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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-06-19, Collections de BAnQ.

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[" I I I I I ( I I I I I < 10175, AV.PAPINEAU, MONTREAL 381-3987 Prix convenants a tous les budgets Un choix de tout repos?cahier Santé 2 3 31364648 11617 33 34 35 1 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents Abitibi-Témiscamingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JUIN 1994 110« ANNÉE N° 236 50 PAGES, 4 CAHIERS La personnalité de la semaine relancer nière telle qu'on a besoin de tout le monde.Donnons-nous la mainv au coude à coude, tous ensemble, on va relever le Québec», a lancé M.Parizeau.Cette trêve, qui durerait de 8 à 10 mois, donnerait aux Québécois le temps de s'entendre sur un objectif commun, a-t-il dit.«On va décider d'avoir un pays et récupérer tous les instruments qu'on n'a pas encore.Puis on va continuer de bouger», a ajouté M.Parizeau.Même si le Québec se dote de nouveaux moyens pour assurer son développement, les choses ne changeront pas du jour au lende- VOIR TRÊVE EN A 2 Au lendemain des élections, le chef du Parti québécois, lacques Parizeau, entend proposer une trêve à ses adversaires politiques pour sortir le Québec de l'ornière et lui donner un nouvel espoir.Dans un discours au caucus conjoint des députés du Bloc et des élus et candidats du PQ réunis hier à Montréal, M.Parizeau a déclaré qu'il voulait ainsi faire renaître l'esprit de solidarité qui a-nimait la commission Bélanger-Campeau.«11 faut être capables d'aller voir ses adversaires politiques pour leur dire: écoutez on fait trêve, le Québec est dans une or- Pauline Julien page B12 ¦ Bouchard met le Bloc au service de Parizeau.Page A 5 Quelques nuages, moins humide max 28/min 14 page S16 O.J.Simpson est détenu dans une aile réservée aux captifs suicidaires «Même s'il n'allait pas très bien au cours des quatre derniers jours, il est actuellement dans un état pire qu'il a jamais été», a déclaré son avocat.Me Robert Sha-piro.«Il pleurait.Il s'est excusé de m'avoir déçu».Détenu sans cautionnement, Simpson ne peut recevoir de visiteurs tant qu'il n'aura pas comparu devant le tribunal, ce qui devrait avoir lieu dès lundi.C'est par téléphone que l'athlète professionnel accusé d'avoir tué son ex-épouse et un ami de celle-ci a pu s'entretenir avec son avocat.Il est sous surveillance constante de peur qu'il attente à ses jours.«Nous sommes très préoccupés à l'idée que M.Simpson puisse s'infliger du mal», a dit le commandant David Gascon, porte-parole de la police.Les procureurs du ministère public ont déposé des accusations selon lesquelles O.J.Simpson aurait mortellement poignardé son ex-épouse Nicole Brown et le garçon de table Ronald Goldman.L'ouverture vendredi de la Coupe du monde de football aux États-Unis a été occultée par la longue course-poursuite à Los d'après A P.AFP et Rcuter LOS ANGELES Cf est un O.J.Simpson en larmes qui a vécu sa première journée de détention hier, dans MO&r 0(?f%ÎH- APFtfir' \u2014-s_\u2014J PHOTO AKMAND TROTTIER.U Presse 0 J.Simpson\tPM0T0AP une aile à sécurité maximum réservée aux captifs suicidaires, au lendemain de l'incroyable course-poursuite télévisée à laquelle l'ancien footballeur vedette a convié le monde entier bien malgré lui.Pour une troisième journée consécutive, Environnement Canada a enregistré hier un record de chaleur dans la région de Montréaloù le mercure a atteint 33,9 degrés Celsius.L'ancienne marque, établie en 1957, était de 32,8 degrés Celsius.Pour échapper à l'inconfort de cette torride journée, rien de tel qu'une bonne trempette dans la piscine, semble se dire cette jeune résidante d'Outremont surprise à la piscine Kennedy hier après-midi.VOIR SIMPSON EN A 2 industrie performance exceptionnelle est le fait que 14,7 pour cent (8 sur 56) des films appuyés par Téléfilm aient réalisé des recettes aux guichets supérieures à l million de dollars.Selon les données de la Régie du cinéma, seulement 53 films sur les 1400 films exploités au Québec en programme simple dans plus d'une salle entre mai I987 et avril 1991 ont réalisé un million de dollars de recettes aux guichets ou plus, soit 3,8 pour cent de l'ensemble des films», ex-plique-t-on dans l'étude réalisée pour le ministère du Patrimoine canadien.On aura remarqué cependant que seulement trois des 10 films millionnaires, soit Cruising Bar, Le Déclin de l'empire américain et fésus de Montréal, ont réussi à empocher des recettes équivalentes au budget moyen des films canadiens soutenus par Téléfilm Canada.D'autre part, 9b des 130 films analysés, soit près de 75 pour cent, ont réalisé des recettes inférieures à 275000 $ et se partagent ainsi à peine 3,1 pour cent des recettes globales.Comparaison intéressante Les recettes en salle des films fi- ^^^^^^ et longue, faut un délai minimum de trois ans après la sortie en salle des films pour récolter des données le moindrement significatives.) Pour les trois années financières allant de 1989-90 à 1991-92, les recettes aux guichets ont été tout aussi lamentables: les 45 films de langue anglaise ont rapporté 9,1 millions, représentant à peine 5,9 pour cent du coût total (153 millions) desdits films soutenus par Téléfilm Canada.Les 30 films francophones ont récolté quant à eux 6,4 millions aux guichets, soit 6,7 pour cent du coût total (95 millions).On parle d'une moyenne de 200000$ de recettes par film.Que les films québécois rappor-tent de plus grosses recettes aux guichets n'est pas une surprise pour le milieu cinématographi- que: il est un fait avéré, signale-ton dans l'étude du Patrimoine canadien, que les productions cinématographiques (et télévisuelles) québécoises sont plus populaires auprès de leur public que les productions de langue anglaise au Canada anglais.Sur 10 films millionnaires, huit du Québec Sur les 130 longs métrages financés par Téléfilm Canada, seulement 10 ont réalisé des recettes aux guichets d'un million de dollars et plus.Ces films ont accaparé 68 pour cent des recettes totales aux guichets.Parmi cette brochette de films à succès, huit films québécois de langue française.Les voici: Cruising Bar(3,2 millions), Le Déclin de l'empire américain (3,1 millions), lésus de Montréal (2,3 millions en française! 