, le président du Conseil de la langue française, M.Pierre-Etienne Laporte, tente de rassurer ceux et celles qui seraient inquiets de l'accroissement de l'anglais comme langue de la participation culturelle des jeunes fréquentant l'école française.«Il s'agit plutôt d'un signe d'une polyvalence culturelle accrue.voire d'un enrichissement.Ce qui est certain c'est que l'évaluation du rôle que joue l'anglais dans la participation des jeunes francophones ne doit pas être iso- PHOTO AP Le ministre des Pèches et Océans du Canada, M.Brian Tobin, s'est adressé aux Nations unies hier.Pêche hauturière : Tobin menace les autres pays de « mesures concrètes » Le Canada réclame une convention internationale à l'ONU Presse Canadienne NATIONS UNIES.New York La côte est de l'Amérique du Nord est devenue un véritable «désert marin» à cause de la surpêche en haute mer, et l'ONU doit adopter des règles strictes pour y mettre un frein, a indiqué hier le ministre canadien des Pêches et Océans, Brian Tobin.« Entendons-nous sur des moyens concrets pour résoudre les problèmes de la pêche en haute mer», a lancé le ministre Tobin dans sa déclaration liminaire à la conférence des Nations unies sur les stocks de poissons.Son idée de convention internationale, cependant, n'impressionne guère certains de ses collègues d'Europe occidentale, qui préféreraient une déclaration de principes à une autre convention contraignante.«Quant à nous (.) le Canada n'acceptera pas de signer une autre déclaration de principes», a prévenu hier M.Tobin.«Nous croyons qu'une convention est nécessaire, nous allons travailler en ce sens, et peut-être l'obtenir.» Le ministre a indiqué que le Canada prendrait des «mesures concrètes» si une convention internationale n'est pas signée d'ici l'automne prochain.M.Tobin ne veut pas adopter un ton menaçant mais quelqu'un doit faire appliquer le moratoire sur la pêche à la morue sur la côte est, a-t-il dit.Selon lui, les membres de l'Organisation des pêches de l'Atlantique du nord-ouest (OPAN) choisiront le Canada pour faire respecter ce moratoire.M.Tobin a dénoncé l'utilisation, par les entreprises de pêche hauturière, de pavillons de complaisance pour dévaster les stocks de poissons dans le monde en faisant fi des limites de la zone économique des 200 milles dessinées par les pays en vertu de la Loi de la mer, de l'ONU.«Nous ne pouvons permettre aux navires battant pavillons de complaisance de faire fi des mesures de conservation mises en place par le Canada ou l'OPAN », a dit le ministre.L'OPAN regroupe les pays qui pèchent dans l'Atlantique au large du Canada, comme la Russie, la France et l'Espagne.Certaines compagnies étrangères ont donc contourné les règles de l'OPAN en envoyant à la pêche des navires battant pavillons de complaisance de pays qui ne sont pas membres de l'OPAN, comme le Panama.«La Loi de la mer ne fonctionne pas», a lancé le ministre canadien.«il nous faut une autre loi internationale pour que cela marche.» La délégation canadiennne à la conférence internationale de l'ONU comprend des représentants de l'industrie halieutique, des gouvernements provinciaux et des organismes non-gouverne-mentaux.La conférence de l'ONU, qui devrait prendre fin le 31 mars prochain, a été convoquée pour mettre la dernière touche à une-série d'ententes qu'on espère adopter en août prochain.Que vaut un député au Parlement fédéral?Presse Canadienne OTTAWA Oue vaut un député fédéral?Un rapport indépendant révèle que le parlementaire fédéral est payé bien davantage que le Canadien «moyen», mais nettement moins qu'un avocat, un médecin, un chef de police au Québec, un homme ou une femme d'affaires ou même un principal d'école secondaire à Toronto.Le gouvernement a rejeté la recommandation du rapport en faveur d'une hausse de 37 pour cent qui aurait rapproché la rémunération des parlementaires de celles qui sont en vigueur dans le secteur privé.Mais des experts disent craindre qu'il ne devienne bientôt impossible d'inciter les Canadiens les plus brillants à bri- guer les suffrages si l'écart se maintient entre la rémunération des parlementaires et celles du secteur privé.Selon ce rapport, déposé la semaine dernière aux Communes, les députés reçoivent 97 244 $ au total par an \u2014 ce qui comprend salaire, avantages sociaux et cotisations au fonds de pension.Dans les mêmes conditions, le vendeur d'une petite entreprise recevra 42 705 $, un ingénieur à son compte, 59 580 $, un journaliste, 68 880$.Par contre, le cadre d'une importante entreprise privée touchera en moyenne 144 205$, un médecin ou un avocat ayant son propre cabinet, res-pectivcment 139 020 $ et 113 190$, un chef de police au Ouébec, 1f>9 800$.et un princi- pal d'école de Toronto, 108215$.La firme comptable Sobeco, Ernst and Young, qui a produit le rapport, écrit que l'élection au Parlement ne devrait pas devenir un moyen de s'enrichir, mais que les députés ne devraient pas non plus etre pénalisés financièrement.D'après le document, plus de la moitié des députés subissent une baisse de salaire en entrant au Parlement.«Le Parlement devrait offrir une compensation susceptible d'attirer et de garder les personnes de haut calibre capables de produire les lois et d'assurer le type de gouvernement dont les Canadiens ont besoin», conclut le rapnort » lée de son contexte», écrit M.Laporte.Modeles anglais «D'une part, l'usage de l'anglais s'exerce de concert avec une affirmation incontestable de là culture québécoise d'expression française; d'autre part, l'anglais comme langue de participation culturelle des jeunes doit être examiné tout en tenant compte de l'usage substantiellement accru du français dans les divers do* maines de la vie publique».Par contre, le professeur Locher est d'avis que «même si les jeunes francophones continuent à passer leur vie et leurs vacances et à vivre leurs expériences scolaires en français, ainsi qu'à pratiquer les sports dans un milieu francophone, leurs modèles culturels, leurs divertissements et leur accès à un univers plus large incluent de plus en plus d'éléments de langue anglaise.Ce modèle combine une identité francophone et un comportement culturel sans limites.» Le professeur chercheur de l'Université McGill constate que le bilinguisme continue d'augmenter autant sur le plan individuel qu'en milieu scolaire.Cécile Vermette aura beaucoup d'opposition MARIO FONTAINE as moins de cinq militants péquistes envisagent de faire la lutte à Cécile Vermette pour lui ravir l'investiture dans Marie-Victorin, un comté sur pôur le PQ que Mme Vermette représente à l'Assemblée nationale depuis 1985.Mme Vermette prévoyait cette contestation dès le printemps dernier.Une contestation qui s'est organisée depuis et gravite surtout autour de Danielle Gagné, Martine Ouellet et Michel St-Pierre qui, chacun de lèur côté, ont publiquement fait part de leur volonté de déloger la député.Deux autres militants, Jacques Morissette et lean Paquin, pourraient eux aussi entrer dans la lutte.En dépit de ce brasse-camara-de, les autorités du Parti québécois continuent d'assurer leur soutien à Mme Vermette.«La direction du parti appuie tous ses députés», confirmait hier Jean Royer, conseiller politique de lacques Parizeau.Richard Holden a lui aussi été contesté dans Verdun et Michel Bourdon dans Pointe-aux-Trembles.Dans les deux cas, M.Parizeau s'est rangé de leur côté.C'est la ligne officielle.Mais en pratique, le national a décidé de laisser la démocratie s'exprimer dans Marie-Victorin, expliquait hier Danielle Gagné.Diplômée en sciences politiques et en communications, directrice générale du Mouvement national des Québécois, elle dit pouvoir compter sur l'appui de cinq des huit membres de l'exécutif.Les trois autres restent neutres.Mme Gagné trouve que Cécile Vermette fait un bon travail de représentation auprès des groupes sociaux.Mais, poursuit-elle, en 1994 il ne suffit pas de serrer des mains pour être un bon député.Il faut aussi que l'élu agisse comme un agent de concertation dans son milieu, devienne une sorte de démarcheur du comté auprès du gouvernement et se manifeste de façon convaincante en Chambre.Des atouts qui manquent à la député sortante, selon elle.Formé du Vieux Longueuil et de l'ancienne lacques-Cartier, Marie-Victorin est considéré comme un château fort du Parti québécois.Y remporter l'investiture signifie presque un siège assuré à l'Assemblée nationale.Les militants devront toutefois attendre après le déclenchement des prochaines élections pour reconduire Mme Vermette ou lui trouver