La presse, 26 novembre 1994, E. Arts - Spectacles
[" eàtciER Montréal, samedi 26 novembre 1994 Spectacles ÉVAL MANIGAT De Port-au-Prince à A fric a page E 6 1 800 661 8785 JEAN MAUMOV8R ussi bien vous avouer que j'ai failli quitter au premier entracte de Cabaret neiges noires lors de sa citation, il y a deux ans à La Licorne, mais qu'après trois heures de show, j'étais prêt à suivre cette bande de délinquants-prophètes, jusqu'au bout de la nuit s'il le fallait.Ce spectacle unique en son senre qui se situe quelque part entre le théâtre et le cabaret prendra l'affiche du Gub Soda jeudi prochain après avoir été présenté à guichets fermés à La Licorne à Montréal, à Sherbrooke, Québec et Florence en Italie.On a souvent parlé du show d'une génération alors qu'il faudrait peut-être annoncer le show d'une fin de siècle qui meurt et qui ressucite à la fin, alléluia t ; Comment étiqueter un spectacle qui commence avec le thème des Joyeux Troubadours (en souvenir de l'émission animée par Jean-Maurice BailIy tous les midis à la radio) et qui se termine par un gospel lors d'une ressurection.Un fascinant mélange du passé et du présent avec le rêve de Martin Luther King, la solitude des personnes âgés, l'itinérance d'un poète québécois disparu, les 14 suicides ratés d'un ado, un strip-tease d'un travesti avec tarte à la crème, la prostitution et la drogue chez les enfants, du blues, de la danse à claquette et le couple en dérision.Quand un «tiHtiimt a demandé à Roger Larue, qui interprète ntinérant, de quoi parlait le show, Larue a répondu, candidement: «On ne le sait pas!» Et personne ne le saura jamais parce que ce spectacle qui réunit les textes de quatre jeunes auteurs, brouille toutes les pistes et nous fait pénétrer dans cinq ou six univers.Dès le début ! « Les gens sont désorientés au début, raconte Roger Larue, mais on appris plus s gens Roger Larue, mais on apprivoise tous ces mondes et finalement plusieurs mordus de notre show ont vu le spectacle trois ou quatre fois sans jamais s'en lasser.On a déjà joué ce show plus de 80 fois et à chaque fois qu'on termine une série de spectacles, j'y pense et je découvre quelque chose de nouveau pour la prochaine série.« Essentiellement, c'est la même structure depuis le début mais maintenant, c'est huilé, rodé et la folie n'est pas éteinte.Ce show-là n'a pas l'air placé, semble tout à fait improvisé mais en réalité, c'est parfaitement réglé après 400 heures de répétitions et deux ans de représentations sur différentes scènes.Au début, les salles n'étaient pas tout à fait combles mais en très peu de temps, on a joué à guichets fermés à cause du bouche à oreille».' Avec 13 comédiens-musiciens, des instruments de musique et du jeu sur scène, dans la salle et même au bar, Cabaret neiges noires méritait une grande salle et un auditoire plus vaste.Avec de meilleurs moyens promotionnels, ce spectacle aurait «fait» le théâtre du Forum depuis longtemps mais.il y a peut-être un hic.On ne peut pas parler d'un show divertissant qui vous fait oublier les soucis de la journée et qui vous transporte dans le monde des illusions.On ne fait rien pour faire oublier les horreurs et les bêtises de la vie: au contraire, on vous plonge la tête dedans et on vous fait vivre la décadence jusqu'au bout.C'est ça le génie de Cabaret neiges noires; aller jusqu'au bout, sans concession, sans recollage auprès du public.«On est dépassé» racontait Suzanne Lemoyne, l'interprète de Peste qui chante dans ce spectacle, tenez-vous bien, Down-town Pu tain ville.Et c'est un blues qui brasse avec violence, vulgarité mais aussi avec la fragilité d'un oiseau blessé.Le per- sonnage de Peste, c'est l'image la plus crue que j'ai vue au théâtre d'une nouvelle génération suicidaire.D'autant plus difficile à «prendre» qu'il est proche de la réalité.Peste, c'est la jeune prostituée, droguée qui ne croit plus à rien \u2014 à 14 ou 15 ans \u2014 et qui traîne sa vie comme une morte en sursis.Il fallait de jeunes auteurs pour rendre le portrait aussi crédible.Jean-François Caron, Dominic Champagne, Jean-Frédéric Messier et Pascale Rafie ont réuni leurs textes et Dominic Champagne a si-la mise en scène.réduisant le texte de la pièce de cinq à trois heures.«On ne peut pas parler d'une création collective, précise Roger Larue, mais il y a une place créative pour tout le monde.Au début des répétitions, les comédiens ont essayé tous les personnages de la pièce.Par la suite, on a trouvé nos personnages et chaque comédien a participé à l'élaboration du spectacle.«Nous avions le texte en mains mais chacun rajoutait quelque chose.Avant d'entreprendre les répétitions, j'avais joué dans Ce soir on danse et c'est là que j'avais appris la claquette.Alors j'ai suggéré un numéro de claauette dans le spectacle.On a profité également des talents de musicien de plusieurs comédiens et de plus, on a ajouté des choses, on s'est impliqué.Au fond, ce n'est pas un spectacle de vedettes.La vedette, c'est le show».Trois comédiens ont d'ailleurs été remplacés pour la prochaine série de Cabaret neiges noires sans pour autant modifier l'allure du spectacle.Catherine Pinard, Marc Béland et Wajdi Mouawad, retenus par d'autres engagements, ont cédé leur place à Estelle Esse, Jean Petitclerc et Didier Lucien.On a également ajouté la présence de deux musiciennes, l'un au violon, l'autre à la violoncelle pour mêler un son acoustique à la musique électronique.La violence d'une génération « Je me suis vite intégré au groupe parce qu'il y a un esprit de troupe dans Cabaret neiges noires, note Jean Petitclerc.Même si on aborde des sujets souvent noirs, on travaille toujours avec enthousiasme, beaucoup de plaisir et je pense qu'on ne se rend pas toujours compte.'\u2022\tSUITE A LA PAGE E 2 «On ne se rend pas toujours compte de notre plaisir avoue Jean Petitclerc qui Joue une .des scènes plus.légères : avec Julie Castonguay.» IS DE RECHERCHE 8 AVIS DE RECHERCHE * AVIS DE RECHERC Boule de Neige est actuellement à la recherche d'un AMBÂSSÀD ou d'une AMBASSADRICE agé(e) entre 10 et 14 ans qui deviend son porte-parole à La fête des neiges 1995.fj*u'evuGS \u2022 éïtiîîffisti tfédSBX* conférants Se r.84M»-EÎ Une expérience extraordincii IS DE RECHERCHE * AVIS DE RECHERCHE # AVIS DE RECHERCH P^nir l'Inscrire au concours, appelle dès aujourd'hui au : M .- '\u2022iifdfctff' i ^\t* >\t ?\t_ _ \\jfljTp J Date limite d'inscription: Une production rte la Compagnie Michel Belletxinte, Lyon avec la complicité rte Nino d'introiia Hâtez-vous! Il reste encore des billets pour les 26 novembre.1er 2 et 3.décembre à 20 h.les 29.30 novembre et 5 décembre à 19 h 30.iT^al^\t.-\u2022 et le 4 décembre à 15 h \\ Oirc s Dira de télévision LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 Présence, musicalité et maturité en font un show plus qu'impeccable Alain Brunei assistait hier soir à la Palestre de Cannet, à proximité de Cannes, sur la Côte d'Azur française, au spectacle que Francis Cabrel présentera au Théâtre du Forum de Montréal les 19, 20, 21 et 22 janvier prochains.ALAIN BRUNIT La Presse à CAN NFS Copeland en guise d'introduction.Prenez ces solos du guitariste Denys Lable, qui confère au: répertoire de Cabrel une dimension rock blues pas piquée des vers, prenez le saxophoniste-flûtîstç Michel Gaucher qui hyperventfle littéralement les rimes de son leader.Hormis le phénomène que constitue Cabrel, hormis cet alliage unique de longévité et de popularité (toutes sortes de Niçois et de Cannois au rendez-yous d'hier; des ados, des beba-cooî, des quinquagénaires, des couples avec enfants, sans compter ces légions de midinettes en transe), le fait marquant de cette nouvelle tournée est la place prépondérante qu'occupe la musique dans ce récital.«lis m'ont appris à écouter beaucoup de musiques différentes, plus élaborées que celles auxquelles j'étais habitué.Moi, je leur ai appris à écouter des chansons», explique Cabrel dans son programme.Parfaitement résumé.\t\u2022 ; ; l'ai mis beaucoup de temps à admettre l'importance de cet au-teur-compositeur-interprète.Le romantisme à outrance me donne l'urticaire, c'est connu.Au travers de ces relectures revivifiantes, j'ai néanmoins fini par goûter les meilleures rimes de l'auteur et passer outre l'eau de rose dont il fait usage \u2014 et dont plusieurs s'abreuvent en criant «Encore et encore».Lorsqu'en 1991, Cabrel avait livré son concert acoustique (D'une ombre à l'autre), il présentait déjà les signes de la maturité.Hier, nous pouvions parler de grande maîtrise.«Vendredi soir sur la terre», il fallait se rendre à l'évidence: Cabrel a progressé sur presque tous les plans, ¦ «Inaltérable, inoxydable, immuable, invariable Cabrel», pouvait-on lire dans un numéro prin-tannier du Nouvel Observateur.Bon bon, ça s'annonce bien, avais-je songé avant que le feu ne prenne à la Palestre de Cannet, amphithéâtre situé à proximité de Cannes, niché dans ces collines splendides qui surplombent la Côte d'Azur.C'était effectivement au tour des Méridionaux, dont les origines sont similaires à celles de la star, d'y goûter.Pas à peu près.Toutes et toutes connaissaient les rimes par coeur, toutes et tous chantaient à l'unisson, toutes et tous ne se pouvaient plus.Inaltérable?Un gros niet.Cabrel ne manifestait pas l'immobilisme du monument chansonnier qu'il est.Alors là, vraiment pas.S'il s'agit de LA grande année du chanteur, s'il fracasse des records de popularité cette année, l'homme ne se prend pas pour acquis.11 a beau trôner au top, prendre de longs bains d'admiration ( au moins deux heures à chaque soir), il demeure soucieux de transgresser ses propres propositions, pourtant gagnantes.Non seulement ais-je constaté l'euphorie déclenchée par la tournée dont l'objet est de défendre ce nouvel album qui cartonne (Samedi soir sur la terre) mais bldier Lucien et Dominique Quesnel agit dans la réalité.C'est l'histoire du millénaire qui nous rentre dedans et ce n'est pas réservé à une génération ».Plus tard, Roger Larue dira que c'est une tragi-comédie avec un humour décapant.On se moque des valeurs sûres, en les respectant.On cherche la mort, en espérant la vie.On recherche l'amour mais avec tant de cruauté et de violence.Cn espère avec tous les signes du désespoir.On se suicide pour mieux vivre.On rit dans les pires moments et on se méfie du bonheur comme de la peste.Cabaret neiges noires, c'est tant de contradictions, tant d'énergies, de crises, de larmes, de rires, de folies, de bêtises qui s'éparpillent et qui s'égarent comme ce monde perdu quelque part dans les années 90.DE LA PAGE E1 \u2022\t« La vraie violence, on la constante en voyant le vidéo du show.Sur scène, c'est différent».5 Suzanne Lemoyne, ajoute là-dessus: «Mon personnage est cruel mais je peux le jouer avec }in certain détachement à cause de l'ensemble du show.En faisant partie du choeur et en interprétant d'autres personnages, ça me permet de prendre mes distances face à Peste et de supporter le personnage».*\tMais peut-on parler d'un spectacle violent ou désespéré autant pue semble l'être la nouvelle génération ?! «C'est un show de renaissance (lui transcende la mort alors que es rêves vont toujours rester, racontait André Barnard.Ce n'est pas le show d'une génération.Ce n'est pas une pièce de musée: on Francis Cabrel breux Gascon a aménagé un espace des plus enviables à ses musiciens, pour la plupart de grands professionnels du showbiz français.Après avoir livré comme un seul homme une de ses ballades les plus efficaces (le t'aimais, je t'aime, je t'aimerai est plutôt sirupeuse, en ce qui me concerne ), il enchaînait avec ses musiciens, générant un décollage en force.Bernard Paganotti produisait de fabuleux fils de basses fréquences, via lesquels les solistes s'éclataient littéralement.Prenez Encore et encore, avec un beat de Roger Secco rappelant Stewart encore ai-je assisté à un show plus qu'impeccable.La présence, d'abord : le moustachu -romantique m'a toujours semblé d'une extrême timidité, l'exemple parfait de l'artiste inhibé qui pend son pied en s'expri-mant par la voie chansonnière, sans pour autant brûler les planches.Hier, il n'avait jamais paru si heureux de communiquer en direct.Il causait avec aisance à ses milliers d'inconditionnels, il gesticulait sobrement, souplement et sûrement.\u2022 La musicalité, surtout: le téné- CABARET NEIGES NOIRES, avec André Barnard.Xilie Castonguay.Dominic Champagne.Estelle Esse, Norman Helrns.Charles Imbeau, Roger Larue.Suzanne Lemoine.Didier Lucien.Jean Petitderc, Dominique Ouesnel et Stéphanie Simard; au Club Soda, du 1er au 4 décembre et du 8 au 11 décembre.de Bertolt Brecht ?LA R A L l Û N C^ Cari Béchord, Annie Sergeron, Louise Camptav, Benoît Oagenais, Anne Duceppe, Dentelle Lépine.Normand Lévesque* Bernard Meney et S«farina Steenheut Elliott Hayes itRfil Josianc Baiasko Marie-Anne Cha*©! Mise en scène François Barbeau Hélène Loiselle \u2022 Benoît Girard \u2022 Henri Chassé \u2022 Louise Bombardier Jacques Girard \u2022 Normand d'Amour Décor: Guillaume Lord » Costumes: François Barbeau ^\tÉclairages: Michel Beaulieu\t^^ \u2022 Du 8 novembre au 3 décembre 1994 9 vaSr, .