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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-02-02, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Éditorial Opinions Monde L'EXPRESS POLITIQUE PÊCHE : VICTOIRE DU CANADA ¦ Le Canada s'est assuré le contrôle de 60 pour cent des prises de turbot à l'extérieur de sa zone des 200 milles marins, à l'issue d'une rencontre animée de trois jours avec les Européens, qui demandaient 75 pour cent des prises.Le ministre canadien des Pêches, Brian Tobin, a salué la décision de l'Association des pêches de l'Atlantique du nord-ouest (APAN), soutenant qu'elle allait mettre fin à la « surpéche flagrante » pratiquée par les Espagnols et les Portugais au-delà des eaux canadiennes.La décision de l'APAN devrait permettre aux Canadiens de rafler 60 pour cent des prises de turbot \u2014 aussi appelé flétan du Groenland \u2014 plutôt que six ou sept pour cent actuellement.Les Européens, qui contrôlaient 80 pour cent des prises depuis deux ans, devront maintenant se contenter de 12 pour cent.d'après PC LE HIR REJETTE LE SONDAGE DU CPQ ¦ Le ministre de la Restructuration, Richard Le Hir, n'accorde aucune crédibilité au dernier sondage mené par le Conseil du Patronat du Québec, qui laisse entendre que 88 p.cent de ses membres ne voteraient pas en faveur de la souveraineté.« On ne sait pas qui a répondu aux questions du CPQ, a expliqué M.Le Hir, hier.Est-ce qu'il s'agit de membres de conseils d'administration, est-ce qu'ils étaient autorisés à parler en leur nom ?» M.Le Hir a ajouté que les questions posées sont toutes des « hypothèses négatives ».Il n'est pas allé jusqu'à prétendre que le sondage est partisan, mais il n'hésite pas à mettre en doute sa validité.M.Le Hir croit toujours qu'il y a de plus en plus de gens d'affaires qui sont prêts à endosser le projet de souveraineté, même si on les entend moins proclamer ouvertement leur foi souverainiste.« Quand on est en affaires, a-t-il dif, on veut vendre à tout le monde et quand on vend à tout le monde on est conscient qu'on a des susceptibilités de clientèles à ne pas heurter.» d'après PC LORRAINE PAGE DIRA OUI ¦ Tout comme les camarades de la CSN, la présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec ( CEQ ), Lorraine Page, accorde un appui « indéfectible » au projet de souveraineté du gouvernement Parizeau mais se réserve en même temps le droit de garder ses distances et de critiquer des gestes qu'elle et la CEQ jugeraient inappropriés ou contraires à l'intérêt de ses membres.Dans une allocution à l'ouverture du conseil général de la CEQ, hier à Québec, Mme Page a expliqué que sa centrale syndicale s'est déjà prononcée en faveur de la souveraineté au congres de 1990 et a réaffirmé son accord à celui de 1994.« Nous ne chercherons pas cependant à le monnayer contre quelque avantage que ce soit et notre appui à la souveraineté ne fait pas de nous des valets du Parti québécois », a ajouté Mme Page.d'après PC LES GRECS SERONT DES COMMISSIONS ¦ C'est par un vote extrêmement serré ( 26 contre 21 et cinq abstentions ) que le Congrès hellénique du Québec a finalement décidé, lors de son assemblée générale tenue à huis clos avant-hier soir à Montréal, de participer aux travaux de la commission régionale sur la souveraineté.Le président du Congrès, Sotiris Antypas, a indiqué que l'on procédera à la rédaction d'un * mémoire au sein de la communauté grecque, après avoir complété une série de consultations internes.« On veut contribuer à l'édification de l'avenir du Québec », dit-il.M.Antypas a ajouté que la communauté hellénique est en faveur d'un Québec fort dans un Canada uni.« A strong Québec in a united Canada ».Pierre Bellemare Autres informations, page B4 Parizeau évitera d'autres affaires Brasseur // accepte une part du blâme dans le choix de l'éphémère président de R.-Q.DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Après la bavure de la nomination de Raymond Brasseur à Radio-Québec, le premier ministre Jacques Parizeau promet, comme responsable du domaine culturel, de porter une attention toute particulière aux nominations de dirigeants dans ce réseau.Sans détours il accepte de porter une partie du blâme dans le choix malheureux de M.Brasseur, il y a deux semaines, dont il a dû demander la démission vendredi dernier.« Le cas de M.Brasseur, est tout à fait particulier.)e ne souhaite pas qu'il y en ait d'autres de ce genre » a-t-il laissé tomber.Comme premier ministre, Jacques Parizeau avait-il la responsabilité de vérifier les antécédents du candidat qu'il voulait nommer à la tête du réseau public de télévision ?« Si de mon côté il y a eu quelque erreur que ce soit, et c'est bien possible, des mesures seront prises pour que cela ne se représente pas » a-t-il déclaré hier à l'issue d'une longue réunion de son conseil des ministres.Après les vagues soulevées par a démission de M.Brasseur de la direction de Radio-Québec et la rétrogradation de la ministre des Affaires culturelles, Mme Rita Dionne-Mar-solais, M.Parizeau multipliait les annonces, hier, pour faire oublier les bavures et montrer que son cabinet ministériel avait l'agenda gouvernemental bien en main.On a ainsi appris que le ministre lean Rochon, titulaire de la Santé, annoncera aujourd'hui]! son plan de fusions d'hôpitaux à Montréal \u2014 des mesures qui seront amenées PHOTO PC Jacques Parizeau veut « refaire la paix » avec le secteur culturel et ramener l'harmonie.« Et je suis plutôt bon là-dedans », a-t-il dit hier en conférence de presse.progressivement, doit-on croire.Il a aussi annoncé l'élimination des BPC de même que la création d'une Innovatech pour Sherbrooke et le dépôt du projet de loi promis sur la perception des pensions alimentaires.Brasseur Vendredi dernier, le bureau du premier ministre Parizeau a obtenu la démission de M.Brasseur, tout juste une semaine après l'avoir nommé président de Radio-Québec.Ce dernier, qui avait travaillé aux opérations de levées de fonds de Mme Dionne-Marsolais dans Rosemont, avait mis fin à une longue carrière dans les filiales de TVA lorsqu'avait éclaté une controverse autour des sociétés en commandites.Dans un jugement rendu le 18 janvier, le juge Pierre Pinard mentionne que, selon le témoin Jean St-Pierre, M.Brasseur « aurait demandé de falsifier à la hausse les coûts réels de tournage pour les réconcilier avec le budget transmis à la Commission ( des valeurs mobilières ).M.Brasseur n'a pas été accusé de quoi que ce soit.La cause en litige visait l'avocat Robert Dostie, qui avait préparé le prospectus pour les sociétés en commandites se trou-vant sous la loupe du gouvernement.Pour M.Dos-tic, le juge Pinard a confirmé le non-lieu décidé par la première instance en raison d'un preuve insuffisante.C'est en prenant connaissance des observations du jugement touchant M.Brasseur que l'entourage de Jacques Parizeau a constaté le problème, et M.Parizeau a décidé que le nouveau président était trop vulnérable pour rester à son poste.En coulisses on explique aussi que, normalement, la ministre Dionne-Marsolais n'aurait pas dû recommander M.Brasseur au conseil des ministres compte tenu de la controverse l'entourant.On admet aussi que ce choix s'est fait plus rapidement que d'habitude ; partant pour la France, Jacques Parizeau voulait voir ce dossier réglé avant son départ.Désormais, Jacques Parizeau, entend bien apporter une attention toute particulière aux nominations dans le secteur passablement sensible de la culture.« Il y a beaucoup de postes à pourvoir dans le secteur culturel, depuis quelques jours.« Je consulte tout espèce de gens ; je voudrais qu'il y ait un assez large consensus », a dit M.Parizeau.Sans ménagement pour la ministre Rita Dionne-Marsolais, il a indiqué qu'il comptait sur une plus grande concertation avec le milieu avant que des décisions soient prises.