La presse, 24 janvier 1995, B. Politique
[" CAHIER Montréal, mardi 24 janvier 1995 \u2022 Éditorial Opinions Arts et spectacles \t15.\tlîT \tnu \t \t \t\u2022 L'EXPRESS POLITIQUE DES PROTECTEURS DU CANADA ¦ Un groupe de fédéralistes convaincus vient de former un Comité spécial pour l'unité canadienne, dans le but de préserver l'intégrité politique et territoriale du Canada.L'un de ses premiers gestes sera de contester devant les tribunaux la constitutionnalité de l'avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec, dont on commencera à discuter en commissions régionales dans 15 jours.Le groupe veut aussi persuader le Parlement fédéral de « désavouer cette loi séparatiste et de résister à toute tentative illégale d'établir sur le sol canadien un pays étranger », explique un communiqué émis hier.Des noms connus font partie de ce comité, comme le Dr.Roopnarine Singh, qui organise depuis des années le défilé de la Fête du Canada.Le chef du Parti égalité, Keith Henderson, le constitutionnaliste Stephen Scott et le président de l'Association musicale des clairons, tambours et majorettes du Québec, Claude Leclerc, font aussi partie du groupe, qui dit avoir l'appui du grand chef du Conseil mohawk de Kahnawake, Joe Norton.Mario Fontaine PARIZEAU CHEZ UN COUSIN ¦ Arrivé hier matin à Paris, le premier ministre du Québec Jacques Parizeau, entame aujourd'hui sa visite officielle en France en terrain ami, l'Assemblée nationale, dont le président Philippe Séguin est \u2014 sans doute \u2014 un lointain cousin des Séguin de Boucherville, dans la Belle Province.En septembre 1994, le président de l'Assemblée nationale française avait reçu une centaine des 538 membres de l'association des Séguin d'Amérique, dont le berceau est à Boucherville.Tout en étant né en Tunisie de parents français, M.Séguin était devenu membre honoraire de l'association.d'après AFP 1500 EMPLOIS MENACÉS ¦ Le prochain budget fédéral pourrait entraîner la suppression de 1500 emplois au ministère fédéral de l'Environnement.Les dirigeants syndicaux ont confirmé avoir été mis au courant vendredi dernier qu'une importante réduction du budget de 737 millions du ministère se traduirait par l'élimination de 1500 postes au cours des trois prochaines années.Une première vague de compressions se traduirait par la disparition de 670 postes dès cette année, de 350 l'année suivante et de 487 en 1997-98.Le ministère de l'Environnement compte 5700 employés à travers le pays.Le représentant syndical Joe Paholik a indiqué que tout serait mis en oeuvre pour que les compressions budgétaires soient effectuées dans les programmes d'immobilisation et les contrats de sous-traitance avant de toucher aux emplois.d'après PC PROMESSE AUX FONCTIONNAIRES ¦ Advenant une victoire du Oui au référendum, le délégué régional du Québec dans la région de l'Outaouais, Yves Biais, a donné l'assurance hier que tous les fonctionnaires fédéraux résidant en terre québécoise seraient réintégrés dans un Québec indépendant.D'ici cinq ou six semaines, le premier ministre Jacques Parizeau donnera une « preuve irréfutable que 100 p.cent des fonctionnaires fédéraux vivant en terre québécoise » se verront offrir un poste au sein de la fonction publique québécoise, a-t-ii promis hier au cours d'un dîner-causerie organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Outaouais.Pressé de questions, M.Biais a fini par admettre qu'il ne pouvait cependant garantir aux 15 000 à 20 000 fonctionnaires fédéraux résidant du côté du Québec qu'ils pourraient conserver le même poste dans leur région.Selon lui, une réorganisation de la fonction publique québécoise dans un Québec indépendant « supposerait des déplacements.» d'après PC BROME : UN DÉBAT CALME ¦ Le premier débat des candidats à l'élection complémentaire de Brome-Missisquoi, présenté hier au Réseau de l'information, a été plutôt calme et n'aura pas permis de déterminer véritablement un gagnant.Le débat de trente minutes, animé par le journaliste Daniel Lessard, s'est déroulé poliment et a surtout été l'occasion pour chacun de répéter l'essentiel du message qu'il véhicule depuis le début de la campagne électorale.Jean-François Bertrand, du Bloc Québécois, Guy Lever, du Parti progressiste-conservateur, Line Maheux, du Parti réformiste, et Paul Vachon, du Nouveau Parti démocratique, participaient au débat.L'absence du libéral Denis Paradis, qui refuse systématiquement ces confrontations, a été soulignée à quelques reprises.d'après PC Autres informations, page B8 Bouchard résume à «quelques francs-tireurs l'appui des élus français à la souveraineté DENIS LESSARD envoyé spécial La Presse A PARIS La thèse souverainiste qu'est venu promouvoir le premier ministre Jacques Parizeau toute la semaine à Paris, ne saurait être appuyée que par « un loose cannon » ou « quelques francs-tireurs» chez les élus français, selon l'ambassadeur du Canada à Paris, Benoît Bouchard.Dans une entrevue accordée hier à La Presse, l'ancien ministre de Brian Mulroney prédisait sans hésiter qu'aucun membre du gouvernement français ne lèverait le petit doigt en faveur de la souveraineté du Québec.Perçu comme fort sympathique au projet du gouvernement péquiste, le président de l'Assemblée nationale, Philippe Séguin, pourrait, lui, aller un peu plus loin, admet M.Bouchard, qui vient de franchir la moitié du mandat normal de quatre ans à la tête de l'ambassade de 250 employés.« M.Séguin c'est un « loose cannon », ( littéralement un canon qui roule librement sur le pont d'un bateau et qui tire dans toutes les directions ), un gars qui fait sa politique comme il croit devoir la faire » dit-il.« C'est un bonhomme qui n'a pas de rôle au gouvernement, ce n'est même pas un ministre, il se sent libre de dire ce qu'il veut », explique M.Bouchard rappelant que la politique française ne s'embarrasse guère des lignes de parti.L'ambassadeur se promet d'intervenir si le président Séguin dépasse trop ouvertement Benoît Bouchard la ligne de « non-ingérence, non-indifférence » qu'il a adoptée face à ce que M.Bouchard appelle encore « l'éternel triangle » Québec-Ottawa-Paris.M.Parizeau assistera au dévoilement d'une plaque commémorant le passage de René Lévesque à l'Assemblée nationale française en novembre 1997 \u2014 une apparition qui avait secoué les rapports entre Paris et Ottawa à l'époque.Pour Benoît Bouchard il ne s'agit-là que de symboles.« personne ne fera de crise existentielle sur le fait que M.Séguin ouvre ou ferme une porte », laisse-t-il tomber.Les Français sont beaucoup plus intéressés aux échanges commerciaux qu'aux symboles, souligne-t-il.Paris se gardera de donner un coup de pouce aux souverainistes.« La France est depuis 15 ans très fidèle à la non-ingérence non-indifférence.Donner des garanties\" sur ia reconnaissance du Québec serait de l'ingérence », soutient Benoît Bouchard.« Il peut y avoir des francs-tireurs, des députés qui se disent sympathiques à l'indépendance mais, prévient-il, cela n'indique rien de l'opinion du gouvernement français ».La France reconnaîtrait-elle rapidement un Québec souverain ?La souveraineté est « une hypothèse » et le gouvernement français ne se prononcera pas sur des hypothèses, parie Benoît Bouchard.« La France ne bâtit pas ses politiques sur des hypothèses », dit-il, le gouvernement français a toujours eu une sympathie naturelle à l'endroit du Québec et l'acceuil réservé à Jacques Parizeau demeure dans des limites prévisibles, dit-il.« S'il y a une caractéristique des Français dans ce domaine, c'est qu'on ne leur dit pas quoi faire », dira M.Bouchard.Une fuite dans La Presse sur l'admission de Jacques Parizeau à l'ordre de la Légion d'honneur fut probablement suffisante pour que l'Elysée décide qu'il ne l'obtiendrait pas tout de suite, décode M.Bouchard.Pour lui « la question du Québec n'est pas un débat ici, 19 fois sur 20, quand on parle plutôt des investissements importants d'entreprises françaises au Canada \u2014 surtout en Ontario qui a obtenu 65 p.cent des fonds français investis au Canada., Le premier ministre Parizeau est arrivé assez discrètement dans la capitale, très tôt lundi matin.Après être passé devant une soixantaine d'agents de la garde républicaine, aux mesures de La Marche consulaire, un air de circonstance, il est passé en coup de vent dans un décor de salon destiné aux dignitaires qui débarquent, le temps d'une photo.Avec son épouse Lisette Lapointe, il s'est par la suite engouffré dans une limousine pour se rendre au Palais Cril-lon, l'hôtel historique du coeur de Paris où la France loge tous ses visiteurs étrangers, sur lequel flotte, pour la circonstance, le fleurdelysé.M.Parizeau n'avait aucune activité officielle au programme hier.Discrète, l'arrivée a été largement soulignée dans la presse française.Le Monde faisait hier mention en première page de la visite, dans un texte intitulé, « Le Québec demande le divorce ».À l'intérieur le prestigieux quotidien publiait une entrevue accordée par M.Parizeau avant son départ et toute une page sur le débat national canado-québécois, avec pour titre « Je t'aime moi non plus ».L'hebdomadaire populaire Le Point mentionait aussi le séjour de M.Parizeau, « l'inoxidable », avec une photo surprenante où, en bras de chemise, il semble lancer une balle-molle.« On ne fait vraiment pas souvent de telles mentions.Les visites officielles sont toujours un peu ennuyeuses », expliquera à La Presse, le journaliste du Point, Dominique Audibert.L'importance de l'enjeux au Québec a commandé cette entorse à la règle, dit-il.L'article dépeint le premier ministre comme un souverainiste indéfectible qui n'a pas cédé au « beau risque » de René Lévesque, dont il n'a toutefois pas le charisme, sou-ligne-t-on.D'où le qualificatif « d'inoxydable », imperméable aux effets du temps .Mauvais moment Pour Benoit Bouchard en faisant à ce moment-ci sa visite officielle en France, Jacques Parizeau fait passer les intérêts du Québec derrière ceux de la campagne souverainiste.Cette visite survient à la veille d'une élection présidentielle, en mai, qui boulversera vraisemblablement le paysage politique français.