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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-03-16, Collections de BAnQ.

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[" Éditorial Opinions Têtes d'affiche Politique étrangère : mieux cibler les efforts MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA Les députés qui effectueront la révision de la politique étrangère canadienne devront tenir compte des difficultés financières d'Ottawa et chercher à mieux cibler les efforts du Canada sur la scène internationale, s'entendent pour dire tous les partis fédéraux.«Nos politiques doivent être réalistes.Nous ne pourrons pas, malheureusement, faire tout ce que nous voudrions.Ainsi, des choix difficiles devront être faits.Nos ressources étant limitées, nous devrons concentrer nos efforts là où notre contribution aura le plus d'impact.Nous ne déclarons aucun tabou dans cet exercice d'examen de la politique étrangère», a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères André Ouellet lors du débat sur la création d'un comité mixte spécial sur la revue de la politique étrangère.Le chef bloquiste, Lucien Bouchard, partageait les vues du ministre à ce chapitre.«Il faudra cibler», a-t-il déclaré à la Chambre des communes.« Le ministre a dit qu'il fallait faire des choix, mais il a dressé une fresque extrêmement large de ce que le Canada doit faire dans le monde, de la place qu'il doit occuper.Oui, je veux bien, mais il y a une question de moyens», a-t-il ajouté après avoir évoqué le poids de la dette fedérale.Même s'il a apprécié la vision offerte par M.Ouellet, M.Bouchard a rappelé au ministre qu'il devait être moins ambitieux dans ses projets.Le ministre avait énuméré un peu plus tôt une série de missions que le Canada ne pourrait abandonner.D'ailleurs, a-t-il répété, il ne s'agit pas de tout jeter par dessus bord.«Il existe beaucoup d'éléments solides de notre politique étrangère qui demeurent valables et nécessaires encore aujourd'hui», a-t-il déclaré, avant d'insister sur la promotion de la paix et la sécurité internationale, la participation aux organisations régionales et multilatérales et l'importance de défendre ses intérêts économiques et commerciaux.Il a aussi souligné l'aide internationale, l'appui aux droits de la personne et à la démocratisation.Il a évoqué la nécessité de revoir les priorités régionales du Canada afin d'accorder plus d'importance à l'Amérique latine.II a toutefois pris le soin de souligner que son gouvernement voulait afficher une politique étrangère indépendante tout en ayant des relations d'affaires cordiales avec les Américains.Évoquant le nationalisme québécois, M.Bouchard a pour sa part soutenu qu'une révision de la politique étrangère qui ne tiendrait pas compte des différents types de nationalisme et de leur impact sur les affaires internationales devrait être rapidement refaite.Le porte-parole du Reform Party, le député Bob Mills, a aussi soulevé la question québécoise mais d'une autre façon.Selon lui.le comité doit tenir compte de l'impact d'une séparation éventuelle du Québec sur les relations internationales du Canada et les nombreux traités qu'il a signés.Autres textes en pages D16 et E10 CAHIER Montréal, mercredi 16 mars 1994 ANDRÉ BEUEMARE de la Presse Canadienne QUÉBEC Le dossier du Collège militaire de Saint-lean devient de plus en plus compliqué alors que le gouvernement du Québec ne parait pas disposé à accepter la proposition d'Ottawa et de dépenser quelque six millions de dollars par an pour la location et l'entretien de l'établissement.De leur côté, les opposants à la cessation des activités actuelles du Collège ont dénoncé tant le gouvernement canadien que celui du Québec.Le député péquiste de Lac-Saint-Jean, lacques Brassard, parle d'«un marché de dupes» alors que le président des Anciens du Collège, M.Fernand Bérard, accuse le premier ministre Chrétien «d'être prêt a vendre l'unité canadienne pour une peau de chagrin ».Cette offre de location du Collège au prix de 1 $, incluant le paiement par Québec des taxes municipales (environ un million de dollars) et des coûts de fonctionnement ( 5 millions par an ), ne semble pas aussi «évidente» au ministre de l'Éducation, lacques Chagnon, responsable du dossier à Québec.«Ce n'est pas évident que c'est Québec qui va payer pour maintenir un établissement à Saint-lean.Il y a différentes hypothèses.Il se pourrait que nous occupions le collège et que nous chargions au fédéral le coût de notre enseignement, a-t-il dit hier.«Précisons en partant que c'est une offre que je n'ai pas reçue comme telle, a ajouté le ministre sur les ondes de Radio-Canada.Nous voulons déterminer d'abord ce que nous ferions dans ce bâtiment avant d'examiner quel sera notre statut de locataire, de propriétaire, etc.À la rigueur, moi, j'ai toujours préféré être propriétaire.«C'est peut-être une location d'un dollar par année, mais nous n'en sommes pas rendus là.|e suis en contact tous les jours avec le ministre fédéral, M.Marcel Massé, et le dossier chen.ine.Ce n'est pas facile mais ça avance», a dit encore le ministre de l'Éducation.L opposition Le recteur du Collège militaire de Saint-lean, M.Roch Carrier, a expliqué que ia proposition de louer l'établissement «est une ouverture faite au gouvernement du Québec suite sans doute à l'intervention très rigoureuse du premier ministre John-son, vendredi dernier».Dans l'esprit du porte-parole du Parti québécois, M.Brassard, «ce marché de dupes et cette véritable rebuffade ne sont pas étrangers à la titdeur et à la valse-hésitation du premier ministre (ohnson dans ce dossier».Le gouvernement canadien vient tout simplement de servir à M.Johnson une fin de non-recevoir à la requête du Québec de maintenir la vocation militaire du Collège de Saint-)ean.« Le message adressé par Ottawa au gouvernement du Québec est clair: si vous voulez faire quelque chose avec le Collège de Saint-Jean, on vous prête les locaux et débrouillez-vous avec le reste», dit encore le député de l'opposition.Le chef du parti Action démocratique du Québec, M.|ean Allaire, a abondé dans le même sens que le député Brassard en ce qui regarde « le fédéralisme à genou de Daniel lohnson ».M.Allaire affirme que la situation du Collège Saint-lean «donne une idée assez juste de ce qu'est le fédéralisme à tout prix».La Défense se retirerait de tous les cours de langues Québec Le Collège militaire de Saint-Jean peut enclin à accepter l'offre d'Ottawa Ottawa détourne l'attention du problème de fond, soutient le Bloc D'ailleurs, selon Huguette Gagné, chargée du programme d'enseignement du français à la base des Forces canadiennes de S»hearwater (Nouvelle-Ecosse), l'annonce du retrait du ministère aurait même été faite par téléphone, d'Ottawa, au quartier général de Winnipeg.« Moi je l'ai appris par téléphone du responsable de l'Alliance de la fonction publique a Winnipeg, a-t-elle confié.Des rencontres ont déjà eu lieu entre |ohn Carter, du Syndicat des professeurs, et le colonel Doug Taylor, responsable de la Direction de la formation professionnelle des langues à Ottawa.C'est plus qu'une étude, on en est rendu au stade des discussions de transfert.» Selon Mme Gagné, le colonel Taylor aurait déjà laissé entendre à certains militaires que le programme serait confié à la fonction publique.Un comité a été chargé de l'étude des modalités et du coût de transition du programme à la fonction publique, qui serait terminée en septembre 1995.Cette situation a évidemment semé l'inquiétude chez les professeurs au pays.