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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-02-04, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, samedi 4 février 1995 Éditorial Opinions 4 \u202241 4 WON LABERGE Vera Danyluk file régional me Vera Danyluk ne craint pas les défis : \u2014 première femme à être élue maire de Mont-Royal ; \u2014 première femme présidente de la Conférence des maires de la banlieue de Montréal ; \u2014 première femme présidente de la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ).Dans quelques mois, il ne faudrait pas se surprendre de la voir s'asseoir dans le fauteuil inoccupé du leader qui manque tant à la région de Montréal.« l'aimerais beaucoup assumer ce rôle », a-t-elle confié au cours d'une longue interview accordée cette semaine à La Presse.« Quand, il y a un an, j'ai quitté la mairie de Mont-Royal et la présidence de la Conférence des maires de la banlieue de Montréal pour accepter la présidence de la CUM, je me suis dit : \"J'y vais pour organiser les affaires.\" Dans quelques mois, avec d'autres, je serai prête à rencontrer les ministres responsables pour faire connaître notre vision de la région afin de changer des choses.» Évidemment, dans un premier temps, le grand défi de Montréal, de la CUM et de la région, c'est la conclusion d'un nouveau pacte fiscal avec le gouvernement du Québec.Là-dessus, au moins, tout le monde s'entend.Si rien n'est fait avant la fin de l'année, la préparation des budgets 1996 sera un exercice douloureux.À la CUM, la réflexion est commencée, mais reste à voir avec les autres partenaires de la région.« Toute la réflexion qu'on fait actuellement, et que les autres doivent entreprendre aussi, c'est pour éventuellement pouvoir dire au gouvernement : \"Voilà, on a un consensus et c'est dans cette direction qu'il faut aller.\" » Et elle ajoute : « Assumer le leadership régional, ça me tente, mais avant il faut faire son propre ménage.Après, c'est là que je pourrai jouer un rôle de rassembleur et, une fois pour toutes, régler le problème.Je sais déjà où ça va bloquer : le partage des coûts.C'est là que le gouvernement du Québec doit jouer son rôle de médiateur pour que l'équité fiscale se réalise enfin entre Montréal, sa banlieue et sa région.» Mme Danyluk a été très critique envers la CUM quand elle était maire de Mont-Royal, mais elle croit aujourd'hui que cela a permis à ses collègues de faire un bon bout de chemin et à la concertation de s'installer à j_______v «_ r>r tw uvmvuiv « ia vuni.Malheureusement, déplore-t-elle.les maires de la couronne qui ceinture la CUM ont peu ou pas d'expérience de la concertation.« Certains maires m'ont même dit : \"Vous, à la CUM, vous êtes habitués à travailler ensemble mais nous pas !\" Alors, faut aiguiser notre patience.» Equité fiscale, leadership régional ou ville-région comme le proposait le rapport Pichette sur Montréal et sa région, on voit bien que ce n'est pas les dossiers qui manquent.Or, voilà qu'en plus, depuis quelques semaines, vient s'ajouter celui des trains de banlieue qu'on croyait bien ranger sur les tablettes de l'indifférence régionale, le projet de « train électrique » du maire de Montréal, M.Pierre Bourque, et les voies réservées du ministre des Transports, M.Jacques Léonard.« Il y a beaucoup de projets sur la table, constate la présidente de la CUM, et peut-être trop ! Il faut que les élus commencent enfin à prendre leurs responsabilités et, surtout, à faire preuve de cohérence et de transparence.En fait, les gestes doivent dorénavant être fidèles aux discours.«c Tantôt ils disent que les finances publiques sont serrées et après, chacun sort un projet de sa manche.Le temps est donc venu de faire une analyse très sérieuse de tout ça.Si on n'a pas l'argent à hauteur de nos rêves, qu'on se décide même si le choix est difficile à faire.« Si on ne peut se payer que des voies réservées, et bien on s'offrira seulement des voies réservées.On n'a pas le choix parce que les contribuables ont atteint la cote tolérance zéro en matière de taxation.C'est pour ça qu'il nous faut une formule permanente de financement du transport en commun régional.» Mme Danyluk déplore par ailleurs que les grands projets de transport en commun, notamment celui du « train électrique » de M.Bourque, ne soient pas d'abord discutés à la SI CUM et « On aurait dû se prendre en main plus tôt II y a 10,15 ou 20 ans.Aujourd'hui, nous sommes rendus au bout de la corde, ça nous prend absolument un forum de concertation régional où tous les élus pourront travailler, cette fois, pour le bien de toute la région plutôt que chacun pour son petit royaume.» au Conseil métropolitain de transport en commun ( CMTC ) ensuite, lieux privilégiés pour ce faire.« En Europe, il existe une version de conseil régional qui ne fait que de la planification.Les maires de la région y siègent et tout projet, quel qu'il soit, doit nécessairement passer l'épreuve du conseil régional.Si le projet X de la banlieue Y risque de nuire à la ville centrale, c'est non.La concertation, c'est ça.» Évidemment, elle souhaite qu'on en arrive là ici parce que c'est une question de survie.Les enjeux sont majeurs, ajoute-t-elle en substance, et le virage n'est peut-être pas facile à prendre, mais l'urgence d'agir fait qu'il faut le négocier.« On aurait dû se prendre en main plus tôt.Il y a 10, 15 ou 20 ans.Aujourd'hui, nous sommes rendus au bout de la corde.Ça nous prend absolument un forum de concertation régional où tous les élus pourront travailler, cette fois, pour le bien de toute la région plutôt que chacun pour son petit royaume.» Le 12 janvier 1994, Mme Vera Danyluk devenait présidente de la CUM.Avant elle, Lucien Saulnier, Lawrence Hanigan, Pierre Des Marais II et Michel Hamelin.Une première année bien remplie Elle était alors consciente qu'elle prenait les commandes d'une organisation à la croisée des chemins.« |c suis très satisfaite de ma première année même si ce fut une année mouvementée.» f Quelques mois après son arrivée, le directeur général, M.Louis Roquet, quitte et le directeur des ressources humaines aussi.Puis il y eut la formation du Conseil régional de développement ( CRD ), les négociations avec les policiers, les cols bleus, les cols blancs, etc.Et il lui aura fallu remplacer tout ce beau monde au cours de l'été.Côté relations de travail, Mme Danyluk voulait absolument trouver le moyen de changer la façon dont les négociations étaient menées avec les employés.« On leur a donc dit : dans la conjoncture actuelle, on ne peut répondre à toutes vos demandes.Si vous demandez quelque chose, il nous faut ensemble trouver, dans vos conventions collectives, le moyen de les payer.C'est comme ça qu'on a commencé une autre façon de faire.Et ça a marché », dit-elle aujourd'hui.N'empêche que le plus gros bouleversement aura été provoqué par les élections municipales de novembre dernier, notamment à la Ville de Montréal.La budget 1995 avait été ficelé, ne restait plus qu'à l'approuver ou presque.« Puis voilà, changement de la garde à l'hôtel de ville de Montréal et, du coup, au Comité exécutif de la CUM.C'était difficile pour nous parce qu'au moment des élections, nous avions en main un budget préliminaire préparé avec l'administration précédente.« Il nous a fallu refaire le processus budgétaire parce que le maire Pierre Bourque a insisté énormément en disant que sa tâche de planifier son budget à lui n'était pas facile.Il voulait s'assurer qu'à la CUM, chacun avait fait son devoir comme il faut.» Donc, on a tout repris.Et Pierre Bourque revient à la charge en insistant pour que les dépenses soient encore réduites.Les partenaires de la banlieue ont accepté et, finalement, on a pu retrancher 2,7 millions de plus, dont deux millions au budget de la STCUM.Ce qui a soulevé l'ire du maire de Montréal-Nord, M.Yves Ryan.président du conseil d'administration de la société de transport.Surtout qu'on ne l'avait pas consulté au préalable.« Ça a rendu la transition difficile, c'est évident.Mais pour le reste, ça a été assez facile.Depuis quelques années, on avait déjà commencé à appliquer un contrôle budgétaire et une gestion des effectifs plus serrés.Et là, M.Bourque arrive avec un discours qui allait dans le même sens.On avait des objectifs communs.» Une CUM réinventée Parallèlement aux bouleversements politiques, la CUM a entrepris de redéfinir sa mission.Objectif : offrir les mêmes services de qualité aux citoyens de l'île de Montréal au meilleur coût possible pour le contribuable.Jusqu'à maintenant, on a peu parlé du projet appelé « projet d'entreprise » qui, pour l'essentiel, vise à réinventer la CUM pour garantir sa survie et assurer son avenir.« En 1994, précise Mme Danyluk, nous avons mis beaucoup d'énergie dans ce projet et nous nous sommes donné trois ans pour réussir.On revoit notre mission et on remet en question tout ce que nous faisons.Y a-t-il des choses que nous faisons mais qui ne font pas partie de notre mission ?Y a-t-il des choses que nous ne faisons pas mais qui font partie de notre mission ?Nous revoyons tout ça, mais en impliquant nos employés.» Bien sûr, nous n'en sommes encore qu'au début de la réflexion, mais une chose est sûre, ajoute la présidente, tout l'aspect international dans lequel la CUM est engagée sera révisé.Un rapport est déjà en préparation.Une fois achevé, les membres du Comité exécutif de la CUM en seront saisis et c'est eux qui décideront.Même chose pour la Conseil des arts et l'Office de l'expansion économique.Est-ce que les citoyens de l'île de Montréal doivent être les seuls à payer pour ça ?« On verra, soutient Mme Danyluk, mais le problème de base, c'est que pour habiter dans le territoire de la CUM, il en coûte plus cher qu'ailleurs.C'est pour ça que nous avons perdu, depuis 20 ans, plus de 200 000 habitants.« Dans l'île de Montréal, on fait beaucoup de choses intéressantes et on les fait bien.Et parce qu'on ies fait bien, les gens nous en demandent davantage.Mais n'empêche qu'on fait beaucoup de choses qui sont, finalement, de responsabilité régionale.» ! B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 EDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef À l'aube des fameuses commissions sur la souveraineté Armez-vous de patience ! Durant les prochaines quatre longues semaines, nous nous ferons rebattre les oreilles de souveraineté \u2014 partagée ou non \u2014 et de fédéralisme \u2014 renouvelé ou non\u2014, avec 15 commissions régionales, une commission des aînés, une commission des jeunes, quelque 1 000 heures d'audition et de témoignages en provenance dune centaine de villes et villages du Québec et environ 400 heures de diffusion sur différents réseaux de télévision.Et ce n'est que le début : viendra ensuite l'étude du projet de loi sur la souveraineté à l'Assemblée nationale et, durant cinq ou six semaines, la campagne référendaire proprement dite.Ouf ! À quoi faut-il s'attendre ou que faut-il espérer des commissions régionales qui commenceront à siéger dès lundi ?C'est, en soi.un exercice démocratique bienvenu que d'écouter les citoyens ordinaires et les organismes de toutes natures pour savoir ce qu'ils ont à dire par rapport à notre avenir collectif : le Québec doit-il devenir un pays indépendant ou devons-nous demeurer à l'intérieur du Canada et pour quelles raisons ?Les commissions seront des lieux de parole, accessibles et amicaux, comme l'a proclamé, hier soir, au Salon rouge, le premier ministre, il est de loin préférable que les souverainistes et les fédéralistes s'expriment verbalement, par un forum de ce genre, plutôt que de se répondre par des menaces et par des actes de vio- lence.Les guerres linguistiques, nationalistes ou de religion qui se vivent dans d'autres pays ne sont heureusement pas dans nos moeurs.Les commissions seront pour certains, un véritable happening ; pour d'autres, un nécessaire exutoire.Il ne faut toutefois pas se faire d'illusions sur l'Issue de cette vaste consultation.Le premier ministre, M.Jacques Parlzeau, a lui-même reconnu dès le départ que le moyen choisi par son gouvernement pour consulter la population était astucieux, il est même suspect.Malgré toutes les bonnes Intentions apparentes, malgré les compromis acceptés pour