« M.Parizeau dit qu'il veut renouer les relations avec la France, or, il arrive à un moment où la classe politique française va changer.On n'aura pas le même président.On vient chercher un engagement de la France ( à reconnaître le Québec ) auprès de gens qui ne seront pas là dans six mois», plaide l'ambassadeur.M.Parizeau aurait dû attendre que les nouveaux élus soient en poste, « mais il n'a pas le temps, il a un référendum pour présenter la thèse indépendantiste ! » Dans l'éventualité d'un « Oui » qu'il juge improbable, M.Bouchard prédit que comme le reste de la communauté internationale, la France attendra « pour voir si le pays est capable de se maintenir » avant de reconnaître un nouveau gouvernement.Les commissions à la télé : rien n'est encore réglé MARIO FONTAINE PHOTO PC Teleglobe Canada inaugurait hier le nouveau service téléphonique « Canada Direct » reliant le Canada et l'Argentine.Le premier ministre Jean Chrétien a effectué hier le premier appel.Sur la vignette, Il est entouré de MM Juan Tomassonle ( à gauche ), de la compagnie argentine Telintar.et Randy zadra, de Teleglobe Canada.Des entreprises canadiennes concluent pour 394 millions d'ententes avec l'Argentine Presse Canadienne BUENOS AIRES Le premier ministre Jean Chrétien, se réjouissant de la signature d'ententes commerciales d'une valeur de 394 millions à Buenos Aires, en Argentine, a affirmé hier que le commerce avec l'Argentine et les pays de l'Amérique latine se traduirait par de nombreux emplois au Canada.Le gouvernement a annoncé hier que des entreprises canadiennes, dont plusieurs québécoises, ont conclu diverses ententes.Il s'agit pour moitié seulement d'ententes commerciales fermes, les autres étant des accords de principe ou des lettres d'intention.Ainsi la Banque de Nouvelle-Ecosse a pris une participation de 25 p.cent dans la Banco Quilmes de Buenos Aires, un investissement total de 81,5 millions.Parmi les autres contrats, le Groupe SQAE-CEGEO de Montréal, un consortium formé de la Société québécoise d'assainissement des eaux et de CEGEO, a signé une entente prévoyant la réalisation d'études de gestion des eaux et de contrôle des inondations.Le projet est évalué à un million de dollars et son contenu canadien à 645 Les firmes montréalaises Kantech Systems Inc., et Tronex International Security Inc.ont signé un accord de représentation portant sur des systèmes de contrôle de cartes d'accès et un logiciel d'intégration de sécurité en espagnol, accord évalué à 300 000 $ par an.Roche International, de Ste-Foy, a annoncé qu'elle formera une coentre-prise avec Geosud Mineales en vue de la réalisation de projets dans des domaines comme le génie, les technologies environnementales, l'énergie, la santé, la technologie de l'information, les transports et infrastructures.Le même jour, Teleglobe Canada inaugurait le nouveau service téléphonique « Canada Direct » reliant le Canada et l'Argentine.La compagnie Tecsult International Ltée, de Montréal, a conclu un contrat pour la fourniture de services d'information géographique à la province de Misiones.Les exportations sont évaluées à 250 000 $ et le contenu canadien à 80 p.cent.Les fonctionnaires affirment que les contrats paraphés en Argentine garantissent que la mission commerciale canadienne récoltera plus que les 400 millions de contrats initialement prévus pour l'ensemble de cette tournée de 11 jours dans les Antilles et en Amérique latine.Après l'Argentine, la mission commerciale dirigée par M.Chrétien doit se rendre au Chili, au Brésil et au Costa Rica.Dans une allocution prononcée devant la Chambre de Commerce Argentine-Canada, hier, le premier ministre Chrétien s'est dit encouragé par le développement du marché latino-américain appelé MERCOSUR qui englobe l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.Il est essentiel que ces deux regroupements que sont MERCOSUR et l'ALENA amorcent un dialogue aux plus hauts niveaux pour faciliter une meilleure compréhension des besoins de chacun, a-t-il dit.M.Chrétien a indiqué qu'il avait demandé au président argentin Carlos Menem, aux autorités de l'ALENA et de MERCOSUR de travailler ensemble pour déterminer comment intégrer les deux accords, et de rendre compte de leurs conclusions aux ministres du Commerce, qui doivent se rencontrer en juin.Les premières commissions régionales sur l'avenir du Québec débutent leurs audiences dans moins de quinze jours, mais personne ne sait encore quelle sorte de couverture télévisée elles auront, ni même qui va s'en charger.La seule chose dont on est sûr pour le moment, c'est qu'au moins une partie des travaux sera diffusée au petit écran.Par qui, quand et de quelle façon, rien n'est encore arrêté.Le Secrétariat national qui chapeaute les commissions doit toutefois ficeler le tout avec les producteurs et les diffuseurs cette semaine.Cela ne leur laissera que quelques jours pour s'organiser, puisque le coup d'envoi de la plupart des commissions régionales a été fixé au six février.« Notre intention et notre souhait est que ce soit couvert le plus largement possible », assurait hier la porte-parole du Secrétariat national des commissions sur l'avenir du Québec, Michèle LaSanté.Mme LaSanté croit que le tout sera ficelé jeudi ou vendredi.On connaîtra d'ailleurs aujourd'hui et demain l'horaire des travaux pour l'ensemble des commissions, à l'exception de celle de Montréal pour laquelle il faudra attendre la semaine prochaine : dans quelle ville, à quelle heure et à quelle date les audiences vont se tenir, etc.Un véritable casse-tête, puisqu'on parle ici de 15 commissions régionales, plus celles des jeunes et des aînés.Radio-Quebec a soumis une proposition au Secrétariat en décembre dernier, dans laquelle la société d'État proposait de passer deux jours dans chaque commission avec deux caméras et de mettre son signal à la disposition de qui en fait la demande.Radio-Québec agirait en quelque sorte comme producteur, en plus probablement de diffuser lui-même une partie des travaux.Ces travaux pourraient sans doute également être vus sur les canaux communautaires et à RDI, le nouveau Réseau de l'information.Le directeur des communications de Radio-Québec, André Beaudet, estime à quelques centaines de milliers de dollars les coûts de production d'un exercice de ce genre, pour autant que ce soit cette formule qui soit retenue.Une facture payée par le Secrétariat national des commissions.Dans cette hypothèse, le choix des jours et des lieux de couverture se ferait en coordination RQ-Secrétariat.RDI, le dernier né dans le domaine des communications, n'entend pas être en reste.« On veut offrir une couverture complète », explique son porte-parole, Robert Nadeau.Une belle occasion, pour RDI, de s'imposer dans le paysage audio-visuel, surtout si cette consultation retient l'attention des Québécois comme la Commission Bélanger-Cam-peau l'avait fait au lendemain de l'échec de Mcech.La retransmission des travaux des commissions constituera un sérieux défi puisque, dans cette masse de rencontres et de forums aux quatre coins du Québec, des choix parfois dechi- rnntc Hovront ôtrr» faits.\u2022 B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 24 JANVIER 1995 Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef fi Proche-Orient : les assassins de la paix Le dimanche matin, les soldats israéliens rentrent au boulot après avoir passé le sabbat en famille.Les autobus sont remplis de jeunes en uniformes en route pour les différentes affectations qu'ils ont tirées à la loterie du service militaire obligatoire.C'est un dimanche matin de fin décembre qu'un kamikaze palestinien avait failli faire sauter un de ces autobus bondés de militaires, en plein centre-ville de Jérusalem.La présence d'esprit du chauffeur avait alors permis d'éviter le pire.À peine un mois plus tard, un autre attentat dominical a fait, lui, son plein de victimes : dix-neuf morts et une soixantaine de blessés, parmi un groupe de soldats qui attendaient leur bus, dans un snack bar de Netanya, au nord de Tel Aviv.Cette nouvelle attaque-suicide vient alourdir un bilan déjà passablement meurtrier et ajoute une nouvelle entaille à un processus de paix d'une extrême fragilité.L'entrée en vigueur des premières mesures d'autonomie palestinienne, en mai 94, n'a pas fait cesser l'action terroriste.Au contraire, cette dernière a connu une recrudescence, depuis l'automne.En moins de quatre mois, 52 Israéliens ont été tués dans divers attentats, dont le plus sanglant avait fait 22 morts, le 19 octobre, à Tel Aviv.Jusqu'à maintenant, les pourparlers de paix ont survécu à chacun de ces attentats.Mais cette survie tient de plus en plus d'une vue de l'esprit.En réalité, chaque attaque terroriste provoque une réaction en chaîne qui, en bout de ligne, fertilise le terreau du terrorisme, augmente les probabilités d'un nouvel attentat et celles d'une rupture définitive du dialogue.C'est ainsi qu'en plus de ses 19 victimes, l'attentat-suicide de dimanche a aussi anéanti les quelques maigres progrès qui venaient tout juste d'être accomplis sur le front diplomatique.Une entente qui devait entrer en vigueur, aujourd'hui, et qui prévoyait l'ouverture de liens routiers entre les deux enclaves d'autonomie palestinienne - Gaza et Jéricho - vient d'.être reportée sine die.En outre, les autorités israéliennes ont réagi en fermant temporairement la porte aux résidants de Clsjordanle et de Gaza.Une mesure visant à rassurer une population qui vient de subir un des pires traumatismes des derniers mois.Mais qui aggrave, du coup, le sentiment d'impuissance, de réclusion et d'ostracisme économique chez res Palestiniens.Résultat : par un retour de boomerang, la montée du terrorisme entraîne une réaction qui radicalise l'opinion palestinienne et fait grimper la cote du terrorisme.Pendant que les territoires occupés s'enlisent dans ce cercle vicieux, l'opinion israélienne se radicalise elle aussi.Les voix appelant à la rupture des négociations se font de plus en plus fortes.En outre, chaque attentat éclaire d'une lumière plus crue l'Incapacité de Yasser Arafat et de son Autorité palestinienne non seulement à contrer le fléau terroriste, mais également à diriger tout court.La seule « action de choc >» que les hommes d'Arafat aient menée contre les Intégristes du Hamas a donné lieu, en novembre, au plus retentissant flop de la direction palestinienne : un affrontement incontrôlé dont la crédibilité de l'OLP est sortie plus écorchée que Jamais.Y a-t-il encore un Interlocuteur valable dans la salle ?Si le terrorisme est une réponse à un avenir sans perspectives, on doit constater que les Palestiniens font face à deux fenêtres opaques.D'une part, le langage ambigu des autorités israéliennes, qui jouent la carte de la paix, mais pas au point de stopper le développement des colonies juives dans les territoires occupés.Et d'autre part, un pouvoir palestinien qui, chaque jour, étale un peu plus son incompétence.Le Hamas est un mouvement essentiellement politique et on doit y faire face par des moyens politiques, dit-on dans les milieux palestiniens modérés.Ce refus de condamner clairement les mouvements et les discours terroristes s'explique en partie par l'absence d'un projet crédible auquel les démocrates palestiniens pourraient adhérer avec un minimum d'espoir.Mais leur timidité n'est pas bien rassurante pour le voisin israélien.En attendant qu'un miracle débouche les deux fenêtres à la fols, chaque attaque terroriste assassine un peu plus un processus de paix qui ressemble aujourd'hui à une course effrénée contre la montre.et contre la mort.Agnès GRUDA Le pain des jeux H es leaders péquistes ont réagi avec indignation aux pro-I pos d'un des deux membres canadiens du comité intérim national olympique pour qui la question de la souveraineté était le principal obstacle à l'obtention des jeux de 2002 par la ville de Québec.C'est une chicane futile, parce qu'il est loin d'être évident que Québec décrochera ces Jeux et qu'il l'est encore moins que le «oui» l'emportera au référendum.Mais elle illustre à merveille une des grandes ambiguïtés du projet péquiste.Pour les péquistes, l'avenir constitutionnel du Québec ne change rien au dossier de Québec 2002 puisque ce sont les villes qui décrochent les jeux et non les pays.Ils ajoutent que M.Parizeau s'est engagé à respecter la promesse de son prédécesseur, Daniel Johnson, d'y consacrer 55 millions.Soit.Mais il y a un hic.Ottawa met 240 millions, quatre fois plus ! Peut-on vraiment croire que le fédéral financerait des Jeux qui ne se dérouleraient pas dans son pays ?C'est ce que M.Parizeau a prétendu en campagne électorale: « un contrat, c'est un contrat ».C'est aussi l'opinion de son nouvel allié référendaire, le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, pour qui « cette entente demeure une entente quoiqu'il arrive ».Sur quelle planète vivent-ils?Si Ottawa finance largement les Jeux de Québec plutôt que ceux de Sait Lake City, on peut supposer que c'est parce que la