1,2 million en anglais), Ding et Dong le film (2 millions), La grenouille et la baleinei2,1 millions), Louis XIX ( 1.6 million ), Un zoo la nuit (1,2 million), La Florida (1,3 million).Du côté anglophone, deux films canadiens: Black Robe{ 1,8 million), Dead Ringers ( 1,2 million).«Ce qui apparait comme une nancés avec l'aide de Téléfilm Canada se comparent avantageusement à celles des films commerciaux exploités au Québec.Alors que la moyenne des recettes des films québécois aidés par Téléfilm s'élève à 393000$ et celle des films commerciaux atteint à peine 176000$.Par contre, les films canadiens de langue anglaise déçoivent.« La recette-guichet moyenne ( 151000$) découlant de leur exploitation à l'étendue du Canada est inférieure à celle réalisée par l'ensemble des films commerciaux exploités uniquement sur le territoire du Québec ( 176000$), ce qui ne représente aue 18' pour cent du marché canadien.» \u2022\t, , >\tk\t\u2022\t4 Avance des angles.Là où les films anglophones ont une bonne longueur d'avance sur les films francophones, c'est au chapitre des revenus de distribution en provenance de l'étranger.Pour les trois années allant de 1989-90 à 1991-92, les films anglophones ont récolté 20,6 millions ( 13,5 pour cent du coût to- Annonces classées immobilier 2B Le budget moyen d'un ¦ film canadien, qu'il soit de langue anglaise ou française, s'élève à trois millions de dollars.Ses recettes au guichet?De dix à 20 fois moins dans la grande majorité des cas.Fait important: au guichet, les longs métrages canadiens de langue française dament largement le pion aux films anglais.En effet, les films québécois ont récolté en moyenne des recettes de 393000 $ par film.Ce n'est certes pas beaucoup, mais sachez qu'il s'agit ici d'un montant 2,5 fois plus élevé que les recettes moyennes empochées par les films cana-diens de langue anglaise (151000$).y C'est ce qui ressort, notamment, d'une récente étude réalisée pour le compte du ministère du Patrimoine canadien et dont La Presse a copie: «Portrait de l'industrie cinématographique et télévisuelle canadienne 1988-1992».L'analyse des modestes recettes portait sur les 130 films canadiens qui ont bénéficié entre marchandises emplois automobiles propositions d'affaires Additions croisées informations ciné-horaires télé-horaires Bandes dessinées Bridge Ètes-vous observateur?Feuilleton Horoscope Le monde Livres cahier B Loteries Mot mystère ¦ Montréal est devenue la capitale du film canadien.Page A 7 Pierre Foglia Distributeura dans tout le Québec 9555, Henri-Bourassa est I\u2014H Montréal H1E1P8 \" 494-2400 -Sans frais : 1-800-NQRACEL LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 19 JUIN 1994 Québec-Ottawa-Paris: le comique de répétition LOUIS B.ROBIT AILLE i l y avait, l'autre jour, une scène plutôt amusante à l'Hôtel de Ville de Paris.Dont le côté amusant, d'ailleurs, relevait essentiellement du comique de répétition.La majorité des participants et spectateurs de la scène savaient qu'ils avaient déjà joué ou vu Tirage du 94-06-18 2 3 31 36 46 48 Numéro complémentaire: GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 LOTS Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 94-06-22 Tirage du 94-06-18 NUMÉROS LOTS 084328 100 000$ 84328 4328 328 28 8 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 'ianco Tîrace du 94-06-18 21 M 83 65 18 31 51 67 20 4G 68 M AT 62 70 s ei m Tirage du 94 06-18 1 16 17 33 34 35 Numéro complémentaire: CACHANTS 6/6 0 5/6+\t0 5/6\t19 4/6 885 3/6 15 832 LOTS 1 000 000.00 $ 20 077,50 $ 1 761,20$ 70,60 $ 5$ mise-tôt 1 22 27 32 LOTS 980,40 $ GAGNANTS 51 Ventes totales: 733 842f00 $ Gros lot à chaque tirage: \u2022 1 000 000,00 $ SUPER EQtra Super 7 Tirage du 94-06-17 Tirage du vendredi 3 16 18 23 24 39 47 NUMÉROS 554243 54243 4243 243 43 3 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Numéro complémentaire CACHANTS 7/7\t0 3 47 2 024 41 544 37 970 26 LOTS 3 000 000,00 $ 30 246,20 $ 1 689,30 $ 140,10$ 10$ 10$ POToproongriaiw (3 sélections) Ventes totales: 4 976 608.00 $ .Prochain gros lot (approx.): 3 500 000,00 $ Prochain tirage: 94-06-24 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 344 556 T V A, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle.cette dernière ft priorité.sculpté de nombreux personnages et notamment des Vierges et des crèches de Noél très appréciées des connaisseurs.Elle a conçu aussi bien des oeuvres monumentales que des médailles comme-moratives.Et elle a peint, fait de la gravure, dessiné et exécuté des murales.Sylvia Daoust est née, à Montréal.Elle a fréquenté l'École des beaux-arts de Montréal au cours des années 20, avant d'enseigner aux côtés du peintre Jean-Paul Le-mieux à l'École des beaux-arts de Québec de 1930 à 1943.Et elle a été professeure à l'École des