« Les gens sont découragés c'est comme si on leur avait donné un coup de massue, a admis Mme Gagné.Ils ne s'y attendaient vrai- ment pas du tout.On les laisse dans l'expectative.» Officiellement, au ministère de la Défense nationale, on se borne à dire que rien n'a encore été décidé.« Nous étudions la possibilité seulement de transférer ces cours à la fonction publique, a précisé le capitaine lacques Poitras, officier de relations publiques du ministère.Ce projet s'inscrit dans l'ensemble de la réduction de 15 p.cent des opérations des forces canadiennes.Le but consiste à réduire le nombre de bases et le personnel administratif.Rien n'est encore fait, a-t-il insisté.Nous n'en sommes qu'au stade des études préliminaires.» Le capitaine Poitras a rappelé que la fonction publique fédérale dispensait déjà des cours de langues secondes à des officiers.On poursuivrait le même programme mais dirigé cette fois par la fonction publique fédérale.Actuellement, le ministère de la Défense nationale compte trois écoles de langues et six centres enseignant le français et l'anglais.Ces écoles sont situees à Borden, Saint-lean-sur-Richelieu et Ottawa ( fran- çais et langues étrangères ).Les centres, eux, se trouvent à Valcartier, Saint-Hu-bert, Winnipeg, Esquimalt ( Victoria ), Halifax et Sheawater (Nouvelle-Ecosse).La Défense nationale compte également de mini-centres offrant des cours de langues décentralisés pour une certaine clientèle militaire.Une étude a révélé qu'au sein des Forces canadiennes, il existe actuellement un manque de 14 258 anglophones bilingues et un surplus de 2861 francophones bilingues.Mme Gagné s'étonne d'ailleurs qu'on veuille transférer ce programme revu et corrigé et parfaitement adapté aux militaires à celui de la fonction publique, à tout le moins différent.Ce qui lui faisait dire que ce sera difficilement adaptablç aux militaires issus du rang ( sous-officiers et non-offiers ), représentant la moitié de la clientèle.D'ailleurs, elle rappelle qu'en janvier a Sheawater, le plus importa it centre pour le français de l'Atlantique, on avait même parlé d'augmenter de 69 à 80 la clientèle étudiante pour répondre au besoin.A son avis, avec, ce « projet sans plan précis, le bilinguisme dans les Forces canadienne va prendre un mauvais coup ».cru d'y maintenir des activités militaires», a déclaré M.Massé.L'offre d'Ottawa vise ainsi à limiter l'impact de la fermeture sur l'économie régionale de Saint-lean, non pas à maintenir de façon détournée un collège militaire francophone.Si Ottawa préfère louer plutôt que vendre les installations du collège, c'est qu'il tient à présenter la même offre au gouvernement de la Colombie-Britannique.Or, le terrain du Royal Roads College de cette province vaut très cher et Ottawa tient à en demeurer propriétaire, a expliqué M.Massé.Le ministre a précisé que Oué-bec devrait assumer les frais d'entretien et les taxes pour une somme annuelle totale d'environ 6 millions s'il acceptait l'offre de location.Les opposants à la fermeture du Collège militaire de Saint-Jean ont aussi qualifié de canular l'offre de location pour 1 $ de l'institution d'enseignement par Ottawa.«Cette suggestion peut parrai-tre à première vue une véritable aubaine.Ce n'est en réalité que de la poudre aux yeux qui cache une attitude méprisante à l'endroit d'une institution qui a été durant plus de 40 ans un symbole éloquent de l'unité canadienne», a déclaré le président du Club des anciens du collège, M.Fernand Bérard.Flanqué de l'état-major des Forces canadiennes, le ministre de la Défense, David Collenette, a par ailleurs soutenu devj M un comité parlementaire que le regroupement des collèges à Kingston aura pour effet de promouvoir la cause du bilinguisme au pays.«Je vous assure que ce regroupement aura pour effet de promouvoir, et non de faire reculer, le bilinguisme dans les Forces canadiennes.Le Royal Military Collège de Kingston va devenir complètement bilingue.(.) À compter de 1998, les élèves-officiers devront être fonctionnellement bilingues pour obtenir leur diplôme du collège militaire», a-t-il argué.Le ministre a aussi promis de «tout mettre en oeuvre» pour créer un milieu accueillant pour les elèves-officiers originaires du Québec en offrant non seulement des programmes de cours mais aussi des services essentiels dans les deux langues officielles.Sur la question des économies budgétaires, les officiers des Forces canadiennes ont indique qu'ils avaient tenu compte des frais de transferts des étudiants à Kingston dans leurs évaluations.Ottawa prévoit économiser 23 millions par années à la suite de la fermeture du Collège de Saint-lean.Cette économie provient essentielle de la réduction du personnel à la suite du regroupement des collèges.Pour le critique Michel Gauthier du Bloc québécois, il serait toutefois surprenant que le gouvernement fédéral puisse épargner plus de 6 ou 7 millions par année.Il a demandé en comité parlementaire ce qu'Ottawa pourrait épargner en maintenant deux collèges militaires en opération.mais avec des effectifs réduits, sans obtenir de réponses.GEORGES LA MO N \"*' iW-mm W.VA-A'.*.V.W.W».PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse on A WA Le ministère de la Défense nationale se retirerait du Programme d'enseignement des langues secondes (française et anglaise) de l'ensemble des bases militaires pour les confier à la Commission des services publics fédéraux (Formation linguistique canadienne).Même si une étude est actuellement en cours pour vérifier les coûts et les avantages des aspects pédagogiques de l'enseignement des langues secondes du programme militaire, la décision de transférer le programme du côté civil serait déjà prise.^ L'étude, confiée à un groupe de fonctionnaires travaillant au ministère, est dirigée par Charles Trottier, responsable de l'enseignement des langues à la Force Mobile.Ouelque 336 professeurs de langues permanents font partie de ce programme, sans compter ceux employés à contrat ou sur une base indéterminée ( temps partiel ).Quel sbrt leur réserve-t-on ?Nul ne le sai encore pour le moment.Ottawa détourne l'attention du problème de fond, à savoir la place des francophones dans les Forces canadiennes, en offrant de louer la bâtisse du Collège militaire royal de Saint-Jean pour I $ au gouvernement du Québec, a soutenu le Bloc québécois, hier.« La question n'est pas de savoir si le gouvernement du Québec doit mettre la main sur cette bâtisse, mais s'il y a de la place pour les francophones dans les Forces canadiennes», a déclaré le député Gilles Duceppe du Bloc québécois.Pour son collègue Jean-Marc Jacob, l'ouverture du Collège militaire de Saint-Jean a permis aux francophones de gravir lentement les échelons des Forces canadiennes.Ils représentent 30 p.cent des diplômés des collèges militaires au pays contre seulement 5,5 p.cent avant son existence.S\" IjF* r .rfiiï Le ministre de la Défense, David Collenette (debout), a comparu hier devant le comité parlementaire de la Défense, flanqué du chef d'état-major des Forces canadiennes, le général John de Chastelain\tPH0T0PC Le ministre des Affaires intergouvernementales, Marcel Massé, a expliqué hier que si le gouvernement du Québec accepte l'offre d'Ottawa de louer les installations du collège pour 1 $, il pourra en faire une institution d'enseignement de son choix.Mais il n'est pas question de lui donner une vocation militaire.