« le ne sais pas combien de temps cela va prendre pour remettre la locomotive sur les rails mais sûrement plus que quelques semaines » a-t-il dit.Pour revenir à des relation plus normale avec la communauté culturelle, « la première chose à faire c'est de nommer à des postes des gens en qui le milieu a confiance », résume-t-il.Plus tard, M.Parizeau proposera des orientations pour la politique culturelle québécoise, « mais encore là, elles ne seront pas fixées tant qu'il n'y aura pas eu de discussions avec les gens du milieu artistique » a-t-il précisé.Avec le secteur culturel il faut « refaire la paix » et ramener l'harmonie, « et je suis plutôt bon là-dedans » a-t-il ajouté.Les francophones hors Québec ne survivraient pas à la souveraineté, selon Daniel Johnson r/IARIO FONTAINE Le chef libéral Daniel Johnson croit que les francophones hors Québec risquent fort de disparaître advenant un OUI au référendum, Ottawa n'ayant plus alors aucune raison de les soutenir.Selon le président du camp du NON, c'est en effet grâce au Québec si le Canada est ce qu'il est et « c'est grâce à nous s'il y a encore des communautés francophones vivantes à l'extérieur du Québec.Ce serait à cause de nous si une partie de nous-mêmes qui a découvert le reste du Canada, où on parle encore français, disparaissait si nous cessions de faire partie du Canada ».M.Johnson a émis cette opinion hier, devant 350 convives de la Chambre de commerce de Laval.Le premier ministre Chrétien donne souvent les francophones hors Québec en exemple, mais il s'agit d'un nouvel argument de défense du fédéralisme dans ie cas de Daniel Johnson.Ce dernier évoque la masse critique que représentent six ou sept millions de francophones au Québec, sans lesquels « le Canada n'a plus aucune raison de soutenir les communautés francophones.Où est le poids politique qui permet aux francophones hors Québec, un million de personnes sur 22 ou 23 millions, d'influencer d'un océan à l'autre les institutions fédérales à rendre des services en français ?» Dans son avant-projet de loi sur la souveraineté, le gouvernement péquis-te garantit à la communauté anglophone la préservation de son identité et de ses institutions.À l'opposé, au niveau fédéral, les droits de la minorité fran- Danlel Johnson cophone ne seraient peut-être plus assurés si le Québec quittait la fédération, laisse entendre Daniel Johnson.Du million de Canadiens hors Québec qui se déclarent de langue maternelle française, un peu plus de la moitié parlent encore français à la maison.La présidente de la Société des Aca-diens du Nouveau-Brunswick, Lise Ouellette, ne va pas jusqu'à parler de disparition des 35 p.cent de francophones de la province, et elle pense que les franco-ontariens seraient sans doute aussi en mesure de résister au départ du Québec.Mais, selon elle, la question soulevée hier par M.Johnson est pertinente dans les provinces où les francophones sont très minoritaires.« Le Québec a un impact très important pour nous.L'indépendance aurait un impact négatif majeur et, dans une forte mesure, le Canada ne pourrait plus alors respecter ses garanties linguistiques », craint Mme Ouellette.Il a été impossible de joindre la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, Claire Lanteigne.Favorable au fédéralisme, la Fédération a gardé jusqu'à présent ses distances et n'entend pas se joindre à quelque comité parapluie que ce soit, rappelait hier son porte-parole Robert Bousquet.Plus de décentralisation Les conséquences de l'indépendance sur la diaspora francophone n'ont occupé qu'une fraction du discours de M.Johnson, surtout axé sur les avantages qu'il voit dans le maintien du lien fédéral et les risques de le rompre.C'est dans le cadre politique actuel que le Québec s'est construit, fait ainsi valoir le chef du PLQ, et c'est dans ce cadre qu'il peut le mieux prospérer.Cependant, répète-t-il, nos partenaires des autres provinces doivent réaliser les bénéfices d'une décentralisation accrue.Déjà, dit-il, le Nouveau-Brunswick, la Colombie-Britannique, l'Ontario et l'Alberta semblent ouverts à des réaménagements.M.Johnson s'est toutefois abstenu d'indiquer lesquels, ni si le premier ministre Chrétien serait prêt à l'appuyer dans cette voie.Johnson persiste à croire à une ingérence dans R.-Q.Presse Canadienne aigre les démentis du gouvernement péquiste, le chef libéral Daniel Johnson continue de croire à une ingérence dans les affaires de Radio-Québec et dit même s'inquiéter « pour la démocratie et l'intégrité de nos institutions ».Le chef de l'Opposition a fait ces commentaires hier à l'occasion d'une conférence de presse qui suivait son allocution devant les membres de la Chambre de commerce de Laval.Les réfutations du gouvernement péquiste - auront beau fuser, M.Johnson n'en démord pas : « Tous les faits qui ont été apportés pointent, à mon sens, vers la même direction : une tentative délibérée, subtile d'influencer Radio-Québec, donc de faire de l'ingérence dans le fonctionnement de Radio-Québec.» Des militaires à l'aide sociale Presse Canadienne OTTAWA Le ministre de la Défense et le chef d'état-major de l'armée canadienne se penchent sur des informations selon lesquelles des marins auraient demandé à recevoir des prestations d'assistance sociale et des soldats fréquenteraient les banques alimentaires.« Cela me trouble vraiment, a commenté le ministre David Col-lenette à Washington, où il rencontre des fonctionnaires américains.Ce n'est pas acceptable, et nous devons tenter d'y remédier.» Il a ajouté qu'il examinerait cette question sitôt rentré au pays.Plus iôt, à Ottawa, le général John de Chastelain s'était dit prêt lui aussi à étudier ce qui peut être fait pour résoudre le problème.Mais il déclarait que les gens qui s'enrôlent dans l'armée sont au courant des salaires qu'on y verse.Personne n'entre dans l'armée pour devenir riche, a affirmé le général de Chastelain.Si la rémunération de base des militaires est peu élevée, elle a été établie en fonction de jeunes célibataires, pas de soutiens de familles, a-t-il dit.Si des recrues connaissent des difficultés financières avec le salaire de base que nous leurs versons, cela pourrait être dû au fait qu'avec le taux de chômage actuel, l'armée attire des recrues plus âgées, qui ont souvent une famille.Il n'y a pas grand-chose qu'on puisse y faire, enchaînait-il, puisque les gens sont informés des salaires avant d'entrer dans l'armée, et que ce sont eux qui décident.La solde d'une nouvelle recrue est d'environ 19 500$ par an.Après trois ans, ce montant passe à environ 25 000 $, après quatre ans, à 32 000 $.dpm GROUPE D E PLANIFICATION FINANCIÈRE Une des décisions les plus difficiles pour l'investisseur est de choisir le bon fonds mutuel canadien pour son REÉR.Avec plus de 1000 fonds disponibles au Canada - pour la plupart canadiens -le choix demeure gigantesque.DPM vous recommende la meilleure stratégie: choisir une compagnie possédant une réputation bien établie dans les investissements au pays.Les prospectus simplifias du Fonds d'actions canadiennes United et du Fonds canadien FONDS D'ACTIONS CANADIENNES UNITED FONDS CANADIEN DE CROISSANCE UNITED Essayez Gestion United.Leur Fonds d'actions LE BON CHOIX POUR canadiennes United investit dans des compagnies LES PLACEMENTS CANADIENS: canadiennes offrant un potentiel de croissance une des nombreuses raisons de compter supérieur à la moyenne.Quant au Fonds canadien sur DPM, les professionnels des fonds de croissance United, il se concentre sur des mutuels et du REÉR d'aujourd'hui, compagnies en démarrage orientées vers la croissance, pour réussir une croissance de capital à long terme supérieure à la moyenne.de croissance United contiennent des renseignements importants.Veuille; vous en procurer un exemplaire en communiquant avec DPM et lisw-le attentivement avant d'investir la valeur des parts et les taux de rendements tluclueiont Admissible au REÉR à 100% Gestion United L'union fait la force DPM .¦ .\u2022 ¦ Groupe de planification financière FIKZ-VOUS À 1)PM POUR UNE ANALYSE DE FOND B2 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 2 FÉVRIER 1995 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le ministre Martin doit envoyer des messages clairs Depuis quelques semaines, nous avons droit à un chassé-croisé de rumeurs et de ballons d'essai politiques sur ce que pourrait contenir le budget du gouvernement fédéral prévu pour le mois de février.Cette année, quand on sait l'importance particulière de ce budget, tant pour la santé financière du Canada que pour son équilibre politique, ces jeux politiques sont tout à fait inappropriés et réussissent surtout à introduire la confusion et à diluer les messages qu'un gouvernement responsable devrait transmettre à la population avant, pendant et après le budget.Ces rumeurs, sur des hausses possibles de taxes et sur une informe réforme des programmes sociaux, envoient surtout aux citoyens l'image d'un gouvernement craintif et confus.Il est important que le gouvernement Chrétien, surveillé par les marchés financiers, mais aussi scruté par les citoyens canadiens qui sont écoeurés de payer des impôts à un gouvernement qui en gaspillera une bonne partie, envoie des messages clairs.Le premier de ces messages doit porter sur les objectifs réels du gouvernement Chrétien.Officiellement, la démarche budgétaire des libéraux a été définie dans le yvre rouge du parti et promet de ramener le déficit à 3 % du PIB en