La presse, 24 juillet 1994, Cahier A
[" h; une maladie cahier Santé mode in Québec cahier Livres \u2022 - - f\t 1649 ]\t4 1115262858 Jg 8 9 13 3334 41 10175, AV.PAPINEAU, MONTREAL 381-39.87 ; \u2014 Extérieur de la ville de MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JUILLET 1994 110e ANNÉE N° 269\t46 PAGES 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Abitibi-Témiscamingue: 55 cents ' Miami : 1,50 S US îles-de-ia-Madeleine: 1 $\tÀ domicile par porteurs: 60 cents Routes rrfotorisées: 70 cents 3\tTaxes en sus BHHIIHHnHHHHHIHHBHBHHHHHHSHHHHHHHnffiM\t\t\t Bonjour! La personnalité de la semaine Luc Plamondon page B12 Météo Partiellement ensoleillé max 26/min 15 page S16 Girerd m&fCtr DWe T'iNQdiëTePAS r&far, /foi Je ftiQti 14, Avssf\" ' Index Annonces classées - immobilier\tC4àC7 - marchandises\tC7 - emplois\tC7 - automobiles\tC7 et C8 \u2022 propositions d'affaires\tC8 Additions croisées\tC8 Arts et spectacles\t - informations\tB6 a B9 - ciné-horaires\tB8 - télé-horaires\tB9 Bandes dessinées\tC5 Bridge\tC6 Deces\tC9 Étes-vous observateur?\tC4 Feuilleton\tC5 Horoscope\tC6 Le monde\tC10 Les jeux\tA7 Loteries\tA4 Mot mystère\tC6 Opinions\tB2 Santé\tcahier C Elections : 12 septembre Le premier ministre Johnson a choisi la date du prochain scrutin DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Les Québécois voteront le lundi 12 septembre.Le premier ministre lohnson déclenche cet après-midi une campagne électorale de 51 jours qui démarrera sur les chapeaux de roues tant du côté libéral que péquiste.Après des jours de conjectures, la convocation à Québec pour la conférence de presse du premier ministre Johnson, fixée à 13 heures, a été annoncée hier en début de soirée.La date du 12 septembre était arrêtée «dans la tête de M.Johnson» depuis plusieurs semaines, expliquait-on hier dans l'entourage du chef libéral, et aucun scénario ne prévoyait que le déclenchement aurait lieu avant aujourd'hui.Encore hier, le directeur de la campagne libérale, M.John Pari- sella, affirmait à l'issue de ce qu'il annonçait comme «la dernière rencontre de l'exécutif du parti avant les élections», que la date était décidée, mais qu'il appartenait au premier ministre de l'annoncer au moment qu'il jugerait opportun.Des élections tenues plus tôt auraient réduit le taux de participation le jour du scrutin, expliquait-on hier à Québec.Plus tard, des fonds publics auraient été inutilement engagés pour des partielles qui n'auraient jamais eu lieu, de toute façon.La seule véritable hésitation est survenue au moment du dernier conseil général du PLQ, fin juin, où plusieurs députés ont exercé des pressions en faveur d'un scrutin dès le 29 août.Ce sera la seconde fois que les Québécois voteront en septembre \u2014 en 1989 l'élection avait eu lieu le 25 septembre.Il faut remonter à 1952 pour retrouver des élections aussi tôt, avant l'automne.Réfugiés rwandais : l'urgence du retour au pays BRUNO BISSON La coalition d'organismes non-gouvernementaux (ONG) du Québec qui oeuvrent au Rwanda croit qu'elle sera enfin en mesure de passer à la seconde étape de son intervention dans ce pays d'Afrique où il est encore temps, pour les milliers de Rwandais réfugiés au Zaïre et au Burundi, de rentrer chez eux pour sauver ce qui peut encore l'être.En amassant 375 000$, près de quatre fois le montant qu'elle avait prévu recueillir auprès des Québécois en avril dernier, la coalition Urgence-Rwanda a demandé une aide supplémentaire de 1,3 million $ à l'Agence canadienne de développement international pour financer cette seconde phase de son opération.«Ainsi, en même temps que nous poursuivrons notre aide directe dans les camps, par le biais des programmes d'Ox-fam, expliquait hier le porte-parole d'Urgence-Rwanda, M.îopp Gilling, nous pourrons VOIR RETOUR EN A 2' Un femme portant sur sa tète un bidon d'eau passe, sans même y prêter attention, par-dessus les dizaines de cadavres enveloppés dans des sacs de toile à l'intérieur du camp de réfugiés rwandais de Munigi, près de Coma, au Zaïre.PHOTO REUTER Les relations de travail n'ont pas fondamentalement changé sur les quais DENIS ARCAND 2 M Ça joue toujours aussi ¦ dur dans le Port de Montréal.Sauf qu'au lieu de se régler à coups de poings sur la gueule et de vitres cassées, ça se fait à coups de griefs.Exactement 1266 en 1991, juste pour vous donner une idée.Il n'y a pas eu de conflit ouvert depuis 1985, mais méfiez-vous de l'eau qui dort.Michel Murray, diplômé en métallurgie et jeune leader syndical de 33 ans, dit que l'absence de conflit ouvert n'est pas le fait des patrons: «Tu veux savoir ce que je pense des patrons?Ce sont des vampires, des charognards et des pirates.Ils ont un mépris total de leur main-d'œuvre.Il y a pas mal d'industries qui ont réussi à sortir de cette mentalité-là et à rechercher une sorte de concertation avec les travailleurs.Mais pas ici.Publiquement, ils disent le contraire.Mais ces gars-là, c'est l'Union des artistes, ils disent une chose et agissent autrement.En réalité, c'est la guerre des nerfs et l'affrontement permanent.» Les débardeurs sont en fait à l'emploi de 90 compagnies d'arrimage le plus souvent en concurrence les unes avec les autres.mais regroupées dans l'Association des employeurs maritimes du Canada pour ce qui est des relations de travail.Installé à Montréal, l'ancien ministre libéral Bryce MacKasey, président de l'Association des employeurs maritimes, a une vue à peine moins tranchée de ses vis-à-vis: « Pour ce qui est de leurs demandes, ils vivent dans un autre monde, dit-il.Ils sont très agressifs et leurs demandes sont excessives, même s'ils sont déjà très bien payés.Ils ne tiennent aucunement compte de l'état de l'économie.À Québec, Trois-Rivières et Halifax, nous sommes les mêmes employeurs.Pourquoi est-ce qu'il n'y a qu'ici que les relations sont mauvaises?» Malgré sa description des employeurs, Murray donne généralement l'impression d'être plutôt posé, analytique et peu porté aux excès verbaux.Il dit qu'il a commencé à se faire une opinion sur ses employeurs dès ses premiers mois sur les quais: « Mon père est débardeur, lui aussi.Ce qu'on a appris chez nous, c'était plutôt le respect qu'on doit à ceux qui VOIR TRAVAIL EN A 2 ¦ Débardeur et enceinte, elle faisait des semaines de six jours.Page A4 lamais non plus un gouvernement québécois n'aura eu un mandat aussi long \u2014 le 9 août sera le cinquième anniversaire du déclenchement des précédentes élections par Robert Bourassa.M.lohnson entrera, dès ce matin, en contact avec le chef péquiste (acques Parizeau et devrait rencontrer par la suite le lieutenant gouverneur, Martial Asse-lin, pour lui faire savoir qu'il ou- VOIR ELECTIONS EN A 2 Parizeau prédit que «le Québec sera un pays dans un an » DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC IW est en soufflant sur la brai?se souverainiste que le chef péquiste (acques Parizeau a lancé hier ses troupes sur le sentier de la guerre et entamé la campagne électorale avant même son déclenchement, prévu pour cet après-midi.Estimant désormais le pouvoir à portée de la main, devant 800 militants réunis en conseil national spécial, M.Parizeau a galvanisé ses troupes à la clôture de la réunion; «dans deux mois le Québec aura un nouveau gouvernement et, dans un an, le Québec sera un pays», a-t-il lancé.Pour séduire l'électorat, le PQ a toutefois misé davantage sur la volonté des Québécois de changer de gouvernement, constatée par les sondages; le slogan de la campagne, dévoilé hier, n'évoque pas la thèse souverainiste du parti.Dans un style qui se veut sobre, on invite les gens à voter pour, « L'autre façon de gouverner».Mais hier, M.Parizeau a porté bien haut l'option de son parti; «l'objectif ne change pas sous prétexte qu'on entre en élections.Nous sommes ce que nous sommes», de lancer le chef péquiste dans son discours, dès l'ouverture de la réunion.Après avoir passé en revue plusieurs objectifs d'un gouvernement péquiste, plein emploi et refonte en profondeur de la formation professionnelle, le chef péquiste a prévenu que ce plan «ne pourrait être complètement mis en application tant qu'on ne sera pas sorti de ce système ( fédéral ), tant que comme tous les peuples normaux on n'aura pas notre pays à nous», a-t-il déclaré.Il a durement attaqué Daniel lohnson, qui se décrivait comme «Canadien d'abord et avant tout».