La presse, 4 juillet 1994, Cahier A
[" MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1994 110e ANNÉE N° 249 42 PAGES, 4 CAHIERS Miami: 1.50$ US\tg\" 0%t iîes-de-la-Madeleine : 1 $ 3 V Taxes en sus Météo Jfr Journée ensoleillée minl7/max26 page S16 Sports $ JS i page S 3 La Roumanie sort l'Argentine page S 8 Sciences À la recherche de la pieuvre géante pageBl La nouvelle Cavalier : un début prometteur page C1 Actualités Enfin les vacances et la liberté! page C 8 Index Annonces classées - immobilier\tB4,\tB5 et B6 - marchandises\t\tB6 et B7 - emplois\t\tB7 et C5 - automobiles\t\tC5 et C6 - propositions d'affaires\t\tC6 Arts et spectacles\t\t \u2022 informations\tA6.A8 à A10\t \u2022 ciné-horaires\t\tC8 - télé horaires\t\tA9 * Jazz\t\tA6 et A8 \u2022 Bandes dessinées\t\tB7 Bridge\t\tB6 Deces\t\tC7 Économie\t\tC1 etC2 Éditorial\t\tB2 Encans\t\tC6 Étes-vous observateur?\t\tB4 Feuilleton\t\tB5 Horoscope\t\t86 Le monde\t\tB3 Loteries\t\tA4 Mot mystere\t\tB6 Mots croises\t\tB6 et S10 Sciences «\t\u2022\tB1 Arafat fait le serment d'aller prier prochainement à Jérusalem d'après AFP et Reuicr GAZA avi, exténué, presque aphone, Yasser Arafat, poursuivant son tour du propriétaire à Gaza, d'où il a été absent durant 27 ans, a été porté en triomphe hier par la foule à Rafah, à la frontière égyptienne, après avoir inauguré une fabrique et rencontré des responsables militaires.Son conseiller politique Nabil Chaath a annoncé que le chef de l'OLP se rendra demain dans l'enclave autonome de Jéricho, en Cis-jordanie, à bord d'un hélicoptère fourni par l'Egypte.Debout dans sa Mercedes noire à toit ou- vrant, précédé et suivi de dizaines de véhicules de police, toutes sirènes hurlantes, le dirigeant palestinien a sillonné la bande de Gaza autonome pour prendre la mesure du soutien populaire.Prenant plaisir aux bains de foule, il a repoussé ses gardes du corps qui veulent, pour des raisons de sécurité, tenir la population à distance.Devant 10 000 personnes massées dans un terrain de football à la frontière avec l'Égyp-te, Arafat a fait le serment «d'aller prier prochainement à Jérusalem ».À lérusalem, des milliers de manifestants de droite ont tenté de perturber la réunion hebdomadaire du gouvernement israélien, pour protester contre la venue d'Arafat dans les territoires.Selon des témoins, la police a appréhendé sans ménagement plusieurs des manifestants devant le bureau du premier ministre.À quelques mètres du bâtiment, plusieurs centaines de militants ont frappé le sol avec des pierres et des barres de fer à un rythme saccadé, provoquant un vacarme épouvantable.Des coups de sifflets ont ponctué les slogans hurlés à tue-tête: «Rabin, démission», «Arafat, assassin», «Jérusalem est à nous».Des milliers de manifestants, à pied et en voiture, ont provoqué d'énormes embouteillages à l'entrée de Jérusalem, dans un concert d'avertisseurs, avec l'intention d'empêcher les ministres, dont beaucoup vivent à Tel-Aviv, d'arriver à la réunion du cabinet.VOIR ARAFAT EN A 2 -Il » ^ \"\t».T »-?«» \"T * ¦ .V \" * ~ «T>|i f i ' \u2022 \u2022 ' - rïm&zï^J**- ^s.îïxti&'li\t.ikifiI\tA Jfl W^^Lu '¦Kl}.'\u2022' *.G \u2022\"\u2022 * -^Juy-.r -\tj.\u2022 \u2022¦ .'¦ ' r4M.¦ .A.?.\t>- «Ça prend juste un mauvais coup pour détruire cent bons coups» PHOTO CAROLINE HAYEUR.La Presse Le champion olympique a besoin d'être seul «MMoulez-vous venir au bord de W l'eau?» Il a un domaine qui est celui de ses parents et celui de son enfance.L'eau coule, la chute gronde.Plus tard en été un peu en amont, les pierres plates et lisses vont se montrer, et Jean-Luc va s'en servir pour s'entraîner.En sortant du bois.Car d'abord il doit aller dans le bois courir, seul.«C'est mon terrain de jeux.» Là-bas le barrage des castors, ici le chien : «timide mon chien», dit Jean-Luc.La pelouse qu'il voudrait tondre plus souvent ; les sapins qu'il a plantés et grandissent bien.Sur le côté de la maison, le trampoline, aussi naturel que le décor.«Quand on était petit on s'amusait a sauter le soir, à faire des ombres sur le mur, à s'inventer des histoires», raconte sa soeur Anne-Marie.Il a un domaine.C'est celui de ses secrets.C'est peut-être pour ne pas faire de confidences que Jean-Luc Brassard parle autant.Ce qui est une défense très efficace.Il peut parler durant des heures, on ne saura rien.A part des petites choses: «Je m'endors le soir avec le bruit de l'eau.» Ses propos sont vifs, il éblouit sans aller au plus profond de lui-même.Il a la répartie facile, il aime les mots, il étourdit ainsi.Il est discipliné, rigoureux, on le sait, il s'en impose.Le champion olympique aux Jeux de Lillehammer, dans l'épreuve des bosses, est alerte, vif.Mais c'est un être pudique.lean-Luc Brassard est aussi un garçon heureux.D'un bonheur qui éclate dans son rire, mais se cache.lean-Luc a coupé les jambes de son pantalon et nous montre les siennes, relativement petites, dures, sans poils.«L'impulsion est plus importante que la grosseur», explique l'athlète.Que va t-on imaginer?Que les champions sont des géants?Son genou est écorché comme celui d'un enfant.«Au Japon au cours d'un défilé de mode, au lieu de marcher sur la passerelle, je faisais des flips.Il y en a un qui n'a pas passé ! » Il aime travailler, retravailler, arrondir l'angle d'une pierre de patio par exemple.Planter des arbres, bouger tout le temps.Prendre l'auto, aller rencontrer des gens.Mais la médaille d'or qui lui ouvre tout, «l'ultime consécration, l'Everest», lui apporte de l'argent, le « jet set, » des honneurs, un avenir; elle fait sonner ie téléphone sans arrêt, crouler le facteur sous le poids du courrier.Pourtant cette médaille d'or lourde, si belle, si bien ciselée, a aussi un revers.« Les journées à la maison sont rares.J'ai besoin d'être seul.» Le beau garçon au sourire ensorceleur, à la coupe de cheveux que tous les jeunes veulent imiter, est conscient de la fragilité de la gloire.«On ne doit pas faire d'erreur.Ça prend juste un mauvais coup pour détruire cent bons coups».Il porte ce doux fardeau avec désinvolture.lean-Luc Brassard est tout le contraire d'un délinquant.«Si je suis choqué, j'irai pas me donner en spectacle à VOIR CHAMPION EN A 2 résidante de la Petite-Bourgogne se porte défense d'un lieutenant peu orthodoxe MARIE-FRANCE LÉGER onfrontée pendant quatre ans à l'extrême violence qui sévissait dans le quartier de la Petite-Bourgogne à cause du crack, Claudette Saint-Louis, 21 ans, remercie aujourd'hui le lieutenant Pablo Palacios d'avoir réussi à «nettoyer» le quartier.Apprécié des citoyens, le controversé lieutenant de 36 ans a pourtant été blâmé à deux reprises en un an par le comité de déontologie policière pour abus d'autorité lors d'une perquistion sans mandat et arrestation abusive des compagnons de Marcellus François.Fort de sa notoriété, Pablo Palacios a tenté tout récemment encore de battre Yves Prud'Homme à la présidence de la Fraternité des policiers.Il s'en est tiré avec un score honorable: plus de 25 p.cent des policiers ont voté pour lui.Les méthodes peu orthodoxes du lieutenant, surnommé «Dirty Harry», ne pèsent pas lourd dans la balance, croit Claudette Saint-Louis, en comparaison des services rendus aux citoyens de ce quartier du sud-ouest de Montréal.Elle ne désapprouve pas sa façon de faire, comme négliger de demander des mandats de perquisition ou se faire passer pour un livreur de pizza pour se faire ou- vrir une porte quand il file des suspects dangereux.