permettre à l'Alliance démocratique et à son chef Mario Dumont de participer à la parade, Il s'agit d'une opération de propagande pour aider le gouvernement du Parti québécois à parvenir à ses fins.Il est au pouvoir, il a le droit d'agir ainsi et il le fait ouvertement.Le Parti libéral du Québec, comme position de principe, a eu raison de ne pas cautionner cette opération.Il ne faut pas être naïf sur les conclusions à prévoir.L'objectif fondamental, la raison d'être du présent gouvernement de faire la souveraineté est intouchable : seuls les éléments que comprendrait le contenu de la souveraineté et de la nouvelle constitution et les moyens d'accession à cette Indépendance pourront être modifiés par rapport au projet original inscrit dans l'avant-projet de loi déposé à l'Assemblée nationale.Le danger de ces commissions, c'est qu'une majorité de groupes « patentés » ou de personnes « pointées » s'y présentent sous des dehors d'indépendance d'esprit et de totale liberté, mais ayant comme objectif de laisser miroiter que la souveraineté emporte l'adhésion du plus grand nombre de citoyens.Or, pour refléter la réalité des choses, les conclusions de commissions neutres devraient se comparer aux résultats des dernières élections provinciales, à savoir qu'il y a au moins autant de fédéralistes que de souverainistes ( 44,7 p.cent en faveur du PQ et 44,3 p.cent en faveur du PLQ ) et aux faits relatés dans les plus sérieux sondages et qui donnent un avantage d'au moins 4 points et souvent plus en faveur du maintien du lien fédéral.L'exercice Jouirait alors d'une grande crédibilité et du respect de l'opinion publique.En sera-t-ll ainsi?Sans présumer des conclusions avant même que ne débutent les audiences, aucune garantie n'est actuellement offerte par le gouvernement quant aux synthèses et aux conclusions qui seront tirées de ce qui aura été entendu par les commissaires.Qui rédigera les rapports des commissions?Seront-Ils véritablement représentatifs?Et qui dictera le fameux préambule du projet de loi ?Sachant que le gouvernement se dirige en droite ligne vers le référendum qu'il veut gagner et que même l'exercice régulier du pouvoir est visiblement axé dans cette direction, comment être assuré que les conclusions des commissions ne seront pas orientées pour donner du poids à sa cause et à ses fins ?Dans son discours Inaugurant les commissions régionales de consultation, hier soir à la télévision, le premier ministre Parlzeau n'a offert aucune garantie à ce sujet.C'est ce qui est inquiétant.Claude MASSON * La souveraineté à l'ombre de la dette Le principal obstacle au succès de l'option souverainiste dans le débat référendaire viendra peut-être de la question de l'énorme dette canadienne, de son partage et de son effet sur la bonne marche d'un éventuel Québec souverain.Cette question de la dette Jouera très certainement dans les perceptions des électeurs lors du débat, comme l'ont montré les études Internes du Parti québécois, révélant que c'est là une source d'inquiétude pour bien des électeurs.Ce que !es péqulstes, dans leur Jargon, appellent les arguments de la peur.Mais bien plus fondamentalement, on peut démontrer que la question de cette dette poserait à un Québec Indépendant des problèmes considérables.Si considérables qu'à eux seuls, ils constituent un argument suffisant pour refuser la séparation.Nous savons déjà que le Canada est lourdement hypothéqué par une dette qui affecte sa monnaie, limite l'indépendance du gouvernement fédéral, explique une montée des taux d'intérêt et une nervosité des marchés qui pourrait se transformer en crise financière.Si le Québec se séparait, Il aurait exactement le même problème, mais en pire.Le problème de la dette d'un Québec Indépendant dépasse largement la question à laquelle on a déjà consacré bien de l'énergie, celle du partage de la dette et des actifs entre fe Québec et le reste du Canada.On sait déjà que ce contentieux mènerait sans doute à d'épiques chicanes pour savoir si la part du Québec est de 23,24 ou 25 p.cent.Mais il y a un autre problème, qui a été exposé de façon détaillée dans ces pages par le professeur Reuven Brenner.Un partage de la dette entre le Québec et le Canada n'affecterait pas que les deux gouvernements.De telles négociations changeraient les règles du Jeu avec les créanciers, y compris les créanciers étrangers, qui réagiraient à la modification du cadre de garanties de leurs prêts et au changement des structures économiques et donc de la capacité fiscale des deux États.Ces changements auraient un impact sur la capacité de payer et donc sur le risque, qui se traduirait soit par des pressions à la renégociation, soit par une hausse du coût des emprunts.A cela s'ajoute un troisième problème.Peut-être plus inquiétant.Un Québec indépendant, en additionnant sa propre dette à celle qu'il aura héritée du Canada, sera proportionnellement plus endetté que le canada.M sera également plus dépendant des prêteurs étrangers.Mais il aura une capacité de payer moindre, puisque le Québec est moins riche que le Canada et n'a pas ses ressources fiscales.Le gouvernement d'un Québec Indépendant ne pourrait pas Jouir du même degré de tolérance pour sa dette que le Canada.Les marchés exigeraient très certainement de ce pays, plus endetté, moins riche et nouveau des garanties supplémentaires et exigeraient de lui une réduction du déficit plus marquée que celle qu'on exige du Canada.Face à de telles obligations, les quelques milliards que le gouvernement péqulste espère retirer en éliminant la duplication ne pèseraient pas très lourd compte tenu d'une dette de 200 milliards et d'un déficit annuel de 12 à 15 milliards.Un virage budgétaire et fiscal majeur serait alors Inévitable.Ces considérations nous mènent à trois conclusions.La première, plus globale, est que cette question de l'endettement et de la dépendance face aux marchés financiers modifie de façon radicale la notion moderne d'État et redéfinit les souverainetés.Le projet péqulste repose sur une conception classique de l'État, qui a perdu son sens.La seconde, plus concrète, c'est que le problème de la dette forcerait le gouvernement d'un Québec Indépendant, plus vulnérable aux marchés, à se lancer dans une opération de compressions et de mises à pied sans précédent.Cela est possible.Mais au lieu du modèle suédois que promet Implicitement le gouvernement péqulste, la souveraineté nous mènerait au modèle néo-zélandais.La troisième conclusion, plus politique, c'est que les efforts de certains ténors péqulstes pour utiliser l'existence de la dette canadienne comme argument de vente pour la souveraineté relèvent de l'inconscience.Sur toutes ces questions, fondamentales pour l'équilibre et la stabilité d'un Québec souverain, mais tout aussi fondamentales pour la qualité de vie des Québécois, les dirigeants péqulstes n'ont pour l'instant rien à dire.La stratégie officielle de M.Parlzeau, qui consiste à vouloir rassurer les indécis que ces questions inquiètent à Juste titre, passe actuellement par le silence.A!aii^ DUBUC ¦ \u2022 DROITS RÉSERVÉS Le PLQ a un gros problème : dire du bien d'une fédération qu'il a trop dénigrée -1 MARCEL ADAM n sondage SOM-Radio-Québec révélait hier que chez les personnes qui ont accepté de répon-dre ( 66% ), les deux tiers se sont dites en désaccord avec la déclaration de Daniel Johnson» faite récemment à Toronto, voulant qu'au référendum « un Non voudrait dire un Oui à une réforme constitutionnelle ».M.Johnson n'a pas dit cela aussi carrément, mais c'est ce que suggérait ce passage de son discours affirmant que « les fédéralistes ne voudraient pas qu'on voit dans le rejet de la séparation un appui au statu quo constitutionnel ».Les Québécois ne croient pas à la possibilité de réformer la Constitution, du moins dans un avenir prévisible.Mais cela ne les empêche pas de s'opposer quand môme à la séparation, sachant que ce faisant le Québec continuera à fonctionner indéfiniment dans le cadre constitutionnel tant décrié par les fédéralistes aussi bien que par les souverainistes, Il faut donc en déduire que les Québécois préfèrent à la séparation le statu quo, c'est-à-dire l'état actuel de choses, qui est une étape du processus évolutif de la fédération canadienne.Il y a là un enseignement que devrait méditer Je camp fé- déraliste, qui redoute d'engager la bataille référendaire sans faire miroiter aux yeux des Québécois un projet d'amélioration de la pratique fédérativà, en attendant un éventuel projet électoral de réforme de la Constitution.Une leçon également pour les journalistes qui harcèlent Daniel Johnson de questions qui tendent à le faire passer pour un tenant du statu quo.Le chef libéral est en effet constamment mis au défi de proposer un projet de réforme constitutionnelle.Comme si c'était le seul moyen de rendre futile la séparation du Québec.Ou comme si ce référendum était le couronnement d'une négociation constitutionnelle dans laquelle Québec refuserait d'être demandeur.Us oublient que le référendum portera exclusivement sur le projet sécessionniste du Parti québécois.Et se comportent comme s'ils étaient mandatés par une population qui veut pouvoir choisir entre la souveraineté et un projet de réforme constitutionnelle.Ce qui n'est évidemment pas le cas.Il faut dire que le PLQ n'a pas volé l'embarras dans lequel il se trouve, lui qui a fourni les verges à ceux qui le fouettent.C'est Robert Bourassa qui a essayé de faire chanter le reste du Canada en affirmant que le statu quo constitutionnel était intolérable, et en parlant comme si la souveraineté serait la seule solution si les demandes de Québec n'étaient pas satisfaites.Aujourd'hui, les séparatistes et ceux qui font leur jeu ont la partie belle en tentant de le faire mal paraître aux yeux de son électorat nationaliste qu'il a sciemment et cyniquement induit en tentation souverainiste.À la veille du référendum, le PLQ \u2014 et du fait même le camp fédéraliste qu'il dirige \u2014 est donc confronté à un grave problème dont il ne sait comment se sortir : adopter un nouveau discours fédéraliste sans se discréditer.Les fédéralistes en quête d'une réforme majeure de la Constitution se sont systématiquement ingéniés à ne dire que du mal de la fédération canadienne pour justifier leurs revendications.Ils ont ainsi réussi à faire croire que le Canada était régi par une Constitution impraticable et nocive pour le Québec, que la pratique fédérative avait systématiquement desservi les intérêts de notre province.Pendant que les fédéralistes alimentaient ce contentieux en induisant les Québécois à voir dans la fédération canadienne un joug intolérable, le Québec continuait à se développer, à se moderniser et à prendre confiance en lui au point de pouvoir permettre à ses dirigeants et élites nationalistes de recourir ouvertement au chantage à l'indépendance pour mieux avoir gain de cause.Mais dans le temps il ne fallait pas le dire.Aujourd'hui, on ne sait plus comment le dire sans trop paraître se dédire.Cette stratégie fondée sur les demi-vérités, le mensonge et le chantage devait conduire Robert Bourassa, avec l'appui de son gouvernement et 'i ¦1 ¦': r \u2022¦ I' 1* I' 1*1 ¦ I it II \u2022¦ «1 » »\u2022 *'l i»i 1*1 til it| \"I *'l \u2022m I.I, t I I.I I' I I ¦ < t'\\ f.I 1*1 I' f «\u2022 i> i.i.i '\u2022'I I ! I.'l i; * II 1 1 I' li 11 i( Pour redresser ses finances Montréal devra sabrer les salaires CLAUDE-V.MARSOLAIS -^-¦|^# amélioration des finances de Ki la Ville de Montréal et de sa compétitivité face aux autres municipalités de la région passe par la réduction des salaires de ses employés, qui dépassent en moyenne de 20 à 30 pour cent ceux versés par le gouvernement provincial », affirme sans ambages le professeur de sciences économiques de rUQAM, Pierre Lefebvre.Selon lui, c'est la seule façon pour Montréal de soulager ses contribuables et de se donner la marge de manoeuvre nécessaire pour assumer sa mission, qui est d'offrir des services convenables aux citoyens.D'année en année, le budget de la Ville se traduit par des augmentations de dépenses qui sont refilées aux contribuables montréalais.Il y a comme une injustice fiscale lorsqu^on réalise que 81 pour cent des recettes de l'administration proviennent de la taxation foncière alors que dans les grandes villes américaines cette proportion atteint tout juste 50 pour cent.M.Lefebvre soutient que rien ne justifie que les rémunérations moyennes des employés municipaux soient supérieures à celles payées par l'État québécois, ni que leur temps de travail soit moins élevé, «c Le dérapage, constate-t-il.a commencé à se produire au milieu des années 1970, quand que les administrations municipales ont abandonné leur responsabilité à des conseils d'arbitrage qui ont statué que le salaire moyen des employés devait se situer à 85 pour cent de ceux accordés aux policiers.La situation s'est empirée à la fin des années ,1980 quand les fonctions publiques municipales ont été exemptées du gel imposé dans l'administration publique québécoise.» Un autre professeur des HEC, spécialisé entre autres dans les finances municipales, M.Alain Lapointe, partage cette opinion.