La presse, 24 septembre 1994, Cahier A
[" SMlONjARD ft'SS 'Mttropoliloin est V/iSriSlAND 3205.houl.de» Source* rtfr, STANLEY MONTREAL &SCAFF OPTOMÉTHISTES L» maguiii-entrepôt qui offre la plus grande «élection de linge de maison et d'article* de cuiiine à Montréal! Vliami : 2 $ US les-de-la-Madeleine : 2 $ MONTRÉAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1994 110e ANNÉE N° 330 190 PAGES, 13 CAHIERS Taxes en «us Ciel partiellement ensoleillé max 20 / min 12 page H12 L industrie montréalaise a connu sa meilleure saison depuis cinq ans cent» cette année, affirme Mmc Claude Zalloni, vice-présidente au marketing de l'Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal (OCTGM).L'an dernier, le tourisme a rapporté environ 1,2 milliard de dollars à l'économie montréalaise, soit le tiers des recettes totales du Québec.L'OCTGM vogue donc allègrement vers son objectif, annoncé en avril dernier, d'augmenter les retombées touristiques locales de 15 pour cent d'ici à 1996.Dans l'industrie hôtelière en particulier, l'été a été tout simplement «excellent», enchaîne M.Gustav Bamatter, président de l'Association des hôtels du Grand Montréal.Au mois d'août, l'occupation moyenne dans les hôtels atteignait 78 pour cent \u2014 un sommet depuis au moins trois ans \u2014 en comparaison de 67,9 pour cent pour le même mois en 1993.Pour les huit premiers mois de l'année, les hôteliers s'en tirent avec un taux d'occupation de 60,4 pour cent contre 56,1 pour cent pour la période correspondante l'an dernier et 52 pour cent en 1992 \u2014 la pire année de l'industrie hôtelière.Le record remonte à 1989 alors que le taux d'occupation moyen s'établissait à 67 pour cent.Mais la performance de 1994 demeure à tout point de vue remarquable si l'on considère que, depuis l'arrivée de nouveaux établissements en 1991, comme l'Inter-Continental, le Holiday Inn Sino-monde ou l'hôtel Vogue, l'«offre» de chambres à Montréal a bondi de 15 p.cent, où environ de 413000 chambres sur une base annuelle, souligne M.Bamatter.Le huard bon marché.De l'avis de tous, la faiblesse relative du dollar canadien face au billet de l'Oncle Sam et aux devises européennes est le grand responsable de la reprise touristique cette année.Soutenue admirablement par un dollar plutôt chétif, l'industrie touristique de Montréal clôture sa meilleure saison estivale depuis au moins cinq ans.Tout au long de l'été, les hôtels étaient remplis aux trois quarts de leur capacité, tandis que la fréquentation des attraits touristiques augmentait sensiblement malgré des reculs prévisibles au Biodôme et au fardin botanique.Les résultats jusqu'ici laissent croire que les recettes touristiques de la région montréalaise augmenteront «d'environ 10 pour Décès de l 9actrice Madeleine Renaud page F12 VOIR TOURISME EN C 5 ¦ Attraits touristiques: des résultats variés Page c 1 Pierre Côté, 56 ans, qui a déjà purgé une peine de 12 ans de prison pour meurtre au second degré, n'est pas en danger de mort.Il a été atteint cependant de quatre balles à l'abdomen.La Presse a appris que les policiers de la Communauté urbaine de Montréal chargés de l'enquête ont trouvé une douille de calibre 22, semble-t-il, près de l'écurie, très près de l'endroit où Côté a laissé tomber son arme après avoir été blessé.Il n'a pas encore été déterminé si d'autres balles ont été tirées à l'aide de la carabine de Côté.Les policiers de la SQ proches du lieu de fusillade ont été interrogés par des membres de l'escouade des homicides de la police de la CUM.Toutefois, la ver$ion de l'incident donnée lors d'une entrevue exclusive accordee au reporter VOIR S0 EN Â2 La Sûreté du Québec risque de se retrouver au centre d'une nouvelle controverse à la suite de son intervention hier matin dans une maison de Sainte-Sophie à l'issue de laquelle un récidiviste soupçonné de tenir des personnes en otages a été atteint de quatre projectiles tirés par des policiers provinciaux.L'incident est survenu alors que Pierre Côté, l'homme visé, quittait son ranch de Sainte-So-phie, municipalité voisine de Saint-Jérôme, en tenant une carabine de calibre .22 près de l'une des deux personnes qu'il aurait soi-disant tenues en otage.Selon la SQ, Côté a pointé son arme vers les policiers et a fait feu avant d'être atteint.Des voisins ont rapporté avoir entendu de huit à 10 coups de feu.