La presse, 10 juillet 1994, B. Livres
[" CAHIER la Prcssu Montréal, dimanche 10 juillet 1994 Opinions Arts et spectacles Personnalité de la semaine &< , STÉPHAN BUREAU Eclectisme sur la plage page B3 i S 3 < OC cr> M v> £ s o ?o.¦ Quel enthousiasme et quel entregent! Cette femme pourrait vendre n'importe quoi à n'importe quel prix à n'importe qui.|e me dis ça deux minutes à peine après être entré dans le bureau de Mme Barbara Creary, responsable de la cession des droits à La courte échelle.Erreur! J'ai vu ensuite qu'elle ne saurait vendre avec plaisir que le produit maison, celui qu'elle aime par-dessus tout.Drôle de produit: l'imaginaire.Aussi bien dire du vent.Les circonstances vont aider.D'abord, elle est avocate et elle a pratiqué le droit, un atout essentiel pour la négociation de contrats; ensuite, elle connaît depuis vingt ans M.Bertrand Gauthier, le p.-d.g.de La courte échelle, qui en 1986 fait une découverte utile: les livres de sa maison, fondée en 1977, sont de calibre international; enfin, elle parle anglais \u2014 et français bien sûr, avec un charmant petit accent.11 ne restait plus qu'à offrir à Mme Creary les routes du monde.Elles les a prises, plusieurs fois plutôt qu'une, et ne l'a pas regretté un instant.Elle vend avec la même ferveur les droits des bébés-livres, des livres-jeux, des albums et des romans.Et elle vend beaucoup: des quelque 184 titres au catalogue, 92 déjà ont été traduits dans une ou plusieurs langues.Des auteurs et illustrateurs de chez nous, servis par un appareil éditorial compétent, ont donc pu séduire des éditeurs en langues allemande, anglaise, chinoise (Chine et Taiwan), danoise, espagnole, grecque, islandaise, italienne et polonaise.Le meilleur client?Le Canada anglais.tout n'est pas perdu.entretien avec.BARBARA CREARY «Comment vend-on des droits?\u2014 Les foires et les salons du livre à l'étranger, c'est la vitrine.Il faut d'abord que les livres soient et c'est donc là que ça commence.Les salons pour moi, c'est surtout Francfort et Bologne./e suis allée aussi en Chine et au Mexique, parce que l'Asie et l'Amérique latine sont les marchés que nous visons prioritairement.\u2014\tEt le lapon, est-il trop protectionniste?\u2014\tPeut-être.J'ai eu des demandes, qui sont tombées à l'eau.Il faut dire d'abord que les Japonais produisent eux-mêmes beaucoup de livres pour enfants.Et puis ils sont plutôt tournés vers les États-Unis.Mais je songe à embaucher un agent là-bas.» S'il vous semble que l'Europe est plus moderne que l'Amérique du Nord, vous n'avez peut-être pas tort.Pourtant, ce qui attire les éditeurs étrangers, en Amérique du Sud surtout, c'est ce qu'ils appellent la «modernité nord-américaine» des oeuvres de La courte \u2014 moins violente que celle des États-Unis.«£n Europe, il y a un autre facteur.Je ne devrais peut-être pas le dire.En France, par exemple, ce sont les parents, la mère surtout, qui choisissent les livres des adolescents.Ici, ce serait impensable.Des enfants de huit, neuf ou dix ans arrivent aux salons du livre ou chez le libraire avec leur argent pour acheter leurs livres.\u2014\tIl faut donc, en France, tenir compte des valeurs que les parents veulent transmettre à leurs enfants.\u2014\tDans une certaine mesure; malgré ça, nos ventes croissent considérablement.SUITE A LA PAGE B 4 510 pages 24,95 S LE CALVAIRE D'UN TRAVAILLEUR D'ELECTIONS Une démonstration que le feu sacré peut avec les années diminuer mais jamais vraiment s'éteindre ! Un livre de Lucien Cloutier aux Presses d'Amériques £ «3 ; \u2022 - ; i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUILLET 1994 Opinions Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins\tAlain Dubuc éditeur adjoint directeur de l'information éditorialiste en chef A votre tour La boîte aux lettres Pourquoi construire de nouveaux hôpitaux alors qu'on ferme des lits dans ceux qu 'on a ?« \u2022 \u2022 SUZANNE DUBORD Mme Suzanne Dubord est ci toyenne de Greenfield Park Au soin de Mme Lucienne Robillard.ministre de lu Santé et des Services sociaux Mme le ministre, Je représente un cas infime de l'immense clientèle de vos hôpitaux québécois, en attente d'une intervention chirurgicale.Nous sommes des milliers, mon cas ë£t donc négligeable! Négligeable pour vpus, comme le sont les milliers d'autres cas dont la récupération à côurt ou à long terme relève de votre compétence, à titre de ministre de la Santé de cette belle province du Québec.Mon histoire est longue, mais en un paragraphe établissons qu'une opération m'a été prescrite au début de décembre 93.On m'avise ce matin que j'aî des «chances» d'être opérée fin août, quand l'hôpital reprendra les appels \u2014 les salles d'opérations ferment pour l'été, sauf pour les urgences extrêmes: décision administrative.Je dois subir une hystérectomie.Pour me rassurer, l'hôpital m'a confirmé que les tests de pré-admission, passes en décembre 93, sont valables pour un an.Une assurance, quoi! Comme un petit pot de yogourt «valable jusqu'au.» Autrement dit, je ne ferai ni anemie, ni hépatite, ni cardiopathie, ni hyperglycémie, ni cholestéro-lémie, jusqu'au 15 décembre 94, mes tests du 15 décembre 93 en répondent.Décision administrative, j'en suis sûre.Nous sommes donc des milliers à attendre, avec un problème de santé à corriger.Croiriez-vous, chère madame, que certains problèmes tendent à s'aggraver?Pendant ce temps, des travailleurs de la santé sont sans emploi, des chambres seront vides tout l'été, des salles d'opération seront inopérantes, et la liste d'attente s'allongera: la maladie ne prend pas congé pour l'été, madame, la maladie n'est pas «économe».Beau souci d'économie que de couper sur les soins! Coupera-t-on aussi sur les revenus et les allocations personnelles des administrateurs d'hôpitaux?Ou leur mérite est-il relatif à l'ampleur des coupures qu'ils savent opérer?Pourquoi ne pas couper plutôt sur démarches nombreuses qu'on nous oblige àfaire pour un soin précis?Ainsi je questionne les six (b) impressions m jeudi, qui m'a demandé mon nom, jnon problème (la clinique externe vivait égaré la note clinique de mon jnédecin traitant ) et a décidé que je retenais pour une cystoscopie le lundi suivant.Donc, un tour de castonguette le jeudi-là.puis 5 impression de ma tarte soleil le lundi suivant.Une pour îa visite au médecin (qui avait déjà été Jacturée le jeudi précèdent où.nous Jivions fait connaissance), et quatre y>our des tests.?Tous ces tests faits en «un seul examen, par le même médecin, pu vont ces factures?Qui en reçoit paiement?Cet argent part des fonds publics; n'y a-t-il pas exagération?JToulage?I 11 est très facile de dire que la société joute cher à l'État.Mais l'État c'est «ious, qui payons les taxes.C'est nous foui promenons un viscère ou un membre vulnérable, impuissants devant jette grosse machine fonctionnariat ïjui décide de notre mieux-vivre, c'est Jious qui payons à l'avance des services jJont aujourd'hui nous avons besoin.; Il y a 20 ans, des médecins étaient *iux postes d'administration des hôpi-Jaux.On a voulu les superviser.Mais jin médecin qui administrait connaissait les implications «medicales» d'un établissement de santé.Vos administrateurs d'aujourd'hui laissent penser *jn ordinateur, et administrent à partir lie données comptables.T Ça ne réussirait pas plus dans une Jisine de béton que dans un commerce Mme Suzanne Dubord de patates frites.Pour bien administrer, il faut connaître la matière première, et décider à partir de cette matière, en tenant compte des actions et réactions possibles.Ici, la matière première c'est le patient, c'est le mal en évolution, et le médecin, de par ses connaissances et sa capacité d'intervenir, devrait être celui qui décide si la demande est si restreinte qu'on puisse «fermer pour l'été».Le petit génie des coupures budgétaires n'est ici d'aucune compétence.On parle d'ouvrir un immense hôpital à Rivière-des-Prairies.Mais vous n'avez même pas les moyens de faire fonctionner les établissements déjà existants, comment pouvez-vous avoir les moyens de bâtir?prévoyez-vous déjà le nombre de lits qu'on y fermera?RECHERCHE! le grand mot passe-partout.La recherche a mené entre autres à la découverte de la radiothérapie qui détruit les cellules cancéreuses.Des cancéreux sont par ailleurs en attente de traitement pendant des semaines, leur tumeur doit faire halte pendant les fins de semaine, et pendant la période des fêtes.on ne soigne pas en periode de congé.Donc la recherche pour la recherche, mais de moins en moins les moyens d'en faire jouir le principal intéressé, le malade.Ceci est un exemple entre mille.Et c'est par milliers qu'on peut compter les malades en attente de soins, les vieillards en attente d'hébergement, et les citoyens en bonne santé physique dans l'attente d'un emploi.Mais on coupe sur les soins.l'aimerais par ailleurs vous rassurer, madame le ministre.Si un jour vous aviez aussi un petit utérus à faire enlever, votre nom sera en tête de liste, croyez-moi, et on vous opérera, j'en suis sûre, au jour et à l'heure de votre choix.Et le cas échéant, vos administrateurs d'hôpitaux auront aussi droit à un traitement d'exception.C'est pourquoi, chère madame, nous souhaitons que par des décisions sages de votre part, grâce à votre autorité dans le monde de la santé, les petites gens comme moi soient au moins assurées d'un service ininterrompu.Ordonnez, nous vous en supplions, à vos administrateurs d'hôpitaux de voir à ce que la machine tourne rond pendant les vacances, au temps des fêtes, en mars, en juillet et août.Ainsi sera créé de l'emploi, les listes d'attente raccourciront, les patients s'en porteront mieux plus vite, et par conséquent ils coûteront moins cher à l'État.Et les hôpitaux bâtis à coups de millions serviront à pleine capacité.Agréez, madame le ministre, l'expression de mes sentiments sincères.Et acceptez que je trouve très sincèrement les déficiences de cette grosse machine gouvernementale tout à fait inacceptables.jpour un accompagnement inconditionnel du mourant \u2022YVON BUREAU JM.Y von Bureau est travailleur social à Québec t ^Lettre à Feu Ovilda Duquet, \u2022 otre lettre ouverte parue dans La \u2022\twM Presse du 21 mai dernier nous a tappris votre suicide comme moyen Jpour terminer votre fin de vie et votre ^agonie.Le but de ma lettre n'est pas de îporter un jugement sur votre façon de flaire, mais plutôt de partager ma tris-Messe profonde face à la solitude dans Ivoire mourir et de vous exprimer mon \u2022\thumble espoir.Vous y écriviez: «l'aimerais, pour lune telle circonstance, avoir ce qu'il \u2022faut pour m'en aller en douceur et que \u2022\tquelqu'un de mes proches me tienne îpar la main, en silence, pendant que, J-J_ du salon, émergerait la musique du 2e mouvement (larghetto) du concerto pour cor #3, K447, de Mozart.» Après l'écoute et l'amour inconditionnels de l'autre, le jour s'en vient où l'accompagnement inconditionnel du mourant prendra place au Québec.Le jour s'en vient oû le mourir selon ses volontés sera presque toujours possible.Le jour est proche où l'euthanasie volontaire de l'agonisant sera tout au moins tolérée, dans certaines circonstances et dans un cadre strict pour une telle pratique exceptionnelle.Vous avez manqué ce jour de peu, cher Ovilda.C'est malheureux.C'est triste pour vous, pour vos proches et pour toute la société québécoise.Votre lettre est une pierre de plus dans l'édification d'une politique d'accompagnement inconditionnel des personnes qui ont à terminer leur vie.le vous en remercie.Le sida : les défis éthiques demeurent nombreux KÉJIAN THOMAS, \u2014d._ L'auteur est président de la clinique l'Actuel, à Montréal En 1984, mes associés et moi fondions la clinique médicale l'Annexe, orientée vers la prévention, la recherche, le traitement et le dépistage des MTS et du sida.En 1987, l'Actuel prenait le relais.Dix ans plus tard, cette clinique à elle seule aura donc dépisté ou traité au-delà de 3500 cas de VIH ( virus du sida ).Pour ce qui est de l'ensemble du Québec, on estime qu'il y a entre 12 000 et 15 000 personnes infectées par le VIH.Plusieurs d'entre-elles ne le savent pas.