«|e lui réponds: je suis Québécois», de lancer M.Parizeau, ajoutant que M.johnson, comme ministre, avait voté à deux reprises en faveur de la loi 150 (à la suite de la commission Bélanger-Campeau ) qui proposait un référendum sur la souveraineté du Québec.«11 doit expliquer son comportement, la liste des tricheurs ne se limite pas à un nom», s'est-il écrié.Mais la plus grande partie du discours de M.Parizeau a servi à dénoncer la gestion du gouvernement libéral.Le rassemblement d'hier visait à adopter la «plate-forme» électorale du PQ, un condensé du programme qui précise certaines intentions.Sur plusieurs questions, le PQ se rapproche de ses origines sociales démocrates.M.Parizeau a insisté hier sur l'importance d'améliorer la formation professionnelle et dénoncé le fait que 3000 enfants soient en VOIR PARIZEAU EN A 2 Prix convenants à tous les budoets nejacei Distributeur* dans tout le Québec 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E1P8 494-2400 Sans Irais : 1-8QO-NORAÇEL Amateurs de mots croisés 3 Les relations de travail n'ont pas fondamentalement changé sur les quais paient le salaire.|e suis bien d'accord avec le respect, mais à condition que le travailleur en reçoive aussi.» Murray affirme avoir été mar-ué par le dossier des accidents u travail, dès ses débuts: «En mars 1990, il y a eu un gros accident à la section 77.Il y avait un* gars, dans une grue de quai, à qui on a demandé de décharger du bateau une presse hydraulique de 40 tonnes.La grue a basculé sur le bateau, la presse est retombée au fond de la cale et le gars a été projeté à travers la vitre de la grue, 30 pieds plus bas, sur le quai.«l'étais là 30 secondes après l'accident.Les gars étaient sûrs qu'il était mort, il avait la tète fendue et enflée, le sang lui sortait par les oreilles et les narines et on voyait les os de ses genoux qui sortaient de la fracture ou- bien avant d'avoir décidé de faire sa vie sur les quais, «l'étais président du syndicat au cégep de Trois-Rivières.Il y avait des profs qui mettaient en pratique le règlement Tu couches ou tu coules auprès des étudiantes, l'ai organisé une contestation et on a obtenu une protection contre le harcèlement sexuel.» Il y a de 1100 à 1300 griefs par année chez les débardeurs.«Depuis 1989, il y en a plus de 1700 qui ne sont pas réglés», dit Murray.Selon une étude publiée en juin 1993 par le Groupe québécois de recherche et d'analyse en relations industrielles, il y a eu pas moins de 773 accidents qui ont causé la perte de 19066 jours-/homme de 1989 à 1992 inclusivement.C'est une moyenne de 25,66 jours de travail perdus par accident.Dans ce domaine, on qualifie de grave un accident qui coûte 15 jours d'absence.L'autre façon de mesurer l'insécurité au travail d'un métier est de considé- rer le nombre d'accidents par million d'heures de travail.Ainsi les mines ont été déclarées secteur prioritaire par la Commission de santé et de sécurité au travail en raison des 40 accidents par million d'heures de travail.« En 1992, ce taux était de 131 accidents par million d'heures de travail.Une telle situation est certes alarmante», peut-on lire dans le rapport.«Moi, j'appelle plutôt ça un carnage, dit Murray.Dans les faits, il n'y a aucune préoccupation pour la sécurité au travail chez les employeurs.» Pour conclure, deux phrases : « En somme, disent les auteurs du rapport, le régime de relations de travail entre l'Association des employeurs maritimes et les débardeurs est malade.Le résultat en est une convention collective rigide et non fonctionnelle.en fait la plus rigide et la moins fonctionnelle qu'il nous ait été donné de voir»! ?\u2014 FIN \u2014 et DICTIONNAIRES LE ROBERT vous présentent - y La Supergrille (f/é/é Dimanche 31 juillet ^1994 ÉLECTIONS Elections: 12 septembre vre la campagne électorale.Un conseil des ministres restreint \u2014 cinq membres au minimum \u2014 nécessaire pour l'adoption du décret électoral est convoqué ce matin.Aucune nomination contro- \u2022\tversée n'est envisagée.Après une activité mineure, M.(ohnson rentrera à Montréal.La ' tournée libérale démarrera dès lundi matin.Dans les premiers jours, on rendra publics les noms de quelques candidats de prestige \u2014 Yvon Charbonneau, ex-syndi-;caliste, dans Bourassa, Pierre Marsan, directeur d'hôpital, dans : Robert Baldwin et Geoffrey Kelly, ancien collaborateur de Clau-i de Ryan, dans (acques Cartier.! Dans La Pinière, Jean-Pierre ;Saint-Onge cède sa place à un I candidat moins connu.Selon ! lohn Parisella, les libéraux ont déjà choisi 118 candidats pour les 125 circonscriptions de la province.Entre 70 et 75 d'entre eux, dit-: il, sont des nouveaux venus en ! politique, 26 sont des femmes et ; 15 ont moins de 35 ans.Mais pendant qu'un peu par- \u2022\ttout on continuait de supputer la ! date possible des élections ou celle de leur déclenchement, le parti entretenait le suspense en convoquant à quelques heures d'avis une conférence de presse qui, en d'autres temps, n'aurait pas attiré la moitié de la faune journalisti- ' que qui s'y est retrouvée.L'attaché de presse de M.Johnson, Martin Geoffroy, pris lui-même de court par l'annonce de ce point de presse, a dû s'acheter chemise et cravate, pour avoir une tenue plus officielle que cel-! le, décontractée et estivale, qu'il ; arborait lors de la rencontre de \u2022\tl'exécutif.Durant sa rencontre avec les représentants de la presse, M.Pari-; sella a trouvé des raisons de se réjouir d'au moins trois statistiques des sondages, qui montrent tous une avance considérable pour les \u2022\tadversaires péquistes.Selon le directeur de campagne, tous les sondages indiquent que le chef du Parti libéral est plus populaire que le chef de l'Opposition; M.Parisella a aussi noté qu'au moins 52 pour cent des gens affirment ; que leur intention de vote n'est ; pas définitive, et qu'ils peuvent très bien changer d'option en cours de campagne.Le directeur a fait remarquer que dans l'histoire récente, les victoires de Bob Rae sur David Peterson, de Bill Clinton, aux présidentielles américaines, ou de John Major, parti loin derrière les travaillistes qu'il a coiffé au fil d'arrivée, l'an dernier en Grande-Bretagne, prouvent «que les résultats d'élections se jouent maintenant dans les campagnes électorales, et pas avant ».Enfin, M.Parisella a fait remarquer qu'au moins 38 pour cent des gens qui affirment vouloir voter pour le PQ n'assimilent pas leur vote à un déclenchement du processus vers l'accession à la souveraineté, selon certains sondages.C'est pourquoi, du côté libéral, on prédisait une campagne d'abord axée sur l'intention du Parti québécois «d'enclencher» l'accession à la souveraineté, dès son éventuelle accession au pouvoir.On promet de soulever des contradictions entre Jacques Pari-zeau et le vice-président du PQ, Bernard Landry, sur la mise en branle du processus d'accession à la souveraineté, l'un insistant sur le référendum, l'autre sur «l'enclenchement» du processus, indi-que-t-on.Du côté du Parti québécois, on affirme que l'option souverainiste ne sera pas enfouie sous le boisseau, mais c'est bien d'avantage le bilan des neuf années de gouvernement libéral qui sera la cible des attaques.Le PQ propose d'ailleurs «l'autre façon de gouverner» dans son slogan dévoilé hier.Celui du Parti libéral ne sera pas dévoilé aussi vite (à l'origine on visait la date du 14 août, au moment où les partis peuvent publier leur publicité, mais cela sera vraisemblablement devancé ).On peut prévoir que dès la semaine prochaine, les stratèges des deux partis entameront d'ardues négociations pour la tenue d'un débat des chefs.En avance dans les sondages, le Parti québécois voudra le repousser le plus possible, autour du 28 août afin que l'échange ne change pas l'issue du scrutin.Dès l'après-midi hier, les stratèges péquistes avaient eu vent d'un déclenchement pour aujourd'hui.Le chef péquiste Jacques Parizeau doit se rendre en fin de journée à Chicoutimi en prévision d'une imposante réunion lundi, dans ce château fort péquiste.?Avec la collaboration de Bruno Bisson Demain clans La Presse Anatomie d'une voiture moderne m Ouelle évolution l'automobile a-t-elle connue depuis le vol historique de la mission Apollo XI, II y a 25 ans?Pour répondre à cette question, notre collaborateur Denis Duquet compare le véhicule de 1969 avec la dernière génération.Il constate que la moindre sous-compacte présente une fiche technique qui ferait pàiir d'envie les voitures à la fine pointe technologique des années soixantes.Il s'arrête aux freins, aux pneus, à l'alimentation des moteurs, aux transmissions, à l'électronique et à la sécurité.Que de chemin parcouru.La chronique «auto-rétro» recule encore plus loin dans le temps, jusqu'en 1929.Cette année-là, Nash produisait 23 modèles en trois sériés.C'est par hasard, au Vermont, qu'un citoyen de la région de Sherbrooke a découvert la Nash 1929 Cabriolet ayant appartenue à son père.Jacques Parizeau a déclaré notamment hier que Daniel Johnson devra expliquer son comportement durant la prochaine campagne électorale.