\tDu mardi au vendredi 20h, samedi 16h et 21 h et dimanche 15h.4664, rue Saint-Denis - métro laurier 16 et 17 décembre à 23hOO avec : enrôle Boissonnet.Joctlyn Castry, Eva Dewel.Nino dïntrone, Fabien Dopait, Alexis 6ai|arro, Fabrice Pierre Brigitte Poupart.Louise Proulx.André Sanfretello et Pierre Terme Traduction : Michel Cadet.l'Arche téitear Décors : Philippe Hutiaet \u2022 Éclairas**: AMréi Ahheiaafelo Musique: Pierre laeeue \u2022 Ceatuaes et mimuii: Carele Seisseaaot té|ie : Aatfré-Paul Vcaaaa et Caraliaa Dietlin \u2022 M«quilla«cs: Mireille Ma*|ia|li CÎ8L1015FN CHOIX D'ÉMISSIONS m \u2014 RAISON PASSION Les invités sont René An* gélil et Claude Poirier.9 \u2014FAX adonna répond aux questions de Geneviève * \u2014 LANCE ET COMPTE défaut de hockey» une série sur.Î) \u2014 CONCERT PLUS our revivre, sans la pluie et la boue, Wood-stock 94.R \u2014PLAISIR DE URE me Marie Malavoy, ministre de la Culture jusqu'à hier, parlera de ses lectures.Parions qu'elle n'a pas lu le guide du parfait électeur.f) \u2014 c ALMEN 3 \u2022 oujours Sigourney Wea-ver, toujours la vilaine bébite.Ça se passe sur une planète peuplée d'anciens bagnards.a \u2014 \u2022 TALONS AIGUILLES» Du cinéaste espagnol farfelu Pedro Almodovar, une histoire comique de mère et de fille.kàVmQmbi i 3 a 3 1 * I Louise Cousineau ^Manufacture Ipominic Champagne J ea n -F réd é ri c M ess i c r Pascale Rafie Jean-François Caron André Barnard \u2022 Julie Ç'astonguay I-s! ri le lisse Norman I loi m s Charles I m beau Roger La rue Su /a 11 ni* le moi ne Didier Lucien Jean Petit clerc .\u2022 « \u2022 Domimcjïie Quesnel C la-ude Boisson n ea u 11 Guy Côté André Labbé ( atherine Pinard Anne Plamondon I-Iisabeth Savard Serge T remblay milçts en vente a tous les çotnptoirs ADMISSION Information : 270-7848 Réservations : 7l)0-1245 5240, ave du Parc LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 CHANSON Renaud en a « marre de porter ^les croîx de tout le monde » BRUNET\twa H t\tIV^HH^HL U Presse à PARIS\tM M** - J Un délicieux voyage à Hollywood Ce pourrait être une histoire tragique: une filial de 20 ans va retrouver son père qui a abandon^ né sa famille 16 ans plus tôt.Imaginez : ce sans-coeur ne se souvient même plus du nom de son deuxième^ enfant! Mais voilà: nous sommes dans l'univers du»~ dramaturge américain Neil Simon, qui est capable»^ d'aborder les sujets les plus rébarbatifs en les tranatfc formant en comédies où le spectateur rigole beai*^ coup.\tÏJ Et puis, tout à coup, les larmes remplacent le rireZj Et on se rend compte que nous venons d'être entraî-J*; nés dans une analyse profonde des relations humais nés.Pas étonnant que Neil Simon soit Fauteur donttji les pièces tiennent l'affiche pendant des lunes auxjy États-Unis.Lorraine \u2014 Pascale Montpetit \u2014 est une fille de/t 20 ans qui décide d'aller retrouver son père Robert \u2014 Rémy Girard \u2014 à Hollywood.Robert a quitté sa * famille et n'a jamais beaucoup donné de nouvelles.II* \u2022 est devenu scénariste oui se débrouille assez, mais,*», pas trop.Lorraine ne sait même pas de quoi il a l'air.\" Elle et son jeune frère ont été élevés par leur mère.Lorraine affirme qu'elle y est pour faire du ciné-1 ma.Mais la vraie raison, c'est qu'elle veut connaître ce père.L'inconscience du personnage vous fascinera: de- ; vant les arbres qu'il a plantés, il déclare avec un beau> sourire que les plantes, c'est comme les êtres hu-' , mains: si tu ne t'en occupes pas, ça ne marche pas.Il est persuadé que son fils s'appelle (acques.Mais'\" c'est Bernard son nom, lui dira sa fille.\tf Lorraine est un personnage fort attachant : brouil-Ion, décidée, terriblement douée pour la vie, profond f dément blessée aussi.Et incertaine sur l'amour et les hommes.Comme tous les enfants abandonnés, elle \u201e veut savoir qui il est.\t; \u2022 La rencontre des deux êtres est le sujet de Aller, simple pour Hollywood.Les étincelles revolent.On v.se rend compte que les deux personnages se ressem-^ blent terriblement.Le réalisateur Jean-Yves Laforce 'fj a eu le génie de choisir Rémy Girard et Pascale Montpetit, qui sans se ressembler, ont des airs de fa-' mille.Une certaine rondeur alliée à la brusquerie.Ils ' donnent une performance époustouflante.Les deux comédiens sont très bons.Peu à peu, vous! découvrirez l'essence des deux personnages.Et vous,-' finirez même pas aimer ce gros irresponsable, qui fera votre conquête.Alors que c'est la petite qui sort, gagnante dans la bataille des sentiments.\t^ La beauté de l'oeuvre, c'est que pas une fois elle ne;;! sent la traduction.François Tassé a réussi une adap-^ tation parfaite où les situations et les personnages' sont toujours crédibles.Et les répliques sont brillantes, punchées, souvent très drôles.Vous reverrez aussi, excellente dans un rôle plus effacé, Diane Arcand qui a déjà fait partie de la distribution des Berger.\t\\ Rires et frissons garantis.À Radio-Canada dimanche à 20 h 30.¦ i Renaud siège discrètement dans son repaire.Sa «cantine», comme il dit.L'antre n'est pourtant pas discret: la Closerie des Lilas est un restaurant mythique où des centaines de 100 watts ont fait marcher leur circuits à plein régime.Pas de doute, nous sommes attablés à une escale hautement recommandée.Gravée du nom d'Ernest Hemingway, une plaquette est vissée au bar, sans compter celle de Lénine sur le meuble autour duquel se déroulera la conversation.Moult pointures ont effectivement posé les pieds là où Renaud pose régulièrement son derrière.' Les clients mangent, boivent et discutent, sans la moindre intention d'agresser l'artiste qui, comme on le sait, ne digère pas particulièrement bien les retombées de la célébrité.Renaud demeure un homme timide, qui ne se livre pas facilement.On se rappellera qu'il fut échaudé sérieusement par la presse parisienne qui, après l'avoir porté aux nues, l'a planté à plusieurs occasions, notamment pour son rôle dans Germinal.L'homme manifeste tout de même moins de pudeur.«Je retourne vers les médias sur la pointe des pieds.le fais trois télés, alors que mes confrères en font trente.» \u2022'Moins manichéen, le Renaud.Ce qu'il admet sans hésiter depuis qu'il a lancé son dixième album de chansons originales: À la Belle de mai.Un disque qu'il a voulu plus épuré, sans même de batterie.Studio reconstitué à la maison, avec Renaud dan,» les toilettes pour ses prises de son! .Qu'en pense l'intéressé?Il esquisse une moue.«Du Renaud classique», indique-t-il.\"La vie ne change pas l'essence d'un homme, mais le pousse à en modifier un tant soit peu la composition.À la Belle de mai se veut, en ce sens, un recueil moins lourd d'invectives.Son créateur n'y fustige pas avec l'artillerie lourde, tend à mettre en relief l'envers de la médaille, yoire dépeindre plus subtilement les contradictions inhérentes à chacun de ses tableaux.; En gagnant de l'âge, Renaud a visiblement étoffé sa vision du monde.Ce qui le rend peut-être moins critique en apparence, mais aussi plus proche des petites et grandes vérités «qu'il s'acharne à débusquer.«Je tends à écrire de façon plus universelle, mais encore à partir de mes préoccupations», lâche-t-il.» ' « Allez, O.M.I » ; La chanson-titre de l'album illustre parfaitement l'évolution de cette Vision du monde.À la Belle de mai est aussi le nom d'un quartier de Marseille où Bernard Tapie, fameux personnage public et homme d'affaires! redoutable, a été élu.Vous le Voyez venir, le Renaud?Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi ce fameux iscandale où le propriétaire de l'OM )de Marseille \u2014 club de football dénoncé pour cause de corruption \u2014 fut traîné dans la boue, Tapie n'est pas, d'ailleurs, au bout de ses peines, À la Belle de mal, un disque que Renaud a voulu plus maison, avec le chanteur dans les toilettes pour ses sans même de batterie.Studio reconstitué à la de son! si l'on constate l'amoncellement des, poursuites judiciaires dont il est la cible par les temps qui courent.«L'Olympique de Marseille, j'en suis un authentique supporter.Comme les autres fans, j'ai été déçu, furieux, scandalisé.Le dévoilement de cette magouille fait planer le doute sur tant d'autres», soupire l'artiste, authentique supporter de l'OM, qui passe plusieurs mois par an dans sa maison du Vaucluse, à quelques bornes de Marseille.Le scandale fut si retentissant que Renaud en a fait la chanson-clé de son nouvel album.Il s'y moque évidemment de Bernard Tapie.«Il est un homme d'affaires auquel je n'ai pas confiance; il a racheté des entreprises pour les vider de leurs personnels, il a mis à pied des travailleurs de ces entreprises afin de réaliser une plus-value incroyable en les revendant.Je n'ai pas non plus confiance au personnage politique, que je trouve démago.Mais le personnage médiatique, je n'arrive pas à le trouver antipathique.«Ma chanson, en ce sens, est plus moqueuse qu'assassine.Mais j'ai senti un tel acharnement sur Tapie, que ça me l'a rendu sympathique, moi qui ne l'aimais pas du tout.» En somme, Renaud blaire la dégaine de ce personnage gui fait encore la une des journaux, bien qu'il en réprouve généralement les actes.Personnage sur lequel il aurait tiré à boulets rouges, il n'y a pas si longtemps.Le prétendu classicisme de Renaud réserve des surprises.En ch'timl.Et pourquoi À la Belle de mai comme titre d'album?«Parce que c'est le plus joli titre parmi mes nouvelles chansons», affirme Renaud.bout du nez/ Se font les lèvres cerise.) ; sur son adolescente de fille qui se voit littéralement ensevelie de travail au lycée (Lolita Lolita); sur son enfance ( Le Sirop de la rue), etc.Histoires plus intimes, donc.«J'en ai un peu marre de me battre contre les moulins à vent.Si je suis critique, on dit que je deviens démodé, gauchiste, soixante-huitard attardé.Si je ne le suis pas, on dit que je me suis assagi.l'en ai marre de porter les croix de tout le monde.C'est lourd à porter et ça suscite la critique assassine, d'autant plus que je défend des causes oui divisent Pas celles qui rassemblent.» Renaud en remet: «Le monde me dégoûte de plus en plus, cela m'incite à me tourner vers mes proches, ma famille, mes amours.» Devant le scribe québécois, il décortiquera une critique du Monde à son égard.Mi-figue mi-raisin, la critique.Souffle parfois un vent défavorable sur l'artiste, force est de constater.On se plaît parfois à confier sa démobilisation pour le «Renaud classique».«Du parisianisme, tout ça», de réagir l'auteur-compositeur-inter-prète, conscient de n'avoir aucune prise sur les perceptions, qu'elles fussent fondées ou erronées.«le suis le premier auditeur de mes chansons.Si ça me convient, je les présente à mon épouse et ma fille.Après quoi je les présente aux gens.Ça a l'air peut-être prétentieux de dire ça, mais je me fous un peu de leur réponse.Je fais ce que je peux.Si ça plaît pas, si je déçois une partie de mon public, je suis triste.» Et que Renaud peut-il faire d'autre que du «Renaud classique», bon gré mal gré?Qu'est-ce qu'il est loin de désirer sa plaquette vissée à la Closerie des Lilas.\"ÏSffÊSSm ¦ Vous voulez savoir quand l'hiver nous est vraiment tombé dessus?Et bien entre le 3 et le 10 novembre.(e n'ai pas à consulter les vieux bulletins de météo.Ma réponse, je la trouve dans le dernier palmarès de la maison de sondages BBM qui annonce que 19 émissions ont franchi le cap du million.Et quatre celui des deux millions.Une première cette saison.La Petite vie, toujours en reprise, est numéro 1 avec 2 702 000 spectateurs.Un record, fort Boyard en a 2 529 000, le Grand procès de la mère de la petite Aurore 2 253 000 et Chambres en ville 2 038 000.Le palmarès est sorti hier en fin d'après-midi.On saura les détails mardi.BEIAIR \" d'une \"rare intensité .une des plus magistrales interprètes.\"1 Le*\tdu Siiyurnjy différente bouleversante i Fascinant Rrno Hoivu / Qcf I heatre Jean-Duc Place dos Arts 842 21 \\ 2 WHI THÉÂTRE DANSE Conversation avec des fantômes Dans «Des siècles avec nous», Sylvain Êmard échange avec des personnages anciens.A écouter avec soin.NEW YORK\ti \u2022 ¦ Le chorégraphe américain Erick Hawkins, qui avait travaillé avec George^ Balanchine et Martha Gra-ham, est décédé mercredi des suites d'un cancer, à' l'âge de 85 ans» dans un hôpital de New York, a-ton appris hier.Hawkins avait été le prer mier étudiant américain de l'école de ballet fondée aux États-Unis par Balanchine.Danseur au Metropolitan Opéra» il avait ensuite fait* partie de la troupe du Ballet Caravan, devenu depuis le New York City Ballet.Né à Trinidad ( Colorado ), il avait grandi en Californie et au Kansas et avait étudié l'université d'Harvard.Il avait été ma-* rié à Martha Graham de 1948 à 1954.Hawkins avait fondé son école de danse en 1951.Il ne dansait plus depuis 1976 mais avait continué d'enseigner jusqu'à ces dernières semaines.Dans La retenue, Martine Chagnon se révèle comme une formlda blé conteuse et une observatrice très sensible.Chagnon Clémence corps et ensuite la parole.On parle d'un théâtre gestuel mais Martine Chagnon est également une formidable conteuse et un observatrice particulièrement sensible qui filtre les événements du quotidien pour en retenir les perles de la vie.Il faut voir comment elle raconte une tentative de rupture avec son amoureux.l'ai rarement vu un artiste raconter avec autant de sensibilité, l'intérieur d'un drame, dessiner avec autant de fidélité les forces vives de l'être humain.Des forces qui s'opposent dans la plupart des cas, des forces qui agitent, qui remuent, qui secouent.Cette femme parfaite qu'elle incarne, accumule les frustrations, les colères et se laisse détruire par son entourage.C'est une histoire banale mais c'est le véritable drame de l'être humain qui paye parfois de sa personne le prix d'une relation essentielle.Martine Chagnon, c'est parfois.très près de Clémence Desrochers.Disons, Clémence Des-rochers plus jeune, plus audacieuse, plus risquée avec une culture théâtrale derrière elle.Martine Chagnon, c'est le début d'un nouveau langage sur scène.Un langage qui échappe encore aux définitions mais qui pourrait mener très loin.Tout ce dont Martine Chagnon a besoin actuellement, c'est du temps.Rien que du temps.