La presse, 25 janvier 1995, Cahier A
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faut pas mélanger la politique et le sport», prévient le maire Jean-Paul L'Allier Mots croisés E5 et S10 Politique B1 et B8 Tètes d'affiche C7 Vivre CI àC8 LOUIS-BERNARD ROBIT AILLE collaboration spéciale LAUZANNE, Suisse «¦ya ous ne sommes pas dans la phase \"¦TOI finale de la course aux Jeux de 2002 pour finir deuxièmes, mais pour gagner.» Quelques minutes après l'annonce officielle de la partiepation de Québec à la phase finale de sélection de la ville-hôte des (eux d'hiver de 2002, le maire Jean-Paul L'Allier était déjà en liaison téléphonique avec l'hôtel de ville de Québec.Pas euphorique, puisque le résultat semblait acquis depuis de longues semaines déjà, mais satifait tout de même: «On nous dit que c'était une formalité de passer ce premier tour, a-t-il dit.C'est plus facile à dire de son salon.Bien sûr, il y avait des dossiers plus faibles, mais il fallait performer en présentant sa candidature.Une ville qui serait restée assise sur son derrière n'aurait pas eu sa sélection pour Budapest».C'est après 17 h, et dans des conditions d'organisation discutables \u2014pas de son télé dans la salle de presse, auditorium interdit aux journalistes faute de place \u2014 que le résultat a été annoncé par le président du CIO, M.|uan Antonio Samaranch.Tel que prévu, les quatre villes favorites se sont vu décerner leur billet pour la finale de Budapest, ie 10 juin prochain.Sait Lake City, dans l'Utah, qui a l'avantage et l'inconvénient d'être le poids-lourd de la compétition.Ostersund en Suède, dont le seul vrai handicap est la tenue trop récente des Jeux à Lillehammer, également en Scandinavie.Sion, en Suisse, qui part bonne dernière en raison de l'éclatement du site en deux villages un peu trop éloignés.Québec, enfin, dont le projet est jugé à tout point de vue séduisant, mais qui devra rassurer une majorité des 95 membres du CIO, à la fois sur le climat au mois de février et sur les incertitudes (politiques ou financières) liées au référendum.Vu la faiblesse manifeste de trois ou quatre des cinq autres candidatures présentées pour 2002, on peut dire que le vrai travail commence aujourd'hui pour «Québec 2002».«Dans un premier temps, dit M.L'Allier, nous avons simplement fait la démonstration de la crédibilité technique de notre dossier.Avons-nous un financement solide?Oui.Avons-nous de la neige?Oui.Des équipements adéquats?Oui.A partir de maintenant nous entrons dans la deuxième phase, où nous allons développer un programme global: quelle sorte de jeux voulons-nous?Quelle personnalité voulons-nous leur donner?Nous voulons pro- VOIR QUEBEC EN A 2 Les propos de Bouchard provoquent des remous DENIS LESSARD envoyé spécial La Presse À PARIS rai té de «loosc cannon» par l'ambassadeur du Canada à Paris, Benoit Bouchard, le président de l'Assemblée nationale française, Philippe Séguin, n'a pas mâché ses mots pour montrer son irritation.«Pour ne pas être offensé, il ne faut pas entendre!» a laissé tomber hier M.Séguin quand on lui a demandé s'il avait été blessé par les propos tenus à son endroit par M.Bouchard dans une entrevue accordée à La Presse.Hier, au lieu de se prêter au point de presse prévu dans le cadre de la visite officielle de Jacques Parizeau, M.Séguin a rapidement traversé la meute de journalistes avant de quitter l'Assemblée nationale, où il venait, en grande pompe, de recevoir le premier ministre du Québec.M.Bouchard avait utilisé cette expression anglaise, qui évoque un canon roulant librement sur le pont d'un navire et qui, par conséquent, tire dans toutes les directions.Cette expression est passablement péjorative et réservée à des politiciens dont les prises de position sont plutôt erratiques.Dans la série d'entrevues qu'il avait accordées le même jour, M.Bouchard avait par ailleurs prédit que les politiciens français que rencontrerait Jacques Parizeau «dans sa visite trop longue ne seraient plus là dans six mois», donc après les élections présidentielles de mai.Politicien de droite, organisateur important dans la campagne de (acques Chirac aux présidentielles de mai prochain, M.Séguin est l'une des personnalités françaises les plus sympathiques à la cause souverainiste; il compte beaucoup d'amis parmi les ministres du gouvernement Parizeau, notamment Louise Beaudoin et Bernard Landry.Du point de vue protocolaire, M.Séguin est aussi l'un des personnages politiques les plus importants en France, venant tout de suite après le président de la République, le président du Sénat et le premier ministre.Interrogé en début de journée, le premier ministre Parizeau n'avait pas voulu accorder d'importance aux déclarations de l'ambassadeur Bouchard.«Pourquoi m*embarquerais-je dans des déclarations qui reflètent, ici, un conflit de l'autre côté de l'Atlantique», s'est-il demandé, en ajoutant qu'il avait d'autres choses à faire que de commenter les propos «non pertinents» de l'ancien ministre de Brian Mulroney.Tôt hier, M.Parizeau avait eu une brève rencontre avec M.Bouchard et n'avait pas jugé nécessaire de soulever ces déclarations.Français surpris Dans un entretien téléphonique,^ Pierre-André Wiltzer, vice-présfdent de l'Assemblée nationale \u2014 et depuis longtemps l'un des députés français les plus sympati-ques à l'idée de la souveraineté du Québec \u2014 a confié être plutôt surpris de l'ensemble des propos tenus par Benoit Bouchard.Posant des questions sur la signification de «loose cannon», H s'est exclamé: «Ah! il veut dire VOIR BOUCHARD EN A 2 Fini les mausolées I L'activité souterraine de Montréal est un cachet touristique connu dans le monde entier.Voila que l'on songe maintenant à une ville des défunts, avec des mausolées souterrains pour protéger le mont Royal.photo pierre mccann.u presse L'espace commence à se faire rare au cimetière de la montagne ANDRÉ PtfPIN Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, sur le mont Royal, veut abandonner la construction des mausolées de surface.Un projet de ville souterraine pour les défunts est examiné.Sept imposants mausolées de surface ont déjà été construits.Plus d'un million de corps reposent maintenant dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, sur le mont Royal.Plus de 10000 morts y sont ensevelis chaque année.L'administration Bour- que doit donc décider si elle accordera ou non l'autorisation de construire des mausolées sous terre, de véritables grottes, pour éviter la multiplication d'imposants édifices dans les espaces de la montagne.La valeur des installations du cimetière, propriété de la fabrique Notre-Dame, est de plus de 150 millions, estime-t-on à l'hôtel de ville, mais comme toutes les propriétés religieuses, le cimetière ne paie pas de taxes foncières.« Depuis 150 ans, les morts ont sauvé la raonta- VOIR CIMETIÈRE EN A 2 Clinton propose un nouveau contrat social d'après AFP, CP ET La Presse WASHINGTON e président Bill Clinton, je-Hb tant les bases de la campagne pour se faire réélire en 1996, a répliqué hier soir au «Contrat avec l'Amérique» qui a mené les républicains aux commandes du Congrès en novembre dernier en proposant son propre « Nouveau contrat» (New Covenant) entre les Américains et un État fédéral amaigri, et axé sur le renforcement des classes moyennes et laborieuses.Dans son premier «discours sur l'état de l'Union» devant la nouvelle majorité républicaine des deux Chambres réunies en séance plénière, le président s'est présenté comme un «nouveau démocrate» qui a su tirer les leçons de la prise du Congrès par les républicains après 40 années de règne démocrate.Mais il aussi rappelé, aux vifs applaudissements des démocrates, que lui aussi fut élu en 1992, «premier président de l'après-guerre froide, pour effectuer le changement, refaire le tissu social en lambeaux, rétablir la sécurité dans les rues, aider le travailleur, le citoyen, le jeune, les pauvres à s'adapter à la nouvelle économie».Changement dans la façon de gouverner, d'abord : « Il est temps de réduire la taille du gouvernement, de transférer plus de pouvoirs aux États et de responsabiliser le citoyen pour qu'il revitalise sa propre communauté».Mais ancien gouverneur de l'Arkansas, Clinton a rappelé aux élus que le transfert des pouvoirs et des programmes aux Etats devait s'accompagner de transfert des fonds nécessaires pour les gérer.Il a aussi demandé que les élus aident les pauvres à se relever, à se libérer, au lieu de les punir.