À ce jour, près de trois mille cas de sida ont été recensés dont la moitié sont maintenant décédés.À chaque année, entre 1000 et 2000 nouvelles infections viennent s'ajouter à cette liste.Malgré ces chiffres incroyables et dix ans d'efforts, il est triste et quelque peu décourageant de constater jusqu'à quel point le monde médical, les gouvernements et l'ensemble de la société ne sont pas préparés pour faire face à cette réalité et ce, malgré les nombreuses interventions, les multiples avertissements provenant de ceux qui, dès le début, ont été préoccupés par les conséquences médicales et sociales à venir concernant cette maladie.Bien que peu audacieuses, quelques campagnes de prévention ont été menées au Québec dans le passé pour inciter les gens à se protéger contre l'infection au VIH, et des centaines de professionnels de la santé ont eu une formation de base pour les aider à faire face à cette nouvelle réalité.Toutefois, lorsqu'on regarde ce qui se passe chaque jour sur le terrain, on se rend compte que rien ne doit être pris pour acquis autant au niveau de la prévention qu'au niveau du dépistage, des soins qui sont donnés aux malades et de tous les problèmes éthiques qui en résultent.Beaucoup trop de professionnels de la santé n'ont pas encore intériorisé cette nouvelle réalité médicale et sociale dans leur pratique, laissant place à beaucoup de subjectivité, de préjugés et même parfois d'ignorance dans leurs attitudes.11 y a encore des gens, en 1994, qui apprennent par téléphone qu'ils sont séropositifs.C'est ce qui venait d'arriver à un de mes nouveaux patients la semaine dernière.Dans son cas, le médecin prétextant ne rien connaître sur le sida à l'autre bout de la ligne, a tout de même eu l'obligeance de le référer à notre clinique.D'autres n'ont pas eu cette «chance» et, pris de panique, sont aller jusqu'au suicide.Comme si un professionnel de la santé pouvait encore se permettre d'ignorer les impacts psychosociaux que peut provoquer l'annonce de ce diagnostic à un patient.Dans le fond, comme nous le verrons plus loin, c'est souvent beaucoup plus qu'une question d'ignorance ou de connaissance qui amène un tel comportement chez un professionnel.Un autre exemple.Dernièrement je référais un de mes patients à un médecin spécialiste.11 n'était pas séropositif et n'appartenait à aucun «groupe à risque».En réalité, j'étais son médecin de famille et il désirait simplement rencontrer un orthopédiste.Lorsque le médecin a vu son papier de la clinique l'Actuel, tout ce qu'il lui a dit c'est «Monsieur, sortez de mon bureau! |e ne soigne pas ce genre de personne».11 est sorti de son bureau.Le problème, c'est que contrairement à ce que plusieurs pensent, ce type de comportement est loin d'être exceptionnel.S'ils sont si fréquents cela vient en partie du fait que, dès le début du sida, le dépistage et les soins se sont retrouvés entre les mains d'une poignée de médecins, dont plusieurs travaillant dans des cliniques dites spécialisées.À l'image de ce qui se passait dans la population à l'endroit des malades atteints du sida, les médecins traitants étaient étiquetés et marginalisés.Pourquoi un tel phénomène?Si les professionnels ont de la difficulté à introduire cette nouvelle réalité dans leur pratique, c'est dû en grande partie à la forte valeur symbolique de cette maladie.Ayant des liens directs ou indirects avec la sexualité, l'homosexualité, la drogue, la prostitution, les origines ethniques, cette maladie infectieuse et mortelle a tôt fait, sur un fond d'angoisse et de peur, d'éveiller et même de renforcer un ensemble de préjugés tout en suscitant une gamme de réactions émotives et souvent défensives.Combien de fois on entend dire «nous, on n'en a pas dans notre clientèle »; comme si le fait de ne pas avoir ce genre de patients était un signe de pureté.Encore en 1994, plusieurs femmes, qui d'ailleurs se sont retrouvées séropositives, ont du voir jusqu'à deux ou trois médecins avant que l'on accepte de leur faire passer le test du virus du sida et ceci, parce qu'elles étaient blanches, hétérosexuelles et n'avaient pas ou peu de facteurs de risque.(D'ailleurs, 15 p.cent des femmes infectées par le VIH suivies à la clinique l'Actuel sont dans cette situation; ce qui Le Dr Réjean THomas rappelle que, pour l'ensemble du Québec, on estime qu'il y a entre 12 000 et 15 000 personnes Infectées par le VIH.Beaucoup ne le savent pas.est plutôt inquiétant.) Une telle situation est également symptomatique du malaise de plusieurs médecins devant tout ce qui entoure cette nouvelle maladie.Ce n'est évidemment pas le test comme tel qui fait ici problème \u2014 car celui-ci est relativement simple à faire passer \u2014 mais bien plutôt tout ce qui entoure celui-ci comme de devoir aborder la question des habitudes sexuelles et de la toxicomanie par exemple, et de devoir faire de l'éducation par la suite.La majorité des femmes enceintes ne sont pas dépistées pour le VIH.Elles le croient souvent, étant donné qu'on leur a fait une prise de sang.Mais encore là, qui dit dépistage, dit également «counselling» et éducation ; ce à quoi est peu préparé le personnel de la santé.À l'inverse, il peut arriver que la femme ne soit même pas informée qu'elle a passé le test de dépistage; ce qui n'est pas recommandé sur le plan éthique.On peut s'imaginer les conditions dans lesquelles se retrouvera cel-le-ci si jamais on lui apprend qu'elle est séropositive! Cette fermeture ou ce cloisonnement à l'endroit de cette maladie infectieuse qu'est le sida, touche également le milieu de la psychiatrie.Depuis le mouvement de désinstitutionnalisation, de nombreux patients psychiatriques se sont retrouvés dans la rue, favorisant ainsi les comportements à risque.Ce qui fait qu'aujourd'hui, plusieurs ont un double diagnostic: séropositivité ou sida et maladie mentale.Malheureusement, on constate que le milieu psychiatrique est encore très peu préparé pour répondre à cette réalité doublement complexe.Ainsi, combien de malades n'ont pas les traitements nécessaires \u2014 et auxquels ils ont droit \u2014 qui seraient en mesure d'améliorer leur qualité et durée de vie?De plus, certains établissements dépistent leurs patients psychiatrisés de façon routinière, sans «counselling» ni consentement.Cette marginalisation du sida est parfois institutionnelle.Voilà quelques années, un homme est venu passer un test de dépistage du virus du sida comme il le faisait d'ailleurs à tous les six mois.Lorsqu'on lui a annoncé qu'il était séropositif il n'en croyait rien puisque, venant de donner du sperme à un hôpital universitaire de Montréal, jamais il n'avait été contacté à ce sujet.La réalité, c'est que l'hôpital lui avait bel et bien fait passer le test de dépistage du virus du sida à sa première visite, mais n'avait pas cru bon de le répéter lors de ses autres visites dans les mois qui ont suivi.Cinq femmes avaient été inséminées à l'aide de son sperme.Il semble qu'aucune d'elles n'ait été infectée finalement mais on peut imaginer le drame et l'angoisse qu'elles ont dû vivre pendant les mois suivant cette annonce.Qu'est-il arrivé dans cette histoire au juste?Un manque de communication?Les gynécologues n'étaient pas au courant du trois mois de délai pour que le test soit jugé fiable?Us ne se sentaient tout simplement pas concernés par la question ?Qui sait ?Évidemment, des mesures ont été prises depuis, mais cette histoire fait bien ressortir jusqu'à quel point la question du sida demeure marginalisée et cloisonnée dans le monde de la santé.Il suffit de voir les difficultés qu'ont les médecins qui traitent les personnes atteintes du sida à référer certains de leurs patients à des spécialistes en milieu hospitalier universitaire et ceci, en 1994.«Quoi! vous n'allez pas encore m'envoyer un cas de sida» me répondait un neurologue à qui je demandais de rencontrer un de mes patients.Peut-on expliquer de telles réactions par un manque de connaissances et de formation?Il est évident que la formation qui s'est donnée et qui se donne au Québec, sans être négligeable, demeure pour le moment assez superficielle et plutôt orientée vers les aspects bio-médicaux; en plus, jamais elle n'a vraiment été évaluée.Pour remédier à ce problème à plus long terme, il est certain qu'une meilleure formation universitaire portant aussi sur les aspects psychosociaux demeure prioritaire.Au-delà de la maladie, il est essentiel de s'interroger sur les conditions de vie des homosexuels, des toxicomanes, sur le monde de la prostitution et, évidemment, sur la sexualité en général; une interrogation qui dépasserait les cadres traditionnels et qui remettrait en question certains stéréotypes.Bien que des cours de cette nature existent déjà, quoique en trop petit nombre, ils sont souvent négligés par les étudiants, car ceux-ci sont convaincus qu'ils n'auront pas à s'occuper du sida lorsque viendra le temps de pratiquer.Pour ce qui est des nombreux articles et livres qui ont été publiés à ce sujet, ainsi que des nombreux collo- ques qui se tiennent un peu partout, disons qu'ils finissent par toucher ceux qui souvent ont déjà été conscientisés auparavant.11 suffit de se présenter à ces assemblées pour se rendre compte qu'elles rassemblent à peu près toujours les mêmes personnes.C'est qu'au-delà de la formation, il y a l'intérêt et l'implication du professionnel de la santé face a cette nouvelle maladie et à l'ensemble de ses conséquences psychosociales.Cette cons-cientisation et cette ouverture d'esprit ne s'acquièrent pas strictement par de meilleures connaissances techniques et ne peuvent non plus devenir une exigence ou une obligation imposée d'en haut.Cette ouverture