beaux-arts de Montréal de 1943 à 1968.Réalisée en collaboration avec le Musée du Québec, le Musée de l'Oratoire Saint-Joseph, le Musée des beaux-arts de Montréal et des collectionneurs privés, l'exposition Sylvia Daoust au Musée des religions de Nicolet, qui réunit près de 80 oeuvres de l'artiste, durera jusqu'au 22 janvier 1995.UN NOUVEAU TEMPLE HINDOU A VAL-MORIN ¦ Un nouveau temple hindou d'architecture du sud de l'Inde prend forme actuellement à Val-Morin, plus précisément sur le domaine du camp yoga de l'ash-ram Sivananda, fondé par Swa-mi-Vishnu devananda.Le temple Subramanya-Ayyap-pa, dont la structure imposante domine déjà le domaine, doit être inauguré à compter du 5 juillet.Les cérémonies de consécration de l'édifice se poursuivront pen- dant plusieurs jours et culmineront le 10 juillet à Oh25 avec la mise en place des déités; ce moment a été déterminé au moyen de calculs astrologiques précis.Des artisans du sud de l'Inde sont venus spécialement au Canada pour sculpter et peindre les chapelles et les colonnes du temple.Les cérémonies de consécration seront supervisées par des prêtres hindous également venus de l'Inde qui s'assureront que tout se déroulera selon les traditions anciennes.IL Y A AUSSI DES ANGES AU RWANDA.¦ Certains ont dit, devant les atrocités indicibles du massacre rwandais, que tous les démons sont sortis de l'enfer pour se répandre au Rwanda.Un prêtre de la congrégation des Missionnaires d'Afrique, le père Michel Fortin.assure que des anges se promènent aussi dans ce pays.Le père Fortin, dans Africana Plus (un bulletin d'information du Centre de documentation des Missionnaires d'Afrique \u2014ou Pères blancs\u2014 de Montréal), cite un «événement lumineux» relaté par un confrère canadien, le missionnaire (renée Jacob: «Dans cet enfer de haine et de violence, des gestes inattendus d'humanité, d'amitié et de foi chrétienne surprennent.L'exemple de Hutus cachant des Tutsis n'est pas une fable.Des parents tutsis que je connais ont deux enfants; comme ils craignent pour leur vie et celle de leurs rejetons, ils envoient ceux-ci chez une fa- mille voisine hutue qui leur est sympathique.Le soir donc, à la tombée du jour, les deux enfants tutsis traversent la rue et vont passer la nuit avec les enfants hutus, là où ils dormiront en sécurité.» Le père Fortin raconte l'histoire plus dramatique de la mort d'une Hutue d'environ 60 ans, Félicité Niyitegeka.Cette femme a appris de son frère colonel de l'armée qu'elle devait abandonner ses consoeurs et les réfugiés tutsis qu'elles hébergeaient afin d'échapper à une mort certaine.Elle lui a répondu par écrit : « Frère chéri, merci de vouloir m'ai-der.Mais au lieu de me sauver la vie en abandonnant ceux dont j'ai la charge, les 43 personnes, je choisis de mourir avec elles.Prie pour nous, que nous arrivions chez Dieu, et dis au revoir à la vieille maman et au frère.» Après avoir signé sa lettre, la femme a-joute: «Et si Dieu nous sauve, comme nous l'espérons, nous nous reverrons demain.» Félicité Niyitegeka a été tuée après avoir assisté aux assassinats successifs de 30 des personnes ayant vécu avec elle.Son frère colonel, arrivé peu après sur les lieux du massacre, a fait déterrer le corps de sa soeur et a dit: «Tu as choisi de mourir.Prie pour nous maintenant.» Selon le père Fortin, des missionnaires plus optimistes que d'autres croient que, devant la tragédie humaine en cours au Rwanda, il y a des motifs d'espérance.LA ST ESoe * GOLF & JETTft-S iz À SOLDER les 20,21,22 juin ^ ii AUCUNE OFFRE RAISONNABLE NE SERA REFUSÉE.SUPER CHOIX DE MODÈLES, OPTIONS ET COULEURS.GRATUIT! Garantie prolongée à ËrihJ LA PLUS GRANDE VENTE DE GOLF & JETTA EN JUIN C'EST CHEZ.r»-twnhua MONTREAL 5441, ST-HUBERT, MONTREAL 274-5471 MSTFfo.LAURIER if LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JUIN 1994 Bouchard met le Bloc au service de Parizeau GILLES PAQUIN ¦ Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, s'est engagé hier à mettre ses députés, ses militants et ses organisateurs à la disposition du Parti québécois lors des prochaines élections générales.« Je suis venu vous dire que tout cela est à votre service», a lancé M.Bouchard en inaugurant, à Montréal, le caucus conjoint des 120 députés ou candidats du PQ et des 54 élus du Bloc.Notre parti ne ménagera aucun effort pour aider le PQ a-t-il dit.S'adressant à son vis-à-vis du Parti québécois, Jacques Parizeau, M.Bouchard a ajouté qu'il était lui-même disposé à parcourir le Québec, livrer des discours et cogner aux portes pour assurer la victoire du PQ.À son avis, l'entente entre les deux partis est parfaite et elle continuera de l'être pendant la prochaine campagne.Cette fois, c'est le Bloc qui jouera le deuxième rôle a-t-il noté en évoquant la participation du PQ aux dernières élections fédérales.m Nous savons tout ce que vous avez fait lorsque nous étions en campagne électorale et nous ne pourrons jamais en faire autant, mais nous ferons tout ce qui est possible», a dit M.Bouchard.Le Parti québécois est celui qui porte l'essentiel du message souverainiste a reconnu M.Bou- chard, mais le Bloc contribue à la cause en expliquant la réalité politique québécoise ailleurs au Canada, a-t-il ajouté.Une réalité autrefois déformée par les députés des partis fédéralistes dit-il.Une mission qui dérange et qui doit évoluer avec l'arrivée au pouvoir du PQ croit M.Bouchard.