un successeur, a-t-on appris hier.Un délai dont Martine Ouellet entend bien profiter elle aussi pour promouvoir sa candidature.Présidente du comité sur l'écologie et l'environnement du Parti québécois, elle a réussi, il y a quelques mois, à convaincre les ténors du Parti vert de se joindre à la formation souverainiste.Résidant dans le comté comme Mmes Gagné et Ouellet, Michel St-Pierre réclamé quant a lui un débat public au cours duquel chaque candidat à l'investiture pourrait s'exprimer.M.St-Pierre est medecin spécialiste à l'hôpital Pierre-Boucher B 2 HRHHHHHHI\t\u2014 - - - - \u2014 ^ # ¦ \u2022 \u2022 ^ ¦ f ^ i -w Presse jBK^\t Éditorial\t\t \tPaul Desmarais Roger D Landry président du conseil président et editeur d administration\tClaude Masson Marcel Desjardins Alain Dubuc editeur adiomt directeur de 1 information éditorialiste en chef m | -\t\t / Les 400 000 emplois de Daniel Johnson Maintenant, c'est avec des emplois qu'on gagne des élections.Bill Clinton a montré la voie.L'automne dernier, Jean Chrétien l'a bien compris.Pour ne pas être en reste, Daniel Johnson en fait, lui aussi, l'axe de son intervention._ - Majs c>est une arme â double tranchant.Il ne faut pas seulement promettre des emplois, il faut aussi convaincre les électeurs qu'on peut livrer la marchandise.En chiffrant sa promesse, et en mettant la barre trop haut, M.Johnson risque de voir son fer de lance se transformer en boulet.Sur le plan purement politique, il est clair que M.Johnson peut marquer des points.Son avantage, en campagne électorale, c'est qu'il sera vraisemblablement le seul à occuper avec succès ce terrain.Son adversaire, Jacques Parizeau, se prépare, en effet, a une campagne de type référendaire.Or, le processus d'accession à la souveraineté, avec son référendum, les négociations, le choc qui suivrait une vitoire du «oui», les incertitudes de la phase de transition, ne constituera certainement pas une période propi-.ce pour la création d'emplois dans l'immédiat.Le thème de l'emploi, en plus d'exploiter l'une des failles du projet souverainiste et ses coûts à court terme, permettra au premier ministre d'opposer le présent libéral au futur antérieur pequiste.Encore faut-il que ce thème de l'emploi soit crédible.Formellement, les libéraux, dans leur document d'orientation Agir pour le Quebec, ont bien pris soin de formuler leur engagement de façon sobre, sans lancer de chiffres qui ressembleraient trop aux 100 000 emplois de Robert Bourassa: «Nous voulons reduire d'au moins 5% le taux de chômage au Québec, au cours du prochain mandat».Mais le calcul est facile à faire et il a été fait.L'engagement consiste à faire passer le taux de chômage de 13%, en 1993, à 8%, en 1997 ou en 1998, dépendant qu'on se prépare a un mandat de quatre ou cinq ans.Pour atteindre un tel objectif, il ne faut pas seulement créer des emplois pour les chômeurs.Il en faut pour les nouveaux venus sur le marché du travail et aussi pour l'armée de ceux qui, découragés par la récession, avaient cessé de chercher des emplois.Avec des hypothèses très prudentes, on en arrive à un besoin de 440 000 emplois: 88 000 par année, sur un mandat de cinq ans, ou plus vraisemblablement, 110 000, pendant quatre ans.C'est enorme.Depuis 1970, on a réussi une seule fois â créer plus de 100 000 emplois, en un an, au Québec.C'était en 1973, quand Robert Bourassa a tenu promesse.Mais, pour donner un ordre de grandeur, la création annuelle moyenne d'emplois a atteint 57 000, dans les années 70, et 36 000, dans les années 80.La seule statistique qui permet de croire que l'objectif libéral est techniquement possible c'est qu'une fois, entre 1985 et 1988, on a réussi à créer 309 000 emplois, en quatre ans.Mais le gouvernement Johnson devra surmonter de terribles obstacles, inexistants dans les années 80, qui font en sorte qu'il est peu vraisemblable de rééditer cet exploit et encore moins de le surpasser.D'abord, les taux de croissance de nos économies sont plus bas qu'il y a dix ans; ensuite, contrairement à ce qui s'est toujours produit, la croissance ne s'accompagne plus d'emplois, depuis que la globalisation détruit les jobs plus vite qu'on ne réussit à en créer.C'est la une crise qui touche l'ensemble du monde industrialisé.Les ministres des pays du G-7, dépassés par les événements, se rencontrent d'ailleurs, cette semaine, à Détroit, pour tenter d'échanger leurs insatisfaisantes recettes.Ce que promet M.Johnson, dans un laps de temps assez court, c'est, en fait, de réussir là où les économies occidentales les plus performantes semblent pour l'instant échouer.Cet objectif, très ambitieux, exigerait un renouveau profond dans la façon de faire de l'État et dans les comportements des agents économiques, une véritable révolution économique.Cette révolution, on ne la sent pas dans le programme libéral, dont les stratégies, axées sur les exportations, l'aide à la PME et les investissements restent foncièrement classiques.Si les libéraux tiennent à leur engagement, il faudra donc beaucoup plus que les voeux pieux d'un programme.En quelques mois, ils devront «agir», comme l'annonce le titre de leur document d'orientation, démontrer que le gouvernement, par ses actions, est en mesure d'amorcer le virage sans lequel leur objectif est une chimère.Autrement dit, la stratégie électorale de Daniel Johson s'effondrera si elle ne trouve pas son prolongement dans une stratégie économique.Alain dubuc Querelle de banderole.Les politiciens ont le dos large.Ils sont la cause de tous les maux de la terre.Mais quand ils sont exonérés de tout blâme, ils ont droit, eux aussi, à la justice et a l'équité, comme tout être humain.La ville de Saint-Lambert, sur la rive sud de Montréal, a presque été virée à l'envers \u2014 et la réputation du maire et de la municipalité passablement abîmée \u2014, ces derniers mois, pour une affaire de.104,64 $.Pour la première fois candidat a la mairie, M.Bertrand Girard a été accusé d'avoir fait fabriquer une banderole électorale qu'il aurait fait installer durant la campagne municipale de 1990; or, cette dépense de.104,64$ n'aurait pas été autorisée ni inscrite dans ses dépenses électorales.Curieusement, l'accusation de fraude électorale a été portee contre lui, à quelques mois des prochaines élections dans cette ville, le 6 novembre prochain.Un pur hasard?Le juge Guy Fortier, de la Cour du Québec, vient de blanchir complètement le maire Bertrand Girard, dénonçant même les agissements du principal témoin de la poursuite, un dénommé Jean-Pierre Tremblay, «cet individu qui n'est pas un naïf», qui a ete «le principal auteur si une violation de la loi a été commise», dit le juge, qui s'interroge, par ailleurs, sur la moralité de ce témoin.« Le principal témoin de la poursuite est d'une moralité douteuse», est-il écrit dans le jugement rendu.La leçon doit porter.Oui, il faut être vigilant.Oui, il faut avoir a l'oeil les politiciens et leurs agissements.Oui, il faut que la plus grande transparence existe pour protéger les citoyens contre les abus.En contrepartie, il faut éviter que les deniers publics servent à des cas de vengeance politique.Juge, frais du tribunal, avocats ont sans doute coûté des milliers de dollars pour une banalité de 104,64$.Et, plus que l'argent, ce sont des réputations qui ont failli y passer.Le bureau du Directeur général des élections, qui a officiellement porté l'accusation, doit aussi s'interroger sur ses méthodes et sur ses façons de procéder.Ca sent parfois l'inquisition.ou l'abus de pouvoir.Claude MASSON Un mal pour un bien A premiere vue, l'Église d'Angleterre vient de mettre celle de Rome dans l'embarras en procédant à l'ordination de ses premières femmes-prêtres.Le pape Jean-Paul II ne s'est d'ailleurs pas gêné pour déplorer cette décision qui, à son avis, imposera un sérieux coup de frein au mouvement pour la reunification des chrétiens.Seuls les catholiques traditionnalistes se réjouiront du fait que ce changement a provoqué la «conversion» subite des éléments les plus conservateurs de l'Église anglicane.Parmi eux, plus de 700 prêtres et évèques pour qui la soumission à l'autorité du pape \u2014 l'ennemi d'hier \u2014 est moins insupportable que le spectacle d'une femme célébrant la messe! Fort heureusement, le Vatican n'a pas pavoisé devant l'arrivée de ces renforts inespérés; on s'est borné à un accueil chaleureux en souhaitant la bienvenue a tous.Y compris à ceux qui arrivent avec femme et enfants.Tout le monde ne peut pas être parfait! Et comme, entre deux maux, il