La presse, 1 février 1995, Cahier A
[" I Pour de longs séjours en Floride L'assurance-voyage agi CROIX BLEUE kChez votre agent de voyage ou au 4 286-8403 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AME OPTICIENS Acuvue\" VOICI de contact jcllllli I.Essai gratuit! 8 M.ni' miKim-iii dune heure gratuit avec «VAIET-.J 12il.ave.McGillCollège 861-558K \u2022 MONTRÉAL, MERCREDI 1er FÉVRIER 1995 111e ANNÉE N° 101 68 PAGES.6 CAHIERS Miami : 1.50 SUS Îles-de-la-Madeleine : 1 $ Taxes en sus Météo Nuageux et faibles averses de neige max 11 min -7 page S16 1 page S 2 Vivre Mer, soleil et détente page Cl Girerd Index Annonces classées - immobilier D12, D13(\tE2 et E3 - marchandises\tE3 - emplois\tE4 et E5 - automobiles\tE5 et E6 - propositions d'affaires\tD7 Arts et spectacles\t \u2022 informations\tB5 a B8 \u2022 ciné-horaires\tB7 - télé horaires\tB6 Bandes dessinées\tE2 Bridge\tE5 Décès\tE7 Economie\tD1 à D11 Etes-vous observateur?\tD12 Feuilleton\tD13 Horoscope\tE4 Le monde\tE1 Loteries\tA8 Mot mystère\tE6 Mots croisés\tE3 et S10 Marketing-publicité\tD14 Politique\tB1 et B4 Tètes d'affiche\tC6 Vivre\tC1 àC5 Assurance-chômage : plutôt réduire les prestations Le comité des Communes écarte l'hypothèse de créer deux classes d'assurés CHANTAL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Tous les sans-travail recevraient des prestations d'assurance-chômage réduites et les jeunes pourraient devoir garder un emploi plus longtemps pour avoir droit au régime, si le gouvernement fédéral donne suite aux recommandations que s'apprête à lui faire le comité parlementaire chargé d'étudier la réforme des programmes sociaux avancée l'automne dernier par le ministre Lloyd Axworthy, Dans un rapport final, qui doit être publié la semaine prochaine et dont La Presse a pris connaissance dans ses grandes lignes hier, la majorité libérale au co- mité préconise une réduction uniforme des prestations d'assurance-chômage de préférence à la création de deux classes d'assurés, destinées à différencier les usagers occasionnels des usagers fréquents du système.Cette dernière hypothèse, qu'a exclue le comité, aurait soumis les travailleurs saisonniers à des règles d'admissibilité au régime d'assurance-chômage plus strictes et leur aurait valu des prestations moins élevées.Leur revenu familial aurait, par exemple, été tenu en ligne de compte pour calculer leurs prestations et ils auraient pu être tenus de se recycler dans d'autres champs d'activité pour continuer à les recevoir.Mais la majorité libérale lui préfère un régime qui en offre moins, mais qui traite tout le monde de la même façon.Plutôt que d'augmenter uniformément le nombre de semaines de travail obligatoires pour avoir droit à l'assurance-chômage, ce qui aurait également pour effet de pénaliser les travailleurs saisonniers, le comité préconise qu'on envisage d'en rendre l'accès plus difficile aux jeunes.Après avoir parcouru le pays en novembre et en décembre pour sonder les Canadiens sur les hypothèses de réforme mises de l'avant par le ministre Axworthy, la majorité libérale lui recommande également de nuancer ses projets controversés en matière de financement d'éducation post-secondaire.Dans son document de travail, le gouvernement suggérait de remplacer l'ensemble de ses transferts aux provinces pour l'éducation post-secondaire par un système de prêts et bourses enrichis pour les étudiants.Le comité retient cette option, mais préconise qu'Ottawa procède par étape et qu'il conserve des éléments du système actuel.Cette recommandation rejoint celle avancée par les universités canadiennes mais ne répond pas aux véhémentes objections soulevées par des provinces comme l'Ontario et le Québec et par les étudiants eux-mêmes.À l'instar de la réforme Axworthy elle-même, le rapport du comité pourrait être déjà partiellement dépassé par les événements, en particulier par l'impérieuse nécessité qui s'impose à Ottawa de réduire globalement les dépenses.VOIR PRESTATIONS EN A 2 Québec presse trois hôpitaux d'opter pour fournisseur de Lachine ÉRIC CLÉMENT Le gouvernement québécois est intervenu dans une procédure d'appel d'offres effectuée par trois hôpitaux de Sherbrooke, Drummondville et Sorel afin que ceux-ci reconsidèrent leur choix qui ne s'était pas porté vers un équipement médical du dernier cri mais plus onéreux, fabriqué au Québec.Les trois hôpitaux souhaitent s'équiper de caméras qui permettent de retracer des rayons gamma dans le corps d'un patient afin de détecter par exemple des tumeurs.Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) pilote ce dossier afin de procéder à un achat groupé.À la suite de l'appel d'offres et de l'étude des soumissions, le CHUS avait opté pour un équipement de la compagnie d'origine israélienne Elscint, tandis que l'hôpital Sainte-Croix, de Drummondville, et l'Hôtel-Dieu de Sorel avaient choisi Toshiba.À Sherbrooke, le devis technique avait été fait et accepté.Un ingénieur avait évalué le choix porté sur Elscint et rendu son rapport, qui avait été accepté par le comité d'adjudication.Essais cliniques «Le bon de commande allait être signé quand le ministère de l'Industrie, du Commerce, des Sciences et de la Technologie (M1CST) a appelé pour appuyer la compagnie qui fabrique des caméras au Québec, Park Medicals, explique l'employé du CHUS.Pourtant, on avait décide de choisir du matériel déjà bien expérimenté, tandis que Park n'a pas encore fait ses preuves.Ils en sont aux essais cliniques.» L'attachée de presse du ministre Daniel Paillé (MiCST), Mme Julie Arcand, confirme que Park Medicals, de Lachine, a contacté le MICST car elle «avait eu des craintes quant a l'ouverture de l'appel d'offres».L'entreprise VOIR HOPITAUX EN A 2 Les Mohawks deviennent de bons clients d'Hydro DENIS ARCAND Ou'est-ce qu'Edouard Balladur et certains de nos voisins mohawks ont en commun?Ils ont sauté plusieurs factures d'électricité et ignoré des rappels d'Hydro, mais ils ont vu la lumière après s'être fait couper le courant : ils ont réglé leurs arrérages et sont redevenus de bons clients.Dans les deux cas, voilà ce que les Français appelleraient un hap-py ending.Un article de La Presse, la semaine dernière, soulignait que le premier ministre de France s'était récemment fait couper le courant par Électricité de France (EDF).Mais il a recouvré l'alimentation en électricité dans sa maison de Deauville, en Normandie, après avoir payé son compte en souffrance ( 350$).Et justement, à Hydro-Québec hier, on avait une bonne nouvelle à annoncer: «La situation des comptes en souffrance à Kahna-wake est maintenant maîtrisée et se compare avec la moyenne québécoise», a indiqué hier Jean-Marie Pelletier, relationniste d'Hydro Québec.«Sur 2000 abonnés à Kahnawa-ke, nous avions il y a un an des mauvaises créances valant plus de 3 millions et environ 300 «cas lourds», c'est-à-dire des clients ayant des comptes très en souffrance depuis longtemps», a déclaré M.Pelletier, qui n'avait pas d'opinion sur les problèmes d'EDF avec M.Balladur.«Nos mauvaises créances sont maintenant légèrement en deçà du mil- VOIR HYDRO EN A 2 Le « mois sacré » Pendant le Ramadan, Iman et Michel s'abstiendront de toute nourriture, de tabac et de relations sexuelles du lever au coucher du soleil.