«Surtout, cessons d'utiliser le bien-être pour diviser le pays», a-t-il exhorté.Coopération Le président a réitéré sa volonté de coopérer avec le Congrès républicain « là où c'est possible» et appelé à «mettre de côté l'esprit partisan et la mesquinerie», mais il a souligné qu'il ne tolérerait pas que le Congrès revienne sur ses réformes \u2014 une allusion limpide à la menace du veto présidentiel.Le «nouveau démocrate» Bill Clinton se démarquait depuis des semaines des républicains en prônant une «Déclaration des droits VOIR CUNTON EN A 2 Février devient le mois de la souveraineté MARIO FONTAINE i des Québécois n'entendent pas parler des Commissions sur l'avenir du Québec le mois prochain, c'est qu'ils ont déménagé sur une autre planète.Forums, séances publiques et reportages vont en effet se multiplier sur l'ensemble du territoire pour, vraisemblablement, faire de février le mois de la souveraineté.Les documents publiés jusqu'à présent indiquent que les commissaires choisis dans les 15 régions administratives du Québec se rendront dans pas moins de 160 villes et villages, du 6 février au 5 mars, pour sonder les reins et les coeurs des électeurs.Et c'est sans compter les deux commissions itinérantes des jeunes et des aînés, qui parcoureront elles aussi la province.Hier, pas moins de sept com- missions régionales ont dévoilé le détail de leurs activités, dont celles de Laval et de la Montérégie.L'exercice sera complété ce week-end sauf pour celles de Montréal et Québec, qui entameront leurs activités une semaine plus tard, leur président respectif, Marcel Masse et Jean-Paul Lallier, étant qui en Afrique, qui en Europe.Dans certains cas, la logistique tient de la haute voltige.La Com- mission de la Côte-Nord, qui couvre un immense territoire, se rendra ainsi dans 32 villes et villages en trois semaines.Et ce à une époque de l'année où les tempêtes viennent souvent perturber les communications dans cette région.Avant-projet de loi Ces commissions ont pour rôle d'entendre les citoyens s'expri- VOIR MOIS EN A 2 J'AI BESOIN DE VACANCES - HULTI VOYAGES 858.6260 \u2022 J'AI BESOIN DE VACANCES - MULTt VOYAGES 858-6260 ?J'AI BESOIN DE VACANCES - MU LU VOYAGES 858-6260 Vol h e Mom ac^e^o^fie^l u n d i s.Aller /retour: 0% M â*\\& 349 Aller/simple : 159! ?Tx ?Tx TUNISIE Séjour 10 jrs Circuit + séjour 17 jrs COMBINÉS : Tunisie + Malte 17 jrs Maroc + Tunisie 799* 1299* 1599* 1399* SPÉCIAL SUD 1 sem.à partir de: CUBA Bellamar 499* Varazul 479* Playa Ancon tom metus 699* Playa Giron tout incu* 599* I PUERTO VALLARTA Caribbean village MM tout inclus 009 Vidâtel tout mcius 839* ACAPULCO Days Inn Tortuga 459* 559* T CANCUN Club Las 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dans la campagne «électorale» des prochains mois, de vouloir procéder au dénigrement de leurs concurrents.«Nous n'attaquerons personne, dit le maire de Québec, mais si Salt Lake City essaie de prétendre qu'il fait trop froid en février à Québec, nous dirons également que c'est un véritable pays d'hiver, et qu'à Salt Lake City, H peut faire 20 degrés à cette période et qu'on peut se retrouver en bras de chemise pour suivre des sports de neige et de glace.» Quant aux points d'interrogation qui ont surgi concernant le futur proche du Québec et les incertitudes liées au référendum, il a rappelé, comme la veille devant le Collège de sélection, que ce dé- (PC) bat se déroulait dans un pays éminemment démocratique.et que l'Expo 67 s'était tenue la même année que la naissance du Parti québécois, tandis que les (eux de 76 avaient précédé de quelques mois la victoire du PQ.« Il ne faut jamais mélanger la politique et le sport )>, a-t-il dit.Pour ce qui est des garanties financières fédérales de 208 millions, il a rappelé qu'elles étaient fermes et qu'en cas de proclamation de la souveraineté, le gouvernement Parizeau avait pris l'engagement formel d'assumer cet effort (lequel est facilement couvert à 80 p.cent par les rentrées fiscales liées à la tenue des Jeux).i La garantie financière d'un hypothétique gouvernement québécois souverain est-elle aussi sûre que celle du Canada, aux yeux du CIO?C'est une garantie sûre, a répondu M.L'Allier.Mais on a déjà vu une ville aussi «solide» que Denver, au Colorado, déclarer forfait après avoir obtenu sa nomination.Et aujourd'hui, c'est Atlanta qui a des problèmes financiers.Dans ce domaine, il n'y a jamais de certitude absolue.?BOUCHARD Les propos de Bouchard provoquent des remous un canon fou! Cela m'étonne que M.Bouchard ait dit cela.Je n'ai pas eu beaucoup de contacts avec lui mais il me semblait jusqu'ici avoir adopté un ton plus conciliant».En fin de journée, le ministre français des Affaires étrangères i Alain |uppé refusait de commenter les propos de l'ambassadeur Bouchard, «le ne suis pas chargé de la discipline des parlementaires», a-t-il souligné.Conseiller spécial à la délégation du Québec, l'ancien délégué Yves Michaud n'a pas raté l'occasion d'administrer une volée de bois vert au porte-parole d'Ottawa à Paris.«Ce sont des propos pour le moins inconvenants.Si, lorsque j'étais délégué, j'avais tenus des propos semblables au sujet de personnalités politiques françaises aussi importantes, le gouvernement m'aurait téléphoné dare-dare et on m'aurait tapé sur les doigts.» Bouchard doit s'expliquer Hier, venu assister aux discours de l'Assemblée nationale, l'ambassadeur Bouchard a soutenu n'avoir eu aucune remontrance des Affaires extérieures à Ottawa pour les propos peu flatteurs qu'il avait tenus à l'endroit de M.Séguin.«J'ai dit ce que j'avais à dire», a-t-il résumé.Par la suite toutefois, après la réception offerte par le président Séguin, M.Bouchard a reconnu que ce dernier avait soulevé des questions, essentiellement sur l'expression « loose cannon » qu'il avait utilisée une seule fois, la veille, à l'endroit de M.Séguin.Discutant à bâtons rompus avec les journalistes, il a reconnu que le politicien français n'avait pas apprécié qu'on utilise cette expression à son endroit.Dans toutes les entrevues qu'il avait accordées lundi aux médias québécois accompagnant Jacques Parizeau, l'ambassadeur Bouchard avait souligné que la visite de cinq jours à Paris du leader souverainiste était «trop longue».Marchant dans les plates-bandes de la politique domestique française, il avait aussi soutenu que M.Parizeau venait chercher des engagements de la France «auprès de gens qui ne seront pas là dans six mois».Or, M.Séguin à tout le moins sera encore président de l'Assemblée nationale pour plusieurs années et le premier ministre Edouard Balladur, que rencontrera aussi M.Parizeau, pourrait devenir président de la République si on se fie aux sondages.Hier, M.Bouchard tentait d'atténuer cette remarque: «Je ne parlais que de deux personnes, le président Mitterrand (dont le deuxième et dernier mandat se termine en mai) et M.Balladur, qui a déjà dit que s'il n'est pas élu président, il ne sera plus premier ministre».Pour les autres personnes rencontrées par Jacques Parizeau, le ministre Alain Juppé et le président Séguin, «je dis qu'il y aura un nouveau gouvernement, je ne dis pas qu'ils ne seront pas ministres, je dis qu'il ne seront pas là (où il sont)», a poursuivi M.Bouchard, ignorant visiblement que le candidat favori aux présidentielles, le premier ministre Edouard Balladur, s'était engagé à ne pas dissoudre le gouvernement, ce qui assure le maintien de M.Séguin à son poste pour au moins trois ans.?CIMETIÈRE ¦ - - \u2014 _ \u2014 - -.-\u2014 - - -\u2014-.\u2014 L'espace commence à se faire rare au cimetière de la montagne gne de l'envahissement urbain.Mais il faut maintenant lutter contre la construction d'une ville funéraire, tellement les mausolées se multiplient», a déploré hier M.Alain Tremblay, un des Amis de la montagne qui réclame un débat public sur ce phénomène.\u2022 « Nous allons d'abord examiner les demandes de la fabrique Notre-Dame et nous allons consulter.11 faut un plan de développement qui respecte intégralement l'environnement», a dit de son côté le conseiller Pierre Goyer, responsable au comité exécutif.Il rencontre les autorités de la fabrique et du cimetière la semaine prochaine.| Les besoins La fabrique Notre-Dame, responsable du cimetière, a besoin de 15 000 nouvelles places, d'ici l'an 2000, pour répondre aux nouveaux besoins.Déjà, sept mausolées, de véritables «buildings funéraires», ont été construits en surface.Le directeur du cimetière, M.Raymond Duvernois, a confirmé hier à La Presse que des projets de construction seront soumis à la ville au cours des prochains jours.«Nous voulons construire des mausolées plus discrets, sous terre, de façon à protéger les espaces verts», a-t-il dit, précisant que le cimetière joue un rôle so- cial majeur.Il promet que les petits bois et grandes plaines seront ainsi protégés.Ce ne sont pas les corps, ni même le grand nombre qui pose un problème, mais plutôt le nombre de stèles de granit et, depuis quelques années, la multiplication des édifices.La préoccupation majeures des Amis de la montagne, comme M.Tremblay, c'est le respect de l'environnement de la montagne.