«C'est grâce à lui si on vit mieux dans le quartier.Il y a beaucoup moins de crack.Il n'y a pas plus de meurtre ou de bagarre dans la rue.Avant, on ne dormait pas la nuit.On avait peur de sortir après 18h»,explique-t-elle.La jeune femme se fait en quelque sorte la porte-parole des citoyens du secteur de la rue Saint-Martin et de la Terrasse Coursol.Sa mère, Hélène Saint-Louis, sa tante, les voisins.Blancs, Noirs, hispanophones, tous lui ont dit d'aller porter le message publiquement maintenant que le lieutenant a des ennuis.Avec sa mère en 1991, elle avait réuni plus de 200 signatures afin de venir en aide au lieutenant.Pablo Palacios a pu rester au poste 24 malgré les plaintes de certains citoyens sur ses méthodes un peu trop originales.Les résidants du quartier ont vécu un véritable enfer entre 1989 et 1992, raconte la jeune fille.Claudette est arrivée à la Petite-Bourgogne avec sa famille il y a 17 ans.Elle habite rue Saint-Martin depuis dix ans, dans un logement à loyer modique.Devant la flambée de violence, la famille a tenté de déménager mais l'Office municipal d'habitation de Montréal ne lui offrait, dit* elle, guère mieux ailleurs._ VOIR RÉSIDANTE EN A 2 Où tout le monde entre dans la même danse ! RÉGINALD HARVEV collaboration spéciale savoir 3S En descendant de l'un ou ¦ l'autre des véhicules de l'autoroute, l'ordinateur, le téléphone et la télevison, deux phénomènes particulièrement évidents apparaissent.Il s'agit pour l'industrie de l'électronique d'élargir les canaux de circulation et de comprimer les informations pour en arriver à faire circuler sur les principaux réseaux de communica- tion, dans tous les sens et d'un endroit à l'autre, le plus de matériel possible.Au son du cuivre, du câble coaxial, de la fibre optique, du satellite et des ondes hertziennes, voilà ouvert le bal des réseaux où tout le monde entre dans la même danse.Deuxièmement, selon les scénarios prévus, il apparaît que certains rôles se dédoublent et que ce n'est qu'à l'usage que chacun des trois véhicules, malgré sa propre personnalité, retrouvera une vocation clairement définie.Le secteur transactionnel appartient aussi bien à l'ordinateur, dans sa forme actuelle, qu'il sera dévolu au téléphone avec écran qui doit apparaître sur le marché dans un an, ou au téléviseur bidirectionnel que les ingénieurs de la câblodistribution concoctent.Il est également nécessaire de prendre en considération que le profil de l'autoroute et les conditions de circulation se modifient au gré de l'évolution de la technologie.* VOIR DANSE EN A 2 Pour les enfants et.les adultes ! ALAIN PE REPENTICNY endant que le groupe Sa-roumbon se produit à la Terrasse Air Canada sur l'esplanade de la Place des arts, les oreilles des badauds sont sollicitées par une musique d'un autre type qui vient d'en face: un free jazz absolument pété, gracieuseté d'une demi-douzai-ne de bambins sautillant sur les notes d'un piano géant.Bienvenue au Parc musical du Festival de jazz qui, selon un sondage pas du tout scientifique effectué hier après-midi, attire plusieurs familles qui ne mettaient pas les pieds sur le site par le passé.Les parents ont vu la photo à la une de La Presse samedi et les voilà sur place avec leurs petits.Le Parc musical, c'est le bébé de Marc Côté, éducateur physique à l'hôpital psychiatrique pour enfants de Rivière-des-Prairies.«J'étais venu au Festival avec mes enfants l'an passé, mais il n'y avait pas de structure d'accueil.Après la Petite école du jazz, à l'intérieur, il n'y avait que le maquillage, tellement populaire qu'il y avait toujours une heure et demie d'attente.» L'automne dernier, avec l'architecte Robert Trépanier, Côté présentait son beau programme aux dirigeants du Festival.Le Parc musical est constitué d'une glissade en forme de saxophone, d'un tunnel-cla-rinette, d'un muret d'escalade décoré de notes de musique, d'une échelle-guitare, d'un matelas gonflable géant et de trois jeux interactifs (lire: qui émettent des sons): le piano à trois octaves à l'image, du logo du Festival, un marimba et un jeu de pompes sans doute très apprécié des campeurs qui rêvent de voir leurs enfants souffler leurs matelas gonflables.Le Parc musical n'attire pas que des enfants.Le soir venu, surtout de 22h30 à minuit, «les adultes redeviennent des enfants» et sautillent sur la structure gonflable.Côté supervise le tout, entouré en tout temps d'au moins dix surveillants-animateurs qui voient à la sécurité des enfants.S'il n'en tenait qu'à Côté, le Parc musical serait encore plus gros: «On voulait monter un spectacle interactif, différent de la Petite école du jazz.Mais on n'était pas prêt.Et on manque d'espace.On commence par ça.» Pour l'espace, le Festival a déjà quelques idées.Et après des négociations qui n'ont pas abouti à temps avec d'éventuels commanditaires comme McDonald's, on espère en dénicher un l'an prochain.«Le Parc, la Petite école et le maquillage, ça coûte environ 100 000$ au Festival, mentionne le président Alain Simard.Mais comme c'est le 15e anniversaire.» Côté estime que son Parc a coûté près de 70 000$.Un bon investissement: «Les enfants sont sensibilisés à la musique et au contact avec la foule, dit-il.Le Festival a 15 ans et il compte parmi ses habitués des jeunes qui sont venus la première fois avec leurs parents.» ?Marc Côté accueille une jeune fille à l'embouchure de sa glissade en forme de saxophone.PHOTO CAROLINE HAYEUR.Ls Presse A 2 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 4 JUILLET 1994 Demain dans La Presse SUITE DE LA UNE fi \u2022 \u2022 ' 9 Economie Le marché de la piscine profite.de la plongée du dollar ¦ Les chaleurs etouffantes de la mi-juin mais aussi.la plongée du malheureux dollar canadien par rapport à la devise américaine ont provoque une forte progression des ventes de piscines, laquelle joue entre 20 et 40 p.cent selon les cas.Il existe toutes sortes de piscines: de la gonflable que fabrique Piscines et abris Tempo et dont le prix joue entre 1700$ et 2400$, aux piscines creusées de toutes catégories, entièrement en béton, ou à parois faites de panneaux d'acier, de fibre de verre, etc., en passant par les hors terre normalement a parois d'acier à revêtement de matière plastique et dont l armature peut etre également en matière plastique, mais aussi en acier et en aluminium, sans oublier les monocoques, ou préfabriquées (7800$ à 12 500$), que fabrique Piscine Fibro.Avant de vous mettre à l'eau, laissez Jacques Benoit vous présenter toutes les facettes du marche, demain dans le cahier Économie.% Collectes de sang ¦ Aujourd'hui.la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 a Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 9h à 18 h ; \u2022\tà Montréal : hôpital St-Mary's, Auditorium, 3830.rue Lacombe, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif: 100 donneurs; \u2022\tà Saint-Eustache : arena, 220, boulevard Arthur-Sauvé, de 10h à 20h 30.Objectif: 750 donneurs.Insolite Pour une tasse de café.