™0J0 ***** kawoux.e* presse Le Ramadan commence ce matin chez Iman Hassan et Michel Deslauriers ÉRIC CLÉMENT omme un milliard de musulmans, dont 80 000 Québécois, Michel Deslauriers et sa femme d'origine syrienne, Inian Hassan, célèbrent depuis ce matin le Ramadan.Le «mois sacré» est un des principes de l'islam énoncés par le prophète Mahomet.Considéré comme un des cinq piliers de la religion, avec la profession de foi (chahada), la prière quotidienne ( salai ), l'a u m une ( zakat ) et le pèlerinage à La Mecque (hadj), le jeûne (siyam) est devenu une obligation dès l'an 624.Ce mois de privation est le neuvième du calendrier lunaire musulman.Il y a 13 siècles, il a remplacé le carême des chrétiens et des juifs et un jeûne qui avait lieu les trois premiers jours de chaque mois.C'est à la même époque que l'appel à la prière du haut des minarets remplaça la trompette juive en corne de bélier et les cloches chrétiennes.La direction à observer pour faire la prière (la Qiblah) ne fut plus celle de Jérusalem mais celle de La Mecque.Pendant le Ramadan, Michel et Iman s'abstiendront de toute nourriture solide ou liquide, de tabac ou de relations sexuelles du lever au coucher du soleil.Leur jeûne débute chaque matin, dès qu'il devient possible de distinguer un fil noir d'un fil blanc, selon la tradition.Les malades, les voyageurs, les jeunes enfants et les femmes enceintes peuvent en être exemptés.Le fidèle qui décide de pratiquer le Ramadan doit être généreux et se discipliner par soumission à Dieu ( la racine slm du mot islam signifie soumission ).VOIR RAMADAN EN A 5 La « dévoreuse de chair » inquiète de plus en plus Des médecins souhaitent un programme de déclaration obligatoire de la maladie CAROLE THIBAUDEAU ne employée de l'université Concor-dia, Mme Mary Tarlton, vient de succomber à une infection fulminante au streptocoque du groupe A, portant ainsi à six le nombre des victimes gravement atteintes par cette bactérie dans la région de Montréal depuis deux mois, c'est-à-dire depuis que Lucien Bouchard l'a rendue célèbre.La dame de 49 ans a ressenti les premiers symptômes de maladie mercredi.Elle est décédée samedi à l'hôpital Reine-Elizabeth.Son mari n'a pas voulu donner plus d'informations aux médias.À l'université Concordia, on apprend cependant que Mme Tarlton était attachée depuis longtemps au bureau du registraire.En signe de deuil, tous les services du registraire seront fermés aujourd'hui.Le nombre étonnamment élevé de victimes porte certains médecins, dont le docteur Gilles Delage, directeur scientifique du Laboratoire de santé publique du Québec, à souhaiter que l'infection invasive aux streptocoques du groupe A s'ajoute à la liste des maladies à déclaration obligatoire.Lorsque les médecins et les laboratoires sont tenus légalement de déclarer les nouveaux cas d'une maladie, il en résulte une meilleure compréhension de son activité au sein de la population.«Actuellement, nous n'avons pas de statistiques, alors il est difficile de dire si la fréquence de la maladie a augmenté réellement, ou bien si cette impression vient du fait que chaque cas fait les manchettes depuis l'amputation de M.Bouchard», explique le médecin.Les estimations avancées par les microbiologistes au moment de la maladie de M.Bouchard étaient de dix ou 12 nouveaux cas par année au Québec; la fréquence de six cas en deux mois paraît largement excéder cette estimation.Outre les cas de M.Bouchard, de Mme Pierrette Danis, qui avait suivi des traitements hyperbares à l'hôpital du Sacré-Coeur, et de Mme Tarlton, le docteur Gilles Delage* a eu connaissance de trois autres dossiers en ce court laps de temps, incluant au moins un autre décès.VOIR CHAIR EN A 2 Fmtaâtique VOYAGES \u2022 TflAVf:L MTL.CENTftt'NORD .J/n jiûa MU.CCNTRE'VULE .994-06A4 VIEUX MONTMIAl .049-7944 CÔTC'OCt'NClCCI .7f7>29»9 ''t'a«\">'w_____.t»4.ooii I.ASAUI .ANJOU .29A'09*7 tr*T OC MONTkÉAl .*4O«**B0 VKFCNT1CNV .Îl2 4727 CHOMEDEY .Afli^OIV HHieCllONrtl.4 7 1 - 7 9 >0 Vf MONT .ù ¦?f o T 9 I LONCUfUfl.670-1299 METRO LONCUtUM.442-299*9 CHAMfl t-Y .-*>*'9*00 FOIN1I ClAIR» .»94'94#V -,-r *K g^-T 111 ft Wê \\CHM-HU H M ;/> IKS* l L'RAII PÂSS ÏMK ,.\u201e .,.\u201e«._,\u201e.\u2022 \u2022 .KKAIIOV I SLMMNÉ HINEUG» \\UM 7 NUIS CTBjtJtlfR dt. A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED11\" FÉVRIER 1995 t y.- i .m 1 \u2022 \u2022 Demain dans La Presse Du coeur au ventre ¦ Le baladi, communément appelé danse du ventre, occupe une place importante dans les contes des Mille et Une Nuits.Oue de fascination exercée par ces danseuses dont le corps travaille avec grâce, de la pointe des pieds jusqu'au bout des doigts! Nul besoin d'aller au Maroc, en Egypte ou au Liban pour être envoûté par pareille performance: ici même, à Montréal, des restaurants proposent des spectacles de baladi, dans la plus pure tradition arabe.Demain, dans le cahier Sortir, notre collaboratrice Karine Rochdi s'intéresse à cette danse orientale qui en met plein la vue.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre commercial Maison neuve, 2991, Sherbrooke Est, (métro Préfontaine), de lOhà 18h; \u2022 à Montréal: Université du Québec à Montréal, avec la collaboration du club social du personnel de l'UQAM, ta Grande Place, pavillon Judith-Jasmin, 1455, rue Saint-Denis, de lOh à 18h.Objectif: 200 donneurs; \u2022 à Montréal : Université Concordia (Loyola), campus Center Lounge (cafétéria), 7141, Sherbrooke Ouest, de lOh à 17h.Objectif: 175 donneurs ; e à Sherbrooke: Université de Sherbrooke, ancien local de la Biblairie G.G.C., cafétéria du pavillon Albert-Leblanc, la faculté de Droit, 2500, de l'Université, de 13 h 30 à 19 h 30.Objectif: 400 donneurs.Insolite Retour au pays d'un grand chef sioux oublié Agence France-Presse LONDRES ¦ Grand Loup, de la tribu sioux Oglala, pourrait prochainement regagner la terre de ses ancêtres, dans le Dakota du Sud, 103 ans après avoir été enterré et oublié dans un cimetière londonien.Les descendants de Schoon-ganoneta Haska, dit Grand Loup, ont demandé au ministère de l'Intérieur britannique la permission de rapatrier sa dépouille et tentent actuellement de réunir les 12 000$ nécessaires à son exhumation.Mort d'une pneumonie en juin 1892, à 59 ans, le chef sioux avait été enterré dans le cimetière londonien de Brompton par son ami et patron Buffalo Bill \u2014 William F Cody \u2014 qui l'avait emmené en Grande-Bretagne pour la tournée de son Wild West Show.Sa présence avait été peu p peu oubliée avant d'être redécouverte il y a quelques mois par une historienne amateur, Elizabeth Knight.Mme Knight a ensuite retrouvé des descendants de la tribu, dans la réserve de Tempe, en Arizona, et est remontée jusqu'aux arrière-arrière petites filles de Grand Loup, Martha et Mary Black Feather.Pour faire plaisir à son fils! Agence France-Presse OKLAHOMA CITY ¦ Un lancer de poids à 3,46 m ne mériterait pas sa place dans les colonnes sportives s'il n'était l'oeuvre d'une athlète centenaire.Margaret White, une Américaine âgée de 100 ans qui a réalisé ce jet lors d'une réunion à Oklahoma City, a expliqué qu'elle s'engageait en compétition pour faire plaisir à son fils, professeur d'éducation physique.Suite de la Une HOPITAUX Québec presse trois hôpitaux d'opter pour un fournisseur de Lachlne n'était pas satisfaite de la décision des hôpitaux et de l'étude des soumissions.«Le ministère a demandé des précisions au CHUS car il y avait des anomalies sur les offres de services, dit Mme Arcand.Des options n'étaient pas présentes dans tous les dossiers.» Le directeur des services professionnels au CHUS, Paul Montambault, explique que les soumissionnaires ont proposé deux scénarios, selon que les hôpitaux achetaient une ou plusieurs caméras.«Comme il n'y a pas eu de consensus entre les hôpitaux, Park ne devenait pas le plus bas soumissionnaire», dit-il.Pourtant, selon les informations obtenues par La Presse, dans le cas d'un achat de plusieurs caméras, Park n'était pas non plus le plus bas soumissionnaire.À Sorel, son prix était de 501 000$ par caméra, soit moins que Elscint (591 000$), mais plus que Toshiba (416 000$).À Sher- brooke, le prix total pour trois caméras atteint 1 284 000$, soit plus que la proposition d'Elscint.Mme Arcand précise que c'est la première fois que le MICST intervient de la sorte.Elle ne peut confirmer si l'intervention émane du fait que Park soit située au Québec, et qu'il faut privilégier une entreprise québécoise.