trois ans.Ainsi, après avoir contenu le déficit à 40 milliards, l'an dernier, on vise à l'abaisser à 32 milliards cette année et à 25 milliards, en 96.Cet objectif, charmant dans une campagne électorale, ne correspond à aucune logique financière.Un déficit à 3 % du PIB, soit environ 25 milliards, restera trop élevé pour un pays comme le Canada qui traîne une dette de 550 milliards, et ne permettra pas de mettre fin à la charge écrasante des frais d'intérêt et au risque d'une autre explosion du déficit.En privé, le ministre des Finances, Paul Martin, a d'ailleurs souvent affirmé que cet objectif de 3 % n'était qu'une première étape et qu'il faudrait ensuite viser le déficit zéro.Mais ce n'est toujours pas ce que prétend le premier ministre Chrétien, qui s'accroche encore aux préceptes un peu ridicules de son Livre rouge.L'objectif d'un déficit de 25 milliards est nettement insuffisant et le budget doit aller beaucoup plus loin et viser un déficit de 10 ou 15 milliards avant la fin de ce mandat, voilà le premier message que doit envoyer le ministre des Finances, avec l'appui formel de son gouvernement.Le second message que le ministre doit envoyer, c'est qu'il agira cette année, et non pas quelque part dans l'avenir.Tous les ministres des Finances nous ont fait le coup : un projet ambitieux de réduction du déficit sur trois ou quatre ans, où il ne se passe à peu près rien la première année mais où on promet des résultats plus spectaculaires au bout de quelques années, ça n'a jamais marché.C'est encore ce qu'a fait M.Martin l'an dernier.Cette année, il doit annoncer des gestes qui mènent à une réduction du déficit immédiate.Sinon, personne ne le croira.La fragilité d'une situation financière soumise aux fluctuations des taux d'intérêt et la possibilité d'une récession, dans un an ou deux, ne donnent pas au gouvernement fédéral le luxe de remettre indéfiniment les choix qui s'imposent.Le grand coup doit être donné cette année, parce que nous sommes en croissance économique, parce que les marchés surveillent le Canada, parce que le gouvernement fédéral dispose de trois ans avant une nouvelle élection et parce que les électeurs sont prêts.Quant au troisième message, c'est que la réduction du déficit ne doit pas passer par une hausse des taxes et des impôts.Les rumeurs se multiplient quant à une augmentation de la surtaxe et quant à de nouvelles taxes sur l'essence, les loteries et les assurances collectives.L'augmentation du fardeau fiscal, depuis vingt ans, a été assez forte pour que les gens sachent très bien que le problème du déficit n'a pas été causé par une insuffisance de revenus.Le gaspillage et la duplication sont également assez grands pour rendre odieuses des augmentations d'impôt.Toucher aux impôts, à ce moment ici, comme on dit à Ottawa, mènerait tout droit le gouvernement fédéral à une sérieuse crise politique.Surtout depuis que la réflexion du ministre Martin sur le transfert aux provinces des programmes sociaux a été rendue publique et que nous savons tous que le gouvernement fédéral sait où et comment économiser pour réduire son déficit.Alain DUBUC Désengagement ?Depuis plus d'un an, on parle beaucoup de la privatisation des laboratoires biomédicaux.Ces services de laboratoires, indépendants des hôpitaux, aident à accélérer l'accès des patients aux services et contribuent à faire réaliser des économies importantes aux institutions hospitalières.L'Ordre professionnel des technologlstes médicaux et les syndicats des techniciens de laboratoires dénoncent la multiplication de ces laboratoires privés.Évidemment, ils craignent pour leur sécurité d'emploi et invoquent, notamment, le fait que plusieurs médecins se placeraient en situation de conflit d'intérêts en exploitant des laboratoires privés qui traitent avec ceux des hôpitaux où ils pratiquent.Les opposants à la privatisation des la-bos sont unanimes : on ne devrait pas mettre dans le chapeau de la privatisation des services auxiliaires, tels la buanderie et l'entretien, les laboratoires d'hôpitaux.L'argument étant que les analyses de laboratoires font partie intégrante du plan de traitement d'un patient.Mais tout cela coûte très cher.Et si d'aucuns croyaient jusqu'à tout récemment que ces pratiques allaient à rencontre de la réglementation de la santé, c'est faux.Dans une lettre datée du 19 janvier et adressée au président du Conseil régional des services de santé et des services sociaux de Montréal Centre, le ministre de la Santé, M.Jean Rochon, incite les régies régionales de la santé à faire des économies sur les services de laboratoires et leur annonce qu'il a l'intention d'alléger la réglementation afin qu'ils disposent de la latitude requise pour le faire.Le ministre, en éliminant les contraintes inutiles, souhaite que tous les acteurs du réseau puissent ainsi avoir la marge de manoeuvre nécessaire dans leurs actions.Si rationalisation et coupures sont devenues les mots d'ordre à respecter dans le domaine de la santé, voici un autre moyen d'économiser.Mais les écarts de ce débat, un peu absurde, qui a fait souvent les manchettes depuis un an doivent permettre de rappeler deux choses.D'abord, dans un débat aussi émotif que celui de la santé, il faut éviter de confondre les intérêts corporatistes et les intérêts de la population.Ensuite, il faut reconnaître que la compression des dépenses ne se traduit pas nécessairement par une diminution des services.Claudette toucas DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres Lucienne Robillard Le « courage » de Lucienne Robillard ! ¦ Lucienne Robillard est donc candidate du Parti libéral du Canada à l'élection partielle dans Saint-Henri-Westmount.Il faut dire que Jean Chrétien a bien besoin de porte-parole crédibles pour vendre son fédéralisme centralisateur aux Québécois.Lors de la dernière élection fédérale, il n'a réussi à faire élire des députés, à quelques exceptions près, que dans des circonscriptions à forte concentration anglophone.Lucienne Robillard aura donc la tâche de vendre le fédéralisme-rouleau compresseur de Jean Chrétien aux Québécois francophones.Pourquoi alors ne se fait-elle pas élire par ses concitoyens francophones plutôt que de se réfugier dans le château fort anglophone et libéral de Saint-Henri-Westmount ?Aurait-elle peur de subir à nouveau la défaite, comme ce fut le cas pas plus tard qu'en septembre der- nier, lors de l'élection québécoise dans Chambly ?Si Mme Robillard a la prétention d'être la vedette francophone du gouvernement fédéral pour la campagne référendaire, elle devrait au moins se faire élire par des francophones.Sinon, elle n'aura aucune crédibilité.Annabelle CARON Chambly Trop à perdre avec l'indépendance ¦ M.Parizeau énumère tous les défauts du Canada et conclut que seule la peur de l'inconnu peut expliquer que des Québécois soient fédéralistes.Que c'est simple ! Bien sûr que si on ne voyait que les défauts du Canada, on n'y resterait pas.Et si ma femme, mes enfants et mes amis ne voyaient que mes défauts, ils ne resteraient pas non plus.Mais voyez-vous, j'ai traversé le Canada sur le « pouce », en train ( dernière classe ), en autobus ( eh oui ! ) et en avion.l'ai posé des rails du Non-veau-Brunswick à la Colombie- Britannique avec des Ukrainiens, des Amérindiens, des Italiens, des Terre-Neuviens.J'ai ramassé du nickel à Thompson, Manitoba, avec des Aca-diens, des Québécois, des Albertains, des Ontariens.l'ai bu dans les bars de Blue River, Jasper, Calgary, Sudbury, Sturgeon Faits, Hull, Trois-Pistoles, Moncton et bien d'autres.J'ai enseigné le français à des anglophones de Win-nipeg qui l'étudiaient pour le jour où ils iraient avec les ailes d'un ange à Québec ( et plusieurs y sont allés ).l'ai travaillé à Ottawa avec plusieurs anglophones qui ont toujours insisté pour me parler en français, l'ai connu le charme de l'Acadie, l'évolution impressionnante de ma société québécoise, l'ouverture des trois collèges Fran-co-ontariens, les Métis du Manitoba, etc.Mon Histoire est celle du Canada, l'ai un pays et je l'aime beaucoup, malgré ses défauts.II y a trop peu a gagner et trop à perdre avec l'indépendance.Non merci ! Alain MICHAUD Astrologues demandés ! ¦ Dans l'éventualité d'un OUI au référendum l'illustre Institution C.D.Howe prédit un chaos économique et politique.Depuis quand cette institution s'adonne-t-elle à l'astrologie ?