« Maintenant que Montréal a réussi à stabiliser ses dépenses à un rythme inférieur à l'inflation, j'ose espérer que l'administration municipale va s'attaquer maintenant aux coupures.Elle n'a pas d'autre choix que d'équilibrer sa fiscalité par rapport aux autres villes de la région, car autrement nous al-Jons assister à des déplacements d'activités secondaires en raison de différentiels de coûts.» Le Groupe de travail sur Montréal et sa région, présidé par Claude Pi-chette, notait dans son rapport publié en décembre 1993 que Montréal consacrait 58 cents par 100$ de richesse foncière à son administration générale tandis que les autres municipalités y dépensaient 29 cents.Certes la Ville offre un éventail de services que Ton ne retrouve pas dans les municipalités de banlieue, mais elle a du chemin à faire pour devenir concurrentielle.Ce n'est pas pour rien que les jeunes ménages fuient la ville-mère pour aller s'établir en banlieue.Ils y trouvent leur compte même s'ils ne reçoivent pas autant de services et PHOTO D'ARCHIVES.La Pœsse Plusieurs spécialistes des finances municipales soutiennent que rien ne Justifie que la rémunération moyenne des employés municipaux soit supérieure à celle payée par l'État québécois, ni que leur temps de travail soit moins long.Une vision que ne semblent pas partager les fonctionnaires de Montréal.qu'ils doivent assumer des coûts de transport plus élevés.Comment s'attaquer au.problème ?Le professeur Lefebvre croit que l'on pourra réaliser un certain équilibre à moyen et long terme en offrant des augmentations de salaire inférieures à la moyenne provinciale.Il lui paraît cependant impossible de s'attaquer aux avantages sociaux des employés, qui échappent la plupart du temps à l'emprise des élus.L'autre solution proposée par le spécialiste serait que la Ville se départisse des actifs qu'elle détient dans l'hôtel Intercontinental, le Centre mondial de commerce et le champ de courses Blue Bonnets.« Montréal a pris par défaut la place du secteur privé dans le développement urbain.Ce n'est pas son rôle et il n'est pas clair qu'elle va être très efficace.» Enfin, M.Lefebvre suggère que l'on abolisse les chevauchements avec la Communauté urbaine.« Pourquoi faut-il que les villes de la CUM aient chacun un budget pour la promotion de leur ville et qu'elles disposent de ¦ Sallîiifl-|Si\t|||le|nn!c\tiiÉHli illllllji\t Professionnels\t518ïï$\t55039$\t6,1% Techniciens \"''¦\"11111'.\tillHlil\t\t Employés de bureau\t27488$\t32267$\t17,4 % Employés d'entretien et semi|]|i||^ ' Ces s:i:mes v.ihnt pom lesvi'usde plus deh 000 Bbiiiinis^'éni993M\t\t\tîlipiîi Source: IRIR.mai 1994 services séparés pour la vente des terrains vacants?La CUM pourrait avantageusement s'en occuper avec tout autant d'efficacité.» Le vice-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Sammy Forcillo, n'est pas très chaud à l'idée de s'attaquer aux salaires des Infographie La Presse fonctionnaires municipaux.Il privilégie plutôt les départs volontaires des plus vieux employés pour les remplacer par des plus jeunes, ce qui aura pour effet de réduire la masse salariale.De même, il pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la productivité.Quant à se départir des actifs de la Ville dans l'immobilier, il est 100 pour cent favorable.Le pacte fiscal On parle beaucoup d'un nouveau pacte fiscal entre Québec et Montréal qui permettrait à la Ville de régler ses problèmes budgétaires.Le rapport Pichette suggérait diverses solutions susceptibles de convenir, mais la volonté politique de Québec semble absente.«Il est dommage que Montréal compte uniquement sur cela pour se sortir de l'impasse, car durant la période de prospérité économique elle a dépensé plus qu'ailleurs ».affirme le professeur Alain Lapointe en ajoutant que les coûts reliés à certaines responsabilités ( transports, police, culture ) devraient être partagés avec l'ensemble de la région comme le suggérait le rapport Pichette.De son côté, Pierre Lefebvre se montre sceptique.« Cette question soulève des questions de fond, car il faut identifier clairement quejs sont les effets de débordement.À mon avis, il faut que ces effets soient très importants pour que le gouvernement intervienne, par exemple au niveau de l'environnement et de la criminalité.Mais il faut savoir que les valeurs foncières reflètent aussi la quantité des services et des biens rendus.» Mme Nycol Pageau-Goyette, qui avait fait partie du Groupe de travail sur Montréal et sa région, rappelle que le comité avait recommandé une série de mesures visant à soulager Montréal.Entre autres que Québec paye la totalité de ces en-lieux de taxes, les services spécialisés de la police et le transport des écoliers, ce qui équivaut à 53 millions, et qu'il lui redonne la taxe d'amusement.De plus, on suggérait la création d'une superstructure régionale qui s'occuperait de grandes responsabilités. I \u2022 qui un trotters terre au Canada \u2022 « C ANAPA CtRALD LEBLANC corge Larîg et Nasrin Rahimich vivent ensemble à Edntonton, depuis une dizaine d*années, mais ils pourraient aussi bien vivre ailleurs, où ils sont nés et où ils pensent mourir.Ce n'est pas que le couple universitaire naime pas la capitale de VAlberta, mais la carte du monde éveille chez eux d'irrésistibles envies de repartir en voyage, d*apprendre d*autres langues et de connaître d'autres pays.D'incorrigibles mordus de la bougeotte perpétuelle ! Le passeport iranien de Nasrin porte fa mention de citoyemte iranienne vivant au Canada, dont elle est aussi citoyenne.Née à Bandar Anzali, petite ville iranienne sur les bords de la mer Caspienne, Nasrin a étudié au Connecticut, à Leysin en Suisse, à Halifax et Edmon-ton, où elle enseigne la littérature comparée et les sciences de Vimmigration .( l'exil, les croisements culturels et les sociétés minoritaires).En 89, i'arinée \u2022 de la mort de Khomeiny, elle est retour-; née voir sa mère qui vit toujours en Iran ; et qui n'aime pas voir sa fille signer des pétitions à saveur politique.George vient d'obtenir sa carte verte \u2022 d'immigrant reçu aux États-Unis, ayant ! été dépouillé de sa citoyenneté américai- ; ne lorsqu'il avait immigré an Canada, à la fin des années 60, pour protester contre la guerre du Vietnam.Né à Houston au Texas, George a étudié au Wiscon-sin, à Grenoble et à Edmonton.il a enseigné au Liberia, au New Jersey, à Sherbrooke et à Bordeaux, où il fut aussi marchand de vin.Il a vécu à Montréal durant les années 70, a contribué à ¦ la création du RCM et fut traducteur du- \u2022 rant les feux olympiques de 76.Il enseigne les littératures française, africaine et créole à l'université de VAlberta à Edmonton, Tous deux citoyens canadiens, tous deux contents de vivre en Alberto, Geor-i ge et Nasrin y voient un état de fait plutôt qu'un enracinement à la vie à la : .mort.Chanceux, ils partiront l'an pro-I : chain en année sabbatique, mais ils ne s'entendent pas encore sur le coin du monde à découvrir.Dans leur bungalow, non lo'ni de '¦ l'université de VAlberta à Edmonton, une des plus populeuses au Caiiada, ces deux citoyens du monde ont accepté de nous dire comment ils voyaient leur pays d'adoption temporaire, le Canada.* * * ! ¦ Vous voulez fuir le froid et passer votre année sabbatique ensemble.Ce sera où finalement ?NASRIN : Taimerais passer la ma- * jeure partie de l'année dans le Sud de ; la France, pour la chaleur mais aussi pour riminersion qui me permettrait d'être comolètempt^t à Vzizz cr.frafi-VuiS ( une langue dans laquelle ctîc s^e débrouille déjà plutôt bien ).Taime-rais aussi vicW^r îa Tuiquîc, d'où * vient la famille de ma mère.GEORGE : C'est toujours agréable de vivre en France, mais pour moi ce ne serait pas vraiment une découverte, car j'ai déjà vécu à Grenoble et Bordeaux.Je pencherais donc plutôt vers r le Brésil, mais il va falloir faire des compromis, pour rester ensemble.;.NASRIN : Le compromis sera proba- * \u2022 blement quelque part le long de la ; ; mer Caspienne, où il fait chaud et où ; ; nous serons tous deux plongés dans ! : un nouvel univers.; : ¦ Pensez-vous mourir en Alberta ?: ?GEORGE : On dit.à Edmonton.; ; qu'il est facile de reconnaître les étrangers : il suffit de les observer à ; la venue de Tautomne.On voit dans * ; leur visage apparaître l'inquiétude de ! T mourir durant l'hiver, de ne pas re-: \\ voir le printemps.l'ai éprouvé ce sen- * ; timent plusieurs fois.l'aimerais re-! ; voir le printemps et c'est pourquoi je vous dis que j'espère ne pas mourir ici.; \\ NASRIN : Il y a encore plusieurs en-droits où j'aimerais vivre avant de mourir, mais c'est peut-être une illu-; sion, car les chances sont maintenant 'que je vais mourir ici, où je suis de Ti plus en plus enracinée.Ce pourrait ; ; être différent si le Québec se séparait ' j du Canada, car le pays dans lequel je .m'habitue à vivre n'existerait plus.¦ La séparation du Québec vous ef-: fraie ?NASRIN : le suis née dans une famille où l'usage de la langue de mon père ( un dialecte persan ) et de celle de ma mère ( le turc ) était interdit en public et limité au foyer.J'ai visité le Québec à quelques reprises et j'éprouve une grande sympathie devant son combat pour le maintien de sa langue et de sa culture.Mais j'aimerais que cela se fasse dans le Canada.Si les Québécois décident qu'il leur faut un pays pour préserver leur identité, 11 11 ' ( : I .I I I ' ( I , f I i I » I I t ( t PHOTO RAY cicuÊRE, cointxHdVon spédste George ot Nasrin cherchent la destination de rêve pour leur année sabbatique, l'an prochain.j'aurai à vivre avec leur choix, mais ce n'est ni mon désir ni mon souhait.Pourquoi le Canada ne resterait-il pas un pays multiethnique et multicultu-rel?¦ Une vision proche de celle de Trudeau ?NASRIN : Assez curieusement, pour nous, le Canada c'était Trudeau, que mon père admirait parce qu'il provenait de la minorité et avait réussi à s'imposer à la majorité.« Tu es chanceuse d'aller au pays de Trudeau », m'a-t'il dit, quand je suis allée étudier à Halifax.)e me suis hclas «nerru que noîrç modèle iî'cî^îî pac bccois.¦ George, vous qui avez vécu au Québec, comment voyez-vous une éventuelle séparation ?GEORGE : Avec beaucoup de tristesse, car j*ai de bons amis séparatistes.Tout a commencé, par accident, à Edmonton, en 69.Lors d'un grand banquet à l'hôtel McDonald, tout le monde s'est soudainement levé, sauf deux personnes à ma table : Richard Giguère et moi-même, lui par conviction politique et moi par ignorance.C'était le traditionnel toast à la reine.Nous sommes restés amis, lui m'appe-lant son ami Texo-Québécois et moi l'irritant en le qualifiant de Futur-Canadien, l'ai ensuite côtoyé lean Doré et Nick Auf der Maur au RCM.ainsi que les Camille Laurin et Louise Ha-rel du Parti québécois.le garderai certaines de ces amitiés, mais la séparation du Québec constituera, pour moi.une immense perte et une grande déception.Pour moi, cette tristesse ne se traduira pas en ressentiment, mais je ne crois pas que ce sera le cas pour la majorité des Canadiens.De toute façon, c'est déjà un échec que l'on soit arrivé où l'on est rendu.¦ Oui a provoqué cet échec ?GEORGE : Il est difficile de porter un jugement global sur l'histoire.Il est cependant évident que le Canada anglais n'a pas compris, s'est leurré, tandis que le Québec s'enfermait dans une certaine tendance narcissique, partout présente dans la littérature et dans la poésie, dont j'ai traduit plusieurs oeuvres.