\u2022 Contenu ontarien «Le gouvernement provincial a fait des pressions pour la technologie de Park alors qu'elle n'est pas encore reconnue et que son contenu n'est pas vraiment québécois mais ontarien», a estimé, hier, un responsable d'une entreprise soumissionnaire.En effet, si Park Medicals est située à Lachine, elle n'est curieusement pas encore enregistrée auprès de l'Inspecteur général des institutions financières.De plus, elle appartient à 100 p.cent à une entreprise torontoise, Park Medi-tech.Cette entreprise, qui emploie 56 personnes à Lachine, existe depuis deux ans et n'a vendu que deux exemplaires de sa caméra à scintillation.C'est d'ailleurs par- ce que cet équipement vient à peine de sortir sur le marché que les hôpitaux étaient méfiants.Son prix (normalement entre 650 000 et 700 000$ l'unité) est plus élevé que ce que proposent Toshiba (Japon), Elscint (Israèl), Sofa (France), Picker, GE ou Adac (Etats-Unis).Saint-Jérôme La seule caméra à scintillation vendue au Canada par Park l'a été à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, au prix de 552 000$, car il s'agit d'une première.Elle a été livrée le 12 décembre et est en cours d'ajustement, a confirmé le docteur Georges Dupras, spécialiste en médecine nucléaire à Saint-Jérôme.Le docteur Dupras estime que la nouvelle caméra, entièrement digitalisée et dotée d'une résolution extrêmement fine, est la «meilleur au monde».«On l'utilise déjà, dit-il.Elle est plus chère que les autres mais nous l'aurions achetée quand même.Mais je ne peux contester les craintes des gens pour de nouveaux appareils.Le médecin doit conserver le privilège de choisir, même si c'est en conflit avec la politique d'achat québécois.» «C'est un projet très politisé avec ce qui s'en vient (le référendum), dit M.Alain Coutu, représentant d'Elscint.Ce sera vii d'un mauvais oeil par le milieu si le gouvernement intervient comme ça pour favoriser une entreprise du Québec.» 0 « Le ministère de la Santé a convoqué pour ce matin une réunion avec les directions des trois hôpitaux et des fonctionnaires.M.Michel Desmarais, du Service ' de technologie biomédicale la coordonnera.Il promet que «la démarche sera transparente», verra à ce que les informations des soumissionnaires soient dûment validées et que le règlement en vigueur au Québec soit respecté à la lettre.L'étude des soumissions, qui devait s'achever hier, est prolongée jusqu'au 28 février.Si Park Medicals est finalement retenu, M.Desmarais compte recommander aux hôpitaux qu'ils exigent de l'entreprise une période de pro-bation de trois mois, à l'issue de laquelle ils pourraient changer de fournisseur si le matériel n'est pas satisfaisant.?r HYDRO Les Mohawks deviennent de bons clients d'Hydro lion et la moitié des cas lourds ont réglé.» Il ajoute que le «taux de mauvaises créances» d'Hydro-Québec dans la zone administrative dont font partie les deux réserves mohawks est maintenant de 0,5 p.cent: «C'est une nette amélioration par rapport à l'an dernier à la même date, où ce taux était d'un p.cent».La moyenne québécoise, dit-il, est actuellement de 0,42 p.cent.« Mais il y a quelques places où on se tape régulièrement des scores ' de 0,75 et même supérieurs à un p.cent.Alors la région se retrouve dans la bonne moyenne du Québec.» Hydro-Québec calcule son taux de mauvaises créances en divisant la somme des montants en souffrance par la somme de toutes les factures pour une région administrative donnée.M.Pelletier reconnaît que le pourcentage de 0,5 p.cent ne s'applique pas nécessairement à Kahnawake, où le taux de mauvaises créances est sans doute un peu plus haut.«Nous n'avons de statistiques que pour l'ensemble du secteur administratif dont fait partie la réserve ( Pointe-du-Mou-lin, un territoire bordé à l'est par Kahnawake et à l'ouest par une autre réserve mohawk, Akwesas-ne, qui compte 146 000 abonnés).Nous n'avons pas la ventilation uniquement pour Kahnawake.Ce qu'on peut dire, en tout cas, c'est que la situation est sous contrôle, ce que n'était pas le cas il y a seulement un an.» M.Pelletier estime que la situation est encourageante, qu'elle va continuer à se normaliser et qu'elle laisse entrevoir des relations plus harmonieuses entre Hydro-Québec et sa clientèle de Kahnawake.«À partir de mai 1993, nous avons entrepris d'apporter un suivi plus attentif à nos clients des réserves mohawks qui étaient en défaut de paiement, a indiqué M.Pelletier.Nous avons envoyé des avis et coupé le service si nécessaire.» Mais selon M.Pelletier, l'essentiel de l'amélioration est venu des efforts d'Hydro-Québec de se rapprocher de sa clientèle: «Nous avons ouvert un comptoir de service à Kahnawake.L'employé (il y en a parfois deux) est Mohawk, tout comme les lecteurs de compteurs.Et nous avons la collaboration du Conseil de bande, qui dit aux mauvais payeurs que l'électricité est un service public qui doit être payé.» M.Pelletier note également que les débranchements, lorsque nécessaires, se font sous escorte des peacekeepers.«Et il n'y a pas d'incidents», ajoute-t-il.?PRESTATIONS I CHAIR Assurance-chômage : plutôt réduire les prestations Ainsi, au moment où le gouvernement fédéral envisage, pour ce faire, de se retirer de larges pans de la politique sociale au Canada, en remettant en bloc aux provinces une enveloppe globale réduite destinée à la santé, au bien-être social et à l'éducation post-secondaire, enveloppe qu'elles géreraient selon leurs besoins particuliers, le comité retient, pour sa part, des solutions qui maintiennent aussi bien le cloisonnement de ces secteurs que le rôle de leadership d'Ottawa en matière de programmes sociaux.Par exemple, le comité recommande, d'une main, que les fonds destinés au bien-être social soit versé en bloc aux provinces, mais de l'autre, qu'un régime de supplément de revenu soit institué à même ces fonds.La majorité libérale au comité est également partisane du versement d'une prestation fiscale améliorée pour les familles à faible revenu.Aussi bien le Bloc québécois que le Parti réformiste ont l'intention de faire des recommandations séparées de celles de la majorité libérale lors du dépôt du rapport.?Fillettes décorées Agence France-Presse La «dévoreuse de chair* inquiète de plus en plus «Cela demeure toutefois une maladie rarissime», soulignent les médecins.- Les cas ont doublé en Ontario Les Ontariens ont depuis 1991 un programme de déclaration obligatoire pour l'infection inva-sive au streptocoque A.Par «in-vasive», on entend ici que les streptocoques A ont été retrouvés dans un milieu normalement stérile: le sang, le liquide céphalo-rachidien, par exemple.La gorge, endroit où l'on retrouve fréquemment le streptocoque A, n'est pas un milieu stérile.La déclaration obligatoire inclut donc les formes d'infection au streptocoque A à choc toxique, à fasciite nécrosante, à myosite nécrosante, et les septicémies.Les médecins ont observé une augmentation des cas en 1990, une diminution da^s les années 1992 et 1993.Pour les trois derniers mois de 1994, ils constatent que le nombre de cas a doublé par rapport à ceux de 1993 pour la même période.Pourquoi l'Ontario a-t-elle adopté la déclaration obligatoire de l'infection invasive au strepto-A?«Nous avions l'impression d'une augmentation des cas dans notre province et nous voulions surveiller le phénomène», répond à cela le spécialiste toron-tois du streptocoque du groupe A, le docteur Donald Low, des hôpitaux Mont-Sinaï et Princess Margaret.\u2022 Le programme de surveillance ontarien inclut une caractérisa-tion fine des streptocoques du groupe A, bactéries qui peuvent se présenter sous au moins 80 formes différentes.Cette différence tient aux protéines de surface, protéines qui permettent de classer les streptocoques en types M-1, M-2, M-3,.M-80.