À remarquer que les prédictions des astrologues comme celles des économistes se valent souvent en terme d'exactitude.Est-ce que C.D.Howe avait prévu les récessions internationales de 1982 et de 1990?C'était pourtant leur domaine à ces économistes futés.Ont-ils été capables de prévoir les conséquences d'un OUI ou d'un NON, en 1992?Ou encore, ont-ils prévu la chute du peso au Mexique ?Ils n'ont même pas été foutus de prévoir le fameux crash d'un certain lundi noir d'octobre 1987.En fait, C.D.Howe n'a jamais rien prévu puisqu'il n'a pas à faire autre chose que de calculer le présent en vue de rassurer ou d'inciter les investisseurs à faire de bonnes affaires sans trop de crainte malgré leur fébrilité émotive bien connue chez les peureux notamment.Pourquoi se fierait-on à ces faiseurs de calculs qui n'ont d'autre but que de sécuriser les faiseurs de profits qui, eux, n'ont d'autres appétits que d'en avoir toujours plus pour eux- mêmes et qui ne demandent pas mieux que tout soit stable dans le meilleur des statu quo et que rien ne dérange leurs émotions ni leurs trésors.Jacques SENÉCAL Montréal Souveraineté canadienne ¦ La Campagne référendaire pour la séparation du Québec est vraiment commencée.Des personnes bien connues vont présider les différentes commissions pour la bonification de l'avant-projet de loi du gouvernement péquiste.Cela m'incite à participer à mon tour.le ne veux absolument pas cautionner pareil projet sur la souveraineté du Québec, quand je possède déjà la souveraineté canadienne.La mission que se sont donnée les nationalistes de la séparation ne m'offre que des promesses d'avenir fondées sur une multitude de négociations incertaines pour faire deux nouveaux pays à partir du Canada actuel.Nous en avons un qui, malgré les difficultés et les obstacles à surmonter, nous offre un nombre de garanties fondamentales dont nous pouvons être fiers.Ce n'est pas parce que ce ne sera jamais facile et définitif au Canada que nous devrions abandonner pareils acquis.Germain LEFEBVRE Un argument bien pratique.¦ Parmi les arguments que nous servent les fédéralistes par les temps qui courent, il y en a des verts et des pas murs.Comme, par exemple : « Ne votez pas OUI, nous du Canada anglais n'avons pas eu le temps de nous préparer.» Et voici que M.'Reuven Brenner nous répète dans La Presse des 18 et 19 janvier : « Vous ne pouvez pas devenir souverains, nous vous avons trop endettés ! » Comme l'aurait dit Gérald Godin, dans sa gouaille habituelle : «c Ne sortez pas de l'eau, vous allez vous noyer ! » Comme la mode est au comptage de mots, notons que M.Brenner a besoin de 5 200 mots pour nous livrer ce message.( J'utilise une méthode approximative, plutôt que l'application studieuse de M.Jean Chrétien.) L'argument a une espèce de charme poétique auquel on aurait tort de ne pas être sensible.Comme tous les efforts du gouvernement fédéral, depuis plusieurs années, ne visent qu'à contrer la souveraineté du Québec, qu'en fait une grande partie de la dette fédérale a été contractée pour financer cette lutte, les politiciens fédéraux peuvent considérer que c'est un devoir patriotique ( canadien ) d'augmenter encore l'endettement.Un jour, ils pourront dire : « Nous avons bien mé- rité de la patrie.Nous avons conduit le Canada à la banqueroute, mais nous avons empêché le Québec de devenir souverain.Claude BOULAY Trois-Rivières Ouest Dumont trompe les Québécois ¦ Mario Dumont convoite trop le pouvoir pour pouvoir l'exercer convenablement.Il est en train de tromper les Québécois.Mais les Québécois sont en train de s'en rendre compte.Avec lui, ce serait le statu quo indéfini, pour un autre trente ans.Il y a beaucoup de vieillesse dans ce jeune.Peut-être ral-lie-t-il l'esprit mi-figue mi-raisin, ni chaud ni froid, entre l'arbre et l'écor-ce, mi-chair mi-poisson qu'il y a chez certains Québécois.Mais les Québécois se feraient un tort immense en rejoignant son option, qui est l'absence d'une option.Ses tergiversations deviennent trop flagrantes, trop grosses ; le peuple ne peut pas être opportuniste à ce point.Aux options sur la table, il n'apporte lui-même que du cosmétique.Sans substance, son mythe se dégonfle de lui-même.Il a une foutue peur que la question de la souveraineté ne soit qu'un « test » : en cas de défaite du OUI, cela permettrait au Parti québécois de revoir sa stratégie, voire ses statuts, de sorte qu'il redevienne un parti comme les autres, électoralement prêt pour un autre mandat, donc menaçant pour la carrière de M.Dumont.Jean-Pierre LEBLANC Rivière-du-Loup N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, don-twr son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-lacques, Montréal, H2Y 1K9. LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 2 FÉVRIER 1995 OPINIONS Souveraineté : Dufour rabroue le président du Conseil national du patronat français Les membres du CPQ sont majoritairement opposés à la souveraineté GHISLAIN DUFOUR L'auteur est président du Conseil du patronat du Québec ( CPQ ).onsieur Jean Gandois, Conseil national du patronat français Les propos que vous avez tenus, le mercredi 25 janvier dernier, à l'issue d'une rencontre avec le premier ministre du Québec, M.Jacques Parizeau, ont été largement diffusés par la presse québécoise.Vous auriez notamment déclaré, pour l'essentiel, que la question que se posent surtout les milieux d'affaires français est la suivante : « La souveraineté du Québec limitera-t-elle ou non le commerce ?» Il s'agit là d'une question fort pertinente et que doivent se poser les milieux d'affaires qui commercent aujourd'hui avec le Québec ou qui envisagent de le faire dans l'avenir.Après avoir écouté et interrogé M.Parizeau, il semblerait que ce dernier vous ait convaincus, vous et certains de vos collègues, et en conséquence, « que vous n'êtes d'aucune façon inquiet, que le climat serait suffisamment stable, qu'il ne changera pas l'attitude des différents pays qui investissent au Canada, certainement pas au Québec et à Montréal ».Et vous auriez ajouté : « Nousne sommes plus préoccupés maintenant.Le discours de M.Parizeau démontre qu'il n'y a aucun risque avec la souveraineté (.) Il ne faut pas considérer sa position comme quelque chose qui divise .» Puis-je me permettre, monsieur le président, de vous signaler que le milieu des affaires québécois représenté par le Conseil du patronat du Québec ( CPQ ), qui a également maintes fois écouté et interrogé M.Parizeau sur les mêmes thèmes et dans les mêmes termes, n'en arrive pas aux mêmes conclusions que vous.Au contraire, comme tous les sondages réalisés auprès de nos membres l'indiquent, ceux-ci sont majoritairement contre la souveraineté du Québec et inquiets des coûts que comporterait la séparation éventuelle du Québec.Malgré le discours apaisant et charmeur de M.Parizeau et des souverainistes québécois, cette inquiétude est justifiée par un ensemble d'arguments qu'invoquent les milieux favorables à la fédération canadienne à rencontre du projet souverainiste.À titre d'exemples, retenons les suivants : l.Contrairement à ce que prétendent les souverainistes québécois, il faut s'interroger sur les Chislain Dufour possibilités réelles du Québec d'être au nombre des signataires d'un accord de libre-échange nord-américain.Une disposition de l'accord signé par le Canada, les États-Unis et le Mexique ( ALENA ) prévoit en effet que tout nouveau pays désireux de se joindre aux parties signataires de l'entente doit obtenir au préalable l'autorisation de ces dernières.Or, rien ne nous assure que le Canada serait disposé à faire bénéficier le Québec des avantages du libre-échange, particulièrement dans un contexte où les discussions sur le partage de la dette et de l'actif fédéral seraient probablement toujours en cours.D'un autre côté, la participation actuelle du Québec à un accord de libre-échange n'empêche en rien le gouvernement du Québec et ses grandes sociétés d'État, comme Hydro-Québec, d'appliquer des politiques d'achat favorisant les entreprises québécoises, pratique qui est interdite aux gouvernements nationaux.Le Québec a donc tout intérêt à maintenir sa participation au libre-échange dans le cadre canadien.Rappelons que la plus grande part des exportations québécoises est destinée aux États-Unis et que près d'un emploi sur trois est tributaire, directement ou indirectement, de ces exportations.L'éminent professeur québécois Ivan Bernier abondait dans le même sens devant la Commission Bélanger-Campeau, mise sur pied par l'ex-gouvernement libéral pour discuter de l'avenir constitutionnel, en affirmant « qu'une négociation en vue de permettre au Québec de devenir partie à l'Accord de libre-échange entre le Ca- nada et les États-Unis soulève des questions assez nombreuses et est susceptible d'entraîner des changements multiples au texte de l'Accord, à tel point qu'on peut se demander s'il n'y a pas de risque que le Québec se retrouve, pendant une période de temps non négligeable, coupé de son accès au marché américain.» D'ailleurs, les gens d'affaires français ne sont-ils pas bien placés pour savoir que les projets d'ententes commerciales sont bien beaux en théorie, mais que lorsqu'il s'agit de les concrétiser, c'est autre chose ! 