\\pciicc t ru ncc-Presse washington ¦ Un avion de ligne américain a brutalement pique du nez et perdu de l'altitude durant quelques secondes, faisant 17 blessés parmi les passagers, parce que le co-pilote a fait une fausse manoeuvre en voulant saisir la tasse de café que lui apportait l'hôtesse, a annoncé samedi la sécurité aérienne.L'incident s'est produit jeudi au dessus de la (amaïque, alors que l'appareil, un McDonnell Douglas MD-ll de la compagnie American Airlines, assurait la liaion Miami, en Floride.Buenos Aires, en Argentine.L'un des 80 passagers, qui avait détaché sa ceinture de sécurité, a été victime d'un éclatement de la rate après avoir été projeté au plafond, a indiqué Alan Pollock, un porte-parole de l'Agence nationale pour la sécurité des transports.Son épouse, assise à ses côtés, mais dont la ceinture était restée attachée, n'a pas été bles-sée, a-t-il ajoute.American Airlines avait dans un premier temps mis l'incident sur le compte des turbulences, mais les enquêteurs de l'agence pour la sécurité des transports a interrogé l'équipage et découvert la vérité.Une heure et demie après le décollage, alors que le commandant de bord prenait sa pause repas hors du cockpit, une hôtesse est venue apporter des boissons au co-pilote.En voulant prendre le plateau, celui-ci a été brutalement projeté contre le tableau de contrôle déclenchement d'un coup le pilote automatique.Il n'a fallu que 17 secondes à l'équipage pour reprendre le contrôle de l'appareil qui a fait demi-tour sur Miami, a indiqué M.Pollock.ARAFAT Arafat fait le serment d aller prier prochainement * Jérusalem Celle-ci a pu se tenir «normalement», a affirmé le bureau du premier ministre dans un communiqué laconique.Mais Rabin a empêché une rencontre prévue hier à Gaza entre une délégation de dix députés travaillistes et Yasser Arafat, a accusé le chef de cette délégation, Yossi Katz.Président par intérim du groupe parlementaire travailliste, Katz a affirmé à la radio que Rabin avait ordonné l'annulation de la rencontre « parce que les circonstances ne s'y prêtent pas».«Nous voulons montrer au chef de l'OLP que l'opinion israélienne appuie le processus de paix et souhaite qu'il se poursuive par l'extension de l'autonomie pales- tinienne au reste de la Cisjorda-nie occupée», a-t-il déclaré.Arafat avait reçu samedi à Gaza une délégation d'intellectuels israéliens, arabes et juifs.Selon la Maison d'Orient, siège des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est, le chef de l'OLP présidera à Jéricho à la prestation de serment des membres de l'Autorité palestinienne.Chaath a précisé pour sa part qu'Arafat reviendra à Gaza après sa visite à Jéricho.Le chef de l'OLP doit se rendre à Paris mercredi pour recevoir un prix pour la paix au siège de l'UNESCO en compagnie du premier ministre israélien Yitzhak Rabin et du ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres.Dans un entretien publié entretemps par le quotidien israélien Ycdiot Ahronot, Mme Soha Arafat, l'épouse du président de l'OLP, a annoncé qu'elle s'installerait d'ici une semaine à Jéricho.« Je pars pour Jéricho dans quelques jours, la semaine prochaine au plus tard, et je suis très émue et très heureuse.Je ne viens pas en visite mais pour m'y installer.Je retourne à mes racines, au berceau de mon enfance», a-t-elle déclaré.«Ma visite est un événement historique pour la paix», a dit de son côté Yasser Arafat dans une interview publiée hier par le quotidien israélien Maariv.«C'est un événement historique non seulement pour moi et mon peuple, mais aussi pour la paix des braves que j'ai signée avec le premier ministre Yitzhak Rabin», a-t-il dit.Évoquant ses sentiments à son arrivée dans la bande de Gaza, il adéclaré: «Tout est détruit.Il n'y a pas d'eau, pas d'égouts, pas d'hôpitaux, pas de logements.mais le moral reste à ma grande surprise élevé».Il s'étonne que les Palestiniens puissent susciter la crainte d'Is-raèl.«Israél a l'armée la plus forte du Proche-Orient.C'est la seule puissance nucléaire de la région.Qu'a-t-elle à craindre de l'État palestinien naissant qui a besoin d'une bonne trentaine d'années pour créer ses bases et trouver son équilibre?» Quant à sa femme, elle a déclaré attendre «que nos enfants adoptifs terminent leurs examens universitaires».Elle a précisé que «durant ses années de combats, Yasser Arafat a adopté 50 orphelins palestiniens, âgés de huit à 20 ans, dont les parents ont été tués lors d'opérations contre Israél ».Enfin, Mme Arafat a annoncé qu'elle serait «très heureuse» de venir à Jérusalem.«J'y suis née avant d'aller habiter à Ramallah (Cisjordanie)», a-t-elle dit.?CHAMPION Le champion olympique a besoin d'être seul la télé.On sait comment ça marche, on sait quand sourire.On n'est pas fous!» dit-il en expliquant ce que tous les champions connaissent, en principe, instinctivement.«Notre mère nous a toujours dit de faire honneur à notre nom!» dit-il en faisant un clin d'oeil en direction de sa soeur.Tout en parlant il se gave de thé glacé et avoue à travers d'autres choses qu'il ne chante pas.«J'ai une voix criarde.Je n'ai pas la belle voix de Richard Gar-neau», dit-il en l'imitant.Il enchaîne sur d'autres sujets dans toutes les directions.Il aime les jeunes ouverts, «qui parlent autant que moi».Il aime aller raconter aux enfants dans les écoles qu'un champion n'est pas un être désincarné, qu'il essuie la vaisselle et range ses affaires comme tout le monde.«Le monde pense que la vie c'est comme dans les films américains, ils s'attendent à ce que tout leur tombe tout cuit dans le bec.Il ne faut pas s'apitoyer sur soi-même.Il faut un état d'esprit, une attitude gagnante.» «On a peur de la quétaineric.On sort en gang, on casse une vitre, certains jeunes trouvent ça drôle.C'est pas de même dans la vie.Moi je préfère aller dans le bois.Ou en équipe avec mes amis jouer au soccer, au baseball, même si je suis poche.Il faut rire de soi, ne pas se prendre au sérieux.» Lui, quand il était petit il voulait déjà être champion de quelque chose, sans trop savoir quoi.«Pour que les filles me courent après.» Petit à petit c'est pour lui seul qu'il a voulu gagner.Content du bonheur des autres «C'est un client tellement fin!», s'exclame la coiffeuse de Valleyfield qui lui coupe sa célèbre tignasse.Au volant de sa voiture, dix fois on le reconnaît, il salue même si «je sais pas qui c'est!».Il ne veut pas déplaire, ni faire de la peine, «l'aime bien voir les gens contents.» Cette région de Valleyfield, de Grande-Île, où il habite et est né le 24 août 1972, il la connaît par le bout du coeur.Il s'arrête partout, fait de grands gestes en direction des rives et décrit la vie qui y grouille.Les plus beaux pays du monde n'ont pas l'âme de ces paysages qui sont ceux de son enfance toute proche.II a 21 mois de moins que sa soeur Anne-Marie.Ils ont été, et sont encore des complices.Leurs jeux d'enfants les comblaient.Jean-Luc n'a pas rêvé à de longues études, malgré des parents professeurs; il a toujours fait les choses à son rythme, préférant cent fois sa belle solitude nourrie de livres, d'apprentissages, à la discipline étroite, à l'obligation de vivre en groupe de l'école.Idéaliste, libre et fier.Il s'est tenu loin des bagarres.Et aujourd'hui encore, plutôt que de vivre la nuit, comme bien des personnes de sa génération, il se lève tôt.«J'aime les matins.Je trouve ça calme.» Autodidacte, il a appris l'anglais au sein de l'équipe nationale de ski acrobatique.De lui-même il a dessiné des cartes géographiques et appris par coeur, en pre- mier lieu, le nom des montagnes du monde.La montagne c'est son amour.Il a commencé a faire du ski à 7 ans au mont Olympia, où ses parents avaient un chalet.«Au début je n'ai pas aimé ça parce cjue je n'étais pas bon.Mais quand j'ai compris le truc, alors.» Il se dit conservateur.Prudent.