«Nousconstatons en ce moment que les types M-l et M-3 sont associés aux formes les plus sévères d'infections», explique le docteur Low.Cette grande variété des antigènes (protéines) de surface d'un streptocoque à l'autre compte dans la difficulté de mettre au point un vaccin, comme plusieurs groupes de recherche ont essayé de le faire sans jamais y parvenir.Une autre difficulté au chapitre du vaccin provient du danger inhérent à la vaccination.«Car la réponse immunitaire à cette bactérie peut entraîner des complications comme le rhumatisme articulaire aiguë ou la glomérulo-né-phrite post-streptococcique », souligne le docteur Delage.?OTTAWA Lu quotidienne\tà trois chiffres\t477 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t9668 ITi ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014I 285-7111 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | ¦ Deux fillettes québécoises recevront une Médaille de bravoure pour avoir fait preuve de courage dans des situations périlleuses.Les deux petites filles figurent parmi les sept récipiendaires des médailles dont les noms ont été rendus publics hier par le gouverneur général Ray Hnatyshyn.I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des | ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envois de publication canadienne \u2014 J .Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain H.Y.12919-1518.J RENSEIGNEMENTS 285-7272 Ht-.-1 En novembre 1993, Caroline Deschênes, qui était âgée de 8 285-7320 I ans» et son frère jouaient devant la maison familiale, à Baie-Co-meau.Voyant qu'une chargeuse, dont le chauffeur avait perdu le contrôle, se dirigeait sur eux, Caroline a attrapé le bras de son frère et tenté de l'entraîner hors du chemin du véhicule.i i L2 05-3 CODE OU JOUR I MERCREDI j 1er FÉVRIER 1995 | Une autre fillette, Rachel Rioux, âgée de 6 ans, de Cacouna, a été honorée pour avoir dégagé son plus jeune frère dont le chandail s'était pris dans l'arbre de transmission du tracteur agricole, en juillet 1992.Les médailles doivent être décernées au cours d'une cérémonie dont la date sera connue ultérieurement.m ¦ ¦Vv .: v - ¦.2*ï V.¦ \u2022\\.vT\" PHOTO U Presse Don QuËcHottc ioggour Plutôt que de se battre contre des moulins à vent, ce coureur les contourne.C'était hier devant le moulin Fleming, à LaSalle, alors qu'un temps splendide permettait de s'adonner sans risque d'engelures aux plaisirs du plein-air.Et dire que l'an dernier à pareille date.f Avez-vous quelques secondes ?Aujourd'hui encore, des milliers de personnes disparaissent, sont emprisonnées pour avoir exprimé leur opinion, sont torturées ou sont assassinées.Aidez Amnistie Internationale à agir.Composez le 766-9766 sans tarder.Car le temps paraît beaucoup plus long en prison.*22b MON GROS LAPIN, grimpe l'Everest en gage d'amour et de bravoure.Toi mon héros.Ta Montez dans son estime Ecrivez-lui 6 lignes d'amour le 14 février dans la rubrique Saint-Valentin des annonces classées de La Press*.-7111 ou 1-800-361-5013 jusqu'au 10 février.a 1-*-1 [taxes en sus) m *V La Ville de Laval paie 400 ooo $ à trois cadres retraités , mé m* ¦ Trois directeurs de service de la Ville de Laval qui ont quitté leurs fonctions, le 1er janvier dernier, ont obtenu des contrats personnels de consultation totalisant 215 000$, en plus des allocations de retraite de 182 500$ traditionnellement versées aux cadres retraités.;4 C'est le conseil municipal qui a voté, comme à l'accoutumée, les résolutions relatives aux allocations de retraite accordées à ces trois cadres, lors d'une séance spéciale, le 21 décembre au soir.- Mais c'est par des résolutions du comité exécutif, qui avait siégé le matin du même jour, que la direction générale de Laval s'est vue accorder l'autorisation de faire appel à ces trois cadres comme consultants, pour des montants variant de 45 000 $ à 125 000 $.Ainsi, M.Yves Lachapelle, ex-directeur du service de l'évaluation, quitte ces fonctions avec une allocation de retraite de 64 500 $, après 31 ans de servi-, ce pour l'ancienne municipalité de Cho-medey et ensuite pour Ville de Laval.Par contre, M.Lachapelle pourrait toucher jusqu'à 125 000$ en contrats de consultation, dont la moitié payable .en 1995 et 1996, et la seconde moitié en 1997.Chaque tranche du budget de consultation accordé à la direction générale équivaut à sept mois du salaire actuel de M.Lachapelle.Le second cadre, M.André Achim, ex-directeur du service des achats et magasins à Laval, recevra pour sa part une allocation de 56 000 $, au terme de près de 28 ans de service.Il pourrait aussi toucher jusqu'à 45 000 $ en tant que consultant auprès du service des achats et magasins au cours des années /1995 et 1996.Enfin M.Régent Martimbeau, qui était directeur du service des loisirs jus- qu'au premier janvier, quitte son poste avec une allocation de retraite de 62 000$ après 31 années de service.Tout comme M.Achim, l'ex-directeur Martimbeau touchera 45 000 $ d'honoraires à titre de consultant auprès du service qu'il dirigeait, en 1995 et 1996.Toujours si la Ville fait appel à ses services.La Ville de Laval maintiendra aussi les assurances collectives de l'ex-directeur des loisirs, jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de 65 ans.\u2022 .Le directeur général, M.Claude Asse-lin, a expliqué, hier, que les budgets qui lui ont été accordés, à sa demande, ne seront pas nécessairement dépensés.Les dépenses autorisées, dit-il, le sont jusqu'à concurrence de 125 000$ et 45 000 $ selon le cas et ne seront effectuées que si la Ville a recours aux services de ses trois ex-directeurs.M.Asselin affirme que les trois cadres ont pris leur retraite, mais à la demande de la Ville.Quant à ces contrats, ils permettront à la Ville, selon M.Asselin, d'épargner l'équivalent d'un poste de cadre dans chacun des services concernés.Aucun des conseillers municipaux joints par La Presse, hier, ne se souvient d'avoir été informé de la décision prise par l'exécutif quelques heures seulement avant que le conseil municipal n'adopte le versement des allocations de retraite des trois cadres.Joint par La Presse, le président du Conseil, M.Yves Gratton, a admis se souvenir assez vaguement du point concernant les trois retraités lors de l'assemblée du 21 décembre.En décembre, ii est courant que ie conseil tienne de assemblées spéciales, en raison de l'adoption du budget de la Ville, a-t-il expliqué en substance, si bien que de semblables résolutions routinières sont adoptées à la vapeur.Le conseiller Maurice Clermont, seul élu à former l'opposition au conseil municipal de Laval, ne se souvenait pas de ce point de l'ordre du jour de l'assemblée du 21 décembre.Il a affirmé à La Presse qu'il en entendait parler pour la première fois en ce qui le concerne.Et il a qualifié la décision d'« immorale ».« Je suis d'accord pour que la Ville reconnaisse le travail des hauts fonctionnaires, qui sont souvent au service de Laval depuis 20 ou 30 ans.Mais étant donné qu'on leur donne environ 2 000 $ par année de service, cela devrait suffire.« S'ils veulent prendre leur retraite, qu'ils la prennent, mais sans contrat.Quand on pense au nombre de chômeurs qui demandent à travailler, je trouve que ça n'a aucun bon sens », a conclu M.Clermont.Les petits propriétaires ne sont pas tous contents du budget Bourque ¦ Au lendemain du premier budget Bourque, des propriétaires d'immeubles montréalais faisaient hier un petit bilan de leur nouvelle situation.Mécontent, Paul Lamy, propriétaire d'un triplex rue Saint-Hubert, au nord de la rue Jarry, où il vit et où loge son commerce \u2014 une imprimerie \u2014 ne mâchait pas ses mots.