La presse, 8 septembre 1994, Cahier A
[" SONDAGE CROP-LA PRESSE Voir page B1 les autres partis recueillent 3 % Miami : 1.50 $ US Iles-de-la-Madeleine : 1 $ \u2022 MONTRÉAL, JEUDI 8 SEPTEMBRE 1994 110e ANNEE N° 314 72 PAGES, 6 CAHIERS ELECTIONS Lysiane Gagnon In famille DISPONIBLE DANS LES SUCCURSALES DE LA S.A.Q PHOTO ROBERT NADON.Ls Presse L'astronaute Chris Hadfield, de Sarnla, Ontario, participera l'an prochain à l'envoi de la navette Atlantls vers la station spatiale russe Mir.Dans ce but, il vient de subir au Johnson Space Center un entraînement d'un an comme spécialiste de mission, il deviendra alors le quatrième Canadien à s'envoler pour l'espace, mais le premier astronaute de notre pays à le faire comme spécialiste de mission, ce qui lui permettra notamment de manipuler le fameux Canadarm.Le major Hadfield visitait hier l'Agence spatiale canadienne, où il a exposé les grandes lignes de sa prochaine mission.Nos informations en page A 2 un ne canadien dans l'espace Météo ^ | Faute de fonds, Québec ralentit Ça baigne dans l'huile RIMOUSKI n chef aguerri et extraordi-nairement déterminé, une machine bien rodée, une campagne qui baigne dans l'huile.C'est sur ce mode que le Parti québécois vogue prudemment vers la victoire.Prudemment, parce qu'il faut .«faire sortir» le vote\u2014surtout le * vote des jeunes, plus sympathiques au PQ mais moins empressés d'aller voter que leurs aînés \u2014 et aussi parce que le PQ, virtuellement assuré de former le prochain gouvernement, veut non pas une victoire ordinaire mais une victoire écrasante et éclatante.Ce n'est pas seulement parce que l'appétit vient en mangeant.C'est partie intégrante de la stratégie référendaire.Si le PQ prend ! le pouvoir avec plus de comtés encore qu'on ne le prévoit, et si jamais il dépassait la barre fatidique des 50 p.cent, cela pourrait : créer un momentum favorable en vue du référendum.Aussi Jacques Parizeau s'effor- \u2022 ce-t-il de modérer sa propension naturelle à bomber le torse pour rappeler constamment à ses troupes que la victoire, en tout cas la retentissante victoire désirée, \u2022 n'est pas acquise, comme d'ailleurs l'illustre le sondage CROP publié aujourd'hui dans La ; Presse, qui annonce une légère re- : montée libérale.M.Parizeau parle davantage de -souveraineté depuis qu'il a franchi sans encombre l'étape redoutée du débat télévisé, qui consti- \u2022 tuait le seul piège potentiel dans la marche vers le pouvoir.En deux jours de tournée à Québec et dans le Bas-du-Fleuve, il en a par- \" lé à chaque arrêt, peu importe l'auditoire: à la Chambre de com- * merce de Ste-Foy, dans une ferme maraîchère à Sainte-Flavie, dans une salle partisane à Sainte-Anne-des-Monts, devant une salle enthousiaste de profs et de cégé-piens à Rimouski.Toujours, il en parle sur le : ; mode économique plutôt que cul- \u2022\u2022 turel : les dédoublements, les che- * vauchements, la nécessité de «se débarrasser du gouvernement qui VOIR HUILE EN A 2 .¦\tParizeau promet d'abolir le ticket modérateur d'échecs au cégep V ¦ La justice est «la grande oubliée» de la campa* gne, accuse le Barreau page 04 ¦\tParizeau ne refuserait pas de négocier avec Ottawa ¦\tLes libéraux croient dur comme fer que la lutte demeure serrée pageB 5 Ciel partiellement nuageux min 10/max 20 page S16 un programme « qui marche bien » DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC cause des compressions budgétaires et du nombre record d'assistés sociaux atteint au début de l'année, le gouvernement du Québec est forcé de fermer le robinet du programme PAIE, la plus importante mesure de retour au travail destinée aux bénéficiaires de l'aide sociale.Dès juillet, trois mois seulement après le début de l'année financière, il ne restait que 10 millions, sur un budget de 72 millions prévu par le dernier budget.Début septem- bre la situation est encore plus critique: quatre millions seulement sont disponibles pour répondre aux besoins de tout le Québec d'ici à mars 1995, a confirmé hier un porte-parole du ministère de la Main-d'œuvre.PAIE, le Programme d'aide à l'intégration en emploi créé à la fin des années 1980, accorde le salaire minimum pour 35 heures, soit 204.75$ par semaine, aux assistés sociaux qui acceptent de travailler pendant six mois dans un organisme à but non lucratif.Normalement 20 000 assistés sociaux profitent chaque année de ce programme qui dure 26 semaines, juste assez pour retourner ces démunis aux bureaux de l'assurance-chô- mage.En juillet dernier, 13 650 assistés sociaux bénéficiaient de cette mesure.Traditionnellement, le mois de septembre donne lieu à une hausse notable du nombre d'entrées dans ce programme, l'un des plus efficaces pour sortir les gens de l'aide sociale.Au cabinet de la ministre responsable de l'aide sociale, Mme Violette Trépanier, on a confirmé hier que le fonds prévu pour PAIE étaient à toutes fins utiles épuisé.