¦ Dans le cadre des 20 jours du Théâtre à risque, Martine Chagnon présente un spectacle qui sanscrit à l'intérieur d'une démarche particulièrement originale; alors qu'on assiste à l'évolution d'une femme à travers ses rapports humains.Après une trentaine de représentations de Le vivre tant au Québec qu'en Belgique, Martine Chagnon aborde maintenant le thème de la colère dans La retenue.Il s'agit d'une étonnante performance sur scène alors que la comédienne établit une nouvelle relation entre la parole, et la dynamique du corps.Martine Chagnon utilise autant le langage verbal et le non-verbal pour construire un univers dans lequel elle tente désespérément d'établir la communication.Elle utilise l'humour, le cynisme avec une rare intelligence pour raconter la colère enfouie d'une femme parfaite qui a perdu son espace vital en chemin.Le propos de Martine Chagnon est intime mais rejoint les préocupations de la femme de trente ans qui vit actuellement la grande solitude des grandes villes.Âgée de 32 ans, titulaire d'une maîtrise en théâtre, Martine Chagnon a débuté une carrière solo en 1987 en proposant Le parler.ensuite Le faire, jusqu'à Le vivre qui a reçu un bel accueil en Europe.4\ti Une formidable conteuse Dans ce nouveau spectacle La retenue, j'ai surtout remarqué une très forte présence sur scène et une rare habileté à créer un espace, des personnages et une vie en utilisant d'abord son DES SIÈCLES AVEC VOUS.Jusqu'au 4 décembre au Théâtre La Chapelle.Chorégraphie et interprétation : Sylvain Émard.Musique originale : Bertrand Chénier.Eclairage : Marc Parent.Scénographie : Richard Lacroix.Costume et maquillage : Angelo Barsctti.20h30.Erick Hawkins, en 1986 RENEE CLAUDE chante LÉO FERRÉ UNE ÇRAND RENDEZ-VOUS THEATRAL! Les chansons de Brecht sont rendues sur une musique originale, absolument fascinante de Pierre Moreau.Montréal Ce soir, Rarf^Canada Une Jeanne Dark inspirée, particulièrement lumineuse, à (Intérieur d'une imposante (fstributron dominée par le jeu des comédiens et par la musique du spectade.U Prêtât Une mise en scène excellente.1 Bon Matin, Radk^Canada Impressionnant, exceptionnel! CnuwIAji» In n»./S/1/* rTCin'CfeS I0Q8S, GKM* Une vision futuriste d'un monde sans pitié.un vaste opéra post-moderne.LA RETENUE, texte, conception, mise en scène et Jeu de Martine Chagnon, éclairages de Colette Drouin, décor de Martine Lemay.costume de Véronique Roche, une création des Productions du Lierre présentée à la Maison de la Culture Frontenac du 22 au 26 novembre et du 1er au 3 décembre.SiEw RÉSERVATIONS «MarèoU» SâfSS MO, AVE DES PINS^fTL.(»14) 710.1245 DE ARTHUR Une vingtaine de comédiens sur scène, c'est magique.» c'est presque une foie de monter ça.Merci, Lorraine Final, de tenir ton bout S4U Bonjour, TVA AVEC MICHEL DUMONT GILLES RENAUD DENIS BERNARD BENOÎT DAGENAIS MAODB GUÉRIN ANDRÉE LACHAF2L SYLVIE LÉONARD SOPHIE LORAIN MICHEL POIRIER ÛUY rkOVOSï v LOUISE TURCOT JULIE VINCENT J)JJ 26 \u2022 _AU 3 DÉCEMBRE 1994 CKAC730 - HYDRO-QUÉBEC présente JEANNE DARK me CATHERINE SÉNART et JACQUES GOD1N : MHe en scène ée LORRAINE PINTAL Du 15 NOVEMBRE Ml 10 DÉCEMBRE.********* : 866*8667 Avec Sytvto Archambault NUrcSéOnd France Castel Michel Comeau Daniel Gadoues Claude frétant Geneviève f llodeau Nkolas Cannai Normand Carrière Nathaly Charrette Isabelle Da Mois Daniel D6 Paul Doucet François Godin François l'Espérance Sophie Prégent Sylvain Scott Francis Vachon Traduction Pierre Voyer Décor Daniéle Léveipue Costumât Frmçob iarfceau tclairagos Guy Sknard Musique Pierre Moreau Chorégraphies Ginette Laurin Assistance à la DESGAGNÉS ET MARC GRÉGOI MISE EN SCÈNE TRADUCTION : MICHEL remercie Bombardier pour sa contribution à la représentation du mercredi 30 novembre.MEDIACQMi Hydro-Québac i i » f i.i SOCIETE PHILARMONIQUE DE MONTRÉAL CONCERTS VITRAUX ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre: BORIS BROTT Eglise Saint-Jean-Baptiste angle Rachel et Henri-Julien Métro: Mont-Royal SALLE REDPATH 3461.rue McTavish Théâtre Maisonneuve Place dos Arts Billçls en vente h la PdA / 514 842 2112 et Réseau Admission/5j4 790 1245 Redevance et frais de service \u2022 ; LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 lettres «célinoïdes PARIS ¦ La veuve de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, l'auteur de Voyage au bout de la nuit, a demandé jeudi à la justice française d'interdire la publication de lettres inédites de son mari, écrites en partie pendant la Deuxième guerre mondiale et ouvertement racistes.i \u2022 * ; Le tribunal rendra sa décision début décembre.Les lettres sont rassemblées dans un livre.Lettres des années noires, publié par la maison Berg International.Au horabre d'une vingtaine, elles ont été adressées de 1938 à 1947 au journal d'extrême-droite Je suis partout, apôtre de la collaboration avec les nazis.Selon Berg international, l'hebdomadaire avait réfusé de les publier «pour cause de délire raciste».\u2022 Dans une des lettres, datée du 15 juin 1942, Céline affirme «la France brûle de finir nègre, je la trouve à point, pourrie, croulante de métis (.) encore 50 ans, plus MOZART Symphonie en la majeur, no 29 Heure 19h30 Lieu Chapelle du Grand Séminaire de Montréal 2065, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) Direction MiklosTakacs Prix 115$ taxes incluses Au profit de la campagne de financement du Collège de Montréal Billets: 22$ (taxes incluses) Points de vente: Place des Arts, 842-2112 Admission, 790-1245 (?frais de service) À l'entrée de l'église le soir du concert Date Mardi 6 Décembre 1994 Informations et réservations au 933-7397 CONTES POUR NOËL IMUSICI DE MONTRÉAL M YUII TUROVSKY Dans le cadre de l'Année internationale de la famille BERCEUSES DU MONDE Nadia Pelle, mezzo-soprano MQM tt Wonny Soog, pianistes GENEVIÈVE BUJOLD narratrice \"Pfem !\u2022 Loup\"\u2014 Profcofkv \"Carnaval daa animaux\".Salnt-Saéna Bilete adultes 25 $; étudiants et enfants 15 $.En vente è ia Place des Arts 842-2112.Ou veuttez envoyer chèque ou mandat-poste avec enveloppe de retour adressée et affranchie à: Orchestre de chambre McGifl.5459.av.Eamsdtffe.Montréal.H3X 2P8.RENSEIGNEMENTS: 487-5190 DEMO CHARLES DUTOrr Au programme : Leopold Mozart Symphonie en sol majeur, «Alte Lambacher» IVA.Mozart Aria : Parto, ma tu ben mio (Ext.de La Clemenza di Tito, K.621) Franz Xaver Mozart Concerto pour piano en mi bémol majeur, op.25 Brahms, Haydn, Milhaud,Schumattnf Tchaïkovski,etc.berceuses Jeudi le 1er décembre 1994, 20H00 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets : 11,91 $/ 16.30 S (taxes et redevance en sus) Billetterie : 842-2112 donnez Commanditaires Sabine Meyer présente LES CAUSERIES OSM X^Pour savoir où et quand t donner du sang, appelez Info-Collecte au 527-1501 PASSEE ART - OFFRE SPÉCIALE OBTENEZ GRATUITEMENT UN BILLET POUR ENFANT* (12 «m et moins) Une valeur de 1S $ sur présentation d'un PASSEP+ART * L'enfant doit Hit accompagné d'un adulte muni d'un billet au prix régulier.100 billets pour enfants disponibles Lundi 28 et mardi 29 novembre à 18h45 Hall central de la Place des Arts Le Tombeau de Nelligan et autres oeuvres au programme Invité: Jacques Hétu Animateur: José Evangelista Mercredi 7 et jeudi 8 décembre à 18h45 Hall central de la Place des Arts L'industrie du disque classique Invité: Rob McAlear Animateur: Colette Mersy LES CONCERTS GALA présentés par >v.Earnscliffe.Mohtn al.H3X ?P8 nFNSEIGNEMFNTS; 437-5190 DE RETOUR SIX SOIRS SEULEMENT CDU C; ASSI T n S DISC MUSIQUE un modèle d « Le crédit de mon travail rejaillit sur celui de la communauté.J'ai des appuis, désormais », affirme-t-il.Encore a-t-il fallu trouver le financement nécessaire à l'enregistrement d* Africa .Les bourses gouvernementales ne suffisaient pas, les labels québécois avaient d'autres chats à fouetter.Un homme d'affaires haïtien a finalement ouvert son portefeuille: Ken Dornéval, à qui Eval Manigat doit une flère chandelle.Fait à noter, Ëval Manigat n'a pas reçu un rond des hommes d'affaires au visage pâle.Malaise.Lorsque Louise Matte, percussionniste, promotrice et égérie d'Eval Manigat, a repris les commentaires de l'agent de son « Ce disque, c'est une Illustration de ce qui se passe Ici; au coeur de cette ville.Je vis avec le monde d'Ici et J'aime toujours ça.* Un modèle d'intégration.: je vous dis !\t!>: ËVAL MANIGAT et son groupe au Gesù, mercredi 30 novembre, cadre de Saison Jazz Montréal.impact, doit-on rappeler.Persistant, le musicien concocte Africa depuis nombre d'années, si l'on considère la relecture de certaines de ses compositions \u2014 Anna Maria, Salsa Sun, notamment, ont déjà été enregistrées par Karen Young et Michel Donato.Africa procède ainsi à la représentation d'un Manigat grandeur nature, à la hauteur de notre late bloomer, certes devenu l'un des plus brillants compositeurs engendrés par la société haïtienne et sa diaspora.Les Violons du Roy Y\"\"™ Sous la direction de ^ernard Labadle OIRÉE A LONDRES imedl 26 novembre, 20h00 Salle Pierre-Mercure 300, boul.d* Malsonnauv* Est Billets: 087-6819 iiiiii Nllllll\tf CBC «NCWTTBUHNS « Sur ce disque, explique le musicien, mon travail se résume en une compilation de ce qui se passe sur le plateau montréalais.Ethno-québécois, en somme.Ce disque est aussi un salut aux artistes que j'ai côtoyés à Montréal depuis que j'y vis.En même temps, c'est une illustration de ce qui se passe ici, au coeur de cette ville.Je vis avec le monde d'ici et j'aime toujours ça.» Manigat a dû préciser la nature de ses propositions lorsqu'il a réalisé Africa , de concert avec le percussionniste Jean-François Fa-biano.Que fallait-il privilégier?« L'unité, répond-il, on la trouve à travers mes arrangements et les couleurs utilisées dans chacune des pièces.Cet album m'a d'ailleurs permis de faire le point sur ce que je faisais, et ce vers quoi je dois me diriger.» Pour Éval, la chanson Africa est la direction à emprunter : « Les styles musique racine et rara, ce côté très tribal, soigneusement préservé en Haïti, doivent se mêler aux couleurs rock et jazz, nord-américaines et québécoises », soutient le musicien.De plus, l'ouverture de Manigat implique la soudure entre folklores québécois et antillais.L'homme vient tout juste de passer une journée entière de studio avec Denis Fléchette ( le pianiste de la Bottine souriante ), Lazare René ( chanteur d'origine cubaine ), Pierre Cormier et André Dupuis ( percussionnistes de.souche ).« Nous nous sommes appliqués à mélanger le folklore cubain de Lazaro et celui de la Bottine souriante.Il y avait une telle énergie ! », raconte notre chercheur, enthousiaste.Dix ans après son premier album, Éval Manigat.qui est pourtant un compositeur de premier ordre.a eu toutes les peines du monde à en produire un second.C'est fait, enfin, avec Africa +, chez Mustcor.un disque témoignant de sa démarche métisse, et de sa longue migration.CONCERT GALA/Levée de fonde ¦¦K'1 VÎ ' mshslav jfc ROSTROPOVICH, t-\t: jHB^Wll ' to pk\" 8f*nd violoncelliste au monde t Haydn: Concerto en Do L'OPÉRA DE MONTRÉAL Variations Rococo BERNARD UZAN \u2022 DlttCTEUI GÉNÉlAL ET AtTTSTKJUE LE MERCRED115 MARS, 20 H BASILIQUE NOTRE DAME Prix d'entrée (don) ivtc reçu d'impôt: 50 $,78$, 100$ et 125$ fi ¦ i n ff ¦ ¦ m rtl unciuam recepuon, nombre do tièQ6t limité) B ScotiaMcLeod Nombre de billets: 10r 12, 14, 15, r1 décembre 1994, 20 h PREMIÈRE À L'OPÉRA DE MONTRÉAL (en français arec svrtitrts anglais) tieel de Girfcfce CAMILLE IEN0, lofoet GAÉTAN LABIÉ, Métrib CHANTAI LAMBEtT, Cibfklk MONIQUE PAGÉ, toee èt Geetourd GJtÉGOfltE LECENDtE, ta»* * Corirtstrd LOUISE MARCOTTE Frtdct le IfétOk* HUCHES ST-CEUB, Pwto* LEILA OULFOUN, éé EMMANUEL VILUUME 25-26 NOVEMBRE \u2022 ltt-2-B D t, V A l 28 29 MARS CIRQUE Dli SOL Eli \\n MISSION aux AVIS A tons 3- apporter artiste invité: Marc Dupré Ce soir à 2 Oh Billets en vente wax ou tu 790-1245 (e LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 '\t\u2022 PHOTOL»Presse Dlfamt a beau être une subeiDe ville, elle a du mal à attirer les touristes.D'où ses efforts pour profiter au maximum de la célé-d'un grand Dinantais.Adolphe Sax.23 24 MARS f/fao* itreaC 25 MARS tëtii v-n 31 MARS 23-24 MARS 95 j^ittets en vente\tAH.^p-orn.*** ùh Atptisstoyt A cl)il([IH' rt'iirési'iilaiinii.11 spéjkàiéirs se voiaiilisciii! 