«On sera alors en affaires» a-t-il dit.Elu pour défendre les intérêts du Québec dans le système actuel, le Bloc devra s'adapter à la stratégie du Parti québécois avant et après le référendum.Visiblement ravi de l'appui inconditionnel du Bloc et de son chef, facques Parizeau a dit qu'il s'agissait d'un engagement dépassant le soutien d'un parti frère.«C'est un appui à la cause plus importante de la transformation d'une nation en un pays» a conclu M.Parizeau.Les députés du Bloc devront cependant respecter scrupuleusement la loi électorale du Québec et les limites que leur impose leur mandat, ont noté les deux chefs qui ne veulent pas fournir d'armes à leurs adversaires.Lucien Bouchard a offert, hier, l'aide des troupes du Bloc québécois au chef du Parti québécois Jacques Parizeau.PHOTO ARMAND TROTTICT.L» Presse Nathalie Ptîtrovvski Pôpa Il y a quelques dimanches de cela, l'étais avec Junior chez , 1KEA.Vous connaissez Junior.Incapable de rester en place trois secondes, courant partout comme un chien fou à qui ih faudrait donner une médaille ' à chaque fois qu'il balance un étalage par terre.Quand j'ai finalement réussi à l'asseoir à la 1 cafétéria, j'ai relevé la tète pour découvrir un spectacle hallucinant.Tout autour de moi, il n'y avait que des papas et leurs enfants.À droite, à gauche, devant, derrière, des papas et encore des papas, heureux de s'afficher comme tel.Des jeunes et des moins jeunes, assis sagement avec leur progéniture et ; déployant mille ruses pour leur faire avaler la moindre : parcelle de nourriture.- , _ - m _ «» m» Il fallait les voir; les gestes lents et incertains, manquant de cette confiance millénaire propre aux mères, mais com-.pensant la faiblesse de leur technique par davantage d'application et de coeur.Vu le jour de la semaine et \" l'endroit, on aurait pu conclure qu'ils n'étaient que des papas du dimanche venus meubler le temps.C'eut été faire ' une mauvaise lecture de la situation.Car les papas sont non seulement revenus à la mode mais pour la première fois en-deux mille ans, ils prennent leur rôle très au sérieux.« « Si Junior n'avait pas balancé ses boulettes suédoises par terre, je me serais levée pour les applaudir au beau milieu de la cafétéria d'IKEA.\t>> Permettez-moi de me prendre aujourd'hui, fête nationale du pôpa et moment tout indiqué pour faire leur' apologie.Mais avant de lancer des fleurs aux nouveaux héros du jour, sachez que toute attendrie que je sois, je ne suis pas dupe pour autant.Pour tous les nouveaux papas à la sauce IKEA, combien encore continuent à briller par leur absence ou alors bien installés dans leurs privilèges domestiques, refusent toujours de lever le petit doigt.Combien se sont poussés dans la nature, laissant en jachère une fa- T mille monoparentale de trois ou quatre orphelins.Combien aussi battent leurs enfants ou mieux encore, les tuent.Les journaux sont pleins de papas-décrocheurs qui ont perdu le nord et qui, embarrica-dés dans un bungalow n'attendent que le moment opportun pour tout faire sauter.Ces papas ne sont peut-être pas des modèles, mais ils se reprodui- .sent avec une étonnante assiduité.\t___ Reste que les autres, les bons pères, les pionniers d'une paternité exemplaire, sont plus intéressants.Ils sont en quelque sorte les héritiers de Christophe Colomb et leurs enfants^ la réplique du Nouveau Cototî-nent.Us ne savent pas exacte-, ment où ils s'en vont, mais ils ont décidé d'y aller tout de même.Les changements ne leur font plus peur, les couches qui puent non plus.Ces pères sont parfois prêts à sacrifier leur carrière (enfin il faut voir laquelle) pour se consacrer à leurs descendants^ Ils n'ont plus le temps de tromper leur femme.Un lavage les attend.Ils passent des heures considérables à jouer au Nintendo ou à expliquer l'organisation politique des abeiires aux enfants.Ce sont de pa-tients pacifistes qui n'oseraient jamais noyer un chat dans une toilette ou le précipiter dans une fournaise comme ils ont vu leur propre père le faire.Us prennent le risque de réinventer leur rôle au jour le jour sans toujours comprendre pourquoi au bout de la semaine, ils ont les batteries à terre.Les week-ends, ils partent en \u2022 bicyclette, les bébés darçs le dos ou en bandoulière.Us soqi tellement présents que Jéuf douce moitié s'y perd.Quant à leurs enfants, ils ont désormais besoin d'un mode d'emploi eur comprendre l'utilité 4e ir mère.A p .Investis du pouvoir que nous leur avions confisqué, ils sentent enfin qu'ils servent à qufeh que chose.Us en profitent, 1k en remettent.Us savent que nous n'avons plus le temps ni l'énergie pour les contredire.Us ont raison.Devant un si bel enthousiasme, je ne peux que les féliciter pour leur beau programme.-Bravo messieurs.Vous avez de ; l'avenir en tant que pères.' Dommage que vous n'y ayez pas pensé avant.« ?J r (pour faire place i la nouvelle rriaVchandisc) MANON CORNBM.IKR de la Presse Canadienne tion en septembre et si M.(Daniel) Johnson gagne \u2014 j'espère qu'il gagne\u2014, ce sera la fin de ce problème, a répondu le premier ministre.Comme le ministre des Finances Paul Martin, M.Chrétien soutient que l'incertitude politique est alimentée par le Parti québécois et le Bloc, et que cela est à l'origine de la nervosité des marchés financiers.Selon eux, ceci expliquerait en grande partie l'écart entre les taux d'intérêts canadiens et américains.À son avis, les investisseurs devraient plutôt examiner le dernier sondage Léger et Léger et ils verraient que la majorité des Québécois veulent demeurer au sein de la fédération.En attendant, les taux d'intérêts sont de deux points plus élevés que ce qui était prévu dans le dernier budget, ce qui augmente de 3,4 milliards de dollars les coûts du service de la dette fédérale.Malgré cela, M.Chrétien rejette l'idée de présenter un nouveau budget à l'automne.