|e suis plutôt critique devant l'utilisation politique des sentiments populaires.Pas pires mais pas mieux que les autres, les leaders québécois utilisent les frustrations de leur peuple pour agrandir leur pouvoir et leur champ de juridiction.¦ Bouchard et Parizcau au Québec ou Manntng et Klein en Alberta : pour vous c*est du pareil au même ?GEORGE: Manning serait plus comme Parizeau tandis que Bouchard jouit d'un charisme comparable à celui de Klein, dont la carrière ne sera pas limitée à l'Alberta.¦ Le premier ministre Klein est-îi différent des populistes américains ?GEORGE : Klein ressemble effectivement au populiste texan traditionnel, qui sait rejoindre sa clientèle.II est quand même moins mesquin et plus subtil que les vedettes de la dernière tournée du Congrès américain.iNÂbRIN : Kîein, qui vient de Caîgary dont il fut maire, est en train de détruire Edmonton, en diminuant le rôle du gouvernement et en enlevant à l'université les moyens d'attirer de bons professeurs, comme par le passé.Ce n'est pas accidentel, car Edmonton vote libéral \u2014 on l'appelle parfois Redmonton \u2014 tandis que Caîgary et le reste de la province vote conservateur.GEORGE : Ironie du sort peut-être, je retrouve ici la même opp>osition entre Calgary et Edmonton qu'il y avait au Texas entre Dallas et Houston.¦ L'Alberta est-elle vraiment différente du Texas ?GEORGE : On y retrouve certes les mêmes chapeaux de cow-boy et la même culture du Farwest, mais au Texas les gestes sont plus amples, les paroles plus abondantes et l'attitude plus arrogante.Ce sont souvent les autres qui attirent notre attention sur la différence.Récemment, j'ai croisé à l'aéroport de Minneapolis une collègue d'Edmonton, qui fut surprise de me voir parler et bouger comme un Américain.En arrivant à l'aéroport d'Edmonton, elle s'est empressée de dire à Nasrin : «George est un Américain ! » le dois changer ma façon de faire pour qu'elle en ait tant été frappée.¦ En revenant des Etats-Unis, qu'est-ce qui vous frappe comme différent au Canada ?GEORGE : On rentre au Canada, avec une sensation de grand calme, « cozy y> comme on dit en anglais.En même temps c'est plus banal et moins excitant.Les Américains disent des Canadiens qu'ils sont «gentils mais innocents » \u2014 sweet but dumb \u2014 en faisant référence à notre manque de combativité et d'agressivité.Il se peut que nous allions vivre aux Ëtats.mais ce serait avec regret sur plusieurs plans, y compris le discours que nous partageons, le murmure des choses que nous racontons et dont le Québec fait partie.¦ La distance psychologique entre l'Alberta et le Texas est-elle plus grande qu'entre l'Alberta et le Québec ?NASRIN : Nous avons vécu une expérience révélatrice à ce sujet.En vacances à Paris, nous parlions français au serveur du bistrot, à la grande surprise de nos voisins de table, un couple de la ville de Québec.On s'est mis à parler ensemble et c'était stupéfiant comment moi, l'immigrante iranienne d'Edmonton, et ma voisine, la Qu;^bccoisc pure laîne, avions les me-rne5: oetites critiaues : l'absence de oa-pier hygiénique, le manque de pro-preté, les chiens dans les restaurants.|e suis certaine que c'eut été différent avec un couple de Texans.GEORGE : Exception faite de la langue, il n'y a pas beaucoup de différence entre la campagne, le Grand Nord, la province par rapport à la capitale et à la métropole.11 y a plusieurs Alberta comme il y a plusieurs Québec.C'est Montréal, sa nature et son échelle, qui fait la différence.Sans être un petit bled, Edmonton n'a rien du foyer de rencontres et d'échanges que représente Montréal, le vrai centre du Canada, pour moi.¦ Qu'est-ce que vous n'aimez pas au Canada ?GEORGE : La sempiternelle question de l'identité canadienne.C'est évident pour tous, alors pourquoi se torturer avec cette fausse question.)e pense la même chose au sujet des Québécois.NASRIN : le ne sais trop comment exprimer mes réticences à Tendoit du multiculturalisme, car je crains d'être associé aux attaques racistes du Re-form Party contre l'immigration.En poussant à l'extrême le droit à la différence, on risque la création de ghettos et l'on empêche les gens de s'intégrer à la société et de la changer.On détruit aussi le défi positif de refaire sa vie dans un environnement différent.¦ Vous n'aimez pas le Reform Party ?NASRIN : Ce sont des extrémistes qui, comme tous les autres, veulent imposer leurs croyances, en les disant supérieures aux autres.Ce sont des gens qui savent ce qui est bon pour tout le monde.Ce n'est guère différent de ce qui se passe en Iran, sous le couvert de la religion.Il y a toujours des extrémistes prêts à passer à l'action.Il faut éviter de fournir l'en- vironnement propice à leur action.GEORGE : Je ne partage pas du tout leurs valeurs sociales, anti-libertaires ou réactionnaires.Mais je constate qu'ils représentent une clientèle animée par le ressentiment.Advenant la séparation du Québec, le Reform Party va rétrécir la marge de manoeuvre des concessions à faire par le Canada.¦ Qu'entrevoyez-vous pour l'avenir de votre pays d'adoption temporaire ?Il n'y aura pas de réforme constitutionnelle dans la présente génération, quoi qu'il advienne au Québec.Tant mieux, car c'est une perte de temps.Et c'est un mode dépassé HVvoîuer, car les constitutions ne constituent rien.\u2014 Avec la globalisation du monde, on évolue vers des sociétés transnationales.Le Canada est en avance à ce chapitre, car il est déjà hétéroclite et repose sur les réseaux de communications, des réalités virtuelles.\u2014 Il y aura de plus en plus d'immigrants au Canada.Tant mieux ! Si le Canada avait la densité démographique des Pays-Bas, il compterait 400 millions d'habitants.Ce serait peut-être trop, mais on est loin de là.Et qu'ils nous apportent leur cuisine de partout dans le monde.\u2014 Il continuera d'y avoir du ressentiment à l'endroit des immigrants, mais on finira par les assimiler ( faut dire intégrer ) sans trop de problème.À l'université, nous avons beaucoup d'étudiants dont les parents sont nés à l'étranger : or ils sont parfaitement « canadiens », s'habillent comme eux, partagent leurs valeurs et leurs préjugés.¦ C'est quoi, finalement, l'identité canadienne ?GEORGE : C'est un réseau de liens superposés, une thématique qui relie les gens.Une certaine obsession devant les hostilités de la nature, qui entraine la nécessité d'un certain sens de la collectivité.On parle des mêmes choses, même quand on tient des positions diamétralement opposées.Un murmure culturel que nous entendons toujours.Quand Lucien Bouchard s'est fait amputer, je voulais en parler à un ami américain par le réseau Internet.|c n'ai pas pu.mais en Alberta c'était le sujet de conversation de l'heure, peu importe le degré de sympathie ou d'antipathie manifestée.Samedi prochain : un Dènè dans la modernité * LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 B7 PLUS « i » « 9 ¦ 4-* V # \"v > Un village kurde détruit en Turquie, on estime que de 13 000 à 20 000 personnes sont mortes depuis 10 ans, victimes du conflit militaire qui fait rage dans le sud-est du pays Turquie : est un crime MARIE-CLAUDE LORTIE ISTANBUL \"^yplui parlent de droits humains, le gouvernement turc demande toujours du temps.Il dit que pour s'améliorer, il faut qu'on lui laisse le temps.Sauf que vous savez ce qu'il fait avec ce temps, demande Turan Demir.Il tue notre peuple.» Turan Demir est journaliste dans un quotidien, Ozgùr Ûlke.Ce journal publié à Istanbul, qui parait chaque jour de peine et de misère, est un journal pro-kurde.Turan Demir, ainsi que la grande majorité des journalistes de Ozgùr Ûlke, est kurde.Comme un cinquième de la population de Turquie, il est kurde dans un pays en guerre contre lui-même, où de 13 000 à 20 000 personnes, selon les estimations, sont mortes depuis 10 ans, victimes d'un conflit militaire qui fait rage dans le sud-est du pays, dans une région que le gouvernement turc n'accepte pas qu'on appelle Kurdistan.Officiellement, cette guerre oppose les forces militaires et autres agents de l'ordre à un groupe armé, le Parti des travailleurs du Kurdistan.Mieux connu sous !e nom de PKK, ce parti est devenu graduellement l'incarnation de toutes les résistances kurdes.Pourtant, il ne regroupe pas tous ceux, parmi les 11 millions de Kurdes turcs, qui ont choisi de s'identifier comme Kurdes, d'abord et avant tout.Décidé à éradiquer le PKK, que l'État définit essentiellement comme un groupe « terroriste » voué au démembrement de la Turquie, le gouvernement turc a décidé de prendre les grands moyens et de s'embarquer dans une guerre qui vise maintenant pratiquement tout le monde dans les provinces du Sud-Est.« Pour prendre les poissons, il faut assécher la mer », a déclaré Dogan Gûres, ex-chef de l'état-major turc.Meurtres, disparitions, tortures, villages vidés, vergers brûlés, assassinats de politiciens kurdes, de journalistes kurdes mais aussi de villageois kurdes qui ont choisi de prendre le parti de l'État, civils tués, violations des droits humains de toutes sortes, sont le quotidien de cette région côtoyant à la fois l'Arménie, la Syrie, l'Iran et l'Irak, où vivent d'autres Kurdes.Amnistie internationale n'en finit plus de dénoncer l'État turc mais aussi le PKK, et de lancer des appels au secours pour tous les Kurdes civils coincés entre ces deux feux, emprisonnés au coeur d'une lutte dont on ne connaît plus clairement les enjeux, la parole des revendicateurs kurdes ayant été presque totalement étouffée par les lois contre le séparatisme et le terrorisme sur lesquelles le gouvernement appuie toute son opération.Est-ce que les Kurdes veulent être indépendants comme le prône ou du moins le prônait le PKK ?Veulent-ils uniquement voir leur identité reconnue par l'obtention de droits comme ceux de parler publiquement en kurde, de voir des films en kurde, de lire des journaux kurdes, de donner à leurs enfants des prénoms kurdes ?Ou veulent-ils quelque chose entre les deux?Impossible aujourd'hui de répondre clairement à ces questions lorsqu'on est en Turquie puisque presque plus personne ne peut encore parler en leur nom.En juin, le DEP, parti qui représentait les Kurdes au Parlement à Ankara, a été interdit.En décembre, cinq députés qui en faisaient partie ont été condamnés à 15 ans de prison, accusés de « séparatisme » et « d'assistance à un groupe armé ».Grâce aux magistrats, ils ont toutefois échappés à la peine de mort que recommandait le procureur de l'État.L'essentiel de leur crime et de la preuve retenue contre eux : avoir parlé en faveur des Kurdes en Europe, aux États-Unis, avoir parlé en kurde devant l'hôtel du gouvernement de Turquie.Toute la conduite du procès a été vertement critiquée par bon nombre d'observateurs internationaux.« Les règles d'un procès équitable, telles que définies par la Déclaration universelle des droits de l'homme, n'ont d'évidence pas été respectées », avait alors déclaré Me Daniel Jacobi, président de la Ligue des droits de l'homme.Pour parler publiquement des revendications kurdes, il ne reste donc plus beaucoup d'organismes.Le quotidien Ozgùr Ûlke est l'un de ces derniers bastions.Et encore.Né en avril dernier des cendres d'un autre journal interdit, Ozgùr Ûlke a vu ses locaux d'Istanbul détruits par une bombe le 3 décembre dernier.Une personne est morte, 21 autres ont été blessées.Aujourd'hui, c'est dans des locaux prêtés, minuscules, aux murs tâchés de moisissures et aux fauteuils éven-trés, que les journalistes s'entassent pour préparer un journal où les articles seront souvent remplacés par de grands trous blancs traversés par le mot « censuré ».Régulièrement, le rédacteur en chef du journal est arrêté et emprisonné en vertu de la Loi contre le séparatisme, si bien qu'on ne compte plus les journalistes qui se sont succédé à ce poste.« Moi je suis resté en prison cinq mois », explique Halil Dalkiliç, un ingénieur en mécanique devenu journaliste au nom de la cause kurde, qui a occupé le poste de rédacteur en chef pendant un mois avant d'être interpellé.