«Mais la situation n'est pas dramatique», a insisté Marie-Claude Champoux, porte- parole de la ministre Trépanier.Le ministère estime VOIR ROBINET EN A 2 Annonces classées \u2022 immobilier\tD13 à D15 \u2022 marchandises\tD15 et E2 \u2022 emplois\tE2 et E5 \u2022 automobiles\tE3 et E4 \u2022 propositions d'affaires\tE4 Arts et spectacles\t \u2022 informations\tD7 à 012 \u2022 ciné horaires\tD10 - télé horaires\tD8 \u2022 radio-télévision\tD7 Bandes dessinées\tE2 Bridge\tD14 Campagne électorale B1, B4 et B5\t Décès Économie\tC1 à C8 Éditorial\tB2 Étes-vous observateur ?_D13 Feuilleton\tD15 Horoscope_______014 Le monde_E1t E8 Loteries\tD12 Mot mystere_D15 Mots croisés\tE4etS10 Sortir\tD1 à D6 L'animateur Gilles Proulx accusé de voies de fait LUCIE CÔTÉ L'auteur de Shogun meurt à 69 ans page D 7 Girerd tm&e&JGm* 3'Atm oueuer La recherchiste de Gilles Proulx a déposé hier en Cour municipale deux accusations de voies de fait et de menace de mort contre l'animateur-vedette de CJMS.Ginette Maurais reproche au bouillant animateur depuis dix ans de L'Émission du midi de l'avoir insultée, menacée et frappée à la poitrine et aux épaules à coups de poing, le 20 mai dernier.Tous deux se trouvaient alors dans la salle des nouvelles de la station de radio du boulevard René-Lévesque.Selon la victime, recherchiste depuis trois ans pour Gilles Proulx, une douzaine de personnes ont assisté à la scène.La veille avait eu lieu le lancement de Gilles Proulx.Portrait d'un tirailleur tiraillé, le livre que Claude Jasmin et Pierre-Philippe Gingras ont consacré au journaliste.Ginette Maurais était invitée à y assister, mais fatiguée, elle est plutôt rentrée chez elle.Le lendemain matin, l'animateur de 54 ans lui aurait violemment reproché son absence.«Il était hors de lui.11 m'a dit que je lui devais de la reconnaissance, il m'a insultée.Les poings dans les airs, il s'est rué vers moi.l'étais dans un coin, je ne pouvais pas sortir.le me suis avancée vers lui, je suis entrée dans le champ de ses grands gestes et j'ai reçu des coups sur les épaules et sur la poitrine.Il m'a dit 'm'as te tuer, ma càlisse'», relate la dame qui a aussitôt appelé la police.«Ce n'était pas le premier incident.Il y en avait eu avec d'autres personnes.J'ai vu Gilles Proulx lancer sa soupe sur un technicien alors qu'il se trouvait en ondes.Il a toujours été un 'personnage à sparages, mais j'ai commencé alors à trouver qu'il allait vraiment trop loin.J'ai été voir le producteur de l'émission ( Michel VOIR ANIMATEUR EN A 2 Un gouvernement péquiste aurait l'appui du ministre de l'Agriculture à un référendum DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Lors du référendum que tiendrait un éventuel gouvernement péquiste, le ministre libéral de l'Agriculture Yvon Picotte opterait pour le OUI à la souveraineté du Québec.C'est ce qu'ont indiqué hier à La Presse des sources au sein du Parti québécois, les mêmes qui, dès le printemps dernier, avaient révélé l'intention de M.Picotte de tirer un trait sur sa carrière politique \u2014 ce qui devait se confirmer quelques semaines plus tard.M.Picotte n'est pas candidat aux élections de lundi prochain.M.Picotte n'a pas retourné l'appel de La Presse hier, mais n'a pas nié non plus ces informations.« M.Picotte s'est mis à rire, il a dit que si la question demandait si on était Québécois malgré le Canada, ou des choses compliquées comme cela, .il suppose qu'il devrait dire oui», a dit son porte-parole hier.Il s'agissait d'une allusion, plutôt ironique, à la déclaration fai- te deux jours auparavant par le chef libéral Daniel Johnson, qui avait dit pouvoir concevoir être Québécois sans être Canadien, mais pas Canadien sans être Québécois.Référendum de 1992 Durant la campagne électorale, M.Picotte avait pris ses distances de Daniel (ohnson quand ce dernier avait soutenu aue le gouvernement Bourassa n avait jamais eu l'intention de tenir le référendum sur la souveraineté prévu à la Loi 150.M.Picotte avait alors dit être convaincu au contraire que M.Bourassa avait fait adopter cette loi dans le but de s'en servir.La conclusion de l'entente de Charlottetown fit en sorte que la consultation d'octobre 1992 porta sur cet accord plutôt que sur la souveraineté.«Ce que lui a compris je l'ai compris différemment, je pense qu'on peut tous les deux avoir un peu raison», avait expliqué M.Picotte.Dans la mouvance de l'échec de l'Accord du lac Meech et de la VOIR MINISTRE EN A 2 : A 2 LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 8 SEPTEMBRE 1994 Demain dans La Presse j « V % L'été n'est pas terminé ¦ Veto, canot, chaloupe, pédalo, à deux pas de Montréal, sur la Rive-Sud.les iles de Boucherville offrent aux urbains adeptes de r activité physique des beaux espaces verts, cinquante kilomètres de piste cyclable et plusieurs voies d'eau.Idéal pour un pique-nique.L ete n'est pas terminé, pourquoi ne pas s'y pointer ce week-end?À lire demain dans le Week-end sportif.