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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-04-10, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 10 AVRIL 1994 Opinions Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins\tAlain Dubuc éditeur adjoint directeur de l'information éditorialiste en chef ».\u2022 , A voire tour r La boîte aux lettres L 'abandon de James, pauvre et malade de l'Alzheimer i I n'y a pas d'âge pour l'abandon.On peut être abandonné à la naissance comme à la fleur de l'âge.On peut être abandon- _ né parce qu'on n'est plus la personne qu'on a été.Mais la façon la plus sûre d'être abandonné pour de bon, c'est Ai aussi un beau grand monsieur bien mis, la tête toute blanche, l'oeil encore vif et la mémoire trouée mais remplie de mots qu'il épelle avec application et d'airs de pianos qu'il joue d'oreille.Avec la petite fortune qu'il a amassée dans le monde de l'aviation, lames, septuagénaire, pourrait se payer le luxe d'avo»»-ou plusieurs infirmé-\" \u2022 le.Il pourrait air de temps qu'i1 dans uneir r ce hupr^ fp»» un parking au 12ème étage d'un hôpital de l'ouest de Montréal.Sa chambre est un dortoir qu'il partage avec une vingtaine de vieux dont la moitié sont atteints de démence.Ses jambes sont rai des et ankylosées.Son corps condamné au lit et à la chaise roulante, est cloué par des contentions qui briment les miettes de sa liberté.Le du dortoir que madame vient visiter monsieur tous les jours.Malheureusement, monsieur ne s'en souvient jamais.Son sentiment d'abandon n'en est que redoublé.\u2014 Qu'est-ce que vous faites de vos journées?ai-je demandé à James, cv-\tsemaine av « Un jour, vous serez vieux ! » L.JOB Le 13 mars dernier, Nathalie Pé-trowski racontait dans La Presse «L'abandon de lames, pauvre et malade de l'Alzheimer».lames (nom d'emprunt), un vieil homme millionnaire est «parqué» dans un dortoir d'un hôpital de l'ouest de Montréal, alors qu'il pourrait bénéficier d'un bien meilleur sort.Un cas typique d'abandon.Aujourd'hui, une des proches de James revient à la charge pour infléchir les décisions de la conjointe de celui-ci.ans son traité sur la vieillesse, Simone de Beauvoir se demande si les personnes âgées sont des personnes.La réponse, nous dit-elle, est loin d'être claire, car le sort que leur réserve la société nous permet d'en douter.James, est mon beau-père: je l'aime et le respecte.Je veux donc ce qu'il y a de mieux pour lui; c'est bien légitime.Depuis maintenant cinq mois, mes soeurs et moi avons tout mis en oeuvre pour améliorer sa qualité de vie, qualité de vie qu'il serait facile d'améliorer si seulement notre mère acceptait de le .faire.Pourtant, elle s'y oppose: on ne comprend pas pourquoi.Question de pouvoir, d'argent?Nous l'ignorons, mais nous nous heurtons actuellement à des obstacles quasi infranchissables: la mauvaise volonté de notre mère, le système hospitalier, le système judiciaire.Cette situation est pathétique: lames est toujours hébergé dans une salle commune.On refuse à un homme qui a économisé toute sa vie pour être en mesure de recevoir des soins personnalisés et de qualité, si son état le demandait, la possibilité d'obtenir ces soins.Nous étions au courant, depuis plusieurs années, que l'argent économisé par lames devait servir à payer des soins de qualité à domicile pour l'un ou l'autre des conjoints: infirmière privée en permanence, gouvernante.C'était un contrat verbal connu et accepté de tous.Madame, qui ne veut pas défrayer les coûts pour un hébergement de qualité supérieure, dilapide l'argent de son mari pour payer des avocats pour le maintenir dans un état de dépendance et limiter ses possibilités d'avoir une qualité de vie qui respecterait son principe de vie antérieure.Je m'élève contre cette situation : je la considère comme amorale.Je suis infirmière, depuis 32 ans.La sollicitude pour autrui, la compassion pour les personnes vulnérables ont toujours guidé mes interventions.Je suis incapable de faire taire ma conscience, d'abandonner James à son sort sans tout tenter pour adoucir une fin de vie peut-être