Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1994-11-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" \\ COUSTURE SUPERSTAR cahier Livres INVASION dans Vintimité des rêves cahier Santé 31 t 1 12 13 15 32 38 ^ î \u2022Ifii* MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1994 111« ANNÉE N° 25 Extérieur de ta ville de 52 PAGES.4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Miami: 1.50 SUS Abrtibi-Tèmiscamingue: CC cents À domicile par porteurs: 60 cents iles-de-la-Madeleine: 1 $\tRoutes motorisées: 70 cents 50 Taxes en tut Bonjour! La personnalité de la semaine Raymond Pollender page B16 Météo Partiellement ensoleillé max 9/ min 2 page S16 Girerd lS ve G0h'M7S- 4HOÎNÇ v'êfec HiUONWitef \u2014 ie fW& 'txmrw __fr'Méim ^sTÇA VOCX ' Ç, -J'(/£ .-\trzâè* ».- ^ - tf * .\t» \u2022 » \u2022\t.*-'\t\u2022 * jm < ^W.J\t\u2022 .r «4 » -v-i*1\tT\" ' v A*» ' ^v/u'-i V-Xfl \u2022 *\t» .f .\t&\t,-v -M ' ?\t\u2022 /\tI 'm ^ .\tf'i.¦ ' J- \u2022 \u2022 ' \u2022 .v :\u2022 \u2022 - .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 < .*\tr A.*\t\u2022 ' \u2022 : \u2022 i\t- 'JÊft ¦\t' 1 ;.\t.J f ¦ -t.\u2022V : -i il m 13 ! rfji i h i ¦ \\ \\ ' IV.- % ¦ < ¦ 4 KW \\ > ; r Mi.- A* SL : t j ¦ ; Cinq imposants cortèges groupant plus d'un million de personnes ont conflué sur trois places historiques du centre de la capitale italienne.\tPHotoafp Les Italiens s'opposent à la politique d'austérité du gouvernement Berlusconi d'aprùs AFP.Reuier et AP ROME lus d'un million d'Italiens venant de toute l'Italie ont envahi hier les rues de Rome où ils ont manifesté pacifiquement pendant plusieurs heures à l'appel des syndicats contre la politique d'austérité du gouvernement de Silvio Berlusconi.Mais le président du Conseil s'est borné à demander à ses compatriotes de travailler.«11 faut travailler plutôt que de faire la grève», a-t-il déclaré.S'ex-primant devant la presse à l'ouverture d'une convention médicale à Milan, M.Berlusconi a précisé que l'immense manifestation nationale ne changerait rien à sa politique.« l'ai déjà dit ce que je pense, a-t-il dit.Les chiffres sont là.» Le gouvernement doit affronter sur ce dossier une motion de censure demain au Parlement.Cinq imposants cortèges ont conflué sur trois places historiques du centre de la capitale où les responsables des trois grandes confédérations syndicales, CG1L (proche des ex-commu-nistesdu PDS), C1SL (démocra-te-chrétienne) et U1L (socialiste), ont prononcé des discours très durs contre la politique économique du gouvernement et mis en cause sa politique de l'information.Les principaux partis de l'opposition avaient apporté leur soutien à la manifestation.Le secrétaire général du Parti démocratique de la gauche ( PDS ) a déclaré que cette manifestation exprimait «une protestation contre les limitations de la démocratie et de la liberté de l'information et contre les tendances autoritaires du gouvernement» de Silvio Berlusconi.La préfecture de police a estimé à environ un million le nombre de participants, dont environ 700000 venus du reste du pays en train, voiture et autocars, sans déplorer d'incidents majeurs, contre un million et demi selon les organisateurs.«Les gouvernements ne se renversent pas par des manifes- VOIR ITALIE EN A 2 r.fS .\u2022 i \u2022 V t t » \u2022 ir*.r .« » ' s », > v \u2022 .¦ \u2022» i Opération hélico Un hélicoptère a procédé hier au transport d'un épurateur d'air sophistiqué sur le toit d'un des édifices de la compagnie Molson-O'Keefe.\tphoto armand trott** u* es résidants du quartier centre-sud de Montréal sont habitués à sentir l'odeur du houblon qui se dégage des cheminées de la brasserie Molson-O'Keefe.Pourtant, hier matin, ce n'est pas l'odeur de la bonne bi^re qui les a tirés du lit, mais plutôt le bruit d'un gros hélicoptère volant au-dessus de la brasserie montréalaise.Afin de procéder à l'installation d'un nouvel épurateur d'air devant être mis en place sur le toit de l'édifice de la rue Notre-Dame, le brasseur avait retenu les services d'une firme d'ingénieurs-conseils.Comme l'utilisation d'une grue geante aurait eu comme conséquence de paralyser la circulation dans la rue Notre-Dame durant trois jours, Molson-O'Keefe a demandé à la firme d'ingénieurs Monenco de trouver une autre solution pour hisser l'équipement sur le toit de l'édifice.Les ingénieurs ont finalement décidé d'avoir recours à un hélicoptère spécialement conçu pour effectuer ce genre de travail.Selon M.Denis Généreux, l'ingénieur responsable des projets chez Monenco, neuf transports par hélicoptère ont été nécessaires pour acheminer le matériel pesant 220 tonnes sur le toit de l'édifice.« L'hélicoptère, un Bell 204 spécialement conçu pour transporter à l'aide d'un câble de lourdes charges, a effectué la navette hier matin trois heures durant entre le port de Montréal où avait été amené le matériel et le toit de Molson», a-t-il expliqué.Par mesure de sécurité, la circulation automobile a été interrompue sur la rue Notre-Dame entre les rues Pa-net et Papineau ainsi qu'à la sortie de l'autoroute Ville-Marie.?Le «Vive le Québec libre» de De Gaulle n'avait rien d'improvisé LOUIS-BBRNAIKD HOBITAILLE collaboration spéciale PARIS a classe politique française a compté un seul véritable activiste de la cause québécoise, mais il n'était pas le plus mal placé: c'était le général de Gaulle en personne qui, de façon très claire, s'était prononcé, non seulement depuis le balcon de l'hôtel de ville, mais dans une conférence de presse officielle qui avait suivi, en faveur d'une quasi-souveraineté du Québec, à une époque où officiellement, les indépendantistes du R1N faisaient à peine plus de cinq p.cent des voix.«Le Vive le Québec libre de De Gaulle n'avait rien d'improvisé, nous dit aujourd'hui son ancien ministre Alain Pe>refitte.De Gaulle pensait que les Québécois devaient s'émanciper, ne devaient pas être les larbins des Anglo-Saxons.Ce qui ne voulait pas dire nécessairement l'indépendance pure et dure.Mais je sais que de Gaulle avait été déçu en 67-68, par le manque de courage et d'audace des gouvernements )ohnson et Bertrand.Par le fait qu'ils ne profitent pas du choc psychologique créé par sa déclaration pour aller plus loin.» L'activiste de Gaulle, en clair, poussait des responsables québécois qui ne l'étaient oas à devenir souverainistes.Personne, depuis, n'est allé aussi loin dans le monde politique français, si ce n'est un agitateur célèbre de l'époque, Philippe Rossillon qui, le soir du référendum battu de 1980, déclarait à qui voulait l'entendre à la Déléga- \\\t4 tion du Québec: «C'est idiot.L'indépendance ne se soumet pas à référendum, l'indépendance on la décrète!» Sans aller aussi loin, un homme comme Alain Peyrefitte, justement, préconisait publiquement à Lucien Bouchard, lors de sa visite à Paris au printemps dernier, qu'un gouvernement péquiste aurait peut-être avantage à proclamer la souveraineté suite à une simple victoire électorale plutôt que de soumettre la question a un référendum, plus difficile à gagner.Simple députe, Alain Peyrefitte n'a certes plus l'influence qu'il avait dans les années 70, et fait plutôt par ie de la vieille garde gaulliste tenue à l'écart par lacques Chirac.Mais il reste éditorialiste en chef du Figaro.Souverainistes déclarés Parmi les hommes politiques de premier plan, on compte aujourd'hui trois souverainistes pratiquement déclarés.Le plus important, de loin, est Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale, chef de file de l'aile la plus nationaliste du RPR, le parti de Chirac.Un homme de poids, à tout point de vue, et qui n'hésite pas à encourager les souverainistes à aller de l'avant.Le second a perdu beaucoup de terrain: le socialiste Michel Rocard, qui a définitivement renoncé à la candidature socialiste a la présidence, et qui a même perdu la direction du PS en juin dernier, à la suite du désastre électoral des élections européennes.Tout dépend maintenant pour lui d'une hypothétique victoire de son ami VOIR DE GAULE EN A 2 i A 2 9 lh HKt^bt.MUNiKtal.DIMANCHE 15 NOVEMBRE 1994 La vie privée des élus: Paris-Match aura-t-il ouvert une porte LOUIS-BIIINARD colhihorMiion specliite BITAIL1I il Depuis la publication de la photo de Mazarine (M'k Mittterand junior) dans Paris-Match, il y a dix jours, la grande question continue d'agiter le microcosme parisien.Est-ce la fin de l'exception française en matière de presse, laquelle exception protégeait la vie privée des personnalités publiques?Les journaux dits convenables vont-ils se jeter \u2014 comme en Grande-Bretagne et aux États-Unis \u2014 dans la même course délirante au scandale sexuel, au déballage de la vie intime du député Machin et du sénateur Truc ?Il y a deux jours, a la radio publique, une émission spéciale sur le sujet, avec la participation de divers journalistes, dont la (charmante par ailleurs) correspondante du Chicago Tribune.Avec cette bonne conscience tranquille et primaire qui caractérise souvent les journalistes américains, tellement sûrs de détenir LA vérité en matière d'information, la voilà qui déclare péremptoirement; «Les journalistes ne doivent retenir aucune information.Ils doivent publier tout ce qu'ils savent.» TOUT vraiment?Que le sénateur Untel a tenu des propos galants à sa voisine de table?Que l'autre député a été vu avec une petite amie dans un bar?Qu'un troisième a bu à lui seul une bouteille de bordeaux et fait quelques blagues déplacées?Ce TOUT catégorique donnait trotd dans le clos: un gros excès de vitesse vieux de huit ans doit-il ruiner une carrière politique majeure?Faut-il faire une série d'articles sur le fait que tel leader a pique un livre dans une librairie à l'âge de dix-sept ans?Ou même qu'il aurait copulé à 22 ans, avant d'être marié?Ou à 28 ans, après son mariage?Pour l'instant, il se trouve que des pays comme la France, l'Espagne et même, dans une certaine mesure l'Italie, échappent à cette hypocrisie délirante, qui consiste à exiger des personnalités publiques un comportement «vertueux» qu'on ne demande à aucune autre catégorie professionnelle: ni aux hommes d'affaires, ni aux responsables militaires.ni même aux journalistes de premier plan.Réaction plutôt sèche de Bruno Frap-pat, qui était il n'y a pas longtemps di-recteur-adjoint du Monde: «Chère Madame, il y a des tas d'informations dont je dispose, comme beaucoup de journalistes, et que je n'ai pas l'intention de publier, tout simplement parce qu'elles n'ont aucune incidence sur les fonctions exercées par telle ou telle personnalité.Que Monsieur Untel boive un peu trop à tel moment ne concerne les médias que si cela interfère véritablement sur ses activités publiques: c'est alors une question de jugement pour les journalistes.Les maîtresses de tel ou tel ministre ne présentent aucun intérêt.sauf si, bien entendu, les fonds publics servent à entretenir les maîtresses en question.» Selon le patron de Libération, Serge \tPARIS ÉHH \t luly, le risque existe bel et bien de voir se déclencher une mécanique infernale et incontrôlable, y compris au sein de la presse «convenable» qui, pour des raisons do concurrence commerciale, ne pourrait plus rester à l'écart de cette course au scandale.Les affaires personnelles \u2014 adultère, homosexualité et cie \u2014 étaient jusque-là cantonnées soit dans des tracts anonymes de campagnes électorales, ou plus récemment dans la «presse de caniveau», totalement ignorée par les médias sérieux.A partir du moment où Paris-Match entrait dans la danse, cela devenait une affaire politique.Vu le succès commercial de ce scoop (une édition de 1,1 million d'exemplaires épuisée en trois jours), d'autres journaux à peu près honorables, et qui souhaitent faire du tirage, seront peut-être eux aussi tentés de déballer de nouveaux «secrets».Sans vraiment relancer l'affaire, la télévision publique (France 2) fait preuve d'un goût assez douteux en programmant demain soir, comme par hasard le film Le Bon plaisir, tiré du roman à clés de Françoise Giroud, et qui parle d'un certain président français.et de son fils