«Il n'y aura pas de budget avant février», a-t-il répété.«Les taux d'intérêts augmentent plus rapidement qu'on l'avait prévu.C'est un des problèmes majeurs auxquels le gouver- Selon le quotidien, le cabinet serait divisé en deux camps, les «intégristes budgétaires», qui craignent pour la crédibilité du gouvernement si cet objectif n'est pas respecté, et les pragmatiques, qui croient qu'à la veille d'une élection au Québec, le moment serait mal choisi pour pratiquer d'autres coupes.M.Chrétien a rejeté ces thèses, rappelant que son gouvernement gardait toujours l'oeil ouvert pour trouver de nouvelles économies.« On trouve des choses à fermer ou à corriger à tous les jours.Ça fait partie de notre mandat», a-t-il dit.À l'entrée de la réunion du cabinet, M.Chrétien a aussi commenté la manchette de La Presse qui soutenait qu'Ottawa versait un milliard de dollars à des autochtones fictifs.Personne n'a pu expliquer au journal la raison de l'écart entre le nombre d'autochtones déclarés par les bandes et le nombre rapporté par Statistique Canada.«S'ils n'existent pas, on ne devrait pas les payer, a réagi M.Chrétien.Si c'est le cas, on va certainement sauver de l'argent.On ne va pas payer pour quelqu'un qui est pas là.On a assez de problèmes à payer ceux qui sont là.» Le premier ministre Jean Chrétien s'est entretenu avec les journalistes avant la réunion de son cabinet, hier matin, à Ottawa.PHOTO CP OTTAWA ¦ Même si les marchés financiers sont nerveux et poussent à la hausse les taux d'intérêts, le premier ministre Jean Chrétien ne pense pas pouvoir en faire davantage pour les rassurer.«Je fais de mon mieux en disant qu'un bon gouvernement, c'est ce que les Québécois et les Canadiens veulent», a indiqué M.Chrétien hier, à l'issue d'une réunion de deux jours de son cabinet.«le ne peux rien faire de plus.» \u2014\tMais est-ce suffisant, pour calmer les sursauts, de dire que les séparatistes ne se sépareront pas?a demandé un journaliste.\u2014\tOui, il n'y pas d'autres façons de le faire.Il y aura une élec- ril la marge de manoeuvre de 2,4 milliards de dollars que le ministre des Finances s'était donnée dans le dernier budget.«On ne sait pas.On le saura à la fin de l'année», a-t-il avoué.Le premier ministre refuse de s'inquiéter.II compte sur les revenus générés par la croissance plus vigoureuse que prévue pour atteindre ses objectifs budgétaires.Le quotidien torontois Globe and Mai/ indiquait hier que le ministre Paul Martin était plus inquiet et voulait que ses collègues envisagent de nouvelles compressions budgétaires, afin de respecter les objectifs en matière de déficit.Le dernier budget prévoyait un déficit de 39,7 milliards pour 1994-95 et de 32,7 milliards l'année suivante.Selon les sources du Globe, le manque à gagner supplémentaire oscillerait entre trois et cinq milliards de dollars, si rien n'est fait.AVIS PRENEZ AVIS que OIKkr Malbvi.domicilié ¦a 7311.14« Avenue.Montréal (Québec) H2A 2V9.présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Olivier Mallavi Joseph.Montréal.15 juin 1994.Lonlt Joseph\t02111290 nement fait face à ce moment-ci », a-t-il admis.Il a aussi reconnu qu'il ignorait si ces taux élevés mettaient en pé- Depuis Plus de 22 ans.je connais un succès incroyable.MEUBLE ULTRA est ici pour rester.Cependant je laisse ma Place à mes successeurs le 1er septembre 94.Afin de remercier ma fidèle clientèle.j'écoule tout mon inventaire ^^ à dç$ prix inçroyablg?.PRENEZ AVIS QUE, Annie Asselin, domiciliée au 2215.bout Côte- Vertu, Saint-Laurent (Québec), présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de Annie Asselin en celui de Annie Martin.AVIS Prenez avis que Chrittina Mirropouta domiciliée à 1800.Monicalm.Chomcdcv.Ville de Laval, province de Quebec H7W IW6.présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Christina Fcngov Christina Mitropoulos\tg par Jean Boudreau.notaire 7 Montréal, les 12 et 19 juin 1994\tc PRENEZ AVIS QUE JOY STRUZER en ma qualité de mère domicilié(e) au 146, Roger-Pilon, D.-D.-O.(Québec), présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de Isaac Hârry Struzer-Ballas en celui de Isaac Harry Ballas.\tojioews ECOULEMENT D'INVENT AVIS Df DCMANDI DC DISSOLUTION PRENEZ AVIS que TORNADO MFG.INC./PRODUITS MANUFACTURÉS TORNADO INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, ce 13e jour de juin 1994.GOLDSTEIN, FLANZ A F1SHMAN \u2022\tDE MEUBLES \u2022\tD'APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS ET ÉLECTRONIQUES AVIS DC DEMANDE DE DISSOLUTION PLOMBERIE C.CASTONGUAY LTÊE Prenez avis que la compagnie Plomberie C.Castonguay Itée demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Daniel Castonguay\to?iios34 PRIX RÉDUITS JUSQU'À AVIS PRENEZ AVIS que MANUFACTURE DE MEUBLES ETOILE LTÊE/STAR FURNiTURE MANUFACTURING LTD., s'adressera à l'inspecteur général des institutions financières pour obtenir la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, ce 12e jour d'avril 1994.5 Les procureurs de îa compagnie, LITITRMAN STOTLAND DAVIS, Avocats c sur certains PARTEZ GAGNANT! SOYEZ LES PREI L'ENTREPRISE LORAM INC.AVIS?est par tes présentes donné que la compagnie L'ENTREPRISE LORAM INC., constituée en vertu de la Partie IA de la Loi sur les compagnies et ayant son siège social à Montréal, province de Qucbec.demandera à l'Inspecteur général des insti;utions financières la permission d'obtenir sa dissolution.DATÉ à