proche.L'amour et le respect que j'éprouve pour cet homme magnifique me commandent de lui prêter ma liberté, car la sienne est défaillante.Je me demande si, à travers les soins et les services qui lui sont rendus, sa dignité n'est pas menacée.J'en viens même à croire qu'on s'acharne sur mes soeurs et sur moi- même pour nous empêcher de faire respecter certains droits fondamentaux de James comme la dignité, l'intégrité, îe respect, la liberté.On peut lui offrir tout ça et on nous en empêche.Nous nous sentons impuissantes face au système, même si, depuis cinq mois, nous multiplions les interventions dans le seul but d'héberger James au Manoir Pierrefonds où sa qualité de vie serait grandement améliorée.James est millionnaire et il est dépouillé de tout.Un jour, vous serez vieux, malade, incapable de faire respecter vos droits les plus fondamentaux.Voulez-vous d'une société qui, pour se débarasser de vous, vous attachera dans un lit ou un fauteuil roulant, brimera votre liberté, vous enlèvera toute autonomie, vous donnera des soins, bien sûr, mais des soins non personnalisés, ne respectant en aucun cas votre principe de vie antérieure.Une personne âgée atteinte de déficits cognitifs, c'est aussi une personne humaine qui a des émotions, des sentiments, des désirs et des droits.James est atteint de la maladie d'Alzheimer.Même si on l'a déclaré inepte, il souffre- On ne devrait pas être obligé de mettre autant d'énergie, tant émotive que physique, pour améliorer la qualité de vie d'un individu, surtout quand les ressources financières ne sont pas un problème et que ce même James avait clairement exprimé, avant sa maladie, ce qu'il désirait comme qualité de vie, comme soins, comme hébergement.La « bécosse » de Lambert-Closse ou quand les chiens sont les rois.MARIB-PAULE LESSARD L'auteure est présidente du comité de parents de l'École Lambert-Closse.ne petite fille de cinq ans pleure à chaudes larmes, et avec raison.En jouant, elle est tombée dans un caca de chien, dans sa cour d'école.Son habit de neige est sali et pue.C'est vraiment dégueulasse.Un autre élève empeste le pipi à plein nez et ses amis rient de lui.Cet élève s'est assis dans la neige, à un endroit où un chien avait fait son besoin.Ces deux situations se répètent, à chaque jour, dans la cour de l'école Lambert-Closse.À chaque semaine, à chaque mois et depuis des années.Pourtant, la cour de l'École Lambert-Closse est, pour la population d'enfants du quartier, un des seuls endroits de jeu où il fait bon vivre autant les jours d'école que les fins de semaine.11 y a bien un parc public, à l'angle des rues Van Horne et Clark, mais il est truffé de défécations d'animaux, de seringues et de détritus divers.Depuis le début de l'année scolaire 1995-94, la direction, les professeurs, les parents et les enfants demandent poliment aux propriétaires de chiens de ne pas utiliser la cour pour y laisser jouer leurs chiens.Le message ne se rend pas.: - : Au contraire, la plupart du temps, ils se font engueuler par des propriétaires de chiens totalement inconscients.11 est vrai que certains propriétaires ramassent les cacas de leurs chiens, mais ; l'urine demeure.\u2022 : \u2022 Avec le dégel, le cour d'école n'est : même plus digne de porter un tel nom.On pourrait l'appeler «la bécosse à ppe chiens» Lambert-Closse.Nous avons bien tenté d'avoir le support de la brigade canine de la Ville de Montréal, mais les effectifs étant très restreints, rien ne peut vraiment être fait.11 n'en tient qu'à nous, parents, éducateurs et enfants à voir à ce que la cour de l'école soit considérée et utilisée comme telle et redevienne un lieu de jeu agréable et propre.Les enfants sont sensibilisés à l'environnement, travaillent ensemble à améliorer leur milieu de vie et sont consternés de voir que des adultes, propriétaires de chiens, puissent être tout à fait insensibles et égoïstes, ne respectant rien, sauf la liberté de leur chien.