naturel.Cette façon d'exploiter le filon peut donner des idées à bien des médias.jusqu'ici la presse française faisait preuve dans le domaine d'une retenue exemplaire.On pourra dire que cela relevait d'une tradition Incestueuse entre les «grands» journalistes et le pouvoir politique.Mais cela relevait aussi du simple bon sens, dans la mesure où, dans une réception ou un dîner «officieux», un responsable politique a éventuellement le droit de tenir \u2014 à titre privé \u2014 des propos blagueurs ou provocants, ou même d'avoir un léger écart de conduite, sans que cela soit reproduit le lendemain dans les journaux, comme s'il s'agissait d'un discours officiel ou d'un projet de loi.En contrepartie de cette retenue exemplaire \u2014 qu'on retrouve en Espagne, où longtemps la vie privée plutôt ardente du roi Juan Carlos a été protégée \u2014 la presse française, entièrement obnubilée par les grands débats politico-idéologiques, a longtemps ignoré et méprisé toutes les informations concernant les affaires d'argent.Jusqu'au début des années 80, c'était, pour des journaux comme le Monde ou le Figaro, des questions de «bas étage», qui n'étaient pas dignes de figurer dans les colonnes d'un journal honorable.On laissait ça au Canard enchaîné, qui pendant les 25 premières années de la Ve République, publia chaque semaine des révélations concernant, soit les valises noires pleines de billets de banque qui circulaient entre les entreprises, les partis politiques et la Suisse, soit ces cas avérés d'enrichissement personnel, sans qu'aucun média ne daigne relever l'information.Bien que la France reste profondément monarchiste dans son comportement \u2014 on ne pose pas de question sur la manière dont le président dépense les fonds publics ou les utilise en faveur de son entourage personnel mmm lot grands journaux ont effectué dans ce domaine un important virage vers 1983-84, en révélant notamment les premiers scandales politico-financiers de l'ère Mitterrand.Dans cette «affaire Mazarine», la vraie question, que posent des journaux sérieux, n'est pas que le président Mitterrand ait eu un enfant avec une maîtresse, mais de savoir si celle-ci et sa mère ont, depuis 1981, largement vécu aux frais de l'État français, entre autres en occupant des résidences officielles, ou encore été entretenues par des «amis» du Prince, comme le fameux Roger-Patrice Pelât, lequel en contrepartie a touché d'importants «cadeaux» de la part de la République.Même si ces sommes ne représentent, sur douze ans, «que» quelques centaines de milliers de dollars, il s'agit de scandales qui dépassent le cadre de la vie privée et concernent les deniers publics.En s'intéressant désormais à ces pratiques «régaliennes», la presse française est indéniablement partie dans la bonne direction.La question est de savoir si elle saura s'arrêter avant de passer aux affaires de poubelles et d'alcd-ves qui jusque-là avalent épargné la France.\u2022 \u2022\t\u20ac\tm Demain dans La Presse \u2014 Automobile La Honda Odyssey ¦ La compagnie Honda defie la logique du marche en lançant, a la fin de décembre, la mini-fourgonnette Odyssey.Honda se tourne vers une fourgonnette aux dimensions relativement modestes alors que la tendance semble se diriger vers les modeles plus volumineux et plus spacieux.Notre collaborateur Denis Duquet a constaté que les ingénieurs de Honda ont toujours plus d'un tour dans leur sac et ils nous livre ses impressions.De son côté, Jacques Gagnon a rencontre Marie-Rose, une sympathique Chevrolet 1927 qui a vaillamment parcouru quelque 7000 kilomètres au cours de la belle saison qui vient de se terminer.A lire demain dans le cahier «auto-econo-mie».10, / , , 15 19 637 840 $ Merci! Centraide du Grand Montréal 4&3.M StetMooke OottSl MonlUil (Québec) H3A 1B6 m (Si 4) 288- U61 DONNEZ UN COUP DE MAIN AU DESTIN La quotidienne\ta trois chiffres\t074 Tirane d'hier\ta quatre chiffres\t0004 H5 ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces 285-7070 285-7100 285-6892 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi d©Sh30a17h30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tele* Vacances, Voyages Carriérés et professions, 285-71 11\"] 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 J 285-7265 refit f c-sr rxjbl.ee car la PRESSE ltee.7.rue Samt Jacques.Montréal h2y 1 résultats qui montrent qu'aucun repondant n'est capable de citer spontanément le nom de son parti.A cette question, huit pour cent des gens citent le MÉMO, deux pour cent le COURS et trois pour cent le.RCM, un parti municipal.71 p.cent des répondants ne connaissent toutefois aucun parti scolaire.L'indifférence de la population face à l'élection scolaire se double d'une méconnaissance des grands enjeux de cette élection.La Loi 107 sur l'instruction publique qui prévoit le remplacement des commissions scolaires confessionnelles par des commissions scolaires linguistiques sème la confusion dans l'esprit des répondants.69 p.cent des électeurs ci^gient qu'une commission scolaire linguistique pourrait gérer à la fois des écoles françaises et des école* anglaises, ce qui est faux.«Expliquer les enjeux n'est pas toujours facile, dit Michel Pallascio.C'est complexe même pour nous.» «La question de la Loi 107 fait l'objet d'un débat d'experts, souligne Diane De Courcy.Il faut en parler avec les mots de tous les jours.À ce titre, les discussions publiques qui sont menées dans les quartiers sont très utiles».Pour Denise Soucy-Brousseau, le débat scolaire pâtit du fait que l'élection du 20 novembre survient après les élections provinciales et municipales.«Les médias ont été surchargés ces derniers mois, indique Mme Soucy-Brousseau.L'informaîion n'est peut-être pas assez diffusée pour l'élection scolaire.» Le sondage SOM-La Presse-Université de Montréal a été réalisé entre le 11 et le 16 novembre auprès de 923 personnes vivant sur l'île de Montréal.?l ivresse ne peut servir d excuse a la commission d'un crime l'« intention criminelle ne pouvait être établie», défense qu'un tribunal inférieur lui avait refusée.Quelques semaines plus tard, la Cour du banc de la reine de l'Aligna s'est appuyée sur ce jugement pour acquitter elle aussi un homme accusé de voies de fait simples contre sa femme.Comme Allan Rock n'entend pas présenter de projet de loi avant d'avoir obtenu des reactions à son document de travail \u2014 soit d'ici le 28 février\u2014 le gouvernement libéral devra donc s'empresser d'en déposer un avant l'été prochain.«Il est important pour nous de regler cette question au plus vite, mais il est encore plus important que nous le fassions de façon responsable, a-t-il dit.On critiquera peut-être ma lenteur, mais je veux agir consciencieusement et je veux avoir de bons résultats.» Le document de discussion pro- pose plusieurs approches relatives a l'invocation de l'ivresse comme défense: \u2022\tCréer un nouveau délit d'intoxication, en vertu duquel une personne acquittée d'avoir commis une agression sexuelle pourrait encore être trouvée coupable «d'intoxication criminelle ayant mené à une agression ».\u2022\tInclure dans le code criminel la décision de la Cour suprême dans l'affaire Daviault, de façon à permettre dans certains cas l'invocation de l'état d'ébriété comme defense.\u2022\tMaintenir le statu quo.Un comité des Communes a déjà recommandé l'adoption de la première proposition.Deux versions de la nouvelle loi proposée sont suggérées dans le document de discussion.D'ici deux semaines, les libéraux pensent pouvoir déposer un projet plus précis.Allan Rock a dit qu'il faudrait attendre au moins six semaines après l'échéance du 28 février pour que le gouvernement songe même a préparer un projet de loi.n \u2022 » Précisions é ¦\tDans son édition du 1er octobre, La Presse faisait mention d'un jugement rendu par un magistrat de la Cour municipal de Montréal contre le restaurant John le Grec III, situé sur la rue Principale, à Ste-Agathe-Sud.L'amende imposée le 26 août dernier, au montant de 700$, l'a été pour une infraction qui a eu lieu deux ans plus tôt, soit le 25 août 1992.Entretemps, de nouveaux propriétaires ont acquis ce restaurant.Les propriétaires actuels n'ont donc pas à être impliqués dans l'infraction ni dar.s la sentence rendue par le juge.Nous nous excusons pour toute mésentente que cela aurait pu causer.¦\tUne erreur s'est glissée dans l'édition d'hier au sujet du droit d'appel de la couronne portant sur la décision du jugement du juge Claude Guérin de la Cour supérieure qui avait acquitté une femme de lolieite d'avoir tenu une maison de débauche.Mme Thérèse Biais-Pelletier est le nom de la tenancière du bar de la rue Baby et non celui du juge de la Cour d'appel qui a autorise la couronne d'en appeler. » «tf*-* \u20224*'\"\t^tfftl LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1994 Côte-Nord : la seule usine de Baie-Trinité part en fumée RAYMOND CERVAIS ¦ Une usine de transformation de fruits de mer de Baie-Trinité, sur la Côte-Nord, a été complètement détruite par un gigantesque incendie, dans la nuit de vendredi à samedi.Le feu, qui a pris naissance dans la vieille partie de l'usine, s'est rapidement communiqué à tout le bâtiment.La Nouvelle-Écosse a reconnu l'homéopathie: des homéopathes d'ici se font expliquer comment La seule province où le corps médical a reconnu l'homéopathie médicale VANN PINEAU ¦ Le docteur William Lavalley, un médecin de Nouvelle-Écosse qui pratique à la fois la médecine traditionnelle, l'homéopathie et l'électro-acuponcture, a expliqué, hier, comment ses collègues et lui étaient parvenus à se faire reconnaître par la Société médicale de Nouvelle-Écosse.Au printemps dernier, cette association de médecins devenait la première au Canada (et la seule à ce jour) à créer une section de médecine complémentaire, au même titre que l'obstétrique ou la cardiologie.La médecine complémentaire inclut l'homéopathie, l'acuponcture, la médecine environnementale et d'autres traitements alternatifs.En clôture de l'assemblée générale du Regroupement pour l'homéopathie médicale, le Dr Lavalley a relaté les péripéties qui ont jalonné la lutte qu'il a menée contre les autorités pour que la médecine complémentaire soit reconnue en Nouvelle-Écosse.Le Dr Lavalley et son collègue David Baker, du Médical Wellness Centre de Cnester, au sud de Halifax, avaient défrayé la chronique locale en 1992.On accusait entre autres les deux docteurs de pratiquer «une médecine de charlatans».Ils ont même évité de justesse une comparution devant un comité de discipline.«La médecine traditionnelle donne des vaccins, organise des campagnes anti-tabac, indique le Dr Lavalley.Mais, ce n'est que de la prévention de maladies.Ce n'est pas de la promotion du mieux-être.» Selon le Dr Lavalley, la force de la médecine complémentaire réside dans son objectif de promotion du mieux-être des patients.«Traditionnellement, les médecins traitent les symptômes, traitent la cause de la maladie, tentent de prévenir la ma- ladie puis, s'attachent au mieux-être du patient et s'assurent de ne pas lui faire de mal », dit William Lavalley.Pour lui, la médecine complémentaire inverse l'ordre des priorités en mettant avant tout l'accent sur le mieux-être.Pour appuyer ses propos, il cite des statistiques qui indiquent que le tiers des Américains consultent des professionnels de la médecine complémentaire.Au Canada, cette proportion serait de 25 p.cent.Aux yeux du Dr Lavalley, cette demande prouve la nécessité de reconnaître l'homéopathie au Canada.La méfiance, voire l'hostilité, des autorités médicales ne serait pas basée sur des critères scientifiques, pense William Lavalley.Il s'agirait plus d'intérêts politiques et financiers.Ginette Varin, présidente du Regroupement pour l'homéopathie médicale, pense que l'expérience acquise par le Dr Lavalley en Nouvelle-Écosse va énormément aider la cause de son association.«Il nous a démontré l'importance des pressions exercées par les groupes d'usagers des médecines complémentaires», remarque Mme Varin.Au Québec, les acuponcteurs ont obtenu leur corporation professionnelle l'été dernier.Elle entrera en fonction dès juillet 1995.Par contre, les homéopathes du Québec ne sont pas reconnus.