«La défense nationale est une responsabilité fédérale et il est impossible que le gouvernement du Québec décide de son propre B 2 LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 16 MARS 1994 \t\t\t\t\t Éditorial\tPaul Desmarais président du conseil d administration\tRoger D.Landry président et editeur\tClaude Masson editeur adioint\tMarcel Desjardins directeur de I information\tAlain Oubuc éditorialiste en chef Peut-on marchander les droits de l'Homme?P arler de modernisation sans mentionner les droits de l'Homme est comme grimper a un arbre pour attraper un poisson.» C'est par ces paroles qu'un groupe d'intellectuels chinois a tenté de convaincre les autorites de leur pays de respecter les droits de l'Homme.Ce sujet est de nouveau d'actualité parce que le gouvernement chinois réprime plus durement la dissidence au fur et à mesure que se rapproche le moment du départ de Deng Xiaoping et que se précise un éventuel renou-veau du mouvement démocratique.Le Cana-L ^^P^ da ne peut rester ^sensible a ce débat, au 1k\tmoment ou il veut accroitre ses liens avec la Et W^fl^ Chine, d'autant plus que ses traditions le por-Bk\\\ttent a donner des objectifs moraux a sa politi- que etrangere.Beijing vient de montrer que ces émois ne l'ébranleront pas.En effet, le gouvernement chinois a rabroué les USA, qui exi-, geaient des garanties au sujet des droits de l'Homme avant de renouveler la clause de la nation la plus favorisée, dont profite la Chine.Celle-ci s'est dite prête à renoncer a cette clause, clé de voûte du GATT, et accepterait, du même coup, de ne pas traiter sur un pied d'égalité avec les autres grands pays commerçants.plutôt que de mettre en péril la dictature du Parti communiste.Cette idee de lier le commerce et les objectifs humanitaires est un concept américain d'une valeur très discutable.Ses promoteurs les plus enthousiastes sont souvent des industriels ou des syndicalistes qui en profitent pour éliminer des concurrents étrangers gênants.Et, ses principales victimes sont souvent ceux-là mêmes dont les droits sont bafoués.Ed Broadbent, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, pense que le Canada devrait exiger de ses partenaires commerciaux le respect des droits de l'Homme.Il accorde une grande importance a des droits qui sont plus sociaux que fondamentaux, comme les conditions de travail, par exemple.Or, il existe un cadre international, comme l'Organisation internationale du travail, pour améliorer la qualité de vie et faire respecter certains droits.II n'est pas dit que des pressions et des menaces en dehors de ce cadre soient la meilleure façon de faire respecter les droits de l'Homme.Repondant à M.Broadbent, lors d'un colloque au Temple Emanu-EI-Beth Sholom, Richard Le Hir, président de l'Association des manufacturiers du Québec, estime que les pays ont les droits qui correspondent à leur niveau de développement et qu'il ne faut pas leur imposer nos normes.Ce point de vue sera bien vu â Beijing, où l'on soutient que les standards occidentaux ne s'appliquent pas à la Chine.Or, que demandent les intellectuels chinois?Rien de plus complique que le respect de la vie, de la liberté et de la sécurité, ainsi que les libertés de conscience et d'expression.On ne voit pas quel stade de développement justifierait pour M.Le Hir de ne pas acceder à ces demandes.On ne voit pas davantage comment les pressions relativement molles préconisées par M.Broadbent pourraient faire fléchir un gouvernement qui s'obstine à ne pas les respecter.Il en ressort que le commerce et les droits de l'Homme forment un ensemble trop disparate pour être l'object d'une politique simple et cohérente.En fait, toute limitation au commerce et à la libre circulation des personnes est contraire à l'épanouissement des droits de l'Homme dans le monde.Elle encourage notamment la méfiance a l'égard de l'étranger, qui justifie les politiques aberrantes des gouvernements autoritaires.La transition du fascisme a la démocratie, en Espagne, a été facilitée par les millions d'Espagnols qui ont eu le droit de travailler a l'étranger et par les millions d'Européens qui y sont allés en vacances.Par contre, un embargo américain de plus de 30 ans contre Cuba n'y a pas ébranlé la dictature.M.Broadbent a raison d'encourager le Canada a se préoccuper du respect des droits de l'Homme dans le monde.La globalisation, dont on parle tellement, offre de nouvelles possibilités de faire avancer cette cause.Mais pour que ces idées se repan-dent à travers le monde, il faut maintenir toutes les voies de communication grandes ouvertes.Frédéric wagniere Le troc du sang Quelque 900 personnes, qui ont ete contaminees par le virus du sida lors d'une transfusion sanguine, avaient jus-qu a minuit, hier, pour faire un choix impossible: abandonner toute vélléité de recours aux tribunaux ou laisser tomber une offre d'indemnisation provinciale, modeste mais sûre.Un jugement, rendu lundi par une juge de l'Ontario, a aidé la majorité des victimes à trancher: la plupart ont accepté le dédommagement tout en s'engageant a se tenir tranquilles, a l'avenir.Compte tenu de la teneur du verdict, c'était la solution la plus sage.Mais cela ne change rien au caractere odieux du marchandage auquel elles ont été forcees de se livrer.Le tribunal offre un demi-million de compensation a la famille d un homme qui a contracte le sida sur une table d opération.L'homme, aujourd'hui décede, n'a jamais su qu'il avait ete contamine par le virus HIV: son medecin a préféré lui taire son état.Ken Pittman a vécu les derniers mois de sa vie sans savoir qu'a chaque contact sexuel, il risquait de tuer sa femme.Dans son verdict, la juge affirme que les autorites medicales, compte tenu de l'état des connaissances a l'époque ou l'intervention chirurgicale a eu lieu, ne peuvent etre tenues responsables de la contamination.Mais elle les blâme pour ne pas avoir informe le patient, l'empêchant de se soigner et de protéger sa femme - aujourd'hui séropositive - contre les risques d'infection.La ligne de responsabilité publique tracee par ce jugement est claire: les autorites medicales ont fait preuve de négligence après que M.Pittman eut ete contaminé.Mais elles n'étaient pas en mesure de prévenir l'infection.Cette décision réduit de beaucoup les chances de victoire legale pour les autres victimes, qui s'en tiennent pour la plupart a la these de la négligence dans la distribution du sang.Mais ce verdict a ete rendu, alors que les informations sur le - scandale canadien du sang \u2022 commencent a peine a apparaître.Une commission d'enquête nationale a actuellement cours sur cette affaire.Et elle est susceptible de jeter un nouvel éclairage la-dessus.Bref, le dossier n'est pas clos.Or, il y a trois mois, les provinces (exception faite de la Nouvelle-Ecosse qui a réglé ses affaires toute seule), alliees avec les compagnies pharmaceutiques, la Croix-Rouge et les assureurs, offraient aux victimes un règlement hors cour, a prendre ou a laisser.Les gens disposaient d'un délai ridicule pour se décider.Toutes les demandes de prolongation de l'echeancier se sont heurtees a un refus.Bref, un troc cynique, dont on a vu le résultat hier: des personnes deja privees du droit a l'espoir se sont vues, en plus, forcees