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022\ta Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de9h à 20h; \u2022\tà Montréal: Défense nationale.garnison Longue-Pointe, 6560, Hochelaga, de 14 h à 16h; \u2022\ta Montréal : CIBC, succ.Pie IX-lean-Talon, centre com- mercial Le Boulevard (face à La Baie ), 4270, |ean-Talon Est, de 14h30 à 20h30.Objectif: 150 donneurs; \u2022\tà Montréal: loisirs Saint-Paul-de-la-Croix, sous-sol de l'église Saint-Paul-de-la-Croix, 10 217, avenue George-Baril, de 14h30 à 20h30.Objectif: 250 donneurs; \u2022\tà Montréal: Canadian National, grand hall (siège social), rez-de-chaussée, 935, de la Gauchetière Ouest, de 9 h 30 à 16h.Objectif: 125 donneurs.Insolite C'était une omission! Associated Press Lt CAIRE M Le ministre italien de la Famille.Antonio Guidi, a éprouvé des difficultés à prononcer le mot «contraception» hier devant la session plénière de la conférence des Nations unies sur la population et le développement, au Caire.Dans un auditorium à moitié vide, Antonio Guidi a omis de lire le mot «contraception» qui figurait pourtant dans le texte de son discours, alors qu'il évoquait les facteurs qui doivent être envisagés pour équilibrer environnement et population.Ces facteurs comprenaient notamment l'éducation, l'aide a la famille, le développement économique et des «directives en matière de sexualité et de contraception», mais il a oublié ce dernier mot, de façon tout à fait fortuite, a-t-il ensuite assuré à la presse.Néanmoins le gouvernement conservateur de la très majoritairement catholique Italie ne veut pas offenser son voisin le Vatican, qui mène une vigoureuse campagne pour que le droit à l'avorte-ment ne figure pas dans la déclaration finale que signeront les nations.La délégation italienne doit encore préciser sa position sur l'avortement.Le ministre Antonio Guidi a réaffirmé que l'avortement ne doit pas être favorisé comme instrument de planning familial, mais autorisé dans certaines conditions, sans toutefois préciser lesquelles.Tirage d'hier Le Lotto 6/49 E-X-T-R-A 2 3 13 27 30 49 (7) 1 9 5 2 4 0 La quotidienne\tà trois chiffres\t792 Tirage d Ner\tà quatre chiffres\t7528 (\"abonnement 285-6911 IL* service de» abonnements est ouvert du lundi eu vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi su vefldftdi d« 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Této* Vacances, Voyages \u2022t professions, nominations 285-71Ï7] 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | 285-7320 h- ] ¦le.36-4 CODE DU JOUR LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 SUITE DE \\A UNE ROBINET Québec ferme le robinet d'un programme «qui marche bien* qu'un quart des fonds engagés demeurent finalement dans les coffres parce que, notamment, certains bénéficiaires de l'aide sociale ne terminent pas leur contrat.Un programme qui marche Mais l'austérité gouvernementale a visiblement frappé une mesure d'une importance capitale.PAIE, «c'est le programme qui marche le mieux, c'est celui qui réussit le mieux à réintégrer les bénéficiaires au marché du travail», reconnaît Gilles Émond directeur des communications du ministère de la Main-d'oeuvre.Les fonds sont si rares cette année que dès juillet, M.Jean Lambert, responsable du réseau de l'ensemble des Centres Travail Québec ( CTQ), envoyait une lettre à tous les bureaux, leur demandant de fermer le robinet.Les fonds qui restent seront aiguillés vers certaines régions spécifiques où la demande est plus forte pour ce type de programme, explique-t-on.Théoriquement le programme fonctionne toujours, insiste M.Émond.La lettre de M.Lambert soulignait d'ailleurs que l'on ne voulait pas carrément refuser de demandes, et les CTQ sont invités à avertir rapidement le ministère si des problèmes graves surgissent.«Mais il y a déjà eu une première répartition des fonds qui restaient», prévient M.Émond.Compte-tenu de la pénurie de.fonds, les bureaux d'aide sociale ont officiellement le mandat de diriger les assistés sociaux vers le secteur privé, où le gouvernement ne paie que les deux tiers du salaire.Au début de l'année, en avril, on avait prévu 80 millions pour le programme PAIE.Mais le budget du ministre Bourbeau a imposé une ponction de 10 p.cent.* Le gouvernement a alors proposé d'envoyer certains assistés sociaux sur un autre programme, similaire, lancé dans la foulée du plan de relance de l'emploi annoncé l'automne dernier par.le ministre de l'Industrie Cérald Tremblay.Or, ce programme «en démarrage» n'est venu en aide qu'à 1 400 assistés sociaux depuis le début de l'année, d'indiquer M.Emond, soit dix fois moins que l'ancien programme.?Ginette Maurals ANIMATEUR L'animateur Cilles Proulx accusé de voles de fait Tremblay) en lui disant que Gilles Proulx dépassait les limites, qu'il allait se passer quelque chose», poursuit Ginette Maurais, qui a communiqué avec les médias pour raconter sa mésaventure.La recherchiste explique que son travail à CJMS consistait notamment à voir à ce que Gilles Proulx «reste calme, fasse ce qu'on lui demande et n'aille pas trop loin en ondes, même si on ne pouvait pas tout contrôler».La dame est amère.Deux jours après l'incident, on lui a demandé de rentrer chez elle, qu'on lui confierait du travail.Elle n'en a pas reçu.L'émission a été retirée Cilles Proulx des ondes pendant l'été et Ginette Maurais, payée jusqu'au 20 juin, devait retourner au travail le 14 août.Elle a alors appris que, suite à un réaménagement de la section de recherche, ses services n'étaient plus requis à la station de radio.