« Ces chers politiciens, on dirait qu'ils vivent sur une autre planète.Comme les autres, Pierre Bourque a lui aussi promis des choses et ne les réalise pas.Monsieur le fleuriste pense que l'argent c'est comme les bulbes, mais ça ne se multiplie pas.« J'aime la nature, la botanique m'intéresse, mais il ne faut pas administrer une ville comme on s'occupe de son potager.Il y a 55 conseillers à Montréal, une ville de moins d'un million d'habitants, et il y a en 56 à New York pour sept millions d'habitants », attaque le citoyen qui n'a voté ni pour Pierre Bourque, ni pour Jean Doré.« Je vais avoir une hausse de taxes de deux, trois ou quatre p.cent, je ne sais pas encore.Heureusement que le plafond est fixé à cinq p.cent : au moins, ça ne peut pas aller plus haut.« Les évaluations ont baissé, c'est là que ça va faire mal.C'est décevant : l'évaluation baisse, mais les taxes montent.Mon immeuble est évalué à 163 200 $ et j'ai un compte de taxes de 3 396 $.C'est sûr que je ne le vendrai pas en ce moment : je n'obtiendrais même pas le montant de l'évaluation municipale », déplore Paul Lamy, qui convient néanmoins que les nouvelles ne sont pas catastrophiques.« Ça aurait pu être pire.Mais c'est l'an prochain que l'on verra vraiment ce qu'il en est », conclut-il.PHOTOS ARMAND TROTTIER.L3 Presse Simon Tounissidis et Paul Lamy.deux petits propriétaires montréalais, ne sont pas d'accord en ce qui a trait au premier budget du maire Pierre Bourque.Même si sa situation est difficile, voire précaire, Simon Tounissidis, propriétaire depuis 12 ans de trois bâtisses commerciales et industrielles, est satisfait du premier budget du nouveau maire de Montréal pour qui il a d'ailleurs voté.« Je suis content parce que, pour la première fois depuis dix ans, il y a quelqu'un qui est vraiment intéressé à faire quelque chose pour Montréal.Je suis très content de M.Bourque, même s'il n'a pas tenu toutes ses promesses.J'ai confiance en lui », assure ce Montréalais arrivé d'Athènes il y a 20 ans.La surtaxe M.Tounissidis est content même si la surtaxe, contre laquelle il s'est battu avec Peter Sergakis, président de l'Association des propriétaires de bâtiments commerciaux du Québec, n'a pas baissé de moitié, comme promis, mais seulement de 33 p.cent.« C'est notre plus grand problème, la surtaxe, parce que c'est impossible pour un propriétaire d'immeuble de réclamer cette taxe auprès de ses locataires.Ils ne veulent pas la payer », soupire Simon Tounissidis, qui croit toujours que Piere Bourque arrivera à abolir la surtaxe en deux ans.« La nouvelle administration va tenter d'empêcher les gens de s'en aller de Montréal.Peut-être qu'il va réellement y avoir du changement.J'espère que M.Bourque va faire ce qu'il a promis et qu'il va y avoir quelque chose de meilleur pour nous.Je vois que cet homme veut faire quelque chose.Il est différent de M.Doré.Mais il doit réduire encore beaucoup ses dépenses », souligne-t-ii.Le quart des familles pauvres du Canada vivraient sur le territoire montréalais ¦ Le tiers des familles pauvres au Canada vivent au Québec et le quart d'entre elles vivent ù Montréal, dans des quartiers clairement identifiés dans le texte de présentation du premier budget de i'sdsîiiiîscration Bourque.C'est en analysant l'importance des prestations d'aide sociale, par quartiers, que ces conclusions ont été tirées.Les statistiques ont longtemps montré que les problèmes de pauvreté étaient le lot des résidents du Centre-Sud, mais cette donnée est modifiée, montre le document officiel de Montréal : des secteurs auparavant épargnés, comme le quartier Saint-Michel, sont maintenant touchés.L'identification des secteurs, par le service de l'urbanisme, est brutale.Les zones les plus défavorisées couvrent le secteur de Montréal sis au sud de la rue Sherbrooke, de Montréal-Ouest au boulevard de l'Assomption, la presque totalité de la ville de Verdun, excluant l'île des Soeurs, une bonne partie du territoire du Plateau-Mont-Royal, du Mile-End, de Rosemont, de Saint-Michel, de Villeray, de Côte-des-Neiges et même de Cartierville ; tout Parc-Extension, la partie est de Montréal-Nord, une partie de Ville Saint-Laurent, face à Canadair et le long de l'autoroute des Laurenti-des.L'analyse du service de l'urbanisme.pour la rédaction du budget, souligne les secteurs touchés dans les villes périphériques pour aider à l'identification des soluiîons d'aide, souligne une responsable du service.Les arrondissements Mercier.Hoche-laga-Maisonneuve et Petite Patrie-Rose- n\\At^i wmm mm pm S »^ *% 1 y% m% ?.^-.^l-.**- ,1^.iA*v»««t ouiii j^niitipuitmcni lUUtllVJ, UV puis déjà une quinzaine d'années.Les conclusions sont principalement basées sur l'augmentation des prestations d'aide sociale, en hausse constante.Au service de l'urbanisme, on hésite à identifier toutes les causes puisqu'il s'agit là de montrer les véritables problèmes de Montréal.Une porte-parole, interrogée par La Presse hier, admet que la désertion des mieux nantis pour les banlieues est l'une des principales causes.L'éclatement de la famille également.Délicatement, du bout des lèvres, on souligne également à l'hôtel de ville que « le flot d'immigrants s'installe principalement à Montréal et plusieurs d'entre eux, durant les premières années, éprouvent des difficultés financières».Un nouveau phénomène apparaît également : des pauvres instruits qui se regroupent dans des quartiers clairement identifiés : ces secteurs sont à proximité des université, du parc Lafon-taine et du secteur de la rue Saint-Laurent, au nord de la rue Sherbrooke.L'Association des propriétaires de Montréal, qui regroupe 4 500 membres possédant de petits édifices à logements, soutient que le récent budget municipal « est une tuile sur la tête des petits et des locataires ».Pour eux, l'augmentation des taxes pour les duplex et les triplex ne fera qu'augmenter le nombre de familles pauvres.Leur porte-parole, Me Martin Messier, soutient que les nouveaux élus de Montréal auraient dû sabrer dans leurs propres dépenses, d'une façon plus significative, plutôt que de taxer encore les petits propriétaires.« Le petit propriétaire aurait pu facilement se passer de cette hausse de taxes alors que la valeur des immeubles de cette catégorie a chuté de huit p.cent », déplore Me Messier.« Actuellement, le petit propriétaire est coincé entre le taux de vacance encore élevé, l'augmentation des défauts de paiement des loyers, l'intolérance des banques, etc.», poursuit le porte-parole des propriétaires.Il n'y a pas de statistiques disponibles mais, selon les propriétaires, des locataires, de plus en plus nombreux, s'enfuient des logements sans payer.Les locataires également sont aux prises avec des propriétaires plus nerveux, plus exigeants au chapitre des références.C'est un cercle vicieux, admet-on à l'hôtel de ville.UNE PREMIÈRE ¦ Une innovation vient d'être lancée dans l'industrie du taxi par la compagnie Boisjoly Villeray Taxi, qui se spécialisera désormais dans le transport pour handicapés.Ce nouveau concept de travail se fera de concert avec la STCUM, sans toutefois perturber le service régulier déjà offert par cette flotte de taxis.Les taxis de l'entreprise arboreront désormais de nouvelles enseignes lumineuses.VOL ODIEUX ¦ La petite Christina Craft, fillette de dix ans atteinte de spina bifida, déplore le vol de son fauteuil roulant sans lequel elle ne peut pas se déplacer.La Société des timbres de Pâques, qui lui en avait fait cadeau en août dernier, fait maintenant appel à la population pour procurer un nouveau fauteuil à Christina.Pour informations, on peut communiquer avec la société au 866-1969.URGENCE FERMÉE ¦ La salle d'urgence de l'hôpital Sacré-Coeur est fermée jusqu'à vendredi midi, afin de permettre la réalisation d'importants travaux de rénovation.Cette fermeture ne touche pas toutefois la salle d'accouchement, ni l'urgence psychiatrique du pavillon