'in1/, i'X|)t'riii)t'iiii'r i ¥ î t ?rïiur iTRE ST-DENB1 À Dinant cette année, on ne pense qu'à Sax ! la petite ville belge fête Adolphe Sax, Dinantais et inventeur du saxophone collaboration spécial* 26 AU 30 DÉCEMBRE EU» VBTE AU THÉÂTRE finwmiiteL ET PAR T1CXETMASTER.ACHAT PMI TÉLtPHMI: 790-1111 \u2022 Grtwftt 527-3SU ¦ Dinant.Petite ville wallonne située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bruxelles.Cette ville très ancienne est située entre le roc et l'eau.Nichée au creux d'une vallée encaissée, elle s'adosse à de hauts rochers et s'étend le long de la Meuse, paisible rivière qui traverse la Wallonie du sud au nord.Ville touristique habituellement calme, Dinant, qui est jumelée avec Sainte-Foy, vit cette année dans une ambiance étrange.Un peu comme si elle se trouvait tout à coup au centre du monde.En tout cas, du monde musical.Et certainement du jazz.lournalistes européens, américains, japonais, australiens débarquent.Des équipes de télévision parcourent des milliers de kilomètres pour se rendre dans cette petite ville de moins de 10 000 habitants.De son côté, elle accueille un Festival International de Jazz, voit défiler dans ses petites ruelles du Moyen Âge le groupe français Urban Sax, tient un grand concours international de saxophone et organise une multitude de concerts.Une seule condition pour les groupes invités : ils doivent compter dans leur formation au moins un saxophoniste.En cette année 1994, Dinant ne - pense qu'à Sax ! La raison de ce remue-ménage inhabituel ?La ville a décidé de fêter dignement un des siens, mort il y a tout juste cent ans : Adolphe Sax, génial inventeur de l'instrument qui porte son nom, le saxophone.Un passionné de création Le 6 novembre 1814, naît dans cette petite ville belge Adolphe Sax.Les Dinantais ne le savent pas encore, mais ce petit bébé joufflu deviendra l'inventeur d'un instrument de musique qui connaîtra rapidement un essor international.Un instrument de conception totalement originale.« Tous les autres instruments ont leur origine dans la nuit des temps, écrit en 1856 le musicologue rrançois-Jo- >h Tétis ; tous ont subi de notables modifications à travers les âges, et leurs migrations ; tous enfin se sont perfectionés par de lents progrès ; celui-ci « le saxophone » est né d'hier, il est le fruit d'une seule conception, et dès le premier jour, il a été ce qu'il sera dans l'avenir ».Adolphe Sax est un passionné de création.Dès l'adolescence, il travaille comme apprenti dans l'atelier de son père, menuisier ébéniste spécialisé dans la fabrication d'instruments de musique.À l'âge de seize ans, il présente ses premières créations \u2014 des flûtes et des clarinettes en ivoire \u2014 lors de l'Exposition de l'Industrie de Bruxelles.À vingt ans, il invente une clarinette entièrement nouvelle, à 24 clés, puis une clarinette basse qui suscite l'enthousiasme du chef d'Orchestre de l'Opéra de Paris lors de l'un de ses passages à Bruxelles.Il inventera ensuite un réflecteur de son, une nouvelle clarinette contrebasse, un procédé d'accord des pianos, un orgue à vapeur « capable de se faire entendre dans toute la province ».Dans les années 1830, c'est le nom de Sax qui se fait entendre dans toute l'Europe.« Les débuts de Sax jettent une lumière singulière sur son caractère, écrit Albert Remy, journaliste belge spécialisé dans l'histoire de Dinant.Il refuse d'aller monter un établissement à Saint-Petersbourg, rejette une proposition d'installation à Londres.Sax prend conscience de toutes ses possibilités et de son talent ; il conçoit l'oeuvre qu'il se sent appelé à réaliser ; il est plein d'espoir et il croit posséder toutes Ses chances de réussite ; il voit grand, il croit voir juste.Il étouffe dans son petit pays.» Au début des années 1840, Adolphe Sax a 26 ans.Son génie est au zénith.C'est à cet âge-là qu'il invente le saxophone et sa famille ( saxhorn, saxotromba, saxtuba).En 1842, il part, avec trente francs en poche, s'installer à Paris où il rencontre Hector Berlioz qui contribuera de manière décisive à sa renommée.« C'est un homme d'un esprit pénétrant, lucide, obstiné, d'une persévérance à toute épreuve, d'une grande adresse, à la fois calculateur, acusticien et au besoin fondeur, tourneur et ciseleur.Il sait penser et agir, il invente et exécute », dira de lui Berlioz.De 1842 à 1942, date à laquelle sera officiellement créée la première classe de saxophone au Conservatoire de Paris, l'invention du petit Dinantais connaîtra une longue et lente ascension.Ses instruments apportent un timbre totalement nouveau dans le monde musical de l'époque.« Non point criard, non point violent, sa voix est ronde, douce, pénétrante dans l'aigu, pleine et octueuse dans le grave, profondément expressive dans le médium.Revêtu de demi-tein-tes cuivrées, le saxo possède un accent particulier, une sorte de hâle ambré très séduisant », écrivait Marcel Perrin, professeur au Conservatoire.Après avoir connu la gloire, Adolphe Sax meurt en 1894, ruiné et persécuté par ses concurrents, contre-facteurs qui s'orga-nisent en société pour le combattre.À de multiples reprises, on l'attaque devant les tribunaux, en nullité de ses brevets.Ces procès, il les gagne tous non sans devenir demandeur en réparations jusqu'à la reconnaissance finale.Mais pour son ate- DERNIERE PROLONGATION JUSQU'AU 8 JANVIER 2 4 7 5 6 N 0 1! V f A 11 X aux usines angus AN \\l >11 MAC II KHI MEDIACOM ckoi 969 FM CBC «\u2022! SPC n>*< EATON PHOTO AFP .\t- i Quel pub l Dinant, ville natale d'Adolphe Sax.eut l'idée de faire cadeau d'un saxophone au président américain Bill Clinton.C'est le maire de la ville qui remit l'instrument à M.Clinton lors du passage du président à Bruxelles en janvier dernier.La photo fit le tour du monde.Dès le lendemain, Clinton Jouait de son instrument préféré dans un club de jazz de Prague.Une autre photo qui fut publiée dans les journaux du monde entier.D'un sax deux coups ! ii » lier, c'est la faillite.Berlio'k ; écrit : « On renouvelle à Sax des persécutions dignes du Moyen Age et qui rappellent exacte-, ment les faits et gestes de Benve-nuto Cellini, le ciseleur floren- \\ tin.On lui enlève ses ouvriers, j on lui dérobe ses plans, on i'ac- ! cuse de folie, on lui intente des ; procès ; avec un peu plus d'auda- 1 ce, on l'assassinerait.Telle est la « haine que les inventeurs excitent | toujours parmi ceux de leurs ri- « vaux qui n'inventent rien.» j n i Une excellente occasion Aujourd'hui, Dinant s'enor- j gueillit d'avoir donné au monde J le père de cet instrument dont ' ne peuvent quasi plus se passer ! le jazz, le blues, la variété.i « Certes, explique à La Presse sur le ton de la confidence l'organî- J sateur de l'« Année SAX », Adol- \u2022 phe Sax n'a véritablement vécu * que ses six premiers mois ici, à ?Dinant.Ces parents se sont rapidement installés à Bruxelles et il J partira ensuite lui-même à Paris.; Mais c'est une excellente occa- ! sion de faire connaître la ville à'; l'extérieur.Il faut savoir que du- ; rant toute la première moitié du ! XX**e siècle, Dinant était un ; rendez-vous touristique iimpor- .tant, pour gens fortunésJ Aujour- } d'hui, la ville subit un grave dé- ; clin économique.Les commerces .ferment les uns après les autres j et l'image de la région se dégra- « de.Grâce à Adolphe Sax, le xol- \\ lège échevinal espère donner j une nouvelle image à Dinant ».I Pour y parvenir, le « Comité j SAX » a mis les petits plats dans ; les grands.Tout l'été, les mani- ; festations culturelles se sont succédé.Parmi les temps forts : le ; groupe français Urban SAX s'est « produit dans la ville en juin der- J nier à l'occasion de la Fête de la J Musique ( à laquelle a notam- » ment participé Louise Fores- J tier ) ; en juillet, un Festival In- < ternational de )azz ( « jazz for \\ Mister Sax » ) a réuni des forma- ; tions américaines, française, hojv landaises, britanniques, belges,\" etc.On y aura entendu, pour l'une des toutes dernières fois, un des « monstres sacrés » dp» jazz belge : le saxophoniste li6* geois Jacques Pelzer qui venait de fêter ses 70 ans et qui est décédé le 6 août dernier.De son; vivant, il avait rencontré, et généralement accompagné, les plus ! grands noms : Cannonball Ad-' derley, Chet Baker, Don Cherry, )ohn Coltrane, Bill Evans, Bud Poweli, Thelonious Monk, Archie Shepp, etc.Le 25 septembre, les organisateurs avaient programmé une journée des harmonies, lors de laquelle pas moins de 27 fanfares ont joué un peu partut dans la ville, puis convergé vers la Grand Place de Dinant, rassemblant ainsi une gigantesque fanfare de 1 250 musiciens ! Enfin, du 30 octobre au 5 novembre avait lieu le « Premier Concours International de Saxo- Ïhone Classique Adolphe Sax ».as moins de 163 saxophonistes ont participé à ce concours.« Ce concours, au départ personne n'y croyait, explique Jean-François Decoster, l'organisateur.C'était un pari un peu fou.Mais aujourd'hui, lorsqu'on voit le nombre d'inscrits venant des quatre coins du monde, on se dit qu'on a réussi.Et, qui sait, on; remettra peut-être cela dans quatre ans.» Il faut reconnaître que l'un des plus prestigieux ambassa-; deurs du saxophone, Bill Clinton en personne, leur a donné un so^ lide coup de pouce.De visite Bruxelles il y a quelques mois, if ! s'est vu offrir par la ville de Df ; nant et devant toute la presse iff-ternationale, un magmlfiqut; saxophone gravé : « À Bill Cfiflh; ton, Adolphe Sax 1814-1894 Dinant ».Dès le lendemain soir, fe président des États-Unis en jouait dans les cafés de Prague.« Clinton ne nous a rien coûté, conclut lean-François Decoster.Le saxophone était offert par notre commanditaire, la maison Selmer.Mais quel excellent « âÇ taché commercial », s'exclame-t-ilM Et quelle pub1 »\tfb specTRum 21 Janvier, déjà complet 1HMÊ VOIR LES DETAILS DANS LE CAHIER SPÉCIAL NOËL D'AUJOURD'HUI réservations LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 mariage succombent en écoutant de la musique rock.1973 \u2014 John Rostill, ancien bassiste du meilleur groupe instrumental de Grande-Bretagne, The Shadows, meurt électrocuté par sa guitare dans le studio 3u'il a aménagé dans sa demeure à Lon-res.11 est âgé de 31 ans.C'est Bruce Welch, un autre ex-membre des Shadows, qui découvre le cadavre.Rostill et Welch ont composé plusieurs des chansons à succès d'Olivia Newton-John, en particulier Let Me Be There et If You Love Me Let Me Know.1968 \u2014 Le trio blues-rock Cream donne son concert d'adieu au Royal Albert Hall, à Londres.L'événement est filmé sous le titre de Coodbye Cream.Ce groupe a vendu î5 millions d'albums en un peu plus de trois ans.Le guitariste ment la plus grosse transaction entre des investisseurs japonais et une compagnie américaine.1988 \u2014 Les membres du groupe Pink Floyd assistent au lancement d'une mission spatiale franco-soviétique en Asie centrale.Un des cosmonautes avaient demandé une copie du prochain album de Pink Floyd Delicate Sound of Thun-der pour l'emmener dans l'espace.David Gilmour, du groupe, se dit ravi de voir que Pink Floyd sera le premier groupe irak à être joué dans l'espace.1975 \u2014 Charles Boykin, évangéliste de Tallahassee, en Floride, dirige une cérémonie au cours de laquelle ses fidèles font brûler des disaues de musique rock d'une valeur d'environ deux mille dollars.Boykin prétend que la plupart des jeunes filles devenant enceintes hors du LE 26 NOVEMBRE DANS l'HISTOIRE MUSICALE ¦ 1991 \u2014 Le rockeur heavy métal Ozzy Osbourne se casse un pied en sautillant sur la scène du Aragon Ballroom de Chicago.11 respecte son horaire de sa tournée Theatre of Madness mais il doit annuler tous ses spectacles prévus pour le mois suivant, en raison d'une infection à la cheville.1990 \u2014 MTV, le canal de musique vidéo américain, refuse de passer le vidéo de Madonna Justify My Love.L'exemple sera suivi par MuchMusic au Canada.MTV considère que le vidéo est trop risqué, sexuellement, pour son audience.1990 \u2014 Matsushita Electric annonce l'achat du géant américain du spectacle MCA, pour 2,6 milliardsî.C'est à ce mo- Eric Clapton et le batteur Ginger Baker poursuivent leur carrière en formant Blind Faith qui dure peu.Le bassiste lack Bruce entreprend une carrière solo.1956 \u2014 Décès à 51 ans du joueur de trombone et chef d'orchestre Tommy Dorsey.11 dirigea l'un des orchestres de danse les plus populaires des années 30 et 40, enregistrant plusieurs disques vendus à un million d'exemplaires: Marie, Vil Never Smile Agaln et there Are Such Things.C'est en chantant avec son orchestre que Frank Sinatra se fit connaître au début des années 40.Le frère de Tommy, Jimmy, fut également un chef d'orchestre mais les deux hommes furent à couteaux tirés de 1935 à 1953.El vis Presley a fait sa première apparition à la télévision américaine en 1956 à l'émission Stage Show des frères î Dorsey.\t; 1949 \u2014 La basse Denis Harbour fait ?ses débuts au Metropolitan Opéra dàns 1 le rôle du geôlier de 'Tosca'.Né à Ok Harbour passa toute la saison 1949-50 tittS Met.Il participe durant ce temps à concert radiodiffusé au réseau N-B-C de* l'opéra Aida dirigé par Toscanini.-Z ¦ Jf: ; 1945 \u2014 Naissance à Londres du bat** j siste John McVie, membre-fondateur d* ! Fleetwood Mac.McVle, Peter Green ef { Mick Fleetwood forment Fleetwood en 67 après avoir quitté les Bluesbre*>?kers de John Mayalf.D'abord spécialisé ^ en blues, Fleetwood Mac fait plus de (wk; ce à la musique pop après le départ de -Green en 70.L'arrivée de Lmdsey Buckingham et de Stevie Nicks en 74 ace centue cette tendance.