«C'est moi qui suis la victime et, en plus d'avoir été insultée et frappée, je perds mon emploi, c'est moi qui écope tous les coups», déplore-t-elle.Ginette Maurais souligne que, vivant désormais de prestations de l'assurance-chômage alors qu'elle recevait un salaire de 47 000$ à CIMS, elle a du confier sa fille de 13 ans à son ex-mari et craint de devoir aussi renoncer au condominium qu'elle occupe présentement.Gilles Proulx, qu'il a été impossible de joindre hier soir, doit comparaître en cour municipale le 6 octobre prochain.?HUILE Ca baigne dans I huile est en trop».À cela il greffe des arguments plus émotionnels: le thème du «peuple normal» voulant contrôler lui-même son destin, l'appel à la solidarité, au «goût de bouger», au désir, peut-être latent chez les jeunes, de participer à une nouvelle «révolution tranquille», en tout cas de faire changer les choses.Sujets tabous: la langue, les humiliations du passé (que Lucien Bouchard quant à lui ressasse sur toutes les tribunes).Contrairement à René Lévesque qui projetait une image de perdant, M.Parizeau projette celle d'un gagnant que rien n'arrête.L'essentiel de la campagne pé-quiste mise sur le désir de changer de gouvernement, comme l'indique le slogan «Une autre façon de gouverner».Qui dit autre dit alternance, qui dit gouverner dit gouvernement; sous-entendu: pas question de souveraineté.Mais c'est maintenant très clair: M.Parizeau n'aura pas mis l'option souverainiste sous le boisseau durant cette campagne, contrairement à René Lévesque qui n'y faisait à peu près pas allusion lors de sa campagne du « bon gouvernement» de 1976.M.Parizeau a toutefois grandement modéré ses transports, par rapport à ses déclarations triomphalistes des mois derniers.Il ne parle pas de cettte fameuse «déclaration solennelle» par laquelle un gouvernement pé-quiste mettrait en branle, dès son élection, le processus d'accession à l'indépendance.Il a allongé la marge de manoeuvre qu'il se garde pour tenir le référendum.C'était «deux à trois mois» après les élections l'hiver dernier; ensuite ce fut «de huit à dix mois après».Aujourd'hui, il parle de l'année 1995, ce qui veut dire que le référendum pourrait n'avoir lieu que l'automne prochain.Il modère aussi le ton quand il parle du fédéral, et n'exclut pas, comme il le faisait hautainement à l'ouverture de la campagne, l'idée de participer à des conférences fédérales-provinciales (si c'est utile, précise-t-il ).Autrement dit, le dosage est subtil : d'une part il ne cache pas son objectif primordial, d'autre part il se fait le plus rassurant possible pour ne pas effaroucher la majorité non souverainiste.Le chef péquiste, en tournée, parait en meilleure forme que lors de la campagne de 1969.Le tableau a bien changé: à l'époque, non seulement se dirigeait-il vers une défaite prévisible, mais sa première femme se mourrait d'un cancer.Aujourd'hui remarié avec une femme qui le seconde admirablement dans sa campagne, M.Parizeau est en plus à deux pas du pouvoir.Cela le rend plus combatif, plus féroce envers ses adversaires.Pendant deux jours, il a fait ses choux gras de la tortueuse déclaration de M.lohnson par laquelle il disait qu'il pouvait «être Québécois sans être Canadien » mais pas «Canadien sans être Québécois».Il respire l'optimisme, l'assurance et l'orgueil, et s'écoute parler avec un plaisir manifeste.Il faut dire qu'il est bon orateur.Le vieux lion péquiste n'en est pas à son premier discours et il manie superbement la langue (c'est un avantage qui échappe complètement au chef libéral), en plus d'avoir pratiqué, comme professeur, l'art de parler en public pendant près de 40 ans.Certaines références passent au-dessus de la tète de l'auditeur moyen (cloche-merle, bidule, Al-phone et Gaston, etc.) mais il a l'art de la formule imagée.Parlant des moyennes trompeuses (sur le décrochage scolaire), il dit: «C'est comme le type qui aurait la tète dans le poêle et les pieds dans le frigidaire».Ou bien il échafaude, pour décrire l'inaction du gouvernement, un amusant scénario verbal autour du mot « magnana » (demain en espagnol ).Il déjoue avec assurance les questions-pièges des reporters qui suivent sa tournée.Il en a vu d'autres.Us pourraient presque tous être ses enfants, d'ailleurs.Quand fuse une question stupide sur le prix d'un litre de lait, d'urie livre de beurre et d'une boîte de condoms, M.Parizeau la rejette d'un revers de la main méprisant et tout le monde s'écrase.C'était le seul traitement que la question méritait, mais bien d'autres politiciens s'y seraient enfargés.En cette ère de populisme bébête.Jacques Parizeau reste superbement lui-même, pour le meilleur et pour le pire.?MINISTRE Un gouvernement pequiste aurait I appui du ministre de\t; l'Agriculture a un référendum création de la commission Bélari-ger-Campeau, le ministre Picotte s'était aussi démarqué de ses collègues en prédisant que le Québec pourrait fonctionner de façon autonome politiquement, tout en maintenant des liens étroits avec le reste du Canada.; 11 n'est pas facile d'imaginer un rapprochement entre le ministre libéral de l'Agriculture et le Parti québécois.Mais fin août, le député péquiste |ean Garon, lui-même ministre de l'Agriculture sous René Lévesque, avait rendu un hommage fort remarqué à Yvon Picotte.Expliquant cetfW apologie d'un supposé adversai-Vt politique, M.Garon avait rappelé que le ministre Picotte s'était senti très à l'aide dans le virage nationaliste amorcé au PLQ par le rapport Allaire.?i LA PRESSE est oubliée Dar LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule\t5 I la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des\t) I services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations\t> particulières a LA PRESSE sont également reservés.