2.Le Québec est, de toutes les provinces canadiennes, celle qui dépend le plus du marché intérieur canadien.Or, il est irréaliste d'imaginer que toute négociation avec le reste du pays se fera facilement et sans heurts et qu'elle n'affectera pas négativement les entreprises, dont les entreprises françaises installées chez nous.Au contraire, la séparation perturberait le marché canadien et y créerait un climat d'incertitude.L'économiste en chef d'une grande banque établie au Québec, la Banque de Montréal, affirmait d'ailleurs récemment que l'investisseur étranger sera inévitablement interpellé par l'indépendance du Québec.« La première question qui viendrait à l'esprit de l'investisseur étranger serait : « Est-ce que je peux vraiment me mêler de cette crise pendant que les Canadiens tentent de la régler ?Ne serait-il pas préférable d'investir ailleurs, ne serait-ce que temporairement ?» Investir ailleurs - ce qui implique la vente d'actifs canadiens - pourra toutefois précipiter une crise du dollar canadien.La dette extérieure nette du Canada est immense, quelque 250 milliards $ ; le fonds de stabilisation de la Banque du Canada est beaucoup plus petit - actuellement de l'ordre de 17 milliards de dollars.» Ultimement, l'incertitude causée par l'accès à l'indépendance risque de déstabiliser l'économie canadienne et de placer le Québec dans une position de vulnérabilité.3.Le problème posé par l'imposition de primes de risque sur les emprunts du Québec revêt une importance capitale.Y aurait-il imposition de telles primes advenant la séparation du Québec de l'ensemble canadien ?À l'instar de quantité d'experts dans ce domaine, nous sommes convaincus qu'il faut répondre oui à cette importante question.L'expérience démontre en effet à l'évidence que les marchés financiers réagissent à tout accroissement réel ou même apparent de l'incertitude liée à un changement politique en augmentant les primes de risque sur les emprunts consentis aux gouvernements et aux entreprises.Ces primes entraîneraient des conséquences importantes sur notre économie et donc sur le niveau de vie des Québécois.Ainsi, elles feraient augmenter les taux d'intérêt réels, et donc le loyer de l'argent.Elles accroîtraient par le fait même le coût des investissements.Nous assisterions immédiatement à un accroissement du fardeau du service de la dette publique.Nous disposerions donc de moins de capital pour nos investissements productifs et le niveau de revenu national disponible pour la consommation diminuerait lui aussi.Qui peut alors parler d'un climat suffisamment stable pour les investisseurs ?4.Rappelons encore qu'à la suite du partage de la dette fédérale, la dette nette d'un Québec séparé aurait atteint, selon l'ancien président du Conseil économique du Canada, l'économiste André Ray-nauld, 196,9 milliards S, au 31 mars 1994, soit 123% du PIB québécois.Qui peut prétendre qu'une telle dette n'est pas un frein au développement économique et qu'elle n'aura aucun impact sur les investisseurs potentiels ?Pour ces diverses raisons et de nombreuses autres que nous avions d'ailleurs eu l'occasion d'évoquer à Montréal, en novembre 1991, avec votre prédécesseur, M.François Périgot, le milieu des affaires que nous représentons est catégorique : des coûts importants seraient associés à l'éventuelle souveraineté du Québec et les entreprises québécoises en souffriraient grandement.D'ailleurs, selon un sondage effectué par le Centre de recherche sur l'opinion publique ( CROP ) auprès des entreprises membres du CPQ, durant la dernière semaine de mai 1992, 84% des répondants ont affirmé que l'impact de l'indépendance du Québec sur son développement économique serait très négatif ou plutôt négatif à moyen terme.A plus long terme, c'est-à-dire au-delà de cinq ans, 59 % des répondants estiment toujours que l'impact de l'indépendance serait très négatif ou plutôt négatif.Ce sondage vient d'être repris et il nous fera plaisir de vous en communiquer les résultats au cours de la semaine prochaine.Durant les mois qui viennent, nous nous ferons un plaisir de vous transmettre l'information la plus juste possible sur les grands enjeux économiques d'une éventuelle souveraineté du Québec laquelle, répétons-le, est massivement rejetée par nos membres parmi lesquels on compte les 100 plus grandes entreprises du Québec.GATT et ALÉNA : un simple changement de statut pour le Québec après l'indépendance BERNARD LANDRY L'auteur est vice-premier ministre du Québec et ministre des Affaires internationales, de l'Immigration et des Communautés culturelles.onsieur Philippe Dubuisson, J'ai lu avec intérêt votre article publié dans La Presse du 7 janvier intitulé « Le Québec dans le GATT et l'ALÉNA : bien sûr, mais à quelles conditions ?» Plusieurs aspects dont vous traitez méritent des précisions et des clarifications.Le Québec profite déjà des avantages que procurent les _ accords commerciaux internationaux et il est aussi tenu d'en respecter les obligations.C'est d'ailleurs pourquoi le gouvernement a présenté un projet de loi concernant la mise en oeuvre des accords de commerce international dans les domaines de compétence du Québec.Le Québec s'est prévalu au maximum des mécanismes lui permettant de participer en tant qu'État fédéré aux négociations commerciales internationales.Je ne crois pas que le Québec doive négocier sa participation à l'ALÉNA puisqu'il est déjà couvert par cet Accord.Les règles d'accession prévues à l'ALÉNA oui s'appliqueront au Chili, à titre d'exemple, ne pourraient pas servir de cadre de référence dans le cas québécois.La voie qui s'offre au Québec est plutôt celle de la succession d'États conformément à la prati- // ne faut pas oublier que le Québec avait fermement appuyé la conclusion des Accords de libre-échange que et au droit international dont la Convention de Vienne sur la succession d'États en matière de traités.Bien sûr, des aménagements devront être prévus dans les domaines précis où les obligations d'un État fédéré sont moindres que celles du gouvernement fédéral du pays signataire.Votre référence aux marchés publics du gouvernement du Québec constitue d'ailleurs un bon exemple d'un domaine où un Québec souverain _ pourrait vai- MÊÊmÊmÊÊÊ\u2014mmm semblablement prendre des engagements additionnels à ceux actuels d'un État fédéré.Il faut aussi garder à l'esprit que.déjà» l'ALENA prévoit la négociation de l'éïar-gissement _______ éventuel des dispositions en matière de marchés publics aux provinces et aux États.Il en est de même dans le cadre de l'Accord sur les marchés publics négocié en marge de l'Uruguay Round.Que ce soit comme Etat souverain ou comme province, le Québec doit déjà s'interroger sur l'opportunité d'ouvrir à la concurrence internationale une plus grande part de ses marchés publics.Des aménagements devront également être apportés pour ce qui est des quotas à tarif préférentiel de produits textiles et de vêtements qui ne respectent pas les règles de contenu nord-américain.Certaines questions reliées à la répartition de ces quotas devront faire l'objet de discussions entre le Québec et le Canada et éventuellement les autres parties, selon la nature et le bénéficiaire des quotas.Des aménagements seraient Bernard Landry aussi nécessaires dans l'Accord automobile, ainsi qu'aux quotas à l'importation de produits agricoles soumis à la gestion de l'offre.Vous affirmez aussi que « les États-Unis chercheraient vraisemblablement à mettre fin à la pratique des subventions sous la forme de tarifs d'électricité ».Or, à cet égard, les États-Unis ont déjà examiné les tarifs d'électricité d'Hy-dro-Québec dans le cadre du différend sur le magnésium mettant en cause les exportations de Norsk Hydro aux États-Unis.Le Département du commerce des États-Unis a lui-même conclu dans le cadre d'une procédure exceptionnelle que le contrat actuel d'électricité entre Hydro-Québec et Norsk Hydro ne conférait aucune subvention.En outre, la façon dont les gou- vernements interviennent dans l'économie a déjà fait l'objet de discussions, lors des négociations antérieures de l'ALÉ et de l'ALÉNA et il n'y a donc pas lieu d'y revenir dans le cadre de l'adhésion du Québec à l'ALÉNA en tant qu'État souverain plutôt qu'État fédéré comme c'est le cas actuellement.En ce qui concerne les institutions financières, vous soulignez, à juste titre, que