d'abandonner leurs droits légaux.Agnès GRUDA La fraude La fraude intellectuelle et la faute d éthique de la recherche sur le cancer du sein commises par le Dr Roger Poisson.un oncologue réputé, sont graves.Elles ont seme l'inquiétude chez ses patientes, rejailli inévitablement sur ses con-freres et seme des doutes sur la recherche.Mais, dans cette histoire, il y a deux choses a considérer.La renommée et la compétence du Dr Poisson dans le traitement avant-gar-diste du cancer du sein.Et sa faute professionnelle.en tant que chercheur.Une faute qu'il paye très cher, depuis que la direction de l'hôpital Saint-Luc l'a appris, en 1991 : le médecin a alors été relevé de toutes ses fonctions, a l'exception de sa pratique auprès de sa clientèle privée.Simultanément, la Faculté de medecine de l'Université de Montréal lui retirait son poste de professeur de chirurgie.Une enquete interne a démontré que les irrégularités commises par le medecin n'ont eu aucune incidence sur les résultats de la recherche et n'ont aucunement mis en danger la vie et la santé de ses patientes.C'est pourquoi la direction de I hôpital a décidé de ne pas alarmer inutilement ces dernières, nombreuses a être suivies par le medecin.Reste LA question qui est sur toutes les levres.Cette faute professionnelle, cette entorse aux règlements coordonnant les protocoles de recherche, est-elle frequente ou rarissime?D'autres chercheurs sont-ils, eux aussi, tentés de tricher pour mieux performer dans la course aux subventions de recherche?L absence de contrôles sur la recherche ne fait qu'augmenter cette inquiétude.C'est pourquoi, il est impérieux de mettre au point des mécanismes pour mieux encadrer les chercheurs, meme si on affirme que la manière d'agir du Dr Poisson ne pourrait être ignorée, aujourd'hui.Mais, avant toute chose, ce à quoi la population est en droit de s attendre pour continuer a faire confiance et à respecter les medecins, c'est qu ils ne dérogent jamais à leur code d'éthi-Que professionnelle ClOUdtttt TOUGA5 y ç4y\t&>y M roerw Qui tfDUS f&r uve D&ctër&fn'otf os son Ufoië\t\u201e / - ,\u201e BisN d'iNWBTMT r t.y \u2022y XJf\" H * Mi iu .iiV ft i r ' ( y \\l « \\ DROITS RESERVES La boîte aux lettres Inefficacité de la Direction de l'état civil Me Guy La vigne.Directeur de l'état civil ¦ |e veux vous faire part de mon insatisfaction la plus profonde a l'égard du service que vous donnez pour les demandes d'extraits de naissance, de mariage et autres, depuis la mise en vigueur du nouveau Code civil du Québec.l'ai vu une émission de télévision au cours de laquelle vous vantiez les mérites de la reforme du Code civil et la vitesse avec laquelle les contribuables pourraient dorénavant recevoir les documents demandes.Vous avez notamment fait état de votre grande préparation pour répondre vite aux demandes.En voyant les résultats obtenus.c'est-à-dire des délais de 30, 40 et même 60 jours avant d'obtenir des extraits qui ne consistent, soit dit en passant, qu'à reproduire des documents, il y a tout lieu de s'interroger sur l'efficacité de votre système.)e m'interroge sérieusement sur la façon de fonctionner de ce fameux système et j'ose espérer qu'il ne s'agit pas là d'un cancer généralisé au gouvernement.Bien que j'en doute très fortement.De plus, je tiens à vous préciser que, «dans l'ancien système qui ne valait rien», un extrait (une photocopie) coûtait 10$.Ce qui était déjà exagéré et ce qui prenait tout de même quelques jours à obtenir.Aujourd'hui, avec le nouveau système a la fine pointe de la technologie et du raffinement, le minimum à payer est de 12 $ et cela coûte jusqu'à 35 $ pour obtenir un extrait dans les 24 heures.Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser.|e voulais vous faire part de ces considérations compte tenu de l'inefficacité totale de la Direction de l'état civil.Rene MARTINEAU avocat Conséquences de nos choix m A la suite de la lecture de l'article de Michèle Ouimet intitulé «L'école, c'est l'affaire des filles», publié le 8 mars dernier, j'aimerais rappeler que si la gente féminine domine le milieu scolaire, tant par le nombre de ses étudiantes que par celui des enseignantes, c'est grâce à vous messieurs.Dans la société patriarcale d'antan, les femmes étaient écartées des milieux de pouvoir.On les dirigeait plutôt vers les domaines dits féminins comme l'éducation et le secrétariat.Maintenant, la plupart des domaines sont devenus majori-tairement féminins et c'est votre relève qui en souffre, messieurs.Les garçons ne se reconnaissent plus à l'école, parce que les hommes ont choisi d'y être absents comme modèles.Vous subissez les conséquences de vos choix.E.BIAIS B rossa rd Ski et température ¦ Dernièrement, nous avons pris connaissance, dans votre journal, d'une polémique sur les pronostics de la température influencés par le dieu Éole.M.Magnan, du Mont-Orford, se plaignait que les météorologues effrayaient les skieurs quand ils annonçaient des froids intenses en ajoutant le facteur éolien.Les météorologues ont répliqué que, pour donner un pronostic juste, ils doivent nous avertir du facteur vent afin d'éviter des blessures graves, comme des engelures au visage, lors de froids sous les -20C.Pour ma part, j'espère que, l'hiver prochain, votre journal continuera à nous donner les pronostics en mentionnant le facteur éolien.D'ailleurs, au Mont-Tremblant, on nous avise toujours de la température au bas et au haut des côtes et de l'équivalence éolienne, afin de prévenir les skieurs pour qu'ils soient bien préparés à affronter ces rigueurs saisonnières.Un skieur habillé chaudement avec une cagoule efficace et de bonnes lunettes de ski peut faire du bon ski à -30 ou -40 degrés Celcius.Enseignons lui à bien se préparer car.en montagne, il doit enlever 5 à 10 degrés aux pronostics, sans compter le facteur vent.Jean-Louis COUIN Montréal La carte Extra, pas si «extra».¦ A tous les amateurs de sorties culturelles, soyez sur vos gardes, lorsque viendra le temps de chercher quelques rabais ou forfaits sur différents événements ou activités.Ma mésaventure s'est produite au mois de juin 1993.lorsqu'un vendeur « Extra » s'est arrêté chez moi pour rn'offrir un livret de coupons-rabais de cette compagnie spécialisée.Comme j'avais déjà acheté ce type de produit avec d'autres entreprises (avec satisfaction), je jetai donc un coup d'oeil sur la qualité et l'intérêt des différents rabais offerts (restaurants.cinémas, théâtres, expositions, événements sportifs, etc.).Sur chacun des rabais était spécifiée la date de validité de celui-ci (par exemple: janvier à mai 1993).Comme il y avait plusieurs rabais dont la validité était échue (nous sommes en juin 1993!), le vendeur me rassura (et m'assura) que l'ensemble des rabais continueraient de s'appliquer pour l'année 1994 et que les ententes avec les participants avaient été reconduites.Quelle ne fut pas ma surprise lorsque vint le temps d'utiliser mes coupons-rabais au Théâtre du Nouveau Monde! En effet, le TNM ne faisait plus affaire avec la compagnie Extra, depuis plusieurs mois.Mes coupons n'avaient donc plus aucune validité.En contactant un certain Monsieur La ramée (Directeur pour la région de Montréal), celui-ci me répondit ne pouvoir rien faire et que, de toutes façons, il y avait d'autres coupons encore valides dans mon livret etqui pouvaient être utilisés.