vers l'autre et sa différence ne peut germer que sur ce fond d'humanisme qui représente l'humus sur lequel croit tout l'art du médecin.Faute de s'être préparé pour répon- .dre à ces nouvelles exigences médicales, de même qu'aux nombreuses questions éthiques qui en découlent, le monde de la santé et, disons-le, la population en général n'a d'autre choix que de réagir à la pièce, au cas par cas, bien alimenté qu'elle est par les médias qui finissent par émouvoir, choquer ou surprendre l'opinion publique selon les gros titres de l'actualité.C'est pourquoi les réponses sont également émotives.Lorsque survient un cas comme celui de la petite fille séropositive en garderie, la panique et la peur ont tôt fait d'alimenter les préjugés souvent déjà présents par ailleurs chez les parents et les éducateurs.Des solutions extrêmes sont alors proposées.Devrait-on dépister tous les enfants?Si oui, ne devrait-on pas faire de même avec les éducateurs et l'ensemble du personnel?Et pourquoi pas les parents?Le problème avec cette «solution», c'est que ces contrôles devraient être répétés à tous les trois mois à cause de la période nécessaire pour que se développe des anticorps dans l'organisme.Et ensuite, qu'est-ce qu'on fait avec les enfants séropositifs?On les exclut tout simplement, croyant par ce geste mettre les autres enfants à l'abri du danger?Pourtant, alors que les risques d'incendies dans certaines garderies étaient nettement plus élevés que le danger que courait un enfant d'être infecté par un camarade séropositif, on a vu des parents insister pour que leurs enfants continuent de fréquenter ces édifices.Ce qui est paradoxal, c'est que lorsqu'on questionne les parents à l'aide d'un sondage à savoir s'ils enlèveraient leurs enfants d'une école s'ils apprenaient qu'un autre enfant était séropositif, 95 p.cent des gens répondent non.Pourtant, lorsque survient un cas similaire à celui mentionné plus haut, c'est l'inverse qui se produit: davantage poussés par les émotions que par la raison, les parents veulent retirer leurs enfants.Une telle réaction, ne fait que confirmer l'importance de l'éducation sur ces questions, évidemment avant que ne survienne un cas semblable.Trop souvent, c'est en période de crise que l'on tente d'informer les gens, alors qu'ils ont plus cette sérénité pour réfléchir aux implications éthiques de leurs gestes.De toute façon, qui aujourd'hui entend encore parler du sida dans les garderies et en milieu scolaire?Pourtant le problème demeure le même car l'on sait, nous, qu'il y a des enfants séropositifs dans plusieurs écoles présentement.La population et les administrateurs ne veulent pas le savoir mais, lorsque sortira un autre cas dans l'actualité, on assistera à un autre mouvement de panique poussant les autorités à prendre encore une fois une décision à court terme et toujours sous le coup de l'émotion.Cette absence de réflexion et ce manque de volonté politique se font également sentir lorsqu'on aborde la question de l'euthanasie ou du suicide assisté qui représente, dans le contexte d'une maladie comme le sida, un nouveau défi éthique.Étant donné que les sidéens en phase terminale sont souvent jeunes, sans valeurs religieuses ou disons, avec des valeurs non traditionnelles et qu'ils demeurent conscients la plupart du temps jusqu'à l'extrême limite, la question de la possibilité d'un suicide assisté devient souvent pour eux une préoccupation importante.Ces discussions se sont souvent déroulée en vase clos, empêchant par le fait même toute concertation par laquelle doit passer une action efficace fondée sur une vision à long terme.Tous doivent se sentir concernés : les ministères de la Santé et des Services sociaux, de l'Éducation, de la Sécurité du revenu, le Conseil de la famille.l'Office des garderies, les hôpitaux, les directeurs d'école et les professeurs, les groupes communautaires, les médias, les parents: l'ensemble de la société.Tous doivent se sentir concernés car la tâche est titanesque.Il s'agit de penser la réalité du sida au-delà des modèles sexuels traditionnels, des tabous, des mythes, des préjugés et surtout de la peur et de l'angoisse qu'une telle maladie suscite et ce, toujours en fonction d'un seul objectif qui est celui de la santé publique dans le respect de la dignité humaine. u».toaw (C»»T(T - Hiurai 3't Kl » .fi/SlWW» .11! KK' II-W)M ses opinions.Aussi ne doit-on pas s'étonner qu'ayant vécu toutes les péripéties de TUQAM depuis ses débuts, il livre aujourd'hui ses réflexions dans un volume qu'il sous-titre avec humour de la descente aux enfers à l'UQAM de Van 2000.Il est trop tôt pour écrire l'histoire de l'UQAM.Comme l'écrit son recteur, trop d'incertitude pèse encore sur la force ou la durabilité de certaines tendances de l'évolution de l'université pour qu'on s'autorise des conclusions fermes quant au sens de son devenir du premier quart de siècle.Actuellement, il est difficile de comprendre pleinement et avec sérénité ce que l'UQAM aura été depuis 1969.Sauf que cette institution, maintenant devenue indispensable à la vie montréalaise et qui a gagné ses lettres de créance dans plusieurs domaines, a maintenant 25 ans.Et que le futur historien ne pourra faire autre chose que de consulter l'ouvrage de Claude Corbo.Aussi «fragmentaires)» qu'ils soient, les matériaux qu'il a constitués pour une histoire de l'UQAM doivent être lus par quiconque veut essayer de comprendre les hauts et les bas de ce monstre qu'on commence à apprivoiser.Pierre Vennat MATERIAUX FRAGMENTAIRES POUR UNE HISTOIRE DE LUOAM; DE LA DESCENTE AUX ENFERS A L'UOAM DE L'AN 2000.Claude Corbo.Editions Logiques, Montréal.1994 367 pages.Les bricolages d'été.¦ I n'y a pas de Monsieur Ro- Na.Mais le comédien Guy Migneault, qui a présenté dans des réclames publicitaires des petits trucs et conseils pratiques de bricolage, a été consacré Monsieur Ro-Na par les téléspectateurs.Vaugeois Éditeur a décidé de publier un livre, reprenant quelque 300 de ces petits trucs et conseils pratiques.Comme l'été est souvent la saison idéale pour s'adonner, du moins en plein air, au bricolage, à la menuisierie, à la peinture et aux travaux d'isolation, d'électricité et de plomberie, ces Petits trucs de Monsieur Ro-Na font partie des lectures d'été.Et bien sûr, ces conseils s'adressent autant aux femmes qu'aux hommes, celles-ci, bien souvent, étant plus habiles avec le pinceau ou le marteau que ces messieurs.Et elles «sacrent» moins fort si, par mé-garde, elles se tapent un coup de marteau sur les doigts! Pierre Vennat LES PETITS TRUCS DE MONSIEUR RO-NA.avec ta collaboration rédactionnelle de Maurice Tremblay.Vaugeois Editeur, Montréal.1994 112 pages.7.95S.LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 10 JUILLET 1994\tB 3 SUGGESTION POUR L'ÉTÉ Le jardin extraordinaire de Jaccottet Le goût de l'aventure PIERRE VENNAT ¦ Chaque année, des dizaines de Québécois quittent un nid douillet et le confort de la vie moderne pour tenter la grande aventure.|ean Désy, médecin, est parti en janvier de Saint-Raymond de Portneuf sur sa motoneige, avec lean-Benoit Cantin, un copain mécanicien.Ils ont parcouru 6000 kilomètres dans le Grand Nord, voyage qu'il raconte dans Voyage au nord du nord, publié au Loup de Gouttière.Le récit, en plus de comporter une partie aventure, rappelle plusieurs gestes de solidarité de tous ces «coopérants» en milieu inuit ou améridien, qui les ont accueillis, hébergés, nourris.Et il y a tous les autres, nommés aussi, qui ne songent qu'à s'enrichir aux dépens de motonei-gistes gelés et perdus dans le Grand Nord.Ce couple qui les fait entrer dans sa roulotte et leur demande 2$ pour une modeste tasse de café : cet autre qui leur demande 25 $ pour dormir dans une roulotte d'Hydro-Québec pourtant inoccupée ou cet Inuit qui non seulement exige 150$ par jour pour les guider, mais leur vole de l'essence pour la vendre à d'autres.Mais les plus mesquins sont souvent les plus riches.Comme Bombardier, par exemple, qui pourrait bien bénéficier de la publicité d'une excursion du genre en motoneige.« Des représentants de Bombardier avaient accepté de nous rencontrer et s'étaient montrés intéressés par notre projet de tour du Québec, nous laissant même entrevoir une possibilité d'aide technique et financière.Après, ce fut le grand silence.Seul le concessionnaire a bien voulu nous accorder un rabais à l'achat des Nordik».Il y a là une leçon pour tous les apprentis explorateurs du genre humain, à vélo, en radeau, en motoneige, etc.Les commanditaires sont de plus en plus difficiles à trouver.VOYACi AU NORD DU NORD.Jean Désy Éditions Le Loup de Gouttière, Québec, 218 pages La vie des livres Les cent ans de Claude-H.Crignon LEURS LECTURES DE VACANCES Stéphan Bureau lit comme il travaille: avec passion et organisation ANDRÉ DUCHCSNE ¦ En vacances, Stéphan Bureau se consacre exclusivement à dormir, s'évader et se ressourcer l'esprit.Lorsqu'il ne fait pas trempette dans l'océan ou la piscine, il plonge corps et âme dans la littérature.Il dévore tout ce qui s'appelle roman, essai et biographie, sans négliger la lecture d'un nombre phénoménal de revues, «la récréation entre les livres», dit-il.L'animateur de l'émission culturelle Contact et lecteur de nouvelles à TVA respectait scrupuleusement ce programme lorsque La Presse l'a joint en Floride, les premiers jours de juin.«C'est seulement la deuxième fois depuis le début de ma vie professionnelle que je prends des vacances estivales et je suis très heureux».Stéphan Bureau s'impose un horaire de lecture quasi monastique.«Je lis à partir de 10h, jusqu'à iu\t|es activités va aFivo iiiiui, je recommence vers 15h, jusqu'à 19h.Parfois aussi, je lis une heure avant de me coucher».Toujours soucieux de bien connaître les époques qui l'intéressent, le jeune animateur se consacre en partie à des lectures à thème.«c Par exemple, je me prépare à plonger dans la dernière biographie de André Malraux (son héros littéraire), écrite par Curtis Cate.le combine cette lecture à celle d'un roman de Malraux, L'Espoir, qui se situe à l'époque de la guerre d'Espagne.photo CAROUNE HAYEUR.ia Presse Stéphan Bureau a profité de ses vacances pour lire la dernière biographie d'André Malraux.|e lis aussi un roman d'Ernest Hemingway, Pour qui sonne le glas, abordant la même époque.Cela me permet de comprendre comment chacun des auteurs perçoit, décrit et ressent cette guerre.» Il cherche aussi à mieux comprendre la pensée de ses contem- porains et les grands courants idéologiques, en dépouillant les plus récents essais dans le genre.«Je m'ouvre les neurones pour être en mesure de suivre les idées du temps», dit-il en ajoutant que toute cette matière pourrait éventuellement lui servir dans son métier.Il donne en exemple Pan-démonium, un bouquin écrit par le sénateur américain Patrick Monahan «qui porte sur le chaos et l'intransigeance ethnique» et La fin de la démocratie, ouvrage de Jean-Marie Guéhenno sur «le mouvement de la politique dans les sociétés dites avancées».Stéphan Bureau adore également les romans d'espionnage.