« Il y a un ^roblème de harcèlement de la part de la Corporation professionnelle des médecins, dit Ginette Varin.Augustin Roy a refusé de discuter avec nous.Nous attendons de voir quelle attitude adoptera le nouveau président.» En attendant de voir si son regroupement pourra adapter au Québec la stratégie qui a fonctionné en Nouvelle-Écosse, Ginette Varin espère bien que les groupuscules québécois d'usagers de la médecine complémentaire sauront s'organiser.Selon elle, la pression des usagers constitue une partie importante de la solution au problème de la marginalité de la médecine complémentaire.C'est un résidant des alentours qui a alerté les pompiers de la municipalité, qui compte 650 habitants, après avoir aperçu les flammes s'élevant au-dessus de l'usine, vers les 4 h de la nuit.En moins de deux heures, toute la structure n'était plus qu'un immense brasier et les pompiers n'ont pu que constater leur impuissance devant l'élément destructeur.Hier, c'était la consternation parmi la population de ce petit village de la Côte-Nord, situé à mi-chemin entre Baie-Comeau et Port-Cartier.L'usine de transformation Fruits de mer Côte-Nord Inc., sur la route 1 38.procurait de l'emploi à plus de 150 personnes durant la belle saison et 30 personnes y travaillaient à l'année longue.«C'est terrible, la compagnie était la seule grosse entreprise de la région.C'est l'ouvrage du monde qui s'est littéralement envolé en fumée», a déclaré un travailleur, au bord des larmes.Une catastrophe pour la région La destruction de cette usine de transformation -du crabe \u2014 elle pouvait en traiter plus de deux millions de kilos par année \u2014 est une véritable catastrophe pour la région et les résidants souhaitent que la compagnie renaisse de ses cendres le plus rapidement possible.Personne n'a été blessé, mais les dommages sont estimés à quelques trois millions de dollars.Les enquêteurs de l'escouade des crimes majeurs de la SQ, à Baie-Comeau, ont été dépéchés sur les lieux, dans l'espoir d'établir l'origine du sinistre.Comme l'a expliqué hier un policier de la SQ, «tant et aussi longtemps que la cause n'est pas connue, l'incendie demeure suspect».PHOTO MAURICE THIBOOEAU COllltXKatKXl spéculé La Sûreté du Ouébec a procédé hier à l'arrestation d'une soixantaine d'adolescents alors qu'ils se trouvaient à l'intérieur d'un bar de Charlemagne, ville située à l'est de Montréal.60 adolescents arrêtés dans un pub à Charlemagne PHOTO STEPHANE BRUNET.coll3boration spéculé inconeffe rue Bélanger êê Les pompiers de la caserne 31 de Montréal ont mis quatre heures, hier matin, pour maîtriser un incendie qui s'était déclenché vers 2 h 00 au 762, rue Belanger, entre les rues Saint-Hubert et Chateaubriand.Un pompier a ete incommodé par la fumée.Les dégâts sont estimes à 175000$.RAYMOND CERVAIS ¦ Pas meins de 60 adolescents âgés de 14 à 17 ans qui se trouvaient dans le Restaurant pub O'Toole, situé au 115 rue Chopin a Charlemagne, ont été interpellés par la police dans la nuit de vendredi à hier et conduits au poste de police où leurs parents ont dû venir les chercher.Deux adultes qui se sont interposés entre les policiers et les adolescents ont également été arrêtés et seront accusés de voies de fait et d'entrave au travail des agents.Trois autres individus ont été arrêtés après avoir été trouvés en possession de stupéfiants.Un premier sera ac- cusé de possession pour fin de trafic tandis que deux autres seront accusés de possession simple de stupéfiants.Il était près d'une heure lorsqu'une cinquantaine de policiers de la SQ assistes de leurs confrères de la Sécurité publique de Le Gardeur-Charlemagne, ont fait irruption dans l'établissement bondé de monde.Selon la police, pas moins de 550 clients se trouvaient sur place alors que la capacité légale permise dans l'établissement est de 344 personnes.Les adolescents appréhendés devront répondre à des accusations d'avoir été trouvés dans une endroit licencié et éco- peront vraisemblablement d'une amende tandis que le tenancier devra répondre d'accusations plus graves, soit d'avoir permis à des adolescents de fréquenter son établissement et d'avoir accepté un plus grand nombre de personnes à l'intérieur du bar que son permis ne lui autorise.Les policiers ont également saisi 21 bouteilles de boisson dont le contenu était douteux.Comme l'a expliqué hier soir un agent de la SQ, certaines des bouteilles confisquées ne semblaient pas provenir de la Société des alcools du Québec tandis qu'il semlait que d'autres aient été transvidées.Réconciliation à Croonfloia ïï*arH La passation des pouvoirs a eu lieu hier midi a l'Hôtel de ville de Creenfield Park entre le vieux routier de la politique, le maire sortant Stephen Olynyk et le maire élu Marc Duclos.Duclos un ancien conseiller et rival d'Olynyk, a serré la main de celui qui l'avait déjà fait arrêter pour avoir troublé la paix lors d'une assemblée du conseil de ville le 27 octobre 1993.Duclos avait écopé une amende de 100$ qu'il avait contestée.Olynyk, âgé aujourd hui de 72 ans, a décidé de se retirer de la scène politique après avoir dirigé les destinées de Creenfield Park durant 16 ans.PHOTO B\u20acP*AP0 BPAUlT LJ PreiSe L'EXPRESS HÉLÈNE HURTUBISE : LES RECHERCHES SE POURSUIVENT ¦\tLes recherches pour retrouver Hélène Hurtubise, disparue dans la nuit du 5 au 6 novembre dernier, se sont poursuivies toute la journée, hier, à Sainte-Catherine.Depuis la disparition de la jeune fille de 18 ans, le ratissage du secteur par des policiers de la région, les survols d'hélicoptère et les plongées effectuées par la Sûreté du Québec n'ont pas donné de résultats positifs.Rappelons que Hélène Hurtubise a les cheveux bruns très longs, arbore une canine avancée par-dessus les incisives, mesure 5'6 et pèse environ 125 livres.Au moment de sa disparition, elle portait un jeans, un t-shirt vert, un chandail de laine bleu, des souliers en daim et avait un sac à dos de denim bleu.Les enquêteurs n'écartent pas la possibilité que le véhicule qu'elle conduisait puisse se trouver en dehors du secteur ratissé.La SQ demande à toute personne possédant des informations concernant le Pontiac Grand-Prix noir 1992 immatriculé au Québec, numéro EVX 587, de communiquer avec les enquêteurs au (514) 598-4043 ou avec le superviseur au (514) 598-4242.LA CSN SE PENCHE SUR LE PROBLÈME DE L'EMPLOI ¦\tPour la CSN, il est clair qu'il n'y a plus de correspondance entre la croissance économique et l'emploi.Afin de redéfini» leurs stratégies face à l'emploi, plus de 300 membres de la CSN se sont rassemblés, hier à Montréal, lors d'une journée de réflexion.Gérald Larose, président de la CSN, n'a pas hésité à avancer «qu'il se pourrait même que la croissance entraîne le sous-développement».Pour M.Larose, l'emploi doit devenir un objectif en soi.A ce titre, il pense qu'il faut repréciser la place de l'éducation dans le développement de l'emploi, d'ici à l'an 2000.«La restructuration de l'éducation doit inclure une plus large démocratisation, une plus grande accessibilité et plus d'adéquation avec le marché du travail», a déclaré M.Larose.Le chef syndical s'est aussi exprimé en faveur d'un régime de santé qu'il dissocie du système de soins actuel.ANIMATEUR RADIO CONTROVERSÉ ¦\tQuelque 80 auditeurs de la station radiophonique CKVL ont défilé, hier après-midi, devant les locaux du poste de Verdun, afin d'appuyer l'animateur controversé lean Savard, qui risque de se voir retirer l'émission de soirée qu'il anime depuis deux mois et demi.Savard, qui remplace l'animateur régulier Roger Drolet, en congé de maladie, a ses idées bien à lui quant au contenu que l'émission doit avoir.La semaine dernière, l'animateur, qui ne se gène pas non plus pour afficher ses idées sur différents sujets, dont la religion catholique.UNE MESSE À LA MÉMOIRE DU CARDINAL LÉGER ¦\tUne messe commémorative, en mémoire du cardinal Paul-Émile Léger, sera célébrée ce matin à 11 h, à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, par Mgr lean-Claude Turcotte, afin de souligner le 3e anniversaire de la mort du cardinal.ODEUR DE GOUDRON AU CASINO ¦\tDepuis le début de la semaine dernière, une odeur persistante de goudron, provenant de travaux qui sont effectués sur le toit de l'ancien pavillon de la France, où loge le casino de Montréal, incommode les joueurs et le personnel du casino, au troisième étage de l'édifice.M.Patrice Tardif, porte-parole de la Société des casinos, a indiqué hier que l'installation d'un nouvel équipement de climatisation avait forcé les autorités à refaire la toiture de l'édifice.Selon M.Tardif, des experts en santé et sécurité surveillent de près le déroulement des travaux et, même si les odeurs sont désagréables, la santé des visiteurs et du personnel n'est pas en danger.LE QUARTIER CHINOIS REÇOIT ¦\tDans le cadre de la semaine interculturelle, le service de la Famille chinoise du Grand Montréal invite la population à une journée porte ouverte qui se déroule dans le quartier chinois, plus précisément au 1001 rue Saint-Dominique.En plus des spectacles, des kiosques et des visites guidées, une rencontre est organisée avec 20 familles québécoises qui ont adopté des bébés chinois.ACCIDENT À VAL D'OR: DEUX MORTS, DONT UN AGENT DE LA SQ ¦ Un policier de la SQ et la passagère qui se trouvait à bord de son véhicule privé sont morts dans un accident de la route, survenu dans la nuit de samedi à dimanche.Bernard Bergeron, policier de 32 ans de la SQ à Val d'Qr, a péri lorsque son véhicule, immobilisé «en plein centre, de biais» sur la route 117 «pour une raison encore inconnue», a été embouti par une autre voiture, révèle la police de l'endroit.Le policier et sa passagère.Helena Papageorgopoulos, âgée de 37 ans, sont morts sur !e coup._/_ LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1994 ¥ Faucheur de rêves Les propos du fils aintenant que mes deux enfants fréquentent l'école primaire, je songe à changer de comportement.Tant qu'ils étaient dans le monde magique de la petite enfance, j'avoue qu'il était judicieux de leur faire yoir la vie en rose.Maintenant qu'ils ont vieilli, j'envisage de les amener progressivement à découvrir les dures réalités de îa vie.Papa cruel, cinglant?Eh oui! )e tiens a ce que mes enfants comprennent jeune que la vie n'est pas facile; que de se faire des amis, des blondes, de réussir à l'école, de gagner sa vie est toute une aventure, une aventure remplie de déchirements, de déceptions et de souffrance.Pourquoi les confronter à ça?Parce que c'est la réalité, voilà tout.le vois d'ici mon père grimper dans les rideaux ! Lui qui adore faire rêver les enfants.Mais papa, pourquoi attendre que la vie s'en charge?N'est-il pas trop tard à ce moment-là?Trop de gens s'imaginent que l'enfance est une période de joie et de rêve et que plus les enfants sont heureux, meilleurs sont les parents.le ne suis pas d'accord.En tant que père, je crois que mon devoir est non seulement d'aimer et de protéger mes enfants, mais aussi de les préparer à vivre dans le monde qui les attend.Les Amérindiens, jadis, déshabillaient leurs bébés et les roulaient dans la neige pour les endurcir.Cruauté primitive me diras-tu?Pas sûr.Ces gens-là savaient que leurs enfants seraient contraints d'affronter de durs hivers et ils les préparaient en conséquence.le crois qu'on aurait intérêt à imiter ces sociétés primitives qui ont tenu le coup durant des millénaires.L'enfance n'est pas un jeu.C'est une suite d'épreuves dont le but est simple: devenir une personne autonome.La tâche des parents est donc de préparer leur progéniture à bien vivre cette transition et non pas à chercher sans cesse à leur faire plaisir.Dans la nature, la cane est en avant et les canetons suivent derrière.Malheur à celui qui s'égare.La vigilance s'impose.Chez nous, c'est le contraire, les enfants sont en avant et les parents courent derrière.L'ineptie et l'insouciance triomphent.