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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-01-29, Collections de BAnQ.

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[" Partir ou rester là ?cahier Livres Fumer comme les parents cahier Santé 640 278202834 3 578212439 0 SELECT MONTRÉAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1995 111e ANNÉE N° 98 Extérieur de Is vil!6 d6 50 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Miami: 1,50 S US Abitibi-Témiscamingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents Îles-de-la-Madeleine: 1 $ Routes motorisées: 70 cents Taxes en sus Bonjour! La personnalité de la semaine Les libéraux n'ont pas l'intention d'exploiter le thème de la peur Le PLQ veut plutôt présenter une «vision positive de l'avenir du Québec» René Racine page B12 CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Les membres du Parti libéral du Québec, réunis en conseil général dans la capitale pour préparer leur plan d'action référendaire, n'ont toujours pas de position constitutionnelle mais ils L'hôpital Anna-Laberge incite les patients à utiliser les présenteront «une vision positive de l'avenir du Québec» en occupant massivement toutes les tribunes et en dénonçant le projet de loi sur la souveraineté du gouvernement Parizeau.Les libéraux, du président de la Commission jeunesse au chef Daniel Johnson, rejettent les arguments exploitant la peur qu'a énumérés le Conseil pour l'unité canadienne pour donner des munitions aux orateurs des forces fédéralistes Us craignent qu'une telle stratégie ne se retourne contré eux.«Je n'ai pas lu le document du Conseil pour l'unité canadienne mais, en le consultant, on verra quels sont les arguments qui sont convaincants, utiles, raisonnables, nécessaires et, s'il y a des choses qui ne sont pas pertinentes on va les laisser de côté», a déclaré le chef du PLQ en conférence de presse.Peu avant, Claude-Éric Gagné, président de la Commission jeunesse et à ce titre, membre de VOIR LIBÉRA! Vi EN A 2 Liza Frulla réclame la tête de la page A 5 Météo labos privés Ciel ensoleillé max -7/ min page S16 Girerd -14 Index Annonces classées - immobilier C6àC8 - marchandises C8 et C9 \u2022 emplois C9 - automobiles C9 et C10 - propositions d'affaires C10 Arts et spectacles - informations B7à B10 - ciné-horaires B9 et B10 - télé-horaires B9 Additions croisées C8 Bandes dessinées C7 Bridge C10 Décès C11 Ecologie et environnement A10 Etes-vous observateur?C6 Feuilleton C7 Horoscope C8 Le monde A6 et C12 Les petits compagnons A10 Loteries \u2014 résultats: A4 Mots croises A9 Mot mystère C9 Tabloïd SPORTS ^Robert Duguay S5 \u2022 Réjean Tremblay \u2022 ftpurice Richard S6 S7 GILLES PAQUIN e Centre hospitalier Anna-Bb Laberge de Châteauguay a délibérément fait attendre des patients qui avaient besoin des services de son laboratoire médical pour les inciter à se tourner vers ceux du secteur privé.Selon un document interne dont La Presse a obtenu copie, la direction et le conseil médical de l'hôpital ont décidé «d'encourager l'acheminement des analyses vers les laboratoires privés en augmentant le temps d'attente».Cette politique de refoulement de la clientèle a été décidée à l'automne 1993 dans l'espoir de réduire les frais d'exploitation du Centre hospitalier en 1994.Elle a été soumise au conseil médical de l'établissement et adoptée le 11 novembre 1993.La liste des «mesures de redressement budgétaire» propose des compressions qui touchent plusieurs départements et en épargne d'autres tels que la psychiatrie.Elle vise particulièrement le laboratoire de l'hôpital et suggère d'abandonner certaines catégories d'examens en plus d'imposer des frais aux clients.Le compte rendr de la réunion du conseil explique, à retardement, pourquoi il fallait être d'une grande patience pour s'adresser au laboratoire du Centre hospitalier Anna-Laberge.Il ne précise pas l'ampleur des économies recherchées par la direction.Interrogé à ce propos hier, le porte-parole de l'hôpital, Claude Choinière, a prétendu que cette politique avait été abandonnée.Il a cependant été incapable de préciser combien de temps elle avait été maintenue en vigueur et quand le conseil d'administration l'avait révoquée.VOIR HÔPITAL EN A 2 UN CHEVAL À NOTRE IMAGE PHOTO ARMAND T'.O i 11ER.L2 Presse La Société des éleveurs de cheyaux canadiens a lancé les célébrations de son centime anniversaire sur le mont Royal, hier, en attelant une quinzaine de chevau.% des voitures.Il s'agit d'une race unique qui remonte à la Nouvelle-France.Une bête robuste, douce, ni trop lente ni trop rapide, ni petite ni grande.ANDRÉ NOËL Les Canadiens anglais l'appellent le «French Cana-dian ».Son vrai nom est le cheval canadien, une race unique qui s'est développée en Nouvelle-France.En trois siècles, il a fini par ressembler aux gens d'ici : robuste, travailleur, doux, à tous usages, ni très lent ni très rapide, ni petit ni grand.Après la bataille des plaines d'Abraham, il a failli être assimilé aux pur-sang anglais.Au siècle dernier,.il a déménagé en masse aux États-Unis, où il était très en demande, si bien qu'il a presque disparu.En 1895, des éleveurs ont fondé une société pour assurer sa sauvegarde.Hier, cette société célébrait son centième anniversaire en grande pompe sur le mont Royal.Le maire de Montréal, le ministre de l'Agriculture, \\e délégué régional du gouvernement, ont vanté ses vertus.On l'a caressé, on l'a applaudi, on iui a fait tirer des calèches.«Nous allons tout mettre en oeuvre pour faire connaître les qualités de ces animaux qui ont beaucoup contribué à la construction de notre pays», a déclaré le président de la Société des éleveurs de chevaux canadiens, Jacques Dupont.Les chevaux canadiens sont en fait originaires de Bretagne, mais là-bas la race s'est mélangée, tandis qu'ici, elle a été préservée et transformée.Le tout premier cheval à avoir foulé le sol de la Nouvelle-France a débarqué à Québec le 25 juin 1647.Il s'agissait d'un cadeau de la Compagnie des habitants au gouverneur, monsieur de Montmagny.Faute de compagne, il est mort sans donner de descendant.Les premiers chevaux qui VOIR CHEVAL EN A 2 Une façon de dissuader les détenus de revenir.en prison RICHARD NÉTU collaboration spéciale NEW YORK #1 e shérif Joe Arpaio vient d'asséner un autre coup dur aux détenus de la prison du comté de Mari-copa, dans l'État de l'Arizo-na.Dans un mois ou deux, il cessera de leur servir le café.En annonçant la nouvelle, en décembre dernier, le shérif Arpaio s est dit inspiré par un souci d'économie et de sécurité.En supprimant les quelque 5000 tasses de café servies quotidiennement aux détenus, il espère épargner 94000$ par an et éliminer la possibilité que le breuvage soit utilisé comme arme ( le café, ça brûle).Et tant mieux si les détenus, en manque de caféine, bougonnent.Le shérif Arpaio n'a jamais caché sa volonté de leur rendre la vie désagréable.Il leur a déjà interdit les revues erotiques, les cigarettes et la télévision «pour adultes».Le café, dont la prison du comté de Maricopa a une réserve encore bonne pour un mois ou deux, n'est que son dernier tour de vis.«Si quelqu'un désire une tasse quotidienne de café, il n'a qu'à s'assurer de ne EW YORK pas aller en prison », a déclaré le shérif Arpaio aux journalistes.«La prison n'est pas le Ritz-Carlton.le ne veux pas agir de telle sorte que les détenus veuillent revenir.» Le shérif Arpaio est peut-être drôle, mais il n'est pas un cas unique aux États-Unis.De New York à la Californie en passant par le Mississippi, un nombre croissant d'élus locaux ont décidé de se montrer implacables à l'égard des détenus.Un sentiment de frustration Le mouvement n'est évidemment pas sans rapport avec le sentiment de frustration de la population américaine face à la violence et à la criminalité.À défaut de pouvoir arrêter tous les criminels qui sèment la terreur dans les rues, les autorités ont décidé de s'en prendre à ceux qui sont déjà derrière les barreaux.Le Mississippi est l'État qui est allé le plus loin dans cette voie.En août dernier, Rassemblée législative locale s'est réunie pour trouver une solution à la surpopulation en milieu carcéral.Le débat a rapidement dérapé, les législateurs préférant discuter de l'adoption d'une loi éliminant les privilèges des détenus.Il faut ramener la peur dans les prisons, ont-ils convenu.Comment?Certains ont préconisé le retour du châtiment corporel.D'autres ont souhaité que les comtés, et non plus seulement l'État, puissent de nouveau appliquer la peine de mort.Le Mississippi, a opiné le gouverneur Kirk Fordice, doit devenir la «capitale de la peine capitale».À la fin de la session, les élus avaient adopté une loi interdisant aux détenus d'avoir la télévision dans leur cellule, de même que la radio, le système de son, le lecteur de disques-compact et l'ordinateur.Les appareils de musculation étaient également éliminés.Et pour la première fois en 25 ans, les détenus allaient devoir porter l'uniforme rayé avec le mot «détenu» écrit dans le dos.Comme dans le temps des forçats.Des zèbres au Mississippi Devant ses collègues parlementaires, Mack Mclnnis, un démocrate, a déclaré: «Si un de ces farceurs prend la clé des champs, vous direz: *)c ne savais pas qu'il y avait des zèbres au Mississippi'.^ Même s'ils ne sont pas allés aussi loin que le Mississippi, au moins huit autres Etats américains ont approuvé ou proposé la réduction des privilèges des détenus en 1994, selon une enquête du New York Times.Le 1er octobre dernier, le gouverneur du Wisconsin a éliminé les appareils de musculation et le tennis dans les prisons de l'État.Sept comtés de la Floride ont aboli ou réduit les heures d'écoute de télévision dans leurs prisons.La Californie a pour sa part diminué la portée de sa «charte des droits des détenus», adoptée en 1975.Désormais, l'Etat permet aux autorités carcérales d'interdire aux prisonniers de recevoir des publications «obscènes», entre autres.Et huit prisons du comté de Los Angeles se sont départies de leurs appareils de musculation.En Louisiane, les législateurs ont adopté une loi interdisant les arts martiaux dans les prisons de l'État.Ils ont songé à bannir la télévision mais en ont été dissuadés par les autorités carcérales.Dans les Etats de New York, de la Caroline de Nord, de la Caroline du Sud et de l'Ohio, les législateurs locaux ont proposé de couper divers privilèges, dont le câble.VOIR PRISON EN A 2 A 2 / LA PRESSE, MONTRÉAL.D1MANCKSV19 JANVIER 1995 \\ Parizeau : une « petite » visite devenue « grande » 4 a LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale f en déplaise aux officiels du gouvernement québécois, M.Parizeau tenait bel et bien une visite officielle mais de dimension moyenne, à trois jours de son arrivée.N'en déplaise aux officiels du gouvernement canadien, cette visite a soudain pris en milieu de parcours une dimension politique tout à fait différente, avec des prises de position publiques de MM.Chirac et surtout Balladur.Ce que souhaitait Québec, et ce que redoutait par-dessus tout Ottawa, essentiellement pour des raisons de politique intérieure.N'en déplaise aux uns et aux autres, cette «petite» visite devenue «grande» ne constitue pas un changement de la politique française à l'égard du Québec.Il y a de longues années déjà que la position française s'est à peu près stabilisée sur cette question : qu'ils souhaitent la souveraineté, comme Philippe Séguin ou Michel Rocard, ou qu'ils préfèrent un «arrangement» satisfaisant au sein de la fédération canadienne, les responsables français savent qu'ils ne pourraient pas rester à l'écart si le gouvernement proclamait la souveraineté du pays, après une victoire du OUI au référendum.Tel est le sens du récent rapppbrt du Sénat, qui manifestait pourtant une nette préférence pour une «nouvelle» fédération plutôt que pour la séparation pure et simple: pourtant, disaient en substance ses auteurs, la France ne pourrait pas ne pas être la première à reconnaître ce pays souverain, sous peine d'être accusée d'un nouvel «abandon historique» du Québec.On peut supposer que ce fut toujours la position moyenne du président Mitterrand : nous ne vous encourageons pas à vous séparer, mais nous vous soutiendrons si vous décidez démocratiquement de le faire.Comme l'a souvent répété une grande connaisseuse en la matière, Mme Louise Beaudoin, «l'appui au Québec est devenu une constante de la politique française, partagée par tous les partis politiques, et que les nouveaux gouvernants sont obligés de reprendre à leur compte».En somme l'histoire des 28 dernières années, avec des hauts et des bas, et le travail fait par les souverainistes auprès de la classe politique française, ont créé une situation de fait qui n'est pas liée aux humeurs et aux fantaisies de tel ou tel président.À priori, le Parti socialiste est philosophiquement «fédéraliste»: mais c'est en son sein que le PQ a tissé le plus de liens personnels.Le RPR de Jacques Chirac, lui, est lié par la tradition gaulliste, quelles que soient les humeurs personnelles.Quant à l'UDF autrefois giscardienne, elle n'a pas de raison particulière de soutenir le Québec, mais elle a en son sein des québécophiles patentés, comme l'ancien premier ministre Raymond Barre, ou le président du groupe France-Québec, Pierre-André Wiltzer.Et finalement, tous ceux dans la classe politique, qui s'intéressent si peu que ce soit à cette question, sont d'accord pour se rabattre sur la fameuse ligne « non-ingérence» (dans les affaires intérieures canadiennes avant le référendum), «non-indifférence» (après une victoire du OUI).Il est désormais évident que la France serait forcée de faire des gestes.S'agirait-il forcément \u2014 en cas de blocage avec Ottawa et, disons, Washington \u2014 d'une reconnaissance \u2022 pure et simple, immédiate et unilaté- \ti\tI PARIS I | FRANCE\t raie?«La France a quand même une marge de manoeuvre plus limitée au sein de la CEE.», me disait un diplomate français.L'initiative de Paris pourrait consister plutôt, soit à soulever la question (avec plus ou moins de vigueur) au sein de la Communauté, soit à entreprendre des démarches auprès de pays tiers, en faveur de cette reconnaissance.Personne, même pas Philippe Séguin, n'a décrit et signé le scénario détaillé et l'agenda précis de cette «reconnaissance».Le jour venu, la France peut découvrir qu'elle a «des alliés à consulter».Après tout, dans !e dossier yougoslave (qui est d'une tout autre nature ).f on reproche encore à l'Allemagne d'avoir unilatéralement reconnu la Slovénie et la Croatie.M.Parizeau était assuré de cette politique française même avant de venir à Paris.Et Ottawa, quoi que tel ou tel diplomate en dise, y était résigné.Même si le programme de cette visite officiel le s'était déroulé tel qu'on l'avait arrêté le vendredi, cet appui au Québec était acquis ( même si, bien entendu, il n'est jamais mauvais de venir rallumer la flamme de temps à autre: mais les souverainistes n'ont jamais manqué de le faire).Ce que M.Parizeau venait plutôt chercher à Paris, c'étaient des gestes publics de sympathie ou d'encouragement en faveur de l'option souverainiste.En direction de l'opinion québécoise.L'ambassade du Canada cherchant exactement l'opposé: une visite certes officielle, mais la moins visible possible, de manière à prévenir toute exploitation dans la campagne référendaire.Il y a huit jours, l'ambassade avait pratiquement obtenu satisfaction sur toute la ligne.Et la Délégation avait un programme décent mais un peu maigre entre les mains.M.Parizeau voyait M.Mitterrand, mais sans les médias.Il rencontrait M.Balladur, mais celui-ci ne voyait pas les journalistes: de fait, c'est seulement le mercredi que, soudain, comme par hasard, la rencontre est devenue ouverte aux médias, ce qui changeait tout.Quant à M.Chirac, devenu depuis deux ans un si grand ami des fédéralistes et de M.Chrétien en particulier, les «Québécois» avaient vendredi 20 janvier définitivement renoncé à le voir.Le seul grand moment officiel pour M.Parizeau \u2014 donc le point noir pour l'ambassade \u2014 était la réception solennelle faite le mardi par le président de l'Assemblée nationale, Philippe Séguin, troisième personnage de l'État: l'ambassade se consolait en soulignant qu'il ne parlait pas au nom du gouvernement (ce qui est vrai en principe) et qu'il était une sorte de marginal de la politique (ce qui était plus périlleux).En dehors de cet épisode, la visite officielle de M.Parizeau restait confinée dans les limites étroites de la «non-ingérence».L'ambassade faisait même valoir qu'elle avait fait annuler un second entretien avec M.Mitterrand, le mercredi, alors qu'à Québec les responsables de la visite l'annonçaient encore au programme.Quant à la Légion d'honneur, on ne sait pas si elle a été annulée à cause de l'agacement des Français ou suite à des pressions de l'ambassade.En tout cas, il n'y avait plus ni prise de position publique des responsables, ni grand «geste» pouvant donner lieu à des exégèses.Le fameux épisode du « loose canon » décerné à M.Séguin par l'ambassadeur Benoit Bouchard aura fait capoter d'un seul coup le scénario mis en place.Le président de l'Assemblée nationale, pique au vif, aurait alors contacté «son» candidat à la présidence Jacques Chirac et l'aurait convaincu in extremis de recevoir M.Parizeau le jeudi matin.Le maire de Paris, qui est en très mauvaise posture électorale face à M.Balladur, et qui n'a rien à refuser à M.Séguin, l'un de ses derniers soutiens de poids, a donc fait une vigoureuse volte-face.Sur les lieux mêmes où, en présence de M.Chrétien en juin 94, il prônait «la plus extrême modération dans l'expression des opinions» (sous-entendu: sur le Québec), il faisait face aux médias la déclaration la plus radicale en faveur d'une reconnaissance «immédiate» d'un Québec souverain.Informé la veille de l'entrée en piste de M.Chirac, M.Balladur, semble-t-il, acceptait dès lors de s'adresser aux médias: c'est ce que le Monde appelait hier «un effet d'entraînement qui n'est pas étranger à la préparation de l'élection présidentielle».Ainsi arriva donc la divine surprise: une apparition en bonne et due forme du premier ministre Edouard Balladur qui, après avoir longtemps passé pour parfaitement indifférent à cette question, prononça un discours bien solide, avant de lâcher «la» petite phrase qui change tout.