faut choisir le moindre, on préfère depuis longtemps une entorse à la règle du célibat ecclésiastique qu'à celle interdisant le sacerdoce aux femmes.Selon le principe que la première ne relève que de la discipline de l'Église latine, alors que la seconde, elle, refléterait la volonté expresse de Jésus qui, s'il avait voulu des femmes-prètres, en aurait choisi au moins une pour faire partie du groupe des douze apôtres! A plus long terme, cependant, il n'est pas certain que cette nouvelle crise entre Londres et Rome n'aura pas d'effets positifs pour l'Église catholique et, partant, pour l'unité des chrétiens.On peut, en effet, se demander pendant combien de temps encore le Vatican pourra résister, au nom du principe de l universalité de son autorite, aux pressions décentralisatrices qui reclament une plus grande marge de manoeuvre pour les Eglises dites nationales.Battue en brèche et marginalisée dans la plupart des pays industrialisés, l'Église catholique aurait peut-être intérêt à s'inspirer de l'exemple des anglicans qui, eux, ont choisi cette voie, depuis longtemps.Il est d'ailleurs révélateur que l'Église d'Angleterre soit une des dernières à admettre les femmes au sacerdoce.Déjà, depuis un bon moment, dans une vingtaine de pays, les Églises anglicanes dites autonomes n'ont pas attendu l'accord de Londres pour ordonner plus de 1 300 femmes.Sans pour autant contester l'autorité spirituelle de l'archevêque de Canterbury qu'elles reconnaissent comme chef religieux et signe visible de leur unité dans une même foi.C'est dans cette adhésion commune au message de l'Évangile que se situe le fondement même de l'unité de tous ceux qui croient au Christ ressuscité.Pas dans la soumission aveugle et obligatoire à l'autorité omniprésente et universelle du pape.En ce sens, a long terme, l'exemple d ouverture de I Église anglicane sera plus utile pour l'oecuménisme que l'autoritarisme centralisateur de celle de Rome, que de moins en moins de catholiques respectent.\tplewrm CRAVil DROITS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Déçus du maire Ferland ¦ La Table sur l'appauvrissement de Longueuil, qui réunit plus de 25 organismes communautaires travaillant auprès des plus démunis, désire féliciter votre journaliste Yvon La-berge pour son excellent article sur l'appauvrissement de Longueuil (Lu Presse, 12 février).Par contre, ses membres ont été très déçus à la lecture de la réponse du maire Ferland (La Presse, 24 février).Essentiellement, M.Ferland dit que sa municipalité n'a rien à faire dans le champ de la création d'emplois et dans la solution aux problèmes sociaux de sa ville.Pour lui, ce sont là des responsabilités des paliers supérieurs de gouvernement.Pourtant, malgré les contraintes décrites par le maire Ferland, d'autres villes réussissent à s'impliquer dans le développement communautaire de leur territoire.Ces villes acceptent, au préalable, d'admettre qu'il y a de la pauvreté chez elles, au lieu de se cacher le visage dans le sable.Nous sommes à l'heure de la concertation.Les divers forums pour l'emploi, par exemple, réunissent tous les interlocuteurs, même si tous ne se sentent pas de responsabilités constitutionnelles particulières à l'égard du problème du chômage.Les municipalités ont une place importante dans ce processus.M.Ferland a la chance d'être maire d'une municipalité oii les groupes communautaires manifestent un dynamisme très grand.Les projets se bousculent (Corporation de développement économique et communautaire.Maisons de quartier, Resto-pop, etc.) et l'imagination fleurit.Domma- ge que le maire persiste à projeter une image tronquée de la réalité de ses concitoyennes et concitoyens.Louise VANIER Table sur l'appauvrissement de Longueuil Au sujet de Jessica Madame Petrowski, ¦ |e voudrais clarifier ici quelques éléments mentionnés dans votre article du 15 février >ortant sur le cas de la petite essica et de .son intégration à a garderie.D'abord, vous y disiez «qu'aucun permanent de la CSN ne s'est manifesté».Je vous avais pourtant indiqué le point de vue du syndicat (CSN) des travailleuses en garderie de Montréal, lors de notre conversation téléphonique.Par la suite, le syndicat a cru bon d'émettre un communiqué de presse qui indiquait que nous recommandions l'intégration des enfants séropositifs dans les garderies et que nous considérions que les mesures d'hygiène normalement appliquées dans les garderies suffisaient à éliminer les risques (quasi nuls) de contamination.Propos que vous avez d'ailleurs retenus pour votre article.Malheureusement, le syndicat n'a pu trouver une place pour la petite lessica.C'est peut-être ce que vous déplorez.Vous devez pourtant comprendre que nous n'avons pas le pouvoir de décider de l'intégration ou non d'un enfant.C'est une décision qui relève de la direction et des parents de la garderie.l'ai su que plusieurs équipes de travail avaient envisagé la possibilité d'accueillir lessica dans leur garderie.Malgré les discussions positives qu'elles ont eues entre elles, et malgré qu'elles soient convaincues qu'une telle décision ne mettrait aucune vie en danger, ces discussions se sont toutes terminées de la même façon: «Nous ne pouvons pas prendre le risque de perdre ne serait-ce que deux ou trois parents.» Faire un tel choix par souci «économique» est déplorable, j'en conviens.Malheureusement, la situation précaire des garderies ne nous permet pas d'avoir cette indépendance d'action.Révoltant n'est-ce pas?La publicité autour du cas de lessica semble aussi compliquer les choses et empêche peut-être lessica de jouir de toute la confidentialité qu'elle aurait été en droit d'avoir.Mireille BENARD présidente du syndicat des travailleuses en garderie de Montréal (FAS-CSN) Perte énorme Monsieur le ministre Chagnon, ¦ En quoi la fermeture du Collège militaire royal de Saint-lean (C.M.R.) est-elle spéciale?Quel message envoyer à notre jeunesse, lorsque, d'une part, on accepte la fermeture d'une institution universitaire reconnue, et que, d'autre part, on donne une centaine de millions à l'industrie des casinos.Soit dit en passant, je n'ai rien contre l'industrie du jeu, un mal nécessaire.Monsieur le ministre, comment accepter, entre autres, qu'une bibliothèque universitaire de l'envergure de celle du C.M.R.soit tout simplement «déménagée».En plus des étudiants, des professeurs et du personnel, cette bibliothèque dessert la région et, par le fait même, elle est intégrée à la vie universitaire de la région.Cilles CARON Saint-Biaise Budget injuste ¦ le voudrais me faire l'écho ; d'un article publié dans La : Presse du 25 février, dans le- \u2022 quel le fiscaliste Yves Séguin exprimait son insatisfaction à l'égard du dernier budget fédé- \u2022 rai.Deux points de son expose .ont retenu mon attention.En premier lieu, il déplorait le fait que le gouvernement n'ait pas remédié au gaspillage \u2022 éhonté dénoncé par le Vérifi- T cateur général, dans son dernier rapport.|e suis entièrement d'accord avec lui: nos: gouvernants sont l'exemple: d'impuissants qui n'arrivent-pas à contrôler des dépenses consenties de façon totalement inutile.Et ce sont eux qui nous disent de nous serrer la ceinture: bande d'hypocrites.Puis, tout comme M.Seguin, je trouve, qu'encore une fois, ceux qui nous dirigent n'ont pas eu le courage d'aller chercher les sommes nécessaires chez les véritables possédants: dans les fiducies familiales et \" les bénéfices des sociétés canadiennes transférés dans leurs filiales étrangères.M.Séguin .affirme qu'on aurait pu récupérer ainsi environ 4.5 milliards de dollars.On aurait peut-être alors évité de plonger de petites communautés comme celles de Chatham et de Saint-lean dans l'inquiétude, voire le désespoir, pour leur avenir.Le ministre des Finances a préféré s'en prendre aux chômeurs et aux personnes âgées, cibles sûrement plus faciles que les grandes familles riches et les puissantes sociétés commerciales, qui l'ont probable- : ment appuyé, lui et son gou- ; vernement, lors de la dernière ' campagne électorale.Pierre BISSONNETTE - Terrebonne ' I LA PRESSE.MONTRÉAL, MARD115 MARS 1994 Opinions Il faut continuer de lutter contre tous les « nègres » haïtiens à la conscience fausse ADRIEN JEA#i L'auteur est fonctionnaire au ministère du Revenu du Québec.a crise haïtienne nous a éclaté en plein visage, nous plongeant du même coup dans une profonde réflexion sur notre devenir en tant que peuple.le ne crois pas qu'il faille être un expert en science politique pour comprendre que l'unanimité autour d'un chef d'État est pratiquement impossible.Cependant, n'y a-t-il pas, au-delà de sa personne et de son idéologie, un pays à sauvegarder?