|e lui mentionnai alors qu'il y avait incohérence entre le message véhiculé, lors de la vente, et le produit final (service offert).Rien à faire, il refusait de me rembourser mon 69.95 $.Cher Monsieur Laramée, quand vous achetez un service ou un produit, vous devez rechercher qualité, honnêteté, fiabilité!! Eh bien!, cela n'est pas mis en pratique, chez vous.Benoit GOULET Notre-Dame-de-Lourdes N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite a des articles publies dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphoné.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7.rue Saint-lac-ques.Montréal.H2Y IK9 m» LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED116 MARS 1994 Opinions iriïÉift^it.jijÉ^jWflpf ÉS VilHiWWv»» VV0 - ; Tin 7/.Ti ' 'f 14 .Vue du College militaire de Kingston.Kingston : on noircit la réalité GINETTE LEBLANC L'auteure est citoyenne de Kingston.itoyenne récente de Kingston, je suis outrée de lire de fausses informations au sujet de notre ville.Ce fut le cas avec la manchette du journal La Presse du 6 mars dernier, où on titrait «Pas de services en français à Kingston ».le lis regulierement La Presse (oui, je peux l'obtenir dans différents dépanneurs de la ville) et je trouve que les articles récents ne reflètent pas la réalité et ne servent qu'à envenimer le débat sur la fermeture du College militaire de Saint-lean.Je me sens une obligation morale de clarifier certains faits.Aucun article n'a fait mention de l'existence de l'école Monseigneur Rémi-Gaulin, de Kingston.C'est une école primaire (de la pré-maternelle à la 8ième année) qui existe, ici, depuis plusieurs années.Le personnel complet de l'école parle français et l'école est fréquentée par plus de 300 élèves.N'importe quelle famille habitant dans la région de Kingston (de Brock-ville à Belleville) a le droit d'envoyer ses enfants, sans frais, à l'école Rémi-Gaulin.Les enfants sont transportés par autobus scolaire gratuitement et un service de garderie est offert à l'école.De plus, la qualité de l'enseignement est égale à ce qui se donne ailleurs en Ontario (la qualité de l'enseignement en Ontario est, en général, discutable mais cela ne fait pas partie de ce débat).De plus, personne ne mentionne le Centre Frontenac, dont la construction évaluée à plusieurs millions devrait commencer en 1994.Ce centre pour les francophones de Kingston doit comprendre, entre autres, une ecole secondaire de langue française (pour les élèves de Marie Rivier) et un centre de loisir.Les fonds pour la construction de ce centre proviennent des hommes d'affaires de la région et, également, de subventions gouvernementales.Le fait que la population francophone de Kingston pourrait augmenter ne servira qu'à justifier davantage les services en français.Vous mentionnez aussi, dans votre article, que l'école Marie Rivier est «reléguée dans une grappe de roulottes pré-usinées sans toilettes».Vous oubliez de dire que pratiquement toutes les écoles de la région ont des classes «portatives» (c'est le nom qu'on leur donne) dans leur cour d'école.Depuis plusieurs années, quand le nombre d'élèves augmente dans une école, on ajoute des «portatives», plutôt que d'agrandir l'école ou d'en construire une autre.Cette politique, qui relève des différents paliers de gouvernement, est peut-être discutable, mais il serait faux de prétendre qu'elle ne s'applique qu'aux écoles francophones.Il est vrai que toutes les écoles de la région relèvent de deux Commissions scolaires, l'une publique et l'autre catholique et qu'il n'y a pas d'entité qui est responsable des écoles françaises seulement.Il est également vrai que seulement deux des 18 membres de la section française de la Commission scolaire catholique sont francophones.Somme toute, la situation n'est peut-être pas idéale, mais elle est loin d'être aussi pénible qu'on le dit.Les francophones de Kingston se débattent pour obtenir plus de droits et il est certain qu'une augmentation du nombre de francophones dans la région servirait notre cause.Le nombre justifie la demande.Plusieurs activités sociales ont été entreprises dans le passé et ont du être annulées à cause du manque de participation.Elles pourraient renaître.Une police sans armes au Québec s'agit-il d'une idée illusoire?YVES DUBÉ Ex-policier de la Sûrete municipale de La Pocatière, l'auteur est détenteur d'une maitrisc en criminologie de l'Université d'Ottawa.st-ce une idée illusoire de songer à une police sans armes au Québec?Sûrement, dans la mesure où les policiers sont confrontés parfois à des situations particulièrement dangereuses.|e ne doute pas que le port de l'arme chez les policiers soit nécessaire, lors de certaines interventions qui les confrontent à des individus dangereux.Par contre, laissez-moi apporter quelques nuances à cette affirmation.11 semble peut être aberrant de se questionner sur ce qui apparaît comme une évidence, mais posons-nous la question suivante: en quoi l'arme de service d'un policier peut être utile si celui-ci n'est pas en mesure d'anticiper l'intention malsaine d'un individu prêt à l'abattre?La prétention veut que le policier soit à l'affût de tous les dangers possibles et que l'arme de service lui permet de préserver sa vie et celle d'autrui.Pourtant, il ne devient pas un devin au moment où il endosse son uniforme.Pour qu'une arme à feu soit utile au policier, il faut, au minimum, que celui-ci puisse anticiper les dangers su-ceptibies de survenir.Le cas échéant, nous comprendrons tous que si l'intervention armée est inévitable pour préserver des vies humaines, que le policier se présenté sur les lieux avec une arme à feu pour contrer les risques imminents.Par contre, dans la situation inverse, plusieurs études montrent que le port de larme, non seulement ne prémunit pas les policiers contre les dangers, mais incite les individus prêts à tout pour éviter leur arrestatation à tirer sur celui qui menace de les arrêter et même de les abattre, s'il le juge nécessaire.le désire immédiatement m'éloigner du concept d'une police «bonbon » qui nierait, à tous les égards, la nécessité de la répression de la criminalité et du port de l'arme pour les policiers dans certaines circonstances.Je souscris, néanmoins, à la thèse des études qui attribuent une large part des dangers auquels sont confrontés les policiers à la perception qu'ils se font, eux-mè-mes, de leur travail, idée qui est aussi véhiculee dans les médias d'information.le suis le co-auteur du livre Désarmer la police ?Un débat qui n 'a pas eu lieu, écrit en collaboration avec Line Beauchesne (Ph.D.), professeure au département de criminologie de l'Université d'Ottawa, l'aimerais ici raconter quelques observations issues d'un examen de la littérature scientifique sur cette question et d'entretiens avec des dirigeants policiers municipaux du Québec (patronaux et syndicaux).