Albert-Prévost.DÉPRIMÉ B Un jeune homme se disant déprimé parce qu'il n'a pas d'ami a été secouru, hier matin, des eaux de la rivière des Prairies par des passants, des policiers et des pompiers de Laval.Des témoins ont vu sa chute du pont Viau et ils ont alerté le 911.Pendant que des pompiers dans une embarcation se lançaient au secours du jeune homme, des policiers arrivaient Place Juge-Desnoyers.Ils ont vu l'individu sur un bloc de glace qui venait dans leur direction.Ils lui ont lancé une corde et l'un des agents s'est attaché à un arbre afin d'avoir plus d'emprise.Le jeune homme a été ramené au rivage, mais il ne pouvait pas monter sur la terre ferme.Il a été confié aux pompiers qui l'ont fait monter dans leur embarcation et a ensuite été transporté à l'hôpital.Sa vie n'est pas en danger.ARRÊTÉ POUR CONTREBANDE ¦ David Robert Norton, un Mohawk de la réserve de Kahnawa-ke, a été arrêté au cours du week-end à New Waterford, en Nouvel-le-Écosse.Il a été condamné à une amende de 21 000$ après s'être reconnu coupable, lundi, d'avoir fait la contrebande de cigarettes et d'alcool.Au total, la police a saisi 450 cartouches de cigarettes, 180 boîtes de tabac et 360 bouteilles de spiritueux.La marchandise était évaluée à 50 000 $.ALLO! NOUVEL AN CHINOIS ¦ Les clients de Bell Canada pourront profiter des tarifs spéciaux représentant une réduction d'environ 25 p.cent et ce, 24 heures par jour, sur les appels outre-mer à destination de la Chine, de Hong Kong et de Taiwan à l'occasion du Nouvel An chinois.Cette promotion amorcée lundi se terminera à minuit le 6 février et sera applicable à tous les appels interurbains de Bell, qu'ils soient effectués par l'interurbain automatique, facturés à la carte téléphonique ou acheminés par le téléphoniste.Tous les clients de résidence et d'affaires de Bell Canada sont admissibles à la promotion.LOTERIES ET ALCOOL ¦ La Loi 50, modifiant la Loi sur les loteries, les concours publicitaires et les appareils d'amusement et la Loi sur les permis d'alcool, vient d'entrer en vigueur.Cette loi comporte des dispositions prévoyant l'obligation pour la Régie des alcools, des courses et des jeux de révoquer ou de suspendre un permis d'alcool lorsque son détenteur tolère la présence d'alcool de contrebande ou d'appareils de loterie vidéo illégaux dans son établissement.« Il s'agit d'un outil plus efficace pour contrer les activités illégales dans ces domaines », avait rappelé le titulaire de la Sécurité publique, Serge Ménard, lors du dépôt du projet de loi à l'Assemblée nationale, le 21 décembre dernier. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 1er FÉVRIER 1995 Le Centre de tennis Canada a failli déménager au Parc olympique CLAUDE-V.oMARSOLAIS ¦ On ne sait pas qui du maire Pierre Bourque ou de la ministre responsable de la RIO, Mme Rita Dionne-Marsolais, a eu l'idée, mais toujours est-il que le projet du Centre national de tennis a bien failli déménager du parc Jarry au Parc olympique.La nouvelle a été ébruitée lundi soir lors de la séance du Conseil municipal de Montréal quand le maire Bourque a été interrogé par un conseiller de l'Opposition.Bien que le maire se soit empressé d'indiquer que le Centre national de tennis ne serait pas déplacé, il appert que des discussions avaient été entreprises dès le mois de décembre pour en étudier l'impact.Le principal intéressé, M.Richard Legendre de Tennis Canada, a confirmé qu'il y a eu des discussions et que les autorités envisageaient de le construire sur l'emplacement de la piste d'athlétisme à proximité du stade.« Nous, on leur a dit que nous préférions le parc larry, car la construction d'un nouveau bâtiment au Stade olympique aurait entraîné une hausse des coûts de Tordre de trois millions », de signaler M.Legendre.Le projet du Centre national de tennis doit coûter 24 millions, dont 16 sont assumés par les gouvernements provincial et fédéral dans le cadre du programme des infrastructures.La Ville de Montréal s'est engagée à verser 4 millions et Tennis Canada une somme identique.La construction doit débuter à la mi-août, après la présentation des Internationaux.D'autres facteurs ont pu jouer, comme la situation géographique du stade Jarry, près de la clientèle et non loin du boulevard Métropolitain, ainsi que la réticence des anglophones à fréquenter le Parc olympique.Selon diverses sources, dont le président de la RIO, Pierre Bibeau, il semble que la ministre Dionne-Marsolais et le maire Bourque partageraient la même vision pour le Parc olympique : en faire un emplacement dédié avant tout aux activités sportives.Cette vocation devrait plaire au président des Expos de Montréal, Claude Brochu, puisqu'il avait déclaré Tan dernier qu'il désirait en faire un véritable amphithéâtre sportif.L'an dernier, les relations entre la RIO et les Expos étaient tendues en raison des négociations sur le calendrier 1995 qui devait être réaménagé à cause des travaux prévues au toit.Or cette année, avec la suspension du projet de toit fixe, les négociations pour le renouvellement du contrat de location devraient bien se dérouler, pense Pierre Bibeau.On sait que la RIO a concédé tout ce qu'elle pouvait aux Expos, ne conservant que les revenus tirés des stationnements et la location des loges corporatives au nivau 300.ASPIRE 94 4395* LOCATION DE 24 MOIS EN UN SEUL PAIEMENT * Transport INCLUS.Rabais Fnrrt inclus.Rabais étudiant de 750$ applicable.Taxes en sus.ASPIRE 94 NEUVE 8895* »\u2022 \"./ *.* '*\u2022.é Transport et préparation en sus.Rabais Ford inclus.Rabais étudiant de 750$ applicable.Taxes en sus.ASPIRE 94 NEUVE 159» 24 MOIS AVË\u20ac COMPTANT DE 399$ \u2022 Location bail de 24 mois, Transport et préparation de 750$.50 000 km inclus excédent à 4e du km.Rabais étudiant de 750$ applicable.Taxes en sus.Des résultats désastreux à la commission scolaire Sainte-Croix MICHÈLE OUIMET ¦ l es élèves du secondaire de la commission scolaire Sainte-Croix ont obtenu des résultats désastreux lors des examens de juin 1994, plus particulièrement en mathématiques et en physique.En physique, par exemple, à peine 35 p.cent des élèves de secondaire IV ont réussi leur examen.En secondaire V, ils se sont un peu mieux débrouillés : 46 p.cent ont passé l'examen.En mathématiques, la situation n'est pas tellement plus brillante.Le taux de réussite en secondaire IV est de 45 p.cent, alors qu'il atteint 56 p.cent en secondaire III et 51 p.cent en secondaire V.Les élèves en arrachent aussi en français.En écrit, 60 p.cent des élèves de secondaire IV ont réussi leur examen.Les étudiants butent à peu près tous sur le même problème : la construction de phrases, l'orthographe d'usage et la ponctuation.Par contre, en anglais langue seconde, les élèves se sont très bien classés :91p.cent d'entre eux ont réussi l'épreuve en secondaire II.« Nos élèves sont assez forts en anglais, a expliqué le directeur de l'enseignement à la commission scolaire, Denis Boulanger.Nous avons beaucoup d'immigrants et l'anglais est souvent leur deuxième langue après la langue maternelle de leur pays d'origine.D'ailleurs, plusieurs de nos élèves sont trilingues.» La commission scolaire Sainte-Croix a 8700 élèves répartis dans quatre écoles secondaires françaises et une anglaise ainsi que 15 écoles primaires françaises et une anglaise.Sainte-Croix est située sur le territoire des villes d'Outremont, de Saint-Laurent et de Mont-Royal.C'est à Sainte-Croix qu'on retrouve le pourcentage le plus élevé d'allophones au Québec, soit 49 p.cent.Les mots n'ont d'ailleurs pas la même signification pour un Québécois de souche et un allophone.Dans l'examen de français de juin 1994, les élèves devaient écrire un récit \"d'aventures qui partait d'un événement précis : une crevaison.Certains élèves ont pensé qu'il s'agissait non pas d'un pneu mais d'une personne qui était crevée, c'est-à-dire fatiguée, vidée, a raconté Denis Boulanger.