«Le premier ministre Parizeau vient de faire des recommandations.Je ne doute pas qu'elles seront suivies.» Il ne s'agissait en aucune sorte d'un engagement précis, mais très certainement d'une déclaration publique de sympathie à la souveraineté.L'irruption de Jacques Chirac, à elle seule, ne changeait pas fondamentalement la tonalité de ce voyage.Avec ces quelques mots aimables et narquois du sphinx Balladur, la visite venait de basculer d'un seul coup.Même si sur le fond la politique reste la même.Demain dans La Presse Automobile Le pneu vert de Michelin ¦ Denis Duquet s'est rendu au centre d'essai hivernal de Michelin à Houghton, dans le Michigan, pour tester le nouveau pneu MXV4.Il s'agit d'un pneu - Green X», appelé ainsi en raison de sa faible résistance de roulement, ce qui permet d'obtenir une consommation réduite en plus de performances plus relevées.Duquet nous parie de surprise agréable.De son côté, Jacques Gagnon consacre la chronique «Auto-rétro* à une Dodge Regent 1954, une confortable berline destinée à la famille.À lire demain dans le cahier «AUTO-ÉCONOMIE».Précision ¦ Dans un article publié en page une hier, nous avons malencontreusement écrit que l'Hôpital le Cardeur avait, l'automne dernier, confié des analyses d'une valeur de 72 000 $ aux laboratoires Mé-dic-Express.Il s'agit d'une erreur, l'Hôpital le Cardeur n'ayant aucun contrat de service avec ce laboratoire.D'ailleurs, ce labo ne verse pas de commissions aux médecins comme le fait Curalab de Saint-Hubert.Nos excuses.Suite de la Une LIBERAUX Les libéraux n'ont pas l'Intention d'exploiter le thème de la peur l'exécutif du parti, a déclaré que le Conseil pour l'unité canadienne, «c'est un groupe, ce n'est pas le Parti libéral du Québec».Ajoutant qu'on allait préparer un discours positif sur l'avenir du Québec après un référendum où l'option souverainiste du gouvernement aurait été battu, M.Gagné a précisé qu'on allait aussi «dénoncer des situations décrites dans le projet de loi du gouvernement».«Si le PLQ se présente dans le cadre du référendum et joue uniquement la carte de la peur, il va y avoir un effet boomerang.Ce ne sera pas à l'avantage des forces du .Non.Nous n'avons pas le choix, nous devons développer le discours positif, il est là, il existe», déclare-t-il.Quant aù document du Conseil pour l'unité canadienne, il brandit le spectre de la récession économique, de l'inflation galopante, d'un taux de chômage sans précédent et de la fragmentation du territoire québécois.Parmi les documents du PLQ qui ont circulé au conseil général et qui ont été remis à la presse, il en est un qui est intitulé «Éléments de discussion», qui porte sur l'économie.Il fait état du déficit du Québec de 3,7 milliards, de celui du Canada, de 40 milliards, de la dette du Québec de 70 milliards et de celle du Canada de 600 milliards.Maurice Richard, ex-député de Nicolet et président du Comité sur l'évolution du fédéralisme, a lui aussi déclaré qu'il était contre l'usage d'arguments éveillant la peur.« le suis contre toute méthode d'apeurement, quelle qu'elle soit.Je ne crois pas qu'on puisse utiliser des méthodes qui touchent un peu la peur.Ce serait un coup d'épée dans l'eau.Je ne crois pas qu'il y aurait avantage à le faire.Je pense que l'évolution de-nos gens a dépassé ce stade», insiste-t-il.Les libéraux de Daniel Johnson vont donc occuper toutes les scènes, toutes les tribunes possibles pour faire valoir leur vision de l'avenir des Québécois, une vision qui propose une évolution du fédéralisme canadien et qui consiste à présenter le Parti québécois comme le vrai symbole du statu quo, «avec la même vieille option archaïque depuis 20 ans», .dixit Cîaude-Éric Gagné.Les libéraux vont-ils prendre part aux commissions de consultation régionales mises sur pied par le gouvernement Parizeau?Il est difficile de s'y retrouver dans les réponses obtenues.Les délégués ont d'abord adopté une résolution dite No 1, sur la démarche référendaire.Elle veut appuyer la position adoptée par Daniel Johnson, le 6 décembre, quant à la non- participation de toutes les instances du PLQ au processus de consultation du gouvernement péquiste et elle en dénonce «le caractère partisan».Tant M.Gagné que le président du PLQ, Jacques Lamoureux, soutiennent qu'il n'est pas question pour les libéraux de participer aux travaux, pas plus que de té- Daniel Johnson moigner devant les commissions.«Ces commissions, pour nous, c'est une campagne de promotion.Nous ne participerons pas, nous ne viendrons pas donner une crédibilité à ce faux processus de consultation», affirme le président de la Commission jeunesse.«Le Parti libéral ne fournira aucun soutien logistique aux membres qui vont se faire entendre aux commissions.S'ils y vont, ce sera à titre individuel.Le Parti libéral ne participe pas aux commissions.C'est-y clair?» lance le président Lamoureux.Daniel Johnson, lui, a paru inviter les membres de son parti à donner massivement leur point de vue devant les commissions régionales gouvernementales.Il a parlé de «l'imporance pour le PLQ et les forces fédéralistes de se faire entendre à l'occasion des commissions, pendant les commissions, devant les commissions».Il a ajouté que les instances du parti, l'exécutif, les présidents d'associations, les députés ne doivent pas participer à ces commissions.Invité à dire pourquoi ça n'avait pas de bon sens pour un député mais que ça en avait pour un membre du parti, M.Johnson a eu un silence remarquable avant d'expliquer qu'il ne fallait pas qu'un député ou un membre des instances devienne un commissaire sur quinze, au sein de ces commissions.«Participer, c'est être commissaire», précise-t-il.Refusant de voir en sa stratégie une copie de celle des forces du NON au référendum de 1980.M.Johnson maintient qu'un NON veut dire être favorable à des changements constitutionnels, à l'évolution du fédéralisme.«J'observe qu'il y a au Canada une volonté pour régler des problèmes de financement, de che- \u2022 vauchement, d'exercice autonome par le Québec et d'autres régions du Canada de certaines compétences constitutionnelles, de changement qui vont assurer un fonctionnement efficace du fédéralisme canadien (.) J'en perçois les signes», soutient le chef Daniel Johnson.11 a incidemment donné son appui à une résolution adoptée pour demander au PLQ de se prononcer contre les propositions de la réforme Axworthy, qui touchent notamment la suppression de : transferts financiers aux collèges et universités.Le PLQ réclamera du fédéral les points d'impôt qui s'y rattachent.Le parti a dénonce l'absence du gouvernement du Québec des consultations sur cette réforme.«C'est à la limite de l'irresponsabilité», soutient Johnson.?HÔPITAL La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 173 4062 Ht ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 30 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de8h30à17h30 Décès* remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-71 rT^ 235-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i L'hôpital Anna-laberge incite les patients a utiliser les labos privés «Tout indique que les mesures de compressions budgétaires de 1994 sont toujours en vigueur», a pour sa part soutenu Claude Hétu, du Conseil provincial des Affaires sociales du Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ).Son syndicat publiera d'ailleurs sous peu un mémoire choc sur la privatisation des services de laboratoire.Citant la stratégie d'intervention 1994-1997 dévoilée par le Centre hospitalier Anna-Laberge en avril dernier, M.Hétu souli- gne que la direction proposait alors d'effectuer de nouvelles compressions dans ce service.Ce document public indique qu'ils vont fermer le centre de prélèvements du laboratoire et réduire son budget encore une fois, dit-il.«C'est une pratique qui est en voie de se généraliser dans les hôpitaux et qui est en quelque sorte encouragée par le ministère de la Santé et des Services sociaux», affirme M.Hétu.Québec a ciblé les laboratoires et les services auxiliaires des hôpitaux pour réduire les dépenses.Comme on voit de plus en plus d'hôpitaux confier leurs services auxiliaires tels que la buanderie, l'entretien ménager ou l'alimen- tation à des sous-traitants, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'on en arrive maintenant aux labos, dit M.Hétu.«C'est la voie facile que de refiler la facture de laboratoire aux usagers et contribuables plutôt que de rationaliser l'administration et d'éliminer le gaspillage», ajoute M.Hétu.D'après lui, la privatisation en douce qui s'est amorcée dans les laboratoires fait payer les gens deux fois, d'abord avec leurs taxes et ensuite avec leur régime d'assurance privé.Le laboratoire de l'hôpital ne fermera pas pour autant, mais il aura moins de clients et de revenus, ce qui finira par augmenter les frais d'exploitation, croit M.Hupé.Pendant que le Centre hospitalier Anna-Laberge refoule sa clientèle, d'autres hôpitaux s'efforcent de rendre leurs services de laboratoire plus accessibles, note M.Hupé.Ainsi, les hôpitaux Maisonncuve, LaSallc et du Haut-Richelieu n'exigent même pas de rendez-vous pour effectuer les prélèvements.11 faut se demander à qui profite cette opération de privatisation de egnelure le conseiller syndical.Pour lui la réponse est claire puisque les provinces qui ont privatisé le plus ces services doivent maintenant débourser davantage que le Québec pour obtenir un service de laboratoire comparable.?CHEVAL ILA PRESSE est Dubhée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule j la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I i services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ i particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919*1518.j RENSEIGNEMENTS 285-7272 ^ i i i 04-7 CODE DU JOUR i i DIMANCHE j 29 JANVIER 1995 | LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 Un cheval a notre Image devaient donner naissance à la race chevaline canadienne ont été importés de France de 1665 à 1671, au rythme de 12 à 14 par année.Ces quelque 60 chevaux se sont multipliés.Seuls les plus forts ont résisté.Aujourd'hui, on en dénombre environ 1800 au pays, la plupart au Québec.«Ces chevaux étaient au coeur de la vie des habitants en Nouvelle-France, rappelle M.Dupont, qui en élève 10 dans son écurie de Granby.Us étaient utilisés pour l'agriculture, le transport, les gros travaux.L'hiver, on les attelait à une carriole; l'été à la charme ou à la charrette, ils se laissaient aussi monter.« Avec le temps, il s'est développé des liens entre ces chevaux et les habitants.On les a modelés à notre image, si bien qu'il y a des ressemblances de caractère: ils sont résistants, fiables, à tous usages.Ils sont gentils.bref, ils ont bon caractère.» t 11 est plutôt calme, stable, pas du tout rétif, ni porté aux sursauts de colère.Sa crinière et sa queue, bien fournies, l'aident à résister au froid.De taille moyenne, il pèse environ 600 kilos.Sa robe est noire, baie ou alezane.Au début de la colonie, il était plutôt petit.Depuis, il a grandi, tout comme les Québécois, parce qu'il mange mieux.Excellent carrossier, il peut aussi être sellé, faire de la chasse à courre ou des randonnées en famille.Apprécié pour ses qualités de résistance physique, il a été mis à contribution pour améliorer d'autres races.C'est ainsi qu'il y a un peu de cheval canadien dans les Morgan et les Standard-bred, qui tirent les sulkys dans les hippodromes.La police de Montréal \u2014 qui cherche à accroître son écurie \u2014 a demandé une douzaine de chevaux canadiens, a dit M.Dupont.C'est effectivement la monture idéale pour un patrouilleur, une monture qui ne se fatigue pas vite et qui aime bien les caresses des enfants.Autrement dit, un vrai bon jouai.?1 PRISON Une façon de dissuader les détenus de revenir.en prison la télévision, les terrains de bas-ketball, les salles de musculation, la boxe et la lutte.De telles mesures plaisent à un certain public.«Mes électeurs sont d'avis que les prisons devraient être un endroit de punition et non pas d'amusement», a déclaré l'auteur d'un projet de loi bannissant la télévision, les terrains de basketball et les salles de musculation dans les prisons de la Caroline du Nord.Un de ses collègues du Mississippi a perçu la même réaction.« |e ne sais pas si nous avons raison, a-t-il dit, mais nous voulons faire en sorte que la prison soit un endroit où vous ne voulez pas aller.11 fut un temps où les gens récoltaient le coton et n'étaient pas trop enthousiastes à l'idée d'aller en prison.Aujourd'hui, si vous voulez vivre une vie de luxe, rester assis et regarder la télévision, vous pouvez aller en prison.» Le milieu carcéral est moins sûr de la pertinence des mesures adoptées par les législateurs.Selon plusieurs experts et quelques directeurs de prison, les conditions carcérales sont déjà assez sévères.Tenter de les rendre encore plus restrictives n'aura pas l'effet de dissuasion souhaité auprès des criminels.Le risque que ces mesures enveniment le climat dans les prisons est cependant grand.«Nous sommes en train de reculer de 60 ans», a déploré l'ancien directeur d'un pénitencier du Mississippi, aujourd'hui professeur d'université.«L'oisiveté est le pire ennemi d'un directeur de prison.» Et le café?D LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 29 JANVIER 1995 \u2022a à mr.Of.) t , PHOTO ARMAND TR0TT1ER.ta Presse Au loin, les érables centenaires bordant le chemin que les patriotes ont emprunté lors de la rébellion de 1837-38, à l'ombre du mont Saint-Hilaire.L'arbre cachait la forêt Le plus vieil organisme vivant a 10 000 ans Associated Press SYDNLY.Australie ¦ L'organisme vivant le plus vieux du monde aurait été découvert en Tasmanie, en Australie, rapporte le quotidien australien Sydney Mor-ning Herald.Enraciné sur un mont battu par la pluie, un pin huon de Tile de Tasmanie aurait en effet plus de 10 000 ans.«Il est très probable que nous contemplions un organisme de 10 000 ans, a assuré au quotidien un spécialiste de la datation des arbres de l'Université de Columbia, aux États-Unis, Ed Cook.H représente la mémoire vivante de l'histoire de l'humanité, la naissance des villes et de l'agriculture.» D'après Ed Cook, l'étude de cet arbre pourrait fournir de précieux renseignements sur les changements de climat et de température à travers les siècles.L'organisme vivant le plus ancien recensé jusqu'à présent est un champignon découvert aux États-Unis, dont l'âge est estimé entre 2000 et 5000 ans.Or, les échantillons de pollen recueillis dans le lit d'un lac proche du pin de Tasmanie ont plus de 10 500 ans.Un garde-forestier, Alan Peter-son, a découvert ce pin, d'une espèce originaire de Tasmanie, en 1985, près du sommet du mont Read, haut de 1157 mètres.Situé au nord-ouest de la Tasmanie, le mont Read reçoit chaque année quatre mètres de précipitations.On croyait à la présence d'une forêt L'enchevêtrement de branches et de racines, couvert d'une épaisse mousse verte, était si étendu \u2014 de la taille d'un pâté de maisons \u2014 qu'Alan Peterson a d'abord pensé qu'il s'agissait d'une petite forêt.Mais des tests ont prouvé que toutes les branches et toutes les feuilles possédaient la même structure de molécule d'ADN, constituant essentiel des chromosomes du noyau cellulaire, et appartenaient donc au même organisme.St-Hilaire coincé entre l'arbre et l'asphalte ANDRÉ NOËL ¦ La vieille guerre entre les arbres et l'asphalte s'est trouvée un nouveau champ de bataille: le chemin des Patriotes, entre le mont Saint-Hilaire et la rivière Richelieu, site qui a inspiré bien des peintres depuis un siècle.Le maire de Saint-Hilaire, Honorius Charbonneau, veut élargir la route historique, déplacer des poteaux de téléphone, reconstruire des trottoirs, éliminer des courbes, surtout pour des raisons de sécurité.Le problème, c'est qu'il faudra couper de nombreux arbres centenaires pour exécuter ces travaux.De grands érables qui donnent tout son cachet au paysage, un des plus jolis du Québec.Les riverains ont formé un groupe, le comité Opération chemin des Patriotes.Ils veulent sauvegarder ce qu'ils considèrent être un héritage culturel important.Plus de 450 personnes ont signé une pétition.«L'élargissement prévu se traduira par l'abattage d'au moins 150 arbres, dont 80 qui sont centenaires», affirme un porte-parole du comité, Angèle Maltais, un peintre qui habite en bordure de la route.«Ça n'a aucun sens.La beauté du chemin serait perdue à tout jamais.Il ne reste déjà pas beaucoup de beaux chemins historiques au Québec sans qu'on vienne les massacrer.» Le maire conteste les chiffres.«Il faut attendre les plans pour avoir une idée précise, mais je peux vous dire qu'il n'y aura pas tant d'arbres que ça qui seront coupés.» Les citoyens ont déjà réussi à empêcher l'élargissement de la route à 15 mètres, sur cinq kilomètres, entre le pont de la Transcanadienne et le pont ferroviaire.Le conseil municipal accepte d'élargir seulement à 13 mètres.«C'est encore trop, dit Mme Maltais.Si je regarde devant chez moi, il n'y a pas dix mètres d'asphalte et de ciment.Pour élargir de trois mètres \u2014 ou presque dix pieds \u2014 il faudra inévitablement abattre plusieurs beaux arbres.» Honorius Charbonneau, qui est maire depuis 27 ans, soutient que la route est dangereuse.En quatre ans, il y a eu 246 accidents, dont deux mortels, sur le tronçon qu'il veut élargir.«Qu'est-ce qui est plus important?demande-t-il.Un arbre ou une vie humaine?Poser la question, c'est y répondre.» Faux argument, rétorque Angèle Da-genais.«La plupart des accidents sont survenus près du pont de Beloeil.Il suffira d'installer des feux de circulation, et le problème sera en bonne partie résolu.Par ailleurs, rien ne prouve que les autres accidents ont été provoqués par l'étroitesse de la route.» Le ministère des Transports estime de son côté que le chemin des Patriotes est réglementaire.Le chemin est ainsi nommé, entre Iberville et Sorel, en souvenir des patriotes de 1837-38, qui se sont battus dans les environs.Les résidants demandent que les fils de téléphone et d'électricité soient enfouis.Le maire s'oppose farouchement à cette idée pour des raisons d'économie: les travaux coûteraient deux millions pour cinq kilomètres.«C'est vrai que c'est cher, admet Mme Maltais.Mais l'enfouissement s'est fait ailleurs, et pourrait se faire ici, puisqu'il est question de préserver un paysage unique.» Monique Dell'AnielIo, une enseignante qui habite dans le vieux Saint-Hilaire, rappelle que Honorius Charbonneau est ce même maire qui avait accepté qu'un promoteur immobilier rase 300 pommiers en fleurs, il y a deux ans.«le ne comprends pas, dit-elle.Il me semble qu'on ne devrait pas avoir à se battre pour défendre les arbres.C'est une évidence: il faut éviter de les abattre!» Pourquoi ne pas tenir compte de l'opposition des citoyens?a-t-on demandé au maire, au cours d'un entretien par téléphone, hier.