«La liste des tricheurs ne se limite pas à un seul nom», a déclaré le chef péquiste.Parteeau prédit que «le Québec sera un pays dans un an» attente d'une intervention chirurgicale à l'Hôpital Sainte-fusti-ne.Dans son document, visiblement soucieux de ne pas rouvrir le panier de crabe linguistique, le PQ souligne qu'il ne modifiera pas la loi sur la langue d'affichage avant d'avoir approfondi la question, certainement pas avant !e référendum sur la souveraineté.Lors de l'adoption de la loi 86 par le gouvernement Bourassa, le vice-président du PQ, Bernard Landry avait pourtant promis qu'une fois au pouvoir son parti s'empresserait d'abroger cette loi.Quelques députés ont défilé au micro, toutefois, soulignant que le document n'avait pas été soumis au caucus dans le but d'ajouter des éléments dans leurs dossiers respectifs.Mais l'attention était tout entière axée sur les conjectures quant au moment du déclenchement des élections; des élus parlaient ouvertement de leurs préférences au sein d'un cabinet Parizeau, les militants s'informaient des arguments à fournir aux élec- teurs, tandis qu'en fond de scène s'affairait l'équipe de tournage chargée de produire la publicité télévisée du parti.Toujours pour les caméras, l'ancienne présidente du syndicat des infirmières, Diane Lavallée \u2014 candidate dans (ean-Talon \u2014 est venue présenter son poupon de six jours.On a rejoint par cellulaire, à Percé, un groupe de cyclistes en tournée dans tout le Québec, pour mousser la campagne du PQ \u2014 un téléphone qui, chose amusante, s'est mis à sonner de façon intempestive durant le discours du chef du parti.Une nouvelle campagne de fi- PHOTOPC nancemcnt avec un objectif de deux millions de dollars a été lancée.La publicité télévisée n'est pas encore prête, mais les militants ont eu un avant-goût des panneaux publicitaires du PQ, où on retrouve des photos d'allure vieillotte des candidats, en noir et blanc, (acques Parizeau apparaîtra sur les panneaux routiers.Il y aura trois tournées pour faire la promotion du Parti québécois, celle prévisible du chef, Jacques Parizeau, une autre menée par le leader du Bloc québécois, Lucien Bouchard, et celle d'une douzaine de candidats vedettes du PQ.?Réfugiés rwandais: l'urgence du retour au pays aussi faire la promotion du retour au pays.C'est urgent.» Le porte-parole de la coalition a vécu trois ans, là-bas.Dans les bureaux d'Oxfam-Québec, hier, il a insisté longuement sur la nécessité d'organiser ce retour, mais sur le plan international.Il a invoqué le fait que l'économie du pays repose sur une main-d'oeu-vre composée à 95 pour cent d'agriculteurs, et que le temps des récoltes est venu.«Si cette récolte devait être perdue, expliquait-il hier, le pays pourrait se retrouver durant toute une année dans un état de pénurie alimentaire que toute l'aide de la communauté internationale ne pourra résorber.C'est pourquoi, tout en essayant de répondre aux besoins les plus urgents sur le plan alimentaire et médical, nous devons maintenant promouvoir le retour des Rwandais chez eux.» L'effort international a pris du tempe, estime-t-il, mais la confirmation de l'envoi de troupes additionnelles de l'ONU dans ce pays, pour agir comme force d'interposition, et le déblocage graduel de l'aide gouvernementale aux ONG s'est produit ici, en même temps qu'il s'est produit ailleurs.La quotidienne\tà trois chiffres\t669 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t1452 Cette conjonction de facteurs, croit M.Gilling, permet enfin d'entrevoir un peu de lumière malgré la sévérité de l'épidémie de choléra qui décime la population des camps, l'analphabétisme et les campagnes de terreur menées par la Radio Mille Collines de l'ex-gouvernement, qui ont incité les Rwandais à fuir leur pays pour aller mourir dans les pays voisins, par milliers.Durant son entretien avec La Presse, M.Gilling a parlé durant Jopp Gilling PHOTO ROBERT SKINNER.U Prisse plus d'une heure de ce pays qu'il connaît bien, dérangé seulement par la sonnerie discrète du téléphone qui continuait de percer l'air à un rythme constant.Les dons continuent d'affluer, même si une grande partie de la population est en vacances et malgré les sollicitations incessantes d'autres oeuvres, d'autres causes et d'autres organisations.Ce que M.Gilling a remarqué en répondant à quelques-uns des appels en matinée \u2014 des répondeurs téléphoniques recueillent les coordonnées des gens qui veulent donner \u2014, c'est le sens critique de plus en plus développé des gens.«Nous remarquons plusieurs choses, dit-il.La première, c'est que les gens veulent de l'informa- tion.Pas seulement sur l'utilisation qui est faite de leur argent, mais sur les événements qui se produisent là-bas.» M.Gilling fait aussi remarquer que la population est critique face aux lenteurs de la communauté internationale et, à un niveau plus local, face aux actions de notre propre gouvernement \u2014 qui a tout de même été un des plus présents, sur le plan militaire même en pleine débâcle, le printemps dernier.«Ce que les gens sont prêts à faire, dit-il, c'est à appuyer un effort qui vient de tout le monde.Ils veulent montrer à nos dirigeants qu'ils veulent que quelque chose se passe.On croirait que les gens sont blasés, mais c'est le contraire.Il reste dans la population une forte capacité de s'indigner et cela explique probablement que nous ayions reçu plus d'argent que prévu.» Ailleurs dans le monde, la Croix-Rouge internationale a lancé à Genève un appel pour réunir 30 millions.Une organisation de l'ONU, l'Unicef, tente de recueillir 37 millions US de son côté, pour venir en aide aux orphelins du Rwanda.M.Gilling indiquait hier qu'on compte près de 80000 enfants qui ont simplement perdu de vue leurs parents \u2014 qui sont peut-être morts, peut-être ailleurs \u2014 dans la fuite désordonnée des populations vers les pays limitrophes.Le Rwanda a encore terriblement besoin d'aide, dit le porte-parole, qui estime que cette catastrophe humaine est pire que celle de Somalie, car elle est généralisée.Tout le pays devra être reconstruit.«Nous n'en sommes pas encore à cette étape-là, dit-il, car il y a trop à faire, tout de suite.Mais il faut déjà y penser.»?'AIDE AUX _ REFUGIES !\u2022!\u2022*% vXv.' ¦mm Ou envoyer vos dons: m OXFAM-Québec: 2330, Notre-Dame 0.#200, Montréal H3J1N4 (514) 937-1614 2.\tMédecins sans frontières: 51, Front street E.Toronto M5E1B3 (416) 366-6702 3.\tCare-Canada: BP 68, Succ.de Lorimier, H2H2N6 (514) 596-2273 \u2022 :\u2022:> \u2022:\".4.CECI; 180, Sainte-Catherine E.Montréal H2X1K9 (514) 875-9911 ./ -\t«Sigillé 5 .Proveda Avions sans frontières: 399, rue des Conseillers #23, La Prairie J5R4H6 (514) 659-7717 fiCroix-Rouqe: ge 1 -800-265-7339 Infographie: La Presse LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 2A JUILLET 1994 verte.Alors ses chums lui avaient couvert le visage avec un ciré.«Deux minutes après, on s'est rendu compte qu'il vivait toujours parce qu'il faisait du bruit.Il grattait l'asphalte avec ses ongles.