«Je suis bien quétaine.Pendant quelques heures, je deviens un espion et je peux vivre par procuration la vocation que j'ai ratée».Ces lectures, qu'il appelle des «romans d'aéroport», incluent les oeuvres de Ludlum, Thomas Gifford (L'Assassin), John Gris-ham ( Time to kill), et autres.Il a aussi apporté le dernier roman de Paul Auster, Mr Vertigo.dont la traduction française, note-t-il, est sortie avant la version originale américaine, et quelques biographies.«Je suis un grand amateur de biographies.» À chaque titre qu'il nomme, Stéphan Bureau ajoute des commentaires sur les origines du livre, son contenu et son auteur.Même en vacances, il a besoin de préciser, analyser ou mettre en perspective chaque sujet abordé, pas pour épater la galerie, mais par souci d'exactitude et besoin insatiable de communiquer.Comment fait-il pour transporter tous ces bouquins dans ses valises?Facile.Il voyage léger.«Je hais les livres à couverture rigide; ils pèsent trois tonnes.L'astuce, c'est d'apporter des livres à couverture souple.» CILLES TOUPIM ¦ Pour moi, l'été c'est mon jardin.Il y a les fleurs, un plan d'eau, des arbres avec de grandes chevelures, des oiseaux partout et le soleil qui, à force de cogner dans l'azur et de faire chanter la cigale, vous fait tourner un peu la tête.L'été, c'est la saison des éblouissements, des petites illuminations.Or, dans ma chaise transatlantique sous la feuillée, mon oeil navigue entre le jardin et la page du livre.Et ce livre (ces livres, devrais-je dire!) seront cette année ceux de Philippe laccottet, poète suisse né dans le canton de Vaud en 1925 et grand maître de la conquête de la lumière.D'abord le dernier paru, tout chaud encore, qui s'intitule Après beaucoup d'années (Gallimard, 1994) et qui, dans la clarté de la langue de Jaccottet mais non point dans la facilité, nous parle de lacs, de pivoines qui se déchiffonnent «comme autant d'aubes autour d'un poudroiement doré de soleil», il nous parle aussi des eaux, de la nuit, de la rose trémière, «de toutes ces fleurs qui ne sont pas vraiment des fleurs», de hameaux, de dames étrusques et de mille autre merveilles qui sont saisies, à la manière des grands maîtres du haïku, comme si elles venaient tout juste de naître au monde pour notre plus pur ravissement.Et pour retrouver le Jaccottet plus ancien, je relirai en plein soleil A la lumière de l'hiver précédé de Leçons et Chants d'en bas ( 1977 ) et suivi de Pensées sous les nuages ( 1983, Poésie Gallimard, éd.1994) que vient de réunir Gallimard cette année dans sa remarquable collection « Poesie ».eit collaboration avec CO MMUNICATI QHS\tC présente Les Bouquinistes du Saint-Laurent \u2022 ¦ Il fut un temps, pas si lointain pour les aînés, où tout le Québec vibrait à l'heure d'Un homme et son péché, l'oeuvre de Claude-Henri Grignon, qui d'un livre en a fait un radio-roman populaire pendant des années, un film puis un téléroman.Bref, si tout le monde ne connaît pas Claude-Henri Grignon, l'ancien pamphlétaire sous le .nom de Valdombre et l'ancien maire de Sainte-Adèle, celui qui, avec ses Belles histoires popularisa les Pays d'en Haut, nombreux sont ceux qui ont entendu parler de Séraphin et de la belle Donalda.Or, Claude-Henri Grignon aurait eu cent ans cette année et Sainte-Adèle célèbre en grand l'événement, depuis vendredi et jusqu'à ce soir.Aujourd'hui, on dévoilera une plaque commémorative à sa maison natale, la bibilothèque municipale de Sainte-Adèle sera Claude-Henri Grignon officiellement rebaptisée bibliothèque Claude-Henri-Grignon et le film Un homme et son péché sera projeté à prix populaire au cinéma local.En quelques lignes Des objets inanimés qui ont une âme M0ZARELLA.Danielle Simard (texte et illustrations) papillon.Pierre Tisseyre.Montréal.1994.132 pages.7.95$ (a partir de 8 ans).LA PETITE NOUVELLE Ken Dolphin, illustrations de Maurice Dunberry.Papillon.Pierre Tisseyre.Montréal, 1994.89 pages.7.95$ (a partir de 8 ans) Petite histoire de l'UQAM Les recteurs d'universite ont un devoir de réserve.Claude Corbo.l'actuel recteur de l'Université du Québec à Montréal le sait plus que quiconque et l'écrit même dans l'introduction de son nouvel ouvrage.Matériaux fragmentaires pour une histoire de l'UQAM, qu'il vient de lancer aux éditions Logiques.Mais Claude Corbo, qui a déjà publié ses réflexions de Québécois d'origine italienne, entièrement intégré dans la société québécoise francophone, ne s'est jamais gêné pour livrer Profitez de l'occasion ! À Montréaly sur les quais du Vieux-Port du 5 au 24 juillet de llh à 23h Sonia Sarfati Des livres à ciel ouvert ! Une quarantaine d'exposants, des livres anciens} neufs ou d'occasion, gravures, reliuresy à tous les prix, pour tous les goûts.Musiciens, conteurs publics, jeux de lecture et de mémoire.SPINELLI Lapointc Rosenstein Avocats LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL\tUU GEORGES LAOUN OPTICIEN Production et réalisation de Parlée Communications inc Danielle Simard aime les objets inanimés.qui ont une âme: un jeu vidéo qui transforme son utilisateur en dragon (La revanche du dragon), des cartes de hockey qui font rajeunir ou vieillir leurs propriétaires ( Les cartes ensorcelées).Et un synthétiseur hanté par Mozart \u2014d'où le titre de son nouveau roman, Mozarella ( hum.).L'intrigue?leune pianiste plutôt doué, Êmile reçoit un synthétiseur en cadeau.L'objet appartenait auparavant à un certain Amé-dée Trazom (lisez ça de droite à gauche), qui vient de décéder.Bref, à cause d'une série de quiproquos, le garçon est pris pour la réincarnation de Mozart par un critique musical machiavélique.Le récit déboule, rythmé.Mais les ficelles sont grosses.Et si Emile et François agissent généralement comme des gamins de 12 ans (c'est leur âge), ils se parlent comme s'ils en avaient huit.Agaçant.Agaçante aussi, et un rien précieuse, la narration de La petite nouvelle, de Ken Dolphin: «Les deux filles se sont aussitôt liées d'amitié comme seuls les enfants le font », peut-on par exemple lire en page 9.Mais, enfin, l'intrigue est intéressante et, au-delà des mots, l'auteur a su créer une ambiance, une atmosphère.La petite nouvelle en question, c'est une fillette aux nattes rousses, vêtue à l'ancienne, qui, tous les quatre ans, apparaît pour quelques heures dans une école de campagne.Un mystère que (acques, enseignant et (pour l'occasion) narrateur, va tenter de résoudre. Autres pays, autres moeurs SUITE DE LA PAGE B1 \u2014\tFour d'autres régions du monde, nos valeurs peuvent paraître plus difficiles à accepter?\u2014\tl'ai cédé les droits en arabe de cinq titres de la collection Roman -h à un éditeur de Tunis.Les traductions sont en cours.Bien sûr, il a fait ses choix en fonction de son marché.\u2014\tÀ Francfort ou à Bologne, sur quoi portent les réticences des éditeurs étrangers?\u2014\tle ne sens pas vraiment de réticences.Si nos livres semblent les intéresser, je leur raconte l'histoire ou je leur en donne un bon résumé, en anglais généralement.Rentrée à Montréal, je leur envoie les titres.Ils les font lire par quelqu'un qui connaît le français, puis ils font leur choix.\u2014\tQu'est-ce qui se vend le mieux?\u2014\tLe roman, ce qui m 'a beaucoup étonnée, le croyais que les livres-jeux et les albums seraient davantage en demande, ne serait-ce que parce qu'ils sont en quatre couleurs et qu'il est économique d'acheter des films déjà faits, l'en vends beaucoup, mais plus de romans encore.Sous ce rapport, il n'y a pas tellement de différences entre les divers pays.Le plus étonnant, c'est qu'ils n'achètent pas que les droits sur le texte: ils prennent aussi les illustrations.\u2014\tMême les Chinois?\u2014\tLes Chinois, les Grecs, les Danois, les Espagnols, tout le monde.Il faut croire que les textes et les illustrations vont vraiment bien ensemble.» En principe, les éditeurs étrangers doivent respecter le contenu des ouvrages de La courte échelle.Il n'est pas interdit pour autant d'adapter, mais il faut demander la permission.Le cas de l'album Venir au monde (à partir de cinq ans) est intéressant.Il y est question de la rencontre d'un homme et d'une femme qui tombent amoureux.Ils habitent ensemble, la femme devient enceinte.Mariés, pas mariés?Aucune mention.«Les Italiens n'ont pas apprécie.Ils m'ont dit: chez nous, on ne peut pas faire ça.Il faudra mentionner qu'ils se sont d'abord épousés et qu'ils ont fait un bébé seulement après.Parce qu'en Italie, 95 p.cent des gens qui vivent ensemble sont maries.Les 5 p.cent qui ne le sont pas, c'est qu ils sont à la veille de l'être.Les Américains, eux, ont demandé qu'on remonte pudiquement la couverture sur les corps nus du couple au lit.L'illustratrice et l'auteur ont dit non.Nous avions travaillé très fort pour trouver une posture au lit qui soit égalitaire.\u2014\tD'après ce que je vois, c'est peut-être pas la plus agréable.\u2014.ça dépend des goûts! Finalement, les Américains ont quand même fait le livre, sans y rien changer.Chez les Italiens, la nudité ne faisait aucun problème.Pour le mariage, nous avons consenti à leur demande.\u2014\tIl y a d'autres cas?\u2014\tL'album l'Alphabet.Les Américains ont reproduit ce livre, en français d'ailleurs, pour l'apprentissage de notre langue.On lit à la lettre N, dans notre version à nous: un nudiste mange des nouilles à Naples.Dans l'édition américaine, c'est devenu: une Norvégienne mange des nouilles à Naples.\u2014\tEt on l'a vêtue bien chaudement!.Vous avez été, à La courte échelle, des pionniers.Est-ce que d'autres éditeurs québécois auraient profité, à I étranger, d'un certain effet d'entraînement?\u2014\tle dirais que oui.Quand nous participons.dans une foire, à un stand collectif, je sais qu 'une trentaine d'éditeurs vont venir nous voir.parce que j'ai déjà pris rendez-vous avec eux.Quand je n'ai pas le produit qu'ils désirent.je les dirige vers d'autres maisons, Michel Quin-tin, par exemple, le ne serais pas ètonnee que d'autres éditeurs québécois nous aient amené aussi des clients.\u2014\tEst-ce que des auteurs de La courte échelle peuvent vivre de leur travail?\u2014\tOui, plusieurs.Mais il n'y a pas que les droits d'auteur, il y a les droits dérivés.Ainsi que le franchisage.Cartes de souhaits, tee shirts, animaux en peluche qui afficheraient nos héros, l'ai reçu plusieurs demandes.Des lainages, pour les nudistes qui mangent des nouilles à Naples, ça serait pas mal, non ?» AIDER LE MONDE MOT À MOT C O D !