« J'ai peur de manquer mon coup, pour l'argent par exemple.» Il pourrait ajouter «pour la mariage aussi».Il ne fera rien précipitamment.«Je mets toutes les chances de mon côté.» Ses engagements sont sacrés.Il ne supporte pas les retards.«En plus j'ai du mal à dire non à quelqu'un qui insiste.» Le vaste monde ne lui fait pas peur, ni l'avenir.Il apprend vite.«11 y a tout le temps quelqu'un pour me ramener sur terre.Je compte sur mes vrais amis pour le faire.» Il ne prend rien pour acquis.et sa sagesse innée le fait se tenir sur ses gardes et garder à distance le miroir aux alouettes.Le solitaire, malgré la gloire, se réfugiera dans le bois et reprendra ses forces dans de nouvelles aventures.?DANSE La quotidienne\ta trois chiffres\t752 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t0337 Ou tout le monde entre dans la meme danse La fibre optique, capable de transporter des informations en quantité astronomique, en comparaison avec le cable et le cuivre, en raison de ses coûts élevés et d'une période de rodage technique plus longue qu'escomptée, se répand moins rapidement que prévu dans les années 80.Des cinq experts américains des télécommunications consultés dans le numéro d'avril de la revue Wired, trois prévoient même que la fibre optique ne se rendra jamais jusque dans les foyers, les deux autres envisagent son arrivée dans les années 2001 et 2010 grâce a l'intervention des géants des télécommunications.Ouant aux satellites de communication.des fines fleurs eux aussi de la technologie de pointe, on en dénombre environ 150 en orbite, dont 50 p.cent sont dédiés aux télécommunications et l'autre moitié à la télévision.Ils font cependant l'objet d'une remise en question pour plusieurs raisons: ils sont très coûteux à fabriquer et à mettre en orbite.Les entreprises de lancement se font rares et manquent de disponibilité.La vie des satellites est relativement courte et ils sont vulnérables.L'industrie leur préfère les câbles sous-marins de fibre optique plus sûrs et plus performants, qui sont largement utilisés pour les communications outre-mer.Rien n'empêche qu'ils continuent d'occuper une place prépondérante dans le domaine, bien qu'ils suscitent de plus en plus de réserve.Dans tous les cas, peu importe les découvertes qui participent à l'avènement de la société des communications, peu importe la nature et l'étendue des réseaux, au-delà des contenus variés et inégaux, force est de constater que les barrières tombent de jour en jour pour que bientôt l'instantanéité du mouvement de vie et un potentiel incalculable de données et d'images, en provenance des quatre coins de la terre, débordent sur des écrans lumineux et omniprésents.Brouillard sur l'autoroute Malgré toute cette clarté encore artificielle, des zones d'ombre prédominent pour l'instant dans le sillon de l'autoroute électronique.Quelle est donc la signification sociale, culturelle et économique qui se dégage des dévelop-pements que subissent ordinateur, téléphone, télévision et reseaux de transmission?Comme les tendances l'indiquent, en s'orientant vers la convergence technologique, l'industrie vise du même souffle l'objectif d'élargir au maximum les auditoires potentiels, d'atteindre de façon multimédia le plus grand nombre possible de foyers.Sous cet aspect, les impacts économiques revêtent un ordre de grandeur difficilement évaluable mais envisageable en vertu de la situation planifiée par les développeurs américains.Car il faut le reconnaître, nos voisins du Sud gèrent la partie et dominent ou-trancièrement.sous la plupart des aspects, si l'on excepte certains secteurs des télécommunications, le marché de l'autoroute.Quelles seront les retombées financières et quels seront les revenus générés au cours des vingt prochaines années par les voyages dans le «Cyberspace» de l'ordinateur, par les transactions effectuées au moyen du téléphone à écran, de même que par l'utilisation du téléviseur interactif?Poser cette question, c'est trouver une bonne partie de la réponse sur les impacts économiques de l'autoroute, sans un trop grand effort d'imagination et sans nécessairement avoir besoin d'aligner de chiffres.Ces retombées et ces revenus seront énormes, faramineux; ils représentent une véritable poule aux oeufs d'or multicolores.Par le fait même, le secteur de la main-d'oeuvre, déjà largement modifié par la place occupée par l'ordinateur, risque de subir d'autres changements profonds.Combien de pertes d'emplois seront causés par les transactions a distance et l'interactivité qui canaliseront nombre d'opérations commerciales et courantes vers les foyers?Par quoi seront compensées ces pertes?Une chose est certaine, il est important d'identifier dès maintenant les solutions de rechange pour élaborer et dispenser les programmes adéquats de formation.L'autorute en phase avancée fait aussi voir que les occasions pour le consommateur et pour le citoyen en général de concentrer plusieurs de ses activités à la maison, d'où il pourra combler dorénavant un plus grand nombre de ses besoins, sont susceptibles d'affecter sensiblement le tissu sco-cial.Dans les domaines de la santé et de l'éducation, notamment, en facilitant certaines interventions réalisées à distance par les progrès technologiques, l'État amé-liorcra-t-il du même coup la qualité des services et ses performances administratives, ou procédera-t-il à une déshumanisa-tion dans des domaines aussi névralgiques?Enfin, sur le plan culturel, de façon universelle, il est opportun de demander si l'emploi systématique de l'écran, du texte court, sinon télégraphique, auquel contraint un espace restrictif, va modifier les codes, les valeurs de langage, a sabrer dans la culture, et jusqu'ou?Allons-nous creer une série de symboles, de signes, d'icônes, une gestuelle imagée des mots qui deviendra le prolongement ou le raccourci des échanges humains?Comment apprivoiser, s'approprier, développer, enseigner et vivre avec ce nouveau langage plus visuel, plus imagé?De manière plus locale, la langue française a de bonnes chances d'avoir l'air plutôt perdue sur l'autoroute de l'Amérique du Nord.Le libre-échange et le «Cyberspace», totalement occupe, ou presque, par un volume incalculable d'informations en anglais, vont la rendre pratiquement invisible.Finalement, s'il est relativement facile d'entrevoir ce que nous réserve physiquement l'autoroute électronique, puis-qu'en bonne partie elle est présentement en place, il apparaît aussi que son évolution causera des rcpercusssions de tous ordres qu'il faut envisager et analyser avant qu'elles ne confrontent définitivement les sociétés.Cette grande voie de communication annonce-t-elle l'avènement.après l'ère industrielle, du véritable âge des communications, qui sera susceptible de générer de nouveaux bassins de prospérité et de créer un meilleur équilibre planétaire, ou débou-che-t-elle sur un repli sur soi engendré par une aliénation commerciale sans précédent?- FIN - (T, ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7ha17H30 RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces\t285*6892 ANNONCES CLASSÉES hindi au vendredi de 8 h 30 s 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES DetaiMenU National, Tete* Vacances, Voyages rkniAm A! nrnlo m |/U>r 285-71 ÎT] 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 ! * Ila presse est DuW.ee oar LA PRESSE.LTEE.7.rue Samt-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Seule\tI la Presse Canadienne es: autonsee à diffuser les mformations de la presse et celles des\t| Iservces de la Presse Açsoaee et de Reuter Tous dro'ts de reproduction des informations\t.particulières a la presse sont egaiement réservés \u2022 Courrier de la deuxieme classe \u2014\t1 I Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-:.