«Octobre»: Falardeau, l'homme révolté page D1 fantôme le Habana Libre, l'ancien Hilton, un grand truc laid, honteusement cher, et qui sent le chou à force d'avoir hébergé des Soviétiques, l'ai jeté mon bagage sur le lit et je suis ressorti aussitôt, à la recherche d'un autre hôtel pour le lendemain.11 était près de minuit.îl y avait encore du monde dans les rues.|e n'avais pas fait dix pas, qu'une mulâtresse se pendait à mon bras, une gamine en cuissards blancs, assez jeune pour être ma petite-fille.Avani que j'atteigne la promenade du front de mer (le célèbre Malecon ), une demi-douzaine d'autres téteux m'avaient fait un brin de causette, qui me proposant des cigares, qui du rhum, qui une potion magique pour bander.Il y en a même un qui voulait ma VOIR FANTÔME EN A 2 LA HAVANE «La mouette»: deux actrices en plein mélodrame page El Le pinceau des phares de l'invraisemblable Chevrolet 54 qui m'emportait vers La Havane a accroché un portrait du Ché sur un mur.Le chauffeur et son copain exultaient, ils m'avaient ra-collé à l'aéroport pour 15$, 1 (j00 pesos au change de la rue.Quatre mois de salaire.La Chevrolet m'a laissé devant Annonces classées immobilier marchandises emplois automobiles propositions d'affaires Arts et spectacles PHOTO LUC SIMON PERRAULT, L» Presse Sur la ligne de piquetage, la tension monte entre un policier du poste 24 et le président du syndicat de la minoterie Ogilvie, Claude Tremblay, en grève depuis le 6 Juin.JOONEED KHAN envoyé spécial cahier E informations La Presse à MALPASSE.Haï fi ciné-horaires télé horaires ## H e pays est occupé par l'ar-\" ¦¦ mée américaine et que font ici nos valeureux militaires?Ils contrôlent les Haïtiens, ils retiennent les coopérants, ils refoulent les journalistes étrangers.C'est à faire pleurer!» Nous sommes à Malpasse, du côté haïtien de la frontière, face à la ville dominicaine de fimani, et principal point de passage de la zone sud entre les deux Etats jumeaux qui se partagent la grande île d'Hispaniola.Le commentaire, grommelé en créole, est parti d'un groupe de paysans assis sous les arbres, en bordure du magnifique étang sau-môtre, en attendant le départ du Tap-Tap multicolore stationné tout près.Des rires éclatent, comme je n'en avais pas entendu en public à mes deux visites précédentes, en 1992 et 1993.télévision Mussolini Moïse, le consul d'Haïti à Barahona, charmante ville dominicaine située à trois heures de route de là, esquisse un sourire embarrassé.Grâce à des amis communs, je l'ai rencontré à Saint-Domingue, où depuis trois jours, accroché au téléphone, je poireautais, dans l'attente des autorisations pour entrer en Haïti \u2014 où l'armée américaine, m'syant précédé, se déployait en force.Il m'a gracieusement pris dans sa vieille Toyota surchargée depuis Saint-Domingue.Après quatre heures de route, nous avons fait halte pour la nuit à Baraho- Bridge, philatélie, échecs 114 Carrières et professions cahier J «La production n'est pas à 100 pour cent, mais presque», assure Bernard Lemay, 54 ans, à l'emploi de farine Ogilvie depuis 37 ans.Les syndiqués se relaient aux piquets de grève.Ils sont là, rue Mill, près du pont Victoria, 24 heures par jour, sept jours par semaine.Rares sont ceux qui ont trouvé des emplois ailleurs.La grande majorité attend le règlement du conflit.Un conflit qui risque de durer très longtemps.En page B5t La Presse retrace les origines de cet affrontement et en explique la portée.?on a des patrons coriaces», dit le travailleur Bernard Lemay.Tous, sans exception, se sont prononcés en faveur de la grève.Mais l'absence de loi «anti-scabs» leur empoisonne la vie.Les minoteries sont de juridiction fédérale.Elles ne sont donc pas soumises aux dispositions du code du travail du Québec interdisant l'embauche de briseurs de grève durant un conflit de travail.Résultat: la production de farine continue.Une clôture de barbelés barre désormais l'accès à l'usine.Des gardiens assurent la sécurité des lieux et filment les grévistes.LW hiver sera long pour les 116 travailleurs de la minoterie Ogilvie en grève depuis plus de trois mois.L'employeur, Archer-Da-niels-Midland, une énorme multinationale et une des plus importances minoteries américaines, veut imposer une convention collective «made in USA » : le recours à la sous-trai-tance, l'embauche de temporaires, le non-respect de l'ancienneté et de la sécurité d'emploi.