«C'est un site extraordinaire qui n'a jamais fait l'objet d'études géoliques.Il y a sûrement des étangs souterrains.Personne ne sait ce qu'il advient de la nappe phréatique.On ne peut pas développer à outrance, sans jamais se préoccuper des conséquences», dit-il.Le développement futur du cimetière promet donc de vifs débats, à moins que la direction du cimetière et l'administration Bourque négligent de procéder à une véritable consultation du milieu.Ultimemcnt, soutiennent les Amis de la montagne, il faudra songer à développer un autre site.En plus du million de défunts déjà inhumés à cet endroit, plus de 100 000 citoyens sont propriétaires de lots, precise le directeur Duvernois.Le cimetière de la montagne, connu un peu partout dans le monde pour son importance et son site particulier, constitue en soi un témoignage important de plus de 150 ans d'histoire montréalaise.?Février devient le mois de la souveraineté mer sur l'avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec, déposé cet hiver par le premier ministre Parizeau.Ils peuvent se prononcer «sur l'opportunité de réaliser la souveraineté et sur toute autre façon de concevoir l'avenir du Québec», explique un feuillet d'information de la Commission de la Montérégie publié hier.Cette commission est présidée par l'ancien maire de Longueuil, Marcel Robidas.Sa vice-présidente, Diane Viau, était aussi vice-présidente du Parti libéral du Québec jusque l'an dernier.Elle a décidé d'y participer après que son chef, Daniel Johnson, ait finalement invité ses militants à s'y faire entendre tout en conti- nuant lui-même à boycotter l'exercice.\u2014 Peut-on siéger sur ces Commissions tout en étant fédéraliste?«Tout à fait.Autrement je ne serais pas ici», a dit Mme Viau.Elle veut être à l'écoute de la population, voir ce que les gens ont à dire sur l'avenir constitutionnel du Québec.11 n'est pas dans ses intentions, en revanche, de profiter de son poste pour défendre le fédéralisme.Une attitude aux antipodes de celle du commissaire désigné par l'Action démocratique du Québec.Daniel Lefebvre.Candidat défait (et deux fois plutôt qu'une!) dans Saint-Jean aux der-« nières élections.*ce relationniste se promet d'expliquer la position de l'ADQ dans le cours des rencontres publiques.Des rencontres auxquelles le député de Saint-Hyacinthe-Bagot.le bloquiste Yvan Loubier, a convié les sceptiques.Venez comparer le statu quo au projet de souveraineté, de lancer M.Loubier.Les commissaires plus fédéralistes qui siégeront à ses côtés n'ont pas relevé.À noter que seules les dépenses des commissaires leur seront remboursées; ils ne sont pas payés pour le temps qu'ils vont y consacrer.On peut participer de différentes façons aux travaux des commissions: en déposant des mémoires aux séances publiques, en y prenant la parole ou encore en participant aux nombreux forums que chaque commission organisera parallèlement.Ces forums seront ouverts et il n'est pas nécessaire de s'y inscrire pour s'y faire entendre.Mémoires Sur le terrain, certaines caren- ces se font encore sentir.Le Secrétariat national des commissions sur l'avenir du Québec n'a pas encore complètement terminé son travail d'organisation, mais tout devrait rentrer dans l'ordre la semaine prochaine.Les individus et organismes désireux de soumettre des mémoires à la commission de leur région sauront alors où et quand le faire.Les coordonnées complètes des commissions ont été rendues publiques hier.Ce vaste exercice sera complété le 5 mars.Une «commission nationale» sera alors constituée à partir des présidents de chacune des commissions régionales et de celles des jeunes et des personnes âgées.Ils auront pour tâche de rédiger une synthèse de leurs travaux, prélude au grand débat sur la souveraineté à l'Assemblée nationale.?CLINTON ] Clinton propose un nouveau contrat social des classes moyennes», une réduction des impôts des familles dont le revenu maximum ne dépasse pas 75 000$ par an, ayant des enfants, des parents qui paient la scolarité de leurs enfants et des personnes qui économisent pour leur retraite.La Maison-Blanche a aussi fait savoir d'avance que le président annoncerait un relèvement du salaire horaire minimum, de 4,25$, niveau où il est établi depuis quatre ans, à 5$, provoquant l'opposition immédiate des républicains, en dépit des assurances de leur idéologue Newt Gingrich, président de la Chambre, qu'il rechercherait le moindre terrain d'entente avec le président et examinerait le «discours sur l'état de l'Union» pour y déceler les possibilités de coopération.Soulignant que «les lobbies continuaient d'opérer ouvertement alors même que le nouveau Congrès entrait en fonction», Clinton a déclaré: «De toutes façons, il n'est pas nécessaire d'avoir une loi, vous n'avez qu'à refuser les faveurs des lobbies, voilà».L'amaigrissement du gouvernement ne doit pas signifier l'abandon des responsabilités nationales, a-t-il souligné.«Le test ultime de toute réforme, de toute coupure budgétaire, doit être: est-ce que c'est bon pour le peuple américain et pour le pays?» «Le gouvernement doit se dégraisser, mais il ne doit pas perdre le sens de la compassion », a-t-il ajouté, soulignant qu'en deux ans, son administration avait aboli 100 000 postes fédéraux et économisé 63 milliards en évitant les gaspillages.Il s'est aussi félicité que les taux d'inflation et de chômage combinés étaient les plus bas pour la première fois en 25 ans aux USA.L'exercice était d'autant plus ardu pour Clinton qu'il se devait de ne pas tourner le dos à son electoral- démocrate, tout en se repositionnant vis-à-vis de l'électoral républicain pour ne pas laisser le Congrès prendre l'initiative sur tous les terrains.Sondages Les récents sondages illustrent l'ambiguïté de sa position.La hausse de la côte de popularité de Bill Clinton se confirme: le Los Angeles Times le créditait hier de 54 p.cent d'opinions favorables contre 40 p.cent auparavant.Une enquête publiée dimanche par NBC et le Wall Street Journal montrait cependant que si l'élection présidentielle avait lieu maintenant, il serait battu par un républicain.Parmi l'auditoire du Congrès hier, Clinton retenait l'attention particulière des sénateurs répu- blicains comme Robert Dole, du Kansas, et leader de la majorité à la Chambre haute, Phil Gramm, du Texas, et Arien Specter, de Pennsylvanie, tous aspirants à l'investiture de leur parti contre Clinton en 1996.L'offensive du «nouveau» Clinton s'est accompagnée d'une volonté d'empêcher que les républicains empiètent trop sur son domaine réservé de la politique étrangère, et il s'est vanté de ses succès en Corée du Nord, en-Afrique du Sud, en Haïti.; l - Il s'est aussi félicité que «pour la première fois depuis le début de la Guerre froide, aucun mfssile n'est aujourd'hui pointé en direction des enfants américains».Après avoir décidé hier de geler les biens et de stopper les activités fiancières de 12 organisations «terroristes» soupçonnées de vouloir «détruire le processus de paix» au Proche-Orient, Clinton compte présenter bientôt au Congrès un programme «anti-terroriste d'ensemble ».? LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 JANVIER 1995 La Presse A3 Les menaces d'empoisonnement de produits laitiers étaient assorties de tentatives d'extorsion MARCEL LAROCHE ¦ Les individus qui ont menacé ces derniers jours d'empoisonner les produits Sealtest et Natrel tentaient d'extorquer à ces deux compagnies laitières des sommes d'argent de 300 000$ à 450 000 $.C'est ce qu'a révélé hier la Sûreté du Québec en communiquant aux médias quelques extraits de conversations téléphoniques enregistrées dans les compagnies laitières et supermarchés impliqués dans cette affaire.Malgré une récompense de 25 000 $ offerte par la Fédération des producteurs de lait et l'Association des laiteries du Québec, les responsables de cette tentative d'extorsion, qui a coûté très cher aux laiteries visées, sont toujours au large, la police étant incapable d'identifier l'origine de leurs appels.Toutes les expertises ont révélé qu'aucun produit n'avait été contaminé.À partir de ces enregistrements, dans lesquels on entend au moins deux voix d'homme, dont l'un possède un accent français marqué, on fait directement allusion à des menaces de contamination de produits laitiers.Au moins une dizaine d'appels ont été reçus depuis 15 jours.Lors d'un premier appel, logé le lundi 9 janvier au siège social d'une importante chaîne d'alimentation à Lon-gueuil, sur la Rive-Sud» un homme exigeait 300 000 $.Deux jours plus tard, soit en matinée le mercredi 11 janvier, l'individu récidivait en exigeant le même montant, en plus d'une voiture et d'un téléphone cellulaire.« Vous me reconnaissez pas.C'est le même monsieur qui vous a fait monter à Québec.Est-ce que vous avez bien compris notre message ?.Est-ce que vous êtes intéressé à continuer avec votre compagnie ?.Est-ce que vous voulez qu'elle progresse ou qu'elle régresse ?>?ont été les propos de l'inconnu.450 000 $ en coupures de 20 S Les policiers de la SQ avaient déjà été saisis du dossier lorsqu'un troisième appel est parvenu à la compagnie, le lundi 16 janvier.Réitérant ses menaces, l'homme réclamait cette fois un montant de 450 000 $ en coupures de 20 $.