\u2014.\u2014- I Lço DE DU JOUR 27-1 LUNDI * 4 JUILLET 1994 | m LES ANNONCES CLASSÉES + 285-7111 RÉSIDANTE Une residante de la Petite-Bourgogne se porte * la défense d'un lieutenant peu orthodoxe La jeune femme se souvient d'au moins trois meurtres dont elle a été témoin.«Je voyais des Noirs courir ensanglantés et tomber à terre.» Les habitants du quartier découvraient régulièrement des haches plantées dans les murs, des couteaux, des armes dissimulées sous les briques.et bien sur des seringues et des condoms à profusion.«Un jour on a vu dans la ruelle un Noir qui avait la jambe en sang et cachait sous un drap une arme automatique.» Pablo Palacios est arrivé au poste 24 en 1990.Petit à petit le «nettoyage» a commencé.Le lieutenant Palacios travaillait avec les policiers Batman (Gilbert Gauvreau) et Robin (Richard Prud'Homme) mutés tous les deux depuis à un autre poste.«Pablo Palacios a eu le courage de changer les choses.Il prenait ça à coeur quand les citoyens etaient en danger.Ce n'est pas un policier qui va lâcher», dit Claudette Saint-Louis.La jeune femme s'apprête à publier un livre sur cette période très difficile, entre 1989 et 1992.et intitulé La Petite-Bourgogne: L'enfer de la drogue.Elle espère qu'il sortira en décembre aux éditions L'Étincelle.?f Mystérieuse et envoûtante Corée ! GEORGES LA M ON ¦ Journée idéale à La Ronde! Pas de nuages menaçants à l'horizon.On pouvait enfin prévoir une soirée en famille sans devoir s'affubler d'imperméables ou de parapluies.Les écoliers en vacances sachant faire vibrer la corde sensible du paternel en ont profité pour réclamer la recompense d'une annee scolaire ardue.Tous ceux qui ont pu échapper à la fièvre du déménagement avaient sorti poussettes, sacs à dos, lunchs pour profiter de cette accalmie.Histoire de souffler enfin.Une prestation de choix que nous ont présentée les Sud-co-réens de la firme Hanwha-Mar-bleloid à ce 10e «International Benson & Hedges», hier soir, à La Ronde.Une démonstration haute en couleurs, qui a vraiment dépaysé les quelque 27000 spectateurs enthousiastes.\u2022Tout a commencé par trois coups de gong, donnant le de-part vers le pays du Matin calme et marquant ainsi le complet dépaysement qu'on anticipait.Notamment par la -4- musique et les sons particuliers des cloches et des tambours.Comme également le bruit de cette goutte d'eau qui s'échappait petit à petit et dont le son s'amplifiait au point de devenir une cascade et une chute.Et les chants d'oiseaux qui con-tribuaient à amplifier le mystère de cette dimension intemporelle.Bref, un répertoire musical recherché et qui a su toucher les spectateurs peu familiers à cette culture millénaire.La fumée qui enveloppait la Ronde au tout début du feu, contribuait, elle aussi, à ce dépaysement en isolant les spectateurs du reste du monde.On ne voyait même plus les pièces avec la densité de la fumée.Tout se colorait de rouge, entretenant une odeur de soufre et de mystère.Les Sud-Corecns ont su apporter une note vraiment particulière à ce spectacle en hau- DE MONTREAL teur non seulement avec leur musique, mais aussi avec leurs pièces et surtout leurs bombes.Devenant de surcroît d'excellents ambassadeurs de l'amitié entre leur pays et le Canada, en nous faisant connaître leur culture.Malheureusement, l'illustration du message d'amitié qu'ils voulaient livrer a passé un peu inaperçu.Seule note discordante de cette démonstration: l'imposé.Les artificiers s'aventuraient véritablement en pays inconnu.Ils donnaient l'impression de n'avoir pas tellement compris ces variations de tempo qu'on leur demandait.Un imposé qui devenait comme un corps étranger dans leur spectacle.Après le bouquet final, rehaussé de magnifiques chrysanthèmes multicolores, les spectateurs habitués au bruit assourdissant d'un bombardement en règle, ont eu la surprise d'entendre le rire cristallin d'un enfant émerveillé, qui venait clôturer cette soirée familiale sur une note de fraicheur.Dimanche prochain, les artificiers australiens de la firme Syd Howard Fireworks se proposent de nous en mettre plein la vue et les oreilles avec «le choc du rock ». PARTIR L'EXPRESS OU MATim AUCUNE PERTE DE VIE SUR US ROUTES CE WEEK-END ¦\tLa Sûreté du Québec ne rapportait aucune victime sur les routes du Québec, hier soir, à l'issue du long congé de trois jours de la Féte du Canada.Le week-end dernier, Féte nationale du Québec, au.moins cinq personnes avaient perdu la vie de façon accidentelle dans la province, toutes sur la route.MYSTÉRIEUSE FUSILLADE À OTTAWA ¦\tLa police d'Ottawa tente d'élucider le mystère entourant une fusillade au cours de laquelle un Montréalais de 22 ans a été blessé ce week-end.Il était 4 h 30 samedi matin lorsque la victime, qui chargeait de l'équipement sonore ayant servi à une soirée au centre communautaire italo-canadien, a été atteinte de coups de feu.Le jeune homme a reçu le projectile de revolver, possiblement de calibre 45, à l'avant-bras droit.Le projectile a été tiré d'un véhicule en mouvement.La possibilité qu'il puisse s'agir d'un règlement de comptes semble exclue par la police.La victime a été admise à l'hôpital Civic et repose hors de danger.10 ANS APRÈS a LE RÊVE ULTIME » ¦\tIl y a 10 ans, le 3 juillet 1984, 15 policiers de la Communauté urbaine de Montréal entreprenaient ce qu'ils appelaient à l'époque «le rêve ultime» de leur vie, celui de courir la distance Montréal-Van-couver-Los Angeles ( une balade de 7353 milles) en un temps record de 23 jours.Hier, dix ans plus tard, 11 de ces 15 policiers-coureurs s'étaient donné rendez-vous dans une auberge du Canton d'Orford en Estrie pour revivre entre eux ces moments exaltants, alors que Los Angeles vibrait au rythme des Jeux olympiques.Certes, depuis dix ans, le temps s'est chargé de leur donner quelques cheveux gris et d'ajouter quelques kilos à leur taille de marathoniens.Mais le feu sacré qui leur a permis de réussir cet exploit y brillait encore.INCENDIE DANS UNE PORCHERIE ¦\tUne porcherie de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, près de Drum-mondville, a été incendiée au cours de la nuit de samedi à hier.Plus de 150 bêtes ont péri.Les dommages s'élèvent à quelques milliers de dollars.La cause du sinistre demeure indéterminée.L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec de Drummondville.UNE HAUSSE D'IMPOT PLUTÔT QUE LA TPS 7 ¦\tDes ministres influents du cabinet Chrétien feraient pression sur le premier ministre pour qu'il abolisse la TPS et la remplace par une hausse générale des impôts de trois pour cent.C'est ce que rapporte le quotidien Toronto Sun qui n'identifie cependant pas les ministres concernés.Les contribuables à faible revenu seraient également touchés par cette augmentation, mais ils recevraient des crédits d'impôt plus élevés.Le ministre des Finances, Paul Martin, serait toutefois opposé à l'idée de hausser les impôts pour abolir la TPS.PHOTO FERNAND MERCIER, colljùorjtion spêCUk L'ambulance volée capoto.Au volant d'une ambulance volée devant l'Hôpital général[ samedi soir, vers 23 h 45, un homme a eu un accident quelques minutes plus tard, chemin Camilien Houde.Il roulait trop vite et a manqué une courbe.Le véhicule a capoté avant de frapper un muret Le voleur de 41 ans a été conduit.