«On sait que ça va être long.Économie cahier C Encans Êtes-vous observateur?Feuilleton Habitat cahier K Horoscope Le monde Loteries Maisons d'enseignement G4 et 05 Mot mystère Mots croisés RestaurantsVins VOIR TENSION EN A 2 ¦ Autres Informations sur le dos sier haïtien en page G2.SPORTS cahier H D'ACIER (près Atwator) 70-1721 A2t LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1994 SUI TE DE LA UNE so Embrouillamini dans un# ifftire impliquant la SO « Yves Ma1of du réseau Quatre Saisons, par la concubine de Côté, Claudette Beauchamp, semble être en contradiction avec la version de la SQ.Dans l'Interview, Claudette Beauchamp déclare qu'elle n'a jamais été tenue en otage.Elle dit qu'elle ne voulait pas quitter Côté parce qu'elle craignait aussi dans les circonstances la SQ, et qu'elle demeurait dans la maison volontairement.Selon elle.Côté, qui était très saoul, a décidé de sortir quand ! des policiers provinciaux lui ont dit que sa mère était avec eux.Selon les dires de Mme Beauchamp, ; corroboré par son garçon, Frédéric, Côté à mis une seule balle dans le chargeur de sa carabine.Une fois dehors.Côté, qui titubait, a fait feu en continuant de marcher et Frédéric a lancé aux policiers qu'il n'avait plus de bal-: le dans son chargeur.Au cognac Trop de cognac et une querelle ; \u2014 il accusait un dénommé Ray-; mond de coucher avec sa concubine, Claudette Beauchamp, 43 ; ans, sont à l'origine de ce drame ; qui a pris fin à la porte du ranch i de l'Amitié, au 2300, rue Linden, à Sainte-Sophie.Raymond est un ami de Pierre ; Côté et il a des chevaux en pension au ranch.À son arrivée chez lui \u2014 il habite avec sa compagne et son fils le haut de l'écurie \u2014 Côté aurait, selon ce que l'on a appris sur place, surpris Raymond dans une position plutôt intime avec sa conjointe.Il était passé une heure du matin quand le dénommé Raymond est arrivé en trombe au poste de la police municipale de Sainte-Sophie pour avertir que Pierre Côté tenait en otage une femme, Claudette Beauchamp, 43 ans, et le fils de celle-ci, Frédéric, 16 ans.Deux agents municipaux ont été dépéchés sur les lieux et une femme policier est entrée dans le logement.À ce moment.Côté était en sous-vétement dans sa chambre à moitié endormi et encore sous l'effet de l'alcool.Après avoir sommé la femme policier de quitter les lieux.Côté aurait pointé un fusil en direction des deux policiers municipaux.À ce moment, Frédéric dormait dans sa chambre et sa conjointe se trouvait dans une autre pièce.Une fois sortie, la femme policier est sortie et a demandé d'alerter la Sûreté du Québec.La GRC Ayant une peur bleue de la police provinciale, Côté a contacté le journaliste Claude Poirier.Celui-ci l'a invité à garder son calme.Parfois incohérent dans ses propos.Côté a dit au journaliste qu'il ne comprenait pas ce qui se passait, qu'il n'y avait pas d'ota-' ges et qu'il avait confiance seulement en la Gendarmerie royale du Canada.11 parlait toujours de son fils et de sa femme.Avant de joindre Poirier, Côté a communiqué avec le caméraman lean-Pierre Rancourt.Il lui a dit ne pas comprendre ce qui se passait.«|e ne ferais pas de folie, mais s'ils veulent ouvrir le feu, je vais l'ouvrir t.j'ai aucune confiance en la Sûreté du Québec.En de- Demain dans La Presse > L'orthodontie pour corriger les anomalies dentaires ¦ Ceux et celles qui «subissent* des appareils orthodontlQues ont parrots i air mtseraoïe.Heureusement, lis les portent temporairement et pour des raisons beaucoup plus nobles qm celle de briser le fjflll\tIaIMM #\tL% I A I ** Dmam «kit A MIa |«% - ^ ^ ^ \u2014- *- \u2014\tI' cou ae leurs semoiaotes.orment ae ia meoecine aentaire, i ormo-dorrtie est une spécialité qui a pour but de diagnostiquer, prévenir et corriger, avec les apparent adéquats, les anomalies oes oents et des maxillaires (mâchoires) inférieurs et supérieurs, que ce soient ji a* m*% t ri 11 t ^ tu a r\tXa^^ma jIa \u2014afilÀI» aas\tXama^Aaa Hala\t\u2014-~\u2014\u2014 oes proDiemes oe torme, ae position ou ae fonction.Mats les coûts sont élevés, puisqu'ils oscWent entre 1000 S et 3000 $ par armée de traitement, partiel ou complet.C'est beaucoup d'argent pour retrouver le sourire, comme on pourra le constater en lisant le dossier consacré * l'orthodontie dans le cahier Santé de la Presse de de-main.