* * * Comprends-moi bien papa.Comme n'importe quel parent, j'aimerais élever mes enfants dans un monde de rêve, un monde sans haine, ni violence, un monde sans dominants ni dominés, l'espère qu'un jour on va y arriver, j'espère qu'un jour l'amour et la tolérance triompheront partout sur terre, mais en attendant il faut bien faire face à la musique et composer avec la réalité qui nous entoure.Tout cela pour dire que je trouve ridicule l'idée d'empêcher les enfants de s amuser avec des fusils, de regarder certaines émissions de télévision ou de fréquenter certains amis.Les parents qui tentent d'élever leurs enfants dans une bulle de verre ne les aident en rien, au contraire ils les fragilisent.Que ceux qui tiennent mordicus à cacher à leurs enfants les réalités de ce monde s'isolent comme les Amish de Pensylvanie.l'ai connu un petit garçon qui, depuis sa naissance, avait toujours bu de l'eau de source en bouteille.Le jour où il est arrivé chez moi et que je lui ai servi un verre d'eau, il est tombé malade.?* * Il va de soi que mon propos s'adresse aux bons parents, aux parents qui ont tendances tout comme moi à surprotéger leurs enfants.|e n'oublie pas le drame des enfants abandonnés, laissés pour compte, mais c'est une tout autre histoire.Un jour, a l'époque où j'habitais encore îa banlieue, Simon et Thomas m'arrivent avec un drôle d'air.Je les questionne et j'apprends qu'un de leurs amis vient de leur montrer des extraits du film Terminator.J'étais scandalisé! Montrer un film d'une telle violence à l'imagine que lorsque mes enfants auront 12 ans et que leurs copains leur feront voir quelque «Freddy» ou autres films du genre, je serai moins inquiet.Simon et Thomas vont probablement découvrir bien d'autres horreurs dans les années à venir.|e plains les parents oui ne s'en tiennent qu'à Walt Disney.A l'écran comme dans leur comporte- ment.Quand leurs ados perdront les pédales ou se fermeront comme une huître, ils diront: «On comprend pas.On a pourtant tout fait pour eux.» Tout sauf les rouler dans la neige.La réaction du père des enfants de 6 et 8 ans, ô mon Dieu! que vais-je faire?Y'a-t-il une manette «rewind» quelque part sur le crâne de mes enfants?Tout parent sera confronté un jour ou l'autre à ce genre de situation.Plutôt que de sortir le livre «La belle au bois dormant», pour leur changer les idées, je suis allé au club vidéo, j'ai loué Terminator et on l'a regardé ensemble.J'ai arrêté le magnétoscope au moins cent fois pour bien leur expliquer.Dans les scènes difficiles, me mettant à leur place, j'étais moi-même tout crispé.Mais on a regardé ce film jusqu'à la fin.Ce jour-là, je me suis senti comme le cultivateur qui initie son fils à saigner un porc.C'est dur à montrer mais c'est la vie! Mes enfants grimaçaient quand le sang giclait mais j'étais là, pas loin.st-ce une nouvelle mode Daniel?Pour îa troisième fois tu fais appel aux us et coutumes des «bons sauvages» pour nous indiquer la voie à suivre! Tu sais pourtant que je lutte contre les images naïves dépeignant les merveilleux hommes primitifs d'avant les «sales Blancs civilisés».Cette sauce me lève le coeur.Et que je te surprenne pas à rouler, nus, dans la neige tes deux mioches, je t'étripe! Voilà que tu décides, Daniel jasmin, qu'il y a un temps pour rêver et faire rêver les humains.Tu sembles dire Jusqu'à l'entrée à l'école.Avant?Oui, papa et papi peuvent bien entretenir ce qui a été décrété par les «psys»: l'âge magique.En voilà une salade! Je t'en prie, cher fils, n'écoute pas ces savants «du jour».De décennie en décennie, ils changent la «bonne façon ».À ton âge, je croyais dur comme fer à l'illustre pédiatre Spock et ses suiveurs.Avant de crever, il a renié ses théories et avoué qu'une bonne fessée peut être utile aux «chers petites merveilles».Avoir su, je te dis que je t'aurais moins cajolé et que tu en aurais mangé des volées sur les foufounes! Oh oui ! Tu écris que j'adore faire rêver les enfants.C'est faux.Très souvent, j'ai eu à coeur de les réveiller, les instruire et même, à l'occasion, leur fourrer le nez dans le réalisme le plus.réel.Souviens-toi du carnage des grenouilles! Alors voici ce que j'en pense de tes «faucheurs de rêves»: on a besoin de rêver, d'espérer, d'imaginer à cinq ans et à soixante et cinq ans.Oui mon gaillard! Je ne regrette pas de t'avoir laissé rêver, de t'avoir invité à rêvasser, à idéaliser aussi, quand tu avais dix ans, quinze ans, vingt ans.Évidemment, la dure réalité selon Arthur Rimbaud a empêché la concrétisation de la plupart de ces voeux.Et puis après?Il me semble qu'il est plus triste et plus grave de décider qu'il y aura seulement le réel au programme des jeunes qui entrent en cours élémentaire.Il faut les deux aspects de cette conduite humaine puis-Que le concret n'est que l'aboutissement de l'imaginaire.Pas vrai?Par contre, une chose est claire: d'abord aimer, aimer vraiment son enfant.Le reste est secondaire.N'aies pas peur pour tout le reste: tes enfants peuvent regarder Terminator, tu peux leur acheter des revolvers-jouets, ils peuvent jouer avec un petit voyou déluré.Si l'enfant est bien aimé, il est sauvé.La merveilleuse analyste des enfants, Françoise Dolto (je relis parfois ses beaux livres) l'a proclamé: un enfant qui a un père hélas violent, batteur, mais qui, néanmoins, aime vraiment son enfant sera plus heureux, plus épanoui, que l'enfant jamais violenté mais élevé (bien élevé) par un père qui ne l'aime pas.Quelle leçon, Daniel, non?Toute une petite bourgeoisie, bien pleine de bonnes intentions, hésite, se palpe, tremble, spécule, tergiverse, s'énerve: comment faire face aux réalités, face à l'imaginaire, aux rêves?C'est pitoyable dans certains cas.Dieu merci, tu n'en es pas là.Fais rêver tes garçons mais aussi instruis-les sur les pépins des rouges réalités et, surtout, aime-les.Continue de les aimer, ils seront sauvés, comptables ou pol-tes! Malgré le choc culturel, il faut plonger LILIANNE LACROIX ¦ Maigre sa frayeur, malgré le choc culturel qui le frappait de plein fouet, malgré cette barrière de la langue qui le paralysait, Rodrigo Bustamante a décidé de plonger.Professeur d'universite dans son pays, il était soudainement redevenu analphabète.11 avait suffi en effet d'un voyage d'une dizaine d'heures entre la Colombie et le Québec pour qu'il se retrouve, réfugié politique, comme un enfant à la veille de commencer l'ecole et complètement incapable de fonctionner dans la société qui venait de l'accueillir.Il devait a nouveau réapprendre à lire, à écrire et même à parler.Ft vite! Repoussant volontairement l'idée pourtant tentante de se réfugier auprès d'ex-compatriotes colombiens installés au Québec, il a décidé d'aller travailler dans une ferme lavalloise.puis comme employé d'entretien.Alors même qu'il suivait ses cours de français, il multipliait les occasions de rencontres avec des Québécois: «Initialement.je sais que ça m'aurait sécurisé de m'entourer d'amis la-tinos.Mais je savais que, si je res- btt>quefoec tais en ghetto, ça ne donnerait rien.Je voulais être avec des Québécois pour découvrir leur culture, leur organisation.La pire chose pour un immigrant, c'est le manque de communications avec l'autre culture.Il faut briser cela à tout prix.Si on veut y arriver, il n'y a pas de place pour la gêne.Il faut foncer.» 11 y a six ans de cela et M.Bustamante, qui maîtrise maintenant parfaitement le français, travaillait comme traducteur et professeur d'espagnol.En apprenant le français, il a aussi découvert les différences de culture: «Dans notre pays, il fait toujours soleil.On pense qu'on peut remettre les choses au lendemain.Mais ici, j'ai appris que si je ne le faisais pas aujourd'hui, il serait peut-être trop tard demain.» Depuis quinze mois, sa femme Adaly Cortes est arrivée avec leur petite fille Ingrid qui a maintenant 6 ans.Il y a deux mois, un fils, Kevin, leur est né.Les tourments de la barrière linguistique, c'est maintenant son épouse qui les vit: «l'étais certaine que j'arriverais ici, que j'apprendrais vite le français, que je travaillerais et que je m'intégrerais facilement.Mais c'est plus dur que je ne croyais», admet-elle.Professeur d'espagnol dans son pays, elle souffre particulièrement de cette dépendance, de cet- wbsS INIRNAÎIOMII DE LA FAMILLE te incapacité de communiquer qui lui enlève l'autonomie qui lui est chère.«J'ai toujours travaillé, je trouve très dur d'être aussi dépendante.» À l'épicerie, elle était allée acheter un litre de lait.Quand le marchand s'est mis à lui parler, quand elle a réalisé qu'elle ne comprenait rien, elle a paniqué, a remis aussitôt le lait sur l'étagère et est revenue à la maison les mains vides.En quinze mois, elle a pourtant fait des progrès : elle lit et écrit assez bien le français.Le problème, c'est de le parler.«Avec le bébé, je ne sors guère de la maison, l'ai très peu de contacts avec l'extérieur.C'est ce qui me manque justement, le contact avec des Québécois», dit-elle.Elle sait toutefois que ce n'est qu'une question de temps.Sa fille Ingrid, qui a intégré une classe régulière de première année, après avoir fait sa maternelle en classe d'accueil, se débrouille très bien et reprend parfois sa mère : «Non, Maman, ce n'est pas comme cela qu'on dit.» Alors qu'au début, la petite fille parlait de retourner «à la maison », en Colombie, ces petits sursauts de nostalgie se font maintenant rarissimes: «Elle adore la neige, la Ronde.», disent ses parents.« Pour nous, la maison, c'est encore là-bas, car toute notre famille est restée en Colombie.Mais quand je regarde mes enfants, je sais que, le Québec c'est chez eux, que ça sera toujours ainsi car, maintenant, on est une famlUe québécoise.» À son avis, la société québécoise devrait avoir des exigences bien claires à l'égard des immigrants: «Il faut donner mais il faut aussi exiger.Voulez-vous vraiment faire partie de la société québécoise?devrait-on demander à tout immigrant potentiel.Quand on arrive ici, on n'est pas chez nous.On est des invités.Un jour, ça va devenir chez nous, mais seulement quand on aura appris à respecter vraiment le Québec, à se conformer à sa discipline.» 11 affirme aussi que l'immigra- PHOTO DENtS COURVUIE La Pr w.v, I .Clinton est ' essentielle- |f \u2022 ment dû au vote des hommes, surtout des hommes blancs et particulièrement dans les États du Sud, \u2022.bastion du Parti démocrate depuis la guerre civile.« 1994 est peut-être l'année de l'homme», titrait jeudi le Washington Post.«Les hommes blancs en colère», renchérissait vendredi le quotidien national USA Today.Et la plupart des analystes, sans pour autant épouser les espoirs républicains d'un tour-.nant historique, étaient d'ac cord pour estimer que les ten-dances manifestées le 8 novembre n'étaient pas de bon augure pour l'avenir des Démocrates.Globalement, 51 p.cent .des Américains ont voté républicain et 49 p.cent démocrate dans ces élections qui ont vu le Grand Old Party (GOP) conquérir la majorité de la Chambre des représentants pour la première fois depuis 1954.Mais parmi les Blancs, ce sont 63 p.cent des électeurs qui ont voté républicain.Et ce succès du GOP se retrouve dans toutes les tranches d'âge et dans presque toutes les tranches de revenus: seuls les plus pauvres des Blancs (moins de 15 000 dollars de revenus annuels) ont voté majoritairement démocrate.Les Noirs, une des compo-santés essentielles de l'électo- rat démocrate, ont continué à voter massivement pour les alliés de Bill Clinton.Les femmes ont elles aussi voté en majorité démocrate (54 p.cent), mais cela n'a pas suffi à compenser la colère de l'homme blnnc.D'autant que cette colère s'est manifestée à travers tous les États-Unis, en Californie, au Texas, dans le Michigan, le Tennessee ou la Virginie.La tendance est la plus marquée dans les anciens États confédérés de la guerre de Sécession.Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile, le Parti républicain d'Abraham Lincoln a plus d'élus à la Chambre des représentants que le Parti démocrate dans les 13 États du Sud.Le problème est d'autant plus inquiétant pour les alliés de Bill Clinton, lui-même un enfant du Sud, que les conservateurs sudistes étaient une des composantes essentielles de l'hétéroclite coalition démocrate, avec les minorités ethniques, les libéraux et les syndicats.Les Démocrates «avaient l'habitude de nous dire que nous ne pouvions tirer un trait sur l'électorat noir et espérer vaincre», commente un stratège républicain, Tom Ed-monds.« Je me demande comment les Démocrates peuvent tirer un trait sur les hommes blancs et espérer gagner».Les analystes expliquent en partie ce vote des Blancs par les thèmes dominant de la campagne \u2014criminalité et fiscalité\u2014 qui mobiliseraient davantage les hommes que les femmes.Mais d'autres soulignent que cette tendance, notamment dans le Sud, avait commencé à se manifester de longue date.Et, à l'image du Washington Post, beaucoup se demandaient si les résultats du 8 novembre 1994 signifiaient que «le Parti républicain est en position de revendiquer dans la politique américaine le rôle dominant qu'il n'a pas eu depuis les années 1920».Chrétien s'amène en conciliateur au sommet Asie-Pacifique Presse Canadienne HONG KONG Le premier ministre Jean Chrétien jouera cette semaine un rôle de conciliateur dans le cadre du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pa-cifique (APEC), affirment de hauts fonctionnaires canadiens.Sans préciser la portée de ses interventions, on laisse entendre qu'il sera en mesure de pousser les discussions sur la libéralisation des échanges commerciaux en Asie, en se faisant le médiateur des 18 pays membres de l'APEC, Mis sur pied en 1989 pour promouvoir la coopération économique dans la région de l'Asie-Paci-fîque, le forum compte parmi ses jîfembres les États-Unis, le Japon, fjpng Kong et la Chine.La pre-mière rencontre des leaders des '(Sàys membres a eu lieu l'an der-'rtier.M.Chrétien s'envolait aujourd'hui pour l'Indonésie après avoir Irais fin à la mission économique ;d'Équipe Canada à Hong Kong.lAu cours de rencontres bilatérales, il discutera avec le premier \u2022ministre australien Paul Keating \u2022\tet le président Suharto d'Indonê-!sie.11 rencontrera enfin tous les leaders des pays membres de \u2022\tl'APEC dans le cadre du sommet.\u2022 L'objectif de cette conférence ! est de définir une vision commu \u2022\tne qui puisse mener à la création ; d'une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique d'ici 2020.Il reste cependant de multi- \u2022\tpies obstacles à franchir.f La Chine hésite toujours à faire disparaitre rapidement ses barriè-! res commerciales, convaincue de voir ses industries les plus inefficaces ployer devant l'afflux soudain de la concurrence.Le lapon et les États-Unis se battent depuis des années contre le protectionnisme.Et certains petits pays asiatiques privilégieraient plutôt une zone de libre-échange exclusive à l'Asie, de sorte qu'ils ne seraient pas obligés .d'ouvrir grandes leurs portes à \u2022\tdes géants économiques comme 1 les États-Unis.Des hauts fonctionnaires canadiens dise it que le Canada tra- «raillera en étroite^ collaboration Un imam dirige la prière sous la pluie lors de l'inhumation hier dans un cimetière militaire de Sarajevo d'Elvir Bozalija, 20 ans, soldat bosniaque tué récemment à Vares, à 40 km au nord de ia capitale bosniaque, dans une contre-attaque serbe.PHOTO AP Les Russes arment les Serbes, les Américains aident les Musulmans d'après AFP HAMBOURG n dépit de l'embargo des Nations unies sur les livraisons d'armes en Bosnie-Her-zégovine, les Russes fournissent régulièrement les troupes serbes en armement moderne, affirme l'hebdomadaire Der Spiegel dans son numéro de demain.Pour sa part le quotidien britannique The Independent affirmait hier que les États-Unis aident l'armée bosniaque (essentiellement composée de musulmans) en lui fournissant notamment des renseignements.Selon le Spiegel, «les troupes serbes ont reçu en septembre, 83 obusiers de calibre 122 et d'une portée de 15 km».Par ailleurs, les unités d'élite de l'armée russe ont signalé un peu plus tard «des disparitions dans leurs stocks de fusées anti-aériennes ultra-modernes de type S-300-b».Selon l'institut 1SOS de Francfort, spécialisé dans l'étude de l'ex-URSS et interrogé par l'hebdomadaire, «ceux qui violent l'embargo se procurent des armes principalement dans les réserves du groupe Ouest (unités russes basées jusqu'en août en Allemagne)».Matveï Bourlakov, limogé début novembre de son poste de vice-ministre de la Défense et ancien commandent en chef des troupes russes en RDA, est «l'une des figures centrales» du trafic, selon l'institut.Selon le Spiegel, «plus de 4000 wagons chargés de matériel russe provenant du groupe ouest ont été acheminés vers les Balkans».Le général Bourlakov a fait l'objet de nombreuses accusations de corruption et de malversations concernant la période de 1990 à 1994, durant laquelle il commandait l'armée russe en Allemagne orientale.Plusieurs commandants de l'ex-'groupe d'armée occidental» sont soupçonnés d'avoir procédé au détournement systématique de fonds et d'avoir organisé la vente illégale d'armes et d'équipements militaires.Citant des sources britanniques et onusiennes, The Independent écrit de son côté que l'aide américaine aux forces musulmanes est antérieure a l'annonce, vendredi, par Washington de son retrait des opérations de sur- veillance de l'embargo déclaré par l'ONU à l encontre de la Bosnie.Selon une source militaire de l'ONU à Sarajevo, les États-Unis ont fait parvenir aux commandants militaires musulmans des photos des positions occupées par les forces serbes de Bosnie autour de la ville de Bihac, au nord-ouest du pays, au moment même où les Musulmans ont lancé leur offensive, il y a deux semaines.Un diplomate britannique de haut rang ainsi que des sources militaires de l'ONU ont affirmé au quotidien qu'on leur avait rapporté que d'ex-soldats américains conseillent les Musulmans en matière d'entraînement.Des sources gouvernementales bosniaques et croates ont affirmé qu'elles attendaient l'arrivée prochaine d'une délégation militaire américaine conduite par le général en retraite lohn Galvin, ancien commandant suprême des forces alliées en Europe.Sa mission serait d'aider les forces unies croates et bosniaques.Le département d'État et le Pentagone ofi} déclaré à The Independent que si cette information était exacte, il ne pourrait s'agir que d'une initiative privée.avec l'Australie et Singapour pour convaincre le plus grand nombre de pays de la région Asie-Pacifique du bien-fondé d'une plus grande libéralisation des échanges.Dans bien des cas, le Canada a tenté d'établir un terrain d'entente entre diverses tendances.Ainsi, la Chine veut intégrer les rangs de l'Organisation du commerce mondial \u2014qui succédera bientôt au GATT\u2014 à titre de pays en voie de développement, de façon à ne pas être obligée d'abaisser immédiatement ses barrières commerciales.Les États-Unis exigent plutôt que la Chine soit traitée comme une nation développée.Le Canada appuie la candidature chinoise auprès de l'OCM, affirmant que la Chine devrait être vue comme un pays développé dans certains secteurs seulement.En Indonésie, |ean Chrétien risque de provoquer la même controverse qu'il a soulevé en Chine, à cause de sa position mitigée sur les droits de la personne.Selon plusieurs groupes humanitaires, l'Indonésie bafoue quotidiennement les droits de la personne.Les opposants au gouvernement se retrouvent régulièrement derrière les barreaux.Des centaines de milliers d'habitants du Timor-Oriental ont été tués ou sont morts de faim depuis l'invasion de l'île par l'Indonésie il y a 20 ans.Des hauts fonctionnaires disent que M.Chrétien adoptera la même approche dont il a fait preuve en Chine: tenter d'établir un dialogue sur le respect des droits de la personne en Indonésie et offrir une expertise qui permette de renforcer les institutions telles les tribunaux.Le Canada et l'Indonésie parapheront des accords de développement semblables à ceux signés à Pékin et en vertu desquels le Canada assumera la formation des juges en chef et fera la promotion des droits des femmes.Selon des proches du gouvernement, c'est la meilleure façon d'enseigner à ces pays le respect des droits de la personne.Pareilles interventions n'insultent pas le pays visé, l'amenant à s'ouvrir davantage à des changements graduels.\t* Un policier palestinien surveille près de Gaza, tandis que ses collègues arrêtaient plus de 60 membres du Jihad islamique.PHOTO AFP La police palestinienne arrête des islamistes d'après AFP GAZA La police palestinienne a arrêté hier une centaine de militants du (ihad islamique à Gaza, mais le groupe intégriste a affirmé qu'il poursuivrait sa lutte armée contre Israël au lendemain d'un attentat ayant fait trois morts israéliens.La branche militaire du Jihad islamique a revendiqué l'attentat-suicide qui a tué un capitaine et deux lieutenants de réserve israéliens et blessé quatre militaires israéliens et plusieurs Palestiniens, près de la colonie juive de Netzarim, dans le centre de la bande de Gaza autonome.L'Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat a «condamné» hier cet attentat et affirmé être en possession d'informations selon lesquelles «le jihad islamique planifiait une nouvelle opération contre des objectifs israéliens à Gffza ou à partir de ce territoire».L'Autorité palestinienne a assumé sa part de responsabilité dans la sécurité des Israéliens à Gaza, mais a estimé que le démantèlement des colonies juives réduirait les risques d'attentat.Malgré l'autonomie lancée le 4 mai dernier, environ 4000 colons israéliens continuent à habiter dix-neuf colonies dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne les protège.«Ce qui s'est passé (vendredi) est inacceptable car (l'attentat) vise à embarrasser I Autorité palestinienne et à entraver ce qui a été accompli lors des discussions d'Erez sur la voie de la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien ».M.Arafat avait rencontré mardi à Erez, point cie passage entre Gaza et Israël, le premier ministre israélien Yitzhak Rabin.Israël a annoncé par la suite sa décision de transférer avant fin novembre plus de pouvoirs aux Palestiniens en Cis- Jordanie occupée et de commencer a négocier le redéploiement de son armée hors des zones les plus peuplées de Cisjordanie.Selon le communiqué, le «gouvernement palestinien a salué les mesures prises (par la police palestinienne) contre le Jihad islamique et a exigé plus de fermeté à l'avenir».La police palestinienne a affirmé avoir arrêté depuis vendredi soir une centaine de militants du lihad islamique à Gaza.Un des chefs du Jihad, Abdallah al-Chami, a été appréhendé, a indiqué cette formation opposée au processus de paix avec Israël.Le Jihad islamique a appelé auparavant l'Autorité palestinienne à libérer «immédiatement » ses militants arrêtés et affirmé qu'il ne déposerait pas les armes «quelles que soient les pressions».À Damas où il réside, le chef du Jihad islamique.Fathi Chakaki, a affirmé que «les opérations se poursuivront contre Israël».La police a perquisitionné plus de 200 maisons, mais cinquante d'entre elles étaient vides car certains activistes du Jihad islamique ont pu s'enfuir, selon des militants de cette formation proiranienne.La principale formation intégriste, le Hamas, a apporté son soutien au Jihad et a «condamné sévèrement» les arrestations de militants.Le Hamas a appelé l'Autorité palestinienne à «cesser de se comporter en gardienne de l'occupation et des colonies juives».A Damas, le Front populaire de libération de la Palestine (commandement général) d'Ahmed Ji-bril s'est également félicité de l'attentat suicide.Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Pérès, a estimé de son côté que le développement économique dans la région autonome de Gaza constituait le meilleur moyen de lutter contre les «extrémistes islamiques».