les obligations concernant le traitement à accorder aux résidants américains, et j'ajouterais aux résidents mexicains, au chapitre des restrictions qui limitent la propriété étrangère dans les institutions de compétence fédérale ne sont pas les mêmes pour les institutions de compétence provinciale, le Québec pouvant exempter ses restrictions sur les institutions relevant de sa compétence des obligations de l'ALÉNA par le biais d'inscriptions de réserves.Cette technique d'exemption sera encore disponible pour un Québec souverain, sans que ce soit nécessairement l'option qui sera retenue.Vous touchez là un problème plus vaste que celui de l'ALÉNA, soit la façon de réglementer l'ensemble des institutions financières agissant au Québec advenant sa souveraineté.En conclusion, dans un contexte de mondialisation des échanges, que ce soit en tant qu'État souverain ou province, le Québec, comme les autres États, accepte que les accords internationaux viennent baliser sa marge de manoeuvre pour intervenir dans l'économie.Le Québec profite des avantages d'un système commercial international ouvert et il doit aussi en accepter les obligations qui vont de pair.J'ajouterai aussi que sans l'appui du Québec aux Accords de libre-échange, ceux-ci n'auraient sans doute jamais été conclus, étant donné l'opposition dont ils faisaient l'objet dans d'autres parties du Canada.B3 Lysiahe Gagnon Monsieur et Madame Ou'il doit être déplaisant d'être député péquistc par les temps qui courent ! Une quarantaine de députés avaient déjà été laissés pour compte deux fois plutôt qu'une lors de la formation du conseil des ministres, le premier ministre ayant décidé de les court-circuiter en instituant la structure parallèle des délégués régionaux.Les pauvres, depuis, poireautaient comme de vulgaires « tablettes », réduits à faire le pied de grue dans leurs bureaux de comtés puisque l'Assemblée nationale ne se réunit pratiquement jamais, pendant que des non-élus s'en donnaient à coeur joie devant les caméras.Fallait-il un orateur quelque parc ?C'est Jean-François Lisée qui s'amenait.Fallait-il choisir une chanson pour le référendum?C'est « Madame » qui s'en chargeait.(Dan Bigras fut « mandaté » par Lisette Lapointe pour concevoir la chanson du camp du Oui; ces choses-là, naguère, passaient par des comités du parti).Voilà, ô miracle, qu'un ministère se libère, sa titulaire, Marie Malavoy, ayant eu l'idée « sympathique » (dixit le premier ministre et gardien suprême de la loi) de voter sans être citoyenne.Déception.M.Parizeau passe le dossier à une autre ministre.Il a dû y avoir quelque grogne étouffée dans l'arrière-banc, mais enfin, cela se comprenait.Au Tourisme et à la RIO, Mme Dionne-Marsolais avait des responsabilités effectivement bien légères et pouvait cumuler deux ministères secondaires.Qu'on ne s'y méprenne pas.Malgré les envolées lyriques dont les technocrates de la culture et les organismes en mal de o.éventions nous rabattent les oreilles, le ministère de la Culture est un ministère « visible », certes, mais bel et bien secondaire.L'essentiel de la production, c'est-à-dire la création, se fait à des années-lumière des officines gouvernementales; le ministère canalise fort peu de fonds publics, en comparaison avec les géants que sont les ministères de la Santé et de l'Éducation, et la responsabilité ministérielle y est fort limitée heureusement d'ailleurs, sinon ce serait la culture avec un K, comme dans les régimes totalitaires.Quant au volet « Communications », aussi bien dire que c'est une coquille vide.Radio-Québec fonctionne tout seul.Fin de la parenthèse, retour aux malheureux députés du PQ.Donc, pour la deuxième fois, une ministre trébuche et le ministère se libère.Enfin, l'espoir pointe parmi 56 députés d'arrière-banc.Pas si vite, les enfants.Et Monsieur de mettre la main sur le dossier et de le refiler à Madame, qui y était de toute façon déjà engagée jusqu'au coude.* * * On apprenait cette semaine, en effet, que Mme Lapointe-Parizeau, loin de se contenter d'influencer la formation du conseil des ministres, de suivre son mari à la trace et d'agir en muse bienfaisante des « groupes communautaires », était devenue conseillère du premier ministre en matière de communications et de politiques régionales.C'est elle qui, dans une entrevue à son bureau de Québec, a expliqué à la présidente de Radio-Québec comment le gouvernement voyait le mandat de la chaîne, par-dessus la tête de la ministre Malavoy qui était en place à l'époque ! La situation est aussi incongrue que si le président de Radio-Canada allait rendre des comptes à Mila Mulroney ou à Aline Chrétien ! Qui donc, pensez-vous, s'occupera du dossier culturel officiellement annexé par un premier ministre déjà débordé ?Madame, of course.* * * Est-il concevable qu'il n'y ait personne, parmi cette cinquantaine de députés qui avaient tout de même assez d'entregent et de talents pour se rendre jusqu'à l'âge adulte et passer à travers le fracas de la vie politique, qui soit capable de prendre la succession de Liza Frulla et de Lise Bacon ?À la faveur de la gaffe de Mme Dionne-Marsolais et de l'ampleur déraisonnée qu'elle a prise ; dans les milieux culturels, on est en train de surévaluer démentiellement les « qualités » nécessaires à la fonction.I! y faudrait une connaissance pointue des dossiers, une délicatesse inouïe, un tact exceptionnel, etc.Allons donc ! Quand elle a pris ce ministère (à contre-coeur d'ailleurs), Mme Bacon n'avait rien de tout cela et elle s'est avérée, finalement, une excelienie ministre.Exige-t-on du ministre de l'Education qu'il soit professeur ?Du ministre de l'Agriculture qu'il fasse pousser des betteraves?Au contraire, souvent la distance est bonne conseillère.Il se peut que Mme Dionne-Marsolais n'ait pas assez de jugement pour assumer quelque responsa- } bilité ministérielle que ce soit.Mais avant de l'assassiner sur la foi de quelques remarques téméraires et d'une nomination douteuse, il serait tout de même convenable de lui laisser la chance de faire ses preuves.On peut bien lui reprocher sa volonté un peu prétentieuse de mettre tout de suite sa marque sur le ministère, mais enfin, son comportement n'était quand même pas le scandale du siècle ! La nomina-tion de M.Raymond Brasseur à la tète de Radio-Québec était, de toute évidence, une énorme bourde, mais elle avait été entérinée par le bureau du premier ministre, non ?S'il fallait aligner l'une après l'autre toutes les mauvaises nominations qui ont été faites par nos gouvernements, la chaîne irait jusqu'à la planète Sirius.Si celle-là a suscité une telle levée de boucliers, c'est qu'elle touchait à un secteur dont les porte-parole ont l'épiderme particulièrement sensible et la réplique particulièrement vive.Pendant ce temps, les erreurs des ministres à responsabilités plus lourdes et plus complexes s?perdent dans l'épaisseur de dossiers laissés inexplorés par les médias.* * * Ce qui se dessine est assez clair: la mise en tutelle du ministère de la Culture (probablement jusqu'au référendum), une extraordinaire concentration du pouvoir entre les mains de Monsieur et Madame, une généreuse avalanche de subventions destinées à s'allier les artistes en cette ère pré-référendaire.et, devant cela, des « porte-parole du milieu » servilement écrasés, qui ne se possèdent pas de joie à l'idée de dépendre directement du bureau du premier ministre ! Ceux-là même qui reprochaient à Mme Dionne-Marsolais d'avoir remis en question le principe du «arm's length » (la distance à maintenir entre l'État et les artistes) sont les premiers à se réjouir de la sur-politisation du dossier culturel \u2014 laquelle fut du reste fort bien illustrée par le premier ministre lui-même, dans un «c hommage » destiné à réparer les sensibilités blessées où il n'était question que d'identité collective et d'image du Québec à l'étranger, jamais de création ni de liberté B4 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 2 FÉVRIER 1995 Politique « Le temps de la peur est révolu » pour les gens âgés Les aînés se sont politisés, soutiennent les membres de la Commission sur ravenir du Québec MARIO FONTAINE ¦ Le camp du NON frappera un mur s'il compte récolter le vote des personnes âgées en jouant la carte de la peur, notamment la perte de leurs pensions de vieillesse.