% ¦à v* s La quotidienne\tA à m ¦¦ 1 ¦ - a trots cm lires\t856 Tirage d'hier\tX - ¦ - * -i-lff- a quatre c ni lires\t2808 ABONNEMENT rs i 285-6911 fit ouvert du lundi au vendredi iici.m i \\ >ioih: >i\\ino\\ PENCHES! CATHÉDRALE mmw) 282-9525 341-7810 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1994 \u2022A3 Brossard : guerre aux vidéopokers.de Québec t ÉRIC TROTTIER ¦ Le maire de Brossard, Paul Leduc, qui tentera de se faire réélire aux élections du 6 novembre prochain, a entrepris une croisade contre le gouvernement en interdisant sur son territoire les appareils de vidéopoker de Loto-Québec.Depuis deux semaines, la police de Brossard a distribué des billets de contravention aux neuf patrons de brasseries de cette municipalité qui ont des appareils de loterie-vidéo de l'État dans leur établissement, en vertu d'un règlement municipal interdisant tout appareil électronique de jeu.«On a un règlement, on le fait appliquer», a expliqué hier à La Presse le maire Leduc.Loto-Québec a réagi en offrant aux neuf tenanciers de payer les frais pour contester le règlement municipal.«|e ne crois pas que nous contrevenions au rè- Saisie sélective de vidéopokers ERIC TROTTIER ¦ La police de la CUM a saisi jeudi les appareils vidéopoker de deux tenanciers montréalais qui avaient publiquement dénoncé Loto-Québec, le mois dernier.Or, l'un de ceux-là possède aussi dans son établissement des appareils de loterie-vidéo appartenant justement à la Société d'État.Les policiers ont saisi ses appareils venant du secteur «privé», alors qu'ils ont laissé sur place les quatre machines de Loto-Québec.«|e n'en reviens pas.Quand les policiers sont arrivés, je leur ai demandé de saisir aussi les appareils de LoUyQuébec, mais ils ont répondu que ça appartenait au gouvernement, donc que c'est légal.Pour moi, cette intervention n'est rien d'autre que politique.Je suis même persuadé que c'est Loto-Québec qui a porté plainte à la police», a déclaré Jean-Phi-lippe Lauzon, propriétaire du Pub Industriel, rue Notre-Dame à Montréal-Est.M.Lauzon et les propriétaires du Quartier-Français, rue Saint-Hubert à Montréal, avaient organisé le 24 août une conférence de presse pour dénoncer le monopole de Loto-Québec dans le dossier des loteries-vidéo.Ils menaçaient alors de remettre les appareils d'Etat à Loto-Québec et de recommencer à utiliser ceux du secteur privé, qui sont toujours illégaux.Les propriétaires de brasseries reprochent surtout à la société d'État de ne leur laisser que 20 p.cent des profits des appareils.«Loto-Québec rit de nous, répète M.Lauzon.Le secteur privé, lui, nous offre 50 p.cent des profits.» Hier, le directeur de la Société des loteries-vidéo du Québec, Simon Brodeur, affirmait ne pas avoir entendu parler de cet établissement où les policiers avaient découvert les deux types d'appareils.« Dans un tel cas, nous pourrions retirer nos propres appareils, mais nous devons attendre des directives en ce sens de la Régie des jeux.» Pour sa part, le président de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, Chislain K.Laflamme, a indiqué que personne n'avait porté ce dossier à son attention, «l'imagine que la police va nous aviser», a-t-il dit.À la CUM, le lieutenant-détective Jean Legros se demandait pourquoi ses hommes saisiraient les appareils de Loto-Québec: «Ils sont légaux, puisqu'ils portent l'immatriculation de la Régie», a-t-il expliqué.La loi 84 sur les vidéo-loteries stipule qu'un tenancier ne pourra exploiter des appareils de Loto-Québec s'il a été trouvé, dans le passé, ou s'il se trouve en possession d'appareils de vidéopoker illégaux.glement municipal de Brossard, puisqu'il sagit d'appareils de loterie et non pas d'amusement», a déclaré Simon Brodeur, directeur de la Société des loteries-vidéo du Québec (filiale de Loto-Qué-bec).