ville de Québec est au Canada.On voit mal pourquoi il voudrait taxer les Canadiens pour aider le Québec, des années après une séparation.Voilà une belle illustration de la souveraineté sans douleur, où Ottawa reste toujours là pour nous donner un petit coup de pouce ! ça s'appelle vouloir le beurre et l'argent du beurre.La maturité et l'honnêteté voudraient que le premier ministre Parizeau, s'il tient aux Jeux, s'engage à prendre la relève du pays qu'il veut quitter.Alain DUBUC L'impuissance L e dollar canadien flotte près de son niveau le plus bas, depuis neuf ans.Sombrera-t-i! vers de nouveaux records ou rebondira-t-il comme il l'avait fait alors ?La réponse à cette question se trouvera implicitement dans les pages du prochain budget fédéral et dans la façon dont le ministre des Finances, Paul Martin, y abordera le problème du déficit.Mais le gouverneur de la Banque du Canada.Gordon Thiessen.n'est pas résigné au pire, il croit que le dollar est essentielle-V ment fort et il fait de son mieux pour le i soutenir sur les marchés internationaux.Il estime que la fin de l'inflation, des gains de < productivité importants, le contrôle des coûts de production et la hausse des prix des matières premières sont tous des facteurs haussiers.Ces facteurs devront toutefois peser très lourdement dans la balance s'ils doivent équilibrer le rythme vertigineux auquel le gouvernement ajoute à la dette publique.Cette dette et, surtout, l'incapacité du gouvernement d'en freiner la croissance sont les raisons principales de la faiblesse du dollar.Les marchés commencent même à se demander quand Ottawa sera obligé de se tourner vers la Banque du Canada pour la financer, l'épargne du public, canadien et autre, étant devenue insuffisante.Le mandat de la Banque du Canada interdit à M.Thiessen de souscrire à une telle a'pothéose de l'irresponsabilité fiscale et monétaire.Mais il faut aussi reconnaître que les moyens dont il dispose pour défendre le dollar sont inadéquats, dès que la monnaie commence sérieusement à perdre le soutien du public et des marchés.Les réserves officielles de devises suffisent seulement à maintenir un marché assez liquide pour que les transactions puissent avoir lieu, mais pas pour diriger le dollar dans un sens ou dans l'autre.La possibilité d'agir sur le niveau des taux d'intérêt donne des moyens plus puissants à la banque centrale, mais cette pratique a aussi ses limites.En fait, la Banque du Canada n'a pas le choix.Si elle décidait de maintenir des taux bas, en dépit d'un dollar faible, pour faciliter le financement du déficit et maintenir une croissance vigoureuse, les taux d'Intérêt monteraient spontanément, parce que cette politique serait très Inflationniste.La politique à laquelle la Banque du Canada est contrainte est uniquement de veiller à ce que le poids de la dette ne fasse pas trop de dégâts à l'économie canadienne.Alors que l'économie aurait plutôt besoin d'un dollar fort et de taux d'intérêt bas pour encourager la création d'emplois, Il faut se résigner à une politique qui freine les Investissements.Quand M.Thiessen demande avec insistance un budget qui maintient le niveau de la dette par rapport au produit national, il n'exige que le strict minimum pour pouvoir continuer à faire son travail.Et quand il demande la poursuite de politiques crédibles, il dit que les belles promesses des derniers budgets ont peut-être fait plus de mal que de bien.La défense du dollar dépasse maintenant les moyens de la Banque du Canada, il faut revenir à la rigueur budgétaire.Frédéric WAGNIERE - \"\u2022«->¦¦\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 v.,,.,.:>: \u2022 : '>\".\".: r.GUE'Dt&ez-wus s/l m Çue£>i&e£-vou$ Uoos WUctus on peu \\te roosJHyiTfrs 4 QUé&TUl: \\ DRorrs réserves La boîte aux lettres Il faut démolir le Stade olympique ¦ l'aimerais exprimer mon appui à la proposition de Mme Petrowski dans une récente chronique intitulée « Ras le bol » en ce qui concerne l'avenir du Stade olympique : il faut le démolir.Proposition tout à fait raisonnable considérant l'historique de ce « cher » stade et compte tenu des temps d'austérité économique que nous vivons.En donnant suite à cette proposition, M.Bourque aurait l'opportunité de combler son trou budgétaire de 105$ millions, tout simplement en laissant un grand trou à la place du stade.Et pourquoi ne pas en profiter pour refaire la colline du quartier de mon enfance, qu'on appelait la Côte Sherbrooke, où j'ai fait du ski à 5 cents le billet, équipée à la dernière mode de l'Armée du Salut.Plusieurs de mes concitoyens, concitoyennes et moi-même aurions même du temps à consacrer bénévolement pour mener à terme ce glorieux projet.La nouvelle mairie atteindrait ainsi ses objectifs quant à l'implication et à la participation des Montréalais et Montréalaises à la beauté de leur ville qu'ils et elles aiment tant, mais qui coûte trop cher pour leurs moyens.l'aimerais ajouter ceci : de grâce, M.Bourque, ne cédez pas aux gens d'affaires qui veulent nous vendre un toit en acier de 55$ millions pour couvrir le stade et nous couvrir de dettes.Faites-nous plutôt un beau grand trou comme cadeau.Les Montréalais et Montréalaises vous en seraient reconnaissants de votre vivant et éternellement par les générations qui vont nous suivre.Danièle BOURASSA Montréal Lettre aux députés fédéraux ¦ Les actualités nous informent que vous désirez reporter l'âge de la pension de 65 à 67 ans.Cette nouvelle me fait frémir et j'aimerais vous expliquer, en toute simplicité, comment les milliards que vous pensez économiser ne feront que changer de mains au sein de votre même gouvernement.Les travailleurs de la classe moyenne n'ont plus la chance d'économiser pour leur retraite.Les entreprises, industries, usines offrent la retraite anticipée et forcée à l'âge de 50 à 55 ans avec un montant forfaitaire qui permet de vivre tout au plus un an.Messieurs, d'où viendra l'argent qui permettra à tous ces gens de vivre entre 55 et 67 ans ?Et pour nos enfants, l'avenir sera-t-il meilleur ?Les entreprises, industries, usines prônent maintement le travail à contrat.Quel avantage pour les entreprises ! Plus besoin d'offrir assurances ou autres avantages sociaux.Ëtant donné cette situation, comment nos enfants feront-ils pour amasser de l'argent pour leur pension ?Ensuite, parlons donc des gens que vivront ce stress, cette anxiété.Ils deviendront malades et on enlèvera encore un peu d'argent dans les coffres de l'assurance-maladie.Si les entreprises pensent qu'à partir de 55 ans on n'est plus capable de fonctionner sur le marché du travail, alors on se tournera vers les coffrets de l'assurance-chomage.Messieurs les bien payés du gouvernement, pensez-vous que vous aurez plus d'argent dans vos coffrets quand nous recevrons tous nos pensions à 67 ans?G.THÉORET Brossard Le Barreau et le sexisme ¦ Le sexisme est en soi une injustice parce que, par définition, c'est de la ségrégation basée sur le sexe.C'est donc dire que le sexisme est asexué et qu'autant un homme qu'une femme peut être victime de sexisme.Le Barreau du Québec, dans le but mercantile de promouvoir l'utilisation des services de ses membres, a décidé de faire de la publicité à la télé.Donc, depuis quelques semaines, on voit au petit écran des spots publicitaires de quinze secondes.Or, il y en a un qui affiche un sexisme éhonté qui m'horripile carrément : celui sur le harcèlement ! On y voit une jeune fille «c bien », genre secrétaire au travail, alors qu'une main vient se déposer doucement sur son avant-bras.La fille paranoïe aussitôt, retire son bras avec un air frustré et se lève pour foutre le camp.Apparaît alors une affiche sur le harcèlement et une voix qui nous invite, en cas de harcèlement, à consulter une « AVOCATE ».C'est scandaleux ! Un avocat mâle ( et sûrement matcho ) ne saurait défendre adéquatement une pauvre jeune fille éplorée qui s'est fait toucher le poignet par un affreux maniaque sexuel ! C'est ça de la ségrégation basée sur le sexe ! C'est ça du sexisme ! Et le sexisme est une injustice ! Venant du Barreau, qui cha- peaute tous les services de la justice, voilà qui me parait anachronique !! Mais il y a beaucoup plus dans ce message.On y charrie des stéréotypes purement antisociaux.Stéréotypes qui ont été promus par les mouvements dits « féministes ».Combien de couples se sont connus et aimés au travail pour finalement se marier et bâtir des familles heureuses ?Il y en a plein ! Et tous ont débuté par des approches de cour où le garçon a signifié à la fille sont intérêt par des sourires, des oeillades et des mains déposées délicatement sur son bras ! Ce que le message dit, c'est : si un garçon vous fait des approches et ose vous toucher le bras, sauvez-vous et poursuivez-le pour harcèlement.C'est une sollicitation antisociale grave ! De plus, le message charrie le stéréotype selon lequel le harcèlement est toujours à sens unique, c'est-à-dire des hommes contre les femmes.Ce qui est archifaux ! (.) Ce que le Barreau fait avec cette annonce, c'est de contribuer au maintien de ce stéréotype charrié par des fanatiques et qui a eu pour résultat de créer un clivage entre les deux sexes.Clivage qui a abouti dans la très grande solitude que chacun est appelé à vivre aujourd'hui.Il ne se passe pas une semaine, maintenant, sans qu'on entende aux différentes émissions des Claire Laraarche, Jeannette Bertrand ou autres, des femmes se plaindre de la solitude, de la difficulté qu'elles vivent à rencontrer des hommes.« On dirait qu'ils ont peur de nous » entend-on couramment.Je comprends ! Elles sont continuellement encouragées à poursuivre tout homme qui aura ose porter les yeux sur elles afin de leur extorquer pré-sumément argent et biens ! André MONDOR Brossard LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 JANVIER 1995 V.B3 Opinions \t\t- \t\t \t\t* Le supposé enlèvement de Annick Joanette et de son fils, l'automne L'histoire du foulard islamique dans les écoles montréalaises est en dernier, a fait tout un plat dans les médias du Québec.train de prendre des proportions inattendues.« Syndrome Mahmoody » : pourquoi cette psychose envers les arabo-musulmans RACHID BAGAOUI L'auteur est chercheur en sociologie à VUQAM.ne amie, avec qui je venais de voir le film Jamais sans ma fille, est sortie du cinéma dans une confusion affective totale.En plein milieu de la rue, elle s'est mise à m'injurier, comme si j'étais le véritable mari de Betty Mahmoody : « Maudits sauvages ! Maudits barbares ! Il faut tous vous tuer, tous ! ».Ce fut notre dernière rencontre.Plus tard, c'était le tour de la gardienne de ma fille.Lorsqu'elle a appris que j'étais d'origine marocaine, elle s'est empressée, telle mère Thérèsa, de mettre le livre de Betty Mahmoody dans les mains de ma blonde, une Québécoise : « Mon Dieu ! t'as un enfant avec un arabe ! Je ne le savais pas.Tiens, ma fille, prends ce livre, ça va t'ouvrir les yeux ! » Nous avons perdu ce jour-là une grande édu-catrice.Des histoires comme celles-là, j'en ai bavé.Mais, jusque-là, je ne leur avais accordé que peu d'attention.Toutefois, l'histoire que j'ai vécue le 9 décembre, le jour où madame loanette a fait la manchette des journaux, celle-là m'a réellement fait prendre conscience de la psychose et de l'obsession que provoquent chez beaucoup de gens le « syndrome Mahmoody ».Vendredi, 9 décembre 1994.Je me souviens que j'étais seul chez moi.le regardais la télé et tout aurait été impeccable si ce n'avait été que je m'ennuyais à mourir devant un téléroman débile.Je suis donc sorti dans un bar, situé à quelques minutes de chez moi.)'ai pris un tabouret et j'ai commandé une bière.C'est un bar de quartier.Cinq ou six types traînaient dans le coin.Certains jouaient au billard; d'autres, assis au comptoir, débitaient leurs conneries, avec un air niais de satisfaction.La seule femme de l'endroit était la barmaid, trente ans environ, fausse blonde genre « poupée Barbie ».J'ai commencé à regretter d'avoir mis les pieds dans ce trou et j'ai décidé de foutre le camp aussitôt que possible.Le type assis à quelques sièges de moi avait le nez fourré dans le Journal de Montréal, et émettait de temps à autre un sacre du gen- Les histoires entourant les arabo-musulmans suscitent de l'intérêt parce que ça réconforte l'imaginaire et la représentation que beaucoup de gens se font de ce bout du monde : terrorisme, fanatisme religieux, voile et séquestration des femmes.re : « criss de caliss ! ».Quand le type a eu fini de lire, il m'a jeté un coup d'oeil éclair puis s'est adressé à la barmaid : - Écoute ça, Sylvie I Une femme et son bébé, séquestrés à Beyrouth, au Liban, par le père de l'enfant, ont pu échapper à ses griffes grâce à l'opiniâtreté du père adoptif de la jeune femme, qui a remué ciel ét terre pour sortir sa fille et son petit fils de l'enfer.Sur quelle planète vivent ces gens-là ?