\u2022 Envo* de ouWcation canadienne \u2014\t; I Contrat de vente numéro 0531650 » Port do retour garanti.(USPS003692) Champioin N.Y.12919*1511.RENSEIGNEMENTS 295-7272\t* i i JEUDI I 8 SEPTEMBRE 1994 [ Un pilote d essai ontarien devient le premier astronaute canadien spécialiste de mission OLIVIBR ROBERT collaboration spéciale ¦ Chris Hadfield s'est préparé toute sa vie pour devenir astronaute.«C'est ce que je voulais faire depuis toujours, l'ai hâte d'emporter les rêves d'un petit gars du sud de l'Ontario, en haut, sur la navette spatiale, l'ai surtout hâte d'opérer tous ces systèmes sophistiqués dont la technologie a été développée ici, au Canada.» L'astronaute canadien, natif de Sarnia, en Ontario, était choisi récemment par la NASA pour participer l'an prochain à une mission de la navette Atlantis vers la station Mir.De formation, Chris Hadfield est pilote d'essai.Il a déjà remporté le titre de Pilote d'essai de l'année de la Marine américaine où il a effectué un stage d'échange.Le major Hadfield est l'un des quatre astronautes sélectionnés par l'Agence spatiale canadienne en juin 1992.Un mois plus tard il était envoyé avec Marc Garneau, au lohnson Space Center de la NASA pour y subir un entraînement d'un an comme spécialiste de mission.Il deviendra le quatrième Cana- dien à s'envoler pour l'espace, mais sera le premier astronaute canadien à faire le voyage comme spécialiste de mission.À ce titre, il pourra faire fonctionner les systèmes de la navette spatiale, dont, bien sur, le Canada rm.Arrivé hier matin à la base aérienne de Saint-Hubert, à bord d'un jet de la NASA utilisé par les astronautes américains, l'astronaute canadien, qui vient de fêter son 35e anniversaire de naissance, était de passage à l'Agence spatiale canadienne où il a exposé les grandes lignes de la mission STS-74 à laquelle il participera l'an prochain.La mission STS-74 sera la troisième d'une série de sept missions de la navette spatiale américaine à destination de la station spatiale russe Mir.En janvier, la navette Disco-very s'approchera de Mir, sans s'y amarrer cependant.Puis, en mai prochain, la navette Atlantis viendra s'amarrer à Mir, pour ramener, au terme de sa mission, Norman Thagard, le premier astronaute américain à séjourner à bord de la station spatiale russe.Lors de cette mission STS-74, Atlantis transportera dans sa soute un module d'amarrage russe ainsi que le système d'amarrage et de sas de la navette.«Le module russe sera doté de plusieurs cibles qui permettront au Système canadien de vision spatiale de le reconnaitre, précise Chris Hadfield.À l'aide du Canadarm, on saisira le module (d'une masse de cinq tonnes) et on le positionnera au-dessus du système' d'amarrage de la navette.Ce sera définitive-; ment la phase critique de notre mission.* 11 En fait, Hadfield considère cette missicnC comme le premier vol d'assemblage de;6ç station spatiale Alpha, puisque le même* genre de module d'amarrage y sera installé.; , Selon Steve MacLean, directeur du pro-; gramme des astronautes canadiens, la mis-^ sion de Chris Hadfield constituera une éta-! pc importante puisqu'elle inaugurera une-série de cinq vols auxquels participeront des Canadiens d'ici l'an 2000.La mission à laquelle participera Chris; Hadfield sera la première à faire appel, en mode opérationnel, au Système de vision spatial (système qui dote le Canadarm d'une certaine faculté de la vue), testé justç* ment par Steve MacLean à bord de ColiOn?bia, en octobre 1992. LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 8 SEPTEMBRE 1994 \u2022A 3 Une équipe d'enquêteurs sera affectée aux meurtres de femmes non encore élucidés I L'EXPRESS ¦ Une équipe d'enquêteurs spécialement formés dans ce genre de crimes réexaminera sous peu la quinzaine de meurtres à caractère sexuel qui n'ont pas été éclair- \u2022\tcis au cours des cinq dernières années dans la région de Montréal, a fait savoir hier le lieutenant-détective jean Ostiguy, de la section des homicides de la police de la CUM.Parmi ces cas, les plus célèbres sont *\tsans doute les assassinats de deux employées de la boutique Haarlem de la rue Laurier, à Outremont, le 13 mars 1990, et ceux de Marie-Claude Côté, Chantai Brochu, Marie-Ève Larivière, Mélanie Cabay et Marie-Chantale Desjardins.M.Ostiguy a évoqué la dernière victime en date dans ce type d'affaire, Colette julien, une femme de 47 ans trouvée en début de semaine dans son logis du quartier Notre-Dame-de-Grâce.Elle avait été étranglée et agressée sexuellement.Agression ou canular?Quoi qu'il en soit, on ne sait trop si un événement signalé à la police de la CUM dimanche soir est vraiment une autre Ouimet reste au conseil