%.Est-ce normal que des enfants du niveau primaire ramassent les cacas de jDhicns de propriétaires irresponsables?Comme on voit sur cette photographie d'archives, la propriétaires de chiens peut faire toute la différence.volonté des Quelles nu devrons-nous pren- dre, à l'Ecole Lambert-Closse, pour faire passer le message, très simple, que nous ne voulons pas de chiens dans la cour.Pour que les quelque 500 en-fan ts-usagers, âgés de 4 à 12 ans, puissent utiliser la cour en toute quiétude.sans s'inquiéter de tomber dans la.et nous, les parents, dans le drame?Nous ne pouvons que faire appel au bon sens des citoyens.La liberté des enfants passe avant celle des chiens.Du moins, nous l'espérons.La pire des pollutions, c'est l'intolérance ¦ Je réponds ici à l'opinion de M.Ju-les-Arthur Barrette, parue dans La Presse du 27 mars dernier et intitulée: «La pire des pollutions, c'est celle qu'on s'impose à soi-même».Non, je n'ai pas vu la pièce de théâtre Le Rhinocéros de Eugène lonescu, mais j'ai lu votre article et cela m'a bien suffi.Je suis marié, j'ai trente-neuf ans, deux beaux enfants, et je fume depuis vingt ans.Je ne m'en vante pas et je sais fort bien que fumer nuit à ma santé.Et, parfois, sûrement à celle des autres.J'en suis désolé.Soit.Mais, selon moi, il y a pire que le tabagisme, et j'ai nommé l'intolérance.Dixit le Petit Robert: Intolérance, pas- sion féroce qui porte à haïr et à persécuter ceux qui sont dans l'erreur.En lisant votre article, j'ai eu l'impression qu'avant de me considérer comme un être humain vous me considérez comme un fumeur.Et j'ai peur qu'un jour, peut-être pas si lointain, et sous le prétexte de préserver ma santé, on m'interdise de fumer par la force.Et qu'on refuse de me soigner parce que je fume.Ce jour-là, il fera très noir.Comprenez-moi bien.Elle est loin de moi l'idée de faire l'apologie du tabagisme.Mais je ferai toujours celle de la tolérance.Yves BOUGIE Saint-Eustache La dictée des bourgeois Bi La dictée des Amériques, dont, la finale a été télédiffusée sur les ondes de Radio-Québec, le samedi 26 mars, et dont l'auteur est Madame Antonine Maillet, en était une, selon moi, de culture plus que de grammaire.Je suis une Québécoise qui adore sa langue maternelle, mais pas encore au point de lire Rabelais et de me taper l'accent et les passions littéraires de Madame Maillet.Cette dictée aurait pu être tout aussi difficile et intéressante en comportant plus d'attrapes grammaticales que de difficultés divinatoires, comme celle de savoir que les narvals n'ont qu'une dent longue.Si le but de cet exercice est de galvaniser le petit peuple à s'intéresser à la richesse et à la beauté de sa langue, on n'y arrivera certainement pas en lui faisant faire des dictées de «masturbation articulatoire».J'ai plus de sympathie pour ceux qi r h .\tjui y font un doigt d'honneur que pour les gens issus d'un cercle fermé, qui se gargarisent d'une culture passéiste de musée en prétendant que cette dictée était simple, juste pour faire chier.Il y a suffisamment de subtilités seulement dans notre grammaire pour faire autant de fautes que dans la dictée de Madame Maillet, dictée qui, je le répète, était un test de culture.Suzanne DESMARAIS Antonine Maillet lonescu appartient à l'humanité ¦ Eugène lonescu est mort à Paris, le 27 mars 1994.Né à Slatina, dans le sud de la Roumanie, en 1912, il y vécut sa jeunesse, entouré d'une génération d'intellectuels roumains prestigieux.Ses amis s'appelaient Eliade (historien des religions), Cioran (qui allait aussi devenir membre de l'Académie française), Brâncusi (sculpteur), ou Pallade (prix Nobel de médecine, en 1974).En 1938, il partit à Paris, grâce à l'aide du gouvernement roumain de l'époque, qui faisait des personnalités culturelles du pays des ambassadeurs officieux.La guerre mondiale et l'avènement des communistes en Roumanie allaient faire d'Eugène lonescu un indésirable dans son pays et un illustre réfugié dans son pays d'adoption.En France, Eugène lonescu allait offrir au théâtre un nouveau genre et au monde ses chefs-d'oeuvres.La Cantatrice Chauve (1950), Les Chaises (1952), Le Rhinocéros (1960), Le Roi se meurt (1962), Macbett (1972) sont ses pièces les plus connues.Certaines sont jouées, tous