Montréal, Québec, ce 13e jour de juin 1994.HEENAN BLA1K1K Procureurs de la compagnie boul.Laurier, St-Basile-le-Grand 653-15 lité de financement, jusqu'à 1 an (25% de dépôt)\tJ: obation de crédit\t1 -800-3 f»3-94 «Je fais de mon mieux»f affirme Jean Chrétien Commentant la manchette de La Presse au sujet de l'argent versé aux Indiens «fictifs», le premier ministre déclare: «S'ils n'existent pas, on ne devrait pas les payer» A 6 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 19 JUIN 1994 l'affaire Shortis Le sort réservé à Louis Riel dix ans plus tôt divise encore le pays quand, en 1895, Valentine Shortis comparaît devant un tribunal québécois.Cette cause va devenir l'une des plus célèbres de l'histoire canadienne: les plus grandes figures du droit, de la politique et de la médecine de l'époque s'en mêleront, elle aura des répercussions jusqu'à la cour et au Parlement de Londres.Elle n'arrangera en rien les relations entre Canadiens francophones et anglophones, Wilfrid Laurier en fera son cheval de bataille dans la campagne qui le portera au pouvoir l'année suivante.avait un comportement particulier qu'ils refusent cependant de taxer de bizarre ou d'incompréhensible.Le moment des plaidoiries venu, maître Greenshields prend la parole le premier.Il s'adresse trois heures durant aux jurés: «Si je n'avais pas eu la conviction que l'accusé est atteint d'imbé-cilité, si j'avais cru que c'est un être responsable, je ne prononcerais pas un seul mot à sa défense, ma voix ne reten; tirait pas entre les murs de cette cour.» Le lendemain matin, il est prévu qu'Henri Saint-Pierre prenne la parole.Sa réputation est telle que plus d'un millier de personnes, dont une moitié de femmes, note La Presse, font la queue à la porte du Palais dans l'espoir de trouver une place.Le plaideur va leur en donner pour leur argent: son harangue dure 21 heures réparties sur trois jours! La Couronne fera preuve de plus retenue, chacun des deux procureurs limitant leurs interventions à trois heures.Le jury ne lambinera pas non plus.Le 3 novembre 1895, un mois après le début des procédures, par un dimanche matin chaud et ensoleillé d'automne, Valentine Shortis, sans se départir de son impassibilité, se voit reconnu coupable de meurtre en l'absence de sa mère en prière à l'église Saint-Clément de Beauharnois.Le lendemain, on le ramène en cour pour le condamner à monter sur l'écha-faud le 3 janvier suivant.Ses parents n'y sont pas, il accueille la sentence avec son même détachement puis remercie avec un accent cockney moqueur «tous les distingués membres de la cour.» 11 tourne les talons, un large sourire aux lèvres, et quitte les lieux à pas mesurés.Son père lui fait ses adieux le lendemain, sa mère jure de ne retourner en Irlande qu'après avoir obtenu la commutation de la peine en emprisonnement à vie.collaboration spéciale ¦ e soir du vendredi, Bn premier mars 1895, quatre employés du ser- WQÊrÈ v'ce de la comptabilité w&im de ,a Montréal Cotton \\É Company, de Valley-field, préparent les payes mmSSmm qui seront remises aux employés le lundi suivant.Vers 22 heures, Valentine Shortis, que tous connaissent, se joint à eux pour un brin de causette.On sait qu'il a !a passion des armes à feu, en ne s'étonne pas qu'il demande à voir le revolver que le contremaître John Lowe garde sous la main.Celui-ci prend soin de retirer le barillet avant de le lui céder.Quand Shortis en a fini, Lowe replace le barillet puis remet l'arme dans un tiroir.Quelques minutes plus tard, alors que l'on est en train de déposer les 12000 dollars dans le coffre-fort, Shortis se saisit du revolver et tire à bout portant sur Hugh Wilson.Le jeune John Loy, croyant à un accident, court appeler un médecin au téléphone.Il reçoit une balle à la tête et tombe raide mort.Lowe et le quatrième homme, Arthur Lebeuf, s'emparent de l'argent et courent se barricader dans la voûte.Pendant que l'assassin les enjoint d'en sortir* Wilson, grièvement blessé, se traîne jusque dans les locaux désertés et sombres de l'usine.Le tireur le rejoint et lui loge une balle à la tête.Il est de retour dans les bureaux de la \u2022\tcomptabilité quand survient le veilleur ;de nuit, Maxime Lebeuf, le frère de Tautre, qu'il abat aussitôt.*\tWilson, qui a survécu à l'agression, rampe encore jusqu'à la chaufferie et [déclenche l'alarme.Les secours ne tardent pas, Shortis se rend sans offrir la moindre résistance.Valentine Shortis (marqué d'un X) à bord du S.S.Laurentian qui l'amena au Canada en 1893 Fils de la verte Irlande\tfl Il n'en fallait pas tant pour mettre gBjgffiMBmP * sens dessus dessous cette petite ville in-\t^ÊÊÉJP dustrielle d'à peine dix mille âmes, sise\tjffiS/F* à quelque cinquante kilomètres de Montréal.\t«K\t: L'indignation gagne rapidement la\ttML 0 à province puis le pays tout entier où l'on\t^ * n'a pas l'habitude de tels carnages.L'année précédente, par exemple, huit\t\\ $ Canadiens seulement avaient été recon-\t* nus coupables de meurtre, aucun n'était\t^P originaire du Québec où il n'y a pas eu\t^ de pendaison depuis 1890.\tJSl^ ^^ \u2022\tLa personnalité de l'assassin n'atté-\t^hj.nue en rien le scandale.En effet, Valen- flHgtâmH line Shortis, débarqué au pays depuis ^-30 deux ans, est le fils unique d'un richiss- Me Donald Macmaster, procureur sime éleveur de bétail du canton irlan- la Couronne, dais de Waterford.