À cette question, il y a lieu de répondre par l'affirmative.Mais, entre-temps, la crise haïtienne se perpétue.L'attitude indécente d'un certain secteur de la communauté internationale dans le processus de résolution de cette crise, frôle l'hypocrisie.À tout hasard, les traditionnelles aberrations sur l'intransigeance du président Aristide, refont soudainement surface.Rien d'étonnant, d'ailleurs, puisque la Tour de Pise penche toujours du même côté.Mais, quoiqu'il advienne, j'estime que le président devrait rester sur ses positions, pour ne pas trahir sa pensée profonde et être la risée de ses adversaires.Aucune solution n'est acceptable, au demeurant, si elle ne respecte pas les desiderata de la majorité.Jean-Bertrand Aristide Le nationalisme du Camp putschiste est à la mesure de l'appui du chien de garde de l'enfer, au principe du respect de la volonté populaire.Il est situé à un très bas niveau dans la hiérarchie des valeurs, de sorte que le pouvoir et l'argent s'affirment comme étant les deux éléments essentiels d'une vie bien remplie.Par conséquent, appuyer le changement, en laissant de côté des rêves d'enrichissement rapide, devient carrément impossible.Par ailleurs, dès lors que vous tenez un discours axé sur le développement économique et social d'Haïti, avec pour toile de fond le respect des droits et libertés, la transparence, la justice, la droiture dans la gestion des affaires de l'État, vous êtes automatiquement ciblé comme élément nuisible.Et si jamais il s'avère que la volonté politique chez vous n'est pas une vaine expression, vous risquez d'être sacrifié sur l'autel de l'égoïs-me.Car, dans un pays où le refoulement des classes populaires est proportionnel à la mauvaise foi des élites dirigeantes, toute action positive pour ia nation devient contraignante pour la minorité, donc, inacceptable par le fait même.De ce point de vue, la rectitude politique constitue une entrave.Pourtant, cette rectitude représente une nécessité impérative, étant la seule capable de faciliter le changement des mentalités.Cela exige, évidemment, beaucoup de courage de la part de nos leaders.Or, nombre de nos intellectuels sont complètement enchaînés et ne pensent qu'à leurs intérêts immédiats, ce qui les rend inaptes à mener à bien les réformes utiles au développement de ce pays.Le mépris qu'ils ont d'eux-mêmes et de leurs institutions en fait des proies faciles pour tous ceux dont le désir est de nous maintenir dans le cercle vicieux de la dépendance.C'est ainsi qu'on les retrouve tant en Haiti que dans la diaspora, se livrant à ce qu'il convient d'appeler un strip-tease politico-intellectuel pour quelques billets verts à l'effigie de George Washington.Cette attitude révoltante obéit tout simplement à l'obsession pécuniaire.En définitive, il revient aux partisans du changement, de dynamiser l'espoir des laissés pour compte de la société haïtienne par la verticalité et la vigueur de leur action.Pour ce faire, il faudra continuer de lutter contre tous les «nègres» haïtiens à la conscience fausse qui s'abreuvent à la source du mal, tout en espérant qu'ils daigneront un jour faire leur autocritique.Plutôt que de se laisser manipuler par des colons dont les intérêts sont contraires à ceux de la nation haïtienne, il conviendrait de prendre les mesures susceptibles de contribuer à l'embellissement de notre avenir collectif.Mgr Romélus, candidat au prix Nobel de la paix: un moyen de «libérer la parole» ROGER EDMOND L'auteur est enseignant et animateur radiophonique.epuis quelques semaines, la question haïtienne a refait surface, dans la presse écrite, au Canada et aux États-Unis.Les démarches entreprises selon l'axe Port-au-Prince-Washington-Paris-Ottawa ont fait écho.Et l'on serait tenté de croire qu'il s'agit là d'une forme de revitalisation du processus visant au retour à la légitimité du pouvoir en Haïti.Pourtant, à regret, il faut bien le constater, ceci cache un malaise, occulte le drame de la méconnaissance des droits inaliénables du peuple haïtien à la liberté, à la démocratie, à la vie, tout simplement.Il s'agit d'un profond silence, d'un froid silence autour de la répression qui détruit inlassablement les racines d'un peuple, d'une nation qui tente vainement de se consolider, depuis bientôt deux cents ans.Chronologie et parallèle En effet, sous le titre «Les États-Unis tentent de relancer un retour à la démocratie en Haïti», une dépêche de l'agence France-Presse nous apprenait que l'ambassadeur des USA, à Port-au-Prince, avait récemment accompagné un groupe de parlementaires haïtiens à Washington afin d'y rencontrer le président |.B.Aristide.L'objectif de cette rencontre: la nomination d'un premier ministre pour une sortie de crise.«Ce serait un acte de sagesse politique si Aristide comblait le vide actuel à Port-au-Prince», affirmait Michael McCur-ry.Parallèlement, était reprise la menace du renforcement de l'embargo contre Haïti par le conseil de sécurité des Nations-Unies pour forcer les militaires à laisser le pouvoir.C'est ce qu'on laissait entendre, du moins.Comme dans un véritable jeu d'échec, l'embargo devient la pièce maîtresse dont on se sert d'un côté comme de l'autre pour trouver une solution tant soit peu satisfaisante à la crise.Nous y reviendrons.Le président Aristide n'a pas tardé à riposter en rejetant le prétendu plan des parlementaires haïtiens et en réclamant purement et simplement l'application de l'accord de l'Ile des Gouverneurs.Et, renvoyant la balle dans le camp du département d'État, il répliquait: «Quel que soit le vide politique existant en Haïti, depuis la démission, le 15 décembre, du premier ministre Robert Malval, il est dû à la peur qui affecte tout le pays à cause de l'oppression militaire.Le gouvernement nommera un premier ministre dès que les dirigeants du coup militaire auront été démis et remplacés par des officiers obéissant à l'autorité civile.» Le quotidien La Presse, dans son édition du vendredi 18 février, nous informait que le président Aristide avait rencontré des gens d'affaires et des parlementaires venus d'Haïti pour dialoguer et non pour négocier, selon les propres termes du président.Ceci a d'ailleurs été confirmé par le porte-parole du président, dans une note officielle envoyée à la presse.Selon lui, beaucoup d'idées ont été échangées, mais les discussions n'ont aucunement porté sur l'acceptation ou le refus d'un quelconque plan ou d'une quelconque proposition.Voilà.Il n'y a pas eu de plan.Il n'y a même pas eu formation formelle d'une délégation.Quelques parlementaires ont été sollicités séparément sans savoir le contenu de leur mission.Arrivés à Washington, aux dires d'un proche de la présidence, un représentant du département d'État leur a remis quelques notes pouvant servir de canevas de discussion.Les faits sont là.Coincée entre l'opinion du monde entier et la résistance héroïque d'un peuple qui ne veut pas lâcher prise, l'administration américaine improvise, remâche les vieux clichés, concocte tout un battage publicitaire pour tenter, encore une fois, de noyer le vrai problème: le désastre qu'elle a créé, soutenu, renforcé avec toute l'intensité qu'elle est capable d'y mettre à l'occasion.Le coeur du problème Il est évident que le coeur du problème ne se situe nullement dans la nomination d'un premier ministre ou dans le refus d'obtempérer aux ordres des fonctionnaires de l'administration américaine.Ce serait une erreur de jugement de confiner la question du jour à cette étroite dimension.Ce serait une erreur de perception aussi de privatiser le conflit et de tout focaliser sur la personne même du président J.B.Aristide, en l'accusant d'intransigeance, de violence, de manque d'amour pour son pays parce qu'il a demandé un embargo réel, total et universel contre les militaires et leurs alliés.C'est trop simpliste pour que cela puisse influencer les esprits sains.Il faut aller plus loin, creuser encore pour se donner les outils nécessaires, sinon indispensables, à l'interpellation des fondements du conflit.La vraie nature du conflit réside entre le choix d'un peuple qui se veut libre et la volonté manifeste d'un impérialisme moderne nouvelle cuvée qui, ne pouvant porter le fardeau et courir surtout les risques d'une occupation militaire, mène contre Haïti la plus sale et la plus tiède des guerres que ce pays ait connues depuis son indépendance.Les grandes puissances ont toujours ignoré, quand elles n'ont pas systématiquement provoqué, les souffrances des peuples du Tiers-monde.La Guinée équatoriale en constitue l'un des exemples cruels, qui pourraient nous venir à l'esprit.