les jours, dans les théâtres parisiens, sans interruption depuis plus de quarante ans! Chez lonescu, la parodie et le symbolisme comique du langage servent à démasquer l'absurdité de l'existence, des rapports sociaux et du monde matériel, qui accable les êtres humains.Le même désespoir de la solitude et du caractère dérisoire de l'existence se retrouve aussi dans ses essais, ses romans Le Solitaire (1973) ou ses articles.11 y a quelques mois, rompant son silence littéraire, Eugène lonescu, décrivait dans une confession troublante, publiée dans Le Figaro, la malédiction de la vieillesse, qui assombrit l'esprit d'un voile d'impuissance.Devenu écrivain français, membre de l'Académie (à partir de 1970) aux cotés de Cioran.théoricien de l'existentialisme comme Sartre, mais contrairement à lui, résolument anti-com-muniste, lonescu fut interdit de publication dans son pays natal, pendant près d'un demi-siècle.Il est l'auteur contemporain le plus joué dans le monde et le seul qui fut publié dans La Pléiade de son vivant.Certains ont voulu voir en lui un dramaturge universel, un humaniste dont le message visait l'esprit et non la nation, quelle qu'elle soit.Il fut cela, mais il fut autre chose aussi : un prophète roumain.Lorsque la Roumanie se libéra du com- munisme, Eugène lonescu fut parmi les premiers à se solidariser aux étudiants révoltés, accusés d'être des «voyous» par le pouvoir.Son message d'appui, signé Un voyou académicien fit le tour du monde, hâta la démocratisation du pays.Il marquait le retour d'ionescu dans l'espace symbolique roumain, et aussi le retour de la Roumanie dans l'espace spirituel universel.Eugène lonescu lonescu appartient à l'humanité entière, à qui il a offert l'art de l'usage de la dérision pour combattre l'absurde, ce mélange d'humour mi-noir, mi-rusé, si typique de la culture roumaine.11 est publié, enseigné et pleuré en Roumanie, mais peut-être avec un sentiment de responsabilité qui fait défaut ailleurs.Car les mérites d'un peuple viennent aussi de la conscience limpide des grands hommes qui en sont nés, et du culte désintéressé de ses héros.Andrei STOICIU écrivain La vie ou la mort ?¦ Comment se fait-il qu'on demande au gouvernement de légaliser l'euthanasie et l'avortement?Ne sommes-nous pas, pourtant^ la recherche de Dieu?Qui peut oser penser que les Hommes qui se serviront de ce pouvoir, si le gouvernement accordait ces droits, seront des Sages?le veux bien croire que, sur la Terre, il doit exister des êtres purs et capables de faire le bon choix mais, sans doute, peut-on compter ces humains avec les doigts d'une seule main.Et, parmi ces A-S\u2014 humains, il est probable qu'on ne compteaucun médecin et, sûrement, aucun politicien.Reprenez vos esprits et dites-vous bien que les règles qui régissent l'état de nos consciences ne peuvent être gérées par l'État qui gouverne notre ys, si tant est qu'on veuille agir avec a plus grande sagesse.ET Je pense, donc je suis.Nicole BOYER LAVALLÉE Montréal LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 10 AVRIL 1994\tB 3 ËMM1\t\t\t¦HH|¦ m mmmmmmmm\t\t¦.'\"V mm\tnpo\t' TT' vmJ .Y,.*-! ¦ ' ?\" \" ^ '.tfiVî \u2022 ix' i *>, ' r 4'idz ' 5:* .\u2022 ;\\ 2 v S/^-1 v >\t111\t\t i » Simple.Premièrement, je vais être mort.Les morts, on lës écoute, avez-vous remarqué?Mourez d'abord, nous ferons le reste.Je vais étré mort, et pas n'importe où: à cet endroit que j'aime bien, tiens, devant 1 édifice de la Douane de mer, d'où l'on voit le palais des Doges et le campanile de San Giorgio Maggiore.Autrement dit à Venise.Rien de trop beau pour tablasse ouvrière.Quand on est né comte \u2014 à moi, deux mots! \u2014 on mérite des égards.Bon.\u2022 Et mort, pas n'importe comment: dans les bras de Marie, qui est une fort belle fefnme aux yeux bleus comme lès miens, et l'élue de mon coeur, vous ne la connaissez pas, bien sûr, ça me permettra de vous la présenter accompagnée de quelques considérations sur la séduction, l'amour, la passion, ervoilà déjà une bonne chose de faite.Bon.