«Une autre question piégée comme celle-là, et je vous raccroche la ligne au nez», a répondu Honorius Charbonneau.'imiii:.i> nourrir Le Réchaud-bus, un projet novateur mis de l'avant par des employés de la STCUM, sillonnera les rues de Montréal à compter du 31 janvier.Cet autobus transformé visitera régulièrement plusieurs lieux fréquentés par les jeunes de 8 à 15 ans, pour leur proposer des repas simples, consistants et nutritifs.Exploité par des employés retraités et bénévoles de la STCUM, le Réchaud-bus vise à soulager la faim et l'isolement des jeunes.Ci-dessus, Pierre Sigouin, de la STCUM.PHOTO MICHEL GRAVEl.La Presse Pâte à pain et cendre de cigarette sont incompatibles RAYMOND CERVAIS ¦ L'Arlequin, un stand alimentaire installé à l'île Notre-Dame dans le cadre des Fêtes Gourmandes internationales de Montréal, qui se sont déroulées au mots d'août dernier, a écopé vendredi, en cour municipale de Montréal, une amende de 500$ après avoir été reconnu coupable d'avoirl permis à un de ses employés de fumer alors qu'il manipulait de la pâte à pain.L'infraction a été constatée le vendredi 19 août 1994, au stand ° 350 sur l'île Notre-Dame.Selon le rapport des inspecteurs du Service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal (division des aliments) qui a été déposé en preuve devant la Cour, une personne manipulait de la pâte à pain en fumant.Cette personne a ensuite déposé sa cigarette sur une spatule, à proximité de l'appareil de cuisson.Par ailleurs, le commerce de fruits et légumes Légumes Mont-Carmel Stc-Ca-therine, situé au 1885 ouest, rue Sainte-Catherine, à Montréal, été condamné à un total de 1250$ d'amendes, après avoir été reconnu coupable de malpropreté générale et d'avoir entreposé des .il ii Vents directement sur le sol.Les infractions remontent au 13 avril 1994 et, selon les témoignages entendus en cour, la situation est corrigée.Lors du passage des inspecteurs en santé publique de la CUM, ces derniers ont notamment constaté que les murs, le plancher et les tablettes étaient sales et poussiéreux.Les tablettes des réfrigérateurs des fruits et légumes étaient poisseuses et il y avait une accumulation importante de débris d'aliments sous ces tablettes.L'aire de préparation arrière était sens dessus dessous, les tables de travail étaient sales, gommées et les pourtours ainsi que les côtés étaient maculés d'aliments collés et de rouille.Même situation dans la chambre froide.Une épicerie-boucherie, le Marché Bango Bazar, sis au 7867 rue Querbes, a écopé quant à lui 1100$ d'amendes, après avoir été reconnu coupable d'avoir permis à ses employés de travailler à dépecer du poulet sans porter de tablier, ni de résille, d'avoir placé des aliments directement sur le plancher ainsi que pour avoir offert en vente des aliments emballés dans des sacs de plastique ne portant aucune inscription sur leur emballage.L'infraction a été commise le 26 mai 1994 et il n'a pas été précisé si la situation est présentement corrigée.Le dépanneur Guy Fruiterie Enr., situé au 1640 ouest, boulevard de Maison-neuve, devra verser 1100$ d'amendes, après avoir été reconnu coupable de mer?propreté et de ne pas avoir eu un plancher conforme aux normes d'hygiène de la CUM.En défense, le propriétaire du commerce a déclaré à la cour qu'il manquait tout simplement de temps pour nettoyer son commerce.Protestant contre la suggestion de l'avocat de la poursuite, qui suggérait au tribunal d'imposer une amende de 1100 $, le juge Denis Laliber-té a déclaré qu'un avis de correction avait été émis quatre mois avant que des accusations ne soient portées.«Vous n'avez pas profité du délai accordé, je vous condamne à l'amende suggérée par la poursuite», a précisé le juge.L'infraction remontée au 15 septembre dernier et la situation est maintenent corrigée.Le casse-croûte Alimentation Toros-sian Inc., situé au 6365 ouest, rue Sherbrooke, a écopé 800$ d'amende après avoir été reconnu coupable de malpropreté.L'infraction a été signalée le 20 septembre et la situation est maintenant corrigée.Parmi les anomalies relevées par les fonctionnaires, ces derniers ont noté que la porte battante de l'aire de préparation était barbouillée de coulisses collantes, brunâtres et collantes.Les comptoirs de préparation des aliments étaient sales, poussiéreux et encroûtés.Des gouttelet- tes de graisse se détachait de la hotte de ventilation.Dans l'aire de service, les murs étaient sales et les tablettes du comptoir réfrigéré étaient imprégnées de moisissures et de lait séché.Le Restaurant Sunbo Inc, situé au 5653, avenue Verdun, à Verdun, a écopé pour sa part 800 $ d'amende après avoir été reconnu coupable d'avoir eu des souris.L'infraction a été commise le 18 avril et il n'a pas été précisé si la situation est corrigée.Selon le rapport des inspecteurs déposé à la cour, il y avait des excréments frais de souris à plusieurs endroits, notamment dans l'aire de préparation des aliments, dans le bol du mélangeur, sur le bloc à viandes ainsi que sur la table d'acier inoxydable.Le Supermarché Fino Enr., au 5952, rue Victoria, a été condamné à 750$ d'amende pour avoir conservé deux poulets cuits à une température ambiante de 46 degrés.L'infraction a été commise le 7 juin 1994.Finalement, un restaurant de la chaîne Pizza Hut, au 3838.chemin de la Côte-Vertu, a écopé une amende de 500$ après avoir été reconnu coupable d'avoir permis à ses employés d'entreposer leurs vêtements en un endroit inaj/proprié.EXPRESS DU MATIN COURSE FOLLE A VERCHÈRES: DEUX MORTS ¦ Un accident de la route, probablement dû à un mélange d'alcool et de vitesse, a coûté la vie à deux jeunes gens et blessé cinq autres personnes dans le village de Ver-chères, au sud de Montréal, dans la nuit de vendredi à samedi.Sébastien Daunais, un résidant de Ver-chères âgé de 18 ans, est mort au volant d'une Plymouth Sundance 1988 alors qu'il roulait à vive allure dans une zone de 50 kilomètres à l'heure.Il a percuté de plein fouet une Honda Civic 1989: la conductrice, Martine Labine, 32 ans, du quartier montréalais de Pointeaux-Trembles, est morte elle aussi.Cinq autres jeunes gens \u2014 âgés de 13 à 16 ans \u2014 prenaient place dans la Plymouth de Sébastien Daunais.Ils ont été blessés légèrement.L'accident est survenu à 3 h 30 du matin, sur la route 132.DECES DE DEUX MOTONEIGISTES ¦ Deux jeunes gens ont perdu la vie dans des accidents de motoneige depuis le début du week-end, un dans la région de Québec, l'autre dans le Bas-du-fleuve.Frédéric La-voie, 14 ans, a perdu la vie lorsqu'il a perdu le contrôle de sa motoneige, vendredi soir, à Saint-Gabriel-Lalemant, près de Québec.11 est mort en percutant un arbre.Dominique Pineault, de Luceville, âgée de 29 ans, est morte dans un sentier provincial de motoneige à Sainte-Odile-de-Rimouski, hier.CHASSE À L'HOMME ¦ Une poursuite spectaculaire s'est déroulée hier soir à Laval, tel qu'on en voit au cinéma.Tout a commencé sur le boulevard Industriel quand le conducteur d'une remorqueuse avec plate-forme a refusé d'obtempérer à la police, qui lui demandait de s'arrêter pour une vérification de routine.Le jeune homme de 24 ans, de Laval, a enfoncé l'accélérateur.11 a brûlé plusieurs feux rouges, contourné un premier barrage policier, puis carrément foncé dans un second barrage.Il a alors endommagé trois voitures de la police, dont une plutôt sérieusement.11 s'est immobilisé un peu plus loin et s'est enfui à pied.Les policiers l'ont rattrapé.11 devra répondre à plusieurs accusations.INCENDIE MORTEL ¦ Une femme d'environ 60 ans est morte dans un incendie, à Valley-field, hier soir.Une trentaine de pompiers sont accourus sur les lieux.Quand ils ont pénétré dans le logement du bas, il était trop tard.Un pompier a été légèrement blessé.Le duplex a été sérieusement endommagé, ainsi qu'un magasin de jouets et d'autres logements attenants.INCENDIE À LAVAL ¦ Un peu d'huile sur un des éléments d'une cuisinière a suffi à provoquer un incendie majeur, hier soir à Laval, au 1950, rue Jean-Picard.Les flammes ont pris naissance au sous-sol à l'heure du souper, et sont montées le long d'un mur dans l'édifice de trois étages.Les pompiers de quatre casernes ont dû se mobiliser.D'autres ont été appelés en temps supplémentaire.11 leur a fallu deux heures pour maîtriser l'incendie.Les huit appartements ont dû être évacués: les deux douzaines de locataires ont trouvé refuge dans leur parenté ou dans les abris d'urgence.ACCIDENT MORTEL ¦ Un homme de 70 ans, Conrad Saint-Pierre, est mort hier midi au volant de sa voiture, alors qu'il roulait en sens inverse sur la route 132.en direction Est, à Saint-André-de-Kamouraska, dans le Bas-du-fleuve.M.Saint-Pierre était lui-même un résidant de Saint-André.SACRÉ-COEUR: URGENCE FERMÉE ¦ À compter de 8 h ce matin et jusqu'à midi vendredi, la salle d'urgence de l'hôpital Sacré-Coeur sera fermée, afin de permettre la réalisation de travaux de rénovation.Cette fermeture ne touche toutefois pas la salle d'accouchement ni l'urgence psychiatrique du pavillon Albert-Prévost.Des mesures ont été prises pour diriger les urgences vers les hôpitaux périphériques.LA CSD ET LE RÉFÉRENDUM ¦ La Centrale des syndicats démocratiques a décidé de ne pas prendre position dans le débat référendaire sur la souveraineté du Québec qui s'engage.Le président de la centrale, M.Claude Gingras, a indiqué que.depuis sa fondation, la CSD a adopté une attitude non partisane face aux partis politiques et à leurs programmes électoraux, refusant de s'impliquer dans les débats politiques, religieux ou moraux.TÉLÉDIFFUSION DU DÉBAT RÉFÉRENDAIRE ¦ Vidéotron diffusera la plupart des séances des commissions régionales sur l'avenir du Québec qui ont été mises sur pied par le gouvernement du Québec.Ainsi, plus de 50 séances seront retransmises sur l'une ou l'autre des télévisions communautaires de Vidéotron. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1995 une mafia, le monde des blouses blanches?Les propos du père aniel, je vais te confier, ici, un secret que tu ne répéteras à personne.Installé au milieu des décorateurs, il m'est arrivé de fustiger le métier, de le dénoncer même.Eh oui ! Des excès de quoi donc?le ne sais trop.Besoin soudain de lucidité?De me battre contre la complaisance.Oui, ton père fut parfois le «mouton noir» de son gang.Ça m'est arrivé aussi pour les écrivains: tout à coup, je clamais dans un petit pamphlet, pas très bien équipé, que les artistes n'étaient qu'une bande de parasites, paresseuses sangsues des payeurs d'impôts et de taxes.Ça faisait des remous et je ne me faisais pas que des amis! Ainsi, j'aime découvrir des «don Quichotte» capables de secouer la tranquillité d'une corporation, d'une tribu close, (e te raconte cela, car je viens de lire la prose du docteur Lanctôt: «La mafia médicale».Hélas, j'ai été déçu.Il y a dans son «brûlot» des affirmations graves mais \u2022pas du tout ctayées correctement par .des preuves, au moins par des arguments solides.On y trouve aussi d'étranges emprunts à partir de vieux écrits d'avant la Deuxième Guerre mondiale! l'ai lu de bien meilleurs écrits.Chez Yvan lllitch par exemple, qui écorchait vif le monde médical.Qu'en penses-tu, toi, mon fils, que je n'ai jamais entendu condamner le moindre docteur?Quant à moi, tu me connais, j'ai toujours été méfiant à l'égard de la médecine.Comme mon père, je n'ai pas vu un seul toubib de toute ma vie.Dernièrement, j'ai accepté (pour la paix de mon ménage) de passer ce qui se veut un check-up.Bientôt, je te ferai un rapport sur mon incroyable pèlerinage dans les couloirs d'un hôpital.Et il paraît que je suis en bonne santé! Ça a débuté par un petit questionnaire, ensuite une aimable infirmière m'a fait uriner et m'a prélevé du sang, pas beaucoup, et alors s'est mise en place l'organisation de tout un lot de visites chez les spécialistes! Guylaine Lanctôt, naguère spécialiste des maladies des jambes, fesse à tour de bras sur la médecine académique.Ici, elle vante les vertus d'un chimiste très contesté (Dr Gaston Naessens), là, elle «varge» contre la vaccination organisée qu'elle voit comme un fléau et un odieux commerce orchestré par les multinationales pharmaceutiques.Elle vante les mérites des médecines douces, alternatives.Bref, elle tire sur ses études, sur son diplôme! Son succès de librairie illustre bien que la santé est le bien le plus précieux des humains.Qu'il est le souci numéro un de tous.Les politiciens le savent! Santé, travail, famille est l'incontournable programme de base de tout ra-masseur de votes, lors d'élections à n'importe quel niveau, depuis toujours.Les gens de mon âge, d'avant la «cas-ton guet te», devaient recourir souvent aux remèdes de bonne femme.Nos parents n'avaient pas les moyens de «cracher» des «cinq piasses» en allant s'asseoir dans les salles d'attente.Souvent, maman allait discuter de nos maladies d'enfants chez Besner, chez Doré, chez Filion ou chez Martineau, dans Ville-ray ; ces pharmaciens devinaient l'astuce et consentaient volontiers à jouer au «docteur à rabais».Ça finissait par des fioles vendues pas trop cher et des «pé-lules».Mais toi, jeune homme?Je t'ai vu, un temps, parcourir tant de cliniques.Votre génération ne répugne pas de participer aux dépassements budgétaires nationaux en la matière, n'est-ce pas?le sais aussi que des tas de jeunes personnes de ton milieu respectent «les remèdes aux herbes», les potions magiques de l'homéopathie, et quelques autres voies exotiques de gué ri son.PÈRE ET FILS La mafia médicale ne vous fait pas peur du tout, j'ai l'impression.Et la mafia des «alternatifs», pas davantage?le me trompe?Je t'écoute mon gars.La réaction du fils \u2014 n fait, papa, je crois qu'on ne sait En plus trop quoi penser.La médecine traditionnelle nous semble indispensable en bien des circonstances mais, en même temps, on en découvre les limites.Les bien-pensants ont beau s'insurger contre le livre de Guylaine Lanctôt, je crois qu'avec le temps une nouvelle médecine va s'imposer et que notre système de santé va devoir se redéfinir.Face à certains maux issus du monde moderne, il faut bien se l'avouer, la médecine offerte par la carte-soleil est souvent inefficace.l'en ai vécu moi-même l'expérience, papa : depuis une quinzaine d'années, la plupart des fois où j'ai consulté un médecin, ça été à toutes fins utiles.inutile.Des exemples?À l'époque où j'ai fondé ma petite entreprise de néons décoratifs, j'ai souffert de maux de tète.l'ai consulté quelques médecins, passé des tests: radiographies, prises de sang, électrodes sur la tête.Ça n'a rien donné.J'ai réussi à me débarrasser de mes maux de tête en arrêtant de fumer, mais un nouveau mal est apparu: douleurs à la mâchoire! le suis allé voir un médecin qui m'a envoyé chez un spécialiste.On m'a dit que je souffrais de bruxisme, c'est-à-dire que je serrais les dents la nuit, sans m'en rendre compte.Après toutes sortes d'examens, on m'a fait porter un appareil spécial dans la bouche.Encore une fois, tout ça n'a rien donné.Mes douleurs à la mâchoire ont disparu d'elles-mêmes et je me demande aujourd'hui si la vente de mon entreprise n'y est pas pour quelque chose.Quelques années plus tard, j'ai consulté des médecins pour des problèmes de digestion.Avec le recul, je me rappelle que j'en avais marre de travailler à la pige à ce moment-là.Une fois de plus, les médecins n'ont rien pu faire pour moi, mais tout est rentré dans l'ordre le jour ou j'ai décroché un emploi chez Petro-Canada! Plus récemment, suite à des soucis personnels, je me suis mis à faire de l'asthme.Aucun médecin n'a pensé faire de rapprochement entre ce que je vivais et mes problèmes de santé.On m'a plutôt fait passer une batterie de tests, rencontrer un pneumologue, prescrit des médicaments, dont le fameux Ven-tolin.Pour eux, j'étais devenu asthmatique et il n'y avait rien à faire, l'étais sceptique et j'avais pas tort, car le jour où j'ai réussi à surmonter mes soucis personnels, l'asthme a disparu! Bref, pour tous mes petits problèmes de santé, la médecine conventionnelle a toujours cherché à réduire la douleur: comprimés pour les maux de tête, prothèse pour la mâchoire, inhalateur pour I asthme.mais sans jamais se préoccuper du pourquoi de la maladie.Je me rends compte aujourd'hui qu'il y a probablement «autre chose» dans mon affaire.' Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais rencontré le moindre praticien en médecine douce.Vais-je le faire.à l'avenir?C'est probable.Chose sûre.Sa prochaine fois que ma santé me causera des soucis, avant de prendre rendez-vous dans une clinique, je vais sûrement être tenté de Vire un de ces livres abordant la santé d'une manière plus globale.La médecine traditionnelle est imbattable pour remettre un accidenté sur pied ou pour pallier certaines défaillances biologiques.Pour le reste, je commence à me poser de sérieuses questions.Comme bien des gens, je suis devenu méfiant et j'ai envie d'aller fureter ailleurs.Quand mes enfants tombent malades, je suis hésitant.Je me rends à la clinique à reculons.Je regarde l'ordonnance d'antibiotiques avec suspicion.Dois-je faire confiance à ce docteur?À la pharmacie, je paie le médicament sans trop de conviction: est-il absolument nécessaire?Et, en sortant, je jette un coup d'oeil sur l'étalage des produits homéopathiques.Mme Lanctôt est-elle une visionnaire ou une fumiste?En ce qui me concerne, je ne vois aucun intérêt à me ranger du côté de ceux qui détiennent le monopole de la santé.Tout ce que j'espère, c'est que, dans un avenir pas trop éloigné, une espèce de fusion intelligente émergera de tout cela.En attendant, papa, j'assiste impuissant à cette guerre.A I * A ï » S Le service InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écouté ! Bell et Lu Presse s'unissent pour offrir aux gens d'affaires un service audiotex des plus pratiques.Accessible gratuitement* à l'aide d'un téléphone a clavier, le service InfoBref** Bell présente des rubriques d'intérêt pour toute personne évoluant dans les secteurs les plus diversifiés du monde des affaires.De l'éditorial à l'actualité, en passant par les événements d'affaires, le service InfoBref Bell vous condyit droit au cœur du monde qui vous touche de près.8 7 5 - B e 1 1 Découvrez ces rubriques pratiques qui vous permettent de rester à l'avant-garde de l'actualité.Consultez-les quotidiennement sans frais*! O Nouvelles en bref La Une: I Nouvelles locales: 2 Nouvelles sportives: 3 Nouvelles économiques: 4 Nouvelles nationales et internationales: S tn primeur: 6 0 ÉditOriailX et question du jour Info Affaires\" Bel! A surveiller cette semaine: 1 Causeries et conférences d'affaires: 2 Perfectionnement en gestion: 3 Finance et comptabilité: 4 Marketing, communication, vente et service à la clientèle: S Production, qualité, environnement et technologie: 6 Ressources humaines et formation : 7 Informatique: 8 O Questions d'affaires 5 choix de chroniques disponibles Réponses d'affaires O Produits et services de Bell O Services de La Presse Service des abonnements : 1 Annonces classées: 2 Publicité: 3 Rédaction : 4 Information sur les concours: 5 Renseignements généraux: 6 \u2022 D*m ij /ont d'tppel locale Kukmeni «J'aimerais mieux mourir que de vivre dans de telles conditions Une Québécoise de 95 ans au Mexique RAYMOND SERVAIS ¦ «|e pense que j'aimerais mieux mourir que de vivre dans de telles conditions de pauvreté.Ces Mexicains ne connaissent rien du confort moderne auquel nous sommes habitués.Vieillir seul, c'est déjà triste mais, dans de telles conditions, c'est désolant», a indiqué hier Mme Germaine Munger.95 ans, au retour d'un voyage au Mexique organisé par les P'tits Frères des pauvres.Mme Munger, ainsi que deux autres protégés des P'tits Frères, ont passé une semaine dans la région d'Acapulco, plus précisément à La Pesa, où est située la maison des P'tits Frères du Mexique.Rencontrée, tôt hier matin à sa descente d'avion, à l'aéroport de Mirabel, Mme Munger s'est dit enchantée du voyage, le second grand voyage de sa vie.Il y a 45 ans, elle était allée en Suisse.