« Loto-Québec se promène partout avec ses gros sabots en disant aux tenanciers: «On va payer pour vous défendre.C'est scandaleux comme attitude, poursuit le maire Leduc.Si la Ville de Brossard faisait un règlement qui allait à rencontre d'une loi provinciale, on se ferait mettre en tutelle demain matin.» Plusieurs municipalités du Québec ont des règlements régissant les appareils d'amusement.Une autre ville, Saint-Ba-sile-le-Grand, tente actuellement, comme Brossard, d'empêcher Loto-Québec de s'y installer avec ses appareils.D'autres, comme Montréal, ont préféré abroger leur règlement.Pourquoi Brossard n'en ferait pas autant?«C'est une question de principe, répond le maire, qui veut se faire réélire aux élections du 9 novembre.Si on se laisse faire, on va se ramasser avec toutes sortes de cochonneries, sous prétexte que c'est le gouvernement qui s'en occupe.» Le propriétaire de la brasserie Cheers, boulevard Taschereau, a pour sa part déjà indiqué son intention de contester le règlement de Brossard.Son avocat, Léonard Seidman, estime que le gouvernement a commis une erreur lorsqu'il a adopté la loi 84 sur la légalisation des appareils de vidéopoker, en omettant d'y inscrire l'expression «nonobstant toute réglementation municipale».Selon lui, l'affaire pourrait se régler par un simple amendement à la loi.Toutefois, le président de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, Ghislain K.Laflamme, croit que le gouvernement n'a pas besoin de bouger.«Les municipalités n'ont tout simple- ment pas le pouvoir de réglementer les appareils de vidéo-loterie, puisque le gouvernement, qui a lui-même légalisé ces appareils, ne leur a pas délégué de tels pouvoirs.» Joint par La Presse, le député du Parti québécois Guy Chevrette, qui a été critique de l'opposition en matière de vidéo-loterie (et qui devrait être nommé ministre lundi prochain dans le gouvernement de lacques Parizeau), ne connaissait pas le fond de l'affaire, mais il a néanmoins exprimé l'intention du prochain gouvernement de revoir les façons de faire de Loto-Québec en matière de jeu.«Le ministre Ryan devait s'assurer qu'il n'y aurait plus d'illégalité lorsque le nouveau système de vidéo-loterie serait en place.Or, il y a encore des illégaux.En plus, les appareils de Loto-Québec fonctionnent mal.C'est certainement un dossier que nous allons devoir regarder de très près, parce que, comme c'est là, on a l'air damateurs.» ' ^v' v -\t' *\t\u2022\t« Une fois la modernisation terminée, il faudra vingt minutes de moins qu'actuellement pour effectuer le trajet dans son entier avec le nouveau train illustré ici grâce à un dessin d'artiste.\tphoto u p™* Train Montréal-Deux-Montagnes: les deux tiers des travaux sont terminés JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ À un an de l'échéance, 65 p.cent des travaux nécessaires pour la modernisation du train de banlieue Montréal-Deux-Montagnes, évalués à 227 millions de dollars, sont terminés.Depuis le début de ces travaux, pas moins de 800 personnes y ont travaillé sur une base permanente ou occasionnelle.Il s'agit du plus gros chantier de construction au Québec, depuis au moins les deux dernières décennies, ouvert sous la surpervision du ministère des Transports.Le concept de ligne électrifiée qui sera utilisé sur ce corridor à compter de septembre 1995 sera unique en Amérique du Nord.Avant le début des travaux, on estimait à 14 000 le nombre d'usagers quotidiens sur cette ligne.Une fois la modernisation terminée, il faudra 20 minutes de moins qu'actuellement pour effectuer le trajet dans son entier, et !es responsables du transport en commun espèrent que le nombre d'usagers augmentera sensiblement.Les travailleurs de la région des Deux-Montagnes, de Laval ou d'ailleurs qui ne veulent pas utiliser l'autobus pour se rendre aux gares où s'arrêtera le train auront de grands stationnements à leur disposition.Lors d'une visite du chantier, des experts mettaient la dernière main à la sous-station électrique qui alimentera en courant les 58 unités de wagons qui rouleront sur les 52 kilomètres de voie ferrée.Cet ouvrage qui coûte environ deux millions de dollars est réalisé près du futur boulevard Sallabery, juste à l'est de l'autoroute 13, à Pierrefonds.Cette sous-station a deux sources d'alimentation, ce qui signifie, explique le co-ordonnateur des travaux pour le ministère des Transports, Martial Létourneau, qu'il ne devrait jamais y avoir de panne.Le courant doit y être établi mercredi prochain et la sous-station sera en fonction trois jours plus tard.