£ L autonomie grâce 6 l'alphabétisation dans le monde en développement Vour plus de i enseignements, composez le 1-800-661-2633 La vie de la duchesse de Windsor revue, corrigée et romancée OOMINIOUE MUMRDIN collaboration spéciale ¦ Bien qu'elle soit née sans beauté et sans fortune, Wallis War-field n'a qu'une ambition dans la vie: faire partie du royaume du beau monde et des riches.Manipulatrice notoire à l'ambition démesurée, elle va patiemment se hisser au sommet de la hiérarchie sociale tout en bouleversant l'histoire de ce siècle.En effet, le roi Edouard VIII renoncera au trône d'Angleterre par amour pour cette Américaine, deux fois divorçée, dont il fera son épouse légitime.Son abdication a étonné le monde entier tout en faisant les choux gras de la presse de l'époque.L'histoire de l'ascension et des amours tumultueuses de Wallis a été revue et corrigée par Anne Edwards.Cette ancienne scénariste à Hollywood a jugé qu'une simple biographie n'était pas suffisante.S'appuyant sur des recherches historiques ainsi que sur des entretiens accordés par des proches, elle a préféré «passer par la magie du roman» afin de nous faire vivre d'une manière intime les sentiments, les drames et les espoirs vécus par Wallis.le ne suis pas une grande adepte de ces biographies romancées qui mélangent les faits réels et la fiction.Lorsque l'auteure se met à la place de Wallis afin d'exprimer ce qu'elle a ressenti ou pensé dans une situation donnée, j'ai une ( fâcheuse) tendance à me demander ce que la «vraie» duchesse penserait des émotions et des pensées qui lui sont attribuées.Madame Edwards pousse même l'audace jusqu'à lui faire dire lors de sa première nuit d'amour avec le prince de Galles: «Ses testicules, remarqua Wallis, semblaient coincés à l'intérieur de son corps».Si on se laisse prendre au jeu, on découvre pourtant des choses palpitantes et méconnues (et pour cause!) sur celle par qui le Le duc et la duchesse de Windsor scandale est arrivé à la cour des Windsor.Wallis naît et grandit à Baltimore, dans le Sud des États-Unis.Elle est élevée dans la pauvreté, par une mère frivole qui aime lui faire la lecture des chroniques mondaines.Elle devient une personne élégante et distinguée, qui sait jouer au bridge et tenir une conversation intéressante.Loin d'avoir des préoccupations intellectuelles, Wallis est obsédée par les bals, les vêtements luxueux et les belles maisons.La plus grande partie de son temps est consacré à trouver des subterfuges de plus en plus savants pour se faire inviter chez les gens de la bonne société.De galas en dîners, elle rencontre Win Spencer, un aviateur qui sera son premier mari.11 s'avère être un alcoolique déséquilibré et violent.Mais Wallis a un tempérament de femme libre et réussira à divorcer de ce pervers.Après un long périple en Chine durant la guerre civile \u2014 où elle vivra mille aventures\u2014 elle epouse Ernest Simpson, un riche sujet britannique.Le couple s'installe en Angleterre et continue la tournée des cocktails et des réceptions somptueuses.Les époux ne fréquentent plus que des milliardaires ou des gens titrés.Un événement viendra bientôt briser le rythme de leur trépidante vie mondaine.Par un concours de circonstances exceptionnelles, Wallis fait la connaissance du prince de Galles.Il est éperdue-ment amoureux d'elle et ils deviendront bientôt des amants.Cette relation lui ouvre les portes d'un monde éblouissant où se côtoient le pouvoir et l'argent.«Toutes n'ont vu en moi qu'un symbole, là où tu as su trouver un homme», affirme le prince.On connaît la suite de l'histoire.Après le décès de son père, le prince de Galles hérite du royaume de l'Angleterre, mais se voit dans l'obligation d'abdiquer pour épouser Wallis.C'est avec un certain regret que celle-ci doit divorcer pour concrétiser ce mariage; le statut de maîtresse officielle du roi n'avait rien pour lui déplaire.Car son avenir est plus sombre qu'il n'y paraît.Dorénavant, sa destinée sera unie à un ex-roi, «sans pays, sans pouvoir, au prestige en chute libre, un homme qui serait totalement dépendant d'elle.» Le livre se termine au moment de leur mariage et ne répond pas à la grande question: est-ce que Wallis était véritablement amoureuse de son altesse royale?Des générations d'admirateurs de la monarchie attendent toujours la réponse.WALLIS OU LE ROMAN DE LA DUCHESSE DE WINDSOR.Anne Edwards, traduit de l'américain par Claude Lemoine Belfond.P3ris.1994 493 pages La prison apparaît parfois comme un lieu de libération.La société est parfois ausi étouffante que la prison PIERRE VENNAT ¦ « |e suis un ex-détenu et je le serai toujours.Je suis comme l'homme qui n'a qu'une jambe.Même s'il tente d'oublier sa condition, elle lui revient en mémoire chaque fois qu'il se lève pour marcher».Donald Pollock a maintenant 54 ans.Sa vie se divise en trois tranches, sa jeunesse, 18 ans à l'ombre, et 18 ans après.Comme il l'explique lui-même dans une grosse brique intitulée 18 ans à l'ombre; 18 ans après, «par moments, mes 18 ans passés à l'extérieur ne différaient en rien de mon temps d'emprisonnement.Un homme peut être en prison et ressentir une impression de liberté, et une fois à l'extérieur, ressentir plus de solitude, de tristesse, de chagrin et de doute qu'il en a jamais ressenti en prison».Cela semble confirmer ce qu'écrivent, dans un autre livre, deux prêtres, aumôniers de prison, Donald Thompson et Roland Leclerc, respectivement préfacier et auteur de Témoignages de détenus: «|e demeure étonné du nombre de fois où des prisonniers m'ont dit avoir rencontré Dieu «en dedans».La prison apparaît tout d'un coup comme un lieu de libération», écrit Leclerc.Dans son gros bouquin, Donald Pollock écrit que «par la prison, la société est censée réhabiliter, et non pas punir.|e peux dire que ce n'est pas le détenu qui refuse de mieux se connaître avant de reprendre sa place dans la société, mais les gardiens et les directeurs de prison qui croient devoir utiliser leur pouvoir pour punir les délinquants.Tant que cela se poursuivra, rien ne changera.Lorsqu'un prisonnier retourne dans la société, il se venge de cette société aussitôt qu'il consomme de la drogue ou de l'alcool.Et c'est chaque fois la société qui paie».Roland Leclerc parle de l'expérience dure et déshumanisante vécue par plusieurs hommes remplis de grands rêves brisés.Des hommes qui derrière les murs d'une prison ou bien au plus profond d'eux-mêmes en viennent à croire que tout n'est pas fini.Que la vie est encore possible.Qu'il y a du beau dans chacun d'eux.Donald Thompson sait bien que tous les criminels ne sont pas des enfants de coeur.Des criminels récidivistes, par exemple d'importants trafiquants de stupéfiants, n'adhèrent pas aux valeurs et aux lois de notre société.« Toutefois, s'il ne peut être question d'un pardon facile, nous ne pouvons laisser un être humain sans espérance, c'est-à-dire sans perspectives d'avenir.» Selon lui, tout homme a le droit de vouloir se racheter, et l'on ne peut qu'engendrer la violence si l'on se met des oeillières pour ne plus voir que la répression ou l'exclusion du criminel \u2014d'autant plus que ce sont souvent les perdants de la vie économique et sociale que nous retrouvons en prison.L'éditeur Lorenzo Proteau, qui publie Donald Pollock, va plus loin dans la présentation de l'ouvrage: « La société devient de plus en plus permissive et, par aileurs, beaucoup de gens semblent se soucier très peu de ce qui se passe autour d'eux.Le recel n'existerait pas si les objets volés ne trouvaient pas aussi facilement preneurs.Même si le prix est ridiculement bas, on s'inquiète peu de savoir la provenance de ce que l'on achète.D'honnêtes personnes se permettent de chaparder dans les magasins et ne manifestent aucun remords.« De quel droit cette même société pourrait-elle juger ceux de ses membres qui ont été pris en flagrant délit et que la justice \u2014 ou ce que l'on appelle ainsi \u2014 a condamnés?Combien d'autres auraient mérité un sort pareil, mais le hasard ou la mollesse des autorités ont voulu qu'ils puissent s'en tirer sans dommage! Même le Christ n'a pas voulu accuser la femme adultère».18 ANS A L'OMBRE -18 ANS APRÈS Donald Pollock.Publications Proteau.Montréal.1995 601 pages.TEMOIGNAGES DE DETENUS Donald TDomp-son Editions logiques.Montréal.1994.163 pages La recette de Mary Higgins Clark GILBERT GRAND ¦ Encore une fois, Mary Higgins Clark va rafler la mise.Deux mois à peine après sa sortie en France, son dernier roman, Souviens-toi (Remember Me, 1994), dépasse déjà les 220000 exemplaires vendus, allègrement en route vers le record établi Tan dernier par Un jour tu verras: un million d'exemplaires! ROMAN POLICIER La magnitude de ce phénomène d'édition (dans le monde anglophone, les tirages de chacun de ses douze livres dépassent régulièrement les plusieurs millions) laisse pantois le méchant (?) critique que je suis.Préférant de beaucoup le réalisme brutal, dénonciateur ou désespéré du roman noir ou l'analyse psychologique au vitriol de certaines grandes reines du crime anglaises, j'avoue sans rougir m'ennuyer ferme dans l'univers irréel et stéréotypé de Mary Higgins Clark, qu'un scribe féroce a parfaitement décrit: du suspense à la Harlequin.Des thrillers, Mme Cklark en a écrit d'excellents à ses débuts ( ex : La nuit du renard).Mais depuis, les ressorts du suspense ne viennent qu'occasionnellement secouer (et sauver) des intrigues que Barbara Cartland elle-même ne renierait pas.Pourquoi faut-il toujours que les héroïnes, belles mais malheureuses, y attendent leur prince charmant qui les sauvera in extremis des griffes de fourbes séducteurs, que le milieu décrit pue résolument l'argent, à défaut de bonheur, etc.le caricature à peine.La clientèle est parfaitement ciblée et la recette au point, seul le dosage change.Pourtant, avec son ouverture sur les chapeaux de roues, Sou- viens-toi surprend en bien: en une ouverture en flash forward et deux chapitres nerveux, on apprend qu'un soir de tempête, la romancière Menley et son bébé Hannah risqueront leur vie, seules dans leur villa isolée de Cap Cod; puis qu'une riche héritière s'est noyée dans des circonstances suspectes dans la baie, laissant toute sa fortune à Scott, un don juan qui n'était son mari que depuis trois mois; qu'Adam, avocat prospère et époux protecteur de Menley, loue enfin à son amie Elaine une vieille demeure du XVIIIe siècle hantée selon la rumeur, mais où il espère que sa femme, à la santé psychologique fragile, pourra se reposer et oublier la mort de leur fils Bobby.La tension retombe pourtant parce que Mme Clark, menant concurremment ces deux intrigues, ne prend pas le temps, ou semble incapable de donner la moindre épaisseur et complexité à ses personnages, aux sentiments et émotions qu'ils eprouvent.Les dialogues demeurent d'une banalité consternante et à chaque péripétie, Scott parait plus vil et coupable, Adam naïf et aveugle, Elaine intéressée et Menley innocente victime.Dans ces conditions, le coup de théâtre final, tout droit sorti des Diaboliques de Boileau-Narcejac, sonne faux.Heureusement, avec flair, Mme Clark s'est repliée plusieurs fois au cours de son roman sur une troisiènie intrigue historiquement bien documentée, beaucoup plus intéressante et dont on aurait souhaité qu'elle fût la principale.Dans ses recherches pour un roman sur les pirates, Menley découvre que la villa qu'elle loue a une histoire tragique: selon la rumeur, le premier propriétaire, un capitaine au long cours, s'est noyé en mer, peu après que sa femme, accusée d'adultère, eut été condamnée à être fouettée en public.Le passé expliquerait-il le présent?SOUVIENS\u2014TOI.Mary Higgins Clark, traduit de I anglais par Anne Damour.Albin Michel.Paris.1994 370 pages.25 95$ Mary Higgins Clark BIOGRAPHIE LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 10 JUILLET 1994 I H ¦2-VZ3 Wm Wmms&M, vie' A'&aKiJ'j;\" ] S La mer d'Aral, en URSS, a été asséchée par une catastrophe écologique et les chameaux y circulent désormais.Tire 688-7776 LA REINE MARGOT (13*) DOLBY Tous les jours 1 30-5 20-8 40 LION KING (G) DOLBY dim-Hjrwnar-mer-^u 6 30 dmvKjnjnar-mer-feu 12 15-2 20-4 25 LION KING (G) DOLBY dim^un-mar-mer^ 7 30-9 35 lun-mer-mer-jeu 11 00-1 10-3 15-5 25d.m11 00-3 ^ 5-5 25 WYATT EARP (13*) DOLBY dim-lurv-mar-mer-jeu 8 30 LITTLE BIG LEAGUE (G) DOLBY Tous les jours 11 30-2 00-4 30-7 00-9 30 BLOWN AWAY (13*) DOLBY Tous 'es tours 1 05-3 4^6 30-9 10 I LOVE TROUBLE (G) DOLBY Tous les jours 1 15-4 006 40-9 20 BAGARRE A LA UNE (G) DOLBY Tous les jours 1 15-4 0^6 40-9 20 THE SHADOW (G) DOLBY Tous jours 1 05-3 4^6 30-9 10 LE ROI UON (G) DOLBv d*rvluP-ma-.