\u2022\tCe fils de famille incapable, fantasque et excentrique a été envoyé ici en désespoir de cause.Son père espérait Sue, éloigné d'une mère trop aimante, parviendrait à se faire une vie en Amérique.11 a baguenaudé des mois durant dans la métropole avant que des relations d'affaires de son paternel ne lui trouvent un emploi non rémunéré à la Montréal Cotton de Valleyfield où ses manières outrancières, son accoutrement et ses cheveux teints en blond en ont fait la risée de la population.; Sa mère, à l'annonce de la mauvaise nouvelle, vole au secours de son cher fils que les gens du pays menacent de lyncher et que l'on a tôt fait d'emprisonner à Beauharnois en attendant son pifccès.; jLe ministère public dépêche Donald Mdcmaster, un ténor du barreau montréalais qu'assistera Charles Lauren-deâu, un avocat de Beauharnois, tandis qûè Mary Shortis retient les services id'Henri Saint-Pierre, le plus brillant craninaliste du temps.\u2022\t4?our Macmaster, l'affaire ne fait pas débouté, Shortis est un être violent qui a Uié deux hommes de sang-froid lors d'tfn hold-up qui a mal tourné.Quant à son adversaire, une entrevue d'une hçiire avec l'accusé lui a suffi pour se convaincre de son insanité.Qu'est-ce qui aurait poussé ce fils de millionnaire tenter un pareil coup, sinon la folie?^ Bientôt, le fameux avocat J.N.Greenshields et son confrère George Foster, qui agira à titre de conseil, se joignent à Saint-Pierre qui demande aussitôt un changement de venue: comment pour-ra-t-on trouver dans la contrée un seul juré qui n'ait déjà son idée de faite?Cette requête est refusée mais on accorde cependant à la défense l'envoi d'une commission rogatoire en Irlande pour recueillir des témoignages sur le passé pour le moins troublant de l'accu- Îl.C'est un secret pour personne que çn plaidera son irresponsabilité.Z ^e premier octobre 1895, le juge Mi-chel Mathieu, de la Cour supérieure de Québec, débarque à Beauharnois pour y présider le plus long procès criminel à s'être tenu au Canada sinon dans tout J'Empire britannique.La Couronne a la parole Le tout Valleyfield se presse aux por- Lord et lady Aberdeen.Cette dernière joua un rôle capital dans l'affaire le drame, il a parlé à plusieurs reprises de voler la paye des employés de la manufacture.La Couronne termine enfin sa preuve en faisant déposer un reporter du quotidien montréalais The Herald.Celui-ci a été le premier à tenter d'interviewer Shortis qui a refusé de parler sans avoir d'abord consulté son avocat.Voilà, aux yeux de la poursuite, qui démontre bien que l'accusé avait tous ses esprits.Là-dessus, Macmaster déclare sa preuve close, les observateurs d'en conclure que l'on n'en a plus pour très longtemps.Erreur! Me J.N.Greenshields, un des défenseurs de Shortis.tes du Palais de justice, les gazetiers déplorent qu'une « horde de femmes à la curiosité morbide», que l'on soupçonne de sentiments pro-Shortis, ait tenté de se frayer un chemin à travers la foule impatiente.Les esprits sont chauffés à blanc, il n'y a que le principal intéressé qui ne semble pas le moins du monde concerné par toute cette affaire.Le premier témoin à charge, le contremaître |ohn Lowe, rappelle les circonstances du drame et le fait que l'accusé, «leur ami à tous», n'était pas sans savoir que ce soir-là, on s'affairait à la paye.Le suit Hugh Wilson qui a reçu une balle à la tète et une au corps.Il a survécu par on ne sait quel miracle: l'assistance lâche des oh ! et des ah ! à la moindre péripétie de son terrifiant récit.Si la presse ne cache rien de son mépris pour l'assassin, elle ne témoigne pas moins de commisération pour ses pauvres parents abattus.À leurs côtés, tout aussi attentifs aux débats, ont pris place un auguste aréopage de la psychiatrie.Il y a là les docteurs I.V.An-glin.de l'asile de Verdun, C.K.Clark, de Kingston, Daniel Clark, de Toronto et R.M.Bucke de London, en Ontario.Ernest McVicar, cotonnier de son état et ami de Shortis, est appelé à la barre pour témoigner de la préméditation du crime: quelques semaines avant Au tour de la défense.Les procureurs de l'accusé font d'abord donner lecture, en anglais puis en français, du rapport de six cents pages de la commission rogatoire envoyée en Irlande.Pas moins d'une cinquantaine de témoins racontent les frasques, les manies et les violences du jeune Valentine que ses parents ont envoyé en terre canadienne plutôt que de le faire interner.De même, des aliénistes confirment que nombre de proches des Shortis ont fini leurs jours dans des asiles.Vient ensuite le tour de Montréalais qui ont connu l'énergumène lors de son séjour dans la métropole: ils confirment en tout point son comportement pour le moins étonnant.Le témoignage attendu de Millie An-derson, une jeune fille fort jolie que fréquentait l'accusé dans les trois mois qui ont précédé le drame, n'apporte pas de surprises.Elle raconte qu'il portait souvent une arme, racontant à qui voulait Personne n'ignore que quatre des plus savants aliénistes du pays vont témoigner de la folie de l'accusé.La Couronne, assistée de trois médecins qui ne manquent rien des dépositions de leurs confrères mais qui ne se risqueront pas à les contredire sous serment, combat pied à pied l'argumentation de la partie adverse.Après que la défense en eut fini avec sa démonstration, le ministère public appelle en contre-preuve quelques autres témoins qui ont fréquenté l'accusé et qui reconnaissent tour à tour qu'il DIMANCHE PROCHAIN Guerre à la pègre ( 1 ) l'OUK IAlKt «.'ONNAlSîiAfMt fc.TOU?SlMVIfMINI* (18 p.cent) au cours des deux dernières années.Sur les 250 millions investis dans les films de langue anglaise au cours de la période de cinq ans, le financement public a compté pour 45,7 