À l'origine, le rôle de la police, au Québec, visait essentiellement à faire la répression des comportements considérés opposés aux bonnes moeurs de l'époque.Le rôle de la police actuelle s'avère de plus en plus large et de plus en plus complexe.Si bien que plusieurs ignorent que la majeure partie du travail d'un policier, aujourd'hui, n'a rien à voir avec le contrôle de la criminalité (70 à 80% de son travail ne concerne pas le contrôle du crime).Des policiers avoueront que la majeure partie de leur temps consiste, entre autres, à remplir de la paperasse.Une étude publiée par le Solliciteur général du Canada, en 1990, indique que moins de 4% des appels reçus par la Les quelques policiers communautaires servent surtout à redorer l ima* ge de la police.police sont liés à des risques mettant en péril la vie des gens.Nous pouvons présumer que les policiers ne sont pas soumis à autant de dangers qu'ils le prétendent.D'autant plus que la même étude souligne que la police est généralement appelée à se rendre sur les lieux de l'événement plusieurs minutes après que l'agression ou tout autre crime violent a eu lieu.Certes, les policiers interviennent dans les cas de meurtre, mais combien de ceux-ci sont sur !es lieux, lors de la commission de ce crime violent?À ce propos, laissez-moi vous racontez l'anecdote de ce chercheur américain de grande renommée (David H.Bayley), qui voulait réunir des policiers newyorkais qui avaient souvent été confrontés à des situations présentant des risques pour leur vie.L'étude visait à construire, à partir de l'expérience de ces policiers, un profil sur la meilleure façon d'intervenir dans ce genre de situation.Le chercheur a du mettre un terme à son projet, lorsqu'il a réalisé que les policiers pressentis n'avaient pas été, en fait, suffisamment confrontés à des situations risquées pour produire un profil sur la façon d'intervenir.Cela ne ressemble pas à l'image médiatique de la réalité du travail de la police américaine.D'autres études sur le sujet soutiennent que les policiers abattus n'ont généralement pas anticipé le danger et/ou, ont fait preuve d'une trop grande témérité lors de l'intervention.Certains commentaires des policiers interrogés au cours de notre étude confirmentcette affirmation.|e songe à ces policiers oui soutiennent que les vrais policiers portent une arme parce qu'ils se doivent d'intervenir sur le champ afin de neutraliser un malfaiteur.Évidemment, dans cette perspective, le souci de minimiser les risques rn'apparaît douteux.Que dire, également, de ce policier qui m'informe avoir pointé une arme à feu sur un individu déjà neutralisé par d'autres policiers.Il prétend avoir fait cela pour montrer à l'individu qu'il devait le respect à la loi et à la police.Et que dire de cet autre dirigeant policier qui explique ainsi le rôle de la police au cours d'un vol à main armée afin de minimiser les risques que quelqu'un soit tué: «S'il vous plait, descendez-moi ce gars là, le plus vite qu'il se cou- che droit-la.Il n'y a pas d'autres alternatives; lui a choisi sa job, nous autres notre job.» Il devrait pourtant être conscient que c'est précisément avec une telle logique que se font les prises d'otages et les échanges de coups de feu fatals pour des personnes innocentes.En dépit de la nouvelle réalité de leur travail qui concerne, de plus en plus, d'autres préoccupations que celles du contrôle de la criminalité, les policiers refusent l'idée de limiter le port de l'arme a des policiers susceptibles d'intervenir dans des situations dangereuses.|e ne dis pas que la solution réside là, mais pourquoi ne pas imiter, par exemple, le lapon qui fait cette différenciation entre des poli-* ciers comme nous les connaissons et d'autres qui sont orientés davantage vers le travail communautaire.Pourquoi ne pas songer à des policiers identifiés comme des intervenants de première ligne, préoccupés par la majeure partie du travail actuel de la police?Pourquoi ne pas limiter le port de l'arme à des escouades spéciales chargées d'intervenir dans les situations dangereuses mettant en péril des vies humaines?Le problème réside dans la façon dont nous concevons le rôle de la police.Tant que nous nous obstinerons a attribuer à la répression de la criminalité des vertus qui ne lui appartiennent pas et que nous croirons que l'efficacité de la police doit passer par son pouvoir de répression et son aspect militaire intimidant, il est à parier que nous ne réussirons jamais a nous attaquer aux sources des problèmes.l'ai la conviction que nous avons besoin davantage de gens préoccupés par une volonté de résoudre des conflits avec la communauté que de redresseurs de torts caractérisés par leur pouvoir de répression.Le grand malheur des services de police municipaux au Canada se situe précisément dans cet espoir d'instaurer une intervention communautaire sans trop modifier le caractère militaire de la police parce que, dit-on, cela risquerait de détruire le prestige des policiers.Demandez à un policier de vous nommer les critères qui servent à évaluer son travail ; il est peu probable qu'il vous fasse mention de ses interventions proactives afin d'intervenir avec la communauté pour proscrire des conflits et la violence.Le bon policier demeure encore aujourd'hui celui qui fait plusieurs arrestations, émet plusieurs billets de contravention, etc.Quand les policiers décident de se comporter en «mauvais» policier, ils menacent tout simplement de cesser leurs activités lucratives et répressives.L'illusion est de croire qu'une police militarisée et répressive est la solution aux problèmes de la criminalité.La répression sert dans la mesure où elle permet de mettre un terme à une situation problème; mais, demandez à une femme violentée si elle a l'impression que son problème est résolu à la suite de l'arrestation du mari violent.Pourquoi songer à un certain désarmement de la police?Parce que je sais qu'il ne pourra pas se faire sans modifier les critères de recrutement des candidats et de promotion du travail policier.Il faudra croire réellement aux avantages de l'intervention proactive de la police avec la collaboration de la communauté.Aujourd'hui, la définition du «vrai» policier n'inclut pas encore ceux et celles qui préconisent ce travail proactif de la police.D'ici a leur reconnaissance, les quelques policiers communautaires servent surtout à redorer l'image de la police, sans plus.Comment en est-on arrivé à perdre même le Bye Bye à Radio-Canada?FRANCE DAUPHIN L 'auteur écrit au nom de ia Coalition pour la défense des services français de Radio-Canada.me Louise Cousineau, Depuis plus de cinq ans, la Coalition pour la défense des services français de Radio-Canada dénonce publiquement le sous-financement du réseau français de Radio-Canada.La Coalition n'est pas un mouvement subversif ou une association de visionnaires, pas plus qu'un regroupement d'employés de Radio-Canada désireux de sauver des emplois.Nous sommes des artisans qui relèvent quotidiennement le défi de faire des programmes de télévision que les gens aiment.Nous avons fait les Bye Bye, les bons et les mauvais.Nous avons travaillé à Cormoran, Au temps d'une paix, à la série Des dames de coeur et à bien d'autres émissions.Nous avons une lecture de l'intérieur des problèmes de la SRC.C'est un point de vue qui n'est pas souvent publicisé.Nous considérons que Radio-Canada n'est pas une institution comme les autres et le public a le droit de savoir.Dans votre article intitulé «Pauvre Radio-Canada\u2014Bye, Bye, adieu!», vous considérez que c'est une question de choix de gestionnaires de ne plus présenter le Bye Bye.Nous sommes d'accord avec vous, mais les véritables choix ne sont peut être pas ceux que vous dénoncez.Quand vous mettez en balance le Bye Bye, une émission annuelle d'une durée de quatre-vingt-dix (90) minutes qui coûterait réellement, selon vous, un million de dollars à la Société et la série Mon amour, mon amour, une émission quotidienne qui doit remplir 185 heures de temps