«C'était un gros accident, les gars voulaient savoir qui était blessé, si les autres gars en bas de la charge étaient corrects.Le représentant de la compagnie d'arrimage est venu se planter devant tout le monde et notre gars, à terre, et a dit: 'Reprenez le travail*.C'est là que je me suis dit qu'ils ne respecteraient jamais les travailleurs», raconte Murray.Et il enchaîne avec plusieurs autres histoires d'horreur, allant des produits chimiques dangereux manipulés sans protection à l'absence de trousse de secours sur certains quais, en passant par I80 cas de surdité industrielle reconnus par la CSST, mais non reconnus par l'employeur.Murray admet toutefois avoir eu la piqûre de l'action syndicale -;-.TRAVAIL ANNONCES CLASSÉES\t| - lundi au vendredi d« 8 h 30 à 17 h 30 285-7111 Décès, remerciements 285-6816 l GRANDES ANNONCES Détaillants\t285-7202 j National, Té*>\t285-7306 ! 285-7265 | ILA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule\tj la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des\t! (services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations\t¦ particulières à LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014\tj I Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) ChampJain N.Y.12919-1518.\t\\ RENSEIGNEMENTS 285-7272 __ __ __ __\t__ __\tj DE DU JOUR DIMANCHE I 24 JUILLET 1994 34 j I ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITÉ A GAGNER 100 EXEMPLAIRES DU «DICTIONNAIRE D'ORTHOGRAPHE ET D'EXPRESSION ÉCRITE» de la serie V*\t* Les Nouveaux usuels du Robert et le fameux t-shirt «J'AI RÉUSSI». LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 24 JUILLET 1994\t_» A/3 DU IVIATIIM L'EXPRESS 9 De nouvelles pannes de courant tiennent occupés les monteurs de ligne d'Hydro-Québec ¦\tUn résidant de Trois-Rivières-Ouest, Simon Messier, âgé de 29 ans, a été tué vendredi vers 20hv dans un immeuble du boulevard Bécancour, à Sainte-Angèle-de-Laval, une petite localité mauricienne.Arrêtée sur les lieux du crime par les policiers qui répondaient à un appel, une femme de 34 ans, présentement incarcérée, comparaîtra demain au palais de justice de Trois-Rivières.Le décès de la victime, blessée au cou, a été constaté à l'hôpital Christ-Roi de Nico-let.Une autopsie, pratiquée demain à Montréal, devrait déterminer la cause exacte de la mort.PETITE FAMILLE RETROUVÉE ¦\tL'appel à l'aide de l'hôpital Sain-te-!ustine a été entendu.L'hôpital montréalais avait fait appel à la Sûreté du Québec pour retrouver un jeune couple, Éric Saint-Amand et Nathalie Mondou, parti de Rigaud vendredi matin pour faire du camping avec leur bébé de deux mois, en ignorant que l'enfant était malade.Le petit Gabriel avait subi deux séries de tests à l'hôpital.Les premiers résultats étant négatifs, les parents, rassurés, étaient partis en vacances.Après leur départ, les résultats de la deuxième série d'examens ont révélé que le foie du bébe était atteint.Un membre de la famille a entendu l'avis de recherche à la radio et déniché le jeune couple dans un camping de Tadoussac, au Saguenay.L'enfant a été admis à l'hôpital de la Malbaie.FERMETURE DU VIEUX-MUNICH ¦\tLe bar bavarois de la rue Saint-Denis, le Vieux-Munich, a été forcé par la Cour des faillites de fermer ses portes vendredi.La fermeture serait causée par un conflit entre le propriétaire de l'immeuble et le nouveau propriétaire du bar-salle de spectacles, Robert Lemay, qui a acheté le Vieux-Munich il y a seulement cinq mois.En cour vendredi, Robert Lemay n'a pas pu prouver au juge qu'il possédait effectivement une assurance contre le feu.Jugeant l'endroit dangereux pour les clients, le magistrat a ordonné sa fermeture pour le week-end.ADOLESCENTE DISPARUE ¦\tLe Service de police de la CUM demande la collaboration du public afin de retrouver une adolescente de 16 ans, disparue du domicile familial, au 8351, rue Neuville, à Anjou, depuis lundi dernier.Rachel Mornard mesure 1,62 mètre et pèse 47 kilos (5'4\", 104 livres).Elle a les yeux pers et les cheveux bruns, longs.Elle parle français.Toute personne pouvant aider les enquêteurs à retrouver cette jeune fille est priée de communiquer avec la section Police-Jeunesse du district 54 au 280-2654 ou au bureau général du district, au 280-2254.1500 TONNES DE TURBOT ¦\tLes pêcheurs d'une flotille de ; sept chalutiers gaspésiens relèveront, lundi, les filets qu'ils ont tendus, en fin de soirée hier, au large des côtes du Labrador.Les pêcheurs venus de Rivière-au-Re-nard, près de Gaspé, comptent prendre 1500 tonnes de turbot par navire en dépit de l'interdiction du gouvernement fédéral.Déterminé comme jamais, Réginald Cotton, capitaine du Souleiado, prédit que la journée de demain sera déterminante.«Ils ( les agents de Pêches et Océans) vont s'organiser pour nous faire mal et interviendront probablement lorsque nous relèverons nos filets.Mais nous sommes prêts à tout.» M.Cotton a réitéré sa menace «de couper en deux» tout navire qui se mettrait en travers de son chemin.SIX BLESSÉS SUR !A MÉTROPOLITAINE ¦\tUn accident impliquant cinq véhicules a fait six blessés, dont un grave, hier après-midi, sur.l'autoroute Métropolitaine, près de l'intersection du boulevard Sainte-'; Croix.Cinq femmes et un homme ont été blessés dans cet accident qui a vraisemblablement été provoqué par la distraction d'un conducteur qui n'aurait pas remarqué la quasi-immobilité du trafic, paralysé par un autre accident mineur qui venait juste de se produire.Le chauffeur distrait a embouti trois autres véhicules.Cet accident a 1 provoqué une congestion monstre qui a duré près de deux heures en raison de la fermeture de deux voies en direction ouest.MORTELLE EMBARDÉE ¦ Une jeune femme de 18 ans.Charlène Fradette.de Beauport, a péri, hier matin, lorsque la voiture qu'elle conduisait a quitté la route 138 à Sainte-Anne-de-Beaupré pour aller percuter le garde-fou d'acier du pont de la Rivière-aux-Chiens.L'impact a été si fort que le véhicule a été littéralement sectionné en deux.Même une rue transformée en rivière n'a pu empêcher ce cycliste de terminer son parcours.lents orages se sont abattus sur la Monté- régie.Sur l'île de Montréal, 6100 clients étaient privés d'électricité hier soir.Dans la région des Laurentides, le problème était en voie de se résorber, puisqu'ils n'étaient plus que 578 à attendre le retour du courant.leudi, pas moins de 150 000 abonnés ont été privés de courant.La situation est progressivement revenue à la normale pour la majorité d'entre eux, mais pour cela, la société d'État a dû faire appel à des équipes de monteurs de ligne venues d'aussi loin que la GaspAsie.Le porte-parole d'Hydro reconnaît qu'il est possible qu'il subsiste encore des cas de personnes privées d'électricité depuis jeudi, mais il insiste pour qualifier ceux-ci de «cas isolés».À la grandeur du Québec, on affirme que la situation sera revenue à la normale, demain.s'il n'y a pas d'autres orages d'ici là.Depuis le début de l'année, plus de 9000 transformateurs ont été mis hors d'usage par la foudre ou par des arbres, soit trois fois plus que l'an dernier.Hier midi, à L'Ange-Gardien, les égouts continuaient à travailler du mieux qu'ils pouvaient.L'Ange-Gardien, un orage transforme les rues en rivières et les sous-sols en piscines PASCAL LAPOINTE ¦ «Les éclairs, le tonnerre, la pluie, c'était comme un mur qui tombait du ciel.On n'avait jamais vu ça.Ce n'était pas une averse, c'était une chute d'eau.» Simone Monty a assisté hier, de son salon, au pire orage qu'a jamais connu la municipalité de L'Ange-Gardien, située à environ 60 kilomètres au sud de Montréal.Un orage qui a rapidement transformé les rues en rivières et les sous-sols en piscines, et obligé la plupart des habitants à passer une nuit blanche.Pas moins de 137 mm de pluie se sont déversés sur L'Ange-Gardien en quelques heures, vendredi après-midi, selon le pluviomètre de l'usine d'épuration locale.C'est plus que les 100 mm qui, à Montréal, avaient entraîné les fameuses inondations du 14 juillet 1987.Et c'était largement suffisant pour que les égouts et les ruisseaux environnants rejettent leur trop-plein dans les champs puis les rues du petit village.Une centaine de résidences et commerces ont vu leurs sous-sols inondés, soit un peu moins de la moitié de la municipalité.La ligne d'orages violents qui a traversé le Sud du Québec vendredi a en fait affecté une vaste région située entre Thetford Mines et Lacolle.Mais c'est à L'Ange-Gardien qu'ont été enregistrés les pires dégâts, rapportent la Sûreté du Québec et la Sécurité civile.