« Quand ils m'ont arrêté, ils m'ont dit que j'étais un terroriste.A leurs yeux, nous sommes tous des terroristes et toutes nos actions sont du terrorisme», ajoute-t-il en regardant ses collègues.Le moins qu'on puisse dire, c'est que le gouvernement d'Ankara n'aime pas beaucoup Ozgùr Ûlke, journal qu'il trouve beaucoup trop près du PKK et il se trouve peu d'observateurs turcs, même sympathiques à la cause kurde, pour nier qu'il y ait effectivement un lien entre le journal et le groupe armé.Sauf que rares aussi sont les procès où il a été effectivement démontré que les journalistes avaient commis d'autres crimes que celui de l'écriture.Mais en Turquie, l'écriture, si elle est jugée «séparatiste», est bel et bien un crime.Qu'on soit un journaliste à Ozgùr Ûlke ou romancier très célèbre, reconnu internationalement comme Yashar Kemal.Agé de 71 ans, l'auteur de Mehnied Le Mince, d'origi- PHOTO D'ARCHIVES, OzgQr Ûlke Un policier surveille les ruines de l'immeuble bombardé du quotidien kurde Ozgùr Olke.ne kurde, est en effet soumis à une enquête de la Cour de sûreté d'Istanbul à cause des propos qu'il a tenus dans un article publié dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegcl, où il exprimait des opinions sévères à l'endroit du gouvernement et de « la guerre à outrance » qu'il mène contre les Kurdes, « contre tout un peuple ».« En Turquie, la liberté d'expression s'arrête là où commence ce que l'État appelle la menace séparatiste », explique Murât Çelikan, militant à la Fondation des droits humains de Turquie, un homme engagé dans plusieurs groupes de défense des droits de la personne depuis qu'il a lui-même été mis en prison pour sept mois et torturé pendant 60 jours, après le coup d'État militaire de 1980.M.Çelikan, comme des milliers d'autres, a alors été victime de la répression contre ceux qu'on identifiait comme «marxistes», notamment.Aujourd'hui, explique-t-il, même si la torture continue à être utilisée comme méthode d'interrogation par la police \u2014 Amnistie internationale en fait régulièrement état \u2014 le gros de la répression et de la censure d'un État où l'armée pèse encore lourd est dirigé principalement contre les revendicateurs des droits des Kurdes.Ankara ne donne pas l'impression qu'il optera pour autre chose que la solution militaire pour régler ce conflit.Le gouvernement n'a pas non plus l'intention de reconnaître des droits particuliers aux Kurdes pour désamorcer le cycle de la violence.« le suis prête à accorder plus de droits à tous les citoyens turcs, mais pas des droits spécifiques aux Kurdes.La Turquie est une mosaïque.le ne peux dire à certains de nos concitoyens : vous avez plus de liberté, plus de droits que les autres, vous êtes des citoyens de première classe.Tout le monde doit avoir les mêmes droits », déclarait la première ministre, Tansu Ciller, dans une entrevue publiée en septembre dans le Nouvel Observateur.Pour les membres des partis de la coalition de centre droit qui forment le gouvernement, comme pour certains partis de gauche nationalistes, la reconnaissance de droits spécifiques aux Kurdes signifierait le début de la fin de l'idéal de Mustapha Kemal Atatûrk, celui qui a fondé la république en 1923 et qu'un très grand nombre de Turcs admirent avec passion comme le symbole d'une grandeur retrouvée au lendemain de la disparition de l'Empire ottoman.Or selon les principes kémalistes, inspirés du républicanisme français \u2014 surtout son aspect jacobin de centralisme et d'uniformité \u2014, il ne doit pas y avoir de «sociétés distinctes» en Turquie, même si les citoyens de ce pays sont d'origines diverses.Tous doivent être d'abord et avant tout turcs.« D'abord, soyons clair, ce n'est pas un problème kurde, mais le problème du Sud-Est », explique Bùlent Ecevit, leader du Parti de la gauche démocratique.« Et ce problème, il existe parce que cette région est la seule en Turquie où les structures féodales ont empêché un véritable développement économique et industriel.Cette situation a été exploitée par certains pays pour imposer un solution fédérale à la Turquie qui amènera sa partition, ce qu'on ne peut absolument pas accepter », dit-il, faisant écho à tous ceux qui, comme lui, voient le spectre de l'autonomisme kurde comme le début d'un éclatement du pays, semblable à celui qui est survenu chez un ex-voisin, l'ex-URSS.Mais pour de nombreux observateurs, la question kurde \u2014 tout comme la montée des intégristes islamistes, qui gouvernent maintenant Ankara et Istanbul \u2014 montre justement que ie modèle de république unitaire et laïque d'Atatùrk a atteint ses limites et doit être réformé.C'est notamment la position du Nouveau Mouvement démocratique, parti libéral apparu récemment sur la scène politique turque et dirigé par un jeune homme d'affaires fort bien nanti, Çem Boyner, qui prône vigoureusement une solution politique à la question kurde.Selon ce parti, des changements fondamentaux sont urgents.La république doit être radicalement transformée, démocratisée, et les Kurdes doivent voir leurs droits à une identité culturelle distincte reconnus.Sinon, affirme Asaf Savas Akat, le numéro deux du parti, un ancien professeur d'économie qui n'hésite pas à comparer le PKK au Sentier lumineux péruvien \u2014 « sauf que le Sentier est légèrement plus libéral » \u2014, la Turquie ne s'en sortira pas.Si le problème kurde et le défi qu'il pose au kémalisme ne sont pas relevés, analyse-t-il, la Turquie va s'engouffrer encore plus profondément dans la guerre civile, l'intolérance va croître, la crise économique va s'aggraver et la Turquie se retrouvera complètement isolée sur la scène diplomatique internationale.« Le problème, ajoute toutefois M.Akat, sera de convaincre les Turcs eux-mêmes, les non-Kurdes, tous ceux qui s'imaginent que le moindre petit compromis causera la désintégration de la Turquie.» Est-ce pas possible ?« On n'a pas le choix », rétorque M.Akat.« Moi je ne suis pas optimiste », répond pour sa part Yavuz Ônen, président de la Fondation des droits humains de Turquie, un groupe qui traite les victimes de la torture.« le ne suis pas optimiste parce qu'en Turquie, les seuls qui peuvent réellement changer quelque chose, encore aujourd'hui, ce sont les militaires.Le pouvoir de l'armée, il est irrésistible et incontestable.C'est ça la tradition turque.C'est ça mon pessimisme.» LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 Plus i t * W V ! », : I « ¦ I \u2022 ¦ \u2022 ¦ 1 ¦ V : ; : \u2022 V I ».I; V ».ï- ;* ?\u2022 ?* .*» - i g ^.*> >\u2022 «*-\u2022\u2022- « \u2022 < «» î $9 O | : : \u2022M ¦H a ! \u2022Al » - Newt Gingrich, un « conservateur futu RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Le cerveau de Newt Gingrich bouillonne d'idées.U se décrit comme un véritable «c révolutionnaire » de la politique américaine.L'autre jour, le nouveau président de la Chambre des représentants des États-Unis, l'homme politique de l'heure à Washington, s'est demandé à voix haute s'il n'y aurait pas lieu d'accorder un crédit d'impôt aux pauvres afin de leur permettre de s'acheter des ordinateurs portables.« Tout message qui dit aux plus démunis des Américains : 4iNous entrons dans le XXIe siècle, dans l'ère de l'information, et nous voulons vous y emmener\", représente le début d'un changement radical », a déclaré Gingrich, après avoir fait sa suggestion devant une commission de la Chambre des représentants.L'idée était « stupide », a admis Gingrich peu après.Les journalistes ne lui ont pas fait dire.Depuis 1993, ont-ils rappelé avec un malin plaisir, les familles américaines dont le revenu est inférieur à 25 000 $ ne peuvent pas recevoir de crédit d'impôt puisqu'ils n'en payent plus.Et puis, peut-on sérieusement parler d'aider les pauvres à s'acheter des ordinateurs portables quand plus de 30 millions d'Américains n'ont pas d'assurance-maladie ?Franchement ! Mais l'idée est révélatrice de la passion de moins en moins secrète de Gingrich pour l'informatique, la télématique, le futurisme, la science-fiction, la « démocratie cybernétique ».Après son accession au pouvoir, l'ex-professeur d'histoire de la Géorgie a surtout fait parler de lui par ses projets les plus conservateurs, dont sa menace de sabrer l'aide sociale aux mères célibataires de 21 ans et moins et de confier à des orphelinats les enfants de celles qui ne pourraient plus en prendre soin.Non sans raison, Gingrich a été accusé de vouloir ramener les États-Unis à l'ère victorienne, bien loin du XXIe siècle et de la «c troisième vague », dont il parle de plus en plus ouvertement.Mais le nouveau champion de la droite américaine n'est pas à une contradiction près.De Reagan à Toffler On savait déjà que Gingrich, malgré sa défense acharnée des valeurs familiales et traditionnelles américaines, n'avait pas de leçons à donner à personne sur le sujet.Sa mère a divorcé son père peu après leur mariage.Une de ses soeurs est lesbienne.Son premier mariage a pris fin de façon pitoyable : peu après son élection à la Chambre des représentants, en 1978, il s'est présenté au chevet de sa femme, qui venait de subir une opération pour le cancer, afin de discuter les conditions de leur divorce.« Le diable s'est emparé de son coeur », a plus tard déclaré son exfemme devant les membres de la congrégation de la First Baptist Church de Carrollton, en Géorgie.On sait maintenant que la plus grande idole de Gingrich après Ronald Reagan est le futuriste Alvin Toffler, auteur du « Choc du futur » et de « La troisième vague », entre autres ouvrages.Le premier homme a les pieds perpétuellement plantés dans les années 1950, le second a les yeux résolument fixés sur l'avenir.L'attachement de Gingrich à ces deux personnes ne fait évidemment pas de lui un suppôt de Satan, mais c'est certainement le signe d'une personnalité insolite.Gingrich se décrit lui-même comme un « conservateur futuriste ».Confus ?Dans un livre qui n'a pas eu beaucoup d'échos au moment de sa parution, en 1984, mais qui fait couler beaucoup d'encre aujourd'hui, le représentant républicain de 51 ans a exposé sa philosophie.Difficile de trouver plus bizarre.« Une année qui finit par trois zéros est une chose vraiment rare », a écrit Gingrich dans son livre, intitulé « Window of Opportunity ».« Au fur et à mesure que l'an 2000 approche, de plus en plus de gens s'apercevront qu'ils sont sur le point de célébrer quelque chose qu'aucun ancêtre depuis près de 30 générations n'a vue, et qu'aucun de leurs successeurs ne verra avant 30 autres générations.» En Tan 2000.Gingrich voyait grand et loin au moment d'écrire son livre.Il parlait d'établir sur la Lune, en Tan 2000, une base de recherche que seuls les pays du monde libre pourraient utiliser afin de mieux démontrer que « notre système, plutôt que la dictature de Castro, est la voie de l'avenir ».U parlait «d'usines et d'emplois dans l'espace », de tourisme dans l'espace ( y compris une « lune de miel sur la Lune » ), de «c logiciel religieux », d'« Évangile électronique », de « loterie céleste ».À ses dires, l'État providence, encouragé par les démocrates, doit porter la responsabilité de la timidité des États-Unis à explorer l'espace.