« Il a fait beau et chaud et nous avons vu une foule de choses intéressantes, mais la visite de deux KJLLMJU ¦\tTirage du 95-01-27 NUMÉROS\tLOTS 271655\t50 000 S 71655\t5 000$ 1655\t250$ 655\t25 $ 55\t5$ 271651\t1 000$ 2716H\t100$ 271 an\t10$ \tTirage du 1 k B M 1 kT* k\t95-01-27 NUMÉROS\tLOTS 279333\t250 000 $ 79333\t2 500$ 9333\t250$ 333\t25 $ 33\t10$ Tirages du 95-01-22 \t\tau 95-01-28 \t3\t4 DIMANCHE\t905\t3276 LUNDI\t573\t7789 MARDI\t644\t0864 MERCREDI\t950\t9292 JEUDI\t165\t9266 VENDREDI\t195\t7449 SAMEDI\t173\t4062 Tirage du 95-01-27 2_\t12\tlà\t15\t16 17\t20\t21\t22\t27 3Q\t32\t\t36\t39 43.\t45.\tss\t63\t69 Prochain tirage : 95-01-28 T V A.LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et ta liste officielle, cette dernière a priorité.vieilles amies mexicaines, qui habitent une petite cabane où il n'y a pas de porte et aucun confort, m'a bien émue.Dans cette petite maison sans porte, il y a un lit, des boites de carton en guise de commode et c'est tout.Il y fait chaud et sombre, je ne pourrais pas vivre comme ça.Cette scène m'a fortement chagrinée et bouleversée», a dit Mme Munger.La vieille dame qui, malgré son âge avancé est très alerte, a ajouté qu'elle avait été bien surprise lorsque les P'tits Frères l'ont invitée à faire ce voyage.«l'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une blague.Imaginez ça, les P'tits Frères qui s'occupent de plusieurs centaines de personnes et c'est à moi qu'ils ont transmis l'invitation! l'étais bien nerveuse à l'idée de faire le voyage en avion, l'avais peur qu'il tombe, mais tout a bien été», dit-elle.M.Jacques Beauvais, 80 ans, qui en était à son premier voyage en avion, a trouvé le paysage du Mexique bien «dépaysant», mais a trouvé la température trop chaude.«Il faisait tellement chaud que j'avais de la difficulté à respirer.J'ai toutefois bien aimé le panora- ma qui s'offrait à nous.J'ai trouvé la mer très belle et j'ai bien apprécié les visites que nous avons faites, particulièrement celle d'une grotte vieille de plusieurs millions d'années.» Le troisième membre du groupe, M.Olivar Asselin, 71 ans, a qualifié le voyage de mémorable, «l'ai tout aimé, particulièrement les restaurants et la mer.» Jean-René Gauthier et Hélène Lapierre, les deux accompagnateurs du groupe, ont expliqué qu'il s'agissait c?e îa première expérience du genre pour le chapitre montréalais des P'tits Frères des pauvres.L'argent nécessaire pour le voyage a été recueilli l'été dernier, lors d'un cyclothon organise par les P'tits Frères et auquel 50 personnes ont participé, chacune devant recueillir 100 $.L'été prochain, des P'tits Frères du Mexique viendront passer une semaine au Canada, dans le cadre du même échange.Parmi les activités au programme lors de la visite des trois Canadiens au Mexique, il y a eu un séjour de deux jours à Tasco.une ville minière située dans la région d'Acapulco.tafcxjuébec ,4.> I?É S ULTAT S I Tirage du 95-01-28 2 7 8 20 28 34 GACNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 q u é b LOTS cq 0* Numéro complémentaire:.46 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 94-00-00 Tirage du 95-01-28 NUMEROS 890159 90159 0159 159 59 9 LOTS 100 000 $ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 95-01-28 12\tIfl\t19\t20\t21 31\t37\t38\t39\t40 42\t49\t50\t53\t62 s ru ci £^ Tirage du 95-01-28 CACNANTS 6/6 5 7 8 21 24 39 Numéro complémentaire:.29 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 30 1 338 21 405 LOTS 1 000 000,00 $ 16 485,10$ 366,30 $ 38,30 $ 5$ mise-tôt 12 14 22 28 cacnants 61 LOTS 819.60$ Ventes totales: 708 735,00 $ Gros lot a chaque tirage 1 000 000,00 $ SUPER Tirage du 95-01-27 Tirage du vendredi 13 14 21 23 25 37 44 NUMÉROS 062057 62057 2057 057 57 7 lots 100000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Numéro complémentaire: gagnants 7/7 0 0 42 2 241 47 892 45 151 LOTS 8 000 000,00 $ 102 956,90$ 2144,90$ 143,50$ 10$ 10$ 1 participation gratuite (3 sélections) Ventes totales: 5 722 518,00 $ Prochain gros lot (approx.): 9 000 000,00 S Prochain tirage: 95-02-03 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 397 491 T VA, LE RESEAU DES TIRAGES OE LOTO-OUEBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité -\u2014-¦-¦\u2014\u2014.-1. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1995 * A 5 Liza Frulla réclame la tête de Rita Dionne-Marsolais GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ L'ex-ministre Liza Frulla, aujourd'hui critique de l'opposition aux Affaires culturelles, réclame la tête de Rita Dionne-Marsolais, comme ministre dw la Culture, pour la façon dont elle a piloté le dossier de Radio-Québec et pour son manque de tact envers le milieu des arts et de la culture.«Nous allons revenir en Chambre là-de&us et questionner le gouvernement Parizeau, à la reprise des travaux de l'Assemblée nationale, jeudi», assure Mme Frulla.Interviewée sur le parquet du Conseil général du Parti libéral, dans la capitale, l'ex-ministre de la Culture a indiqué qu'elle avait l'intention d'exiger officiellement les raisons pour lesquelles le contrat de l'ex-présidente de Radio-Québec, Françoise Bertrand, a été résilié.Mme Frulla veut aussi connaî- tre les motifs de la démission du successeur de Mme Bertrand, Raymond Brasseur, qui a tiré sa révérence, vendredi, cinq jours seulement après avoir accédé à la tête de la société d'État.Ces motifs, apparemment précisés dans la lettre de démission de M.Brasseur, demeurent secrets tant que la ministre Dionne-Marsolais, qui rentre de France aujourd'hui, n'en aura pas pris connaissance.« En théorie, quand on embauche quelqu'un, on fait des enquêtes; chacune des parties sait aussi ce que l'une attend de l'autre», a dit Mme Frulla.Faits nouveaux 11 appert que des faits nouveaux, portés à la connaissance du gouvernement, auraient menés à la démission de M.Brasseur, qui avait contribué au financement de la campagne électorale de Mme Dionne-Marsolais.De 1989 à 1992, M.Brasseur a été président de Techner, la société qui regroupait les filiales de pro- Ouellet au Koweït pour décrocher des contrats Rcutcr KOWEÏT ¦ Selon le ministre canadien des Affaires étrangères, André Ouellet, en mission économique au Koweït, les entreprises canadiennes désireuses de décrocher des contrats gouvernementaux dans les secteurs de l'exploitation pétrolière, du transport et de la défense, font face à une vive concurrence.«Certes, j'ai confiance que des accords seront bientôt signés dans un proche avenir», a dit hier M.Ouellet après sa rencontre avec de hauts responsables koweïtiens, dont l'émir Sheihk Ja-ber al Ahmad al-Sabah et le ministre des Affaires extérieures.Le Canada n'a jusqu'à maintenant pas récolté les fruits de sa participation à la guerre du Golfe.Les lucratifs contrats des secteurs clé, tels le pétrole et la défense, sont allés à des firmes japonaises, américaines, britanniques et suédoises, de même qu'à des consortiums européens.Parmi les entreprises intéressées à conquérir le marché koweïtien, il y a notamment deux sociétés montréalaises, Oerlikon Ae-rospace et Bombardier.Cette dernière veut superviser l'entraînement des pilotes des F-18 américains achetés par le Koweït.Quant à Oerlikon, elle offre une technologie anti-aérienne et anti-missile.De son côté, la compagnie Saint |ohn Shipbuilding cherche depuis un an à obtenir un contrat \u2014 évalué à 1,5 milliard \u2014 pour la construction de quatre ou cinq navires de guerre.Par ailleurs, André Ouellet a indiqué que le Canada n'entendait pas rétablir quelque liens avec Bagdad ni rouvrir son ambassade, tant que l'Irak ne se serait pas pliée à toutes les résolutions adoptés par l'ONU durant la guerre du Golfe, en 1991.Ce conflit a éclaté à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak, en août 1990.Le Canada n'a financé aucune mission commerciale à Bagdad et, selon M.Ouellet, aucune entreprise canadienne n'a entrepris unilatéralement pareille démarche.En 1993, les ventes canadiennes au Koweït se chiffraient à 34 millions et se composaient principalement de papier, de bois d'oeuvre, de voitures et de systèmes de télécommunication.Le Koweït à quant lui vendu pour 2,4 millions de biens, surtout des vêtements et des produits textiles.i Landry en visite en Suisse et en Allemagne Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Alors que le premier ministre québécois Jacques Parizeau complétait une visite officielle de cinq jours à Paris par des rencontres privées, hier, son vice-premier ministre Bernard Landry entreprenait un séjour en Suisse et en Allemagne.Depuis hier, M.Landry, qui est également ministre des Affaires internationales, de l'Immigration et des Communautés culturelles, participe à un forum économique à Davos, en Suisse, a fait savoir son attachée de presse, Catherine Leconte, dans un communiqué émis depuis Québec.Demain et mardi, le ministre doit se rendre à Munich afin de s'entretenir avec des membres du gouvernement bavarois, dans le cadre de l'entente de coopération signée entre le Québec et la Bavière, un Land allemand.M.Landry doit notamment rencontrer le minisire-président de Bavière, le Dr Edmund Stoi-ber, et déjeuner avec le président du Parlement bavarois, fohann Bohm.Il doit enfin s'adresser à la Chambre de commerce de Munich.SOLDE FIN DE MOIS PASSAT 1995 JETTA 94-95 - ¦ta» ¦r\u20141 JETTA «ÉVASION BÉER» GOLF 94-95 Qui a parte de bas prix.Qui a parié des meilleurs prix.PAS NOUS NOS CLIENTS! AUTOMOBILES NIQUET 1905, Sir-Wilfrid-Laurier, Saint-Bruno 653-1553 1 800 640-0105 Liza Frulla duction de TVA, qui a fait l'objet d'une controverse au sujet des sociétés en commandite, dossier dont il avait la responsabilité.« le pense que là, ça suffit », lan- Rita Dionne- Marsolais ce Mme Frulla, référant aussi à des propos récents de Mme Dionne-Marsolais concernant le milieu culturel.«Ça remet en cause la politique culturelle qui a fait consensus et qui avait été acceptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale; les lois constituantes du Conseil des arts et des lettres, de la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles) qui ont été adoptées à l'unanimité ; enfin, la gaffe de Radio-Québec», explique Liza Frulla, qui reproche à la ministre son voyage en France, «au moment où le ciel lui tombe sur la tête».Mme frulla a indiqué qu'elle demandera aussi au gouvernement d'expliquer les raisons de la présence de Mme Dionne-Marsolais à Paris, à l'occasion de la visite du premier ministre Parizeau.«Quels sont les résultats tangibles du voyage à Paris, autres que des ententes que nous avions conclues, Daniel Johnson avec M.Balladur sur l'autoroute électronique, et les ententes que j'ai conclues avec le ministre Jacques Toubon, sur le même sujet.Moi, si j'avais été elle, je serais restée à Montréal», ajoute la député libérale de Marguerite-Bourgeoys.PHOTO REUTER Le premier ministre Jean Chrétien tient une carte de processeur digital fabriquée par Newbridge Networks Corp.du Canada qu'il a remise à Rio de Janeiro à Embartel, la société de communications interurbaines au Brésil.M.Chrétien doit terminer sa mission commerciale en Amérique latine au Costa Rica.Mission accomplie, dit Chrétien Presse Canadienne RIO DE JANEIRO ¦ Le premier ministre Jean Chrétien s'est déclaré satisfait, hier, d'une nouvelle série de contrats de 600 millions signés par des firmes canadiennes.Du coup, sa mission commerciale, qui l'a d'abord emmené dans les Antilles puis en Amérique du Sud, a permis la récolte d'ententes totalisant quelque 2,7 milliards.«Il me fait plaisir de vous annoncer que pour le Canada, cette mission commerciale est mission accomplie», a dit M.Chrétien au terme de son périple.Saluant le «bon vieux savoir-faire canadien », il a affirmé à la Chambre de commerce Canada- Brésil que les six pays visités et le Canada allaient tirer parti de ces ententes.La valeur de ces contrats varie de 58,6 millions pour la Commission canadienne du blé à 350 millions pour la société Brascan qui a investi dans plusieurs secteurs.M.Chrétien a rappelé que le Brésil était déjà le plus important partenaire économique du Canada en Amérique du Sud.«Aujourd'hui, grâce aux contrats signés à Rio de Janeiro, nous resserrons ces liens», a-t-il déclaré dans un communiqué.Jean Chrétien a aussi dit que cette tournée avait permis à des petites entreprises de se familiariser avec le marché brésilien.En plaisantant, il a avoué que son seul regret était de n'avoir pas eu le temps de jouer une partie de golf.«Mais je ne suis pas venu ici pour jouer.Je suis venu pour travailler.» Du reste, son voyage en Amérique latine n'a pas suscité un grand intérêt au pays, éclipsé par le procès d'O.J.Simpson et des affaires de meurtres au Canada.«le l'admets, ce n'était pas de la grosse nouvelle à tous les jours, a-t-il dit.Parfois, au Canada, pas de nouvelles veut dire bonnes nouvelles.» Il a ajouté qu'«aux États-Unis, ils parlent d'O.J.Simpson tous les jours.C'est peut-être le problème plus important au monde, mais je ne suis pas d'accord avec cette notion.» Les vidéos du Régiment aéroporté ont révolté la majorité des Canadiens ¦ Dans leur grande majorité les Canadiens ont déclaré être révoltés par les bandes vidéo projetés à la télévision montrant des membres du régiment aéroporté en train de faire subir une initiation aux nouvelles recrues.En fait, 71 p.cent des Canadiens disent avoir vu les deux vidéos présentés à la télévision et 33 p.cent de ceux-ci disent en avoir été profondément choqués, tandis que 14 p.cent ont éprouvé de la honte et de la déception et 19 p.cent avoir été révoltés ou peu fiers d'être Canadiens.Aspect plus encourageant, toutefois, les Canadiens en général conservent un grand respect pour les forces^ armées auxquelles ils SONDAGE GALLUP accordent une grande confiance, beaucoup étant convaincu qu'il s'agit d'incidents isolés, et la moitié des Canadiens interroges estiment que le régiment en question n'aurait pas dû être dissous, tandis que 32 p.cent ont dit être d'accord avec la décision gouvernementale.Il est à noter que les altitudes à l'égard de la dissolution du régiment sont les mêmes entre les répondants qui sont proches des forces armées et ceux qui ne le sont pa«t Assez curieusement, les Canadiens francophones sont plus su-ceptibles d'être favorables à la dissolution du régiment aéroporté que les anglophones et cela dans des proportions de 44 et 28 p.cent respectivement.Malgré ces avanies, les Canadiens gardent un grand respect et un niveau élevé de confiance dans les forces armées du Canada, plus élevés même que ceux qu'ils accordent à toutes les autres institutions du pays.Cinquante trois p.cent expriment un grand respect et une grande confiance envers les forces armées et 16 p.cent ont très peu de respect et de confiance envers les militaires de notre pays.Nathalie Petrotyski ¦ Traces de star a u Quat'Sous le téléphone JP& ne dérougit pas depuis des semaines.La vente des billets pour Les années de Cindy Lou Johnson est telle qu'il n'y a plus une place avant un mois.Le dernier record remonte à Hosanna de Michel Tremblay.Vingt-deux p.cent des billets avaient été vendus à l'avance contre 60 p.cent cette fois.La raison vous l'aurez deviné, s'appelle Marina.On dit des stars qu'elle n'ont qu'à paraître quelque part pour que la foule médusée se précipite à leurs pieds.Ainsi en est-il de Marina Or-sini, cette belle grande fille de Verdun, mannequin sans formation dramatique révélée par le rôle d'Emilie Bordeleau qu'elle a instinctivement élevé au rang de mythe, scellant à jamais son histoire d'amour avec des milliers de Québécois qui l'ont adoptée comme leur propre fille.Après ce rôle magique, Marina s'est fait désirer, a refusé des occasions en or et calculé ses apparitions.Aujourd'hui, elle arrive pour la première fois au théâtre un peu comme Madonna sur Broadway.Dans les journaux et sur les couvertures de magazines, on ne voit qu'elle, on ne parle que d'elle.On répertorie religieusement ses peurs, ses angoisses, son courage, le terrible risque qu'elle court et la touchante modestie qu'elle y'r met.Bref on se fout carrément du fait qu'elle a un rôle secondaire qu'elle assume honnêtement mais sans plus, et surtout qu'elle est entourée d'une équipe du tonnerrre sans laquelle, ma foi elle se casserait peut-être la figure.Ainsi en est-il des stars.Elles éclipsent tout sur leur passage, elles absorbent toute la lumière.Ce n'est pas de leur faute.Elles sont nées avec ce surplus de charisme qui les empêche de passer inaperçues.On ne leur demande pas de compétence particulière.L'important c'est qu'elles existent et rendent vivant le rêve.4 m Avec Marina, le rêve est d'autant plus palpable qu'on croit la connaître depuis toujours.Elle est une star simple et sincère.Un star qui n'a jamais demandé à venir au mon-de.i C'est ce que je me suis dit l'autre soir en la regardant évoluer sur scène, touchée par la grâce de sa bonne volonté, mais agacée par l'injustice que doivent éprouver les comédiennes qui se retrouvent chaque soir à ses côtés; ces fabuleuses actrices que sont Marki-ta Boies et Louise Bombardier,, des actrices de métier dont le public ne reconnaît pas le visage ni le nom.Aux répétitions, j'imagine qu'elles ont dû ronger leur frein pendant que Martine Beaulne, la metteure en scène, encourageait Marina à faire ses premiers pas.Quand elles avaient une question sur leur personnage, j'imagine qu'elles ont dû prendre leur numéro, orphelines abandonnées par une mère toute absorbée pari les progrès de la petite derniè-, re.Et puis quand tout a été en» place et qu'on a ouvert la porte! aux médias, j'imagine leur dé-; ception.On leur a posé quelques questions pour la forme, pendant que les photographes mitraillaient Marina.Quand elles ont ouvert les journaux le; lendemain, elles se sont cherchées partout: rien ou si peu comme si elles étaient Invisibles, transparentes, figurantes malgré elles dans une histoire qui ne les concernait pas.