«L'eau sortait par le bol de toilette, et ça levait à 3 pieds dans les airs», raconte Gilbert Morin, rencontré hier matin au sous-sol de la caisse populaire, où trois pompes s'affairaient encore à rejeter à l'extérieur une dizaine de centimètres d'eau sale.M.Morin a eu une nuit parti- culièrement agitée: il exerce le métier de.plombier.«Tout ce qu'on voyait sur la rue, d'un côté à l'autre, entre les maisons, c'était de l'eau, poursuit Simone Monty.De l'eau partout.Et il y avait toutes sortes Le maire Jean-Pierre Benoît vient de recevoir de la direction de la santé publique les documents qu'il devra distribuer à sa population.PHOTOS ARMAND TR0TTIER, La Presse de choses qui passaient, entraînées par le courant: des jouets d'enfants, des couvercles de poubelles.Ce matin, j'ai trouvé sur mon terrain des carottes qui poussent dans le champ d'à côté.» « Au milieu de la soirée, ajoute le président de la caisse, Michel Tarte, on a essayé de pomper, mais l'eau montait plus vite que ce qu'on réussissait à enlever.» Certains s'en sont tirés avec seulement quelques centimètres d'eau au sous-sol, explique le maire Jean-Pierre Benoît, mais d'autres, comme Guy Bourdeau, de la rue Laurent Barré, en ont eu jusqu'à quatre pieds.Et M.Bourdeau était l'heureux propriétaire d'un sous-sol fini.Il était trop tôt hier pour obtenir une évaluation des dégâts.L'ambiance n'était pourtant pas, loin de là, au découragement dans les rues de L'Ange-Gardien.Certains des résidants prenaient même en riant le sale coup que Mère nature venait de jouer à leur village.Un village qui n'est pas situé en zone inondable, et qui n'a même pas de rivière à proximité.«Évidemment, on n'était pas nombreux à avoir des pompes, explique Simone Monty.Alors on s'aidait.Quand on avait un peu pris le dessus dans une maison, on allait chez le voisin avec la pompe.» Aucune évacuation n'a été nécessaire.La pluie a débuté vers 13h30 vendredi.À 17 h, certains résidants commençaient à avoir de l'eau dans leurs sous-sols.Dès 18 h, le niveau d'eau montait dramatiquement et en quelques minutes, les rues étaient submergées.«Le village est un peu en pente, explique le lieutenant des pompiers volontaires, Mario Paquet, alors toute l'eau des vergers s'est ramassée ici.» La voie de chemin de fer a agi comme une barrière, empêchant les flots de se disperser.Et la panne survenue à l'usine d'épuration, dont les 137 mm dépassaient de loin les capacités, a porté le coup de grâce.Ailleurs en Montérégie, les dégâts ont été plus limités: une dizaine de sous-sols inondés à Saint-Paul d'Abottsford, quelques résidences touchées et quelques routes envahies par l'eau à Saint-Césaire, Sainte-Brigide d'iberville et Saint-Alexandre.Les craintes d'un effondrement d'une partie de l'autoroute 10 et d'un pont sur la route 104 se sont révélées non fondées.L'autoroute des Cantons de l'Est (la 10) a dû être fermée pendant la nuit d'hier, entre L'Ange-Gardien et Granby.Un autre orage a brièvement frappé la région hier après-midi, mais n'a pas ajouté d'autres dégâts à la liste.\u2022 «Des orages, il y en a partout en ce moment, expliquait hier Richard Four-nier, d'Environnement Canada.Tout autour de Montréal, dans les Laurentides, l'Outaouais, sur la Rive-Sud, l'air est instable et propice au développement de cellules orageuses.» Environnement Canada n'ayant pas de station à L'Ange-Gardien, M.Fournier ne peut confirmer les 137 mm de pluie, mais juge le chiffre «plausible».11 y a par contre des motifs d'encouragement: cet «air instable» était hier en train de se déplacer vers l'Est et le Nord-Est, entraînant dans son sillage les orages répétés.et les journées chaudes et humides.«Aujourd'hui (hier), c'est probablement notre dernière journée irrespirable, conclut le météorologue.«Enfin, pour l'instant», s'empresse-t-il d'ajouter.Gilbert Morin, plombier, en compagnie de Jacques Carmel et Michel Tarte, respectivement administrateur et président de la caisse populaire, pendant que le pompage du sous-sol de la caisse se poursuit.PASCAL LAPOINTE ¦ Près de 27 000 abonnés d'Hydro-Qué-bec étaient encore privés de courant hier soir, à la suite des nouveaux orages qui se sont abattus sur le Sud du Québec vendredi et hier.«La plupart des problèmes causés par les orages de jeudi ont été résolus, assure le porte-parole d'Hydro-Québec, Yvan Cliché, mais on a dû affronter de nouvelles pannes de courant depuis, en particulier en Montérégie.» Il semble en effet que les monteurs de ligne ont à peine le temps de réparer les transformateurs d'une région que ceux d'une autre se mettent à requérir leurs services.Malgré tout, on continue d'affirmer, chez Hydro-Québec, que i^s problèmes sont réglés dans un délai maximum de 24 à 48 heures.Hier, les principales régions affectées étaient la Rive-Sud, la Montérégie et l'Est rie.À midi, on dénombrait 1200 pannes affectant 12 000 personnes.À 20h, ce chiffre était passé à 18 000 personnes.Au cours de la journée, dé vio- A4® LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JUILLET 1994 SUR LES OUAIS OUVERT JUSQU'A 21 H.DU LUN.AU JEUDI.JUSQU'A 18 H.LE VEN téUphohei NOUS %ï OUVERT JUSQU'A 21 H.DU LUN.AU JEUDI .JUSQU'A 18-H.LE VEN Sur toutes nos Integra Vigor et Legend ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie.Blainville 7100.boul.Métropolitain Est.Anjou.Montréal HA TEZ- VOUS ! SUPER T V A.LE RESEAU DES TIRAGES T VA, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO OUEBEC .__J_\u2022_._ _____ .\t_ Le travail de Mme Moreau n'a pas grand-chose à voir avec les factures de chemises à pois lavées et amidonnées et les tailleurs pied-de-poule nettoyés à sec.« Ma classification primaire est élin-gueuse», dit-elle.Une élingue est une sorte de cordage dont on entoure une cargaison pour la monter à bord, mais le terme a pris un sens plus large.« Le travail d'élin-gueur, c'est manipuler tous les agrès \u2014courroies, crochets, fils de fer\u2014 qu'on peut installer sur un mât de charge ou une grue pour déplacer de la marchandise.» serais pas vue, enceinte, descendre l'échelle de cale de certains bateaux.Ce sont des échelles droites et certaines cales doivent bien faire six étages de haut.« Mais je suis convaincue qu'une femme enceinte peut travailler dans le port, dit-elle.Durant ma grossesse, ça a adonné que je n'ai jamais fait autant de semaines de six jours.Et j'ai travaillé jusqu'au septième mois.» Lucie Moreau est l'une des 10 femmes qui travaillent sur les quais, avec 893 confrères.«Quand je dis que je travaille au port, les gens pensent que je fais un travail de bureau.Quand je leur dis que, non, que je suis débardeur et que je descends dans la cale des bateaux, ils sont tout surpris.» En fait, elle-même a été un peu surprise il y a quatre ans, lorsqu'une connaissance lui a proposé de poser sa candidature.« Avant, je travaillais comme caissière dans un nettoyeur, je ne savais pas qu'ils prenaient des femmes dans ce travail-là.» Elles sont huit à Montréal et deux au port de Contrecoeur (qui fait partie de la même accréditation syndicale), depuis qu'un programme d'égalité des chances a ouvert le bord de l'eau aux femmes.¦ Lucie Moreau a été la première femme débardeur à tomber.enceinte au port de Montréal.Cette nouvelle réalité a obligé le syndicat et l'employeur à faire quelques ajustements inhabituels.« Il n'y avait rien de prévu dans la convention collective pour dispenser un débardeur enceinte de certaines tâches.Alors ils m'ont temporairement enlevé quelques classifications de travail et, par exemple, je n'ai plus eu à descendre dans les trous ( à fond de cale ) durant les derniers mois.)e ne me Crosses machines Le jour de l'entrevue, Mme Moreau travaillait au déchargement du cargo libérien Ira, chargé de gros tuyaux industriels en acier arrivant de Lithuanie.«Quand il fait beau, élingueur est ie plus beau métier sur le quai, a-t-elle indiqué.L'hiver, à moins 35, c'est autre chose, mais aujourd'hui, c'est vraiment bien.Tu es au soleil et tu n'as qu'à accrocher ou décrocher la cargaison.Tu n'as pas à faire tourner ton chariot-élévateur sur un 10 sous dans le fond de la cale, ni à te demander si l'équilibre des charges est correct.» En plus de ses qualifications d'élingueur, Lucie Moreau possède aussi des classifications secondaires, qui lui permettent de conduire de la machinerie lourde, dont des chariots-élévateurs 25 tonnes.«J'ai toujours adoré les grosses machines.» Est-elle acceptée par les gars?