Écrasé par une des dictatures les plus sanglantes du continent africain, ce petit pays de 350 000 habitants subit, depuis 1979, la répression féroce des ninjas du général Théodoro Obiang, ces «ton-tons-macoutes» entraînés et équipés par la France, pays plus intéressé, d'ailleurs, à l'exploitation des ressources en gaz et en pétrole qu'à l'avancement de la démocratie.Le Rwanda, le Libéria se trouvent dans la zone d'influence européenne de sorte que rien ne peut être fait pour sauver ces peuples qui meurent dans le silence le plus total.En Haïti, au début des années soixante, des experts techniciens américains préparèrent, entraînèrent les volontaires de la sécurité nationale, nos fameux «tontons macoutes» qui, aujourd'hui encore, fils de duvaliéristes, militaires Mgr Willy Romelus ou civils frappent sans ménagement les forces vives de la nation.Qu'on l'ait déjà dit ou qu'on l'écrive maintenant seulement, le fait primordial est de souligner que l'objectif caché et inavoué de l'administration américaine dans cette crise et en tout temps d'ailleurs, est de momifier ce pays et son valeureux peuple.La fin, dans ce cas-ci, justifie fort bien les moyens.Comment s'y prennent-ils, nous direz-vous?C'est ici que l'embargo joue un rôle majeur pour déstructurer les dernières formes d'institutions nationales existantes dans ce pays.Car, qu'on le veuille ou non, l'embargo, tout en désorganisant les petites entreprises, les marchandes de rues, en un mot, toute l'économie de subsistance par l'introduction et la fortification de la contrebande, détruit du même coup le potentiel économique d'une classe d'affaires et la rend moins autonome, par conséquent plus vulnérable.L'association des industriels haïtiens semble avoir compris et déclare vouloir le retour du président ).B.Aristide, devenu aux yeux de ceux-ci un élément incontournable dans la résolution sinon totale, du moins partielle de la crise.Un retour sans le retour physique du leader, persiste à croire le département d'Etat.D'où l'origine de l'actuelle dispute à laquelle nous assistons, maintenant, impuissants.Pendant ce temps, la répression fait rage dans chaque espace de vie humaine digne et porteur d'espoir.On assiste à un véritable génocide : destruction méthodique d'un groupe ethnique et dans une plus large mesure d'une population.La population d'Haïti, comme celle de la majorité des pays du Tiers-Monde, présente les caractéristiques d'une structure démographique jeune avec un taux brut de natalité frisant les 45 pour mille et celui de mortalité se situant autour de 16 pour mille.Aussi, le taux d'accroissement naturel ne devrait-il pas être en deçà de 29 pour mille.Si l'effectif total se chiffre à près de six millions de résidants, la catégorie d'âge (20-34), dite jeune, occupe une très large place dans la pyramide.On pourrait donc l'estimer à plus du tiers de la population totale.C'est précisément à cette partie dynamique de cette population qu'on s'attaque: Cité-Soleil incendiée, douze jeunes assassinés et dont les corps ont été exposés en pleine rue de Port-au-Prince.On tue ceux qui ne veulent pas garder le silence.Bref, ON TUE L'ESPOIR.La dénonciation par le président Aristide du «mur de Berlin flottant» construit par l'administration américaine vise essentiellement à briser les vieux comportements pour rompre le silence qui entoure le drame d'un peuple sans défense.Une telle attitude (ce n'est pas trop tard) devrait récolter des fruits importants pour arrêter le ridicule, d'abord, et pour mobiliser les forces vives, ensuite.La mise en nomination de Mgr Willy Romélus pour l'obtention du Prix Nobel de la paix figure parmi les moyens pacifiques pour permettre au peuple haïtien d'ouvrir et d'occuper l'espace international pour libérer la parole, pour dynamiser l'espoir.Par ceci, nous briserons le froid silence qui nous tue.Lysiane Gagnon Faux adieux En voyant sur vidéo, lors de l'hommage à Robert Bourassa qui marquait l'ouverture du congrès du Parti libéral, les Louis Laberge, Marcel Pépin et Yvon Charbonneau «à tu et à toi» avec le premier ministre qui les avait envoyés en prison en 1972, ils ont dû avoir un petit pincement au coeur, les travailleurs syndiqués qui auraient eu le malheur de les prendre au sérieux à l'époque, voire de mettre leurs emplois en jeu pour «casser le système», comme ces ; messieurs les y invitaient instamment.Allez-y! Foncez!, disaient-ils, comme ces chefs militaires résolus à se battre jusqu'au dernier de leurs soldats.A l'image des survivants des Beatles réunis pour un «remake», l'éternel trio faisait partie de la pléthore de personnalités venues rendre hommage au premier ministre retraité.Le coup de la prison?.' Ah, c'était le bon temps! La lutte des classes?Ah, la; ; bonne blague! La solidarité des travailleurs contre le ; gouvernement et le patronat?C'était pour rire,, voyons! Salut Robert! Louis Laberge rendait la politesse: Bourassa n'était-il pas à son gigantesque party de mise à 1a retraite, tout comme les autres chefs de parti et les patrons que Ti-Oui s'était amusé à conspuer pendant 30 ans aux frais des cotisants de la FTQ?Yvon Charbonneau était encore plus zélé que les deux autres.Non seulement était-il dans le vidéo partisan monté par les publicitaires de BCP, mais dans la salle en personne, un macaron à l'effigie de Bourassa sur la poitrine.(L'ancien chef de la CEQ, qui était le marxiste le plus orthodoxe du trio, est aujourd'hui vice-président d'une grosse firme d'inge-nierie, après avoir présidé, grâce à «Robert».la Commission d'enquête sur les déchets dangereux.) * * * Au moment où prenait fin le congrès du PLQ, quelques centaines de militants d'une coalition syndicale défilaient devant le Palais des congrès, manifestant contre le gouvernement et les patrons.Je les regardais marcher, pataugeant dans la gadoue, transis sous ie crachin hivernal, si parfaitement sincères dans leur indignation: la chair à canon des temps de paix.Et je me demandais où se trouveront dans vingt ans ceux qui les avaient fait descendre dans la rue.* * * L'adieu à Bourassa, donc.Ce fut réussi dans la mesure où l'on voulait y associer des personnalités de divers horizons et montrer que le Québec est un gros village où l'on ne se querelle que pour la forme, comme au festival Juste pour Rire.L'affaire traîna en longueur, dénuée d'inspiration et d'émotion réelle.Sauf à un moment précis, quand Diane fuster fit monter sur scène le fils du premier ministre.François Bourassa, pianiste de jazz professionnel, est toujours resté, comme d'ailleurs sa mère et sa soeur, très loin de la politique.C'était un extraordinaire cadeau qu'il faisait à son père que de jouer pour lui dans un congrès libéral.La caméra, indiscrète, nous montra le visage de Robert Bourassa en gros plan, un visage bouleversé par l'émotion.C'était manifestement une surprise.C'est là qu'on aurait dû terminer cet hommage, au moment où tout le monde avait les larmes aux yeux.'Mais on passa bêtement, ensuite, à une autre table ronde de notables.Le summum de la kétainerie fut atteint quand Dominique Michel surgit à l'écran: «Monsieur Bourassa, on vous aime.et ça vient de mon fond!» Son fond de quoi au juste?L'image qui restera, parce qu'elle collait si bien au personnage, c'est celle de la contorsionniste.On aurait pu y ajouter des jongleurs et des équilibristes.En fait, c'est au Cirque du Soleil qu'il aurait fallu confier cette soirée d'adieu! * * * Adieu, bien sur, qui n'en est pas un.Politicien jusqu'au bout des ongles, Robert Bourassa a continué à «faire de la politique» même à l'heure des adieux à son parti, lançant \u2014 sans ambiguïté cette fois \u2014 un appel déterminé en faveur du fédéralisme.Atten-dons-nous à le voir réapparaître dans la campagne référendaire appréhendée, réendossant comme en 1980 les habits sereins de V« elder statesman » dégagé des contingences du pouvoir.