« m La pièce a finalement pris l'affiche cette semaine.Dans les salles bondées, les spectateurs retenaient leur souffle dans l'attente de Marina,', riaient plus que nécessaire à ses répliques, soupiraient de soulagement en la voyant traverser les épreuves, n'avaient d'yeux que pour elle.Pour Louise et Markita par-! tager la scène avec Marina doit être un jeu cruel.Elles n'y peuvent rien, Marina non plus.C'est dans l'ordre de la nature humaine.C'est Marina qui attire les gens.Pas le théâtre.Ils; ne se seraient pas déplacées autrement.Et pour la vaste majorité, ils ne reviendront pas.Ainsi en est-il aussi des stars.Elles brûlent de tous leurs feux, elles brisent les glaces.Elles partent comme elles sont venues.San^aisser de traces. MAROC Trois condamnés à mort ¦ Trois des sept principaux accusés du procès de Fès, qui comparaissaient depuis huit jours pour leur participation à une entreprise islamiste armée de déstabilisation du royaume chérifien l'été dernier, ont été condamnés à la peine capitale, hier par la Cour d'appel.La Cour a condamné à mort le Franco-Algérien Stéphane Ait Idir et le Franco-Marocain Redouane Hammadi, originaires de la banlieue parisienne et membres du commando de Marrakech qui a tué deux touristes espagnols à l'hôtel Atlas-Asni.La même peine a été prononcée contre Hamel Marzoug, Algérien, membre du commando de Casablanca.Le Franco-Algérien Kamel Benakcha et les Marocains Abdeslam Guerouaz et Abderramane Boujedli qui constituaient le groupe de Fès ont de leur côté été condamnés à la prison à perpétuité.Les avocats de la défense ont indiqué qu'ils allaient se pourvoir en cassation devant la Cour suprême.d'après AFP CHINE Deng Xiaoping reçoit ¦ Les principaux hauts responsables chinois ont rendu visite séparément au patriarche, Deng Xiaoping, et à d'autres vieux dirigeants à quelques jours du nouvel an lunaire, a annoncé hier la télévision chinoise.Ces visites inhabituelles car très en avance, et dont les dates n'ont pas été révélées, laissent supposer que ni M.Deng ni les autres « immortels », comme on appelle les principaux fondateurs du régime communiste, ne feront leur traditionnelle apparition télévisée demain à la veille du nouvel An.La dernière apparition de M.Deng il y a un an, le montrant quasi-sénile \u2014- et depuis son état s'est encore détérioré \u2014, a obligé les responsables de la propagande du parti à supprimer cette tradition destinée à rassurer la population sur la stabilité du pays, selon des sources chinoises.\u2022I d'après AFP HONDURAS Explosion ou attentat ?¦ Le président du Honduras, Carlos Roberto Reina, a échappé indemne à ce qui ressemble à un attentat à la bombe hier dans la ville de San Pedro Sula ( nord ).Le ministre hondurien de l'Economie Delmer Urbizo a expliqué à plusieurs médias audiovisuels que c'est l'explosion « accidentelle » d'une grenade qui a fait croire à un attentat contre le président.La grenade, dont l'explosion a fait deux blessés dont un grave, a échappé accidentellement à un soldat lors de la cérémonie d'inauguration d'un complexe hôtelier à laquelle participait le président Reina, à San Pedro Sula, à 250 Km de Tegucigalpa, a précisé M.Urbizo.Le j chef de l'Etat n'a pas été atteint par l l'explosion, qui a détruit deux véhicules.d'après AFP ALGÉRIE Assassinat politique ¦ Le vice-président de la commission des Finances et du Budget du Conseil national de transition, Moussa Moghni, a été assassiné, ont annoncé hier sans autre indication les services de sécurité.M.Moghni était également président j d'un parti politique, le Rassemblement pour l'Unité nationale.Les membres du CNT font partie des cibles privilégiées des groupes armés islamistes qui les considèrent comme des «c usurpateurs ».Enfin, l'Armée islamique du salut ( AIS ) a demandé à ses combattants d'intensifier leurs actions armées pendant le mois de jeûne de ramadan, dont le début est attendu mercredi.L'AIS est considérée comme la branche armée du Front islamique du salut ( FIS, dissous ).L'arrivée du ramadan, marqué chaque année, depuis trois ans, par une j recrudescence de la violence, est attendue avec angoisse par les Algériens, encore sous le choc du « ramadan sanglant » de 1994.d'après AFP FRANCE Léotard appuie Balladur rfLe premier ministre français Edouard Balladur, candidat actuellement le mieux placé pour l'élection présidentielle de mai 95, a reçu hier le soutien du Parti républicain (PR ), animé notamment par le ministre de la Défense François Léotard.Le week-end dernier, M.Balladur avait reçu le soutien du parti « centriste », le Centre dçs démocrates sociaux ( CDS ), dirigé par l'actuel ministre de l'Education nationale François Bayrou.Le soutien du PR constitue pour M.Balladur un soutien de poids mais pourrait aussi lui valoir quelque embarras.Plusieurs dirigeants du PR, notamment l'ancien .ministre Gérard Longuet, sont impliqués dans des affaires de financement occulte de leur parti.d'après AFP Le Pérou et l'Equateur mobilisent Nouveaux combats sur la zone frontière contestée d'après Renter, AFP etAP QUITO e nouveaux combats entre forces équatoriennes et péruviennes ont fait au moins 23 morts hier à la frontière contestée entre les deux pays qui mobilisent des renforts, a-t-on appris de source militaire équatorienne.Les soldats péruviens ont lancé des raids contre plusieurs postes militaires équatoriens dans la jungle, a précisé le commandant d'un des postes attaqués, Pablo Viteli.Joint au téléphone, il a affirmé que ses soldats avaient tué 20 assaillants et que lui-même avait perdu trois hommes.Selon lui, les Péruviens sont appuyés par des hélicoptères.Les combats se concentrent surtout sur la bande de territoire de 340 km carrés, que l'on dit riche en or et en pétrole, à l'origine de cette nouvelle crise entre les deux pays.Des chasseurs équatoriens ont en outre repoussé une escadrille d'avions militaires péruviens dans la zone frontière, au bord du Pacifique, a annoncé le commandement conjoint des forces armées équatoriennes.Selon Lima, un hélicoptère équatorien avait bombardé jeudi des positions péruviennes à la frontière, version démentie par Quito.L'armée équatorienne a convoqué les réservistes nés en 1973 et 1974, qui se sont présentés par centaines dans les casernes, tandis que des centaines de civils fuyaient la zone frontière.Le président équatorien, Sixto Duran Ballen, a ordonné aux forces armées de repousser toute attaque mais de ne pas pénétrer en territoire péruvien.Vendredi, il avait proclamé l'état d'urgence dans le pays, au lendemain d'escarmouches entre troupes péruviennes et équatoriennes le long de la frontière.Le président péruvien Alberto Fujimori a affirmé de son côté à Lima que le Pérou « agit en état de légitime défense » à la suite de l'incursion de troupes équatoriennes sur son territoire, et que « l'unique objectif des forces armées péruviennes est de défendre avec fermeté la frontière avec l'Equateur ».À l'is- Or, uranium et pétrole Agence France-Presse QUITO ¦ a présence de gisements d'or, d'uranium et Sade pétrole, dans la région frontalière revendiquée par l'Equateur et le Pérou, pourrait être à l'origine de la montée de la tension entre les deux pays, estimaient hier les spécialistes dans la capitale équatorienne.La zone aurifère de Nambija, où 300 personnes avaient péri ensevelies par un glissement de terrain il y a deux ans, est notamment située dans cette région.Environ 20 000 personnes y vivent actuellement et une dizaine de tonnes d'or en sont extraites chaque année de façon artisanale.Les mines d'or de Chinapintza sont également situées dans ia Cordillère du Condor, frontalière entre les deux pays.Des gisements d'or et d'argent sont exploités dans la province de Zamora Chinchipe, en pleine Amazonie équatorienne.Les mines de Chinapintza ont été découvertes il y a 12 ans, et l'on a assisté depuis à un afflux de population dans cette localité.Environ 500 personnes travaillent dans ces mines, dont chaque homme extrait chaque année environ cinq kilos d'or, revendus à des sociétés nord-américaines.Cette région aurifère de 5000 hectares est située à proximité immédiate de ia zone où des accrochages se sont produits.Par aiileur, des recherches réalisées par la Commission équatorienne de l'énergie atomique ont montré la présence de métaux radioactifs, notamment de l'uranium, dans la zone revendiquée par les deux pays.sue de deux heures de réunion avec le secrétaire gé- ¦ néral de l'OEA ( OEA ), Cesar Gaviria, M.Fujimori a assuré « qu'il n'y a de notre part aucune intention, de franchir la frontière ».Il a reconnu que « quelques escarmouches s'étaient déroulées » entre troun pes péruviennes et équatoriennes dans le secteur de la Cordillère du Condor, au nord du pays.\u2022 Lima a envoyé hier des pièces d'artillerie lourde, des chars et plusieurs centaines de soldats, ainsi que des avions de combat vers la zone contestée.Pour sa part, le secrétaire général des Nations, unies, Boutros Boutros-Ghali, a fait part de son mZ quiétude devant l'aggravation de la situation et a offert son aide pour régler le différend.\u2022 .Il salue les efforts du Brésil, de l'Argentine, du' Chili et des Etats-Unis en vue de désamorcer la crise.Ces quatre pays sont les garants, du pacte de Rio signé en 1942 entre le Pérou et l'Equateur et qui était censé régler leur différend territorial.Le président argentin, Carlos Menem, a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité mais il' semble que plusieurs États membres veuillent' d'abord que les quatre pays garants du pacte de Rio' évaluent avec plus de précision la situation.L'Equateur serait favorable à une réunion du Conseil mais pas le Pérou, précise-t-on de source diplomatique.Le président péruvien Alberto Fujimori a^ déclaré hier que ni l'ONU, ni l'Organisation des Etats américains ( OEA ), ne devaient se mêler de*: cette affaire.J « Ce problème doit être réglé dans le cadre du protocole de Rio de Janeiro ( de 1942 ) », a-t-il dit.* Aux termes de ce protocole, Quito a renoncé à sès^ revendications sur le territoire contesté.^ Les incidents entre forces équatoriennes et péruviennes sont devenus quasiment une tradition à l'ap-.proche de l'anniversaire du protocole de Rio.Le différend porte sur le bornage de la frontière sur 7&> km, dans une zone montagneuse de la forêt amazb-'' nienne dite de la « Cordilière du Condor ».Millième jour du siège de Sarajevo : l'Occident en accusation d'après AFP SARAJEVO lus de cent personnalités étrangères venues à Sarajevo à l'occasion du 1000e jour de résistance au siège imposé par les Serbes, ont adopté hier soir une proclamation affirmant que l'humanité entière a le devoir d'aider la ville, devenue « le plus grand camp de concentration du monde ».Plusieurs de ces personnalités ont violemment dénoncé la communauté internationale pour ce qu'elles considèrent comme l'abandon de la juste cause bosniaque et la démission face aux Serbes sécessionnistes.Intitulée « Longue vie à Sarajevo \u2014 Pour l'avenir du monde », la proclamation rappelle la spécificité de cette ville multiculturelle, qui s'exprime « dans sa hétérogénéité et sa tolérance ».Le document dénonce, sans les nommer, ceux qui « tentent sans pitié d'assassiner son droit naturel à la coexistence dans la paix et la démocratie ».Le siège, poursuit la proclamation, « vise à détruire tout ce qui constitue une cité : une cité est un fondement pour la démocratie, le progrès technique, et l'évolution de la civilisation, elle est un lieu d'échanges ouvert sur le monde extérieur, un lieu d'intégration et de tolérance, un lieu de rencontre d'opinions et de cultures différentes ».« À Sarajevo, on défend le droit fondamental de l'homme à la vie et à la coexistence, sur lequel sont fondés l'avenir de chacune de nos villes et toute la civlisation.À Sarajevo, les Bosniaques-Musulmans, les Serbes-orthodoxes, les Croates-catholiques, les Juifs, les Tsiganes, les Albanais et bien d'autres, avaient vécu et travaillé ensemble pendant des siècles, et ils luttent aujourd'hui simplement pour survivre ».« Nous appelons tous les citoyens et tous les maires du monde à s'organiser et à s'unir dans le cadre des cités, pour défendre les principes qui ont déjà été défendus avec succès, douloureusement et héroïquement, par les citoyens de Sarajevo, pendant mille jours ».Des personnes sont agenouillées devant une tombe durant une cérémonie funèbre célébrée dans l'ancien stade de soccer de Sarajevo, devenu un immense cimetière.Des maires, des représentants municipaux et des dignitaires dir monde entier assistent à un programme pour commémorer le début du siège de la ville le 2 mai 1992.« L'avenir du monde et de nos cités dépend de l'avenir de Sarajevo.Nous avons le devoir d'aider Sarajevo », conclut la proclamation.L'intellectuel français Bernard Hen-ri-Lévy a été fortement applaudi lorsqu'il a affirmé que « le monde avait tiré un trait sur la Bosnie » et que « les Bosniaques n'avaient jamais été aussi seuls qu'aujourd'hui ».Prenant la parole lors d'un colloque international, M.Henri-Lévy, bien connu à Sarajevo pour son engagement en faveur de la cause bosniaque, a affirmé que le siège de la ville était devenu dans la conscience des dirigeants occidentaux « un phénomène naturel ou fatal, qui fait partie du paysage.On dit Sarajevo et son siège, comme on dit Florence et ses musées, Paris et la Tour Eiffel, Los Angeles et le cinéma ».Il a violemment dénoncé la « banalisation de l'horreur ».Plus tôt dans la journée, l'ancien envoyé spécial du Haut Commissariat pour les Réfugiés en ex-Yougoslavie, l'Espagnol José Maria Mendiluce, a comparé la situation de Sarajevo à celle d'Auschwitz pour dénoncer « l'hypocrisie totale » du monde face à l'agression.M.Mendiluce, qui est devenu député européen, a estimé qu'il aurait fallu utiliser, dès le début de la guerre, « le seul argument compris des barbares », ajoutant que l'Europe devrait le faire « par solidarité, mais aussi par égoïs-me », pour empêcher l'extension du totalitarisme.De son côté, l'ancien dirigeant dç l'insurrection du ghetto de Varsovie,.Marek Edelman, a lui aussi suscité des* applaudissements, lorsqu'il a affirmé que « le fascisme ne peut être battu que par la force» et demandé la crçà-tion de «forces internationales qui puissent intervenir là où l'on tue les, gens ».Venu avec cinq maires des grandes villes polonaises et la présidente de la; branche polonaise de la fondation Équilibre, porteurs d'équipements médicaux pour Sarajevo, M.Edelman à qualifié le drame bosniaque de « victoire posthume d'Hitler et de Staline ».» ?REPERES ?Corruption en Espagne La crainte d'une dérive à l'italienne CLAUDE CASTE RAN de l'Agence France-Presse MADRID \"~ ¦ La place grandissante des juges dans la vie politique espagnole et les récentes tensions entre des responsables gouvernementaux et le pouvoir judiciaire à propos des affaires de corruption et du scandale des GAL font craindre une « dérive à l'italienne », selon les analystes politiques.La justice espagnole est engagée dans une opération que la presse n'hésite pas à qualifier de «< Manos limpias », équivalent du « Mani pulite » ( Mains propres ) italien.Des juges s'opposent, directement ou à travers les médias, à d'anciens ministres socialistes, soupçonnés d'avoir mené dans les années 80, par le biais des GAL ( Groupes antiterroristes de libération ), une « guerre sale » contre le terro- -jj- risme basque.Pour José Luis Manzanares, vice-président du Conseil général du pouvoir judiciaire ( CGPJ, organe de contrôle des juges ), «c jamais, il n'y a eu en Espagne une telle situation de harcèlement, non seulement contre le juge Baltasar Garzon, mais contre l'indépendance judiciaire ».Selon l'hebdomadaire Cambio 16, « l'ambiance judiciaire espagnole commence à ressembler à celle de l'Italie ».« Entre l'amnistie à la française et l'explosion à l'italienne, je préfère la première solution », a indiqué pour sa part l'ancien ministre franquiste et un des leaders du Parti populaire ( PP.conservateur ), Manuel Fraga.Pour le professeur de droit Javier Perez Royo, « quand un système politique se voit soumis, de façon généralisée, à un processus de vérification judiciaire, il arrive irrémédia- blement à l'effondrement.C'est ce qui s'est passé en Italie.Nous sommes au bord de l'effondrement.Sommes-nous condamnés à reproduire l'expérience italienne ?».L'écrivain José Goytisolo a de son côté estimé que l'Espagne n'est pas encore arrivée « aux merveilleux sommets » de l'Italie ( en matière de corruption et de confusion politique ) mais qu'« elle s'y dirige ».Le juge-vedette Baltasar Garzon, qui a instruit l'affaire des GAL, est comparé en Espagne au procureur italien Antonio Di Pietro, symbole de la lutte anti-corruption.Une photo des deux hommes en train de deviser, datant de 1993, a été publiée à de nombreuses reprises dans les journaux.Tentés par la carrière politique, les deux magistrats ont suivi des parcours différents: alors que Di Pietro s'est refu- -1- sé à franchir le Rubicon, le juge espagnol a été pendant huit mois (en 1993-94) secrétaire d'État d'un gouvernement de Felipe Gonzalez.Selon ses détracteurs, il a quitté la politique, déçu de ne pas avoir été nommé ministre.Depuis, des personnalités dans le collimateur du juge Garzon accusent ce dernier de partialité alors que Pas-cual Sala, président du Tribunal suprême, a assuré que « les juges doivent se tenir hors du combat politique ».Pourtant, selon les commentateurs, la situation politique dans les deux pays est très différente pour au moins trois raisons: contrairement à l'Italie, l'extrême droite n'a pas de représentation au Parlement espagnol, les partis ré-gionalistes ( catalan et basque) appuient le gouvernement central sans trop d'états d'âme, enfin l'exécutif socialiste \u2014 s'il est -s- fragilisé par le scandale des' GAL \u2014 fait preuve d'une belle stabilité, étant en place depuis 1982.Certains ont vu l'an dernier en Mario Conde le Berlusconi espagnol.Le très médiatique banquier « était convaincu d'être Berlusconi, mais il s'est perdu en che-.min », a ironisé Goytisolo.