p.cent; le financement privé pour 19,4 p.cent; les distributeurs et télédiffuseurs pour 11,4 p.cent; et les étrangers pour 23,6 p.cent.Du côté des films de langue française, lesquels ont nécessité 158 millions d'investissement ces cinq dernières années, le financement a été réparti comme suit: le financement public comptait pour 46,6 p.cent des dépenses totales; le financement privé pour 12,7 p.cent; les distributeurs et télédiffuseurs pour 9,8 p.cent ; les étrangers pour 30,9 p.cent.Dans les faits, le financemènl public est plus élevé que le poii'c centage mentionné précédent» ment.Plus élevé d'environ 9 cent, lequel pourcentage correspond aux crédits d'impôt versés aux investisseurs par le biais du programme fédéral de DPA (déduction pour amortissement) et à l'aide financière allouée aux producteurs en vertu du programme québécois de crédit d'impôt versé en guise de compensation pour l'engagement de personnel au Québec.En intégrant ce 9 p.cent de crédits d'impôt au financement public, cela porte la part d'Ottawa et de Québec dans le financement global à 54,7 p.cent dans le cas des films de langue anglaise et à 55,6 p.cent dans le cas des films de langue française.Pourquoi le financement public est-il plus élevé de l'ordre de 20 p.cent du côté de la production de films par rapport à la production télévisuelle?Parce que la production de longs métrages est beaucoup plus risquée que la production télévisuelle.Les résultats financiers dans l'industrie du cinéma sont notamment sujets à des écarts très considérables (exemple: un film peut faire aussi bien 30 000 $ de recettes guichet au Canada que trois millions, soit un écart allant de 1 à 100).» P.u cours des JW^cinq années Y allant de 1988-89 à V*v 1992-93, le volume É& /f' \\ duction de longs \\ métrages cana-^WÊÈÊLJs diens a dépassé ie cap du milliard de dollars.On évalue à environ 55 p.cent, soit 562 millions, le volume de production réalisé au Québec.Dans l'industrie canadienne du cinéma, Montréal est reconnue depuis belle lurette comme étant la capitale de la production de films canadiens.^^ Quelque 289 awMf» films ont été réalisés lors de PPWi^ cetje période grjl(| jffm cinq ans.Il s'est dépensé 245 millions Hj.lB,^ L^H (24 p.cent) du |-K5BpKBa4 côté de la pro- H J>|| duction de 1-BX^LJLjB-j films de lan gue française et 777 millions (76 p.cent) du côté de la production de films de langue anglaise.Les longs métrages canadiens réalisés avec la participation financière de Téléfilm Canada représentent 40 p.cent du volume global de la production de films canadiens.Ce qui représente des dépenses globales de production de 409 millions, pour 132 films.Les productions réalisées sans laide financière de Téléfilm ont nécessité un budget global de 613 millions.Compte tenu d'un budget! moyen de 3,9 millions, on évalue à 157 le nombre de films canadiens réalisés sans l'appui financier de Téléfilm.Maintenant, il faut préciser que la majorité de ces 157 films ont par contre bénéficié de l'aide gouvernementale octroyée indirectement aux producteurs de films canadiens par le biais du programme fédéral de la DPA ( les dépenses pour amortissement procurent un avantage fiscal) et-ou le programme québécois de crédits d'impôt allloués aux films produits au Québec.H appert que 94 p.cent des films de cette catégorie étaient de langue anglaise.Çn outre, un fort pourcentage des films non soutenus par Téléfilm, soit deux sur trois, ont fait l'objet d'une coproduction.La part de financement étranger atteignait les 43 p.cent dans le cas PHOTO P H.TAIBOT, U Presse suivantes ( 1991-92 et 1992-93) le volume de production a atteint les 65 millions.Le budget unitaire moyen des longs métrages de langues française et anglaise est similaire, soit environ 3 millions de dollars en moyenne lors de chacune des cinq années recencées.Mais dans les faits, compte tenu des 20 p.cent d'inflation qui a frappé le pays entre juin 1988 et juin 1993, le budget unitaire moyen a subi une baisse sensible À Monsieur PHAN VAN KHAI, Chef de délégation du Vietnam en visite officielle au Québec, Monsieur PHAN VAN KHAI, Vice-Premier Ministre et son gouvernement de la République Socialiste du Vietnam, Qu'avez-vous fait du Vietnam?\u2014\tLes misères régnent dans tous les coins du pays.\u2014\tLe peuple est écrasé par votre système de contrôle, Bar votre police secrète, es milliers de gens sont emprisonnés dans des camps de «rééducation» pour avoir osé parler de «LIBERTÉ».\u2014\tLa corruption remplace la loi partout au pays.En venant au Canada, au lieu de négocier des aides, des contrats commerciaux ou autres pour enrichir uniquement votre Parti et «système», allez-vous apprendre comment au Canada et au Québec on vit dans le respect des Droits de la Personne et le respect de l'opinion contraire.Rédigé et payé par la communauté vietnamienne de la région de Montréal.02112838 OUVERT LE DIMANCHE DÈS 1711 ! I TABLE D'HÔTE 15,95$ ET + g | 8C1, de Maisonneuve Ouest 849-6331j ANNONCE GRATUITE TOUS LES JEUDIS ET SAMEDIS DANS *\u2014¦ K^9* -40-60 1175, rue Ampère, Boucherville (sortie 92 de l'autoroute 20) YfcUTAOOT, A TTENTION \u2014 A TTENTION SIMPLE HIT ET GRATUIT ^^ Composez le 255*71 f I pour plocef votre on nonce gratuitement sous la rubrique de votre choix: \u2022\tfemme cherche homme \u2022\thomme cherche femme \u2022\tfemme cherche femme \u2022\thomme cherche homme \u2022\tdivertissements, voyages.L'heure de tombée pour les annonces poroissont dons Trait d'union' est lemordip*:é
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