* * * Les Libéraux donc rendirent hommage à l'homme qui les avait amenés au pouvoir quatre fois en vingt ans, puis s'empressèrent de pousser son héritage sous le tapis.On sortit les tambours pour proclamer la nouvelle ère lohnson sur le thème de l'emploi, comme si c'était une nouvelle priorité du parti, comme si l'emploi \u2014 100000 emplois! \u2014 n'avait pas été le fil conducteur de la carrière de Bourassa! Sur le plan constitutionnel, pfuiiit, toute trace de l'ancienne position du parti disparut comme par enchantement.Ce n'est pas une grosse perte, remarquez, aussi bien ne rien avoir que d'avoir le rapport Allaire ou l'accord de Charlottetown, les deux documents qui servirent successivement de pensée constitutionnelle au PLQ.Plus inquiétant est le glissement vers la droite, qui risque d'embêter sérieusement le parti à la veille d'élections où il aura intérêt à adopter une ligne centriste.Les délégués, pourtant moins friands de débats d'idées que de spéculations en aparté sur la date appréhendée des élections, trouvèrent néanmoins le moyen d'adopter des résolutions sur l'imposition de frais modérateurs et la désassurance des services de santé, l'élimination de la sécurité d'emploi dans la fonction publique et la privatisation des hôpitaux.Comme le rapport Allaire il y a trois ans.ces résolutions furent pilotées par la Commission |eu-nesse.Cette commission est décidément celle par qui les problèmes arrivent, d'autant plus que le parti a eu l'idée saugrenue de lui accorder le tiers des votes au congrès.(Plus saugrenu encore, vendredi soir plusieurs de ses thuriféraires ont rendu hommage à M.Bourassa pour cette bizarre initiative).On n'eut pas droit cette fois à des moments vraiment clownesques comme le célèbre episode de l'adoption du rapport Allaire, sauf lorsqu'on mit à l'étude une proposition visant à rétrécir de deux ans le cours secondaire \u2014 bonne façon de réduire le nombre de dropoutd \u2014 ou une autre visant à permettre aux assistés sociaux entre 55 et 64 ans (sic) d'avoir des revenus.non-imposables.Mais ces idées originales furent battues.Dans l'ensemble ce fut un congrès tranquille, voire soporifique - à tel point qu'on attendait avec impatience le \u2022 discours de clôture de Daniel lohnson, lequel, par comparaison, promettait d'être électrisant.le sais que vous trépignez d'impatience, tout électrisé que vous êtes, cher lecteur, mais vous devrez attendre à jeudi pour lire la suite. Montréal, mardi 15 mars 1994 B4 Spectacles wmm Concours express: un roman en 24 heures Rvuter LONDRES Le premier concours mondial du meilleur roman écrit en 24 heures s'est tenu dans un club de Soho, le Pigalle londonien, en présence de 32 écrivains en herbe.dont dix femmes.Aux termes du règlement du concours, les candidats ont été installés sur des tables individuelles de restaurant armés d'un ordinateur personnel.Dans les travées circulaient six appariteurs chargés de veiller à ce que personne ne copie son voisin.Le but de l'opération est de récompenser l'histoire la plus originale possible écrite dans un espace de temps limité: deux sessions de 12 heures chacune.Pour les aider à vaincre l'angoisse de la page blanche, les écrivains en herbe ont nourris et du vin leur a été servi.Le vainqueur, choisi par un jury d'écrivains et de journalistes distingués, recevra une timbale en argent gravée à son nom qui trônera au-dessus du bar du Groucho Club.V Turovsky : la générosité CLAUDE CIWCWAS La responsabilité artistique des Musici de Montréal, l'orchestre de chambre qu'il a fondé il y a dix ans, fait que Yuli Turovsky a de moins en moins de temps a consacrer à sa carrière de violoncelliste.11 a d'ailleurs dû, pour les mêmes raisons, quitter le Trio Borodine dont il fut membre-fondateur.Dimanche soir, l'occasion nous était donnée de l'entendre en récital pour la première fois depuis plusieurs années.Questions de style mises à part \u2014¦ j'y reviendrai plus loin \u2014 et abstraction faite de très négligeables accidents de parcours, il ne fait aucun doute que Turovsky, à bientôt 55 ans, reste un violoncelliste de première force.La technique est encore très sûre et les traits les plus rapides ne lui donnent aucun problème, non plus que l'intonation.L'aspect le plus impressionnant de ce récital demeure cependant la générosité: générosité dans l'acte musical, dans un phrasé toujours ample, dans cette sonorité immense qu'il tire de son magnifique Ruggieri, sonorité peut-être un peu rude dans certaines attaques mais toujours riche et enveloppante, à laquelle le vaisseau très haut de Redpath conférait une dimension quasi orchestrale, générosité aussi dans le personnage lui-même, qui joue en se donnant entièrement, le coeur sur la main, la tète au ciel comme en extase, et qui, sans se faire prier, ajoute rappel sur rappel à un programme déjà fort long.Interprète entier, instinctif, d'une approche, disons-le, un peu primaire, Turovsky ne s'embarrasse pas de considérations d'ordre stylistique.Il joue tout de la même façon, c'est-à-dire à la Turovsky.«Si vous aimez, venez avec moi; si vous n'aimez pas, tant pis», semble dire le musicien.Dans ce contexte, la Sonate de Chostakovitch prend, comme au disque, les proportions d'un drame intérieur qu'ici encore le violoncelliste assortit de ritardan-dos non indiqués.Cet apport personnel à une musique qui est la sienne est moins discutable qu'il ne l'est dans le Brahms, où les irrégularités ne se comptaient plus: attaques sauvages, jeu trop expansif, lignes bri-bées, triolets inégaux, sonorité écrasant complètement le piano de Mme Dyachkov, bonne accompagnatrice que j'aurais voulue davantage présente.Ces mêmes épanchements à n'en plus finir ne conviennent pas non plus au Schumann.Le Cassado d'entrée était une nouveauté d'un intérêt limité, sans doute, mais intéressante à connaître.Pour résumer: un violoncelliste dont la sincérité, sans faire oublier les excès, commande respect et affection.YUll TUROVSKY.violoncelliste, et ESFIR DYACHKOV.pianiste Dimanche soir.Redpath Hall de I université McGill.Programme : Sonjte dans le style espagnol jncten.en sol majeur (1925) \u2014 Cassado Sonate no 1.en mi mineur, op.38 (1862-65) \u2014 Brahms Fantasiestûcke, op.73 (1849) \u2014 Schumann Sonate en re mineur, op.40 (1934) \u2014 Chostakovitch Télévision Radio-Québec élague, réaligne, concentre.DANIEL LEMAY ises à mort, reconductions, concentration, nouvelles émissions: on verra en septembre les résultats des réflexions «intenses» qu'a tenues la direction de Radio-Québec depuis l'au- tomne.À sa réunion du 28 mars, le Conseil d'administration de la Société de radiotélévision du Québec, de son nom officiel, devrait entériner les recommandations de son Comité de programmation pour rapprocher l'Autre télévision des «objectifs de pertinence et d'accessibilité» qu elle s'est fixés pour la période de 1992-1995.Les magazines Questions d'argent, animé par Gisèle Gallichan, et Québec Magazine, animé par Monique Simard, disparaîtront de la grille.«Tous les mandats seront repris par d'autres émissions, actuelles ou nouvelles», dira Daniel Beau-chesne, le vp programmation.RQ est à créer un nouveau magazine qui regroupera l'environnement ( Feu vert sera consumé aux Fêtes), l'éducation, le développement régional et l'économie.C'est là que l'on casera la partie analyse économique de Questions d'argent tandis que la partie finances personnelles passera à Téléservice.L'émission d'affaires internationales Nord-sud de Pierre Nadeau disparaît aus- si dans sa forme actuelle ; « plus fouillée », elle occupera désormais une heure par mois dans le cadre du nouveau magazine thématique.Qu'advient-il des animateurs?«Nous sommes à confier les mandats aux réalisateurs qui choisiront à leur tour leur personnel», dira Daniel Beauchesne qui confirme par ailleurs que Anne-Marie Dussault reviendra animer un Droit de parole «plus interventionniste» et un Droit de regard où il pourrait y avoir plus d'un invité.Plus de documentaires Radio-Québec offrira, en première diffusion en prime time, plus de documen- ' taires sur l'histoire et les grands enjeux contemporains dont cinq heures de la série En vue.coproduite avec TF1 et l'ONF.M.Beauchesne explique que «le mandat d'une télévision éducative oblige à aller plus en profondeur et à dégager des éléments de solution aux problèmes actuels».Pour janvier 95, le Sagittaire présentera un jeu éducatif sur l'actualité.11 y aura peut-être des prix mais l'objectif premier reste la «compréhension».