* Mario Conde, qui ne cachait, pas ses ambitions politiques,' est en prison depuis décembre 94 pour détournement de -fonds âpre, la chute de la,.' banque privée Banesto en décembre 93.Selon l'hebdomadaire £7 5/g/o, il existe des scénarios .'.plus probables qu'une « ita: J lianisation » de la vie politi- ' que espagnole, comme le^' maintien d'une alliance so-.( cialistes-nationalistes ou l'ar-.* rivée au pouvoir des conser-,.' vateurs du Parti populaire.4J LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1995 A 7 Hélène Jutras explique pourquoi « Le Québec ( la ) tu il .» \u2022'\u2022¦Vu MARIO ROY ¦ Hélène Jutras, cette étudiante de 19 ans perçue un peu malgré elle comme une porte-parole de sa génération après avoir, l'automne dernier, exprimé de sévères critiques à l'endroit de la société québécoise, livre cette fois ses vues dans un court ouvrage.Le Québec me rue, publié par une petite maison d'édition montréalaise, sera disponible en librairie dès mardi.C'est l'éditeur, Michel Brûlé, qui a sauté sur l'affaire et a convaincu Jutras de consacrer son mois de décembre à l'écriture.«Ça a été difficile.Je ne croyais pas que j'y arrive-, rais.», commente la jeune essayiste à La Presse.Les 30 août et 27 septembre, celle-ci avait fait parvenir deux lettres ouvertes au Devoir, exprimant son intention de quitter le Québec.« Je me sens simplement étouffer.On dit que la population du Québec est vieillissante.Je le crois, car je suis jeune et j'ai la vie devant moi, mais je me sens si vieille.», écrivait-elle, dénonçant en bloc la médiocrité de la société d'ici et l'échec des projets indépendantistes, politiques, éducatifs et culturels du Québec.Des réactions nombreuses et passionnées avaient suivi cette sortie; Hélène Jutras se voyait instantanément ouvrir les ondes et les pages des médias.Son pamphlet \u2014 puisque ça en est un \u2014 tout juste sorti des pres- Hélène Jutras ses se veut en bonne partie une sorte de réponse à mes détracteurs.Le livre reprend en outre les lettres ouvertes déjà publiées et contient la transcription d'une entrevue accordée par l'auteure à Denise Bombardier (à l'émission Raison passion du 17 septembre).Cela mis à part, le matériel neuf couvre une cinquantaine de pages traitant \u2014ce sont les titres de chapitres\u2014 de politique, de démocratie, du référendum, des médias, de l'éducation ainsi que «de l'inconscience des humains en général .et des gens d'ici en particulier».La prose d'Hélène Jutras révèle un curieux mélange de naïveté et de lucidité, de jugements simplistes et même parfois contradictoires en même temps qu'agréable- ment acides et hardiment irrévérencieux.Dans ce survol critique de la société québécoise, l'étudiante n'évite pas un certain nombre de clichés: télévision abrutissante, inculture généralisée illustrée par la fréquentation massive des.théâtres d'été (!), Céline Dion, l'astrologie, le classique «tous coupables» et tutti quanti.Il est vrai que la jeune femme décrit ses interventions avec beaucoup d'humilité: «Je ne prétends pas représenter ma génération.Je n'ai fait que donner mon opinion, comme je continue à le faire.Si une analyse est nécessaire, elle suivra; je n'ai pas, pour le moment, de si grandes prétentions».Au sujet du référendum, on peut néanmoins lire le constat peut-être le plus juste et le plus joliment envoyé: «Le débat sur l'indépendance est peut-être venu du peuple, mais aujourd'hui il n'appartient plus qu'à une certaine élite», écrit Jutras, qui décrit le processus engagé depuis 1976 comme une interminable, exaspérante et insoluble valse-hésitation.Son désabusement face à la politique est, on le savait déjà, à peu près total.Et la démocratie pourrait bien n'avoir été qu'un «beau rêve», juge-t-elle de surcroît \u2014 un peu rapidement.Les médias, ensuite, ne sont ni meilleurs ni pires que la société qu'ils desservent, reflétant eux aussi «notre manque d'esprit critique».Notre système d'éducation, enfin, n'est qu'un monument élevé à la paresse et à la médiocrité; au sujet de ces pages, elle explique: «J'ai traversé le secondaire et le collégial sans avoir à travailler et j'ai bien réussi! Aujourd'hui, ejp première année de droit à McGill, j'ai pour la première fois à faire des efforts».Hélène Jutras lit beaucoup, dit-elle, «même si je n'ai pas les moyens de m'offrir des livres neufs.» Elle écrit depuis toujours et compte récidiver éventuellement dans le domaine de l'essai.«Mais je ne pensais pas que je déclencherais aussi vite quelque chose d'aussi gros!», s'exclame la jeune femme, qui a en effet eu droit à des critiques acerbes à la suite de ses premières tribulations épisto-1 aires.«J'ai trouvé ça très dur», raconte-t-elle aujourd'hui, «mais on finit par s'habituer.Le pire, c'est que ces critiques ne contenaient à peu près pas d'argumentation intelligente qui, par exem- ple, aurait réfuté point par point les affirmations que je faisais».«Il ne s'agissait dans la plupart des cas que d'insultes personnelles.venant de gens qui ne me connaissent pas! C'est très décevant», conclut Hélène Jutras, après avoir constaté à sa grande stupéfaction que c'est effectivement à ce niveau que se mènent les débats d'idées au Québec.LE OUÉBEC ME TUE, Hélène Jutras.Les Editions des Intouchables, Montréal, 1995.111 pages.Le président du CTC dénonce ce qu'il appelle «l'hystérie du déficit» Presse Canadienne TORONTO ¦ L'hystérie collective provoquée par la lutte au déficit contribue à alimenter une campagne insidieuse qui ne vise rien d'autre que la disparition des programmes sociaux, soutient le président du Congrès du travail du Canada (CTC), Bob White.Le monde des affaires et les médias ont généré une « hystérie du déficit» qui a poussé le gouvernement à envisager des compressions de plusieurs milliards de dollars dans les programmes sociaux, a déclaré M.White devant 500 délégués réunis en congrès, hier, à Toronto.« 11 est vrai que le déficit est un problème pour notre pays, a-t-il dit.Mais un taux de chômage élevé, des emplois temporaires sous-payés, une augmentation de la pauvreté et un nombre insuffisant de garderies (.) constituent aussi de graves problèmes (.) Nous ne pourrons solutionner l'un sans régler les autres.» Le gouvernement libéral a renié ses promesses électorales, soit la création d'emplois et le maintien des programmes sociaux, a accusé M.White: «Il est clair qu'il défend de moins en moins le filet de la sécurité sociale».M.White a également dénoncé le projet de loi C-62, en vertu du- Entente à la STCUQ Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Les chauffeurs d'autobus de la Société de transport de la Communauté urbaine de Québec (STCUQ) ont accepté dans une proportion de 94 pour cent une nouvelle convention collective qui leur procure des augmentations salariales totalisant 5,4 pour cent, réparties sur deux ans, avec possibilité de retourner en grève en juillet 1996 si les parties ne s'entendent pas sur une autre augmentation salariale.Les chauffeurs se sont prononcés en assemblée générale, vendredi soir: 504 ont accepté l'entente et 21 l'ont rejetée.Plus tôt en soirée, le conseil d'administration de la STCUQ l'avait aussi acceptée, après avoir consulté les maires.La convention collective contient plusieurs clauses proposées par le médiateur Normand Gauthier, dont celles relatives aux augmentations salariales.Les chauffeurs ont droit à une augmentation de trois pour cent rétroactive au mois de juillet 1994.Le 1er février, ils profiteront d'une augmentation de 1,3 pour cent.Une troisième augmentation, d'un pour cent celle-là, est prévue pour le 1er juillet 1995.Une dernière augmentation est prévue pour juillet 1996 mais elle devra être négociée.L'augmentation de 1,3 pour cent compense en fait pour la prime trimestrielle de 120 $ que les chauffeurs voulaient avoir, comme c'est le cas pour les employés de garage.Parmi les faits saillants de cette nouvelle convention, il y a une limitation de l'amplitude de travail des chauffeurs et la fin de la relève après 21h00, ce qui était un point important, selon le conseiller syndical Richard Fortin.11 n'est plus question que les chauffeurs attendent leur autobus au coin d'une rue du centre-ville, en fin de soirée.Désormais, ils prendront la relève à bord d'un autobus qui sortira du garage de la STCUQ.La partie patronale a obtenu certains gains, notamment en faisant payer le stationnement à ses employés, au coût mensuel de 25 $.C'est de cette façon que les chauffeurs d'autobus se plient aux exigences de la loi 102.La partie patronale a aussi réussi à faire en sorte que certaines tâches soient attribuées à des chauffeurs surnuméraires.Cela se fera sur une base volontaire mais deviendra obligatoire en cas d'un boycott concerté des chauffeurs.Par contre, plusieurs points demeurent en suspens et devront être réglés au cours des prochains mois.C'est le cas, entre autres, du service de transport en commun les jours d'élection ou de référendum, et des mesures visant à diminuer l'absentéisme.Le président de la STCUQ, Claude Larose, a indiqué que cette nouvelle convention collective ne coûtera que 330000$ de plus par année, mais qu'il est possible de récupérer cet argent à même le budget annuel de 91 millions.11 a affirmé que les payeurs de taxes et les usagers ne seront pas touchés par cette entente, qui prendra fin en juillet 1997.Pour sa part, le conseiller syndical Fortin s'est dit d'avis que la STCUQ a fait un pas pour «améliorer la productivité et la fiabilité» du transport en commun.M.Fortin et le président du syndicat, Henri Massé, ne cachaient pas leur satisfaction, vendredi soir.« Les chauffeurs en sortent la tête haute», a lancé M.Massé qui a rappelé que le conflit de travail a été «respectueux des lois et des règlements».11 a enfin estimé que «ça vaut toujours le coût, trois mois de grève», même s'il aurait préféré que cela ne dure que trois jours ou trois semaines.quel le gouvernement fédéral déléguerait l'inspection et l'application des normes de sécurité au secteur privé.«Des syndiqués pourraient bientôt devoir payer lorsqu'ils feront appel à un inspecteur pour vérifier s'il y a infraction aux normes de sécurité et de santé, a-t-il dit.L'inspecteur ne serait pas un employé impartial du gouvernement fédéral, mais plutôt quelqu'un à l'embauche d'une compagnie dont l'objectif est de faire des profits.» Appuyé par une coalition de syndicats et de groupes environnementaux, le CTC a invité en fin de semaine les Canadiens à lutter contre une loi «scandaleusement mauvaise» qui, selon lui, permettrait à certaines entreprises de contourner les réglementations.Le président du Conseil du trésor.Art Eggleton, affirme que le projet de loi C-62 permettra des économies annuelles de trois milliards tout en simplifiant la réglementation imposée aux entreprises.Une fois adoptée, cette loi éliminerait 150 règlements fédéraux et accorderait aux ministres le pouvoir d'exempter des entreprises d'autres règles.Ottawa espère adopter la loi en mars.¦ INTERNATIONALE DE MONTREAL ta ù »' \u2022i « * i ri AU STADE OLYMPIQUE DU 3 AU 12 FEVRIER 1995 LES VOILIERS SONT DE RETOUR À L'EXPONAUTIQUE DE MONTREAI \u2022 ADMIREZ LES QUILLARDS, LA BEAUTÉ ET LE STYLE DES NOUVEAUX BATEAUX DE PLAISANCE ET DES CHALOUPES DE PÊCHE ! \u2022 DÉTENDEZ-VOUS À LA MARINA TROPICALE ET ASSISTEZ À UN DÉFILÉ DE MODE DE VÊTEMENTS DE MOTOMARINE ! \u2022 VOYEZ LES DÉMONSTRATIONS SPECTACULAIRES D'ÉRIC ROY, CHAMPION CANADIEN EN STYLE LIBRE SUR MOTOMARINE ! \u2022 LORS DU SALON, PROFITEZ DES SPÉCIAUX SUR DES EMBARCATIONS ET ACHETEZ SUR PLACE VOS ACCESSOIRES.Heures d'ouverture : semaine : 12h à 22h, samedi : 10h à 22h, dimanche : 10h à 19h Prix d'admission ( taxes incluses ) : adultes : 9,00$, âge d'or, étudiants : 7,00$ enfants 6 à 12 ans accompagnés d'un adulte : 3,00$ Les guichets ferment une heure avant la fermeture de l'exposition.Le tirage aura lieu le dimanche 12 février à 16 heures à l'estrade principale.Complétez ce coupon de participation et déposez-le dans les boîtes de tirage à l'ExpoNautique ou postez-le à La Presse, Concours ExpoNautique La Presse Liée., C.P.11053, suce.Centre-Ville, Montréal H3C 4Y9 (1 M .» \"i * NOM: PRÉNOM: ÂGE: ADRESSE: APP.: VILLE: CODE POSTAL: TÉL.: SANS OBSESSION Motivation reprogrammation Raymonde Forget B.Sc.O.T.MAITRE \u2014 PRATICIENNE EN PROGRAMMATION NEURO-LINGUISTIQUE (514) 737-88871 Pour se mériter leur prix, les gagnants devront répondre correctement à la question mathématique suivante : 100 -¦- 2 - -13 -_= fll^^^'é LES ASSURANCES Lo Presse Rdfccan CKAC73AM MARINE CO.LTÉE Le tira go aura lieu le 12 février 1995 à 16 heures au Stade olympique.Les règlements du concours sont disponibles sur demande à l'ExpoNautique.JSEIV^OO Un monde de sensations EÎ/fflRUDE CUTUOARiDS COMMANDITAIRE OFFICIEL \u2022 LES ASSURANCES CUMIS l *9 ~* ?u *l l\" I u » .A4 i .Salon Epargne¦ Placements «81995 «s Que vous soyez débutant, intermédiaire ou expert, voici les meilleures stratégies financières pour vous enrichir ! il MD EPARGNE PLACEMENTS IMMOBILIER CARRIERES ki PROFESSIONS Soyez un investisseur averti.\u2022Les meilleurs produits d'épargne \u2022 Comment évaluer les fonds mutuels \u2022 La Bourse : 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PLACE BÔNAVENTURE - MONTREAL 27 au 30 janvier 1995 Vendredi au lundi : 11 h à 21 h BurewiHdéraKW ùpMèmçptmfii régional (Québec) La Capitale .I \u2022 »- -4 t A8f - LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 29 JANVIER 1995 : i i t i t i e t « My Son John » #est le réalisateur Léo McCarey qui relate l'histoire incroyable du tournage de ce film en 1951.« En plein .tournage, cvoque-t-il, l'acteur Robert ;Walker mourut.Toute l'équipe était aussi atterrée que moi-même.On stop-Ipa tous les salaires et tous s'en furent travailler sur d'autres films.Nous avons \u2022interrompu le tournage pendant trois mois.Le studio voulait récupérer son investissement et.pour cela, il ne fallait pas ébruiter la mort de Walker.» \u2022 « J'ai dû avoir recours à tous les trucs îque j'avais appris dans ce métier pour transformer les quelques scènes que nous avions tournées en un film véritable.Et nous avons réussi à faire ce film, à le finir, et il est tout de même extraordinaire qu'il ait ensuite été mis en \u2022nomination pour l'Oscar du meilleur [scénario.» « Après trois mois de travail acharné, Ij'avais réussi à établit trois ou quatre nouvelles versions du film, puis j'ai utilisé des séquences où Walker jouait lavec sa mère, et remplacé celle-ci par )Van Heflin, qui personnifiait un membre du F.B.I.Mais, de toutre façon, il fallait que Walker meure à la fin.et je n'avais pas tourné la scène en question.» « C'est alors que je me suis souvenu qu'Hitchcock, dans « L'inconnu du Nord-Express » ( « Strangers on a ;train » ) avait filmé une scène où Walker succombait sous un manège.» « Il était trois heures du matin, et je marchais de long en large dans ma .chambre en me disant qu'il fallait attendre que cet endormi d'Hitchcock se réveille.Sept heures : il est encore trop ;tôt pour tirer Hitch du lit ! Huit heu-\u2022res : toujours trop tôt pour lui \u2014 mais !si j'attends jusqu'à neuf heures, il sera ;peut-être parti.À huit heures et demie, ;j'ai Hitch au bout du fil et je lui demande : « Est-ce que tu as un gros plan de la mort de Walker ?» Il me répond : « Je n'en sais rien, mais je peux te retrouver au studio et on se projettera la scène ; /tous verrons bien ; je sais quels sont tes ennuis.Est-ce que ça suffira pour te tirer d'embarras ?» \u2014 « Si ça m'aidera ?Mais jça me sauvera la vie ! l'ai l'intention de le faire mourir sous les balles et de lui faire ^prononcer ces mots : « l'ai fait ma confession », que j'ai sur un disque de lui.» Dans la scène du film d'Hitchcock, le jeune Farley Granger parlé avec Walker \u2022sous le manège.« je bouillais à la projection : « Mais, va t'en, va t'en donc ! » Heureusement, pendant une seconde, Granger s'éloigne et Walker reste seul, en disant quelques mots.J'ai pris ce ;plan et j'ai remplacé le texte.Mais comme je ne pouvais me fier à aucun acteur, qui aurait pu révéler aux journalistes la mort de Walker, ce que le studio \u2022avait interdit formellement, j'ai doublé .'moi-même ces quelques mots d'une voix à peine audible.» r Source : Cahiers du Cinéma, février 1965 ; entretien de Léo McCarey avec Serge Daney et Jcan-,'Louis Noames.écran drapé noir Textes et recherche DENIS MASSE La mort fauche impunément.Et les deuils n'épargnent pas le monde du cinéma.Bien des tournages ont été compromis par la mort brutale dyun interprète, du réalisateur ou de quelque autre personne rattachée à la production.Dans la plupart des cas, la production supplée à la perte de la personne disparue en faisant appel à quelqu'un d'autre qui prendra la relève et va ainsi permettre de terminer le film.Mais la fatalité entraîne souvent dans son sillage des délais, des retards, des modifications au scénario, des reprises de scènes, et jette impunément le désarroi dans l'équipe ainsi touchée.Selon le Guinness du Cinéma, le plus grand nombre de victimes jamais enregistré au cours d'un tournage est de 27 morts, lors de l'explosion du bateau « Viking », le 15 mars 1931, au large des côtes de Terre-Neuve.Le cinéaste américain Varick Frisset qui perdit la vie dans cet accident, avait nolisé MY SON JOHN USA.1951 Real.: Lco McCarey \u2022Int.: Robert Walker ( John ), Hclen Hayes ( la mère de John ).Dean lagger.Van Heflin.Une famille catholique américaine est horrifiée d'apprendre que le fils aîné' a épousé la cause comnumiste.L'INCONNU DU NORD-EXPRESS ! ( STRANGERS ON A TRAIN ) [USA.1951 tRcal.: Alfred Hitchcock Int.: Farley Granger ( Guy Haines ) Ruth Roman < Ann Morton ).Robert Walker ( Bruno Anthony ), Lco j.Carroll ( le sénateur Morton ).kVn cfuunpion de tennis rencontre dans un train un dé-saxé au'il ne prend pas au sérieux et qui lui propose de le débarrasser de sa femme dont il veut divorcer.Un remake a été fait en / 969 : « Once you kiss a stran-ger » ( Robert Sparr ).»