- Ça ressemble à Jamais sans ma fille, a dit la barmaid.- Mais sur quelle planète vivent ces gens, caliss ?, a répété le type.Comme personne n'avait de réponse intelligente à donner, ils se sont donc contentés de regarder la télé-débile, en sirotant leur bière.J'ai profité de cet intermède pour jeter un oeil sur le fameux article.Oh boy ! Une page entière consacrée à l'événement : « Une mère et son bébé séquestrés au Liban sont libérés », « le ravisseur », « en sécurité à Paris ».On a même publié une photo du soi-disant « ravisseur ».Un grand scoop ! m J'ai donc lu l'article en question, mais je venais à peine de le terminer quand le type à côté de moi m'a demandé : - Pis ! quesse t'en penses ?- À propos de quoi ?- À propos de la femme séquestrée au Liban.C'est écoeurant, non?- Ça dépend ! - Ça dépend de quoi ?- Ça dépend si l'histoire est vraie ou fausse - Moi, je trouve qu'elle est vraie.C'est écrit, icitte, dans le journal.Au lieu de répondre, je me suis amusé à disséquer le cerveau de cette sangsue qui me causait.Je voyais un cerveau mou, paresseux, qui gobe tout : « El vis a été finalement enlevé et tué par des arabes - Oh ! »; « Betty Mahmoody et son admiratrice, madame Joanette, ont été violées, volées, battues et blabla.- Oh ! »; « La statue de bois représentant la Sainte-Vierge verse des larmes - Oh ! ».Aucun esprit critique, aucun scepticisme, aucun doute.Certains journalistes et animateurs de radio et de télévision ne sont pas mieux.Ils avalent et vomissent n'importe quelle saloperie.Dis-moi qui t'informe, je te dirai qui tu es.- Ça te fais quoi, son histoire ?, a demandé mon voisin.- Ça me fait rire.- Tu penses que c'est une menteuse, c'est bien ça ?\u2022 Qu'est-ce que tu penses, toi, d'une femme qui raconte qu'elle s'est retrouvée involontairement au Liban et qu'en plus tout le monde la croit ?Après un long silence, suivi d'une bonne rasade de bière, mon voisin s'est finalement décidé à parler : - VOUS AVEZ ENTENDU, LES GARS ! ÇA LUI FAIT RIEN QUE LA FEMME ET SON BÉBÉ SOIENT SÉQUESTRÉS.EN PLUS, IL TROUVE QUE C'EST DE LA «BULLSHIT», TOUTE CETTE HISTOIRE.Tous les clients se sont mis à me dévisager comme si j'étais le soi-disant « ravisseur ».Il y a eu un long silence.Trois gros lards se sont assis autour du comptoir, prêts à tout.Je voulais m'en aller, mais je me suis ravisé et j'ai continué à téter le restant de la bière.Calmement.Le type à ma droite a approché son museau près de moi et a soufflé : - C'est un pays civilisé, icitte.\u2022 On va tous les brûler, a ajouté un autre type.Après on les découpe en morceaux, pis on les envoie au Liban.- Si j'étais un homme, a répliqué la poupée Barbie, je commencerais par ce maudit chien sale.- Vas-y Sylvie !, a lancé un type en train de jouer le billard, t'es un vrai.Tout le monde a ri.et de nouveau ce fut le silence.Certains sont retournés à leur table de billard, les autres continuaient à fixer la télé-débile comme des ti-Coune.J'ai descendu ma bière et je suis rentré chez moi.Il fallait attendre le 11 décembre pour voir enfin les journalistes émerger de leur sommeil : « Le «rapt» de Mme Joanette et de son fils : Un mensonge ».Dommage pour madame loanette ! Elle a raté son coup.Les journalistes reconnaissent qu'ils ont gobé cette histoire abracadabrante, mais personne ne s'est trop posé de questions.Pourquoi ont-ils gobé une histoire pareille, alors que ça sautait aux yeux qu'elle puait la fabrication ?Pourquoi aucun journaliste ne s'est-il interrogé sur le sens de cette soi-disant erreur humaine ?Plus important encore : pourquoi cette obsession collective, cette psychose envers les arabo-musulmans?Nous avons eu un exemple frappant avec le foulard.Pourquoi tout ce brouhaha à cause d'un morceau de guenille ?J'ai déjà vu des Québécois et des Canadiens se bronzer nus sur les plages du Maroc ( remarquez, je trouve cela bien ), et personne n'a crié au scandale.J'ai déjà vu des enseignants occidentaux en Afrique se foutre de la population locale et de ses coutumes, en vivant repliés sur eux-mêmes, en ghetto, mais ça n'a jamais choqué personne.J'ai vu.j'ai vu.Par contre, la moindre maudite petite histoire qui touche les arabo-musulmans.les journalistes et l'opinion publique en font tout un plat de couscous.11 ne faut pas chercher de midi à quatorze heures.Les histoires entourant les arabo-musulmans suscitent de l'intérêt parce que ça réconforte l'imaginaire et la représentation que beaucoup de gens se font de ce bout du monde : terrorisme, fanatisme religieux, voile et séquestration des femmes! Betty Mahmoody.comme beaucoup d'autres, a tout simplement joué avec les règles du jeu admises et intériorisées par plusieurs d'entre nous.Et ça a marché ! elle a empoché des millions et des millions de dollars, et aujourd'hui elle est à la tète d'une grosse machine-à-fric et à papiers.Alors, si vous avez des histoires abracadabrantes, même fausses, à raconter sur les arabo-musulmans soyez assurés que vous trouverez toujours un preneur.C'est une affaire payante.Un des auteurs de Histoire et civilisation de l'Occident s'explique BERNARD DIONNE L auteur est historien.ans le cahier « Livres » de La Presse du 15 janvier dernier, M.Réginald Martel a publié « Une si belle histoire.», en page B-3, un texte qui m'interpelle personnellement.J'aimerais rétablir les faits par la présente.Dans « Une si belle histoire.», M.Réginald Martel affirme que l'ouvrage que j'ai publié chez Études Vivantes en compagnie de M.Michel Guay, Histoire et civilisation de l'Occident, « doit quelque chose » à celui de Jean Carpe n-tier et François Lebrun, Histoire de l'Europe, paru chez Seuil.C'est vrai.Notre manuel d'histoire, qui s'adresse aux élèves du collégial, cite à quelques reprises l'ouvrage de MM.Carpentier et Lebrun, avec référence précise à l'appui, comme il se doit quand on emprunte un concept 1 majeur ou une formulation spécifique à d'autres auteurs, comme cela se présente fréquemment dans notre métier.On n'écrit pas une synthèse de cinq mille ans d'histoire de la civilisation occidentale comme un roman et on fait nécessairement appel à des dizaines de synthèses publiées sur une grande variété de sujets pour rédiger un manuel de ce genre.D'ailleurs, nous donnons la référence aux travaux de pas moins de vingt-sept historiens tels que Jacques Le Goff, Régine Pernoud, Fernand Braudel, etc., ce qui est exceptionnel dans la rédaction de ce genre d'ouvrage où l'on ne retrouve pas, habituellement, le lourd appareil de notes et de renvois propre à une thèse ou à un essai.Malheureusement, il est vrai que l'on retrouve dans la deuxième édition de notre manuel quelques passages qui restent trop près du texte de Carpentier-Le brun.Remarquons qu'il n'y a rien là pour bouleverser la science historique et que ces emprunts sont de nature très \u2022/ \" \u2022 _ t factuelle, du type d'information que l'on retrouve à satiété dans la plupart des synthèses historiques de ce genre.Ces erreurs m'ont personnellement échappé lorsque j'ai réécrit pour la seconde édition de l'ouvrage les chapitres d'où sont tirés les extraits cités par M.Martel ; j'en impute la cause à un glissement de fiches informatisées dans le manuscrit au cours d'un processus de production particulièrement échevelé où il fallait respecter des échéances serrées.Le tout ne représente cependant qu'environ un dixième de un pour cent d'un ouvrage de 535 pages et lorsque j'ai constaté cette erreur, les droits de reproduction aux Éditions du Seuil ont été demandés et aussitôt accordés.La réimpression du manuel, qui est en cours, comporte la mention requise à cet égard.Une simple vérification de ce fait auprès des auteurs ou de la maison d'édition aurait évité à M.Martel de ternir notre réputation et de laisser entendre que tout le manuel est de la même farine que les quelques passages qu'il cite.Lysiane Gagnon La théorie et les réflexes ¦ maginez que le Téléjournal projette la scène sui- ¦ vante.Un député québécois à la Chambre des Communes est accusé de corruption.Réaction d'un ministre ontarien : « I'm not surprised.He's a French-Canadian ! ».Scène suivante.Un Noir est arrêté pour proxénétisme.Réaction du policier : « On sait ben, c't'un famaicain.».Que diriez-vous de ce ministre et de ce policier?Vous crieriez au racisme.À tout le moins, vous vous inquiéteriez de ce que des personnages représentant l'État et la loi fassent usage de pareils stéréotypes.Retour à la vie réelle.Jeudi dernier, le ministre Chevrette s'indignait de ce qu'un porte-parole du Comité olympique canadien, M.Dick Pound, eût affirmé que le référendum nuisait aux chances de Québec d'obtenir les Jeux d'hiver de 2002.Première réaction du ministre Chevrette : « Ça ne me surprend pas.Monsieur Pound est un Canadien anglophone.» Ensuite, le ministre explicitera sa pensée avec son élégance coutumière, en affirmant que M.Pound est un « crackpot ».Première réaction du maire L'Allier de Québec : « M.Pound est un Montréalais anglophone.» Et le maire de faire une pause avant d'enchaîner sur une autre idée.L'allusion d'ailleurs se suffisait à elle-même, tout comme dans nos deux exemples fictifs.Je ne dis pas que M.Pound a raison \u2014 je n'en sais rien.Il pourrait être accusé d'avoir, par exemple, mal analysé la situation politique au Québec ; ou de mêler indûment sport et politique ; ou tout simplement de manquer de jugement.Mais la réaction spontanée que ses propos ont déclenchée chez deux « hauts gradés » de l'État québécois \u2014 un ministre senior et le maire de la capitale \u2014 porte exclusivement sur son origine ethnique.M.Pound est un « Canadien anglophone », un « Montréalais anglophone ».Dans la bouche de M.Chevrette, être Canadien c'est être étranger au Québec.Dans la bouche de M.L'Allier, être Montréalais c'est être étranger à Québec, c'est en fait ne pas être tout à fait du Québec C'est donc, dans les deux cas, ne pas avoir le droit de faire de commentaires sur un sujet concernant la ville de Québec.Il va de soi qu'être « anglophone » en plus d'être « Canadien » et « Montréalais », c'est évidemment le bouquet.C'est par définition être de mauvaise foi.