«Recreer le cinéma» Les cases cinéma, éparpillées sous plusieurs appellations et assez tranquilles cette année, seront regroupées sous un seul chapeau dans le but d'en faire des «événements cinématographiques».Ra-dio-Québec, dira Beauchesne, veur «recréer l'ambiance d'un cinéma avec la pop corn, les extraits, la publicité, toute l'affaire.tout en continuant à diffuser les films sans interruptions commerciales.» Ouf.On verra entres autres Léolo de lean-Claude Lauzon, Retour à Howard's End avec Anthony Hopkins et autres films à «fracas».Plaisir de lire revient, avec Danièle Bombardier, tout comme la grande case culturelle Vivement dimanche! (sans les films, toutefois).Trois gars un samedi soir quitte le Spectrum et s'en va dans les nouveaux studios de RQ.Avec les trois mêmes gars \u2014 Gildor Roy.Gilbert Sicotte et Pierre Therrien \u2014 mais avec un concept remanié.Trois gars sera encore enregistrée devant public mais «un autre soir que le lundi», confie Beauchesne.Fiction, fiction! Pour parer un tant soit peu aux concentrations de la compétition durant les sondages d'automne, Radio-Québec créera une case fiction pour Avec un grand A de (anette Bertrand, la série Franco-Fic-tions, dix heures conçues, écrites et produites avec les Français sous la direction (québécoise) de Fernand Dansereau.«Des productions majeures», selon Daniel Beauchesne qui prévoit aussi quelques grandes séries à caratère historique dont Charlemagne (cinq heures à très grand déploiement) et peut-être l'Affaire Dreyfus.« Nos cotes de cette année sont à peu près au même niveau que l'an dernier (5 p.cent de l'écoute) mais devant la concurrence accrue pendant les sondages, nous avons senti le besoin d'augmenter l'impact de nos cases de fiction».Dreyfus, pour l'impact, ça ne serait pas mal.La serie dramatique Zap, sur le décrochage scolaire, est reconduite (20 heures originales) et, pour l'Année internationale de la Famille, Grafitti \u2014 400 000 téléspectateurs l'an dernier \u2014 verra la dimension familiale s'ajouter à celle de l'alphabétisation.100 nouveaux Watts Marc-André Coallier, on le sait officiellement depuis dimanche, quitte l'animation du Club des 100 Watts en juin.RQ en profitera pour actualiser le concept.Daniel Beauchesne: «On veut laiseer la ruelle et orienter les 100 Watts (9-12 ans) vers les communications.On cherche la perle rare pour remplacer Marc-André.» Va falloir que la perle soit rare rare car la fidélité envers Marc-André est totale.Pour les plus petits, Passe-Partout sera tranquillement remplacé par une nouvelle série, la Maison de Quimzie, entièrement faite avec des marionnettes.Pour économiser sur les coûts de rediffusion, dit-on.Un comédien touche un pourcentage de son cachet initial à toutes les rediffusions.pas les marionnettes.On a mis un stop à Robin et Stella, qui restera toutefois jusquà Noël, en reprises; RQ travaille à un nouveau concept pour les 6-9 ans avec TVOntario.Finalement, Beau et chaud revient cet été, toujours avec Normand Brathwaite et les Téteux, les meilleurs musiciens de l'Univers.Entre autres changements, on supprimera les segments d'humour formel.On va s'ennuyer de Gary.\t >\t \tS EflA \u2022\u2022 W^i»\t wmbS\t mm\t> ¦B\t .m\t¦ 0 \t\u2022 Cinéma : les recettes du week-end ¦ La Presse publie désormais tous les mardis les recettes du week-end dans les différentes salles de cinéma au Québec, compilées par Alex Films.En plus des films favoris du public, on trouvera les résultats obtenus par quelques films intéressants à un titre ou à un autre, ainsi que ceux^qui tiennent l'affiche depuis le plus grand nombre de semaines.A une semaine de la cérémonie de remise des Oscars, le grand favori, La liste Schindler, domine le box-office québécois.Par ailleurs, la nouveauté Lightning Jack, mettant en vedette Paul Hogan, effectue une entrée fracassante et occupe respectivement les deuxième et dixième positions en versions française et originale.BOX-OFFICE PHOTO PIERRE Me CANN La Presse Le directeur du Musée d art contemporain Marcel Brisebois et Madeleine Pellan.Le Musée d'art contemporain, Grand Prix du Conseil des arts de la CUM JOCELVNE LEPAGE_ f est le Musée d'art contemporain qui a remporté hier le Grand Prix 1993 du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.Quand Marcel Brisebois, le directeur du Musce, est monté sur l'estrade cueillir les 25 000$ que ce prix représente, il n'a pas manqué de saluer Madeleine Pellan dans la salle, conscient que l'exposition consacrée à son défunt mari, Afred Pellan, l'été dernier, est ce qui a fait découvrir aux Montréalais le chemin vers le nouveau musée.Un peu plus tard, en entrevue, M.Brisebois a dit que c'était toute une équipe qui avait gagné ce prix, y compris tous ceux qui s'étaient battus pour que le Musée déménage dans le centre-ville.Mais une fois au centre-ville, le succès n'était pas pour autant acquis.«S'il avait fallu que l'on échoue, ç'aurait été la catastrophe, dit-il.Et bien sùr, j'en aurais été alors le seul responsable».Les 25 000$ seront versés au fonds d'acquisition du Musée.Le Musée d'art contemporain l'a emporté sur quatre autres organismes qui étaient également en nomination: la Fondation lean-Pierre Perreault (danse), le périodique culturel Vice Versa qui allie la beauté de son graphisme à sa particularité multicultu-relle, le Nouvel Ensemble Moderne (musique), et le Théâtre du Nouveau Monde, pour la qualité exceptionnelle de sa production La Locandiera.La remise du Grand Prix, animée par Françoise Faucher, a eu lieu au cours d'un déjeuner au Reine-Élizabeth, qui réunissait quelque 600 invités appartenant aux mondes des arts, des affaires et de la politique municipale, trois mondes que l'on tente ainsi de concilier chaque année depuis 1985 autour de tables payées en grande partie par des commanditaires privés.On se sait pas si ces rencontres entre artistes, gens d'affaires et politiques portent fruit, mais elles sont courues.La plupart des décideurs étaient présents: le maire |ean Doré, la ministre de la Culture du Québec, Liza Frulla, le ministre du Patrimoine, Michel Dupuy.Parmi les jurés qui ont donné secrètement leur vote hier matin, il y avait aussi bien un Pierre Ayot, artiste, que Pierre Péladeau, de Québécor.Dans la salle, on reconnaissait là un Jean-Guy Moreau, ailleurs un Guy La-traverse, ou encore Benoit «Bell» Brière et Alexis Martin, pas loin de Danièle Sauvage, du Musée des beaux-arts, ou encore de Luc d'Iberville Moreau, le directeur du Musée des arts décoratifs.Le Musée d'art contemporain est le neuvième gagnant du Grand Prix du CACUM après, dans l'ordre chronologique depuis 1985, le Théâtre Sans Fil, le pianiste Louis Lortie, le Cirque du Soleil, le Théâtre du Nouveau Monde, Théâtre Expérimental des femmes et Omnibus pour l'événement Le printemps Shakespeare, le Centre canadien d'architecture, la revue Vie des arts, la Société de musique contemporaine du Québec et Ô Ver-tigo Danse.Le Top 10 Recettes\tNomtxe du week-end\td'écrans La liste Schindler.53122 S\t8 Lightning Jack (v.f.).50137 $\t20 L'été de mes onze ans.41 244 $\t25 Intersection (v.f.).37 507 S\t15 Mme Doubtfire.35261$\t17 Philadelphie.32 592 S\t22 Guarding Tess.29 598 $\t7 Ace Ventura mène.26 874 $\t18 Lunes de fiel.26609$\t3 Lightning Jack.25499$\t9 À souligner Recettes\tNombre du week-end\td'écrans Latcho Drom.15 233 $\t2 Matusalem.9896$\t19 Mouvements du désir.3545$\t2 Mon amie Max.2220$\t1 Toujours à l'affiche Recettes\tNornbre du week-endde semaines Le parc jurassique.6530 $\t40 Bleu.2420$\t24 3hort Outs\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022(\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 1303$\t23 i odl \u2022 1937 $\t19 Recettes cumulatives 452490$ 50137$ 381 273$ 122225$ 1919714$ 946942$ 29598$ 425808$ 26609$ 25499$ Recettes cumulatives 80583$ 1090122$ 118509$ 28259$ Recettes cumulatives 5400987$ 444244$ 154130$ 277292$ Danny Barker emporté par le cancer Agvncv trance- l'ressc LA NOUVELLE ORLÉANS Le joueur de banjo, guitariste et compositeur Danny Barker, qui a joué avec la plupart des grands musiciens des soixante dernières années, est mort d'un cancer à l'âge de 85 ans dans sa ville natale de La Nouvelle-Orléans (Louisiane).Danny Barker est mort dans son sommeil chez lui.Son cancer avait été diagnostiqué en janvier.Sa dernière apparition publique avait eut lieu le 29 janvier à l'occasion des festivités du Mardi Gras à La Nouvelle-Orléans.Danny Barker a joué avec des géants du jazz comme King Oliver, jelly Roll Morton, Louis Arms-trong, Sidney Bechet, Red Allen, Bunk Johnson, Charlie Parker, Dizzy Cillespie et Wynton Marsa-lis.Rire à Chamrousse pour la dix-neuvième fois Agvncv France-Presse PARIS ous le signe du rire et de la bonne humeur, le Festival international du film d'humour de Chamrousse, dans les Alpes françaises, propose à partir d'aujourd'hui et jusqu'à samedi une sélection de comédies à l'occasion de sa 19e édition dans cette célèbre station de ski.Les ténors de Francis de Gueltzl avec Claude Brasseur