«C'est sûr qu'il y a des choses que je ne suis pas capable de faire.Mais la règle d'or, c'est d'essayer.Tant que tu essaies, les gars t'acceptent.Et puis, on se complète.Par exemple, lorsqu'il faut déplacer de la machinerie lourde qu'on ne connaît pas sous les mâts de charge, avant de la charger à bord, c'est toujours moi qui y vais.l'ai le tour.» Sa période préférée de l'année commence bientôt, lorsque les débardeurs font «la run du Nord », soit le chargement des bateaux qui vont approvisionner les villages du Grand Nord.«Il y a plein de monde dans le port et beaucoup d'activité.Dans ce temps-là, on charge tout ce que vous pouvez imaginer, de la gomme ballonne, des camions, du papier de toilette, du bois de construction, des frigos, de la liqueur, des Rolaids.Il n'y a rien là-bas, alors c'est comme faire le marché pour un pays au complet.CIVIC Lucie Moreau, l'une des 10 femmes débardeurs qui travaillent au port de Montréal, vient de reprendre le boulot après avoir eu un héhé\tPHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse 130, rue Dubois SAINT-EUSTACHE (vole de service de l'aut.640) 91 -0440 SSttT.C'est fascinant de voir tout le stock qui peut entrer dans un si petit bateau.» Équipages surpris Les équipages étrangers sont souvent surpris de la voir travailler dans les cales.«S'ils me parlent, je ne suis pas sauvage, mais je ne fais jamais les premiers pas et je reste avec ma gang, je ne suis pas un mannequin, mais ça reste des hommes et moi je reste une femme.» « Avec les neuf gars de ma gang, je n'ai jamais peur.Mais je m'arrange toujours pour ne jamais être la dernière à remonter des cales et je ne reste jamais seu- le sur le navire.Mes coéquipiers le savent et ils sont très corrects pour ça.» Que pense-t-elle de ses neuf compagnons de travail?«Sérieusement, dans ma gang, ils sont pas juste gentils, ils sont galants.Quand j'étais enceinte et qu'ils trouvaient que j'étais fatiguée, vers la fin de la journée, ils me disaient: Vas-t'en chez vous et ils finissaient la job en faisant ma part.» Le bébé s'appelle Julie.«Elle a huit mois et demi, elle commence à marcher et elle adore jouer dans l'eau.» Et sa mère pense que Julie va aimer le fleuve quand elle sera plus grande.CRONOS pèche a atteint ses limites de plus en plus polluées, selon le rapport.«Bien que la dégradation de l'environnement dans les océans contribue au déclin de la vie marine, la pêche excessive est la première cause de diminution des populations de poisson», note le document.Entre 1970 et 1990, la Hotte des grands navires de pêche dans le monde a doublé, passant de 585 000 à 1,2 million, indique le rapport.ses limites, après des années d'exploitation industrielle à grande échelle des ressources marines, affirme un rapport de l'organisation américaine Worldwatch Ins-titute.Agence France-Presse WASHINGTON 3300, boul.Ste-Marie rS Mascouche ggy (sortie 28 de l'autoroute 25) Es! MTL: 497-0800 474-7000 ¦ La pèche dans les océans de la planète a pratiquement atteint Le déclin de 5 p.cent des captures dans le monde depuis 1989 est principalement dû à l'augmentation du nombre de gros bateaux de pèche, à l'utilisation de méthodes industrielles, dans des eaux Tirage du 94-07-22 LOTS 50 000 $ 5 000$ 250$ 25 $ 5$ 1 000$ 100$ 10 $ LES MDfTURES OONSTRUrTTS DE MAIN DE MAÎTRE INTEGRA 94 2 portes\tINTEGRA 94 4 portes NUMEROS 896345 96345 6345 345 45 GAGNANTS\tLOTS 6/6 3\t776 701,60$ 5/6+ 7\t99 861,60$ 5/6 327\t1 710,10$ 4/6 19 501\t54,90 $ 3/6 342 858\t10 $ Ventes totales: 17 975 088,00 $ Prochain gros lot (approx.i: 2 200 000,00 $ Prochain tirage: 94-07-27 Tirage du 94-07-23 FAITES VITE! TEMPS LIMITÉ! Numéro complémentaire Tirage du « 94-07-23 Tirage du 94-07-23 Tirage du 94-07-22 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250$ 25 $ 10 $ NUMEROS\tLOTS 462087\t100 000$ 62087\t1 000 $ 2087\t250 $ 087\t50 $ 87\t10$ 7\t2$ NUMÉROS 503503 03503 3503 503 03 GAGNANTS Tirage du 94-07-23 Tirages du 94-07-17 au 94-07-23 Numéro complémentaire DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 7800 2651 5139 5979 2623 5836 1452 Ventes totales: 737 742,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000.00 $ MISE-TÔT 18 28 35 36 GAGNANTS\tLOTS 53\t943,40 J de + Tirage du 94-07-22 4 PARTIR DE Numéro complémentaire:_ GAGNANTS\tLOTS 7/7 0\t5 500 000,00 $ 6/7+ 0\t79 316,30 $ 6/7 28\t2 478,60 $ 5/7 1 508\t164,30$ 4/7 32 665\t10$ 3/7+ 29 552\t10$ 3/7 279 256\t1 participation gratuite (3 sélections) Ventes totales: 4 144 344,00 S Prochain gros lot tapprox.): 6 000 000,00 $ Prochain tirage: 94-07-29 Tirage du vendredi Tirage du 94-07-22 T.T.P.en sus \u2022\tClimatiseur \u2022\tAutomatique \u2022\tSièges électriques \u2022\tDéverrouillage de portes électrique NUMÉROS 802844 02844 2844 844 44 801, boul.ARTHUR SAUVE SAINT-EUSTACHE (Québec) 472-8664 Prochain tirage : 94-07-23 Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de dtsparité entre cette liste et la liste officie, cette dernière a pnorito.Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité Débardeur et enceinte, elle faisait des semaines de six jours Lucie Moreau, qui travaille au port de Montréal depuis quatre ans, ne veut faire aucun autre métier au monde IHAMEL IN ISS A N LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 24 JUILLET 1994 \u2022 A 5 NOUS PAYONS PLUS POUR VOTRE ECHANGE La famille est omniprésente dans la vie des Africains LILIANNB LACROIX \\ ¦ « Pour nous, la famille, ça s'étend au cousin du cousin, souvent à tout un village ou même à une région entière.Au moment de préparer le repas, on met toujours un couvert supplémentaire.pour celui qui peut arriver.La famille, pour nous, ce n'est pas seulement le père et la mère mais les cousins, les neveux et même les voisins.» Depuis vingt ans, Taki E'Bwen-ze vit au Québec où il était venu étudier pour parfaire ses connaissances d'agronome.Né au Zaïre et élevé à Kinshasa, la capitale, il a marié une Québécoise d'origine italienne qui lui a donné deux enfants, Olivier, 12 ans et Maika, 6 ans.En swahili, Maika signifie «ange»: «Pour nous, les noms ont une signification.Ce sont des noms-souvenirs qui évoquent une mémoire collective.Moi, je porte le nom de mon grand-père, Taki.C'est un grand honneur.» Quand on l'appelle «vieux Taki », il ne grimace pas, il se rengorge: «Comme Africain, cela me donne la sensation d'être aimé, d'être respecté.» Quand son père, marin, voyageait sur le fleuve Congo, il est allé vivre avec des cousins: «Là-bas, on n'est jamais seul.Ici, au moment de partir pour mon travail, je dois régler la question de gardiennage des enfants.En Afrique, un neveu ou une nièce s'en occuperait tout naturellement.Au retour, la nourriture serait prête et on partagerait tous ensemble.Les responsabilités, le plaisir, ça se partage.» C'est ici que Taki E'Bwenze a appris à apprécier cette Afrique qu'il portait profondément enracinée au fond de lui.En même temps que son coeur a parfois la nostalgie de l'Afrique, il apprécie le Québec: «En 73, quand je suis arrivé, j'ai trouvé le Québec tellement beau, tellement clair.Quand j'ai vu le premier ministre René Lévesque s'asseoir dans une cafétéria avec des gens ordinaires, je n'en suis pas revenu.Ce pays était magique.Il me fascinait.» Quand son fils est né, il a demandé la nationalité canadienne.Pour sa femme, l'ajustement à une autre culture s'est faite tout naturellement: «Ma famille est d'origine italienne.J'ai été élevée par mes grands-parents dans une famille où les trois générations se côtoyaient constamment et où le respect pour les aînés et les traditions était très fort.Taki me fait d'ailleurs penser à mon grand-père, à la fois très social et très secret.» De sa culture africaine, Taki sait que ses enfants ne conserveront pas grand-chose: «Ils mangent, goûtent et respirent québécois.Mais je peux leur raconter des petites histoires, leur apprendre des chansons, leur inculquer l'ouverture à certaines valeurs.» En regardant sa femme, il sourit: «Si deux personnes communiquent, il n'y a plus de problèmes de races et de cultures.Après 20 ans, sa culture est un peu devenue la mienne.Par contre, je sais qu'il y a des choses, dans mes va- leurs, qu'elle ne comprend pas.C'est normal, elle vit dans un autre contexte, l'attends le jour où je vais lui expliquer».