à l'Hôpital général pour y être soigné pour une légère blessure au dos.Vers 3 h, les policiers l'ont conduit au poste 25.Il sera formellent accusé de vol d'ambulance.Urgences Santé estime les dommages à 125 000 $.UNE THERMOPOMPE DE CHEZ TURCOTTE TURCOTTE 527-4531 TURCOTTE LE PIONNIER DE LA THERMOPOMPE 'Taxes et installation en sus LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1994 La police arrête un premier Amérindien en rapport avec les événements d'Oka ¦ Un des Amérindiens qui a participé aux travaux d'agrandissement du cimetière d'Oka le printemps dernier, Allis-ter Nicholas, a été arrêté hier, dans un bar de cette municipalité.Les policiers de la Sûreté du Québec recherchaient déjà Nicholas en rapport avec ces incidents, mais ils l'ont écroué en raison des menaces de mort qu'il a proférées à l'endroit du secrétaire et du maire du village en juin.Introuvable depuis ce temps, Nicholas a été interpellé hier, alors qu'il se prélassait à la terrasse d'un bar, rue de l'Annonciation, à moins d'un kilomètre du célèbre terrain de golf d'Oka.L'homme de 43 ans n'a offert aucune résistance aux agents lorsqu'ils lui ont remis l'avis de comparution pour méfaits publics découlant de sa participation aux travaux d'agrandissement du cimetière.Il est notamment accusé d'avoir détruit une partie de la route menant au club de golf et coupé des arbres sur un terrain municipal.Nicholas devra comparaître aujourd'hui, au palais de justice de Saint-Jérô-me, pour répondre des accusations de menaces de mort proférées contre le secrétaire municipal Marcel Hardy et le maire |ean Ouellette.Il reviendra devant le tribunal le 2 août, en compagnie de quatre autres Mohawks, pour la question du cimetière.Les quatre autres individus qui partici- paient à cette opération sous la direction du chef leri^ Peltier, Lester Bonspiel, Robert Gabriel, Bradley Gabriel et Garry Gabriel ont déjà comparu une première fois en rapport avec cette affaire.Nicholas a pour sa part eu des démêlés avec la justice il y a quatre ans.C'est lui qui a détruit plusieurs voitures de police, le 11 juillet 1990, lorsque les policiers ont abandonné leurs véhicules et un bulldozer pour battre en retraite après la mort du caporal Lemay.\u2022 A3 Kahnawake, les opposants au projet de casino jubilent KIAKIE-PRANCE LÉGER_ ¦ Malgré sa défaite de samedi soir face à |oe Norton comme candidate au poste de chef du conseil de bande, Kahn-Tineta Horn jubilait hier.Elle a obtenu ce qu'elle voulait: la mise au rancart du projet de casino dans la réserve de Kahnawake.«Nous célébrons la victoire aujourd'hui.Le conseil de bande n'a pas à gérer de casino.C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle j'ai fait campagne contre Norton.» Mme Kahn-Tineta Horn a l'habitude de foncer quand elle croit à quelque chose.On se souvient d'elle pendant la crise amérindienne.Les téléspectateurs l'ont vue empoigner un soldat et le pousser dans les barbelés au dernier jour de la crise pendant l'évacuation du centre de désintoxication.Le mois dernier elle a été acquittée des accusations de voies de fait contre des agents de la SQ qui pesaient contre elle depuis l'hiver dernier.Même le ministère des Affaires indiennes, qui tentait par tous les moyens de la congédier après son «absence injustifiée» pendant la crise d'Oka, a dû lui concéder la victoire.Kahn-Tineta Horn n'était pas seule à combattre le projet de casino de 154 millions financé par des promoteurs américains.Don Martin.Frank Mel jacobs et elle se sont partagé environ 450 voix sur les quelque 1350 bulletins de vote.Malgré son appui au projet d'établissement d'une maison de jeu, Joe Norton l'a tout de même emporté haut la main avec plus de 900 voix.Mme Horn était contre l'implantation d'un casino pour plusieurs raisons.Elle ne voulait pas d'un contrôle exercé par la firme américaine Grand Casinos sur la réserve, s'inquiétait de la répartition des bénéfices engendrés par l'éventuelle maison de jeu et craignait surtout que les Mohawks soient obligés de faire des concessions sur leur territoire et sur leurs droits.«Nous nous sommes méfiés de Grand Casinos quand nous avons appris que la Security Exchange Commission des États-Unis faisait une enquête sur la compagnie pour des pratiques douteuses», a-t-elle précisé.Elle reproche à Joe Norton et au conseil de bande, et surtout aux promoteurs, d'avoir tenté d'amadouer les habitants de la réserve par de la «propagande» à coups de spots publicitaires à la radio et dans le journal.«Nous voulons avoir de vrais emplois, des emplois qui ont un sens.Pas construire des motels, des centres commerciaux et des condos autour d'un casino.La Chambre de commerce a des idées pour trouver des fonds.Il faudrait pouvoir emprunter pour améliorer la qualité des services à la population sur la réserve.Nous croyons que les affaires doivent être gérées par les gens d'affaires et non par le conseil de bande», a dit Mme Horn.Elle constate enfin que les traditionalistes ont voté contre Joe Norton et son projet de casino.L'ancien mannequin rappelle que Joe Norton «gouverne» selon la Loi sur les Indiens, un système imposé, dit-elle, par le gouvernement canadien.Favorable aux méthodes traditionnelles, Mme Horn va jusqu'à adhérer au projet d'éviction des résidants blancs de la réserve.Un sujet délicat qui risque de refaire surface avant longtemps.A sa descente d'avion hier, à Dorval, Sylvain Gamache, un charpentier menuisier qui a récolté une médaille d'argent aux compétitions de Kansas City, a été chaudement accueilli par son amie.\tphoto armand mome*.^ p^œ étudiants québécois récoltent 1 o médailles us SkHls Olympics RAYMOND GERVAIS ¦ Dix jeunes Québécois viennent de remporter des médailles d'or, d'argent et de bronze aux trentièmes US Skills Olympics qui se tenaient la semaine dernière à Kansas City, au Missouri.Des 28 participants québécois, 10 ont remporté une médaille.Leur impressionnante récolte se répartit ainsi: cinq médailles d'or, quatre d'argent et une de bronze.Selon M.Robert Houle, directeur des compétitions à Compétences Québec, l'organisme qui organise à tous les deux ans un concours semblable au Québec, «les étudiants québécois se sont vraiment distingués lors de cette compétition américaine qui réunissait 6800 candidats parmi les meilleurs aux États-Unis».Avant de se présenter aux US SkHls Olympics, où ils ont raflé 10 des 240 médailles à l'enjeu, tous les candidats québécois avaient réussi à remporter au moins une médaille lors des Olympiades québécoises de la formation professionnelle et technique 1994 ainsi que lors des Olympiades canadiennes.Ces compétitions permettent aux personnes qui ont choisi d'exercer un métier, de démontrer leur savoir-faire en tentant de résoudre des problèmes pratiques liés à l'exercice de leur spécialité, dans les domaines de l'électronique, de la plomberie, du briquetage, de la char-penterie, de l'électricité, etc.Les participants à ces concours disposent de six heures pour trouver des solutions pratiques dans 30 disciplines don- nées, 10 au niveau collégial et 20 au secondaire.Guy Onraet, 21 ans, qui se spécialise en mécanique industrielle, a remporté sa seconde médaille d'or à Kansas City.11 en avait gagné une première lors des compétitions provinciales.Joël Bouchard a remporté une médaille d'or pour ses travaux en