« anti-Québec » et « anti-francophone » ; et c'est aussi, bien sûr, être porteur de la tare congénitale du fédéralisme ( comme s'il n'y avait pas un quelques fédéralistes chez les francophones ! ).C'est exactement le même type de réflexe qu'on rencontre, au Canada anglais, chez ceux qui croient que les politiciens francophones sont particulièrement corrompus, le même type de réflexe qu'on rencontre chez ceux qui croient qu'en tout Noir sommeille un délinquant.* * * Intellectuellement, au niveau des programmes électoraux et des déclarations officielles, le Parti Québécois est tout ouverture envers la minorité anglophone.C'est dans les réflexes conditionnés, les réactions spontanées, les remarques instinctives, qu'une trop grande partie de ses porte-parole les plus voyants se trahissent.C'est sur cette toile de fond qu'il faut analyser « l'affaire Bourgault ».Elle se situe dans un conti-nuum qui n'est pas le scandale du siècle et qui est loin d'avoir la dimension quasi-démoniaque qu'on y voit de l'autre côté de la barrière politique et / ou linguistique, mais qui a tout de même quelque chose d'inquiétant, et qui risque, si l'on n'y prend garde, d'empoisonner le climat social.Tantôt c'est la députée bloquiste Suzanne Tremblay qui veut faire payer les Anglais du Québec pour le déficit.Tantôt c'est la péquiste Marie Mala-voy qui veut que le Québec soit aussi français que la France est française.Mais ces envolées simplistes sont archaïques au PQ des années 90.Ce qui y a remplacé l'anglopho-bie primaire est la théorie du politologue Pierre Drouilly.un maître ès-arithmétique électorale.Il part d'une constatation irréfutable : la presque totalité des anglophones et l'immense majorité des néo-Québécois votent contre le PQ aux élections, et contre la souveraineté dans les référendums.De là, on déduit qu'il s'agit d'un vote « en bloc ».Cet « unanimisme politique », écrit le principal tenant de cette thèse, le politologue Pierre Drouilly.« ce n'est pas la démocratie, c'est le parti unique.L'unanimité, lorsqu'en fait elle est divisée exclusivement contre les autres, est une manifestation de chauvinisme et une source d'aliénation.L'unanimisme anti-souverainiste des Québécois non francophones les amènerait à accepter m'importe quoi.Us ont accepté unanimement l'entente de Chariottetown qu'une majorité de Canadiens ont refusée avec raison en 1992.Us ont unanimement appuyé un PLQ que les deux tiers des Québécois ont rejeté.Demain, quelle dérive politique et quel extrémisme politique seront-ils prêts à appuyer pour empêcher le progrès politique de la société québécoise ?» Dans une pirouette idéologique assez remarquable.M.Drouilly retourne la camisole du pure-laine et renvoie au « bloc non-francophone » l'accusation classique : ce sont eux, dit-il, qui sont « tricotés serré dans leur fédéralisme ».Bref, ce « vote en bloc » des minorités québécoises est anti-démocratique et dangereux.Nos Anglais plébisciteraient un Hitler plutôt que de voter pour le PQ.Pas un instant M.Drouilly ne se demande quel intérêt les « non-francophones » auraient à voter pour la souveraineté, alors que la souveraineté du Québec est l'achèvement d'un projet qui trouve son origine et sa principale justification dans l'existence d'une nation « canadienne-française ».Mais non plus M.Drouilly n'explique pourquoi il condamne le « block voting » des minorités québécoises tout en applaudissant au « block-voting » de la minorité franco-québécoise sur la scène fédérale.Les Québécois francophones, M.Drouilly devrait le savoir mieux que quiconque, lui qui compile en détail les résultats électoraux, ont toujours voté en bloc au fédéral \u2014 tantôt rouges, tantôt bleus.Et que fut le Bloc Populaire, et qu'est-ce que le Bloc Québécois, sinon un vote avec effet de vague, orienté selon une ligne ethnique \u2014 et « contre les autres », en l'occurence, contre le Canada anglais-?La thèse de Drouilly a été reprise à plusieurs reprises, sous une forme ou sous une autre, par le vi-ce-premier ministre Bernard Landry ( très explicitement ) et par MM.Parizeau et Bourgault ( à mots couverts ).On n'a pas fini d'en entendre parler.* i \\ !«\u2022 Pressi Montréal, mardi 24 Janvier 1995 B4 \u2022 PHI ¦\u2022¦ rts v»J 7 ' v \u2022 S Spectacles a; Musique OSM : l'Estonie et la Finlande, Eri Klas, Part et Sibelîus CLAUDE G INC RAS EL a ronde des chefs invités se poursuit à l'Orchestre Sym-phonique de Montréal avec les débuts du chef estonien Eri Klas au quatrième concert double de la série « Gala » ce soir et demain soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Eri Klas a 56 ans mais on sait peu de chose de lui.En fait, l'OSM n'a même pas une photo à nous fournir.Sa notice biographique nous apprend qu'il naquit d'un père violoncelliste et d'une mère pianiste, étudia le violon, la percussion et la direction chorale, dirigea West Side Story en Estonie en 1964, fut l'assistant de Boris Khaïkin au Bol-choï de 1969 à 1971 puis directeur artistique de l'Opéra de Stockholm de 1985 à 1989, et qu'il est actuellement chef de l'Orchestre Symphonique de Aarhus, au Danemark.On connaît le nom de Eri Klas par quelques enregistrements de musique de son pays et de la proche Russie : troisième Symphonie et Concertos pour violon du Russe Alfred Schnittke, chez BIS, Requiem de l'Estonien Eduard Tubin, chez Ondine.À l'OSM, Eri Klas dirigera deux oeuvres du répertoire nordique.La pièce de résistance du programme est la deuxième Symphonie de Sibe-lius, la plus célèbre des sept du compositeur finlandais, qui occupera Taprès-entracte.M.Klas ouvrira le concert avec le bref Cantus in mcmory of Benjamin Britten de son compatriote Arvo Part, composé en 1977 à la mémoire du compositeur britannique décédé l'année précédente.La pièce est connue par deux enregistrements de Neeme làrvi, autre chef estonien.Il s'agit d'une élégie en gammes descendantes, pour cordes seules et cloche.Suivra, le Concerto pour violon de Glazounov, oeuvre d'une vingtaine de minutes dont les trois mouvements se suivent sans interruption.Le soliste sera Richard Roberts, violon-solo de l'OSM depuis 1982.M.Roberts avait joué le Glazounov en 1983.l'avais alors parlé de « lecture presque lamentable », de « son petit », de « déroulement anémique» et de «fautes d'intonation ».On verra ce soir où M.Roberts en est, douze ans plus tard.À MCGILL JEUDI SOIR ¦ Le premier concert public de la CBC de la nouvelle année, jeudi soir, 19 h 30, Pol-lack Hall de McGill, comprendra le premier de trois programmes destinés à commémorer le 50« anniversaire de la fin de la guerre de 1939-45.Les oeuvres choisies seront évidemment associées à ce chapitre important du XXc siècle.Jeudi soir, on entendra l'Ensemble Amici, de Toronto, dans ses débuts à Montréal.Il réunit le clarinettiste loaquin Valdepenas, le violoncelliste David Hethering-ton et la pianiste Patricia Parr et s'adjoindra le violoniste montréalais Yehonatan Be-rick.Le programme : Sonate pour violon seul de Ervin Schulhoff, Duo pour violon et violoncelle de Gideon Klein et Quatuor pour la Fin du Temps, de Messiaen, composé en captivité.TON KOOPMAN À MONTRÉAL ¦ Le célèbre chef et spécialiste hollandais du baroque, Ton Koopman, dirigera le Choeur et l'Orchestre du Studio de Musique ancienne de Montréal dimanche soir, 20 h, église N.D.du T.S.Sacrement, dans un programme de motets de Rameau et de Marc-Antoine Charpentier complété par une suite d'orchestre de l'opéra Dardanus, de Rameau.M.Koopman donnera également un récital de clavecin le jeudi 2 février, 20 h, à l'église Erskine and American.Onze compositeurs de plusieurs pays au programme : j.S.Bach, les deux Couperin, Sweelinck, Byrd, Purcell, So-ler, Froberger, Fiocco, Duph-ly, Forqueray.On lira samedi dans ces pages une interview avec M.Koopman.ADRIENNE CONTAT DÉCÉDÉE ¦ Adrienne Contât, qui fut pendant une quarantaine d'années l'infatigable secrétaire de l'imprésario Nicolas de Koudriavtzeff à Canadian Concerts and Artists, est décédée le 16 janvier, à 88 ans.Les mélomanes d'un certain âge conserveront longtemps le souvenir de cette toute petite femme dynamique, efficace et attachante qui, jusqu'à ces derniers mois, continuait à fréquenter les concerts et à servir bénévolement de nombreuses causes, musicales et autres.MOZART À LA RADIO DU «MET» ¦ Le Nozzc di Figaro, de Mozart, est l'opéra à l'affiche de la radiodiffusion en direct du Metropolitan samedi, 13 h 30, à CBF-FM.Dans les principaux rôles : Simone Alaimo, Felicity Lott.Dawn Upshaw, Delores Ziegler.Au pupitre : lames Levine.PHOTO ROBERT MAïuoux, ta Presse Angèle coutu est la vedette de Salomé, d'Oscar Wilde, une pièce particulièrement intense qui prend l'affiche de La Licorne demain soir.Salomé racontée par Angèle Coutu JEAN BEAU NOYER Cinéma : les recettes du week-end ¦ La Presse publie chaque semaine les recettes du week-end dans les différentes salles de cinéma au Québec, compilées par Alex Films.En plus des films favoris du public, on trouvera les résultats obtenus par quelques films intéressants à un titre ou à un autre, ainsi que ceux qui tiennent l'affiche depuis le plus grand nombre de semaines.Parmi les nouveautés, Murder in the first ( Meurtre avec préméditation) s'inscrit dans les dix premières positions dans ses versions originale et française.Cela mis à part, les gros canons.Légendes d'automne, Harcèlement, Le Livre de la jungle, La Cloche et l'idiot, continuent de tonner.BOX-OPFICE ar un soir de grand froid, Angèle Coutu racontait le travail de répétion de Salomé d'Oscar Wilde, une pièce particulièrement intense qu'on verra à La Licorne du 25 janvier au 12 février.La comédienne nouveau recevait dans son appartement, situé en face du parc Lafontaine, en compagnie de Vincent Bilodeau qui interprète le rôle d'Hérode dans ce spectacle monté par Alexandre Hausvater.« Ce sera sûrement plus facile à jouer qu'à répéter, notait Angèle Coutu, qui reprenait ses forces après une journée particulièrement éprouvante.C'est ma quatrième pièce sous la direction de Hausvater et à chaque fois, il faut aller au bout de nos moyens.La pièce ne dure pas plus d'une heure et demie mais on passe du drame au ridicule en trois minutes.« Toute l'action se déroule pendant une nuit, au palais d'Hérode.Il faut préciser qu'il s'agit d'une nuit de pleine lune, c'est important dans la pièce.Tous les personnages vont au bout de leur passion alors qu'il faut prendre une décision.C'est une pièce inspirée de la bible mais c'est un véritable thriller, une histoire qui, curieusement, aurait pu être écrite la semaine dernière.C'est une pièce intense qui doit être jouée avec beaucoup d'énergie ».Alexandre Hausvater impressionne toujours les gens de son entourage.Vincent Bilodeau qui ne le connaissait pas est tout simplement enchanté par la direction du metteur en scène.« Il sait toujours où il s'en va et c'est très rassurant pour un comédien, dit-il.Les comédiens aiment être dirigés, stimulés, surveillés.Avec Hausvater, c'est à neuf heures qu'on commence la répétition et c'est à cinq heures qu'on termine sans perte de temps et sans flottements.Il respecte toujours son plan de travail.l'ai rarement vu autant d'énergies réunies à l'intérieur d'un seul homme.Il signe des mises en scène un peu partout dans le monde et il arrive ici comme si de rien n'était, frais et bien disposé ».Il faut également retenir que Hausvater n'hésite pas à choisir des comédiens qu'on voit moins souvent au théâtre et c'est tout à son honneur.Vincent Bilodeau, par exemple, a surtout été employé dans les théâtres d'été et s'est rarement manifesté dans les théâtres institutionnels durant les dernières années.Une certaine discipline Angèle Coutu a joué si longtemps à la télévision, surtout dans la série Jamais deux sans toi, qu'on a peut-être oublié qu'elle est une excellente comédienne qui aurait mérité de prestigieux rôles au théâtre.