et Martin Lamotte inaugure la compétition qui propose des films anglo-saxons comme Coneheads de Steve Barron ou Quand Harriet découpe Charlie 6e Thomas Schlame, italien Les Napolitaines de Pappi Cor-sicato, belge Un ange passe de |.P.Lilienfeld, suisse Anna, Anna.irlandais Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell.Outre des comédies françaises comme Les années lycée de Cedric Klapish et Les braqueu-ses de lean Paul Salomé, le festival programme un film ivoirien, Rue princesse d'Henri Duparc, déjà couronné à Chamrousse, et un film marocain À la recherche du mari de ma femme de Mohammed Ab-derrahmane Tazi.Le jury, présidé par le réalisateur français Pierre Granier-Deferre, comprend notamment Gabrielle Lazure, Dominique Roulet et Denis Amar.La manifestation propose aussi une sélection de courts métrages en compétition, dont La vis de Didier Flamand avec Jean Reno, retenu pour les Oscars, la récompense la plus prestigieuse du cinéma français, ainsi que des films publicitaires d'humour qui concourront pour la première fois pour le Prix CNAP (Centre national des Archives de la publicité). LA PRESSE, MONTRÉAL.MARD115 MARS 1994 B 5 Une romancière allemande commente son suicide Agence France Presse ZURICH, Suisse ¦ L'écrivain allemand Sandra Paretti a fait publier hier l'annonce de sa mort dans le journal Neue Zuercher Zeitung, deux jours après son suicide à l'âge de 59 ans.\u2022 Sandra Paretti, qui souffrait d'un cancer, conclut cette annonce sous la forme d'un poème adressé à ses proches: Mes amis, vous serait-il venu a l'esprit de prendre le deuil lorsque je partais en vacances ?l'ai eu une vie belle et facile.Comme une symphonie de Mozart, elle a mené à un final beau et facile, illuminé par l'impatience.L'écrivain remerciait également dans son annonce l'association Exit, donnant des conseils pour l'euthanasie.Selon ses proches, Sandra Paretti n'avait qu'une espérance de vie de deux mois sous morphine.c* r> O o [f DATES ET HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DE PÂQUES DU 1ER AU 10 AVRIL 1994 Veuillez prendre note que La Presse ne sera pas publiée le Vendredi saint (1er avril 1994) et le lundi de Pâques (4 avril 1994).» Edition du samedi 2 avril 1994 Réservation d'espace:\tle mercredi 30 mars 1994 -12 h Annonces avec épreuves:\tle mardi 29 mars 1994 Annonces sans épreuves:\tle jeudi 31 mars 1994-12 h Corrections finales:\tle jeudi 31 mars 1994 -12 h Edition du mardi 5 avril 1994 le mercredi 30 mars 1994 le mardi 29 mars 1994 le jeudi 31 mars 1994-12 h le jeudi 31 mars 1994-12 h Edition du mercredi 6 avril 1994 Réservation d'espace:\tle jeudi 31 mars 1994 Annonces avec épreuves:\tle jeudi 31 mars 1994 Annonces sans épreuves:\tle mardi 5 avril 1994 Corrections finales:\tle mardi 5 avril 1994 Édition du jeudi 7 avril 1994 Réservation d'espace:\tle mardi 5 avril 1994 Annonces avec épreuves:\tle jeudi 31 mars 1994 Annonces sans épreuves:\tle mercredi 6 avril 1994 Corrections finales:\tle mercredi 6 avril 1994 Sectjons Arts et lettres et Restaurants Edition du samedi 2 avril 1994 Réservation d'espace: Annonces avec épreuves: Annonces sans épreuves: Corrections finales: Réservation d'espace: Annonces avec épreuves: Annonces sans épreuves: Corrections finales: le mercredi 30 mars 1994-12 h le mardi 29 mars 1994 le jeudi 31 mars 1994 le jeudi 31 mars 1994 Sections Carrières et professions et Vacances/Voyage Edition du samedi 2 avril 1994 Réservation d'espace: Annonces avec épreuves: Annonces sans épreuves: Corrections finales: le mardi 29 mars 1994- 12 h 1 er cahier -13 h/2e cahier -16 h le lundi 28 mars 1994 le mardi 29 mars 1994 le mardi 29 mars 1994 Sections Carrières et professions et VacancesA'oyage Edition du samedi 9 avril 1994 Réservation d'espace: Annonces avec épreuves: Annonces sans épreuves: Corrections finales: le mercredi 5 avril 1994-12 h 1er cahier-13 h/2e cahier-16 h le jeudi 31 mars 1994 le mercredi 6 avril 1994 le mercredi 6 avril 1994 Section Habitat Edition du samedi 2 avril 1994 Réservation d'espace: Annonces avec épreuves: Annonces sans épreuves: Corrections finales: le lundi 28 mars 1994-12 h le vendredi 25 mars 1994 - 17 h 30 le lundi 28 mars 1994-12 h le lundi 28 mars 1994-12 h Section Habitat Édition du samedi 9 avril 1994 Réservation d'espace:\tle mardi 5 avril 1994 - 12 h Annonces avec épreuves:\tle jeudi 31 mars 1994 Corrections finales:\tle mardi 5 avril 1994 Edition du dimanche 3 avril 1994 Réservation d'espace:\tle mercredi 30 mars 1994 -12 h Annonces avec épreuves:\tle mardi 29 mars 1994 Annonces sans épreuves:\tle mercredi 30 mars 1994 Corrections finales:\tle jeudi 31 mars 1994 Héliotropes / Absolument navrant ! JEAN BEAUNOYER ¦ Pénible première d'Héliotropes, jeudi dernier alors qu'on a hué le spectacle dans la salle très endimanchée du Rideau Vert.Je sais que ce n'est pas très poli de huer une création un soir de première, mais ce n'est pas très poli, non plus, de présenter un spectacle aussi navrant et de faire perdre une soirée aux amis du Rideau Vert.À la fin de la représentation, j'ai vu bien des journalistes et techniciens de la télévision déguerpir après avoir annulé des entrevues.Comme un malaise ou, dans certains cas, une rage, après le spectacle, heureusement sans entracte.De quoi se demander pourquoi la direction du Rideau Vert a laissé passer une pareille chose.Le texte de Garneau qui raconte les états d'âme d'une tenancière de bordel est d'une pauvreté à faire pleurer ou rire, selon votre humeur, et c'est à n'y rien comprendre quand on connaît l'oeuvre de Garneau qui est impressionnante et quand on connaît le personnage qui est immense, authentique et farouchement poétique.Que s'est-il passé dans les coulisses, je n'en sais rien et le public abusé, ce soir-là, n'a pas à le savoir non plus.Que s'est-il passé dans le cas de Pauline Martin qui a si mal rendu son texte que c'en était gênant?l'aime bien la démarche de cette comédienne et auteure et je souligne souvent son courage même lorsqu'elle va à contre-courant mais cette fois-ci, je ne peux rien relever de positif dans cette malheureuse entreprise d'Héliotropes.Dans la première partie du spectacle, je n'ai rien cru, rien senti du propos de son personnage alors que Pauline Martin donnait la preuve qu'elle n'a pas le talent d'actrice dramatique.C'est dommage et triste pour les spectateurs et surtout pour elle qui devrait sérieusement remettre tout en question à l'heure actuelle.Dans cette course effrénée vers je ne sais trop quoi, Pauline Martin touche à tout et semble hors d'elle-même.Et que venait faire Alice Ron-fard dans cette galère?Autre mystère.Maka Kotto, qui interprète le compositeur Scott foplin, est pratiquement le seul qui s'en tire dans ce spectacle, mais on le voit, la plupart du temps, qui attend les répliques alors que tout le monde cherche le rythme de la pièce.l'oubliais également l'excellente musique de Mimi Biais qui a l'avantage dans ce spectacle de jouer un personnage muet, la pianiste Janey O.C'est le seul personnage qui donne un peu de profondeur à cette pièce qui raconte la crise existentielle d'une tenancière de bordel moraliste, raciste, romantique qui a abandonné son enfant et qui protège ceux de ses prostituées.Heureusement que Scott Joplin ¦\tDÈS LE 18 MARS I \tMARC-ANDRÉ fJL\tGRONDIN \tVOUS INVITE À || mmm\t \t Que se passe-t-ii dans le cas de Pauline Martin?Peut-être devrait-elle faire le point?On la voit ici avec ses filles, Myriam Levert, Véronique Pinette, Mireille Naggar et Marie-Aimée Cadet.parle de sa musique, de ses compositions, de sa sensibilité.C'est à peu près tout ce qui m'a retenu alors que le besoin de partir se faisait pressant.C'est une des rares fois au théâtre, où je souhaiterais voir une pièce disparaître de l'affiche avant de provoquer trop de dommages.Et finalement, j'espère qu'on admettra l'erreur de cette production! HELIOTROPES de Michel Garneau.Mise en sce-ne d'Alice Ronfard.décor de Cuillaume Lord, costumes de François Barbeau, éclairages de Michel Beaulieu.Avec Pauline Martin, Mimi Biais.Maka Kotto.Marie-Aime Cadet, Myriam Levert.Mireille Naggar et Veronique Pinette.Au Theatre du Rideau Vert jusqu'au 2 avril.Les Entreprises Gesser présentent en 6 «5 § un o JERRY LEWIS .ILLIMITÉ Ce soir, 20 h BILLETS: 24 $, 29 $, 34 $, 39 $ Los taxes applicables sont en sus.Billots en vente h la PDA (514) 842-2112 et au Réseau Admission (514) 790-1245 2 Info-Arts Bell (614) 790-ARTS n Salle Wilfrid Pelletier CTO Place dès Arts R U)l
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