« Là, est-ce que vous êtes d'accord pour collaborer, ou sinon on va vous en faire une alerte », a menacé l'inconnu avant de raccrocher.Le mercredi 18 janvier, un autre ap- pel au service des relations publiques d'une chaîne d'alimentation faisait état d'une substance toxique dans les produits laitiers en vente dans certains magasins de la région de Laval.En fin d'après-midi, le jeudi 19 janvier, c'était au tour d'une autre laiterie d'être informée par téléphone qu'un poison avait été injecté dans deux produits laitiers en vente dans un marché d'alimentation de Lévis, en banlieue de Québec.Le vendredi matin 20 janvier, un autre appel téléphonique était logé à la même compagnie par un individu qui réclamait cette fois le paiement de 400 000 $ le lundi 23 janvier.Du poison dans le lait Deux autres appels téléphoniques, le samedi 21 janvier à la station radiopho-nique CHRC de Québec, et l'autre le dimanche 22 janvier dans un marché d'alimentation de Beauport, faisaient également état de produits laitiers contaminés dans trois supermarchés de Sainte-Foy et dans une laiterie de Trois-Rivières.Dans la seule journée de lundi, des individus ont communiqué deux fois avec des employés d'une compagnie associée à l'industrie laitière dans le but de conclure une négociation.« Nous, on est prêts à agir.On peut alerter la presse.On n'a même pas eu besoin de mettre des produits dangereux dans vos produits.Imaginez-vous si on décide d'en mettre, ce que ça va être.On demande que vous coopériez.Vous allez perdre plus de contrats que vous pensez », a dit l'individu qui a évidemment échoué dans ses négociations.Reconnaissez-vous les voix ?Par ailleurs, la Sûreté du Québec a fait savoir hier que les enquêteurs avaient vainement tenté à deux reprises de rencontrer les suspects, les 12 et 17 janvier.En rendant publics hier certains extraits des conversations téléphoniques des arnaqueurs dans le but que quelqu'un reconnaisse leurs voix, l'agent Pierre Lemarbre, des affaires publiques de la SQ de Montréal, a déclaré que cette démarche était rendue nécessaire par le cheminement de l'enquête.Il a également indiqué qu'aucune arrestation n'avait encore eu lieu.Enfin, la SQ rappelle dans son communiqué que tout individu reconnu coupable d'extorsion est passible de la prison à perpétuité.Même si c'est interdit, les moteurs du 747 marocain tournaient avant l'accident de samedi soir à Mirabel JEAN-PAUL CHAR BONN EAU ¦ Les moteurs du Boeing 747 d'Air Maroc tournaient, samedi, pendant que des employés de Canadien International procédaient au dégivrage de l'appareil, et ce même si les règles internes du transporteur l'interdisent lorsqu'il s'agit de ce type d'avion.« Mais à lui seul, cet élément n'était pas suffisant pour causer l'accident.Il s'agit toutefois de l'un des chaînons de l'accident.Si on enlève n'importe quelle partie de la chaîne, il n'y a plus d'accident.Donc, il faut regarder de près tous les facteurs possibles », a déclaré hier Serge Lemyre, gestionnaire intérimaire pour le Québec au Bureau de la sécurité du ministère fédéral des Transports.M.Lemyre est le supérieur des deux enquêteurs chargés de faire la lumière sur la tragédie qui a coûté la vie à trois hommes, samedi à Mirabel.Hier, les enquêteurs ont poursuivi l'interrogatoire de personnes qui pourraient les aider dans leur enquête.L'enquête est menée en collaboration avec la Sûreté municipale de Mirabel ( la Gendarmerie royale du Canada n'a pas juridiction dans ce genre d'événement ).Selon ce qu'il a été permis d'apprendre hier, les moteurs de tous les appareils, à l'exception des types Airbus 320 et Boeing 737, doivent être éteints lorsque des dégivreurs de Canadien font leur travail.Pourquoi n'avoir pas fermé l'enregistrement Par ailleurs, un pilote et ingénieur en électronique, M.Michael Ross, se demande pourquoi le commandant de bord d'Air Maroc n'a pas jugé bon d'arrêter le fonctionnement de la boite noire après l'accident, afin de sauvegarder l'enregistrement des conversations qui sont survenues dans les secondes qui l'ont précédé.« Un représentant de Transports Canada aurait pu lui aussi faire cesser l'enregistrement.Mais il a continué, ce qui efface automatiquement ce qui a été enregistré depuis plus de 30 minutes.Si l'enregistrement avait été gardé, il aurait certainement pu aider le pilote dans l'explication des raisons qui l'ont poussé à avancer soh appareil.C'est illogique que la boite noire ait continué de fonctionner après la tragédie », a expliqué M.Ross.M.Lemyre pense que le point de vue de M.Ross est sensé.Il a toutefois ajouté que Transports Canada n'est pas autorisé à arrêter ce fonctionnement : le responsable de cette boîte est le commandant de l'avion, seul maître à bord.Un employé de Canadien International, qui travaille au dégivrage des avions à l'aéroport de Dorval et qui veut garder l'anonymat, soutient que les communications sont souvent déficientes entre le commandant de bord et celui qui donne l'autorisation de faire démarrer les moteurs.« Pour la direction de l'entreprise, la PHOTO ARMAND TR0TT1ER, La Presse La scène de l'accident dimanche à l'aéroport de Mirabel.PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La Presse Michael Ross, un pilote et Ingénieur en électronique, se demande pourquoi le commandant de bord n'a pas arrêté le fonctionnement de la boite noire après l'accident, afin de sauvegarder l'enregistrement des conversations survenues dans les secondes qui l'ont précédé.qualité et la sécurité des services ne sont pas une priorité.Ce qui compte, c'est de faire vite et d'avoir plus de clients.l'ai souvent dû demander au pilote de fermer son appareil et de lui faire signe avec mes mains pour qu'il mette les moteurs de son appareil en marche, parce que notre système de communication était défectueux », a expliqué ce travailleur.A Dorval, aucun avion de Canadien International ne doit être dégivré si ses moteurs sont en marche, a souligné cet homme.Canadien n'a presque plus de personnel à l'aéroport de Mirabel.Tous les départs de ses avions s'effectuent de Dorval.Procédures à revoir L'accident, qui a coûté la vie à Marc Tremblay, Jean-Pierre Massie et Giova-ni Forgam, aura d'autres échos, principalement s'il y a, comme le réclament les syndicats, une enquête publique.Un leader syndical, Val Bourgeois, s'est dit horrifié.« Nous ne connaîtrons jamais les réponses à toutes les questions.Une chose est claire : les procédures doivent être réexaminées.Elles ont récemment été changées, permettant aux avions à réaction de rester en marche pendant le dégivrage.« Cet accident renforce le besoin de veiller sans répit à l'observation des procédures de sécurité-santé sur les lieux de travail », a déclaré M.Bourgeois, vice-président canadien de l'Association internationale des machinistes et travailleurs de l'aérospatiale ( AIM ).L'EXPRESS DU IVI ÉCRASEMENT MORTEL ¦ Une femme de 25 ans domiciliée à Carignan, sur la Rive-Sud, a perdu la vie hier lorsque l'avion ultra-léger qu'elle pilotait s'est écrasé à l'aéroport de Richelieu.L'accident est survenu vers 16 h, peu après le décollage du petit avion.La mort de la femme été constatée à l'hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean.La Sûreté du Québec et le Bureau de la sécurité du ministère fédéral des Transports enquêtent sur cet accident VICTIMES PEU LOQUACES ¦ Ni un conducteur blessé par balles lundi soir à Ville des Lau-rentides ni son passager ne collaborent avec les enquêteurs de la Sûreté du Québec, qui veulent connaître les motifs de cet attentat.L'incident s'est produit vers 21 h quand l'automobile circulait rang Sainte-Henriette.Les coups de feu ont été tirés après qu'un véhicule qui suivait celui du blessé eut effectué une manoeuvre de dépassement.Le blessé est âgé de 28 ans et demeure à Laval.Son passager a 21 ans et habite Mascouche.UN POLICIER COMPARAIT ¦ L'agent Marc Saint-Germain, de la Sûreté du Québec, devra se présenter à nouveau devant la cour, aujourd'hui à Trois-Rivières, pour l'étape de la communication de la preuve dans son dossier.Saint-Germain doit répondre de huit chefs d'accusation de négligence criminelle et de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort des policiers Alexandre Pu-car, Denis Tremblay, Serge Arse-neault et Yves Bossé.Ces quatre hommes sont tous morts lors d'une collision frontale avec un camion-remorque survenue le 27 octobre 1994 dans une bretelle d'accès des autoroutes 40 et 55 à Trois-Rivières-Ouest.Saint-Germain conduisait le véhicule où prenaient place les quatre autres policiers.DEMANDE REJETÉE ¦ Un homme de Coleraine reconnu coupable d'agressions sexuelles et de sévices corporels sur ses enfants pendant de nombreuses années, une tragédie qui avait défrayé les manchettes au début des années 1990, a vu la Cour d'appel rejeter ses demandes d'acquittement ou de réduction de peine.Reconnu coupable en février 1993 par le juge Jean-François Dionne, de la Cour du Québec, au terme d'un long procès, puis condamne en juin de la même année par le magistrat à une peine d'emprisonnement de huit ans, le quinquagénaire avait porté ces décisions en appel.MANIF CONTRE BOURQUE ¦ C'est par une manifestation devant l'hôtel de ville de Montréal, lundi prochain vers 18 h, que différents groupes exprimeront leur opposition au projet de l'administration Bourque d'abandonner les programmes d'acquisition de logements et de chambres.Une semaine avant le dépôt du budget de la nouvelle administration montréalaise, ces groupes veulent lui faire savoir que les locataires ne veulent pas faire les frais des réductions de budget.VOIE FERRÉE RÉPARÉE ¦ Les équipes du Canadien National ont presque terminé les réparations au tronçon de voie ferrée où est survenu samedi dernier le déraillement d'un convoi transportant de l'acide sulfurique, qui a causé le déversement de plusieurs dizaines de milliers de litres d'acide dans des cours d'eau en Haute-Mauricie.Hier, un des wagons-citernes contenant de l'acide a été remis sur ses bogies.Cette opération a nécessité le récurage de l'extérieur du wagon.Le contenu du wagon sera ensuite transvidé dans un camion-citerne.Tous les autres wagons qui devront ainsi être manipulés seront lavés de la même manière.Un échantillonnage systématique de l'eau de la rivière Tawachiche révèle un niveau d'acidité stable.r ?