« Nous avons tout de même joué dans plus de 100 représentations de Jamais deux sans toi, nous rappelle-t-elle.Il faut également savoir que pour préparer l'émission de télévision du même titre, il fallait travailler sept jours par semaine si on compte les répétitions, l'enregistrement et le travail personnel.Disons que je suis habituée à une certaine discipline ».Dans l'appartement d'Angèle Coutu, on se laisse facilement distraire par la collection d'anges qu'on retrouve sur les murs, par l'énorme chandelier qui s'impose sur la commode, par les masques, les souvenirs de voyage.On dirait un autel, un musée presque un théâtre avec tellement d'objets et pourtant parfaitement agencés.S'il fallait juger les gens par leur intérieur, on pourrait parler d'une richesse exceptionnelle, par une intensité, une densité rare.Mais nous ne sommes pas là pour juger mais pour célébrer le théâtre et l'amitié autour d'un feu de foyer en ce jour de tempête et de froid.Qui donc a parlé du mauvais caractère d'Angèle Coutu ?C'est l'hôtesse la plus charmante et la plus chaleureuse que je connaisse et il fait bon festoyer en sa compagnie alors que chacun raconte son théâtre.« Tant de travail pour si peu de représentations », dit Vincent Bilodeau qu'approuve Angèle Coutu.Ailleurs, on refait le monde autour d'un foyer, ici, on refait le monde du théâtre avec des mois et des mois de représentations et de grandes tournées.L'avenir ?Les projets ?« l'ai appris à faire une chose à la fois, me dit Angèle Coutu qui semble avoir réglé de vieilles angoisses.]'aimerais faire partie d'une troupe, retrouver les mêmes comédiens, évoluer avec eux.Ça doit être formidable de travailler avec Carbone Lemelin stimule le Morency dans Dvorak CLAUDE GINGRAS Le Top 10 Recettes Nombre du week-end d'écrans Légendes d'automne.136391 S 26 Meurtre avec préméditation.83 935 S 24 Murder in the first.72 516 S 12 Legends of the fail.56 489 S 12 Nellv.f.54 382 S 23 Le Livre de la jungle.48 040 S 27 Harcèlement.46 340 S 20 La Cloche et l'Idiot.42518$ 27 Hlgher Learning.36 775 $ 10 Le Roi lion.25454$ 20 À souligner Recettes Nombre du week-end d'écrans Le fils du requin.4216$ 1 Les roseaux sauvages.3476$ 2 La fille de d'Artagnan.2511 $ 2 - Rang5.1251$ 1 Toujours à l'affiche Recettes Nombre du week-end de semaines The Ad/entures of Priscilla.1 387$ 21 Colonel Chabert.4 450 $ 18 Octobre.1031$ 17 \u2022 » -.Recettes cumulatives 401 974$ 83935$ 72516$ 184 644 $ 513956$ 766371$ 1252508$ 968217$ 124321$ 2351 269$ Recettes cumulatives 16089$ 71237$ 371 831 $ 1251$ Recettes cumulatives 127324$ 212789$ 384 008$ Fest de nouveau devant quelques douzaines de personnes seulement, dont un bon nombre d'invites, que se produisait hier soir le Quatuor Morency.S'il est rassurant d'être au milieu de vrais amateurs de musique de chambre, dont on sait qu'ils écouteront avec le silence voulu, ne feront pas de bruit, n'applaudiront pas entre les mouvements, bref ne dérangeront pas, il est désolant, aussi, de constater que notre principal quatuor n'attire pas plus de monde.Mais comme je semble être le seul à m'inquiéter de cette situation, je passe à un autre sujet, c'est-à-dire au concert lui-même : le programme et sa réalisation.Le Morency, qui accorde fidèlement une part de ses programmes aux compositeurs d'ici, soulignait le dixième anniversaire de la mort de Micheline Cou-lombe Saint-Marcoux ( le 2 février 1985 ) en ouvrant son concert avec le Quatuor de la compositrice.Ce n'était pas son premier hommage post mortem à l'auteur: il avait été invité à jouer l'oeuvre lors d'un concert que la SMCQ lui consacrait le 13 février 1986, soit'un an après sa mort.Mme Coulombe Saint-Marcoux était encore aux études lorsqu'elle donna ce Quatuor, ce qui explique sans doute sa facture néo-classique et son message plutôt timide.Deux quatuors montréalais aujourd'hui disparus en assurèrent respectivement la création et le premier enregistrement.Le Morency en a aujourd'hui, en quelque sorte, l'exclusivité.Il le possède d'ailleurs bien et en a donné hier soir une solide lecture.Il faut bien reconnaître cependant que l'oeuvre n'offre pas l'originalité du Quatuor d'Otto Joachim, venu dix ans plus tôt et joué au précédent concert du Morency.Le Quatuor op.130 de Beethoven suivait, et dans sa version « révisée », c'est-à-dire avec le nouveau finale remplaçant le mouvement original devenu Grande Fugue.Ce fut une exécution bien terne : mise en place approximative, problèmes d'intonation à peu près constants ( minimes, mais constants ) chez Denise Lupien, jeu d'ensemble anémique et sans âme.Comment peut-on ennuyer \u2014 et, au dé- Part, s'ennuyer\u2014 à ce point?ourquoi ne pas procéder à un déplacement au sein du groupe et suivre l'exemple d'autres quatuors, le Emerson, par exemple, qui font alterner les deux violonistes dans un même concert ?En bref t Il est clair que le Morency a besoin de sang neuf.Mais j'ai bien dit déplacement et non remplacement .Et, justement, la présence d'un invité, le jeune pianiste Stéphane Lemelin, avait manifestement stimulé le groupe et nous valut, après l'entracte, une exécution très vivante et très sentie du Quintette op.81 de Dvorak, lequel, bien qu'allongé par l'exécution de toutes les reprises sans exception, s'écouta sans une seconde d'ennui.Tout ne fut pas parfait dans l'exécution proprement dite.Ainsi, chacun des quatre musiciens joua lui peu faux à tour de rôle.Mais, au moins, il y avait là un enthousiasme, un engagement, bref une communion véritable avec l'esprit de la musique, à laquelle l'auditoire vibra et répondit par une ovation.QUATUOR À CORDES MORENCY -Denise Lupien et Olga Ranzenhofer ( violons).Francine Lupien-Bang (alto) et Christopher Best ( violoncelle ).Avec le concours de Stéphane Lemelin.pianiste.Hier soir, salle Pierre-Mercure de l'UQAM.Programme : Quatuor à cordes ( 1965-66 ) \u2014 Coulombe Saint-Marcoux Quatuor no 13, en si bémol majeur, op.130 ( 1825-26 ) \u2014 Beethoven Quintette pour piano et cordes no 2.en la majeur, op.81, B.155 ( 1887 ) - Dvorak R.E.M.AU FORUM LE 14 JUIN ¦ La formation américaine R.E.M., dont le plus récent album ( Monster ) a été l'objet des critiques les plus dithyrambiques, se produira le 14 juin à Montréal.De source sûre, La Presse apprenait que le groupe originaire d'Athens, Géorgie, un des plus brillants aux Etats-Unis, se produira au Forum lors de son escale à Montréal, où le groupe n'est pas venu depuis avril 1989.L'ÉQUIPE SPECTRA, LA BIEN GÉRÉE ¦ Hier à Toronto, le (quotidien Financial Post honorait les cinquante entreprises les mieux gérées au Canada.Douze provenaient du Québec.Parmi celles-ci, L'Équipe Spectra, seule entreprise canadienne issue du secteur « divertissement » ( entertainmeni ) à figurer sur cette liste prestigieuse.De concert avec les firmes comptables Arthur Anderson et le groupe Malette Maheu, la sélection a été effectuée en décembre dernier par ce quotidien torontois spécialisé en questions financières.Les critères de sélection étaient les suivants : la planification stratégique, la qualité de la gestion des ressources humaines, l'augmentation des parts de marché, la croissance des revenus, la création de nouveaux emplois et la pénétration de nouveaux marchés.Maître d'oeuvre du Festival international de jazz de Montréal, l'Équipe Spectra est aussi responsable des FrancoFolies de Montréal.La firme représente plusieurs artistes majeurs au Québec dont Beau Dommage, Michel Rivard, Paul Piché, Jean Leloup, Daniel Bélanger, Laurence Jalbert, Louise Forestier, Jim Corcoran et Rock & Belles Oreilles.En outre, L'équipe Spectra fait dans la production télévisuelle, en plus d'exploiter un studio d'enregistrement ( Morin Heights ) et deux salles de concerts \u2014 bientôt trois : au Spectrum et au Théâtre Olympia s'ajoutera sous peu le théâtre Outremont.Cent cinquante personnes sont à l'emploi de l'Équipe Spectra.Alain Simard en est le président et André Ménard le vice-président.PIERRE 1AL0NDE PRÉPARE UNE TOURNÉE ¦ Après plusieurs années d'absence, le chanteur Pierre Lalonde entreprendra une tournée provinciale au printemps.La nouvelle a été rendue publique par son gérant, Yves Tremblay.« Nous n'en sommes pas encore à l'étape de pouvoir annoncer les villes que nous visiterons, mais nous préparons le concept du spectacle et cherchons les musiciens qui accompagneront Pierre Lalonde.» Pierre Lalonde est décidé à refaire sa place au Québec.Quelques semaines avant Noél, il lançait un album regroupant ses plus grands succès, La voix d'une génération.Quelque 30 000 exemplaires du disques ont déjà été vendus.JOLI SALON.¦ Des menaces de mort ont été proférées contre des intellectuels égyptiens participant à un colloque sur le « terrorisme » à la Foire internationale du Livre du Caire, a affirmé l'hebdomadaire Rose al-Youssef.Une lettre de menace est parvenu à la tribune où trois intellectuels, connus pour leur prise de position hostile aux intégristes, devaient prendre la parole jeudi.PRISES DE GUERRE ¦ Deux importantes collection de tableaux ayant appartenu à deux familles juives hongroises, confisquées par les Allemands pendant la dernière guerre, ont été conservées secrètement en Russie depuis 1945, a confirmé à New York un responsable du ministère russe de la Culture.Une exposition de l'ensemble de 132 peintures, comprenant des Tintoretto, El Greco, Goya, Corot, Renoir et Degas, est prévue cette année au musée Pouchkine à Moscou.Les deux collections appartenaient aux familles Herzog et Hatvany de Budapest qui avaient fait fortune dans le sucre, le tabac et l'acier.Confisquées en 1944 par Adolph Eichmann, elles étaient étaient acheminées vers l'Allemagne quand les troupes soviétiques les ont interceptées.HARRIS0N SE RÉVEILLE ¦ George Harrison en a assez que son ancien manager Denis O'Brien vive sur son dos.L'ex-Beatles réclame 25 millions de dollars à son producteur qui selon sa plainte, « s'est enrichi et a vécu grand train aux frais d'Harrison, s'achetant des yachts et des villas à travers le monde ».Le musicien affirme qu'O'Brien, qui avait toute sa confiance, lui a fait prendre des « risques économiques énormes » pendant 20 ans. MetroStar Gregory Charles le plus « nomine », Scully dans la course d'amour LOUISE COUSINEAU LE année dernière, les téléspectateurs québécois avaient élu Pascale Bussières et Patrice L'Écuyer, le couple d'amoureux de Blanche, le et la Métrostar.L'histoire ne risque pas de se répéter cette année, la télé n'ayant pas offert de couple idéal dans la même émission entre le 1 «janvier et le 31 décembre 1994.En fait, il y en un couple idéal : Popa et Moman.Claude Meunier est en nomination mais pas Serge Thériault, cette sublime Moman.Le problème des téléspectateurs : le rôle de Moman est-il masculin ou fémninin ?Marina Orsini y est, elle, mais pas le chum qui l'a finalement persuadée de quitter le couvent dans Miséricorde.Vous pourrez donc choisir entre Bernard Derome, Patrice L'Écuyer, Guy et Jean-Luc Mon-grain pour la personnalité masculine de l'année, et Sonia Be-nezra, Claire Lamarche et Marina Orsini chez les dames.Le 10c Gala Métrostar aura lieu le dimanche 12 mars à 19 h 30 au réseau TVA.Gros show exprimant l'amour du public animé par Benoit Brière, le délicieux Monsieur B des publicités Bell.On souhaite qu'il soit plus drôle au Gala qu'à la conférence de presse d'hier.Mais il aura plein d'auteurs pour lui faire des textes.Des bons, souhaitons-le.Roch Voisine, André-Philippe Gagnon