« Au même moment où Jimmy Carter nous disait que nous souffrions d'un malaise, les Américains allaient voir Star Wars », a écrit Gingrich.U va sans dire que les idées futuristes de Gingrich font rire les démocrates et mettent mal à l'aise plusieurs républicains.Mais il serait imprudent de penser qu'elles n'auront aucun impact sur ses décisions.Au cours de son premier mois au pouvoir, il a déjà démontré sa fidélité aux idées controversées de Toffler et de son épouse, Heidi, avec lesquels il entretient des relations depuis 20 ans.Les Toffler croient qu'une « troisième vague » est en train d'engloutir la civilisation occidentale.La première avait fait place à la civilisation agraire.La deuxième avait débouché sur la civilisation industrielle.La troisième marque l'avènement de la civilisation de l'information.Mais la transition de l'ère industrielle à l'ère de l'information est périlleuse.Dans leur dernier livre, « Creating a New Civilization », les Toffler prétendent que le chaos guette les Etats-Unis si des changements politiques importants n'accompagnent pas bientôt les changements économiques introduits par l'ère de l'information.C'est ici que Gingrich prétend pouvoir aider la société américaine.Reconnaissant la valeur des idées des Toffler, dont il a signé la préface du dernier livre, il veut contribuer à la décentralisation du pouvoir du gouvernement fédéral et, en bout de ligne, à la participation directe des citoyens aux prises de décision.Citoyens, à vos ordinateurs ! Ainsi, quand Gingrich promet de réduire le rôle de Washington dans l'économique et le social \u2014 plusieurs de ses projets de loi vise cet objectif \u2014, il ne prend pas seulement un engagement cher aux républicains mais également aux « tof Aériens ».Le nouveau président de la Chambre des représentants va cependant plus loin que quiconque au sein de son parti quand il parle, par exemple, d'utiliser la fameuse autoroute de l'information pour instaurer une nouvelle démocratie aux États-Unis, une démocratie «c cybernétique ».Dès sa première semaine au pouvoir, Gingrich a d'ailleurs passé de la parole aux actes à ce sujet.U a permis aux citoyens et aux institutions munis d'un ordinateur, d'un modem et d'un téléphone d'accéder aux documents de la Librairie du Congrès grâce à un service télématique portant le nom de Thomas ( pour Thomas Jef-ferson, un des auteurs de la Déclaration d'indépendance de 1776 et troisième président des États-Unis ).Au cours des quatre premiers jours et demi de la mise en marche du service, 28 000 citoyens et 2 500 institutions ont consulté quelque 44 000 documents grâce à Thomas.« Nous voulons vraiment affaiblir les lobbyistes de Washington » en éliminant leur monopole sur l'information, a déclaré Gingrich.« Nous pouvons brancher (wire) tout le monde.» Même les pauvres?Apparemment, ceux-ci devront attendre avant de pouvoir avoir une adresse sur l'Internet.Pour l'heure, ils sont confinés à leurs ghettos.C'est juste pour dire que la démocratie, cybernétique ou pas, n'est jamais parfaite.PHOTO AP Newt Gingrich.nouveau président de la Chambre des représentants des États-Unis : « Au fur et à mesure que l'an 2000 approche, de plus en plus de gens s'apercevront qu'ils sont sur le point de célébrer quelque chose qu'aucun ancêtre depuis près de 30 générations n'a vue, et qu'aucun de leurs successeurs ne verra avant trente autres générations.ru * l 9* \u2022et i : S \u2022V \u2022 m \u2022 l Avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec Il y a parfois des occasions qu'il ne faut pas rater.Parce qu'elles ne se représenteront plus.Jamais.La Commission des jeunes sur l'avenir du Québec vous permet de dire ce que vous êtes et ce que vous voulez devenir.À moins que vous ne préfériez laisser vos parents décider à votre place.Que ce soit pour vous exprimer, pour écouter, pour questionner ou simplement pour dire que vous existez, vous devez participer.>.¦ < Gaspé\tMercredi, 8 février\t12 h 30 Rimouski\tMercredi, 8 février\t19 h Baie-Comeau\tJeudi, 9 février\t10 h 30 Sept-îles\tJeudi, 9 février\t10 h 30 Jonquière\tJeudi, 9 février\t18 h 30 Saint-Félicien\tJeudi, 9 février\t18 h 30 Sorel\tVendredi.10 février\t19 h Jolierte\tSamedi, 11 février\t14 h \u2022 Uval Saint-Jérôme \u2022\tLundi, 13 février Lundi, 13 février\t11 h 19 h Thetford-Mines\tMercredi, 15 février\t9 h 30 Saint-Georges\tMercredi, 15 février\t14 h 30 Lévis Québec Val d'Or Rouyn-Noranda Hull\tMercredi, 15 février Jeudi, 16 février Vendredi, 17 février Vendredi, 17 février Samedi, 18 février\t20 h 12 h 13 h 19 h 14 h 30 Montréal Ouest\tMercredi, 22 février\t10 h 30 Montréal Est\tMercredi, 22 février\t19 h Trois-Rivières\tJeudi, 23 février\t12 h Drummondville\tJeudi, 23 févner\t19 h Granby\tVendredi, 24 février\t12h Sherbrooke\tVendredi, 24 février\t19 h Québec Valleyfield Québec Montréal centre\tSamedi, 25 février Mercredi, 1CT mars Jeudi, 2 mars Vendredi, 3 mars\t14 h ' 11 h 10h 19 h Montréal\tSamedi, 4 mars\t13 h Salon étudiant, Cégep de la Caspésie et des Îles-de-la-Madeleine 96, rue Jacques-Cartier Salon étudiant La Coudée Cégep de Rimouski 60, rue l'Évêché Café étudiant, Cégep Baie-Comeau-Hauterive 537, boul.Blanche Café étudiant, Cégep de Sept-îles 175, rue de La-Vérendrye Salle Polyvalente, Cégep de Jonquière 2505, Saint-Hubert Salle Polyvalente, Cégep de Saint-Félicien 1105, boul.Hamel Centre Desranleau 71, de Ramesay Salon étudiant, Cégep de Juliette 20, rue Saint-Charles Sud à confirmer Agora du Cégep Saint-Jérôme 455, rue Fournier Café étudiant, Cégep Thetford-Mines 671, boul.Smith Sud Auditorium, Cégep Beauce-Appalaches 1055,116^'rue Est à confirmer à confirmer à confirmer à confirmer Agora, Maison du citoyen 25, rue Laurier Université de Montréal (salle à confirmer) Café étudiant, Cégep de Rosemont 6400,16*™ avenue Salle Hubert-Reeves, Collège Laflèche 1678, boul.du Carmel Café Clovis.Cégep de Drummondville 960, rue Saint-Georges Café étudiant, Cégep de Granby 50, rue Saint-Joseph Casse-cioûte pavillon 6, Cégep de Sherbrooke 475, rue Parc à confirmer à confirmer Organismes nationaux Agora, Cégep du Vieux-Montréal 255, rue Ontario Est Forum national w I * < ! »' I » \u2022 | ' I * | Ml; Si vous ne voulez pas décider de votre avenir, \u2022» - c'est pas si grave.Jqs parents décideront pour vous.¦i Mil «Il «Il I II M Jfc A La Commission est présente dans toutes les régions pour que les jeunes de partout au Québec prennent la parole.Pour rejoindre sans frais votre commission : 1 800 381-5498.Pour que\t\t\t \t\t.* .tout le monde\t \tait son mot à dire\t\t LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 * - 89 Plus » » ?* » \u2022 * \u2022 » ¦ \u2022 » ?i ?» ».\u2022 i » r t t » I l I \u2022I t t I i I i i I i f I t I f » La tempête mexicaine n'ébranlera pas le Chili NICOLAS MESLY collaboration spéciale SANTIAGO Le Chili n'aura pas besoin d'une intervention américaine ae stabilisation pour se maintenir au rang des pays prospères.L'effet Tequila provoqué par l'impressionnante dévaluation du peso mexicain ne fera pas chanceler le Chili, selon Eduardo Moyano, vice-président du Comité des investissements étrangers du ministère des Finances chilien.« Au contraire, le Chili va bénéficier de la crise mexicaine en attirant une partie des investissements étrangers prévus pour le pays aztèque.» Les investissements canadiens au Chili frisent les 4 milliards de dollars, ce qui fait du Canada le deuxième plus gros investisseur après les États-Unis.Près de 90 % de ces investissements sont réalisés dans le secteur minier.Et quelque deux milliards de dollars provenant de nouveaux projets canadiens ont été annoncés, à Santiago, durant la visite du premier ministre Jean Chrétien, qui était accompagné d'une délégation de 230 hommes d'affaires.Selon M.Moyano, le déséquilibre macro-économique qui a entraîné la dévaluation du peso mexicain n'a rien à voir avec la situation du Chili.M.Moyano explique que le Chili, contrairement au Mexique, a évité les investissements spéculatifs.Le pays a plutôt favorisé l'arrivée du capital productif à long terme, « surtout dans la formation de nouvelles entreprises ».Pour éviter l'argent des spéculateurs, le règlement chilien DL 600 sur les investissements étrangers exigeait que le capital extérieur reste au pays au moins trois ans.Ce règlement a été récemment assoupli pour permettre un certain rapatriement de capital après un an.L'investissement total réalisé au Chili représente 27 * du PIB, dont 24 % provient des économies internes du pays et 3 % seulement provient d'investissements étrangers nets.Cette stratégie avait été adoptée par le gouvernement militaire au milieu des années 80 pour justement réduire la dépendance du pays face au capital étranger.« Le taux d'épargne des Chiliens est le double de celui des Mexicains.Il a fallu que leur gouvernement et leurs entreprises empruntent fortement à l'étranger pour assurer le développe- ment du pays », explique M.Moyano.Selon Jorge Desormeaux, économiste à l'Université Catolica, le gouvernement mexicain a dû offrir des rendements élevés et à court terme aux prêteurs étrangers pour compenser l'instabilité politique du Mexique, ce qui n'est pas le cas au Chili.« D'une part, le Chili est très stable et de l'autre, les bons émis par notre gouvernement appartiennent aux Chiliens et ne sont pas aux mains de spéculateurs étrangers, comme c'est le cas au Mexique.» L'autre grande différence entre le Mexique et le Chili, souligne M.Desormeaux, est que le pays n'a pas besoin d'emprunter sur les marchés internationaux pour rembourser sa dette extérieure, qui est quatre fois moins élevée que celle du pays aztèque.De plus, son remboursement est échelonné sur une plus grande période de temps que les échéances mexicaines.Les deux récents gouvernements civils ont aussi été « extrêmement prudents», ne préconisant pas l'endettement auprès des organismes multilatéraux comme la BID ou la Banque Mondiale.La faible dette extérieure du Chili s'explique en partie par une autre mesure adoptée par l'ancien gouvernement militaire, qui stipule que tout agent économique \u2014 banques, compagnies \u2014 désirant obtenir un prêt à l'étranger doit avoir une réserve équivalente à 30% du montant emprunté et que celle-ci soit placée pendant un an sans intérêt à la Banque centrale.« Ceci a limité les emprunts », précise M.Moyano.Il souligne aussi que la balance commerciale du Chili est positive, contrairement au Mexique, ajoutant : « Cela nous permet de rembourser le service de notre dette et d'augmenter nos réserves internationales.» Ces réserves se chiffrent à 13,5 milliards de dollars, soit le double du Mexique qui, en quelques mois, a vu fondre les siennes de 27 milliards à 6 milliards de dollars pour faire face à ses créanciers et soutenir sa monnaie.Cette situation est critique, selon M.Désormeaux : « Le Chili a des réserves monétaires capables de couvrir ses importations pendant plus d'un an ; celles du Mexique ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins d'un mois.» La prudence des autorités chiliennes en matière de capital étranger et d'endettement extérieur repose sur une expérience amère.Dans les années 80, le Chili, presque comme le Mexique sous le président Salinas, avait surévalué sa monnaie et adopté un taux de change fixe pour combattre l'inflation.À l'époque, le Chili emprunta fortement à l'étranger pour développer le pays.L'augmentation des taux d'intérêt, qui atteignirent 18% aux Etats-Unis, gonfla la dette extérieure du Chili.Ce brusque coup de frein, combiné à l'affaissement des prix des biens comme le cuivre, provoqua une dévaluation du peso de 100% en 12 mois.« Des milliers de travailleurs vécurent de soupe populaire et l'économie connut une contraction de 14% de son PIB », rappelle M.Desormeaux.Au plus fort de la récession, le général Pinochet déclara l'état d'urgence et le nombre de prisonniers politiques passa de 1000 en 1981 à 40 000 personnes en 1984.À partir de ce moment, les autorités chiliennes ont cherché à équilibrer leur budget en dépendant moins de capital étranger, tout en faisant du secteur de l'exportation le moteur principal de l'économie.« Elles adoptèrent aussi un taux de change libre et compétitif pour éviter des dévaluations brutales», souligne M.Desormeaux.(H lj V '¦ lj f» \u2022 ».»\u2022 : ».».».» ! ¦ I .1 >.M .ri .a* ,#» ,* au J V .è i » f » \u2022 Avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec q uestionner.Écouter.S'exprimer.Dire ce aue nous sommes, ce que nous voulons devenir, ce que nous voulons léguer.En parler, librement.Avec ses amis, ses voisins, ses enfants et même ses petits-enfants.Pour vraiment décider de l'avenir du Québec.Peu importe où vous habitez, la Commission des aînées et des aînés sur l'avenir du Québec sera bientôt de passage près de chez vous : r- Rouyn-Noranda3\tLundi, 6 février\t9hà11 h\tClub de l'Age d'or Kinsmen de Noranda Rouyn-Noranda2\tLundi, 6 février\t14 h 30 à 16 h 30\tClub de l'Âge d'or du Cuivre de Rouyn-Noranda Taschereau2\tMardi, 7 février\t14hà16h\tClub de l'Âge d'or Saint-Pierre \t\t\tde Taschereau Val-d'Or3\tMercredi, 8 février\t9 h à 11 h\tClub de l'Âge d'or Sainte-Lucie de Jacola Val-d'0rJ\tMercredi, 8 février\t14 h à 16 h\tClub des aîné(es) de la Vallée-de-l'or Huit3\tJeudi, 9 février\t9 h à 11 h\tCabane en bois rond, salle Desjardins Hull2\tJeudi, 9 février\t14hà16h\tCabane en bois rond.