À Saint-Eustache, les voies d'essai sont terminées et les premiers wagons doivent arriver le 6 octobre.Les essais débuteront vers le 15 octobre.L'atelier de réparation est pratiquement terminé.Les travaux de construction de la principale gare, située à Deux-Montagnes, au sud de la 640, vont bon train.Aujourd'hui, des ouvriers procéderont à l'élargissement de la voie ferrée sous le viaduc de la Côte Vertu et, par prudence, la circulation routière sera complètement interrompue pour la durée des travaux.Pour ce qui est de la partie confiée aux Chemins de fers nationaux \u2014 le renou- vellement de la voie ferrée \u2014 80 p.cent des travaux sont terminés.Sur un budget de 20 millions de dollars pour ce réaménagement, une somme de 16 millions de dollars a déjà été utilisée.À Saint-Eustache, les voies ferrées qui seront utilisées par le train Montréal-Deux-Montagnes voisinent celles du CN passant près de l'aéroport de Mirabel et se rendant jusqu'à Saint-Jérôme.Selon un cadre rencontré sur le chantier, elles pourraient être utilisées pour un train de banlieue, mais pas jusqu'à Montréal parce qu'un train ordinaire ne peut pas passer sous le vteduc de Ville Mont-Royal.«Il pourrait y avoir un rabattement à Deux-Montagnes ou plus au sud», pense ce responsable de chantier.Soulignons en terminant que, jusqu'au 30 octobre, le service offert par les vétustés trains sera normal du lundi au vendredi, avec interruption le week-end.Après cette date, il sera normal sept jours par semaine jusqu'au printemps.Le plus récent wagon actuellemnent en service date de 1952 et le plus ancien de 1925.Certains wagons sont tellement vieux qu'ils ont encore sur le toit des caténaires ( la suspension électrique) semblables à celles que l'on voyait dans les anciens films western.L'EXPRESS DU IVI RETOUR k CHAMBLV DU «CHEF» POULIOT ¦\tC'est cet après-midi que le directeur par intérim du Service de po-lice de Chambly, Robert pouliot, réintégrera officiellement ses fonctions.Il relèvera ainsi le lieutenant Réal Lague et le sergent Yves Desbiens, qui supervisaient le service depuis le 1er septembre, à la demande expresse du conseil municipal.Rappelons qu'à son assemblée publique de mardi soir le conseil avait adopté, sur division et sur le vote prépondérant du maire Pierre Bourbonnais, la réintégration du capitaine Robert Pouliot au poste de directeur par intérim.Le 6 septembre dernier, celui-ci avait demandé d'être réaffecté à un autre poste en attendant que toute la poussière retombe sur le dossier de Chambly.BPC DANS LE PORT ¦\tLes BPC entreposés au Vieux-, Port de Montréal risquent d'y passer l'hiver.Et le printemps, et l'été.«Pour les déplacer, il faudrait trouver un site plus propice que le nôtre», a expliqué hier M.Pierre Beaudoin, directeur de l'ingénierie et des opérations du Vieux-Port.Et ça ne semble pas demain la veille.«Si, demain.Environnement Canada nous annonçait qu'ils ont trouvé un autre site, on ne se ferait pas prier pour s'en débarrasser», signale M.Beaudoin.' Cela dit, il ajoute que le conteneur abritant ces BPC est entouré d'une clôture verrouillée, qu'il est inspecté régulièrement et toujours sous bonne garde.«On l'a à la vue!» DES BPC, il y en a 1,4 tonne: trois .' ou quatre barils, de vieux transfor- ; mateurs, des vêtements contami- \u2022 nés.Le tout est entreposé dans le ! hangar 3, à la jetée Alexandra, à la rencontre des rues de Callière et de \u2022 la Commune.VOITURES VOLÉES B La SQ a démantelé un réseau de voitures volées, à Ste-Hélène, près i de St-Hyacinthe.Les policiers ont découvert dans un entrepôt six au- \u2022 tos, entières ou en pièces détachées.L'une d'elle, complètement démontée, avait été volée à Drum-mondville, la veille de la perquisition.La police a été alertée par un citoyen de Ste-Hélène qui avait re-marqué une circulation inusitée ; aux abords de l'entrepôt situé à la sortie du village.Les véhicules ont été volés à Boucherville, Drum-mondville, Longueuil, St-Hyacinthe, Sorel et Victoriaville.Un individu a été appréhendé relativement à cette affaire, il comparaît aujour- 1 