scolaire VANN PINEAU ¦ Le conseil des commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal a accepté hier la démission de son ex-président.Toutefois, M.François Ouimet a évité de justesse la perte de son mandat de représentant de la CÉCM au Conseil scolaire de l'île de Montréal.M.Ouimet, candidat libéral depuis le 4 juillet, écrivait dans sa lettre de démission, le 29 août, qu'il entendait non seulement kconserver son siège de commissaire, mais aussi sa place de membre du conseil scolaire.François Ouimet J^S plusieurs commissaires qui estiment que M.Ouimet se place dans une situation de conflit d'intérêts en étant à la fois membre du conseil scolaire et candidat libéral.La commissaire Constance Leduc a proposé d'assortir à la démission de M.Ouimet comme président un retrait de son mandat auprès du conseil scolaire.Selon elle, Pex-président a manqué de jugement en ne voyant pas la situation ambiguë dans laquelle il se place.Le Conseil scolaire de l'île de Montréal est un interlocuteur privilégié du gouvernement du Québec.C'est notamment là que se discutent les budgets accordés par Québec aux commissions scolaires de l'île.«Il existe un rapport de force entre cette instance et le gouvernement.Si l'ancien patron de la commission scolaire obtient des responsabilités au palier provincial, on va avoir un gros problème.On va être en train de négocier avec nos patrons et c'est le même gars qui va nous répondre!» a déclaré le commissaire Robert Cadotte.Après avoir longuement débattu de la compétence du conseil des commissaires pour retirer à François Ouimet son mandat de représentant au conseil scolaire, les commissaires ont finalement rejeté cette option par 11 voix contre sept et deux abstentions.Les débats ont cependant soulevé des questions d'éthique sur le cumul de plusieurs mandats.Des commissaires ont souligné que d'anciens présidents de la CÉCM avaient démissionné avant de se lancer en politique (Thérèse La-voie-Roux et Marcel Parent).La présidente de la Commission des écoles protestantes du Grand-Montréal, Mme loan Dougherty, avait également démissionné avant la campagne électorale du printemps 1981.A élections agression commise contre une femme ou un canular: c'est que malgré des recherches intensives depuis plus de 72 heures, les policiers n'ont pu découvrir un seul indice démontrant la véracité de la présumée agression suivie de la disparition d'une jeune femme, supposément survenue dans un bois du quartier Rivière-des-Prairies.Se fiant aux déclarations de Punique témoin de l'événement, un adolescent de 18 ans qui affirme avoir vu deux individus frapper leur victime pour ensuite la kidnapper, dimanche soir, les policiers ont littéralement scruté à la loupe tout ce secteur de l'île de Montréal, sans toutefois trouver la moindre trace de la jeune inconnue et de ses présumés ravisseurs.Après avoir effectué des fouilles ex-, haustives, au sol et par hélicoptère, et vérifié en vain tous les hôpitaux de la métropole, les policiers nageaient toujours en plein mystère hier soir, ne sachant toujours pas si le crime avait vraiment eu lieu ou s'il s'agissait d'un canular de très mauvais goût.Cette histoire a commence entre 21 h 30 et 22h dimanche, lorsque l'adolescent, qui jouait à cache-cache-avec des copains, s'est retrouvé dans un bois situé à l'arrière du 12005, boulevard Rivière-des-Prairies, près de la 60e avenue.L'adolescent aurait alors surpris deux hommes, des Blancs, frappant à coups de pied et de poing une Blanche d'environ 25 ans, ligotée et bâillonnée, qui tentait tant bien que mal de parer les coups.Il aurait aussitôt déguerpi sans attirer l'attention.Après avoir raconté à ses amis ce qu'il venait de voir, l'adolescent serait retourné sur les lieux avec une torche électrique une dizaine de minutes plus tard.Il aurait alors vu un des deux hommes transporter la jeune femme inconsciente sur son épaule, et le trio serait monté dans une Pontiac 6000 rouge garée dans le parc de stationnement d'une station-service voisine.C'est alors, à 22 h 50, que l'adolescent a alerté la police.Au district 55, on a immédiatement ouvert un dossier de voies de fait et de séquestration.Le lendemain, n'ayant retrouvé aucune trace ni de la présumée victime, ni de ses agresseurs, le district 55 a référé l'affaire à la section des homicides, comme le veut la règle quand la vie d'une personne est en danger.Sous la supervision des lieutenants-dé- tectives Claude Lachapelle et Jean Ostiguy, cinq spécialistes de cette unité ont entrepris d'élucider cette histoire.Version remaniée.Lors d'un second interrogatoire, mené lundi après-midi par les sergents-détectives Robert Fuller et Ronald Blanchette, le témoin aurait sensiblement remanié sa version originale des faits, ajoutant avoir été frappé par un des inconnus et avoir répliqué, mettant son agresseur en fuite.Quoi qu'il en soit, après avoir vérifié dans tous les hôpitaux de la région métropolitaine et avoir épluché tous les dossiers de femmes disparues, les policiers n'ont trouvé aucun signalement pouvant correspondre à celui de la jeune femme.Mardi, les sergents-détectives (acques D'Astous et Yvon Giroux, également de la section des homicides, ont réquision-né un hélicoptère et survolé tout le secteur du bout de Pile, ainsi que la rivière des Prairies, dans l'espoir de trouver soit le corps de la victime soit la voiture des suspects.Interrogé hier soir par La Presse, le lieutenant-détective Ostiguy a confirmé que les recherches demeuraient vaines.Soigné depuis trois semaines pour une aile blessée, ce jeune goéland pourra prochainement rejoindre ses congénères près du canal Lachine ou sur un terrain de restaurant McDonald ou Harvey.