\t\t\tsalle Desjardins Saint-Jérôme3\tVendredi, 10 février\t9 h 30à 11 h 30\tRésidence de la Noblesse Saint-Jérôme2\tVendredi, 10 février\t14 h à 16 h\tÉglise de la paroisse Cathédrale Terrebonne3\tLundi, 13 février\t9 h à 11 h\tTraiteur Vieux-Terrebonne Joliette2\tLundi, 13 février\t14 h à 16 h\tCathédrale de Juliette (salle Tétreault) Shawinigan-Sud3\tMardi, 14 février\t9hà11 h\tÉglise Saint-Sauveur Trois-Rivières2\tMardi, 14 février\t13h30à16h\tÉglise Saint-Jean-de-Brébeuf Arthabaska2\tMercredi, 15 février\t13h30à16h30\tCentre communautaire d'Arthabaska Sherbrooke\tJeudi, 16 février\tà déterminer\tà déterminer Saint-Jean3\tVendredi, 17 février\t9 h à 11 h\tCentre des Aînés Saint-Jean2\tVendredi, 17 février\t14 h à 16 h\tCentre des Aînés Montréal2\tDimanche, 19 février\tà déterminer\tà déterminer Montréal1\tLundi, 20 février\t9 h à 12 h\tCentre Sainte-Catherine (Grande salle) Montréal1\tLundi, 20 février .\t13 hà17 h\tCentre Sainte-Catherine (Grande salle) Aima\tJeudi, 23 février\tà déterminer\tà déterminer Chicoutimi\tVendredi, 24 février\tà déterminer\tà déterminer La Malbaie\tSamedi, 25 février\tà déterminer\tà déterminer Baie Comeau\tDimanche, 26 février\tà déterminer\tà déterminer Sept-îles\tDimanche, 26 février\tà déterminer\tà déterminer Carleton\tLundi, 27 février\tà déterminer\tà déterminer Rimouski\tMardi, 28 février\tà déterminer\tà déterminer Saint-Georges Charlesbourg3 Québec2\tJeudi, 2 mars\tà déterminer\tà déterminer \tVendredi, 3 mars\t9hà11 h\tÉglise Saint-Pierre-aux-Liens \tVendredi, 3 mars\t14hà16h\tCentre Lucien-Borne Québec1\tSamedi, 4 mars\t13 h à 17 h\tPatro Roc Amadour Îles-de-la-Madeleine\tLundi, 6 mars\tà déterminer\tà déterminer \u2022 l \u2022» î» I, i.I \u2022 \u2022 »\u2022 »\u2022 » \u2022 M I lj M 1 \u2022r-t -r -r f \\ m i i ï I 1 Audiences nationales 2 Forum J Café-rencontre ¦ C * - \u2022 i> \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .y » \u2022 \u2022 « '.7/ a >JV.\u2022>>£.\u2022 - ; \u2022 M .ri.; >\\z '.\"¦ DR i fi \" > ES Participez en grand nombre, nous voulons tous vous entendre.Pour rejoindre sans frais votre commission : 1 800 381-7084, Pour que\t\t \ttout le monde\t ait son mot à dire\t\t Québec : * \u2022 'y \u2022ji F I B 10 LA PRESSE, U\\ùd I KfcAL, SAMEDI 4 FEVRIER 1995 ¦i - tl \u2022 m : ; D'ENSEIGNEMENT COMMENT BIEN CHOISIR SON PROGRAMME D'ÉTUDES AU CÉGEP Devant une multitude de programmes d'études, il est parfois ardu de faire un choix judicieux.Des centaines de programmes sont offerts, que ce soit pour l'obtention d'un diplôme ou d'une attestation d'études collégiales, nous sommes souvent désemparés.Plusieurs de ces programmes nous semblent attrayants au départ, mais attention aux mauvais choix.Il faut bien analyser la situation et faire un choix éclairé.Connais-toi toi-même Le philosophe grec Socrate donne un bon conseil en disant de bien se connaître avant d'entreprendre quoi que ce soit.Avant d'entamer un programme d'études, il faut se poser des questions, et surtout y répondre honnêtement et sans détour.La réussite de votre entreprise en dépend.Tout d'abord, pourquoi retoume-t-on aux études?Est-ce pour se recycler, apprendre de nouvelles technologies, se perfectionner, améliorer sa qualité de vie, ses chances d'emploi ou de promotion?S'agit-il d'un changement de carrière?Voilà de bonnes questions et de bonnes raisons.Les cégeps de la région métropolitaine peuvent répondre à toutes ces attentes grâce à leur large éventail de programmes, une flexibilité d'horaire qui peut vous convenir et des conseillers qui peuvent vraiment vous aider.Vous voulez, mais le pouvez-vous?Pour étudier au cégep, il faut répondre à des critères d'admission.En règle générale, que ce soit pour un diplôme ou une attestation d'études collégiales, il faut détenir un diplôme d'études secondaires (DES) ou l'équivalent et satisfaire, s'il y a lieu, aux conditions particulières du programme ou du collège (préalables du secondaire ou entrevues, par exemple).Informez-vous à votre cégep pour savoir si vous êtes admissible.Vous avez votre DES et les préalables nécessaires, mais avez-vous l'élément essentiel pour poursuivre des études?La motivation.Lorsqu'on étudie à temps plein en DEC ou en AEC, il faut suivre entre 25 et 30 heures de cours par semaine et consacrer tout autant d'heures à l'étude.Ce qui nous mène à une semaine de travail intensif de près de 50 heuresl Etes-vous prêt à investir tout ce temps à vos études?Votre vie familiale sera bouleversée, prenez ça en considération.Discutez-en avec votre famille.Un choix raisonné Les études dans une nouvelle discipline vous passionnent.Mais le marché du travail, une fois les études terminées, saurez-vous y faire face?Il y a quelquefois un décalage important entre la théorie des études et la réalité du marché du travail.Avant de choisir un programme d'études, il faut bien connaître le marché du travail dans lequel on évoluera.Avez-vous les qualités requises pour travailler dans ce domaine-là?Si vous êtes plutôt indépendant d'esprit, mieux vaut éviter un travail d'équipe; si vous êtes de nature timide, évitez le travail avec le public.Soyez prévoyant! Le marché du travail Investir toutes ses énergies et ses ressources dans un programme d'études, qui nous mène sur un marché du travail fragile ou parfois inexistant, peut s'avérer catastrophique.Mieux vaut alors bien se renseigner sur les possibilités d'emploi avant d'entreprendre vos études.Y a-t-il une pénurie de techniciens dans ce domaine?Est-ce une discipline d'avenir?Le marché du travail est-il restreint?Est-ce que les salaires et les conditions de travail sont adéquats?Voilà d'autres questions auxquelles vous devrez répondre.Voici tout de même, à titre d'exemple, quelques professions enseignées dans les cégeps membre du Regroupement des collèges du Montréal métropolitain et désignées en pénurie pendant les dernières années dans différents domaines: conseiller en placements financiers, analyste en gestion de documents, technologue en architecture, en génie électrique et électronique, en génie mécanique, en métallurgie et en pétrochimie, programmeur de machines-outils, spécialiste en CAO, en micro-ordinateur, monteurde cellules d'aéronefs, gérontologue, technologue en réadaptation physique, opticien d'ordonnances, conseiller en informatique, en consommation d'énergie, en horticulture ornementale, premier chef de cuisine.Comment s'y retrouver?Une des premières choses à faire, afin de choisir un domaine d'études, consiste à explorer les différentes possibilités.Pour ce faire, procurez-vous le Guide pratique des études collégiales au Québec et le Guide pratique des adultes au cégep,réalisé par le SRAM (en vente en librairie au coût de 5$).Dans le premier guide, vous retrouverez tous les programmes menant à un DEC et une fiche complète sur le marché du travail.Dans le guide aux adultes, vous aurez la liste des AEC et une foule d'adresses et de téléphones où vous pourrez vous informer, comme les SQDM (Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre), les Centres d'emploi du Canada, les Centres Travail-Québec, et bien entendu les adresses et téléphones des cégeps, votre premier contact pour y voir clairl Cette chronique vous est offerte par le Regroupement des collèges du Montréal métropolitain qui regroupe les cégeps suivants: Ah un t sic André-Laurendeau Bois-de-Boulogne Dawson Édouard-Montpetit John Abbott Maisonneuve Marie- Victor in Montmorency Rosemont Saint-Laurent Vanier Vieux Montréal » » .i.» \u2022 \u2022 < \u2022s* Une préparation de qualité aux études supérieures nu au marché du travail SECTEUR PREUNIVERSITAIRE Sciences de la nature Sciences humaines Sciences de rodministration Arts et communication Langues et communication DEEfba en sciences de b nature DEC SLA en sciences lettres et arts SECTEUR TECHNIQUE1 Technologie de l'estimation et de l'évaluation immobilière Techniques administratives Administration et coopération Techniques d animation Techniques d'intervention postorale \u2022BOURSES D'ÉTUDES 1001.BOULEVARDCIIEM Wlf (SI.MIIMIII \\\\ IQUEBECIII2MIM3 IVEOnMATIO* : 15141381 4295 Brébeuf Collège Jean-de-Brébeuf NIVEAU COLLÉGIAL Portes ouvertes \u2022 le^eudi-g^évrier-^^^-de-l^-h-à 21 h Ouverture de dossier, et décision d'admission sur place.Entrée : 5625, avenue Decelles (514) 342-9342 poste 355 PROJET OUVERTURE DÈS SEPTEMBRE 1995 4e, 5e et 6e primaire internes et externes garçons et filles PORTES OUVERTES et PRÉINSCRIPTION LE DIMANCHE 12 FÉVRIER 1995 de 13 h 30 à 15 h 30 Pour plus de renseignements composer (514) 451-5785 Collège Rigaud WaudreuD Québec J0P1P0 PUBLIREPORTAGE Carrières dans le domaine du voyage L'industrie du voyage, un monde fermé et difficilement accessible ?Depuis 1979, une Institution Drivée a prouvé qu après une formation d* A mois les portes vous sont grand ouvertes.TECHNICIENS TECHNICIENNES :i : \" ï « ¦ Vous avez fait des études collé- .fli a toc Ail itntxtorm'ti'iivn* mile» Iac* emplois sont rares dans votre secteur de spécialisation ?¦ Vous avez quitté le marché du travail depuis quelques années et vous recherchez un travail intéressant ?¦ Vous travaillez actuellement, mais vous songez à réorienter votre carrière ?¦ Le domaine du voyage vous intéresse, vous n'avez pas fait d'études collégiales et vous vous demandez s'il y a des emplois intéressants pour vous ?Formation technique Sachez d'abord que, pour y accéder, il faudra acquérir une solide formation technique: rien de très difficile, maie il faut connaître la terminologie technique du voyage, la tarification, le système de réservation informatisé, etc.En plus d'une bonne formation en {téograohie, vous devez connaître es produits offerts aux touristes et gens d'affaires et les caractéristiques dee principales destinations.L'industrie du voyage ne se limite pas aux agences ae voyages.Il y a une foule d'entreprises qui offrent leur s services par l'entremise du réseau des agences de voyages et toutes ces entreprises aussi recherchent du personnel techniquement qualifié de tout âge.Avant de choisir une école, assurez-vous qu'elle est reconnue par les employeurs.Découvrez par vous-même quelle est la meilleure école.Faites votre nrnnro anrtAacra an ^omonrlonf nuv agences de voyages: Quelle est la meilleure école f Vous allez alors découvrir que le Collège April-Fortier offre la formation professionnelle la plus reconnue.Collège April-Fortier En quelques mois, le Collège April-Fortier vous permet d'acquérir cette formation technique.Ce collège n'est pas un Cégep et, par conséquent, n'offre pas un enseignement général; le collège offre une formation professionnelle qui s'adresse d'abord et avant tout à une clientèle adulte qui recherche les outils nécessaires pour fonctionner dans le domaine du voyage.Fondé par des professionnels du voyage pour répondre aux besoins de cette industrie, le collège a la réputation d'être très branché sur les besoins de l'industrie.Le collège vous permet donc de faire la transition entre votre situation actuelle et l'industrie du voyage: une fois dans l'industrie, vous découvrirez une quantité surprenante de postes diversifiés.Ce sera alors a vous d'orienter votre carrière selon vos goûts, vos forces et vos objectifs.Vous pouvez aussi effectuer une transition graduelle en vous impliquant à tempe partiel dans le domaine tout en conservant votre emploi actuel; cette approche vous permet de bénéficier des avantages de l'industrie et d'acquérir une expérience qui sera valorisée si un jour vous décidez de vous y impliquer à temps plein.Programme Le programme de t or m a t ion d'une durée de 332 heures est suivi d'un stage d'au moins 30 heures en agence de voyages.Le programme est divisé en sept cours de telle sorte que vous pouvez le suivre à temps plein ou à temps partiel; le collège offre des cours de jour, de soir et du samedi.Service de placement En plus de répondre aux demandes provenant de l'industrie, le personnel du collège pourra vous orienter selon vos expériences passées, votre ûçe, les études que vous avez déjà faites et les objectifs que vous poursuivez.Comme il s agit d'une industrie aux multiples ramifications avec des emplois de nature très diversifiée, le monde du voyage a besoin de personnes de tout fige, autant des diplômés universitaires que des personnes possédant une formation de niveau secondaire.Les étudiants se retrouvent très rapidement sur le marché du travail du fait que la direction du collège travaille en étroite collaboration et uniquement avec l'industrie du voyage; après 15 ans de réputation d'excellence, il n'est pas surprenant de retrouver un grand nombre d'ex-étudiants à des postes importants dans toutes les sphères de l'industrie.Prochains cours Les prochains cours de jour en français débutent le 13 février et le 11 avril.Les cours du soir en français et en anglais débutent le 13 février, ceux du samedi en français débutent le 11 février.Nous vous offrons aussi la possibilité de suivre le programme en anglais du 84 mai 1995 (cours de Jour).Il Gisèle April-Fortier Vous avez le choix de suivre les cours en français ou en anglais.Ceux qui suivent les cours en anglais ont la possibilité de rédiger leurs examens en français s'ils le désirent.U s'agit là .d'une excellente occasion de se perfectionner en anglais tout en suivant une formation spécifique.Renseignements Si vous désirez en savoir davantage, contactez le Collège April-Fortier au 878-1414 OU au 521-1600; on vous fera parvenir une brochure explicative.Si vous le désirez, prenez rendez-vous avec un conseiller.Pour mieux connaître l'industrie et les possibilités qu'elle vous offre, le collège offre gratuitement un cours de 3 heures.JEUDIS: 09 février à 14h00 ou en anglais, MERCREDI: le 08 février a 19h00 et VENDREDI le 10 février à 14h00.Vous aurez alors l'occasion de poser toutes les questions qui vous intéressent.8.V.P.Réserves.Le collège est situé au 801, rue Sherbrooke Est (1er étage), au coin de St-Hubert, à deux minutes de la station de métro Sherbrooke (sortie Berri Est).