Ça ne passera tout simplement pas.prédisent les membres de la Commission des aînés sur l'avenir du Québec.La présidente de la Commission, l'ex-ministre conservatrice Monique Vézina, est encore plus explicite : la population a atteint une maturité collective jamais vue auparavant, et on ne pourra plus apeurer aussi facilement les personnes qui ont bâti le Québec.Aussi espère-t- elle que les défenseurs du fédéralisme auront «c l'intelligence » de ne pas brandir la menace du tarissement des pensions de vieillesse, payées par le fédéral, comme cela avait été le cas lors du référendum de 1980.Advenant la souveraineté, dit-elle, « les impôts du Québec vont permettre de garantir les pensions aux gens ».Autrement dit, la seule différence c'est que le chèque sera émis par le gouvernement du Québec plutôt que par le gouvernement fédéral.Les dix autres membres de la Commission présents au lancement de ses activités, hier, ont acquiescé.«c Le temps de la peur est révolu.On en est au temps du questionnement», explique Nicole Trudel Moir, directrice générale de la Fédération de l'Âge d'or du Québec.« Depuis 15 ans, les aînés se sont politisés.Us sont prêts à faire valoir leurs droits, à descendre dans la rue.L'argument de peur ne marchera pas plus pour les aînés que pour la population en général », renchérit Yolande Ri-cher, secrétaire de l'AQDR, une association de défense des retraités qui compte 8000 membres à travers le Québec.Autonomie et souveraineté Les sondages indiquent que les personnes âgées forment, avec les non> francophones, la clientèle la plus réfrac- taire à l'indépendance du Québec.Une donnée constante et non-équivoque depuis que la question leur est posée.Aussi la Commission des aînés se dit-elle prête à entendre tous ceux qui se présenteront devant elle « dans le respect des différences et des opinions ».La Commission entamera sa tournée du Québec en Abitibi lundi prochain.Elle alternera rencontres formelles et informelles à travers des « café-rencontres », des forums de discussion, des tribunes téléphoniques, etc.Un exercice d'information, précise sa présidente.Personnellement, Mme Vézina se montre plus engagée : « On n'a pas à convaincre les gens qui participeront aux travaux de la Commission de voter OUI ou NON.On a juste à les écouter, à les rassurer.L'autonomie, c'est synonyme de souveraineté et le contraire de la souveraineté, c'est la dépendance.Moi j'ai l'intention de passer un message positif ».Mme Vézina se défend de jouer le jeu du gouvernement péquiste en pilotant cette commission à travers le Québec.Au contraire, dit-elle, c'est elle-même qui a tout d'abord suggéré au premier ministre de l'importance de mettre sur pied une commission inter-générations.Celle-ci s'est finalement scindée en deux volets, la commission des aînés et celle des jeunes, qui donnera son coup d'envoi cet après-midi.Le département d'État adoucit sensiblement sa position sur le Québec MARIE TISON de la Presse Canadienne WASHINGTON ¦ Le département d'État adoucit considérablement l'évaluation qu'il fait de la situation linguistique au Québec dans son rapport annuel sur les droits de la personne dans le monde.L'année dernière, le département avait provoqué une véritable tempête au Québec en soutenant que les anglophones et les allophones continuaient à connaître des difficultés dans cette province, en raison notamment des restrictions sur l'affichage commercial et l'éducation.Les milieux nationalistes québécois s'étaient insurgés, et le ministre québécois des Affaires internationales, John Ciaccia, un libéral, s'était engagé à transmettre une protestation officielle auprès des consulats des États-Unis à Montréal et à Québec.La Fédération des communautés francophones et allophones du Canada s'était même mêlée au débat en écrivant au secrétaire d'État Warren Christopher pour lui rappeler que les francophones de l'extérieur du Québec connaissaient aussi des difficultés, notamment au niveau de l'éducation.Il semble que le département d'État ait pris bonne note.Dans le rapport qu'il a rendu public hier, le département tient à souligner qu'en 1993, le Québec a assoupli les aspects de sa législation linguistique concernant l'affichage commercial dans une langue autre que le français.Il ajoute qu'en 1994, la province a retiré des accusations qui portaient sur plusieurs personnes qui avaient violé les anciennes dispositions de cette loi.Éducation Le départemen spécifie qu'en vertu de la législation québécoise, seuls les enfants de parents qui ont reçu une éducation en anglais au Canada ont le droit d'aller à l'école publique de langue anglaise.« Bien que les autres provinces n'aient pas de législation similaire restreignant l'accès à l'éducation de langue française, plusieurs régions n'ont pas d'installations adéquates, ajoute-t-il.Le récent établissement de conseils scolaires de langue française en Alberta, en Saskatche-wan et au Manitoba visent à aider à résoudre ce problème.» Le rapport indique qu'en dépit de la politique canadienne de bilinguisme, les anglophones du Québec et les francophones du reste du pays utilisent en général la langue de la majorité.Le département d'État est nar-ticulièrement circonspect lorsqu'il mentionne la question de l'indépendance du Québec, dans la section portant sur les droits politiques et le droit des citoyens de changer de gouvernement.« L'opposition officielle au Parlement et le gouvernement provincial québécois appuient l'indépendance du Québec », in-dique-t-il, sans plus de commentaires.Le département d'Etat rédige son rapport annuel sur les droits de la personne à partir d'informations recueillies par les ambassades américaines et par les fonctionnaires du département auprès des représentants des pays en cause et des organisations spécialisées dans le respect des droits de la personne.L'administration américaine utilise ce rapport comme source d'information afin de l'aider à prendre des décisions dans le domaine de la politique étrangère.Autochtones Le rapport soutient par ailleurs que le traitement des autochtones demeure l'une des plus importantes questions touchant les droits de la personne au Canada.Le département mentionne que les tensions régnent sur les réserves, notamment en raison de conflits sur l'autonomie gouvernementale, les traités, les revendications territoriales, les droits de chasse et de pêche, l'imposition, les importations hors taxe et le harcèlement présumé de la part des forces policières.«Les autochtones demeurent sous-représentés sur le marché du travail, sur-représentés sur les listes de bien-être social, et plus susceptibles à la pauvreté et au suicide que les autres groupes », ajoute-t-il.Collenette exhorte Washington à maintenir son soutien à l'ONU Presse Canadienne PHOTOPC Applaudi par le leader du parti aux Communes, Michel Gauthier ( à droite ), le candidat bloquis-te dans Brome-Missisquois, Jean-François Bertrand ( au centre ), a été présenté aux membres du caucus du Bloc québécois par Gilles Duceppe, hier à Sherbrooke.Le maintien de son statut d'opposition officielle préoccupe le Bloc québécois MANON CORNELLIER de ta Presse Canadienne SHERBROOKE P9 Le maintien de son statut d'opposition officielle préoccupe beaucoup le Bloc québécois à la veille de la reprise des travaux parlementaires et du démarrage des commissions régionales sur la souveraineté.Réunis hier et aujourd'hui à Sherbrooke, les députés bloquistes ont tenté de se donner un plan de travail qui leur permettra de faire taire les critiques qui commencent à surgir.Encore hier, le whip Gilles Duceppe et le leader parlementaire Michel Gauthier ont dû expliquer comment leurs députés pourront remplir leur rôle d'opposition officielle à Ottawa tout en siégeant aux commissions régionales sur l'avenir du Québec.«c Nous aurons des députés qui vont être présents en Chambre »{ a assuré le whip bloquiste qui s'est chargé de faire les horaires de ses collègues.« Chaque député a son horaire.Il y a obligation d'être à Ottawa dès qu'on ne siège pas sur la commission dans sa région.» Il a donné en exemple les députés montréalais qui seront forcés de faire la navette entre la métropole et la capitale pour faire leur travail.Il a précisé qu'il n'y a que 17 députés â la fois qui pouvaient se retrouver aux commissions régionales.Mais il s'agit d'un maximum puisque certaines siégeront seulement la fin de semaine, a-t-il pris soin de noter.« On a été élus par les Québécois pour accomplir notre tâche à Ottawa, pour défendre les intérêts du Québec et on va y être », a-t-il dit.Une majorité de députés seront en Chambre et le Bloc ne s'absentera d'aucun comité, a-t-il promis.WASHINGTON ¦ Le Canada croit que les muscles des États-Unis sont indispensables pour que les efforts de maintien de la paix de par le monde soient couronnés de succès à l'avenir.Le ministre de la Défense.David Collenette.a passé la journée d'hier à faire du lobbying auprès des politiciens à Washington, leur recommandant avec insistance de ne pas tourner le dos aux Nations unies et de bien réfléchir au rôle d'arbitre que doivent jouer les États-Unis sur la planète.Le Canada ainsi que d'autres pays sont inquiets parce qu'ils croient que la nouvelle majorité républicaine au Congrès réussira comme elle le souhaite à réduire dramatiquement la participation US aux missions onusiennes de maintien de la paix.Cela serait désastreux, a soutenu M.Collenette.