^u ^ 30-9 35 mer 9 35 dinvlurvrrwr.jeu 11 10-1 15-3 20-5 25 mer 11 10-1 15-3 20-5 15 LE ROI UON (O) DOLBY dim-lun-mar-jeu 6 40-8 50 dim-mn-ma'-mer-jeu 12 10-2 20-4 30 FORREST GUMP (G) DOLBY Tous tes jours 12 40-3 25-6 20-9 05 LION KING (G) DOLBY Tous es jou'S 12 45-2 50-4 55-7 00-9 05 SPEED (G) DOLBY Tous »es jours 1 15-4 00-7 05-9 30 WOLF (13-) DOLBY Tous les jours 3 00-9 15 BABY S DAY OUT (G) DOlBy Tous les jours 1 00-5 20-7 20 FORREST GUMP (G} DOLBY Tous !«s jours 2 30-5 30-8 30 LE ROI LION (G) DOLBY Tous ies jours 10 30-12 40-2 50-5 00-7 10-9 15 BLOWN AWAY (13») DOLBY Toas 'es ;outs 1 10-4 00-6 50-9 30 WYATT EARP (13*) DOLBY Tous *s soirs 8 00 les jours 1 00-3 30-6 45-9 20 - ^ LA UNE (G) DOLBY Tous les jours 1 15-3 50-7 00-9 35 BABY'S DAY OUT (G) DOuBY Tous \"es jou'S 12 30-2 35-4 45-7 05-9 10 FAMOUS PLAYERS 8 185boul.Hymus(Pointe-Claire) 697-8095 I LOVE TROUBLE (G) DOLBY Tous 'es jours 1 00-3 456 30-9 15 RENAISSANCE MAN (G) DCH.BY Tous les soirs 8 45-9 25 GETTING EVEN WITH DAD (G) DOLBY Tous les jours 12 00-2 15-4 30 LION KING (G) DOLBY dim-lun-mar-mer-^u 6 30 a rrv.!un-mar-m«r.jeu 1?00-2 ^0-4 20 WYATT EARP (1>) DOLBY dim4un-mar mer-jeu 8 40 LION KING (G) DO.Bv dim.iun-mar-rT*r^tu 7 30-9 35 d.m 11 00-3 10-5 20 lun-mar-mer-jeu 11 00-1 05-3 10-5 20 BLOWN AWAY (13») DOLBY Tous 'es jours 1 30-4 iQ^ 50-9 30 FORREST GUMP (G) DOLBY 12 30-3 30-6 30 9 30 FORREST GUMP (O) DOtBY 12 00-3 00-6 00-9 00 SALIES Il i ici11ro est Forrest Version 0.A PARAMOUHT COMMUNICMS COMPANY ¦ i\t»uu ,» -vm te k*~\\ icava LOEWS 861 7437 54 Ste-Catherine O.* O FAMOUS PUYERS 8 697-80» ICIHEMA DU PARC 844*701D0R VAL humb 1CENTRE LAVAL 688-7776 185 Boul.Hymus ?*7o|3S7SA««.Du Parc\tB260 Ave.Dorval\t|l600 Le Corbuner * -1 6.ASTRE 327 MM boul lacordawe * BR0SSARD w^lSTE-ADÊLE ^ess CmamePm*\t* .et demeurez des nôtre pour le film le plus sensationnel jamais tait parDisney! Walt Disney Pictures ifj LÏONKING VBSH)HS0K,lHAL£SÀM6UUSttl VOYEZ 2 FILMS POUR LE PRIX D'UN! 11*7437 DECARIE mwiui CMVtlW\tW SUIVI DE: THE LÉON KING I |c/rrK*s; MICHEL DOLBEC de la Presse Canadienne PARIS ¦ Le cinéaste québécois )ean-Claude Lauzon, frais et dispos malgré l'accident d'hydravion qui a bien failli lui coûté la vie la semaine dernière, a reçu hier à Paris le troisième Prix France-Canada de cinéma et d'audiovisuel pour Léolo.Ce prix, doté d'une bourse de 50 000 francs ( 12 000 $ environ ), récompense à tous les deux ou trois ans un créateur ayant participé à une coproduction franco-canadienne.Il a été remis à Lauzon par le ministre français de la Culture, lacques Toubon, et le ministre canadien du Patrimoine, Michel Dupuy, venu assister à Paris aux deuxièmes Jeux de la Francophonie.Malgré une presse unanimement dithyrambique, Léolo n'avait remporté aucune récompense au Festival de Cannes en 1992.Sa sortie en France avait aussi été un échec commercial.Le film a très bien marché en revanche en Allemagne (3 millions US au box-office) et a connu un grand succès critique aux États-Unis.Son réalisateur a d'ailleurs reçu «environ 60 propositions des Américains» mais il attend toujours, a-t-il déploré, «un téléphone d'un producteur français».Lauzon traînait dans sa valise ce week-end quatre scénarios américains et continue d'être sollicité par les grands studios.Cela ne veut pas dire qu'il partira bientôt à Hollywood («je n'ai pas de projets», assure-t-il) où il risquerait fort de perdre sa liberté.«l'ai eu des engueulades extraordinaires avec les coproducteurs français de Léolo, mais jamais ils ont mis le poing sur la table pour imposer leurs idées sous prétexte que c'était leur argent, a raconté Lauzon en recevant son prix.Une coproduction comme ça donne la possibilité à un auteur d'exprimer exactement ce qu'il veut.11 y en a qui avaient peur de lancer le film à Cannes mais personne ne m'a demandé de couper un seul pied.C'est fantastique comparé aux Américains.On ne peut faire ce genre de film que dans la Francophonie.» Les coproductions franco-cana-diennes se font toutefois «moins florissantes», comme l'a souligné le ministre Toubon.Cela est vrai surtout pour le cinéma.On en signe maintenant «quatre ou cinq par année tout au plus», explique-t-on chez Téléfilm Canada, deux fois moins que dans «les bonnes années».La situation est meilleure du côté de la télevison : les Français et les Canadiens continuent de coproduire, bon an, mal an, entre 15 et 20 programmes pour le petit écran.Mais les choses ne sont jamais simples dans ce domaine.Le tournage de /a/na, le feuilleton français tirée du roman de Mazo de la Roche, a donné lieu à un conflit financier très dur entre les coproducteurs.La mésentente était tellement profonde que la diffusion de la série cet été a failli être compromise.Ce genre de difficultés est toutefois exceptionnel, signale-t-on.De façon générale, ce sont surtout les difficultés économiques et les différences de cadres juridi- ques qui compliquent les accords de coproduction.Le ministre Toubon a promis hier qu'il ferait tout pour que «tous ces litiges soient réglés».« l'attache une très grande importance à ça», a-t-il déclaré.M.Toubon a du même souffle donné l'assurance que le Canada ne serait pas affecté par l'«exception culturelle» obtenue par l'Europe dans les accords du Gatt.«Il convient de traiter le Canada comme un élément de ce pluralisme (souhaité par l'Europe), a dit le ministre.Il ne faut pas lever devant le Canada des barrières qui le traiteraient comme s'il appartenait au monde américain.Il faut que nous ayons pour le Canada un traitement particulier.» Le Prix France-Canada a officiellement été créé en 1985.Il avait été décerné pour la première fois en 1987 au Canadien Daniel Pétrie pour The Bay Boy.En 1990, le Français Michel Drach ( pour Sauve-toi Lola, avec Carole Laure) et le Canadien Francis Mankiewicz ( pour Les Portes tournantes) l'avaient obtenu ex-aquo.a Drummondville au rythme d'une folle sarabande Presse Canadienne DRUMMONDVILLE ¦ Pour la 13e année consécutive, le Festival mondial de folklore de Drummondville a été lancé vendredi soir dans l'euphorie générale.«Nous vivons un exceptionnel projet collectif ambitieux», s'est exclamé lacques Métivier, le président de l'événement, en donnant le coup d'envoi devant plus de 3000 spectateurs frénétiques massés au Centre sportif Marcel Dionne.Il y a de quoi: rarement a-t-on vu des troupes internationales, 20 plus précisément, aussi dynamiques et aussi originales, venues des quatre coins du monde, pour le plus important événement du genre en Amérique et même au monde.Des troupes, il y en a pour tous les goûts et de tous les styles: les ravissantes petites Chinoises de Shanxi, qui, même âgées de cinq ans, ont soulevé l'enthousiasme de la foule par le dynamisme de leur danse et de leur musique qui contraste avec tout ce qui a été vu jusqu'ici.La troupe d'Albanie, dont c'est la première présence au Festival, surprend aussi par sa jeunesse et ses danses rythmées, proches de celles de Roumanie.Autre surprise: la troupe de Vilnius, en Lituanie, présente un folklore beaucoup plus proche de celui des pays scandinaves que de ses voisins russes.Une troupe à voir aussi, c'est celle du Bachkortostan, en Russie, dont le folklore est très différent des prestations russes bien connues.Toujours fidèles à elles-mêmes, les troupes de Pologne et d'Allemagne présentent des pièces enlevantes, où se mêlent même des éléments acrobatiques, ce qui se retrouve aussi dans la troupe de Moldavie, qui sont toutes trois devenues des enfants chéris des \u2022festivaliers dès leur première présence.Le Brésil a délégué une troupe exceptionnelle de Sao Luis, qui, dans son numéro d'ouverture, se présente sur scène avec des masques et en costume de carnaval en crin de cheval et d'âne, teint en vert et en rouge.Le Viet-Nam est en double cette année: une troupe de Toronto, faisant revivre le folklore de ce pays, soulève l'assistance par ses prestations spectaculaires, alors que celle d'Hanoi rappelle les traditions millénaires de ce pays du sud-est asiatique.Danseurs animés du Pérou, virevoltes de la deuxième troupe russe, celle de Yaroslavl, représentants de la république Tchèque, danseurs adultes et enfants de Dijon en France, fanfare originale de l'Italie, danseuses de gigue de l'Irlande, magnifiques atours des danseurs d'Oaxaca, au Mexique, musiciens suisses de Neyruz et groupe musical de Ota-valo, en Equateur, sans oublier les chanteurs des Canaries, en Espagne, les danseurs de Vancouver, tous viennent faire la ronde chacun en alternance autour de la troupe hôte du festival, celle de Mackinaw, de Drummondville.Deux troupes très attendues ne sont pas au rendez-vous: celle de Chypre, qui a contremandé sa venue, puisque quatre membres avaient été blessés dans un accident de la circulation ce printemps, et celle du Népal, dont quelques membres n'ont pu obtenir de visa pour le Canada et les États-Unis.Tous les jours, de midi à minuit, jusqu'au dimanche 17, c'est la folle sarabande des 650 danseurs et musiciens venus de tous les horizons, tant dans le vaste Parc Woodyatt où une grande scène à ciel ouvert est dressée, que dans deux salles, au Centre Marcel Dionne ( plus de 3000 sièges) et au Centre culturel ( 1000 places ).Vingt troupes de folklore, venues de tous les horizons, présentent des danses dynamiques et originales PHOTO PC Le G 7 se penche sur le droit d'auteur face aux «autoroutes électroniques» Agence France Presse WASHINGTON ¦ La protection de la propriété intellectuelle, avec la formidable