-4-,- Dépêches IRAK Attentats a Bagdad ¦\tDeux bombes ont explosé hier à Bagdad, faisant au total un mort et trois blessés, a rapporté l'agence officielle irakienne 1NA.L'une des charges, de deux à trois kilogrammes, a sauté près de l'hôtel Bagdad.La déflagration a fait un mort, qui n'a pas été identifié, son corps ayant été déchiqueté.Selon 1NA, il s'agirait du porteur de la bombe lui-même.Quatre personnes avaient été tuées dans l'explosion le 30 octobre d'une bombe que la police tentait de désamorcer à l'entrée d'une église chaldéenne (catholique) à Bagdad.TIMOR-EST Amnesty s'inquiète ¦\tAmnesty International a appelé hier le gouvernement américain et les pays-membres du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à veiller à la sécurité des indépendantistes est-ti-morais autour de l'ambassade américaine à Djakarta ainsi qu'à celle de 35 autres indépendantistes detenus par les autorités indonésiennes.Amnesty indique que 35 indépendantistes est-timorais au moins ont été arrêtés par les forces de l'ordre avant qu'une vingtaine d'autres indépendantistes ne parviennent, samedi matin, à escalader les grilles de l'ambassade américaine pour y tenir leur sit-in.Ils protestent contre l'annexion du Timor oriental, ancienne colonie portugaise, par l'Indonésie en 1976.Ils demandent la libération de leur leader emprisonné.|ose Xanana Gus-mao.ULSTER L IRA ordonne ¦\tL'Armée républlicaine irlandaise (IRA) a annoncé hier avoir interdit à tous ses membres d'utiliser des armes depuis le 31 août, jour de l'annonce de son cessez-le-feu, et ordonné une enquête sur les circonstances d'un hold-up sanglant commis il y a deux jours en Ulster par deux «leaders nationalistes* selon la police.«La cessation des opérations militaires est complète» ce qui implique l interdicition d'utiliser des armes quelles qu'elles soient, indique l'Armée républicaine dans un communiqué.«La direction de l'IRA n'a donné à personne la permission de se servir d'une arme depuis le 31 août », nioute Je texte ______LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1994\t____ A 7 Monde ¦_______\u2014-\u2014\u2014 Balladur et Chirac continuent de s'entre-déchirer dïprts AFP L PARIS H Les rivaux gaullistes dans la course à la présidence de la république française, le premier ministre Edouard Balladur et le leader gaulliste (acques Chirac, sont apparus tous deux fragilisés hier dans cette per-pective.M.Balladur doit faire face à une nouvelle démission d'un ministre de son aouverne-ment en liaison avec une affaire de justice, la troisième en quatre mois.Le ministre de la Coopération Michel Roussin, ex-collaborateur du leader du parti gaulliste RPR (Rassemblement pour la République) Jacques Chirac, mais aujourd'hui considéré comme un «balladurien », a démissionné après avoir été mis en cause dans une affaire de fausses factures.De son côté, M.Chirac est confronté à une fracture menaçant sérieusement l'avenir du mouvement gaulliste, qui est ap-\" parue au grand jour hier à Paris.Bon nombre de personnalités de premier plan du RPR \u2014au premier rang desquelles M.Balladur \u2014 ont choisi de ne pas se rendre à une réunion visant à témoigner «reconnaissance et confiance» à M, Chirac, officiellement candidat depuis une semaine pour succéder au socialiste François Mitterrand à la présidence de la République.Bien qu'il n'ait pas lui-même annoncé officiellement sa candidature à la magistrature suprême, l'actuel premier ministre est le favori des sondages a droite pour la présidentielle d'avrilmai prochain, et la rivalité Balladur-Chirac apparaît chaque jour plus évidente.Dans son discours devant prés de 2000 fidèles réunis sous une tente à Paris, M.Chirac a lancé sa plus vive attaque contre M.Balladur, en affirmant que «la France doute de ses dirigeants».Il a dénoncé «le climat délétère alimenté par la multiplication des affaires» politico-judiciaires.Hier également, le journal Le Monde a fait état d'une rumeur, qu'il qualifie d'absurde, mais qui aurait provoqué un certain «affolement» au sein du cabinet Balladur au milieu de la semaine.Selon cette rumeur, le président Mitterrand, saisi de la demande du premier ministre de mettre fin aux fonctions de Michel Roussin, pourrait «exiger le départ du gouvernement tout entier».La mise en cause de M.Roussin fragilise d'autant plus la position de M.Balladur que ses précédents ministres démissionnaires \u2014 Alain Carignon en juillet et Gérard Longuet en octobre\u2014 étaient également des «balladuriens».M.Chirac a été ovationné par ses fidèles à chaque fois qu'il a fait des allusions aussi claires que caustiques à M.Balladur.Sans citer nommément ce dernier, M.Chirac a accusé les candidats potentiels qui refusent de se déclarer de «déni de démocratie».Selon lui, «trop d'arrière-pensées, de calculs, d'habiletés supposées obscurcissent aujourd'hui les comportements politiques».M.Balladur ne souhaite pas dire avant janvier prochain s'il aéra ou non candidat.Dans une autre allusion claire à M.Balladur, M.Chirac a fait la distinction entre ses «vrais amis» présents dans la salle et les «courtisans», qui «dépendent des fonctions et des sondages».Signe que la position de M.Chirac est, elle aussi, fragile du fait de sa compétition fratricide avec M, Balladur: seuls trois ministres RPR, sur un total de treize, étaient présents à cette réunion exceptionnelle.Au cours de celle-ci, il a comme prévu quitté la tète du RPR, pour pouvoir se consacrer totalement à sa campagne présidentielle.Le ministre des Affaires étrangères et secrétaire généra) du RPR Alain juppé a été désigné président par intérim du parti, M.Juppé a nié toute volonté de faire «investir» M, Chirac comme candidat au poste de chef de l'Etat à cette occasion, raison invoquée par deux autres «poids lourds» du RPR, le ministre de l'Intérieur Charles Pas- Pua et le président de l'Assemblée nationale hilippe Séguin, pour expliquer leur absence.Dans une lettre commune, ces derniers avaient exprimé la crainte que le témoignage de «reconnaissance et de confiance» à M, Chirac \u2014 finalement voté à plus de 98 p.cent par les quelque 1000 délégués habilités à voter hier \u2014 ne puisse être interprété autrement que comme une investiture par le parti RPR, ce qui serait contraire aux rincipes de «rassemblement» prônés par e mouvement gaulliste.u Les Suédois divisés Le mouvement berbère paralyse la Kabylie d'après AFP ALGER ¦ Les habitants de Kabylie ont massivement suivi hier une grève générale \u2014la troisième en deux mois \u2014 pour tenter de faire plier le président Liamine Zeroual et obtenir la reconnaissance de la langue kabyle.Cette grève de trois jours, à l'appel du Mouvement culturel berbère (MCB), entre dans le cadre de la «mobilisation pacifique» engagée depuis la mi-septembre en Kabylie pour l'officialisation du Tamazight.Hier, le mouvement a largement paralysé les administrations, les transports publics, les commerces \u2014à l'exception des boulangeries\u2014 de Kabylie, notamment à Tizi-Ouzou et Bejaia, les deux principales villes.Les entreprises, peu nombreuses dans cette région montagneuse, ont cessé de fonctionner.Un responsable du MCB à Tizi-Ouzou a affirmé que le mouvement était «suivi à 100 p.cent ».Le MCB avait dénonce la «démarche méprisante», selon lui, du président Zeroual, qui n'avait pas évoqué le dossier de la revendication berbère dans son dernier message à la Nation, le 31 octobre.Le mouvement avait rejeté le mois dernier la création d'une commission chargée d'étudier l'introduction du Tamazight à l'école, dirigée par le premier ministre Mokdad aifi.Depuis la mi-septembre, le MCB a organisé des dizaines de marches et de manifestations à travers la Kabylie.La majorité Boris Eltsine 4,1, réaffirme son autorité sur le gouvernement A#trncc France-Presse MÔ&COU ¦ Le président Boris Eltsine a voulu réaffirmer son autorité sur la politique gouvernementale, à un an et demi de l'élection présidentielle en Russie, en initiant depuis un mois une série de remaniements ministériels qui a affaibli le premier ministre Viktor Tchernomyrdine.Dernier changement en date: le président russe a obtenu vendredi le départ de l'homme de confiance de M.Tchernomyrdine, le chef de l'administration gouvernementale Vladimir Kvas-sov qui le secondait depuis janvier 1993.Boris Eltsine s'était publiquement irrité de l'indépendance revendiquée par ce haut fonctionnaire ayant rang de ministre, et si M.Kvassov a officiellement demandé à être relevé de ses fonctions, la réalité parait bien autre.« je suis très content de ce limogeage.Les liaisons entre la présidence et le gouvernement étaient depuis longtemps bloquées», déclarait hier à V/ VFP un conseiller du président Eltsine, Lev Soukha-nov., Ce départ survient après huit changements ministériels, surtout ces deux dernières semaines, qui ont totalement renouvelé l'équipe dirigeante en matière économique et dont Boris Eltsine a revendiqué haut et fort la paternité.«|e connais parfaitement qui entre et qui entrera au gouvernement.J'ai personnellement choisi ces cadres», a souligné jeudi le chef de l'État russe.Boris Eltsine a de ce fait reconnu implicitement avoir pris des libertés avec la Constitution, qui confie ce pouvoir d'initiative au chef du gouvernement, dont les propositions sont ensuite avalisées par le président.\u2022 C'est également sous l'autorité politique du président russe que la nouvelle «troïka» économique \u2014 coiffée par le nouveau premier vice-premier ministre réformateur Anatoli Tchoubets et comprenant le nouveau ministre des Finances Vladimir Panskov et le houveau ministre de l'Économie Evgueni lassinc \u2014 a pris soin de so placer, en se présentant devant la presse vendredi.Le président ru?>se tient visible- ment a rappeler qui exerce le pouvoir suprême en Russie, au risque de se retrouver cette fois en première ligne en cas de nouvelle crise grave, politique ou économique, dans le pays.«Cela comporte évidemment un risque pour Boris Eltsine, mais c'était cela ou accepter un relatif effacement, et se résoudre à ce que le débat autour de sa personne se limite peu à peu à ses problèmes d'alcool et de santé», estime un politologue russe.Boris Eltsine pouvait d'autant moins accepter une telle perspective qu'il n'exclut pas de se représenter à l'élection présidentielle de juin 1996, entretenant le suspense à ce propos.Cette reaffirmation du pouvoir eitsinien s'est faite avant tout au détriment de Viktor Tchernomyrdine.Encensé dans le dernier livre de Boris Eltsine il v a quelques mois, au point qu'il apparaissait comme un dauphin possible du président russe, l'ancien chef du secteur gazier russe a souffert depuis du «mardi noir» du rouble \u2014 perte de 21 p.cent de la valeur de la devise nationale le 11 octobre \u2014 et d'une motion de censure parlementaire qui a manqué de peu de le renverser.Affaibli, le chef du gouvernement n'a pu que subir, pour une large part, le profond remaniement que vient de connaître son équipe.Détail révélateur: Il a été contraint de se renseigner in extremis sur la personnalité du nouveau ministre des Finances Vladimir Panskov, afin de pouvoir le présenter quelques minutes plus tard à son ministère, selon la confidence de l'ancien ministre de l'Économie Alexandre Chokhine.L'autre victime de ces remaniements ministériels est la cohésion de l'équipe gouvernementale, qui fédère encore plus qu'avant centristes, réformateurs économi-ues et partisans d'une politique e subventions, même si les trois rincipaux ministres chargés de 'économie affichent pour leur part une parfaite cohésion de vue.