électronique.Pour lui aussi, il s'agissait d'une seconde médaille d'or.Il avait remporté la première à Hamilton lors des Olympiades canadiennes.Au Québec, il avait remporté le bronze.Sylvain Gamache, un menuisier charpentier, a récolté quant à lui une médaille d'argent pour la réalisation d'un projet de construction de maison.Denis Du-guay, briqueteur, a.remporté sa seconde médaille d'or aux États-Unis.11 en avait remporté une première à Hamilton, en plus de ses deux médailles d'argent aux compétitions régionales.Michael Bédard, plombier, a mérité lui aussi une médaille d'or pour avoir réalisé une salle de bain complète sans fuite.Dans son cas, il s'agissait d'une quatrième médaille d'or en plomberie, ayant remporté les honneurs sur la scène provinciale, régionale, canadienne et américaine.Les autres récipiendaires sont Stéphane Routhier qui a remporté l'or en réfrigération ; Patrick Gaudette qui a mérité l'argent en technique d'usinage; Stéphane Soucy, médaillé d'argent en électricité résidentielle; Christiane Norman-din, médaillée d'argent en pâtisserie, et Stéphane Bessette, médaillé de bronze en plomberie résidentielle. A4* LA PRESSE.MONTRÉAL.LUNDI 4 JUILLET 1994 Kingston belle ville.sans aucune trace de français NDLR : ta Presse entreprend aujourd'hui la publication d'une série de trois articles de la Presse Canadienne sur la situation du français à Kingston, en Ontario, qui accueillera les élèves officiers du Collège militaire royal de Saint-Jean à la suite de la décision du gouvernement fédéral de fermer cette Institution pour des raisons budgétaires.Le sujet du deuxième article portera sur le projet bloqué par le conseil municipal d'une école pour les francop ho n es.Le dôme de l'hôtel de ville, fierté des résidants de Kingston.L'hôtel de ville a abrité le parlement à l'époque de l'Union du Haut et du Bas Canada, de 1841 à 1844.Attendez-vous à plus PLUS PRIX A CE JOUR! GuardsmanMD Response XL briqué par Pirelli Ch.P145/80R12 Sears ord.62.99 Rabais 21 $-35$.Pneu radial toute saison ceinturé d'acier offrant une excellente traction sur pavé sec ou mouillé.Il est couvert par la garantie1 contre les avaries routières.Série N° 71000.Pour votre sécurité, ne montez pas de pneus radiaux avec d'autres types de pneus Semelle garantie1 85 000 km contre l'usure Sears ord.80,99\t56,99 83,99\t58,99 90,99\t63,99 117,99\t82,99 87,99\t61,99 Servie* de freins avant à disque RIEN QUE 79™ COMPREND: \u2022Vérification gratuite des freins.\u2022Plaquettes de freins à disque et pose.#A}out de liquide de freins.\u2022Les plaquettes sont garanties tant que vous possédez votre voiture.Supplément pour pièces et main-d'œuvre eddUlonnslws.\t# LA CLÉ DE TOUT FORMAT RIEN QUE 79^ SUZANNE DANSIIKIAU de la Presse-Canadienne Soldé, ch.KINGSTON 1m La première chose qui frappe, c'est la beauté de la ville.Il y a le lac et les Milles-Iles juste devant, les cafés-terrasses, les galeries d'art, le marché aux puces en arrière du vieil Hôtel de ville.Mais ensuite, on s'aperçoit qu'il n'y a aucune trace de français à Kingston.Pas une seule pancarte, pas une seule enseigne, à moins de se retrouver devant un édifice du gouvernement fédéral.Pourtant, cet ancien bastion de loyalistes abrite une communautéfrancophone dynamique de 4860 âmes, auxquels vont bientôt s'ajouter une couple de centaines de cadets du Collège militaire royal de Saint-Iean.La presse québécoise a abondamment parlé du fait que les francophones vivant à Kingston étaient obligés d'envoyer leurs enfants dans une école secondaire sans toilettes, située à l'ombre d'une prestigieuse école anglaise.Mais au-delà de ce problème, les francophones refusent de se plaindre.Ils disent former une communauté unie, épanouie et non maltraitée.Une com-munautéqui fait l'envie de bien d'autres communautés francophones en Ontario.«On n'est pas des masochistes», lancent Ginette lohnson, Marguerite Belzile, Anne-Marie Léger et Paul Fortin, réunis lors d'un barbecue de la Fête des pères, organisé par le curé de la paroisse.\u2022 m Ce dimanche-là, ils étaient près de 150 à manger des hamburgers et à se parler français dans la cour de l'église Saint-François d'Assises.Beaucoup d'entre eux sont originaires du Québec, tandis que d'autres viennent du Nouveau-Bruns-wick ou du nord de l'Ontario: les Fortin sont des «ventres bleus» du Lac Saint-fean, les Belzile sont de Montréal, les Léger sont Acadiens et Ginette Johnson vient de Shawinnigan.Mme lohnson est conseillère scolaire.C'est elle qui se bat pour que l'école secondaire Marie-Rivier déménage dans un édifice décent.Certains la comparent au curé Labelle, à cause de son dévouement pour la communauté.Selon elle, il est possible de vivre en français à Kingston, même si la ville ne reçoit pas les services offerts dans le cadre de la loi 8 du gouvernement provincial.«A preuve, voyez le nombre d'institutions et d'activités pour les francophones: l'église, le centre culturel, les écoles, la troupe de théâtre, le cinéma de répertoire, le Club optimiste, le club de baseball, les Avec reprise\" Batterie DleHard\" Couverte par la garantie exclusive de Sears de 66 mois'; remplacement gratuit de 12 mois, partout au Canada et aux États-Unis.Série N° 66600.fDétaiis complets de la garantie chez Sears 1'ULTRA SERVICE*\" Copyright 1994 Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU SAMEDI 30 JUILLET 19947DANS LA LIMITE DES STOCKS DISPONIBLES Attendez-vous à plus i.t.i.ii Les mentions Ord/ ou 'Était' de Sears Canada Inc.s© ra_________ .Brassard: 465-1000.LaSalte: 364-7310.Laval: éfc-1200.St-Bruno: 441 &ot à des pnx Sears.RogK>n de Montréal: Anjou: 353-7770.-6603.Ville St-Laurent: 335-7\", Région de Québec: Québec: 529-9661.Lévts: 833-4711.Sto-Foy: 658-2121.En province viSaska: 357-4000.Chècout*m4: 549-8240.DrummondvMe: 478-1381, St-Jean: 349-2661, S 7770.Aima: 662-2222.____ ___\tSt-Jérôme: 432-2110.Sherbrooke* 563-9440.Sorel: 746-2508.Trois-«tv*ère*: 379-5444.St-Georges de Beeucr: 228-2222 Copynght Canada.1994, Sears Canada Inc.Tous tes ^des ou cJhnenaéone annoncée dans cette page n'ont pas été offerts dans tous les magasins Sears.> soupers francophones, la radio communautaire, les spectacles de la Saint-)ean \u2014 dont le dernier mettait en vedette nul autre que Richard Desjardins .«Grâce à ces points de rassemblement, nous avons développé un sens communautaire.Beaucoup de communautés nous envient.Regardez London : la ville vient d'être désignée bilingue par le gouvernement provincial mais les francophones n'ont pas d'église, ni de centre culturel.» «La menace loyaliste, c'est de la symbolique québécoise», renchérit Normand Dupont, un Québécois du Bas-du-Fleuve qui enseigne à l'école Marie-Rivier.« Il reste encore une couple de vieux anglophones réactionnaires, mais d'ici 10 ou 15 ans, ça risque d'être différent», poursuit Daniel Saint-jean, un autre Québécois \u2014 de l'Outaouais cette fois \u2014 qui travaille au centre culturel Frontenac.La vie n'a pas toujours été aussi facile, toutefois.Marguerite Belzile, Paul Fortin et Françoise Brise-bois \u2014 trois sexagénaires arrivés à Kingston voilà une quarantaine d'années\u2014 se souviennent de l'époque où il fallait se cacher pour parler français.La ville a officiellement été fondée en 1757 par les Anglais.Mais c'est nul autre que Frontenac qui fut le premier Européen à y débarquer en 1673.En 1912, lorsque le gouvernement a adopté «l'infâme» règlement 17 interdisant l'usage du français dans les écoles, certains Canadiens français ont quitté Kingston.