\t- - 20 ANS DÉJÀ LA TOURNÉE \"LES CINQ SAISONS\" INTERPRÉTÉE PAR Zn Pitfat* Le Spectrum de Montréal 27 Novembre 1994 Réseau Admission (conumndi télÉohonlou*^ 790-1245 ou au 22 ¦/ * \" » « 2m Théâtre «TU»*0 \"Une performer captivante qui séduit le public.Courez voir, entendre Térez Montcalm l'authentique, au Spectrum\" Paul Villon au va,Upurnal da Montréal \"Térez Montcalm, sculptée d'une pièce, à même le rocN Sylvain Cormier, La Devoir C10 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 lu I 1 Ultra Sons m R w K f V Bombe dans le funkytown Le deuxième album de Ja-miroquai occupe la deuxième place du palmarès britannique, à peine deux semaines après sa sortie ! Je n'ai pu m'empêcher de me taper The Return Of The Space Cowboy aussitôt que je l'ai aperçu parmi les récents arrivages.Pas besoin d'être devin pour prédire que ce disque fera l'effet d'une bombe dans notre funkytown.Si ces textes de jeune éco-hu-raaniste en colère (le chanteur Jason Kay) n'ont rien de remarquable (il s'insurge notamment contre l'indifférence générale, nobody makes a fuckin'move et patati et patata), les nouveaux grooves de Jamiroquai me semblent aussi puissants que ceux déployés sur le premier disque.Enfin.un peu moins boeuf, l'effet, puisque le langage est désormais connu.Bien que.Aux propositions soul-funk-jazz, (amiroquoi ajoute une séquence de pop brésilienne à ses emprunts.Car il s'agit toujours d'emprunts (l'intérêt y est élevé!), en ce qui me concerne.En espérant que Jamiroquai cessera un jour d'être considéré comme le véhicule d'un Stevie Wonder réincarné.Nous n'en sommes pas encore là.\u2022 \u2022 À la première écoute, indifférence relative.À la deuxième, un petit tiens tiens.À la troisième, au diable la peur de la nostalgie.Et vive le pastiche inspiré.Alain Brunet \" THE RETURN OF THE SPACE COWBOY.Ja- miroquai, Coiumbia.Veruca Sait attention ! m ?La chose la plus triste qui pourrait arriver au groupe Veruca Sait, ce serait d'être ignoré parce que, aussi contradictoire que cela puisse paraître, plusieurs grandes compagnies de disques se sont battues pour produire son premier album, American Thighs.En effet, rien n'énerve plus le public de musique alternative qu'un groupe supposé hot, les majors en ayant décidé ainsi.Il est vrai que le modèle «groupe alterno comptant au moins deux filles» fait fureur ces temps-ci.Est-ce une raison pour ba-J layer de la main tous les groupes alterno comptant au moins 3 deux filles?Non, du moins pas j dans le cas de Veruca Sait, à *\t1 mon avis et à celui des 250 000 personnes qui se sont déjà pro-ré American Thighs, un en, bien bon disque qui ' compte son lot de mélodies auxquelles il est difficile de ré- *\tsister.Si je n'ai pas écouter jcent fois Spiderman '79, que je *\t;«0is changée en araignée.?Créé en 1992 à Chicago, Veruca Sait (nom d'un personna-de roman, une ieune garce j'ai bien compris) comprend js deux guitaristes-auteures-compositeures et chanteuses Nina Gordon et Louise Post, plus Jim Shapiro à la batterie, (frère de Nina qui a, elle, pris le nom de fille de leur mère), enfin Steve Lack à la basse.I- American Thighs a été enregistré pour moins de 5000$ en mars dernier, alors qu'à la même époque sortait Seether.leur premier extrait vidéo (qui a coûté, lui, 2000$) et succès, sur étiquette indépendante, avant que l'album ne soit distribué par le poids lourd DGC (Nirvana, Beck et cie).Mais tout cela n'est que chiffres et données factuelles.Ce qui compte vraiment, c'est qu 'American Thighs compte des chansons incroyablement mélodieuses, avec guitares juste assez exacerbées, que ce soit Wolf, Victrola ou Number One Blind.Attention, la dépendance à ce disque croit avec l'usage.Marie-Christine Biais AMEtICAN THIGHS, Veruca Sait.Minty FresbOGCMCA.Noir Désir se perd un peu Noir Désir est une autre preuve que le rock français a gagné ses gallons.Que l'industrie de là-bas se permet des disques assez heavy, merci.Et que nous devrions en faire autant.Pour fins d'exportation à tout le moins, puisque le royaume du cross-over ne peut absorber de telles propositions.Hors des milieux alternatifs, point de salut?Toujours est-il que le nouvel éponyme de la formation bordelaise démarre en lion.Les riffs y sont durs, signifiants, le chanteur (Bertrand Cantat) sue sans nous faire suer.Au pire, il nous colle à notre siège, sinon à notre casque d'écoute.D'entrée, Tostaky et Alice démontre une certaine évolution de la formation.Le mix y est brumeux, la voix de Cantat se perd avec bonheur dans ces tourbillons de distorsion, tout ça affiche une cohérence orchestrale, voire une maturité certaine.Les rockeurs de Noir Désir ne sont plus des ti-culs, qu'on se le dise.Puis vient Sober song9 à visée pan-européenne, bardé d'un accent qu'aucun haut-gradé de la rock business anglo-saxonne ne pourra blairer.On gage?Idem our Here It Comes SI ' -toly I Want You, soit le tiers du ré1 iowiy, Back To You, The Hoiy Economie War, It Spurts, pertoire de ce nouvel album.Voilà donc le principal irritant.D'une part, des chansons comme Lolita nie en bloc ou En route pour la Joie illustrent un style singulier.De l'autre, on se perd dans cette volonté de courir sur le terrain des anglophones, sans la préparation nécessaire.Des titres tout à fait défendables, remarquez.Alain Brunet NOIR DÉSIR.Barclay.Elle chante, cette Irène! I rêne Marc chante, mes amis.Cordes vocales sablées avec soin par la vie, éraillements signifiants, puissance et maturité remarquables.Irène Marc est certes une chanteuse de premier ordre, que tout dépis-teur de label multinational devrait considérer comme premier choix au repêchage pop.Ces ballades gospelisantes, bluesy, soul, rhythm'n'blues, cette vérité de l'émotion valent de l'or.Fort d'un vrai contrat de dis- 3ues, les Groove Kings (nom u tandem qu'elle a formé avec le guitariste et claviériste Howard Forman), pourraient produire avec les moyens nécessaires au genre qu'ils chérissent.Pour l'instant, Into The d'un excellent groupe de club.K comme le rut _ ood And Vine avant Un naguère Groove Age demeure l'album seller Çv< rancinc Raymond ne vole de ses propres ailes.Mixage rudimentaire, arrangements on se peut plus prévisibles, malgré le professionnalisme évident de ses protagonistes.Ce qui ne vous empêche absolument pas de vous frotter aux Groove Kings.I ' 4vp '\t/\t.Alain Brunet IMTO THS C100V8 ÀOS.Tht Grtovt Le Top 100 du Billboard ¦ Voici, selon le magazine Billboard, la liste des 100 plus grands succès du palmarès (45-tours et compacts simples), compilés entre le 4 août 1958 et le 25 juin 1994: 1.\t1 Will Always Love You \u2014 ' Whitney Houston 2.\tEnd of the Road \u2014 Boyz II Men 3.\tThe Sign \u2014- Ace of Base 4.\tYou Light Up My Life \u2014 Debby Boone 5.\tPhysical \u2014 O.Newton-John 6.\tThe Twist \u2014 Chubby Checker 7.\tMack the Knife \u2014 B.Darin 8.\tEndless Love \u2014 D.Ross et L.Richie 9.\tHeyfude \u2014 The Beatles 10.\tBette Davis Eyes \u2014 Kim Carnes 11.\tThat's the Way Love Goes \u2014 fanet Jackson 12.\tA Summer Place \u2014 Percy Faith 13.\tfump \u2014 Kriss Kross 14.\tCan 't Help Falling in Love \u2014 UB40 15.\tDreamlover \u2014 Mariah Carey 16.\tEvery Breath.\u2014 The Police 17.\tNight Fever \u2014 Bee Gees 18.\tEye of the Tiger \u2014 Survivor 19.\tTossin ' and Turnin ' \u2014 Bobby Lewis 20.\t/ Want to Hold Your Hand \u2014 The Beatles 21.\tTonight's the Night (Gonna be Alright) \u2014 Rod Stewart 22.\tInformer \u2014 Snow 23.\tShadow Dancing \u2014 A.Gibb 24 .SaySaySay \u2014 P.McCartney et MJackson 25.\tBattle of New Orléans \u2014 Johnny Horton 26.\t1 Love Rock'n Roll \u2014 Joan fett and The Blackhearts 27.\tEbony and Ivory \u2014 P.McCartney et S.Wonder 28.\tFlashdance/What a Feeling \u2014 Irene Cara 29.\tLe Freak \u2014 Chic 30.\tl'm a Believer \u2014 Monkees 31.\tBabyGot Back \u2014 Sir Mix-a-Lot 32.\tFreak Me \u2014 Silk 33.\tCall Me \u2014 Blondie 34.\tWhoomp! \u2014 Tag Team 35.\tBillie Jean \u2014 Michael Jackson 36.\tEverything I Do \u2014 Bryan Adams 37.\tI Heard it Through the Grape- vine \u2014 Marvin Gaye 38.\tLady \u2014 Kenny Rogers 39.\tAquarius/Let the Sunshine in \u2014 The 5th Dimension 40.\tBlack or White \u2014 M.Jackson 41.\tIt's AU in the Game \u2014 Tommy Edwards 42.\tCentrefold \u2014 J.Geils Band 43.\tMy Sharona \u2014 The Knack 44.\tAre You Lonesome Tonight \u2014 Elvis Presley 45.\tTd Do Anything for Love \u2014 Meatloaf 46.\tAlone Again (Naturally) \u2014 Gilbert O'Sullivan 47.\tStayin'Alive \u2014 Bee Gees 48.\tSave the Best for Last \u2014 Venessa Williams 49.1 Just Want to be Your Everything \u2014 Andy Gibb 50.\tThe Power ofLove \u2014 Céline Dion 51.\tHero \u2014 Mariah Carey 52.\tThe First Time Ever I Saw Your Face \u2014 Roberta Flack 53.\tNe! Blu Dipinto Di Blu (Vola-re) \u2014 Domenico Modungno 54.\tAnother One Bites the Dust \u2014 Queen 55.\tloy to the World \u2014 Three Dog Night 56.\tHotStuff\u2014 Donna Summer 57.\tStarting Over \u2014 J.Lennon 58.\tTU be There \u2014 Jackson 5 59.\t/ Can't Stop Loving You \u2014 Ray Charles 60.\tBridge Over Troubled Waters \u2014 Simon and Garfunkel 61.\tWhen Doves Cry \u2014 Prince 62.\tSilly Love Songs \u2014 Paul McCartney 63.\tUpside Down \u2014 Diana Ross 64.\tBump n'Grind \u2014 R.Kelly 65.\tMaggie May \u2014 Rod Stewart 66.\tAU Night Long \u2014 L.Richie 67.\tSugar, Sugar \u2014 The Archies 68.\tBad Girls \u2014 Donna Summer 69.\tAgain \u2014 Janet Jackson 70.\tSugar Shack \u2014 J.Gilmer and the Fireballs 71.\tLikea Virgin \u2014 Madonna 72.\tLove is Blue \u2014 Paul Mariat 73.\tVenus \u2014 Frankie Avalon 74.\tCathy's Clown \u2014 Everly Brothers 75.\tIt's Now or Never \u2014 Elvis Presley 76.\tHow Deep is Your Love \u2014 Bee Gees 77.\tWeak \u2014 SWV 78.\tIn the Year 2525 \u2014 DISQUES t^ é.\t¦¦iMfM JSVT/ ^Sflfe feff !/\u2022 > o \u2022 : ->\u2022 «fiA?>t.y.ts SCHUMANN ARGERICH \u2022 KRfMfR HARN0NC0URT Magistral ! Gldon Kremer vient d'enregistrer les «deux» Concertos pour violon de Schumann CLAUDE CINGMS ¦ Dire que le violoniste Gidon Kremer vient d'enregistrer un concerto pour violoncelle, et un concerto signé Schumann et Chostakovitch, demande quelques mots d'explication.Schumann mourut en 1856, Chostakovitch n'allait naître qu'un demi-siècle plus tard, et voici les deux compositeurs associés à la même oeuvre.Quant à Kremer, on le sait capable de tout, mais, quand même, a-t-on bien lu?un violoniste qui joue du violoncelle?Ce que Gidon Kremer nous donne sur son plus récent enregistrement Deutsche Grammophon est la transcription pour violon, préparée par Schumann lui-même, de la partie soliste de son Concerto pour violoncelle.Et ce qu'on entend à l'orchestre est la réinstrumentation, de Chostakovitch, de la partition originale de Schumann.On sait que Ma hier, jugeant Schumann « mauvais orchestrateur », réinstrumenta les quatre Symphonies de son aîné.Ces Schumann-Mahler ont d'ailleurs fait en 1987-88 l'objet d'un enregistrement de la marque suédoise BIS.avis, avec bien d'autres d'ailleurs, Chostakovitch Partageant cet Robert Schumann réorchestra en 1963 le Concerto pour violoncelle de Schumann à l'intention de son ami Rostropo-vitch.Il avait déjà écrit pour lui un premier concerto pour violoncelle, allait lui en écrire un deuxième et, de toute évidence, estimait qu'un tel artiste méritait mieux que l'orchestration, un peu sommaire il est vrai, de Schumann.Chostakovitch ne modifia pas la partie soliste mais dota l'orchestre de changements notables.Maintenant, des passages confiés par Schumann aux cordes sont transférés aux bois, d'autres confinés aux seuls premiers-violons sont joués par tous les archets, et des portées restées vides sont comblées par des interventions instrumentales.Par ailleurs, Chostakovitch étoffe le groupe des bois, ajoute des cuivres et même une harpe.C'est en 1963, l'année où Chostakovitch signa sa réorchestration, que Rostropovitch la créa en public.Trois de ses enregistrements du Concerto de Schumann sont antérieurs à cette date ( ceux qu'il réalisa avec Sa-mossoud, avec Rozhdestvensky et avec Britten ) et utilisent donc l'orchestration du compositeur.On s'étonne cependant que son enregistrement avec Bernstein, paru chez ÉMI en 1977, s'en tienne également à l'ancienne orchestration.Assez curieusement, le seul enregistrement utilisant l'orchestration de Chostakovitch était, sauf erreur, celui d'un autre violoncelliste russe, l'obscur Fedor Lusanov, paru chez Olympia en 1987 et aujourd'hui épuisé.Une autre marque, Amati, d'Allemagne, a réalisé en 1988 un enregistrement du Concerto pour violoncelle de Schumann dans la seconde version du compositeur, c'est-à-dire avec un violon jouant la partie soliste.Cet enregistrement est encore disponible.Le soliste : le violoniste Saschko Gawriloff.