«le ne voi> pas comment un gouvernement qui inclut (le ministre réformateur de l'Economie) Evguéni lassine et (le ministre conservateur de l'Agriculture) Alexandre Nazartchouk peut fonctionner», estimait vendredi le député réformateur d'opposition Vladimir Loukine 3 P des eleves et des professeurs boycotte écoles, lycées et universités.Mais ce mouvement d'agitation politico-culturel est resté jusqu'à présent confiné aux limites de la Kabylie.Il souffre également des divergences au sein du MCB, divisé en deux tendances rivales.Le MCB-coordination nationale est proche du Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) de Said Sadi.Le MCB-com-missions nationales est proche du Front des Forces socialistes (FFS) de Hocine Ait Ahmed.Ces deux partis se livrent une sévère lutte d'influence en Kabylie, région traditionnellement hostile au pouvoir central comme aux thèses intégristes.Illustration de ces divergences, le MCB coordination nationale a demandé que la grève se poursuive de manière totale dimanche et lundi, alors que le MCB commissions nationales a appelé à la tenue d'un piquet de grève d une heure et demandé aux commerçants de baisser leurs rideaux pendant ce temps.Les militants berbères sont également divisés sur l'attitude à adopter face aux opérations armées des islamistes en Kabylie, qui deviennent de plus en plus fréquentes.i i- Nouvelle arrivage: -\tPorte-savon -\tporte-serviette -\tchrome et/ou laiton massif ¦« salle de bain - Cabines de douche monocoques - Toilettes \u2022 Lavabos \u2022 Baignoires: thérapeutiques à tourbillons, standard - Bidets - Robinets - Bases de cabine de douche - Parois et § portes de cabine de douche, l'ensemble complet, (au choix: blanc et plusieurs couleurs) Marque de prestige: Selles, American Standard, Aquabrass, Chavonnet Cl TRANSIT 92B-1G16 LIQUIDATEUR Seulement: Dimanche 13 novembre de10hà17h 576, boul.Guimond, Longueuil UNENOUVELLE ETOILE SR VfcL., LAPLUskmm\\~ la me raivv\\ O \u2022 * © HOUS ^ÙUnvdjte TWOTATi-sfaf \" 120, boul.Desjardins Est, Sninto-Thérèse d'aprto AFP STOCKHOLM ¦ Le bataillon des électeurs suédois encore indécis, estimé à quelque 20 p, cent, devrait faire la décision aujourd'hui lors du référendum sur l'adhésion du pays Scandinave à l'Union européenne, les camps du «oui» et du «non» étant pratiquement à égalité dans les derniers sondages.Selon un sondage Gallup publié hier par le quotidien du soir Expresscn, 41 p.cent des Suédois ont l'Intention de voter pour l'adhésion à l'UE et 37 contre et 22 p.cent sont encore Indécis.Ce sondage marque une chute spectaculaire de 7 points des partisans de l'UE et un recul de 5 points des opposants par rapport à l'enquête Gallup^Expressen publiée la semaine dernière.Dans le même temps, le nombre des indécis a plus que doublé.«Un électeur sur cinq n'a toujours pas fait son choix», pouvant ainsi faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre, notait l'institut Gallup dans l'analyse du sondage.Selon une autre enquête d'opinions hier matin, 53 p.cent des Suédois ont l'intention de voter «oui» et 47 p.cent «non», mais ce sondage de l'institut Skop publié par le quotidien économique Dagens Industrl ne prend pas en compte les indécis.La Suède est le troisième pays candidat à l'UE à se prononcer par référendum après l'Autriche (oui : 66 p.cent en juin) et la Finlande (oui : 57 t>.cent en octobre), tandis que la Norvège décidera le 28 novembre (mais selon un sondage de l'institut MMI publie hier par le quotidien Dagbladet, 48 p.cent des Norvégiens sont contre l'UE, 29 p.cent en faveur et 23 p.cent indécis).L'adhésion des nouveaux États membres est prévue en principe le 1er janvier 1995.Au cours d'un ultime débat télévisé vendredi soir, partisans et opposants ont fourbi leurs dernières armes pour tenter d'arracher des voix au bastion des indécis.Chaque camp a cité paragraphes et articles des moindres détails du traité de Maastricht pour faire valoir ses arguments.Côte à côte à la télévision, le premier ministre social-démocrate Ingvar Carlsson et son prédé- cesseur conservateur Cari Bildt ont plaidé ensemble pour une entrée dans l'UE.«En disant +oui+, nous pourrons participer directement au développement de l'Eib rope.En restant à l'extérieur dé l'UE, nous ne pourrons influera cer aucune décision sur l'avenir de l'Europe, qui est aussi notre avenir», ont-ils souligné.De leur côté, les avocats du «non» ont estimé que l'entrée dans l'Europe des Douze signifie^ rait « la perte de souveraineté des décisions, l'abandon de notre Constitution et la fin du ^modèle suédois*», qui est à la pointe di^ progrès social et de la protection de l'environnement.La campagne pour le référendum au cours des dernières semaines a été dominée par les questions sociales, les conséquent ces pour l'emploi et le développement économique du pays, qui sort lentement de la récession après avoir connu sa plus gravç crise depuis les années 30.Les pro-europeens ont choisi d'afficher clairement leur préférence à l'arrière de leur voituré en apposant un autocollant frappé de la lettre «S» pour Suède, entourée des douze étoiles jaune9 sur fond bleu du drapeau européen.Les opposants, avec pour slogan «oui à la force du peuple, non à la bureaucratie», ont placardé de grandes affiches montrant un corps d homrr.e vétu d'un complet et cravate sombres.sans tète, censé représenter un « technocrate » de Bruxelles.Les militants anti-UE, jeunes pour la plupart, se sont aussi installés dans le quartier des grands magasins au centre-ville de Stockholm, pour lire en permanence devant un micro le texte intégral du traité de Maastricht! «Nous voulons sensibliser les passants au jargon technocratique, bureaucratique, incompréhensible de l'Union européenne», déclare Britt-Marie Norberg, jeune étudiante farouchement opposée à l'UE.À quelques pas de là, l'ex-mi-nistre des Affaires européennes Ulf Dinkelspiel, qui avait conduit les négociations de la Suède avec la Commission de Bruxelles au printemps dernier, tente lui aussi de convaincre les passants: «Le train pour l'Europe est en gare, il ne faut pas le rater dimanche.Car il ne repassera pas.».Regroupement montréalai; pour la qualité de l'afi Son passé Notre avenir Pierre bourque Portrait de l'homme par Anne Richer W1 tr^ tWf ._.ni; mit BOURQUE IVKWMI m HlOMMF v.-htMiht.^iiii Iflllïirii i\" *W8ifcÉ* » CURA ® GS-R 1995 - ' ® \u2022 ACURA m *r\\+ \\ t < hi«i m m m».» n LE PRIX QU'ON VOUS DEMANDE AILLEURS; COMPLETEMENT EQUIPEE moteur V.TEC DE 170 CHEV^Ï- 2 sacs gonflables, climatiseur, groupe verrouillage électr., tout servo, toit ouvrant électr., chaîne stéréo haut de gamme, roues en alliage de 15\", etc.\t_ 14 364* OU 399* ** par mois \u2022un s oui paiement do 14 364 $ ou \"399 $ par mo.» pondant 36 mo» vaW»ur foa.duoue do 15 5 M $ Versement comptant 1 995 $ ou échange équivalent, taxes en sus.72 000 Km inclus.fie du Km o*ee- - rtentairn SEULEMENT CHEZ 5 rrr-1 ACURA 7100, boul.Métropolitain t st Anjou Tél.354-8811 M A 8 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 13 NOVEMBRE 199a Écologie et environnement.Pierre qui roule n'amasse pas mousse danbei gacnon collaboration spccialc -.M opposévjçlu dicton est aussi vrai.«5» Lés pïerrès et'les rochers immobiles sont souvent couverts de mousses, et parfois, d'hepatiques.Les mousses sont vertes et forment des tapis sur les affleurements rocheux, le sol des forêts de conifères, la base des troncs d'arbres et les cochers dans tous les types de forêt.Elles sont omniprésentes.Il ne faut pas oublier les tourbières, dont le «sol» est entièrement formé de mousses \u2014 les sphaignes \u2014 vivantes en surface et mortes en profondeur.Ce sont ces sphaignes que l'on achète au centre horticole, en gros sacs de mousse de tourbe.On la mélange au sol de jardin dans le but d'ajouter de la matière organique et d'augmenter son pouvoir de rétention de l'eau.Les hépatiques, quant à elles, ne sont pas très communes au Québec.Seuls les spécialistes les connaissent.Les mousses et les hépatiques appartiennent aux bryophytes, un groupe de plantes très primitives.Les bryophytes seraient peut-être les premières plantes terrestres ayant évolué à partir d'algues.«Cest dans la façon même de se reproduire des mousses et des hépatiques que l'on perçoit le plus nettement leur parenté avec les algues.Chez les bryophytes, les spermes, lorsqu'ils sont relâchés par les organes sexuels mâles, se dirigent vçrs les organes sexuels femelles à la nage, comme chez les algues! Ils se propulsent par le battement de deux longs cils (flagelles) et nagent dans le mince film d'eau qui recouvre les bryophytes lorsqu'il pleut.Les organes sexuels des deux sexes sont quelquefois situés sur le même plant, mais ils se retrouvent souvent chez deux plants différents.Heureusement, les mousses, tout comme les hépatiques, poussent presque toujours en tapis denses réunissant de nombreux plants côte à côte.Une autre caractéristique des bryophytes dévoile aussi un lien avec le milieu aquatique.Tout comme les algues, ils n'ont pas de tissus «vasculaires», soit des tissus spécialisés dans le transport de l'eau et de la sève.Les algues n'en ont pas besoin car elles baignent dans l'eau.Mais pour les bryophytes, puisque l'eau doit monter par capillarité le long de leurs tiges feuillues, cela limite très sérieusement leur capacité d'atteindre une grande taille à l'air libre.Les mousses et les hépatiques mesurent rarement plus de 10 a 20 centimètres de hauteur.En fait, il y a très peu de distinctions biologiques véritables entre les algues et les bryophytes, sauf l'habitat, aquatique chez les unes et terrestre chez les autres.Où trouve-t-on les hépatiques?Pour en voir de grandes quantités, il faut se rendre dans la forêt pluvieuse tempérée de la côte de la Colombie-Britannique.Les troncs d'arbres vivants ou morts sont envahis par des masses d'hépati- PHOTO DANIEL GAGNON.collaboration spéculé Les mousses couvrent le sol dans cette forêt d'éplnettes noires.ques.La côte ouest, c'est aussi le paradis des mousses.On en trouve sur les rochers, sur le sol, ainsi que sur les troncs et les branches des arbres, d'où elles pendent en grands lambeaux verts.Les forêts de la côte ouest sont très humides.Il y tombe près de 3 mètres de pluie par an, soit le triple des précipitations observées à Montréal.La température est aussi plus douce qu'ici.Ce climat est très favorable à la croissance des mousses et des hépatiques.Chez nous, au Quebec, les hépatiques sont timides.On les voit à l'occasion sur les rochers et les sols très humides, en bordure des ruisseaux ombragés.La plus commune est le conocéphale, une hépatique vert foncé qui forme des rubans d'un centimètre de large, collés au sol.Lorsque l'on écrase un bout de cette hépatique entre les doigts, elle dégage une odeur «épicée* très particulière.Son nom, «hépatique», suggère un lien avec le foie.D'où lui vient-il?De l'ancienne doctrine des signatures, qui attribuait une propriété médicinale à une plante selon la ressemblance d'une de ses composantes avec un organe humain.Mes préférées parmi les mousses sont les polytrics.Ce sont des mousses des imilieux secs, que l'on voit le plus souvent près des affleurements rocheux, où elles poussent en compagnie de lichens.J'en ai fait l'étude sur l'escarpement d'Eardley du parc de la Gatineau.On y trouve trois espèces de polytrics.Le po-lytric chevelu, le plus petit des trois (moins de 1 centimètre), porte un poil blanc au bout de chacune de ses minuscules «feuilles».C'est lui qui tolère le mieux la sécheresse; il colonise directement les affleurements rocheux.Les poils blancs reflètent la lumière et réduisent ainsi la transpiration causée par la chaleur.Le polytric à feuilles de genévrier colonise les marges des affleurements.Il est un peu plus grand et se distingue par ses «feuilles» partiellement recouvertes d'une membrane transparente et terminées par un poil rougeâ-tre.Toutes ces structures sont des adaptations aux conditions de sécheresse.La membrane transparente des «feuilles» réduit aussi les pertes d'eau.Le polytric commun, le plus grand des trois, forme souvent des tapis de plus de 10 centimètres d'épaisseur.11 ne tolère pas les conditions de sécheresse extrême comme les deux autres espèces.Ses petites «feuilles» sont dentées à la marge \u2014 il faut une bonne loupe pour voir cela \u2014 et elles n'ont pas de caractéristiques particulières leur permettant d'éviter les pertes en eau.Il faut parler des sphaignes quand en parle de mousses.Ce sont les seules bryophytes qui ont vraiment une valeur économique.Leur territoire est vaste.Ainsi, les tourbières, formées de sphaignes, couvrent plus de 12 p.cent