«Ceux qui sont restés \u2014les Boisvert, Leblanc, Mercier\u2014 sont devenus Greenwood, White, Mer-cer», souligne tristement Ginette lohnson.Puis, avec le temps, d'autres Canadiens français sont venus, pour le travail.Ils avaient comme employeur l'Alcan, la firme Dupont, le Collège militaire, l'université Queen's.Paul Fortin se souvient qu'il n'y avait ni école, ni église lorsqu'il est arrivé.«Petit à petit, on a eu une classe, puis deux, puis trois.» Aujourd'hui, la population francophone est plus nombreuse, surtout depuis qu'il y a les institutions d'enseignement: une écoles primaire et une école secondaire dans la commission scolaire catholique et une école primaire bilingue et un module de langue française dans la commission scolaire laïque.Mais la lutte est loin d'être terminée.La communauté se bat présentement avec la ville pour obtenir l'autorisation de relocaliser l'école secondaire Marie-Rivier.Et elle n'a pas encore obtenu les services en français offerts par le gouvernement provincial en vertu de la loi 8.«Il faut toujours se battre.Je suis fatiguée de me battre», souffle Marguerite Belzile.Un Algérien expulsé craint pour sa vie RÉ S U LTATS loto-québec tatoquebec Tirage du 94-07-02 12 24 28 34 35 42 GAGNANTS 6/6 0 5/6+\t6 5/6 376 4/6 19 647 3/6 369 813 LOTS 5186 569,30$ 141 721,10$ 1 809,20 $ 66,30 $ 10$ Numéro complémentaire:.14 Ventes totales: 20 815 504,00 S Prochain gros lot (approx.l: 10 000 000,00 $ Prochain tirage: 94-07-06 « Tirage du 94-07-02 NUMEROS 615467 15467 5467 467 67 7 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du \t\t94-07-03 3_\tJL\tJL 20 23l\t26\t2& SI 38\t19\t48.5 2 58\t59\t62 63 70 SELECM c/v; Tirage du 94-07-02 GAGNANTS 6/6 22 26 29 32 39 42 Numéro complémentaire:.5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 2 24 1036 17 012 lots 1 000 000,00 $ 10144,20$ 563,50 $ 60,90 $ 5$ mise-tot 5 29 38 40 GAGNANTS 63 LOTS 793.60$ Ventes totales: 751 014,00 $ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ EfStnL MSuper 7 Tirage du 94-07-01 Tirage du vendredi 17 20 24 26 31 35 41 NUMÉROS 749604 49604 9604 604 04 LOTS 100 000 S 1000$ 250$ 50$ 10$ Numéro complémentaire gagnants 7/7\t0 6/7+\t1 6/7\t25 5/7 1 676 4/7 35 482 3/7+ 33 593 3/7 295 520 23 lots 4 000 000,00 $ 81 158,00$ 2 840,50 $ 151,30$ 10$ 10$ 1 participation gratuite (3 sélections) Ventes totales: 4 380 430,00 S Prochain gros lot (approx.): 4 500 000,00 S Prochain tirage: 94-07-08 CILLES PAOUIN T VA, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.¦HiuiiimiiiiBiq mjl^m^ 1219, carré PhilRips ™ En face de Birks et La Baie RABAIS 10$ RIEN QUE 499L°:^ Batterie de tracteur/jardin Puissance de 230 A pour démarrage à froid.Garantie* 12 mois, remplacement gratuit pendant 3 mois si l'équipement a un alternateur/générateur.Q K) ® HIGH INT.» à partir de 1 1 COTON OUATE T-SHIRT \u2022 BODY SUIT AUSSI LIQUIDATION ÎOOOO COSTUMES DE BAIN 60 a 80 \"E ¦ Un ressortissant algérien de 37 ans qui doit sous peu être expulsé du Canada, Nourddine Mohamed Bedj, croit qu'il est un homme mort s'il rentre en Algérie.Arrivé à Montréal en 1989, Bedj a revendique le statut de réfugié l'année suivante.Sa requête a été rejetée et le ministère a récemment ordonné son expulsion du Canada.Les autorités de l'Immigration n'attendent plus que le feu vert de l'ambassade d'Algérie pour le retourner dans son pays natal.Une affaire qui devrait être réglée en moins de deux mois.«Cet ordre d'expulsion est comme un ordre de mort pour moi », dit Bedj.« le suis sur la liste des personnes recherchées par la police algérienne et on m'arrêtera aussitôt que je poserai les pieds à Alger», soutient-il.Même si le Front islamique du salut (FIS) n'existait pas encore lorsqu'il a quitté son pays, Bedj croit qu'on l'accusera d'être lié à cette organisation illégale.11 a déjà été emprisonné six mois, à l'époque où il était facteur à La-ghoiat, parce qu'il livrait du Courier aux Jamistes alors que cela était interdit.«Depuis que je suis au Canada les policiers sont venus chez mes parents plusieurs fois pour m'arrêter.Ils disaient que j'étais sans doute dans la montagne avec la guérilla du FIS.Ils ne font pas de distinction entre les gens qui fréquentent des islamistes et les intégristes purs et durs», dit-il.Comme si cela n'était pas suffisant, Bedj a participé aux manifestations violentes contre la corruption du régime en 1988.Un jour où l'armée a durement réprimé une émeute, il a eu le ventre ouvert d'un coup de baïonnette.U en garde une cicatrice, souvenir impérissable de la situation politique intérieure.Les affrontements entre les forces de sécurité et les militants islamistes algériens ont coûté la vie à plus de 3600 personnes depuis l'annulation des premières élections législatives libres en 1992.Ce sont là des raisons suffisantes pour demander au ministre de l'Immigration, Sergio Marchi, de contremander l'ordre de déportation pour des motifs humanitaires, estiment les amis de M.Bedj.Plusieurs personnes de sa ville d'origine ont d'ailleurs fait parvenir une lettre aux autorités de 1'Immiçration pour dire que sa 'vie était en péril s'il rentrait au pays.Pour Hadj Zitouni, un étudiant ; GOTTEX \u2022 BODY GLOVE ADRIENNE VITTADINI \u2022 CHRISTINA MAYLO \u2022 LA BLANCA à l'Université de Montréal et ancien attaché culturel de ce pays, Bedj a fait preuve de bonne volonté en se rendant lui-même voir les agents d'immigration canadiens en rentrant d'un séjour d'un an à Boston.U demande simplement qu'on le laisse vivre et travailler comme il a fait pendant toutes ces années.Citant Marie-Fabien ne Le bel, une religieuse qui plaide la cause de ces Algériens détenus par l'Immigration en attendant leur expulsion, U se demande pourquoi on tient à les retourner dans ce pays où règne la violence, la torture et l'exécution sommaire?. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1994 SPECIAL ^^ Vous pouvez réserver pour B/^s^une date ultérieure.,^! g85S par bouche LA FAMEUSE GARANTIE STEAM-WAY: ENTIERE SATISFACTION OU ARGENT REMIS NOTRE CLIENTÈLE, C'EST NOTRE RÉPUTATION SERVICE DE NETTOYAGE TEAM-WAY POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT NETTOYAGE DE TAPIS © OUVERT DIMANCHE |jp$< PAR PIECE minimum de 2 pièces à ce bas prix) + 3* pièce GRATUITE CANAPE DE TOUTE DIMENSION OU 2 FAUTEUILS 4995!.SPÉCIAL POUR 4 PIÈCES ?oins é» 10 $ par pièce 5e pièce GRATUITE + 1 pièce GRATUITE NETTOYAGE DE CARPETTES EN USINE SUPER SPÉCIAL POUR MAISON COMPLÈTE _\tSpècMptss 1 rolfir it jam'i 15mrtktt MOINS DE 9 S PAR PIÈCE + 1 pièet GRATUITE m I W le pi2 Cueillette et livraison incluses Service rapide NETTOYAGE DES CONDUITS DE VENTILATION ESTIMATION COMMERCIALE, INDUSTRIELLE ET INSTITUTIONNELLE DISPONIBLE POUR METTRE UN TERME À VOS PROBLÈMES DE POUSSIÈRE, D'ALLERGIES, DE COÛT DE CHAUFFAGE f ET DE CLIMATISATION.^ ^ y^LEPHONEZ -u ~ di au\tde ® - -1 h',e tame' ' f: i *\tart A- M ¦ ¦ f 'yjtf* r: -vr?\"¦ * ^^H ¦m^mtr ¦\tJH EN*» » - ir>J.t k Le jeudi 28 juillet à 19H30 au cinéma Berri.Retournez es coupon-réponse à: LE MASQUE avant le 14 luillet 1994 t/» Alliance Vlvalllm, 5 Place Ville-Marie bureau 1435, Montréal, Québec, H3B2G2 NOM: ADRESSE:.VILLE: TÉL: \u2022UHrw ifflHHHW |«Mt9l 19M à 12H00.\u2022 Cêtm \u2022 150 Mouatt rvcrrrom M it»»*/ CODE POSTAL: \u2014 TÉL.AU TRAVAIL: tfnprtintdi2ioo< é> ô* CO0P
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