«Le stress, le travail, les réunions le soir, on était vraiment partis pour avoir une fille unique, Laura.C'est grâce aux Africains que j'ai eu le gc Ai d'avoir d'autres enfants.» Née au Saguenay, Denise Tremblay est Québécoise pure laine, tout comme son mari, Gilles Boyer.Mais elle a vécu pendant trois ans au Sénégal et au Burundi.C'est au Sénégal que sont nés d'abord Mathieu, 4 ans et demi, et puis Sara, 3 ans et demi.«Mathieu est né cinq ans après Laura.l'ai vu des Sénégalais admirer tellement leurs enfants.Les Africains ont eux aussi des problèmes mais comme ils partagent, on dirait que le poids est moins lourd.La dépression est quasi-inexistante.Personne n'a l'impression d'être pris dans une galère.Comme le disait une de mes amies africaines: la dépression, c'est la maladie du Musungu ( le Blanc ).» «La famille a une telle cohésion qu'elle semble beaucoup moins lourde à porter.On adore les enfants et les vieux.Ils ne sont pas bien nantis mais ils ont une très grande richesse.Évidemment, il y a parfois l'envers de la médaille, les cas où le patriarche ou la maman âgée détient un pou-voir extrême», déclare Mme Tremblay.C'est elle qui nous a suggéré d'aller voir quelques membres de la communauté africaine montréalaise.Sexologue et spécialiste de la prévention du sida, elle a dû se familiariser très rapidement aux moeurs locales du Burundi.Adjointe consulaire à Dakkar, elle s'est adaptée à un certain langage: «l'avais charge d'émettre des visas.Chaque fois qu'on me présentait un candidat, on me disait: «C'est mon frère».J'ai fini par comprendre.Il pouvait s'agir d'un cousin, d'un petit-neveu, même d'un voisin.» Un petit supplément d'argent servira souvent à éduquer un jeune: «Un ami faisait éduquer son petit-neveu à l'Université de Montréal.Quand je lui ai manifesté mon admiration, il a été quelque peu surpris: «Quand j'étais jeune, sa mère a fait la même chose pour moi.» « Ici, la famille a perdu sa place, déclare Mme Tremblay.L'argent, la facilité nous sont peut-être montés à la tête.» Depuis son retour au pays, elle a elle-même de la difficulté à ne pas tomber dans le piège: «J'ai tendance moi aussi à être matérialiste.l'essaie de ne pas tomber dans le panneau du Nintendo.» Maurice Lwambwa Tshany avait fui l'agitation politique depuis quatre ans quand sa femme Isabelle est arrivée au Québec, il y a un an et demi, avec leurs trois enfants, Evelyne ( 11 ans), Arielle ( 7 ans ) et Olga ( 5 ans ).« Le reste de ma famille est toujours là, intérieurement, dit-il en mettant la main sur son coeur.» Le divorce, l'éclatement des familles sont quasi-inexistants dans son pays d'origine: «Chez nous, le mariage, c'est presque une alliance entre familles.On ne divorce pas comme ça.Le reste de la famille nous dira: «Allez trou- ver un compromis».Il faut une faute très grave pour que la famille se dissolve.» VOUS NE\t\u2022 TROUVEREZ ^ ' PAS MEILLEUR PRIX POUR UNE \u2022323 \u2022PROTEGE 1 \u2022CRONOS ^ \u2022 PRECIDIA\t-\u2014 EN 94 AUCUNEC RAISONNABLE m\tm\t\t\trr \tLE\t\t\t£ JE ME SENS BIEN Au moment même du mariage, l'Africain devient un fils de la famille au même titre que sa femme et vice-versa: «Notre belle-mère devient Maman.Elle a le droit de nous prodiguer des conseils comme notre propre mère.» La famille est omniprésente: «Si on a des moyens financiers, on doit aider les démunis de la fa-mille.Pas auestion non plus d'adoption.Un membre de la famille ou même un voisin se présentera toujours pour prendre l'enfant en charge».Membre de multiples organismes, notamment le CLSC La Petite Patrie, l'Association multiethnique pour l'intégration des personnes handicapées du Québec, l'Association de la polio du Québec, une maladie qu'il a con- * tractée en pleine jeunesse et qui l'a cloué à un fauteuil roulant, il gagne sa vie comme artiste.Dès son arrivée, Isabelle qui a une formation universitaire, a elle aussi très vite entrepris son intégration: une implication au CLSC, du travail au sein du comité de parents de l'école et à la pastorale, elle a vite trouvé sa place.Il y a quatre mois, elle a eu un quatrième enfant: Alexandre, son premier né au Québec.Maurice Lwambwa Tshany, sa femme Isabelle et leurs enfants: Olga (5 ans), Alexandre (4 mois), Evelyne (11 ans) et Arielle (7 ans).\tphoto andre pichette u presse «Un jour, elle est arrivée à l'école avec son gros ventre et s'est mise à danser à la corde avec les enfants.Même la directrice était ahurie.11 était étonnant qu'une personne nouvellement arrivée se sente à l'aise aussi rapidement.» Alexandre était le premier bébé qui naissait dans cette coopérative du centre-sud où habitent Maurice et Isabelle, la seule famille de race noire du complexe.«Les voisins, les amis ont fait une collecte, explique Maurice.Puis ils sont tous venus nous por- PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La Presse Michael Laudanski, un handicapé psychique, respire le bonheur depuis deux mois.Après 28 ans de vie en institution, il vit dans un foyer privé.Il interprète ici une chanson devant ses nouveaux parents, Olivine Duguay, à droite, et Johanne Boyer, un couple gay désireux d'avoir des enfants ensemble.À 29 ans, Michael Laudanski est enfin sorti du système institutionnel MATHIAS BRUNET collaboration spéciale ¦ Depuis deux mois, et pour la première fois de sa vie, Michael Laudanski, un handicapé psychique, ne se fait plus attacher à un lit, ne passe plus d'heures dans un isoloir, ne porte plus de protection spéciale pour l'empêcher de s'auto-mutiler, n'est plus bourré de médicaments.Depuis deux mois, et après 28 ans de vie en institution, Michael Laudanski est enfin sorti du «système».Depuis deux mois, Michael Laudanski vit dans une belle grande maison chez un couple de lesbiennes à Blainville qui lui offre tout l'amour et l'attention dont il a tant manqué.11 passe ses après-midi à écouter du jazz, il a de beaux vêtements, un petit jardin dans la cour arrière.Il peut même aller voir ses fleurs quand il le désire.Depuis deux mois, et probablement pour la première fois de sa vie, Michael Laudanski, 29 ans, 1530, boul.Chomedey, Laval 688-4787 Ligne Mil 336-7272 est heureux.Deux mots reviennent sans cesse dans son langage peu élaboré: «New home».Il peut le répéter une fois, dix fois, cinquante fois en une heure.«New home, new home, new hooome!» Son nouveau bonheur, Michael le doit en grande partie à son nouveau tuteur légal.Grec Schiller, un travailleur social.Schiller s'est battu durant six ans pour lui permettre de quitter le système institutionnel.Laudanski avait fait l'objet d'un reportage de La Presse, le 27 septembre 1992, dans une série d'articles dénonçant les conditions de vie de certains résidants du centre de réadaptation pour personnes handicapées Garry-Taylor, sis à Beaconsfield.En décembre 1988, Greg Schiller assiste à un séminaire du docteur Herb Lovett, spécialiste de réputation internationale dans le domaine des maladies psychiques, à l'Université McGill.Une femme, Karen |ones, employée du centre Garry-Taylor, est assise aux côtés de Schiller.Lors de la période de questions, elle prend la parole.Mme |ones relate l'état de santé précaire d'un jeune rési- dant du centre, Michael Laudanski: «Ils vont le laisser mourir», lance la dame en fin d'exposé et elle éclate en sanglots.Les gens dans la salle sont en émoi.Huit d'entre eux, dont Schiller, formeront un comité voué au mieux-être de Michael.Schiller visite le jeune homme une première fois en février 1989, en compagnie du docteur Lovett.«Lorsque je l'ai vu, son état physique était lamentable, a déclaré Schiller à l'époque.Complètement déshydraté, pression basse, je croyais sa fin imminente.Il avait peu de réactions, sous l'effet de puissants médicaments.