(§fcuare DE LiMlE ILE DES SOEURS GRANDS 3 1/2 ET 41/2 (951 PIEDS CARRÉS ET PLUS) TOUT BÉTON.PISCINES.ALARME, AIR CLIMATISÉ.BALCON.ENTRÉE LAVEUSE/SÉCHEUSE.5% SCHL S 0 \".- Yenez nous rencontrer pour en h savoir davantage sur nos autres promotions li ! m LIQUIDATION h.BUREAU DES VENTES 755, rue DeLanoue, app.: 201 ILE DES SOEURS HEURES D'OUVERTURE Du Lundi au vendredi: 9 h à 20 h Samedi et dimanche: 10 h à 17 h.766-7111 GARAGE INCLUS 6,5 % ' TERME D'UN AN GARANTI* '«Bikvimoumu DU CfifO/T 11 Thibault, Messier, Savard ET A S S O C J É S COURTIER A U [ ( « j Ottawa manque de courage en licenciant l'Aéroporté, disent des soldats Le Canada perd une unité à déploiement rapide et pourrait le regretter un de ces Jours, croient des officiers DENIS AMAMD S Des membres du Régiment aéroporté estiment que Jean Chrétien et son ministre de la Défense, David Collenette, ont manqué de courage politique et opté pour la « solution facile » en démantelant la controversée unité d'élite canadienne.«c C'est une honte, c'est grossièrement injuste et je suis estomaqué de la décision, a déclaré un officier qui a requis l'anonymat en raison de la consigne du silence imposée aux membres des Forces canadiennes.C'est une décision politique et disproportionnée.» Il a ajouté que le geste était peut-être un expédient pratique pour fermer une unité et réaliser des économies dans le contexte des coupures attendues du prochain budget fédéral.Mais un officier à la retraite estime au contraire que le gouvernement s'est arrêté à mi-chemin et que des mesures devraient également viser l'état-major : « le me serais attendu à ce que le ministre aille encore plus loin et demande la démission du chef d'état-mojor ( le général John de Chastelain ) », a déclarait lundi l'ex-colonel Michel Drapeau à Radio-Canada.Le Régiment aéroporté a fait l'objet d'un scandale lorsqu'un citoyen soma-lien a été battu à mort par des soldats à l'intérieur de l'enceinte du camp canadien de Belet Huen, en 1992 durant l'opération « Restore Hope ».Les procès de neuf soldats et officiers impliqués défraient la manchette depuis.La controverse s'est récemment avivée avec la diffusion de deux vidéos amateurs tournés par des soldats du Régiment aéroporté.L'un montrait des soldats tenant des propos racistes contre les Noirs : « Nous n'avons pas encore tué assez de Nègres », disaient-ils notamment.L'autre montrait un rituel d'initiation où les matières fécales étaient en vedette et où la seule recrue noire du groupe était promenée en laisse avec l'inscription « l'aime le KKK » ( Ku Klux Klan ) au dos.Au sujet du premier vidéo, un autre officier a déclaré ceci : «c C'est juste une gang de soldats qui voulait documenter sa frustration.Loin des journalistes, autour d'une bière, pensez-vous vraiment que des membres des ( autres ) régiments qui ont été en Bosnie-Herzégovine n'ont jamais dit des affaires du même genre ?Qu'est ce que vous pensez que ces gars-là finissent par se dire entre eux quand tout ce qu'ils bâtissent pour les populations se fait brûler le lendemain ?» Au sujet du deuxième vidéo : « Si l'armée interdit les initiations, les hommes les font quand même chez eux sans nous le dire durant leur temps libre.Si photopc Le commandant des forces terrestres, le lieutenant-général Cordon Reay.on encadre une initiation, ils en organisent une autre parce qu'ils disent qu'on tolère juste des affaires de tapettes.« Il y a toujours eu des initiations et, aujourd'hui, le gouvernement fait semblant de s'indigner pour gagner du capital politique.Si la société trouve né- cessaire d'avoir une armée, est-ce qu'il n'est pas un peu hypocrite de s'indigner parce qu'il n'y a pas que des enfants de choeur dans le lot ?» Les deux officiers ont ajouté que le pays perd, une unité à déploiement rapide et que les mêmes gens qui se réjouissent aujourd'hui pourraient le regretter un jour : « S'il y a un pays au monde qui a besoin d'un régiment de parachutistes, pour des raisons strictement géographiques, c'est bien le Canada, a affirmé l'un d'eux.Qu'est-ce qui se passe s'il y a des troubles dans le Grand Nord et que, mettons, des Inuits parquent des ski-doo sur la piste d'atterrissage pour bloquer l'accès ?Et s'il y a un Boeing qui s'écrase dans le Grand Nord, qui, à part des parachutistes, va aller secourir vite les survivants ?C'est bien beau, les hélicoptères, mais un hélicoptère a seulement 250 milles de rayon d'action.» « Ça prend des spécialistes », a indiqué l'officier, qui a prédit que se défaire de « l'expertise » du Régiment aéroporté allait introduire un élément d'improvisation dans ce genre d'opération : « C'est clair que la capacité va être maintenue dans d'autres unités, mais ce ne sera pas la même chose.«c Les politiciens ont fait ce qui était facile et rentable, politiquement, et ont ignoré les recommandations de l'état-major.» Par ailleurs, l'agence Presse Cana- dienne rapportait hier que le commandant de la force terrestre, le lieutenant-général Gordon Reay, a tenté de redorer le blason des Forces canadiennes en disant que la grande majorité des soldats canadiens ont toujours eu une conduite irréprochable.« C'est le comportement de quelques-uns qui a terni la réputation de tous.Nous devons rebâtir cette réputation et c'est ce que nous allons faire », a-t-il dé- ! claré.«Le Régiment aéroporté de 1995 ne ressemble en aucun cas à celui de 1992-93.Le commandant, les officiers et les sous-officiers de même que tous les sol- ; dats ont énormémenent travaillé afin de réparer les torts et de tourner la page », a tenu à soulignier le commandant de la force terrestre, voulant ainsi remonter le moral des troupes après la décision du gouvernement Chrétien lundi.Une enquête, présidée par un civil et qui commencera au printemps, devra faire la lumière sur les événements survenus en Somalie.Cette enquête permettra également d'examiner le leadership et la discipline au sein des Forces canadiennes.Le lieutenant-général Reay a indiqué hier aue le deuxième vidéo sera arialysé afin de déterminer si des mesures disciplinaires seront prises contre ceux qui ; ont participé à ce rituel d'initiation pu i l'ont encouragé.Un crack de l'informatique soutient qu'il avait le droit de dérober des données LUCIE CÔTÉ ¦ Un crack de l'informatique, Glenn Weile, admet avoir dérobé à une entreprise montréalaise des données informatiques valant au moins 1,5 million, mais affirme qu'il en avait le droit.« Config System ( la firme qui a porté plainte contre lui ) n'a jamais eu la propriété intellectuelle de la conception du programme », a affirmé hier l'expert de 32 ans qui témoignait à son procès en cour criminelle, au palais de justice de Montréal.Tout le débat est là.À qui appartient le programme subtilisé par Glenn Weile ?À lui-même qui l'a conçu, ou à la compagnie qui l'a commandé ?Les patrons de Config System, Diane Tremblay et Daniel Fec-teau, ont embauché Glenn Weile au printemps 1993 pour concevoir un convertisseur de protocole, un nouveau produit capable de relier un système central à des micro-ordinateurs n'importe où dans le monde.À leur retour de vacances, à la fin du mois de janvier 1994, ils constatent qu'un disque dur et trois disquettes ont disparu, que la majorité des données contenues dans l'ordinateur ont été trafiquées et que 25 prototypes du logiciel ont été sabotés.Hier, Glenn Weile, que son avocat, Me Ivan Lerner, a laissé raconter son histoire très librement, a affirmé avoir constaté que quelqu'un était entré par effraction dans l'ordinateur de Config System.Il dit ignorer qui, mais des témoins ont affirmé qu'il était le seul à avoir accès aux données.Par mesure de précaution, l'expert en informatique a alors décidé d'effacer toutes les données.Comme il le faisait chaque soir, il a emporté chez lui la seule copie disponible du programme.Mais il refuse depuis de la rendre aux patrons de Config System parce qu'ils n'ont pas respecté l'entente conclue avec lui, soutient-il.La compagnie montréalaise * payait le loyer de l'ingénieur en, informatique albertain et lui-; versait chaque semaine, par le * biais de chèques postdatés, une avance de commission.Un jour, les chèques ont été refusés pour non-provision.Weile, alors, ne travaillait plus chez Config System.Mais, bouleversé, -il a refusé de rendre la source de son programme, à cause de la mauvaise foi des patrons de Config System, a-t-il indiqué hier.Privée de ses données, la petite compagnie, qui avait déjà investi environ 100 000$ dans de l'équipement pour créer son nouveau programme, a complètement perdu près d'une année de travail, a dû embaucher un autre ingénieur pour tout reprendre à zéro, a failli se faire doubler par la concurrence et a perdu beaucoup d'argent \u2014 entre un et trois millions \u2014 à eau:> se des délais causés par l'incident.