\" Deuxièmement: étant dônné que je vais être mort, je serai en mesure de rencontrer un pur esprit, une âme en promenade, une pensée déambulante dans les espaces sidéraux.Je vais l'appeler A (je me réserve pour moi la lettre O, après tout je me nomme d'Ormesson, pas vrai?).Ce A (ou cette A?) pourrait être, par exemple, un envoyé d'une lontaine galaxie, un savant que Ses pairs ont chargé de mission dans l'espace, pour enquêter sur l'existence d'autres mondes habités que celui de la planète.Ural.Oui, oui, je vais la nommer Urql.Bof.Ainsi, ce O va me poser des Questions, plein de questions.t.moi, A, je pourrai lui dire tôut ce qui me passe par la tête, le pourrai lui présenter le monde à mon gré.Comme je le vois, comme je l'aime, comme je le veux.Jean d'Ormesson des grottes préhistoriques aux dessins de Picasso, des textes de la Bible au roman policier, de la danse des sept voiles au rock'n roll.Il expliquera tout, d'un coup de baguette magique: le télescope Hubble et les toilettes de l'UNESCO, et comment fonctionne l'hypellege, qui n'est pas un vulgaire robinet mais une figure de style plus compliquée à manier qu'une machine à espresso.On en apprend tous les jours.C'est une encyclopédie, ce monsieur A.11 adore raconter.11 raconte à O tout ce qui lui passe par la tête.Il change de sujet, il vole d'une chose à l'autre (forcément, entre esprits.) il musarde, il prend son plaisir.11 s'attarde, par exemple, à nous raconter l'histoire du stratère d'or d'Ephèse, c'est une monnaie du Vile siècle, qui fut perdue, que l'on crut volée, qui causa la ruine d'un brave homme accusé de vol, et que l'on retrouva mais trop tard, lorsque tout le mal que cette pièce ancienne pouvait faire fut fait, et irrémédiable.Quelle est la morale?Il n'y a pas de morale.Quelle est l'idée?11 n'y a pas d'idée.Le plaisir du conteur, du raconteur d'histoires, et celui du lecteur qui les aime bien rôties, odorantes et goûteuses.«Peut-être parce que chacun d'eux est lui-même une histoire, les hommes aiment à la folie qu'on leur raconte des histoires.Le monde n'est qu'une histoire où s'emboîtent des histoires.La tienne, la mienne, la nôtre, celle de Maire et de moi, celle de Don Quichotte de la Manche et de Gargantua, de Sinbâd le Marin et de Robin des Bois, les aventures d'Arsène Lupin et celles du Juif errant.» Si vous êtes comme Jean d'Oimesson le dit, vous serez séduit (et séduite) par ce roman d'une culture époustouflante.Écrit dans le bonheur et la joie.Une sorte d'hymne à la Terre.Où l'on chante sans cesse (comme à la page 383) que «la vie est belle».LA DOUANE DE MER.Jean d Ormesson.Éditions Gallimard, Parts.1994.553 pages.j*gç*çc France-Presse PAMS W Le manuscrit inachevé du ro-tnau «Le Premier homme» auquel.Albert Camus travaillait pendant les dernières année» de ta yic.et dans lequel l'auteur de * L'Etranger» se livre à une confession, est publié pour la première fois en France.WHSm^ LITTERATURE FRANÇAISE '\u2022\"\u2022 \u2022\u2022v1 ; Le.manuscrit a été trouvé dans sa sacoche, le 4 janvier >1960, retiré de la voiture où il prouva la mort.Il se compose de {144 pages tracées, parfois sans pomts ni virgules, d'une écritu-;re difficile à déchiffrer, jamais retravaillées.\\ s t-e côté autobiographique de cet ouvrage du prixtNobel 1957 est précieux aujourd'hui: la naissance dans l'Est sauvage de l'Algérie, l'absence du père tué dès le début de la Première guerre, les jours de l'enfance à Bel court, le «quartier pauvre» d'Alger, dans un milieu démuni, illettré.On voit comment l'intervention d'un instituteur» Louis Germain, sera importante.L'écrivain y fait revivre tout un petit monde tantôt drôle et chaleureux, tantôt cruel, et des personnages comme la mère silencieuse, mais attentive et aimante.On voit apparaître les grandes traits de la personnalité de Camus, sa sensibilité, la formation de sa pensée, les raisons de son engagement.Le volume de 336 pages comprend également, en annexe, le texte d'un carnet intitulé «Premier homme, notes et plans», petit carnet à spirales et papier quadrillé, qui montre que cet ouvrage s'inscrivait dans un projet beaucoup plus ambitieux sur les colons d'Algérie.En annexe, se trouve la lettre qu'Albert Camus envoya à son instituteur Louis Germain, lorsqu'il avait reçu le prif Nobel et la dernière lettre que rvouis Germain lui adn Denis Côté LE PARC AUX « * DtnfeOôtt Denfe CMé SORTILEGES Descente aux enfers * ta conj-rt.IcHOC ttonufl Jeunesse I .5 Calvino.Kid Pocket, Paris.1994.98 pages.7.95$.MON PROf EST UN EXTRATERRESTRE.Bruce Coville.Kid Pocket, Paris.1994.144 pages, 7,95$.