« Fait à noter cette année, plusieurs productions étaient hors du sujet, les élèves ayant mal lu ou mal interprété le libellé du sujet choisi », peut-on lire dans le rapport sur les résultats des élèves aux épreuves de juin 1994 qui a été déposé au Conseil des commissaires en décembre.« Depuis trois ans, on a réussi à relever notre niveau de compétence en français en introduisant des mesures d'appui », a dit Denis Boulanger.Au primaire, les élèves ont décroché de bonnes notes.Les pourcentages de réussite en lecture, mathématiques et anglais langue seconde se situent entre 87 et 96 p.cent.Même si les résultats des élèves du secondaire aux examens de juin ne sont guère brillants, la note globale pour l'année scolaire 1993-1994 est tout à fait potable et Sainte-Croix se classe de façon honorable si on la compare aux autres commissions scolaires de l'île de Montréal, a tenu à préciser Denis Boulanger.a.- \" MERCURY^ ; 6300, BOUL.HENRI-BOURASSA, MONTRÉAL-NORD - TÉL.: 325-4700^ (1 \u2022 ¦> - ¦ ¦ .I1MM L Le solde prend fin le dim.t lévrier k «gâte ARTICLES DE COUTURE ASSORTIS ffiSi PATRONS 49 chaque JUSQU'A AUSSI BAS QUE \u2022Avm achat 4ê Ht m \u2022 t le car t \u2022 d'or Le ptum aMruf d'.-îrîbuicizr dz si îsntiîï*m âvôc i 4u magasina à travora le Canada, ILASALLE \u2014 8480, bout.Ntwmin 355-8045 ICHOMEDEY, LAVAL \u2014 1205bout.Lftbttt* 8*8-1039 1 DUVERTIAY, LAVAL \u2014 1950.boul.do la Concorda 862-1880 ¦ CHOMEDEY.LAVAL\u2014 1545 boul.Le Cort>ci»af 078-1313 I ST-LEONARO \u2014 8854.rue Jean-Talon eat 898-0080 I CENTRE OREENF1ELD PARK \u2014 443, Doui.T88Ch8f81U 872-8884 J TRACY/ SOREL \u2014 7000, boul.de la Pioia Tracy 748-0047 En raison de manque d'espace, tous les articles ne sont pas disponibles dans tous les magasins.VISITEZ NÔTRE CENTRE DE LIQUIDATION AU 7760, RUE SHERBROOKE E., POUR DES ÉCONOMIES EXCEPTIONNELLES.I PLACE VERSAILLES \u20147275.rua Shtrtxooke ait 493-8858 I RUE STE-CATMERINE \u2014 354.ma Sta-Catfcarirtt ooeat 888-1121 I VILLE ST-LAUREHT \u20141240, boul.Laurarrtlen/Marcel Laurtn 334-0910 INOTRE-0 AVE-DE-GRACE \u2014 8444, a venuo Somerted 483-2885 IDORVAL\u2014 2050.bouL St-Réfl.a 883-4550 I MONTREAL \u20141178, rua Baaumorrt 737-4755 » » - \u2022\\ LE CONCOURS LE PLUS «PLANANT» EN VILLE Coupons pour les déjeuners, tâiers et soupers.Pour participer, c'est simple : il vous suffit de remplir, avec votre enfant âgé de 1S ans ou moins, le bulletin de portkipotion ci-contre et de le faire parvenir à ÛXMF 94,3.Des chanceux choisis ou hasard seront invités ose rendre à (KMFohn de se mesurer à d'outrés efrfrt cette compétition verra ensuite son nom déposé dons la boite de tirage pour le grand prix Itebdomodoire, soit un voyage pour quatre personnes à Walt Disney World.Un grand tirage par semaine, jusqu'au 24 février prochain.BULLETIN DE PARTICIPATION lisneulttortii * ! a «JOUEZ POUR WALT DISNEY WORLD A CKMF» CXMF 94,3, CP.3094, Succursale C Montréal (Québec) H2L 4K6 Nom de l'enfant :.Âge: Adresse App.Ville : .Code postal :.Téléphone : .Signature d'un parent.Nom de l'école de l'enfant.(Foc-simfc non reproduit frécoriqucrmit excepté) Ce concours s'adresse uniquement an résidants du Québec, Ôgés de 1S ans ou moins.Délais et règlement du concours disponibles à CKMF 94,3.Les bulletins de pcrtkipcMon sont publiés les somedrs, bndh et mer:redr,, et sont admissibles jusqu'où 22 février 1995.m ru DELTA Tnxmporteur officiel RADIO LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 1er FÉVRIER 1995 A5 Mahomet a été le dernier des prophètes ÉRIC CLÉMENT ISLAM ¦ La diaspora musulmane porte bien son nom : le terme musulman tire son origine du mot arabe mo-hâjirîn , qui signifie «expatrié», une référence aux disciples de Mahomet qui fuirent La Mecque.Mais qui est Mahomet, Vm Envoyé d'Allah, le Seul et Unique», auquel «nul n'est égal ou semblable»?Mahomet est né en l'an 571 de notre ère, dans la province du Hedjaz de l'Arabie Saoudite, au sein de la tribu mecquoise des Qoraichites qui souhaitait établir sa souveraineté sur l'Arabie tout entière.La Mecque était déjà l'objet d'un pèlerinage.Les Bédouins venaient de toute la péninsule exprimer leur fascination pour la Ka'ba, un cube de maçonnerie qui abrite la Pierre Noire et qui était, disait-on, habité par un dieu inconnu.Cette période antérieure à l'apparition de Mahomet, appelée djâhiliya, était caractérisée par son mode d'existence à la fois barbare et sauvage.Les musulmans qui condamnent aujourd'hui les extrémistes estiment La mosquée Masjid Ul islam, du Centre islamique du Québec, à Saint-Laurent, est la plus ancienne du Québec.Elle a été construite en 1965.Le Canada compte 300 000 musulmans ÉRIC CLÉMENT ¦ On dénombrait au dernier re-censensement canadien un total de 300 000 musulmans au Canada, dont 150 000 en Ontario et 80 000 au Québec.Les premiers musulmans à s'installer au pays sont arrivés au milieu du XIX?siècle.La communauté musulmane a connu une forte croissance après la Deuxième Guerre mondiale.En effet, si le gouvernement fédéral en comptait 13 en 1871, ils étaient 33 000 en 1971, 100000 en 1981 et 300 000 en 1991.Cette hausse importante est liée à la fois à une forte immigration, à un taux de reproduction plus élevé chez les musul-mans que pour d'autres communautés et à un nombre grandissant de Canadiens qui se convertissent à l'islam.Les démographes nord-américains estiment d'ailleurs que l'islam sera la deuxième religion du continent au tournant du siècle.Il y a actuellement plus de mille mosquées en Amérique du Nord.Si les immigrants musulmans venaient au début du siècle de l'Europe centrale et du Proche-Orient, leurs frères qui les ont rejoints proviennent aujourd'hui du monde entier, soit de plus de 70 pays.Le Proche-Orient au sens large et l'Afrique du Nord sont toujours une source importante d'immigration musulmane, notamment le Liban, le Maroc, l'Egypte, la Syrie, la Turquie, l'Iran et l'Irak.Mais des immigrants provenant d'Ouganda, d'Inde, d'Afghanistan, du Pakistan, d'Indonésie ou de Birmanie les ont depuis rejoints.S'il a fallu attendre 1938 pour voir l'érection d'une première mosquée canadienne, eh l'occurrence à Edmonton, on en compte aujourd'hui une centaine de mosquées au Canada.Toronto eut sa première mosquée en 1956, Vancouver et Calgary en 1963, London en 1968 et Winni-peg en 1976.Selon la Canadian Society of Muslims, de Missis-sauga, il y en aurait aujourd'hui entre 30 et 40 à Toronto.Au Québec, il est difficile d'en connaître le nombre exact, plusieurs mosquées n'étant pas enregistrées comme telles auprès de l'Inspecteur général des institutions financières.Dans la région de Montréal, il y en aurait une quinzaine.La première a été construite en 1965, à Saint-Laurent, pour le Centre islamique du Québec.Malgré le désir du prophète Mahomet de constituer une communauté homogène ( la oumma ), les musulmans d'aujourd'hui se distinguent les uns des autres par leur allégeance ( notamment sunnite ou chiite ), leur pays d'origine, leur langue ou leur position sur des sujets d'actualité ou de religion.La guerre du Golfe, l'affaire Salman Rushdie, le port du hi-jab, l'attitude à adopter vis-à-vis d'Israël, de la monarchie d'Arabie Saoudite ou de la guerre civile en Algérie, sont autant de sujets sur lesquels les opinions divergent, malgré une foi commune.Des centaines d'organisations musulmanes ont ainsi vu le jour au Canada, certaines totalement indépendantes et financées localement et d'autres recevant un soutien financier en provenance de pays tels l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Liban ou même les États-Unis, où vivent plus de 4 millions de musulmans.Le Coran est le livre sacré des musulmans.Il contient les dogmes, les principes moraux de la foi et la source du droit et de la morale de plusieurs pays musulmans.Divisé en 114 sourates et 6 236 versets, le Coran exhorte les fidèles à l'adoration d'Allah.Jésus et d'autres prophètes comme Moïse, Isaac ou Abraham y côtoient Mahomet, « le loué ».