\u2022 Une oeuvre, quatre versions Le Concerto pour violoncelle de Schumann existe donc dans quatre versions: a)\tla version originale, où la partie soliste de violoncelle et l'orchestration sont, l'une et l'autre, de Schumann \u2014 c'est la version la plus répandue : quelque 20 enregistrements actuellement disponibles; b)\tl'adaptation au violon, de Schumann, de la partie soliste de violoncelle, sans modification de l'orchestration \u2014 c'est ce qu'offre l'enregistrement de Gawriloff; c)\tla réinstrumentation, de Chostakovitch, de la partie d'orchestre, sans modification de la partie soliste de violoncelle \u2014 c'est l'arrangement destiné à Rostropovitch mais qui fut enregistré par un autre violoncelliste, Fedor Lusanov; d)\tenfin, une version composite où la réorches- tration de Chostakovitch est assortie de l'adaptation pour le violon que fit Schumann de la partie soliste originale de son Concerto pour violoncelle \u2014 c'est ce qu'on entend dans l'enregistrement de Kremer.Comment choisir?Ici encore, Kremer nous donne une interprétation en tous points magistrale, faisant oublier qu'il s'agit là d'une adaptation et créant l'impression d'entendre une oeuvre nouvelle.Mais l'orchestre, bien sûr, n'est pas tout à fait celui qu'avait imaginé Schumann, même si Ozawa et le Boston y sont fort brillants.De son côté, Gawriloff est plus que remarquable et le chef .Leopold Hager donne un relief inusité à l'orchestration jugée « inadéquate » de Schumann.Kremer complète son disque avec un autre Chostakovitch pour violon \u2014 un original, cette fois, puisqu'il s'agit du deuxième Concerto, composé pour David Olstrakh.Ce deuxième Concerto est à la fois plus dépouillé et moins inspiré que le premier.L'intérêt du disque, c'est nettement le Concerto pour violoncelle / violon de Schumann / Chostakovitch.Deux solistes, deux « remakes » Sur un autre disque, celui-là de Teldec, Kremer revient à Schumann et joue, cette fois, l'authentique Concerto pour violon, écrit en.1853, soit trois ans après le Concerto pour violoncelle.Kremer l'avait enregistré une première fois en 1982 avec Riccardo Muti et le Philharmonia, chez EMI, et était venu le jouer à l'OSM en 1984.Il vient de le réenregistrer, avec le Chamber Orchestra of Europe dirigé par Nikolaus Harnoncourt, le spécialiste du baroque qui s'intéresse maintenant au répertoire ro- ' man tique.Kremer a entrepris de réhabiliter ce concerto, produit des années de folie de Schumann, déclaré injouable par les violonistes et rejeté par nombre de musiciens.Son premier enregistrement pâlit à côté de son plus récent.L'accompagnement gris de Muti n'est certainement pas étranger à cette première lecture assez ennuyeuse de Kremer.Déjà, en 1984, le violoniste jouait beaucoup mieux le Schumann et maintenant, il nous en donne, pour ainsi dire, l'interprétation rêvée : sombrement lyrique, avec une grande variété de nuances et de couleurs, et secondée par un orchestre moins gros et plus détaillé dont Harnoncourt tire des accents troublants qui font écho à ceux du soliste.Irrésistible, cette allure de polonaise donnée au finale (à cet égard, les annotations sont révélatrices ).Le disque \u2014 enregistré en public, mais dans un silence total \u2014 est complété par un autre Schumann, le célèbre Concerto pour piano.La soliste : Martha Argerich, qui en est aussi à son deuxième enregistrement de l'oeuvre.Son premier, réalisé il y a quinze ans chez Deutsche Grammophon, avec Rostropovitch ( cette fois chef d'orchestre ), est parfaitement satisfaisant.Ce « remake » n'apporte rien et, au contraire, trouve l'impétueuse pianiste dans l'un de ses moments de haute fantaisie plutôt irritants pour ceux qui l'écoutent : rubatos inutiles, accents déplacés, tempi bousculés.À l'accompagnement, l'emploi d'un orchestre réduit et l'importance\" donnée par Harnoncourt à des détails secondaires créent l'impression que le Concerto pour piano a, lui aussi, été réorchestré.ce qui n'est pas le cas, bien sur.Ici encore, l'intérêt du disque réside dans le Schumann de Kremer.SCHUMANN.Concerto pour violoncelle et orchestre en la mineur, op.129 ( adaptation A\\ tration: Chostakovitch violon et orchestre no\t.Kremer.violoniste.Orchestre Symphonique de Boston, dir.Seiji Ozawa ( Deutsche Grammophon, 439 890-2 ); SCHUMANN: Concerto pour violon et orchestre en re mineur; Concerto pour piano et orchestre en la mineur, op.54.Gidon Kremer.violoniste.Martha Argerich, pianiste, Chamber Orchestra of Europe, dir.Nikolaus Harnoncourt ( Teldec.4509-90696- Très bonne critique pour Les Troyens de l'OSM La première critique euro Zager and Evans i \u2014- limmy Dean 79.\tBig Bad John 80.\tBig Girls Don 't Cry \u2014' Four Seasons 81.\tJump \u2014 Van Halen 82.1 Will Survive- Gloria Gaynor 83.\tIf Ever I Fall in Love \u2014 Shai 84.\tTo Sir with Love \u2014 Lulu 85.\tCrazy LittSe Thing Called Love \u2014 Queen 86.\tAU for Love \u2014 Bryan Adam*ttod StewartSting 87.\tIt's Too Lat&FeeI the Earth \u2014 Carole King 88.\tRush Rush \u2014 Paula Abdul 89.\tRaindrops Keep Falling on.My Head \u2014 BJ.Thomas 90.\tPeople Got to be free \u2014 The Rascals 91.\tTotal Eclipse of My Heart \u2014 Bonnie Tyler 92.\tKnock Three Times \u2014 Dawn 93.\tMy Sweet Lordlsn 7 it a Pity \u2014 George Harrison 94.\tAbracadabra \u2014 Steve Miller 95.\tAmerican Pie \u2014 Don McLean 96.\tAII That She Wants \u2014 Ace of Base 97.\tAnother Brick in the Wall \u2014 Pink Floyd 98.\tDa Ya Think l'm Sexy \u2014 Rod Stewart 99.\tManeater \u2014 Hall and Oates 100.\t/ Swear \u2014 AIM-One péenne sur l'enregistrement des Troyens réalisé par Charles Du-toit et l'OSM, chez Decca/Lon-don, est celle de Gramophone, publiée dans le numéro de décembre.Edward Greenfield, l'un des principaux critiques du magazine britannique, compare en détail le nouvel enregistrement avec le seul précédemment réalisé du gigantesque opéra de Berlioz, celui de Colin Davis paru chez Philips il y a 25 ans.\\ouvelles du disque ALAIN : UN TROISIÈME BACH ¦\tMarie-Claire Alain vient de terminer sa troisième intégrale Bach \u2014 chez Erato, comme les deux autres.Cette fois, l'organiste de 68 ans a utilisé des orgues historiques d'Allemagne, signés Schnitger et Silber-mann.« L'orgue historique a un peu changé mon approche, mes tempos, ma façon de prendre l'orgue », confie-t-elle dans une interview parue dans Diapason.AUTOUR M « UNDA » ¦\tRencontre de deux marques autour d'un même opéra très obscur de Donizetti, Linda di Chamounix.Philips réédite la version des années 50 d'Anto-nietta Stella et Nightingale Pour l'ensemble, il dit préférer la nouvelle version, aux plans de l'interprétation comme de la technique, louant d'abord les tempi généralement plus rapides de Dutoit, qu'il juge plus efficaces que ceux de Davis et, au départ, tout simplement fidèles aux indications métronomi-ques de Berlioz.Chez les interprètes, Greenfield trouve la voix -de Gary La-kes ( Ënée ) « moins héroïque » mais « beaucoup plus subtile- ment colorée » que celle de Jon Vickers ( chez Philips ), Deborah Voigt ( Cassandre ) « beaucoup plus chaleureuse » et « beaucoup plus féminine » que Berit Lin-dholm, et admire presque sans réserves la prestation de Françoise Pollet ( Didon ).Le critique exprime quelques réserves sur l'interprétation des petits rôles.Il loue le choeur montréalais, mais préfère la pre cision de celui de la version Philips.Classics sort un inédit avec Edita Gruberova.Le coffret Philips fait deux compacts, l'autre en fait trois.FRANCK h L'ORGUE ¦\tErato réédite l'intégrale Franck pour orgue réalisée en 1958 par André Marchai à Saint-Eustache.Une marque obscure, ILD, sort une intégrale Franck plus récente, signée Georges Robert.Et Arion a groupé sur un disque une quinzaine de pièces « posthumes » jouées par loris Verdin.DEUX « T0SCA m DES ANNÉES 40 ¦\tPreiser sort une Tosca chantée en allemand, de 1944.avec Hildegarde Ranczak, Helge Rosvaenge et Georg Hann.Au pupitre : Clemens Krauss, plus spécialisé dans Richard Strauss que dans Puccini.De son côté, Myto a récupéré une Tosca « live » du Metropolitan, de 1946, avec Grâce Moore, Jan Peerce et Lawrence Tibbett.Dans l'italien original, bien sûr.¦ Testament réédite les deux Concertos pour piano de Brahms enregistrés chez HMV en 1947 et Î952 par Soiomon ( nom de carrière de Soiomon Cutner ) avec le Philharmonia Orchestra dirigé respectivement par Rafaël Kubelik et Is-say Dobrowen.Deux disques disponibles séparément et complétés par des pièces pour piano seul du même compositeur.if ! v 1 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 E 11 » |r « il tt ce Û7 » *7 't J , » >1 *i7 e\\ lx .I I y t ¦ g T5 « .A '«RP ÛL! g t: *2> *I a « r* « 32 pages d'idées-cadeaux aujourd'hui dans C'est Noël! HtuhvriMM (514)790- 1245 10T3»» ix pai billet de siege reservt p ir de tetu.Les tîotes et les frai LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 Choix et Qualité w Lennon, George Harrteon, au! McCartney, Ringo Starr.En chantant les pièces de uck Berry, de Ltttle Richard § et d'Elvis, les Fab Four s'abreuvaient au rock \u2022N\t»\u2022 léricain.Comme le prouvent disques The Beatles Uve At he BBC, \u2014 une trentaine de lisons inédites \u2014 qui seront vente la semaine prochaine.» G\tSOCS 1 1 ALWAYS ' ' // BONJOYl?\t3\t1 VIVANTE FRANCE D'AMOUR i\t5\t2 ÉCHAPPE '2 3 SECRET Wdxmâr\tBELLE\tBEAU DOMMAGE / .^ >\t1\t3 N'IMPORTE QUOI ERIC LAPOINTE 3\t3 LUCAS WITH THE UOOFF LUCAS 2 4 TUTENVAS LARA FABIAN i ' 6 5 SAGOUINE 6\t4 TURN THE BEAT -\tOUMlA*\tN'ROSES FRANÇOIS PERUSSE AROUND\tESTEFAN 8 6 COMME L'OCÉAN SYLVAIN COSSETTE 7\t5 SU-VER\tMOtST 4 7 LEYAYA\tMITSOU i,\t__\u2022\t\u2022«¦'C i\t' 8\tS ONE MORE\t'/ -Al 11 8 COMBIEN DE MOMENT .JULIE MASSE\tMURS\tPATRICK BRUEL 11\t7 IF IONLY KNEW T0M JONCS 10 9 ATTENDRE GASTON MANDEVILLE 10 8 KNOWBY NOW ROBERT PAiUER 14 10 QUI^IMIKT FRANCHE RAYMOND :\ta\t\u2022 V .j;: ' 12 11 VOTRE IMAGE\tSINCLAIR 4\t9 ENOLESSIOVE\t18 12 BELLA\tLAURENCEJALBERT ?.N ' 15 13 R,EN DE\tJOANE LABELLE 15 10 WHAT8 THE FREQUENCY, V 17 14 TU NE SAURAS JAMAIS LESB.B.KENNETH?, ^ RJE.H, g 15 DÉSESPÉRÉ DANIEL BÉLANGER 5\t11 ra«AICELOVET010U BOYZMBM 21 16 STUNOERS0* JOEBOCAN 9\t12 SWEET DREAMS LA BOUCHE 7 17\tTEREZ MONTCALM -I 11 IZriL^tT^ w-wwfw 13 1$ ^^PH^^PO, ROCHVOtSME 14 ^ îSSwi0\tSNA» » 19 CErrCA T^V\tL'AMOUR FRANCIS MARTIN 23 20 COMME A\t__ LOS ANGELES LWKLARÛCHELlM 20\t14 ÛITOVERiT a EAOLES .:\t24 21 CHAUDE ÉTAIT LA NUIT RICHARD DESJARDINS 18 15 WOftDUP\tOUN\tABBITT1BBI ;/.;\u2022\u2022\tA 25 22 PARLER D'AMOUR UTELEMPER 18 18 ICWHMénWB\tSÊAL ^ jj LnNrTANT\tPAULPtCHÉ 17 17 «CLE0HJK ELTON JOHN 1® 24 J'AI PEUR NANCY MART,NEZ 18 25 EXACTEMENT AU 12\t18 UVtNÛIN\tM,UEU\tALANARUPPI DANGER .ACEOFBASC 31 » JE T'ATTENDS AXELLE RED v\tV 4\t\" 28 27 Y A DES JOURS\tIDFX 21\t19 OUT OF TEAJIS ;\"\t30 28 SI LA VIE DEMANDE ÇA NATIVE *\t32 29 DANSE DANS 24 24 BUNDMAN\tAER08MITW*\tLANU'T ALAIN OAQBIIA® iF# 4 33 30 POUR AVOIR VU LA LUNE BREENLEBOEUF ; %i .Semaine du27 novembre w ' LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 dem.de 10 h a 18 h, expositionrive» jut-qu'aux cimes.1944*.peintures et eltampes de Neii Rizos t\t* OCCURENCE (460.Ste-Cathehn^o.Yuite 507) \u2022 Auj et dem.de 12 h a 17 h.photogfcphies de Mlcolg Oouœt\t» M OUARTIER EPHEMERE (16.Prin^llocuvres de Mathieu Beausejour.Brigitte Nahon.fnai Perron.Michael Robinson, Olivier Sorrenbr» et Robert Windrum.Du merc.au dlm., de 12 m 19 h.SI SPACE ENSEMBLE urs de l'oeuvre.Une oeuvre tleuse qui, soit dit en passât, fera le ravissement de tout PHOTO BCRNARO BRAULT.U PTBSSe André Bergeron, maître graveur amateur d'art.Le Cantique des cantiques est constitué de 11 lithographies en couleurs directement créées sur pierre et de 13 planches en noir et blanc, contenues dans un coffret entoilé.L'Atelier Champfleury a assumé l'impression à Paris alors que les Ateliers Duval ont réalisé les coffrets et les porte folios.L'accomplissement de cette tâche a littéralement accaparé l'artiste des mois durant.Ses petits carnets de dessins, que nous avons pu consulter, témoignent des mille et une difficultés évoquées par André Bergeron et surmontées par lui pour acheminer ce projet à bon port.L'artiste, qui avait le choix de 11 versions de l'hébreu du Cantique des cantiques, a opté pour une autre traduction lyrique, écrite récemment pour lui par Guy Couturier.En voici le ton: Je suis le narcisse de Sharon, Vanémone des vallées.Comme l'anémone entre les ronces, -ainsi est ma Mie parmi les filles.Comme le pommier parmi les arbres de la forêt, ainsi est mon Bien-aimé au milieu des garçons.A son ombre je pris plaisir à m'asseoir, et son fruit fut doux à mon palais.De tels textes ne pouvaient que stimuler l'imagination romanesque de Bergeron, que la botanique séduit d'ailleurs à un point tel qu'il parvient à faire vibrer en noir une plate-bande d'anémones.A la seule évocation du tectue un long voyage à rebours les vergers de son enfance jourdliui et de demain.jl S minier en fleurs, Bergeron ef- : dan* 1 à Saint-Germain.L'interprétation imagée de son Cantique est jalonnée de signés^ d'éléments, de symboles, d'influences, de matériaux divers qui se sont amalgamés au fil des ans pour constituer son essence propre.