circulation d'informations attendue sur les «autoroutes électroniques», devra s'inspirer de la loi contre le piratage informatique.C'est ce qu'indique une étude réalisée sous la direction du secrétaire adjoint au Commerce chargé des droits d'auteurs, M.Bruce Lehman.Le secrétaire au Commerce.M.Ron Brown, qui assistait au lancement de l'étude jeudi dernier, a d'ailleurs indiqué que le sommet des sept pays les plus industrialisés, qui a lieu ce week-end à Na-ples, évoquera «cette question d'une infrastructure globale de l'information», ajoutant que «le simple fait qu'elle figure à l'agenda du G 7 témoigne de notre préoccupation ».Le document, dont le contenu doit être discuté avec les professionnels concernés, préconise une série de modifications à apporter à la législation en vigueur aux États-Unis, a de son côté souligné le secrétaire adjoint Leh- man lors de la conférence de presse de jeudi.Un rapport final sera proposé aux législateurs d'ici la fin de l'année.L'étude considère comme illégale la transmission à autrui d'informations obtenues par ces autoroutes électroniques, comme on prête un livre ou un disque, qu'il s'agisse de films, de programmes vidéo ou informatiques, etc.Comme pour la copie de logiciels, la transmission de données sera interdite, mais il sera impossible de contrôler les actes isolés et les propriétaires de ces données ne chercheront qu'à empêcher les copies commercialisées, a dit M.Lehman, qui a estimé que les États n'interviendront que très peu pour faire respecter la propriété intellectuelle et que ce sera aux éditeurs de données de poursuivre les pirates.Les autoroutes électroniques, reseau international de câbles en fibres optiques permettant la transmission dans les deux sens de sons, d'images et de données informatiques, doivent relier particuliers, entreprises et établissements publics.La commission chargée de l'étude a consulte des éditeurs de logiciels, des studios de cinéma, des maison d'édition de livres, de disques, de journaux et de revues, des producteurs de programmes de télévision et de radio, ainsi que des universités, des instituts de recherche et des bibliothèques.VIDEOCLIPS PALMARÈS MUSIQUE PLUS es 1 SI 2 NS 7 ARTISTE\u2014mu \u2022ACE 0F BASE Don't Tum Around Cette chronique linguistique, préparée par l'Office de la langue française, parait chaque semaine dans l'édition dominicale de la Presse.La mode rétro i l'on travaille dans les __domaines de la cybernétique, de la neurobiologie, de la psychologie ou de la gestion, le terme rétroaction et son équivalent anglais feedback sont probablement des mots familiers.La rétroaction, c'est l'effet en retour, c'est-à-dire un processus par lequel les effets d'une action se répercutent à leur tour sur les causes.C'est un mécanisme de rétroaction, par exemple, qui fait que le symptôme de la fièvre déclenche un processus qui provoque le retour à la température normale du corps.Il semble toutefois que le mot feedback ait fait.de l'effet sur certains milieux, puisqu'on l'emploie à tout propos pour désigner ce qui s'appelle tout simplement une réaction.Tel professeur se plaindra de ne pas avoir de feedback de ses élèves; un comité d'école attendra le feedback des parents â la suite d'une décision, et la chanteuse qui vient de lancer un album, le feedback de la critique.Dans tous ces exemples, feedback aurait pu être remplacé par réactions (les réactions des élèves ), par commentaires (les commentaires des parents) ou par échos (les échos de la critique ).2\t4\t7\t\u2022ÉRIC LAP0INTE Terre promise (pousse.)\t12\t17\t3\tPINK FL0YD Take It Back 3\t3\t7\tTHE BC-52'S (Meet) The Flintstones\t13\t7\t7\tVANESSA PARADIS Les Cactus 4\t1\t8\tFRANCIS CABREL Je t'aimais, je t'aime, je.\t14\t15\t5\tIAM Je danse le mia 5\t8\t6\tC0UNTING CR0WS Round Here\t15\t19\t2\tLES C0L0CS La rue Principale 6\t9\t5\tANGELIQUE KIDJ0 Agolo\t16\t18\t2\tMC S0LAAR Nouveau Western 7\t10\t4\tC0REY HART Hym N To Love\t17\t6\t7\tSYLVAIN C0SSETTE Tu reviendras 8\t11\t6\tJIM C0RC0RAN Ils se font des signes\t18\t20\t2\tJ0N SECADA If You Go 9\t14\t4\tTHE PRETENDERS Night In My Veins\t19\t\u2014\t1\tM PE0PLE Movmg On Up 10\t12\t6\tPAUL PICHE Elle court\t20\t\u2014\t1\tI BEASTIE BOYS Sabotage CS SO RS IRTtSTC\u2014TTTHE 11 5 5 FREDDY CURCI Brown Eyed GirI C$; Cette semaine Sfti Semaine dernière WS; Nombre de semaines au palmarès Le mari de la « sorcière bien aimée » est mort LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 10 JUILLET 1994 Lauzon reçoit le Prix France-Canada pour Léolo Rejoignant ainsi les coproductions The Bay Boy, Sauve-toi Lola et tes Portes tournantes I i i LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 10 JUILLET 1994 B 11 9 A I Nourrir $e»ss affames La Brasserie Molson O'Keefe vient de faire don d'une camionette à Moisson Montréal[ pour procéder à la collecte de surplus de nourriture redistribués à 170 organismes qui viennent en aide à des personnes demunies du Grand Montréal.Pierre Boyer; du service du garage de la Brasserie remet les clés de la camionette à John Pasquini, de Moisson Montréal.Dons pour fa Fondation Jean Lapointe Avec la remise du don corporatif d'Hydro-Québec, la campagne de financement auprès des corporations, au profit de la Fondation Jean Lapointe a pu depasser son objectif de 300 000 S.Dans l'ordre habituel: Cuy Nadeau, président-directeur général de la Fondation; Guy Lemelin, président du conseil d'administration de la Fondation; Lucie Bertrand, vice-présidente de la région Richelieu à Hydro-Québec, et co-présidente de cette campagne corporative, avec Daniel Founier, associé du Croupe Êquidev.Au nom de son conjoint décédé Alain Payeur, de Saint-Lin, Martine Parent a remis 5000.$ à la Société canadienne du cancer.C'est accompagnée de Mar-(in Maillé.Martj agent d assu-rances que Parent Martine Parent a remis le don à Suzanne Mélanger, de la Société canadienne du cancer, dans le cadre du programme Charité Plus de la compagnie La Prudentielle.B Merck Frosst Canada, firme spécialisée dans la recherche et la mise au point de nouveaux médicaments, a remis récemment des subventions totalisant 120900$ i\\ trois organismes qui ont pris l'initiative de promouvoir la santé par la prévention, chez les enfants et les adolescents et en santé publique.La direction de la Santé publique de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Laval a donc reçu 97000$ pour la production d'outils éducatifs et de promotion de la vaccination dans les garderies, les prématernelles et les maternelles,; l'Association canadienne pour la santé des adolescents, du département de médecine de l'adolescence de l'hôpital Sainte-Justine, a reçu 20 000$ pour la publication de bulletins de nouvelles scientifiques et éducation nelles et la Direction de la santé publique de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Montérégie profitera d'une subvention de 9900$ pour publier des feuillets d'information scientifique sur les maladies transmissibles, à l'usage des professionnels de la santé de la région.¦ De retour de vacances, notre courrier en retard nous apprend que Gérard Turcotte, de Saint-Hyacinthe, secrétaire de la Société Saînt-|ean-Baptiste de Montréal et du Mouvement Québec français célébrait, doublement.le 24 juin, avec son épouse Fleurette Hergeron% leur 50e anniversaire de mariage.¦ La première édition de la Classique Marie-)osée Rouleau, un tournoi de golf féminin dont les profits serviront à financer la lutte contre les maladies car-diovasculaires et cérébrovascu-laires, première cause de décès au pays, aura lieu le vendredi 19 août, au Club de golf Le Chantecler.Ce tournoi, qui porte le nom d'une jeune golfeuse professionnelle au talent prometteur, veut sensibiliser les femmes aux maladies du coeur et des vaisseaux sanguins, première cause de mortalité des Québécoises.Les billets, au coût de 150, $ par personne ou de 500, $ pour un quatuor, sont disponibles auprès de Ginette Sa i nt-Pierre, au (514) 871-1551, jusqu'au 22 juillet.Le prix comprend la voiturette, le méchoui et la participation au tirage de de prix de présence dont, notamment, un équipement de golf.Il Le blitz téléphonique de l'Encan Art-Biomed de l'Université de Montréal, réalisé au début du mois dernier, a permis de rassembler une centaine d'oeuvres d'art qui seront offertes aux enchères, le 2 octobre prochain.La présidente d'honneur du comité responsable de Topé-ration, Soizik Simard espère doubler ce nombre pour atteindre son objectif de 100000$.L'argent recueilli grâce O ¦\tA cet encan, qui constitue une première dans le milieu universitaire, doit permettre au département de microbiologie et d'immunologie de l'Université d'offrir des bourses à ses étudiants de deuxième et troisième cycle et de maintenir ses équipements de recherche à la fine pointe de la technologie moderne, signale le docteur Serge Montplaisir, directeur du département.Un catalogue préliminaire des oeuvres d'art sera disponible en août.Les donateurs d'oeuvres d'art recevront un reçu pour fins d'impôt.O ¦\tGrâce au concours des 600 intermédiaires en assurance de personnes de la région du Grand Montréal, l'Association québécoise de la fibrose kystique pourra compter sur 50 785 $ à affecter à la lutte contre la fibrose kystique.¦ À la suite d'un petit déjeuner-bénéfice organisé par AXA Assurances et SécuriGroupe, la Fondation de l'âge d'or du Québec a reçu 6000, $ pour la recherche sur les maladies reliées au vieillissement.La somme a été recueillie lorsque Madeleine Saint-Jacques, présidente de Madeleine Young & Rubi Saint-Jacques cam, s'est adressée à 125 convives réunis à l'hôtel Inter-Conti-nental à l'instigation des compagnies Axa Assurances et SécuriGroupe, organisateurs de ce déjeuner-causerie.¦\tHenri Audet, président du conseil de Cogeco inc.remettait récemment une contribution de 100 000 $ au président de l'Université de la Saskatchewan, /.W.George Ivany.Cette somme sera versée au capital de fonds de bourses pour des études supérieures en communication ainsi créé.O ¦\tLe président du conseil et chef de la direction de la Banque nationale du Canada., André Bérard, a accepté, à titre bénévole, de présider la prochaine campagne de développement de l'hôpital Sainte-Justine, dont le coup d'envoi sera donné cet automne.un M §uin.