d'antenne avec des budgets de moins de 12 000$ par heure d'émission, on est bien loin des trois millions dont vous parlez.Vous comparez des pommes et des oranges.Depuis plus de 10 ans, c'est la programmation du réseau français qui fait les frais des restrictions budgétaires de la Société Radio-Canada.Depuis des années, on affame littéralement la programmation du réseau français et on investit continuellement et de plus en plus dans la programmation du réseau anglais.En 1976, les budgets par heure d'émission étaient pratiquement égaux aux deux réseaux.Comment se fait-il que le réseau anglais de Radio-Canada dispose, en 1994, de 37 500 $ de budget par heure d'émission, alors que le réseau français ne dispose que de 18 000 $?Comment se fait-il que l'écart entre les budgets directs d'émissions soit passé, de 1987 à 1994, de 42 millions à 76 millions de dollars entre les deux réseaux?Les deux télévisions ont pourtant le même mandat et produisent le même nombre d'heures d'émissions.La Société a pourtant l'obligation de chercher à produire des émissions de même qualité.Voilà ce qu'il faut mettre en balance; les choix qu'il faut questionner.Retirer de la grille le Bye Bye est un geste d'éclat.En agissant de la sorte, la direction du réseau français de Radio-Canada reconnaît publiquement qu'elle n'a pas assez d'argent pour continuer de produire comme dans le passé.Plus question maintenant d'enlever des heures de répétition, de diminuer le nombre d'acteurs, de faire des doubles sources plutôt que des reportages, en souhaitant naïvement que le spectateur ne se rende compte de rien.Bien sûr qu'il ne se rend compte de rien, il trouve ça plate.Désormais, ça va paraître au petit écran; ou plutôt non, les émissions vont disparaître du petit écran ! On a trop souvent tendance à l'oublier, le réseau français de Radio-Canada a été au coeur du développement culturel de la société francophone et il en est encore le principal outil de promotion.Depuis 15 ans, la Société Ra-dio-Canada a favorisé le réseau anglais sous prétexte de contrebalancer l'influence américaine.Les cotes d'écoute du réseau anglais en disent long sur leur échec.Cela s'est fait au détriment du réseau français.Et même si de le dire n'est pas «politically correct», il est temps que ça se sache.Riche de ces données, le public aura toujours le privilège de demander des comptes à qui il souhaite.L'information n'est-elle pas la clé-de-voûte d'une société responsable.Retirer de la grille le Bye Bye est un geste d'éclat. la Grossi1 Montréal, mercredi 16 mars 1994 B a 2MB\tWs(' m lit m *m êm.m > iBSittiMi Le rapport Canada-21 privilégie l'aspect militaire de la sécurité JOONEED KHAN res de la moitié des 37 recommandations du Conseil Canada-21 ont trait aux choix militaires qui s'imposent au pays avec la fin de la Guerre froide, la plus importante étant sans doute celle qui veut «modifier radicalement la politique actuelle consistant à offrir une carrière permanente a de nombreux militaires».«Il faudrait accorder un contrat de deux ou trois ans aux nouvelles recrues de l'armée de terre et exiger d'elles qu'elles servent ensuite pendant un ou deux ans dans une Réserve revitalisée», dit le rapport de 85 pages intitulé «Le Canada et la Sécurité commune au XXIe siècle».«Très peu de ces personnes se verraient offrir un contrat prolongé ou un contrat permanent», ajoute-t-il.Il propose par ailleurs que le Canada renégocie ses engagements envers l'OTAN, n'en conservant qu'une contribution réduite au programme des infrastructures d'une Alliance transformée en organisme de sécurité collective de la nouvelle Europe.Mais le Canada doit rester membre du Conseil de l'Atlanti-que-Nord ainsi que de la Conférence sur la sécurité et la coopération (CSCE).Ces recommandations sont adressées au gouvernement par un groupe constitué privément dès janvier 1993, financé par des fondations diverses au rythme de 500000$, et ne constituent nullement des énoncés officiels, a affirmé hier à La Presse un porte-parole du conseil.Peter Roberts, ancien ambassadeur en URSS.Il a admis que le rapport laissait l'impression que la sécurité du Canada dans le monde post-Guerre froide continuait de dépendre démesurément du facteur militaire et pas assez de composantes non militaires comme l'économie, la démocratie, la culture, ou encore la diplomatie régionale, la coopération Nord-Sud et l'écologie.«C'est que l'exercice commença l'an dernier comme une analyse de la politique de défense, bien qu'il s'agit pour nous de défendre un mode de vie et pas strictement un territoire», a-t-il dit.Quant au fait que le rapport ne plaide ni pour la réduction des dépenses militaires ni pour la hausse de l'aide au développement, mais base ses propositions sur le maintien des budgets actuels, le Dr Douglas Bland, vétéran des Forces canadiennes recyclé dans la vie civile consultant en matière de défense et de sécurité, a souligné à La Presse que «nous avons innové en ce sens que nous suggérons de restructurer les arrières, c'est-à-dire le personnel et l'administration, pas seulement la fine pointe des armements».Au niveau de la «fine pointe», Canada-21 recommande la fin des achats d'armes et équipements «conçus pourla défense contre des menaces pontentiel-les» et l'abandon du recours aux blindés et à l'artillerie lourds, à l'appui air-sol d'avions de chasse et à la guerre antisous-marine.Il propose plutôt le pa-trouillage des côtes par de petits navires, et surtout le remplacement des trois sous-marins commandés à l'étranger par trois navires de ravitaillement polyvalents construits au Canada.À propos du maintien de !a paix, le conseil recommande que le Canada «joue un rôle de premier plan dans la création, à l'ONU, d'un système de commandement et de contrôle efficace pour les opérations» de ce genre.Il veut que le Canada y affecte une «force permanen- te» de deux bataillonms d'infanterie mécanisée (2500 hommes).Il propose la création d'une unité spéciale au ministère de la Défense pour analyser l'expérience du Canada dans ce domaine.S'agissant des domaines non militaires de la sécurité nationale, le conseil propose que les coûts environnementaux soient intégrés aux prix des biens et services, que les subventions soient liés au développement durable, que soient supprimés les obstacles tarifaires et non tarifaires contre les pays du Sud, que l'aide au développement privilégie le développement communautaire et pénalise les achats d'armes au Sud, et se distingue ici des fonds consacrés à l'expansion des exportations et aux subventions internes.