Ça et là des hommages rendus à ceux qui l'ont inspiré en art: Matisse, Chalgall, Rouault et Van Gogh notamment Son Cantique des cantiques, c'est l'Orient et l'Asie, oui s'expriment à tra» vers lui ( dans les tons de terre et de mastic aussi bien que par la luminescence de l'or et des jaunes éclatants ), par le prisme des grands modernes européens.Techniquement, André Bergeron travaille sans filet en effectuant plusieurs impressions couleurs ( de cinq à six couleurs généralement ) à partir d'une seule pierre enduite de laque entre les pesasges.La maîtrise dont il fait preuve dans 1 e Cantique des cantiques aura nécessité 20 années de travail assidu, «k - \u2022 À voir vraiment.A Voir absolument.Pour célébrer lee 20 toi _ André Berger on.la Gâterie roches expote Jusqu'à demain inclusivement, son Canaque des cantiques.Le galerie ett localisée au 1444 rue Sherbrooke ouest à Montréal.Les portes sont gratuitement ouvertes au pubnc de 9hà 17h30 au-¦^¦Mhà 17h dei Moment de 13 création - Harpie endormie, 1907, de Jerezy NowakowrtcL Face aux bouleversements de la science et de l'indus totalisation, les symbolistes se réfugièrent dans un passé Idéalisé ou se tancèrent dans de fulgurantes préfigurations.perdus Une grande exposition du Musée des beaux-arts de Montréal fera revivre l'Europe Idéale des symbolistes du xixe siècle rtm «r.tii H rv r* » * \u2022 > » « ni c rr .f, w - > VI .t, »\t-'Me *> M sum \" l'nr.M (\"» MNt VBJUf collaboration spéciale PARIS ¦ Café croissants contre la pyramide du Louvre, mardi matin, deux muséologues \u2014 l'un Parisien et l'autre Montréalais \u2014, Jean Clair et Pierre Théberge, tracent devant un parterre de critiques d'art les grandes lignes d'une exposition à grand déploiement.Cet été au Musée des beaux-arts de Montréal, avec 500 peintures, sculptures, objets d'art et photographies Paradis perdus : l'Europe symboliste dévoilera la richesse d'un courant qui a irrigué le continent L'art, à la charnière du siècle dernier, fait alterner élans visionnaires et états d'Ame marquant le passage d'un tempe nouveau* Les symbolistes face aux bouleversements de la science et de l'industrialisation se réfugient dans un passé idéalisé ou jouent diaboliquement les apprentis sorciers, à travers de fulgurantes préfigurations.Pierre Théberge est producteur de ce méga-show et )ean Clair en est le maître d'oeuvre, à la tête d'une équipe internationale.Présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, en 1990, Les années 20 \u2014 L'Âge des métropoles marquait, avec ce même générique, rétablissement de ce duo de force.« Tout comme Les années 20, Paradis perdus ; l'Europe symboliste, explique Jean Clair, irdîsciplinaire.L' '^i^-wSMSÊBmSSmM \u2022 $ ''¦\t'C J-rs*ViiJv?* r .\t' .\u2022 >.« - ''^'^\"v > ' \\ i'Jx?>£ Y/ '-.\"\".,.6, v/Mia.- sera une exposition inte cent est placé sur l'unité indissoluble de tous les arts entre eux dans l'optique de cette oeuvre d'art totale rêvée par les artistes ».Imprimant notre sensibilité, le symbolisme fut le dernier grand mouvement stylistique avant l'éclatement moderne.« Nous allons recréer cette Europe Idéale de l'intelligentsia de la fin du 19e siècle où les idées s'échangeaient avec rapidité et passion, explique Jean Clair.Curieusement, constate-t-il, à la suite de l'effondrement du mur de Berlin, cette Europe est étrangement semblable dans son unité culturelle et dans ses divisions ethno-politiques à celle de.la fin du 19e siècle.» De Venise à Montréal En France, Jean Clair, 54 ans, ( pseudonyme de Gérard Régnier ) a une réputation d'« anglo-saxon » en se faisant l'apôtre des « méthodes américaines » où l'histoire de l'art déborde de l'esthétisme vers le social, les sciences humaines et l'histoire proprement dite.Polémiste et analyste percutant, cet homme de réflexion et d'action lutte sur tous les fronts.Infatigable, il occupe sur la scène internationale une place de premier plan.Directeur du Musée Picasso, il est directeur du centenaire de la Biennale de Venise qui s'ouvrira cet été \u2014 deux jouis avant l'exposition de Montréal \u2014 par son expod- MOTOIft Pierre Ttoébsfge, directeur du MBA don Intitulée Identité/Altérité.L'an dernier au Grand Palais, soù exposition L'Âme au Carpe démontrait comment le regard des artistes sur le corps a rencontré celui des ana-tomistes, des biologistes, des chirurgiens et des psychiatres.Après Duchamp, Magritte, de Chirico, Balthus ou Bonnard, Jean Clair s'est illdstré par des bilans choc de périodes cruciales.Il aime les grandes fresques ; les portraits d'époques et de lieux-clefs où les artistes, au confluent de l'art et de l'histoire, se font les observateurs privilégiés de leur temps.En 1986, Vienne la naissance d'un siècle au Centre Pompidou cernait, de Klimt à Freud, le destin de ce formidable creuset artistique avant que ne s'abattent les nuits et brouillards hitlériens.Controversées, ses expositions sur le « retour à l'ordre » du réalisme des années 20 se sont attaquées à la succession des avant-gardes dont les chefs-d'oeuvre l'intéressent autant que le rôle de témoin de l'art face 4 l'aventure humaine.Tintin au musée Pierre Théberge et Gérard Régnier se sont rencontrés à Ottawa à la Galerie nationale à la fin des années 60.Frais émoulu de Harvard et jeune conservateur général du Patrimoine français, Gérard Régnier y était en ~ -\t» ¦ m i mission de coopération.Entre cet érudit de l'oeuvre de Marcel Duchamp et Pierre Thé-berge, défenseur de Snow, Curnoe et Monli-nan, une estime réciproque est née.À 52 ans, Pierre Théberge, le Montréalais, a retenu de cette époque où, conservateur de l'art canadien contemporain à Ottawa, il frayait au sein des délires facétieux et des innovations toniques de la jeune création : fraîcheur ; goût de la communication et désir « d'embarquer » le spectateur avec des so< lutions inédites.Au début des années 80, l'Art du cinéma d'animation fut l'une de ses premières grandes présentations à Montréal: sur un sujet enraciné, avec McLaren et l'ONF, dans la culture de la ville mais aussi proche de la prédUection des artistes éoftr temporains pour les expressions multi-mé-dias.Jeu de piste pour tous les publics de / à 77 ans, Le Musée imaginaire de Tintin affirmait ce ludisme qui caractérise le conservateur en chef nommé directeur.\t- A l'époque des « blockbusters » où la fré-\" quentation est un must, le MBA sous l'im^ pulsion de Pierre Théberge s'orientera, avec opportunisme, vers des sujets grand public et l'international.L'idée est de montrer aux Montréalais les grands noms de l'art : Cha-; gall, Miro, Picasso, Dali.Ouvrant avec didactisme l'accès au musée, les expositions n'en conservent pas moins un certain aspect malentendu.Vinci en 1987 y est exploré sous une autre facette.Même si le MBA a parfois sombré dans des dérives kitscho-hol-: lywoodiennes avec notamment Tamara de Lempicka, Théberge, excentrique mais classique, s'appuyant sur un réseau bien tissé, a le don de trouver l'angle qui renouvelle les sujets les plus aguerris.Son Grand Siècle sur la peinture française du 17e grignote les rivages historiques de l'Atlantique.L'ex-Nou-veue-France d< Tonne l'impulsion à la redécouverte par l'ex-Métropole des flamboyantes toiles ornant ses lambris.(C m compromise À ces collègues européens qui trouvant étonnant de faire stationner côte à côte cei été au musée 50 chefs-d'oeuvre à quatrè roues résumant l'histoire de l'automobile; « fatales à traction » de jadis, et un mouvement à l'antithèse du machinisme, Théverge dévoile ses astuces de financement.Les sùt-plus générés par l'exposition sur l'automobi* le ( coût : 2 millions ) seront affectés à l'organisation de l'autre ( 3 millions ).\t^ La circulation de Paradis perdus a été compromise par le désistement tardif du Gugg-nenheim à cause de problèmes financiers.H ne restait pas assez de temps pour se retourner auprès des institutions européennes.Et l'architecture symboliste n'a pas pu être traitée, tel que prévu, par le Centre canadien d'architecture.Comme pour Les Années 20, Pierre Théberge espère un égal succès criti-.que et populaire.ombre une des T1 HtftoaraDf^ \u2014 couleurs \u2022 »- ÎT » - #««*\u2022» \u2022 \u2022 \u2022\u2022 . MUSICAL Théâtre Maisonneuve Place des Arts Jes Arts et aux comptoirs ADMISSION ou [ oxUKieur sans frais d appel î 800 3&V4 ^ (\"Hii y'O personnes el plus- réservations ' ENKFC«STREMfNT DKPONIBj f SUR f« aV'M 7./ lin LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Cours sur mesure à la maison, au bureau, an vaeances.Date limite d'inscription : 31 Janvier 1995 Pour recevoir le dépliant d'information, appeler au (514) 343-7393 ou remplir la formule ci-dessous et la retourner à : Cours autotf Idactique de français écrit (CAFÉ) Université de Montréal, C.P.6128, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3J7 \"\"'OR 14k points) Jv.T Prix d'évaluation 6 500$ 1/ w tvi vu ai ^ jl § \u2022\u2022 4 Dans notre région, l'expression a pris tout son sens quand le Casino de Charlevoix s'est associé* aux aubergistes et hôteliers de la région pour vous offrir des forfaits-Casino.Chaque forfait comprend une chambre en occupation double, 10 $* en jetons ou en monnaie, une carte d'accès privilégié au Casino et un cadeau-souvenir.Les forfaits-Casino «M sont offerts à partir de 45 $, taxes et pourboire inclus.À ce prix-là, vous dormirez l'esprit tranquille.Nom 6t prénom Adresse La Coalition des Humoristes kend enfin le pouvoir et recrée ASSOCIATION TOURISTIQUE REGIONALE OE CHARLEVOIX 3 soirées exceptionnelles au profit du Musée Juste pour rire Yvon Deschamps Premier ministre - Daniel Lemire Chef de l'Opposition Michel Courtemanche \u2014 Président de l'Assemblée \u2014 Idée originotô : PlERRE LÉGARÉ Directeur ortfcfique: DENIS BOUCHARD Auteur, scripfédfteur :jEAN-PlERRE PLANTE Michel Barrette Les Bizarroîdes Mario Jean Roger Joubert Jean-Michel Anctil Anthony Kavanagh Les Studios du Domaine, Saint-Irénée\t45 $\t48 $ Motel Chez Pierre, Rivière-Malbaie 49,95 $ 49,95 S Auberge des Peupliers, Cap-à-l'Aigle\t52 $ Motel Le Point de Vue, Pointe-au-Pic\t55 $ Le Manoir Charlevoix, La Mal baie\t55 S Auberge la Miscoutine, Sainte-Agnès\t60 S Auberge La Petite Plaisance, Cap-à-l'Aigle\t60 S Restaurant Motel Le Mirage, Pointe-au-Pic\t61 S Le Genévrier, Baie-Saint-Paul\t72 S> Auberge Larocheile, Pointe-au- Pic\t74 $ Auberge Des Trois Canards, Pointe-au-Pic\t79 $ Auberge des Sablons, Saint-Irénée\t79 $ Pourvoirie Club des Hauteurs, Clermont\t80 $ Auberge la Pignoronde, Baie-Saînt-Paul\t85 $ Auberge des Falaises, Pointe-au-Pic\t71 $ Auberge La Pinaoomère, Cap-à-l'Aigle\t91 $\t114 $ Manoir Richelieu, Pointe-au-Pic\t99$\t109 $_ *Daru Ut iiiJh nyj partuipunte.* seulement.Forfait offert iht octobre 1994au 30avril 1995.Certain* r&Uuliotv peuvent * 'appliquer L>r.< de la période été fttêé de NotL Ju Jour 4fc FAITES VOS RÉSERVATIONS MAINTENANT Sortez de l'ordinaire ce week-end: ^¦m^ Découvrez le restaurant LE CENTAURE de l'Hippodrome Blue Bonnets! Buffet du samedi soir (18h00) Spécial de Noël\" 21,95$* Côte de boeuf à volonté Brunch du dimanche (llh30) 12,95$* Rôti de boeuf à volonté réserve* maintenant au (514) 739-2741 Forfaits groupes disponibles L'endroit pour bien oomm.noer on bi.n terminer u Mirée.*\tGRAND RÉVEILLON DANSANT *\tMENU GASTRONOMIQUE 65 $ PAR PERSONNE Animation par SHELDON KAGAN - Cotillons, articles de célébration.MENUS DE GROUPE TABLE D'HÔTE METS À LA CARTE s?Dcôtûurant ^JmtdûAmncv ^ Fin* cuisine Italien** Pour bien commencer ou terminer une soirée \u2022 Dîner d'aftoes\t| \u2022TObie d*hâle midi et sotr à 1014, av.Laurier Outrcnvont le samedi soir de 18 h à 22 h Adulte: LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 Gastronotes LE GUIDE DES Entre la verticale et l'horizontale: le ¦\"»>»«» FltUNCOlSl KAYilH_ ,ans ses fenêtres, il a conservé les lauriers roses qui ont baptisé le premier restaurant installé là.Entre temps, le Moyen- Orient a succédé à l'Italie.Avec le Bouquet Garni, on est revenu aux images végétales et plus culinaires.C'est un joli nom pour un restaurant.Mais il ne faut surtout pas se laisser porter par l'évocation ancienne et restreinte du thym-laurier de base.Dans cette jeune maison, on suit l'évolution en composant le bouquet dans les serres qui effacent les saisons.La menthe et le romarin décorent les assiettes, comme le faisait le persil.Et souvent, aussi inutilement que le faisait le persil.Comme on ne met ni romarin ni menthe dans le pot-au-feu, on ne fait pas, non plus, de cuisine ancienne dans ce restaurant.On se laisse porter par un vent nouveau, on suit cette mode des agencements inattendus, des présentations à la verticale plutôt qu'à l'horizontale.Certains parlent de cuisine californienne, d'autres de cuisine nord-américai-ne, d'autres de cuisine d'essai.Le Bouquet Garni propose une carte courte qui vit «au rythme des saisons», entre le gril et la poêle.Le restaurant a adopté cette façon très descriptive de nommer les plats, donnant une nomenclature qui ne laisse pas de place à l'imagination, et qui dessine des points d'interrogation.L'architecture culinaire, qui ne date pas d'aujourd'hui, est passée du montage des plats à celui des assiettes.Le Bouquet Garni adopte les présentations en hauteur sans que cela soit forcément intéressant.Piquer des tiges sur un socle de purée ne suffit pas.La maison apporte une attention particulière au service du vin, offrant une carte courte, sachant la présenter en salle, se mettant à la disposition de chacun pour proposer des verres aussi bien que des bouteilles.Le velouté d'oignon, plus élégant que la soupe à l'oignon, conserve les belles qualités de chaleur et de saveur de cette préparation connue.et oubliée.Le clou de girofle n'était qu'un prétexte d'écriture.Au coup d'oeil, la mousse de foie de volaille ressemblait plus à une salade.Une volumineuse présentation de pousses de soja occupait l'assiette sous un paillasson de pâtes fines, frites.Autour, montée à la douille, la mousse avait une belle saveur.Mais on avait plus tendance à dissocier les deux éléments qu'à les confondre, d'autant plus que la longueur des germes ne prédispose pas au maniement élégant de la fourchette.Dans la composition