¦ I était une fois un zoo.Dans ce zoo, une cage.Dans la cage, un loup borgne.Hors de la cage, un gamin qui s'obstine à fermer un oeil.Ce n'est donc pas les yeux dans les yeux, mais bien l'oeil dans l'oeil, que les deux protagonistes de L'oeil du loup se toisent.Et se racontent une histoire, la leur, orchestrée par Daniel Pennac.Ce très beau roman, publié une première fois en 1984, a été réédité dans Pocket (unior, l'une des deux nouvelles collections que Pocket vient de lancer sur le marché à l'attention des jeunes.Destinée aux onze à 15 ans, Pocket Junior se subdivise en cinq domaines d'intérêt (mythologie, science-fiction, textes classiques, récits contemporains, histoires à saveur écolo).Quant à Kid Pocket, on y trouve des lectures «jaunes» pour les 3-5 ans, «rouges» pour les 6-8 ans (entre autres, des contes d'Italo Calvino, réunis sous le titre Romarine) et «vertes» pour les 9-11 ans \u2014à ne pas rater: Mon prof est un extraterrestre, de Bruce Coville, dans lequel Susan découvre que l'imbuvable M.Smith ne s'appelle pas M.Smith (en fait.SY% Passion au féminin n 1981, Claudine Bertrand fonda Arcade.Et dès 1984, il y a donc dix ans cette année, cette revue décide de se consacrer entièrement à l'écriture des femmes, à leur imaginaire, à leur mythologie.Ce faisant, elle pose sur le monde un regard différent et met de l'avant les valeurs de l'intimité et de l'individualité qui gagnent du terrain sur celles du «nous».Au cours de son existence, Arcade a maintes fois présenté des entretiens avec des artistes et écrivaines qui ont marqué la vie culturelle du Québec.Douze voix uniques et par certains rapports, envoûtantes.Ce sont ces entretiens que XYZ a réuni sous le titre de Passion au féminin.Ces entretiens permettent donc de saisir les similitudes et les différences entre les conceptions artistiques de femmes qui ont marqué et marquent toujours Fart actuel.Pierre Vennat LA PASSION AU FÉMININ, sous la direction de Claudine Bertrand et Josée Bonneville.XYZ Éditeur.Montréal, 1994.132 pages, 19,95$.Stfïxîv.frs Tomk2 R vfamilles [pionnières y y^Ki i jBBMBKBl Prévost publie encore ! obert Prévost, qui poursuit tujours ses chroniques sur Les origines des.dans La Presse du samedi, vient de publier un autre ouvrage.Notre confrère vient donc d'ajouter un deuxième volume de ses Portraits de familles pionnières, chez Libre Expression, suite du premier tome publié l'an dernier, chez le même éditeur.L'auteur y retrace l'histoire de 53 familles québécoises dont les patronymes ont essaimé à travers le continent nord-américain.Chaque «portrait de famille» est accompagné d'illustrations et étant donné les nombreux dérivés des noms des premières familles québécoises, c'est dans les faits 1500 noms qui se retrouvent dans ce livre.Et 103 portraits de familles que Prévost, jusqu'ici, a tracé dans ses ouvrages.Comme sa chronique se continue toujours, on peut s'attendre éventuellement à un troisième tome de cet ex-journalis-te, viré spécialsite de la petite histoire et membre à vie de la Société généalogique canadienne-française et de la Société historique de Montréal.Pierre Vennat GêMtALOGC.PORTRAITS ME FAMILLES PIONNIÈRES.TOME 2.Robert Prévost Editions Libre Expression, Montréal.1994 19.95$ Un accident appelé théâtre dans la vie de Wajdi Mouawad K LBCOMTS collaboration spéciale ¦ Avez-vous déjà songé à ce qui se passerait si l'enfant que vous avez été rencontrait la grande personne que vous êtes devenue?A priori, l'hypothèse fait sourire.Puis elle effraie! Se reconnaîtrait-il dans cet adulte raisonnable qui a, sans doute, renoncé à bien des rêves et délaissé nombre d'illusions.?Wajdi Mouawad, l'auteur à qui l'on