\u2022 - H «22 + 2 » Le titre original de ce film devait être «< Lucky 13 ».Mais une série de «déboires amena les producteurs à modifier le titre devenu inapproprié et à adopter celui de « 12 + 1 ».On devait prononcer « Douze plus UNE » car il était question de plaisantes variations sur le fameux thème de la douzième chaise souvent traité à l'écran, par exemple «< Le mystère des douze chaises » ( «< The Twelve Chairs » ) de Mel ;Brooks( 1970 ).Des le début du tournage, une Feirari avait été démolie, le conducteur ayant appuyé par mégarde sur l'accélérateur au lieu du frein.Quelques jours plus tard, Vittorio Gassman attrapait la jaunisse.Quand on reprit le tournage, interrompu à cause de sa maladie, ce fut au tour de la jeune comédienne italienne Ottavia Piccolo de se briser la mâchoire en faisant u|e chute dans un escalier; l'ingénieur^du son fut ensuite un vieux voilier pour emmener son équipe dans l'Arctique et y tourner un documentaire sur la chasse aux phoques, sous le titre « The White Thunder ».Peu après l'appareillage, le « Viking » explosait entraînant dans la mort 29 des 156 personnes à bord ( et non 27, comme le cite le Guinness ).Des étincelles avaient mis le feu à des barils de poudre entassés dans la soute.Sans atteindre les dimensions d'un tel désastre, l'accident survenu en cours de tournage du film « La quatrième dimension » ( « Twilight Zone » ) fut l'un des plus terribles du cinéma des dernières années.Un accident d'hélicoptère qui s'est produit en juillet 1982 causa la mort de trois acteurs : deux enfants vietnamiens et le comédien Vie Morrow, alors âgé de 51 ans.Les récits qui vont suivre rappellent que la mort rôde souvent autour des plateaux de cinéma.victime d'une crise cardiaque et, pour couronner le tout, l'on apprit que l'actrice Sharon Tate était enceinte de cinq mois, au moment de tourner une scène où elle se jette dans une piscine.Décidément, la guigne s'acharnait contre l'équipe du film.Et le titre « Lucky 13 » était devenu absurde.Il fut change et le tournage fut terminé sans autre incident fâcheux.C'était sans! compter sur l'événement PHOTOS La Presse Sharon Tate ( la photo du haut est tirée de son dernier film ) fut assassinée en 1969 par la secte de Charles Manson.Le montage de ¦ 12 + 1 » fut retardé pendant plusieurs mois, personne ne voulant plus toucher au film.Robert walker ( à gauche, avec Helen Hayes ), mourut en plein tournage de « My Son John Ouant à Audrey Hepbum ( ci-dessus ), elle subit la perte de son ami et partenaire dans « Nous Irons à Monte-Carlo », Edmond Audran.mort dans un accident d'auto.effroyable qui devait se produire au moment où le film partit au montage.Quand l'équipe de production apprit le carnage auquel avait succombé l'actrice Sharon Tate, c'en était trop et personne ne voulut plus toucher au film.Le montage s'arrêta donc pour plusieurs mois.Ce n'est qu'après un long délai et une fois le choc absorbé que le film fut enfin terminé et présenté en avant-première à la presse, à Montréal, le 16 septembre 1970.Quelque temps plus tard, « 12 + 1 » fut projeté lors d'une soirée à la mémoire de Sharon Tate au Festival de Cannes de 1970.Source : Notes de production.12+ ! Franje.1970 Real.Nicolas Gcsmici Int.: Sharon Tate ( Pat ), Orson Welles ( Markau ).Vittorio Gassman ( Mario ).Terry Thomas ( Albert ).Mylène Dcmongeot ( Judy ), vittorio de Sica ( Di Seta ), Ottavia Piccolo ( Stefanella ).et 13 chaises.Mario, émigrant italien installé comme coiffeur à New York, apprend qu'il a hérite d'une fortune, en Angleterre.Cette fortune était dissimulée dans l'une des douze chaises qu'il a vendues, il lui faut la retrouver.De là une chasse en France, en Italie, dans les milieux les plus divers.Mario perd sa fortune mais c'est pour la retrouver à New York sous la forme d'une lotion ca-pdlnirc.« Nous irons à Monte-Carlo » l#est au cours du tournage du film « Nous irons à Monte-Carlo », à Monaco, que la toute jeune Audrey Hepburn fut remarquée par Colette.Celle-ci, installée au même hôtel, aimait assister au tournage dans le hall tous les après-midis.Elle se fit présenter Audrey Hepburn et eut l'intuition de la recommander à Henry Miller qui s'apprêtait à monter « Gigi » à Broadway.Marcel Dalio, qui faisait partie de la distribution, rappelle dans ses mémoires « Mes années folles » les moments pénibles qui assombrirent ce tournage.« Malheureusement, à Monte-Carlo, tout ne fut pas rose.Pendant le tournage, Edmond Audran, le partenaire d'Audrey Hepburn, mourut dans un affreux accident de voiture.» « Edmond, que j'avais connu à Londres, lorsque Ludmila Tcherina, sa femme, tournait « Les chaussons rouges », venait des Ballets de Monte-Carlo.Personne n'était plus gentil, plus généreux que lui ; il ne savait que faire pour nous être agréable.Il nous emmenait en voiture pour de longues promenades, se fâchait si on voulait l'inviter, insistait pour rendre service.Le charme en personne ; on ne lui résistait pas.» « Il m'avait semblé, dès le début du tournage, que ce charme, Audrey le subissait peut-être un peu plus qu'une autre, qu'elle montrait en face d'Edmond une certaine langueur.Il y a des regards et des attitudes qui ne trompent pas.Lorsqu'ils répétaient leurs scènes de danse ensemble, ils étaient comme deux enfants qui s'amusent à s'apprendre des pas nouveaux.l'aimais l'image de ce couple.l'aimais l'idée de cette idylle romantique ébauchée au milieu du décor d'opérette de Monte-Carlo.» « La mort allait briser nos rêves.» « Edmond ne cessait de me répéter : «r Si tu rentres à Paris en voiture, ne passe pas par Lyon.C'est dangereux.Il vaut mieux faire le détour, même si on perd du temps.Il ne faut jamais passer par Lyon.» « C'était tellement obsessionnel chez lui, cette histoire de Lyon, que nous en avions fait un sujet de plaisanterie.» « Mais voici qu'Edmond s'absente et que sur le chemin du retour, pour aller plus vite, il passe par Lyon.A la sortie de la ville, le destin l'attend ù un passage à niveau.Il a un accident.Il est tué.» « Dans mes souvenirs, écrit Dalio, ce qui suit ressemble à une scène de film.Nous étions à Monte-Carlo.Le plan suivant nous montre maintenant à l'église de la Trinité, à Paris, pendant l'enterrement d'Edmond Audran.Sa veuve, la très belle Ludmila Tcherina, est là, devant les Parisiens venus rendre hommage à son mari.Il y a une autre veuve, en noir elle aussi, Audrey Hepburn, mais personne ne va vers elle pour la consoler.» «c Triste retour.Alors que l'intrigue de « Nous irons à Monte-Carlo » s'achevait dans la gaieté et toutes les conventions du genre, dans la réalité, le mot FIN apparaissait en lettres de faire-part sur une dernière image de cimetière.» Source : « Mes années folles», Dalio, Ramsay Poche Cinéma, Éditions f.C.Lattes, 1976.NOUS IRONS À MONTE-CARLO France.1951 Real.: lean Boycr Int.: Philippe Lemaire ( Philippe Vercin ).Danielle Godet ( Jacqueline ).André Luguct ( M.Chatenay-Maillard ), Audrey Hepburn ( Mclissa Farrell ).Marcel Dalio ( l'imprésario Poulos ), Ray Ventura et son orchestre.À la suite de quiproquos, un bambin dont les parents sont introuvables est confié, à la dernière minute, a l'orchestre de Ray Ventura qui part pour Monte-Carlo.100 AN S DIMANCHE PROCHAIN Le maître du suspense CINEMA v i. LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 29 JANVIER 1995 Génies en herbe In collaboration ovoc QMM tn horbo Pontologlt Int., 3533, bovl loMmonf.Montrée! M1X 1K7 A 1900-1925 FAUNE PRÉHISTORIQUE 1.Quel primate contemporain des derniers grands sauriens a un nom qui pourrait nous faire croire qu'il est une créature infernale?2.Un spécimen de quel animal préhistorique, découvert au début du siècle en Russie, avait-on dû manger faute de pouvoir le conserver?ONU 1.Qu'est-ce que la BIRD?2.Dans quelle ville l'OACI a-t-elle son siège?3.Que signifient les lettres OMS?4.En quelle année (la même que son indépendance) le Swaziland entre-t-il à l'ONii?5.Dans quelle ville la Cour internationale de justice a-t-elle son siège?6.Quel Norvégien fut le premier secrétaire général des Nations-Unies?3.De quel groupe l'archéoptéryx et le ptérodactyle sont-ils des ancêtres?4.Près de quel archipel le coelacanthe, poisson presque amphibien, vit-il encore en très petit nombre?5.Qu'avait le dimétrodon sur le dos?7.Lequel de ces pays est représenté à l'ONU: Liechtenstein, Brunei, Monaco, Suisse?8.Dans les délibérations de l'ONU, quels membres ont un droit de veto?9.Quel adjectif désigne quelqu'un qui appartient à l'ONU?10.Quel Autrichien a eu un secrétariat controversé à cause de certaines accusation de liens avec les nazis?Président américain assassiné en 1901.1.De quel pays Humbert 1er, assassiné en 1900, était-t-il le roi?2.Quel président américain est assassiné en 1901?3.Quelle ville devient la capitale de l'Afrique-Occidentale française en 1902?4.Quels trois pays participèrent à la Triple entente de 1907?5.Quel nationaliste assassine Jean Jaurès en 1914?6.Que prévoit la déclaration Balfour pour les Juifs en 1917?7.Quelle région est récupérée par la France en 1919?8.Quel organisme est créé en 1920 par les signataires du traité de Versailles?9.Qui est élu à la présidence de la république de Weimar en 1925?10.En quelle année Mustapha Kémal devient-il président de la Turquie?B CINÉMA 1.Qui est le réalisateur du film Le Faucon maltais?2.Qui est le réalisateur du film La Comtesse de Hong-Kong ?3.Qui a réalisé le film espagnol Action Mutante, grand gagnant du Festival du cinéma fantastique II (Montréal)?4.Quel punk plutôt dégradant est le sujet du documentaire Hated ?5.Quel film onirique de David Lynch est un prolongement dune non moins onirique série télévisée?C DÉCOUVERTES ET INVENTIONS 1.Phénomène qui consiste au mélange de deux liquides qui passent à travers une membrane semi-perméable découvert en 1848 par l'abbé Nollet.2.Quel appareil de mesure de la force est inventé par Julien Le Roy en 1743.3.Quel Français créa le fardier à vapeur en 1770?4.Quel était le premier nom du Nautilus, sous-marin inventé par Fulton?5.Quelle invention doit-on à René Laennec?Il fut premier secrétaire général des Nations-Unies.F IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1.Dieu de l'Inde brahmanique qui représente peut-être une divinité préaryenne.2.Il est la huitième incarnation du dieu Vishnu et porte plusieurs noms.3.Il est reconnu comme le berger d'amour et ses aventures sont célèbres.4.Une secte à inspiration orientale porte son nom et le chante allègrement.SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble Pierre Q.T.Nguyen Premier Oue ce soit une partie de scrabble duplicate tranquillement jouée sur le coin d'une table de cuisine, ou jouée en club, en tournoi, voire même lors d'un championnat important, le premier tirage semble donner le ton a votre partie.Si vous ratez le premier coup, un scrabble par surcroit, il vous sera difficile de garder votre concentration, parfois même jusqu'à l'annonce du dernier mot placé sur la grille.Encore plus difficile à avaler si le tirage ne comporte que des lettres à un point.*.Demandez à Renée Gaudette, membre de l'Équipe nationale.Elle se rappelle encore avoir joué ORNERA au premier coup du Championnat du Monde 1989 à Namur, en Belgique, alors qu'il lui restait un T en mains.le mot retenu était TRONERA, solution unique que personne ne peut oser dire ne pas connaître.Selon l'Officiel du scrabble, dictionnaire de référence pour le scrabble duplicate, il existe 862 tirages à solution unique formés de 7 lettres à l point ou «lettres à une cent», comme aiment à les appeler certains joueurs qui ont la phobie de ce genre de tirage qui «sent le scrabble»! Je vous en propose 60 dont les solutions uniques sont toutes très connues.Offrez vous le loisir de chercher ces mots que vous connaissez bien, en mettant un cache sur les solutions.histoire d'éloigner un peu la tentation.1.AAALLRT.2.AAEENST.>.AAEÏNNT.4.AAEINST.y AAELRTU.b.AEF.ILSU.7.AEELORU.8.AEENNTT.9.AEENRTU.10.AEENSSU.11.AEENTTU.\\ 12.AEERTTU.tirage paniquant 13.AEERTUU.14.AEI1NNR.15.AEISTTU.16.AELNRTU.17.AELOORS.18.AEORTTU.19.A1IILNT.20.A11LLLO.21.AIINRSS.22.AILNORR.23.AINNSTT.24.AINOORS.25.AINOSSS.26.ALNOOSS.27.ALNSSTU.28.ANNOSST.29.EEELNRT.30.EEERRTU.31.EEIINRT.32.EEILLOT.33.EEILRST.34.EEINRTU.35.EEIORTT.36.EELNOTU.37.EELNSSU.38.EELOSST.39.EENNORU 40.EEORSTT.41.EERSSTU.42.EERTTUU.43.EIILTTU.44.EIINNSU.45.EIINSTU.46.E1LLLTU .47.EILLNOT.48.EILLOSS.49.EILORSU.50.EILORTT.51.EINNORU.52.EINOORT.53.EINOSTU.54.ENOSTUU 55.EORRTTU.56.HLOORS.57.IINORRU .58.ILNOSTT.59.INOORTU.60.ORSTTUU.19.INITIAL 20.22.LORRAIN 23.25.SAISONS 26.28.SANTONS 29.31.INERTIE 32.34.UTERINE 35.37.SENSUEL 38.40.ROSETTE 41.43.UTILITE 44.46.TILLEUL 47.49.SOULIER 50.52.NOTOIRE 53.55.TORTURE 56.58.STILTON 59.AILLOLI INSTANT SALOONS ETERNEL OEILLET ETROITE OSSELET SURETES INSINUE INTELLO TRIOLET SOUTIEN ISOLOIR TOURNOI 21.RAISINS 24.ORAISON 27.SULTANS 30.URETERE 33.STERILE 36.TOLUENE 39.NEURONE 42.TUTEURE 45.INUSITE 48.SOLEILS 51.REUNION 54.SOUTENU 57.URINOIR 60.SURTOUT Comment jouer la partie de duplicate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club ou dans un tournoi.Pour obtenir les rèçles détaillées, écrivez à: Pierre Q.T.Nguyen; Chronique de scrabble, La Presse; 7, rue St-Jac-ques; Montréal.H2Y 1K9.Partie homologuée du club de Terrebonne disputée le 20 janvier 95.TIRAGE MOT CHOtSl REF PTS 1.CU00HRT 2.H+EMUSCZ 3.-GUIRN?4.CIEXSAU 5 NLLAABE 6.NLA+EOTT 7.ORREEVI 8.LUYMESI 9.LMI+ESRN 10.LR+HOTA?11.FAABMIT 12.BM+POEMI 13.-AUNNOLS 14.\u2022 JUCDDEN 15.GDEN+EES 16.PAUNT1E 17.WSIOPFE 18.WS0PE+EK 19.PEE+BRAV 20.PE OCTUOR HUEZ R(E)UGI0N EXCUSAI BELA ETIOLANT (1) REVERDIR YEUSE (2) MINETS H(Y)DR0LAT (3) FARTAI MEMO LAQUONS JUDO DECENES PETUNAI 4) IF WOKS BRAVEE JEEP H3 6C 3B 21 1L E1 8H 1D 8A M6 B1 22 36 70 128 44 66 89 72 24 74 22 L12 22 15H 42 10J 28 11E 99 148 74 A1 35 13E 69 CIO 22 J10 13 1051 Solutions I.TRALALA 2.SATANEE 3.ANtANTI 4.TAtMAS 5.LAUKkAT 6.AILULLS 7.AUREOLE 8.TENANTE 9.F.TF.RNUA 10.NAUSEES 11.ATTENUE 12.TRETEAU 13 AUTEURE 14.IRANIEN 15.AUTISTE 16.NATUREL 17.AEROSOL 18.TATOUER COMMENTAIRES 1\u2014ETIOLER: priver un végétal de lumière.2\u2014YEUSE: chêne vert.3\u2014HYDROLAT: eau distillée aromatisée.Mot non joue dans la salle.4\u2014PETUNER: priser du tabac.RESULTATS 1\u2014Denis Provost.1019 2\u2014Monique Laperle.1013 3\u2014Pierrç Q.T.Nguyen.990 Anac misés 330 Philippe Guérin Les anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots à découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots à trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1: A A L S S V (2) 5: A A E M N T C4I 9: A11 L S T (4) 12: D E I I I 0 T 13: E C I I LOR 14:EI0STT 15: AACIILMN 16: E I LN R S U U 17:11 M N O 0 S S (2 19: A C E 11 N R (2) 21: A ADEOTU 22: E I NO S S S (2) 24: A B N R S U 26:EL0RST(2) 28: A D E E N T V (2) 32: D E E I N S (S) 36:IPRRTU 39: E E 11 L N R T 40: A B E R R S (5) 41: CEEEFFOR 42: AI 0 P P S T 43: G I N 0 0 R 44: A E I L S U 45: C I MO S T 46: A E E I S T T (6) 47: B C E E C I R S 48: ADELRSZ 49: A E E R T U VERTICALEMENT 1: I I L 0 R T V 2: A C D E I 0 U 3: A E I R S T T T (4) 4: E E I L S S S (3) 6: A A 11 M N (2) 7: A A B D N N 0 8: E E E M N N 9: D E I L 0 S T U 10: A B E I N 0 T 11: I I NO R S (2) 13: AAACDEMR 18: ACENNRS 20: A E E F N 0 R 23: AELNOSTU(2) 25: A B E E I R S (3) 27: C O 0 0 R S T T 29: EEIPRTU V (2) 30: C E I R S S T U (4) 31:CEEEIRRZ(3) 33: A E E L R S (4) 34:DEEEISS 35: AEEFNNT 36: C E I O P S S (2) 37: A A I M S T T (2) 38: E E P R S T T 40: ABELLR 12 19 26 34\t35 39\t 41\t \t \t 46\t \t1 SOLUTION À LA DERNIERS PAGE DES ANNONCES CLASSEES L'utilisation du terme \u2022 anacroisés \u2022 est possible grâce a l'amabilité de Michel Chartemagne.Crucigrammes Nicole Hannequart ».EXPLICATION DU JEU Tour d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot codé (dont les lettres sont écrites entre parenthèses).Ce dernier vous est d'une grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille, (par ex.1-2 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2-3, celle des mots 2 et 3, etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouvés.MOT CODÉ \u2022.2-3 5-6 4-5 1-4 6-7 8-9 1-2 7-8 DÉFINITION: Elle allaite des enfants en bas âge.(CEINORRU) MOTS 1.8.DÉFINITIONS _____Qui est dit dune manière franche.(7 let.) 2.C_____ Invité à une fête.(6 let.) 3.C_______Mentionneront.(8 let.) 4.S_______Porter assistance à.(8 let.) MOTS 5.P DÉFINITIONS '.,.1 Manifestation soudaine et violente de fièvre.(7 let.) 6.R_______Frappèrent quelqu'un violemment.(8 let.) 7.P-Porte dune voiture.(8 let.) 8 O V R O N 8.R- 9.P- Rejeté.(7 let.) \u2022r » » » .^ Personnage de la comédie italienne.(7 let.) .M 355 SOLUTION DU No 354:\t 1.BLÊMIRAI\t\u2014 LIMBAIRE 2.BÉNIRAI\t\u2014 BINAIRE 3.DÉNEIGER\t\u2014 DÉNIGRÉE 4.EXISTERA\t\u2014 EXTASIER 5.RECUEILS\t\u2014 CISELURE 6.CONTRÔLA\t\u2014 COLORANT 7.ATTÉNUONS\t\u2014 SOUTENANT 8.ENLAÇAIS\t\u2014 CANALISÉ 9.PERCHAI\t\u2014 CHARPIE CRUt&JA*.» Mots croisés LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (BEAUTÉ ET POLITESSE) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 \u2022I HORIZONTALEMENT 1 Marques de respect \u2014 Attrait, éclat pouvant séduire et impressionner.2 Qui manque de simplicité \u2014 Il a tendance à répéter \u2014 Unité d'équivalent de dose.3 Argent \u2014 On y pêche \u2014 Trophée indien.4 Courir, sauter afin de se détendre (v.pron.) \u2014 Indique le moyen \u2014 Conjugaison.5 Fleuve de Sibérie \u2014 Attrayant.6 Télégraphie sans fil \u2014 Marque légalité \u2014 Sa Sainteté.7 Donna les couleurs de larc-en-ciel \u2014 Négation \u2014 Ventilées.8 État de calme (pl.) \u2014 Le derrière à l'air \u2014 Petit morceau cubique.9 Connu \u2014 Ville d'Italie \u2014 Divisions du temps \u2014 Exhale l'odeur désagréable de.10 On y forme des administrateurs \u2014 Embrasse \u2014 Fleur.11 Gentilles, aimables \u2014 Alliés.12 Mélodie \u2014 On l'internait \u2014 Le matin.13 Neptunium \u2014 La Cour internationale de justice en fait partie \u2014 Facile à suivre \u2014 Sans aspérités.14 Ensemble des soins de propreté du corps \u2014 Coloris du visage.15 Divinité de l'Amour \u2014 Crochet double \u2014 Personnages imaginaires.VERTICALEMENT 1 Action de rendre plus beau.2 Profil harmonieux d'une statue \u2014 Groupé \u2014 Écrivain américain.3 (S')effondrer \u2014 Officier, dans l'Empire ottoman \u2014 Infinitif.4 Rigolé \u2014 Comprimée \u2014 Fromage.5 Incisive \u2014 Admirateurs \u2014 Plus jolis.6 Strontium \u2014 Roulement de tambour \u2014 Affluent de l'Eure \u2014 Ancienne note.7 Bien mise \u2014 Mot d'enfant \u2014 A deux branches.8 Mouvement d'une foule \u2014 Agréables à regarder.9 Qui ont de l'élégance \u2014 Exposée d'emblée à feu vif.10 Erbium \u2014 Fait des recherches spatiales \u2014 Notre-Seigneur \u2014 Se dit d'une variété de prune.11 Partie d'un canal \u2014 Décente.12 Durillon \u2014 S'enjambe facilement \u2014 Première personne \u2014 Co-nifère.13 Fonctionnera \u2014 Ondulation \u2014 La date s'y trouve.14 A très froid \u2014 Char-* mante.15 Pleines de prévenance \u2014 Reine de beauté.! \u2022 I SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN 1 2 3 4 5 6 7 6 9 10 II 12 13 M 15 SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER t LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 29 JANVIER 1995 Écologie et environnement.?1 i v ¦\tRCHË DE NOÉ\t PUNIS-MOI, JE ME SOUMETTRAI ¦ Vaut-il mieux être aimé ou craint ?