autant que dans la présentation, l'association poisson et semoule était intéressante.Les tomates séchées, très à la mode, relevaient le goût.Coupées plus fin, elles auraient nuancé au lieu de s'imposer en jouant cavalier seul.Le plat était cependant d'une saveur uniforme, le cari, le lait de coco, la coriandre s'effaçant et le poisson, trop sec, ne se détachant pas.L'assiette des médaillons de boeuf était haute en saveurs.La viande, de très belle qualité, cuite avec justesse, bénéficiait du support d'une sauce onctueuse, relevée d'un piquant intelligent.Les carottes en purée, fouettées par le raifort, soutenaient le duo et séduisaient par la couleur.Le hérisson d'herbes détruisait l'harmonie du plat.Au dessert, la crème brûlée était ordinaire et la tarte fine aux pommes, minuscule sur une pâte sans délicatesse, ne gagnait rien à être associée à des pistaches qui n'étaient pas choisies parmi les meilleures.LE BOUQUET GARNI 1637, Van Horne OUTREMONT 278-4205 Velouté d'oignon blond au clou de girofle Mousse de foie de volaille Requin sur semoule au cari et tomates séchees, lait de coco Médaillons de boeuf, carottes au raifort, sauce Bouquet Garni Crème brûlée relevée au caramel Tarte fine aux pommes et pistaches Café, infusion Menu pour deux, avant vin, taxes et service: 51,50$ (Table d'hôte: 24$) FRANÇOISE il est vrai qu'une journée où l'on n'a pas ri est une journée perdue, un « gastronomique » où l'on n'a rien découvert est un repas manqué.On ne pourra pas tirer cette conclusion du dîner servi lors du dernier Gala des Chefs.Deux plats, au moins, ont été des sujets d'étonne-ment.Participant, pour la deuxième fois, à l'élaboration du repas de cette manifestation annuelle donnée au profit d'un organisme venant en aide aux personnes atteintes de sida, Daniel Vézina, du restaurant Laurie Raphaël, à Québec, avait inscrit un « déroulé de caribou au foie gras ».Ces deux produits, que rien ne prédispose à se rencontrer, ont troublé les convives.Fidèle à Serge Bruyère, avec qui il a travaillé pendant longtemps, Daniel Vézina a mené sa recherche tfans la simplicité et la vérité du produit.U aime le caribou.Il connaît les caractéristiques de cette chair maigre «qu'il faut nourrir».S'il l'a déroulée, au lieu de la trancher, c'est pour laisser les fibres intactes, au lieu de les briser, de les écraser.Après avoir déroulé le muscle, il suffisait de l'enrouler.autour du foie gras ! La cuisson confondait les deux éléments.Jamais viande de caribou n'a eu cette saveur.Une saveur mise en valeur par un champignon cuit sur plaque, des tranches de portobella parfumé à l'ato-ca.Il fallait avoir de l'audace pour présenter un dessert aussi extravagant que celui qu'a servi Jacky François, chef des cuisines de l'Inter-Continen-tal.«Tentation sur le Rio Grande », c'était une « fantaisie d'épices chocolatées ».Du chocolat, il y en avait, du blanc, du noir, du cacao, mais il y avait aussi.des haricots noirs, des avocats, des poivrons rouges, du mais, du qui-noa.en forme de mignardi* ses.C'était intrigant» surprenant.Envoûtant ! Et Jean-Claude Belmont, chef de cette brigade d'un jour, avait de quoi être heu-> reux, lui qui pense que des, aventures comme celles-là « font partie du processus d'évolution de la cuisine.Des plats, qui peuvent paraître osés, s'inscriront un jour dans le cours normal ».À NOTER \u2022 \u2022\u2022 - ?\tEn guise de préparation à la saison des Fêtes, le restaurant Toqué propose « dix jours d'inspiration bourguignonne », en invitant, du 1er au 10 décembre, Jean-Pierre Senelet, cuisinier-propriétaire de l'Hostellerie de l'Écusson, à Beaune.Le 1er décembre, un menu dégustation à prix fixe ( 65 $ ) sera proposé.Les plats « bourguignons » seront ensuite inscrits à la carte.Pour renseignements : 499-2084.?\tDemain, de lOh à 19h, une trentaine d'exposants participeront à l'exposition agro-alimentaire organisée par l'Union Française, 429, avenue Viger est: 845-5195.les cuisiniers, étonnez-nous LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 26 NOVEMBRE 19»! -rr I)u vin Du Beaujolais nouveau aux vins de Randall Grahm BINOlT xporté en bouteilles de- Euis 1970, le eaujolais nouveau continue à faire des malheurs.Notamment au Québec où, cette année encore, les consommateurs se sont ietés éiir les 9000 caisses disponibles comme la misère sur le pauvre monde ! Ceci, malgré le prix somme toute élevé ( 12,95 $) des trois vins qui étaient en vente.Même performance pour ce qui est des cinq vinos novellos d'Italie, qui étaient toutefois vendus à prix beaucoup plus raisonnable ( 7,95 S ) et dont les 16 500 caisses se sont également envolées.« C'est la folie furieuse ! » rapportaient, ce jeudi matin 17 novembre, des journalistes de La Presse assoiffés eux aussi de vin nouveau, et qui revenaient chargés de bouteilles de la succursale voisine, sur le boulevard Saint-Laurent.Succursale de la taille d'un placard, celle-ci en avait commandé 37 caisses, lesquelles avaient disparu deux heure?après rouverture.Coroment ex pliquer cet engouement ?Et que valent les vins nouveaux de 1994?« C'est la fête, c'est amusant.Et les vins ont un bon goût de fruit », explique-t-on d'habitude.Pour l'auteur de l'excellent « Guide du Beaujolais » (éditions La Manufacture ), Bernard Frangin, cet immense succès commercial est avant tout attri-buable à l'action de l'organisme régional représentant les différents métiers du vin, notamment les vignerons et les négociants.« L'Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais (.) mit en place une promotion qui doit bien être un chef-d'œuvre dans le genre, écrit-il.Les médias orchestrèrent l'événement, contribuant ainsi à le créer (.) Et le public suivit, s'en-chantant de ces affichettes pimpantes qui pour une fois annonçaient une bonne nouvelle.Il devint rapidement impossible de ne pas participer à la liesse générale.» Succès d'autant plus remarquable, signale-t-il, que « la promotion géante d'un vin gouleyant mais modeste, et qui n'a « pas fait ses pàques », d'un vin fragile, à boire vite et parfois d'une papille distraite, n'est pas tout à fait dans le sens de l'histoire.La tendance du public va vers toujours plus de qualité ».Histoire.de me mettre au diapason, j'ai goûté cette année tous les vins offerts, à l'aveugle.S« ( ¦ D ne reste pim ét DumQuinias Douro 1991 SamosPin-io aux entrepôts, mais il faut souhaiter que la SAQ en commande encore.et beaucoup t Car au prix qu'il est vendu ( 11,37 $, MV ), ce vin rouge scc du Douro 4a région d'où proviennent les portos \u2014 est une incroyable aubaine : une robe d'ui^rouge profonflpt à pW* près opaque| un bouquet ti^large'ëux notes florales et au fruitt^ompacte avoilla bouche qppi suit; Beaucoup de chait^^ de fruit, des saveurs intenses Jet ou isdes tannins sans rcalled malgré une addjg|||$gtz vive.Au surplus, U tiendra Slemps la ifeute l Première constatation : malgré les cris de victoire habituels des vignerons du Beaujolais, lesquels, à les entendre, produisent quasiment le millésime du siècle année après année depuis sept ans, 1994 est tout au plus un millésime moyen.Manquent aux vins, en effet, la concentration, l'éclat et la pureté du fruit dont regor-geaient par exemple les 1985.Des trois vins, le mieux équilibré, sans que ce soit le plus riche, m'a paru être le Georges Duboeuf, qui est légèrement tannique.Plus riche, le Roger de Jouennes a plus.de matière et est plus flatteur, plus dodu, tout en manquant un peu de ce tonus que donnent au Duboeuf ses tannins.Pourvu d'un joli bouquet bien typé, le Jean-Marc Au- joux, enfin, renferme beaucoup trop de gaz carbonique.Aucun de ces vins n'est à garder, bien sûr, et le mieux serait de les boire, bien frais ( 12 à 14 degrés Celsius ), dans les deux ou trois mois qui viennent, en évitant de les servir avec des lats aux saveurs relevées.On es boira par exemple avec de la charcuterie, du jambon, des sandwichs, des oeufs \u2014 pourquoi pas ?r< Les vinos novellos Si j'en crois mon palais, l'Italie a mieux fait en 1994, du moins en vins rouges, que le Beaujolais.Vins blancs : unidimension-nel, le Brumaio Montresor arrive à mon goût derrière le Bian-co Ouverture Folonari, étonnamment nuancé au nez et en bouche pour un vin nou- veau, les deux vins m'ayant semblé passablement riches en gaz carbonique, ce qui s'accepte toutefois beaucoup mieux dans des blancs.Vins rouges : souple, charmeur, avec un bon goût de petits fruits rouges, c'est à mon sens le BardoUno Lamberti qui remporte la palme.Suivi du Nuovo Flore Frescobaldl, plus généreux, mais aux tannins assez agressifs, et enfin du Santa Constanza Banfi, qui manque de bouquet et fait un peu lourd en bouche.Comme les Beaujolais, on les boira frais, sans trop tarder, avec le même genre de plats.Un viticulteur exemplaire Aurais-je à désigner ( parmi ceux dont je connais les produits ) le vigneron qui supplante tous les autres sur le plan de l'originalité de ses vins, mon choix se porterait sans hésitation sur Randall Grahm, propriétaire de Bonny Doon Vi-neyards, de Santa Cruz, en Californie.Quel personnage, mais aussi quels vins séduisants ! Randall Grahm, qui ne fait rien comme personne, aura ainsi, sous peu, trois vins en vente aux Maisons des vins, tous trois parfaitement hors de l'ordinaire.Et délicieux.D'abord ( ce qui est dans ce cas un nouvel arrivage ), le Malvoisia Cap del Solo 1992 ( 17,76 $ ), d'une couleur un verdâtre faisant penser airx icerres, au bouquet si exubérant qu'on finit par se demander si ce ne serait pas un Ge-wûrztraminer d'Alsace, aux saveurs tout aussi appuyées quoique sans rien d'excessif, et qui est un vin à servir selon moi \u2014 à l'aveugle ! \u2014 comme apéritif.Vous aimez le fruit dans les vins ?Goûtez alors son Bia Ho use Red Ca' del Solo 1993 ( 17,13 $), d'un beau pourpre qui brille, au bouquet merveilleusement explosif \u2014 une vraie salade de petits fruits rouges h \u2014 qui mène à une bouche tout aussi irrésistible, aux tannins glissants, flatteurs.« Le charme ! » ai-je écrit.\t^ Troisième vin, son Cigare Volant Bonny Doon 1991 ( 29,64 $ ), un peu plus foncé, ue le précédent, élaboré avec es variétés de la Vallée dur Rhône uniquement, au splendi-de bouquet dominé selon moi par les arômes du Grenache, riche et charnu en bouche, rond, avec des tannins tendres, et puis des saveurs d'une idéale pureté.« Excellent », ai-je noté.Seul problème de Randall Grahm, qui se plaît à donner des noms fantaisistes à ses produits, bien que ce soit un viticulteur d'un sérieux et d'une minutie exemplaires : le milieu du vin américain n'apprécie pas ses vins, si originaux, à leur juste valeur.3 i * MENU SPECIAL -pour vos PARTIES DES FÊTES Musique '.aitiedi soir ' 513-î.Henri-Bourassa Est Montreal-Nord Nulle Je réception disponible Menu 5 ser\\ ices 22 VpOis.I\tk'J sv'l \\ UV IIK lus ( 1*1 If M-m.tim-.ii«mi> smiuiu'n rav is tic rcléhrvr «»«>lri: .V .mni\\ci\\;nir en unis ulTruift un tVsiiu pour 2 unmprt-ii.uii pâli s.\\ i>.m i-| i it'Vi llcs); ' l'rictv de ri stfrxir.JJ ytmjffihml Cuisine typique Italienne Ifcble dlmtc du soir\tTW& \\ 5 strviers à partir de 15,95$ \\ JSLJI Réservez 523-24S3 Frcrmé le dimanche 1311W.BtW Umqi* E.Face à R»d>frCà»sdi /i.- _ _ italienne ba Goélette RESTAURANT 8551, boni St-Laurcnt (près du boul.Crémazie) Tél.: 388-8393 Fruits de grillades, mets italiens Table d'hôte de 11,95 $ à 16,95 $ UJdiUUuuu Table d'hôte mkti et soir Lun.au vend.sam.et dim., à partir de 17 h.Stationnement disponible te soir 815, de Malsonneuve Est WÊÊ Tél.: 526-6184 Fine cuisine traditionnelle Thaï Bar Sushi de haute qualité 3 Elégance - raffinement - k ô\t-authenticité J 1124, rue Laurier O.p l 495-2767 ° Stationnement gratuit CHOIX INCOMPARABLE D'ACCESSOIRES ET DE CADEAUX CELLIERS, VERRES ET LIVRES VINS EXCLUSIFS EN IMPORTATION PRIVÉE ¦¦^V\tà partir de 7,95$ (A un coin de rue de la salle du 5 Orque du SofeH (Saltimbanco) ï 3132, rue Sherbrooke E 527-8313§ 3901, RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL (514)284-2613 OUYEfT OU UJMX AU SAMHH À COMPTE Di 10H00 ^ Fine cuisine italienne Pâtes, veau et fruits de n Venez KenconrneK Michel Vhcmeuj: à l'occasion de la panuTion de I'outil de Képézence indispensable à l'awaTeuK de bons vins prix de U S.A.Q.6598.Monk Tél.: 762-1414 Restaurant exploité par la Mer à boire foç.Un nouveau venu à la cour.qui ne fait que passer! CHÂTEAU DES LAURETS MICHEL PHANEUF Menu dégustation ¦¦¦¦ IVfoules et frites WÊÊÊÊÊÊÊÊÊ Menu d9huîtres à la dz| Service de traiteur \u2022 Dîner d'affaires \u2022 Bières importées Tous les Jours de 11 h à 23 h I sam.de 16h30à23h Fermé le dm.À 2 pas du Stade/Parking sur h côté S 3971, Hocheiaga TéL: 257-9274 750 mL N° 371401 Taxes incluses Ce bordeaux d'origine contrôlée est offert dès le mercredi 30 novembre Une nouveauté à ne pas manquer ! 14* édition annuelle du bifteck Réservez JJfk^ tôt pour les parties des fêtes.| 4 choix de table d'hôte à i 17,95 $ ?\tProvenance : région de Bordeaux, France ?\tRobe : rubis foncé ?\tEn bouche : ample et corsé ?\tProduit de qualité qui vieillit bien ?\tIdéal pour votre menu du temps des Fêtes ?\tQuantité très limitée, soyez parmi les premiers Société des alcools du Québec au 5219, chemin Côtes-des-Neiges Le plaisir de choisir 1459, nie Metcalfe Tél.: 842-4638 SAMEDI 26 NOVEMBRE 1994 "]
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