\tphoto michel gravel.u presse Oasis pour animaux sauvages perdus en ville JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ Un écureuil noir, dix gris, un mulot blessé, un goéland impubère et un gros-bec empoisonné, une jeune lynx abiti-bienne et des pigeons montréalais, cinq ouistitis, un bébé cardinal, et aussi, parole de (acques Prévert, un jour ou l'autre, un raton laveur.Dans le modeste entrepôt d'Action pour les animaux urbains (AAU), tous ces animaux sont là, et d'autres encore, corneille et tourterelles tristes, jeunes moineaux sans queue, crapaud boiteux, ménate bronzé en perte d'autonomie, tous citadins temporaires, naufragés de la vie sauvage dans une arche de Noé perdue à Montréal-Ouest.Une sorte de clinique d'urgence pour bétes sauvages, dont la raison d'être est de retourner tous ses pensionnaires d'où ils viennent, la nature et la liberté, aussitôt que leur condition physique le leur permet.Harriet Schleifer est la directrice générale de l'AAU.Le groupe a pris naissance en 1985, dans le but d'éduquer le public, et de promouvoir sa compréhension face à la nature et à la faune urbaine.En 1990, l'AAU est devenu un petit projet de réhabilitation de la faune.Mais l'an dernier, l'AAU a reçu un millier d'animaux, et selon Harriet Schleifer, ce chiffre pourrait doubler d'ici peu.L'AAU compte 200 bénévoles.Aucun salarié pour le moment.Au nombre des bénévoles figurent tous les membres capables de jouer le rôle de foyers d'accueil.Dans le minuscule bureau de l'AAU, John Van Gulick, un retraité de Saint-Lazare, est venu parler de son projet: une volière d'accueil, sur sa propriété de Saint-Lazare, dans la banlieue ouest de Montréal, où il pourra protéger, nourrir et remettre en forme des oiseaux blessés ou malades, avant de les remettre en liberté.John Van Gulick n'en est pas à ses débuts dans le domaine de l'assistance aux animaux.Il a longtemps été bénévole à la SPCA.Harriet Schleifer cherche d'autres bénévoles comme lui.Des tech- niciens en santé animale, des chauffeurs, mais aussi des menuisiers, des plombiers, des électriciens.« Nous ne payons pas pour les animaux qu'on nous amène: nous les soignons et nous les remettons en liberté.» Programme de bénévolat voué à la réhabilitation de la faune orpheline ou blessée, l'AAU se voit confier certains mandats par le ministère de l'Environnement et de la Faune, l'ancien Loisir, Chasse et Pèche.Exemple: un particulier de l'Abitibi avait attrapé un lynx femelle très jeune.Saisi par les agents de la Faune, l'animal a été confié à l'AAU.Elle est maintenant nourrie de rats blancs entiers ( morts) fournis par le Biodôme.«Il faut que le lynx soit nourri de façon à pouvoir se débrouiller quand on le remettra dans la nature.» Des rats vivants seraient sans doute préférables à l'entraînement du jeune fauve, superbe malgré sa captivité.Mais le public du Biodôme et d'ailleurs pourrait être choqué par tant de réalisme.Très bientôt, il faudra construire au jeune lynx un enclos de 5000$.Trente pieds par cinquante par dix.Boisé de préférence, et qui pourra servir plus tard pour des coyotes ou des loups.La belle femelle lynx pourra s'y entraîner à la sauvagerie presque intégrale.Elle n'est déjà pas très fréquentable.Pas plus que le goéland aux plumes grises que Harriet Schleifer va prendre dans sa cage.L'oiseau tentera de lui mordre les doigts et le poignet de son fort bec pointu.«Il est encore un peu maigre, même si son aile est bien remise, il faudra le nourrir encore une ou deux semaines avant de le remettre en liberté.» À proximité d'un McDonald ou d'un Harvey?« Près du Canal Lachine, il y a là une colonie permanente et il sera bien.» Le ministère de l'Environnement et de la Faune a confié à l'AAU cinq oustitis.Des immigrants sans doute bien involontaires, mais ces natifs d'Amérique du Sud n'ont pas leur statut de réfugiés légaux, ni leur micropuce d'identité.Le ministère de l'Environnement et de la Faune prévoit en effet des permis spéciaux à 25$ pour certains animaux sauvages ou exotiques, ainsi que l'utilisation de micropuces destinées à retracer l'animal.Mais le propriétaire des ouistitis \u2014 un animal totalement incapable de relations amicales et non domestiqué\u2014 refusait, prétendant aimer ses charmants pensionnaires entrés illégalement au pays.L'affaire est devant les tribunaux.Le propriétaire de ces ouistitis a été découvert parce qu'il voulait vendre les petits de sa femelle en passant par les petites annonces des journaux.Un amour bien mercantile des singes.Au nombre des animaux urbains blessés ou orphelins que l'AAU entend remettre en liberté, un certain nombre de pigeons et des écureuils gris en quantité.Des jeunes aux queues filiformes, mais qui seront bientôt de fiers déterreurs de bulbes et massacreurs d'arbustes.Mais si on aide une espèce de la faune urbaine, il faut les aider toutes.Chose certaine, les animaux remis en liberté seront en bonne santé.Déjà, ceux qui viendraient de la SPCA sont actuellement ostracisés, pour cause de maladies et germes potentiels susceptibles de contaminer tous les autres pensionnaires de l'AAU.Et des vétérinaires surveillent de près la santé des pensionnaires de la clinique d'Action pour les animaux urbains et de ses foyers d'accueil.