doit Journée de noce chez les Cromagnons et Partie de cache-cache entre deux Tchécoslovaques, s'est prêté au jeu.Alphonse, le one-man show qu'il présente à La Licorne jusqu'au 16 avril, en alternance avec Emmanuel Bilodeau, raconte l'histoire d'un garçon de 14 ans qui décide un jour de faire ce que les autres, les grands, appellent une fugue.Non, Alphonse n'est pas battu, n'a pas de problèmes de drogue et parions que cet idéaliste curieux ne songe pas, non plus, au suicide.En fait, on sait mal pourquoi il fuit, ce qui va sérieusement compliquer la tâche de la cinquantaine de personnes, comme l'inspecteur Victor, qui sont parties à sa recherche! Selon le soir que vous vous rendrez à la Licorne, c'est Mouawad ou Bilodeau que vous verrez interpréter la galerie de personnages colorés qui peuplent Alphonse.Les deux comédiens se sont reconnus aiors qu'ils étudiaient à l'École Nationale: même imaginaire débridé, même joyeuse folie, même petit côté tourmenté.«Emmanuel, c'est vraiment mon meilleur ami et je n'aurais pu confier Alphonse à un autre comédien », admet Mouawad avec candeur.«Quand je joue Alphonse\\ j'ai l'impression d'être Wajdi, avec son côté enfant et en même temps sa grande maturité, explique de son côté Bilodeau.On est pareils là-dessus: des jours on sent que la vie nous écrase et qu'on a 50 ans et d'autres on est fous comme des enfants.» Ces temps-ci Emmanuel Bilodeau joue dans deux productions à la fois.Quand il n'est pas sur les planches de la Licorne, il se précipite sur celles de la NCT pour jouer dans Comme il vous plaira.Mardi dernier, ce grand blond énergique avait une générale d'Alphonse le matin, une première à la NCT l'après-midi et la première d'Alphonse le soir! Bonjour le trac et l'angoisse des blancs de mémoire! D'autant plus que le texte d'Alphonse ne s'apprend pas en un après-midi.«Mémoriser ce texte-là, écrit un l'émission Fragments, présentée sur les ondes de Radio-Canada.En relisant cette petite histoire ainsi que toutes les autres conçues pendant un an pour l'émission, Wajdi Mouawad a découvert un fil conducteur, une trame, l'essence de ce qui allait devenir Alphonse.«Tous les personn^geii de mes récits marchaient; à là quête de quelque chose comrtifc lé paradis perdu, la grâce.Toutes les histoires étaient racontées sur un ton un peu monocorde et elîes parlaient toutes de l'amitié.'J'ai fait un noeud entre elles.» *, i Wajdi Mouawad n'est pas peu fier du personnage d'Alphonse de son «one-man show» de La Licorne, très près de son auteur qui a lui-même fait une fugue à l'adolescence, alors que sa famille d'origine libanaise vivait en France.peu sous la forme d'un conte, c'est un peu comme apprendre un roman par coeur! raconte Emmanuel Bilodeau.l'ai mis des mois pour y parvenir.Encore maintenant je marche dans la rue et le répète inlassablement dans ma tête.» Alphonse est un récit éclaté.On y retrouve des histoires pas possibles dans lesquelles nous entraine Alphonse l'enfant, ou qui nous sont résumées par Alphonse l'adulte, qui fait office de narrateur dans ce périple de l'imaginaire.«Je ne voulais pas faire un spectacle correct, concret, sans longueur.décrit Wajdi Mouawad.Certains spectacteurs me conseillent d'effectuer des coupures tandis que d'autres apprécient les récits poétiques qui n'ajoutent pourtant rien à l'action.» Wajdi Mouawad n'est pas peu fier de ce personnage d'Alphonse, très près de son auteur qui a lui-même fait une fugue à l'adolescence, alors que sa famille d'origine libanaise vivait en France.11 s'étonne encore des circonstances qui ont donné naissance à ce texte fort différent de ses précédentes pièces.Ce fut au départ un récit de deux minutes écrit pour La pièce ne se veut pas un drame, un bilan lourd qu'Alphonse adulte dresserait ou un verdict dur qu'Alphonse enfant poserait sur l'adulte qu'il est devenu.Wajdi Mouawad décrit son oeuvre, comme étant remplie d'humour, comme un feu roulant de personnages (voisins, amis, parents^policiers et autres humains et ani~ maux peuplant l'imaginaire du petit Alphonse).La pièce, présenr tée par l'Arrière Scène dont le travail est à la fois destiné au jeu-, ne public et aux adultes, est mise en scène par le fondateur de çe théâtre, Serge Marois.Alphonse comporte en fait deux versions.: l'une, plus courte, à l'intention des jeunes et une autre ( présentée à la Licorne) qui se termine sur une note beaucoup plus grave.