À cette question les animaux répondent sans détour : la punition est le meilleur garant d'une société disciplinée, où les dominateurs dominent, sexuellement et socialement, les parasites sont chassés, les rôles des femelles et des mâles bien définis, la solidarité maintenue.Selon deux chercheurs britanniques, si les châtiments s'exercent surtout entre mâles, les femelles qui ne veulent pas se soumettre aux assauts d'un mâle peuvent aussi être punies.De même, lorsqu'elles ont des relations avec des subordonnés ou des étrangers ou bien sont les alliées d'un partenaire attaqué.Ainsi, les dames babouins hamadryas, qui savent qu'elles risquent une correction, se cachent des mâles dominants pour mener leurs coupables ébats.Chez les chimpanzés en captivité, les chercheurs ont observé le manège des femelles, qui refusent de copuler avec les faibles quand le mâle dominant est là, mais se laissent faire quand le maître est confiné pour la nuit.Les subordonnés ou les femelles se posent aussi souvent en arbitres dans un conflit entre mâles et développent des rituels de réconciliation ( soins au blessé ), permettant au punisseur et au châtié de faire la paix.La vie des jeunes est dure parmi les vertébrés : beaucoup de mères giflent, battent, secouent violemment, mordent leurs petits qui sont trop gourmands, trop paresseux, dépendants ou n'obéissent pas aux règles.A de rares occasions, les rejetons fortement rebelles sont tués.On ignore encore, reconnaissent les auteurs de l'étude, les facteurs qui déterminent l'intensité et la fréquence des punitions.Trouver des réponses à cette question demandera la coopération de nombreux éthologues et spécialistes de l'évolution.Agence France-Presse Nonja, songeuse UNE GUENON QUI PEINT ¦ Nonja, une orang-outang du Zoo de Vienne, est en train de devenir célèbre partout dans le monde.Cette guenon est en effet.un peintre à la palette très colorée, dont les oeuvres trouvent même preneurs ! La direction du zoo mettra d'ailleurs ces peintures en vente après une exposition prévue pour le mois de février.L'argent recueilli servira au zoo.Les couleurs préférées de Nonja ?Le brun et le violet.Associated Press LE MYSTÉRIEUX LOUP DES VOSGES ¦ L'animal mystérieux que l'on pense être un loup, qui égorge par dizaines moutons, pouliches ou brebis, en écumant depuis des mois les Vosges, dans l'est de la France, a échappé jusqu'ici à tour, les pièges tendus.Tout n'est que mystères, fantasmes et réminiscences de peurs ancestrales dans l'histoire de cet animal signalé pour la première fois en mai 1994, dans la forêt de Senonges, près d'Epinal.Sa renommée n'a fait depuis que s'amplifier, au fur et à mesure que s'allongeait la liste de ses victimes : 82 à l'heure actuelle.Même si l'animal a pû être filmé en juin pendant quelques secondes par un amateur video, on y voit une sorte de loup gris-blanc aux aguets dans un champ, les naturalistes ne sont pas parvenus à définir avec précision quel était le type de ce canis lupus, ni son sexe.Brigitte Bardot, l'ancienne star du cinéma français et infatigable défenseur de la cause des animaux, a lancé une mise en garde dès septembre contre les éventuelles visées meurtrières à rencontre de la bête, offrant une récompense de 1800 dollars pour sa capture.Agence France-Presse UN ZOO, JOUR ET NUIT ¦ Les douanes de Miami font parfois penser à un zoo.Des cobras et des crapaux venimeux sont dissimulés dans des valises, des tortues cachées dans des peluches et des petits singes soigneusement placés dans d'amples poches de blouson.Un douanier a même découvert des oiseaux fixés au corps d'un homme par de la bande adhésive.Les douaniers sont ordinairement les premiers à signaler les animaux suspects.Les services de protection de la faune et de la flore sont ensuite prévenus.Cela ne va pas sans créer quelques émotions comme cette employée des douanes qui découvrit les crapauds venimeux en fouillant dans une valise.« Elle a filé comme une fusée lorsqu'elle a découvert les bêtes.» Les crapauds avaient été placés dans trois bouteilles, les serpents dans des sacs de vêtements et les araignées dans des poches en plastique.A la vente, les crapauds et les araignées atteignent cent dollars l'unité et les boas 400 $.Selon M.McKissick, 10 à 20 pour cent des animaux importés en fraude sont découverts.Les chênes bleus, blancs et rouges du Québec DANIEL GAGNON collaboration spéciale Les chênes sont parmi les plus beaux arbres de l'hémisphère Nord.On en compte plus de 300 espèces, dont plus d'une centaine dans les montagnes du Mexique, le centre de diversité le plus important des chênes.On trouve des chênes en Amérique du Nord, en Amérique Centrale, en Europe et en Asie.Parmi les chênes européens, les plus célèbres sont le chêne anglais \u2014 pour son bois utilisé en construction navale et en tonnellerie \u2014 et le chêne liège \u2014 pour son écorce épaisse, récoltée à tous les neufs ans, dont on fabrique les bouchons de liège.On trouve dix espèces de chêne au Canada, dont quatre au Québec.Le chêne rouge est le plus abondant des quatre au Québec.C'est aussi celui qui pousse le plus au nord.Par exemple, c'est le seul chêne que l'on peut trouver dans la région de Québec.On peut en voir de très beaux spécimens matures sur les terrains de l'Aquarium du Québec, près du vieux pont de Québec.Plus au sud, le chêne rouge forme des peuplements presque purs sur les sommets et les pentes fortes des mon-térégiennes ( mont Saint-Hilaire, Mont-Royal, mont Saint-Bruno ), du mont Oka, du mont Rigaud et de la vallée de l'Outaouais.Cependant, ces chênes ne sont jamais très grands, atteignant à peine 10 à 15 mètres de hauteur, mais ils tolèrent mieux que tout autre arbre du Québec les conditions de sécheresse et de pauvreté du sol qui prévalent sur ces sites.Cela ne veut pas dire que le chêne rouge pousse mal ailleurs.Sur des sols plus riches et plus humides, bien qu'il soit peu fréquent, il atteindra des tailles considérables.Ainsi, dans certaines érablières du parc du mont Saint-Bruno, on trouvera ici et là quelques énormes chênes rouges de 25 mètres de hauteur et près d'un mètre de diamètre.Pourquoi trouve t-on autant de petits chênes rouges sur les sites les plus inhospitaliers et très peu, mais de très gros, sur les sites qui lui procurent une meilleure croissance ?L'écologie des chênes La réponse à cette question se trouve dans l'écologie particulière des chênes.Les semis des chênes sont comme ceux des pins : ils n'arrivent pas à s'établir dans le sous-bois d'une forêt dense.D'autres espèces d'arbres, tels l'érable à sucre et le hêtre y parviennent.Sur les sols secs et pauvres, les semis d'érable à sucre ne peuvent survivre, laissant ainsi le terrain libre au chêne rouge.De plus, ces forêts ne sont jamais très denses et laissent pénétrer beaucoup de lumière au sol.Mais d'où viennent les gros chênes rouges du mont Saint-Bruno ?Selon Jacques Brisson, écologiste à l'Institut de recherche en biologie végétale du )ardin botanique et de l'Université de Montréal, ils seraient les vestiges d'une grande perturbation, il y a plus d'un siècle, alors que la forêt où ils se trouvent fut coupée ou brûlée.C'est seulement à ce moment que quelques semis de chêne rouge ont pu s'établir, pour devenir des géants au fil des ans.Patrick Nantel, un étudiant au doctorat en Sciences de l'environnement à rUQAM, a réalisé une étude détail- Les glands et les feuilles aux lobes pointus du chêne rouge.lée de la croissance de plusieurs forêts de chênes de la vallée de la rivière des Outaouais.Ces forêts sont composées surtout de chêne rouge, mais elles sont uniques au Québec du fait qu'on y retrouve aussi du chêne blanc.Le chêne blanc est une espèce d'arbre très rare au Québec, bien qu'il soit abondant dans le sud de l'Ontario et aux États-Unis.Le chêne blanc se distingue du chêne rouge par son bois blanc \u2014 d'où son nom \u2014, son écorce blanchâtre qui pèle en petites plaques et par ses feuilles aux lobes arrondis.Le chêne rouge tire son nom de son bois rouge.Son écorce foncée est lisse chez les jeunes arbres et crevassée chez les vieux arbres.Les feuilles du chêne rouge sont les seules parmi nos espèces de chênes à posséder des lobes pointus ( voir photo ).Les recherches de Patrick Nantel montrent que toutes les forêts qu'il a étudiées sont âgées d'un peu plus de cent ans.Fait étrange, en mesurant le taux de croissance actuel des semis et des jeunes arbres de chêne rouge et de chêne blanc, il peut conclure que ces chênes n'atteindront la taille de gros arbres que dans 300 ans ! Cela est dû au fait que les conditions de croissance étaient très différentes il y a cent ans.Au début, ces forêts de chêne étaient en période de croissance rapide à la suite d'une perturbation majeure, probablement un feu.En milieu découvert, en pleine lumière, les jeunes chênes ont pu s'établir et pousser très rapidement.Maintenant, dans les forêts devenues plus denses et plus matures, la croissance est très lente.Les chênes peuvent vivre très vieux.Ils sont donc en mesure d'attendre la venue d'une autre perturbation pour établir une nouvelle génération de chênes.Le chêne à gros fruits Après le chêne rouge, c'est le chêne à gros fruits qui est le plus commun au Québec.Son bois blanc est appelé « chêne blanc » dans le commerce.Le chêne à gros fruits ressemble au chêne blanc par la forme de ses feuilles aux lobes arrondis.Mais celles-ci ont un fin duvet blanc sur la face inférieure, alors que celles du chêne blanc sont parfaitement glabres.Aussi, le chêne à gros fruits est surtout un arbre des plaines argileuses du Saint-Laurent, de l'Outaouais et du Richelieu.Quant au chêne blanc, on le retrouve au Québec surtout sur les pentes bien drainées de la vallée de l'Outaouais.On en trouve aussi un peu à Oka sur les grands dépôts de sable.Le chêne à gros fruits se voit fré-quemmen; dans les campagnes des environs de Montréal.Souvent, on le verra pousser le long des clôtures ou, s'il a été épargné par l'agriculteur, au milieu d'un champ de maïs.Des expériences en plantation, réalisées par Alain Cogliastro de l'Institut de recherche en biologie végétale, avec 10 espèces d'arbres feuillus plantées sur neuf sites différents, ont montré que le chêne à gros fruits est un des arbres qui pousse le .mieux en sols humides et argileux.À l'opposé, le chêne rouge est l'espèce qui pousse le mieux sur les sols secs et sablonneux.Grâce à ces différences, on peut planter du chêne, en choisissant l'espèce la plus appropriée, sur presque tous les sites du sud du Québec.Enfin, des travaux récents de Benoit Truax, du Groupe de recherche en écologie forestière de l'UQAM, montrent que le chêne rouge et le chêne à gros fruits poussent bien lorsqu'ils sont plantés dans des vieux terrains en friche, envahis par des arbustes, des bouleaux et des peupliers.Sur de tels sites, il n'est pas nécessaire d'utiliser des pail-lis ou de l'herbicide pour assurer la croissance des plants d'arbres, comme l'exigent les plantations en champ encore récemment cultivés.Le chêne bleu est une espèce que seuls les spécialistes arrivent à distinguer du chêne à gros fruits.Son habitat typique est le sol humide du bord des grandes rivières.On n'en retrouve au Québec seulement dans les environs de Montréal et sur les berges de la rivière Richelieu.On a même créé la réserve écologique Marcel-Raymond dans le but de protéger un photo Daniel cacnon, collaboration spéciale des rares peuplements de ce chêne menacé.Le nom scientifique des chênes, Quercus, est d'origine celtique e* signifie « arbre par excellence ».Même aujourd'hui, le chêne conserve son prestige d'arbre feuillu « noble ».Rien ne peut remplacer la chaleur d'un parquet, de boiseries ou de meubles en chêne.C'est pour cela que la valeur du bois de chêne augmente toujours.L'offre ne suffit pas à la demande.Au Québec, seule la vallée de l'Outaouais renferme encore plusieurs grands peuplements de chênes.Ailleurs, comme en Estrie ou dans la vallée du Richelieu, les chênes ont été décimés par la coupe il y a plus de cent ans.C'est en faisant un effort de reboisement des terrains abandonnés, ou marginaux pour l'agriculture, avec soit du chêne rouge ou du chêne à gros fruits, que nous verrons enfin ces beaux arbres reprendre la place qu'ils occupaient autrefois dans les paysages et l'économie du sud du Québec.Daniel Gapnon est directeur de la Recherche au Biodôme de Montréal et professeur a l'UQAM.* * ?Qu'est-ce qui est rouge chez le chêne rouge ?¦ Répondez à la question ci-haut et gagnez une paire de billets pour visiter le Biodôme et le Planétarium.Deux bonnes réponses seront choisies au hasard chaque vendredi.Adressez vos réponses à : Chronique écologie et environnement, Biodôme de Montréal, 4777, ave Pierre-de-Coubertin, Montréal, Québec, HIV 1B3 * * * La réponse à la question de la semaine dernière est : « le gingko et le métaséquoia ».Les petits compagnons Le plus canadien des chiens : le Nova Scotia Duck Tolling Retriever Associated Press Dr FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale n vérité, ce ne sont pas les races de chiens, de toutes tailles et de tous poils, qui manquent au Canada.Races importées dans leur quasi totalité.Certaines, malgré leur appellation typiquement régionale, furent, en fait, fabriquées de toutes pièces très loin ailleurs.En Grande-Bretagne le plus souvent.C'est le cas, par exemple, du Labrador et du Terre-Neuve, deux sympathiques cabots développés et enregistrés en Angleterre, nonobstant leurs patronymes.En fait, la seule race canine au-thentiquement de souche et vraiment 100 p.cent nationale, puisqu'entière-ment concoctée au pays même, serait, selon ses plus ardents promoteurs, le Nova Scotia Duck Tolling Retriever.Un bien curieux et sympathique chien de chasse, qui se devait, dans l'esprit de ses inventeurs, de ressembler le plus possible au renard roux.Ce canidé sauvage agile et rusé, et dont ce chien s'inspire fortement en matière de techniques cynégétique pour attirer le canard sauvage.Aussi appelée ou surnommée plus familièrement et officieusement Tôlier, cette magnifique race fut développée en Nouvelle-Ecosse, dans le comté de Yarmouth.Dans le district de la Little River plus précisément.Beaucoup d'enthousiasme Ce pitou est issu d'un subtil cocktail de multiples races à quatre pattes immigrées dans ce vaste pays.On retrouve en effet dans le Nova Scotia retriever, aussi bien du retriever anglais ù poil plat, que du Labrador, du Cocker spagnicl brun, voire du Setter irlandais pour son pelage roux.Et, qui sait aussi : un zest de Collie et de Shetland sheepdog.Originalement, ce toutou s'appelait le Little River Duck Dog, mais c'est sous son nom actuel que la race sera officiellement enregistrée en 1945 par le Cercle canadien du chenil.C'est un chien d'une extrême intelligence, brillant même et facile à dresser ( quand il ne fait pas montre de trop d'enthousiasme ! ) En outre, c'est le plus petit des retreivers : le mâle mesure en effet PHOTO PIERRE McCANN.La Presse Biko, un magnifique spécimen de Nova Scotia Duck Tolling Retriever.dans la neige en compagnie d'Anick Cendreau sa maîtresse.de 19 à 20 pouces au garrot pour un poids de 45 à 51 livres.Quant à la femelle, elle fait un pouce de moins, pesant de 37 à 43 livres.Commme chasseur, ce chien est un spécialiste du gibier d'eau.Voici d'ailleurs sa curieuse technique : avec ses cabrioles et battements de queue intempestifs sur le bord de l'eau, il intrigue puis attire les canards.Ces derniers, curieux de voir ainsi faire ce bateleur de talent, se rendent imprudemment à portée de fusil des chasseurs à l'affût.On appelle en anglais « tolling » cette technique pour attirer les canards.Cette idée toute simple, mais combien paradoxale, est emprun- tée à un vieux subterfuge de chasse utilisé jadis par les Acadiens et plus anciennement encore, par les indiens Micmacs de la région.On pense que ces derniers possédaient un chien ressemblant fort au renard pour faire venir les palmipèdes.L'explication rationnelle de l'attirance irrésistible du canard pour les gesticulations du renard ( ou du retriever qui nous préoccupe ici ) ?Lorsque des canards voient un renard jouer ou s'agiter sur la rive d'un lac ou d'un cours d'eau, et en dépit du fait que ce soit l'ennemi ancestral qui vole leurs oeufs et croque leurs canetons, ils ne peuvent s'empêcher, la curiosité ou i 4 une sorte de fascination aidant, de s'approcher de lui.Le travail de ce chien retriever consiste donc à faire assez de bruit, de rapides mouvements de queue et des courses folles à la manière du renard pour intriguer les canards.Ceux-ci se mettent alors à longer les berges suffisamment près pour que les chasseurs puissent tirer dessus lors de l'envoi.Puis ce chien, en bon rapporteur, ira récupérer dans l'eau les oiseaux abattus.Un vrai nageur olympique Au point de vue physique le Nova Scotia est un pitou puissant, bien balancé, musclé quoique de taille moyenne, mais doué et travailleur acharné.Très agile, alerte et déterminé en outre.Certains de ces toutous possèdent une expression un peu triste ( héritage du cocker ?.jusqu'à ce qu'ils s'éclatent dans le feu de l'action.Alors leur physionomie change soudain, reflétant une intense concentration et un vive excitation .Chez cette race, le poil est de longueur moyenne avec un sous-poil dense, rouge ou orange.Ce dernier peut présenter des taches blanches à l'extrémitié de la queue, sur la poitrine, les pieds et le front.Ce chien très intelligent et facile à dresser est vraiment increvable.Particulièrement dans l'eau où révèle ses talents de nageur olympique.C'est, d'autre part, un compagnon qui adore jouer, extérioriser ses sentiments aussi.Question entretient, cette race réclame un brossage et un peignage fréquent pour éliminer les nombreux poils morts et démêler un sous-poil dense.Lors des mues saisonnières les chutes sont en effet généreuses.C'est un bon chien pour la famille.S'il ne rechigne pas trop en matière d'obéissance, il aura cependant besoin, du fait de ses origines, de longues promenades et d'exercices réguliers pour épuiser son trop plein d'énergie.Autrement, ce joyeux drille pourrait bien prendre les enfants du Bon Dieu que nous sommes pour de simples canards sauvages ! j "]
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