«Nous avons une charte fédérale d'oeuvre de charité, et même si nous espérons avoir un jour trois ou quatre salariés, en ce moment tout le monde est encore bénévole, explique Harriet Schleifer.Nous sommes trois directeurs, et chez nous, il n'y a pas d'élections pour le conseil d'administration.La démocratie, c'est bien beau, mais pas pour remplir des emplois spécialisés.» L'AAU cherche, évidemment, de l'argent.Objectif de la campagne de souscription en cours: 30000$.Un concert bénéfice sera donné avec les Chanteurs d'Orphée, à l'universitév Concordia, le 22 octobre.DU IVI/\\T 11X1 D'AUTRES CANDIDATS AU KM ¦\tCinq autres personnes se joindront sous peu à l'équipe du Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM ), ce qui portera à 49 sur un total possible de 51 le nombre de ses candidats aux élections de novembre.Le conseiller Serge La-jeunesse réclamera un troisième mandat dans Sainte-Marie, tandis qu'Armand Essiminy, directeur financier d'Air France pour le Canada et président du Grand Rabbinat du Québec, se lancera dans l'arène dans te district Victoria.Perry Niro, administrateur au Conseil de la conservation et de l'environnement du Québec, doit être choisi aujourd'hui candidat du RCM dans leaniTe-Mance.Demain, Benoit Saint-|ean, qui travaille dans le commerce et le développement international de technologies nouvelles, sera nommé candidat dans Saint-Henri.Enfin, Abe Limon-chik, président de la Commission de développement économique de la Ville de Montréal et membre du comité exécutif de la CUM, sollicitera un nouveau mandat dans Côte-des-Neiges.AUTOMOBILISTE AGRESSÉ ¦\tDeux résidants de Sorel devront vraisemblablement comparaître par voie de sommation, à Montréal, relativement à une affaire de voies de fait survenue avant-hier vers midi sur la route 2-20, près de l'échangeur Saint-Pierre à Lachine.Les deux suspects, qu'on soupçonne de faire partie d'un club de motards, auraient frappé un homme de 35 ans au visage à plusieurs reprises, parce qu'ils lui en voulaient d'avoir causé un accrochage à la suite d'une fausse manoeuvre.La Sûreté du Québec les a arrêtés.CADAVRE REPÊCHÉ ¦\tUn citoyen de Laval, qui péchait à bord de son embarcation hier après-midi, a découvert le corps d'un homme d'une trentaine d'années dans les eaux de la rivière des Prairies, à la hauteur du pont des Laurentides.Le cadavre, dans un état de décomposition avancée, a été transporté au Laboratoire de médecine légale.Le mort portait un jeans et une chemise, mais n'avait aucune pièce d'identité.POLICIERS DÉVALISÉS ¦\tDeux enquêteurs de la police de Laval à bord d'une auto banalisée ont été attaqués hier, vers 21 h 30, par un homme qui a tenté de leur voler leurs portefeuilles.L'attaque s'est produite place Natasha, à Dol-lard-des-Ormeaux.L'individu a menacé les policiers avec un fusil de calibre 12 au canon scié.Sitôt après avoir donné leurs portefeuilles, les policiers ont dégainé leurs armes de service et ont fait feu en l'air à deux reprises.L'individu a aussitôt lâché son arme et son butin, puis a pris la fuite à pied.EXPLOSIFS DANS UNE CAMIONNETTE ¦\tUne trentaine de charges d'explosif utilisé dans les carrières et six armes automatiques ont été saisies la nuit dernière lors d'une opération menée par la Sûreté du Québec et la police de la CUM.Vers 21 h 15, un large périmètre de sécurité a été établi autour du centre commercial Maisonneuve, situé au coin des rues Sherbrooke et de Léry.Une camionnette GMC remplie d'explosifs était garée à cet endroit.En attendant l'arrivée des artificiers de la SQ, les policiers de la CUM ont arrêté la circulation dans le quadrilatère formé par les rues Rachel, Sherbrooke, Montgomeryl i et Préfontaine.La police a égale-! ment demandé aux résidants du quartier de rester chez eux et de ne pas sortir sur leur balcon.TRAVAUX À LAVAL ¦\tL'administration de Laval réalisera, dans le cadre du programme Travaux d'infrastructures Canada-Québec, des travaux de réfection-d'aqueduc et d'égout sur le boule-' vard Arthur-Sauvé et de construction dans le secteur Terrasse-Bris-sette.Ces travaux nécessiteront des investissements évalués à plus de deux millions qui seront assumés, en vertu de l'entente, par le gouvernement fédéral et celui du Québec (603 176$ chacun ), ainsi que par la ville de Laval (837648$).La réalisation de ce projet contribuera à la création de 26 emplois-année.¦ » \"y ; * j» r i,ocm.\t- LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pitm-F.Côté, C.R 'aiUMiii'Un\\okvçi compte* Pou» > **
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