d'hui au palais de justice de St-Hya-cinthe.La SQ prévoit d'autres arrestations.ADOLESCENTE RECHERCHÉE ¦\tLa police de Laval est à la recherche de Méla-nie Muto, 16 ans, en fugue depuis le 28 août dernier.Elle mesure ImôO et pèse 54 kilos.Elle a les yeux bruns et les cheveux longs et châtains.Elle a une cicatrice à la main gauche, près du pouce, et des traces de coupures aux avant-bras.Toute information à son sujet peut être communiquée au 662-4250.DE TURCOTTE THERMOPOMPE THERMOPOMPES NEUVES À PARTIR DE 995 PLUSIEURS THERMOPOMPES USAGÉES 2995$ 695$ THERMOPOMPES MURALES ^ FOURNAISES À l'HUILE, AU GAZ ET ÉLECTRIQUES A PRIX D'ENTREPÔT.THERMOPOMPES LÉGÈREMENT ENDOMMAGÉES A PRIX LIQUIDATION.88 r\\ etfl 690, Place Trans-Canada Longueuil Voisin de Club Piscine, à 2 minutes du Tunnel, sortie 91 TURCOTTE Tél.: 527-4531 t i 11 < A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1994 La Croix-Rouge voulait agir seule malgré l'alerte au sida en 1983 Deux médecins parlent de relations tendues avec Sida-Québec WIARTHA CAGNON ¦ En 1983, au moment où le sida commençait à semer la panique, la Croix-Rouge considérait qu'elle était capable d'intervenir seule dans le dossier de la contamination du sang et n'avait pas besoin de l'aide des médecins du comité Sida-Québec.C'est ce qu'ont expliqué hier les Drs Richard Morisset et Jean Robert, lors de leurs témoignages devant la Commission sur l'approvisionnement en sang au Canada.«La Croix-Rouge nous a dit qu'elle avait le budget et les ressources nécessaires pour s'occuper de ce problème qui ne relevait pas de la compétence de notre comité», a précisé le Dr Morisset.Et son collègue d'ajouter: «Il avait été compris que la Croix-Rouge s'occupait des problèmes reliés aux dérivés du sang et nous du reste.Sans dire qu'ils ne voulaient pas collaborer avec nous, les relations n'étaient pas aussi faciles qu'avec le milieu homosexuel et même avec les Haïtiens où le nombre de cas de sida était élevé à cette période.» De 1983 à 1986, malgré le climat de panique et le taux élevé de séropositivité chez les donneurs de sang à Montréal (deux fois plus qu'au Canada), il n'existait aucune stratégie commune, impliquant la Croix-Rouge, les médecins et les gouvernements, pour faire face aux nombreux problèmes.D'ailleurs, en avril 86, des membres du comité Sida-Québec affirmaient lors d'une réunion que la difficulté principale était «l'absence d'un interlocuteur officiel pour coordonner les interventions du ministère de la Santé et des Services sociaux en regard toire de santé publique qui dispo~ du sida.»\tsait de tests reconnus.Né en 1982, le comité Sida-Québec était une initiative spontanée et bénévole d'un groupe de médecins.Son mandat était d'informer la communauté médicale sur la maladie, de définir des tests de dépistage, d'établir des protocoles d'investigation et de diagnostic, d'établir la liste des centres spécialisés et d'effectuer de la recherche.Selon le Dr Morisset, «les médecins du Québec étaient à l avant-garde ».11 s'agissait du premier comité médical à être mis sur pied au Canada pour faire face à cette nouvelle maladie dont on savait peu de choses à cette époque.Le comité a été vite dépassé par l'ampleur de la situation.«Il s'agissait d'un comité médical et non d'un groupe de pressions.Mais sans le vouloir, nous sommes devenus le comité officiel qui informait les médecins et la population sans en avoir le mandat», dit le Dr Robert.Même si à cette époque, le sida n'était pas encore considéré comme une maladie à déclaration obligatoire (on a attendu jusqu'en 1986), le comité Sida-Québec agissait comme si tel était le cas.Il avait demandé aux 32 Départements de santé communautaire du Québec de lui communiquer tous les cas suspects.Interrogé sur le fait que l'on a attendu seulement mars 1986 pour ouvrir des centres de dépistage du sida dans sept hôpitaux, le Dr Robert affirme qu'il fallait s'assurer de la qualité des tests et obtenir l'équipement adéquat.Il ajoute cependant que dés la fin de 1984, il était possible pour les médecins d'avoir recours au Labora- À deux reprises, le comité Sida-Québec a invité la Croix-Rouge à déléguer un représentant à ses rencontres.