de la superficie terrestre du Canada, où elles constituent la deuxième plus grande réserve de tourbe au monde.Celle de l'ancienne URSS est six fois plus importante.Au Québec, dans le bas du fleuve, on exploite certaines tourbières pour en extraire la mousse de sphaignes à des fins horticoles.Line Rochefort, profes-seure à l'Université Laval, cherche à découvrir comment accélérer la régénération de la sphaigne dans les tourbières exploitées.De cette façon, on pourra véritablement parler d'une ressource renouvelable et de dévelopoement durable.Ailleurs, les tourbières sont exploitées de façon beaucoup plus agressive.Dans l'ancienne URSS, la combustion de tourbe de sphaigne produit plus de 6000 mégawatts d'électricité (l'équivalent de 6 p.cent de l'électricité générée au Canada).De plus, près de 4,5 millions de tonnes de tourbe sont brûlées chaque année pour chauffer les maisons.En Irlande, c'est le tiers de l'électricité qui est généré par des centrales à combustion de tourbe.Cette utilisation requiert plus de la moitié des 5 millions de tonnes de tourbe récoltées annuellement en Irlande.La tourbe en milieu naturel est constituée à 95 p.cent d'eau.C'est ce qui limite son potentiel d'exploitation commerciale.D'importants travaux de drainage doivent être entrepris avant que la Le gaz carbonique est un gaz «à effet de serre» dont la présence accrue dans l'atmosphère risque de précipiter un réchauffement climatique global, ayant des conséquences écologiques et économiques désastreuses.Les tourbières sont des écosystèmes qui ont un rôle écologique important.Elles emmagasinent et conservent le carbone durant des périodes de temps qui s'étirent sur.des milliers d'années.Brûler de la tourbe, ainsi que du charbon et du bois, en grande quantité, pour produire de l'électricité, mènera à de sériera prqr blêmes environnemeqUiux à rjçhelll planétaire._ *_ \" Daniel Gagnon.directeur de ia Reo Wclie au Biodome de Montréal et professeur a l'UQAM .Les petits compagnons À tout péché miséricorde: il serait cruel d'exiler Jean Doré à Paris dr françois lubrina collaboration spéciale \u20ac\u20ac on royaume pour un cheval ! ».Tel un héros shakespearien déchu, qui sait si Jean Doré aura .^ grommelé, toujours in-\\ I Mtit crédule: «Ma mairie pour un maudit règlement sur les chiens?».Dimanche dernier, en tout cas, la violente tempête aura eu valeur de symbole.Balayant énergiquement feuilles mortes et papiers gras.Mais aussi les espoirs déçus d'un maire déchu et qui n'a pas encore très bien tout compris.Sans crier «Taratata ! », ni même prétendre une seconde que le seul vote pro-animal ait bien pu déstabiliser son Honneur (les chiens aboient, les maires repassent ou.trépassent) cet élément aura sûrement aidé un tantinet à l'éjecter de la mairie de Montréal.Devenue, sous son règne, une vraie ville-poubelle à ciel ouvert (truffée de nids de poules en prime), sur laquelle il trônait avec complaisance.Sans grande pugnacité dans l'adversité et guignant d'autres emplois non moins prestigieux, Jean Doré vient même de renoncer à siéger au conseil municipal.Indulgence démagogique Morale de l'histoire: en matière d'enjeux électoraux, il faut être bien imprudent, leger ou combien hardi pour prendre le risque (si minime soit-il ) de se mettre délibérément et gratuitement à dos tant les animaux, leurs propriétaires, que ceux qui y tiennent.À trop vouloir, en effet, se servir cyniquement et iniquement des chiens comme boucs émissaires ou moutons noirs pour régler tous les problèmes de saleté et de salubrité dans les rues de sa ville, le maire Doré s'est sûrement trompé de cible.Il est déplorable, j'en conviens, que certains propriétaires négligents se rendent coupables de délits de cacas par pi-tous interposés.Toutefois, il ne fallait quand même pas condamner d'avance ni punir, par un aussi rigoureux règlement municipal, l'immense majorité fort civique des maitres, ainsi que leurs compagnons privés d'aire de jeux pour s'ébattre librement.Si bien que le règlement anti-chien rie.l'administration 0Oré aura semMé disproportionné par rapport à KinduigëÎH*» démagogique et électoral iste manifestée par le maire en-vcji les «cochonnfurs» à deux pactes.ijlgjink ces cyclistes qui _ \" iment du code de la routortL par/ exemple impuné-sur les trottojj^s ou 4 contresens.La rumeur courut, à l'issue du scrutin de dimanche, que le ci-devant maire de Montréal pourrait hériter, en guise d'os doré pour ronger son frein, du poste de Délégué général du Québec à Paris.Information fondée, ou simple galop d'essai fumeux, je me permets ici de suggérer, et par simple souci humanitaire au ministre des Affaires internationales Bernard Landry, de n'en rien faire.À tout péché miséricorde: et en effet, ce serait une bien trop dure punition pour l'ancien maire de Montréal.Un vrai purgatoire! Une démoniaque damnation pour ce pauvre homme (déjà assez accablé, et repentant ou non ) que de le déporter dare-dare dans une république ou les chiens sont rois.Edouard Balladur Paris demeure en effet le paradis des chiens.Et ce qui attendrait le pauvre lean Doré dès sa descente d'avion (à commencer par l'indulgence des douaniers martiniquais de Koissy pour les certificats de santé canins), on ne le souhaiterait même pas à son pire ennemi cynophobe: une véritable armée de cabots de tout poil et en tous lieux.Côté cour: des toutous qui pissent sans complexes sur les murs même de la Délégation rue Pergolèse.Côté jardin, c'est à dire avenue Foch: une meute de chiens lâchés lousses par leurs paisibles promeneurs de maîtres.Ou encore les minuscules roquets pomponnés de ces dames tapinant dans la contre-allée.Les pitous locaux, le Délégué Doré aurait à les subir dans le plus petit bistrot ( à commencer par le ciébard du patron ), dans la moindre gargote (touche pas à mon « pit » ! ), tout comme dans les restaurants les plus huppés de la capitale.Sans parler des taxis qui n'en ont rien, mais vraiment rien, à cirer de vos infortunées allergies canines.Pas plus que de vos états d'âme d'ailleurs.Des chiens, )ean Doré en côtoierait jusque dans les avenues du pouvoir.Sur les tapis et sous les lambris des somptueux palais de la république.Mais aussi entre les pattes du chef du gouvernement: a i'Hôtel de Matignon, le premier minisire Edouard Balladur vient tout juste de remplacer son défunt setter irlandais par un scottish-terrier tout noir et tout fringuant.Autre calamité en perspective : le Délégué général Doré serait bien obligé, en allant présenter ses «lettres de créances», de subir sans broncher les pitous sans laisse du président Mitterrand à l'Elysée (deux labradors et un dynamique bouvier bernois).Quant aux visites incontournables à l'Hôtel de Ville chez son ex-collègue et «ami » de huit ans, lacqucs Chirac, il ne pourrait, nationalisme oblige, se dispenser de serrer la patte de Maskou, son compatriote québécois à quatre pattes de race labrador et ambassadeur officieux du Québec à Paris.Y Nommé Délégué général du Ouébec * Parts.Jean Doré vivrait un vrai calvaire canin.Outre les pitous qui y régnent à peu prés partout, il devrait affronter, avant même de présenter ses «lettres de créances* à l'Élysée, de nombreux animaux : les chevaux des Cardes républicains, les chien» de la gendarmerie, et surtout les trois chiens du président qui y gambadent sans laisse.Oui, vraiment Monsieur Parizeau, expédier |ean Doré dans la niche dorée de la rue Pergolèse, au cocur de la république des chiens serait sûrement un acte berbare.Contraire même aux droits de l'homme.Et combien cruel pour un maire qui voulait les mettre au pas, avec médaillé au cou, taxe canine, toujours en laisse et guère d'enclos pour s'ébattre.le tout sous peine d'amendes très élevées.Claude Roquet ^n France, bien plus qu'en Angleter- re encore, le lobby canin est bien trop puissant pour qu'un « politichien » un peu habile et conséquent s'aventure délibérément sur le sentier toujours hasardeux et cahoteux de la guerre canine.Quelques exemples: Michel Rocard avait, comme premier ministre, refusé un temps un labrador québécois.Mal lui en prit: par une curieuse malédiction canine, il se retrouve aujourd'hui virtuellement exclu de la course à la présidence.François Mitterrand lorsqu'il perdit, sert, la fin de son premier septennat.son labrador (décédé d'un cancer à l'École vétérinaire d'Alfort) vint personnellement dire un dernier et très touchant adieu à son vieux compagnon.Superstition ou amour profond pour cette race, quelques jours plus tard un chiot labrador gambadait dans les jardins élyséens.Et il serait inconcevable d'imaginer même aujourd'hui une promenade de santé présidentielle dans la bergerie de Latche (Landes) ou sur la mystique Roche de Solutré une jour de Pentecôte sans ses fidèles labradors.L'importance électorale du chien, de l'autre bord de l'Atlantique, y est telle d'ailleurs que, lors de l'ultime débat télévisé Chirac-Mitterrand des dernières présidentielles, il fut même question, plusieurs minutes durant, de la condition canine exagonale.! Quant à la force constabulaire, il existera toujours un certain laxisme de bon aloi, voire une complicité profonde, entre policiers et propriétaires d'animaux en France.Cela s'explique par le fait que les différents corps policiers français emploient un nombre impressionnant de chiens comme limiers ou gardiens.Aussi bien pour patrouiller dans le métro, dans les cimetières, que dans de grands parcs comme le Bois de Boulogne.Gendarmes, gardes mobiles, policiers municipaux, douaniers, gardes républiquains, C.R.S.utilisent de nombreuses équipes cynophiles.Le plus souvent les maitres-chiens gardent leur coéquipier à quatre pattes à la maison en dehors des heures de service.11 me revient donc à la mémoire ce convivial déjeûner champêtre dans un des pavillons de gardien du Bois de Boulogne.Plus précisément, chez le chef Rolland Bergeron de la police municipale et sous î'oeil vigilant de son berger allemand et de bien d'autres collègues canins.Le souvenir aussi de rencontres anachroniques, mais sans ani-mosité aucune, presque amicales puis-qu'en terrain neutre: ces «dames» du bois (entre deux clients) accompagnées de leur toutou côtoyant les hommes super sympas (sous un air bourru) de la Préfecture de police avec leurs massifs bergers allemands.Là, dans la clinique vétérinaire du Dr de Wailly à Boulogne-Billancourt, s'instaurait entre ces deux faunes les plus extrêmes du bois (a deux comme à quatre pattes), et pour quelques instants, un modus vivendi de bon aloi.C'est pourquoi |ean Doré, à moins que la Ville lumière s'avère être une étape décisive et thérapeutique sur son chemin de Damas canin, souffrirait le martyre comme Délégué général du Québec à Paris.Reconduit dans ses fonctions, l'actuel titulaire du poste, au nom tout prédestiné de Claude Roquet (sic), possède davantage de tact et de psychologie canine pour s'adapter aux 10 millions (et plus!) de cabots français! Quelle est la couverte Réfxjridez à la question ci-haut et gagnez une paire de biiieis pour visiter le Biodôme et le Planétarium.Deux bonnes réponses seront choisiés au hasard chaque vendredi.\u2022 \u2022 \u2022 p\t\u2014 » * *\t.£ s , \\ V ^ \u2022 ; .tr *\t'\t, ' 9 Adrèsjisteg vos réponses à : Chmique écologie et environnement, Biodôme de Mont' féal.4777, ave Pierre-de-Cou-bertin, Montréal, Québec, my rte ; 'fc^ft'\t¦ 1 .¦\tI\tII UrtBixtose aia (Question posee la «marne demie»»\tcaribou*.\u2022T i*S» Mi^fcXW\t¦ V» .\u2022 -, AV> V.\\\t\u2022 '' tourbière puisse produire pour le commerce.La combustion de la tourbe de sphaigne pour donner de l'électricité est un exemple d'utilisation de la «biomasse» en production énergétique.La récolte massive de tourbe dans ce but entraîne des impacts majeurs sur la tourbière exploitee.On «mine» littéralement la tourbière, ce qui ne constitue sûrement pas du développement durable puisque celle-ci se videra éventuellement.De plus, lors de la combustion, une grande quantité de gaz carbonique est libérée dans l'atmosphère."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.