«c Vous rendez-vous compte que parce que vous avez effacé la source, il était impossible pour Config System de poursuivre son programme et d'utiliser son système informatique ?» a demandé le procureur de la Couronne, Me Marc-André Pélo-quin, en contre-interrogatoire.« Ça n'était pas leur programme », a répondu Glenn Weile.« Savez-vous que vos gestes ont rendu impossible la poursuite du programme et que la compagnie a perdu beaucoup de temps ?» a renchéri Me Pélo-quin.«c Ils auraient dû respecter notre entente », a rétorqué Weile qui, pressé de répondre à la question, a finalement admis qu'il avait certainement causé des difficultés à la firme.«c Ils n'avaient qu'à y penser avant de faire bloquer les chèques », a-t-il ajouté.La défense a clos sa preuve hier.Les deux avocats présenteront leurs plaidoiries au juge Claude fonças le 1er mai. LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 25 JANVIER 1995 A5.Enquête sur la plainte de «Lasagne»: deux lettres clés resteront secrètes PHOTO CP Ronald Cross a été interrogé toute la journée hier dans le cadre d'une enquête du Comité de déontologie policière sur le mauvais parti que lui auraient fait les policiers à l'issue de la crise d'Oka.on voit au premier plan le procureur du comité, Me Pierre Gourdeau, et derrière lui, « Lasagne ».JEAN-PAUL SOULIÉ H Les deux lettres qui semblent avoir déclenché l'enquête du Commissaire à la déontologie policière sur le traitement accordé par cinq policiers de la Sûreté du Québec à Ronald Cross, alias « Lasagne », ne seront pas rendues publiques par le Comité de déontologie policière.La .première, celle du consul des États-Unis à Montréal en 1990, Andrew Antipass, n'a pas été déposée devant le Comité de déontologie présidé par Me Richard Uticone.Cette lettre était adressée au ministre de Sécurité publique, Claude Ryan, tout comme celle de la secrétaire du consul Angela Dickie, déposée celle-là, mais qui fait l'objet d'un interdit de divulgation : l'auteur est à Washington, a dit Me Richard Uticone, et ne peut être contre-interrogé par Me Fiset, le procureur des cinq policiers cités devant le Comité.L'intervention des représentants américains, dont Lasagne est un citoyen de naissance, demeurera donc secrète dans ses détails, même s'ils étaient incriminants.Les cinq policiers cités sont André Turcotte, Richard Guérin, Gilles Leduc, François Borduas et Lucien Landry.Us sont cités pour utilisation d'une force plus grande que nécessaire, pour intimidation et abus d'autorité, pour négligence et insouciance à l'égard de la santé du prisonnier Ronald Cross, capturé à sa sortie du camp retranché du Centre de désintoxication d'Oka.Toute la journée d'hier, Ronald Cross a été contre-interrogé par Me André Fiset, qui lui a montré seize photos prises après ce qui aurait été la séance de coups dont il se dit victime.Me Fiset a tenté de faire préciser par Lasagne le moment où il se souvient que les photos ont été prises : avant ou après sa comparution au palais de justice de Saint-Jérôme ?avant son transfert dans les cellules de Parthe-nais ?Rien contre la SQ Me Fiset a aussi tenté d'associer Cross à la retenue en otage pendant deux heures de deux officiers de la SQ à Akwesasne en novembre 1989.Cross a dit qu'à cette époque-là, il travaillait à New-York.Lasagne a nié connaître cette affaire, ou avoir « quelque chose contre » la SQ, l'armée canadienne ou le docteur qui l'a examiné à l'hôpital Saint-Luc.Le procureur des policiers a aussi voulu savoir comment il avait reconnu les cinq policiers cités, et s'il les avait vus avant.Mais Cross a nié qu'il avait fallu que Kahn Tineta Horn, une conseillère de Kahnawake qui l'accompagne, lui ait montré les cinq policiers pour qu'il les identifie ; il dit aussi ne pas se souvenir très bien de les avoir revus lors de son procès.Le Mohawk a cependant ré- torque assez sèchement à Me Fiset, qui lui signalait que peu de , temps avant la reddition des occupants du centre de désintoxi* cation, les Warriors voulaient se débarrasser de lui et de Noriegà parce qu'ils devenaient dangereux même pour eux.« le crois que vous avez lu ça dans un livre ! » Se reconnaissant comme un « maverick » Lasagne a nié' que qui que ce soit d'autre que les policiers de la SQ l'ait frap- \u2022 pé, et il a même dit que l'un des .policiers impliqués, Gilles Leduc, ne l'aurait ni touché ni me-* nacé.Dans la tente de l'armée seul le policier André Turcotte, l'aurait frappé, et personne 1 d'autre ne lui a donné de?, coups, ni avant l'intervention des policiers de la SQ sous là tente, ni après à Parthenais.Aujourd'hui, le représentant du Commissaire à la déontologie, Me Pierre Gourdeau, doit faire entendre un autre des acteurs de la « sortie » en catastrophe des occupants du Centre de désitoxication.Il s'agit de Blori-* die, de son vrai nom Nathan GK -houl, que les policiers semblent considérer comme un « bon garçon ».Il confirmera peut-être la > version de Cross : alors que l'armée canadienne, à la suite de quelque entente, attendait les Mohawks sous ses tentes, avec une haie d'honneur de soldats à gros bras, les autochtones avaient décidé de passer par-dessus les barbelés, ailleurs, là ou des soldats de format plus léger étaient de faction, ce qui a permis à plusieurs de s'échapper.Morin est mécontent de la nomination du juge Gold SUZANNE DANSEREAU de la Presse Canadienne TORONTO ¦ Guy Paul Morin et ses avocats réclament la tenue immédiate d'une enquête publique sur les procédures judiciaires erronées dont M.Morin a été victime depuis les dix dernières années.Us craignent que la décision du Procureur général de l'Ontario de nommer le juge Alan B.Gold au dossier plutôt que d'ordonner immédiatement une telle enquête ne soit une tentative de noyer le poisson.En conférence de presse hier à Toronto, l'un des avocats de M.Morin, Me lames Lockyer, a trouvé « inacceptable » la position de Marion Boyd, le procureur général de l'Ontario.Un autre avocat, Clayton Ruby \u2014 le premier à défendre M.Morin \u2014 a indiqué de son côté que le système de justice « a toujours tendance à se protéger » et que seu- le une enquête publique et indépendante pourrait permettre de faire toute la lumière sur le comportement de la police, du juge et de la poursuite dans ce dossier qui a mené à la condamnation d'un innocent.Selon les avocats, il est temps que le sytème de justice canadien soit réexaminé sérieusement avant que d'autres soient condamnés injustement.D'autant plus, ont-ils rappelé, que la liste commence à s'allonger: Donald Marshall, Susan Nelles, David Milgaard \u2014 ce dernier ayant fait 23 ans de prison pour un meurtre qu'il n'a jamais commis.Mardi, après avoir exonéré Guy Paul Morin du meurtre de la petite Christine Jessop, le Procureur général de l'Ontario a fait ses excuses \u2014 une première \u2014 et, en plus d'offrir de négocier une indemnité pour M.Morin, a annoncé la nomination de l'ancien juge Alan B.Gold pour Victoire des HEC aux Jeux du commerce 1995 Pour une 2e année consécutive, l'équipe d'étudiants au BAA.de l'École des HEC a remporté la Coupe : des Jeux du commerce devant 12 autres équipes universitaires.Une 4e victoire en 7 ans! ; Au total, les 81 étudiants de l'équipe HEC ont accumulé 17 100 points, devançant de plus de 1000 points l'équipe qui s'est classée en 2e position.Ils ont notamment remporté des médailles d'or en finance et en «flag football», des médailles d'argent en comptabilité, au débat oratoire et à la compétition de cas en entrepreneurship et une médaille de bronze pour leur participation enthousiaste.Les Jeux du commerce comprennent des compétitions à caractère pédagogique, sportif et social où s'affrontent les étudiants en administration de 13 universités.L'Ecole des HEC tient à féliciter ses étudiants pour cette victoire éclatante aux Jeux du commerce 1995.mm L'esprit d'entreprise lui faire des recommandations quant à la forme que devrait prendre un examen public de cette affaire.Mme Boyd a fait savoir qu'elle favorisait personnellement la tenue d'une enquête publique, mais a indiqué qu'elle craignait qu'une telle enquête ne porte préjudice à la nouvelle enquête policière qui a dû être déclenchée pour trouver le véritable assassin de la petite Jessop.Mais pour l'avocat principal de M.Morin, « une enquête publique et indépendante n'aurait aucun effet sur l'enquête policière.C'est un faux prétexte, c'est pour brouiller les pistes.» Questions soulevées Les avocats de M.Morin estiment qu'une foule de comportements sont suspects dans l'affaire Morin: ?Celui de la police qui, par exemple, n'a pas jugé bon d'enquêter sur d'autres suspects, no- tamment sur le frère de la petite Jessop, qui a avouéavoir eu des rapports sexuels avec elle alors qu'il avait 14 ans et qu'elle en avait cinq; on se demande également si la police n'a pas délibérément égaré certains éléments de preuve ; ?Celui de la Couronne, qui n'a pas dévoilé certaines preuves qui auraient pu innocenter M.Morin plus tôt ; ?Celui du centre d'expertise médico-légal qui a fait une première autopsie incomplète et qui a perdu des éléments de preuve importants \u2014 des cheveux, des fibres, etc.; ?Et finalement celui du juge Donelly, qui avait des rapports beaucoup trop familiers et proches avec certains policiers et qui, dans son adresse au jury a fortement exprimé son opinion, à savoir que M.Morin était coupable.