À ce sujet, l'ACDI est appelée à « réduire sensiblement son personnel de gestion » et à «se concentrer sur ses responsabilités fonctionnelles».Maglaj: 100 000 musulmans assiégés Les Serbes de Bosnie lâchent du lest d'après AFP ci Reutvr Les Clinton perdent le réseau de l'Arkansas d'upres AlV WASHINGTON ilV Clinton et limmy Carter: à 16 ans d'intervalle, deux présidents démocrates issus de petits états du Sud des États-Unis doivent se séparer de leur réseau d'amis face à la pression du système et des moeurs politiques en vigueur dans la capitale fédérale.La démission lundi de Webster Hubbell, numéro trois du ministère de la lustice, prive M.Clinton et sa femme Hillary d'un de leurs amis les plus proches venus a Washington dans leur sillage.Le réseau de l'Arkansas \u2014des collaborateurs de longue date des époux Clinton à Little Rock \u2014 s'étiole peu à peu sous les coups de boutoir des enquêtes des médias et des intérêts de l'establishment washingtonien.Vince Foster, un autre membre de la «famille» Clinton, originaire de Hope, le hameau où est né Bill Clinton, avait craqué en juillet 93.Sur une note retrouvée après son suicide sur les bords du Potomac, il dénonçait les moeurs politiques et médiatiques de la capitale.Plusieurs autres proches du couple Clinton, peu préparés à l'univers fédéral de Washington, ont ainsi dù retourner dans l'Arkansas.Un parallèle saisissant peut être tracé avec la présidence Carter et les démêlés à l'époque de la «mafia» géorgienne.MM.Clinton et Carter ont dans un premier temps, surtout pendant leur campagne électorale présidentielle, bénéficié du fait qu'ils étaient étrangers aux cercles washingtoniens et à leur influence.Tous deux n'avaient occupé avant d'accéder à la Maison-Blanche qu'un poste de gouverneur dans de modestes états du sud des Etats-Unis.Une fois installés à Washington avec leur entourage provincial, cet avantage est devenu handicap face à l'administration, au C ongrès et aux groupes de pression de toute nature.En 1977, les accusations de naïveté et d'incompétence s'étaient abattues sur la présidence Carter, des les premiers mois.Les affaires.grandes et petites (d'Hamil-ton lordan à Bert Lance), se sont succédées avec pour résultat le départ peu glorieux des Géorgiens de la Maison-Blanche.En 1993, après un intermède de 12 ans de présidence républicaine, les mêmes reproches d'amateurisme fleurissent au sein de l'élite de la capitale.Et le réseau de l'Arkansas se défait.Il ne reste plus a une haute fonction à I» Maison-Blanche que le secrétaire général de la présidence, Thomas ( Mack ) McLarty, qui ait fréquente les mêmes bacs à sable que Bill Clinton à l'ecole maternelle de Hope.Autre avatar de l'Histoire : Bill Clinton fait appel aux mêmes hommes \u2014vieillis de 16 ans \u2014 que limmy Carter pour colmater les brèches.C'est le cas de Llyod Cutler, prié il y a moins d'une semaine de remplacer Bernard Nussbaum.autre ami proche des Clinton et conseiller juridique pris dans les remous de l'affaire Whitewater.La liste des anciens de l'administration Carter désormais aux commandes dans l'administration Clinton s'allonge ainsi de jour en jour.Quant à la démission lundi soir de Webster Hubbell, c'est évidemment un nouveau coup dur pour les Clinton, même si M.Hubbell affirme que sa démission n'a rien a voir avec l'affaire Whitewater.Il s'agit de «questions privées» qui concernent son ancienne activité dans le cabinet d'avocats Rose à Little Rock, dans l'Arkansas, ville des Clinton.Cependant cette affaire Whitewater s'est encore compliquée hier avec les révélations du New York Post selon lesquelles M,nc Clinton aurait travaillé avec M.Hubbell dans une affaire qui fait l'objet d'une enquête.Le cabinet Rose, dont M.Hubbell et Mmc Clinton étaient partenaires, enquête sur les affirmations selon lesquelles M.Hubbell aurait facturé deux fois certains clients et gonflé des notes de frais.Selon des documents judiciaires rendus publics par le New York Post, Mmc Clinton, M.Hubbell et Amy Lee Stewart, une autre avocate du cabinet Rose, ont représenté une société de parco-mètres appartenant aux beaux-parents de M.Hubbell.lltLGRADE e chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a annonce hier que ses forces étaient prêtes à faire de nouvelles concessions territoriales et à céder 16 p.cent du territoire de la Bosnie.À Sarajevo, où le cessez-le-feu tient depuis près d'un mois, le service des tramways a été officiellement rétabli tandis que les Serbes, qui ont retiré leurs armes lourdes autour de la capitale bosniaque, maintiennent leur pression sur l'enclave musulmane de Maglaj, au nord.Les forces serbes n'avaient en effet toujours pas permis hier à un convoi d'aide humanitaire d'atteindre Maglaj, où 100000 personnes sont assiégées depuis neuf mois, en dépit de l'injonction lundi soir du Conseil de sécurité, exigeant une levée du siège «sur le champ».Seize mille civils sont au bord de la famine à Maglaj et le porte-parole du HCR, M.Peter Kessler, a accusé les Serbes de faire «du nettoyage ethnique par la faim».Mmc Sadako Ogata, Haut commissaire pour les réfugiés aux Nations unies, s'est déclarée «vivement préoccupée» par le sort de l'enclave musulmane de Maglaj (nord de la Bosnie), hier soir à Zagreb, à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie croate, M.Mate Granic.Le président serbe Slobodan Milosevic, à qui Mmc Ogata a demandé hier à Belgrade «d'user de son influence» pour obtenir le libre passage du convoi, a «promis de s'en occuper», a-t-elle dit.D'autre part, le chef des Casques bleus en ex-Yougoslavie, le général |ean Cot, relayant les critiques françaises et américaines, a revendiqué le droit pour les militaires de décider d'une riposte aérienne, sans avoir à en référer préalablement aux autorités politiques de l'ONU.Quant aux propositions territoriales des Serbes de Bosnie, M.Karadzic a déclaré que ses forces contrôlaient «72 p.cent du territoire (de la Bosnie).Nous sommes prêts à céder (.) une partie du territoire serbe pour la paix mais sûrement pas une grande partie, le pense que nous conserverons 56 à 57 p.cent du territoire».Cette concession territoriale, plus importante que les chiffres récemment avancés par les dirigeants serbo-bosniaques, représenterait un peu plus du cinquième \u2014 22 p.cent\u2014 des 72 p.cent de territoire contrôles par les Serbes.La déclaration de Radovan Karadzic intervient alors que Russes et Américains multiplient leurs efforts pour parvenir à un règlement global du conflit en Bosnie.Selon des diplomates occidentaux, Moscou et Washington jouent de la diplomatie de la carotte et du bâton pour convaincre les Serbes de céder une partie du terrain conquis par la force à la fédération croato-musulmane en gestation.Un accord entre Croates et Musulmans, parrainé par les États-Unis, prévoit la formation d'une fédération des deux communau- tés et, selon le président Alija Izetbegovic, cet Etat fédéral en gestation devrait couvrir 60 p.cent du territoire de la Bosnie ce qui suppose des concessions serbes plus importantes que les 16 p.cent mentionnés par Karadzic.Radovan Karadzic a réaffirmé qu'il n'avait nullement l'intention de boycotter les négociations.Par ailleurs, l'ONU a fait égale- ment état de bombardements survenus lundi autour des villes de Doboj et de Gradacac, sur les lignes de front entre Musulmans et Serbes dans le nord.Enfin, les États-Unis vont envoyer cinq radars anti-artillerie et anti-mortiers qui seront servis par une soixantaine de soldats jordaniens placés sous l'autorité de l'ONU, a annoncé hier le Pentagone.Obtenez pour 227,40 $ d'options GRATUITES à l'achat de ce NOKIA 100 SEULEMENT Autres modèles également disponibles en promotion.i T\\|.moi.j'} ïrmiu4 toul-nrnrçr iront mon wniie cvllulairc GRATUIT pour l'accès au Centre de messages pendant 6 mois.GRATUIT pendant 6 mois sur tous les appels du week-end.GRATUIT sur l'option Chez-soi pendant 6 mois.30 appels de durée illimitée par mois.GRATUIT sur l'option Facturation détaillée pendant 6 mois.Ottre »uûf pois tout nouvel abonne tous contrat de 36 nv*v crchiam les forfaits Contact twirad a Btoaze.Frais d actnition frais annuel* d accès au rtaeau trau d interurbain et d abonné* 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