«Une personne a été nommée, mais elle n*est pas venue pendant un certain temps», se rappelle le Dr Morisset.Des échanges verbaux ont également eut lieu avec le directeur médical de l'époque du centre de transfusion de la Croix-Rouge, le Dr Raymond Guévin, pour que son organisme participe activement aux travaux du comité Sida-Québec.«Il m'a dit qu'il devait réfléchir et qu'il n'avait pas de mandat officiel.Ce n'était pas aussi facile de dire oui.» En mars 1983, la Croix-Rouge et le comité Sida-Québec ne sont pas parvenues à s'entendre pour tenir une conférence de presse commune sur les dangers de contamination par le sang.La Croix-Rouge a décidé d'agir seule et de tenir sa conférence un jour avant celle du comité, sans l'informer du message qu'elle entendait livrer à la population.Les membres du comité Sida-Québec ont été surpris d'entendre la Croix-Rouge demander aux homosexuels, Haïtiens et héroïnomanes de s'abstenir de donner du sang en raison des risques de contamination qu'ils présentaient.Cette conférence a soulevé un tollé de protestations dans la communauté haïtienne qui se voyait pointer du doigt comme étant l'un des groupes responsables de la propagation du sida.Selon le Dr Jean Robert, le message aurait fait plus de torts que de bien en raison de la façon dont il a été livré et transmis par les médias.«Nous avons été plongés dans une crise ethnique qui a rendu les choses difficiles.» Faute de donneurs, la Croix-Rouge, comme en fait foi ce camion presque vide revenant de sa tournée, hier, subit présentement une alarmante pénurie de sang.\tphoto armano trother.La presse SOS aux donneurs ! ÉRIC TWOTTIBW_J ¦ Accablée par la Commission d'enquête Krever sur le sang, la Société canadienne de la Croix-Rouge connaît une pénurie de dons de sang.?Nous sommes dans une situation précaire, l'enquête nous affecte terriblement», a déclaré hier la porte-parole de l'organisme à Montréal, Patricia Sakal.Le centre de transfusion de Montréal, rue Sherbrooke, dans l'est de la ville, n'a pas attiré grand monde cette semaine, au fur et à mesure que les témoignages se faisaient entendre à l'enquête sur le système canadien d'approvisoinnement en sang.Résultat: la Croix-Rouge manque sérieusement de sang de type B négatif et O négatif.L'inventaire minimal en O négatif frise normalement les 270 unités.Présentement, la Croix-Rouge de Montréal ne dispose que de 77 unités.Même chose pour le B négatif: la Croix-Rouge a normalement une banque de 65 unités; il n'en reste plus que 14.«Nous devons courir à travers le Canada pour nous approvisionner», poursuit Mme Sakal, qui espère que les donneurs vont recommencer à se présenter au centre situé au 2991 Est, rue Sherbrooke, dès lundi.« En boycottant la Croix-Rouge, on pénalise surtout ces patients qui ont un besoin urgent de sang.Tous les jours, nous devons effectuer plus de 800 dons», ajoute André Roch, directeur des services de recrutement à la Croix-Rouge.Enfin, le secrétaire général de la Croix-Rouge à Ottawa, Ed Lane, a émis un communiqué en fin de journée pour tenter d'apaiser les soupçons.«La Société canadienne de la Croix-Rouge, en 1994, n'est pas du tout le même organisme qu'il y a 10 ou 12 ans», écrit M.Lane.t * onomies automne chez ULTIMA Duvets iX.> .\t*\t»\t.9 « onomisez jusqu à \"i» Oreillers Le magasin-entrepôt qui offre la plus grande sélection de linge de maison et d'articles de cuisine à Montréal! 0//° sur linge cle maison f1 Seiviettes OPULENCE Duvet de Canard Jumeau (18oz)\t84\" Deux places (23oz)\t97\" Grand (25oz)\t104\" Très grand (30oz)\t124\" Duvet d'oie Jumeau (20oz)\t99\" Deux places (26oz) 129\" Grand (31oz)\t149\" Très grand (35oz) 169\" Comparable à 17999 à 279\" N» KWILTKRIFT Régulier Grand Hollofil 799 999 Première 899 999 OcSj DOMINION Régulier Grand plume Régulier Grand Comparable à 1099 à 3599 Quallofil 13\" 15\" MAK1EX Ensemble de draps en flanelle Jumeau\t29\" Deux places 47\" Grand\t59\" Springmaid MARTFX CANNON Ensemble de draps assortis Jumeau\t19\" Deux places\t34\" Grand\t44\" Très grand\t54\" Comparable à 39\" à 129\" «.CaldweD SAHARA lOOÇt coton égyptien Bain\t9\" Main\t649 Débarbouillette 3\" ROYAL CHENILLE Bain\t8\" Main\t5\" Débarbouillette 349 Drap de bain 13\" Comparable à à 79\" onomisez jusqu
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