« Il ne s'agit pas d'une question américaine purement locale, il s'agit d'une question dont l'importance est fondamentalement planétaire », a-t-il déclaré à l'ambassade canadienne.« Nous sommes en train de parler de la viabilité financière des Nations unies.La perte de la contribution US s'avérerait fatale pour l'ONU et une plus grande partie du fardeau devrait être assumée par des pays comme le Canada et, franchement, nos moyens ne nous le permettent tout simplement pas.« Nous avons besoin des États-Unis et des muscles des États-Unis, tant du côté financier qu'organisationnel, parce qu'ils sont la nation la plus puissante de la terre et qu'ils sont donc en mesure de faire de l'ONU l'instrument qu'elle est devenue : l'organisation clé de sécurité planétaire.» M.Collenette a rencontré le secrétaire â la Défense des États-Unis, William Perry, et plusieurs membres du Congrès pour discuter de maintien de la paix ainsi que de questions militaires.M.Perry est confiant que les États-Unis continueront à jouer un rôle majeur dans le maintien de la paix, a-t-il dit.Le NPD propose des «obligations de la Victoire» Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le Nouveau Parti démocrati- 2uc demande au gouvernement hrétien d'émettre des « obligations de la Victoire des années 1990 » afin de rapatrier la dette du Canada qui est de plus en plus entre les mains d'investisseurs étrangers.« Le moment est venu de rapatrier notre dette de façon à ce que les paiements de remboursement restent au Canada et à réduire l'influence des étrangers sur nos taux d'intérêt », a déclaré hier le député Nelson Riis, critique néo-démocrate en matière de finances.À l'heure actuelle, quelque 33 p.cent de la dette du gouvernement fédéral est détenue par les étrangers.La dette accumulée d'Ottawa atteindra les 548 milliards au 31 mars.Au cours des derniers mois, la Banque du Canada a été contrainte d'augmenter de façon dramatique les taux d'intérêt afin de soutenir le dollar canadien délaissé par des investisseurs étrangers insatisfaits de l'état des finances publiques d'Ottawa.Soutenant que le pays faisait face à un « sérieux problème d'endettement », M.Riis a déclaré que la part de la dette étrangère du pays était inacceptable d'autant plus que le Canada voit ainsi sa politique monétaire être dictée par des créanciers d'outremer. Montréal, jeudi 2 février 1995 B5 \u2022 L'EXPRES INTERNATIONAL MEXIQUE Le FMI approuve un prêt ¦ Le Fonds monétaire international a annoncé hier qu'il avait approuvé l'octroi au Mexique d'un prêt de 17,8 milliards de dollars pour aider le pays à surmonter sa crise financière et à stabiliser son économie.Le crédit stand-by du FMI \u2014 le plus important qu'il ait jamais consenti \u2014 entre dans le cadre du programme d'assistance de près de 50 milliards au Mexique dévoilé mardi par le président Bill Clinton.Le FMI a précisé que 7,8 milliards seraient disponibles immédiatement.Le reste sera versé par tranches au cours des prochains 18 mois, pour autant que le Mexique atteigne les objectifs économiques fixés aux termes d'un accord avec le FMI.« L'initiative exceptionnelle a été prise afin de fournir une réponse internationale adéquate à la crise financière du Mexique et de donner confiance au sytème financier international », a dit le FMI.d'après Reuter ALGÉRIE Deuil et condamnations ¦ Automobilistes, passants, commerçants, ont observé cinq minutes de silence hier dans le centre d'Alger, en hommage aux victimes de l'attentat qui a fait lundi 42 morts et plus de 250 blessés.Pendant tout ce temps, les sirènes des voitures de police, des ambulances, des bateaux dans le port et des trains dans les gares ont retenti.Les radios ont diffusé de la musique classique, alors que la télévision montrait des images de l'attentat.Après le FLN la veille, le Front des forces socialistes ( FFS, de Hocine Ait Ahmed ), le Front islamique du salut ( FIS islamiste, dissout ), et le Mouvement de la société islamique ( MSI-Hamas ) dénonçaient hier l'attentat.d'après AFP HAÏTI Situation « bonne mais fragile » ¦ Le premier ministre Smarck Michel a appelé hier la communauté internationale à poursuivre ses efforts en faveur du processus démocratique et de la restructuration économique en Haïti, où la situation est « suffisamment bonne » mais encore « fragile ».« Le niveau de la violence et de l'insécurité a baissé en Haïti, mais je suis préoccupé par le niveau du désarmement », a déclaré Michel lors d'une conférence de presse à Washington.Michel a participé lundi et mardi à Paris à la réunion des bailleurs de fonds de son pays et il s'est félicité des quelque 900 millions $ promis à Haïti.L'importance de l'aide, « dont 600 millions déboursables dès 1995 », constitue un « signal que nous sommes sur le bon chemin dans les domaines politique et économique », a-t-il souligné.d'après AFP : L'Europe presse Moscou de décréter un cessez-le-feu « immédiat » en Tchétchénie d'après MI' PARIS ¦ L'Union européenne (UE) a demandé hier à Moscou d'observer « un cessez-le-feu immédiat » en Tchétchénie, où les forces russes se battaient toujours dans la capitale Grozny, deux semaines après s'être emparées du Palais présidentiel.Selon le ministère des Affaires étrangères de France, qui assure la présidence de l'UE, les Quinze ont également demandé à Moscou « d'engager le dialogue sur un règlement politique de la crise et d'adopter des mesures immédiates en faveur des droits de l'Homme et des solutions à la très grave situation humanitaire qui prévaut en Tchétchénie ».Ces demandes ont été faites, au nom des Quinze, par le ministre français Alain Juppé dans un entretien télépho- nique avec son homologue russe André* Kozyrev, a précisé le porte-parole.À Washington, le secrétariat d'État accusait la Russie, dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme, d'avoir failli à ses obligations internationales dans la guerre en Tchétchénie et d'y avoir fait usage d'une «force disproportionnée ».Et Londres haussait le ton vis-à-vis de Moscou en liant une poursuite de la coopération bilatérale à la résolution de la crise tchétchène.Condamnant aux Communes, lui aussi, « l'usage disproportionné de la force » par Moscou, Douglas Hurd a assuré : « Nous serons heureux de coopérer cette année avec les Russes sur certains dossiers, à condition que la situation en Tchétchénie soit rapidement réglée.» Entre-temps, le Parquet général de Russie légalisait la « chasse à l'homme » contre le président indépendan- tiste tchétchène Djokhar Doudaiev en lançant un mandat d'arrêt contre lui pour « trahison » et « appel à commettre des actes terroristes ».Et le Kremlin nommait un général du ministère de l'Intérieur, Alexandre Koulikov, commandant des forces russes en Tchétchénie, jusqu'à présent dirigées par le ministère de la Défense.Les forces russes en Tchétchénie proviennent du ministère de la Défense, du ministère de l'Intérieur et des services fédéraux de contre-espionnage ( FSK, ex-KGB ).De l'avis des experts occidentaux, la prise en charge du conflit par le ministère de l'Intérieur signifie que, pour le Kremlin, le contrôle de la république caucasienne n'est plus qu'une opération de police, selon l'expression du président Boris Eltsine.Mais la réalité sur le terrain est autre : les forces russes ne contrôlent que les deux-tiers de Grozny, elles ont a peine frôlé les bastions indépendantistes comme Argoun et Goudermes.qu'elles se contentent de bombarder, sans parler des montagnes du sud, refuge historique des Tchétchènes.Enfin, selon un député russe du mouvement réformiste Choix de la Russie, environ 11 500 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées depuis de début de l'intervention russe en Tchétchénie, le 11 décembre dernier.Lors d'une visite à Achkhoi Martan, dans l'ouest de Tchétchénie, Mark Fei-gin a affirmé hier que les troupes russes ont arrêté des civils et les ont échangés comme prisonniers de guerre.Il a précisé que les dernières estimations du défenseur russe des droits de l'Homme Sergei Kovaliev étaient de 2000 à 2500 morts dans les rangs de l'armée russe et de 9000 morts côté tchétchène, principalement des civils.\u2022 \u2022 -s .J ¦ Victimes
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