«Les autorités du centre m'ont dit que le cas Laudanski était d'une telle lourdeur, qu'il n'en sortirait jamais.Je l'ai vu une première fois.Son visage, sa misère, sa douleur n'ont cessé de me hanter.Il ne recevait pas les soins appropriés au centre et il ne vivait pas dans un environnement favorable à son épanouissement.Il avait besoin de moi.Et si j'avais été à sa place?» Au cours des mois suivants, Schiller rencontre à plusieurs reprises les dirigeants du centre pour transférer Laudanski, dont l'état de santé ne s'améliore pas, dans un hôpital puis dans un foyer plus approprié.Ils refusent.Il insiste.On le trouve gênant, on lui coupe ses droits de visite.Schiller s'adresse alors au Curateur public du Québec, le tuteur légal de Laudanski.Les médecins du centre connaissent leur métier, lui dit-on.Schiller ne s'arrête pas là.En vain.Partout il se heurte à des portes closes; à l'Office de la protection de la jeunesse, où on lui répond ne pouvoir rien faire car Laudanski est majeur; à la Commission des droits de la personne, au ministère de la Santé et des Services sociaux et au CLSC Ville-Marie où on ne peut l'aider car il n'est pas le tuteur légal du jeune.Une campagne téléphonique Entre-temps, la santé de Laudanski se détériore à un point tel, qu'on le transfère à l'hôpital psychiatrique Douglas, dans l'ouest de Montréal.Nouvel hôpital, nouveau combat de Schiller pour visiter son protégé.Il réussit à s'infiltrer dans l'établissement lors d'un changement de quart des employés.Le stratagème ne réussira pas une seconde fois.Pourtant, Greg Schiller veut re-voir Michael, dont l'état ne s'améliore pas.Le travailleur social et le docteur Lovett lancent une campagne téléphonique.Des gens de Floride, d'Alaska,-de Vancouver, entre autres, appellent à l'unité où réside Laudanski pour dire de prendre soin de lui adéquatement, qu'ils sont au courant de son piètre état de santé.Et Laudanski s'auto-mutile plus que jamais, un phénomène courant chez les handicapés psychiques en manque d'attention.Lovett propose aux autorités de l'Hôpital la cessation des appels en échange d'un droit de visite pour Schiller.Les dirigeants de l'hôpital Douglas acceptent.Prochaine étape, trouver un foyer à Michael.L'agence le Contrefort, à Blainville, chargée de placer les résidants d'institution dans des foyers, acceptent de prendre le dossier Laudanski en main.Les gens de l'hôpital se montrent ouverts.De longues négociations débutent, le transfert des montants alloués pour les soins de Laudanski d'un organisme à un autre.Il en coûte entre 80 000$ et 100 000$ par année au gouvernement pour garder une personne en institution, comparativement à 40 000$ dans un foyer.Un an et demi plus tard, le ministère de la Santé et des Services sociaux accepte de transférer 40 000$ à l'agence Contrefort.Le cauchemar de Laudanski prendra fin en mai 1994, avec son arrivée chez Olivine Duguay et Johanne Boyer à Blainville.Et le 5 juillet, Schiller obtient la garde légale de Laudanski.le Curateur public du Québec ne s'est pas présenté en Cour lors de l'audience.« Michael Laudanski a été chanceux, dit Greg Schiller.Mais combien y a-t-il de jeunes Laudanski perdus dans le système, mal soignés, mal aimés, malheureux?Espérons que notre histoire en inspire d'autres.Le cas Laudanski a créé une brèche dans ce mur imposant des institutions.Souhaitons que tous puissent un jour en sortir.» ter des cadeaux.Même ceux qui n'ont pas d'enfants ont manifesté leur joie.C'était vraiment une fête à l'africaine, à la zaïroise.» Après tout, peut-être les Québécois ont-ils la fibre familiale et sociale plus sensible qu'on ne pourrait le croire.Le début d une belle histoire d'amour.MATHIAS BRUNET collaboration spéciale ¦ Olivine Duguay et Johanne Boyer, un couple gay, rêvaient d'avoir des enfants ensemble.«Nous sommes des gens comme les autres, dit Olivine.Notre orientation sexuelle ne change pas nos valeurs, ni notre façon d'élever des enfants.l'en ai eu trois, ils sont âgés de 32, 30 et 29 ans.» Depuis quelques années, OWz vine et (ohanne songeaient à en adopter un.Elles se sont adressées à l'agence Contrefort, située à deux pas de chez elles.«J'oeuvrais comme serveuse dans un-restaurant, raconte Olivine.Je voulais travailler à quelque chose de valorisant.Dans mes songes, j'avais l'image d'un grand garçon châtain.» Et puis, l'appel de Contrefort est venu.Us avaient un jeune pour le couple.Olivine se rappelle le coup de téléphone du directeur du centre: «Il m'avait bien prévenue.Michael Laudanski représentait un cas très lourd.11 était aveugle, il avait fait les manchettes des journaux.Il me répé^ tait: êtes-vous prête?J'ai dit: oui je suis prête! Je l'ai vu, c'était lui, le grand châtain auquel je rêvais!» Un potentiel énorme Deux mois plus tard, Olivine et fohanne ne le regrettent pas, au - ; contraire.«Michael apporte un grand plus à ma vie, relate la première.De l'avoir pris où il était et de constater son développement., c'est extraordinaire.11 a un potentiel énorme.Il est intelligent, brillant, mais jamais ses qualités n'ont été développées.» Oui, Michael Laudanski a changé.Énormément même.Lors de sa première rencontre avec l'auteur de ces lignes, à l'été 1992, il résidait à l'hôpital Douglas.Son visage était complètement tuméfié.Il portait un casque de football et des coussins de protection sur les bras pour l'empêcher de se ravager davantage le visage par l'auto-mutilation.Sous l'effet de drogues, il réagissait, parlait à peine.Presque une loque humaine.La semaine dernière, à Blainvil- , .le, il a chanté.Son vocabulaire est plus élaboré.Seules des dents manquantes et une cicatrice sous la bouche trahissent son passé tumultueux.Son visage était beau, il ne portait aucune protection, «1 respirait le bonheur.Les mauvais souvenirs semblent cependant revenir à la surface.Il répétait sou-vent: «Claude, kaput! A-Suits, kaput! A-suits, kaput!» A-Suits, pour Argentino Suits, un type de camisole de force.Beaucoup d'attention Le couple prend soin de Mi*-chael à temps plein.Il reçoit du centre Contrefort 20 000$ annuellement.Et Michael paye sa pension.«Je me dépense 24 heu-, : res par jour, dit Olivine.Mais lui' aussi.Il a une rage de vivre.Il a traversé toutes ces années sans famille.Maintenant, nous tentoni; de lui donner toute l'attention dont il a besoin.» En cette année internationale de la famille, Michael Laudanski, Olivine Duguay et Johanne Boyer ne pouvaient s'offrir plus beau cadeau, et on ne pouvait souhaiter plus belle histoirt d'amour. A 6 ?_ LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 24 JUILLET 1994 «Impossible que vous ne deveniez pas un meilleur joueur après avoir lu ce roman ensorcelant!» - Philippe Cantin, La Presse î sskS 1 Chaque jour jusqu'au 27 juillet, vingt abonnés chanceux de La Presse mériteront le livre Golf dans le royaume publié aux Éditions Stankél VOICI LES CHANCEUX D'AUJOURD'HUI : M.Boisvert de Saint-Laurent M.Variasse de Montréal Mme Lareau de Mont Saint-Grégoire Mme Tran de Saint-Laurent M.Caron de Dollard-des-Ormeaux M.Mercier de Saint-Joseph-du-Lac M.Yelle de Saint-Rémi Mme Cusson de Saint-Benoit M.Lavigne de Montréal M.Dada de Montréal Mme Carbonneau de Longueuil M.Gosselin de Longueuil M.Gagnon de Sainte-Rose Mme Comtois de Fabreville M.Valiquette de Sainte-Rose Mme Poupart d'Outremont Mme Cantin de Sainte-Anne-des-Plaines M.Bluteau de Greenfield Park Mme Poitras de Léry M.Lampron de Valleyfield no 210567B14 no 210624V02 no 210681L02 no 210684T01 no 210773C01 no 210912M10 no 210961Y02 no 210966C06 no 218301L02 no 218328D09 no 222232C04 no 237563G02 no 239276G02 no 239769C04 no 239846V00 no 241071P00 no 246989C00 no 264450B01 no 270339P02 no 272440L03 La valeur totale des prix offerts es» de 2 000 $.Les règlements du concours son» disponibles à La Presse.Les personnes gagnantes devront répondre à une ques»ion d'habileté ma»héma»ique pour mériter leur prix.Pour participer, il suffit de s'abonner à 285-691 1 traiter les prisonniers gardés dans le camp.Anthony Seward en a appelé du jugement.Pour ce qui est de Mark Bo-land, la cour martiale l'a aussi jugé coupable de négligence et condamné à 90 jours de détention.Il a de plus perdu son grade de sergent.Bien qu'il ait plaidé coupable devant le tribunal, les autorités militaires demandent une peine plus sévère.L'armée souhaite également que le soldat Elvin Kyle Brown passe plus de temps en prison.Condamné pour meurtre et torture, il purge actuellement une peine de cinq ans.Ses supérieurs voudraient que la condamnation passe à au moins dix ans.oertifer* «vcffaujr Les funérailles de la petite Marie-Chantale Desjardins, retrouvée morte, étranglée, mercredi, à l'arriére d'un centre commercial de Rosemère, quatre jours après sa disparition, ont été célébrées hier matin à l'église du Coeur-lmmaculée-de-Marie de Sainte-Thérèse.L
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