et Alain Choquette feront des numéros.Les bulletins de vote seront disponibles dans La Presse du 30 janvier jusqu'au 25 février.Les « nominés », comme on dit en France, comportent des habitués du MétroStar \u2014 le journaliste sportif lean Page en a déjà cinq, Jean-Luc Mongrain plus encore \u2014 et quelques nouveaux noms.Robert-Guy Scully est en nomination dans la catégorie Grandes entrevues, contre Denise Bombardier et Lise Payette.Pascale Montpetit se retrouve parmi les finalistes dans les rôles de soutien \u2014 pour Sous un ciel variable \u2014 contre Franci-ne Ruel ( Scoop ) et Marie-Soleil Tougas ( Chambres en ville ».Paul Rivard en est à sa première nomination dans la catégorie Sports.La palme des nominations va au très travaillant Gregory Charles qui se retrouve dans trois catégories : Animateur de quiz ( contre Normand Brathwaite et Luc Senay ), Rôle de soutien dans un téléroman \u2014 il joue dans Chambres en ville et Graffiti \u2014 et Émission jeunesse \u2014 il anime Le Club des Débrouillards.Que le meilleur gagne ! Un journal annonçait récemment que TVA voulait trouver un remplaçant à Jean-Pierre Coallier à Ad Lib.Baume sur la plaie de M.Coallier : il plaît encore beaucoup aux téléspectateurs puisqu'il est parmi les trois finalistes dans la catégorie Talk show.Contre Sonia Benezra et Normand Brathwaite.Parmi les absents dans les nominations : Julie Snyder, qui animait pourtant L'Enfer c'est nous autres le printemps dernier et qui avait été élue meilleure animatrice de magazine culturel l'année dernière.Les concurrentes cette année sont Danièle Bombardier ( Plaisir de lire)t Patricia Paquin ( Star Plus) et Marie Plourde ( La Ruée vers l'art).Les noms des artistes en nomination ont été colligés à la suite d'un sondage téléphonique fait auprès de 1000 personnes de 15 ans et plus et de 315 enfants de 6 à 14 ans ( pour la catégorie jeunesse ).Le sondage a eu lieu du 3 au 10 janvier.On ne suggérait aucun nom aux sondés, juste des catégories.Est-ce parce qu'elle a été peu vue au dernier Bye Bye que Dominique Michel n'est pas en nomination ?LES NOMINATIONS Voici maintenant en détail la liste des nominations.Quand une catégorie comprend plus de trois noms, c'est que deux candidats étaient ex aequo.1- Lecture-Bulletins de nouvelles : Pierre Bruneau, Bernard Derome, Simon Durivage.2- Animation-Affaires publiques et information : Claude Charron, Jean-François Lépine, Jean-Luc Mongrain.3- Animation-Talk show : Sonia Benezra, Normand Brathwaite, Jean-Pierre Coallier.4- Animation-Magazines culturels : Danièle Bombardier, Patricia Paquin, Marie Plourde.5- Animation-quiz : Normand Brathwaite, Gregory Charles, Luc Senay.6- Animation-Sport : Jean-Paul Chartrand jr, Jean Page, Paul Rivard.7- Artiste-Humour : Yvon Deschamps, André-Philippe Gagnon, Claude Meunier.8-Animation-Services : Claire Lamarche, Lise Le Bel, Guy Mongrain.9- Animation-Grandes entrevues : Denise Bombardier, Lise Payette, Robert-Guy Scully.10- Premier rôle masculin -Série ou téléroman : Roy Du-puis, Patrice L'Écuyer, Francis Reddy.11- Premier rôle féminin : Anne Dorval, Mâcha Grenon, Marina Orsini.12- Rôle de soutien masculin : Gregory Charles, Martin Drainville, Rémy'Girard.13- Rôle de soutien fémi- Pascale Montpetit, Franci-ne Ruel, Marie-Soleil Tougas.14- Le MétroStar: Bernard Derome, Patrice L'Écuyer, Guy Mongrain, Jean-Luc Mongrain.15- La MétroStar : Sonia Benezra, Claire Lamarche, Marina Orsini.16- Artiste-Jeunesse : Gregory Charles, André Robitaille, Hugo St-Cyr.CNN débrouillée pour le procès d'O.J.Simpson ¦ Les abonnés de Vidéotron pourront à compter de ce midi suivre le procès de l'ancien champion de football O.J.Simpson au réseau CNN.Vidéotron a obtenu la permission de CNN de débrouiller le signal gratuitement jusqu'au 31 janvier.Le procès a commencé hier et doit nin durer six mois.On ignore si le grand débrouillage de CNN continuera en février.L'idée, bien sûr, c'est de trouver de nouveaux abonnés.Éducatifs en grand ces sadomasochistes ! ¦ Est-ce l'incertitude qui régnait à Radio-Québec la semaine dernière, alors que la présidente Françoise Bertrand était sur le point d'être mise à la porte ?Ou bien juste de l'incompétence crasse?Toujours est-il que Janette.tout court offrait vendredi à 22 h une heure sur le sadomasochisme.Avec pratiquants masqués et vêtus de cuir, entourés de leurs gadgets favoris : fouets, menottes etc.Passe encore à 22 h pour parler de ces choses.Mais la reprise du samedi avait lieu à 19 h 30, une heure ou bien des enfants sont encore à la recherche d'une émission intéressante.Notre télévision éducative aura bien renseigné les jeunes sur le vécu des trois témoins qui sont venus nous raconter leurs exploits.Certains adeptes ont des enfants, a-t-on appris.J'imagine qu'un soir, vos enfants vous demanderont de leur montrer votre fouet.«c Dis, Maman, tu peux me prêter tes menottes ?» « Papa, es-tu un dominant ou un dominé ?» Vous pourrez dire merci à notre chaîne éducative, qui coûte 66 millions de dollars par année aux contribuables.Parlant d'éducatif, un lecteur soulignait qu'hier après-midi, l'émission Relevez lé défi de Télévision Quatre Saisons montrait un champion du choc électrique.Le monsieur reliait deux fils branchés et endurait le martyre.« Surtout, dites à vos enfants de ne pas faire ça », a dit l'animateur Gaston Lepage.Ben oui, dites-leur.Et n'oubliez pas d'ajouter que tous les imbéciles qui font de la télé ne sont pas nécessairement des modèles. B6 i LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 JANVIER 1995 TOUT PRIX i » \u2022 *«»< t m QUAND LE PATRON REMPLACE L'EMPLOYÉ Quel employé n'a pas rêvé de voir son patron assis à sa place?Au Château Frontenac de Québec, on a tenté l'expérience.Voilà que le directeur de l'hôtel s'occupe de l'entretien ménager, le directeur des finances se transforme en électricien, un autre cadre part aux cuisines.Et ils apprennent bien des choses.\u2022 DES MEILLEURS PRODUITS Une bonne stratégie pour obtenir de meilleurs produits consiste à mettre en contact les ingénieurs, les spécialistes de la mise en marché, les ouvriers et les clients.Cela s'appelle l'ingénierie simultanée et on l'enseigne môme à l'université.LA QUALITE TOTALE, DE EN FILS 1 1 - h »/ t m m m m » 0 On parle souvent de qualité totale.À Waterloo dans les Cantons de l'Est, un menuisier fait plus qu'en parler : la passion du travail bien fait, il l'a apprise dès sa plus tendre enfance.UN ENCAN PAS ORDINAIRE_ Un encan, c'est toujours excitant, mais celui-ci est tout à fait surprenant.Les acheteurs potentiels y misent notamment sur des valises dont ils ignorent tout du contenu, des valises oubliées par des voyageurs aériens.Pour ceux qui misent, comme pour les caméras d'À tout prix, ce sont de vraies boîtes à surprises! i Ce soir à 21 h SRC ««§>' Télévision Gilles Côté lance vent d'été : un portrait intime ALAIN BRUNET ¦ Gilles Côté ressurgit dans mon décor.Près d'une quinzaine d'années plus tard, disque en main.Vent d'été a été lancé il y a quelques mois, je l'ai écouté plusieurs fois.Musique excellente, textes très moyens.Produit respectable, néanmoins, supérieur à tant de conneries mises de l'avant par notre showbiz.Restait le titre à défendre.Vent d'été.Trop tard pour en souligner les vertus ?La semaine dernière, il faisait si doux que j'ai jugé opportun le temps de vous en parler.Gilles Côté a déjà été un ami proche.Je l'ai fréquenté assidûment à une époque où ma gang projetait de remplacer les porcs par les brocolis, les multinationales par une grappe infinie de coopératives écolos, les couples fermés par des ouverts.Époque où la branche progressiste des écoles de journalisme espérait aussi jeter les médias de masse aux ordures, pour faire place à un réseau convivial de périodiques, télés et radios alternatives.On en passe.Inutile d'ajouter que l'aile musicale de ma gang rêvait d'autoproduction, et plus encore.Parmi ces bardes, férus de jazz-fusion et de pop sophistiquée, Gilles Côté n'était pas l'instrumentiste le plus aguerri, mais un des plus doués compositeurs.Le seul capable de créer des airs à la fois accessibles et fins.Rigolo de surcroît, comme tant de personnages de son gabarit ( un tantinet enveloppé, l'ami Gilles ), à l'écoute de son prochain, généreux.Mais encore entêté ( bucké, même ), capable de réaliser des choses.Flirtant avec le jazz et la bossa nova, ses mélodies et progressions harmoniques étaient reprises dans tous nos jams d'appartement.Nous avions même fondé un groupe, interprété ses compositions un peu partout au Québec, même en France.L'art musical de Gilles Côté était instrumental, même si sa structure évoquait la forme chansonnière.Les rimes ?la poésie ?les mots ?Il n'y avait pas de mots ; à la place, Gilles Côté laissait tanguer de longs twya-dou-di-douya-di-di-dou-di-paya sur ses mesures.Aucun texte ne le satisfaisait à l'époque.Époque révolue, indeed.Vinrent les années 80, son vacuum idéologique ( et romantique ), la chute de l'État-providence, le triomphe de l'entrepreneurship, le pragmatisme, la croissance éphémère, la dette, l'éclatement de ma gang.En somme, nous avions changé peu de choses, sauf exception \u2014 j'ai gagné du poids et Gilles en a gagné davantage.Puis nous nous sommes perdus de vue.Mon copain a, par la suite, fondé une école de musique, enseigné à nombre de jeunes guitaristes.Un jour, Gilles a fermé boutique, se recyclant dans la rénovation et la gestion de petites entreprises.« l'ai eu peur, moi aussi, se rappelle-t-il.l'étais seul dans la vie, j'avais 35 ans.Pogné à 50 pour aller jouer dans le métro ?Et pourquoi pas un certificat en gestion ?C'est ce que j'ai fait.Mais jamais je me suis dit que j'arrêterais la musique.M'asseoir et composer une chanson, c'est l'orgasme total.Rien ne me rend plus heureux.» Les années ont passé.Woops, voilà que Gilles Côté refait surface.Et voilà qu'il m'annonce être sur le point de lancer un disque.Un copain dont il assumait l'administration des chantiers, Yves Belley, a tranché la question il y a quelques dizaines de mois.« Vas-tu finalement le faire, ton album ?Combien tu veux ?» Parents et amis ont aussi déboursé.Love money, comme dit Gilles, qui a lui-même débusqué le reste du financement.Et voilà que je retrouve ces airs lointains, que je me surprends à les fredonner à nouveau.Sauf exception, Gilles Côté a endisqué ses vieilles tounes, en a rafraîchi les arrangements, de concert avec ses collègues ( les guitaristes Christian Proulx et Benoît Legendre, le saxophoniste Charles Papasoff, la choriste Linda Benoy, les percussionnistes Michel Dupire et Michel Badeau, etc.), y a greffé les rimes d'amis paroliers ( Michel Tassé et Paul Du-breuil ).Mais pourquoi endisquer des vieux trucs, mon cher Gilles ?« Le public, réplique-t-il, ne se pose pas ce genre de questions.S'il aime, il achète et ça finit là.Une bonne toune, ça n'a pas d'âge.Des nouvelles chansons, j'en ai composé trois depuis quelques semaines.La composition, c'est toujours ma force.» « Sais-tu c'était quoi, la chienne de ma vie ?reprend-il soudain.De n'avoir pu réaliser cet album ».Est-il besoin d'ajouer que Gilles Côté espère endisquer à nouveau ?Clow d'argent pour les jumelles Steben Agence France-Presse MONACO ¦ Pour leur numéro d'acrobatie « très avant-gardis-te », les jumelles Karyne et Sarah Steben, trapézistes au Cirque du Soleil, ont reçu dimanche soir un Clown d'argent du XIX 22] œ o 01> ?DCD ?Dr CEI SB CDD A & E BRAVO CANALD DISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D « ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC.« DtSCOVERY - MP = MUSIQUE PLUS - NW * NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L'INFORMATION - RDS = RÉSEAU DES SPORTS - SE * SUPER ÉCRAN - TMN « THE MOVIE NETWORK -TSN «THE SPORT NETWORK - TVS « TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV * YOUTH TV B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 JANVIER 1995 POLITIQUE L'Assemblée nationale pourrait être convoquée cette semaine Les maires réclament une loi d'urgence pour ramener les chauffeurs de la STCUQ au travail CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Les maires des 13 villes de la Communauté urbaine de Québec ( CUQ ) jugent que le conflit qui paralyse le transport en commun depuis 88 jours a assez duré et ils demandent au gouvernement Parizeau d'y mettre fin par loi d'urgence.' : La requête des maires a été formulée par voie de résolution et acheminée à la ministre du Travail, Louise Harel, par le président de la CUQ et premier magistrat de Charlesbourg, Ralph Mercier, hier.Celui-ci a réclamé l'intervention du gouvernement « dans les meilleurs délais ».£ Les autorités municipales demandent que-cette loi spéciale soit assortie de dispositions décrétant les conditions de travail et de rémunération pour une durée de.trois ans et demi.Le* Parlement pourrait être convoqué cette\" semaine \u2014 et la mesure paraît inévitable \u2014 pour adopter une loi d'ur- fëncelforçant les 700 chauffeurs de la ociété de transport de la Communauté Urbaine de Québec ( STCUQ ) à reprendre le ^volant.La ministre Harel s'est refusée à tout ¦ M commentaire, réservant à aujourd'hui le moment pour elle de faire le point sur la situation et d'annoncer les conclusions qu'elle devra en tirer.A son cabinet, la porte-parole Sylvie Drapeau a fait savoir qu'elle ne voulait pas saboter la plus minime chance que les choses s'arrangent autrement.Des discussions ont eu lieu en après-midi en comité restreint, en présence du médiateur Normand Gauthier, et on indiquait qu'elles devaient se poursuivre jusqu'en soirée.À part l'espoir qu'entretenait toujours le médiateur, rien ne laissait croire, en début de soirée, que ces pourparlers de la dernière chance puissent aboutir.Surtout qu'à la STCUQ, on indiquait on ne peut plus clairement qu'on ne bougerait plus d'un poil.« En ce qui nous concerne, il n'y a plus de négociations.Les instructions qu'on a données à notre représentant, c'est que l'offre ultime qui a été faite jeudi passé et que les chauffeurs ont rejeté est définitive.On ne va pas plus loin que ça (.) Nous, on n'a plus rien à ajouter.Il n'y a absolument rien d'important qui est négociable », a en effet déclaré à La Presse le premier vice-président de la STCUQ et maire de L'Ancienne-Lorette, Emile Loranger.M.Loranger ajoutait que la seul un miracle pouvait permettre un règlement négocié : que le syndicat accepte la proposition ultime présentée jeudi par la partie patronale.Les parties demeurent diamétralement éloignées l'une de l'autre, le président du syndicat, Henri Massé, ayant invité les chauffeurs à « oublier les propos et déclarations que les maires ont formulés durant la journée ».Les syndiqués voudraient que les économies réalisées par la STCUQ durant la grève et qu'ils évaluent à plus de 600 000 $ soient prises en compte, de manière ré-curente, dans les augmentations de salaire qu'ils réclament et qui sont passées de 27 p.cent à 10,2 p.cent pour trois ans.La STCUQ, elle, n'est pas disposée à offrir d'augmentation, tandis que le médiateur Gauthier, aurait semble-t-il proposé aux parties un règlement comportant des augmentations de 5 ou 6 p.cent.La Communauté urbaine demande au gouvernement de fixer les règles de travail des chauffeurs pour trois ans et elle joint à sa résolution 18 pages de modifications à la covention collective échue et signée le 11 mai 1990.Elle demande au gouvernement de d'imposer ces amendements et conditions par décret.Ces amendements, s'ils devaient être imposés tels qu'énoncés, forceraient les chauffeurs d'autobus à un recul par rapport à l'offre ultime faite par la partie patronale jeudi.Ils correspondent effectivement à la position qu'avait la compagnie dans sa propositions du 20 décembre.« Nous, ce qui est très important de savoir, c'est que la loi spéciale qu'on demande, ce n'est pas pour acheter la paix.Nous voulons une loi qui va régler les problèmes.On a essayé pendant 80 rencontres de négociation de faire comprendre à un syndicat qu'il y a des maudites folies dans une convention qui coûtent une fortune aux payeurs de taxes et qui ne rapportent rien aux employés ; que ce sont de vieux principes syndicaux.Les syndicats ne veulent rien savoir là-dessus.« Maintenant, c'est au gouvernement de décréter s'il va continuer à tolérer du monde payé à ne rien faire, de l'improductivité ou un service de transport en commun dont les autobus ne partent pas le matin.C'est ça qu'on doit régler.On a déposé ce qu'on veut qu'il y ait dans le projet de loi », a déclaré M.Loranger dans une entrevue téléphonique.Les maires appuient leur requête d'une dizaine de considérations qui concluent à l'urgence de rétablir le service complet de transport en commun pour le bénéfice des usagers et pour soutenir l'activité économique régionale.Leur document énonce les « impacts importants sur les clientèles qui ne peuvent profiter des services essentiels », comme les étudiants, les personnes êgées, les travailleurs qui doivent se déplacer en dehors des heures de pointe, ainsi que sur l'acativité économique, principalement celle des commerces.La semaine dernière, lors du caucus de deux jours des députés du Parti québécois et du Bloc québécois, dans la capitale, le leader parlementaire du gouvernement, Guy Chevrette, a déclaré que les dispositions avaient été prises pour que, même en l'absence du premier ministe Parizeau, qui est à Paris, la chambre puisse être convoquée au besoin.Le besoin le plus pressant dont il a parlé était justement l'éventualité de devoir intervenir dans le conflit du transport en commun dans la région de Québec.Mais M.Chevrette avait servi un avertissement aux deux parties : « De grâce, négociez tandis que vous en avez l'opportunité ! » Il ajoutait qu'aucune des parties ne pourrait s'en remettre au gouvernement pour agir sur l'autre, qu'une loi d'urgence aurait des conséquences pour les deux.victoire ties ei PHOTO REUTER Le premier ministre de la Colombie-Britannique, Mike Harcourt ( à droite ), reçoit les félicitations d'un envlronnementallste, à Vancouver, après que le gouvernement de cette province eut rejeté le projet hydroélectrique d'Alcan.Celui-ci avait remneontré une vive opposition des environnementalistes, des pêcheurs et des autochtones qui craignaient qu'il n'entrave les bras de la rivière Nechako et réduise sérieusement la popula- Les fédéralistes qui désirent un réel changement devront voter Oui, dit Garon KATIA CAGNON de la Presse Canadienne QUEBEC ¦ Les fédéralistes qui désirent un réel changement au Canada devront voter Oui au référendum pour obtenir ce qu'ils désirent, croit le ministre de l'Éducation, Jean Garon.« Un fédéraliste sérieux va voter Oui au référendum parce que c'est la seule façon de changer quelque chose.S'il vote Non, il est sûr que rien ne va changer », a commenté le ministre de l'Éducation en réaction aux prédictions de sondeurs québécois colligées hier par Le Devoir.Les sondeurs des maisons CROP, Sondagem et Créatec y prédisaient notamment que le référendum aurait lieu le 19 juin et qu'il se solderait par un Non.Les sondeurs croient également que le camp du Oui, qui récolte dans les derniers sondages près de 45 p.cent des intentions de vote, aurait fait le plein des appuis.M.Garon, qui dit n'accorder que peu de poids aux sondages, « je me fie beaucoup plus au sondeur qui est au milieu de mon visage : mon nez », lance-t-il, croit que l'opinion politique des Québécois sur la question est encore en mouvance.Dans les prochains mois, dit-il, de nombreux fédéralistes se joindront à la cause du Oui « malgré leurs objectifs différents ».« Même ceux qui désirent conserver un lien étroit avec Ottawa, s'ils veulent du changement, ils vont se rendre compte qu'ils vont devoir voter Oui », commente M.Garon, qui ajoute que le volet sur l'association avec le Canada anglais à l'intérieur de l'avant-projet de loi pourrait être considérablement (étoffé par les tenants du fédéralisme renouvelé.« Ceux qui en veulent plus en mettent plus », ditril.« Pensez-vous que ( Jean ) Allaire pourrait négocier son rapport'avec le reste du Canada sans un vote positif pour la souveraineté ?Ceux qui veulent négocier vont le faire à partir d'un Oui ».Le ministre se gausse des récentes déclarations de M.Johnson qui promettait des changements constitutionnels si les Québécois décidaient de rester dans la fédération canadienne.« C'est une farce plate », tran-che-t-il.M.Garon n'a pas de prédispositions particulières pour une date quelconque : « Je suis en faveur d'un référendum au moment où on va le gagner », poursuit-il.Mais il s'oppose résolument à une question à plusieurs volets, comme le mettent notamment de l'avant les jeunes péquistes, où on demanderait aux Québécois de se prononcer sur la sou- veraineté, puis sur le statu quo.« Une porte est ouverte ou fermée.On ne peut pas être entre les deux », dit le ministre de l'Éducation.Formation professionnelle Par ailleurs, M.Garon a annoncé hier la formation d'un groupe de travail sur la « relance » des programmes de formation professionnelle.Le groupe devra remettre un rapport préliminaire dès le 1er mars prochain, afin que des changements dans les programmes surviennent dès septembre 1995.« Les orientations vont devenir de plus en plus manifestes à ce moment-là ( septembre 95 ) », promet M.Garon.Le premier ministre Parizeau avait fait de la formation professionnelle son cheval de bataille, durant la campagne électorale et avait promis qu'une taxe spéciale d'un pour cent de la masse salariale serait imposée aux entreprises, des fonds qui iraient directement aux programmes de formation professionnelle.Cette taxe entrera en vigueur « le plus rapidement possible en 1995», précise M.Garon, qui souligne que certains pays économiquement très performants, comme l'Allemagne ou le Japon imposent à leurs entreprises des ponctions de quatre ou cinq p.cent.La commission des autochtones n'est pas pour demain Presse Canadienne OTTAWA ¦ Une éventuelle commission de consultation réservée aux autochtones n'est pas prête de voir le jour.Alors que le gouvernement assure que d'intenses négociations sont en cours à cet effet, le chef de l'Assemblée des premières nations du Québec, Ghislain Picard, dit n'avoir encore reçu aucune proposition gouvernementale.« Nous serons en mesure de ficeler quelque chose dans un proche avenir », dit David Cliché, indiquant que les négociations devraient aboutir lors d'une réunion de l'APN, au début de la semaine prochaine, à Québec.Mais Ghislain Picard ne l'entend pas de cette oreille.« M.Cliché ne nous a toujours rien fait parvenir, lance-t-il, sauf une invitation à nous joindre au processus de consultation actuel ».« S'il y a des négociations, je ne suis pas au courant », dit-il.« Tout ce qu'on entend, c'est par le biais des journaux ou de la radio ».Si le chef de l'APN admet que des discussions se tiendront à ce sujet lors de la prochaine réunion à Québec, il indique d'un même souffle qu'il n'est pas question que les autochtones participent à un processus organisé par le gouvernement du Québec.r D'ARTICLES DE SÉLECTION i 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