¦ttssjai Evaluez sérieusement une carrière dans ce secteur \u2022 l'emploi y est exceptionnel \u2022 les milieux de travail çpnt diversifiés \u2022 les salaires sont élevés \u2022 les conditions de travail sont excellentes \u2022 le travail est motivant \u2022 l'avenir est grandement ouvert Choisissez Teccart pour votre D.E.C.\u2022 c'est le pionnier de la formation \u2022 trois programmes sont offerts: I en électronique \u2022 le placement de ses diplômés est remarquable \u2022 le cours est pratique, au point près de la réalité industrielle \u2022 l'étudiant obtient un suivi personnalisé 243.06 Technologie de l'électronique industrielle {Instrumentation/Contrôle) 243.11 Technologie de l'électronique (Télécommunication) 243.15 Technologie de systèmes ordinés Teccart plus qu'un diplôme: l'excellence, la confiance, la fierté.Vous avez un D.E.C.ou presque?Inscrivez-vous au cours intensif et obtenez votre D.E.C.en 2 ans.ATELIERS DE FORMATION Durée: 30 heures Horaire: le soir, de 19h00 à 22h30, ou session intensive d'une semaine du lundi au vendredi, de 9h00 à 16h00 Réseau NOVELL #1 Langage C avec Turbo C++ (base) Méthodes de dépannage et entretien Entretien et réparation de lecteurs de disques compacts au laser Automates programmables (base) -Moteurs et contrôle de moteurs Instrumentation et contrôle de procédé \u2022 Installation de systèmes d'alarme \u2022 Réseau NOVELL #2 \u2022 Langage C avec Turbo C++ (interm.) \u2022 Programmation GRAFCET \u2022Automates programmables (interm.) \u2022 Entretien et réparation de micro-ordinateurs \u2022 Installation et études des antennes Tous les ateliers sont offerts conditionnellement à un nombre suffisant d'inscriptions.(514) 526-2501 3155, me Hpchelaga, Montréal IQuebuclHlW 1G4 1 (Métro Préfontame) \u2022\"«-«»'; ANCIENS gf\\H DE TMï i TECCART ^XJi un collecte ; lBKKj qui tient j Faites-vous connaître promesses et informez-vous des r j festiyites de-1995 auebucmiwiG4 }(514) 859-9044 ?» L.-__-.un collège qui tient B12 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 Les cols bleus incendiaires sont condamnés à des amendes YVES BOISVERT ¦ Quatre cols bleus de la Ville de Montréal qui avaient déclenché un petit incendie dans deux guérites du Jardin bo-tanique en guise de « moyen de pression» syndical, le 19 octobre 1991, ont été condamnés à des amendes variant de 1100 $ à 2200 $ hier.Gaston Lizotte, 47 ans, de Repenti-gny, Gilles Laplante, 23 ans, Daniel Andrews, 44 ans, et Robert Mayot, 34 ans, tous de Montréal, ont été déclarés coupables d'avoir comploté et d'avoir mis le feu aux guérites, vers 1 h 30 du matin.Ils étaient pris en filature par les policiers de la CUM, qui soupçonnaient certains d'entre eux d'être responsables * - ' ; \u2022 des nombreux actes criminels commis aux dépens des installations municipales à cette époque.Deux d'entre eux étaient à bord d'une camionnette louée par le syndicat des cols bleus ( SCFP-FTQ ).Le juge Rosaire Desbiens, de la Cour du Québec, a dit qu'il s'en est fallu de bien peu pour qu'il n'impose des peines d'emprisonnement aux quatre accusés, qui niaient jusqu'à récemment leur culpabilité.Dans des cas comme celui-là, où des syndiqués se servent d'actes criminels comme outil de négociation, le principe §ui doit guider le tribunal au moment 'imposer une peine est celui de l'exemplarité, a dit le juge.Une tactique syndicale comme celle-là est absolument « insensée », a-t-il dit.Mais voilà, les quatre cols bleus ont renoncé à porter leur condamnation en appel.Ils reconnaissent par là leur responsabilité.En échange, la Couronne ( M^ Pierre Poulin ), a recommandé au juge d'imposer des amendes, et non de l'emprisonnement.M° Poulin a dit croire que deux des accusés ( Lizotte et Laplante ), qui ont purgé en entier une peine de 14 jours de prison pour un autre incendie criminel commis à la même époque, ont compris la gravité de leurs gestes.Us ont servi d'exemple à leurs collègues, a* t-il dit aussi.Les quatre ont été suspendus sans salaire pendant six mois après leur condamnation.Ils ont perdu entre 17000$ et 20 000 $, ont dit leurs avocats.Certains d'entre eux ont cependant obtenu pendant cette période un soutien financier de leur syndicat.Certains des accusés sont des soutiens de famille, ont souligné leurs avocats.Comme s'il fallait le féliciter de ne pas continuer des procédures inutiles, MMc Robert LaHaie, un des avocats de la défense, a dit qu'en abandonnant leur appel, les cols bleus allaient « épargner temps et argent au gouvernement ».En abandonnant leur pourvoi en appel, les quatre cols bleus confirment la validité de leur condamnation.I) est intéressant de noter que le seul des quatre qui ait témoigné pour sa défense ( Andrews ) avait présenté un alibi pour se disculper.Selon Me LaHaie, « tout le monde travaille maintenant la main dans la main » et le climat ( pourri ) de négociation de 1991 (et après, au fait) a complètement changé.Les négociations « vont bon train » et les choses ont vraiment changé, a-t-il dit.Le juge Desbiens a imposé une amende de 2200 $ à Lizotte, Laplante et Amyot, et une amende de 1100 $ à Andrews.Tous trois ont de plus été condamnés à rembourser les 3000 $ pour les dommages qu'ils ont causés ( l'incendie avait été rapidement maîtrisé par les pompiers et ne risquait pas d'endommager d'autres installations).Les quatre seront sous probation pendant deux ans.Le procès de six autres cols bleus, pour séquestration d'un cadre de la Ville de Montréal, doit débuter le 12 juin.MAISONS l'i ; D'ENSEIGNEMENT ?V* » COURS DE CONVERSATION ANGLAISE 1 1 PETITS GROUPES 4 à 7 MAXIMUM Niveaux: de débutant à avancé Durée: 5 semaines ou 5 samedis - au total 30 heures Horaire: jour / soir ou le samedi Frais de la session: 105 $ (déductibles d'impôt) Classement, ouverture du dossier et matériel: 30 $ \u2022 Entrevue de classement et inscription sur rendez-vous du 6 au 11 février inclusivement.985-2414 (ou 985-2200 après 17 h 30) - CCFA C'EST-\u2014 25 ans d'expérience * Près de 20 000 étudiant(e)s Aux employé(e)s de centaines de compagnies telles que La Presse.The Montréal Gazette.Radio-anada.la CECM.la PSBGM.La Laurentienne.Hydro-Québec.Air Canada, etc COURS D'INITIATION À LA DÉCORATION 1 INTÉRIEURE I, II, III, IV, V IL.«ÉTALAGISTE yl «CUISIHISTE SALUES DE BAIN TECH.DE RENDU ^ \u2022 ATELIERS DIVERS Sous la direction des ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS 866-1836 Renseignements: Début des cours: 13fév.1995 88, RUEST-PAUL EST, Vieux Montréal H2Y1G65 \"Votre solution pour un avenir stable et rémunérateur: devenez technicien en genie électronique ou en automatismes\" MICRO-ORDINATEUR QEN.(C.E.C.247-50) SYSTÈMES ORDINÊS ET AUTOMATISÉS (C.E.C.247-51) ROBOTIQUE ET AUTOMATISMES INDUSTRIELS(A.E.C.90003) TÉLÉCOM.ET TÉLÉPHONIE (A.E.C.90239) PERMIS 749524 \u2022 LABORATOIRES MODERNES \u2022 PRÊTS ÉTUDIANTS \u2022 AIDE PLACEMENT \u2022 BOURSES POSSIBLES POUR A.S.ET FAIBLES REVENUS \u2022 programme \"sprint\" \u2022 PROLONGATION ASSURANCE CNÔMAOE 1500 0E IY1AIS0NNEUVE.EST* MONTRÉAL.QUÉBEC.H2L2B1 INSTITUT SUPÉRIELm D'ÉLECTRONIQUE TECHNOLOGIE DU FUTUR A VOTRE PORTÉE MAINTENANT! INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT 2 47 f.'l.1HO PAPINIAU Le Pensionnat des Ursuli-nes de Stanstead, réputé pour la qualité de son enseignement, offre un pro-gramme intensif d'IMMERSION ANGLAISE qui te permettra d'améliorer ton anglais tout en profitant des plaisirs de l'été.?G CENTRE CCFA ECOLE DE LANGUES Eijll Station de métro Peel, sortie Peel DU 2 AU 22 JUILLET pour garçons et filles de 11 à 13 ans \u2022 neuf heures d'activités dirigées par jour \u2022 cours, sports, ateliers, excursions et voyages \u2022 formation de petits groupes homogènes \u2022 site enchanteur aux portes du Vermont Pour obtenir le feuillet d'Informations communiquez avec: PENSIONNAT DES URSULINES DE STANSTEAD 26 Duffferin Stanstead (Québec) JOB 3E0 (819) 876-2795 V Fax: (819) 876-2797 FORMATION PROFESSIONNELLE SUBVENTIONNEE POUR PRESTATAIRES DE L'ASSURANCE-CHÔMAGE Techniques de micro-informatique (aec 901.91) 46 semaines / début : 13 mars 1995 Automatique et robotique (aec 900.33) 36 semaines / début : 6 mars 1995 .tV - j 2» ¦ ».gep Gestion environnementale des sols (aec eec.01 ) 30 semaines / début : 13 mars 1995 Assurance de dommages (aec 902.1 s; Agent-courtier, souscripteur, expert en sinistres 52 semaines / début : 6 mars 1995 Techniques d'éducation en services de garde (aec 900.94) 37 semaines / début : 13 mars 1995 Pour information: 982-3437 pc\t« »ste 7105 ^è^àr Cégep du Vieux Montréal C 255, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X IX6\t Eh collaboration avec la Société Québécoise de Développement de la Mairt-d'œuvre.\t (enseignement régulier, le jour) LE 1er MARS 1995 est la date limite pour présenter une demande d'admission pour la SESSION «AUTOMNE 1995» dans run des cégeps suivants: v.\u2022.t Abitibi-Témiscamingue Ahuntsic André-Laurendeau de Bois-de-Boulogne Drummondville Édouard-Montpetit Granby Haute-Yamaska John Abbott Joliette-De Lanaudière Lionel-Croulx Maisonneuve Marie-Victorin Montmorency Outaouais Rosemont Saint-Hvacinthe Saint-Jean-sur-Richelieu Saint-Jérôme Saint-Laurent Shawinigan Sherbrooke Sorel-Tracy Trois-Rivières valleyfield Victoriaville Vieux Montréal institut de technologie agro-alimentaire institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec Pour obtenir les formulaires, veuillez vous adresser à votre école, à run de ces cégeps ou au: service régional d'admission du montréal métropolitain C.P.11028, Succursale Centre Ville Montréal (Québec) H3C 4W9 r \\ Prochaine soirée portes ouvertes : 15 février 1995 de 17 h à 21 h Collège O'Sullivan de Montréal \\ Entrez dans ie monde des affaires Programmes professionnels \u2022 \u2022 Techniques de bureau 412 (juridique, médical, tourisme, direction bilingue) \u2022 Alternance travail-études en Techniques administratives 410 \u2022 Techniques juridiques 310 \u2022 Techniques de commerce international 900 \u2022 Techniques informatiques 420 Programme général \u2022 Sciences humaines/administration 300 Cours offerts le jour et le soir.Enseignement en français et en anglais.D.E.C, A.E.C.m* ¦ * * Possibilités de financement SPRINT (Subventions et prêts individuels aux travailleurs) Prêts et bourses Prolongation des prestations d'assurance-chômage Service de placement Renseignements: (514)866-4622 Mordez à bettes dents dans remploi de voire choix Inscrivez-vous dès maintenant pour la session de septembre 1995 Collège O'Sullrvan de Montréal inc 1191, me de la Montagne Montréal (Québec) HSG 1Z2 Métro Peel ou , Lucien l'Allier "]
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