«Il est temps de remettre en question cette tactique», disent les avocats de M.Morin.¦¦H PHOTO CP Guy Paul Morin et Joyce Milgaard, mère de David Milgaard \u2014 qui fut lui aussi faussement condamné pour meurtre \u2014, ont réclamé hier au cours d'une conférence de presse la tenue d'une enquête publique sur le comportement des policiers, des avocats et du juge dans l'affaire Morin.AVANTAGE AUTO- MATIQUE Il n'y a pas plus avantageux que la Mazda Protégé «S» Obtenez la transmission automatique ou un rabais équivalent de 950$ ou louez à partir de 215 $ par mois pour 48 mois Voyez ses principales caractéristiques : \u2022 L'intérieur le plus spacieux de sa catégorie \u2022 Moteur plus gros avec un couple plus élevé que la Corolla et la Civic \u2022 Moteur à SACT de 1,8 litre, 4 cylindres et 16 soupapes \u2022 Protégée par la Garantie Leadership Mazda \u2022 Banquette arrière à dossiers rabattables 60/40 \u2022 Et toujours prête pour un essai routier ! 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f i t Sept mois de prison pour ivresse au volant GEORGES LAMON ¦ Un résidant de Chambly, Lionel Moisan, 46 ans, qui avait reconnu sa culpabilité le 5 août dernier à une accusation d'avoir conduit son véhicule avec des facultés affablies ( un taux de 180 mg d'alcool dans le sang ) et ayant causé des blessures à une automobiliste, a été condamné hier à sept mois de prison par le juge Robert Lafontaine, de la Cour du Québec à Longueuil.En outre, son permis de conduire lui a été retiré pour une période de deux ans.Un accident Rappelons qu'à la suite d'un accident de la circulation causé par Moisan, le 13 janvier 1994 à Chambly, une automobiliste avait subi des blessures et avait dû être hospitalisée pendant deux semaines en plus de subir des traitements durant neuf semaines dans une clinique privée, jusqu'en août 1994.Dans son argumentation sur la sentence, le procureur de la poursuite, Me Claude Labrecque, avait cité la jurisprudence, faisant état de sentences de neuf mois d'emprisonnement pour le même délit.Ceci faisait dire à Me Labrecque qu'il s'agissait là d'une sentence « dans les normes ».Comme Lionel Moisan ne possédait pas d'antécédents judiciaires, Me Labrecque n'a pas fait de recommandation précise au juge, tout comme l'avocat de la défense.Me Julien Dionne.En telle matière, la loi ne prévoit ni minimum ni maximum.Rappelons enfin que le prononcé de la sentence avait été remis à quelques reprises, notamment pour permettre la confection d'un rapport présentenciel.Longueuil lance une vignette pour endiguer les vols d'autos GEORGES LAMON ¦ Devant le nombre grandissant de vols d'automobiles sur son territoire, le Service de police de Longueuil vient de lancer un concept original qui devrait décourager les jeunes voleurs et réduire le nombre de ces vols.C'est au centre commercial Place Longueuil, l'un des trois centres participants au projet, qu'a été lancé le concept Police-Code développé par un patrouilleur averti du Service de police de Longueuil, René Jalbert.Il s'agit essentiellement d'une vignette codée apposée sur la lunette arrière et aux vitres latérales des automobiles et permettant aux policiers d'identifier le groupe d'âge et le sexe des conducteurs autorisés à conduire le véhicule.Ce code ne sera connu que des policiers.Comme le voleur prend 40 secondes pour s'emparer d'un véhicule, il ne prend pas la peine de décoller la vignette.Et, même s'il le fai- sait, les traces du numéro de code demeurent perceptible sur la vitre.Ainsi, un policier qui suspecte que l'automobile ait pu être volée, y décèle là un premier indice.Il peut alors procéder à des vérifications sur le comportement du conducteur, l'état des serrures, etc.Indemnisations de 20 millions Rappelons que selon Statistique Canada, entre 1987 et 1991 le nombre de véhicules volés est passé de 27 532 à 47 715, représentant un coût d'indemnisations pour les assureurs de plus de 20 millions.La vignette plaît donc tant aux assureurs qu'aux policiers qui y voient un moyen de prévenir nombre de vols.Les statistiques révèlent aussi que dans 76 p.cent des cas, les vols de voitures sont commis pour une simple promenade.De plus, 83 p.cent des voleurs ont entre 12 et 25 ans et de ceux-là, 50 p.cent ont de 18 à 25 ans,.Et 97 p.cent sont de sexe masculin.Pour la seule ville de Longueuil, on estime à 1454 le nombre de vols commis en 1993, contre 1300 l'an dernier.On souhaite que cette diminution se poursuive grâce au concept Police-Codé.Le directeur du Service de la police de Longueuil, Marc Quimper, a rappelé que Longueuil est la première municipalité au Québec à implanter un tel concept original d'identification, qui, croit-il, deviendra « un formidable outil de protection visible et marquant qui devrait permettre de rapprocher le policier du citoyen ».« Il ne s'agit pas d'une opération de harcèlement des policiers envers les automobilistes, a-t-il assuré, mais d'un moyen de savoir ce qui est correct ou pas.Je pense que c'est ainsi qu'on réduira le crime.» Kinsinger était plus intéressé à parler de sexe qu'à tirer aux cartes * a Vallée de Saint-Sauveur,,, le plus grand domaine de ski de soirée au monde, un service sans pareil, et de la neige tant que vous en voulez ! 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Pour profiter d'un rabais de 4 $ sur votre billet de remontée, découper, remplir et présenter ce bon à votre station de ski de la Vallée de Saint-Sauveur.____Prénom :___>_ Adresse : Nom : Ville : Code postal : Province : Téléphone : ( ) GEORGES LAMON ¦ Une mère de deux enfants, venue consulter en juillet 1992 Jean-Claude Kinsinger pour se faire « tirer aux cartes », s'est retrouvée devant un homme qui lui parlait plus de choses sexuelles que du sujet pour lequel elle l'avait consulté, soit ses chances d'obtenir l'autorisation de fonder une garderie chez elle.C'est sous le couvert d'un interdit de publication des noms et adresses des cinq victimes du prétendu « médium » que s'est ouvert hier à Longueuil le procès de Jean-Claude Kinsinger, accusé d'agressions sexuelles sur cinq jeunes femmes de la Rive-Sud.Ces agressions seraient survenues ehtre juillet 1991 et juillet 1992, à Longueuil, à Saint-Hubert et à Saint-Jean-sur-Richelieu.La jeune femme avait décide de recourir à ce « médium-clairvoyant » après avoir lu une annonce publiée par Kinsinger dans un journal local.Elle avait pris rendez-vous et s'était rendue au complexe Cousineau où Kinsinger avait pignon sur rue, pour finalement ne rien apprendre de concret sur son projet.Cependant, le médium lui a touché un sein à trois reprises pendant l'heure qu'a duré la consultation.Deux fois subtilement, puis une troisième fois plus directement.« Il me parlait davantage de sujet sexuel que de celui pour lequel j'étais venue le voir, a expliqué la victime.Pour lui, faire des orgies, c'était bon pour le développement sexuel.Ça n'avait aucun rapport avec ce que je venais chercher.Il me parlait aussi de voyage astral qu'il me ferait faire gratuitement chez moi le soir.» Ce qu'elle a refusé.Elle a expliqué à Me Nathalie Brissette, procureur de la poursuite, que l'homme parlait vite et la fixait.« Un regard pénétrant que je n'avais jamais rencontré auparavant et qui me figeait sur ma chaise, a-t-elle insisté.Je me sentais mal à l'aise, j'étais dérangée par cet individu.J'avais l'impression qu'il gelait ma pensée, qu'il voulait entrer dans ma tète.» Cartes et pendule faisaient partie des accessoires employés par Kinsinger pour mettre ses clientes en confiance, avant de leur offrir un voyage astral chez elles, seul à seul avec lui, élément essentiel à une réussite.Il avait même offert à cette femme de devenir son assistante et de voyager à travers le monde.r Toutefois, ce n'est qu'en septembre qu'elle décidait, après avoir parlé de sa mésaventure à une amie elle-même victime du « médium », de porter plainte à la police de Saint-Hubert.Me André Labelle, pour la défense, a tenté vainement de savoir quel genre de cartes Kinsinger employait pour lui prédire l'avenir.Mais elle a dit ne pas s'en souvenir parce qu'elle n'a pas porté attention aux cartes.Le procès de Kinsinger, qui est présidé par le juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure ( division criminelle ) avec un jury de huit hommes et quatre femmes, devrait durer trois semaines.On prévoit entendre une dizaines de témoins.Tout l'avant-midi d'hier a été consacré au choix des jurés.C'est un petit homme au front largement dégarni, ne portant plus de barbe ni de moustache, qui est apparu dans le box des accusés, sans laisser paraître aucun signe de nervosité.Un homme qui conseillait même son défenseur sur la récusation de certains candidats jurés.Le procès se pounuit ce matin. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 25 JANVIER 1995 A 11 .A.Il i t < Le public est unanime ! Chei Proviyo, il est facile de remplir son panier d épicerie sans vider son portefeuille.En vigueur du 23 au 29 janvier 1995.I Laissez-nous vous surprendre ® ¦ ^* .m.mUÊÊÊÊÊIÊlÊÊt A12 LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 25 JANVIER 1995 i ! I l I Tentative de suicide devant le palais de iëuckingham ' Agence France-Presse IONDRES rli Un homme a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi par la police devant le palais de Buckingham, la résidence de la reine d'Angleterre, alors qu'il s'apprêtait à s'immoler par le feu, a-t-on apris auprès de Scot-land Yard.L'homme, âgé de 49 ans, a été maîtrisé par deux policiers alors qu'il venait de j s'arroser d'essence et tenait ; un briquet allumé au dessus de sa tête, menaçant .\"d'y mettre le feu s'ils avançaient.Selon les premiers lëléments de l'enquête, ; l'homme avait des problè-: mes d'ordre familial.t.Né un 29 avril ?Alors vous êtes peut-être Baleine ! PAUL ROY ¦ Vous croyez à l'astrologie?À 12 ou à 13 signes ?Jacqueline Cohen, elle, prend plutôt mal que l'astronome Jacqueline Mitton, membre de la très sérieuse Société royale d'astronomie britannique, affirme qu'il n'existe pas 12 signes du zodiaque mais bien 13.Mme Cohen est astrologue.«< Supercherie ! » crie-t-elle.« C'est complètement aberrant ! Ça fait vendre du papier, mais ça ne tient pas la route ! » Mme Cohen, qui enseigne l'astrologie à la Maison des sciences occultes de Montréal, affirme que les signes astrologiques n'ont rien à voir avec les constellations.Elle préfère parler de « symbolique que les anciens ont projetée dans le ciel ».Et d'ajouter : « Je pratique l'astrologie depuis des années et ça donne de bons résultats.» Revenant sur les affirmations de Mme Mitton, elle lance : « Ce sont des âneries ! Et pourquoi pas 15 signes ?» La semaine dernière, Mme Mitton affirmait non seulement qu'il existait un 13e signe du zodiaque \u2014 le signe Ophiu-chus, pour les personnes nées entre le 30 novembre et le 17 décembre \u2014, mais que tous les autres signes s'en trouvaient décalés : des « Taureaux » devenaient des « Béliers », des « Cancers » devenaient des « Gémeaux », etc.Et elle assimilait l'astrologie au show business.« Moi, j'obtiens de bons résultats », réplique Annie Rioux, qui s'annonce comme « astrologue-clairvoyante » dans les Pages jaunes.« Si je fonctionnais à partir de mauvais calculs, je n'obtiendrais pas de bons résultats.Il y a comme une bonne vieille logique là ! » Pour Mme Rioux, avec l'astrologie, on peut annoncer « des tendances », « la couleur », mais on ne peut prédire d'événements précis.« Je fais des prévisions totalement justes, dit-elle.Mais elles sont basées sur l'intuition, la clairvoyance.» Brenda Piché aussi est astrologue.Elle avait lu l'article.\u2014 Ça ne vous fait pas peur qu'il y ait un signe de plus ?\u2014 Ben non.Il y a juste 12 signes qui fonctionnent pour nous, les Terriens.De toute façon, précise Mme Piché : « Ça marche mes affaires.» Pour Réjean Paquin, un astrologue qui pratique surtout à Québec, les affirma- tions de Mme Mitton n'ont rien de nouveau.« À tous les 10 ans, cette charmante science dite officielle se permet de nous attaquer.Un peu comme le Collège des médecins qui s'en prend aux médecines douces.» Philosophie Mais M.Paquin ne s'en formalise pas outre mesure : « J'ai lu ça au petit déjeuner, l'autre matin, ça a facilité ma digestion.» D'autant plus qu'il ne considère pas l'astrologie comme une science.« Plutôt comme une philosophie, un art d'interprétation », dit-il.Et de demander : « La médecine est-elle une science ?Combien d'individus sont morts de cette science ?» Un art d'interprétation, donc, « basé sur la position des planètes et des étoiles dans une continuité multimillénaire ».M.Paquin prétend qu'à l'aide de l'astrologie, « on peut faire des prédictions à 90 p.cent exactes pour n'importe quel être humain ».« Je pratique depuis 25 ans et j'avoue que j'obtiens des résultats qui me surprennent moi-même.Ma marge de réussite est nettement plus intéressante que ma marge d'erreur.» Alain Bonnier, connu par les lecteurs de La Presse sous le nom de « Monsieur Bit », est physicien de formation et vice-président des Sceptiques du Québec.Quatorze constellations Il dit s'étonner que l'on fasse maintenant tout un plat de cette information « connue depuis au moins 100 ans ».« H y a même 14 constellations ( la 14e étant celle de la Baleine ), dit-il.Mais cela n'a jamais tellement dérangé les astrologues.» Pour lui, l'astrologie s'est effondrée au 17e siècle.«Avant cela, dit-il, on ne pouvait mesurer les distances entre les planètes, on n'avait aucune idée des dimensions de l'espace.On pensait que les planètes et les dieux étaient à portée de voix des humains, qu'on pouvait leur parler.» Au 17e siècle, donc, tout cela a changé, selon M.Bonnier.« Pour l'astrologie, ce fut la déchéance.Elle s'est par la suite cantonnée chez les non-instruits, les plus vulnérables.» Quand on lui demande son signe astrologique, M.Bonnier, qui est né un 29 avril, répond toujours avec ravissement : « Baleine ! » ! i I I i VÉRIFICATION GRATUITEW$ FREINS \u2022 .y.SPÉCIAL DE FÉVRIER SEULEMENT FORFAIT FREINS AVANT lubrifier Remplacer 2 disques avant Remplacer 4 plaquettes avant Remplacer les (2) vis pour disques Remplacer les (4) ressorts pour plaquettes \u2022 Nettoyer et les étriers \u2022 Vérifier le niveau du liquide de frein \u2022 Vérifier le témoin lumineux des freins \u2022 Vérifier le maître cylindre \u2022 Essai routier 149.95 ^3 * GOLF ET JETTA, FREINS NON VENTILÉS PRENEZ RENDEZ-VOUS MAINTENANT! MOULES & FRITES À VOLONTÉ 9,95$ œ> O cr> O CL RÉSULTAT?¦mloio-québec Tirage du 95-01-24 8 12 14 16 19 21 30 32 33\t36\t42\t46\t48 54\t59\t64\t67\t69 Chez BETTER SAUCISSES EUROPÉENES ET BIÈRES IrVPORTÉES Prochain tirage: 95-01-25 T V A.LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Université de Montréal VIDANGE D'HUILE ET REMPLACEMENT DE FILTRE OUVERT LE SOIR JUSQU'À 22 H 30 \u2022Pour la plupart des modèles.NORDEST 10395, bou'I.Pie-IX Montréal-Nord VOLKSWAGEN 325-3422 m CARTE VERTE AMERICAINE Le Département d'État des États-Unis organise un programme de loterie de visas.55.000 visas d'Immigration (Cartes Vertes) seront distribués de façon aléatoire.Les gens peuvent faire une demande à la place d'un ami ou d'un parent.Le programme est ouvert aux personnes nées ou mariées à quelqu'un né dans tous les pays sauf les suivants : Canada.Chine (ouvert à Hong Kong).Colombie.République Dominicaine.El Salvador.Grande-Bretagne (ouvert à l'Irlande du Nord).Inde.Jamaïque.Mexique.Philippines.Corée du Sud.Taiwan et Vietnam.La période de demande est d'un mois seulement POUR FAIRE UNE DEMANDE APPELEZ PSC (604) 685-7899 (514) 874-0665 (416) 365-0722 1200McGiilCollège.bureau 1100.Montréal H3B4G7 Frais d'appt«alion : 155$ / 200$ Pour mieux gérer l'environnement La Faculté des études supérieures vous offre le programme DIPLOME D'ETUDES SUPERIEURES SPÉCIALISÉES (D.E.S.S.) : 2e cycle EN ENVIRONNEMENT ET PRÉVENTION \u2022 \u2022 ; Condition d'admission : détenir un diplôme de 1er cycle Date limite d'admission : 1er février 1995 (1ère cohorte) Renseignements : Micheline Dessureault S 343-2280 (0982) i » \u2022 i i i i i i i i » i i i i i i i i i i i i i i i i i x i i i i l i i i i i x i i i i i i i i i l t i l i i i X I I I Une NOUVELLE TAXE sur la santé dentaire Ne serrez pas les dents.I Le gouvernement fédérai, dans sa lutte au déficit, s'apprête à taxer la santé en imposant les primes d'assurance dentaire.Pour vous, comme pour la plupart des contribuables, cette mesure risque de se traduire par une hausse substantielle d'impôt.\\ M» En plus de limiter l'accès aux soins, cette mesure incitera les gens à se retirer des régimes d'assurance dentaire, causant ainsi précisément l'effet contraire au but recherché par le gouvernement.À moyen terme, on constatera une augmentation des coûts des soins de santé tout en assistant à la détérioration de la santé dentaire des Canadiens et des Canadiennes.Réagissez avant qu'il ne soit trop tard.Manifestez votre désaccord à votre député.Association des chirurgiens dentistes du Québec Ordre dm Dentistes du Québec EXCLUSIF LA FROIDURE EST ARRIVEE Luxueux manteau en peau d'agneau léger espagnol mérinos 04 POUR FEMMES u ET HOMMES CONFECTION SUR MESURE TAILLES: RÉGULIÈRE PETITE ET GRANDE Aussi en vente : le plus grand choix de styles et couleurs au monde, dans la meilleure qualité.Confortablement chaud par temps froidi tous la neige oulapfow.DIRECTEMENT DU FABRICANT pour économiser davantage Robert Arnold, 5 OUVERT samedi 9 h 30 à 15 h s 5 dimanche 11 h à 15 h, % § lundi au vendredi, de 12 h a 13 h 9250, av.du Parc (u^chéu^ local 450 Tél.: 387-5495 liS formons es gagnants! 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