À côté du Coran, on trouve d'autres recueils sacrés, tels les Hadiths, qui contiennent les enseignements et le récit des actions de Mahomet, et la Cha-riah, où sont prescrites les règles et recommandations de l'islam.C'est dans la Chariah que sont mentionnés les actes obligatoires ( l'aumôme, par exemple ), neutres ( les voyages ), blâmables ( la consommation de viande de porc ou d'alcool ) et interdits ( le meurtre ).< oui f 1 ?r » '4 / 5 Siège social Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Angle des rues University et de La Gauchetière Station de métro Bonaventure - Autobus lignes: 38 - Ville-Marie, 61 - Wellington, 107 Peel et 168 - Cité-du-Havre) 23 août (mercredi) 19 h 30 Ville de Montréal-Nord Centre de Loisirs de Montréal-Nord 11121, rue Salk Montréal-Nord (Québec) (près de la rue Charleroi Station de métro Henri-Bourassa - Autobus ligne 69 - Gouin) 13 septembre (mercredi) 19 h 30 Siège social Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences 4 octobre (mercredi) 19 h 30 Siège social Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences 1\" novembre (mercredi) 19 h 30 \u2022 i Ville de Lachine Hôtel de Ville Salle du Conseil 1800, boul.Saint-Joseph Lachine (Québec) (coin 18* Ave et Saint-Joseph Station de métro - Angrignon Autobus ligne 195 - Sherbrooke/Notre-Dame) 6 décembre 19 h 30 (mercredi) Siège social Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences L'assistant-secrétaire Gérald Biais La Régie de l'assurance-maladie intente une poursuite de 2,9 millions Le président de la société Les Équipements Médiats, poursuivie par la RAMQ, est accusé de fraude * YVES BOISVERT ¦ La société Les Equipements Médicus, dont le président Jean-Claude Bleau est accusé d'avoir fraudé la Régie de l'assurance-maladie du Québec pour trois raillions, est maintenant poursuivie en dommages-intérêts pour 2,9 millions de dollars.Dans une poursuite qui vient d'être déposée en Cour supérieure à Montréal, la RAMQ fait état d'un grand nombre d'irrégularités érigées en système par Médicus, un laboratoire de prothèses et d'orthèses montréalais.Bleau, 64 ans, de Boucherville, qui est le président de Médicus depuis 1981, fait face à 66 chefs d'accusation de fraude s'étalant de 1987 à 1994.Médicus est coaccusée dans cette affaire.Bleau doit comparaître en Cour du Québec, au palais de justice de Montréal, le 15 mars.En vertu de la Loi sur l'assurance-maladie, les prothèses et appareils orthopédiques sont souvent assurés et remboursés par la RAMQ.Une des conditions pour se faire rembourser une prothèse est de l'avoir obtenue d'un laboratoire qui possède un permis de la RAMQ \u2014 c'est le cas de Médicus depuis 1975, pour sa place d'affaires du 5050, boulevard Saint-Laurent, à Montréal.En 1993, la RAMQ a commencé à enquêter sur Médicus, pour connaître son fonctionnement.Après avoir examiné 207 dossiers de bénéficiaires, l'enquêteur Gilles Mélodie a conclu qu'il y avait lieu de fouiller davantage les pratiques de Médicus.11 a obtenu par mandat de perquisition les dossiers de 3 300 autres personnes.C'est cette enquête qui a mené au dépôt de 66 chefs d'accusation criminels, le 20 décembre 1994.L'analyse des dossiers révèle que certains d'entre eux contenaient de fausses ordonnances médicales,.ou non conformes, qui ont permis à Médicus de facturer des services non couverts par la RAMQ.Dans d'autres cas, Médicus facturait deux fois le même appareil.Elle réclamait les coûts de réparation d'un appareil alors que simultanément, ou à quel-> ques jours d'intervalle, on de-;^ mandait de rembourser complô- ; tement l'appareil, affirmant qu'il était usé à plus de 80 p.cent, et donc irréparable.Certains dossiers démon- : traient que des appareils facturés à la RAMQ n'avaient jamais été l livrés aux patients.: Des personnes qui n'avaient ; pas droit à un remboursement de la régie louaient des appareils de Médicus.qui de son côté*^ collectait illégalement l'argent ¦ du gouvernement.De plus, plusieurs laboratoires- : en région, au Lac Saint-Jean, èC f Joliette, à Valleyfield, à Laval et ; ailleurs, qui n'avaient pas de -permis, passaient par Médicus pour faire des demandes de rem- * boursement.Selon le travail effectué par ces laboratoires, Mé- 4 dicus retenait une commission * plus ou moins importante, affir- * me la RAMQ.; : Au total, la régie estime s'être fait dérober illégalement, par toutes ces manoeuvres, la som- l me de 2 857 080 $.Elle demande : à Médicus le remboursement in- : tégral de cette somme.Varennes congédie un policier déjà suspendu sans solde \u2022 - ¦ \u2022 4 GEORGES LAMON ¦ Même si la Couronne fédérale avait demandé, en décembre dernier, l'arrêt des procédures \u2014 qui ont duré 22 mois \u2014 contre l'agent Michel Décarie, du service de police de Varennes, arrêté en 1992 en possession de 50 cartouches de cigarettes de contrebande, cela n'a pas empêché le conseil municipal de le congédier purement et simplement.C'est à sa réunion extraordinaire du 23 janvier que le conseil a voté à quatre contre trois, avec vote prépondérant du maire Jean Robert, en faveur du congédiement de Décarie.Rappelons que l'agent Décarie, qui compte 22 ans de service à la police de Varennes, avait été interpellé à Boucherville en vertu de la Loi sur l'accise.Son dossier, monté par la police de Boucherville, avait été transmis à la Gendarmerie royale du Canada.À la suite de son arrestation et de sa mise en accusation, Décarie avait immédiatement été suspendu sans solde en avril 1992, par le conseil municipal.Le maire Jean Robert a justifié la décision du conseil par le fait que l'accusation retenue contre l'agent Décarie entachait la qualité et l'image du service de police, et qu'il était primordial pour une ville de 20 000 habitants de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de telles situations.A iw * « « Honnêtement, je suis très à l'aise avec ma décision, a assuré le maire Robert.Même s'il y a eu récemment un arrêt des procédures, la faute est quand même là.Tout a été analysé avant de prendre notre décision.Un policier doit être absolument intègre, il faut qu'existe ce lien de confiance entre la population et le policier.Dans les circonstances nous ne pouvions nous permettre de le garder à notre service.» Il a rappelé qu'il y a trois ou quatre ans, le conseil municipal avait « fait le ménage » dans son service de police, notamment en remplaçant son ' directeur.Et à la suite de cette épuration, « on ne pouvait pas se permettre de rembarquer dans un 1 autre système du genre », a-t-il ajouté.! La Fraternité des policiers de Varennes a répliqué en déposant un grief contre le congédiement de Décarie, grief qui devra être entendu par un arbitre du ministère du Travail.Pour le maire Robert, ce sera à l'arbitre de décider si Décarie doit ou non être réintégré dans son poste.« Il fera valoir ses arguments auprès de l'arbitre », a-t-il noté.Si l'arbitre concluait à sa réintégration, le maire Robert s'est dit prêt à se soumettre à la décision.Cela signifierait alors pour la Ville de Varennes un déboursé évalué à environ 150 000 $ en traitement et autres avantages depuis avril 1992, date de la suspension suivie du congédiement du policier Décarie.\u2022v.solde final de aux .DE RABAIS SUR TOUS NOS MANTEAUX EN LAINE ET LAINE/CACHEMIRE hugo b0ss \u2022 calvin klein \u2022 bugatti \u2022 strells0n m ?AUSSI 50% DE RABAIS SUR TOUTES LES COLLECTIONS DE CUIR AUTOMNE/HIVER i.'r?.\\ ^ilr jïSv ' LES AILES 0E LA MODE MAIL CHAMPLAIN, B R 0 S S 1 R n \u2022 i
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