\u201ei9*a Marcelle Caudet a pris mari il y a eu 50 ans le 24 juin.Et elle avait le bonheur de se remémorer avec ce dernier; Marcel Brouille, le souvenir de cet heureux jour; il y a quelques jours.d'honneur du Prix bénévolat Canada.Vingt et un Canadiens ont ainsi été honorés, dont cinq Québécois.Jan-O Brosseau, de Granby, a ainsi été récompensé pour ses 25 ans de dévouement dans l'action communautaire, principalement comme fondateur de la section locale de l'Association québécoise des personnes aphasiques après avoir lui-même partiellement perdu l'usage de la parole suite à un accident cardio-vasculaire.Rita Henry Brcault de Lachine, a été honorée pour avoir, avec son mari, Gilles, fondé Seréna, un service de régulation des naissances.Monique Robitail-le a été récompensée pour son dévouement auprès des enfants ayant des troubles d'adaptation ou d'apprentissage.Henriette Poulin, de Sherbrooke, a vu récompensés ses 30 ans de dévouement dans différents organismes (Cen-t r a i d e CAritas, Téléthon de la paralysie cérébrale, etc.).Et lean-Paul Tardif; de Mont- Jean Paul réal, a de Tardif même été récompense pour son action bénévole pour ses 20 ans de service auprès de ceux qui, comme lui, ont subi une laryn-gectomie.société, comme du monde des affaires.Sophie fonças présidera donc aux destinés de l'Association hubertaine avec: Patrice Dumont, président sortant;.Denis Vigneault.vice-presi-dent; Marie Dauphinais.vice-présidente; Annie Grenier.se-c ré t a i re, Ray m ond Perrca u It, trésorier; et les administrateurs Martin Fontaine, Monique Lé-vesque, Stéphane Lapointe et Odette Côté.www^w îÇ Wi - m*}'?vâS:.'\t«\t< î {.AmSimiï kJ % m -* .fr** ils ¦ Jeudi prochain le 14 juillet, l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture présentera une conférence du président international de l'organisme, Guy Aurenche, qui est également membre de la commission française Justice et Paix, et du Mouvement des juristes catholiques Pax Romana.Ce-lui-ci traitera de l'espérance d'un monde sans torture illusion ou réalité ?C'est donc pour le ___ jeudi 14 juillet, r.lv à 19 h 30, à la ^ Y ^ salle Saint- Aurenche Léon, 310, avenue Clarke (angle de Maisonneuve Ouest), West-mount.Renseignements: 933-2978.¦\tCélébration de la Prise de la Bastille, par les Amis de Cité Libre.Dans les années 50 et 70, c'est chez Gérard Pelletier qu'on célébrait.Ce 14 juillet, c'est au restaurant La maison du egg roi 11, à compter de 17 h 30, au 3966, rue Notre-Dame, qu'on célébrera dans l'humour.Pour l'occasion, un accordéon-musette et un conférencier français ainsi que fean de Gas-pé-Dubuc, physiognonomistc.O ¦\tLes employés des 13 succursales de la Banque Royale de la région papineau ont organisé un quillcthon qui a permis de recueillir 8200$ pour la Fondation de l'hôpital Jean-Talon.¦ Le ministre de la Santé, Diane Marteau, a décerné récemment les médailles et certificats ¦ Le directeur du Service de la police de la Communauté urbaine de Montréal, facques Du-chesneau a été réélu président du Conseil du Québec de l'Ordre de Saint-Jean.Les activités humanitaires de cet organismes sont mieux connus par ses services dispensés par l'Ambulance Saint-Jean, facques Duches-neau est l'instigateur d'un autre service de l'Ordre, une brigade nautique, la Croix blanche, qui oeuvre sur le lac Saint-François.r « « * v'* v1 ¦ Avec l'élection à sa tète d'une femme, Sophie fonças et d'autant de femmes que d'hommes à son conseil d'administration, l'Association des gens d'affaires de Saint-Hubert compte mieux représenter la réalité de notre 0eux prix Le Jardin botanique de Montréal a participe aux Floralies internationales de Nantes et y a remporté deux prix.La présentation montréalaise comprenait un jardin chinois, une grande maquette du Biodôme et une collection entomologique de l'Insectarium fis et elles ont diansé en « coeur » Près d'un millier de personnes ont participé il y a un mois à l'activité aérobique \u2022 t Danse avec ton coeur»» de la Fondation des maladies du coeur du Québec.La vente de t-shirts dans les centres Nautilus Plus et les boutiques San Francisco maillots a permis du même coup de recueillir 39629 $.Pierre-Bouclier et* quéfe cfe financement Lancement de la première campagne de financement auprès des entreprises, de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucherf de Longueuil.Dans l'ordre habituel: Henri Drouinr président du Croupe Ro-Na Dismat; Jacques Olivier président de Jacques Olivier Ford inc.; Jeannine Cuillevin Wood présidente du conseil et chef de la direction Cuillevin international inc., coprèsidente de la campagne; Jean-Guy Parent président de la Fondation; Elvie Smith, président du conseil de Pratt & Whitney Canada, coprésident de la campagne; Jean-Denis Côte, président et chef de la direction du Croupe Paul Masson.On a deja enregistre des dons de 780000$\t\u2022\t* m LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 10 JUILLET 1994 9 S: SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 10 JUILLET 1994 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence I , !-\\ V- * « II vient d'être nommé président du Club Optimiste international9 un organisme qui regroupe quelque 158 OOO membres 1r I -fi ANNE RICHER Loin de vouloir se reposer sur ses lauriers, récolter les fruits de son travail, il plonge dans la mêlée en acceptant une reponsabilité qui va prendre tout son temps.|ean Mercier, qui vient tout juste de prendre sa retraite du monde de renseignement, se retrouve à la barre du Club Optimiste international, un organisme qui regroupe I58 000 Optimistes.De ce nombre, 32 000 sont des francophones.Motivateur, leader naturel, * armé de bonne volonté et.d'optimisme indéfectible, il s'engage ?à fond dans la forme de dévouement qui est au coeur de sa vie depuis maintenant près de 30 ans.Lu Presse lui décerne le titre de Personnalité de la semaine.Depuis la formation des Clubs Optimistes aux États-Unis en 1919.|ean Mercier est le troisième Québécois à accéder au poste de président.Et si l'agenda du nouveau président pour l'année qui vient comprend déjà 44 fins de semaine occupées, en plus de voyages au lapon en août 1995, en lamaïque et aux États-Unis, lean Mercier envisage cette activité avec enthousiasme.Pour lui, l'exemple est l'élement le plus important, le fondement de sa vie.« En agissant, on dit ce qu'on est.» L'homme «incapable de sonner faux», tient pour superficiels les curriculum et autres témoignages de bonne conduite.Pour lui, c'est la vie de tous les jours qui reflète le mieux les valeurs qui l'animent.Un engagement durable Les membres des Clubs Opti- 4.> mistes oeuvrent dans divers secteurs de la vie des jeunes et offrent temps et argent à la mise sur pied de projets concrets, ponctuels, répondant en première ligne à leurs besoins.|ean Mercier fait cela depuis 29 ans déjà.La première fois c'était en 1964, au Club Jacques-Cartier de Longueuil.Il existait à cette époque 35 Clubs francophones; il y en a 1 000 aujourd'hui.Jean Mercier était jeune marié et pour lui, c'était la façon la plus normale d'adhérer à la fois à un projet de couple, et à un projet d'avenir et de dévouement.Il a travaillé durant 32 ans dans le monde de l'éducation.Il a été 27 ans directeur d'école.Attaché au Collège Charles-Le-moyne ces dernières 14 années, il a dirigé une école spécialisée en musique et en danse pour les élèves du secondaire.Précédemment il fut, durant 18 ans, attaché à la régionale de Chambly.Il a commencé sa carrière en éducation physique et a choisi finalement de s'orienter en adaptation scolaire.Travailler avec des jeunes en difficulté, voire délin- \u2014 quants, lui a demandé de puiser ^ dans les ressources insoupçon- a nées de sa patience.Mais ces en-fants difficiles «je les ai aimés comme ils sont.Il suffit d'aller chercher ce qu'ils ont de positif.Parfois ils se sont tellement faits dire qu'ils sont haïssables, qu'ils finissent par tout faire pour le prouver.» Sur tous les plans de sa vie, Ginette, sa femme, a été la collaboratrice et la compagne complice.«Et à part entière puisqu'elle peut se réaliser elle aussi».Le JEAN MERCIER «J'ai toujours fait confiance aux gens.C'est le genre de gestion que je privilégie.On est responsable de ce que l'on donne, de ce que l'on est Je favorise des initiatives qui débouchent sur le succès.» couple a eu quatre filles qui ont 28, 25, 20 et 15 ans.« Je ne peux faire autrement que de croire aux femmes», déclare ce père heureux.De plus les époux Mercier découvrent avec béatitude leur état récent de grands-pa-rents.«C'est extraordinaire.On dirait que toutès les bonnes choses arrivent en même temps.» Né pour aider Né à Montréal dans le quartier Rosemont le 27 septembre 1938, le petit |ean a fait ses études primaires à l'école Saint-lean-Bap-tiste, à Longueuil, où ses parents se sont installés alors qu'il avait cinq ans.Il a fréquenté plus tard l'Externat classique avant d'entreprendre son baccalauréat en éducation physique à l'Université de Montréal.11 est le cadet d'une famille de trois garçons.Le père, employé à la Dominion Engeneering.devient plus tard superviseur des camionneurs de livraison à la boulangerie Richstone.Adolescent, |ean Mercier entend l'appel de la prêtrise, il s'est même inscrit au Grand Séminaire.«|e voulais donner.» Deux événements viennent toutefois changer le cours de son destin.Le principal sans doute est la mort de son pere.« Ma mère seule, j'ai pris la décision de rester.» Il a-joute avec un souci de vérité que deja sa future épouse occupait une place importante.Il ne sera pas prêtre donc, mais son désir de s'engager et d'aider les siens reste vif.Au moment de sa mise a la retraite, il y a tout juste deux se- ¦ « % ?l ?\u2022 t i « .\u2022 mainesv lean Mercier a reçu de la part de ses pairs des témoignages poignants d'affection et de reconnaissance.«11 m'a fallu trois jours pour revenir sur terre.» Il est touché par cette complicité, «l'ai toujours fait confiance aux gens.C'est le genre de gestion que je privilégie.On est responsable de ce que l'on donne, de ce que l'on est.|e favorise des initiatives qui débouchent sur le succès.On obtient davantage en bâtissant la confiance en soi; c'est plus rentable à long terme.» Prendre le temps.«Avec les jeunes j'ai appris à aller plus loin.» Depuis son enfance il a conservé sa foi en cette force: «Un Dieu ».Cette aide de l'au-delà est efficace et présente.Il a eu plusieurs preuves de son existence, li a vécu sa part de difficultés, mais il a su tirer parti de son énergie.Aujourd'hui, il se sent plus fort que jamais.Avec le gout de partager ce qui émerge de son cheminement.Habitué aux conférences dynamisantes: sa verve a le don de stimuler les autres.Jean Mercier remarque que son discours actuel a changé.qu'il est teinté de nouvelles couleurs, de nouvelles chaleurs.Les projets ne manquent pas, notamment mettre de l'avant un plan de développement international.Mais ce qui lui tient le plus à coeur, c'est se rapprocher du bonheur, tenter de relativiser les choses, de dédramatiser, de transmettre la recette aux autres.Et plus que tout : «de savoir que je suis un outil.Que je ne suis pas venu ici pour rien.» iéflexîon.ft y ¦/\u2022 * » \\ \\jètS .iILjW * « en vaut trois pour qui fait en son temps.» ^ w iV- ' f \u2022 \u2022M.S-v Je pense donc je lis C (proverbe chinois) E a Presse Sojrces: Office des Communications Sociales Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort.a Hydro-Quèbec Le meilleur de nous-mêmes i "]
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