î Wajdi Mouawad s'échine pré^ sentement sur un autre texte, une pièce mettant pour la première fois en vedette des Dersonnàgés de filles, précise-t-il.A la déniant de d'André Brassard, il monte une adaptation de Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline, avec les étudiants de troisième année de l'École nationale de théâtre.Une aventure qoî le ravit complètement et qui Sera présentée les 27,28 et 29 avril»-?- Après, Mouawad, 25 ans, étatyf depuis neuf ans au Québec, fiche1 ra le camp pour l'Afrique et igtîô-re complètement s'il reviendra! «l'ai refusé tous les contrats au-delà de janvier 1995, laiss^-t-tt tomber calmement.11 est vrai: ment temps que je parte.Le théë* tre dans ma vie a été un accident extraordinaire mais je ne orofë pas que cela suffise à me rendre heureux.Des amis m'attendénl au Mali avec dans la tête un \u20ac5 0 DE t f STRIE -7 \u2022 CENTRE LAVAL VERSAILLES J0SH CHARLES STEPHEN BALDWIH iPEXST-JEROf.'E TERREBONNE CREMAZIE \u2022 849-FILM 8610.rue St-Denis LOEWS FAMOUS PLAYERS 8 VERSAILLES CINEMA OU PARC version originale anglaise un»/ M VH ' IST«|R If PA« l f S * « COU MB* 7«1 STAR DU CANADA CENTRE LAVAL ASTRE 0TE0ES-NEl6ESô;9F,.LtLl BROSSARD M9-filj CONSULTEZ LE CINE-HORAIRE LA PRESSE ET LES GUIDES-HORAIRES CINEPLEX ODEON ET FAMOUS PLA\\ERS Votre soirée de télévision « L Europe des musées » s'expose à Paris Agence Fnncc-Prene PARIS ¦ À partir d'aujourd'hui, 2000 iti usées de 15 pays d'Europe s'exposent pour une semaine, au Salon international des musées et des expositions (SIME), dont la quatrième édition se tient à Paris.Jr Du musée de Berlin à celui de Bratislava (Slovaquie), des musées hollandais, suisses et autrichiens, en passant par les nouveaux venus de l'Est, les musées de Saint-Petersbourg, de Moscou et le Musée historique allemand créé dans l'ancienne RDA, la vitrine des collections européennes Couvre les 7000 mètres carrés uwi si i K* loc, 5 min i, 819-326-! travoll Mtl, 298 XJEST-SUOJ, relié (Services.kJeo I OOOS45M439 r DENtS sur Richelieu, pièces pièces, rénové.3 chombres, ge, 59 ÔOO $, 787-3977.A ST sur vllloge T.TTTJT'aTTll ST-SAUVEUR molson neuve, hyp.] 5 VA *, 105 000 S.227-yS.sur Loc Breton, r- lèôUL L'AiiÔMPTIÔN 1S40 p 12e, vue soéefl levant, luxueuxl m.êxwm, 235 000 S, 257-0078.wwv.» moison eiittére-ment rénovee, dos au Parc des \" \" \"\tboise, ter pierres, toutH jprlvee, 484-1890.foyer en 4 000 S, Wm \\ I II IIMWlÔR luxueux 4'A, Méritas VML 10e, vue vtikM olvmpkjue et oorf, évalué 232 00 m OOOS.3220795, 259-4202.|kMtiAK5b«ôâ ascenseur, oo-rage, 2-3 chombres.à rabols \u2022 20%, 79 600 S ?923-1741.Ptsdne, tavers.5 cnomwes, garooe.roi a ogentt, 169 OOOS, 655-3867, 652-4S7V ST \u2022 SAUVCINL superbe, style râT Imand.24 Oλ pi car, boisé, 3 Chambres.J s.txHn, tbii hout dup*ex 6^1 S vWns, garage, 125 000 S, 342-9450.IftôiiÀM.maison 6 lo rampo- gne, 2 chombres, 69 000S.462-0452 tÀkbiAt secteur WsemUit.88, 3 chambres.444-heo ,_________ loc cbût 20d'cSo^L aubaine: 165 Ô00 S «arme.Possî-| bliite cTéchonge pour slmNatre 0 Lorraine, Rote mère, ou environs.I 6*1-3131, 594-0430 mW-ferme, 10 à 18 |t?Bs,5HfoO-563-4364.JW nie LWen pr*s 1 de St- Justine^ runlversllè et de lo nouvtNe HEC, 3e.2 chambrer, t ensoMOé, rénové, 89 000 S.Mlefce-llneJosmln, Lo Capital 270^422 CARREFOUR Laval, penthouse ?étoges, rr^rxonène donnant sur terraeee jrtvée, 2 chombres.iwfwi-, 2 sbokn, foyei L ctwot topfs, alarme, goroge, 6/9-2494.VOC SOLUTION A LA FIN D\u20acS ^NNONCiS CLASSEES 'La Presse se réserve le droit de refuser l'insertion de toute annonce contraire aux normes et traditions etabies dans notre société.» CANTONS Df L EST AU I AC BROME i «H i mu «k^uik?i dljponlWes 19 .X Te*rcUn roçooe sur KK, \"J00 pl cor, terrain o! 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